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Quelques mots de présentation...

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour à toutes et à tous,

En dehors de ma passion pour mon métier d'ingénieur, je suis également intéressé par les médias auxquels je consacre ce blog pour mettre en avant mes coups de cœur artistiques.

Aussi, au travers d'interviews exclusives, j'aime à partager l'actualité, les projets et les envies d'animateurs de télévision, de journalistes de radio, de comédiens de théâtre et de musiciens.

C'est aussi l'occasion de mieux comprendre leur organisation de travail ainsi que les coulisses de leur métier.

Retrouvez ainsi tout au long de ce blog les entretiens que j'ai pu mener par passion, mais aussi avec plaisir !

Bonne lecture à tous.

Julian

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Koh Lanta : Julie, candidate en 2016 et 2018, se remémore ses deux aventures et en profite pour évoquer la saison anniversaire actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

La saison anniversaire « Koh Lanta, la légende » est actuellement en cours de diffusion sur TF1. Avant de s’intéresser plus en détails à son contenu, revenons sur vos deux expériences dans le jeu. On imagine sans doute la fierté, le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, d’avoir participé à deux reprises à cette formidable aventure ?

Oui, tout à fait, c’est vraiment une chance extraordinaire d’avoir pu participer à deux saisons de « Koh Lanta ». J’ai conscience qu’il y a des milliers de personnes qui rêvent de faire cette grande et belle aventure. C’est extraordinaire d’avoir pu le faire deux fois ! Comme quoi, les vœux se réalisent…

A l’origine, la première fois, en 2016, qu’est-ce qui vous avait incité à candidater ?

Je suivais l’émission avec mon ex-mari, qui est lui aussi fan et, pour la première fois, j’avais regardé une saison dans son intégralité. Comme, je suppose, tous ceux qui regardent « Koh Lanta », on a tendance à se mettre dans la peau des aventuriers que l’on regarde à la télévision. A la fin de la saison, Denis a dit que, si l’on voulait nous aussi y participer et être l’un des aventuriers, c’était le moment de s’inscrire. Il y avait alors eu une petite page de publicités, j’étais allée me rafraîchir dans le jardin et j’avais vu une étoile filante passer dans le ciel. Je m’étais dit que c’était peut-être un signe, qu’il fallait peut-être que je m’inscrive à « Koh Lanta », on ne sait jamais. Effectivement, je suis allée sur mon ordinateur pour m’inscrire parce que je me voyais à la place des aventuriers. Comme quoi, l’étoile filante a réalisé mon vœu, moi qui ai été prise du premier coup et qui ai ainsi eu beaucoup de chance d’ailleurs.

Je crois que, comme dans le casting, j’ai fait quelques petites chansons Disney, ça leur a bien pluJ. Ils se sont dit que c’était assez inédit.

D’ailleurs, spontanément, quels principaux souvenirs gardez-vous de cette édition de « L’ile au trésor » ?

Tout d’abord, quand on met le premier pied sur la terre de l’aventure « Koh Lanta », là on réalise que l’on est dedans. C’est assez incroyable, on se regarde tous dans les yeux, on ne se connait pas, c’est le mystère, on sent l’euphorie, le stress et l’inconnu. Il y a quelque chose d’indescriptible qui se passe entre nous, aventuriers et je m’en souviendrai toute ma vie. On était tous des nouveaux aventuriers et on a tous ressenti ce bonheur de participer à l’aventure. Quand j’ai vu Denis apparaitre, je me suis dit « oui, ça y est, tu es dans « Koh Lanta » », j’avais le sourire jusqu’aux oreilles, on ne pouvait plus me l’enlever.

Après, plein plein plein de souvenirs, notamment j’ai eu ce que je ne voulais pas, à savoir affronter mes plus grosses peurs. Aussi être ambassadrice parce que je ne suis pas du tout stratège et que j’avais très peur de l’être, je l’ai été et j’ai eu la chance de piocher la boule blanche.

En deuxième partie, le parcours du combattant, moi qui ne suis pas sportive, parcours que j’ai finalement fait jusqu’au bout. Ce sont de gros évènements que je n’oublierai jamais, sans compter tout le reste de l’aventure.

Un mot sur le « message caché » que vous aviez trouvé, avant de le perdre lors d’un regroupement dans l’eau ?

Alors, j’avoue que j’ai été douée, dans cette aventure, pour trouver les messages cachés et les colliers cachés. Mais bon, je n’avais pas d’autre endroit que le soutien-gorge de mon maillot de bain pour cacher le mot que j’avais trouvé. Comme j’avais minci, forcément, quand on cache un petit papier dans son soutien-gorge et que l’on se baigne, on perd alors le papier…Donc Benoit l’a trouvé et j’avoue que tout le monde a éclaté de rire. C’est tellement inédit…C’est vrai que c’est un sacré souvenir et il y en a d’autres comme cela, assez rigolos, tel que le fameux plat que j’ai fait lors de l’épreuve où on doit courir sur la plateforme sur l’eau pour attraper un bambou. Là, j’arrive au bord de la plateforme, j’essaie de prendre mon élan mais c’est trop tard, je saute et …boum, le plat mais avec la forme du totem s’il vous plaitJ. Ca a fait le buzz…

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, quels souvenirs gardez-vous de votre rôle d’ambassadrice face à Jérôme ?

Etre ambassadrice, comme je l’ai dit, c’était pour moi la bête noire et, d’ailleurs, j’avais passé toute la nuit à pleurer, avant d’aller rencontrer mon adversaire. Je ne savais pas que ce serait Jérôme et, d’ailleurs, j’avais été très contente de le voir face à moi parce que c’est quelqu’un que j’adore, qui est très gentil et bienveillant. A la fois, ça m’agaçait parce que je ne voulais pas qu’il sorte, si jamais il devait piocher la boule noire. Malheureusement, ça lui est arrivé. Je suis assez fière de moi parce que j’ai affronté mes peurs. Je n’en suis ressortie que plus forte, finalement parce que, au début, j’y suis allée en pensant y être influencée, moi qui ne suis pas stratège. J’avais peur de mettre le nom d’un de mes camarades sur le papier. Finalement, à ma grande surprise, j’ai tenu bon, je n’ai finalement pas éliminé quelqu’un de mon équipe, ni de l’équipe adverse et j’ai eu le courage d’aller jusqu’à la boule. Je me suis dit que, finalement, la destinée était écrite et que si je devais sortir, je sortirais la tête haute. La chance et la bonne étoile ont été de mon côté, j’ai sorti la boule blanche. Donc tout est bien qui finit bien pour moi.

Un autre moment marquant est celui de votre retour en solo sur le camp rouge, où vous ravivez le feu…

Ah là, là...c’était terrible, je suis revenue toute seule sur l’ile. Les deux nouvelles équipes formées pour le jeu étaient alors en train de se battre l’une contre l’autre, pendant que je regagnais l’ile toute seule. Là, il avait plu, le feu s’était quasiment éteint, j’ai réussi à le rallumer, j’étais euphorique, ce qui a valu une petite chanson. Ce qui a aussi valu de crier le fameux « Je suis le maitre du monde », qui a fait aussi le buzz, j’avoue et qui a fait le tour des réseaux sociaux. Je n’avais pas vu qu’il y avait un drone au-dessus de ma tête, ça m’a valu une vue en hauteur de ce fameux cri, bras ouverts. Je me suis régalée, j’étais seule au monde, c’était un petit instant de bonheur, où je pouvais crier tout ce que je voulais, sans penser être vue mais, finalement, tout le monde l’a entendu et l’a vu à la diffusion de l’épisode.

Par la suite, pourquoi avoir répondu favorablement à l’invitation du « Combat des héros », en 2018 ?

D’abord pour tous les fans de « Koh Lanta » qui m’avaient envoyé des messages positifs, d’amour et très encourageants à mon égard. Véritablement, c’est pour eux que j’ai décidé d’y retourner, pour une deuxième édition. Ces messages m’avaient touchée, comme par exemple de personnes malades qui m’avaient remerciée de leur avoir redonné le sourire et la force de guérir. Ou de jeunes étudiants qui me prenaient pour modèle, en reprenant mes mots selon lesquels il faut se battre, toujours. Voilà, j’avais eu plein de messages positifs de personnes qui m’avaient dit avoir l’envie de me revoir à la télévision. Je me suis dit, allez, ils ont été tellement gentils que je vais y retourner.

Aussi, je ne peux pas ne pas le dire, j’adore « Koh Lanta », c’est une aventure extraordinaire et si on a la chance de la faire deux fois, on ne dit pas non, bien sûr. Mais c’est une aventure très très dure quand même, j’ai réfléchi avant d’y aller. Mais je ne regrette en rien cette deuxième édition, inédite.

 

 

Vous aviez été éliminée par les Wakai après quelques heures seulement de jeu. Comment aviez-vous appréhendé la nouvelle ?

Je n’ai pas du tout été surprise de voir mon nom à l’unanimité puisque un « Combat des héros » ne réunit normalement que des personnes très fortes sportivement parlant ou très stratèges. Et je ne suis ni l’un ni l’autre. Je me suis dit « c’est dommage, ça fait un petit peu court mais bon, tant pis, rentrons en France ». C’est là que j’ai eu la fameuse surprise de découvrir l’ile de l’exil, je ne m’y attendais pas du tout et c’était juste extraordinaire.

Vous aviez alors inauguré l’ile de l’exil. Vous y étiez restée 8 jours et 7 nuits, avant de vous incliner lors de votre deuxième duel, face à Raphaëlle. Quelles sensations vous avait procuré ce séjour sur cette ile un peu particulière ?

A la base, si je me suis inscrite à « Koh Lanta », c’est aussi pour vivre l’expérience de Robinson Crusoé. Là, j’ai trouvé, sur cette ile de l’exil, exactement ce dont je rêvais. Du coup, la sensation, extraordinaire, de vivre comme une survivante sur une ile déserte. J’étais chez moi, en fait, je me suis aménagé mon petit coin, j’ai fait vraiment ma survie, tout ce dont je rêvais. C’était incroyable, vraiment ! Après, on se sent un petit peu seule, même si le caméraman vient nous filmer. Donc j’étais contente, j’avoue, de voir que des aventuriers arrivaient au fur et à mesure pour faire des duels. Sinon, c’était un petit peu long.

D’ailleurs, ce principe de jeu est de retour pour cette saison anniversaire. Cela a dû vous remémorer certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je me suis dit que cette idée de l’ile de l’exil avait bien plu autant à la production qui l’avait mise en place qu’aux téléspectateurs puisqu’on la retrouve à nouveau pour cette saison anniversaire. C’est vrai que le principe est super sympa, finalement c’est une double aventure, il y a celle traditionnelle et une autre en parallèle. La chance qu’ils ont cette année est d’arriver à deux, au moins ils peuvent se tenir compagnie. Tant mieux pour eux…

Encore aujourd’hui, vous faites partie des candidats emblématiques qui ont marqué l’histoire de « Koh Lanta », comme en témoigne votre présence récente sur la photo d’anniversaire. Cela doit vous faire chaud au cœur ?

Ah oui, complètement ! Quand la production m’a téléphoné pour me faire monter à Paris afin de participer à cette photo de groupe, en m’expliquant que je faisais partie des aventuriers les plus emblématiques, je n’en revenais pas. Je me suis dit que ce n’était pas possible, que c’était extraordinaire. C’est une fierté quelque part, bien entendu. C’est très touchant, j’ai eu les larmes aux yeux quand on m’a appris cela, je n’en revenais pas. Certainement, cela fait suite aux retours des téléspectateurs fans de l’émission. Cela m’a énormément touchée d’avoir été classée parmi les aventuriers les plus emblématiques et les plus appréciés. Vraiment, c’est une fierté que de représenter les couleurs de ma régionJ.

 

 

D’ailleurs, êtes-vous restée en contact avec certains de vos camarades aventuriers ?

J’ai contact avec tous les anciens aventuriers de toutes les saisons confondues, grâce à un compte Facebook que l’on a créé. Une fois par an, on se réunit également entre aventuriers, autour d’un week-end festif où l’on organise de petites épreuves à la mode de « Koh Lanta ». Egalement, lors de ces rencontres, j’ai sympathisé avec quelques aventuriers de différentes saisons, que je continue à voir individuellement ou avec lesquels on s’appelle, on s’écrit. Dont notamment Kunlé, que j’apprécie beaucoup, qui est ami avec Claude. Il est adorable, vraiment et il m’a d’ailleurs donné des conseils diététiques, lui qui est coach sportif et alimentaire. J’ai aussi gardé contact notamment avec un autre aventurier, Simon, candidat en 2007, qui habite près de ma région. On n’est vraiment pas très loin, du coup on peut se voir un peu plus régulièrement. Tout récemment, entre les aventuriers du sud de la France, on s’est organisé une rencontre pour faire une via ferrata, c’était super sympa. Donc on continue à se voir et ça fait vraiment plaisir !

On garde de vous notamment l’image d’une candidate joyeuse, pétillante et chanteuse. Il s’agit là sans doute de caractéristiques que l’on retrouve en vous dans la vie de tous les jours ?

Oui, tout à fait, j’ai voulu absolument rester naturelle et moi-même dans les deux aventures. Lorsque l’on me voit avec le sourire aux lèvres non-stop et chantant des chansons, c’est que ça fait vraiment partie de ma personnalité. Je n’ai pas voulu être différente car, après tout, si on doit m’aimer, on m’aimera telle que je suis. Je n’ai pas menti sur celle que je suis, ça n’a que payé positivement puisque j’ai eu tous ces retours de ces gens qui m’ont suivie dans les aventures.

Sur les deux aventures en elles-mêmes, qu’est-ce qui, pour vous, avait été le plus compliqué à appréhender au quotidien ?

Bonne question…alors, les premiers jours, c’est la nourriture mais, par la suite, le plus difficile, finalement, est la vie en communauté. Car on est avec des aventuriers complètement différents de notre personnalité et avec qui on ne serait pas forcément amis dans la vie de tous les jours. Mais bon, j’avoue qu’il y a eu des moments de l’aventure où je me suis sentie très seule, je n’avais pas de binôme en fait. Je m’entendais avec tout le monde, tout le monde s’entendait avec moi, d’ailleurs c’est ce qui fait que l’on n’a jamais voté contre moi lors de la première aventure. Mais le plus dur a été cette vie de groupe. Même si je m’adapte très bien, j’ai eu, oui, de grands moments de solitude. J’étais un peu l’électron libre qui s’entend avec tout le monde mais qui, finalement, est un petit peu seule. Ce n’est pas évident, je le reconnais.

 

 

A l’inverse, comparativement à l’image que vous pouviez en avoir avant, certaines choses avaient-elles peut-être été plus simples à supporter ?

Oui, comme par exemple, ma peur des bestioles, des araignées en particulier. Avant de partir, je m’étais demandé comment j’allais faire. Finalement, ça s’est très bien passé, tous les insectes m’ont piquée des pieds à la têteJ. J’ai vu de tout, avec des tailles mille fois plus grosses qu’en France. Ça s’est très bien passé sur place, j’étais dans leur milieu naturel et il fallait s’y fondre. Mais, finalement, maintenant, j’ai moins peur, comme quoi…

Sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations préférées ?

C’était d’aller chercher à manger. Notamment, je suis contente parce que j’ai quand même été la première à trouver, en 2016, un bénitier. Il y a une scène que l’on voit d’ailleurs dans un épisode, où je sors de l’eau en poussant un cri, avec la fameuse machette avec, au bout, un gros bénitier. J’étais tellement fière, je me suis dit « yes, on va enfin pouvoir manger autre chose que de la noix de coco ». Ensuite, j’ai été complètement euphorique, je passais tout mon temps à aller chercher à manger. Ca ne s’est pas vu forcément, sauf le passage du bénitier. On peut voir quand même que je suis une bonne vivante, j’ai des rondeurs, j’aime manger donc il fallait nourrir la tribu et moi-même. Du coup, j’ai passé tout mon temps à faire cela…

Pour en revenir à l’édition de « Koh Lanta, la légende », les premiers épisodes ont montré l’absence de jeu de confort. Comment auriez-vous réagi dans pareille situation ?

J’ai envie de dire que, en 2016, l’équipe dans laquelle j’étais perdait quasiment tout le temps, on n’a jamais gagné de confort, à part sur l’épreuve du paresseux, que j’ai gagnée avec Candice. On avait remporté une salade de fruits, une douche et un lavage de dents. Mais, sinon, on perdait tout le temps. Donc, niveau confort, j’ai l’habitude de ne pas en avoir eu. Là, ça ne m’aurait pas changé…à part manger de la noix de coco, c’est tout ce que l’on avait fait en 2016, jusqu’à la réunification, où on avait pu bénéficier du kit de pêche de l’autre équipe et enfin se nourrir de poissons, sans oublier le partage du riz qu’ils avaient gagné. Cette année, ils n’ont rien mais ça ne m’aurait pas changé de ma première saison….

Les hommes vivent, pour le moment, ensemble sur une ile et les femmes sur une autre. Selon vous, qu’est-ce que cela peut changer dans la vie du camp ?

C’est une question un peu délicate…C’est assez intéressant au niveau analyse psychologique de voir comment agissent les femmes et comment agissent les hommes. J’avoue que je préfère l’équipe des hommes parce que c’est plus cool, il y a moins d’histoires on va dire. C’est bien connu, dans un groupe de femmes, oui il y a des affinités mais, souvent, il y a des chamailleries. On a vu, dès le premier conseil, que ça a claché de suite chez les femmes donc je ne fais que dire et constater ce que j’ai vu. A ce moment-là, j’aurais, je pense, préféré être un homme…je suis désoléeJ. Mais bon, peut-être que l’on aura des surprises et qu’il y aura des disputes chez les hommes.

En conclusion, avez-vous, à ce stade-là du jeu, un favori ou un candidat préféré ?

Oui, j’ai déjà mes aventuriers favoris, qui sont absolument différents de ceux des autres années. Le perpignanais Hugo, actuellement sur l’ile de l’exil, qui est de ma région et qui est très fort, très discret, très humble…je l’adore. Ainsi que Maxime, qui est un petit peu réservé également mais je sais que, au niveau survie, c’est quelqu’un de passionné, avec qui j’ai de très bons contacts aussi. Chez les filles, plus Alexandra parce qu’elle a ce côté « wonder woman », dont je me souviens dans sa saison et que j’avais bien aimé.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Clémentine Verdier évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et en profite pour nous présenter ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Frédéric Vignale

 

Bonjour Clémentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous rejoignez le casting de la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Oui, effectivement ! Déjà, j’ai des amis qui en font partie donc il y avait la joie de savoir que j’allais les rejoindre. Après, tant que l’on n’y est pas allé, on ne se rend pas compte de ce que c’est. Vous parlez à juste titre de « famille ». Quand on fait différents projets, certes il y a la notion de famille le temps du tournage, mais l’organisation du tournage fait que souvent on se croise peu, c’est très dispersé. Hors, là, effectivement, la chose qui m’a le plus frappée sur DNA, c’est que l’on sent pleinement cette famille. Dans les acteurs qui travaillent dessus depuis longtemps, qui accueillent les nouveaux arrivants avec beaucoup de générosité et de convivialité, insufflent confiance et plaisir, mais aussi avec tout le cadre logistique, qui est totalement dingue. Oui, c’est une organisation de malade ! On nous annonce que ça va aller très vite, bon, mais curieusement, on n’a pas une sensation de précipitation, tout est encadré, les équipes ont une belle intelligence de travail et relationnelle, qui donne cette impression d’arriver dans une famille en effet. C’est très agréable.

En plus, le cadre de tournage est plutôt très agréable…

Oui, oui, oui. Après, je connaissais déjà bien Sète. J’y suis beaucoup allée. D’abord pour le théâtre, lors de ma toute première tournée. J’avais découvert cette ville et j’en étais tombée amoureuse,  j’étais restée à Sète pendant quelques jours avant les dates suivantes. Pendant plusieurs années, chaque été j’y repassais et j’avais très envie d’y aller aussi pour une série pour y passer plus de temps. Curieusement, le tournage de DNA est la période où j’ai le moins profité de Sète, parce que l’on est sur le travail, on est concentré. C’est un travail efficace, on ne va pas s’attarder des heures car c’est une grosse machine à plein de têtes qui avance, et il faut que, tous, on avance ensemble. Ce qui crée une forme d’excitation, comme on a au théâtre, par exemple, avant de rentrer sur scène. C’est très stimulant ! Ça demande de la préparation et de la concentration, pour se faire plaisir quand on tourne.

C’est totalement dingue quand on y pense : c’est une ruche et ils ont littéralement recréé une ville de personnages ! Ce dont je n’avais pas eu conscience jusqu’à présent, c’est que quel que soit le personnage que l’on rencontre, il trimballe une histoire complète avec lui. Ce que l’on ne retrouve pas dans d’autres types de formats où les rôles principaux ont clairement plus d’histoire que les « petits rôles ». Là, chacun est animé par toute son histoire et c’est très porteur.

 

@ Sarah Robine

 

Dans quel contexte arrive votre personnage ?

Il y a pas mal de changements sur cette rentrée, avec une volonté de continuer tout en ouvrant de nouvelles histoires et intrigues. Il y a notamment l’arrivée d’un nouveau directeur d’écriture, Marc Kressmann, et vous avez forcément entendu parler des nouveaux arrivants. Par exemple, il y a un nouveau décor, le lycée Agnès Varda, où un des personnages phare de la série est muté avec une nouvelle position. Donc certains des personnages existants vont être intelligemment mêlés à pas mal de nouveaux. Notamment, la nouvelle CPE, Irène Lopez Diallo, qui arrive avec sa famille. Je suis la meilleure amie d’Irène, mon personnage s’appelle Laetitia Lefranc. C’est une femme seule qui a un fils, Clément. Elle est très proche de lui et s’en occupe du mieux qu’elle peut, ils ont vraiment une relation fusionnelle. Elle habitait à Agde et vient s’installer à Sète sur l’invitation d’Irène. Son fils a fait quelques « bêtises », on va dire, et en plus il a une santé très fragile, il a besoin d’aide pour intégrer le lycée. Irène va aider Clément en ce sens.

Au moment de rejoindre le tournage, avez-vous visionné des épisodes pour vous imprégner de l’esprit et de l’ambiance du programme ?

Oui, absolument ! J’ai regardé en quelques jours tout un mois de diffusion ! Vraiment c’était très important pour moi. C’est sûr que l’on passe plein de castings dans l’année donc on essaie de regarder plein de choses, c’est le quotidien d’un acteur de regarder quasi tout ce qui se crée. Forcément, quand j’avais été appelée pour le casting, j’avais regardé un bon paquet d’épisodes pour comprendre les intrigues et connaître les personnages. C’est concret alors, on sait de qui on parle. Quand j’ai su que je rejoignais la série, j’ai tout regardé entre la période que j’avais déjà visionnée et le moment de la diffusion, j’ai tout rattrapé pour être bien au clair de toute l’histoire, connaître les acteurs que j’allais peut-être rencontrer, et également pour en profiter, c’était un vrai plaisir. Chaque épisode est construit intelligemment de plusieurs intrigues qui évoluent sur pas mal de semaines, donc il était très important de comprendre comment ça fonctionne. Toutes les intrigues sont importantes les unes par rapport aux autres et vu qu’on ne tourne rien dans l’ordre naturellement, mais parfois avec plusieurs semaines d’écart, il faut être très au clair mentalement. C’était très enrichissant, avant d’avoir les textes, d’avoir été dans la peau des téléspectateurs.

 

@ Frédéric Vignale

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

J’ai la chance d’avoir beaucoup d’éléments dans les scènes, vraiment. Mon personnage est relativement présent quand il arrive et tout était assez clair. Elle n’a pas vraiment de vie professionnelle parce que la santé de son fils nécessite une grande disponibilité donc tout est centré sur le rapport familial. J’ai beaucoup aimé l’écriture, pleine de finesse, donc j’ai beaucoup travaillé sur la matière. Assez vite, j’ai eu en globalité l’arche sur laquelle j’arrive, qui m’a permis de travailler dessus, d’écouter beaucoup aussi les partenaires plus anciens qui sont pleinement dans le plaisir de la transmission. Et puis il y a toute une armée extraordinaire de coachs sur DNA, qui connaît la série et le public, qui prépare, voit les rushes et est en lien avec l’écriture, la réalisation et la postproduction, ce qui est formidable. J’ai pas mal écouté et beaucoup suivi mon instinct. Je crois que mon personnage est assez clair et je l’aime beaucoup… Vous me direz !!

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Comment avez-vous appréhendé ce rythme et cette organisation ?

Effectivement, c’est la chose la plus effrayante quand on débarque dans l’aventure. Je suis actrice, la « minute utile » ne me parle pas trop, c’est pas concret. En revanche, le nombre de séquences par jour et le nombre de pages à apprendre, ça, c’est très concret, et pourrait faire flipper… Et c’est là où je trouve que la machine DNA est fascinante. On est accueilli, encadré chaleureusement, on peut poser toutes les questions aux coachs, présents en amont et pendant le tournage, il y a toujours un ou une répétitrice, on comprend qu’il y a des gens qui sont là pour nous accompagner. Et, en fait, je n’ai jamais senti ce rythme « soutenu ». Je savais qu’il existait mais on est tellement encadré que tout se passe bien et même agréablement.

Par exemple, je voulais être tranquille avec le texte et j’ai trouvé un système très simple : démarrer chaque semaine, systématiquement, après avoir tout balayé avec le répétiteur, la veille de mon 1er jour, parfois le dimanche, afin d’arriver sereinement au plateau. Et aussi rester pas mal focus. C’est pour ça que je disais que je n’ai pas du tout profité de Sète. J’ai quand même mis six semaines avant d’aller me baigner ! En plein été !!! On sait que tout le monde a envie de faire du bon travail, on a envie de défendre les personnages et les enjeux qui nous sont proposés. Qui sont très riches, au niveau narratif, au niveau émotionnel, avec de beaux enjeux.

J’ai tourné avec sept ou huit réalisateurs et réalisatrices différents, ce sont des manières différentes de travailler, des rythmes différents, des équipes différentes. C’est formidable. Quand on travaille au studio, par exemple, le décor est très connu des équipes et il y a généralement beaucoup de séquences. Quand on est sur un nouveau décor, il y a des choses nouvelles qui arrivent. On sait que certains jours vont être durs, par exemple parfois on est de toutes les séquences de la journée !! Mais je pense que, inconsciemment, on se prépare pour que ça se passe bien, on a envie de ne rien laisser derrière soi. Et on a été suffisamment rassuré par l’organisation pour que ça ne soit pas un problème. Les gens savent tous que ça va sûrement être fatiguant mais que ça ne sert à rien de le dire, c’est pas constructif. Il y a une vraie énergie positive dans les équipes où tout le monde essaie de travailler au mieux, ensemble, et donc une grande fierté de savoir que l’on a, en faisant le meilleur travail possible, réussi à rentrer toutes les séquences en fin de journée.

En parallèle, la nouvelle saison de la série « Les Engagés » sera bientôt visible, avec un nouveau format, de 3x45 minutes…

Oui. C’est un personnage très différent. Je suis arrivée en saison 2, Virginie Tellier, mon personnage, est une femme politique, maire d’arrondissement de Lyon. Thibault, l’un des personnages principaux avec Hicham, avait un peu déconné dans son engagement militant et se retrouvait convoqué dans le bureau de madame la maire, qui lui tirait les oreilles et après, quand même, lui sauvait les fesses. Elle lui arrangeait le coup mais avait aussi ses intérêts politiques derrière. Elle revient avec un parcours très intéressant, à plus grande échelle, dans « Les Engagés XAOC », avec ce nouveau format qui s’apparente à un final.

 

@ Jo Voets

 

C’est une série incroyable, qui a développé un grand nombre de personnages, avec un cœur immense et c’est ce qui a, je crois, fait son succès. Sur des problématiques importantes, militantes, notamment les questions LBGT (première série française LGBT !), mais aussi plus universelles, sur la militance, l’entraide, le lien entre l’intime et le politique, le fait de travailler ensemble. Le créateur de la série, Sullivan Le Postec, était toujours écartelé parce qu’il a développé beaucoup de thématiques et de personnages que le public a aimés mais il était un peu à l’étroit narrativement. Ce nouveau format lui offre plus de place. Une intrigue sort de Lyon, devient plus nationale, voire même internationale. Les deux personnages centraux, Hicham et Thibault, ont chacun leur histoire, qui vont se retrouver peut-être un peu mêlées... Thibault est un personnage avec des valeurs, c’est un militant, un combattant. Il va avoir un de ses amis, Anzor, réfugié tchétchène encadré par le centre LGBT, attaqué pour ses choix d’identité personnelle. C’est une affaire politique et Thibault va se lancer dans la défense d’Anzor. Hicham, lui, va devoir affronter son passé parce qu’un membre de sa famille va avoir besoin d’aide. On lui demande de revenir sur les lieux qu’il avait quittés au tout début de la série. Ce sera un retour aux origines.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ?

J’ai tourné cet été dans trois autres projets. Une série, « Visions », réalisée par Akim Isker. C’est une très belle série pour TF1, avec un très beau scenario et un super casting. « Pavillon RDC », le premier court métrage de Maryline Nobili, que j’avais rencontrée en tant qu’assistante réalisatrice sur un précédent tournage, une aventure très familiale. Et le prochain film de Jean Becker, « Les volets verts », où j’ai une séquence avec Gérard Depardieu.

Pour la rentrée, il y aura bientôt la projection à Paris d’un court-métrage qui avait obtenu le Grand Prix du Festival de Cognac 2020 et pour lequel je viens d’avoir mon premier prix d’interprétation : « Une Partie en l’air », de Geoffrey Fighiera. C’est, disons, un polar féministe, avec un rôle comme on en rencontre quand même peu, un vrai cadeau ! Et il est possible que je sois au théâtre, en décembre, à la Porte Saint Martin… Même s’il est très difficile de se projeter avec ce que nous traversons. Et puis j’espère que plein de belles surprises vont arriver !!

Merci, Clémentine, pour toutes vos réponses !

Merci à vous.

Publié dans Télévision

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Ici tout commence : Anaïs Parello évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et évoque ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Kriss Logan

 

Bonjour Anaïs,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Ici tout commence » sur TF1 il y a quelques semaines maintenant. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ça doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui, c’est trop cool, surtout après l’année que l’on vient de passer. C’était mon premier casting en présentiel donc j’étais hyper contente de revoir Peggy, la directrice de casting qui, par ailleurs, est très sympa. Elle est la première personne du métier que j’ai revue. Ça m’a fait hyper plaisir et c’était un soulagement d’être retenue, de recommencer à jouer, de connaitre de nouveaux partenaires. Donc, oui, hyper contente. En plus, ils sont tous très très accueillants, j’étais un peu surprise, j’avais un peu peur en arrivant car je me disais que c’est quand même une grosse machine et qu’ils tournent ensemble depuis un an. Je débarque, je suis la petite nouvelle et, en fait, j’ai été hyper bien accueillie, tout le monde est trop trop sympa, à me faire visiter et à me donner des petits conseils. C’était cool d’arriver dans une ambiance aussi détendue…pourtant, ils font des horaires de malade, il y a beaucoup de travail, il y a un rythme très soutenu et ils prennent quand même le temps d’être hyper détendus et hyper sympas.

 

 

En plus de cela, le cadre de tournage est très agréable…

C’est sûr ! Je viens de Montpellier, c’est un cadre que je connais bien. Je vais souvent, avec mes parents, à Aigues-Mortes donc ça fait plaisir de revenir un peu à la maison mais c’est très frustrant aussi parce que, du coup, je n’ai pas le temps d’aller voir mes parents. Donc je suis à la maison, sans y être vraiment mais ça fait du bien.

Vous y interprétez le personnage de Stella. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Stella Matret est la sœur de Noémie. Elle est allée vivre quelques années à Los Angeles et elle revient passer du temps avec sa sœur. Pour moi, Stella est une fille hyper spontanée, elle a des rêves énormes, son but est de devenir une star aux Etats-Unis. J’ai l’impression qu’elle a choisi le fitness alors que ça aurait pu être n’importe quoi d’autre, vraiment son but est d’être une star. C’est une nana qui est fraiche, qui ne se pose pas trop de questions au premier abord, qui a envie de vivre sa vie de la façon la plus agréable possible, oui elle veut profiter le plus possible de la vie. Du coup, ça fait qu’elle est un petit peu sans gêne, peut-être qu’elle ne fait pas assez attention aux gens autour d’elle, notamment à sa sœur. Mais ce n’est pas par méchanceté, c’est vraiment par maladresse…elle est spontanée, elle réfléchit peut-être un peu trop tard, elle réfléchit après avoir agi.

 

 

Pour son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas vraiment. Non, je me suis dit qu’il fallait que je laisse sortir en moi la nana un peu naïve et fraiche. Ce n’est pas si compliqué que cela. Je me suis dit qu’il fallait qu’elle soit la plus spontanée possible. J’ai une façon de parler qui est assez rapide, ça colle très bien au personnage, je peux me faire plaisir.

J’étais un peu angoissée à l’idée qu’elle soit youtubeuse fitness car le fitness n’est pas tellement mon truc. Au casting, j’avais dit que je faisais du yoga et, quand j’ai été prise, je me suis dit « mince, maintenant, il va falloir donner l’impression que c’est crédible ». D’ailleurs, dans les premiers épisodes, je ne sais pas si ça se voit mais il y a des moments où je suis un peu en galère sur les pompes. Je me suis plutôt intéressée donc à cette crédibilité-là, le reste a coulé tout seul. Les conseils de Pascal, le coach, sont toujours très très judicieux, c’est très agréable de bosser avec lui, il n’impose pas les choses, il donne juste des directions, il est très chouette.

 

 

En amont des premiers jours sur le plateau, vous êtes-vous replongée dans les épisodes en cours de diffusion pour vous réimprégner de l’ambiance et de l’esprit ?

Je n’avais jamais regardé la série avant, du coup j’ai regardé deux à trois épisodes avant de venir. Mais je me suis dit que ce n’était pas très grave si je ne rattrapais pas tout car Stella débarque après avoir passé du temps aux Etats-Unis. Donc, comme Stella, je débarque. Le personnage est plutôt quelqu’un de perso, elle débarque sans connaitre grand-chose de la vie de sa sœur et elle va la découvrir en passant du temps avec elle. Donc je me suis dit que ça serait pareil pour moi.

De même, au fur et à mesure des diffusions, regardez-vous le rendu final pour capitaliser ce qui va et détecter des points à corriger ?

Complètement ! Je n’ai pas trop eu le temps de regarder les épisodes en entier donc j’ai regardé mes petits bouts pour voir ce que ça donnait, voir ce que je pouvais corriger, voir ce qui marchait bien, me rassurer par rapport aux séances de sport notamment. Je pense que je ne le ferai pas tout le temps mais, pour le début, c’est quand même chouette d’avoir un retour et de voir ce qui me semble fonctionner ou pas. J’aimerais bien avoir plus de temps pour regarder la série en entier et voir tout le monde, là c’est vrai que je n’ai pas trop eu l’occasion de le faire depuis que j’ai rejoint la série.

 

 

On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est très intense. A titre personnel, comment avez-vous appréhendé cela ?

C’est surtout au niveau du texte que ça a été une vague. Quand j’ai commencé, j’avais vraiment des tonnes et des tonnes de texte donc ce que j’ai fait, c’est que je les ai appris en avance, en bloc avant, ensuite, de les revoir tous la veille de chaque journée de travail. Là, depuis quelques jours, je me suis inscrite sur une application, Imparato, dans laquelle on peut mettre ses textes et ils les lisent en nous donnant la réplique…comme ça, j’ai une réplique tout le temps dans ma poche, c’est pas malJ.

Après ces premiers jours à l’image, quels premiers retours avez-vous pu avoir du public ?

J’ai reçu des messages très sympas de gens qui trouvent qu’elle apporte un peu de fraicheur, un peu de joie. En lisant les commentaires, j’ai vu que d’autres personnes l’a trouvent sans gêne et super chiante, qu’il faut vite qu’elle reparte…mais je crois que, en général, les gens la trouvent plutôt sympathique. Ils aiment bien la relation avec sa sœur Noémie. Avec Gaétan aussi, elle est assez drôle, ils ont cette espèce de petite compétition permanente. Les gens ont l’air de bien aimer pour le moment, je reçois des messages très sympas.

 

 

Par la suite, sans rien en dévoiler, verra-t-on Stella dans d’autres cadres ?

C’est vrai que, au début, je me disais que j’étais un peu isolée, j’étais toujours avec les deux mêmes. Là, elle va rencontrer plus de monde, elle va plus s’investir dans la vie du restaurant de Noémie aussi. Il va lui arriver des trucs un peu plus persos également. Pour le moment, elle est la sœur de Noémie, elle lui rend visite et on n’en apprend pas beaucoup sur elle. Il va bientôt y avoir des petites choses qui feront qu’on va la connaitre un peu plus. On va, je pense, être un peu plus en empathie avec elle.

En parallèle, vous travaillez également sur d’autres projets en ce moment…

Je travaille sur la saison 2 de « Parlement », je joue le personnage de Lydia Del Sol, qui est une jeune fille travaillant dans une ONG. Très investie, elle est complètement activiste et veut se battre pour à peu près toutes les causes défendables sur la planète. C’est un personnage que j’aime beaucoup. Elle est espagnole donc elle a un accent quand elle parle en français et en anglais. C’est très drôle, ça change aussi pour moi, c’est moins physique que Stella, c’est un jeu différent. C’est un personnage un peu idéaliste et donc, parfois, un peu naïf aussi mais très sympathique à mon sens. Elle est tellement investie que, sans doute, certains la trouvent un peu chiante mais j’aime bien son feu.

Je commence aussi tout bientôt le tournage d’une troisième série. Ca va être pour France 2 et ce sera chouette….C'est "Vortex" avec notamment Tomer Sisley, Zineb Triki et Camille Claris. 

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Freddy évoque son départ prématuré pour raison médicale !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Freddy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a vu mardi soir, vous faites partie du casting de la saison anniversaire « Koh Lanta, la légende ». On imagine sans doute le plaisir, la joie et la fierté que cela a dû être pour vous ?

Oui, oui, bien évidemment, quand j’ai reçu le coup de fil de la prod, j’étais flatté qu’on m’appelle pour participer aux 20 ans. C’est quelque chose quand même de grand. Faire partie des 20 aventuriers, parmi les plus de 200 je pense à avoir participé à « Koh Lanta », qui ont été choisis, j’étais fier, j’étais flatté, ça m’a fait super plaisir d’être au départ de cette édition.

D’ailleurs, quelles principales motivations vous avaient incité à retenter l’aventure ?

Alors, il faut rappeler que ma dernière participation remonte à 2014. Ça faisait plus de 7 ans que je n’avais pas participé à « Koh Lanta », d’une ça me manquait vraiment, j’avais vraiment envie de revenir et de deux, cette édition était vraiment l’occasion de briller parmi les meilleurs aventuriers de « Koh Lanta ». Le casting a fait que cette édition était, pour moi, super intéressante parce que briller et s’illustrer sur cette édition-là signifiait vraiment être le meilleur de tous les aventuriers depuis les 20 ans de « Koh Lanta ».

Quels principaux souvenirs gardez-vous de vos précédentes participations ?

J’en ai plein…j’ai un souvenir en tête lors de ma première édition. Au bout de 4 ou 5 jours d’aventure, je crois que l’on se prend, en pleine nuit, une énorme pluie tropicale. Au bout d’une heure à être frigorifié au bord du feu, à essayer de le sauver, je me suis dit « mais, putain, que fout la prod ? Quand est-ce qu’elle va venir nous abriter ? ». Autant vous dire que la prod n’est jamais venue, on a passé toute la nuit sous la flotte, on était trempés. Le lendemain, on ne se sentait pas bien, on était fatigués et c’est là que j’ai réalisé que « Koh Lanta » était une vraie histoire. On était là pour trimer, c’est là que j’ai réalisé que ce n’est pas du chiquet.

Avec le recul, que vous avait-il alors manqué pour atteindre le graal ultime ?

Je suis passé pas loin sur « Le choc des héros », malheureusement Grégoire l’a emporté. Sur les autres, je suis certainement un adversaire redoutable, je suis très rapidement une cible dans l’aventure, forcément je gêne pour la progression des autres aventuriers. Si j’étais un peu plus discret, peut-être un peu moins fort, j’aurais peut-être un peu plus de chance de gagner « Koh Lanta ». Certainement un côté stratégique, il faudrait que je sois un peu plus stratégique pour pouvoir remporter enfin « Koh Lanta ».

On peut penser que, fort de ces précédentes expériences, vous vous étiez particulièrement bien préparé pour cette nouvelle saison ?

C’est plus qu’une préparation. Je m’entraine depuis plus de 27 mois pour cette édition. Pour la petite histoire, on m’avait contacté pour participer à « L’ile des héros », l’édition de l’année dernière. J’ai reçu un coup de fil en janvier 2019, j’ai commencé mon entrainement à ce moment-là, en rejoignant un boot camp, ces camps d’entrainement encadrés par d’ex-militaires. J’ai fait cela en Australie pendant 4 mois. Après, pour des raisons personnelles, je n’avais pas pu participer à « L’ile des héros » mais j’ai continué mon entrainement jusqu’à ce « Koh Lanta, la légende ». Donc je suis arrivé ultra préparé physiquement, je pense que je ne suis jamais arrivé autant préparé pour un « Koh Lanta ».

Comment avez-vous réagi au moment de découvrir les 19 autres aventuriers ?

En fait, ce qui m’a le plus surpris, c’est dans quel état et dans quelle condition physique ils arrivaient. Forcément, le casting avait fuité un petit peu donc je m’attendais plus ou moins à avoir ces aventuriers-là mais je ne m’attendais pas à les voir autant préparés physiquement que cela. Parce que, quand tu vois un Laurent, un Claude, quand tu vois le Sam débarquer, oui, ils sont prêts, ça se voit, ils sont tout en muscle, ils sont là pour en découdre. Alors, ça ne m’a pas fait peur mais je me suis dit que ça allait quand même être compliqué de gagner des épreuves sur cette édition parce qu’ils sont tous venus plus préparés les uns que les autres.

Lorsque Denis annonce que vous démarrez directement par une épreuve d’immunité, sans passer par la case épreuve de confort et que, en plus, il s’agit du parcours du combattant mais avec 13 obstacles, que vous êtes-vous alors dit ?

Quand Denis annonce que ça allait être un « Koh Lanta » difficile, voire le plus difficile que l’on ait vécu, pour moi c’est une bonne nouvelle. Parce que plus c’est dur, plus je me dis que les autres aventuriers auront tendance à craquer rapidement. Donc ça ne me dérange pas trop. Quand Denis Brogniart nous annonce qu’il va falloir gagner notre place sur « Koh Lanta », là, je me suis dit « ouh la la, ça va commencer fort » et, surtout, sur le parcours du combattant, en version XXL, 13 obstacles. Mais je me dis encore une fois que c’est bon pour moi parce que plus l’épreuve est longue, plus j’ai mes chances. Ce n’est pas moi qui démarre le plus rapidement mais je suis fort sur la distance. Je me dis, en y réfléchissant bien, que ça commence plutôt bien pour moi, que j’ai toutes mes chances d’être dans les premiers de ce parcours du combattant.

Vous étiez plutôt bien parti sur cette épreuve…

Oui, oui. Comme je m’y attendais, ce n’est pas moi qui pars le plus vite. Laurent est un sprinteur, il part comme pour le 100m haies des JO, il part très vite mais, très vite, je le rattrape, j’arrive à son niveau au moment où on doit passer sous cette poutre et creuser. A partir de ce moment-là, on se tire la bourre entre les obstacles, dès fois il repasse devant, dès fois je repasse devant. A un moment donné, je prends quand même un peu d’avance et, dans ma tête, je me dis que c’est bon, que je vais avoir ma première victoire…jusqu’au drame…

Drame où vous vous blessez sur le pont de cordes….

Ce qui se passe, on ne le voit pas très bien à la télé, c’est qu’on est chargés avec deux sacs de 5 kg et, à un moment donné, sur ce pont de cordes, il y a un des sacs qui me déstabilise, qui m’entraine vers le bas, j’essaie de me rattraper sur l’une des cordes et, en fait, ça m’arrache l’épaule. Je me déboite l’épaule à ce moment-là, ce qui condamne mon aventure.

Avez-vous rapidement compris que votre suite d’aventure était compromise ?

Non, non, non, pas du tout en fait. Je ne sais pas que mon épaule est déboitée, je sais juste que j’ai vraiment une grosse douleur à l’épaule. Donc je me dis que si je reprends ma respiration et que je ressaie le pont un peu plus tard, j’y arriverai. Donc je me repose au début de ce pont de singe et c’est tout l’inverse qui se passe, mon épaule se refroidit et la douleur commence à me prendre, je vois que je ne pourrai pas continuer cette épreuve, c’est à ce moment-là que l’équipe médicale vient m’extraire du jeu. Même là, pour moi, j’y crois encore, je me dis que, oui, j’ai une douleur à l’épaule mais que ça ne doit pas être si méchant que cela. Je suis conduis à l’hôpital, on me diagnostique une luxation de l’épaule et vue que je n’ai qu’une mini fracture, le médecin est capable et a le droit de me remboiter l’épaule. Là, dès que le médecin me remet l’épaule en place, pour moi, c’est jackpot, je retrouve toute la mobilité de mon épaule, je n’ai plus de douleur et je me dis dans ma tête que je ne suis pas passé loin du drame, que je vais pouvoir rejoindre l’aventure dès le lendemain. Je passe une nuit à l’hôpital, à la maison médicale pour être précis et, quand je vois Denis Brogniart le lendemain matin arriver dans ma chambre, là, c’est le drame, je comprends, je comprends que c’est fini pour moi, qu’il vient m’annoncer que, par raison médicale, je ne peux pas reprendre l’aventure. Donc c’est vraiment Denis qui me l’annonce.

On imagine beaucoup de déception et de frustration ?

On ne le voit pas, quand Denis me l’annonce, j’ai les larmes qui montent à l’œil parce que mes 27 mois d’entrainement n’étaient pas que tranquilles. C’était aussi beaucoup de sacrifices. Cet hiver, quand j’allais nager dans le lac qui se trouve à côté de chez moi et que l’eau était à 4 degrés, il ne faut pas croire que c’était agréable. J’ai fait vraiment d’énormes sacrifices pour arriver au top de ma forme sur ce « Koh Lanta », là, tout s’écroule aussi rapidement. Premier jour d’aventure, première épreuve, tout ça s’arrête donc une immense déception, une immense tristesse à ce moment-là.

Denis l’a dit lors de l’épisode, vous avez dû être immobilisé plusieurs semaines…

C’était vraiment une blessure sérieuse, j’ai été immobilisé 7 semaines au total. Mon élimination pour raison médicale est totalement justifiée. Je suis resté une semaine à la maison médicale, les jours suivants, mon épaule s’est complètement figée, je ne pouvais plus rien faire, j’avais de grosses douleurs. C’est une grosse blessure qui ne me permettait pas de continuer l’aventure.

Après cette cinquième participation très écourtée, votre sac est-il déjà prêt si la production venait à vous rappeler ?

Mais oui, je le crie sur les toits, ça serait un oui direct. Cette édition, je n’ai pas l’impression de l’avoir vécue. Oui, j’étais là sur la ligne de départ mais ça s’est arrêté là, je n’ai pas mangé un seul bout de coco de l’aventure, je n’ai pas dormi une seule nuit sur le camp, je n’ai pas foulé une seule plage de Tahiti donc non, cette aventure-là, je ne l’ai pas vécue et oui, si on me repropose une aventure, je serai partant.

Pour en revenir à cette saison un peu spéciale, quelles seront, selon vous, les principales caractéristiques nécessaires pour aller loin dans le jeu ? Les « 4S » que vous évoquiez à l’image suffiront-ils ?

Je rajouterais au « 4S » un « C », pour chance. Il faut avoir un petit peu de chance quand même pour gagner « Koh Lanta »J. Mais oui, oui, comme je l’avais dit, les « 4S » sont indispensables, il faut trouver le bon mélange, la bonne proportion entre sport, stratégie, survie et social. C’est indéniable et il faut aussi une petite part de chance.

Les amitiés déjà existantes, soit dans la vie de tous les jours, soit via de précédentes éditions, auront sans doute un impact dans le déroulement de l’aventure….

C’est curieux que vous me posiez cette question. J’ai vécu en Australie ces 7 dernières années et donc j’étais loin de côtoyer tous les aventuriers qui se côtoient dans la vie de tous les jours. Pour certains, ils sont amis. Donc j’avais cette petite appréhension quand même, en arrivant sur ce « Koh Lanta », de savoir si j’allais réussir à trouver ma place parmi ces aventuriers qui se côtoient dans la vie de tous les jours. Donc, oui, j’avais un peu cette appréhension quand j’ai commencé l’aventure.

Merci, Freddy, pour toutes vos réponses !

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Marine Griset évoque sa belle actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Edgar, de la pièce à succès « Amants à mi-temps ». A titre plus personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de retrouver la scène et le public ?

Clairement ! On avait hâte de retrouver les planches et, en plus, on a la chance d’avoir le public au rendez-vous. On est programmés à Paris mais on tourne aussi beaucoup en Province. La pièce se joue depuis presque 5 ans, on a fait plus de 3000 représentations et on a plusieurs équipes, c’est pour cela que je suis en alternance avec Mathilde Bernard. Nous avons retrouvé le public parisien et le public de tournée, c’est vrai que ça nous a fait un bien fou car ça nous avait manqué.

 

 

Avec vos propres mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie, un Feydeau moderne, qui nous parle de cette femme que j’interprète, Patricia. Qui, à un moment donné, va devoir, dans son parcours de vie amoureuse, chercher le bonheur tout simplement, comme beaucoup d’entre nous. Sa quête du bonheur passe par la rencontre de deux hommes complètement et diamétralement opposés, Christian qui est plutôt, on va dire, un intellectuel, calme, posé, philosophe et Vincent, qui travaille à Rungis, qui est plutôt bestial, leur relation est plus charnelle qu’intellectuelle. Patricia n’a pas su choisir entre ces deux hommes. Elle gère plutôt bien son emploi du temps avec ces deux amants, puisqu’elle voit Christian du lundi 15h au mercredi 15h et Vincent du mercredi 16h au vendredi 16h. Bien évidemment, à un moment donné, il y a une rencontre qui n’était pas prévue entre ces trois protagonistes et, du coup, des portes claquent, des cris et plein d’émotions éclatent.

 

 

On y retrouve de jolis moments de vie et de partage qui peuvent parler à tous, ce n’est pas juste une histoire d’amants dans le placard. On parle vraiment de la condition de la femme, de la femme objet, s’il faut vraiment se plier à la personnalité d’un homme pour lui plaire. Quand elle est avec Vincent, elle joue ce qu’il a envie d’avoir, une femme très charnelle, très sexy alors que, avec Christian, elle est douce, elle lui prépare son petit thé. Elle se pose de vraies questions : doit-elle être elle-même pour que ces hommes l’aiment ? Ou doit-elle forcément changer et être différente ? Il y a plein de jolies couches dans l’écriture de cette pièce au-delà du comique des situations.

Au moment de l’interprétation de votre personnage de Patricia, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

En fait, je suis arrivée vraiment à la création donc on était dans un travail, avec Jérôme Paquatte, le metteur de scène, de totale liberté de pouvoir proposer. Il l’avait montée avec une équipe mais la comédienne avait très rapidement décidé d’aller vivre en province donc, en fait, j’ai repris le rôle alors qu’il était encore en rodage. J’ai y mis ma personnalité, vraiment. Je n’ai pas cherché à m’identifier à quelqu’un, il voulait en plus que ce soit moderne. En fait, c’est une femme d’aujourd’hui, hyper actuelle et je porte la parole de toutes les femmes.

 

 

On imagine que, après toutes ces années de représentation, il y a eu des adaptations personnelles dans le jeu et dans l’interprétation ?

Oui, complètement ! En plus, on travaille, comme je le disais, avec un metteur en scène qui nous a laissés créer et proposer. Par exemple, il y a une scène folle entre les deux hommes, une espèce de bagarre complètement burlesque et il est arrivé avec une page blanche en répétitions. Du coup, ce sont les comédiens qui ont pu proposer, vraiment c’était un travail collectif.

Ca a pris une folie et une ampleur au fur et à mesure des représentations et, aujourd’hui, c’est une machine qui roule, peu importe les équipes. Elle est très précise, très rythmée, chaque scène est vraiment découpée de telle manière à ce que le public puisse aller de rebondissement en rebondissement, sans jamais s’ennuyer.

De façon générale, quels principaux retours vous font les spectateurs après le spectacle ?

Surtout en ce moment, ce sont des remerciements, des « que c’est bon de rire, de lâcher la pression ». Ils se laissent embarquer dans cette folie douce et cette légèreté, il y a de vraies questions de société quand même, c’est une pièce avec du fond et, en même temps, il y a une vraie folie. En ce moment, les gens nous remercient de leur avoir fait oublier leur quotidien pendant une heure et demie. J’ai vraiment le sentiment que les gens ont besoin de rire en ce moment.

A force, après ces nombreuses représentations, avez-vous toujours une certaine appréhension au moment de monter sur scène ?

J’ai toujours le trac avant de monter sur scène car rien n’est acquis, il faut aller chercher le public tous les soirs. On est dans une humeur différente chaque soir, le public aussi. Et, en tournée, on a un nouveau plateau, un nouveau décor, un nouveau régisseur donc, de toute façon, on est toujours dans le travail.

 

 

Vous évoquiez l’alternance que vous avez avec Mathilde. Comment vous coordonnez-vous en fonction des petites trouvailles ou évolutions que chacune peut apporter ?

Si on trouve un petit truc qui fonctionne, on le dit à son alternante mais, parfois, c’est très personnel aussi. Une trouvaille ou une improvisation peut fonctionner avec une personnalité mais pas forcément avec une autre. On fait souvent des raccords, ou on a un groupe Messenger aussi où l’on échange tous.

En complètement, vous êtes sur scène à la Comédie Oberkampf dans la pièce « Ado un jour, à dos toujours ». Un mot sur cet autre spectacle, d’un registre similaire mais avec des thématiques différentes ?

Jérôme Paquatte qui a écrit « Amants à mi-temps » a co-écrit avec Jean Marc Magnoni cette pièce donc on y retrouve forcément sa touche. Il s’agit d’une comédie familiale. Ce sont plein de tableaux, des moments de vie d’une famille, avec une ado à la maison. La maman que j’interprète est haute en couleurs, c’est une maman qui doit tenir les rênes, pour ne pas dire qu’elle porte la culotte à la maison. Elle a un mari plutôt cool, plutôt détente, qui n’est pas trop regardant sur les notes du bulletin de sa fille. Elle a du coup presque deux enfants à gérer à la maison, ce qui la met dans des états pas possibles.

C’est génial sur cette pièce d’avoir un public composé de personnes de 7 à 77 ans, qui viennent en famille, avec l’oncle, les grands-parents…. C’est chouette aussi de voir les ados se déplacer au théâtre.

 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies artistiques ? Aimeriez-vous aller plus loin que le « simple » jeu sur scène ?

Oui, tout à fait, je suis en train de travailler avec un auteur qui voulait me confier la mise en scène de son spectacle. J’ai vraiment envie maintenant d’être un regard extérieur, la direction d’acteurs me passionne. A côté de cela, je suis chanteuse aussi, j’écris des textes et, en ce moment, je cherche un musicien pour essayer de poser ma voix. Je fais aussi du doublage, bref je ne m’ennuie pas !

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Fort Boyard, son livre, son actualité de journaliste : Malika Menard fait le tour d'horizon de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Malika,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé, fin juin, au Festival Des livres, des stars. On imagine la joie et le plaisir que cela a été de pouvoir retrouver le public et de pouvoir échanger avec les spectateurs ?

Oui, c’est vrai que c’était marrant de se retrouver, c’est comme s’il y avait eu un an et demi de nos vies respectives qui nous avait échappé. C’était bizarre de reprendre nos automatismes, de se mélanger les uns aux autres, comme si tout le monde nous avait manqué, même ceux que l’on ne connait pas.

En quelques mots, comment décririez-vous le livre que vous y aviez présenté ?

Mon livre, « Fuck les complexes », était sorti en octobre dernier, juste avant le deuxième confinement. Les librairies avaient été fermées puis réouvertes, puis c’était au tour des rayons livres d’être fermés. Cela a donc été très complexe pour moi de le vendre. J’avais pu faire une seule séance de dédicaces en octobre, chez moi, en Normandie. Au final, ce Festival était ma deuxième séance de dédicaces, même si elle est survenue neuf mois après. C’est vrai que l’on était plus en détachement du livre mais c’était agréable d’en parler à nouveau et de me replonger dedans.

 

 

Quels thèmes sont abordés dans cet ouvrage ?

« Fuck les complexes », je pense que le titre est bien efficaceJ. C’est une enquête autour de l’image de la femme, de l’acceptation et comment se sentir mieux dans sa peau.

Quels premiers retours avez-vous pu en avoir ?

Je pense que c’est un livre qui fait du bien, qui aide à se sentir mieux dans sa peau. C’est vrai que ça m’a changé le rapport que j’avais aux gens qui me suivaient. On est un peu plus intimes je pense maintenant et on a des discussions avec un peu plus de relief.

D’où vous est venue l’envie d’aborder ces différents thèmes ?

Quand j’ai rencontré mon éditeur, on a évoqué plusieurs choix possibles et celui-là lui a bien plu. Du coup, je me suis mise à fond dedans et comme j’étais aussi pas mal bourrée de complexes, c’était également pour moi un moyen d’avancer, c’était un cheminent personnel.

En parallèle, quels sont vos autres projets en ce moment ?

Je fais un podcast, qui est le prolongement, qui s’appelle aussi « Fuck les complexes » et je suis journaliste, je suis pigiste, j’anime des émissions.

Vous serez aussi, cet été, de retour dans la célèbre émission de France 2 « Fort Boyard »…

Oui, on va encore bien souffrir….Je l’ai faite avec Baptiste Giabiconi, pour une association dont il est l’un des parrains. Heureusement d’ailleurs qu’il était là, il est plus fort que moiJ.

Redoutiez-vous certaines épreuves plus particulièrement ?

Ça va, j’ai eu de la chance…

 

 

Le fait d’avoir déjà participé à l’émission est-il rassurant ? Ou, à l’inverse, le fait de savoir à quoi s’attendre génère-t-il de l’inquiétude ?

En fait, la première fois où l’on participe à « Fort Boyard », c’est sympa parce que l’on est comme un bébé, on regardait l’émission devant la télé et on se dit « ça y est, on y est ». Et, après, on a peur parce que l’on sait ce qui nous attend…. Mais bon, on sait aussi un peu plus comment déjouer les choses.

Avec le recul, faut-il des caractéristiques spécifiques pour être une bonne candidate sur le fort ?

Il faut être sportive, il faut être courageuse, il faut être téméraire, il faut n’avoir peur de rien et ça, c’est sûr, ça n’a pas changé…

Merci, Malika, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Églantine Emeye évoque sa troisième participation à l'émission, 15 ans après sa précédente venue !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Églantine,

C'est toujours une joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

On pourra vous retrouver cet été sur « Fort Boyard », pour votre troisième participation, 15 ans après la précédente. Avez-vous facilement accepté de repartir à l’assaut de ce lieu mythique ?

J’ai accepté sans hésiter parce que je n’avais que de bons souvenirs de « Fort Boyard ». Il y a à la fois le jeu, le sport et l’équipe. Ça crée toujours de jolis moments et on est toujours très heureux d’y aller. Là, sur cette édition, 15 ans plus tard, vous le verrez, ou j’ai vieillis, ou les épreuves sont devenues plus compliquéesJ. Je ne peux pas en dire plus mais c’était quelque chose.

Quels souvenirs aviez-vous de vos deux précédentes participations ?

Il se trouve que j’étais assez fière de n’avoir raté aucune épreuve sur mes deux premières participations, j’avais tout réussi. Après, par rapport à d’autres candidats, c’est vrai que j’ai un peu de « chance », je n’ai pas peur du vide, je n’ai pas peur de l’eau, je n’ai pas peur des insectes ou des animaux donc, à priori, ça va. Je dis « à priori » parce que vous verrez bien pour cette fois-ci…. Parfois, il y a des circonstances dans lesquelles, même si on n’a pas peur à priori, la surprise et les conditions font susciter des réactions inattendues.

 

 

Pour en revenir à votre question, les choses n’avaient pas été très difficiles pour moi, l’ambiance était top et j’avais surtout gardé un souvenir très très fort de cette époque il y a 15 ans où on laissait l’équipe dormir sur le fort. Ça ne se fait plus. Je reconnais avoir vécu une magnifique soirée et nuit sur le fort, avec l’équipe, c’était absolument magique.

Même si, en 15 ans, le jeu a évolué, l’esprit reste le même. Du coup, est-ce, selon vous, un atout d’être expérimentée des lieux ? Ou le fait de savoir à quoi s’attendre amplifie-t-il quelque part la peur éventuelle ?

15 ans après, je savais quand même que les épreuves avaient beaucoup évolué, que les choses avaient changé. Ça va très très vite, il y a toujours l’appréhension de ne pas comprendre ce que l’on attend de vous quand vous rentrez dans une pièce. Vous vous dites « zut, en quelques secondes, il faut que je pige ce que je dois faire et comment le faire ». C’est le côté, je trouve, le plus tressant. Evidemment, vous avez tout le reste de l’équipe qui crie derrière mais tout le monde crie en même temps, vous n’entendez plus rien. Vous êtes concentré sur cette histoire de temps, le temps est stressant donc, en fait, par moment, votre esprit devient un peu confus. Ensuite, les sensations…pareil, ça va tellement vite, vous vous retrouvez dans une épreuve où vous vous rendez bien compte que ce n’est pas comme ça qu’il faudrait faire mais, là aussi, pressé par le temps, vous n’avez pas le temps de vous dire que votre sensation physique n’est pas la bonne et que vous devez vous replacer dans tel autre sens. C’est très compliqué, c’est ce qui rend les choses très difficiles. En même temps, il y a une sorte de tension nerveuse très excitante, une part de rire aussi parce que l’on se moque de soi-même. Donc c’est assez drôle. Il y a aussi les défis que certains membres de votre équipe font et pour lesquels vous vous dites « zut, celui-là j’y serais arrivée, alors que j’ai loupé celui que l’on m’a donné ». Ou « celui-là me faisait vraiment envie parce qu’il a l’air super drôle ». Mais c’est très rigolo tout ça.

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, vous n’aviez pas forcément certaines phobies qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Non, à priori, je n’avais aucune crainte. Bon, un peu le côté « pourvu que je ne tombe pas sur les recettes de cuisine de Willy Rovelli parce que je n’ai pas très envie de manger ce genre de choses mais, si ça tombe sur moi, tant pis, je le ferai courageusement ». Non, la seule chose où, effectivement, j’ai un souci, c’est quand il faut tourner sur soi-même. Je ne peux pas monter sur un manège pour enfant, ça me file la nausée tout de suite. Bon, sans tout dévoiler, j’ai été malheureusement servieL, j’ai eu ma petite part de souffrance.

A l’inverse, en attendez-vous d’autres avec impatience ?

Oui, il y a des choses que j’aurais bien aimé faire et que j’avais très envie de vivre mais ce n’est pas tombé sur moi. J’aime beaucoup les sensations fortes de vide, de hauteur et d’eau, de mer. Il y a une épreuve comme cela, où on doit monter sur une planche à voile, d’abord sur le ventre, qui court sur un filin au-dessus de la mer, où il faut ensuite réussir à se relever au bon moment, avant de tomber dans l’eau. C’est le genre de chose qui m’aurait beaucoup beaucoup amusée mais ce n’est pas tombé sur moi.

Un mot sur l’association « CerHom » que vous défendez ? On imagine que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Alors oui, ça ajoute un petit stress supplémentaire. Quand, tout d’un coup, vous avez un passage à vide et que vous ratez vos épreuves, là ce n’est pas une question d’orgueil, c’est une angoisse de ne pas apporter quelque chose à l’association qui mise quand même beaucoup sur vous. Donc ça rajoute une pression, on est tous là à se dire « mince, on ne peut pas louper, on ne peut pas faire ça à cette association, ce ne serait pas juste ».

Sans dévoiler de grand secret, quel restera votre plus beau souvenir de votre nouveau passage sur le fort ?

Là, ça restera encore l’équipe. On nous appelle, on est six, je ne connaissais pas Malika Menard, je ne connaissais pas Baptiste Giabiconi, ni certains autres. En fait, je ne connaissais que Nathalie Simon et vous vous retrouvez à passer quasiment 24 heures tous ensemble. C’est dans des circonstances tellement inattendues, tellement étonnantes que toutes les barrières tombent. En 24 heures, on se découvre très vite et on crée des liens évidents, très spontanés. Ça, c’est vraiment chouette. Ça restera encore de beaux souvenirs. Avec les équipes avec qui j’ai pu faire « Fort Boyard » avant, même si on n’a plus le temps de se voir, à chaque fois que l’on se recroise dans un évènement à Paris ou autre, il y a la même spontanéité. C’est comme si on s’était quittés la veille, on se tape sur l’épaule parce que l’on a vécu quelque chose ensemble d’assez fort.

 

 

Avec le recul, fort de trois participations, quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon aventurier sur « Fort Boyard » ?

Je dirais qu’il faut quand même une bonne forme physique, il faut avoir de l’humour et, enfin, il faut avoir un bon esprit de solidarité. Il faut savoir compter sur les autres.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ou actualités à venir ?

A la rentrée de septembre, je reprends les mêmes émissions, « Trouvez l’intrus », « Le monde de Jamy » et « Rendez-vous en terre inconnue ». Je mets une pause sur mon activité radio à France Bleu parce que ça a été une année très très intense et que, en fait, ça faisait beaucoup beaucoup de choses à mener de front. Ça faisait trop pour mon emploi du temps et je vais prendre le temps de me poser un petit peu.

Merci, Églantine, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 sur Prime Video, US Open de tennis sur Eurosport : Frédéric Verdier évoque sa belle actualité sportive !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Il y a quelques jours a débuté l’aventure Prime Video avec sa chaine Pass Ligue 1. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, d’y participer dès son lancement ?

Oui, oui, un immense plaisir, bien sûr ! C’est toujours très très excitant d’être au départ d’une aventure, en plus celle-ci a des côtés quand même très nouveau, avec un côté 2.0 voire 3.0. On ne travaille pas pour une chaine de télévision classique, on travaille pour un service de vidéo à la demande, surtout notre bureau, c’est le stade. On est vraiment dans les stades, il n’y a pas tellement de studios, il n’y a pas de cabine, tout se fait sur place, au plus près des acteurs ! Donc, là, c’est quand même un grand plaisir. J’ai toujours été fasciné par les ambiances de stade…là, pouvoir arriver trois heures avant et bien préparer tout le dispositif est agréable.

Ce qu’il y a de très bien, c’est que la volonté de Prime Video est de traiter tous les matchs de la même manière. Rien n’est fait à la va-vite, tous les matchs sont traités à l’identique, avec le même respect et la même envie. Celui qui se connecte ou celui qui veut regarder tel match reçoit la même qualité que pour un sommet du championnat qu’il y a eu ou qu’il va y avoir. C’est quand même ambitieux je trouve.

Lors de la J1, vous aviez eu la chance d’aller à Geoffroy-Guichard, un stade mythique avec une ambiance retrouvée, au travers du retour du public…

C’était une ambiance énorme. Combien de stades avez-vous où le public est là une heure avant ? Il y avait quand même plus de 20 000 personnes, ce n’était pas forcément attendu. Les Magic Fans ont mis une ambiance absolument incroyable, il y avait énormément de tifos et de chants. Je n’ai pas hésité à me taire à certains moments pour laisser apprécier cette ambiance. On a attendu 18 mois des ambiances comme cela. Là, il ne fallait surtout pas bouder son plaisir, il ne fallait pas avoir peur du silence, il ne fallait pas hésiter à écouter, à être en communion nous aussi. Peu nous importait, évidemment, que Saint-Etienne ou Lorient gagne, en revanche, nous importaient l’ambiance et cette flamme que l’on a pu retrouver. On a vraiment été servis.

Ce week-end, vous étiez cette fois-ci avec Benjamin Nivet aux commentaires, après Jérôme Alonzo la première fois. Les duos à l’antenne varient donc selon les journées ?

Ca dépend ! Il y a quand même une équipe de consultants, ils sont une dizaine. Il est très possible que ça varie, que ça tourne beaucoup. En tout cas, ça a été un grand plaisir de collaborer avec Jérôme Alonzo sur la J1, que je ne connaissais pas, ça a été un très très bon moment à l’antenne et hors antenne, vraiment. Idem pour Benjamin pour la J2.

En termes de méthodologie de préparation d’avant rencontre, comment fonctionnez-vous ?

Je commence par me pencher sur les effectifs, surtout en début de saison. Je m’intéresse aux nouveaux joueurs comme aux anciens, je regarde les forums, je regarde les sites de supporters de chacun des deux clubs. Je regarde aussi, même si je le connais, le bilan de chaque club sur la saison écoulée et les jugements faits. Après, je me projette plus sur la préparation. Surtout, j’appelle les deux entraineurs, c’est très important pour moi. J’aime bien avoir une espèce de prise de température, qu’ils me disent comment ils sentent les choses, qu’ils me parlent un peu de leurs joueurs. Si c’est off, ça reste pour moi, ça n’a pas vocation à sortir mais j’ai eu l’info et j’en tiens compte. Ça me nourrit, c’est bien, ça va m’aider à orienter mes commentaires. Je leur demande aussi des choses sur la qualité uniquement terrain de certains joueurs, sur les forces en présences, les meilleurs techniciens,…Toutes les infos que j’ai pu noter sur par exemple six feuilles doivent, ensuite, tenir sur une seule, avec vraiment les éléments nécessaires de chaque club. Sans oublier la grande feuille en carton avec la position des joueurs sur le terrain, pleine de post-its.

Bien sûr, il y a eu aussi discussion avec le consultant et également par whatsapp avec tous ceux qui participent au match. Discussion également avec le présentateur avant, ainsi qu’avec le journaliste terrain. De toute façon, on se voit, avec le chef d’édition et les trois précités, le matin du match pour regarder le conducteur de l’émission.

 

 

Au stade, la reconnaissance terrain est-elle l’occasion de saluer des joueurs notamment et d’échanger avec eux ?

En tout cas, on arrive au stade deux à trois heures avant, on est là pour la réunion à H-2 avec le délégué de la ligue et le but est vraiment de ne plus avoir rien à faire qu’autre que de parler avec les gens. C’est en tout cas mon but. Si j’ai encore des choses à faire, ce n’est pas bon, il ne faut pas que ça arrive, je dois être les mains dans les poches pendant une heure et demie pour parler avec les gens des clubs, présidents, intendants, que sais-je…C’est passionnant, c’est pour cela que l’on vient sur place, c’est toujours beaucoup mieux en termes d’informations et d’ambiance, on fait corps avec le match. Si vous êtes devant votre écran, vous êtes pratiquement à égalité avec certains téléspectateurs…Si vous voulez leur apporter quelque chose, en plus de l’émotion et de l’éloquence, il faut, je trouve, avoir cette capacité d’aller chercher l’information à la source. Etre sur place est irremplaçable.

Quels premiers retours avez-vous pu avoir des débuts de la chaine Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo ?

Globalement, les retours nous semblent positifs et encourageants. On est déjà très contents d’avoir pu mettre à l’antenne d’aussi nombreux matchs en aussi peu de temps, c’était un énorme défi. On a fait une belle émission autour de Marina Lorenzo, « Dimanche Soir Football ». On sait très bien aussi que l’on va continuer à travailler et à s’améliorer. On est très contents d’avoir la Ligue 1, de travailler autour mais on sait que l’on a une responsabilité, on a envie de la valoriser, on a envie de montrer à quel point c’est un beau championnat… et ce n’est pas l’annonce récente de l’arrivée de Messi qui va nous faire penser le contraire.

Justement, au-delà d’un PSG favori, à quoi peut-on s’attendre, selon vous, pour cette nouvelle saison, sans doute différente de la précédente, notamment via le retour du public dans les stades ?

Saint-Etienne avait de grandes difficultés à domicile la saison dernière, l’équipe avait perdu huit fois, ce qui ne lui était jamais arrivé, c’était sans doute lié à l’absence de public. On ne me fera pas croire que, avec un chaudron à 20 000 ou 30 000 de moyenne, ils auraient perdu huit fois. Je pense qu’il y aura moins de matchs inexplicables, de grosses surprises. Ce n’est pas pour ça qu’il n’y aura pas une grosse surprise au final, avec un club que l’on n’attendait pas aussi haut et qui finira troisième ou quatrième. Ça arrive chaque année et ça peut encore arriver, bien sûr, cette saison. Je trouve ça, pratiquement comme à chaque fois, très ouvert, exceptée la première place. Pour celle-ci, je pense que l’on sera au spectacle, ce n’est pas plus mal. Paris n’avait pas gagné l’année dernière et, en général, ils corrigent le tir. Avec le recrutement stratosphérique qui a été fait, je ne vois pas comment ça pourrait leur échapper. Au-delà, c’est, je trouve, une chance phénoménale d’avoir pareille constellation dans notre championnat. Je ne vois rien de négatif que le suspense soit un peu érodé. Ils ont déjà gagné avec des équipes moins costauds et, là, on a une dimension de rêve, qui est fantastique.

En parallèle, on pourra vous retrouver prochainement aux commentaires, sur Eurosport, de l’US Open de Tennis, un autre sport qui est une vraie passion pour vous…

Oh oui ! J’adore les deux, vraiment, foot et tennis. Ils ont leurs spécifiés l’un l’autre, c’est un grand privilège de pouvoir faire les deux et de pouvoir jongler. On s’aperçoit que ce sont deux matières de commenter qui sont très différentes. Dans le tennis, il y a beaucoup de temps faibles, beaucoup de silences, il ne faut pas avoir peur du silence et, en même temps, il faut essayer de comprendre ce qui se passe, il faut savoir quand parler et quand vous le faites, il faut être capable de dire des choses pertinentes, sinon drôles ou intéressantes. Il faut apporter quelque chose. Dans des matchs fantastiques, je trouve que les gens n’ont pas forcément besoin de l’accompagnement du journaliste. On accompagne comme on peut, vous êtes comme au spectacle et le but n’est pas de piquer la vedette aux joueurs. A l’inverse, dans des rencontres plus longues ou d’un intérêt douteux, il faut surtout ne pas être ennuyeux. Si vous êtes un peu soporifique, le téléspectateur le sera aussi et zappera.

La durée n’est jamais connue, contrairement au football. Sur cette heure et demie, il faut tout donner, c’est une espèce de sprint, le silence est rare. C’est un flux tendu, continu avec une voix un peu plus pêchue, avec un peu plus de fermeté et d’enthousiasme.

En termes d’approche pour préparer la rencontre, on imagine qu’il y a quand même pas mal de différences, en lien notamment avec la fréquence des matchs ?

Oui, tout à fait. J’ai de toute façon un petit cahier avec une cinquantaine de joueurs et joueuses que je sais être amené à commenter plus que d’autres. Quand je fais un joueur pour la cinquième fois de l’année, j’ai mon cahier avec moi, je le regarde, je regarde les derniers résultats, les contextes. Surtout, je m’intéresse au tournoi, au tour, aux conditions météo, je regarde s’il a joué avant ou pas, je m’intéresse à ses adversaires… Si c’est fait efficacement, cette préparation-là ne prend que vingt minutes. Après, on peut aussi varier en préparant son introduction. On peut noter certaines phrases que l’on estime importantes à ne pas oublier. C’est surtout une concentration à avoir sur le moment, pendant le match, il faut être concentré sur la rencontre, sur ses petits détails et sur votre binôme. C’est très souvent commenté à deux et, évidemment, si vous vous contentez de jacasser en solitaire, c’est épouvantable. Il faut écouter l’autre.

Au foot, la frontière est plus facile, d’une certaine matière. Les rôles sont tellement bien définis de façon historique qu’il est très très rare que je me fasse couper la parole par un consultant ou que j’estime que ce dernier est tellement absent que je doive aller le chercher. Au tennis, l’intensité n’est pas la même et il y a un facteur temps qui fait que l’on ne sait pas précisément quand la rencontre se terminera à coup sûr. On ne maitrise pas le timing. Il faut aimer ce métier, c’est important pour jongler personnellement avec les rebondissements possibles. Il est important de penser au match, il faut être dedans et ne pas penser à des choses parasites.

 

 

Concernant l’US Open, on imagine le dispositif assez classique sur les antennes d’Eurosport et sur l’appli ?

Oui, toujours un maximum de courts, on aura accès à la plupart des terrains de Flushing Meadows, deux chaines dédiées bien évidemment. Ce à quoi on a eu la chance de pouvoir s’habituer sur Eurosport. Sans oublier l’ensemble des matchs à suivre sur l’appli Eurosport.

On peut penser que, à titre plus personnel, vous devrez adapter votre rythme de vie aux horaires de ces matchs aux Etats-Unis ?

Oui, oui, oui mais on s’y fait très bien. D’habitude, on s’y fait sur place. Cette année, comme l’an dernier, nous commenterons depuis Paris pour des raisons sanitaires. C’est, à la fois, plus difficile et plus facile parce que l’on est dans sa ville, à quelques minutes de chez soi. Mais, bien sûr, on n’est pas à l’intérieur du tournoi, on aura moins d’informations, on n’aura pas la tessiture du tournoi, on ne ressentira pas les choses. Quand on est à New-York, on s’aperçoit de phénomènes que l’on ne peut pas du tout voir à l’image, notamment l’humidité écrasante et la chaleur. Il y a alors une espèce de moiteur, avec un effet incroyable. Jouer ainsi au tennis pendant plusieurs heures n’est pas humain. Pour cela, c’est fabuleux d’être sur place, on peut comme cela avoir cette information. Ce qui nous permet d’être magnanimes, on a les clés pour comprendre des défaillances. Bien sûr, à Paris, via l’appli, on a l’info mais le ressenti n’est pas là. On part sur autre chose dans les commentaires, on est plus dans l’émotion, dans la complicité avec le consultant, dans le ping-pong sur les courts, il y a toujours de quoi s’amuser évidemment.

Pour terminer, quels sont vos favoris pour cette édition 2021 ?

On guette tous Djokovic, il a été forfait à Cincinnati et à Toronto, il n’a finalement pas été très bon à Tokyo, où on l’a senti un peu sur la jante. C’est le grand chelem qui se joue, quelque chose que ni Federer ni Nadal n’ont fait. On sait bien que ce qui les fait bouger et courir, c’est cette lutte à trois pour être le meilleur de tous les temps. Bien évidemment que tout le monde va regarder ça et va y penser. Je n’ai pas d’avis, je ne pronostique quasiment jamais. Qui est-on pour savoir à l’avance comment vont se comporter les joueurs, quand bien même on serait à l’entrainement tous les jours ? Chaque joueur peut tomber sur plus fort, sur quelqu’un qui gagne moins de points mais qui remporte le match. Djokovic n’est pas à l’abri de cela non plus. Il a une marge sur 80% des joueurs du circuit, on peut penser qu’il est à l’abri d’une grosse sortie de route, encore faudra-t-il quand même regarder le tableau. Mais c’est bien lui que l’on va suivre en premier. En espérant que Nadal soit à 100%. N’oublions pas que la nouvelle génération pourrait largement mettre son grain de sable. Tout cela nous donne assez envie.

Chez les filles, voyons si l’espèce de bonneteau va continuer, où on se passe le spectre de main en main. Qui va profiter de l’occasion cette fois-ci ? Y aura-t-il enfin une confirmation ? Osaka, la reine du dur, va-t-elle être capable de poursuivre après son énorme burn out ? C’est elle la favorite, si elle est d’attaque. Pour les autres, c’est très ouvert et ça fait très envie.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

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Jugée coupable sur France 3, Candice Renoir sur France 2,... : Xavier Lemaitre évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

@ Marine Reveilhac

 

Bonjour Xavier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver dans la mini-série de six épisodes, « Jugée coupable », diffusée sur France 3 à partir du 17 aout. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, de participer à ce que la chaine présente comme le « thriller saga de l’été » ?

Alors, oui, c’est une joie et c’est aussi une surprise. Nous n’imaginions pas au début, pour une série, lorsque le producteur Richard Berkowitz nous l’a proposée, que ce pourrait avoir ce que l’on appelle un pré succès annoncé. France 3 avait commandé ce programme qui rentre dans le cadre d’une fiction dite un peu populaire. Effectivement, les retours, au fur et à mesure que les rushs étaient dérushés, que les montages se faisaient, semblaient très positifs. Grégory, le réalisateur, disait régulièrement avoir des retours plutôt très bons. Richard, lui-même, était tout à fait enthousiaste. Au début, c’était un projet qui avait été, par la production, présenté comme une série qui n’était pas destinée à avoir ce genre de reconnaissance de départ. Après, on verra ce que le public en pense, c’est toujours lui le meilleur juge. Mais, oui, c’est un plaisir et, surtout, c’est une surprise. On espérait mais on n’attendait pas de retours de la chaine qui soient aussi enthousiastes.

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ?

Je crois que c’est un programme qui a toutes les chances de plaire au public et, en particulier, à un public estival. Parce que ça propose tous les ressorts du secret familial, du drame, du mensonge, finalement qui croire dans cette fiction parce que tout le monde ment ? Tout le monde a un objectif un peu dissimulé, qui est celui d’échapper à la culpabilité ou à la honte qui frappent ce village, qui frappent cette petite ville, qui frappent ces familles. On aborde le thème qui vient toucher le public au cœur, à savoir qu’est-ce que l’on a à cacher ? Pourquoi est-ce qu’on le cache ? Est-ce que ça vaut la peine de le cacher ? Qu’est-ce que tout cela représente ? Ici, on est sur du drame pur, pas du tout sur de la comédie.

Je crois qu’il y a là tous les ingrédients pour que le public retrouve une intrigue un peu haletante, pleine de rebondissements, percée par ce secret de famille qui entoure bien souvent les petits drames de départ.

Vous y interprétez le rôle récurrent de Nicolas Leroux. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Nicolas, pour le replacer, est le mari du personnage interprété par Elodie Frenck et le gendre du personnage de Jérôme Anger, le fameux patriarche Battaglia. Nicolas Leroux est un gendre qui n’est pas forcément très apprécié par son beau-père. Nicolas est un peu trouble là-dedans, il donne l’image du bon gendre, il donne l’image du bon mari, il est d’ailleurs relativement détaché de sa famille très proche, on comprend très vite que ses rapports avec sa femme ne sont pas les meilleurs du monde. Est-ce que c’est dû au fait qu’il pourrait être volage ? Est-ce que c’est dû au fait qu’il y a une incompréhension perpétuelle qui réside entre les deux époux ? En tout état de cause, il semblerait qu’il puisse y avoir chez Nicolas une part d’ombre beaucoup plus importante que celle qu’il veut bien montrer.

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

C’est une bonne question que vous me posez là ! C’est une question qui revient régulièrement : quelles sont finalement les sources d’inspiration ? On peut imaginer, bien entendu, se référer à de grandes figures. En ce qui concerne ce personnage, je crois que le texte est suffisamment écrit pour qu’il n’y ait pas autre chose à faire que suivre l’inspiration. Pourquoi ? Parce que ce sont des rapports qui sont quand même, d’une certaine façon, conflictuels. Ses rapports sont conflictuels avec son épouse, ils sont conflictuels avec son fils, ils sont conflictuels avec son beau-père, ils sont conflictuels avec son beau-frère, avocat, qui a aussi des choses peut-être à cacher ou à révéler.

Est-ce qu’il y a source d’inspiration particulière ? Non. Je crois que je suis assez attaché à ces personnages parce qu’ils sont troubles et qu’ils ont en eux suffisamment d’humanité pour que l’on puisse comprendre que leur méchanceté ne cache que des failles, que leur colère ne cache que des faiblesses et que leur infidélité ne cache que de l’insécurité. C’est cette humanité qui me plait chez ces personnages.

Avez-vous, vous-même, déjà pu voir les images et donc le rendu final ?

Je le découvrirai directement pendant la diffusion. J’ai pu voir quelques extraits lorsque nous avons fait des post-synchros et j’avais l’impression que le rendu était plutôt bon. Mais je crois surtout que l’enthousiasme de Grégory et de Richard provoque une certaine impatience. J’espère que ce sera bien accueilli par le public, comme cela l’avait été par la chaine elle-même.

 

@ Mathieu Dortomb

 

En parallèle, vous serez également cet été dans la saison 9 de « Candice Renoir », dans l’épisode « La beauté ne se voit qu'avec les yeux de l’âme », sur France 2. Là aussi, on vous imagine ravi d’être à l’image, sur ce chouette programme à succès ?

Je me suis lancé dans la comédie relativement tard, j’avais une profession bien différente auparavant puisque je travaillais dans une maison de haute joaillerie, ça n’avait rien à voir mais ce que je veux dire, c’est qu’arriver sur le tard dans la comédie m’a permis aussi d’avoir un certain détachement au fameux succès dont on parle. Qu’est-ce que le succès finalement ? Est-ce que ce sont les audiences ? Est-ce que c’est la qualité du programme ? Est-ce que les différentes critiques auront le même avis ? C’est toujours très difficile à définir. Ce qui m’a enchanté, ravi dans « Candice Renoir », c’est la possibilité de travailler avec Christelle Raynal, que je ne connaissais pas et Cécile Bois qui est, je trouve, une merveilleuse interprète. On a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, on a eu de nombreux fou-rires, pour un épisode que j’ai trouvé très plaisant. Dans la mesure où Christelle, férue de comédie, a voulu m’insuffler cela. Dès les essais, elle était très enthousiaste, ce plaisir de travailler s’est retrouvé sur le plateau. Lorsque ça fonctionne, c’est aussi une correspondance entre un réalisateur, un preneur de son, les interprètes bien entendu mais aussi les gens de la régie. Cette ambiance-là était, je trouve, très très agréable. La personnalité de Cécile est extrêmement attachante et j’ai fait des rencontres sympas comme tout. C’est tout ce plaisir-là qui ressort, au-delà du fait de travailler sur un programme à succès.

Vous y tenez le rôle du docteur Jean-Michel Zellemberg, le guest principal de cet épisode, un chirurgien esthétique fantasque …

Oui, absolument, je pense que c’est un bon résumé. C’est quelqu’un qui oscille entre le vendeur de voitures maquillées et pour la passion pour son métier. Jean-Michel a aussi ce côté trouble, il corrige ce qu’il croit être les défauts de la nature. Donc il refait des nez, des pommettes, des fronts, des seins, des fesses et il donne aux gens une image meilleure d’eux-mêmes, croit-il. Je dis « croit-il » car il y a une scène très amusante où Cécile vient interroger le professeur Zellemberg qui part tout de suite dans un délire. Elle est magnifique, belle comme tout et, malgré tout, il pense quand même qu’il faut lui refaire le visage J J. C’est pour cela, je crois, qu’il est fantasque, il est dominé par des émotions, il a cette part de trouble qui fait qu’il vit dans une autre réalité, qui est celle de la réalité augmentée. Pour lui, la nature n’est peut-être pas suffisante, il faut la corriger.

En tant que comédien, quelles sont les principales différences entre ces deux types de programmes, l’un au format unitaire mais dont la série existe depuis un certain temps et l’autre, nouveau, mais qui s’étend sur six épisodes ?

C’est une question très intéressante que vous posez ! La série permet de développer un personnage au travers d’une intrigue, on a plus de temps. Maintenant, les formats sont en train de changer, les approches restent les mêmes, sauf que l’on a davantage de temps lorsque l’on est sur une série. Encore faut-il que l’écriture et l’arche du personnage permettent d’avoir une dimension qui grandit. Sur un unitaire, on a une arche très précise, qui est écrite, à nous de trouver des variations. Sur une série, on a une possibilité, surtout avec une récurrence, de développer éventuellement des traits de caractère qui n’ont pas forcément été écrits, c’est finalement donner une couleur supplémentaire au personnage.

Les formats ont changé, je pense notamment à la saison 2 de « Agent Hamilton », où on sera dans une série de cinéma. Il y aura quatre histoires différentes indépendantes les unes des autres en format télévision, en format plateforme, avec des moyens qui sont ceux du cinéma. On en revient à la façon dont on doit pouvoir travailler sur ses différents personnages, qu’on soit sur une série ou qu’on soit sur un unitaire. Tout dépend finalement de l’écriture…Certains personnages y sont très profondément étudiés. Parfois aussi, ça n’a pas de jugement, c’est livré comme ça, ce qui génère beaucoup de richesse, notamment dans la possibilité d’interprétation mais aussi dans l’idée communiquée. On aime ou on n’aime pas mais on ne peut pas rester indifférent.

Pour la préparation, chacun fait comme il le souhaite. En général, je me documente beaucoup, j’essaie de retrouver des parallèles dans l’histoire ancienne ou récente, j’essaie de donner une animalité à mon personnage. Le reste dépend aussi beaucoup du réalisateur, certains peuvent demander à ce que l’on travaille dans une sobriété absolue, sans prétention aucune. Il faut alors que ça reste très léger, très accessible. C’est très enrichissant.

Entre un unitaire et une série, oui, il y a donc une différence de travail, sur la longueur. Tout dépend de l’écriture, tout dépend ensuite de l’orientation que donne le réalisateur. C’est ce qui guide le travail du comédien.

Merci, Xavier, pour toutes vos réponses !

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