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theatre

Eléa Clair : actualité, projets, parcours - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Eléa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Au travers de vos expériences en télévision, au cinéma, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Ce qui me plait, c’est la création. Lorsqu’on reçoit le descriptif d’un rôle, on a généralement que quelques lignes d’information. Il faut ensuite créer toute la vie du personnage, son histoire. J’aime me mettre dans la peau de gens qui sont complètement opposés les uns aux autres. On peut jouer une prostituée puis le lendemain une journaliste puis un pervers narcissique. C’est la diversité et la complexité de chaque rôle qui est captivant.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Que ce soit au cinéma, à la télévision ou au théâtre, le travail du comédien en amont du tournage ou de la représentation est le même. La complémentarité se retrouve dans la notion du personnage, dans la création de son histoire, de ses envies, ses peurs, ses désirs, sa relation aux autres…

Ce qui diffère ensuite entre un travail sur scène et un travail à l’image est le fait que l’on n’a pas toujours l’occasion d’avoir des répétitions avant de tourner alors que les répétitions au théâtre sont quasi-obligatoires. Du coup, le travail de recherche est plus personnel. On découvre souvent ses partenaires de jeu le jour-même du tournage alors qu’au théâtre on peut répéter la pièce avec les autres acteurs plusieurs mois avant la première.

3/ Sur les plateaux de tournage, le rythme est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est vrai que selon les tournages, il arrive de n’avoir qu’une à deux prises maximum. Il faut être prêt dès la 1ère prise. Je travaille mes personnages énormément en amont. J’écris beaucoup, tout ce qui me passe par la tête, j’imagine leur passé, je remonte jusqu’à leur naissance, puis leur présent, parfois même leur futur, tout ce qui peut me permettre de comprendre la moindre de leurs actions ou paroles à un moment précis. Puis je crée les connexions avec les autres personnages.

Une fois sur le plateau, je relis mes notes juste pour me remémorer mon objectif de scène et l’état de mon personnage juste avant la situation à tourner.

4/ Sur scène, lors des derniers instants avant l’ouverture du rideau, quels sentiments prédominent en vous ?

J’ai eu la chance de jouer deux mois « Cyrano » en Autriche et en Italie. La première semaine, j’étais très stressée, mais aussi très excitée de concrétiser le travail que l’on avait crée tous ensemble.

Au bout de deux ou trois représentations, l’excitation prend généralement le dessus et je me laisse porter par l’instant, par les sensations et émotions que l’on crée avec nos partenaires ou que le public nous donne.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Côté télévision, je vais tourner dès la fin du mois d’octobre dans une nouvelle série pour France2 au côté notamment de Catherine Marchal. J’ai aussi co-écrit un programme court « Elles » avec trois amies comédiennes Julia Dorval, Diane Dassigny et Perrine Gilbert. Il met en scène quatre femmes trentenaires toutes blondes mais néanmoins très différentes. Très amies, elles n’ont malheureusement jamais le temps de se voir et passent leur temps à communiquer par téléphone. Sur un ton humoristique, nous mettons en avant nos envies de femmes, nos peurs, nos doutes, nos espoirs. Des pilotes ont été tournés et nous démarchons actuellement des diffuseurs.

Côté cinéma, j’ai aussi tourné l’été dernier un film indépendant en anglais « Mothers » avec entre autres Christophe Lambert et Remo Girone. Le tournage a été une expérience incroyable. Dans l’industrie des films indépendants, on peut défendre des choses vraiment fortes, avec des personnages remplis de sens, qui ont des messages à faire passer. C’est réellement ce que j’ai envie de faire.

6/ Pour finir, comment encourager les lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art a plusieurs formes, il peut toucher tout le monde. Chacun peut se reconnaitre à un moment donné dans un tableau, une danse, une musique, un personnage.  L’art permet d’ouvrir les esprits et aide parfois à mieux comprendre la société. Par exemple, un fidèle téléspectateur d’une série où le racisme est abordé va peut-être se poser davantage de questions sur ce sujet.

Je pense que l’art est une sorte de vecteur pour être plus aimants et plus tolérants les uns envers les autres. Il permet aussi de rêver, de s’évader d’un quotidien où malheureusement les mauvaises nouvelles ont souvent le monopole sur les bonnes.

J’encourage donc tout le monde à aller voir des expositions, des spectacles, des concerts, des films et à se laisser porter par les émotions que l’art nous procure pour peut-être créer à son tour !

Merci Eléa pour votre disponibilité et votre gentillesse !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Ariane Zantain nous présente son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Ariane,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous êtes actuellement sur les planches, au théâtre Edgar, dans la pièce « Oui ! ». Comment la présenteriez-vous ? Quelle histoire y est mise en avant ?

C’est l’histoire d’un couple qui a décidé de se marier. Cette union est très importante pour la jeune femme. Elle veut un grand mariage et ressent un certain stress. Mais elle n’est pas très douée en organisation.

Aussi, le couple décide de faire appel à un wedding planner. Survient alors un malentendu car le recruté ne s’est jamais occupé que de mariages entre hommes. Il se retrouve donc confronté à ce couple et aux désidératas de cette jeune femme un peu hystérique.

En quelque sorte, c’est la rencontre de deux mondes : d’un côté, ce couple simple et, de l’autre, une personne sophistiquée et snobe, incarnée par Pascal Rocher. La pièce met donc en avant bien sûr cette rencontre mais aussi l’avancée de leurs échanges. Par tableaux, au fur et à mesure de l’année, de novembre à juillet, le jour J.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Elle est une jeune femme enthousiaste, assez rêveuse et à qui le mariage tient vraiment à cœur. Elle est très stressée et se retrouve vite dépassée par les évènements. Elle veut bien faire, mais n’y arrive pas. Ce qui apporte le comique de la situation.

Angoissée, elle en est même, il faut bien le dire, un peu hystérique.

3/ La pièce plait beaucoup aux spectateurs. Quelles en sont, selon vous, ses principales clés artistiques ?

Je trouve la pièce très bien écrite, avec beaucoup de finesse. L’auteur, Pascal, avait écrit pendant trois années des sketchs pour l’émission de France 2 « On n’demande qu’à en rire ». Il y a une empathie pour les personnages. On peut s’y reconnaître, ils ont des failles et sont plein de bonnes volontés. Mais ils restent pour autant maladroits.

J’ai l’impression que les gens s’identifient. Nombreux sont les spectateurs à venir nous voir après le spectacle pour nous dire qu’ils se sont projetés dans l’histoire.

4/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Je suis joyeuse et excitée à l’idée de jour. Cela me plait, ça m’amuse, c’est ma récréation. Je ne suis pas stressée, au contraire je suis contente d’aller m’amuser avec mes partenaires.

Le théâtre est, pour moi, un plaisir ! Notamment la comédie qui a un côté très communicatif. Je trouve cela joyeux de faire rire les gens et de recevoir, en retour, leurs réactions et leurs émotions. On s’amuse tous ensemble.

5/ En parallèle, on peut aussi vous retrouver dans le succès « J’aime beaucoup ce que vous faites », au Café de la Gare. Que dire de ce véritable carton théâtral ?

Ce blockbuster théâtral est à l’affiche depuis treize ans. J’y suis en alternance depuis trois années. Ce qui permet, en parallèle, de mener d’autres projets. C’est une pièce que j’ai vraiment grand plaisir à jouer.

J’y interprète le rôle de Marie, une sympathique cruche. Ce rôle est très bien écrit, ce qui n’est pas toujours le cas, le personnage de l’idiote étant un archétype de la comédie. Marie est décalée, mais elle évolue dans la pièce. J’essaie d’y mettre un peu de poésie.

Je défends ce personnage car je considère que nous avons tous une part de Marie en nous. Nous avons tous des moments où nous sommes à côté de la plaque, où l’on se trompe de mots. Marie le fait certes plus que les autres mais je crois qu’il faut aborder ce type de personnage avec beaucoup de bienveillance. Pour cela, je surligne volontairement à outrance une partie de moi.

6/ Comment passez-vous facilement d’une pièce à l’autre ?

Je considère les deux pièces comme très distinctes. Elles ne racontent pas la même histoire et l’on n’y retrouve pas les mêmes personnages. Je n’ai donc pas trop de soucis, je ne me mélange pas les pinceaux.

Ajoutons que le fait d’être en alternance, autrement dit de ne pas jouer non stop, me procure à chaque fois un certain plaisir  de revenir.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’ai tourné avant l’été, notamment un rôle dans « Plus belle la vie ». Sans oublier un programme court qui a été présenté à La Rochelle, "Faites des gosses". 

J’avoue avoir plaisir à travailler à l’image car c’est assez différent du théâtre. Il y a quelque chose de plus naturaliste, de plus simple et finalement de plus proche de moi. J’aimerais explorer davantage cette voie-là.

Par ailleurs, j’ai aussi des projets d’écriture. Je viens de finir la co-rédaction d’une pièce, avec une amie comédienne et auteur. Nous sommes en relecture actuellement.

8/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, comment inciter les lecteurs à venir voir les pièces ?

Si vous voulez vous amuser, n’hésitez pas à venir nous voir. Avec chacune de ces pièces, vous passerez un bon moment.

Merci Ariane pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Maeva Pasquali - actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Maeva Pasquali - actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Bonjour Maeva,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vos diverses et nombreuses expériences au théâtre, au cinéma et en télévision témoignent de la diversité de vos cordes artistiques. Qu’est-ce qui vous plait tant dans ce métier ?

C’est justement la diversité, qui permet de travailler sa voix différemment. Le travail n’est pas le même au théâtre ou devant une caméra, ni même en radio. C’est enrichissant !

Cela permet de moduler un peu son jeu et l’approche, du coup, n’est pas la même selon le domaine. Les personnages ne sont jamais écrits de la même façon, que ce soit en radio ou bien encore en doublage. Il faut essayer, dans ce cas, de s’approprier le rôle bien qu’il ait déjà été interprété.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices artistiques évoqués ?

Tout sert, évidemment. Mais je ne pourrais pas vous dire quels sont les liens. Ce sont des choses que l’on intègre, que l’on a au fond de soi, qui d’un seul coup ressortent.

Les différentes expériences nourrissent l’acteur.

3/ Le rythme sur un plateau est généralement très soutenu. Comment vous préparez-vous en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Je lis le scénario plusieurs fois, pour avoir une chronologie. D’autant plus pour les séries, où les scènes ne sont jamais tournées dans l’ordre. Surtout, j’ai la chance d’apprendre très rapidement, j’ai une mémoire photographique. Typiquement, pour une scène, j’arrive à me souvenir du texte après deux à trois lectures seulement.

Le travail, je pense, est aussi inconscient : au cours de la journée, je pense à des choses qui serviront ensuite à l’interprétation du rôle. Il y a donc une grande part de travail en amont. Souvent, je cherche un parfum qui m’aide ensuite à trouver le caractère du personnage.

Je ne juge jamais ce dernier, même quand il est un peu border line. Pour justement être libre dans l’interprétation.

4/ Sur les planches, quelles sensations vous gagnent juste avant de monter sur scène ?

Beaucoup d’angoisse et de peur ! Pour tout vous dire, j’ai une petite voix dans la tête qui me fait espérer l’annulation de ma participation. Mais, une fois rentrée sur scène, je suis très très heureuse, évidemment.

Malgré l’expérience, je n’ai pas de petites astuces personnelles pour limiter ce stress.

5/ Plus globalement, quels sont vos actualités, vos projets et envies artistiques actuels ?

Je suis ravie d’avoir eu une année chargée. J’ai joué une pièce en alternance avec Jessica Borio, au Palace et au Gymnase : « Hier est un autre jour », avec Laurent Gamelon notamment. Puis « Les égoïstes anonymes », de Jérôme de Verdière, avant d’enchainer une autre œuvre du même auteur, « Un banc pour deux ».

J’ai également tourné avec Stéphanie Clavier, sans oublier bien entendu la poursuite de la série de TF1 « Clem ».

Nous allons essayer de vendre les deux dernières pièces citées à des festivals, pour continuer à les faire vivre. En parallèle, j’ai racheté les droits d’une pièce américaine sur la vie d’Henry Miller, que j’ai traduite et que j’aimerais monter. Mais c’est compliqué, car il y a beaucoup de personnages.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les inciter à continuer de s’intéresser à l’art ?

L’art et la culture sont synonymes d’ouverture d’esprit, de richesse et de découverte de ce qui se passe ailleurs. Sans ces deux domaines, nous ne sommes rien.

Merci Maeva pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

Publié le par Julian STOCKY

Elodie Bouleau, une artiste aux multiples casquettes

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de vos expériences notamment au théâtre, en publicité, mais aussi en réalisation. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’aime changer de casquette, ainsi, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas. Je me lève chaque jour avec le sourire, avec un programme bien précis en tête et je sais déjà que, dès le lendemain, j’aurai la chance de faire encore autre chose. Des nouveaux rôles, travailler sous la direction d’un nouveau metteur en scène, appréhender de nouveaux textes et une autre rigueur de travail. La remise en question est quotidienne et prendre ce risque est parfois éprouvant mais tellement enrichissant.

En tant que comédienne et d’une manière générale, j’aime aussi dire des textes qui ne sont pas les miens. C’est comme cela que je suis tombée amoureuse du théâtre. Petite, j’avais de grosses difficultés à parler, et m’exprimer avec d’autres mots que les miens me plaisait et me rassurait

La création me séduit aussi beaucoup, j’ai d’ailleurs réalisé mon premier-court métrage qui sera bientôt projeté en festival. Sans oublier l’écriture de ma première pièce.

Oui, l’intermittence nous offre, selon moi, ce temps libre pour créer et mener à bien nos propres projets et qui parfois demandent beaucoup de temps et d’investissement personnel. Mon premier court-métrage intitulé « Démence Passagère » que j’ai écrit, réalisé et produit aura mis près de 2 ans pour voir le jour. Sa première projection privée aura lieu le 12 décembre prochain à La chapelle des Lombards pour après concourir différents festivals dès 2017. L’écriture de ma pièce est également bien avancée, mais une chose après l’autre.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous au travers de ces différents exercices ?

Chaque expérience permet d’apprendre un peu plus sur soi-même, l’enrichissement est permanent. Par de nouveaux collègues par exemple, lorsque l’on passe d’une troupe à une autre. L’humain est le plus dur à gérer, notamment les problèmes d’égo. Mais ces difficultés existent dans tous les métiers.

Pour m’accomplir davantage, j’ai décidé, comme je vous l’expliquais, de développer de mes propres mains et de créer mes propres projets. C’est comme cela que j’ai encore plus appris. De l’humain mais surtout de moi-même. Je voulais surtout me lancer ce défi de savoir jusqu’où je pouvais aller seule, et comment gérer, en tant que réalisatrice, une équipe entière. Cela m’a vraiment aidé à grandir, sur de nombreux points.

3/ Vous êtes actuellement, aux Blanc Manteaux, dans la pièce « APRES LE MARIAGE … LES EMMERDES ». écrit par Sophie Depooter. Quel est le pitch de la pièce ?

C’est l’histoire d’un couple, au bord de la rupture. Ensembles depuis dix ans, ils ne savent plus communiquer ni même se séduire. Ils décident alors de faire appel à un coach de couple. Un sujet universel ; transgénérationnel et qui cartonne depuis près de 3 ans et dans divers lieux comme au théâtre de la grande Comédie et dernièrement aux feux de la rampe comme en tournée.

4/ Comment qualifierez-vous votre personnage ? Qui est-il ?

Isabelle est une femme qui se sent complètement abandonnée par son mari qui ne la regarde plus. Elle fait pourtant des efforts mais rien n’y fait et lui prouve par A + B qu’ils ont besoin d’être aidé pour retrouver une complicité et réanimer cette flamme qui s’est éteinte.

Isabelle accepte donc de se prêter aux différents exercices de coaching, qui mettront son couple à rude épreuve, notamment par la « battle » ou le jeu du miroir qui consiste à imiter son conjoint pour prendre conscience de ses propres défauts et peut-être comprendre ce que subit l’autre et qui bien évidemment sera très révélateur des failles de leur couple.

5/ Lors des derniers instants juste avant de rentrer sur scène, quel est alors le sentiment qui prédomine en vous ? La joie ou l’angoisse ? Ou un mélange des deux ?

C’est un mélange des deux. Ce métier nous donne la chance de vivre chaque soir des moments différents. Il y a bien évidemment la peur d’oublier son texte dans les premières représentations, la crainte que le spectateur n’adhère pas à la pièce, à l’histoire ou à votre personnage, mais si l’on fait ce métier, c’est majoritairement, car la scène nous procure surtout de la joie, de l’adrénaline et un partage entre comédiens sur le plateau. Que ce soit par la transmission d’un message fort ou par le rire avec des sujets plus légers, l’enjeu est de conquérir et de divertir un public et de rentrer en communion avec lui. Il ne faut pas oublier qu’il s’agit de spectacle vivant.

Ajoutons l’incertitude des réactions du public. Une salle moins remplie est parfois plus chaleureuse qu’une salle comble, comme un public peu réactif n’est pas forcément déçu, mais peut être plus à l’écoute de l’histoire ou tout simplement moins expansif. Chaque représentation est donc différente, c’est la magie du spectacle vivant et il n’y pas de règles.

6/ En parallèle, vous êtes aussi en tournée, depuis le 5 octobre, avec une autre pièce, « LE BON PLAN » écrit par Bruno Bachot Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Après le succès théâtral du « Coach » puis adapté au cinéma avec Richard Berry et Jean-paul Rouve, Bruno Bachot s’impose avec sa deuxième pièce « Le Bon Plan ». Philippe est au chômage et criblé de dettes et son propriétaire le menace de le jeter à la rue. Sa vie se transforme le jour où, sur un malentendu, ses voisins lui prêtent des talents de guérisseur, sauf qu’à 50 euros la séance, son éthique en prend un coup. Il se rapproche même de sa jolie voisine qu’il aime en secret. Au début, ça à l’air d’un bon plan.

Une pièce Burlesque au rythme effréné, ou j’ai la chance d’interpréter 3 rôles totalement différents. Celui de Madame Igor, concierge nymphomane ; celui de Madame Smith, une comptable sur vitaminée qui entend des voix puis Mylène, la charmante voisine du 1er qui rêve de danser à nouveau. 3 personnages de composition où je dois me grimer, transformer ma voix, mon phrasé et ma gestuelle. Et si les spectateurs ne reconnaissent pas la même comédienne entre ces 3 personnages, alors j’ai tout gagné !

7/ Plus globalement, quels sont vos envies artistiques du moment ?

Après avoir foulé les planches des Folies Bergères, j’ai évidemment l’envie de réitérer l’expérience sur d’autres scènes et aussi mythiques. Inconditionnelle de comédies de boulevards, J’aimerais tant jouer les textes de Ray Cooney comme également revenir à mes premières amours et pouvoir osciller entre Le café théâtre et le répertoire classique. Je cherche également à tourner davantage pour la télévision car jongler entre le cinéma et le théâtre est ce que l’on peut espérer de mieux pour un artiste, non ?!

Merci Elodie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Isabelle Rocher revient sur son parcours et nous dévoile ses projets !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vos nombreuses et multiples expériences sur les planches montrent votre passion pour le théâtre. Justement, qu’est-ce qui vous plait tant dans cet art ?

J’aime être sans filet, sur scène, en contact direct avec le public. Chaque jour est différent ; certains soirs les spectateurs sont très réactifs et parfois il faut plutôt aller les chercher. Les réactions, les rires permettent de ressentir le public..

C’est pour toutes ces sensations que je fais autant de scène, pour avoir cette adrénaline ; c’est ma drogue à moi !

2/ Quelle expérience vous a le plus marqué et pour quelles raisons ?

Ma rencontre avec Vincent Azé (comédien et auteur) a été très importante pour moi, il m’a vraiment mis le pied à l’étrier... Mais mes deux dernières expériences théâtrales ont vraiment été un tournant ! J’ai beaucoup travaillé, jusqu’à jouer, pendant une période, deux pièces en même temps (« Dix ans de mariage » et « Familles Recomposées »). Il m’est même arrivée d’enchaîner quatre représentations à la suite certains weekend ; c’est du sport !

Et bizarrement c’était plutôt facile de basculer d’une pièce à l’autre. C’est un peu comme si l’on mettait un costume différent mais que notre apparence ne changeait pas vraiment. On ne peut pas confondre ; on ne se dit pas « Voilà maintenant tu es cette personne dans telle situation », ça vient naturellement, ça fait partie de notre métier. C’est même parfois le quotidien de certains artistes.. Je pense notamment à Alil Vardar, qui enchaine les représentations et ce depuis des années ! D’ailleurs je ne sais toujours pas comment il arrive à tenir ce rythme de dingue !!

J’ai eu la chance de jouer à ses côtés durant 1 an. C’est un féru de travail, un amoureux des planches axé sur le détail de ses pièces. Je me suis moi-même découverte plus rigoureuse, plus professionnelle et aussi beaucoup plus exigeante. Bref, j’ai grandi ! (rires)

Et pour finir, toujours grâce à « Familles Recomposées », j’ai découvert aussi la joie des tournées ; aller à la rencontre des gens dans différentes villes ou pays. J’ai même eu droit à mon 1er passage sur TF1 au JT de 13h.. Ça marque tout ça !!

3/ Vous avez participé à plusieurs pièces où existait une alternance entre les comédiens. Qu’apporte ce genre d’organisation ? Comment s’adapter facilement aux partenaires de jeu respectifs ?

J’adore changer de partenaires ! On ne joue pas de la même façon selon la personne que l’on a en face de soi. La palette est différente, on adapte notre jeu et ça nous permet de découvrir de nouveaux axes et de nouvelles couleurs. Personnellement, j’aime vraiment le fait de varier mais je peux comprendre que ça puisse aussi déstabiliser.

Dans « 10 ans de Mariage » par exemple où nous formions un couple sur scène, il peut y avoir une réelle complicité qui s’installe au fil des représentations. C’est quelque chose qu’on construit à deux du coup c’est un exercice complètement différent.

4/ Les émotions juste avant de rentrer sur scène doivent être nombreuses et variées. A ce titre, comment vous sentez-vous à ce moment-là ?

Ça dépend.. Quand il y a des proches, je suis beaucoup plus angoissée comme si je jouais la pièce pour la première fois. Autrement, le stress se transforme en excitation et je n’ai qu’une hâte, retrouver la scène et le public !

A chaque fois que je joue, je suis heureuse, je me rends compte de la chance que j’ai. C’est un vrai bonheur de partager ça avec les gens mais aussi avec ses partenaires. La scène a le don de me rappeler pourquoi je fais ce métier. On se sent tellement libre, ce sont des sensations très fortes !

J’avoue j’ai même mon petit rituel avant de jouer ; je fais les 100 pas sur scène tout en récitant mes premières répliques de différentes manières. J’aime ressentir le public avant même que le rideau se lève..

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je vais enfin réaliser ma première bande démo afin d’avoir plus d’ouverture au niveau des castings. Ensuite, j’aimerais beaucoup entrer dans le monde du doublage/voix off. J’ai fait pas mal de stages et j’adore !

Évidemment continuer à être sur scène.. Je pense que je n’arriverai jamais vraiment à m’en passer! J’aimerais aussi aller vers des rôles plus graves, plus dramatiques. Incarner quelqu’un d’abominable doit être jouissif !! (rires)

Même si il faut quand même rester réaliste, aujourd’hui ce sont les comédies qui cartonnent ! Les gens ont envie et surtout besoin de rire !! Et c’est bien normal, c’est tellement bon !

Bref, j’ai envie de faire tellement de choses.. On a la possibilité d’interpréter toute sorte de rôles, de personnalités plus ou moins proches de nous. J’ai pu constater que, même après des centaines de représentations, il y a toujours de nouvelles facettes à découvrir sur nos personnages. On peut se remettre en question, nuancer son jeu pour ne pas tomber dans une espèce de routine..

J’aime aussi le fait de prendre des risques et de me surprendre sur scène !

6/ Pour terminer, comment inciter nos lecteurs à venir au théâtre ?

Allez-y, vraiment !! Le théâtre est accessible et il y a tellement de spectacles sur Paris, pour tous les goûts et toutes les envies ! Vivre une histoire en live avec les comédiens, c’est une expérience inédite et incomparable !!

Ce fut un plaisir, Isabelle, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

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Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Amandine Noworyta revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets !

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, au travers de votre parcours sur grand écran, sur les planches mais aussi derrière un objectif. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

Je pense que c’est quelque chose que l’on a en soi, d’inné, que l’on ne choisit pas forcément. Je n’étais pas nécessairement prédestinée à être dans le milieu de l’art, j’ai un parcours plutôt très classique et très scolaire. J’ai étudié le droit et la communication, mais le destin en a voulu autrement et sur son passage j’ai rencontré des personnes qui m’ont permise d’évoluer dans le milieu artistique.

J’ai démarré très jeune par le mannequinat avec le concours « Elite » puis très rapidement on m’a conseillée de m’inscrire au cours Florent : j’ai donc sauté sur l’occasion … une occasion de m’exprimer d’une autre façon …

De fil en aiguille , le cinéma , puis le théâtre se sont ouverts à moi pour ma plus grande joie . Je suis, je crois , enfin je pense être « multi-facettes ». De nos jours, les artistes ont besoin d’être polyvalents …

2/ Quelles complémentarités pouvez-vous retrouver entre ces différents exercices ?

Les arts que nous avons évoqués sont, je pense, différents.

Et sans parler véritablement de complémentarité entre ces deux arts, je pourrais plutôt dire qu’il y a beaucoup d’interdisciplinarité entre le cinéma et le théâtre. En jouant dans ces deux catégories, on acquiert beaucoup de connaissances de compétences et d’expériences..Le jeu de la caméra reste malgré tout beaucoup plus intime.

Sur les planches, c’est différent : nous sommes en permanence en interactivité avec le spectateur. On écoute, on observe et on réagit au quart de tour pour donner le meilleur de nous même …

3/ Face au rythme soutenu des plateaux de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

J’ai un côté très lunaire et très artiste, mais j’ai quelque chose en moi de très cartésien. Sûrement à cause de mon parcours classique et de mon bac S. Il existe en moi une sorte de paradoxe : j’ai besoin de «rigueur et de fantaisie ». J’analyse énormément les choses, j’essaie de comprendre au mieux le rôle et de me poser un maximum de questions, j’en pose aussi au réalisateur ou au metteur en scène, tout simplement pour vivre et être le personnage.

Mais il me faut aussi un moment de « lâcher prise » total ...un moment hors du temps … ou je ne suis plus Amandine mais l’artiste… d’où le paradoxe. « Tout » comprendre et en même temps, ne plus chercher à comprendre.

Pendant le tournage, j’ai besoin alors de beaucoup de concentration pour devenir cette personne.

4/ En parallèle, quelles sont, selon vous, les clés d’une photo réussie ?

C’est tout bête, être à l’aise, être naturelle, être spontanée. Etre soi …

Je pense qu’il se passe quelque chose de magique, au-delà de la photogénie, quand il y a un bon feeling avec les personnes avec qui on bosse … ça s’appelle la magie ... ca va au delà de la technique, on ne peut pas tout expliquer et tant mieux ….

Que ce soit dans la photo, au cinéma ou au théâtre, c’est un travail d’équipe. Il n’y a pas de bon ou de mauvais acteur, c’est la communauté, qui permet de créer des films magnifiques ou de faire que des pièces de théâtre sont juste fantastiques …

5/ Au théâtre, quelles sont vos petites astuces, avant la représentation, pour limiter le stress éventuel ?

C’est très difficile de trouver et de mettre un mot précis sur une émotion. Je pense qu’elles sont multiples et qu’elles changent à la vitesse de la lumière.

Etre acteur c’est finalement « être une émotion », il y a des tonnes d’émotions qui arrivent dans tous les sens, qui sont d’ailleurs très difficiles à gérer parfois.

C’est un challenge permanent. En quelques mots : beaucoup d’excitation mais beaucoup de peur, mais une belle peur, celle qu’on aime … qui nous fait frémir … qui nous donne des ailes et qui nous fait battre le cœur … celle qui s’apelle « vivre ».

Je pense être, de base, une fille plutôt timide mais sur scène, ma timidité s’envole comme par enchantement …. grâce au public … grâce aux autres … J’ai appris à ne plus l’être ou à l’être de façon différente. La photo m’a beaucoup aidée dans ce sens. Le théâtre permet aussi de gagner en confiance en soi et le public nous le renvoie bien … Merci encore d’ailleurs.

Dans un premier temps avant de rentrer sur scène, j’ai un trac incroyable, et ce n’est pas près de changer. C’est une grande émotion, une envie de pleurer et une forte adrénaline. Mais la peur disparaît dès que je rentre sur scène, pour laisser place au plaisir … Pour limiter ce phénomène, nous avons tous nos petits trucs …comme « mettre une paire de boucles d’oreilles qui nous plaît ou appeler son compagnon, sinon sa maman, boire un grand verre d’eau, se calmer, se détendre, peut-être éventuellement réciter une phrase de son texte, comme un porte-bonheur ».Plein de petites choses en somme… Je suis, quelque part, assez superstitieuse, j’ai donc besoin d’un rituel, d’être dans un cadre, de me préparer tranquillement, d’être zen, de boire ma petite tasse de thé notamment. Oui j’adore le thé...

Et de crier intérieurement « tu es forte : résiste, prouve que tu existes ». J’adore France Gall et ses chansons au passage. C’est une autre de mes petites astuces …… Avant de rentrer, et pour que tout se passe bien.

D’ailleurs, on sait rapidement si c’est le cas, le théâtre ayant cette capacité de nous donner rapidement le ton. On ressent rapidement ce que le public pense de nous .. de la pièce … on ajuste en fonction … c’est comme un énorme « one to one ».

Au cinéma, c’est très différent … notre point de repère c’est le réalisateur et l’image. Dans ce sens, le théâtre est plus difficile, émotionnellement car c’est du direct. On n’a pas le droit à l’erreur d’une certaine façon.

Le public change en permanence, ce qui est une difficulté supplémentaire. Au cinéma, on peut se permettre de recommencer, de se concentrer de se recentrer.

D’ailleurs, ma dernière expérience sur les planches dans la pièce « A vos souhaits » de Pierre Chesnot et mise en scène par Luq Hamet aux côtés notamment de Bernard Menez, Virginie Stevenoot, Vincent Azé , Gwenola de Luze et beaucoup d’autres que j’adore énormément m’a beaucoup aidé. Il faut avouer que de Travailler avec des comédiens expérimentés permet d’avancer et de grandir plus vite. Je tiens à remercier le théâtre du Gymnase et particulièrement Mr Dominique Coubes et Mr Carlos Bedran qui ont toujours cru en moi.

6/ Plus globalement, quels sont vos envies et vos projets artistiques actuels ?

J’adore le théâtre et j’y ai peut-être d’autres pistes pour l’année prochaine. Dans le style « boulevard ». Ce n’est pas encore fait, mais c’est sur la bonne voie.

J’avoue que j’aimerais bien faire un peu de cinéma et que j’apprécie les films plutôt à caractère dramatique. Les longs-métrages nostalgiques, mélancoliques, dramatiques me plaisent. J’aime l’univers de « Lars von Trier, de Sofia Coppola, Xavier Dolan ou Abdellatif Kechiche…

J’aime un film particulièrement « Loin de la foule déchainée » de Thomas Vinterberg.

Je pense pouvoir avoir la possibilité d’interpréter ce genre de rôle. Je peux très bien jouer la jolie blonde mais je peux aussi avoir l’air d’une fille très fragile. Tout comme je peux être une fille banale qui sort dans la rue et qui passera inaperçue. C’est mon travail de comédienne de pouvoir être « caméléon » et différente.

Je suis actuellement en négociation avec un agent et j’espère, par la suite, pouvoir trouver un rôle qui me correspond au mieux. Il y a quelques pistes, pour des personnages dramatiques, qui me plaisent énormément et avec lesquels je pourrais montrer une autre facette de ma personnalité.

7/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Tout simplement le bonheur, la réussite, que la vie soit belle. De réaliser mes rêves les plus fous. D’être heureuse ! Et d’oser …. Vivre , rêver …. Et de croquer la vie à pleines dents…

Merci Amandine pour votre disponibilité et votre gentillesse !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Emilie Lecouvey - Actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Emilie Lecouvey - Actualité, projets, parcours, elle nous dit tout !

Bonjour Emilie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, comédienne, metteur en scène et professeur d’art dramatique, qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans votre parcours jusqu’à présent ?

Je retiens spontanément mes expériences de comédienne, car il s’agit de ma casquette principale. C’est pour être sur scène, y vivre des émotions et transmettre au public que j’ai voulu faire ce métier.

Il s’agit donc de ma corde artistique préférée.

2/ Quelles complémentarités partagent ces différents domaines artistiques ?

La complémentarité me sert beaucoup dans l’enseignement. Si un professeur ne joue pas lui-même, il est ensuite très difficile de se mettre à la place des élèves. Il faut, je pense, rester en contact avec le milieu professionnel pour pouvoir bien enseigner. C’est plus sain.

Le fait d’enseigner aide également à la mise en scène, car l’on sait alors mieux parler aux comédiens. On les dirige de façon plus fine et plus profonde. L’adaptation psychologique aux différents acteurs est ainsi plus simple.

3/ Etes-vous principalement attirée par l’un d’entre eux en particulier ou est-ce plutôt l’ensemble qui vous plait ?

Je ne sais pas si j’ai des plans précis sur cela. Je fonctionne plutôt aux opportunités, à l’envie du moment. Mais je pense que si je devais faire des choix, je privilégierais plus le côté comédienne.

Cependant, en ce moment par exemple, du côté de l’enseignement, je suis curieuse en ce qui concerne l’art-thérapie. Travailler dans une notion d’aide aux personnes par le biais du théâtre doit sans doute être passionnant. Un projet pour l’avenir pourquoi pas?

4/ Au théâtre, juste avant de rentrer en scène, que ressentez-vous ? Quels sentiments vous animent ?

Toujours le stress. Je suis une traqueuse. Au fil des représentations, ce sentiment diminue mais il y a, je trouve, toujours quelque chose qui peut stresser. Par exemple la présence dans la salle d’un critique, d’un journaliste, d’un professionnel ou d’amis. Ces situations où nous sommes jugés sont plus anxiogènes que les autres.

Chaque représentation est, je trouve, un challenge. Mais il faut arriver à se détendre et à profiter. Ce qui est le cas lorsque le spectacle est commencé.

Avant le début, je me dis qu’il faut que je m’amuse. C’est la condition principale. Je pense au fait qu’il faut que je lâche prise. J’y arrive plus ou moins facilement selon les jours.

5/ Vous êtes une habituée des planches, avec plusieurs spectacles différents notamment cette année. Comment passe-t-on facilement d’un rôle à un autre ?

C’est une bonne question ! Mais je crois que cela se fait assez naturellement. On ne se comporte pas de la même façon quand on va écouter un concert de rock ou un concert classique, car ce sont deux choses différentes.

J’essaie de cloisonner car je sais que les spectacles sont tous singuliers. Je les aborde donc de façon différente.

6/ De façon plus globale, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ?

A partir du mois d’octobre, je vais avoir la chance de jouer trois spectacles. Deux comédies de Feydeau, un de mes auteurs fétiches : « La dame de chez Maxim » et « Le dindon ».

Dans le premier, j’y interprète une prostituée qui a un accent titi parisien, avec une petite chanson pas piquée des hannetons que je vous invite à découvrir. Dans l’autre, je suis Lucienne, une femme trompée par son mari, qui veut se venger de lui.

Enfin, « Les entretiens d’embauche », un spectacle de café-théâtre, est dans un registre bien différent. Il s’agit d’une suite de sketchs sur le thème, où je joue tour à tour une recruteuse ou la candidate. C’est davantage de l’humour absurde, écrit par Mathias Sénié.

En parallèle, je vais faire un stage de chant, et j’en suis très contente. A plusieurs reprises, j’ai eu la chance de chanter pendant mes spectacles et ces expériences m’ont bien plu. M’orienter vers la comédie musicale est quelque chose qui m’intéresse tout particulièrement.

7/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art et la culture, quelle qu’en soit la forme ?

A notre époque, la culture est quelque chose de nécessaire. C’est un moyen d’éducation, une lutte contre l’obscurantisme. Le théâtre en particulier, où l’on parle directement aux gens, est l’espace privilégié de la liberté d’expression. La scène est à la fois une source de divertissement, mais aussi d’apprentissage, d’éducation et de réflexion.

Merci Emilie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

ACTUS

Les Entretiens d'Embauche, les 6, 13, 15, 16, 22, 23 octobre; les 5, 6, 19, 20, 26, 27 novembre; les 3, 10, 17, décembre au café-théâtre le Soum-soum

La Dame de chez Maxim, le 9 octobre, 27 novembre, les 4,11 et 18 décembre au Théo Théâtre

Le Dindon, le 15 octobre, les 5 et 19 novembre, et le 10 décembre au Théo Théâtre

Renseignements www.billetreduc.com

Publié dans Théâtre

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Benoit Solès évoque pour nous son parcours et son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Benoit Solès évoque pour nous son parcours et son actualité !

Bonjour Benoit,

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme le témoigne votre parcours notamment en télévision et au théâtre. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent?

Clairement, le théâtre. Je viens des planches, j’ai pris des cours dès l’adolescence et j’ai très vite eu le souhait d’en faire mon métier. Le plaisir de jouer sur scène me plait beaucoup.

Je suis arrivé en télévision, au travers notamment des séries AB, presque par hasard. J’ai beaucoup aimé faire cela mais le théâtre reste ma passion première. Cela se voit encore aujourd’hui, j’en fais plus que de la télévision.

2/ Existe-t-il des complémentarités entre ces domaines artistiques ?

Il m’arrive de lier les deux, notamment dans la sitcom « L’école des passions » à laquelle j’ai participé il y a quelques années. Cette série parlait de jeunes comédiens dans un cours de théâtre.

Mais ce sont quand même deux métiers assez différents. Les histoires que l’on y joue ne sont pas toujours les mêmes et la technique que l’on emploie pour être un comédien de théâtre ou un acteur de télévision est bien différente.

Les sens et l’essentiel restent les mêmes, à savoir jouer, retrouver une forme de vérité et créer un personnage. Mais il y a quand même de vraies différences.

Il peut arriver, par exemple dans une pièce très contemporaine, que l’on veuille retrouver un style de jeu qui va se rapprocher de celui de la caméra, à savoir plus naturaliste. Ou, au contraire, parfois certains films d’époque permettent de percevoir un côté un peu plus théâtral dans le décor et le jeu.

3/ Face au rythme intense des tournages, quelles sont vos astuces de préparation pour ensuite être efficace ?

Sur le tournage, il arrive que l’on apprenne un peu l’organisation au fur et à mesure. Ou qu’il y ait des changements de dernière minute. Il est très important de bien savoir son texte pour avoir du temps de cerveau disponible. Afin de se mettre à sa place, de gérer la caméra et le partenaire.

Il faut être prêt à s’adapter à une demande du metteur en scène ou bien encore à la façon de découper la scène. Mais, là encore, au fond, chacun a ses méthodes. Il y a des acteurs qui apprennent par cœur et très très bien leur texte, d’autres au contraire préfèrent se mettre en danger en ne les sachant pas trop. A titre personnel, mieux je le sais, mieux je joue.

4/ Au théâtre, quelles sensations prédominent en vous juste avant de rentrer sur scène ?

Un mélange de stress et d’excitation. Ce moment où l’on écoute le bruit de la salle est très particulier et je l’aime beaucoup. Je me souviens, à mes débuts, avoir joué avec une très grande comédienne qui s’appelait Madeleine Robinson. Elle me disait toujours d’écouter le bruit du public, car c’est la plus belle musique du monde.

Je pense souvent à cette phrase lorsque je suis derrière le rideau. Cette situation signifie que l’on s’apprête à jouer et surtout qu’il y a du public dans la salle. De belles rumeurs, avec une belle salle bien pleine est quelque chose de très agréable.

On est dans un état d’excitation, on est heureux, on a envie de jouer. Mais, en même temps, on a peur. Le trac, c’est vraiment cela. Il m’est arrivé de trembler et d’avoir le cœur qui bat la chamade. Mais, en même temps, c’est dans ces moments-là que je me suis senti le plus heureux de faire ce métier. Même dans ces moments de grande peur, je n’aurais donné ma place à personne.

Donc cet instant-là, avant la représentation, est un instant que j’aime et que j’adore. Il est bien sûr différent selon que l’on soit à la première, à la seconde ou la deux-centième. Le passage de la coulisse à la scène est toujours un moment particulier.

Selon la personnalité, selon le métier, selon la pièce, il y a des acteurs qui peuvent être capables de discuter le bout de gras et d’entrer spontanément en scène. D’autres vont avoir besoin de se concentrer, d’allumer des bougies et d’écouter de la musique.

Chacun vit l’instant à sa façon. Je dirais que, au fond, il y a une sorte de concentration mais qui peut se faire en une seconde. On peut passer une heure à se préparer mais arriver sur scène dans le mauvais état, trop fermé, trop concentré.

A titre personnel, j’essaie d’être disponible et ouvert à l’autre. De replonger, alors que je sais très bien ce que je vais jouer, dans un état presque d’inconnu, de surprise et d’écoute.

5/ D’un point de vue artistique, quels sont vos projets et envies actuels ?

La prochaine pièce devrait être un Goldoni, au théâtre Déjazet, à Paris en janvier prochain. Suivie, à l’automne 2017, par la tournée de « Cyrano de Bergerac » que j’avais jouée l’année dernière dans la capitale. Puis, en janvier 2018, je repars, pour la seconde fois, en tournée avec « Rupture à domicile ». Nous en serons alors à plus de 200 représentations. C’est une pièce qui fonctionne très bien.

En parallèle, j’espère retrouver, d’ici à la fin de l’année, les plateaux de tournage.

6/ Comment parvenez-vous à gérer aussi votre rôle d’élu politique, en parallèle de votre parcours artistique ?

Il faut se dégager du temps. Etre un élu comme je le suis, conseiller municipal dans le troisième arrondissement parisien, prend beaucoup de temps. Beaucoup de réunions ont lieu, beaucoup de présence sur le terrain est aussi attendue. C’est passionnant ! Je m’occupe également de la culture aux Républicains, ce qui est encore un autre travail, tout aussi plaisant.

J’avais le besoin, depuis plusieurs années, tout en continuant à faire mon métier, de faire autre chose. Cela aurait pu être un engagement associatif ou humanitaire, mais mon choix s’est porté sur la politique. Parce que je crois que, lorsque l’on fait cela au niveau local, on est dans quelque chose de non rémunéré, de l’ordre du service aux autres en essayant d’améliorer le fonctionnement au sein de l’arrondissement.

Cette activité me prend du temps, c’est un engagement très fort qui n’est pas toujours facile mais que je suis content de faire.

7/ Pour finir, que dire aux lecteurs pour les encourager à continuer de s’intéresser à l’art ?

C’est une très belle et difficile question. Je dirais qu’il est très important d’être curieux des autres, d’aller vers des expressions artistiques que l’on ne connait pas forcément. Pourquoi pas, c’est le conseil que je donnerais, se donner une sorte de défi. Par exemple d’aller voir de la danse si l’on n’aime pas cet art. Soit pour se conforter dans l’absence d’adhésion ou, au contraire, pour provoquer une surprise.

Dans ma carrière, mais aussi en tant que spectateur, j’ai souvent essayé de provoquer l’inconnu. Je me suis attaché à jouer des styles théâtraux les plus différents possibles les uns des autres, à aller dans des théâtres subventionnés et des théâtres privés, à jouer des rôles dramatiques mais aussi des rôles comiques.

Je pense que le spectateur, s’il le souhaite, devrait se pousser pour aller vers l’inconnu, l’étrange. Et puis après, peut-être devrait-il essayer d’avoir de l’exigence dans ses choix. C’est agréable de se détendre parfois avec quelque chose de simple, de facile, et puis parfois il peut être intéressant de faire un effort, d’aller vers quelque chose de plus exigeant, un livre un peu difficile, ou un film qui a un peu ennuyé mais dans lequel on va essayer de se remettre.

Au-delà de tout ça, je pense qu’il faut être libre dans le désir et la joie. Nous avons la chance d’être dans un pays où il y a beaucoup de culture disponible, où l’on peut tout voir et tout dire, du moins je l’espère, ce qui n’est pas le cas partout. Nous sommes en France, où l’on peut assister à n’importe quel style d’art, il faut donc en profiter, il faut aller au musée, au théâtre, au cinéma. Parce que c’est une chance que tout le monde n’a pas.

Ce fut un plaisir, Benoit, d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Jessica Mompiou : parcours, actualité, projets - elle nous dit tout !

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vos nombreuses expériences théâtrales mettent en avant votre passion pour cet art. Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Quand je suis sur scène, je me sens vraiment vivante. J’ai l’impression que rien ne peut m’y arriver et j’ai vraiment besoin de cela. Le rapport avec le public est aussi très enrichissant, car les acteurs sont en contact direct avec les spectateurs : nous ressentons vraiment ce qu’ils ressentent, au travers des bonnes ondes qu’ils peuvent nous envoyer.

Ces sensations sont vraiment uniques !

2/ Que retenez-vous des différents spectacles déjà joués ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué jusqu’à présent ?

Spontanément, je pense à la première fois où je suis montée sur scène. C’était vraiment mon tout premier spectacle, je venais d’arriver sur Nantes et je ne connaissais pas encore vraiment le théâtre. J’y avais pour autant le rôle principal.

Je me rappellerai toujours du moment où j’ai ouvert la porte pour rentrer sur scène. Devant une salle toute noire, les lumières m’ont ébloui et j’ai ressenti quelque chose d’unique et d’alors inconnu pour moi. Malgré le stress, j’avais une grande adrénaline, j’y suis allée avec joie.

3/ Quelles sensations prédominent en vous juste avant de monter sur scène ? Comment vous sentez-vous alors ?

J’ai toujours la boule au ventre, mais c’est un sentiment plutôt positif. Je suis stressée car le théâtre est sans filet, il n’est pas possible de recommencer.

Je ne suis pas angoissée, juste super excitée de commencer. Systématiquement, quelques minutes avant le début, j’aime être toute seule sur le plateau, pendant que mes acolytes sont dans les loges, pour faire des exercices de diction en marchant. Je m’échauffe un peu, au travers de petits exercices. Avant de retrouver la troupe pour le cri de guerre indispensable.

Au théâtre, il n’y a pas, selon moi, de petits rôles. Nous avons tous besoin les uns des autres pour pouvoir, à la fin, faire quelque chose de bien. Ainsi, ce fameux cri de guerre permet de rassembler toutes les bonnes énergies avant de commencer, pour aller ensuite chercher les gens.

4/ Quelles complémentarités retrouvez-vous d’un art à l’autre ? Des passerelles existent-elles ?

Je trouve que le théâtre aide beaucoup pour le cinéma. Pour moi, c’est comme si c’était la base. A l’image de la danse classique, qui permet ensuite la pratique de n'importe quelle autre danse.

Lors de mon dernier tournage, je me suis sentie plus à l’aise, grâce à mes expériences précédentes sur scène. Même si ce sont deux exercices bien différents. Il n’est jamais évident de refaire plusieurs fois consécutives la même scène jusqu’à ce que le réalisateur soit satisfait. Il faut aussi faire abstraction de toute l’équipe technique qui nous entoure. Je pense apprécier de plus en plus cet art.

Mais le théâtre reste ma passion première, avec une atmosphère unique.

5/ Plus globalement, quels sont vos envies et projets actuels ?

Des projets de théâtre et de cinéma sont en cours de discussion. J’ai également tourné en février dernier dans le long-métrage « Burn out », le nouveau film du réalisateur marocain Noureddine Lakhmari. Pour une sortie en 2017, complétée d’une projection au Festival du film de Marrakech en décembre de cette année.

C’est l’histoire assez inattendue de personnes issues de milieux sociaux assez différents. Ces gens-là vont être mis face à face, pour justement montrer la différence de classes qui peut exister dans la population. Le film est axé sur trois personnages principalement : un jeune cireur de chaussures de 13 ans qui doit gagner sa vie pour acheter une prothèse à sa mère, un homme très riche qui circule en Maserati dans les rues de Casablanca, et une jeune étudiante qui se prostitue la nuit.

Le réalisateur aime montrer du doigt ce que nous n’avons pas envie de voir, il met vraiment en avant ces différences fortes qui existent au Maroc. Où l’on retrouve côte à côte, au feu rouge, une charrette tractée par un âne et une voiture de collection.

J’y interprète le rôle de Sophia, gérante d’une galerie d’art, à qui il manque un tableau d’un grand peintre marocain pour finaliser son exposition. Mon personnage va faire tout ce qui est en son pouvoir pour trouver cette toile.

6/ En conclusion, comment inciter nos lecteurs à continuer de s’intéresser à l’art ?

Il est important de s’intéresser à l’art pour l’ouverture d’esprit. Surtout en ce moment, où l’ambiance de la société est un peu noire. C’est une échappatoire à cette actualité peu joyeuse. Avec aussi un enrichissement personnel.

Continuez donc à aller au théâtre, à voir des films mais aussi à assister à des expositions.

Merci Jessica d’avoir répondu à nos questions !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Karine Lyachenko évoque son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Karine,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Grand Point Virgule, de la pièce « Divorce au scalpel ». Quelle histoire y est mise en avant ? Quelles en sont les principales thématiques ?

C’est une histoire très moderne, qui touche pas mal de monde. Elle met en avant un couple qui vient de divorcer depuis trois mois, mais qui est contraint, pour des problèmes financiers, de vivre encore sous le même toit.

Viennent se greffer des personnages secondaires complètement déjantés, dont une ex-femme. La distribution totale est ainsi de cinq rôles.

2/ Comment décririez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

Machiavélique, timbré, très porté sur le sexe, drôle.

3/ Selon vous, qu’est-ce qui fait le succès de cette pièce ? Pourquoi plait-elle aux spectateurs ?

Il y a, je pense, un propos qui est définitivement très moderne et une écriture ciselée. La mise en scène est également excellente.

Tous les comédiens s’entendent très bien, nous sommes tous farfelus, la mayonnaise a pris très vite et cela se ressent sur scène. Pourtant, il y a des alternances, mais nous nous apprécions tous. L’énergie qui ressort de ce mélange est très réussie.

L’alternance dans la distribution demande d’ailleurs beaucoup d’écoute. Je ne réponds pas au même comédien de la même façon.

La pièce est très précise, nous connaissons nos déplacements et savons ce que nous devons jouer. En revanche, la personnalité d’un artiste influe forcément. L’écoute est la base de tout.

4/ En parallèle, vous êtes en tournée avec votre one-woman show « Rebelles ». Comment présenter ce spectacle ?

C’est une invitation à la désobéissance festive et à la rébellion joyeuse. Je me suis inspirée de femmes célèbres de l’histoire qui se sont rebellées à un moment donné de leur vie, pour diverses raisons. C’est souvent une question de tempéraments.

Je joue Cro-Magnon, Marie-Antoinette, Bardot, Kennedy… des figures, des icônes. J’y ai mis également ma touche personnelle « déglingo », c’est donc aussi une grande fantaisie. Mais il y a un fond valable pour les hommes aussi, ce n’est pas un spectacle féministe : à quel moment dire non ? A quel moment se défendre de quelque chose au lieu de le supporter ? C’est donc aussi une invitation à la liberté.

5/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ce seul en scène et cette pièce de troupe?

J’aime les deux. Mais j’ai un attachement tout particulier à « Rebelles » qui est un spectacle très personnel.

Le point commun est la folie que j’apprécie amener sur scène. Mêlée à de la fragilité et de la drôlerie.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Des pièces m’ont été proposées, pour des rôles principaux, début 2017, toujours dans la comédie. J’ai aussi une forte envie d’aller jouer des grands textes, pour honorer la belle littérature.

Je suis également en train d’écrire l’adaptation d’un roman. L’histoire d’une femme qui vit un drame absolu au Brésil. Je suis tombée en amour de ce roman. J’aimerais beaucoup en faire un seul en scène, plus sombre, mais avec un peu d’humour quand même.

Vous pouvez aussi me retrouver sur M6, dans « Scènes de ménages » où j’interprète le personnage de Fabienne, une femme touchante et drôle.

Ce fut un plaisir, Karine, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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