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Le médias blog de Julian

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La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

30 Juin 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Bonjour Léa,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous avez interprété, lors de la saison 8, le personnage de Hermione dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire cette jeune demoiselle ?

Mon personnage est arrivé dans la série pour, quelque peu, perturber les acteurs principaux. Notamment en créant des jalousies et des conflits.

Je pense que les téléspectateurs ne s’accrochent pas forcément à Hermione, de part la nature du personnage. Nous l’avons aussi entendu chanter, du fait de son métier. Mais nous retenons surtout qu’elle est un élément perturbateur.

En tant que comédienne, je préfère, dans le cadre de cette série, jouer ce genre de rôle, avec du caractère, plutôt que d’incarner un personnage qui subit.

2/ Votre personnage a été quelques peu manipulé par le producteur Eric Fava pour rendre jalouse la chanteuse Fanny. Quelles sont alors, en tant que comédienne, les principales clés pour interpréter avec brio ces situations (de naïveté puis de rage) ?

Il faut s’attendre à tout avec le personnage d’Hermione. On ne le connait en fait que peu, son origine reste très floue. Me permettant une certaine liberté dans le jeu. A l’exception évidemment des souhaits et indications du réalisateur.

Il faut avoir une bonne connaissance des textes. Afin de maitriser l’ensemble de l’épisode et ainsi de mieux cerner les réactions des personnages.

Il est aussi important de savoir s’adapter pour être ce que j’appelle une marionnette inspirante. Pour que le producteur et le réalisateur puissent progressivement emmener l’acteur là où ce dernier souhaite aller.

La cohésion est aussi nécessaire entre les acteurs. Ce n’est pas toujours évident lorsque l’on ne les connait pas et qu’on les rencontre uniquement le jour-même du tournage. Une bonne affinité entre tous aide à la qualité de ce dernier.

3/ En fin de saison, accompagnée par Achille, vous tentez de vous venger, en vain, du moins pour le moment. Aussi, aimeriez-vous revenir prochainement dans la série ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Pour tout vous dire, lorsque le producteur m’a sollicité pour me demander comment je verrais évoluer Hermione, notamment d’un point de vue sentimental, je pensais alors soit qu’une nouvelle relation allait être créée sinon que le lien avec Achille allait être renforcé.

Même si j’ai le souhait de m’orienter sur d’autres projets que des séries, il me plairait de continuer l’histoire.

Le cas échéant, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Pour que sa vengeance vis-à-vis de Fanny soit efficace, je crois qu’il faut toucher cette dernière dans son rapport avec ses proches. Aussi, j’aurais apprécié qu’Hermione ait une relation avec John, le père de Fanny.

Une autre optique serait de voir sa carrière de chanteuse évoluer et aboutir. Cette évolution serait marrante et intéressante !

4/ Les téléspectateurs ont aussi pu vous entendre chanter. Pouvez-vous nous parler de cette passion ?

Je fais de la musique quotidiennement. J’étudie actuellement au conservatoire de jazz. J’ai interprété, dans la série, une chanson en français. Ce qui n’est pas ma spécialité. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner la scène.

Je fais aussi partie du groupe Sè’ve, avec une pianiste chanteuse. En parallèle, j’anime chaque deuxième lundi du mois la Jam de Telmah au Café de la presse, de 20h à minuit. Pendant une quarantaine de minutes, un groupe que j’ai sélectionné vient jouer en première partie. Puis, sur le principe de l’improvisation, tous les musiciens souhaitant jouer montent sur scène.

5/ Le rythme de tournage sur les plateaux est très soutenu. Dans ce sens, comment vous préparez vous en amont des plateaux ?

Je commence par apprendre mes textes par cœur, à la virgule près, du début à la fin. Si je me rends alors compte que des phrases me plaisent peu, je ne m’interdis pas de proposer autre chose.

Ce mode de fonctionnement est commun à bon nombre de comédiens sur la série de TMC, d’autant plus qu’une personne est présente sur le plateau pour nous faire répéter avec le tournage.

En fonction de la longueur des textes à apprendre, je commence mon travail jusque 3 jours avant l’arrivée sur le plateau.

6/ En parallèle, quels sont vos envies et vos projets artistiques ?

En parallèle de mon groupe dont je vous ai précédemment parlé, il est possible que je monte sur scène, au théâtre, dans une création originale, avec une autre comédienne de la série de TMC. A termes, j’aimerais beaucoup tourner dans un long-métrage.

De façon générale, j’aime et j’ai besoin d’allier la musique et la comédie. Les deux sont complémentaires. Lorsque je fais de la musique, mon expérience du théâtre m’aide à partager un personnage et à montrer mon univers.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Je vous invite à suivre la page Facebook de la Jam de Telmah, pour connaitre les dates et l’actualité de ce bel exercice artistique. De belles et nombreuses photos sont aussi à découvrir.

Ajoutons que la page de mon groupe Sè’ve sera aussi prochainement en ligne.

Un grand merci Léa pour cette belle et pertinente interview !

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Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

29 Juin 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Le comédien et auteur Edouard Valette nous dévoile ses projets !

Bonjour Edouard,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre CV met en avant la variété de vos compétences, au travers notamment de la comédie mais aussi de l’écriture. Comment décririez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé en tant que comédien, en étant formé au théâtre via les cours Florent. Une année complémentaire d’improvisation avec un professeur m’a beaucoup aidé.

Par la suite, un camarade de promotion que j’apprécie beaucoup, Eric Mazet, animateur de radio, a repris la matinale d’Ado Fm. Me proposant de le rejoindre en tant que chroniqueur, je me suis plu à écrire des sketchs.

De fil en aiguille, j’ai rejoint le monde de la télévision, aux côtés de Bataille et Fontaine, d’abord en production puis ensuite à écrire des projets pour leur société Loribel. Nous avons vécu une très belle aventure ensemble, ce sont tous deux des gens formidables qui m’ont mis le pied à l’étrier et qui m’ont ouvert un carnet d’adresses.

Me permettant ensuite de travailler aux côtés de Cauet ou bien encore Camille Combal. Sans oublier mon apport à des émissions pour France Télévisions ou bien encore Comédie !, avec Anthony Kavanagh, pour « Nous avons les images », concrétisé par deux beaux primes en 2010.

C’est un parcours varié, avec toujours l’écriture en toile de fond.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? A l’inverse, quelles en sont les principales différences ?

C’est une question peu évidente. A chaque fois que j’ai pu mener un projet, je me suis alors retrouvé dans un exercice complètement différent de ce que je faisais avant. Seules les erreurs sont retenues d’une expérience à la suivante pour justement ne pas les reproduire.

Fonctionnant systématiquement avec de nouvelles personnes et donc de nouveaux égaux, l’impression de recommencer de zéro est permanente. Ce qui est très intéressant car elle permet d’apprendre en toute occasion. C’est un peu comme être un enfant dans une cour de récréation.

La complémentarité que l’on croit avoir et connaitre à un moment donné n’est pas avérée, entraînant alors un nouvel apprentissage. C’est très instructif !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je me concentre actuellement davantage sur la fiction. Notamment avec la série de télévision, au travers d’un format qui me tient à cœur mais qui n’est que peu développé en France, à savoir le 26 minutes. Il fonctionne très bien en humour et en comédie.

J’ai eu l’opportunité cette année de développer trois séries avec une jeune boite de production, Darelite 52.

Notamment « Sandrine», reprise d’un projet québécois mené par Aventi, qui possède « Un gars, une fille ». Sans oublier « Brico + », une nouvelle série se déroulant dans un magasin de bricolage.

Enfin, « L’hôtel des bons vivants », que je coécris et coréalise et dont nous avons fini le tournage du pilote vers la mi-juin. Traitant d’un faux documentaire dans un hôtel, ce format de 26 minutes possède un casting et un potentiel importants. On peut citer notamment Daniel Prevost, Marthe Villalonga ou bien encore Jean-Pierre Castaldi. Je pense sincèrement que les projections tests pourront se dérouler à la rentrée.

4/ Par la suite, aimeriez-vous vous consacrer à une thématique en particulier ? Ou la complémentarité des deux vous attire-t-elle davantage ?

Toutes les thématiques m’intéressent à partir du moment où je peux apprendre des choses.

Je suis d’ailleurs en train de développer un court-métrage, nous sommes en recherche de financements complémentaires après la participation collaborative sur Ulule. Du nom de « Claire », c’est un film fantastique qui évoque la Dame Blanche. C’est un art nouveau pour moi que j’ai plaisir à faire. La réalisation aura lieu à la rentrée.

L’écriture a démarré en 2010, nous en sommes actuellement à la huitième version. C’est un court-métrage avec, je tiens à le dire, une réalisation très travaillée et des plans léchés. Le rythme et l’univers sont très différents de l’humour et de la comédie.

Marion Huguenin interprétera le rôle principal, celui de Claire. Avec sans doute une surprise capillaire. Elle sera accompagnée d’un beau casting, avec Didier Mérigou en tant que comédien principal, ou bien encore Patrick Puydebat qui jouera un agent immobilier.

Au-delà d’être mon ami, ce dernier est un comédien fabuleux qui, en plus de ses qualités artistiques, possède des qualités humaines rares de nos jours chez les acteurs nouveaux. Ajoutons que Patrick, comme beaucoup de comédiens de l’époque AB Productions, possède un très bon savoir-faire et une pertinence au travail que n’ont pas de jeunes comédiens plus prétentieux avec pour unique rêve de faire du cinéma.

De façon générale, les premiers profils cités ne sont pas assez exploités et utilisés au cinéma et dans les courts-métrages. Ils ont beaucoup de talent. Heureusement, des réalisateurs de ma génération commencent à s’intéresser davantage à eux pour leur proposer des rôles à la hauteur de leurs compétences.

5/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. A ce titre, comment vous organisez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

L’improvisation n’a pas, selon moi, sa place sur un tournage. Les comédiens dépendant de la réalisation et la mise en scène, qui sont suffisamment calées.

Il est certes bien d’avoir un espace de liberté mais le contraire est encore plus vrai selon moi. Les effets mis en avant lors de l’improvisation peuvent en effet ne pas être captés ou être mal réalisés, ce qui serait alors dommageable.

C’est pourquoi il est préférable, je crois, de se cantonner au texte, quitte à changer quelques mots, quelques virgules voire quelques chutes.

Aussi, j’apprends le texte, mais pas à la virgule près et je cherche surtout à connaitre les intentions du personnage. J’essaie ensuite, lorsque cela ne me convient pas, de modifier quelques mots ou certaines ruptures.

Typiquement, sur le tournage de la série « Les Mystères de l’Amour », où l’on dépend des trois caméras nous filmant, l’improvisation et l’adaptation personnelle ne seraient sans doute pas bien captées et sont donc à éviter.

6/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration en tant qu’écrivain ?

Comme je le dis souvent, l’essentiel en tant qu’écrivain est de ne pas oublier de vivre. Il faut éviter de se mettre de la pression sur la quantité de lignes à écrire par jour. Si pression il doit y avoir, ce doit être celle de savoir profiter de la vie et de ses amis.

Il est important de ne pas aller dans l’habitude. La personne qui connait la routine ne peut pas être un bon auteur. Il faut casser son quotidien, s’impliquer dans sa vie et éprouver des choses.

Ecrire, c’est vivre ! Il faut rencontrer du monde, des personnes les plus traditionnelles aux gens les plus singuliers. Il faut parler aux autres, tous ont des rythmes et des sonorités différents.

Dans ce cas, lorsque l’on se met derrière une feuille, l’inspiration est alors naturelle et vient d’elle-même. Pour écrire juste et avoir des choses à dire, la routine ne doit pas exister sinon l’auteur ne connait en permanence qu’une seule et même musicalité.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs pour les inciter à suivre votre parcours ?

Cassez votre routine, arrêtez de suivre Brad Pitt ou Angélina Jolie. Suivez-moi plutôt ! Cela va casser votre routine et faire de vous des auteurs.

On se rencontre, on va boire un verre ensemble et on voit ce qui se passe. Puis, le lendemain, nous écrivons quelque chose ensemble…

Un grand merci Edouard pour cet agréable échange !

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La comédienne Marie-Céline Courilleault nous dévoile ses projets !

28 Juin 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Crédit photo Sylviane Le Forestier
Crédit photo Sylviane Le Forestier

Bonjour Marie-Céline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre cv met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du chant, de l’écriture mais aussi de la comédie. Pour commencer, comment résumeriez-vous simplement votre parcours artistique ?

J’ai commencé avec le théâtre et la musique, étant tombée toute petite de la marmite de ces deux arts. L’école dans laquelle j’étais avait une association culturelle qui jouait un rôle très important, où j’ai eu la chance de côtoyer des personnes qui sont aujourd’hui de grands professionnels extrêmement reconnus.

Notamment les frères Bellorini, qui possèdent actuellement leur propre compagnie à succès. L’un deux, Jean, est le directeur du théâtre national de Saint-Denis.

J’ai ainsi eu le virus artistique très vite. D’autant plus que j’étais, en parallèle, inscrite au conservatoire depuis l’âge de cinq ans, où je me suis initiée au piano, au solfège et à la chorale.

Mes parents m’ayant incitée à mener des études, je me suis spécialisée en langues, littératures et civilisations étrangères puis j’ai obtenu un master de traduction littéraire. C’est par la traduction qu’est arrivée l’écriture…

Faisant le lien entre ces différents arts, j’écris aujourd’hui beaucoup pour le théâtre et j’aime adapter les romans que je traduis en scénarii. Pour moi c’est une véritable chance de pouvoir tracer des ponts entre les deux domaines.

2/ Quelles principales complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le chant et la comédie sont souvent séparés en France, chaque art étant placé dans une petite case. L’on est soit chanteur soit comédien. A l’inverse, j’ai eu la chance d’aller dans des pays où, par vocation, la formation est pluridisciplinaire. Notamment en Biélorussie où j’ai étudié Stanislavski.

Les comédiens y sont bien évidemment capables de jouer, mais ils ont aussi un apprentissage physique extrêmement intensif. Ils sont donc capables de danser, sans être premièrement danseurs.

Pour revenir à votre question, le chant, au travers de la voix, permet d’exprimer finalement les mêmes émotions qu’au théâtre. Avec un côté plus naturel et moins intellectuel peut-être.

Il en va de même pour l’écriture, à la différence que l’expression se fait par la main. A l’inverse, l’on y est seul, même si l’on écrit pour être lu évidemment. Contrairement au théâtre où le rapport au public est immédiat.

Ajoutons que la rencontre avec le public est décalée dans l’écriture comme au cinéma. Ce qui fait la magie du théâtre pour moi c’est la communion entre la salle et les comédiens, c’est chaque soir différent et parfois extrêmement gratifiant cette proximité et ce retours instantanés.

3/ Vous mettez en avant vos projets actuels d’écriture et de théâtre. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage ?

Je suis ravie de vous annoncer que je vais, avec ma compagnie, monter une pièce de théâtre sur le thème de Noel, Réveillon or not réveillon, qui se jouera en novembre et décembre prochains. C’est un thème important, qui concerne tout le monde et pour lequel chacun a beaucoup d’anecdotes à raconter !

Cette pièce que j’ai écrite s’adresse aux adultes ou aux enfants à partir du moment où ils ne croient plus au Père Noël. Sans tout vous dévoiler, l’on y retrouvera des personnages types de Noel dont le Père Noël et son renne... Je voulais interroger le sens de cette fête de façon décalée pour relativiser un peu !

La pièce est une vraie comédie pour retrouver une sorte de plaisir dans Noël, ce qui n’est pas forcément évident, certains vivent ce moment de l’année comme une contrainte. L’objectif étant de retrouver à la fois la magie et apporter un petit peu de légèreté !

Nous aurons la chance de jouer dans le très beau théâtre du Funambule, à Montmartre. J’en suis ravie. Nous y serons les jeudis, vendredis et samedis soirs, à 21h 30, ainsi que les dimanches à 16h.

Par ailleurs, j’ai réalisé mon premier court-métrage en tant que réalisatrice avec deux grands messieurs, Michel Pilorgé et Guillaume Cantillon, et nous nous lançons dans l’aventure des festivals, en France et à l’étranger.

4/ Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de cette pièce ?

Le point de départ est toujours une envie ou un fond très personnel, pour décaler ensuite. Je fonctionne systématiquement comme cela dans mon écriture.

Je démarre à partir d’un évènement qui me touche, de quelque chose que je ressens ou d’une émotion. Dans le cas cité, le déclic est venu d’une discussion avec un ami qui souhaitait partir à l’étranger pour ne pas fêter Noel à Paris. Je m’y suis reconnue car il m’est arrivé par le passé de ne pas avoir particulièrement envie de sacrifier à la tradition.

Et j’ai constaté que pour beaucoup d’adultes Noël cristallisait angoisses et contraintes, j’ai donc eu envie d’aborder ce thème. La difficulté a ensuite été de trouver un ton inédit car Noël est un thème porteur au cinéma et au théâtre ! Je voulais apporter ma touche personnelle, un brin de fantaisie et, je l’espère, d’originalité.

Je suis partie d’une question simple : quels sont les personnages qui viennent à l’esprit quand on pense à Noël ? Me sont alors apparus, bien évidemment, le Père Noel mais aussi l’un de ses rennes et puis la dinde ! Haha. Après tout, c’est un personnage central ! Le dernier personnage est celui de Marie, la mère de Jésus mais c’est une Marie très loin de l’image religieuse, sans pour autant qu’elle puisse choquer les croyants je pense. Elle est très moderne et rejoint le Père Noel dans ses considérations désabusées sur cette fête.

5/ Parmi tous ces personnages que nous venons d’évoquer, lequel interpréterez-vous ?

Pour des raisons techniques, puisque j’effectue la mise en scène, je jouerai le dernier personnage qui apparait, à savoir celui de Marie.

Je dis souvent que, dans mes pièces, tous les personnages sont une partie de moi, ou vice et versa. C’est pourquoi j’aurai très bien pu interpréter un autre rôle mais je préfère mettre en scène et n’apparaitre que plus tard dans la pièce, du moins sur ce projet-là.

6/ Quelles sont, en parallèle, vos autres envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ou la complémentarité de l’ensemble vous intéresse-t-elle davantage ?

C’est une excellente question ! La vie fait souvent que nous n’avons pas vraiment le choix. Prenons l’exemple de mon actrice américaine préférée, Meryl Streep, qui a toujours voulu être chanteuse mais qui a une carrière fabuleuse d’actrice, et quelle carrière ! Comment regretter ?!

La vie nous oriente parfois d’un côté ou d’un autre. Ce serait donc présomptueux de choisir un art en particulier. J’aime vraiment tout ce que je fais, c’est une passion dans laquelle je me retrouve et où je m’épanouis. Alors je dirais que je fais confiance à la vie !

Même si je devais ne garder qu’une seule casquette, je continuerais à pratiquer les autres arts en parallèle, dans la mesure du possible, ne serait-ce que pour moi. Je vois ces différents domaines comme un tout faisant partie de moi.

Par exemple je ne me force jamais à écrire, ça vient comme une évidence, j’ai toujours mes petits carnets sur moi et lorsque cela fait longtemps que j’ai traduit, j’ai besoin de revenir à des textes car ils me nourrissent.

Au fond, je suis convaincue de la complémentarité des arts parce que très souvent le cinéma est basé sur des grandes œuvres de la littérature. Et le chant, le chant c’est la vie aussi, le souffle…

7/ Les rythmes sont généralement soutenus sur les plateaux de tournage. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

Plusieurs techniques existent sur la façon de travailler le texte. Il est nécessaire d’avoir une certaine souplesse pour pouvoir s’adapter aux besoins du metteur en scène ou du réalisateur. Dans la plupart des cas, j’ai pu constater que les réalisateurs laissent une liberté assez grande aux comédiens par rapport au texte. Toutefois, certains veulent retrouver mot pour mot le script original.

A titre personnel, j’apprends le texte en cherchant à retrouver une certaine fluidité et mon naturel.

La maîtrise du texte est essentielle avant d’arriver sur le tournage pour pouvoir prétendre ensuite à une certaine liberté dans la gamme du jeu.

8/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours mais aussi à venir vous voir sur scène en fin d’année ?

Si vous êtes passionnés, curieux, si vous avez envie de rire, de voir la vie autrement, de vous amuser avec intelligence et sans pour autant se prendre la tête alors suivez les fantastiques aventures de ma compagnie Multi-Vers et puis les miennes, si le cœur vous en dit, plus on est de fous, plus on rit !

Ce fut un plaisir Marie-Céline d’effectuer cette interview en votre compagnie !

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