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Le médias blog de Julian

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Olivia Gotanegre : parcours, projets, envies - elle évoque tous les sujets !

3 Avril 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Olivia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes comme en témoignent vos expériences notamment au cinéma, en télévision, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’adore raconter une histoire au sein d’une équipe et entrer dans un univers. J’aime rencontrer un réalisateur, confronter nos points de vue sur un scénario, être dans l’échange autour du personnage. La collaboration sur un projet artistique est ce que je préfère.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités artistiques entre les différents domaines évoqués ?

Ces domaines sont quand même un peu différents. Je fais moins de théâtre maintenant. Je fais du cinéma, de la télévision et des voix pour des documentaires, des publicités et des jeux vidéos. Je ne réfléchis pas forcément en termes de complémentarités, je me questionne davantage sur l’envie de travailler avec telle ou telle personne ou sur un projet particulier. Parce que c’est une question d’engagement.

 

Ce sont surtout la richesse et la diversité qui me plaisent et c'est assez sympa, c’est vrai, de pouvoir se balader parmi les genres.

 

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre préparation en amont?

Ca dépend du type de rôle. Dans la série politique irlandaise « Charlie » interprétée par Aidan Gillen, je jouais Anne Pingeot, la maîtresse de François Mitterrand. Il était évident qu’il fallait que je sache qui elle était et, en 1981, ce qui s’était passé précisément en Irlande, au niveau historique et politique. Il y a eu une énorme recherche en amont de qui a fait quoi, de qui était qui, pour comprendre ce qui se joue entre les personnages, et aussi à quel point Anne Pingeot était présente auprès du chef d’état dans le cadre de leur relation cachée du grand public.

 

J’ai donc travaillé là-dessus et sur ce qu’il était possible de faire ou pas à cette époque pour cette femme qui était dans l’ombre. Je me suis aussi demandé quels étaient les enjeux de mon personnage au milieu de ces joutes politiques. Il y avait énormément de choses à jouer, ce qui était très jouissif.

 

Dans « Versailles », je me fais tuer dans une scène. C’était tout une succession d’émotions extrêmement fortes qu’il fallait jouer puisqu’en l’espace de quelques secondes, on passe de la joie à l’inquiétude, puis on tue devant ses yeux son mari, son fils, puis elle reconnait le tueur… Bref je me suis plutôt préparée émotionnellement.

 

Quand on lit un scénario, on a des images, des émotions et une envie de faire aller notre personnage dans un certain sens. Evidemment on en discute avec le réalisateur mais on ne sait pas ce qui va se passer sur le plateau. Il faut donc venir avec sa proposition et pouvoir la moduler pour s’adapter à ce que le réalisateur veut aussi à ce moment-là sur le plateau. Il peut avoir l’envie d’essayer des choses que l’on ne gardera pas forcément et il faut être en mesure de pouvoir les proposer. Il faut aussi croiser les doigts pour que sa vision et la notre se rejoignent.                                                                                                                

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

Le trac. Le mélange d’une énorme envie d’y aller et en même temps une peur farouche. J’adore quand la salle gronde, cette vie, cette attente. On sait que ça va commencer dans peu de temps, que c’est imminent. Notre job est de faire voyager le public, de l’emmener dans l’univers de la pièce.

 

En fait, il y a beaucoup d’attente des deux cotés du rideau et c’est palpable dans l’air.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

Je travaille souvent sur des projets internationaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’aime ces différentes manières de travailler et notamment celles anglo-saxonnes. Je souhaite vraiment aller davantage dans ce sens.

 

D’ailleurs, il y a de plus en plus de coproductions internationales et ça c’est fantastique parce que ça apporte de la richesse à tous les niveaux.

 

Ce que l’on peut me souhaiter, ce sont de jolis rôles au cinéma et j’aimerais beaucoup aussi jouer un personnage important dans une série courte d’une dizaine d'épisodes, pour avoir tout simplement l’opportunité de le travailler en longueur un rôle. Ces formats permettent de raconter énormément de choses, de voir évoluer son personnage, d’être au cœur de l’humain et de sa complexité. C’est ce qui m’intéresse.

 

6/ Enfin, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à travailler sur des projets intéressants, avec des gens talentueux, parce que c’est un pur bonheur et que l’on apprend beaucoup.

 

Ce fut un plaisir, Olivia, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

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Mélissa Silveira Sanchez évoque ses actualités et projets artistiques !

29 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Mélissa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène mais aussi en télévision. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? D’où vous vient cette passion ?

Je crois que je ne pourrai pas faire autre chose. Je ne sais faire que cela. A la base, j’ai commencé le théâtre car, à la maternelle, je ne parlais pas. A l’école, ils pensaient que j’étais muette. Du coup, ma maman m’a inscrite à des cours de théâtre, j’ai eu peur, je me suis enfuie. J’avais trop peur de parler. Même à la boulangerie, c’est dire à quel point j’étais une timide maladive.

En fin de primaire, une professeur a monté une pièce de théâtre, un Molière, « Le bourgeois gentilhomme ». Ce fut une révélation, je me suis dit que je voulais en faire toute ma vie. Je ne me suis pas arrêtée et je ne peux pas m’arrêter.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités ou des singularités entre les différents domaines évoqués ?

Une chose est sûre, jouer au théâtre ou jouer face à une caméra n’est pas le même exercice. Sur les planches, il y a, pour moi, beaucoup plus d’investissement en amont. Dans le sens où l’on ne compte pas les heures de répétition, pendant plusieurs mois. En étant devant un public, le quatrième mur n’existe pas.

Au cinéma, la caméra voit tout, même le moindre mouvement de sourcil. C’est peut-être un travail plus psychologique. Plusieurs méthodes existent d’ailleurs pour le jeu. Mais il faut tout additionner pour, à la fin, prendre ce dont nous avons besoin pour jouer.

Récemment, j’ai joué un homme, sur scène, dans une pièce de Victor Hugo. Ce fut un exercice bien différent d’un texte plus contemporain. J’ajouterais que le cinéma permet d’être plus proche de soi-même.

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il faut avoir travaillé son texte et son personnage, c’est très important. Il en va de même lors d’un casting, je travaille le rôle comme si je l’avais. Il y a quelques fois des répétitions, comme au cinéma, qui permettent de se préparer et de mieux se concentrer. Le plaisir est aussi un facteur important. Faisons les cons sérieusement !

Le scénario inspire quelque chose qui est propre au comédien, chacun a sa propre interprétation. L’artiste apporte donc une partie de son intimité. C’est très plaisant.

J’aime aussi me faire guider pour être sur la bonne route. L’acteur n’est qu’un élément, une petite partie du puzzle, d’un film mené de bout en bout par un réalisateur qui, lui, projette l’ensemble.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

Mais qu’est-ce que je fais là ? Cependant, une fois que je suis montée sur scène, je vis le moment présent et, même si le public ne parle pas, je l’entends, je le vois, je le sens, c’est un réel plaisir !

Le trac est toujours là, même au bout de nombreuses représentations car chaque soir est différent.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais de plus en plus me tourner vers le cinéma, vers les courts et les longs métrages. Je viens d’ailleurs de co-écrire avec la talentueuse comédienne et metteur en scène, Eliza Calmat, un court-métrage, « Diego ».

C’est l’histoire d’un jeune mec handicapé qui vit avec sa soeur ultra protectrice. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts. Une jeune femme borderline fait irruption dans leur vie, Ella. Diego tombe sous le charme de cette inconnue et avec l’accord de sa soeur décide de l’héberger. Une histoire d’amour naît entre Diego et Ella. Cette rencontre va pousser Diego à se dépasser. A eux trois, ils vont oser vivre et peut être, retrouver une forme d’espoir.

En fait, mon frère et ma sœur sont atteints d’une maladie génétique rare, le CDG syndrome, c’est une atrophie du cervelet. Ma soeur c’est la romantique. A 36 ans, elle rêve d’avoir un amoureux et collectionne les poupées. Diego, lui c’est le jeune philosophe, il a conscience de son handicap, et ça le révolte. Il nous demande d’ailleurs souvent, quand il va guérir. Cela est impossible, c’est injuste mais il faut vivre avec. Le handicap est un sujet dont j’ai envie de parler car, en France, si on n’y est pas confronté, on en est assez détaché. On a soit peur d’approcher, soit pitié. On ne voit que le handicap et pas la personne. Etre handicapé c’est pas une identité.

Merci Mélissa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

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Hanna Castera : parcours, actualités, projets - elle nous dit tout !

26 Mars 2017 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Musique

Bonjour Hanna,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment chanteuse, comédienne et réalisatrice. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

C’est vrai, j’ai plusieurs casquettes mais je dirais même que je suis assez autodidacte. Cela gêne un peu en France. Je suis surtout très passionnée, j’aime mon métier, j’aime chanter, j’aime faire la comédie, j’aime créer des choses et j’aime faire ça pour le partager avec les gens car c’est un métier de partage avant tout.

2/Quelle suite logique retrouvez-vous dans votre parcours pour ces différentes casquettes?

J’ai débuté très jeune, avec la chanson. Ensuite est arrivé le cinéma, j’ai fait de la comédie car j’aime cela. A force de ne pas avoir en fait des rôles que j’aurais aimé jouer, j’ai créé afin de faire des choses que j’avais envie de faire.

3/ Quelles sont vos sources d’inspiration musicales ?

Je n’ai pas spécialement de source, je chante ce que j’aime. Je ne peux pas chanter une chanson si je ne la ressens pas. Il faut que cela me fasse vibrer, c’est très important.

En qualité d’appréciation de chanteurs qui existent, j’ai plusieurs personnes. C’est vrai que les gens ont tendance à me qualifier de Johnny féminine. Je ne le fais pas exprès, j’ai une voix dans le style mais c’est mon chanteur préféré en France.

J’aime aussi d’autres voix, Florent Pagny, Céline Dion, Whitney Houston ou bien encore Mariah Carey. Ce sont des styles différents. Je n’aime pas toutes leurs chansons mais j’apprécie quand l’émotion passe. Faire passer ces émotions est très important pour moi.

On me considère un peu comme une révolutionnaire, je suis très provocante dans les textes. Il y a 4 ans de cela, un ami malheureusement décédé aujourd’hui m’avait écrit « Le droit des hommes ». C’est un appel à la révolution mais je l’ai interprétée. Je ne suis jamais rentrée dans les cases, je n’y arrive pas, ce n’est pas dans mon style et je suis plutôt partisane d’être libre tant que l’on reste bien sûr dans le respect des autres.

Quel souvenir retenez-vous dans votre carrière de chanteuse ?

Cela n’a pas toujours été facile, je me suis battue toute seule mais j’ai fait de belles rencontres et de belles scènes. J’ai quand même chanté devant 18 000 personnes. Mais, que je chante devant 10 personnes ou devant 18 000 personnes, c’est pareil pour moi car je chante avec passion.

C’est un partage avec les gens, j’ai besoin du contact avec le public. Le rapport de proximité est différent bien sûr selon la taille de la salle.

4/ Selon vous, quelles sont les clés pour bien réaliser un film ?

Je dirai qu’il n’y a pas de bien ou de pas bien. C’est très typique français de faire des choses comme les autres. Je ne veux pas faire comme tout le monde, je n’ai pas envie de ressembler à qui que ce soit, je veux que lorsque l’on regarde mes films on puisse dire que c’est du Hanna Castera.

Je ne dis pas que le travail des autres est mauvais, je dis juste que je n’ai pas envie de faire comme tout le monde, je n’ai jamais vécu comme tout le monde, je ne suis même pas née comme tout le monde. J’ai mes idées et je suis quelqu’un qui aime faire un film pour montrer la vérité, la réalité, qu’elles soient dures ou pas. Je vaux que les gens soient devant un fait accompli lorsqu’ils regardent mon film.

Toutes les personnes à qui j’ai montré mon film « Ames sœurs » ont pleuré, que ce soient les hommes ou les femmes. Ils m’ont dit que c’est violent psychologiquement, que c’est dur mais que c’est vrai. On sent la vérité.

Quand je fais travailler des comédiens qui tournent dans mes projets, je les amène à vivre la situation, pas à la jouer. Je ne veux pas que les gens jouent parce que, quand on joue, ca sonne faux. Le film est touchant, il sonne vrai car les gens vivaient le moment présent, ce qui est vraiment important.

5/ Devant la caméra, quel genre vous attire le plus ?

J’aime tout jouer, j’ai fait des styles différents, j’ai fait pas mal de choses assez violentes, que ce soit d’un point de vue psychologique ou physique. Mais j’aime tout jouer. Par exemple, dans « Ames sœurs », je fais le rôle de la malade, c’est vraiment très dramatique, cela m’a énormément touché quand j’ai tourné.

Mais je peux passer d’une veuve noire à une tueuse, en passant par une femme malade. J’aime faire tous les rôles, je trouve que l’on ne doit pas être limité dans un style. Ce qui est un souci en France. Il faut pouvoir avoir un éventail de rôles à faire.

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je suis en finalisation du film « Ames sœurs » dont je vous parlais. J’ai un deuxième long métrage que j’avais déjà commencé mais qui prend plus de temps car il y a beaucoup d’action dedans. Les combats d’arts martiaux me prennent du temps. C’est un film sur le monde de la prostitution, de la drogue et de la mondanité. Il y a une belle histoire d’amour. Il me reste encore un jour ou deux à tourner dessus. On peut citer Pierre Santini, Didier Roustan, Jean-Pierre Bernard, ils ont joué le jeu et ont apprécié.

Je suis en train d’essayer d’organiser un concert et je souhaite m’inscrire dans des festivals. La scène me manque, j’ai fait un concert il y a peu de temps à « L’étage » et ce besoin de scène, ce rapport de proximité avec les gens me manquent.

Merci Hanna pour votre disponibilité !

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