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La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre « Les feux de la rampe » de la pièce « La sœur du grec ». Pour commencer, pourriez-vous nous en décrire l’histoire ? Quel en est le contenu ?

L’histoire se déroule dans la station de ski des Ménuires, le soir de la Saint-Sylvestre. Camilla et Lucas, en couple, respectivement actrice et auteur célèbres, y débarque pour fêter le réveillon.

Mais ils vont très vite se rendre compte d’un problème, à savoir la location simultanée de l’appartement en timeshare à un autre couple, beaucoup plus populaire et venant du Sud-ouest. S’en suit alors un réel choc des cultures.

Nous allons rapidement nous apercevoir que Lucas est un escroc, mentant sur plusieurs aspects de sa vie, notamment sur l’existence de sa maitresse. Cette dernière vient de découvrir qu’il est marié et décide alors de débarquer à l’improviste pour lui gâcher son jour de l’an. La situation ne fera que s’envenimer.

Sans oublier qu’un meilleur ami, psychanalyste, séparé depuis peu de sa conjointe, se joint au groupe. Aussi, c’est une comédie explosive à six personnages.

2/ Vous y interprétez Carmen, la maîtresse malheureuse d’un autre personnage. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est avocate, travaille dans le monde de l’édition et défends des auteurs. Elle a le contrôle sur sa vie, est plutôt rigide et très droite. On peut imaginer que son appartement est très bien rangé, au millimètre près.

Elle n’a pas l’habitude de se laisser aller dans les émotions. La seule fois où elle a craqué correspond à sa rencontre avec Lucas.

3/ Cette comédie délurée et déjantée va à cent à l’heure. Quelles en sont les principales clés artistiques pour faire rire le public ?

Le rythme y est pour beaucoup. Le spectateur n’a pas le temps de souffler qu’un nouveau rebondissement se produit. La pièce se base sur les quiproquos et sur l’arrivée de la maitresse. Même si l’ensemble est plus modernisé, en termes de jeu notamment, qu’un Vaudeville à l’ancienne.

La surprise et le rythme sont donc les arguments majeurs. Une fois les gens captés, nous ne les lâchons plus au travers des nombreux rebondissements proposés.

4/ Une alternance a été mise en place pour les comédiens de la pièce. Quelle valeur ajoutée cela a-t-il créée ? Quels attraits artistiques s’en dégagent ?

Nous avons la chance d’avoir deux équipes vraiment géniales. Certains rôles sont doublés, d’autres pas. Nous formons une troupe très sympathique et, humainement, nous sommes tous contents de nous retrouver le soir pour la représentation. Ce qui est très chouette et très agréable.

La surprise et la diversité que génère cette organisation sont géniales. Typiquement existent deux Camilla complètement différentes mais aussi pertinentes l’une que l’autre, au travers des interprétations de Christine Jarniat et Kim Schwarck.

L’adaptation que cela engendre pour les autres comédiens est appréciable car elle permet de renouveller le plaisir.

5/ En parallèle, vous participez toujours à la pièce « Le mariage nuit gravement à la santé ». Un petit mot peut-être sur ce succès qui ne désemplit pas ?

Nous venons d’entamer la sixième saison et je reste toujours agréablement surprise du succès que nous rencontrons. Pour être complètement honnête, cette année a été plus difficile car naissent de plus en plus de gros spectacles avec des têtes d’affiche.

Mais, pour autant, les spectateurs sont présents. Nous essayons chaque année de moderniser un peu plus la mise en scène et de faire évoluer le texte. Le renouvellement des équipes permet aussi d’apporter du sang neuf.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Aussi, vous développez actuellement un projet de série pour le théâtre, une sorte de comédie en plusieurs épisodes qui reprendrait les mêmes codes que les séries américaines. Comment vous est venue l’envie et l’idée de le monter ?

L’idée première était celle d’une pièce se déroulant dans le milieu de l’édition, où un romancier à succès déciderait de tuer son personnage principal. Ce dernier viendrait alors montrer son mécontentement pour éviter que pareille décision ne soit prise.

Puis, après réflexion auprès de Rui Silva avec qui j’écris, nous est venue l’envie d’orienter l’intrigue sur un scénariste de télévision. Entrainant alors l’apparition du fantôme de son père, l’auteur des premiers épisodes.

Le format de la série est une bonne orientation pour traduire et retranscrire l’ensemble des rebondissements que pareil scénario peut générer.

7/ Où en êtes-vous actuellement dans l’avancée de ce projet ? Une concrétisation est-elle proche ?

Il n’est jamais simple d’avoir une bonne pièce de théâtre. C’est encore plus compliqué sur plusieurs épisodes. C’est pourquoi ce projet n’est pas évident à monter. Toutefois, nos dix années d’expérience dans l’écriture ainsi que ma formation sont autant de forces.

Nous avons terminé l’écriture de la première saison, qui a été proposée à plusieurs producteurs. Des réponses sont en attente et nous nous orientons actuellement sur trois dates exceptionnelles au Grand Point Virgule en octobre.

Afin d’améliorer un peu plus encore la version déjà existante, mais aussi de faire venir davantage de professionnels et de gens qui auraient l’envie de partir avec nous dans cette aventure un peu folle.

8/ Ce genre novateur au théâtre requiert quelques spécificités, notamment sur les formules à trouver pour le moyen de fidélisation des spectateurs. Vers quel axe pensez-vous vous tourner ?

Nous souhaitons créer un esprit de rendez-vous. A l’image du « Fieald », au théâtre Trévise, une troupe se réunissant depuis des années, chaque dimanche soir, avec une équipe d’animation pour gérer un fil conducteur autours de différents artistes interprétant des sketchs.

Aussi, au travers de représentations uniquement en fin de semaine, sans doute le samedi et le dimanche en matinée, nous aimerions générer un esprit de communauté, un instant de retrouvailles comme pouvaient l’être les épisodes de la série américaine « Friends » le dimanche à 19h.

Notre premier axe est donc de créer des personnages suffisamment attachants pour que les gens aient envie de venir les revoir. Nous souhaitons aussi utiliser internet et les réseaux sociaux, en s’inspirant des séries américaines, pour faire des teasers et des bandes-annonces. Proposer des abonnements et des tarifs préférentiels pour les spectateurs voulant voir l’ensemble de la saison est aussi une piste en réflexion.

9/ Comment faire pour qu’un spectateur n’ayant pas assisté à un épisode prenne du plaisir à assister au suivant ?

La formule telle que nous l’envisageons aujourd’hui serait, au travers des deux représentations hebdomadaires, de proposer systématiquement des épisodes différents, une fois la série installée.

Typiquement, après deux mois de lancement via le premier épisode, nous pourrions ensuite jouer en parallèle le deuxième opus tout en maintenant à l’affiche le premier. Chaque spectateur pourrait alors y trouver satisfaction.

10/ Quelles sont les prochaines étapes de ce beau projet ? Selon votre souhait, quand pourraient se dérouler les premières représentations ?

Nous ne souhaitons pas faire les choses de façon approximative. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pouvons communiquer autours de ce spectacle comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre normale.

A date, nous essayons de réunir des compétences pour créer le buzz autours de ce projet. Nous avons obtenu le renfort d’un technicien qui a créé l’ensemble des bandes sons, notamment pour les moments de suspens ou bien encore le générique.

Nous recherchons actuellement une personne pour nous accompagner en termes de marketing. Afin de déterminer le meilleur axe à prendre pour attirer un maximum de spectateurs.

11/ Pour conclure, en quelques mots, que dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène et aussi à assister à cette aventure théâtrale d’un genre nouveau?

Il s’agit là d’une vraie conviction personnelle, à l’image de mes explications lors du premier entretien, mais je crois que venir voir des artistes sur scène se donnant à fond est quelque chose de très fort.

Certes, il arrive parfois que les spectateurs soient déçus, que les comédiens ne soient pas au mieux ou bien encore que l’histoire ne soit pas crédible. Mais cela reste du spectacle vivant, les artistes y mettent leur cœur.

A titre personnel, à chacune de mes représentations du personnage de Carmen dans « La sœur du grec », que j’adore, je donne mon maximum.

Rien que pour cela, il vaut la peine, de temps en temps, de venir au théâtre.

Un grand merci Elodie pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Claire Gérard nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Claire Gérard nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Claire,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, et tout le mois de Juillet à la Grande Comédie, de la pièce à succès « Le Clan des divorcées », où vous y interprétez le personnage de Stéphanie d’Humilly de Malanpry. Pour commencer, pourriez-vous nous raconter le contenu de la pièce et nous présenter votre personnage ?

L’histoire en est très simple. Stéphanie d’Humily de Malanpry a vécu pendant cinq ans avec un berger, en Ardèche, rompant ainsi avec ses valeurs familiales, avant malheureusement de divorcer. Elle revient alors sur Paris, sans un sous en poche. Elle doit donc absolument trouver des colocataires.

Deux personnes radicalement opposées la rejoignent alors. D’un côté, Brigitte, rurale, venant de Tarbes, avec un physique pas réellement à son avantage. De l’autre, Mary Bybowl, une « bimbo » anglaise, très délurée et sexy, beaucoup plus libérée.

Comment ses trois femmes, très différentes et qui ne se connaissent pas au départ, vont-elles réussir à s’apprécier et à cohabiter ? C'est vraiment le sujet de la pièce, c'est une histoire d'amitié. Cette pièce, très drôle à jouer et très agréable, traite aussi bien sûr de la féminité. Toutes les femmes peuvent au moins se reconnaître dans l’une des trois : Brigitte la maman, Stéphanie l’épouse et Mary l’aguicheuse. On pourrait presque les mélanger pour en faire une femme « idéale »!

2/ Cette pièce est un véritable succès depuis de nombreuses années, avec plus de trois millions de spectateurs. Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de cette réussite ?

L’écriture y est pour beaucoup. La pièce est écrite de telle sorte que les gens rient toutes les 10-20 secondes ! Et puis elle traite d'un sujet universel. Comment se reconstruire après un divorce?

Cela touche beaucoup de gens. Il y a aussi le fait que la complicité et l'humour entre ces trois femmes sont telles que l'on a envie de faire partie de leur histoire, de partager leur amitié. Car tout le monde a envie de sortir de sa solitude et vivre des moments de rire ou de tendresse très forts.

3/ A titre plus personnel, quels sentiments éprouvez-vous à participer à une telle réussite théâtrale ?

J’en suis très fière. Ayant rejoint l’équipe au début de cette belle aventure, j’ai déjà joué cette pièce plus de 1 500 fois et à la demande d'Alil Vardar, formé de nombreux comédiens de la troupe.

Cela me fait réellement très plaisir. J’ai aussi beaucoup appris avec cette pièce. Après une longue expérience en café-théâtre, il m’a fallu, au début, me débarrasser de mes tics pour incarner davantage la comédie de boulevard. Qui génère une technique de travail différente.

Je me suis aussi très vite bien entendue notamment avec Alil Vardar, car nous avons tous deux, le même perfectionnisme. Ce genre de pièce nécessite une grande précision au niveau du rythme, des intentions de jeu. Et nous sommes avec Alil extrêmement exigeants sur ces questions là. Ça a été une grande satisfaction de voir évoluer la pièce depuis la Comédie République jusqu'au Palace, en passant par la Grande Comédie. Nous avons aussi fait de très belles dates de tournée partout en France et à l'étranger. J'ai été très heureuse aussi de tourner la série tv du Clan, qui a été diffusée sur Comédie en 2012.

4/ Après autant de représentations, arrivez-vous encore à vous surprendre, entre comédiens, au travers des évolutions, adaptations et éventuelles improvisations du contenu?

Nous faisons très peu d’improvisation, Alil préférant que nous conservions le texte prédéfini. Toutefois, il arrive ponctuellement que nous proposions des clins d’œil à l’actualité.

De façon générale, nombreux sont les comédiens à revenir jouer la pièce après un intermède pour d’autres aventures. Comme ce fut le cas, me concernant, après deux années à jouer « Le Dalai … et moi ». J’ai pu, à mon retour, mettre mon enrichissement artistique de cet autre spectacle au service du « Clan des divorcées ».

Cette pièce est un peu comme un bébé avec lequel nous grandissons. Ce qui est génial !

L’esprit de troupe est très appréciable également. Nous nous apportons tous mutuellement et nous nous adaptons les uns aux autres. Nous restons donc ouverts. C’est pour cette raison notamment que je ne me lasse pas de jouer cette pièce, bien au contraire. Cela nous permet, au travers des alternances, de découvrir des personnalités différentes ainsi que des façons variantes d’aborder les rôles. L’apport de chacun aide au succès de la pièce, tout en gardant une structure très établie.

5/ En parallèle, vous venez de jouer, pendant deux mois, aux côtés de Julia Dorval, à l’Alambic, dans « Une mémoire d’éléphant dans un magasin de porcelaine ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut une très chouette expérience. J’avais déjà joué cette pièce, avec une autre comédienne, dans une précédente version. J’aime beaucoup cette œuvre, car elle est originale et parle de thèmes très intéressants. Comme les problèmes de mémoire, ou bien encore les tocs. Aussi, j’interprétais une psychorigide ayant de nombreux troubles obsessionnels du comportement.

La pièce raconte l’histoire de deux femmes qui se retrouvent régulièrement dans la salle d’attente de leur psy commun. L’une, complètement extravertie, avec un vrai problème de mémoire immédiate. L’autre, j’en parlais, très rigide, avec de nombreux tocs. Ces deux femmes sont donc complètement opposées, entraînant une relation explosive entre elles au début. Mais, petit à petit, l’une apprend beaucoup à l’autre.

6/ Votre riche actualité vous emmène aussi en tournée avec « Le Dalai … et moi ». Quel en est le contenu ? Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une aventure incroyable ! Je suis en tournée avec ce spectacle depuis plus de deux ans. J’y raconte l’histoire vraie de Sophie Forte, ancienne chronique de Laurent Ruquier et de Christine Bravo. Après de nombreuses années à la télévision, elle a vécu un moment plus difficile, proche de la crise existentielle.

Un jour un conseiller d’agence de voyages lui suggère, du fait de son état, d’effectuer une quête spirituelle. Sophie part alors pour un trek de deux semaines au nord de l'Himalaya. Au travers des huit heures de marche chaque jour, elle se dépasse physiquement. Sans oublier, comme à son habitude, de vivre des moments hallucinants. Sophie voyage beaucoup et à chaque fois il lui arrive des trucs incroyables, un peu à la Pierre Richard.

A son retour, de nombreux amis lui suggèrent de faire de cette aventure une pièce, tellement le récit qu’elle en donne est excessivement drôle. Elle rassemble donc ses notes et photos et écrit la pièce. Quelques années plus tard, elle ressort cette pièce d'un tiroir et me la propose, c'est le coup de foudre immédiat !

Le personnage est agréable à jouer car il est très nature. Il est aussi intéressant d’interpréter quelqu’un qui va au bout de ses limites, puisqu’il en découle systématiquement une sorte de lâcher-prise. C’est un spectacle à la fois profond et léger. A l’image de l’écriture de Sophie qui oscille entre la futilité et l’essentiel. Alternant des scènes très drôles, ou des moments de contemplation intense, d’autres nettement plus tragiques pour elle.

D’ailleurs, le comique provient de l’aspect tragique quand Sophie craque et qu’elle n’en peut plus, n’arrivant plus à marcher. D’autant plus qu’elle se retrouve dans un groupe de gens plutôt singuliers, où elle a du mal à s’intégrer.

Ce spectacle, mis en scène par Eric Bouvron, rencontre un beau succès, avec deux années à Avignon ainsi qu’une très agréable tournée. Il est très original de par son sujet mais aussi de par sa forme car je suis accompagnée par Brock, un bruiteur vocal au talent incroyable, qui recréé en direct toutes les ambiances. Je donne au public les images et Brock donne les sons, cela devient de la 3D !

Pour le plus grand plaisir des spectateurs, comme ils peuvent nous le témoigner à la sortie du théâtre. Ils nous disent avoir été complètement embarqués avec nous à près de 5 000 mètres d’altitude et avoir vécu tout le voyage en direct ! Ils sont très émus à chaque fois de cette aventure humaine si riche. C'est un spectacle qui me tient très à cœur et j'espère avoir l’opportunité de le jouer enfin sur Paris un jour !

7/ D’un point de vue purement artistique, comment parvenez-vous à mener de front ces différentes pièces ? L’habitude et la maitrise de chacune des œuvres prennent-elles le dessus. Ou, à l’inverse, avez-vous besoin, à chaque changement, d’un moment d’adaptation, notamment juste avant de monter sur scène ?

Il m’est arrivé, à plusieurs reprises cette année, de jouer les trois spectacles dans la même semaine. Je trouve cela génial, me permettant de passer d’un univers à un autre, et de connaitre des styles artistiques bien différents. Ce qui est très enrichissant.

J’apprécie aussi de voir que les spectateurs réagissent, quelque soit le style. C’est une ouverture totale et très agréable.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je prépare actuellement une pièce sur les Dieux de l’Olympe, qui, je l’espère, pourra se concrétiser. C’est une comédie très bien écrite, pour laquelle nous avons déjà fait une première lecture. Ce projet me tient à cœur, le rôle est très différent de ce que j'ai fait jusqu'à présent et la distribution est superbe, avec plusieurs personnes que j’ai déjà pu croiser dans ma carrière.

J'ai également en projet une comédie produite par Alil Varar pour la rentrée

En parallèle, j’essaie de développer un projet de programme court, qui a été écrit pour moi, sur le thème du journalisme. Mais cela prend du temps, comme bien souvent pour ce type de format. L’écriture est drôle, pertinente et intelligente. Avec un concept original. J’espère sincèrement qu’une concrétisation aura lieu.

9/ Pour terminer, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

J’aime mon métier et j’adore faire plaisir aux gens. Vous entendre rire est un sentiment jubilatoire ! J’apprécie les comédiens généreux et j’espère en faire partie, du moins je fais mon maximum pour y parvenir.

Le théâtre est vraiment un art incroyable ! On est en permanence sur le fil et chaque représentation est différente, nourrie des émotions que l’on a vécues dans la journée...

Ce fut un plaisir, Claire, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa Ricklin nous dévoile ses projets !

Bonjour Léa,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous avez interprété, lors de la saison 8, le personnage de Hermione dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire cette jeune demoiselle ?

Mon personnage est arrivé dans la série pour, quelque peu, perturber les acteurs principaux. Notamment en créant des jalousies et des conflits.

Je pense que les téléspectateurs ne s’accrochent pas forcément à Hermione, de part la nature du personnage. Nous l’avons aussi entendu chanter, du fait de son métier. Mais nous retenons surtout qu’elle est un élément perturbateur.

En tant que comédienne, je préfère, dans le cadre de cette série, jouer ce genre de rôle, avec du caractère, plutôt que d’incarner un personnage qui subit.

2/ Votre personnage a été quelques peu manipulé par le producteur Eric Fava pour rendre jalouse la chanteuse Fanny. Quelles sont alors, en tant que comédienne, les principales clés pour interpréter avec brio ces situations (de naïveté puis de rage) ?

Il faut s’attendre à tout avec le personnage d’Hermione. On ne le connait en fait que peu, son origine reste très floue. Me permettant une certaine liberté dans le jeu. A l’exception évidemment des souhaits et indications du réalisateur.

Il faut avoir une bonne connaissance des textes. Afin de maitriser l’ensemble de l’épisode et ainsi de mieux cerner les réactions des personnages.

Il est aussi important de savoir s’adapter pour être ce que j’appelle une marionnette inspirante. Pour que le producteur et le réalisateur puissent progressivement emmener l’acteur là où ce dernier souhaite aller.

La cohésion est aussi nécessaire entre les acteurs. Ce n’est pas toujours évident lorsque l’on ne les connait pas et qu’on les rencontre uniquement le jour-même du tournage. Une bonne affinité entre tous aide à la qualité de ce dernier.

3/ En fin de saison, accompagnée par Achille, vous tentez de vous venger, en vain, du moins pour le moment. Aussi, aimeriez-vous revenir prochainement dans la série ?

Oui, j’aimerais beaucoup. Pour tout vous dire, lorsque le producteur m’a sollicité pour me demander comment je verrais évoluer Hermione, notamment d’un point de vue sentimental, je pensais alors soit qu’une nouvelle relation allait être créée sinon que le lien avec Achille allait être renforcé.

Même si j’ai le souhait de m’orienter sur d’autres projets que des séries, il me plairait de continuer l’histoire.

Le cas échéant, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Pour que sa vengeance vis-à-vis de Fanny soit efficace, je crois qu’il faut toucher cette dernière dans son rapport avec ses proches. Aussi, j’aurais apprécié qu’Hermione ait une relation avec John, le père de Fanny.

Une autre optique serait de voir sa carrière de chanteuse évoluer et aboutir. Cette évolution serait marrante et intéressante !

4/ Les téléspectateurs ont aussi pu vous entendre chanter. Pouvez-vous nous parler de cette passion ?

Je fais de la musique quotidiennement. J’étudie actuellement au conservatoire de jazz. J’ai interprété, dans la série, une chanson en français. Ce qui n’est pas ma spécialité. Mais j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner la scène.

Je fais aussi partie du groupe Sè’ve, avec une pianiste chanteuse. En parallèle, j’anime chaque deuxième lundi du mois la Jam de Telmah au Café de la presse, de 20h à minuit. Pendant une quarantaine de minutes, un groupe que j’ai sélectionné vient jouer en première partie. Puis, sur le principe de l’improvisation, tous les musiciens souhaitant jouer montent sur scène.

5/ Le rythme de tournage sur les plateaux est très soutenu. Dans ce sens, comment vous préparez vous en amont des plateaux ?

Je commence par apprendre mes textes par cœur, à la virgule près, du début à la fin. Si je me rends alors compte que des phrases me plaisent peu, je ne m’interdis pas de proposer autre chose.

Ce mode de fonctionnement est commun à bon nombre de comédiens sur la série de TMC, d’autant plus qu’une personne est présente sur le plateau pour nous faire répéter avec le tournage.

En fonction de la longueur des textes à apprendre, je commence mon travail jusque 3 jours avant l’arrivée sur le plateau.

6/ En parallèle, quels sont vos envies et vos projets artistiques ?

En parallèle de mon groupe dont je vous ai précédemment parlé, il est possible que je monte sur scène, au théâtre, dans une création originale, avec une autre comédienne de la série de TMC. A termes, j’aimerais beaucoup tourner dans un long-métrage.

De façon générale, j’aime et j’ai besoin d’allier la musique et la comédie. Les deux sont complémentaires. Lorsque je fais de la musique, mon expérience du théâtre m’aide à partager un personnage et à montrer mon univers.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Je vous invite à suivre la page Facebook de la Jam de Telmah, pour connaitre les dates et l’actualité de ce bel exercice artistique. De belles et nombreuses photos sont aussi à découvrir.

Ajoutons que la page de mon groupe Sè’ve sera aussi prochainement en ligne.

Un grand merci Léa pour cette belle et pertinente interview !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Marie Céline évoque son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie-Céline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre cv met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du chant, de l’écriture mais aussi de la comédie. Pour commencer, comment résumeriez-vous simplement votre parcours artistique ?

J’ai commencé avec le théâtre et la musique, étant tombée toute petite de la marmite de ces deux arts. L’école dans laquelle j’étais avait une association culturelle qui jouait un rôle très important, où j’ai eu la chance de côtoyer des personnes qui sont aujourd’hui de grands professionnels extrêmement reconnus.

Notamment les frères Bellorini, qui possèdent actuellement leur propre compagnie à succès. L’un deux, Jean, est le directeur du théâtre national de Saint-Denis.

J’ai ainsi eu le virus artistique très vite. D’autant plus que j’étais, en parallèle, inscrite au conservatoire depuis l’âge de cinq ans, où je me suis initiée au piano, au solfège et à la chorale.

Mes parents m’ayant incitée à mener des études, je me suis spécialisée en langues, littératures et civilisations étrangères puis j’ai obtenu un master de traduction littéraire. C’est par la traduction qu’est arrivée l’écriture…

Faisant le lien entre ces différents arts, j’écris aujourd’hui beaucoup pour le théâtre et j’aime adapter les romans que je traduis en scénarii. Pour moi c’est une véritable chance de pouvoir tracer des ponts entre les deux domaines.

2/ Quelles principales complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le chant et la comédie sont souvent séparés en France, chaque art étant placé dans une petite case. L’on est soit chanteur soit comédien. A l’inverse, j’ai eu la chance d’aller dans des pays où, par vocation, la formation est pluridisciplinaire. Notamment en Biélorussie où j’ai étudié Stanislavski.

Les comédiens y sont bien évidemment capables de jouer, mais ils ont aussi un apprentissage physique extrêmement intensif. Ils sont donc capables de danser, sans être premièrement danseurs.

Pour revenir à votre question, le chant, au travers de la voix, permet d’exprimer finalement les mêmes émotions qu’au théâtre. Avec un côté plus naturel et moins intellectuel peut-être.

Il en va de même pour l’écriture, à la différence que l’expression se fait par la main. A l’inverse, l’on y est seul, même si l’on écrit pour être lu évidemment. Contrairement au théâtre où le rapport au public est immédiat.

Ajoutons que la rencontre avec le public est décalée dans l’écriture comme au cinéma. Ce qui fait la magie du théâtre pour moi c’est la communion entre la salle et les comédiens, c’est chaque soir différent et parfois extrêmement gratifiant cette proximité et ce retours instantanés.

3/ Vous mettez en avant vos projets actuels d’écriture et de théâtre. Pouvez-vous déjà nous en dire davantage ?

Je suis ravie de vous annoncer que je vais, avec ma compagnie, monter une pièce de théâtre sur le thème de Noel, Réveillon or not réveillon, qui se jouera en novembre et décembre prochains. C’est un thème important, qui concerne tout le monde et pour lequel chacun a beaucoup d’anecdotes à raconter !

Cette pièce que j’ai écrite s’adresse aux adultes ou aux enfants à partir du moment où ils ne croient plus au Père Noël. Sans tout vous dévoiler, l’on y retrouvera des personnages types de Noel dont le Père Noël et son renne... Je voulais interroger le sens de cette fête de façon décalée pour relativiser un peu !

La pièce est une vraie comédie pour retrouver une sorte de plaisir dans Noël, ce qui n’est pas forcément évident, certains vivent ce moment de l’année comme une contrainte. L’objectif étant de retrouver à la fois la magie et apporter un petit peu de légèreté !

Nous aurons la chance de jouer dans le très beau théâtre du Funambule, à Montmartre. J’en suis ravie. Nous y serons les jeudis, vendredis et samedis soirs, à 21h 30, ainsi que les dimanches à 16h.

Par ailleurs, j’ai réalisé mon premier court-métrage en tant que réalisatrice avec deux grands messieurs, Michel Pilorgé et Guillaume Cantillon, et nous nous lançons dans l’aventure des festivals, en France et à l’étranger.

4/ Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture de cette pièce ?

Le point de départ est toujours une envie ou un fond très personnel, pour décaler ensuite. Je fonctionne systématiquement comme cela dans mon écriture.

Je démarre à partir d’un évènement qui me touche, de quelque chose que je ressens ou d’une émotion. Dans le cas cité, le déclic est venu d’une discussion avec un ami qui souhaitait partir à l’étranger pour ne pas fêter Noel à Paris. Je m’y suis reconnue car il m’est arrivé par le passé de ne pas avoir particulièrement envie de sacrifier à la tradition.

Et j’ai constaté que pour beaucoup d’adultes Noël cristallisait angoisses et contraintes, j’ai donc eu envie d’aborder ce thème. La difficulté a ensuite été de trouver un ton inédit car Noël est un thème porteur au cinéma et au théâtre ! Je voulais apporter ma touche personnelle, un brin de fantaisie et, je l’espère, d’originalité.

Je suis partie d’une question simple : quels sont les personnages qui viennent à l’esprit quand on pense à Noël ? Me sont alors apparus, bien évidemment, le Père Noel mais aussi l’un de ses rennes et puis la dinde ! Haha. Après tout, c’est un personnage central ! Le dernier personnage est celui de Marie, la mère de Jésus mais c’est une Marie très loin de l’image religieuse, sans pour autant qu’elle puisse choquer les croyants je pense. Elle est très moderne et rejoint le Père Noel dans ses considérations désabusées sur cette fête.

5/ Parmi tous ces personnages que nous venons d’évoquer, lequel interpréterez-vous ?

Pour des raisons techniques, puisque j’effectue la mise en scène, je jouerai le dernier personnage qui apparait, à savoir celui de Marie.

Je dis souvent que, dans mes pièces, tous les personnages sont une partie de moi, ou vice et versa. C’est pourquoi j’aurai très bien pu interpréter un autre rôle mais je préfère mettre en scène et n’apparaitre que plus tard dans la pièce, du moins sur ce projet-là.

6/ Quelles sont, en parallèle, vos autres envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ou la complémentarité de l’ensemble vous intéresse-t-elle davantage ?

C’est une excellente question ! La vie fait souvent que nous n’avons pas vraiment le choix. Prenons l’exemple de mon actrice américaine préférée, Meryl Streep, qui a toujours voulu être chanteuse mais qui a une carrière fabuleuse d’actrice, et quelle carrière ! Comment regretter ?!

La vie nous oriente parfois d’un côté ou d’un autre. Ce serait donc présomptueux de choisir un art en particulier. J’aime vraiment tout ce que je fais, c’est une passion dans laquelle je me retrouve et où je m’épanouis. Alors je dirais que je fais confiance à la vie !

Même si je devais ne garder qu’une seule casquette, je continuerais à pratiquer les autres arts en parallèle, dans la mesure du possible, ne serait-ce que pour moi. Je vois ces différents domaines comme un tout faisant partie de moi.

Par exemple je ne me force jamais à écrire, ça vient comme une évidence, j’ai toujours mes petits carnets sur moi et lorsque cela fait longtemps que j’ai traduit, j’ai besoin de revenir à des textes car ils me nourrissent.

Au fond, je suis convaincue de la complémentarité des arts parce que très souvent le cinéma est basé sur des grandes œuvres de la littérature. Et le chant, le chant c’est la vie aussi, le souffle…

7/ Les rythmes sont généralement soutenus sur les plateaux de tournage. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

Plusieurs techniques existent sur la façon de travailler le texte. Il est nécessaire d’avoir une certaine souplesse pour pouvoir s’adapter aux besoins du metteur en scène ou du réalisateur. Dans la plupart des cas, j’ai pu constater que les réalisateurs laissent une liberté assez grande aux comédiens par rapport au texte. Toutefois, certains veulent retrouver mot pour mot le script original.

A titre personnel, j’apprends le texte en cherchant à retrouver une certaine fluidité et mon naturel.

La maîtrise du texte est essentielle avant d’arriver sur le tournage pour pouvoir prétendre ensuite à une certaine liberté dans la gamme du jeu.

8/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours mais aussi à venir vous voir sur scène en fin d’année ?

Si vous êtes passionnés, curieux, si vous avez envie de rire, de voir la vie autrement, de vous amuser avec intelligence et sans pour autant se prendre la tête alors suivez les fantastiques aventures de ma compagnie Multi-Vers et puis les miennes, si le cœur vous en dit, plus on est de fous, plus on rit !

Ce fut un plaisir Marie-Céline d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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Le comédien Alexis Néret nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Alexis Néret nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Bonjour Alexis,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous serez, du 25 juin au 26 juillet, à l’affiche du Vingtième Théâtre avec la pièce « Cyrano de Bergerac ». Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, pourriez-vous nous en rappeler le contenu ?

C’est en fait l’histoire d’un homme qui est partagé dans sa vie. Son côté très héroïque et très guerrier masque une certaine faiblesse, retranscrite sur son nez. Cyrano fait une fixette sur ce dernier, j’irai même jusqu’à dire une sorte de névrose, se croyant laid alors qu’il ne l’est pas. Au contraire, il est très désiré par la gente féminine.

On peut parler de syndrome de l’artiste maudit. Il veut être admirable en tout et pour tout mais, à l’inverse, il est incapable de prendre dans ses bras une femme et lui dire qu’il l’aime. Cet acte est impensable pour lui.

Il se pense seul, mais il est très entouré notamment par ses amis, par sa cousine Roxane, qui est l’amour de sa vie et par Christian, qui devient presque son frère.

2/ Vous y interprétez le personnage principal. Quelles sont ses principales caractéristiques?

Cyrano de Bergerac est quelqu’un de profondément triste, dans le sens où il est sombre. Il est retenu sur lui-même et s’auto-renferme. Pour parer à cela et connaitre des instants de gloire, il fait des choses qui sont insurmontables pour un individu lambda. C’est alors de l’héroïsme à l’état pur ! Comme par exemple zigouiller tout seul une centaine de personnes.

Il est un mélange de guerrier, de militaire mais aussi de poète. C’est un héros mais qui, comme je vous l’expliquais, n’a pas le courage d’assumer une relation. Il se l’interdit peut-être car ce malheur lui permet de s’élever encore plus. Ajoutons qu’il est bon, juste et éminemment gentil. Typiquement, il se sacrifie pour que Christian et Roxane soient heureux.

Il est admirable mais il a ce poids qui le pèse, qui s’est matérialisé et qui l’a rendu célèbre avec son nez. C’est un jeune garçon qui est mal dans sa peau, comme il le dit dans la pièce. N’ayant pas de sœur, il n’a pas réellement eu précédemment de contact féminin. Expliquant sans doute aussi le fait qu’il soit redoutable en tant que combattant car il n’a connu que la guerre.

3/ Quels sentiments cela procure-t-il de jouer une pièce aussi connue et aussi noble ?

Il s’agira sans doute de l’un des plus beaux moments de ma vie. J’ai eu l’occasion et la chance de jouer de nombreuses pièces, j’en suis à mon quatorzième spectacle, mais je travaille cette œuvre depuis six ans.

J’avais déjà commencé lors de ma formation et ce fut une vraie rencontre. Comme avec Harpagon, dans « L’avare » de Molière. Après cinq années de réflexion et de travail sur le personnage, au-delà de l’envie folle de jouer ce personnage, m’est venu le souhait de monter la pièce. Ce qui a pu se concrétiser grâce à une troupe extraordinaire. Sans oublier bien sûr Christian Bujeau qui a accepté de m’aider à la mise en scène et de nous coacher.

La sensation que je connais actuellement est impalpable. Le simple fait d’en parler avec vous me donne des frissons.

4/ A quelques jours de la première, quel est actuellement le sentiment prédominant : l’excitation d’être au soir de la première ? Ou l’angoisse, bien compréhensible, que l’on peut connaitre avant tout démarrage ?

C’est un mélange de tout cela. Le stress de ne pas être prêt est important. Nous sommes huit sur scène, il faut donc que je fasse confiance à tous les comédiens. Même s’ils sont entrainés et préparés, nous ne sommes pas à l’abri d’un aléa, comme cela peut arriver sur n’importe quelle pièce.

D’un autre côté, arrivant au bout des préparations, il faut à présent se lancer à corps perdu. Le trac va croitre progressivement et lorsque la pièce aura commencé, il sera temps de foncer tête baissée pour régaler le plus possible le public, pour que les gens rêvent, vivent les émotions avec nous et qu’ils soient contents d’être venus.

5/ En parallèle, vous assurez aussi la mise en scène de l’œuvre. Quelles sont les clés pour combiner cette casquette avec celle du comédien ?

Il est nécessaire d’avoir un très bon assistant. Ce qui est mon cas, au travers de Louis Bujeau. Là encore, ce fut avec lui une très belle rencontre et nous avons déjà d’autres projets ensemble. Il m’a énormément aidé.

Ayant beaucoup travaillé mon personnage en amont, j’en avais déjà une idée très définie. Me permettant ainsi de m’attarder sur la mise en scène et sur les autres comédiens.

6/ A ce titre, avez-vous essayé d’apporter un élan différent à l’œuvre ou, à l’inverse, avez-vous la volonté de rester classique et standard ?

Ne serait-ce que pour l’esthétisme général de pièce, j’ai fait moi-même tous les costumes et effectué la scénographie. J’ai essayé d’obtenir un rendu très visuel et graphique. Ma passion pour la peinture m’a aidé pour cela.

Etant respectueux de l’œuvre au plus haut point, j’ai essayé de garder un certain classicisme pour les personnages. Je me suis d’ailleurs attardé sur ces derniers car, bien souvent, cette pièce est montée avec des comédiens plus âgés, pensant qu’ils ont plus d’expérience pour jouer les rôles. Théorie que je ne partage que peu, c’est pourquoi m’accompagnent uniquement de jeunes comédiens. Parce que la pièce en elle-même et les rôles sont jeunes.

Cyrano, par exemple, a vingt-cinq ans au moment de l’histoire et Roxane dix-neuf. J’ai donc voulu rendre visible ce côte dynamique et jeune. La passion, l’euphorie, la guerre et la déchirure traduisent cela. Ces jeunes adultes sont des révoltés, tous avec leurs problèmes respectifs. Ils ont l’envie de faire des choses et ont des règles de vie. La vérité de cet élan de jeunesse a été l’un des moteurs de la mise en scène. En maintenant, comme expliqué, une part de classicisme.

7/ Une fois les dates évoquées jouées, quelles sont les prochaines étapes souhaités pour ce beau projet ? De nouvelles représentations parisiennes ? Une tournée ?

Les deux font parti de nos envies. Une tournée est un moment de partage formidable, c’est une expérience unique dans une vie. Les dates parisiennes, quant à elles, sont aussi l’occasion de permettre la venue de directeurs de théâtre.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

J’imagine que beaucoup de monde connait l’œuvre, pour l’avoir déjà vue en film ou au théâtre. Mais je crois que cette pièce peut être vue et revue sans lasser. Surtout, si le pari de vous faire venir est réussi, vous serez alors transportés avec nous.

Ce rapport au public se poursuit à l’issue de la représentation, où nous sommes disponibles pour échanger et aller prendre un verre tous ensemble.

Un grand merci Alexis pour cet agréable échange.

Publié dans Théâtre

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La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce « Les contes défaits », à la comédie des 3 bornes. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’œuvre ?

C’est une comédie complètement déjantée ! Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, C’est un conte pour adulte, déconseillé au moins de 10 ans.

La pièce raconte ce que sont devenus notamment Blanche-Neige et Cendrillon, en 2015. Plus précisément, Cendrillon, bien qu’achetant à présent ses habits chez Zadig & Voltaire, subit toujours son sort, avec la transformation, à minuit, de ses vêtements en guenilles. Elle en a marre de cette situation et ne comprend pas pourquoi le sort continue de s’acharner.

Aussi, elle décide d’aller voir tous les autres personnages des contes de fées, pour savoir ce qu’ils sont devenus.

C’est une pièce complètement folle, dans laquelle nous n’avons volontairement pas de décor. Tous les codes y sont cassés. Tout est défait et c’est très drôle !

Nous jouons chaque jeudi, vendredi et samedi à 20h à La Comédie de Trois Bornes (République/Goncourt/Parmentier)

2/ Le théâtre est un art passionnant mais aussi très intense. Comment vous préparez-vous avant d’entrer sur scène ?

Je me concentre généralement seulement quelques minutes avant le début. Par contre, j’ai quelques petits rituels, notamment le fait systématique de grignoter avant de jouer.

Pour la pièce que nous avons précédemment évoquée, j’aime à rentrer dans ma concentration environ dix minutes avant de monter sur scène, lorsque je suis en costume et maquillée.

Mais la pièce étant, nous l’avons dit, complètement folle et dingue, nous aimons, avec l’équipe faire les fous et danser sur des musiques improbable que seul notre metteur en scene connais, pour nous mettre dans l’energie du spectacle

3/ De plus, avez récemment fait partie de la belle aventure « Début de fin de soirée » au petit théâtre des Variétés. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut réellement une très belle expérience, avec une superbe équipe ! J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir sur scène.

De plus j’adore l’écriture de Clément michel, qui est tres cinématographique.Mon rôle était profond, présentant une véritable rupture. Quel plaisir alors de l’interpréter !

4/ L’histoire se déroulait en plein milieu de la nuit. Que faut-il alors faire pour réussir, selon vous, à retranscrire cette situation sur scène ?

La musique de fond avant d’entrer sur scène aidait en cela. Nous permettant de « faire les fous», de crier et de s’exciter juste avant le début de la représentation.

Quant à mon personnage, il était frustré et lassé au moment d’arriver sur scène. Je crois que l’interprétation de cet état est indépendante du moment de la journée. Aussi, je n’avais alors pas besoin d’accentuer le trait du milieu de la nuit.

5/ En parallèle, vous participerez prochainement à une autre pièce, « La sœur du grec ». Pourriez-vous nous présenter ce nouveau challenge : quelle en sera le contenu ? Quel personnage allez-vous y interpréter ?

Le mot challenge est parfaitement adapté, en effet, pour décrire cette nouvelle aventure. C’est une très belle production, menée par Eric Delcourt, qui se jouera aux Grands Feux de la rampe, une très belle salle.

L’histoire met en avant deux couples, qui ont loué en même temps le même appartement de vacances. Créant alors une série de quiproquos. Ces deux couples sont en parfaite opposition : les parisiens d’un côté, qui ont beaucoup d’argent, avec une femme comédienne et, de l’autre côté, un couple venant de la campagne.

J’interprète la femme de ce dernier couple cité. un duo très drôle.D’autres personnages viennent aussi se greffer à l’histoire, mais je ne vous en dis pas plus. C’est une vraie comédie de boulevard, avec toutes les caractéristiques que l’on connait.

6/ Pouvez-vous nous indiquer les dates et lieu des représentations ?

Nous démarrons le 18 juin, jusqu’au 18 septembre, et nous jouerons les jeudis, vendredis et samedis. Une représentation aura lieu à 21h 30 et il est à noter que nous serons aussi sur scène à 18h 30 le samedi.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous applaudir sur scène ?

Si vous avez envie de folie dans vos vies, n’hésitez pas à venir voir ces deux pièces complètement déjantées ! Vous y rigolerez beaucoup, sans prise de tête.

Les comédiens prennent du plaisir et essaient de vous transmettre de la bonne humeur.

Un grand merci Marion pour le temps que vous nous avez accordé !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous interprétez actuellement Alex dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter cette jeune demoiselle ?

Alex est une jeune femme qui paraît très sure d’elle. Elle vient d’une famille aisée. La vie semble lui sourire.

En réalité elle est assez perdue. Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, elle s’ennuie beaucoup en l’absence de Chloé, sa petite amie. Elle a besoin de la sœur d’Hélène pour ne pas sentir qu’elle tourne en rond. Sa famille est souvent absente et elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire dans la vie.

On peut d’ailleurs noter qu’elle est systématiquement dans la séduction, dès lors qu’une nouvelle personne arrive dans son entourage. C’est une sorte de prise de pouvoir, en l’absence de certitude sur elle-même, sur son propre chemin et sa propre vie.

2/ Nous l’avons dit, votre personnage aime les femmes. Aussi, avez-vous eu une appréhension particulière au moment d’embrasser, sur le plateau, une partenaire féminine?

Pas du tout ! L’appréhension était en fait la même qu’au moment d’embrasser un partenaire masculin. Il n’y a pas eu d’accentuation particulière. Son homosexualité a été l’une des raisons qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Cela, son côté sûre d’elle et ma partenaire de jeu, Marion Huguenin qui est une fille super.

3/ Les derniers épisodes de la saison 8 sont actuellement en cours de diffusion. Aimeriez-vous revenir pour la saison 9 ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime bien le personnage d’Alex, j’adorerais d’ailleurs en découvrir davantage sur lui. Mais je ne sais pas, pour le moment, ce qui va se passer pour la suite.

Je souhaiterais qu’Alex grandisse, qu’elle ait une prise de conscience. Il lui faudrait comprendre l’importance des relations. Elle est actuellement trop joueuse. Elle tient à Chloé, mais ne prend pas assez soin de leur relation. C’est aujourd’hui une fille libérée, ce qui est très bien, mais il serait bon qu’il se passe quelque chose dans sa vie, pour qu’elle ait un chemin plus constructif.

Alex a l’air sûre d’elle, aussi une péripétie nous permettrait de voir ses fêlures et donc d’avoir accès à quelque chose de plus intime.

4/ En parallèle, vous sortez d’un beau succès théâtral, qui pourrait se poursuivre au travers d’une tournée. Voulez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet : Comment s’est-il déroulé ? Quels souvenirs en gardes-tu ? Quelles opportunités espères-tu pour la suite ?

Il s’agit d’un spectacle tout public qui s’appelle « Le Yark », tiré d’un best-seller de l’enfance écrit par Bertrand Santini et mis en scène par Elodie Ségui. C’est un très beau texte poétique, accompagné d’une sublime mise en scène.

Nous sommes trois sur scène, avec pour seuls accessoires et décors des tréteaux, des tables en bois, de la matière, des paillettes, de l’argile, des couleurs et des micros. Nous créons alors tout un univers autours de nous, en sortant de nos boites toutes ces matières. J’adore défendre cette histoire qui raconte l’aventure du Yark, un monstre qui mange des enfants gentils car allergique aux méchants.

Nous jouerons bientôt au Maroc et à Marseille. C’est un vrai coup de cœur !

5/ Lorsque l’on regarde votre CV, on peut noter avec plaisir que vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Via notamment la télévision, le cinéma, le théâtre et les court-métrages.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

En fait, l’essence du jeu reste la même. Nous jouons avec ce que nous sommes, avec notre corps, notre voix et notre sensibilité. C’est cette dernière qui s’exprime au travers des textes ou de l’improvisation.

Il va y avoir surtout une différence entre les arts vivants – le théâtre – et les images, via la télévision, le cinéma et les courts métrages.

La différence va être surtout technique. Il est important, au théâtre, de parler fort, pour être entendu de tous. Il faut aussi que les mouvements soient clairs et suffisamment amples pour que tout le monde puisse les recevoir. Au cinéma, le moindre petit mouvement va être zoomé par la caméra. Tout est donc question de millimètres.

Le plaisir du jeu est le même. Il y a, au théâtre, particulièrement la notion de troupe. Au cinéma, les expériences sont très intenses mais beaucoup plus ponctuelles.

6/ Nous évoquions le théâtre, tu seras justement de retour sur les planches à partir du mois d’avril, à la Comédie Nation. Pourrais-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet tout neuf pour moi, s’intitulant « Au-delà les étoiles sont notre maison ». C’est un très beau texte de l’auteur portugais Abel Neves. C’est une écriture très ciselée, très poétique et très précise, qui donne accès à tout un imaginaire allant, comme l’indique le titre, au-delà des étoiles. En même temps, c’est très concret et très actuel.

J’ai vraiment hâte de travailler sur ce projet. Ce n’est pas exactement une pièce de A à Z, ce sont des scénettes et nous allons en travailler une vingtaine. Chaque soir la composition proposée de ces dernières sera différente. C’est donc du théâtre mélangé avec des concepts d’improvisation. Des touches musicales seront également apportées de façon improvisées pendant et entre les scènes. Des voix, de la guitare, du piano, de la harpe…

Nous serons une petite dizaine sur scène, certains viennent du monde de l’impro, d’autres du théâtre classique ou contemporain…

Nous serons sur scène chaque mardi à la Comédie Nation, à 20h30.

7/ Quel serait votre souhait pour la suite de votre carrière : axer celle-ci davantage sur un art en particulier ou bien, au contraire, continuer à vous épanouir au travers de ces différents exercices ?

Comme je vous l’expliquais précédemment, il me plait, en tant que comédienne, de pouvoir toucher à de nombreux axes, d’interpréter des personnages, des époques, des situations et des ambiances totalement différents. J’ai la chance d’avoir un profil choisi à la fois au théâtre mais aussi à l’image. L’idéal pour moi serait de continuer les deux.

8/ Quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Qu’avez-vous envie de faire ?

Il me faudra dans un premier temps effectuer tous les projets en cours dont je viens de vous parler. J’ajouterais à cela la préparation d'un court-métrage.

En l'occurrence, "Les rêves", dans lequel j’incarne une danseuse qui se bat pour devenir professionnelle. J’ai toujours rêvé d’avoir un rôle dans lequel je puisse exercer cet art car je voulais, à la base, être danseuse. Je vais pour cela accentuer les cours de danse que j’ai repris il y a peu.

En parallèle, "Bébés requins", réalisé par Agathe Jobert, est un court-métrage dans lequel j’ai tourné récemment. D’une durée de vingt-minutes, il est diffusé en premier lieu dans le cadre du festival d’Aubagne.

9/ A titre personnel, comment organisez-vous votre travail ? Quelle est votre méthodologie en amont des plateaux ou de la scène ?

Ma préparation est assez instinctive, elle est toujours fonction du projet, du texte, du personnage et des gens avec qui je travaille. Ce qui est, je pense, finalement assez logique.

10/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour qu’ils continuent à suivre votre carrière et votre parcours ?

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont suivi jusqu’à présent. Les lettres et les mots reçus après mes interprétations notamment de Lilou dans « Plus belle la vie » mais aussi d’Alex dans « Les mystères de l’amour » m’ont beaucoup touché. Merci pour cela, c’est un très joli cadeau.

Sachez que le texte et la pièce que je vais interpréter à partir d’avril me touchent énormément. De façon plus globale, je ne peux qu’inciter les gens à aller voir des projets, à regarder des films au cinéma, mais aussi à se rendre au théâtre. Il est important de soutenir les acteurs aussi dans cet art, c’est un métier de partage et de rencontres !

Un grand merci Charlotte pour cette interview.

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Franck Jouglas évoque pour nous son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Franck Jouglas évoque pour nous son actualité et ses projets !

Bonjour Franck,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement en répétition du nouveau spectacle de Xavier Lemaire, avec Isabelle Andréani, « Zig Zag », qui se jouera au festival d’Avignon en juillet prochain. Plus précisément, au théâtre de la Luna, du 3 au 26 juillet, à 11h 01. Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous présenter ce projet ?

C’est un projet difficilement classable, il s’agit en fait d’une sorte de conférence sur l’art de la mise en scène.

Nous utilisons pour cela la première scène du « Médecin malgré lui », où Sganarelle et Martine s'amusent à se quereller et se frappent mutuellement. Nous montons cette scène de trois façons différentes ce qui permettra alors au metteur en scène Xavier Lemaire de démontrer qu’à partir d’un même texte nous pouvons raconter une histoire totalement différente, tout est question point de vue, de choix artistiques.

S’ajoutent à cela des interventions de clowns, par deux techniciens, pour mettre en avant cet art si particulier.

Nous parlerons aussi du casting et de la difficulté de composer une belle distribution artistique ainsi que la direction d’acteur.

C’est un spectacle de théâtre sur le théâtre mettant en exergue les choix qui lui incombe .Cette création est ludique et joyeuse et permettra, je l espère aux spectateurs novices ou avertis d’entendre ou de réentendre Molière autrement.

J’y interprète Sganarelle, ainsi que, nous l’avons dit, un personnage de casting mais aussi un technicien.

2/ Des représentations à Paris de « Zig zag » sont-elles prévues ?

Je ne sais pas encore. Cela dépendra notamment du succès de la pièce en Avignon. Notre présence à ce festival nous permet aussi de vendre des dates de tournée pour la suite.

Mais j’espère en tout cas que cette opportunité se concrétisera !

3/ Quel est actuellement votre sentiment prédominant : l’excitation de démarrer cette nouvelle aventure ? Ou l’anxiété, bien compréhensible, à quelques semaines de se lancer dans le grand bain ?

Je suis, pour l’instant, plutôt dans l’excitation de la répétition. J’adore bien évidemment jouer et le rapport direct avec le public mais ce moment si particulier des répétitions me tient vraiment à cœur. J’apprécie en effet ce travail de recherche. C’est aussi la période où l’on essaie de créer un tout avec ses partenaires. Ce moment est très important mais aussi très intéressant.

Une fois que l’on sera dans le jeu, d’autres éléments seront trouvés, notamment grâce aux apports et aux réactions du public. Un travail de gestation s’opérera alors.

4/ La pièce « Les coquelicots des tranchées », à laquelle vous avez participé, a reçu récemment le Molière 2015 du meilleure spectacle de théâtre public. Quelles sensations cette récompense procure-t-elle ?

Nous étions vraiment fous de bonheur ! Ce fût une grande joie collective. Ce n’est pas un Molière personnel mais une récompense d’équipe.

Nous sommes une troupe de douze comédiens, à laquelle il faut ajouter l’auteur, le metteur en scène mais aussi les trois techniciens. Nous travaillons sur ce spectacle depuis environ quatre ans. Aussi, nous donner ce Molière fût, pour nous tous, un vrai moment fort d’émotion. Comme vous l’avez peut-être constaté lors de la remise officielle.

C’est sans doute une source d’espoirs pour toutes les troupes peu connues, qui travaillent dans l’ombre et qui se démènent pour trouver des budgets.

Une tournée va démarrer en septembre prochain. Nous sommes aussi en discussion pour reprendre la pièce sur Paris certainement pour 2016, rebondissant ainsi sur la récompense précédemment évoquée.

C’est un spectacle conçu comme une saga cinématographique, très spectaculaire ou l'humanité de tous les personnages contribue a rendre un vibrant hommage à nos ancêtres qui ont connu les tranchés. Il est plaisant de voir un spectacle sur cette thématique, avec une distribution talentueuse et peu connue.

Cette récompense nous rend très fiers.

5/ De façon générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

Je fais beaucoup de théâtre depuis près de onze ans. J’ai aussi un peu tourné au cinéma et à la télévision. Aussi, j’ai entamé, depuis un petit moment, un travail avec des réalisateurs et des directeurs de casting pour pouvoir être davantage présent sur grand et petit écrans.

Je trouve en effet que les deux approches de ce métier sont complémentaires, les émotions à faire passer n’étant pas de même nature ni de même origine.

C’est pourquoi je viens de rejoindre une nouvelle agent, Caroline Dynam qui travaille avec Cédric Pourcher dans l’agence CINETEA. Nous allons travailler ensemble pour essayer d’élargir le champ de vision. Même si, en France, le cloisonnement est fort, je crois que l’on peut être un très bon comédien à la fois au théâtre mais aussi au cinéma. Il faut savoir doser son jeu face au contraintes liées à l'outil camera.

6/ Revenons quelques instants à votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Lors de mon retour en France, un événement douloureux m’a permis de me rendre compte que la vie ne tenait qu’à un fil. J’exerçais, à ce moment là, un tout autre métier, dans lequel je n’éprouvais plus réellement de plaisir.

J’ai alors pris conscience de la fragilité de la vie et je me suis dit qu’il fallait que je fasse ce que je souhaitais. Je me suis donc inscrit dans un cours de théâtre, par curiosité tout d’abord, j'y ai découvert un univers qui me correspond totalement. Ce fut, au début, un passe-temps, mais je me suis vite pris au jeu, je me suis inscrit au conservatoire et j’en ai fait mon nouveau métier.

7/ Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

Nous sommes, dans la troupe, des témoins, des passeurs et des passionnés. Peu connus du grand public pour le moment, même si ce n’est pas là notre but premier.

Si vous avez l’envie de venir découvrir des jeunes ou moins jeunes metteurs en scène, des comédiens talentueux et généreux, ou bien encore des artistes ayant des choses à dire, sachez que l’art scénique est et reste un des derniers endroits ou l'expression et la parole sont encore libre; c'est précieux, rare et dans les temps tourmentés que nous vivons actuellement je crois que nous n avons jamais eu autant besoin de théâtre pour nous élever, nous exprimer, éveiller les consciences et surtout se divertir …

La compagnie des larrons et moi même serons ravi de partager un moment de théâtre avec vous et d’échanger à l’issue de l’une de nos représentations en Avignon ou ailleurs.

Un grand merci Franck pour cet agréable échange !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Emilie Marié nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Emilie Marié nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Emilie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie République, de la pièce « Adopte un Jules. com ». Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous présenter le contenu de la pièce ?

La pièce s’articule autours de trois copines, dont l’une, Clara est la plus neutre. Elle gère ses deux amies qui sont chacune très différentes.

D’un côté, Kitty, mon personnage, qui est la blonde un peu folle et « cruche », mais très attachante. De l’autre, une catholique coincée, mais qui se lâche et pète complétement les plombs par moment.

La thématique de la pièce est alors à lier avec les différentes étapes nécessaires pour adopter un homme. On y évoque notamment le premier rendez-vous. Chaque personnage étant complètement différent, s’en suivent alors de nombreuses situations cocasses et marrantes.

2/ C’est une pièce à 3 personnages féminins. Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Kitty est complètement folle, ce que j’apprécie beaucoup ! Elle est certes très orientée vers le sexe, mais elle est aussi très touchante et donc particulièrement attachante.

Elle est pleinement dans le cliché de la blonde : tout est rose et beau, à l’entendre. Elle pense aussi pouvoir sortir avec n’importe qui. Elle est bourrée de féminité et s’assume complétement et c’est ça que j’aime sachant que je ne suis pas du tout comme ça dans la vraie vie, moi sans mes nikes et en robe je suis perdue !

J’essaie d’y apporter une petite touche personnelle, notamment lors de l’imitation d’un garçon venant de banlieue.

3/ Sans tout dévoiler, quelles sont, selon vous, les principales clés de la pièce ?

C’est une pièce très actuelle car elle évoque notamment la rencontre sur internet. Qui est en fait la méthode utilisée par les trois personnages de l’œuvre pour essayer de trouver le bon compagnon.

Il est très intéressant de voir comment ces trois copines réagissent chacune aux péripéties. Elles sont certes très différentes mais copines et soudées quoiqu’il arrive. Les spectateurs se retrouvent aussi facilement dans l’histoire.

La pièce se joue du lundi au samedi à 20h, ainsi que le dimanche à 18h. Je suis sur scène chaque lundi et mardi jusqu’à juin. Et cet été je jouerai tous les soirs en aout.

4/ La distribution est alternante. Aussi cela implique-t-il une adaptation particulière, notamment de votre jeu, en fonction de vos complices vous accompagnant sur scène ?

Le trio est, il est vrai, est complètement différent lorsque les alternances s’effectuent. Il est donc important d’être à l’écoute de ses partenaires.

Ce qui permet alors de donner une autre couleur et une nouvelle ambiance. C’est une bonne chose !

5/ En parallèle, vous intervenez aussi sur Radio VL, avec la chronique « Pensée philosophique d’une blonde ». Quel en est le principe ?

Je cherche à me poser un problème existentiel de blonde, que l’on pourrait croire un peu débile, mais qui ne l’est pas réellement. Tout en intégrant l’invité dans la réflexion pour, à la fin, lui demander conseil.

Récemment, « comment choper de la particule ? » a été mon interrogation lorsque nous avons reçu Vinvin, qui a pour vrai nom Cyrille de Lasteyrie du Saillant de Comborn de Saint Viance.

6/ Quelles sont vos sources d’inspiration ? Comment préparez-vous vos billets ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ?

Il n’y a pas de règle générale, tout dépend en fait de mon inspiration du moment. Je puise souvent mes idées dans mes lectures, au travers des trois à quatre livres pour lesquels je me passionne chaque semaine.

La chronique dure trois minutes, ce qui m’oblige souvent à modérer le développement de ma réflexion car je suis généralement trop généreuse. C’est pourquoi, afin de respecter le timing, je m’efforce de rédiger complètement mon texte. Sans m’interdire d’improviser face aux réactions de l’invité.

7/ Enfin, nous pouvons aussi vous retrouver aux côtés de « Tonton Big Mac », dans des petits épisodes de 4 minutes environ visibles sur Youtube notamment. Un petit mot sur ce projet ?

Au travers de mon one-woman show « Internez-là » que je jouais sur scène et avec lequel je participais à des concours, j’ai eu l’opportunité de rencontrer Joaquim Tivoukou.

Ce dernier a un talent immense et il m’a alors inclus dans sa bande, qui fait notamment des courts-métrages et des web-séries. Tous ses membres sont, en plus d’être de grands travailleurs talentueux, des amours humainement. C’est un réel plaisir de travailler avec ces gens de qualité. Je les adore !

C’est ainsi que je participe, depuis, aux épisodes de « Tonton Big Mac ».

8/ De façon générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

Je suis actuellement très orientée vers le comique et l’humour, mais mon rêve serait de jouer du classique. C’est un domaine que j’adore et qui serait aussi un retour aux sources artistiques !

Dans cette optique, j’envisage de monter quelques pièces, en vers.

9/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène ou bien encore à vous écouter à la radio ?

Si vous avez envie de passer un bon moment, en oubliant vos soucis quotidiens, venez voir la pièce « Adopte un Jules. com ».

L’équipe est très sympathique et nous serons ravis de vous rencontrer !

Un grand merci Emilie pour cet échange très intéressant !

Publié dans Théâtre, Radio

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Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

Publié le par Julian STOCKY

Patricia Kell nous dévoile les secrets de la pièce de théâtre "La plume de Maât" !

Bonjour Patricia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous serez prochainement au théâtre au centre culturel « Le Chêne », aux côtés de Florian Guillaume, dans la pièce « La plume de Maât ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu?

La pièce met en avant une relation très conflictuelle entre une mère et son fils. Leur amour est quasi-impossible, du fait d’un secret inavouable que la mère garde au fond de son cœur.

L’histoire est très forte et très belle car elle va emmener les deux personnages vers un règlement de compte qui débouchera sur une réconciliation. Pour y parvenir, beaucoup de conflits et d’incompréhension de part et d’autre seront à noter. Ainsi que de la mauvaise foi de la part de mon personnage, car il n’est jamais facile de révéler à son fils un secret aussi terrible.

Tout cela se passe à un moment très particulier de leur vie.

2/ Vous y incarnez donc la maman. Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle s’appelle Jeanne, c’est quelqu’un de dynamique, sensuelle, vivante, empreinte d’un grain de folie et à priori très forte. Mais elle reste fragilisée à cause, justement, de ce secret.

Nous l’avons dit, elle est de mauvaise foi. Ajoutons qu’elle est difficile d’accès. Elle n’a pas l’habitude d’être affectueuse ni maternelle, elle est assez dure.

Paradoxalement, elle aime faire la fête et se moque de ce que l’on pense d’elle. C’est un personnage bouillonnant !

3/ Ce conte tragi-comique, nous l’avons dit, raconte une relation mère/ fils rendue quasi impossible par un inavouable secret. Quelles sont les clés artistiques pour retranscrire avec brio pareille situation ?

Je ne sais pas s’il existe réellement de clés artistiques. Pour moi il est surtout important de faire venir à soi toutes les caractéristiques du personnage, pour pouvoir les retranscrire sur scène. J’aborde toujours un personnage un peu comme le sculpteur aborde sa matière.

A titre personnel, je n’ai pas connu ce qu’a vécu mon personnage de Jeanne. Mais, en étant comédienne et en comprenant très bien ses failles, ses défauts et ses qualités, je pense arriver à retranscrire ses émotions, qui sont très fortes.

Pour être honnête, je m’inspire aussi de moi-même en me demandant ce qui se serait passé si j’avais vécu quelque chose de similaire. Mais ma principale inspiration reste des femmes que j’ai connues et qui ont vécu des situations pas forcément identiques mais du moins semblables. Ce qui permet d’observer des comportements et des réactions face à ces situations et ces drames.

4/ Peut-on rappeler les dates et horaires des représentations. Une reprise à la rentrée est-elle envisagée ?

Elles se dérouleront au centre culturel Le Chêne, à Villejuif (131 avenue de Paris), proche du métro Villejuif – Léo Lagrange. Nous serons sur scène du mardi 9 juin au samedi 13, à 20h. Peut-être y aura-t-il une représentation supplémentaire le dimanche 14 dans l’après-midi, mais ce n’est pas encore sûr.

Je tiens à rappeler que « La plume de Maât » est une pièce écrite et mise en scène par Daniel Charlier. C’est une très belle œuvre ! Une création originale, avec un décor singulier, une musique originale signée par David Venitucci, et des costumes créés pour la pièce par le styliste Tim Bargeot

J’espère que nous reviendrons à l’affiche au-delà des dates évoquées, car la pièce a réellement sa place dans un théâtre parisien.

5/ A quelques jours de la première, vous êtes en pleines répétitions. Comment se déroulent-elles ?

Tout se passe bien ! Nous avons beaucoup de travail à effectuer, car c’est une pièce très physique. En plus du texte relativement imposant, je travaille quelques petits instants de chorégraphie et de chants.

Nous avons la chance d’avoir en Daniel, un excellent metteur en scène, assisté par Nawel Debbagi, qui nous encadrent dans la préparation de cette création d’une heure quarante environ.

6/ Quel est actuellement le sentiment qui prédomine en vous, avant de vous lancer dans cette nouvelle aventure : l’excitation et l’envie d’arriver rapidement à la première, ou bien, au contraire, l’inquiétude et l’angoisse légitimes avant tout lancement d’une nouvelle œuvre ?

Il y a, je crois, un mélange des deux. Existent effectivement l’angoisse et le trac d’être bien préparée et ne pas avoir de trou de mémoire. Plus les jours avancent et plus le trac grandit en moi.

En parallèle, l’excitation d’être vite à la première est bien présente, pour accoucher de ce magnifique bébé qu’est la pièce.

7/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur la scène du théâtre Le Chêne ?

C’est très sincèrement un thème magnifique ! La relation filiale est une très belle histoire.

Ce n’est pas uniquement un drame : sur un sujet sérieux viennent s’ajouter de vrais moments drôles, avec de l’humour et de l’autodérision de la part des personnages, des moments décalés dans leurs comportements.

Avec une thématique aussi intelligente, si bien écrite et développée par le metteur en scène Daniel Charlier, il ne faut pas hésiter à venir. Vous allez, je le crois, être à la fois touchés et émus, tout en passant par des moments de rigolades.

Un grand merci Patricia pour ce nouvel entretien !

Publié dans Théâtre

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