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Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Bonjour Frédéric,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours de comédien met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, du cinéma et de la télévision. Simplement, comment décririez-vous votre carrière artistique jusqu’à ce jour ?

C’est un parcours, je crois, assez classique. J’avais très envie de faire du théâtre, je suis pour cela entré au conservatoire d’Avignon, avant de monter sur Paris, où j’ai intégré «Les enfants terribles».

Par la suite, j’ai commencé à jouer dans des compagnies, tout en me perfectionnant en faisant des stages de comédien.

Aujourd'hui, j’aime toujours jouer, mais, en soi, ce n’est plus une finalité. Je retiens davantage le contexte dans lequel je me trouve et ce que le jeu m’apporte à titre personnel pour me connaitre moi-même. L’expérience humaine prédomine donc actuellement à mes yeux.

Lorsque j’ai commencé au théâtre, j’acceptais mal les critiques et les consignes des metteurs en scène. J’avais beaucoup de mal à être dirigé. Aujourd'hui je suis davantage ouvert et j'accepte plus facilement les conseils et les remarques. Ce qui est très intéressant !

Lors de ma dernière expérience théâtrale, « L’avare », à Tarbes, j'ai pu constaté que j'étais plus souple qu'avant lorsque le metteur en scène me dirigeait. J’étais aussi moins angoissé et moins dans l'autocritique au sortir de la scène.

Je retiens donc mon évolution personnelle, mais aussi ma plasticité psychologique et donc ma capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Je suis, actuellement, moins intéressé par le théâtre qu'autre fois. Seuls les projets avec des amis m'intéressent vraiment à l'heure actuelle, en tous cas pour ce qui est de la scène.

2/ Vous êtes aussi réalisateur. Citons notamment « Fortune cookies », court métrage primé récemment au Festival de Bordeaux. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre métier de comédien ?

Mon expérience de comédien m’aide, en tant que réalisateur, dans la direction des acteurs. J’essaie de recréer sur le tournage le monde dans lequel j’aimerais, à titre personnel, être employé comme comédien. Je m’efforce donc de traiter l’équipe comme je souhaiterais l’être lorsque je joue.

J'essaie d'être souple avec eux et de m’adapter à leurs différentes personnalités.

3/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous privilégier un art ou un métier en particulier ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

Je ne sais pas, mais je suis de plus en plus attiré par la réalisation. Même si c’est difficile, car il faut notamment trouver les budgets, les financements et constituer l’équipe, j'y trouve une liberté que je n'ai pas en tant qu'acteur. Nous avons la possibilité d’écrire un scénario, sans avoir rien de concret au départ. Seul, sans engagement ni signature, je peux commencer à écrire une histoire. En gros, c'est une position dans laquelle je ne dépends par du désir des autres pour être créatif, et ça c'est une vraie soupape quand on est acteur .

4/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de terminer le scénario de mon prochain court-métrage, j’en suis à la deuxième version. Je recherche actuellement des financements, tout en étant déjà en négociation avec une importante société de production.

Contrairement à « Fortune Cookies », qui est dans un mood plutôt sombre avec une texture brut, ce nouveau projet appartient à l’univers du fantastique et de l’absurde. Même si la thématique reste finalement la même, à savoir les rapports hommes-femmes.

Plus que le couple, qui est certes nécessaire pour la narration, ce sont les pôles d’énergies qui m'intéressent surtout. Nous avons tous en nous, autant les hommes que les femmes, une part masculine et une part féminine. Donc dans mes scénario, je mets en scènes des personnages avec des déséquilibres psychologiques, des êtres humains quoi! Ensuite je regarde s'il vont réussir à rétablir leur équilibre, et les conséquences pour eux en cas d’échec ou de succès.

Comme le disait le psychanalyste Carl-Gustav Jung, « ce que l’on ne veut pas voir de soi-même finit par nous arriver de l’extérieur comme un destin ». C’est un peu le leitmotiv de mon travail !

De plus, j’ai coécrit un autre court-métrage, mais que je ne vais pas réaliser moi-même. Enfin, je commence actuellement l’écriture d’un scénario de long-métrage.

5/ Vous interprétez aussi, en parallèle, Anthony, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un flic, apparu dans la série en tant que collègue du personnage interprété par Jérémy Wulc. Tous deux formaient un duo, j’interprétais le policier un peu plus agressif, Jérémy jouant le flic plus sympathique.

Notre relation s’est établie naturellement et l’équilibre a très vite été trouvé dans cette orientation, de part nos personnalités. Nous formions même un trio avec la comédienne Magalie Semetys. Nos retrouvailles sur le plateau étaient toujours très agréables.

J'y tourne actuellement de façon ponctuelle et c’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe.

6/ Comment aimeriez-vous le voir évoluer dans la suite de la série ?

Je fais confiance à l’auteur, Jean-Luc Azoulay. Il a beaucoup d’imagination et écrit d'une manière très spontanée, je ne sais donc jamais à quoi m’attendre, et ça me convient parfaitement !

7/ Le rythme de tournage sur ce genre de séries est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous avant d’arriver sur un plateau ?

Quelque soit le tournage, il est important de connaitre son texte le mieux possible. Mais là, tout va très vite. Il n’y a en conséquence que très peu de temps pour l’improvisation, en raison du faible nombre de prises.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai surtout envie de leur dire qu’ils sont libres. Si mon travail leur plait, c'est tant mieux et je les encourage bien évidemment à le regarder.

Je crois que ce dernier est nourrit d’une vraie réflexion, permettant, à ceux qui le souhaitent, de regarder mes réalisations avec un œil analytique.

Quoi qu’il en soit, je fais les choses avec passion et j’essaie de donner toutes leurs chances à mes rêves.

Un grand merci Frédéric de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jean-Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment le théâtre, la télévision, le cinéma mais aussi les publicités. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

Originaire de Bretagne, je suis arrivé à Paris à l’âge de 16 ans. J’ai eu la chance de travailler de suite dans l’audiovisuel. De fil en aiguille, j’ai passé des castings qui ont plutôt bien fonctionné.

Commençant par des courts-métrages et des mises en scène au théâtre qui m’ont aidé à me former, enchainant ensuite par des publicités. Pour m’orienter peu à peu vers la télévision et le cinéma.

Il s’agit là, je crois, d’un parcours assez classique pour un comédien.

2/ Vous faites partie intégrante du casting de « L’impasse », la première pièce de Julien Romano. Quelle en est l’histoire ? Pouvez-vous aussi nous présenter votre personnage ?

Le rôle est très dur, à vif et, on peut le dire, presque glauque. Il est totalement déconnecté de la réalité et la société. Un espèce de chien fou.

C’est une pièce à quatre personnages, où j’interprète le cadet des deux frères présents dans l’histoire. Pour ne pas personnaliser les individus, Julien, qui est d’ailleurs un ami proche, a décidé de ne pas leur donner de noms.

Au fur et à mesure commence à s’installer un malaise entre les deux frères. On sent dès le début que quelque chose ne va pas.

Voici le synopsis :

Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

"Ce sont nos choix qui doivent définir notre vie et notre vie qui doit définir nos choix."

Inspirée d'une histoire vraie qui pourrait l'être, "L'Impasse" relate un fait divers mettant en scène deux frères et une femme que tout oppose mais que le destin a décidé de réunir pour la seconde fois de leur vie.

Manque d'amour, fautes inavouées, destins bousculés. Entre maladresse, incompréhension, rancunes, violence et désarroi, cette pièce est une invitation à la remise en question. La remise en question de nos valeurs, de ce que nous sommes et surtout, elle nous fait nous poser une question essentielle : Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

3/ Peut-on rappeler la distribution, ainsi que le lieu et les horaires des représentations ?

Je suis accompagné par Emma Chaïbedra et Julien Romano. Nous jouons vendredi 15 mai au Théâtre de Ménilmontant. En attendant une présence récurrente chaque mardis et mercredis à 20h, de 3 novembre prochain au 27 avril 2016, au théâtre Clavel.

4/ Revenons quelques instants sur ces dernières secondes avant la levée du rideau. Quelle est alors le sentiment qui vous prédomine ?

Il y a un mélange de plusieurs sentiments. Non pas l’angoisse de perdre son texte mais notamment le trac, au sens de la peur de décevoir. Ce phénomène est d’ailleurs accentué lorsque des amis sont présents dans la salle. A cela s’ajoute la peur que l’atmosphère et le message ne passent pas.

Ajoutons, juste avant d’entrer sur scène, l’adrénaline qui est une sorte de drogue. Monter sur les planches est, je crois, une preuve de courage.

5/ En parallèle, vous serez à l’affiche, en septembre prochain, du long-métrage « Les rois du Monde » réalisé par Laurent lafargue et produit par Mezzanine Films, dans lequel jouent également, entre autres, Eric Cantona et Romane Bohringer. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Notons aussi la présence de Sergi Lopez et de Céline Sallette. Cette dernière a vraiment quelque chose de fabuleux en elle et m’a beaucoup appris sur ce tournage. Romane Bohringer est magnifique, Eric Cantona est superbe et Sergi Lopez est très généreux. Nous avons beaucoup rigolé.

Sans oublier bien sûr Guillaume Gouix ainsi que mes deux compères, Roxane Arnal et Victorien Cacioppo. L’ensemble du film a été tourné dans le sud-ouest, à Castel-Jaloux dans le Lot-et-Garonne puis à Bordeaux.

L’histoire racontée s’inspire en bonne partie de celle du réalisateur, Laurent Laffargue.

A Castel-Jaloux, petit village du Lot-et-Garonne les hommes sont les rois du monde. Amitié, violence, ivresse, plaisir du verbe. Le destin de Romain, 17 ans, amoureux de Pascaline et apprenti comédien croise celui d’un ami de sa mère, Jeannot, 47 ans, qui sort de prison avec une seule idée en tête : récupérer Chantal, une parisienne échouée là, qui s’est installée avec le boucher du village. C’est aussi improbable que si Pagnol et Tarantino décidaient d’écrire une comédie noire ensemble. Quoi que…

6/ Quels ressentis avez-vous eus au moment de participer à votre premier long métrage, avec, en plus, d’aussi jolis noms du cinéma ?

C’était magnifique ! Pour tout vous dire, j’ai pleuré lorsque Laurent le réalisateur m’a appelé pour m’annoncer que j’étais retenu pour le rôle.

J’avais alors d’ailleurs davantage conscience de l’histoire ainsi que de la chance qui m’était offerte, que des noms de mes prestigieux partenaires. Le cinéma est en effet davantage dans la vérité, comparativement à la télévision qui est nettement plus dans l’image que dans l’être.

Travailler avec des jolis noms a été également du pain béni, car l’on s’inspire d’eux. D’autant plus qu’ils ont tous été superbes et très agréables. Ils sont restés simples.

7/ De façon globale, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont du tournage ?

Je n’ai pas réellement de méthode, étant donné que j’ai appris mon métier en travaillant, sans donc prendre de cours en amont. Tout dépend en fait du contexte. Il est évident que je me renseigne lorsque le personnage a existé.

Dans le cadre du long-métrage « Les rois du monde », les personnages ont quelque pars une existence réelle. Aussi, une discussion avec le réalisateur a été nécessaire pour mieux les comprendre.

D’une manière générale, j’ai toujours un peu de mal avec le texte au début. C’est pourquoi je lis beaucoup le scénario, jusqu’à le maitriser. Je cherche ensuite à donner une couleur aux mots. Je me laisse une part d’ouverture, pour essayer d’arriver neutre sur le tournage. En ayant simplement deux à trois idées, que j’adapte en fonction de la générosité de mes partenaires mais aussi de la manière de travailler du réalisateur.

8/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent aussi vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le petit ami du fils de José. Quelles sont, selon vous, les principales clés d’interprétation de ce rôle ?

J’apprécie beaucoup l’ouverture d’esprit laissée par les réalisateurs sur mon personnage de Sylvain. Me permettant, en tant que comédien, d’apporter un petit plus et d’orienter mon personnage dans une direction souhaitée.

On se rend compte, au fur et à mesure des épisodes, que la relation de Sylvain avec Julien, le fils de José, est assez ambiguë. Ils sont ensemble sans vraiment l’être. Comme beaucoup de jeunes de notre époque, ils sont dans ce que l’on appelle une union libre. Aussi, avec Elliot Delage, mon partenaire, nous avons décidé de développer pleinement cet axe-ci.

Sylvain n’est, en fait, ni homo, ni bi, ni hétérosexuel. Il est lui-même : sa personnalité prime avant sa sexualité. Ce qui me plait beaucoup !

9/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à vous suivre, sur scène, sur grand et sur petit écran ?

Je suis ravi si les gens apprécient mon travail. Cela me fait d’autant plus plaisir que je suis assez jeune dans ce métier.

Nous faisons, en tant que comédien, ce travail pour exprimer des sentiments. Si nos expressions ne plaisent pas et ne sont pas mises en valeur par les gens, elles ne servent que très peu. Donc ma situation actuelle est, pour moi, un vrai bonheur !

Mon ambition n’est pas de m’arrêter à un seul art, mais de tout faire, sans préférence aucune pour le moment. J’ai pas mal de choses à développer et quelques bonnes idées mais ce ne sera pas pour tout de suite. Je préfère, pour le moment, me concentrer et évoluer sur ce que j’essaie modestement d’effectuer, mon métier de comédien.

Ce fut un plaisir Jean-Baptiste d’effectuer cet entretien !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Caroline Nolot nous présente son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Caroline Nolot nous présente son actualité théâtrale !

Bonjour Caroline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, sur les planches du théâtre du nord-ouest, de la pièce « Les affaires sont les affaires ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’histoire qui y est racontée ?

C’est une pièce écrite au début du XXe siècle par Octave Mirbeau. En pleine période de révolution industrielle, l’affairiste sans scrupule Isidore Lechat est prêt à tout pour agrandir son empire en usant des médias et des politiques.Son sens inné des affaires et son génie de l'argent le fait se placer au dessus de tout sens moral.

Je joue le rôle de Germaine, sa fille, une romantique, qui est en désaccord avec ses pratiques voire en opposition totale avec sa façon de pensée et son rapport à l'humain.Elle a une façon totalement différente de concevoir la vie. Elle s’intéresse davantage à la littérature et à la poésie,elle défend un idéal de justice et de pureté. Elle tombera amoureuse d’un des employés de son père et partira avec lui.

2/ L’histoire n’est pas contemporaine, nous l’avons dit. Aussi, quels ajustements et adaptations cela implique-t-il sur scène ?

L’histoire n’est certes pas contemporaine mais elle peut très bien faire écho à la vie d’aujourd’hui. Le texte est très moderne. La soif de cet homme d’amasser encore plus d’argent, quitte à délaisser sa vie de famille, peut clairement résonner encore à l’heure actuelle.

Quant à la pièce, elle a été montée dans son contexte de l’époque( décors et de costumes). Le texte parle toujours et nombreux sont les spectateurs qui, à l’issue de la représentation, nous disent être étonnés de la modernité de celui-ci.

3/ Dix comédiens participent à la représentation. Quelles sont alors les principales clés pour être efficace et pertinent sur scène, comparativement à des pièces à deux ou trois personnages ?

Ce n’est pas évident de gérer une grosse équipe, mais néanmoins le fait que les comédiens soient nombreux peut devenir une source de richesse et d'efficacité lorsque ceux ci participent ensemble à l'esprit de la pièce et qu'ils sont dirigés de façon juste dans la pensée de celle ci.

4/ En parallèle, vous jouez également, au même théâtre, dans la pièce « Andromaque ». Là encore, quel en est le contenu ?

C’est une tragédie de Racine mettant en avant la passion à l’état brut et l’amour non partagé. C’est Oreste qui aime Hermione qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque qui aime Hector qui est mort. Il n’y a pas d’issue. La passion amoureuse y est poussée à son paroxysme.

J’y incarne le personnage d’Andromaque. C’est un très beau rôle et chaque représentation est une redécouverte des enjeux de la pièce et du personnage. La psychologie des personnages chez Racine est complexe parce qu'ils ne s'appartiennent pas vraiment et qu'ils sont le réceptacle de passions non maîtrisées. Je cherche systématiquement à approfondir mon jeu pour donner de l’épaisseur à mon personnage.

5/ Quels sentiments cela vous procure-t-il que de jouer une aussi belle et noble pièce historique ?

C’est une grande chance mais aussi une lourde responsabilité du fait de la langue même de Racine. C'est une langue poétique et versifiée. Il faut donc faire son possible pour incarner un texte très écrit et lui rendre toute sa pensée et sa vérité humaine.

Quels apports personnels avez-vous essayé de transmettre dans ces nouvelles représentations ?

Andromaque est un mélange de force et de fragilité, elle est captive, isolée, prisonnière de son ennemi et doit défendre la vie de son fils. Sa force est sa vertu et la mémoire de Troie et d'´Hector. Elle ne transige pas et jusqu'au bout reste fidèle à elle même et à sa conviction jusqu'a penser à se sacrifier.

6/ Vous participez donc à deux pièces simultanément. Comment passez-vous facilement, en tant que comédienne, d’une thématique à l’autre ?

Je joue la pièce « Les affaires sont les affaires » depuis près d’un an, je retrouve donc le personnage assez facilement. Le rôle d’Andromaque est totalement différent, tout comme le registre de jeu.

Il est donc presque impossible de faire un amalgame.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ?

En parallèle de ces deux pièces, je travaille pour la compagnie «Prospero Miranda » et nous jouons depuis quatre ans la pièce « Je reviens de la vérité », adaptée d’un texte de Charlotte Delbo, « Qui rapportera ces paroles ». Trois comédiennes participent à cette belle aventure.

Charlotte Delbo a était à déportée à Auschwitz pour actes de résistance. Une fois sortie, elle a mis quelques années avant d’écrire sur son expérience dans les camps. Elle apporte dans son témoignage une valeur poétique et littéraire. Nous avons joué à Paris, en Province, aux États Unis, dans des théâtres mais aussi dans les établissements scolaires. Nous nous efforçons vraiment de faire connaitre ce texte bouleversant.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux nombreux et fidèles lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

J’aime ces différents projets et je les défends entièrement. Il est important de venir voir du spectacle vivant, il est nécessaire de conserver ce lien entre public et comédiens.

J’incite donc tout le monde à aller au théâtre !

Merci beaucoup Caroline de votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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François Rocquelin nous présente son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

François Rocquelin nous présente son parcours et ses projets !

Bonjour François,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes, depuis 2006, régulièrement sur les scènes parisiennes, pour différents spectacles. Les fidèles téléspectateurs de séries ont aussi pu vous retrouver, par le passé, dans de nombreux épisodes. Simplement, comment résumeriez-vous parcours ?

J’ai commencé à l’âge de 6 ans, au conservatoire d’art dramatique de Vernon, ma commune de naissance. Mes parents m’avaient inscrit au théâtre avant tout pour me canaliser.

Vernon n’étant pas très éloignée de Paris, les metteurs en scène et les réalisateurs y effectuaient des castings. C’est par ce biais que j’ai eu l’opportunité de participer rapidement à mon premier film.

De fil en aiguille, je suis resté dans ce conservatoire jusqu’à 17 ans, jouant d’ailleurs dans de nombreux téléfilms, principalement des rôles d’enfants malades.

C’est alors que j’ai arrêté les études, pour intégrer les cours Simon à Paris. Que je n’ai d’ailleurs pas terminés puisque j’ai pu, entre temps, intégrer une série. Enchainant ensuite sur d’autres rôles, à la télévision ou en publicité. Sans oublier le théâtre, notamment à l’Opéra de Paris.

Jusqu’à rejoindre l’aventure AB Productions, jouant le rôle d’Aristide dans plusieurs sitcoms.

De façon générale, j’ai fait beaucoup de contre-emplois, ce qui est toujours magnifique et très intéressant. Que ce soit pendant les cours Simon mais aussi à la télévision.

J’espère d’ailleurs vraiment pouvoir continuer à avoir cette palette très large. Pour aller dans ce sens, j’ai récemment participé à un court-métrage, dans lequel je jouais un père de famille qui bat sa femme, ce qui est complètement différent des expériences que j’ai pu avoir jusqu’à présent.

2/ Vous possédez donc plusieurs cordes à votre arc artistique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

L’aventure AB Productions m’a beaucoup aidé, d’un point de vue technique, lors de mes tournages ultérieurs. Il fallait en effet être en place et connaitre son texte de suite, pour être efficace très rapidement. Du fait principalement d’un rythme effréné sur le plateau.

J’y ai beaucoup appris en termes de rigueur et d’efficacité immédiate. Ce qui est très utile, car, malheureusement, nous avons de moins en moins de temps sur les plateaux. Aussi, ces deux qualités sont particulièrement appréciées des réalisateurs.

3/ Vous avez, aussi, je crois, finalisé l’écriture d’un one-man show. Pouvez-nous en dire davantage sur ce beau projet ?

Ce spectacle s’appelle « A fond ! ». Le titre initial était « Le premier baiser, c’est moi » mais j’en ai finalement changé. J’ai pu le jouer pendant une semaine, l’année dernière, au théâtre L’entracte.

C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien de ses journées et qui est pleinement consciencieux dans cela. D’où le choix du titre : il ne « fout » rien et il le fait à fond !

4/ Etes-vous l’auteur du spectacle ? Combien de temps a duré l’écriture ?

Je suis à 90% l’auteur du spectacle. Je me suis fait aidé, pour la première version, par un ami, Gérard Pirodeau. Nous avions précédemment travaillé ensemble sur scène, via un duo comique sur la scène des Blancs manteaux. C’est lui qui m’a incité à me lancer dans l’écriture d’un one-man show.

Il m’avait fait la surprise de réserver les dates de mes premières représentations, si bien que j’ai eu seulement deux mois pour écrire la première version. Je corrige et j’améliore actuellement certains aspects, que j’espère vous présenter sur scène très prochainement.

J’aimerais d’ailleurs remercier mon ami Cyril Aubin qui, avec son regard extérieur, m’aide beaucoup.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

Ma vie au quotidien a été ma principale inspiration. Quelqu’un de 40 ans, qui ne travaille pas quotidiennement, qui est chez lui, qui regarde souvent la télévision mais qui fait croire le contraire à sa femme. Je vous rassure, certains traits ont été exagérés volontairement.

Plus qu’un one-man show, c’est surtout un seul en scène. L’histoire commence le matin lorsque mon personnage souhaite une bonne journée à sa femme qui s’apprête à partir travailler, tout en lui expliquant qu’il a lui aussi beaucoup de tâches prévues.

On s’aperçoit cependant très vite que zapper est sans doute la meilleure chose qu’il sache faire. Il s’essaie au ménage, sans succès. Les appels téléphoniques d’agent ou d’amis acteurs sont eux aussi sans réussite.

Je m’y amuse beaucoup !

5/ Quelles sont les prochaines étapes attendues pour ce spectacle ?

J’adorerais partir en tournée en province. Je pense que la réussite de ce spectacle y serait plus grande. Mon plus fidèle public habite en effet à l’extérieur de Paris. L’ambiance y est conviviale et chaleureuse, sans prise de tête.

Les premiers tests que j’ai pu faire vont dans ce sens. Pour autant, je discute en ce moment avec certains théâtres de la capitale pour y mettre mon spectacle à l’affiche.

En parallèle, je participerai, en juin, à plusieurs scènes ouvertes.

6/ De façon globale, quelles sont actuellement vos envies artistiques pour la suite de votre carrière ?

J’aimerais beaucoup faire du tragi-comique. Pour y prendre du plaisir artistique mais aussi pour changer d’étiquette, ce qui n’est jamais évident.

Je vous parlais précédemment du court-métrage de Kévin Muller dans lequel j’interprétais un homme battant sa femme. Cette expérience d’un rôle plus sombre m’a beaucoup plu et j’aimerais la renouveler.

Sans oublier mes projets actuels d’écriture de courts métrages. Bref, j’aime avoir une palette assez large et ouverte.

7/ Pour terminer, que souhaiteriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog afin de les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Si vous avez aimé mes précédentes expériences artistiques, n’hésitez pas à me suivre et à venir me voir sur scène.

J’ai aussi l’intention de me diversifier et ainsi de faire de nombreuses autres choses. Je compte donc sur vous !

Ce fut un plaisir, François, d’effectuer cet entretien !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

Bonjour Benoit,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant vos différentes cordes de votre arc artistique. Vous êtes en effet un homme de télévision, de cinéma mais aussi de théâtre. Aussi, très simplement, comment présenteriez-vous et résumeriez-vous votre parcours ?

J’ai un parcours effectivement assez éclectique. Je fais en moyenne une pièce de théâtre chaque année, j’aime bien m’y régénérer pour y puiser quelque chose de singulier. Lorsque je ne suis pas sur scène, je suis très vite en manque de théâtre.

Parallèlement à cela, j’ai fait énormément de téléfilms et de séries. J’ai été récurrent, il y a très longtemps, sur « Commissaire Moulin ».

A côté de cela, j’apparais aussi, de façon ponctuelle, au cinéma, dans des petits rôles. Sans oublier la publicité, les voix et les doublages… Le panel est très large !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes thématiques ?

Toutes ces activités se nourrissent mutuellement par interaction. Typiquement, faute de temps, j’avais dû mettre le théâtre de côté il y a quelques années. Lorsque je suis remonté sur scène, je me suis très vite rendu compte que toutes mes expériences ex-théâtre vécues entre temps m’avaient beaucoup aidé et que j’avais grandi grâce à elles.

3/ Vous avez participé à des téléfilms et séries télé en Français et en Anglais. Ressentez-vous un changement et une adaptation particulière pour les tournages dans la langue de Shakespeare ?

J’ai eu la chance de vivre en Angleterre avant que je décide d’être comédien et, depuis, j’entretiens cette langue que j’ai toujours beaucoup aimée. Ce qui me permet de travailler sur la mémoire en permanence. Lorsque je n’ai pas de texte à apprendre, je perfectionne mon anglais chaque jour.

J’ai eu la chance de tourner aux Etats-Unis ainsi qu’en Angleterre mais je n’ai pas pour autant une approche différente de mon rôle que lorsque je joue en français.

J’adorerais faire du théâtre en anglais. J’ai toujours mis un point d’honneur à gommer toute trace d’accent français.

4/ Les rythmes de tournage sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous ?

Tout dépend du projet. D’une façon générale, j’ai plutôt tendance à respecter les mots de l’auteur. J’aime travailler à la virgule près quand c’est bien écrit.

Cela dit existent en télévision des produits pouvant nécessiter une mise en bouche personnelle du texte par l’acteur. Mais certains réalisateurs n’apprécient pas cette éventuelle « réécriture », ce que je comprends tout à fait. A l’inverse, quand cela est possible, je m’approprie le texte, tout en ayant le respect de l’auteur.

Quelque soit la situation, il est fondamental, en arrivant sur le plateau, de connaitre son texte sur le bout des doigts. Faute de quoi, on ne trouve aucune liberté pour explorer et aller chercher au plus profond de soi. Également par respect pour ses partenaires. Le travail en amont est donc fondamental pour avoir une totale liberté d’expression.

5/ Vous serez l’un des principaux comédiens du court-métrage « Silence », pour lequel le site de financement participatif KissKissBankBank a été sollicité. Pouvez-vous nous présenter ce projet ?

C’est un court-métrage actuellement en réécriture, avec pour thème la violence conjugale. Le tournage se fera dans le Loir et Cher.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de tourner dans un court-métrage qui s’appelle « Résilience » avec le réalisateur Thierry BARRIER. C’est une partition très bien écrite aux frontières de l’absurde, une sorte de « Buffet froid ». Je me suis régalé sur cette aventure !

Je vais également jouer dans deux web séries. Je vous en reparlerai prochainement.

Je suis attiré depuis de nombreuses années par la comédie. C’est une fibre qui était présente en moi depuis très longtemps et qui je pense, arrive aujourd’hui à maturité. En tout cas, j’ai envie d’aller dans ce sens.

Je suis aussi dans l’attente d’une confirmation pour une création au Festival d’Avignon. Tout dépend en fait d’une source de financement. Aussi, peut-être serai-je en répétition en mai et juin pour être sur les planches du festival en juillet.

En parallèle, j’avais joué l’an dernier au Théâtre des deux rives à Charenton la pièce « Le jardinier de la mer rouge », l’histoire d’un jardinier qui se fixe pour objectif de sauver un enfant autiste en l’extrayant d’un institut psychiatrique. Une tournée avec cette pièce est en négociation.

Enfin, j’ai un projet de long-métrage aux côtés de François BERLÉAND. Des discussions sont actuellement en cours avec la production.

7/ Revenons quelques instants sur vos débuts. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Adolescent, j’étais ami avec Jacques BONNAFÉ. Nous sommes tous les deux originaires de Douai (tout comme Albert DUPONTEL). A l’âge de 14 ans, il savait qu’il serait comédien, ce qui n’était pas encore mon cas. Le déclic peut se faire à tous les âges. Chez moi, ça a été un peu plus tardif.

J’ai fait des études qui m’ont amené à l’étranger notamment en Angleterre. J’allais beaucoup au cinéma et puis j’ai découvert le théâtre et les beaux textes. J’ai décidé d’être comédien après tout ce parcours. J’avais 24 ans.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai l’optimisme de croire, en toute modestie, que les meilleures choses me concernant sont à venir. Ce métier est un vrai marathon et tenir en longueur en est le vrai secret. Lorsque j’ai engagé cette course de fond, j’en étais conscient et j’avais cette détermination.

Aujourd’hui, après trente ans de métier, j’ai toujours la même détermination et l’énergie ne m’a pas quitté. De belles rencontres sont encore devant moi.

J’incite donc vos lecteurs à continuer à me suivre, pour découvrir les beaux projets auxquels je participerai.

Merci beaucoup Benoit pour cet agréable échange.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Vladys Muller revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Vladys Muller revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Bonjour Vladys,

Merci beaucoup d’avoir répondu favorablement à notre sollicitation.

1/ Votre parcours met en avant vos participations à différents domaines artistiques, la télévision et le théâtre notamment.

Pour commencer, pourriez-vous nous présenter justement ce parcours ? Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ? Quelles études avez-vous faites pour cela ?

Depuis toute petite, j’ai toujours voulu être sur scène. J’ai commencé le théâtre à l’âge de 12 ans. Dès mon plus jeune âge, j’expliquais que je voulais être une star. Ce qui signifiait, dans mon langage de l’époque, faire du théâtre, être sur scène.

J’ai commencé dans un petit conservatoire et très tôt, dès mes 13 ans, je faisais du théâtre avec des adultes. J’ai adoré ces moments. Même si cela créait alors un décalage avec l’école. Je passais plus de temps avec des trentenaires qu’avec des adolescents de mon âge.

Par la suite, j’ai fait un bac de théâtre. C’est sans doute grâce à cet art que j’ai obtenu mon diplôme. S’en est ensuite suivi un Deug de Lettres Modernes, mais je n’ai pas apprécié cette période-là. Je m’y ennuyais, si bien que j’en ai alors profité pour passer des castings, notamment de mannequins.

Comme cela marchait, j’ai poursuivi en faisant des photos et des publicités. Je m’y suis plu et suis donc restée dans ce milieu, tout en continuant le théâtre. Aussi, pendant plusieurs mois, j’alternais la Fac et différents castings.

Il faut être extrêmement disponible dans le métier d’artiste, il n’est donc pas facile de faire deux choses antinomiques en même temps. J’ai, du coup, arrêté ma deuxième année de Fac. Je me suis alors investie à fond dans le théâtre, allant même jusqu’à prendre des cours.

J’ai eu l’opportunité, à la même époque, de faire plusieurs publicités. Qui m’ont ensuite ouvert indirectement les portes de la télévision. Mais je n’ai pas voulu y poursuivre mon ascension car je ne m’y sentais pas à l’aise. Pour autant, si de nouvelles opportunités se présentaient à moi à présent, je les étudierais en fonction des personnes attenantes au projet.

J’ai alors eu très envie de faire de la mise en scène et de donner des cours. L’opportunité de monter une compagnie s’est présentée – La compagnie du petit Molière. Après avoir commencé dans les écoles, j’ai aujourd’hui 70 élèves et j’enseigne de 5 à 77 ans. J’y prends énormément de plaisir, d’autant plus que les gens y sont très spontanés et très naturels. C’est du plaisir partagé !

Je monte des spectacles avec eux et j’effectue de la mise en scène. J’en ai même fait pour moi, j’avais en effet écrit un spectacle sur Anne Frank, que j’ai joué et mis en scène, avec une chorégraphe. Je reviens donc petit à petit à mon premier amour, la scène.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous dans les différents arts que nous avons précédemment évoqués ?

Le théâtre, de part la spontanéité et l’improvisation qu’il génère, m’a aidé pour être à l’antenne, en public et en direct. C’est là le principal avantage.

A l’inverse, la scène impose une façon de jouer ainsi qu’un phrasé haut et fort. Les mimiques y sont aussi accentuées. A l’écran, lorsque l’on est filmé en gros plan, même en pensant rester naturel, l’impression dégagée est trop importante. J’ai donc du travailler pour être beaucoup plus neutre face à une caméra.

3/ Le rythme de tournage sur les plateaux est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous ?

Tout dépend du domaine. En tant que présentatrice de télévision, la charge de travail en amont est importante et systématique. Que ce soit, entre autres, le visionnage des sujets ou bien encore la préparation de la biographie de l’invité.

A l’inverse, au théâtre, nombreuses sont les répétitions bien avant la première. Une fois celles-ci effectuées, l’intensité de travail n’est ensuite plus la même.

Mais c’est un métier dans lequel nous sommes habitués à beaucoup travailler en amont. Les castings nécessitent toujours l’apprentissage d’un texte mais aussi la recherche d’un personnage pour se démarquer et ne pas juste réciter son texte.

De façon générale, j’aime bien garder de la spontanéité. Je prépare mes fiches ou mes textes, selon le contexte, mais j’apprécie maintenir un côté naturel et improvisé. Dans une juste mesure, pour ne pas dévier dans n’importe quel sens.

Souvent les moments les plus sympathiques sont ceux qui n’ont pas été préparés, lorsque l’on est en quelques sortes sur le fil.

4/ Pour la suite, quel serait votre souhait ? Aimeriez-vous vous consacrer à un thème en particulier ? Ou bien la pluralité des arts vous plait-elle davantage ?

L’idéal serait de pouvoir jouer au théâtre car j’adore cet art. D’autant plus que cela laisse la possibilité, dans la journée, de faire des tournages et des castings. J’aime beaucoup l’ambiance au théâtre le soir. C’est alors le moment des retrouvailles pour la troupe.

Je vois mon avenir principalement sur scène, tout en continuant à participer régulièrement à des publicités. Les tournages sont sympathiques, rapides et efficaces. C’est aussi l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes.

Sans oublier, bien évidemment, ma compagnie, avec laquelle je m’éclate ! De façon générale, je continue à faire les choses tant que je les apprécie.

5/ Quels sont vos projets et vos envies actuellement ?

Je ne délaisse pas le milieu de la télévision, j’ai fait récemment des essais pour une nouvelle chaine qui verra le jour en août, promouvant du télé-achat de luxe. Peut-être y ferais-je quelques interventions.

Je suis sur des projets de théâtre qui me plaisent. J’ai rencontré un metteur en scène, comédien et auteur, David Friszman, qui a écrit une pièce avec un rôle pour moi dedans. « Lovely Sunday » devrait être à l’affiche à partir de 2016. Je tiens beaucoup à cette pièce, le personnage me va bien.

6/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Gaïtez-moi, je suis toujours un peu partout. A titre d’exemple, j’ai fait au moins une publicité télévisuelle par an depuis 1996. Les gens qui me suivent fidèlement en sont ravis.

Mais je ne fais pas uniquement cela, comme j’ai pu vous l’expliquer tout au long de cet entretien. Le théâtre est certes plus confidentiel car les pièces sont majoritairement jouées à Paris. Mais il est prévu, par exemple, que nous montions sur la scène d’Orléans l’année prochaine.

Suivez-moi, car je suis toujours ravie que des gens puissent aimer mon travail.

Un grand merci Vladys pour ce bel échange !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Rosa-Bélinda Sette nous présente la pièce de théâtre "Couples en pièces" !

Publié le par Julian STOCKY

Rosa-Bélinda Sette nous présente la pièce de théâtre "Couples en pièces" !

Bonjour Rosa-Bélinda,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Darius Milhaud, de « Couples en pièces ». Pour débuter, pourriez-vous nous raconter le contenu de la pièce ?

La pièce met en fait en avant plusieurs histoires, d’auteurs connus. C’est très drôle, on y retrouve plusieurs natures de couples, parmi lesquelles un duo hystérique.

Je vous conseille vraiment de venir nous voir, que vous soyez ou non accompagné. Vous passerez vraiment un bon moment. Nous sommes à l’affiche à Paris jusqu’à fin mai. Nous jouons également en province, notamment le 2 mai, en Alsace, à Guebwiller, ou bien encore à Châteauroux en septembre.

Peut-on rappeler les jours et horaires des représentations parisiennes?

Nous sommes sur scène tous les jeudis soir à 21h. Sur réservation, la place coûte 12 euros, sur le site www.billetdereduc.com . Sinon 18 euros est le tarif en achetant son billet directement au théâtre.

2/ Comment décririez-vous vos différents personnages ? Quelles en sont leurs principales caractéristiques ?

Je joue notamment le KWTZ de Sacha Guitry, où j’y interprète une tragédienne très extravertie. C’est une sorte de barge, qui adore tout ce qui est pimenté. Elle se plait à jouer un double jeu entre son mari et son amant.

J’interprète aussi une femme d’actualité, qui se fait draguer. Elle est très belle, créant ainsi de nombreuses convoitises. Parfois même très lourdes. Ses réactions vont alors s’en faire ressentir. Sur une écriture de Léonore Confino.

De plus, on peut aussi retrouver sur scène une hystérique, qui veut tuer son mari. Mais un soldat va arriver pour établir un traité de paix.

Enfin, je me glisse aussi dans la peau d’une actrice de la comédie française qui sort juste de scène. C’est une forte personnalité, très imposante !

3/ Même si les 5 couples mettent en scène des époques différentes, quelles sont, selon vous, les principales clés, en tant que comédienne, pour éviter une certaine monotonie pour les spectateurs ?

Nous sommes une superbe troupe très dynamique ! Il n’y a pas de temps mort sur scène, les histoires et les rebondissements vont dans tous les sens et traitent de multiples et variés sujets.

4/ Vous avez un parcours très varié, avec de nombreuses cordes à votre arc artistique. Ainsi, vous avez notamment joué dans les saisons 3 et 4 de la série à succès de TF1 « Clem », en y interprétant Sidonie. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Je n’en garde que de bons souvenirs. Il s’agit sans doute de ma plus belle expérience jusqu’à présent. Tout s’est très bien passé.

A la fin de la troisième saison, mon retour n’était pas encore certain. Mais les audiences du final ont été telles que la plupart des comédiens ont pu revenir par la suite. Mon personnage s’est alors endurci, je suis devenue plus méchante. Si bien que j’en suis arrivée à mettre de la drogue dans le casier de Clem, me retrouvant ensuite en prison.

L’ambiance était très chaleureuse et très professionnelle. Le rythme de tournage était très efficace. J’aimerais beaucoup pouvoir revenir dans la série !

5/ Plus récemment, les téléspectateurs de TMC ont pu vous retrouver brièvement dans « Les Mystères de l’Amour ». Comment s’est déroulé le tournage ? Aimeriez-vous y revenir de façon ponctuelle ?

C’était une bonne expérience, plutôt sympathique avec une équipe chaleureuse. Je suis à l’écoute de toute proposition de leur part.

Le rôle était assez drôle à jouer, notamment avec Philippe Vasseur, l’interprète de José, un acteur très agréable.

6/ Vous êtes également danseuse et chanteuse. Ainsi, vous avez joué dans plusieurs comédies musicales. Vous avez aussi fait un premier single. Aimeriez-vous réitérer ces expériences ou préféreriez-vous vous consacrer davantage à la comédie, via la télévision et le théâtre principalement ?

Mon objectif, depuis bien longtemps, est d’être polyvalente, une sorte de touche à tout. Afin de pouvoir m’amuser et de ne pas tomber dans la routine.

Multiplier les expériences dans différents domaines artistiques est aussi quelque chose d’important pour une comédienne, pour être imprégnée de différentes énergies.

Si je devais ne retenir qu’un seul axe, ce serait le cinéma. C’est, en quelque sorte, la petite lumière qui brille au fond de moi. Mais je reste passionnée par le théâtre et les comédies musicales. Je serais donc ravie de répondre favorablement aussi à des propositions dans ces domaines-ci.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous dans les différents arts que vous pratiquez ?

Je crois que les différences existent, sans vraiment en être. Tout est utile pour tout.

Seule la façon de s’exprimer peut changer. Typiquement, celle de télévision est plutôt commune, alors qu’au théâtre, tout est plus fort et plus extérieur.

7/ Souhaitez-vous mettre en avant d’autres projets ? Si vous en aviez la totale liberté, comment voudriez-vous voir évoluer votre carrière dans la suite de votre parcours ?

J’adorerais participer à de grands films, notamment à l’international. Je parle l’espagnol et l’italien, je comprends l’anglais.

J’apprécie les films d’actions et de guerre. Y jouer un rôle important me comblerait.

8/ Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

Venez nombreux au théâtre, vous passerez un très bon moment ! La pièce est drôle et permet, pendant quelques instants, de penser à autre chose qu’à son quotidien.

Merci beaucoup Rosa-Belinda pour le temps que vous nous avez gentiment consacré !

Publié dans Théâtre

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Interview de la comédienne Marie-Laetitia Bettencourt, en exclusivité pour notre blog !

Publié le par Julian STOCKY

Interview de la comédienne Marie-Laetitia Bettencourt, en exclusivité pour notre blog !

Bonjour Marie-Laetitia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, à la Grande Comédie, dans la pièce « Familles (re)composées ». Pour commencer, pourriez-vous nous raconter l’histoire mise en avant par la pièce ?

Comme l’indique le titre, la pièce est en lien avec les familles recomposées. Souvent, après un divorce, les parents se remettent avec quelqu’un.

Se pose alors la question du partage de la garde des enfants. Sans oublier les relations entre les parents après la séparation, mais aussi celles avec les nouveaux conjoints.

Le couple et la famille, deux thèmes forts de la pièce, sont des sujets qu’affectionne tout particulièrement Alil Vardar, l’auteur. Quelles sont les astuces de la pièce ayant permis un tel succès auprès du public ?

Alil trouve toujours des sujets très populaires qui touchent beaucoup de personnes et qui parlent au plus grand nombre. Les gens se reconnaissent dans ses pièces. Pour cela, il se base notamment sur son histoire personnelle.

Ses pièces sont donc toujours proches de la réalité et crédibles, permettant aux gens de s’identifier.

Peut-on rappeler les jours et horaires des représentations ?

Nous jouons chaque jour de la semaine. Plus précisément, du lundi au samedi, une représentation a lieu à 21h 30. Auxquelles il faut ajouter les prestations en matinée, le samedi et le dimanche, à 16h.

2/ Vous y interprétez le personnage de Jennifer. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Jennifer est une fille gentille, dynamique mais écervelée. Elle est surtout extrêmement amoureuse de Jean-Claude, son « kikiné ».

Elle a, elle aussi, un enfant. Ainsi, elle évoque souvent l’éducation de ce dernier par son actuel compagnon. Vice-versa, les relations avec son beau-fils sont un autre thème important. La rencontre avec l’ex-femme de Jean-Claude est un des moments clés pour elle.

Pour la résumer, Jennifer est une blonde gentille.

3/ Votre personnage est l’auteur de nombreux lapsus tout au long de l’histoire. Quelles sont, selon vous, les principales clés, dans pareille rôle, pour faire rire les spectateurs pendant une heure trente environ sans être redondant ?

La clé est d’être toujours très sincère et de ne pas chercher à être drôle en faisant l’idiote. Le texte est suffisamment bien écrit et juste pour que nous n’ayons pas besoin d’en faire plus.

Bref, il faut simplement être authentique et ne pas avoir l’air de dire quelque chose de bête. Au contraire, il est important de l’exprimer d’une manière très intelligente.

4/ Le rythme de la pièce est plutôt soutenu et les moments comiques s’enchainent. A ce titre, faites-vous régulièrement évoluer les blagues et cocasseries qui fusent sur scène ?

Bien sûr ! Notamment Alil, l’auteur, qui trouve beaucoup de blagues en direct, sur scène, nous permettant de réagir et créant ainsi une interactivité.

En conséquence, chaque représentation est un peu différente. Alil nous surprend à chaque fois !

Vous arrive-t-il même de surprendre volontairement vos camarades en adaptant soudainement une réplique ?

Comme l’auteur fait le « fou » sur scène et trouve de nombreuses blagues, nous lui faisons confiance et nous le suivons. C’est déjà dur de garder son sérieux et de ne pas avoir des fous-rires tout le temps.

Si nous nous mettions, tous les quatre, à faire des blagues non prévues, la pièce risquerait de devenir indisciplinée voire grotesque.

Nous laissons donc l’improvisation à Alil et nous sommes un peu spectatrices de ses drôleries.

5/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants, avant de monter sur scène, juste avant que le rideau ne s’ouvre. Quel est alors le sentiment qui prédomine ?

Il y a bien sûr l’excitation. Je suis toujours très heureuse de faire une représentation mais, en fait, tout va bien dès lors que je suis sur scène.

Juste avant, c’est plus difficile, surtout du fait du trac. C’est, je crois, le sentiment majeur. Ajoutons la peur de décevoir l’auteur et le metteur en scène.

D’autant plus que nous jouons avec lui sur scène. Donc nous voyons directement dans ses yeux sa déception lorsque ratons quelque chose face au public.

Nous sommes dans de grands et beaux théâtres parisiens. Ce qui demande une forte discipline. Pour que la salle soit pleine chaque soir, il faut systématiquement se donner à fond et, forcément, le trac se fait ressentir avant le levé de rideau.

D’ailleurs, comment vous préparez-vous en amont de la représentation ? Quelles sont vos habitudes ?

Je viens longtemps avant. Je me concentre en même temps que je me prépare. Jennifer est une bimbo, elle doit beaucoup se maquiller et se coiffer. Ce qui demande du coup environ une heure de préparation.

Je profite de ce temps pour me concentrer et faire mes exercices d’articulation et de respiration. Il est important en effet de bien projeter vocalement sur scène. Le rythme est très soutenu, il faut donc aussi savoir respirer.

Même si je joue cette pièce depuis près d’un an maintenant, ces moments-là sont comme un rituel. Je suis très superstitieuse, j’ai l’impression que si je ne pratique pas ces exercices, la représentation ne va pas se dérouler comme je le souhaite.

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Allez-vous participer à d’autres pièces de théâtre ?

Je continue la pièce « Familles (re)composées » car elle est toujours en lancement dans la capitale. Nous l’avions démarré à Paris en octobre dernier. La saison n’est pas terminée.

Nous avons aussi un autre défi, celui de remplir le théâtre cet été. Généralement, les salles parisiennes sont désertes du 14 juillet au 15 août, mais nous avons pris le pari d’assurer les représentations pendant cette période.

Mon emploi du temps va donc être bien rempli jusqu’à la rentrée de septembre au moins. D’autant plus que je participerai aussi ponctuellement, dans le même théâtre, à la pièce « Le clan des divorcées », que j’ai déjà jouée longtemps.

Je suis, en parallèle, en écriture de sketchs pour un programme-court, aux côtés de ma meilleure amie, Sophie Depooter. J’en profite pour vous annoncer que je jouerai aussi dans sa pièce, là encore à La Grande Comédie, qui s’appelle « Après le mariage...les emmerdes » et qui rencontre un beau succès.

C’est un rôle très différent de celui d’une blonde. C’est un personnage moins caricatural et plus proche de « madame tout le monde ». J’ai hâte de l’interpréter.

7/ Pour conclure, que souhaitez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène à la Grande Comédie ?

La réputation d’Alil Vardar n’est plus à faire. Il écrit de véritables succès, il est notamment l’auteur de ce qui est sans doute la plus grande réussite théâtrale de ces dix dernières années, à savoir « Le clan des divorcées ».

Donc si vous avez tout simplement envie de rire, car nous n’avons pas la prétention d’autre chose, venir voir l’une des pièces d’Alil est alors une très bonne idée. Que ce soit « Familles (re)composées », « Le clan des divorcées » ou bien encore « 10 ans de mariage ».

Je vous conseille tout particulièrement la première citée, non pas simplement parce que j’y participe, mais surtout car il s’agit là de sa dernière création, moderne et pleinement dans l’actualité.

Vous serez en plus bien accueillis dans un très joli théâtre et vous passerez certainement un très bon moment, en tout cas nous ferons tout pour cela.

Un grand merci Marie-Laetitia pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Interview exclusive du comédien Olivier Benard !

Publié le par Julian STOCKY

Interview exclusive du comédien Olivier Benard !

Bonjour Olivier,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au Théâtre Les feux de la rampe, dans la pièce « Revenir un jour ». Quelle en est l'histoire ?

La pièce s'articule autours de la reformation d'un boys band après dix ans d'absence. L'amitié est au cœur même de l'histoire, entre les quatre membres du groupe et Vanessa, qui les a coachés.

Tous les participants présentent des facettes différentes. Chris est un personnage haut en couleurs, un peu drôle et qui s'intéresse fortement à ses éventuelles conquêtes féminines. Jordan, quant à lui, revient des Etats-Unis et vit dans un monde de fantaisie, en se racontant des histoires, avant de retomber dans une certaine réalité.

Steve, pour sa part, a pris « un peu » de poids pendant cette absence médiatique. Enfin, le personnage d'Alex, que j'interprète, est tombé dans la drogue.

2/ Vous y interprétez l'ancien leader charismatique du groupe. Qui est plus exactement votre personnage ? Quelles en sont ses principales caractéristiques ?

Alex refuse complètement l'idée de reformer le groupe, car cette image lui a collé à la peau et porté préjudice, lui fermant certaines portes.

Il ne veut plus en entendre parler, c'est donc un refus total au début. Ajoutons à cela ses démons, notamment la drogue, qui le place à l'écart du groupe.

3/ Elodie Wallace nous expliquait, dans un précédent entretien, que la pièce alterne moment comiques et instants plus intimes et plus solennels. En tant que comédien, quelles sont alors les principales clés pour passer facilement d'un état à un autre ?

La clé réside dans le fait qu'il y a une histoire à raconter. Il y a un texte et des situations. Il faut donc se fier à ce qui est écrit et jouer ces situations, sans se prendre la tête pour savoir comment naviguer entre les différentes émotions.

Il est important de suivre le fil, de savoir comment le personnage arrive au début et où il va ensuite. Sans occulter bien sûr les éléments et les facteurs autours lui permettant de connaitre ces changements. Notamment les retrouvailles entre les quatre amis qui mettent Alex face à ses réalités et son propre désespoir.

Il est donc important, une fois que l'on maitrise ces tenants et ces aboutissants, de ne pas se poser trop de questions. La pièce fonctionne car nous jouons tous une même couleur, celle d'une comédie. Pour qu'il y ait du rire, il est nécessaire d'avoir du relief, donc des moments plus solennels.

4/ Votre personnage est un grand consommateur de drogues. Comment réussissez-vous à transcrire cet état si particulier sur scène ? Quelles sont les astuces ?

La première mouture de la pièce, au Palais des Glaces, était complètement différente. Il y avait, en quelque sorte, deux histoires en une. Le côté dramatique avec la drogue et le côté comédie avec les personnages de Steve et de Jordan.

Franck Le Hen, l'auteur de la pièce, a, depuis, modifié certaines scènes et a étoffé ses personnages pour faire en sorte que la drogue ne soit pas quelque chose de pathétique. Je l'ai traduit par un personnage pour qui la consommation entraine des excès dans son comportement et non pas une crise d'overdose.

Ce qui accentue la couleur comique de la pièce.

5/ En parallèle, nous pouvons aussi vous retrouver chaque début de semaine au Théâtre des Blancs Manteaux, aux côtés de Corinne Hubert, dans « Jean et Béatrice ». Là encore, quel en est le principe ? Qui est Jean ?

C'est une pièce de Carole Fréchette qui raconte l'histoire d'une femme qui ne vit aucune émotion et qui ne sait plus ce qu'est aimer. Pour se mettre en danger et revivre des émotions, elle met une affiche mentionnant « Jeune héritière promet récompense à celui qui saura l'intéresser, l'émouvoir et la séduire ».

Suite à cela défilent certainement plusieurs hommes avant l'arrivée de Jean. Celui-ci est un chasseur de primes, intéressé uniquement par la récompense substantielle promise par Béatrice. Cette dernière lui fait alors passer trois épreuves, au travers desquelles ils vont raconter ce qu'est l'amour. Avec des moments de danger car Béatrice est une femme vivant toute seule au 33ème étage de son immeuble, qui se retrouve face à un homme potentiellement prêt à tout pour obtenir la récompense.

C'est une très belle écriture, qui met en exergue comment raconter le sentiment amoureux et peut-être la vie à deux. Il y a énormément de poésie dans l'écriture de Carole Fréchette, mais qui ne fonctionne que si nous, comédiens, jouons le quotidien, en étant terre à terre. Nous l'avons traduit en deux personnages incapables d'aimer, pour des raisons différentes, qui vont confronter leur mal-être et leur bonheur peut-être aussi.

6/ Il s'agit là d'un exercice bien différent de celui aux Feux de la rampe. A ce titre, qu'appréciez-vous particulièrement dans les pièces comiques, aux nombreux personnages ? De même, quels sentiments procurent les pièces plus intimes, en duo ?

L'idée du collectif ainsi que la distribution proposée m'ont plu pour « Revenir un jour ». C'est comme cela que j'ai voulu faire parti du projet. Lorsque nous nous sommes tous rencontrés aux auditions, cet aspect-là m'a vraiment intéressé. En plus du côté comique de la pièce.

En parallèle, j'ai un vrai amour pour les textes de Carole Fréchette. Si bien que je n'ai pas hésité longtemps avant de participer à cette belle aventure. Le plaisir d'une pièce à deux personnages avec ce contenu aussi pertinent représente un plaisir énorme. Car nous passons par tous les sentiments et toutes les émotions.

7/ Vous avez aussi effectué récemment une lecture, au théâtre de la Contrescarpe, de la pièce « Le délai » aux côtés d'Elodie Wallace. S'agit-il là d'un projet proche de son aboutissement ?

Cette pièce a été écrite et sera mise en scène par Eric Delcourt, qui nous accompagne déjà sur « Revenir un jour ». C'est l'histoire de Samuel Weber, un comédien de série qui rencontre un grand succès mais qui est, humainement parlant, assez odieux, car il possède tout.

L'attend dans son car-loge une journaliste, qu'il ne voit pas dans un premier temps. La pièce présente de multiples clés, emmenant les spectateurs vers différents horizons, de surprises en surprises. Pour remettre en question la vie de ce comédien par l'intermédiaire de cette femme, notamment dans sa façon de se comporter avec les autres.

Nous aimerions présenter cette pièce au Festival d'Avignon, avec certainement un début au théâtre de la Contrescarpe pour nous rôder. Avant de revenir plus fermement dans ce même lieu à la rentrée.

J'aurai aussi une autre pièce à Avignon, « Tant qu'il y a les mains des hommes », déjà jouée l'an dernier. Composée de cinq personnages, elle traite de la notion d'identité. Nous jouerons chaque jour à 12h 45.

Pour finir, je partirai en tournée en octobre, jusqu'à mi-janvier, dans « Pas folles les guêpes », aux côtés notamment de Sonia Dubois, Daniel Evenou et Michelle Kern. Cinq sœurs y sont suspectées d'avoir commis un crime. Arrive alors un inspecteur, que j'interprète, pour tenter d'élucider ce mystère.

8/ Pour finir, qu'aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à vous suivre et à venir vous voir sur scène ?

Le théâtre est une passion. Il faut donc s'y rendre, pour s'amuser et passer un bon moment.

Soyez curieux !

Merci beaucoup Olivier pour le temps que vous nous avez gentiment accordé.


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Théâtre : la comédienne Elodie Wallace nous présente sa riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Théâtre : la comédienne Elodie Wallace nous présente sa riche actualité !

Bonjour Elodie,

C'est un plaisir de pouvoir effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement sur les planches, au théâtre Les feux de la rampe, pour la pièce « Revenir un jour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire quelques peu l'histoire et nous présenter votre personnage ?

C'est l'histoire d'un boys band qui se reforme un peu par hasard dix ans après avoir eu un gros succès dans les années 2000. Je joue le rôle de Vanessa, une productrice qui les a bien connu à l'époque et qui décide, pour une tournée, de reconstituer le groupe.

Tous les membres sont des amis d'enfance qui se connaissent depuis de très nombreuses années et qui avaient été repérés par un producteur dans une salle de sport. Au moment de leurs retrouvailles, l'un a pris trente kilos, un autre vit aux Etats-Unis et le dernier a des petits soucis avec la drogue.

Mon personnage Vanessa a vécu une grande histoire d'amour avec l'un des chanteurs du groupe, mais les deux ne se sont pas revus depuis dix ans.

C'est une comédie avec des personnages un peu hauts en couleurs.

2/ La distribution est alternante. A ce titre, avez-vous besoin d'adapter votre interprétation selon les comédiens qui vous accompagnent ?

Nous sommes plutôt bien calés, nous avons un metteur en scène très précis, nous faisons donc à peu près la même chose tous les soirs. Seules les émotions peuvent changer. Chaque comédien n'envoie pas forcément la même chose, parce que chacun a sa propre nature et son propre impact.

La réception des émotions peut donc varier et être ainsi plus ou moins forte. Entrainant aussi chaque soir un renouvellement du plaisir pour les comédiens que nous sommes. Ce qui est très agréable !

3/ Toujours dans ce même théâtre, vous jouez aussi ponctuellement dans une pièce dont vous êtes l'auteur, à savoir « Le mariage nuit gravement à la santé ». Là encore, quel en est le contenu et quel rôle interprétez-vous ?

La pièce met en avant un couple, Romain et Sophie, chez qui tout va très bien. Lui est homme au foyer, il fait des petits plats, la cuisine et la décoration. Il aime beaucoup les jolies choses et réalise toutes ces tâches avec beaucoup d'amour. Sophie, quant à elle, est working-girl. Elle travaille dans une agence de publicité, porte des tailleurs avec talons toute la journée.

Leur couple se porte très bien, jusqu'au jour où Sophie décide d'organiser une soirée en amoureux pour les trente ans de son mari. Débarque alors de façon impromptue la maman de Romain, qui ne sait pas du tout que son fils est homme au foyer, pensant que les rôles sont complètement inversés dans leur couple.

Le personnage de la belle-mère, Micheline, est très vieille France, très traditionnel et très classique. Romain et Sophie vont alors décider, le temps d'une soirée, d'inverses les rôles. Voulant faire de cette dernière une mère au foyer idéale et de Romain un homme d'affaires. Mais Sophie ne sait pas où se rangent les nappes et les assiettes ni comment cuire un gigot. De quiproquos en malentendus, la soirée va être explosive !

Comment vous est venue l'inspiration pour l'écriture de la pièce ?

Cette pièce a été écrite à deux et est née il y a six ans. Nous voulions parler du couple car c'est un thème universel, qui parle à tous et qui marche toujours.

Aujourd'hui l'inversion des rôles est devenue presque banale et ne choque plus grand monde. Ce qui était moins le cas il y a six ans. D'où notre envie d'en faire une pièce.

Le texte a bien évidemment été depuis adapté à l'actualité et aux comédiens qui l'interprètent. Pour que chacun puisse être à l'aise avec son personnage et puisse se l'approprier.

4/ Comment parvenez-vous à participer alternativement à différentes pièces et donc à interpréter plusieurs rôles ? Quelles sont les principales clés ?

Une bonne gestion du planning et un bon emploi du temps en sont la base. J'ai surtout besoin de beaucoup de concentration avant de monter sur scène. Arrivant une heure voire même parfois une heure trente avant le début du spectacle, pour revoir mon texte et me remettre dans la peau du personnage.

5/ Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, les spectateurs peuvent aussi retrouver sur la scène de l'Alambic Comédie, chaque début de semaine, la pièce « Attention, chient méchant », dont vous êtes l'auteur, avec Rui Silva, votre compagnon. Quelle en est la thématique ?

Deux personnages un peu perdus se rencontrent par hasard. Plus précisément, un cambrioleur entre dans l'appartement d'une fille en train de se suicider. Nous découvrons ensuite que le premier nommé s'est trompé d'endroit et que la demoiselle tente de mourir avec du doliprane.

C'est une comédie dans laquelle deux « loosers », deux personnes seules et perdues dans la vie, se rencontrent pendant toute une soirée, aboutissant à un cambriolage ensemble pour se venger d'un ancien compagnon.

Est-ce d'ailleurs un avantage de collaborer pour l'écriture avec une personne que l'on connait aussi bien ?

C'est un avantage parce que l'on ne perd pas de temps. Nous n'avons pas eu besoin de mettre des gants pour se dire les choses. Nous permettant alors de gagner en efficacité.

Habitant ensemble, cela nous autorise à écrire à n'importe quel moment. Il nous arrive parfois de partir pendant tout un week-end pour s'isoler et se concentrer sur l'écriture. Ce qui est plutôt agréable.

6/ Quelles complémentarités et quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents exercices, que sont l'écriture d'un côté et la scène de l'autre ?

Il est très difficile d'être en même temps comédien et producteur dans sa propre pièce. En effet, au moment de monter sur scène, on ne peut alors s'empêcher d'analyser le nombre de places occupées afin de savoir si la soirée sera rentable ou non. Cet aspect-là est très difficile à compartimenter.

A l'inverse, le point commun entre toutes ces casquettes réside dans la volonté de raconter des histoires, que ce soit sur scène, ou en les montant d'un point de vue logistique, ou bien encore en les imaginant. Je prends du coup du plaisir avec n'importe quelle facette.

Avez-vous une préférence particulière pour l'un d'entre eux ?

Ces différents exercices me plaisent beaucoup mais je crois sincèrement que si je devais n'en choisir qu'un, je retiendrais celui de comédienne. C'est mon métier premier, il représente ce que j'ai toujours voulu faire et c'est ma source principale d'accomplissement.

Quelles sont vos majeures sources d'inspiration pour l'écriture ?

A la base, j'ai commencé à écrire pour me donner du travail, comme cela arrive très souvent. C'est aujourd'hui une activité que je développe vraiment à part entière, rédigeant même des pièces que je ne joue pas et que je transmets à d'autres pour les monter. C'est un exercice que j'adore et que je pourrais faire pendant des heures.

Mes sources d'inspiration viennent principalement de la vie quotidienne. Ce peut être une phrase que j'entends dans le métro, ou une photo, voire une anecdote. Ce sont aussi des faits divers, des films, et des livres. J'ai un petit carnet dans lequel je note plein d'idées.

7/ Faisons la comparaison entre un soir de première d'une pièce que vous avez écrite et celui d'une œuvre pour laquelle vous êtes simple comédienne. Dans quelle situation êtes-vous plus inquiète ?

Je crois être encore plus inquiète lorsque je ne suis pas sur scène. Parce que je n'ai aucun contrôle sur ce qui va se passer. C'est un sentiment atroce, après avoir fait pendant des semaines la mise en scène, comme ce fut le cas au démarrage de « Attention, chient méchant », de ne plus avoir ensuite les cartes en main.

Il est alors assez douloureux d'être dans la salle, en tant que simple spectateur, sans pouvoir intervenir en cas d'aléas éventuel.

Aimez-vous laisser une certaine liberté, en tant qu'auteur, aux acteurs afin qu'ils puissent apporter une certaine touche personnelle ?

La liberté du comédien et l'adaptation par chacun sont nécessaires même si j'essaie pour autant de ne pas me tromper dans mon casting. La liberté de l'artiste est primordiale pour qu'il puisse trouver son amusement et son personnage.

Il faut cependant être vigilant à ne pas non plus laisser trop de libertés. Typiquement, «Le mariage nuit gravement à la santé » est un boulevard, à quatre personnages, où tout va très vite. Donner trop de souplesse aux comédiens pourrait rapidement entrainer un décalage et ne pas servir la pièce. Il faut ainsi trouver le juste milieu entre la libre expression du comédien et le déroulé pertinent de l'histoire.

Vous avez participé à de multiples pièces de théâtre. Racontez-nous ces derniers instants d'un soir de première avant de monter sur scène, quand le rideau est encore baissé ? Quel est alors le sentiment prédominant ?

On se sent mal ! Il y a toujours un moment où l'on se demande pourquoi on fait se métier, alors que personne nous a forcé à être là ce soir. Ce sentiment est sans doute lié à la peur de ne pas être bon, de ne pas être drôle ou d'oublier son texte.

Pour autant, je regrette beaucoup ce moment-là lorsque je joue une pièce depuis des dizaines de fois. Le trac n'existe alors plus, on se rend au théâtre comme on va à son travail chaque jour. Manque alors ce moment d'excitation, d'adrénaline pendant lequel on se sent vivant.

8/ De façon plus générale, quels sont vos souhaits et vos projets pour cette année ?

J'ai un projet de série pour le théâtre qui me tient très à cœur. Un showcase a d'ailleurs été fait en septembre dernier au théâtre du Gymnase.

Ce serait une comédie en plusieurs épisodes, qui reprendrait exactement les mêmes codes que les séries américaines, à savoir previously, next, bande annonce, générique, acteurs récurrents, guests. Le tout au théâtre, en français et en comédie. Le nom serait « Sam, tueur en série malgré lui » avec un personnage à mi-chemin entre Dexter et Pierre Richard.

Nous réfléchissons actuellement à la meilleure possibilité de traitement car il y a pas mal de formules à trouver, comme le nombre d'épisodes, la quantité de représentations de chacun de ceux-ci mais également le moyen de fidélisation des spectateurs. C'est un gros challenge !

Cela n'a jamais été fait, à ma connaissance, dans le domaine de la comédie, accentuant notre difficulté à monter le projet. Nous ne pouvons en effet pas nous baser sur les réussites ou les échecs déjà existants. Mais c'est très excitant !

En parallèle, j'écris un film dans le cadre de l'atelier du scénario de La Fémis, une école de cinéma. Après une année de formation, il me faut maintenant affiner ma rédaction pour m'ouvrir éventuellement une nouvelle porte.

Ce projet ne pourra sans doute aboutir qu'à partir de l'année prochaine car mon actualité est déjà très riche en ce moment. Je vais notamment monter une nouvelle fois sur les planches pour la reprise de la pièce « La sœur du grec ».

9/ Pour conclure, qu'aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à se rendre au théâtre ?

Le théâtre et notamment la comédie ont connu une année plutôt difficile. C'est pourquoi j'aimerais vraiment encourager les gens à venir au théâtre, pour aller voir des petites ou des grosses pièces, quelque soit la taille de la salle.

Venez voir des gens qui, tous les soirs, ont à cœur de raconter des histoires ! Le théâtre est un endroit où les émotions sont vivantes. Qui, en plus, vous permet d'oublier vos soucis.

Merci beaucoup Elodie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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