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Le médias blog de Julian

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Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

10 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre, #Télévision

Claude Jan, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile ses projets !

Bonjour Claude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, de la publicité ou bien encore de l’animation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

Ma passion pour ce métier me vient certainement de mon grand-père, que je n’ai d’ailleurs jamais connu. Qui était comédien italien et qui a tourné de nombreux rôles assez importants dans les années 70 et 80.

J’ai presque toujours fait du théâtre, en démarrant sur les planches à l’âge de 10 ans. En amateur au début, mais j’écrivais déjà mes sketchs et j’étais responsable d’un groupe à Montreux, ma ville de naissance.

Le fait d’être en représentation, face à un public, m’a très vite attiré. La scène a donc été mon premier amour, bien avant d’enrichir ensuite ma palette. Mais je pense être avant tout un comédien de théâtre.

2/ Quelles complémentarités y retrouvez-vous ?

Le théâtre nous apprend à bouger et à placer notre voix. Il est l’art de base. C’est ensuite plus simple pour faire de la télévision et de la publicité.

Mon expérience m’aide également pour l’écriture. J’ai ainsi rédigé un programme court, « Le chien des Robert », qui devrait être produit par TF1. Où l’on comprendra ce que pense cet animal. Je viens de tourner le pilote avec Danielle Evenou, qui interprète ma maman.

Aujourd’hui, même pour des shootings photos, il est attendu que la personne soit expressive. Ce qui n’était pas forcément le cas plusieurs années en arrière. Le théâtre est donc, je le crois, la corde la plus utile pour espérer réussir dans le milieu artistique.

3/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le réalisateur Henri Bargès m’a dit, il y a quelques mois, lors du tournage d’une publicité, d’une durée de cinq jours, n’avoir jamais tourné avec un comédien aussi précis. Ce qui m’a fait chaud au cœur.

J’aime bien apprendre mon texte à l’avance et j’ai la chance d’être plutôt à l’aise dans cet exercice. Pour les séries où les rythmes sont particulièrement intenses, il est aussi nécessaire de se l’imprégner, pour qu’il fasse partie de nous. Pour cela, répéter ses phrases en se lavant ou en faisant la cuisine est souvent très ludique.

Je suis très à cheval sur l’exactitude de l’interprétation, du texte et du placement. Quand je fais quelque chose, je m’efforce de le faire bien.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation ou l’angoisse ?

Je ne ressens pas de la peur, je dirais plutôt que c’est de l’adrénaline. Typiquement, j’ai le souvenir d’avoir joué devant 1 000 personnes, au Palais des Congrès à Lyon, la pièce « Les monologues du pénis ». L’excitation et l’adrénaline ressenties étaient alors très fortes. Ces instants sont intenses, rares et précieux.

Contrairement à la télévision ou au cinéma, le théâtre est sans filet. Il n’y a pas le droit à l’erreur. En plus, l’échange avec le public est instantané. Au travers notamment des rires, des larmes ou bien encore des applaudissements.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Aimeriez-vous vous orienter vers une thématique plus précisément ? Ou la diversité des compétences vous attire-t-elle davantage ?

J’ai récemment participé aux premières lectures de la pièce « La goutte ». Avec notamment le petit-fils de Louis de Funès. Il est possible que l’œuvre se joue dans un grand lieu parisien dans les mois à venir.

Même si l’emploi du temps qui va avec ne permet pas facilement d’associer des tournages en journée. D’autant plus que je travaille beaucoup en province et à l’étranger. Un choix fort est donc à faire.

6/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

S’intéresser à l’art permet une certaine ouverture d’esprit et aide à s’intéresser à la vie. L’art, c’est le cinéma, la télévision, les livres ou les monuments.

Il faut être curieux de thèmes qui, à première vue, ne nous passionnent pas particulièrement. Pour découvrir de nouvelles choses.

L’art, c’est la vie !

Ce fut un réel plaisir, Claude, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

10 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Le comédien Pierre Rousselet nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous serez à l’affiche, à partir du 4 février, de la pièce «Je crois qu’il aime ma femme», aux côtés de Elodie Colin et Farid Omri. Quelle en est la thématique ? Quelle histoire y est racontée ?

L’histoire met en avant un couple qui essaie désespérément d’avoir un enfant, sans succès. Ils ont même tenté d’adopter, mais cela n’a pas fonctionné. Aussi, ils décident d’inviter quelqu’un pour le désigner comme géniteur, sans l’en informer.

Mais la soirée ne va pas se passer comme prévue et partira un peu dans tous les sens.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage de Sam ? Comment l’abordez-vous en termes de jeu ?

Sam est le gendre idéal. Il est délégué ministériel et travaille pour l’éducation nationale. C’est quelqu’un de bien.

Il habite Bordeaux et est de passage sur Paris afin de faire une formation sur la laïcité. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’il a rencontré Marie, la femme du couple évoqué précédemment.

Sans tout dévoiler de l’intrigue, il faut savoir que Sam est assez déprimé. Il vient récemment de se séparer de Camille, ce qui le rend très triste.

3/ Quelles sont, selon vous, les clés artistiques de la pièce pour plaire au public ?

Farid Omri, l’auteur de la pièce, avait déjà écrit, il y a quelques années, le succès « Couscous aux lardons ». Il a don de savoir rédiger et mettre en scène des pièces qui sont très drôles et très distrayantes.

Sur de vrais sujets de fonds, avec de fortes questions, permettant une certaine remise en cause. L’analyse qui en est faite de la société est très pertinente.

La pièce est dans l’air du temps, basée sur des sujets d’actualité. J’espère que vous passerez un bon moment. Les premiers retours, lors des répétitions, sont en tout cas très positifs.

A quelques jours du démarrage, nous sommes tous excités. C’est une création, nous sommes, si je puis dire, sur le point d’accoucher. Cette œuvre est un peu notre bébé, nous nous sommes beaucoup investis, avons travaillé les textes, les costumes et les décors.

Nous avons tous envie de découvrir le retour du public.

4/ Revenons sur ces deniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité et impatient de retrouver le public ? Ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

L’angoisse est présente, il y a toujours cette petite boule au ventre que l’on ne maitrise pas. Alors en pleine concentration, on espère que tout va bien se passer, sans trou de mémoire ou couac dans la mise en scène.

Une fois une scène, ce sentiment s’oublie et l’on est vraiment dans le personnage. On embrasse alors plutôt les craintes et les peurs de ce dernier.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’ai hâte de découvrir plusieurs films dans lesquels j’ai tourné. Comme « Hôtel occidental », où j’interprète un enquêteur de police. Le tournage a eu lieu au début 2015 et sa diffusion en salle est attendue prochainement.

En parallèle, j’ai également eu la chance d’avoir un rôle dans « Mon nom à Pigalle », aux côtés de Reda Kateb, sous la réalisation de Hamé et Ekoué.

6/ Vous évoquiez les plateaux de tournage. Les rythmes y sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’apprends beaucoup les textes et je relis régulièrement le scénario. Je cherche ensuite à m’imprégner du personnage, notamment en m’habillant comme ce dernier pourrait le faire, selon mon imaginaire. Pour l’inclure dans mon quotidien, quelques jours avant l’arrivée sur le plateau.

Il se passe toujours, sur un tournage, des choses imprévues. Ce qui fait la magie de ces moments. J’ai déjà pu penser à plusieurs orientations, qui finalement ont totalement différé le jour J. Certains moments, ainsi, nous échappent et cela donne, au final, des scènes souvent magnifiques.

7/ En conclusion, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs pour, si ce n’est pas déjà fait, les inciter à venir voir la pièce ?

Si vous avez envie de passer un bon moment et une bonne soirée, en couple, en famille ou avec des amis, n’hésitez pas à venir au théâtre Montorgueil pour rire avec nous.

C’est une pièce pour tous les publics.

Merci Pierre pour cet agréable échange !

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Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

4 Janvier 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Renaud Le Bas, artiste aux multiples casquettes, évoque son actualité et ses projets !

Bonjour Renaud,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à notre sollicitation.

1/ Vous êtes, comme en témoigne votre parcours, un artiste aux multiples casquettes. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la publicité, de l’écriture et de la réalisation. D’où vous vient cette passion pour l’art, au sens général du terme ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Le cursus initial n’était pas prévu ainsi. Je n’avais jamais fait de théâtre avant de rentrer à l’école de la comédie de Saint-Etienne. Les rencontres m’ont beaucoup aidé à avancer. A l’époque, je ne le percevais pas encore mais, aujourd’hui, j’en suis intimement convaincu, le besoin de dire quelque chose est à l’origine de mon parcours.

Que ce soit le jeu ou l’écriture, c’est l’apprentissage des techniques qui m’ont le plus intéressé, mieux comprendre le processus artistique pour transformer une émotion en un outil permettant de dire quelque chose. Il est important de composer avec soi-même mais également d’acquérir de la distance pour parler aux autres.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Si je n’avais pas été acteur, je n’aurai peut-être pas écrit de pièce.

Je n’ai pas envie de raconter ma vie, je souhaite que mon expérience personnelle soit mise au service de quelque chose de plus important. En l’occurrence le vivre ensemble. Dans « un visible Théo », pièce éditée au cahier de l’égaré j’ai voulu trouver un angle où tout un chacun peut se reconnaitre, parler des points communs plutôt que stigmatiser les différences, je souhaitais raccourcir la distance, entre deux communauté de parents : ceux vivant avec le handicap et ceux ne le connaissant pas pour parler à tous.

Au-delà de cela, la pratique du jeu m’aide aussi à me rendre compte de la meilleure façon d’écrire et de construire un personnage.

3/ Quelles sont généralement vos principales sources d’écriture ?

Elles sont diverses et variées. Pouvant être des auteurs, des films ou bien encore des réalisateurs. Les réalisateurs anglais tout particulièrement, qui sont souvent « dans l’humain ».

Mais de façon générale, elles sont empreintes de comédie.

4/ Les rythmes sur les plateaux sont souvent très soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

La base est de savoir son texte. Le casting en amont aide aussi à comprendre le fonctionnement et les attentes théoriques. Je viens avec une ou deux propositions, tout en restant ouvert.

L’autre pilier : être à l’écoute de ses partenaires.

5/ Quels sentiments prédominent en vous au moment de monter sur scène, avant une représentation théâtrale ? L’excitation de retrouver le public ? Le stress d’une nouvelle date ?

Tout dépend des spectacles. J’ai beaucoup travaillé avec Frédéric Andrau, que j’admire beaucoup, et qui a l’habitude de me mettre sur le plateau avant même l’arrivée des spectateurs. Je compte alors les gens et cela m’aide à me concentrer, à m’oublier moi-même.

Il n’y a pas, je crois, de méthode. Certains acteurs ont besoin de se concentrer, d’autres pas. Le trac est une sensation qui vient, qui part et que je ne recherche pas.

Le plus important est d’être dans le moment, quel que soit l’état dans lequel l’on se trouve. Il faut accepter d’être dans l’instant.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

Ma grande envie est de réaliser « A l’air libre », long-métrage pour lequel je suis accompagné par « Les films de la butte » pour la production et que j’ai coécrit avec Serge Hazanavicius.

L’histoire d’un homme qui à la naissance de son fils a décidé de rayer le mot rêver de sa vie pour le remplacer par le verbe gérer. Huit ans après, en bon scaphandrier, il a construit un bulle autour de sa famille, Claire son épouse et son fils Théo, une bulle qui étouffe, qui empêche de vivre à l’air libre et qui déjà se fissure de l’intérieur. Il va lui falloir réapprendre à rêver, à vivre aussi pour lui s’il ne veut pas tout perdre.

Tous, nous pouvons nous retrouver dans Massimo. La seule différence, c’est que Théo est handicapé mental, ce qui ne l’empêche pas d’aller bien. Avec humour et bienveillance, mais aussi sans édulcorer la réalité, j’ai voulu raconter que mes interrogations de père d’un grand gars de 21 ans handicapé sont finalement très proches de n’importe quel papa. Finalement, qu’est-ce que c’est être père ? Et qu’ai-je à transmettre ?

A titre personnel, sur ce deuxième point, je me suis rendu compte que la seule chose que je peux transmettre à mon fils, puisque je ne pourrai pas lui apprendre à écrire ou à jouer au théâtre, c’est sa propension à être heureux dans sa vie. Et si moi-même je ne le suis pas, comment pourrai-je lui transmettre ?

Je viens également de terminer le tournage de mon premier court-métrage en coréalisation avec Yves Legrain : « Intérieur nuit ». L’histoire d’une serveuse un peu fatiguée qui va rêver la fermeture de son bar.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art est un dialogue. Il ne faut jamais se dire que c’est quelque chose d’hermétique qui n’est pas pour vous. Par contre, vous avez le droit de ne pas aimer ce qui vous est dit dans cet échange.

Ce qui est important, c’est de rester ouvert et de se laisser surprendre.

Bref, laissez-vous tenter, vous ne savez pas ou cela peut vous emmener.

Effectuer cette interview avec vous, Renaud, fut une joie !

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