Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

theatre

Théâtre : la comédienne Elodie Wallace nous présente sa riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Théâtre : la comédienne Elodie Wallace nous présente sa riche actualité !

Bonjour Elodie,

C'est un plaisir de pouvoir effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement sur les planches, au théâtre Les feux de la rampe, pour la pièce « Revenir un jour ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire quelques peu l'histoire et nous présenter votre personnage ?

C'est l'histoire d'un boys band qui se reforme un peu par hasard dix ans après avoir eu un gros succès dans les années 2000. Je joue le rôle de Vanessa, une productrice qui les a bien connu à l'époque et qui décide, pour une tournée, de reconstituer le groupe.

Tous les membres sont des amis d'enfance qui se connaissent depuis de très nombreuses années et qui avaient été repérés par un producteur dans une salle de sport. Au moment de leurs retrouvailles, l'un a pris trente kilos, un autre vit aux Etats-Unis et le dernier a des petits soucis avec la drogue.

Mon personnage Vanessa a vécu une grande histoire d'amour avec l'un des chanteurs du groupe, mais les deux ne se sont pas revus depuis dix ans.

C'est une comédie avec des personnages un peu hauts en couleurs.

2/ La distribution est alternante. A ce titre, avez-vous besoin d'adapter votre interprétation selon les comédiens qui vous accompagnent ?

Nous sommes plutôt bien calés, nous avons un metteur en scène très précis, nous faisons donc à peu près la même chose tous les soirs. Seules les émotions peuvent changer. Chaque comédien n'envoie pas forcément la même chose, parce que chacun a sa propre nature et son propre impact.

La réception des émotions peut donc varier et être ainsi plus ou moins forte. Entrainant aussi chaque soir un renouvellement du plaisir pour les comédiens que nous sommes. Ce qui est très agréable !

3/ Toujours dans ce même théâtre, vous jouez aussi ponctuellement dans une pièce dont vous êtes l'auteur, à savoir « Le mariage nuit gravement à la santé ». Là encore, quel en est le contenu et quel rôle interprétez-vous ?

La pièce met en avant un couple, Romain et Sophie, chez qui tout va très bien. Lui est homme au foyer, il fait des petits plats, la cuisine et la décoration. Il aime beaucoup les jolies choses et réalise toutes ces tâches avec beaucoup d'amour. Sophie, quant à elle, est working-girl. Elle travaille dans une agence de publicité, porte des tailleurs avec talons toute la journée.

Leur couple se porte très bien, jusqu'au jour où Sophie décide d'organiser une soirée en amoureux pour les trente ans de son mari. Débarque alors de façon impromptue la maman de Romain, qui ne sait pas du tout que son fils est homme au foyer, pensant que les rôles sont complètement inversés dans leur couple.

Le personnage de la belle-mère, Micheline, est très vieille France, très traditionnel et très classique. Romain et Sophie vont alors décider, le temps d'une soirée, d'inverses les rôles. Voulant faire de cette dernière une mère au foyer idéale et de Romain un homme d'affaires. Mais Sophie ne sait pas où se rangent les nappes et les assiettes ni comment cuire un gigot. De quiproquos en malentendus, la soirée va être explosive !

Comment vous est venue l'inspiration pour l'écriture de la pièce ?

Cette pièce a été écrite à deux et est née il y a six ans. Nous voulions parler du couple car c'est un thème universel, qui parle à tous et qui marche toujours.

Aujourd'hui l'inversion des rôles est devenue presque banale et ne choque plus grand monde. Ce qui était moins le cas il y a six ans. D'où notre envie d'en faire une pièce.

Le texte a bien évidemment été depuis adapté à l'actualité et aux comédiens qui l'interprètent. Pour que chacun puisse être à l'aise avec son personnage et puisse se l'approprier.

4/ Comment parvenez-vous à participer alternativement à différentes pièces et donc à interpréter plusieurs rôles ? Quelles sont les principales clés ?

Une bonne gestion du planning et un bon emploi du temps en sont la base. J'ai surtout besoin de beaucoup de concentration avant de monter sur scène. Arrivant une heure voire même parfois une heure trente avant le début du spectacle, pour revoir mon texte et me remettre dans la peau du personnage.

5/ Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, les spectateurs peuvent aussi retrouver sur la scène de l'Alambic Comédie, chaque début de semaine, la pièce « Attention, chient méchant », dont vous êtes l'auteur, avec Rui Silva, votre compagnon. Quelle en est la thématique ?

Deux personnages un peu perdus se rencontrent par hasard. Plus précisément, un cambrioleur entre dans l'appartement d'une fille en train de se suicider. Nous découvrons ensuite que le premier nommé s'est trompé d'endroit et que la demoiselle tente de mourir avec du doliprane.

C'est une comédie dans laquelle deux « loosers », deux personnes seules et perdues dans la vie, se rencontrent pendant toute une soirée, aboutissant à un cambriolage ensemble pour se venger d'un ancien compagnon.

Est-ce d'ailleurs un avantage de collaborer pour l'écriture avec une personne que l'on connait aussi bien ?

C'est un avantage parce que l'on ne perd pas de temps. Nous n'avons pas eu besoin de mettre des gants pour se dire les choses. Nous permettant alors de gagner en efficacité.

Habitant ensemble, cela nous autorise à écrire à n'importe quel moment. Il nous arrive parfois de partir pendant tout un week-end pour s'isoler et se concentrer sur l'écriture. Ce qui est plutôt agréable.

6/ Quelles complémentarités et quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents exercices, que sont l'écriture d'un côté et la scène de l'autre ?

Il est très difficile d'être en même temps comédien et producteur dans sa propre pièce. En effet, au moment de monter sur scène, on ne peut alors s'empêcher d'analyser le nombre de places occupées afin de savoir si la soirée sera rentable ou non. Cet aspect-là est très difficile à compartimenter.

A l'inverse, le point commun entre toutes ces casquettes réside dans la volonté de raconter des histoires, que ce soit sur scène, ou en les montant d'un point de vue logistique, ou bien encore en les imaginant. Je prends du coup du plaisir avec n'importe quelle facette.

Avez-vous une préférence particulière pour l'un d'entre eux ?

Ces différents exercices me plaisent beaucoup mais je crois sincèrement que si je devais n'en choisir qu'un, je retiendrais celui de comédienne. C'est mon métier premier, il représente ce que j'ai toujours voulu faire et c'est ma source principale d'accomplissement.

Quelles sont vos majeures sources d'inspiration pour l'écriture ?

A la base, j'ai commencé à écrire pour me donner du travail, comme cela arrive très souvent. C'est aujourd'hui une activité que je développe vraiment à part entière, rédigeant même des pièces que je ne joue pas et que je transmets à d'autres pour les monter. C'est un exercice que j'adore et que je pourrais faire pendant des heures.

Mes sources d'inspiration viennent principalement de la vie quotidienne. Ce peut être une phrase que j'entends dans le métro, ou une photo, voire une anecdote. Ce sont aussi des faits divers, des films, et des livres. J'ai un petit carnet dans lequel je note plein d'idées.

7/ Faisons la comparaison entre un soir de première d'une pièce que vous avez écrite et celui d'une œuvre pour laquelle vous êtes simple comédienne. Dans quelle situation êtes-vous plus inquiète ?

Je crois être encore plus inquiète lorsque je ne suis pas sur scène. Parce que je n'ai aucun contrôle sur ce qui va se passer. C'est un sentiment atroce, après avoir fait pendant des semaines la mise en scène, comme ce fut le cas au démarrage de « Attention, chient méchant », de ne plus avoir ensuite les cartes en main.

Il est alors assez douloureux d'être dans la salle, en tant que simple spectateur, sans pouvoir intervenir en cas d'aléas éventuel.

Aimez-vous laisser une certaine liberté, en tant qu'auteur, aux acteurs afin qu'ils puissent apporter une certaine touche personnelle ?

La liberté du comédien et l'adaptation par chacun sont nécessaires même si j'essaie pour autant de ne pas me tromper dans mon casting. La liberté de l'artiste est primordiale pour qu'il puisse trouver son amusement et son personnage.

Il faut cependant être vigilant à ne pas non plus laisser trop de libertés. Typiquement, «Le mariage nuit gravement à la santé » est un boulevard, à quatre personnages, où tout va très vite. Donner trop de souplesse aux comédiens pourrait rapidement entrainer un décalage et ne pas servir la pièce. Il faut ainsi trouver le juste milieu entre la libre expression du comédien et le déroulé pertinent de l'histoire.

Vous avez participé à de multiples pièces de théâtre. Racontez-nous ces derniers instants d'un soir de première avant de monter sur scène, quand le rideau est encore baissé ? Quel est alors le sentiment prédominant ?

On se sent mal ! Il y a toujours un moment où l'on se demande pourquoi on fait se métier, alors que personne nous a forcé à être là ce soir. Ce sentiment est sans doute lié à la peur de ne pas être bon, de ne pas être drôle ou d'oublier son texte.

Pour autant, je regrette beaucoup ce moment-là lorsque je joue une pièce depuis des dizaines de fois. Le trac n'existe alors plus, on se rend au théâtre comme on va à son travail chaque jour. Manque alors ce moment d'excitation, d'adrénaline pendant lequel on se sent vivant.

8/ De façon plus générale, quels sont vos souhaits et vos projets pour cette année ?

J'ai un projet de série pour le théâtre qui me tient très à cœur. Un showcase a d'ailleurs été fait en septembre dernier au théâtre du Gymnase.

Ce serait une comédie en plusieurs épisodes, qui reprendrait exactement les mêmes codes que les séries américaines, à savoir previously, next, bande annonce, générique, acteurs récurrents, guests. Le tout au théâtre, en français et en comédie. Le nom serait « Sam, tueur en série malgré lui » avec un personnage à mi-chemin entre Dexter et Pierre Richard.

Nous réfléchissons actuellement à la meilleure possibilité de traitement car il y a pas mal de formules à trouver, comme le nombre d'épisodes, la quantité de représentations de chacun de ceux-ci mais également le moyen de fidélisation des spectateurs. C'est un gros challenge !

Cela n'a jamais été fait, à ma connaissance, dans le domaine de la comédie, accentuant notre difficulté à monter le projet. Nous ne pouvons en effet pas nous baser sur les réussites ou les échecs déjà existants. Mais c'est très excitant !

En parallèle, j'écris un film dans le cadre de l'atelier du scénario de La Fémis, une école de cinéma. Après une année de formation, il me faut maintenant affiner ma rédaction pour m'ouvrir éventuellement une nouvelle porte.

Ce projet ne pourra sans doute aboutir qu'à partir de l'année prochaine car mon actualité est déjà très riche en ce moment. Je vais notamment monter une nouvelle fois sur les planches pour la reprise de la pièce « La sœur du grec ».

9/ Pour conclure, qu'aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à se rendre au théâtre ?

Le théâtre et notamment la comédie ont connu une année plutôt difficile. C'est pourquoi j'aimerais vraiment encourager les gens à venir au théâtre, pour aller voir des petites ou des grosses pièces, quelque soit la taille de la salle.

Venez voir des gens qui, tous les soirs, ont à cœur de raconter des histoires ! Le théâtre est un endroit où les émotions sont vivantes. Qui, en plus, vous permet d'oublier vos soucis.

Merci beaucoup Elodie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

Julia Dorval, comédienne de théâtre et de télévision, nous présente sa nouvelle pièce !

Publié le par Julian STOCKY

Julia Dorval, comédienne de théâtre et de télévision, nous présente sa nouvelle pièce !

Bonjour Julia,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour cette interview.

1/ Vous avez tourné, en ce début d'année, dans le film « Vendeur », de Sylvain Desclous, le rôle de Marie-Laure. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le contenu de ce long-métrage ainsi que le rôle de votre personnage ?

J'y ai fait une petite apparition. Le film est principalement orienté vers les personnages interprétés par Gilbert Melki et Pio Marmai, qui sont père et fils.

Le premier cité est vendeur de cuisines de haute qualité. Son fils est passionné par la restauration, mais il rencontre beaucoup de problèmes avec son restaurant et ne peut monter son projet. Aussi, il décide finalement de bifurquer vers le métier de son père.

On peut assimiler, dans ce film, les vendeurs à des commerciaux itinérants, qui vont d'une boutique à une autre, ainsi que d'une foire à la suivante. Si bien qu'ils sont renfermés et très égoïstes, avec une certaine amertume. Ils ne réussissent pas à se poser ni à se construire.

Dans cette dérive et cette vie très solitaire sans fondement, le personnage de Gilbert Melki a recours à des call-girls. Je suis la première qui va lui être présentée et qui, sans tout dévoiler, ne va pas trop l'intéresser. Peut-être sera-t-il ensuite plus sensible aux charmes d'une autre call-girl...

Connaissez-vous déjà la date de sortie ?

La finalisation devra être effective fin octobre, le film devrait sortir en salles début 2016. Ce qui est logique et finalement assez court.

2/ Gilbert Melki et Sara Giraudeau notamment font partie de la distribution. Comment était l'ambiance sur le tournage ?

Je n'ai tourné qu'avec Gilbert Melki et c'était très sympathique ! Ma séquence étant réalisée vers la fin du tournage, l'ambiance était différente. Les plâtres avaient été essuyés et l'équipe se connaissait bien.

J'y ai pris beaucoup de plaisir, d'autant plus que le réalisateur est extrêmement sympathique et bienveillant.

3/ En parallèle, les téléspectateurs de M6 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Scènes de ménage ». Vous y jouez, depuis plusieurs saisons, Ludivine, la sœur « blonde » de Fabien. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Ludivine est la jeune sœur de Fabien, qui n'est pas posée, sentimentalement parlant. On peut dire d'elle qu'elle papillonne et qu'elle est papillonnée. En effet, à chaque fois qu'elle rend visite à son frère, elle attire. Elle draine autours d'elle cette recherche d'homme, mais elle aimerait se fixer.

Initialement, Ludivine était attendue brune, comme son frère Fabien, et cagole. Personnellement, je suis blonde et je viens du Nord. Aussi, nous avons construit le personnage différemment, au fur et à mesure de ses apparitions.

Elle est aujourd'hui blonde et excentrique, s'occupe de Chloé exactement comme Emma ne veut pas, mais d'une façon que Fabien finalement approuve. Elle est gentille, mais est en opposition totale avec sa belle-sœur. J'aime à dire qu'elle a les câbles connectés autrement. C'est-à-dire qu'elle interprète les choses à sa manière, ce qui lui donne un certain décalage.

4/ La série a vocation, au travers d'une succession de sketchs rapides, à divertir les téléspectateurs. Quelles sont, selon vous, les principales des comédiens pour réussir cela avec brio ?

Le texte est, selon moi, le nerf de la guerre. Sur la série, le pôle d'auteurs a été très bien constitué et marche depuis très longtemps. Ajoutons à cela une réécriture avec les comédiens suite à la lecture. C'est une étape très importante, qui permet d'éliminer tous les textes qui ne fonctionnent pas puis de pouvoir réécrire en fonction des personnalités de chacun.

Ainsi, nous avons déjà cette préparation au moment d'arriver sur le plateau. Le talent des comédiens est ainsi couplé avec la justesse et la précision de l'écriture. Notons également une équipe très bien rôdée, en cinq ans de succès, mais qui se connaissait avant le début de l'aventure. La personne ayant adapté « Scènes de ménage » avait précédemment fait de même pour le succès « Un gars, une fille ». Une réelle maitrise s'en ressent.

J'ajouterais aussi notre envie à tous de rigoler, dès l'HMC – Habillage, Maquillage, Coiffure-, car nous avons tous des personnages très colorés avec quelques fois de sympathiques costumes.

Pour finir, mentionnons également le renouvellement des intrigues, la participation de guests, et les sorties récentes vécues par les personnages. A l'extérieur, les caractéristiques de ces derniers sont toujours présentes mais le spectre est alors élargi.

5/ Si vous en aviez la totale liberté, comment aimeriez-vous faire évoluer votre personnage ?

Alors qu'elle était un cœur à prendre pendant trois saisons, Ludivine est officiellement en couple depuis quelques sketchs, avec Philippe, interprété par Vincent Desagnat. Je trouve cette évolution intéressante, d'une part parce qu'elle déplait complètement à Fabien et d'autre part car cela créé un certain changement.

J'aimerais bien que le prisme des câbles connectés différemment soit accentué, car j'adore le décalage et l'absurdité, mais toujours avec une part de raisonnement. C'est un aspect du personnage qui est génial à jouer.

6/ Le rythme de tournage doit être assez intense. A ce titre, comment vous préparez-vous ? Quelle est votre méthodologie de travail en amont des plateaux ?

Une hygiène de vie très précise est indispensable ! Je me couche très tôt et je mange sainement. Je connais parfaitement mon texte ainsi que celui des autres.

Pour cela, dès réception du texte, je le regarde : j'ai besoin en effet de temps pour le digérer mais aussi pour le laisser mûrir. C'est un peu un travail d'investigation, pour s'approprier le texte et en découvrir les subtilités et les opportunités non détectées à la première lecture. Il est important de ne pas se contenter de simplement jouer le texte.

7/ Vous êtes aussi monté sur les planches à plusieurs reprises, notamment l'année dernière dans « Le clan des divorcées ». Quelles complémentarités et, à l'inverse, quelles différences, retrouvez-vous entre ces différents exercices que sont le théâtre et la télévision ?

Quelque soit le contexte, la sincérité est le point fondamental. Dans les tous cas, il est important d'être vrai. J'avais un professeur anglais qui m'expliquait que notre métier consistait en quelques sortes à vivre et à ressentir réellement dans un monde imaginaire.

La forme, quant à elle, est bien entendu différente. Le théâtre est une continuité : ce que l'on est en train de jouer découle de ce qui vient juste de se passer et, en plus, nous allons vers un point fixe. A l'inverse, au cinéma et à la télévision, tout est décousu. Les scènes sont abordées indépendamment les unes des autres.

De surcroît, nous n'allons par chercher le même jeu : le théâtre est plus extraverti et le jeu y est grossi. C'est un échange qui doit parvenir jusqu'au dernier rang. Au contraire des autres arts cités où nous allons y chercher plus de subtilités et des émotions cachées. J'aime beaucoup ce travail de finesse.

8/ Aimeriez-vous refaire prochainement du théâtre ? De façon plus générale, quels sont vos projets et vos souhaits artistiques pour 2015 ?

Je vais remonter sur les planches à partir du 6 avril avec la pièce « Une mémoire d'éléphant dans un magasin de porcelaine ». C'est l'histoire de deux femmes aux profils totalement opposés qui se retrouvent dans une salle d'attente d'un psychologue.

L'une est une psychorigide qui se remet difficilement d'un divorce, l'autre est très enjouée, prend la vie comme elle est, avec un cerveau relativement défait suite à un choc dont elle n'a plus souvenir et qui lui a fait perdre sa mémoire immédiate.

C'est une tendre et jolie comédie, que je jouerai avec Claire Gérard, une ancienne de mes partenaires pour « Le clan des divorcées ». Rendez-vous donc à l'Alambic Comédie, chaque lundi et mardi, à 19h.

En parallèle, j'ai un autre projet de théâtre qui, j'espère, verra le jour, avec Frédéric Bouraly et Yves Pignot. La pièce s'appelle « Chambre 108 », avait déjà été portée sur scène et même nominée aux Molières.

C'est une très jolie histoire se déroulant dans le milieu hospitalier. C'est une vraie comédie, avec une réelle part d'humanité entre ces trois personnes qui sont dans cet hôpital.

En dehors du théâtre, j'ai coécrit un programme court qui est actuellement en démarchage. J'espère qu'une concrétisation aura lieu cette année. Cela s'appelle « 50 nuances de blondes » et met en avant 4 femmes représentant la trentenaire millésime 2015. C'est un programme que l'on définit comme un « trash show » féminin. Je serai accompagnée de Diane Dassigny, que les gens connaissant au travers notamment de « Mozart, l'Opéra rock », Eléa Clair et Perrine Gilbert.

Ces trois amis qui m'entourent dans cette aventure et moi-même avons toutes un profil différent. Ce qui est assez rare à la télévision française, où sous prétexte d'une couleur de cheveux identique, nous rentrons d'habitude assez rapidement dans des stéréotypes.

De façon générale, j'espère que mes tournages se développeront avec un caractère de plus en plus international. Ayant habité à l'étranger et parlant plusieurs langues, je me reconnais dans plusieurs cultures et plusieurs envies. Même si j'adore la comédie, j'aimerais aussi faire autre chose afin que mon spectre soit plus large.

9/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Vous êtes diplômée de Sciences Economiques et, à l'âge de 23 ans, vous avez décidé de changer d'orientation, en vous tournant vers la comédie. Comment est survenue cette décision ?

Elle a été soudaine. Je crois, en fait, avoir toujours voulu être comédienne. Je me souviens de mes premières planches, à l'âge de 9 ans.

Mon parcours a fait que j'ai effectué des études, qu'elles m'ont plu car j'apprécie les sciences économiques et le fait de pouvoir aller dans plusieurs pays. Mais j'avais toujours au fond de moi cette petite voix qui me disait de revenir à l'essentiel, d'autant plus que j'avais réussi à faire plaisir à tout le monde.

C'est ainsi qu'après cinq ans de sciences économiques, j'ai tout arrêté, je suis revenue sur Paris pour m'inscrire au cours Florent. J'ai ensuite eu la joie de pouvoir démarrer dans une pièce à succès, « Le clan des divorcées ». Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, Cauet recherchait alors des comédiens à l'affiche au théâtre pour son programme court « Code barge ». Ce qui a alors été mon premier projet à la télévision.

10/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Il faut venir au théâtre, il est important de sortir et de soutenir ce bel art ! Si, en plus, vous assistiez à l'une de mes représentations, cela me ferait très plaisir.

Je ne m'engage jamais dans un projet qui ne me plait pas, qui ne permet pas de passer un moment coupé de tout. Les pièces auxquelles je participe font rire, ont toujours un petit message, ont quelque chose de tendre et parlent de l'espèce humaine.

Parce que j'adore discuter avec les spectateurs à l'issue des représentations, je resterai volontiers pour parler avec vous de multiples thèmes.

Je suis passionnée par ce que je fais, je le réalise avec tout mon cœur, c'est ma raison de vivre !

Un grand merci Julia pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Virginie Stevenoot nous présente sa tournée théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

Virginie Stevenoot nous présente sa tournée théâtrale !

Bonjour Virginie,

Quel plaisir d'effectuer ce nouvel entretien en votre compagnie !

1/ Vous serez, dans quelques temps, à nouveau en tournée théâtrale avec la pièce « Ma femme est sortie », aux côtés notamment de Maurice Risch. Pour commencer, pourriez-vous tout d'abord nous en dire davantage sur l'histoire racontée par la pièce ?

Cette pièce nous raconte l'histoire d'un riche industriel qui a invité son patron à diner chez lui, dans sa maison de campagne. Ceci pour lui parler de ses envies de promotion. Toutefois, sa femme lui met des bâtons dans les roues, décidant de claquer la porte de la maison le matin même du fameux diner.

Dans l'après-midi, lorsque le patron invité arrive, il prend la bonne pour la patronne de maison.

2/ Vous y interprétez l'employée de maison. Sans dévoiler la suite de la pièce, comment votre personnage va-t-il réagir ? Cherchera-t-il à révéler sa vraie identité, ou bien, au contraire, se plaira-t-il de ce nouveau rôle ?

La bonne va mettre le désordre car elle va adorer se faire passer pour la patronne de maison. Sans en dire plus, on pourrait croire qu'une histoire d'amour va débuter entre le patron invité et la fausse patronne, en tout cas la vraie bonne.

Cependant, la vraie patronne de maison revient plus tard dans la pièce. Elle va alors être prise pour la fausse bonne. C'est donc un joli maelström de quiproquos comme Jean Barbier sait bien faire.

J'ai la chance d'avoir à nouveau comme partenaire Maurice Risch. C'est un génie du boulevard, il connait toutes les ficelles et je suis ravie de repartir sur les routes avec lui. Je connais bien aussi Daniel-Jean Colloredo, avec qui j'ai déjà joué « Le clan des divorcées ». Il est, lui aussi, un complice et un compagnon de tournée absolument génial.

Je vais apprendre à connaitre Marie-Bénédicte Roy, mais les metteurs en scène nous ont indiqué, aux lectures et aux auditions, que la greffe semble prendre entre nous. Quant à Eric Blanc et son rire légendaire, il est un garçon très sensible et très touchant dans la vie. Il est d'une grande efficacité comique.

3/ Quelles sont les principales caractéristiques de l'employée de maison que vous interprétez ?

On peut l'appeler, vulgairement, une « grenouille de bénitier », mais qui, en fait, va se révéler. Elle va adorer jouer la comédie, se faire passer pour la patronne de maison. Peut-être a-t-elle une petite schizophrénie latente.

Finalement, prendre le pouvoir dans la maison va lui faire pousser des ailes. Malgré tout, elle a bon cœur. C'est, à la base, une fille assez rangée, peut-être vieille fille. Ce n'est pas dit dans les didascalies, mais on peut l'imaginer ainsi.

Toutefois, lorsqu'elle va aller fouiller dans la garde-robe de sa patronne, elle va choisir les dessous affriolants, les fanfreluches et les boas. Elle va alors commencer à se libérer.

4/ Quand auront lieu les premières représentations ?

Nous commençons le 16 janvier à Paray-Vieille Poste, c'est une ville qui nous servira de résidence pour monter la pièce. Nous y serons au quotidien les quinze premiers jours de janvier pour préparer la pièce, ce qui est un confort absolument génial.

Au total, une trentaine de dates est prévue, notamment quinze jours fin avril au Trianon, à Bordeaux, chez Xavier Viton.

5/ En parallèle, vous serez, l'année prochaine, à l'affiche de la pièce « Une heure et demie de retard ». Quelle en sera la thématique ?

Un couple est invité à dîner mais les deux vont avoir une heure et demie de retard. C'est le soir des règlements de compte.

Ce n'est pas une scène de ménage pendant une heure et demie, ce sont aussi des réflexions sur la vie, sur la façon dont elle voit les choses et sur la façon dont il les voit. Il y a aussi un petit regard dans le rétroviseur, mais aussi un autre vers le futur.

Les angles d'attaque sont parfois inattendus, notamment au travers de reproches qui n'en sont pas.

Le tout est écrit à la sauce humoristique, par Jean Dell et Gérald Sibleyras. Le premier cité m'indiquait récemment par téléphone être ravi que le bébé soit repris. Personnellement, j'ai un peu la pression car il nous a indiqué qu'il viendrait nous voir sur la tournée.

Jouer avec Mehdi un couple à la scène alors que nous sommes un couple dans la vie est un petit parallèle amusant. Il va être drôle de « s'engueuler », de se titiller et de s'asticoter.

J'espère que le public et les fans de Mehdi sauront faire la différence entre les personnages sur scène et ceux dans la vie. Mais c'est là notre travail de comédiens.

6/ Vous y jouerez Laurence, une femme mariée depuis 30 ans à Pierre, qui est bien décidée à lui dire ce qu'elle a sur le cœur. Quelles sont selon vous les principales clés pour interpréter avec brio ces situations ?

Avant tout, comme bien souvent au théâtre, les choses passent en faisant confiance à l'auteur, en oubliant la ponctuation et en restant sincère. Il faut que cela passe par une vérité, par sa vérité.

La fusion avec le partenaire est évidemment aussi importante. On dit qu'il est plus facile de faire pleurer que de faire rire. Ce dernier repose certes sur un rythme, mais aussi avant tout sur une vérité.

Il faut faire appel à sa vérité, son vécu, sa façon de le sentir et de le respirer !

7/ Cette pièce est bien différente de la première évoquée plus haut. « Ma femme est sortie » est une cascade de mensonges et de quiproquos qui vont engendrer une explosion permanente de rire. A l'inverse, « Une heure et demie de retard » est davantage une conversation à bâtons rompus entre deux personnages où l'on retrouve tous les piments et les poisons de la vie quotidienne.

Quelles complémentarités et, à l'inverse, quelles différences y retrouvez-vous ?

Quoi qu'il en soit, ce sont deux pièces comiques. Jean Barbier, dans l'écriture de « Ma femme est sortie», nous fait retrouver les ficelles du boulevard. Certains aiment, d'autres un peu moins, mais il est vrai que les personnages rentrent et sortent dans tous les sens. C'est du comique au rythme mitraillette !

A l'inverse, « Une heure et demie de retard » est plus une conversation entre les deux personnages, davantage un comique de situation qui permet aux spectateurs dans la salle de se reconnaître.

Pour donner un exemple concret, lorsque la pièce démarre, monsieur est assis sur le sofa, avec son imperméable, prêt à partir et il attend madame qui est dans la salle de bain. Lorsque cette dernière en sort, monsieur se lève pour partir mais madame rentre alors à nouveau dans la même pièce. Obligeant alors monsieur à se rassoir. Tous les hommes de la salle se reconnaissent dans ce genre de situation.

Grâce notamment à la mise en scène de Jean-Philippe Azema.

Les deux pièces sont de véritables bonbons et j'ai la chance que les auteurs et les metteurs en scène me fassent confiance.

J'aimerais ajouter, concernant « Ma femme est sortie », être folle de joie de travailler avec Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé. Cela faisait très longtemps que je voulais collaborer avec ces grands messieurs de la mise en scène. Je suis ravie de travailler avec eux !

8/ En tant que comédienne, avez-vous une préférence entre une pièce aux multiples personnages, comme l'est « Ma femme est sortie », et une pièce interprétée en duo, telle « Une heure et demie de retard » ?

Je n'ai pas de préférence particulière, c'est à chaque fois un cadeau.

Il m'est arrivé de jouer deux pièces en même temps – « Tout bascule » et « Le clan des divorcées ». Le samedi est certes compliqué, avec une matinée et une soirée pour chacune des pièces, mais il n'y a pas de préférence me concernant.

C'est à chaque fois une histoire que l'on raconte et le public est notre vrai bonheur, notre vrai moteur, notre EPO en direct dans les veines. Les premiers rires galvanisent et on se sent bien là où l'on est, c'est-à-dire sur les planches.

Je dirai même avec cette sensation que si ça devait se finir maintenant, cela devrait être à ce moment-là. C'est une sensation de vivre à 3 000%, ce qui est génial !

Si je devais, demain, jouer une tragédie, j'éprouverais le même bonheur.

9/ Qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Dans une société qui va plus ou moins bien, où tout le monde râle, où les temps sont durs, afin d'éviter de voir les choses en noir, on peut, quand justement il commence à faire nuit, se diriger au théâtre, poser ses problèmes au vestiaire et se laisser emporter pendant près de deux heures.

Il n'y a rien de plus précieux que le spectacle vivant. C'est une opération sans filet, à la fois pour le public et pour les comédiens. C'est une petite bulle, d'autant plus importante dans une période de crise comme celle que l'on traverse actuellement.

10/ Pour terminer, vous souhaitiez évoquer un autre projet, plus personnel, à Biarritz, avec la volonté, à moyen terme, d'ouvrir un petit café-théâtre de 150 places environ ?

Nous avons effectivement ce projet, avec mon mari Mehdi. Pas dans le courant de ce qui se fait actuellement à Biarritz, à la Gare du Midi, un grand théâtre de 1 400 places avec une programmation de gros spectacles parisiens.

Nous serions plutôt dans une ambiance de comédie pure, de one-man show, avec des personnes qui veulent rôder leur spectacle. On entend majoritairement parler des grosses pièces, mais il y a énormément d'artistes qui écrivent et qui tournent toute l'année dans des salles de 100 à 300 places maximum. Ces pièces sont des bijoux et des purs moments de rigolade.

N'oublions pas que ce serait dans le Sud-ouest, une très belle région où l'on aime bien manger. La représentation serait accompagnée en amont de quelques tapas et d'un bon verre de vin.

Nous sommes actuellement à la recherche du lieu et, même si ce n'est pas évident, nous ne lâchons pas car nous avons cela dans le cœur. C'est pour ça que nous y arriverons.

Merci beaucoup Virginie pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

Publié le par Julian STOCKY

Léa Lando, humoriste actuellement sur scène, nous présente son dernier spectacle !

Bonjour Léa,

Quel plaisir d'effectuer ce nouvel entretien en votre compagnie.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, chaque lundi soir, à 21h, au théâtre des Mathurins, dans votre spectacle « Elle tue ». Pour commencer, pourriez-vous svp nous décrire le contenu du spectacle ?

J'essaie de parler de plein de thèmes que l'on ne retrouve pas dans les autres one-woman shows. J'évite donc les sujets qui sont trop orientés sur les relations hommes-femmes ainsi que les standards qu'utilisent les filles sur scène.

Je parle un peu de mes origines, mais aussi des animaux, de l'immobilier, mais à ma façon, puisque je mets mon corps en vente en faisant un parallèle avec le patrimoine immobilier. J'évoque aussi les enfants, la politique et l'actualité.

Il y a toujours des nouveautés d'une semaine à l'autre.

2/ Vous virevoltez d'un sujet à un autre, avec une incroyable maestria et un humour incisif. Quelles sont les principales clés et entrains du spectacle ?

Beaucoup de gens viennent voir une jeune femme sans savoir vraiment ce qu'elle peut dire, et je crois qu'il y a un vrai décalage entre mon physique et ce que je peux « balancer » sur scène. Du coup, cela étonne toujours.

Mon côté incisif et un peu grinçant est plutôt rare chez une fille. L'humour noir est vraiment mon style d'humour. J'attache aussi beaucoup d'importance à l'écriture. J'aime bien présenter des choses au second degré, j'aime bien laisser le public réfléchir aussi.

D'où provient le titre « Elle tue » ?

J'ai d'abord essayé de trouver une affiche que les gens retiendraient, car je n'étais pas connue. Puis j'ai eu cette idée en voyant un paquet de Marlboro, je me suis dit qu'il pourrait être bien de remplacer ces deux bords rouges par des rideaux.

De là est venu le titre du spectacle qui, du coup, a un rapport avec mon côté grinçant et corrosif.

Etes-vous l'auteur de vos sketchs ?

Je suis l'auteur de tout ce que j'écris, à la virgule près. Je me suis également mise en scène. Pour moi, c'est très important. Mon premier métier est d'être auteur, avant d'être sur scène, donc j'attache vraiment beaucoup d'importance à cela.

Nous l'avons dit précédemment, vous faites évoluer le contenu du spectacle au fur et à mesure des représentations et aussi de l'actualité.

Tout à fait ! J'aime beaucoup l'actualité, cela me passionne depuis que j'ai commencé à écrire des blagues et des monologues sur l'actualité. Du coup, je me lève en allumant BFM ou I-Télé.

J'aime bien recroiser deux actualités qui n'ont pas de rapport et faire en sorte qu'elles aient une cohérence.

3/ La salle comprend environ une centaine de places. Comment intégrer la complicité et la proximité que cela engendre avec le public dans votre jeu et votre interprétation ?

Le théâtre des Mathurins fait 86 places exactement. J'aime cette proximité que l'on a avec le public, je trouve que c'est beaucoup plus chaleureux. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai joué en province, dans des plus grandes salles, où il y avait une distance entre la scène et les gens, j'étais moins à l'aise et les gens aussi.

J'aime bien être proche du public, comme dans la vie où j'aime bien être proche des gens. Du coup, le théâtre des Mathurins s'y prête bien.

Les petites salles sont assez intimistes et je trouve que c'est mieux, pour découvrir un artiste, de se sentir proche de lui.

4/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite du spectacle ?

Le spectacle est toujours, au bout de deux ans, « work in progress », comme j'aime à dire. J'essaie toujours de le faire changer de semaine en semaine, de le faire évoluer, de l'améliorer.

Selon moi, c'est comme une toile de maître, on a du mal à mettre le dernier coup de pinceau, on n'est jamais satisfait, on a envie que ce soit meilleur encore. Du coup, j'y travaille toutes les semaines.

On peut donc me souhaiter d'atteindre le niveau du spectacle que j'ai en tête. Qui n'est pas encore du tout abouti.

5/ L'année dernière, vous effectuiez quelques pastilles radiophoniques aux côtés d'Anne Roumanoff. Quels souvenirs conservez-vous de cette expérience ?

C'était vraiment génial. Je suis vraiment triste que l'émission se soit arrêtée, comme Anne d'ailleurs. L'émission marchait, nous commencions à trouver notre rythme de croisière, l'ambiance avec l'équipe était géniale.

Ces pastilles m'ont forcé à avoir une rigueur de travail, à écrire deux papiers chaque semaine, un sur l'actualité et un autre sur l'invité. Ce n'est pas évident, mais cela m'a apporté de la discipline et m'a appris beaucoup de choses. Notamment le travail d'équipe.

Je regrette que l'émission ne soit plus à l'antenne, cela me manque.

Aimeriez-vous tenter à nouveau l'aventure de la radio ?

Oui, avec plaisir ! J'avais déjà fait de la radio il y a longtemps et c'est vraiment un exercice différent de la scène que j'aime aussi beaucoup.

6/ En parallèle, vous participez à quelques spectacles d'amis humoristes. Quelles complémentarités y retrouvez-vous comparativement à votre spectacle en solo ?

C'est toujours plus riche car il y a deux univers qui se regroupent, qui se rejoignent pour former quelque chose d'harmonieux. C'est comme un guitariste qui joue avec un pianiste, c'est toujours plus riche.

J'aime bien partager et découvrir d'autres personnes. Quand cela se passe avec des gens avec qui je m'entends déjà bien dans la vie, c'est génial de faire quelque chose ensemble et que ça prenne forme.

Je pense à Claudia Tagbo par exemple, qui m'invite toujours sur scène, ou bien encore Anne Roumanoff qui m'avait invité sur « Les duos d'Anne Roumanoff » qui sont encore diffusés sur Paris Première.

C'est génial car, en plus, nous écrivons alors des choses nouvelles. C'est encore du travail que j'aime bien !

7/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir en spectacle ?

Venez, venez ! J'ai fait exprès d'être sur scène le lundi car peu de personnes jouent ce jour-là de la semaine, donc il y a moins de spectacles à aller voir et donc moins d'hésitation.

C'est aussi bien de découvrir de nouveaux artistes plutôt que d'aller voir toujours les mêmes. C'est intéressant également de découvrir de nouveaux univers.

C'est différent des autres one-woman shows. On me dit souvent que j'ai un style à part, parce que je mélange plusieurs styles d'humours et plusieurs façons de les faire. Ce n'est ni du stand-up, ni du sketch, mais il y a un plein mélange de tous ces ingrédients.

Il peut y avoir de l'humour corrosif, de l'humour subtil, comme de l'humour complètement absurde. Je me mets par exemple, à un moment donné, dans la peau d'un poil pour exprimer ce qu'il ressent quand il a la chair de poule.

Bref, je fais sur scène plein de choses décalées et je trouve ce mélange d'humours assez complet. C'est comme une pizza quatre fromages, elle est meilleure qu'une margherita.

Merci beaucoup Léa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

Interview exclusive avec la comédienne Anne Charrier !

Publié le par Julian STOCKY

Interview exclusive avec la comédienne Anne Charrier !

Bonjour Anne,

Merci de nous accorder un peu de votre temps afin de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre La Pépinière, de la pièce « Chambre froide », aux côtés de Pascale Arbillot et de Valérie Karsenti. Pourriez-vous tout d'abord nous en dire davantage sur l'histoire et le contenu de la pièce ?

Il s'agit en fait de trois femmes dont on comprend qu'elles se retrouvent une fois par mois, pour un dîner, avec leurs époux.

Au cours de cette soirée, elles vont devoir se parler différemment, il va arriver un événement qui va les pousser à se dire les choses vraiment, à se parler vraiment et à prendre des décisions définitives pour leur vie future.


2/ Vous y interprétez le personnage de Molly, une femme qui, à première apparence, vit dans le bonheur conjugal. Mais qui est vraiment Molly ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle a la politesse du cœur, c'est un personnage qui sourit toujours, qui affiche une bonhomie et une candeur.

On comprend assez vite qu'elle a une vraie fêlure, qu'elle a été brisée quelque part, que son couple ne va pas si bien que ce qu'ils affichent en société. Que ça ne va même pas du tout et qu'elle est profondément malheureuse de la façon dont sa vie se déroule.


Comment décririez-vous les deux autres personnages, que sont Nicky et Debra ?

Débra est quelqu'un qui est davantage dans la rigueur, dont on comprend pour le coup très vite que le couple ne fonctionne pas très bien, mais qui est dans un déni total, qui refuse de voir qu'elle admire son mari. Elle a besoin que les choses soient, d'extérieur, très lisses.

Chez chacun des personnages, chez Nicky et chez Débra, on va voir qu'il y a une fêlure et qu'il y a quelque chose dans le couple qui fait qu'elles vont être amenées de toute façon, si ce n'est ce soir, sinon très rapidement, à prendre des décisions.


3/ Vous campez avec brio une épouse en fait borderline sur le point de commettre l'irréparable. Quelles sont, selon vous, les principales clés pour réussir à interpréter ce type de personnage ?

L'écoute et le travail. Il faut travailler beaucoup en amont. Il ne faut pas juger son personnage, il faut l'embrasser à bras le corps. Et aussi jouer avec ses partenaires.


4/ Les critiques sont unanimes sur le succès de cette pièce, qui mélange suspense, psychologie et humour. C'est une comédie qui joue sur les émotions, avec un rythme qui ne cesse de croitre jusqu'à son dénouement. Qu'est-ce qui vous a le plus attiré dans cette pièce ?

La candeur et l'ingénuité du personnage m'ont séduite immédiatement. Aussi l'humour qui se dégageait du texte et puis l'idée de travailler avec ces deux grandes comédiennes que sont Pascale Arbillot et Valérie Karsenti.

Valérie, que je connaissais déjà dans le travail et Pascale avec laquelle j'avais très envie de travailler. C'était une envie commune je crois.

La lecture de la pièce a été une première couche et l'idée de jouer avec mes deux partenaires a été la seconde.


5/ Peut-on rappeler les horaires différentes représentations ?

Nous jouons à 21h du mardi au vendredi, et à 16h et 21h le samedi.


Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure théâtrale ?

Que cela continue, qu'il y ait du public, que l'on prenne toujours autant de plaisir à jouer. Aussi que Xavier Dolan vienne voir la pièce.


6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir au théâtre La Pépinière ?

C'est très drôle, c'est une pièce jubilatoire. On s'amuse beaucoup, c'est très sombre, au sens où c'est vraiment de l'humour noir. Mais on s'amuse beaucoup beaucoup beaucoup !

Si vous avez envie de rire et de passer un bon moment, c'est la pièce idéale, c'est la pièce de la rentrée !


Un grand merci Anne pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

La comédienne Patricia Kell nous parle de la pièce "La blonde, la belle et la nympho"

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Patricia Kell nous parle de la pièce "La blonde, la belle et la nympho"

Bonjour Patricia,


Nous sommes ravis de vous retrouver pour une nouvelle interview sur notre b
log.

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche au théâtre Montorgueil de la pièce d'Alil Vardar « La blonde, la belle et la nympho ». Pour commencer, pouvez-vous svp nous décrire cette pièce, nous en présenter la thématique ?

En fait, tout est dans le titre : ce sont trois filles qui vivent en colocation et qui vont débattre sur de nombreux sujets de société, très modernes, très contemporains. Elles vont parler des hommes, des régimes, des femmes, de la sexualité, l'infidélité,etc... ... elles vont se taquiner, se chamailler. C'est vraiment une comédie légère entre 3 copines qui vont parler de tout cela !

La blonde est plutôt idiote, un peu distraite, naïve. La belle est plutôt hautaine, précieuse,elle sait tout sur tout. La nympho se concentre beaucoup plus sur les hommes.

2/ Vous y interprétez donc le rôle de la nympho. Qui est ce personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

C'est un personnage d'une quarantaine d'années, qui aime énormément les hommes. On imagine dans son personnage qu'elle a eu beaucoup de succès dans les 10-15 ans auparavant, mais c'est actuellement plus dur pour elle de conquérir les hommes.

Elle se bat, on la voit souvent avec un calendrier des Dieux du stade, d'hommes en petites tenues. Elle n'a pas réellement de tabous sexuels mais, en revanche, elle n'est jamais vulgaire.

Existe-t-il des liens, même éloignés, de ressemblance entre votre personnage et vous-même ?

Comme j'aime à le dire aux spectateurs venant nous rencontrer à l'issue de la pièce, je ne suis la nympho que d'un seul homme.

3/ Comment avez-vous réussi à aborder ce rôle ? Comment vous êtes-vous préparé ?

La nymphomanie est une vraie maladie mais la pièce est beaucoup plus dans la légèreté, dans la comédie. Du coup, je me suis plus inspirée de copines que j'ai pu avoir ou de femmes que j'ai croisées, qui à des périodes de célibat, en souffraient et ne voulaient pas rentrer seule le soir.

On a tous des copines autours de nous qui ont un côté assez vives, qui n'ont pas froid aux yeux et qui font le premier pas. Je me suis aussi inspiré de leur comportement.

Combien de temps de préparation, de répétition a été nécessaire pour prendre la mesure du personnage ?

4 à 5 jours pour apprendre le texte, idem pour les répétitions puis s'est enchainée la première. Il est vrai que le texte est très contemporain, nous sommes dans l'humour, un langage courant et donc plutôt facile à intégrer.

Bien sûr, au fil des représentations, le personnage s'est étoffé et est devenu plus coloré. Et comme il y a une interactivité avec le public, les représentations ne sont jamais exactement les mêmes. Cette part d'improvisation possible est assez excitante.

4/ Comme son titre l'indique, c'est une pièce à trois personnages. Justement, présentez-nous svp les deux autres personnages qui vous accompagnent dans cette aventure ?

La blonde est jouée par Mounya de la Villardière, qui avait déjà participé à Nice à la pièce « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'emmerdes ».

La belle est interprétée par Stéphanie Suignard, qui a déjà joué dans plusieurs pièces d'Alil Vardar.

Vous avez joué la pièce dans un premier temps à Nice. A ce titre, des évolutions ont-elles été apportées depuis la première, d'un point de vue de la mise en scène ou pourquoi pas même du texte ?

Entre les premières représentations à la Comédie de Nice, et aujourd'hui, six mois après, bien sur que les personnages évoluent peu à peu, et comme il s'agit d'une pièce comique, comme je le souligne plus haut, nous nous sommes adaptées, au fur et à mesure, aux réactions et aux rires des gens.

Le texte de l'auteur ne change jamais, mais il est vrai qu'il y a parfois des petites improvisations, qui sont en fonction des réactions du public que nous ne pouvons ignorer puisque le 4ème mur est tombé.

5/ Serait-il possible de rappeler les jours et horaires de représentation de cette pièce, « La blonde, la belle et la nympho » ?

La pièce se joue à Paris, au théâtre Montorgueil, du mardi au samedi à 20h. Egalement une séance en plus le samedi à 18h et une autre, en matinée, le dimanche à 16h 30.

J'en profite pour mentionner que nous avons eu la chance de faire une très jolie rencontre, Stéphanie, Mounya et moi : on s'entend très bien, on a envie de s'amuser, de faire partager le public et d'emmener la pièce le plus loin possible.

Avant de terminer cet entretien, que diriez-vous en quelques mots pour inciter, un peu plus encore, les lecteurs du blog à venir vous voir sur scène ?

Si vous avez envie de venir voir, parait-il, trois jolies filles faire les pitres sur scène, chacune dans son personnage, défendant ses idées sur ces choses de la vie et si vous avez envie de rigoler, alors venez nous voir au théâtre Montorgueil.

Nous avons avant tout la volonté de faire rire les gens et de les détendre.

Une fois encore, ce fût un véritable plaisir de réaliser cette interview en votre compagnie, Patricia.

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Entretien avec la talentueuse comédienne Mélanie Guth pour notre blog !

Publié le par Julian STOCKY

Entretien avec la talentueuse comédienne Mélanie Guth pour notre blog !

Bonjour Mélanie,

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre d'Edgar, de la pièce 'Complètement givrées". Pourriez-vous tout d'abord nous en présenter l'histoire ?

C'est l'histoire de trois copines dont l'amitié est mise à rude épreuve le temps d'une soirée qui part en vrille ! Mais je ne vous en dis pas plus ! Juste un petit clin d'œil : Leslie Bevillard, l'auteur, metteur en scène, comédienne... est surtout mon amie dans la vie depuis 15 ans !

2/ Décrivez nous svp votre personnage. Qui est-il ?

Mon personnage est Natalia, jeune femme de 30 ans fière de présenter la météo avec Jean-Pierre Pernault ! Elle est pétillante, sexy et capable d'accès de folie !

3/ Pouvez-vous nous rappeler les jours et horaires des représentations ?

La pièce se joue 7j/7, à 21h30 en semaine et 21h les samedi et dimanche.

Et pour mes dates à Edgar, j'ai créé un évènement Facebook si vous souhaitez venir!

4/ La distribution de cette pièce est alternée. Ainsi, cela vous oblige-t-il à adapter votre jeu en fonction de vos partenaires ?

L'alternance est très enrichissante et chaque comédienne apporte sa personnalité aux 3 personnages. C'est une nouvelle aventure à chaque représentation et changer de partenaire permet de ne pas s'installer dans des habitudes de jeu.

5/ En parallèle, nous pourrons vous retrouver dans la série à succès de M6 "Scènes de ménage", aux dates des 12, 13 et 16 mai prochains. Quel rôle allez-vous y incarner ?

Dans cette série je joue le rôle d'une amie du couple « Liliane et José ».

6/ Jouer en tant que guest dans cette série quotidienne doit être, on l'imagine, source de fierté mais aussi sans doute de stress. Quelles ont été les clés pour réussir avec succès vos scènes ?

J'ai en effet été très touchée de faire partie de cette série pendant quelques jours. Me faire confiance était un vrai cadeau ! En revanche, je n'ai jamais été stressée ! J'ai été accueillie à bras ouverts et toute l'équipe est généreuse et tellement pro, que c'est un bonheur de travailler dans ces conditions ! Beaucoup de rires et de bonne humeur...c'est comme ça que j'essaie de vivre mon métier !

7/ Aimeriez-vous que votre personnage de "Scènes de ménage" devienne récurrent, ou du moins qu'il puisse apparaître à fréquence plus régulière ?
Ou, au contraire, privilégiez-vous les rôles moins récurrents, orientés plutôt en "one shot"
?

Mon personnage dans Scènes de Ménage avait déjà fait une apparition dans la saison 3 et c'était une bonne nouvelle de revenir dans la saison 4! Ce serait un grand plaisir de continuer plus souvent avec cette équipe! Les rôles récurrents ne me gênent pas...enfin... cela dépend du programme.

8/ Vous avez récemment joué une scène aux côtés de Kevin Costner, pour le prochain long métrage de Mc G. « Three days to Kill ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

Au départ on m'a proposé une silhouette, ce que généralement je refuse, mais étant donné les conditions, j'ai accepté. Tourner à la Cité du Cinéma dans une production américaine avec des « grands » du cinéma ne se refuse pas !

Finalement, la directrice de casting m'a demandée si je parlais anglais et je me suis retrouvée dans un ascenseur avec Kevin Costner, Connie Nielsen, Haillee Steinfeld et d'autres ! J'ai tourné pendant 4 jours à leurs côtés et c'était...magique ! Mr Costner est un homme passionné par son métier et d'une grande humanité. J'ai appris énormément dans cette expérience !

9/ Pour finir cet échange, comment vous est venue l'envie de devenir comédienne ? Quelles études avez-vous réalisées pour cela ?

L'envie de devenir comédienne était présente depuis l'adolescence, mais à cette époque je me destinais à être danseuse et la danse est un vrai sacerdoce ! Après mon bac, je décide de faire des études d'Histoire de l'Art à la Sorbonne et m'inscris enfin dans la troupe de théâtre de la fac...là c'est la révélation !

Jouer devient vite plus qu'un plaisir et je commence à appréhender de façon plus professionnelle le métier d'acteur dans des stages de coaching et sur les plateaux de télé. Depuis, j'apprends tous les jours, dans la vie et à travers chaque nouvelle expérience professionnelle!

Merci beaucoup Mélanie d'avoir répondu à nos questions !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Interview en exclusivité de la comédienne Virginie Stevenoot !

Publié le par Julian STOCKY

Interview en exclusivité de la comédienne Virginie Stevenoot !

Bonjour Virginie,

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche de la pièce "Coup de foudre", aux côtés notamment de Patrice Laffont et de Maurice Risch. Pourriez-vous tout d'abord nous en raconter l'histoire, le contenu ?

J'ai effectivement la grande chance de jouer dans la pièce de Francis Joffo "COUP DE FOUDRE" en tournée avec MAURICE RISCH , PATRICE LAFFONT, CAROLINE BURGUES, BORIS SOULAGES. Une pièce qui nous raconte l'histoire d'un auteur de théâtre et son metteur en scène plongés dans un tourbillon de quiproquos, après avoir promis le rôle titre de leur pièce à deux comédiennes en même temps, avec par "dessus le marché"! un mari coureur , une maîtresse qui déboule sans prévenir ... On ne s'ennuie pas !

2/ Présentez-nous votre personnage. Qui est-il ?

J'interprète le rôle de la maîtresse/infirmière , chic fille au grand cœur , qui dit les choses avec un grand naturel, et qui évidemment provoque des couacs! sans le vouloir...

3/ Jouez aux côtés des illustres comédiens précédemment cités doit être, nous supposons, source de fierté ? Avez-vous peut-être une anecdote sympathique à nous raconter, qui se serait déroulée sur scène à leurs côtés ?

Je suis très fière de jouer au coté de Patrice et Maurice , tous les deux ont des carrières magnifiques , et c'est en vrai "buvard" que j'apprend à leurs cotés. Maurice Risch a cette technique théâtral formidable qui force le respect , et c'est fou comme après plus de cent pièces , je peux constater qu'il a toujours ce trac et cette folie : magnifique ...

4/ En parallèle, vous jouez dans "Le clan des divorcées", à la Comédie de la République à Paris.

Quand je ne suis pas en tournée, je joue à Paris dans "LE CLAN DES DIVORCEES" d'Alil Vardar, une pièce au succès de fou , puisqu'elle se joue depuis 9 ans à Paris. Dans cette pièce , j'interprète le rôle de Stéphanie "La Bourgeoise" , un rôle là aussi en or , avec une densité de rires hallucinantes.

5/ Dans cette pièce, Stéphanie, votre personnage, est une bourgeoise coincée. Quelles sont, selon vous, les clés pour réussir à jouer ce personnage atypique ?

Pour répondre à votre question , jouer des personnages atypiques et opposés , je crois qu'il faut d'abord faire confiance à l'auteur ,et au metteur en scène pour que petit à petit le personnage se fasse son squelette et sa chair

6/ Pour finir, un petit mot pour inciter les lecteurs du blog à venir voir ces deux pièces ?

LE PETIT MOT DE LA FIN :"il faut rire au moins une fois par jour ", c'est la meilleur raison pour venir au théâtre ... TRES BON POUR LA SANTE!!

Merci beaucoup Virginie d'avoir répondu à nos questions !

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Publicité

Patricia Kell vous présente "La femme placard" !

Publié le par Julian STOCKY

Patricia Kell vous présente "La femme placard" !

Bonjour Patricia,


1- Vous serez prochainement à l'affiche de la pièce "La femme placard". Quel en est le thème ?

"La Femme Placard" est une pièce "seule en scène" de Chantal Alves Malignon qui raconte la dépendance affective d'une femme pour l'homme de sa vie et qui après le comportement très décevant de cet homme cherche à retrouver une autonomie affective. Difficile parcours semé d'embûches parce qu'elle est entière, croit à l'amour unique, n'a plus d'amour propre dans ces cas là.

C'est une pièce qui donne une belle part à l'humour et à l'émotion.


2- Où et quand pourra-t-on venir vous voir sur scène ?

La pièce se jouera tous les jours au Festival Off d'Avignon au théâtre de l'Albatros (29 - 31 rue des Teinturiers - Avignon) à 12h45 du 7 au 28 juillet 2012.

3- Pourquoi avoir accepté ce rôle ? Quels ont été les facteurs clés ?

J'ai accepté ce rôle d'abord parce qu'il m'a "parlé". Je pense qu'il y a beaucoup de "femmes placard" qui ont envie de rencontrer le grand Amour. Et je pense que beaucoup de femmes vont se retrouver dans ce personnage... Ce qui est intéressant aussi c'est qu'elle sera mise en scène par un homme... Christian Garcia Reidt, excellent metteur en scène (coup de coeur du Journal Festival Off d'Avignon 2002).

4- La première approche à grands pas. Comment se déroulent les répétitions ?

La première est le 7 juillet donc autant dire "demain"... Les répétitions se font dans un théâtre parisien. Elles se déroulent dans de très bonnes conditions. Beaucoup de travail de mémorisation, d'implication pour se laisser envahir par ce personnage. Mais tout cela est très ludique.

5- C'est la première fois que vous serez seule sur scène. Comment vous y préparez-vous ? Etes-vous stressée ?

Oui c'est la première fois que je suis seule sur scène. Le trac est à la hauteur du challenge croyez moi ! Je me prépare déjà physiquement avec une hygiène de vie au plus sobre et un peu plus de sport que d'habitude pour avoir une bonne condition physique et... j'apprends, j'apprends, j'apprends et je joue, je joue je joue. Et je cohabite avec mon ennemi "Le stress" qui va très vite se transformer en mon vieil ennemi "Le trac".

6- Le festival d'Avignon est l'un des principaux festivals de théâtre en France. Est-ce une première pour vous ?

Oui C'est la première fois que je suis sur scène au Festival d'Avignon... et "seule" en plus !

7- Pour finir, quelques mots pour inciter les spectateurs à venir vous voir ?

Je crois qu'il ne faut vraiment pas hésiter à venir écouter ce texte et voir cette pièce, cette femme qui se débat dans ses affres amoureuse, ses déboires sentimentales, parfois émouvante, parfois drôle, parfois sensuelle, parfois maladroite, fragile qui se voudrait forte. Bref sa vie sentimentale est un beau bordel, comme dans un placard en désordre dans lequel elle va essayer de remettre un peu d'ordre mais... c'est pas gagné !

C'est un texte moderne qui je le répète, j'en suis sûre va parler à toutes les femmes... et à beaucoup d'hommes qui en sortant du spectacle se demanderont sûrement si leur femme est une "femme placard" ou une" femme commode"...?




Merci beaucoup Patricia pour toutes ces réponses.

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Entretien avec Guillaume Eymard, comédien

Publié le par Julian STOCKY

Entretien avec Guillaume Eymard, comédien

Bonjour Guillaume,


1- Tout d'abord, comment vous est venue l'envie de devenir comédien ?

Une decision complètement improbable pour moi. Je fais du théâtre depuis tout petit à l'école et ai toujours joué des coudes pour avoir les premiers rôles. Mais jamais je n'aurai pensé en faire un métier. C'est pendant mes études scientifiques, toujours plus inintéressantes d'une année sur l'autre que j'ai rejoint une petite troupe de théâtre qui m'a fait comprendre que c'était là ma vraie passion. J'ai fini mes études et me suis tout de suite dirigé sur Paris pour devenir comédien. Je suis aussi devenu photographe par la même occasion.


2- MCE s'intéresse à l'orientation et aux études scolaires. Justement, quelles études avez-vous réalisées avant de devenir comédien ?

Après un bac S, je suis me suis orienté sur une école d'ingénieur à Marseille. J'y ai donc obtenu mon diplôme d'"Ingénieur en mécanique énergétique". Ca pète, hein ? Il ne m'a jamais servi... lol


3- Vous avez notamment participé à diverses pièces de théâtre mais aussi joué un On Man Show. Auriez-vous une anecdote sympathique qui s'est déroulée sur scène à nous raconter?

J'ai eu l'occasion de jouer deux représentations d'une adaptation des Monologues du Vagin. J'y interprêtai un travesti. J'ai du m'épiler complètement les jambes, à la crème dépilatoire. Malgré les conseils de quelques amies, j'ai du laisser la crème un peu trop longtemps et j'ai eu comme deux énormes coups de soleil sur les jambes pendant 1 semaine. Joyeuses les représentations ! Mais un très bon souvenir.


4- Vous jouez actuellement dans la pièce « Psy » au Théâtre Le Méry. Quelle est la thématique de la pièce ?

Vous aimez rire des problèmes des autres ? Avec PSY, vous pourrez le faire à gorge déployée sans culpabiliser un instant ! Le monde entier n'attend que ça, alors courrez-y !


5- Comment pourriez-vous présenter vos personnages dans la pièce, Monsieur Grenit et Erwan Carrière ?

Ha Martin Grenit ! Le vieux garçon caché derrière ses doubles foyers et son pantalon remonté sous les épaules. Mon préféré.
Et Erwan Carrière, qui a tout ce dont on peut rêver sur cette Terre, l'argent, le succès et les femmes. Un seul problème : aucun problème. On n'est pas les plus malheureux, c'est moi qui vous le dit !


6- Ainsi, vous interprétez plusieurs rôles dans la même pièce. Comment réussissez-vous à gérer cela ?

Je crois qu'on est jamais tout seul dans sa tête. Laissons parler les Grenits et Carrière qui sont en nous !


7- Quelles questions pour permettre aux internautes de mieux vous connaitre :

-Quelle est votre chanson préférée ? Proud Mary, reprise tant de fois et entre autres par les mémorables Ike et Tina Turner.
-Quel est votre livre préféré ? Entretien avec un vampire, d'Anne Rice.
-Quel est votre film préféré ? Je peux donner mon top trois ? Shortbus, de John Cameron Mitchell. Into the wild, de Sean Penn. Bienvenue à Gattaca, d'Andrew Nicoll.
-Quelle est votre émission de télévision préférée ? Taratata.
-Quelle est votre ville préférée ? Marseille, surtout pour les calanques, mes plus belles années !
-Quel est votre plat préféré ? Le gateau de semoule de ma grand-mère.


8- Y-a-t-il une question que nous ne vous avons pas posée et à laquelle vous aimeriez répondre ?

Alors comme ça, vous êtes aussi photographe ?
Oui, et j'ai eu le plaisir de réaliser la nouvelle affiche de PSY, que vous verrez bientôt partout dans Paris. C'est bien sûr un travail de groupe, avec les idées et le soutien de toute la troupe, et l'aide précieuse de Siobhan Nicolas (anciennement 'Dooley', mais elle vient de se marier).


9- Pour finir, un petit mot pour les lecteurs du blog ?

Ca va pas vous... Faut vous faire soigner !



Merci beaucoup Guillaume pour toutes ces réponses.

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0