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Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vos nombreuses expériences théâtrales mettent en avant votre passion pour cet art. Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Quand je suis sur scène, je me sens vraiment vivante. J’ai l’impression que rien ne peut m’y arriver et j’ai vraiment besoin de cela. Le rapport avec le public est aussi très enrichissant, car les acteurs sont en contact direct avec les spectateurs : nous ressentons vraiment ce qu’ils ressentent, au travers des bonnes ondes qu’ils peuvent nous envoyer.

Ces sensations sont vraiment uniques !

2/ Que retenez-vous des différents spectacles déjà joués ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent ?

Spontanément, je pense à la première fois où je suis montée sur scène. C’était vraiment mon tout premier spectacle, je venais d’arriver sur Nantes et je ne connaissais pas encore vraiment le théâtre. J’y avais pour autant le rôle principal.

Je me rappellerai toujours du moment où j’ai ouvert la porte pour rentrer sur scène. Devant une salle toute noire, les lumières m’ont ébloui et j’ai ressenti quelque chose d’unique et d’alors inconnu pour moi. Malgré le stress, j’avais une grande adrénaline, j’y suis allée avec joie.

3/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous alors ?

J’ai toujours la boule au ventre, mais c’est un sentiment plutôt positif. Je suis stressée car le théâtre est sans filet, il n’est pas possible de recommencer.

Je ne suis pas angoissée, juste super excitée de commencer. Systématiquement, quelques minutes avant le début, j’aime être toute seule sur le plateau, pendant que mes acolytes sont dans les loges, pour faire des exercices de diction en marchant. Je m’échauffe un peu, au travers de petits exercices. Avant de retrouver la troupe pour le cri de guerre indispensable.

Au théâtre, il n’y a pas, selon moi, de petits rôles. Nous avons tous besoin les uns des autres pour pouvoir, à la fin, faire quelque chose de bien. Ainsi, ce fameux cri de guerre permet de rassembler toutes les bonnes énergies avant de commencer, pour aller ensuite chercher les gens.

4/ Quelles complémentarités retrouvez-vous d’un art à l’autre ? Des passerelles existent-elles ?

Je trouve que le théâtre aide beaucoup pour le cinéma. Pour moi, c’est comme si c’était la base. A l’image de la danse classique, qui permet ensuite la pratique de n'importe quelle autre danse.

Lors de mon dernier tournage, je me suis sentie plus à l’aise, grâce à mes expériences précédentes sur scène. Même si ce sont deux exercices bien différents. Il n’est jamais évident de refaire plusieurs fois consécutives la même scène jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait. Il faut aussi faire abstraction de toute l’équipe technique qui nous entoure. Je pense apprécier de plus en plus cet art.

Mais le théâtre reste ma passion première, avec une atmosphère unique.

5/ Plus globalement, quels sont vos envies et projets actuels ?

Des projets de théâtre et de cinéma sont en cours de discussion. J’ai également tourné en février dernier dans le long-métrage « Burn out », le nouveau film du réalisateur marocain Noureddine Lakhmari. Pour une sortie en 2017, complétée d’une projection au Festival du film de Marrakech en décembre de cette année.

C’est l’histoire assez inattendue de personnes issues de milieux sociaux assez différents. Ces gens-là vont être mis face à face, pour justement montrer la différence de classes qui peut exister dans la population. Le film est axé sur trois personnages principalement : un jeune cireur de chaussures de 13 ans qui doit gagner sa vie pour acheter une prothèse à sa mère, un homme très riche qui circule en Maserati dans les rues de Casablanca, et une jeune étudiante qui se prostitue la nuit.

Le réalisateur aime montrer du doigt ce que nous n’avons pas envie de voir, il met vraiment en avant ces différences fortes qui existent au Maroc. Où l’on retrouve côte à côte, au feu rouge, une charrette tractée par un âne et une voiture de collection.

J’y interprète le rôle de Sophia, gérante d’une galerie d’art, à qui il manque un tableau d’un grand peintre marocain pour finaliser son exposition. Mon personnage va faire tout ce qui est en son pouvoir pour trouver cette toile.

6/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

Il est important de s’intéresser à l’art pour l’ouverture d’esprit. Surtout en ce moment, où l’ambiance de la société est un peu noire. C’est une échappatoire à cette actualité peu joyeuse. Avec aussi un enrichissement personnel.

Continuez donc à aller au théâtre, à voir des films mais aussi à assister à des expositions.

Merci Jessica d’avoir répondu à nos questions !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Karine,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Grand Point Virgule, de la pièce « Divorce au scalpel ». Quelle histoire y est mise en avant ? Quelles en sont les principales thématiques ?

C’est une histoire très moderne, qui touche pas mal de monde. Elle met en avant un couple qui vient de divorcer depuis trois mois, mais qui est contraint, pour des problèmes financiers, de vivre encore sous le même toit.

Viennent se greffer des personnages secondaires complètement déjantés, dont une ex-femme. La distribution totale est ainsi de cinq rôles.

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

Machiavélique, timbré, très porté sur le sexe, drôle.

3/ Selon vous, qu’est-ce qui fait le succès de cette pièce ? Pourquoi plait-elle aux spectateurs ?

Il y a, je pense, un propos qui est définitivement très moderne et une écriture ciselée. La mise en scène est également excellente.

Tous les comédiens s’entendent très bien, nous sommes tous farfelus, la mayonnaise a pris très vite et cela se ressent sur scène. Pourtant, il y a des alternances, mais nous nous apprécions tous. L’énergie qui ressort de ce mélange est très réussie.

L’alternance dans la distribution demande d’ailleurs beaucoup d’écoute. Je ne réponds pas au même comédien de la même façon.

La pièce est très précise, nous connaissons nos déplacements et savons ce que nous devons jouer. En revanche, la personnalité d’un artiste influe forcément. L’écoute est la base de tout.

4/ En parallèle, vous êtes en tournée avec votre one-woman show « Rebelles ». Comment présenter ce spectacle ?

C’est une invitation à la désobéissance festive et à la rébellion joyeuse. Je me suis inspirée de femmes célèbres de l’histoire qui se sont rebellées à un moment donné de leur vie, pour diverses raisons. C’est souvent une question de tempéraments.

Je joue Cro-Magnon, Marie-Antoinette, Bardot, Kennedy… des figures, des icônes. J’y ai mis également ma touche personnelle « déglingo », c’est donc aussi une grande fantaisie. Mais il y a un fond valable pour les hommes aussi, ce n’est pas un spectacle féministe : à quel moment dire non ? A quel moment se défendre de quelque chose au lieu de le supporter ? C’est donc aussi une invitation à la liberté.

5/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ce seul en scène et cette pièce de troupe?

J’aime les deux. Mais j’ai un attachement tout particulier à « Rebelles » qui est un spectacle très personnel.

Le point commun est la folie que j’apprécie amener sur scène. Mêlée à de la fragilité et de la drôlerie.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Des pièces m’ont été proposées, pour des rôles principaux, début 2017, toujours dans la comédie. J’ai aussi une forte envie d’aller jouer des grands textes, pour honorer la belle littérature.

Je suis également en train d’écrire l’adaptation d’un roman. L’histoire d’une femme qui vit un drame absolu au Brésil. Je suis tombée en amour de ce roman. J’aimerais beaucoup en faire un seul en scène, plus sombre, mais avec un peu d’humour quand même.

Vous pouvez aussi me retrouver sur M6, dans « Scènes de ménages » où j’interprète le personnage de Fabienne, une femme touchante et drôle.

Ce fut un plaisir, Karine, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Pierre Deny : parcours, coulisses, actualités, projets - il nous raconte tout !

Publié le par Julian STOCKY

Pierre Deny : parcours, coulisses, actualités, projets - il nous raconte tout !

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et multiples talents. Votre longue et belle carrière vous a mené en télévision, au cinéma mais aussi sur les planches. Que retenez-vous principalement de votre parcours jusqu’à présent ?

Vaste question ! Je retiens d’abord que j’arrive à travailler et à vivre de mon métier depuis 1978. C’est ma plus grande fierté. Pendant ces presque 40 ans, en effet, il y a eu un peu de tout : de l’image, du théâtre, mais aussi de la radio, de la synchro, de la publicité. Puisque notre métier est fait de plein de petits métiers.

Mais ce que je retiendrais surtout, ce sont les pièces de théâtre que j’ai jouées. J’ai dû participer à 33 ou 34 œuvres et chacune d’entre elles m’a pris plusieurs mois. Beaucoup de mon temps, de mon implication et de mon investissement y ont été consacrés. Je m’en souviens et cela me laisse des traces plus profondes que des tournages. Même si j’ai eu des rôles principaux pendant plusieurs semaines sur les plateaux, l’investissement d’un acteur au théâtre est, la plupart du temps, supérieur.

Pour autant, malgré cette expérience, l’inquiétude et le stress subsistent au moment de démarrer une nouvelle aventure. C’est un peu normal et en même temps salutaire. Je serais inquiet si je ne ressentais aucun stress. En fait, c’est aussi ce qui nous fait avancer, à condition que ce stress nous porte plutôt que nous détruise. Je suis à chaque fois raisonnablement inquiet, préoccupé, confiant puis de plus en plus confiant, optimiste puis de plus en plus optimiste, positif puis de plus en plus positif. Et, finalement, cela se passe toujours très bien.

Mais parfois, en répétition, on traverse des périodes de doute, de déprime, de stress, d’inquiétude sur comment le public va recevoir la pièce, sur comment on va s’en sortir, sur comment on va trouver sa place et sur son parcours dans tel ou tel personnage. Parfois, comme il s’agit d’humains, il y a des problèmes d’entente et de camaraderie. Dès fois, on est très bien avec un comédien sur scène, mais il ne pourrait par exemple jamais devenir un ami dans la vie. Il faut faire avec pour essayer de monter ce petit puzzle, de manière à ce que la pièce prenne vie et qu’elle rende les spectateurs heureux.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Oui et non. On m’a proposé une variété de rôles beaucoup plus étendue au théâtre qu’à la télévision. Parce que sans doute qu’au théâtre, on a le temps de modeler un personnage un peu plus loin de ce que l’on représente au départ. Et de travailler des rôles peut-être plus en profondeur.

A la télévision et au cinéma, on est un peu dans le royaume de l’instantané. Par manque de temps, d’argent ou parfois d’imagination, les réalisateurs et les producteurs vous attribuent des rôles qui correspondent d’une manière immédiate à ce que vous dégagez dans la vie.

Donc, comme je peux supposer que je dégage une image relativement saine et positive, d’un quinquagénaire en bonne santé, on m’a fait jouer, au cinéma et à la télévision, une foule de médecins, d’avocats, de notaires, de professeurs, de juges d’instruction, de gendarmes, de policiers, de préfets de police, … Tous ces gens représentant une certaine autorité, avec quand même un côté sympathique et jovial. Que je dois sans doute représenter au départ.

Je ne m’insurge pas contre cela, c’est très bien mais, au théâtre, on peut demander aux acteurs de jouer des choses plus loin d’eux, d’aller chercher des émotions et des sensations qui leur sont plus étrangères, d’aller trifouiller dans des parties plus intimes. Les cinq à huit semaines de répétition permettent tout cela.

A la télévision, quand on est un acteur de ma catégorie, qui doit encore faire des castings, des essais, rencontrer des metteurs en scène, on va souvent au plus rapide.

3/ Les rythmes sur les plateaux de tournage sont généralement très soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont, pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

J’ai une petite qualité, si j’ose dire, à savoir que j’ai une excellente mémoire depuis toujours. Donc l’apprentissage des textes, de théâtre ou de tournage, ne m’a jamais posé problème. J’ai une mémoire assez rapide et assez immédiate.

Après, en ce qui concerne la densité du rôle et la manière de l’aborder, je m’y prépare en observant les gens, je m’y prépare dans le métro, je m’y prépare en regardant mes semblables à une terrasse de café, je m’y prépare en piquant une petite manie, un tic à quelqu’un, une démarche à quelqu’un d’autre. Et en me nourrissant tous les jours du scénario et du rôle.

Evidemment que ce travail est passionnant, mais il l’est d’autant plus que le rôle demande un investissement et requiert d’aller chercher des choses assez lointaines.

4/ Au théâtre, comment vous sentez-vous juste avant de rentrer sur scène ? Quels sentiments prédominent en vous à ce moment-là ?

Pour le coup, avec un peu d’expérience grâce à mes quarante années de pratique, une excitation et un stress mais très très maitrisés bien sûr. Mais surtout un bonheur absolu. Etre derrière un rideau quand un théâtre est plein - même s’il ne l’est pas d’ailleurs, entendre l’annonce de bienvenu au public, sentir que trois minutes après tout commence, c’est une sensation inégalable et formidable.

Une espèce d’engloutissement intérieur, une énergie qui va et qui vient, de l’inquiétude, du stress mais en même temps du bonheur absolu, de l’exaltation. Mais, quoi qu’il arrive, se dire que, dans quelques secondes, le rideau va s’ouvrir et que le public est à moi.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Je vais commencer une tournée fin septembre, jusqu’à mi-février, avec Sylvie Vartan et Isabelle Mergault. Pour la pièce « Ne me regardez pas comme ça », que nous avons jouée au théâtre des Variétés la saison écoulée.

Dans l’immédiat, je vais tourner quelques jours dans une minisérie pour TF1 qui s’appelle « La mante ». Avec Carole Bouquet et Fred Testot. Pour l’année prochaine, même si cela est encore un peu en suspens pour le moment, nous avons une pièce sous le coude, avec son auteur, Marc Quentin, « Présence d’esprit ». Une œuvre à trois personnages, avec Catherine Marchal, Elizabeth Bourgine et moi-même, que nous avons toutes les chances de monter sur Paris.

En ce qui concerne mes rêves d'acteur, comme beaucoup de mes camarades, je pense, l'âge aidant, aux beaux rôles du répertoire, de Molière, Shakespeare ou Edmond Rostand..!

Il me plairait également d’interpréter, en télévision, des personnages un peu plus compliqués. Sur la centaine de tournages faite depuis 40 ans, j’ai dû jouer seulement 2 à 3 contre-emplois. Je rêverais d’en faire plus, de représenter des gens plus troubles.

Merci Pierre pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Shéraze Said évoque la pièce "Mars et Vénus, la guerre des sexes" !

Publié le par Julian STOCKY

Shéraze Said évoque la pièce "Mars et Vénus, la guerre des sexes" !

Bonjour Shéraze,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic Comédie, de la pièce « Mars et Vénus, la guerre des sexes ». Quel en est le contenu ? Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire des couples, comme le titre l’évoque assez clairement. Mars représente l’homme et Vénus la femme. Le tout dans un vaste programme, autours de deux planètes qui ne se comprennent pas vraiment.

La pièce en parle de façon ironique, évoque les stéréotypes que cela peut engendrer et la cohabitation de deux mondes différents qui finissent par se croiser lorsque l’homme et la femme vivent ensemble.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles en sont ses principales caractéristiques ?

Vénus est la caricature de la femme, dans cette pièce-là en tout cas. Elle est un peu lunatique, il y a des jours où elle sourit et d’autres un peu moins où elle gronde son Mars. Elle est assez exigeante, un peu fofolle voire même parfois hystérique.

Osons le terme, il lui arrive aussi d’être chiante. Mais c’est ce qui fait son charme. Cela est d’ailleurs très apprécié du public, qui en rit beaucoup.

3/ La pièce plait beaucoup aux spectateurs. Justement, quelles sont, selon vous, ses principales clés artistiques ? Qu’est-ce qui plait tant au public ?

Même si la pièce reste une caricature, les spectateurs s’identifient beaucoup aux personnages et aux situations. De nombreux couples (mais pas uniquement) viennent nous voir et, à chaque fois, en ressortent hilares.

Les scènes rappellent tellement le quotidien de la vie à deux que certaines personnes répondent même parfois aux répliques à notre place, comme si elles avaient écrit la pièce, tellement nous jouons leur vie.

4/ La distribution est alternante, puisque vous partagez le rôle avec Fabienne Tendille. Comment se passe la cohabitation ? Discutez-vous des petites astuces et améliorations testées sur scène ?

Oui, bien sûr ! Nous partageons ce qui a bien fonctionné car c’est de l’art vivant, donc l’interaction avec le public est quelque chose de très important.

Des petites choses apparaissent parfois spontanément dans la magie de l’instant, que nous gardons pour la suite afin de les inclure dans la pièce. Du coup, cette dernière évolue régulièrement.

5/ Dans quel état vous trouvez-vous, à titre personnel, lors des derniers instants juste avant de rentrer sur scène ? Etes-vous dominée par la peur ou la joie ?

Tout dépend en fait des soirs, je dois bien l’avouer. Notamment si des personnes que je connais sont présentes ou non dans le public. Mais, en général, c’est plus de l’excitation positive et de l’envie d’échanger avec les gens. Car c’est une pièce vraiment très drôle que nous prenons énormément de plaisir à jouer. C’est toujours aussi agréable de l’interpréter.

L’envie d’y aller est donc le sentiment qui prime.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Pour avoir joué plusieurs comédies de boulevard, un peu café-théâtre, j’ai aujourd’hui l’envie de me tourner aussi vers d’autres formes de théâtre.

J’aimerais beaucoup m’ouvrir aussi à la télévision et au cinéma. C’est un peu plus difficile de s’y frayer son chemin, cela va demander plus de temps mais j’essaie, notamment au travers de court-métrages, de me faire au jeu face caméra qui n’est pas du tout le même que celui sur scène.

7/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien, si ce n’est pas déjà fait, pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Venez, parce que c’est très drôle. Surtout, c’est un peu comme « Un gars, une fille », mais sur scène. C’est frais, c’est drôle, vous verrez la vie de ce couple pendant un an, au travers de différents tableaux de leur vie.

Vous vous reconnaitrez sans doute dans plusieurs d’entre eux. C’est toujours un agréable moment passé ensemble, que nous prenons beaucoup de plaisir à partager avec vous.

Ce fut un plaisir, Shéraze, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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Lucile Marquis : actualités, projets, envies artistiques - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Lucile Marquis : actualités, projets, envies artistiques - elle nous dit tout !

Bonjour Lucile,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous serez de retour, à la rentrée, sur les planches avec la pièce « Le portrait de Dorian Gray ». Quel en est le contenu ? Quelle histoire y est racontée ?

La douloureuse thématique du temps qui passe y est traitée, et cela fait mal ! C’est une adaptation très réussie de l’œuvre d’Oscar Wild. Fidèle au roman, avec quelques modifications apportées par le metteur en scène.

C’est une pièce douloureuse, mais chouette justement parce qu’elle fait réfléchir. Parce que chacun veut courir, de toute façon, après le temps et conserver sa jeunesse.

2/ Comment décririez-vous vos personnages ? Quelles en sont leurs principales caractéristiques ?

Dans le roman de Wilde ne figurent pas tous les personnages que j’interprète. Certains ont été créés par le metteur en scène.

On le sait, Wilde n’aimait pas beaucoup les femmes, elles ne sont pas forcément mises en valeur dans le roman, elles ne le sont pas non plus sur scène car la pièce est hautement misogyne. Cependant, j’en interprète finalement trois, on peut même dire quatre, dont deux inventées.

Dans le prologue jensuis une meneuse de revue qui introduit la pièce. Ensuite, je joue le personnage de Sybil Wane, la seule amoureuse de Dorian. Qui existe vraiment dans le roman et qui se suicidera d’avoir été délaissée par son amour.

Puis une prostituée, qui me donne l’occasion de chanter. Elle aussi est inventée par le metteur en scène pour faire un lien et apporter ce qu’il faut de sexy et de luxure, et enfin, le personnage de la duchesse . Toutes ces femmes, de tous rangs et dans tous les domaines, sont bafouées.

Tous ces personnages servent le héros et connaissent une fin plutôt identique. Soit ils meurent, soit ils souffrent terriblement. Ils sont très sensibles. J’essaie ainsi de représenter toutes les amoureuses de Dorian.

3/ Selon vous, qu’est-ce qui plait tant aux spectateurs ? Qu’est-ce qui les incitent à venir voir la pièce ?

Je pense que les gens viennent parce que c’est un classique et parce que Wild plait. La mise en scène sobre laisse entendre le texte de Wilde. Les tableaux défilent, on se laisse prendre, je crois, par la simplicité des décors, de la scénographie et de ce qui est raconté. Le thème est intemporel et universel Mes partenaires sont géniaux et j’ai eu le plaisir de jouer avec les deux distributions.

4/ Revenons sur les derniers instants avant de rentrer sur scène. Quels sentiments prédominent alors en vous ?

Ce moment est le pire pour moi. Je le redoute à chaque fois. Je suis sur un piédestal, de l’autre côté du rideau et j’entends la salle se remplir. Les petits rituels se mettent en place, le régisseur plateau communique avec la régie pour envoyer de la fumée pour le début du specacle, je demande tous les soirs qu’il y en ait un maximum pour être cachée ! Je me laisse ensuite une minute pour faire tous mes tocs ! Puis le piano se lance, la lumière s’éteint, le rideau s’ouvre, je sais alors que je vais passer de l’invisible à la vue de toute la salle. Ce qui augmente fortement les battements de mon cœur.

Quand je lève la tête et que je vois les gens, il y a toujours une latence d’une seconde où je peux mourir ! Mais, dès que je suis lancée, je suis très heureuse, le sourire revient naturellement et ce n’est alors que de la joie, du challenge et du plaisir.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Je travaille avec la compagnie « Les Nomadesques », à l’Alhambra, depuis l’année dernière, dans des spectacles pour enfants. Ils nous prennent beaucoup d’énergie mais sont géniaux.

J’accompagne Pierre-Etienne Royer sur une pièce que l’on a testée à Avignon l’année dernière, « Une très belle histoire (en presque une heure douze !) ». Nous allons la reprendre à partir de novembre à Asnières. J’y travaille sur l’écriture, la mise en scène et le jeu.

J’ai appris récemment que je suis choisie pour le premier rôle féminin d’un long métrage indépendant. C’est super, je suis très heureux de participer à cette aventure .C’est un film d’anticipation, domaine que je ne connais pas. Le challenge me fait peur mais m’attire.

Sans oublier deux pilotes de séries qui sont en bonne voie de développement et qui devraient être tournés dans l’année.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Notamment au théâtre, en télévision, au cinéma mais aussi les publicités. Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

Je n’ai jamais refusé un travail ! Chaque expérience est intéressante et enrichissante. J’apprends à chaque fois, même dans les pires galères. Tout est génial dans ce que l’on fait, même quand le contexte est moins bien.

La différence entre la scène et l’image est énorme. Je m’en suis d’ailleurs aperçu récemment. Je faisais beaucoup d’images, j’avais donc l’habitude de jouer uniquement avec ma tête, mon visage et mes émotions. Lorsque j’ai démarré « Le portrait de Dorian Gray » au Lucernaire, dans une salle assez petite, on me demandait de chanter mais en murmurant cela passait, on me demandait de jouer mais ma voix passait aussi.

Quand je suis arrivée à la Comédie des Champs-Elysées, cette salle immense, je me suis rendu compte que cela ne passait pas ! Donc, techniquement, il a fallu que j’apprenne à avoir un corps, pour que ma voix ne s’arrête pas au troisième rang lorsque je chante et que je joue.

Donc, au niveau artistique pur, ces deux domaines sont bien différents. Certes, on y raconte à chaque fois des histoires, mais les façons, les techniques, le parcours, la préparation, l’enjeu, la pression ne sont pas les mêmes. Ces domaines sont donc complémentaires mais distincts. Les techniques théâtrales s’apprennent et j’estime être encore en rodage.

Avez-vous une préférence pour un domaine en particulier ?

J’aurais tendance à dire que la diversité m’intéresse, mais si j’avais un choix à faire, je retiendrais les planches. Parce que les ressentis sont tellement plus forts, plus intenses et meilleurs. Le rapport avec le public est juste génial.

7/ Pour conclure, que dire aux lecteurs pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme retenue ?

Que l’art est indispensable, qu’il est enrichissant, qu’il permet l’évasion, qu’il fait vivre, qu’il est beau, qu’il est source d’apprentissage, qu’il est contre l’ignorance. Vive l’art !

Ce fut un plaisir, Lucile, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Gabriel Laborde nous dévoile ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Gabriel Laborde nous dévoile ses projets et envies artistiques !

Bonjour Gabriel,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous reprendrez, à la rentrée, une pièce que vous avez déjà interprétée, « Les prisonniers du château d’If ». Pour commencer, pourriez-vous rappeler, à ceux qui ne les connaîtraient pas, le contenu et les thématiques de la pièce ?

C’est une adaptation que j’ai faite de l’œuvre « Le comte de Monte-Cristo », plus précisément de la période pendant laquelle Edmond Dantès est emprisonné dans le château d’If et où il y rencontre l’Abbé Faria. C’est un peu comme la genèse du Comte de Monte-Cristo.

Une relation père-fils ; maître-disciple se créée entre eux. Cette transmission des savoirs va permettre à Edmond Dantès de sortir et de se venger.

Ma pièce s’articule donc autours de cette période, illustrée pendant presque 200 pages sur environ 1400 que contient l’œuvre. Il s’agit d’un huit-clos dans un cachot, avec également l’intervention de deux autres personnes, un inspecteur et un geôlier. L’enfermement durant quinze ans, ces deux individus marquent le temps.

L’histoire, notamment le transfert des connaissances entre les deux personnages principaux est un peu à l’image de mon parcours car un ami metteur en scène m’a, à mes débuts, quelque peu pris sous aile et m'a permit de me lancer dans "le grand bain "

L’année dernière, lors d'un festival, cette œuvre a eu la chance d’être reconnue pour trois prix. Dont celui d’interprétation pour l'exceptionnel Thibault Truffert (l'Abbé Faria). Cela m’a incité à reprendre la pièce sur Paris. Des discussions sont en cours pour pouvoir présenter le spectacle à Avignon l’été prochain, à Francfort mais aussi au Liban. Une date est déjà calée, à Bougival, dans le 78, le 13 janvier 2017.

2/ Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de développer ce spectacle ?

Déjà, j'aime cette pièce. Elle est très intéressante, riche avec beaucoup de choses à défendre. La vengeance d’Edmond Dantès se fait par l’intellect et non pas à coups de fusils. De la subtilité se dégage de ce comportement à savoir comment Edmond Dantès est devenue le fameux comte de Monte Cristo. L’abbé, quant à lui, en créateur exceptionnel, fabrique à partir de pas grand-chose de quoi s’occuper pour ne pas se laisser abattre par la situation.

La pièce, d’une heure trente, implique une gestion physique importante pour les comédiens où nous devons y mettre nos tripes.

3/ De façon plus globale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’ai eu la chance, l’année passée, de jouer au Liban un spectacle pour enfants, dans des théâtres de plus de 600 places. Ce fut une expérience folle. Au total, nous avons joué devant près de 12 000 bambins. Nous avions été accueillis comme des rois.

Ce spectacle fonctionne bien et les enfants nous accompagnent dans les chansons. J’espère pouvoir le rejouer, en Ile de France, dans des mairies et dans d’autres salles de spectacle.

Beaucoup de thèmes sont développés dans l’œuvre, principalement orientés sur le développement durable. On y retrouve notamment une fée qui rencontre une boite de lait de deux mètres, une poubelle qui étouffe et une lampe basse consommation qui fait du rap (une vidéo de cette dernière est d’ailleurs prévue à la rentrée car ce rôle fonctionne bien). Nous avons, je pense, réussi à faire un spectacle qui plait à la fois aux enfants mais aussi aux adultes.

En parallèle, « Solaris » est une autre pièce en projet, orientée vers la science-fonction. Sans oublier une nouvelle pièce sur le réchauffement climatique en cours d’écriture que j’aimerais jouer l’année prochaine au Liban.

4/ Vous avez récemment participé à une autre pièce théâtrale ainsi qu’à des comédies musicale. L’un de ces genres artistiques vous attire-t-il davantage ? Ou est-ce la complémentarité qui vous intéresse ?

J’aime un peu tout. J’ai beaucoup d’expériences dans le théâtre mais le cinéma m’attire aussi car c’est une autre façon d’aborder le jeu. Je suis un touche à tout comme je chante et donne aussi des cours. Ce sont de belles expériences également !

Etre actif dans différents domaines permet de s’oxygéner et de ne pas rester statique. Cette diversité me plait beaucoup. Et me permet d'avancer et de progresser

Merci Gabriel pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Anais Nyl : actualité, projets, parcours - elle nous dévoile tout !

Publié le par Julian STOCKY

Anais Nyl : actualité, projets, parcours - elle nous dévoile tout !

Bonjour Anaïs,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes et multiples talents. Au travers de vos expériences notamment de comédienne, animatrice, chanteuse mais aussi mannequin. Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’à présent ?

Il est vrai que j’ai plusieurs cordes à mon arc, si l’on peut dire cela comme ça. Il y a le chant, la comédie et l’animation, mais le point de départ est à chaque fois le même : l’envie de communiquer. Typiquement, au théâtre, avec le public, pour donner et recevoir.

Je peux aussi m’exprimer artistiquement, que ce soit sur scène, dans un rôle ou bien encore en chantant. Et même dans l’animation, où j’y retrouve un petit plus, celui de pouvoir écrire mes chroniques.

2/ Etes-vous davantage intéressée par un domaine artistique en particulier ? Ou est-ce plutôt l’ensemble qui vous attire ?

C’est plutôt la complémentarité qui me plait car, dans chaque corps de métier, je peux y trouver une valeur ajoutée. Comme je le disais, dans l’animation, j’aime le côté journalistique, au travers des recherches d’information et de l’écriture.

La musique, quant à elle, est universelle, elle permet de se retrouver. Il n’y a pas besoin de parler la même langue ou de partager la même culture pour se comprendre.

Au théâtre et en télévision, j’interprète un personnage, je suis quelqu’un d’autre. Mais j’y véhicule quand même une émotion, que je recherche dans mon fort intérieur. J’y mets du mien pour être dans la vérité.

3/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices précédemment évoqués ?

Le chant et le théâtre sont sources d’interprétation. Pour le premier cité, la scène m’aide à y véhiculer une émotion ou une sensation, en complément de la technique vocale nécessaire dans cet exercice.

Pour l’animation, je me sers de mon expérience de comédienne. J’aime bien y jouer des personnages mais aussi mettre un peu d’humour et du second degré.

4/ Vous êtes actuellement sur scène, à la Comédie République, dans la pièce à succès « Le clan des divorcées », où vous y interprétez le rôle de Mary Bybowl. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est une jeune anglaise. Chacun a sa propre interprétation du personnage, je la vois comme une jeune femme délurée et fofolle. Je pense qu’elle est très naïve, très gentille, qu’elle parle souvent avant d’avoir réfléchi.

Mais elle n’est pas bête, elle est spontanée et fait partie de ces gens qui sont toujours enthousiastes. Elle est une nana rigolote, qui s’amuse et profite de la vie. Elle est fraîche dans sa façon d’aborder les hommes et la société.

C’est un rôle que vous aviez déjà joué il y a quelques années. Est-il facile de revenir ensuite? Avez-vous apporté des évolutions à votre interprétation et/ou au personnage ?

Je reprends ce rôle avec plaisir. Et j’essaie de lui donner d’autres nuances.

Pour essayer de retrouver de la spontanéité dans le personnage, il faut casser un peu la routine. Mais la base reste la même, je suis en effet toujours la grande saucisse un peu rigolote, nunuche, avec ses grandes mains.

Et Toutes mes expériences artistiques vécues entre temps m’aident aussi, (« Chambres d’Hôtes » au théâtre de La Renaissance à Paris, mes Eric Civanyan , avec Henri Guybet , « Pourquoi Moi » d’Olivier Lejeune , avec V . Lagaf etc …) j’essaie de mettre à profit tout ce que j’ai pu apprendre.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Je suis en train de travailler sur un concept de programme court humoristique que j’ai écrit. Nous allons tourner trois pilotes fin juillet, je finalise actuellement les détails. L’objectif étant ensuite de démarcher des chaines de télévision ou de gros sites internet pour leur proposer ce format d’une minute trente qui pourrait être en quotidienne. C’est une expérience passionnante et très prenante.

En parallèle, je monte actuellement un tour de chants avec un orchestre, de deux thèmes, un sur les années 60 et l’autre sur de la variété. Ce programme sera aussi scénarisé, sur fond de théâtre.

6/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

Je pense qu’il n’y a pas de mauvaise ou de bonne culture, ni de culture sotte ou intelligente. Elle est une signature en tant qu’être humain, c’est une façon de s’évader et de sublimer la vie pour arriver à faire voyager les gens.

Au théâtre, après une journée compliquée au travail par exemple, les spectateurs peuvent se détendre et passer un bon moment. La culture est importante pour la vie, tout simplement. Elle est une forme de communication.

Ce fut un plaisir, Anaïs, d’effectuer cet échange avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Eva Laurent nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Eva Laurent nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Eva,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous avez récemment joué à plusieurs reprises la pièce « L’invitation à diner », au théâtre du Gouvernail. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

De belles rencontres, un auteur de talent que je ne connaissais pas, un rôle différent des précédents dans une comédie dramatique, des salles remplies. Bref, c’était du pur bonheur et surtout de voir un public conquis.

2/ Plusieurs autres dates en province sont en cours de discussion. En savez-vous davantage?

Nous sommes pour l’instant en attente de réponses. Notamment pour aller jouer en Bretagne, ainsi que dans un festival amateur à Cahors en mai 2017. Pour ce dernier, rien n’est encore confirmé, beaucoup de troupes attendent validation pour ce concours.

Nous espérons aussi reprendre la pièce à la rentrée, à Paris, dans le même théâtre voire dans un autre. Mais nous n’en savons pas plus pour le moment.

3/ De façon plus globale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Nous sommes en lecture pour une nouvelle pièce avec ma troupe actuelle et pourquoi pas d’autres pièces avec d’autres troupes. Comme ce fut le cas à Noel dernier pour « Réveillon or not réveillon ». Il est toujours agréable de présenter plusieurs spectacles, c’est un défi et un challenge à relever.

Avec un agenda bien chargé, j’avais failli alors décliner la proposition mais j’ai finalement pu et su mener tout de front, la passion ayant pris le dessus.

La comédie, et la comédie dramatique, sont les genres qui m’attirent le plus.

4/ Les derniers moments avant de monter sur scène sont généralement source de multiples sentiments. A titre personnel, comment vous sentez-vous dans pareil moment ?

Un mélange de tout et surtout un trac horrible juste avant. Il m’arrive même de me demander ce que je fais là. C’est vraiment très prenant.

La journée de la première est particulièrement angoissante, ce sentiment atteignant son apogée juste derrière le rideau, avec des douleurs au ventre. Une fois sur scène, c’est la libération et le bonheur !

La bonne ambiance dans les loges peut aider à diminuer le stress avant représentation. Dans la dernière pièce, l’angoisse était d’autant plus grande que j’avais fini d’apprendre mon texte peu de temps avant le début.

5/ Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

A l’âge de 12 ans, mes parents m’avaient inscrite dans une petite troupe de théâtre en province. Je suis allée voir beaucoup de spectacles, j’avais la chance de pouvoir aller dans les loges pour rencontrer les artistes. J’en avais des étoiles dans les yeux.

Avant de monter sur Paris pour plusieurs stages et ensuite écoles.

6/ En parallèle, vous suivez actuellement une autre formation professionnelle. Comment parvenez-vous à gérer les deux ?

La gestion n’est pas toujours facile, cet emploi du temps est très prenant et très fatiguant. D’un côté le stress de l’école et des examens. De l’autre, le théâtre qui me libère, me permettant d’oublier.

La charge de travail est importante, croyez-moi !

7/ Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que je puisse continuer ma passion, que tout se passe bien, que je fasse beaucoup de belles rencontres et que je sois de nouveau sur scène à la rentrée.

Ce fut un plaisir, Eva, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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Elliot Delage : son actualité, ses projets, son parcours - il nous dévoile tout !

Publié le par Julian STOCKY

Elliot Delage : son actualité, ses projets, son parcours - il nous dévoile tout !

Bonjour Elliot,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences en télévision, au théâtre, mais aussi notamment dans le mannequinat. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art, au sens général du terme ?

Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours été attiré par ces exercices. Ce sont de superbes moyens d’expression et je ne pourrais pas m’en passer.

C’est comme une sorte d’instinct, une évidence pour moi !

2/ Quelles complémentarités éventuelles retrouvez-vous dans les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Pour faire du mannequinat, il est important d’être à l’aise devant une caméra. Il faut travailler avec le photographe de la même manière qu’avec un réalisateur. Il est nécessaire de savoir comment se positionner, d’être créatif et spontané. Il ne suffit pas de faire un joli sourire face à l’appareil.

Concernant le théâtre et la télévision, malgré l’existence de nombreuses différences, les deux exercices se rejoignent dans le jeu et les intentions. Sur les planches, le comédien partage son jeu et va vers le public, alors qu’au cinéma, ce sont les spectateurs qui viennent aux artistes.

3/ Selon vous, quelles sont les principales clés d’un cliché réussi ?

Le détail a une grande importance. Il peut suffire d’un regard ou d’un sourire pour que la magie fonctionne. Etre naturel est important aussi, tout comme ce que l’on ressent à l’intérieur.

La subjectivité a une grande part car personne ne réagit de la même façon à un cliché.

4/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il est primordial d’apprendre les textes aussi bien que possible. Connaitre les situations dans les scènes est indispensable. J’aime aussi avoir un petit moment avec les autres acteurs en amont pour m’accorder avec eux.

Travailler dans un rythme soutenu est contraignant mais c’est aussi une très belle expérience. Car cela permet, dans d’autres situations plus confortables, de savoir encore mieux profiter du luxe qui nous est offert d’avoir du temps. Cela donne au travail une autre dimension.

Faire des propositions au réalisateur est important aussi. Toutes ne sont pas forcément pertinentes, il faut aussi renouveler ses offres. C’est donc un réel exercice, très intéressant et enrichissant.

5/ Vous êtes actuellement en plein projet d’une pièce de théâtre, « Dans le jardin ». Pourriez-vous nous en dire davantage ?

A la base, c’est une belle rencontre avec deux amies, l’une des cours Florent et une autre, norvégienne, Kathrine Nedrejord. J’ai le plaisir de commencer à travailler ce texte très contemporain. Nous espérons jouer cette pièce à Paris et peut-être en Norvège et en Chine.

Cela parle des liens entre les parents et les enfants, des différentes visions et relations qui peuvent exister. Du père mort, la fille n’en dit que du bien, mais le fils veut rester dans une réalité, le considérant comme abusif. Il est aussi dans le déni de sa mère, qui est en train de détériorer.

J’interprète donc ce fils, pour lequel je dois créer un univers. On sait seulement qu’il a des soucis très profonds, sans doute liés à son père. Il est très proche de sa maman mais, une fois cette dernière atteinte de la maladie d’Alzheimer, il est tellement frustré qu’il refuse de la voir.

Nous avons effectué les lectures. La metteuse en scène chinoise Ziwei Liu a d’ailleurs des techniques de travail très intéressantes. Nous sommes en pleine création des personnages.

6/ Dans un autre registre, vous avez récemment tourné un court-métrage « Jette la clé », de Sébastien Rea. Qu’en est-il plus précisément?

C’est l’histoire d’un parisien qui utilise le cliché des cadenas pour draguer les touristes. Étant très superstitieux, il garde les clés dans sa poche afin de pouvoir enlever les cadenas plus tard. Il rencontre finalement une espagnole, interprétée par Katya Martin, mon amie de longue date. Il tente de la séduire avec le cadenas, mais elle reste sceptique et ressui à balancer la clef dans l'eau.

Du coup, il tombe amoureux d'elle mais ce n'est pas réciproque. Elle fini par le traiter comme il avait traité toutes les autres. Il souffre et prend une belle leçon sur la vie et l’amour.

Ce tournage en trois jours a été très intense, mais très enrichissant. Ce fut une expérience unique. L’équipe technique habitant New-York, la première diffusion aura lieu dans cette ville. Le court-métrage sera ensuite proposé en France, notamment dans des festivals.

7/ En parallèle, vous interprétez le personnage de Julien sur TMC, dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Quel regard portez-vous sur lui et son évolution au fil des saisons?

Il est très proche de sa maman, très attaché à elle. Leur complicité ne cesse de grandir. Mais il est un peu naïf, notamment dans sa relation passée avec JM. Il est peut-être impulsif, il laisse ses émotions le contrôler.

Il est aussi jaloux avec sa maman, comme un mari le serait avec sa femme. Même s’il apprend de ses expériences, son instinct est plus fort que lui et reprend le dessus.

J’aimerais le voir grandir au travers de ses relations amoureuses. Avec sa maman, beaucoup de choses restent encore à travailler. J’espère qu’il aura de belles histoires d’amour et d’amitié.

Ce fut un plaisir, Elliot, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Didier Mérigou : parcours, projets, envies, actualités, il nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Didier Mérigou : parcours, projets, envies, actualités, il nous dit tout !

Bonjour Didier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous avez récemment mené un stage théâtral sur Vittel avec le projet fou de monter un spectacle en cinq jours. Pouvez-vous nous raconter cette aventure ?

En fait, j’ai eu la chance de monter trois spectacles en trois semaines, à chaque fois en cinq jours. C’est un pari un peu fou car, en général, il faut un mois et demi à deux mois de travail pour essayer de présenter quelque chose de cohérent. Mais j’aime bien ce genre de paris qui visent à faire les choses un peu dans l’urgence.

Les stages amènent une énergie qui n’existe pas forcément dans les cours. Même si j’enseigne depuis des années. J’ai toujours apprécié cela. Je le fais en milieu carcéral, mais aussi avec des enfants et des adolescents.

C’est une histoire particulière, qui se déroule à Vittel, dans l’hôtel des bons vivants, qui a été repris par une cinquantaine de personnes, scénaristes, réalisateurs ou comédiens. Amener des gens permet de faire vivre l’hôtel pour qu’il y ait toujours quelque chose qui s’y passe. Il y a même une salle de spectacle.

Ce fut aussi l’occasion de faire découvrir la région. Nous travaillions quatre heures par jour, avant de donner la représentation le samedi soir, devant les clients de l’hôtel ainsi que des invités de la ville. Cela a très bien marché, malgré une fatigue importante. Je préfère jouer que de mettre en scène. Quand j’interprète, j’ai le trac pour moi, mais quand j’effectue la mise en scène, j’ai le trac pour les autres aussi.

2/ Quelles sont vos principales sources d’inspiration pour mener à bien une troupe dans pareille situation ?

Je travaille beaucoup par rapport à l’individu. Très vite, je cerne la personne qui est avec moi. Je trouve que le théâtre, à l’image de la caméra, nécessite de travailler le plus proche possible de ce que l’on est. J’essaie de faire, aux comédiens, des propositions de scène qui vont rapidement leur apporter quelque chose.

Ensuite, le gros du travail est de faire un coaching permanent pour donner confiance à la personne. Je crois que chacun peut arriver à faire du théâtre, à partir du moment où il se donne les moyens de travailler et de croire en lui. Ma principale tâche, dans ce genre de stage, est de donner confiance aux gens.

Je fais de la mise en scène pratiquement en direct car le temps ne permet pas de faire beaucoup de choix. Je n’ai donc pas trop le droit à l’erreur.

Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre métier de comédien ?

Aujourd’hui, en télévision, nous travaillons de plus en plus rapidement. Il faut donc y faire des propositions de suite. Il y a beaucoup de téléfilms, et de films, qui se font en une à deux prises. Je crois que cela apporte beaucoup aussi dans le travail à la caméra. En général, le théâtre aide énormément les comédiens dans la construction.

La caméra est également complémentaire au théâtre en termes d’immédiateté. C’est pour cela que l’intérêt de ce métier est de faire de tout. Ce qui est mon cas et j’en suis très content.

J’ai eu la chance de tourner mon premier téléfilm avec Michel Serrault, qui m’avait dit qu’il faut dire oui à tout mais qu’il ne faut en tout cas jamais refuser le théâtre.

3/ En parallèle, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

Je fais en ce moment beaucoup de court-métrages. Trois viennent de sortir, dont un que j’ai écris et qui passe sur TV5 Monde. Pour lequel nous avons reçu beaucoup de prix.

J’adore cet exercice, qui laisse la possibilité de faire plein de propositions. J’y retrouve le travail du théâtre, dans la profondeur et la façon de suggérer. J’ai la chance d’avoir des premiers rôles et j’y prends beaucoup de plaisir.

Cette forme d’art a de nouveau des beaux jours grâce à internet, qui permet très rapidement de postuler partout. Comme ce fut le cas pour un autre de mes courts-métrages, diffusé au Mexique.

En parallèle, une reprise d’une pièce de théâtre, sur Paris l’année prochaine, est en cours de discussion. Je viens aussi d’intégrer une grosse agence, donc la suite se présente plutôt bien.

J’ai fait cette année des enregistrements de pièces de radio à France Culture, ce qui fut une expérience géniale que j’adorerais renouveler.

4/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment la télévision, le cinéma et le théâtre. Etes-vous davantage attiré par un art en particulier ? Si oui, pour quelles raisons ?

J’ai toujours eu un faible pour le cinéma et j’aimerais beaucoup avoir un jour le casting de ma vie. De nombreuses expériences sur grand écran et en télévision viennent de mes passages précédents au théâtre. Ce qui est, je ne le cache pas, une petite frustration.

Je me bats donc pour avoir, sur grand écran, des rôles similaires à ceux que j’ai pu interpréter sur les courts-métrages.

Toutes les expériences sont intéressantes. Chacune est différente, ce qui permet à chaque fois un nouveau challenge pour interpréter un rôle non encore abordé.

D’un point de vue artistique, comment passez-vous facilement d’un exercice au suivant ?

J’ai toujours voulu faire les deux. Et je ne suis jamais aussi content que quand je pratique.

Donner des cours me permet d’apprendre énormément aussi. Je me cultive et m’enrichis au contact de mes élèves. Je répète mes gammes avec eux.

5/ Comment vous est venue l’envie d’exercer ce métier ? Quel regard portez-vous sur votre parcours jusqu’à ce jour ?

L’envie m’est venue tard car je ne suis pas du tout d’un milieu artistique. J’ai d’ailleurs commencé par des études en mathématiques. Mais en terminale, une camarade m’a suggéré de devenir comédien car je faisais beaucoup rire les filles. Ce fut un déclic.

Avant de partir sur Nice, où j’ai commencé ma formation. Ce qui m’a permis de multiplier les expériences sur place.

Lors de mon retour dans la capitale, j’étudiais le soir mais travaillais dans la journée. Avant d’avoir l’opportunité de faire de la comédie mon métier permanent.

Le temps passe vite et il faut avoir la chance de faire des rencontres importantes. J’ai l’impression d’avoir vécu plein de vies différentes, ce qui est génial. C’est un sentiment de vie permanente et j’aime cela. Je n’aurais pas pu faire autre chose. Il n’y a pas de routine, ce qui me correspond très bien.

J’en retiens des rencontres et des moments de partage. Grâce à ce métier, j’ai pleuré des dizaines de fois, mais j’ai rit autant.

6/ En conclusion, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art permet dans ce monde difficile de voir et de vivre des choses simples et touchantes. C’est un moment de vie très important.

Il est aussi l’opportunité de se retrouver soi-même. C’est encore plus important aujourd’hui de s’intéresser à l’art, avec la situation actuelle de notre société. Il est une échappatoire, qui permet de revenir aux valeurs naturelles et essentielles.

Ce fut une joie, Didier, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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