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Le médias blog de Julian

Elizabeth Bourgine revient sur son parcours et évoque son actualité !

13 Novembre 2016 , Rédigé par Julian STOCKY Publié dans #Télévision, #Théâtre

Bonjour Elizabeth,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une actrice aux multiples talents, comme en témoignent vos expériences sur le petit et sur le grand écran, mais aussi sur les planches. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Je voulais, toute petite, être danseuse. J’ai donc commencé à l’âge de six ans, pour ensuite poursuivre pendant 15 ans, jusqu’à 4 heures par jour. En même temps, j’ai aussi découvert le cinéma, le guignol et le théâtre. Dès 6 ans, je voulais en faire mon métier.

J’ai eu la chance de pouvoir faire aussi du piano, du chant et de la peinture, comme ma maman. J’allais aux Beaux Arts, à l’école et au conservatoire.

Ce métier, aujourd’hui, répond à tout ce que j’aime et à toutes mes curiosités. Je trouve que la musique fait du bien, comme un spectacle de danse. Ce sont aussi des supports pour transmettre des messages très forts, de façon agréable et ludique. Je pense que l’on touche les gens à travers un film, une chanson ou un spectacle de façon beaucoup plus forte qu’avec un discours.

Tellement de choses peuvent être abordées sur l’amour filial, la vie en société, et bien d’autres thèmes encore. Des discussions sans fin en découlent souvent.

Le théâtre est aussi très fort car les gens sont là, en chair et en os. Une pièce réussie est quelque chose de magique, des émotions peuvent durer des années. Comme j’ai pu le connaitre après avoir vu « La ceriseraie ». L’art est donc une façon de toucher les gens.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre les différents supports artistiques évoqués précédemment ?

La période de répétition, au théâtre, est pour moi la plus agréable. On cherche, et même si l’on va parfois trop loin et que l’on se trompe, on passe quand même par des choses intermédiaires qui vont nous intéresser. Cette période fait donc un bien fou pour trouver le personnage et aussi pour faire parti de la troupe. Avant de vérifier les choses avec le public.

Le cinéma est différent. Le travail en amont est solitaire, de recherche, de sensualité avec soi. Alors que, dès que l’on est sur le plateau, c’est complètement différent, c’est tout de suite avec les autres. Les deux étapes sont donc bien distinctes. Il est vrai qu’il y a moins de différences entre le cinéma et la télévision. La principale est dans le rythme, le cinéma laisse davantage le temps de faire les choses.

Je trouve que la musique est encore autre chose. Du coup, tout se complète.

3/ Le rythme sur les plateaux est généralement plutôt soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

J’aime beaucoup la période d’avant tournage, quand on est avec le scénario face un metteur en scène avec lequel on parle. Ce qui est le cas des unitaires.

Je vis actuellement une expérience différente dans « Meurtres au paradis », une série anglaise. Je ne joue pas dans tous les épisodes mais je suis présente depuis la première saison. Je connais donc mon personnage de mieux en mieux. J’ai eu la chance, la première année, avec la production de façonner mon rôle. Au fur et à mesure, je proposais des choses. D’abord sur les costumes, pour donner à mon personnage une âme et une histoire. Puis sur les interventions, sur ce qu’est cette femme, ce qu’elle représente dans la série et le village.

Nous faisons le point tous ensemble après chaque saison pour voir ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Pour définir aussi ce que l’on voudrait pousser davantage. C’est un travail de longue haleine mais un travail formidable, de construction d’un personnage. En six ans, il s’est passé beaucoup de choses dans le monde donc cette femme, qui a une place importante dans le village, peut permettre de parler de nombreux sujets.

Ce travail préparatoire très fort permet d’interagir avec le metteur en scène, et de proposer. Je partage donc mes idées sur la mise en scène, sur la forme et le ton. Comme ce sont des comédies policières, il faut toujours que ce soit léger.

Le travail en amont permet donc d’avoir de la liberté sur le tournage.

4/ Sur les planches, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous juste avant de rentrer sur scène ?

Il n’y a pas d’angoisse. D’abord de la concentration, car j’arrive à l’avance, jusqu’à 2h avant le début. Je me fais une italienne avant chaque date. Puis je commence à me préparer, avant de me poser 5 minutes, pour me concentrer. Suivi d’un moment de détente, où je monte sur scène pour regarder, dans un trou de souris du rideau, le public dans la salle.

J’en profite ensuite pour vérifier si tous mes accessoires sont là. Enfin, c’est le moment où tous les acteurs se parlent, c’est un instant de détente.

Les 15 dernières minutes, c’est vraiment de la re-préparation, de la re-concentration. Comme un sportif qui visualise son parcours, je me remets les choses en tête une dernière fois. Puis vient l’excitation, avant de laisser place au plaisir.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’en ai plusieurs. Notamment au théâtre, sur des tas de sujets complètement différents. J’attends que les choses se finalisent avant de vous en parler.

Ainsi qu’un projet de film aux Etats-Unis, pour le mois de mars prochain. Un très chouette projet d’ailleurs. Je vais aussi tourner, d’ici quelques semaines, dans une nouvelle série pour France 2, « On va s’aimer ».

6/ Vous êtes à l’affiche, pour France Télévisions, de la série « Meurtres au paradis », où vous interprétez Catherine, la mère de Camille. Que dire sur cette belle série et sur votre personnage ?

J’aime beaucoup cette série car, comme je le disais précédemment, c’est un programme policier mélangeant légèreté et humour. Si bien qu’il y a forcément un meurtre, un assassin et une enquête, sauf qu’il n’y a pas de sang ni de drame. C’est plutôt sur comment le héros va trouver la solution et, tout au long de l’enquête, comment vivent et interfèrent les personnages qui gravitent tout autours.

Mon personnage est une femme libre, qui a son bar, qui s’assume et qui est moderne. Elle a certain âge mais reste sexy, elle se donne le droit de draguer un homme si ca lui plait. Elle a une vie riche, elle connait tout le monde dans le village, elle a donc toujours le bon mot, une parole réconfortante. Elle est au courant de tout, elle sait tout.

En même temps, elle défend les femmes, ce que je trouve très très bien. Elle défend aussi l’amour, elle trouve que c’est important, quand on aime les gens, de leur dire et de leur faire savoir. Elle a un culot formidable également.

J’adore ce personnage. On joue, en plus, dans un cadre sublime et merveilleux. On ne peut pas rêver mieux.

Ce fut un plaisir, Elizabeth, d’effectuer cet entretien avec vous !

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