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Le médias blog de Julian

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Gaëlle Millon nous décrit sa nouvelle émission sur L'Equipe 21 !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision

Gaëlle Millon nous décrit sa nouvelle émission sur L'Equipe 21 !

Crédit photo : Pauce pour L'Equipe

Bonjour Gaëlle,

Pour commencer, merci beaucoup d'avoir accepté de répondre à une nouvelle interview pour notre blog.

1/ Vous présentez depuis quelques semaines deux nouvelles émissions sur L'Equipe 21, en l'occurrence « Sport Confidentiel », le jeudi à 20h 50 et « Le Mag Basket », le vendredi à 20h 10. Intéressons nous d'abord à la première citée. Pourriez-vous tout d'abord nous décrire le contenu de l'émission ?

C'est un magazine autours du sport avec des formats nettement plus longs que l'habitude sur L'Equipe 21. Nous aimerions nous rapprocher du « 7 à 8 » du sport.

Le football y est évoqué, mais pas uniquement. C'est une émission hebdomadaire avec 4 types de sujets : une enquête, sous forme de grand format, un inside, un portrait et un entretien.

Nous voulons être accrochés à l'actualité. Aussi, il est important, dans le choix des sujets, de regarder ce qui s'est déjà passé mais aussi ce qui va se passer.

C'est vraiment un magazine avec un format que l'on n'a pas ou peu l'habitude de voir sur la chaine.

2/ « Sport Confidentiel » a pour but notamment d'explorer le sport sous toutes ses facettes afin d'aller plus loin et au plus profond des faits qui font l'actualité. Nous avons commencé à en parler, comment préparez-vous cette émission ?

Nous travaillons avec une équipe complète. Deux journalistes venant de « L'Equipe » nous ont rejoints à la rentrée : Sébastien Tarrago qui en est le rédacteur en chef et Guillaume Dufy le rédacteur en chef adjoint. Trois journalistes supplémentaires viennent compléter l'équipe.

Nous discutons tous ensemble des sujets, notamment de la façon dont ils vont être traités. Pour ma part, j'écris mes textes le lundi ainsi que le mardi et nous enregistrons l'émission le jeudi matin.

3/ Vous avez présenté pendant plusieurs années les journaux d'information sur la chaine. A présent, au travers de cette nouvelle émission, vous prenez chaque semaine du recul pour éclairer les coulisses de l'actualité sportive. Avez-vous une préférence particulière pour l'un de ces deux exercices ? Quelles complémentarités et, à l'inverse, quelles différences y retrouvez-vous ?

C'est encore trop tôt, je pense, pour dire que je préfère l'un ou l'autre. Au travers des journaux d'information, j'aimais le direct donc cela peut éventuellement me manquer.

Mais, comme vous le dites, ce n'est pas inintéressant d'avoir un peu de recul sur les sujets traités, d'aller plus en profondeur, de faire plus de recherches et de vraiment connaitre les sujets à la perfection. Aussi pour bien les lancer car cela fait partie de mon travail.

J'ai traité l'actualité pendant 10 ans, au travers des news, du coup cette nouvelle émission est une autre corde à mon arc. C'est quelque chose de nouveau et qui me plait.

Tout le travail en amont, de recherche de sujets et de construction de l'émission, est aussi intéressant que la présentation.

4/ Didier Deschamps a accepté de participer à la première émission. Pouvez-vous déjà nous dire quels seront les prochains invités ou les prochains sujets abordés ?

Hatem Ben Arfa répond cette semaine aux questions de Sébastien Tarrago, nous avons aussi une enquête sur le sport dans les mairies d'extrême-droite. Pour son retour à la compétition ce week-end, Tessa Worley se verra consacrer « l'inside » de notre émission.

Nous aurons, la semaine prochaine, une enquête sur le football en Algérie, notamment sur la passion qui vire à certains moments à l'excès. Afin de coller à l'actualité de reprise de la NBA, un portrait de Boris Diaw sera également fait.

Un beau programme assez varié nous attend donc ! Nous ne sommes pas centrés uniquement sur le football, l'émission est orientée omnisports, pour intéresser un maximum de monde.

5/ Nous l'avons dit, vous animez en parallèle « Le Mag Basket », chaque vendredi en début de soirée, avec, à vos côtés, notamment le consultant Richard Dacoury. Il s'agit là de la seule émission 100% basket accessible sur une chaine gratuite. Quel est plus précisément le principe de l'émission ?

L'émission est née pour venir compléter l'offre basket sur notre chaine car nous diffusons déjà l'Eurocoupe, qui est la deuxième coupe d'Europe. Ce magazine a vocation à soutenir le match diffusé.

Nous nous sommes rendus-compte, lorsque nous faisions les émissions spéciales autours de l'Euro ou bien encore pour le début et la fin de saison en NBA, que les retours étaient plutôt bons de la part des téléspectateurs.

De là est née l'idée. Je me bats pour ce sport depuis que je suis sur la chaine, c'est pourquoi vous me voyez contente de l'arrivée d'un rendez-vous hebdomadaire en clair, sur une case horaire intéressante. C'est une grande fierté d'animer cette émission de basket.

Notre objectif n'est pas de se concentrer uniquement sur l'Eurocoupe, compétition diffusée sur la chaîne, mais de faire le tour de l'ensemble des parquets. Ainsi, nous ne voulons pas oublier Limoges, en Euroligue, tout en parlant aussi de Pro A et de Pro B.

Nous nous intéressons également aux championnats espoirs, à la ligue féminine bien évidemment ainsi qu'aux français de l'étranger, notamment ceux en NBA. Nous avons aussi la volonté de faire découvrir des talents.

Un panorama assez large du basket est fait et les retours sont bons. Un capital sympathie semble s'être créé.

6/ Accorder une place importante au basket est un combat que vous menez depuis un long moment. Estimez-vous que ce sport a aujourd'hui en France la place qu'il mérite, notamment en termes de couverture médiatique ?

Je pense que oui, dans le sens où j'ai beau aimer ce sport plus que les autres, ce n'est pas forcément facile de travailler dans ce milieu-là. Tout n'est pas ouvert, tout n'est pas possible. Nous rencontrons parfois quelques difficultés à aller faire un reportage, un entretien ou bien à faire rentrer les caméras davantage dans les coulisses.

Il serait facile de croire que le basket est en manque de médiatisation et que, en conséquence, il va ouvrir ses portes. C'est loin d'être le cas. Même si nous y sommes finalement parvenus, il a été difficile de travailler avec l'équipe de France féminine il y a quelques temps.

Le dernier exemple date du week-end dernier, en amont de l'Open LFB, où, lorsque nous avons souhaité filmer le dernier entrainement des filles de Bourges, seul le dernier quart d'heure nous a été accessible.

Cela fait partie des exemples montrant que le basket se professionnalise et qu'il veut être médiatisé, mais que, en même temps, il n'est pas facile d'y travailler, d'autant plus lorsque nous ne sommes pas le diffuseur.

Je ne dirais pas que le basket a la place qu'il mérite, mais je pense que, pour avoir plus de médiatisation, pour qu'il y ait plus de gens qui s'intéressent à lui, il lui sera nécessaire d'ouvrir ses portes.

J'hallucine quand je vois la professionnalisation de la NBA. Vous êtes dans le vestiaire 45 minutes avant le match et vous y êtes aussi 10 minutes après la rencontre, dès que l'entraineur a fini de parler. Les joueurs sont disponibles et doivent répondre à vos questions. Cela est impossible chez nous, en France. Tout ce qui n'est pas calé avant ne se fait pas.

Aux Etats-Unis, les joueurs disputent 3 à 4 rencontres par semaine mais restent disponibles pour les médias avant et après les entrainements, comme avant et après les matchs. C'est totalement différent en France. Pourtant, nous n'avons pas autant de médias ni autant de demandes. Je pense que le championnat français devrait s'inspirer de ce qui est fait en NBA.

Justement, pensez-vous que ce déclic arrivera en France ? Que faudrait-il faire pour y parvenir ?

Je pense que le basket est un sport qui demande encore à être structuré et à être organisé. Enormément de clubs n'ont pas d'attaché de presse. Le manager général gère du coup l'ensemble des demandes.

Une professionnalisation est nécessaire, il faut créer de vraies cellules média et mettre à disposition des images. Une ouverture plus facile est attendue car il n'est pas simple, pour un journaliste, de travailler dans le milieu du basket.

7/ Que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle années audiovisuelle ?

Que les audiences soient à la hauteur de l'envie et de l'enthousiasme que nous mettons dans toutes nos émissions ! « Sport confidentiel » a pris un bon départ mais nous avons encore besoin de nous installer.

L'Equipe 21 reste une petite chaine de la TNT, il nous faut donc donner des réflexes et des rendez-vous aux gens.

J'espère que le basket va trouver sa place, à la fois avec le magazine du vendredi soir, mais aussi avec les diffusions des matchs en direct. Nous diffusons tous les mercredis soir, à 20h 30, en clair, une rencontre de coupe d'Europe !

Je souhaite que ces différents programmes prennent leur place rapidement et, plus globalement, que la chaine, au travers de ses nouveau rendez-vous, trouve son rythme de croisière. Ce qui nous permettra ensuite de faire de nouvelles choses, pour continuer à grandir, à évoluer et à proposer aux téléspectateurs des programmes qui ne sont pas forcément vus ailleurs.

8/ Pour conclure, que voudriez-vous dire aux lecteurs du blog afin de les inciter à vous suivre, chaque jeudi et chaque vendredi, sur L'Equipe 21 ?

Ils viendront chercher sur L'Equipe 21 ce qu'ils n'ont pas forcément ailleurs ! Ce ne sont pas des nièmes émissions de talk, nous avons vraiment des grands formats et des sujets intéressants.

En ce qui concerne le basket, c'est une première en clair. J'ai donc envie de dire à tous les licenciés et les amoureux de ce sport qu'ils vont passer 30 minutes agréables avec nous le vendredi soir et qu'ils sauront à peu près tout ce qu'il faut savoir de l'actualité des parquets de la semaine écoulée.

Nous allons essayer d'être le plus fédérateur possible !

Un grand merci Gaëlle pour ce nouvel entretien.

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RTL : Caroline Alexy, meneuse de jeu, nous raconte la matinale de la station !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Radio

RTL : Caroline Alexy, meneuse de jeu, nous raconte la matinale de la station !

Bonjour Caroline,

Merci de répondre une nouvelle fois à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes, depuis fin août, de retour chaque matin de la semaine en tant que « voix-off » dans les deux matinales de RTL, première radio de France. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire la dynamique de chacune de ces deux émissions ?

La première matinale commence à 4h 30, avec Stéphane Carpentier et s'achève à 7h 00. Puis Yves Calvi prend le relai jusqu'à 9h 30.

J'interviens vers 5h 15, même s'il arrive que je sois présente dès 4h 30 pour aider et seconder Stéphane Carpentier, lorsque Marina Giraudeau n'est pas là pour « La grande braderie », notre nouvelle rubrique très sympathique du petit matin.

On peut l'assimiler à un « bon coin » de la radio et c'est un réel succès.

2/ Yves Calvi, qui était déjà présent l'année dernière dans une interview quotidienne, succède à Laurent Bazin à la présentation de la tranche 7h / 9h 30. Comment s'est passée son intégration dans ce nouveau rôle ?

Yves animait effectivement l'année dernière une chronique à 8h 30. Il fait partie des animateurs et journalistes qui ont ce que j'aurais envie d'appeler une « bonne tête ». Comme Jean-Pierre Foucault, notamment.

On a l'impression, lorsqu'on les voit ou les écoute, d'être avec quelqu'un de la famille et d'entendre une voix que l'on connait depuis toujours.

Son intégration s'est évidemment passée très facilement car tout le monde le connait et l'apprécie. Il a toujours été adorable lorsqu'il nous croisait, il avait toujours un petit mot attentionné pour chacun.

J'étais ravie d'apprendre son arrivée dans ce nouveau rôle et ce choix est une très bonne nouvelle pour RTL.

3/ La matinale, que l'on a coutume d'appeler le prime-time de la radio, car plusieurs millions d'auditeurs écoutent leur poste, est un exercice intense, riche et rythmé. Quelles sont, selon vous, les principales clés pour captiver l'auditeur ?

Je crois d'abord qu'il faut véritablement aimer ce que l'on fait. Il faut aussi avoir envie d'informer et ne pas se moquer de l'auditeur. Il faut faire ce travail avec tout son cœur et beaucoup de professionnalisme, ce qui est bien évidemment le cas à RTL.

Ce n'est pas toujours évident de rester en haut de l'affiche. C'est peut-être plus facile de gravir les échelons et de toujours faire mieux. Lorsque l'on est en haut, il ne faut pas tomber.

Pour cela, il faut toujours essayer d'être le plus performant possible et le plus au fait de l'actualité. Il est important également de ne pas se tromper d'angle.

Etre souriant est aussi une clé, nous ne sommes pas là pour enterrer le moral de nos auditeurs, bien au contraire. Nous sommes présents pour les amuser, pour les détendre, pour les mettre en condition avant d'aller travailler.

En même temps, il faut informer notre public. Il n'est pas toujours facile, dans la période actuelle, d'être réconfortant mais RTL sait l'être.

J'ai toujours eu l'impression que RTL a un ton différent des autres radios, nous sommes véritablement proches des auditeurs, nous les comprenons et les connaissons. Je pense qu'ils le ressentent.

Quand on écoute RTL, on sent que c'est véritablement une famille. On le remarque encore plus lorsque l'on y travaille. RTL est la première radio de France car il y a un ton que l'on ne retrouve pas ailleurs. Lorsque l'on écoute notre station, on ne s'en lasse pas, on est toujours bien et toujours heureux.

4/ Vous intervenez, nous l'avons dit en introduction de l'entretien, en tant que voix-off. En quoi consiste précisément cette fonction ?

Mon rôle vise à apporter chaque matin une petite touche d'air frais, parfois simplement en donnant l'heure ou bien une petite information. Je crois être un peu plus présente jusqu' à 7h, même s'il est difficile de se rendre compte de ce que l'on fait.

Je fais aussi le lien entre les informations et les programmes. Par exemple, après un sujet "salon de l'automobile", je rappelle les émissions en direct du jour, ou si un artiste est cité, je donne les dates d'interview à RTL ou de concert.

Quelle valeur ajoutée essayez-vous d'apporter à vos collègues animateurs et journalistes dans ce rouage de la matinale ?

Je suis là pour les aider si un souci survient, ou bien lorsqu'ils ont besoin d'une information complémentaire.

J'essaie aussi de les soutenir de par mon regard. Je les écoute et je suis leur premier auditeur, l'auditeur lambda, qui réagit à l'information qui vient d'être donnée.

Je m'amuse et je ris avec eux. Je crois qu'ils apprécient cela, tant Stéphane que Yves, et, en tout cas, c'est un réel plaisir personnel chaque matin.

5/ Vous intervenez séquentiellement, dans des plages dédiées. A ce titre, comment réussissez-vous l'alchimie entre pertinence d'un côté et discrétion de l'autre ?

J'étais animatrice avant et même si je suis speakerine aujourd'hui je reste, au fond de moi, animatrice. Dès que je peux, dès que l'on m'ouvre une petite porte dans les matinales, tel le petit clown qui sort de sa boite, je suis prête et j'interviens.

Le plus difficile pour moi n'est pas d'intervenir mais de me taire. Ce que j'ai appris à faire en étant speakerine. C'est un peu frustrant parfois, je dois bien l'avouer, surtout lorsque j'ai une bonne blague que je ne peux raconter. Ce qui me donne encore plus de plaisir à chacune de mes interventions.

J'ai aussi appris à écouter les autres. Cela apaise et fait beaucoup de bien.

6/ Vous avez, par le passé, animé vos propres émissions, que ce soit le week-end ou bien pendant les périodes estivales. Seriez-vous intéressée par retrouver votre propre émission ?

Si la possibilité m'en était donnée, j'en serais ravie. Même si je suis heureuse dans mon rôle de speakerine car j'y ai trouvé mon bonheur. Trouver de la joie dans mes fonctions fait partie de ma nature.

La radio est ma passion depuis 30 ans. A 11 ans déjà, je voulais en faire. Du coup, RTL est une annexe de ma maison, j'y suis tout le temps heureuse.

Quel contenu d'émission vous intéresserait ?

J'aime beaucoup les interviews et je m'intéresse aussi à l'aspect scientifique des choses. J'adore tout ce qui touche à la vie, la santé et la science principalement. J'aime comprendre comment marchent notamment les sentiments.

7/ Pour clore cet entretien, un petit mot pour inciter les lecteurs du blog à suivre les matinales de RTL ?

Je le dis vraiment avec tout mon cœur : essayez-nous et vous n'irez plus jamais ailleurs !

Un grand merci Caroline pour le temps accordé !

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Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

12 Avril 2015 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Théâtre

Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

Bonjour Léa,

Quel plaisir d'effectuer ce nouvel entretien en votre compagnie.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, chaque lundi soir, à 21h, au théâtre des Mathurins, dans votre spectacle « Elle tue ». Pour commencer, pourriez-vous svp nous décrire le contenu du spectacle ?

J'essaie de parler de plein de thèmes que l'on ne retrouve pas dans les autres one-woman shows. J'évite donc les sujets qui sont trop orientés sur les relations hommes-femmes ainsi que les standards qu'utilisent les filles sur scène.

Je parle un peu de mes origines, mais aussi des animaux, de l'immobilier, mais à ma façon, puisque je mets mon corps en vente en faisant un parallèle avec le patrimoine immobilier. J'évoque aussi les enfants, la politique et l'actualité.

Il y a toujours des nouveautés d'une semaine à l'autre.

2/ Vous virevoltez d'un sujet à un autre, avec une incroyable maestria et un humour incisif. Quelles sont les principales clés et entrains du spectacle ?

Beaucoup de gens viennent voir une jeune femme sans savoir vraiment ce qu'elle peut dire, et je crois qu'il y a un vrai décalage entre mon physique et ce que je peux « balancer » sur scène. Du coup, cela étonne toujours.

Mon côté incisif et un peu grinçant est plutôt rare chez une fille. L'humour noir est vraiment mon style d'humour. J'attache aussi beaucoup d'importance à l'écriture. J'aime bien présenter des choses au second degré, j'aime bien laisser le public réfléchir aussi.

D'où provient le titre « Elle tue » ?

J'ai d'abord essayé de trouver une affiche que les gens retiendraient, car je n'étais pas connue. Puis j'ai eu cette idée en voyant un paquet de Marlboro, je me suis dit qu'il pourrait être bien de remplacer ces deux bords rouges par des rideaux.

De là est venu le titre du spectacle qui, du coup, a un rapport avec mon côté grinçant et corrosif.

Etes-vous l'auteur de vos sketchs ?

Je suis l'auteur de tout ce que j'écris, à la virgule près. Je me suis également mise en scène. Pour moi, c'est très important. Mon premier métier est d'être auteur, avant d'être sur scène, donc j'attache vraiment beaucoup d'importance à cela.

Nous l'avons dit précédemment, vous faites évoluer le contenu du spectacle au fur et à mesure des représentations et aussi de l'actualité.

Tout à fait ! J'aime beaucoup l'actualité, cela me passionne depuis que j'ai commencé à écrire des blagues et des monologues sur l'actualité. Du coup, je me lève en allumant BFM ou I-Télé.

J'aime bien recroiser deux actualités qui n'ont pas de rapport et faire en sorte qu'elles aient une cohérence.

3/ La salle comprend environ une centaine de places. Comment intégrer la complicité et la proximité que cela engendre avec le public dans votre jeu et votre interprétation ?

Le théâtre des Mathurins fait 86 places exactement. J'aime cette proximité que l'on a avec le public, je trouve que c'est beaucoup plus chaleureux. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai joué en province, dans des plus grandes salles, où il y avait une distance entre la scène et les gens, j'étais moins à l'aise et les gens aussi.

J'aime bien être proche du public, comme dans la vie où j'aime bien être proche des gens. Du coup, le théâtre des Mathurins s'y prête bien.

Les petites salles sont assez intimistes et je trouve que c'est mieux, pour découvrir un artiste, de se sentir proche de lui.

4/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite du spectacle ?

Le spectacle est toujours, au bout de deux ans, « work in progress », comme j'aime à dire. J'essaie toujours de le faire changer de semaine en semaine, de le faire évoluer, de l'améliorer.

Selon moi, c'est comme une toile de maître, on a du mal à mettre le dernier coup de pinceau, on n'est jamais satisfait, on a envie que ce soit meilleur encore. Du coup, j'y travaille toutes les semaines.

On peut donc me souhaiter d'atteindre le niveau du spectacle que j'ai en tête. Qui n'est pas encore du tout abouti.

5/ L'année dernière, vous effectuiez quelques pastilles radiophoniques aux côtés d'Anne Roumanoff. Quels souvenirs conservez-vous de cette expérience ?

C'était vraiment génial. Je suis vraiment triste que l'émission se soit arrêtée, comme Anne d'ailleurs. L'émission marchait, nous commencions à trouver notre rythme de croisière, l'ambiance avec l'équipe était géniale.

Ces pastilles m'ont forcé à avoir une rigueur de travail, à écrire deux papiers chaque semaine, un sur l'actualité et un autre sur l'invité. Ce n'est pas évident, mais cela m'a apporté de la discipline et m'a appris beaucoup de choses. Notamment le travail d'équipe.

Je regrette que l'émission ne soit plus à l'antenne, cela me manque.

Aimeriez-vous tenter à nouveau l'aventure de la radio ?

Oui, avec plaisir ! J'avais déjà fait de la radio il y a longtemps et c'est vraiment un exercice différent de la scène que j'aime aussi beaucoup.

6/ En parallèle, vous participez à quelques spectacles d'amis humoristes. Quelles complémentarités y retrouvez-vous comparativement à votre spectacle en solo ?

C'est toujours plus riche car il y a deux univers qui se regroupent, qui se rejoignent pour former quelque chose d'harmonieux. C'est comme un guitariste qui joue avec un pianiste, c'est toujours plus riche.

J'aime bien partager et découvrir d'autres personnes. Quand cela se passe avec des gens avec qui je m'entends déjà bien dans la vie, c'est génial de faire quelque chose ensemble et que ça prenne forme.

Je pense à Claudia Tagbo par exemple, qui m'invite toujours sur scène, ou bien encore Anne Roumanoff qui m'avait invité sur « Les duos d'Anne Roumanoff » qui sont encore diffusés sur Paris Première.

C'est génial car, en plus, nous écrivons alors des choses nouvelles. C'est encore du travail que j'aime bien !

7/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir en spectacle ?

Venez, venez ! J'ai fait exprès d'être sur scène le lundi car peu de personnes jouent ce jour-là de la semaine, donc il y a moins de spectacles à aller voir et donc moins d'hésitation.

C'est aussi bien de découvrir de nouveaux artistes plutôt que d'aller voir toujours les mêmes. C'est intéressant également de découvrir de nouveaux univers.

C'est différent des autres one-woman shows. On me dit souvent que j'ai un style à part, parce que je mélange plusieurs styles d'humours et plusieurs façons de les faire. Ce n'est ni du stand-up, ni du sketch, mais il y a un plein mélange de tous ces ingrédients.

Il peut y avoir de l'humour corrosif, de l'humour subtil, comme de l'humour complètement absurde. Je me mets par exemple, à un moment donné, dans la peau d'un poil pour exprimer ce qu'il ressent quand il a la chair de poule.

Bref, je fais sur scène plein de choses décalées et je trouve ce mélange d'humours assez complet. C'est comme une pizza quatre fromages, elle est meilleure qu'une margherita.

Merci beaucoup Léa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

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