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theatre

Fabrice de la Villehervé évoque son actualité et ses projets artistiques, dans "Monsieur Parizot" pour TF1 mais aussi sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Fabrice,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Ce lundi 30 mars, les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver dans “Cure mortelle”, un épisode inédit de la série “Monsieur Parizot”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui ! Les tournages sont toujours super à faire, vraiment ! Là, en plus, même si c’est un petit rôle, j’avais cinq ou six jours. C’était rigolo à faire, avec une équipe artistique et de production vraiment très sympa, donc c’était réellement très agréable ! 

 

L’histoire se passe dans un spa, dans lequel il y a un meurtre et je fais le gardien. J’aurais pu tourner en une journée mais, comme c’est une sorte de Cluedo, on me voit dans plusieurs endroits différents. Du coup, comme j’ai été dans plusieurs décors, j’ai eu plusieurs jours sur le plateau. 

 

C’est une comédie, c’est léger, c’était un rôle marrant à faire, on me voit écouter des conversations et danser la Soyotte !!!

 

Le côté Cluedo permet aussi de côtoyer un chouette casting…

 

Oui , un adorable casting ! On s’est tous bien entendu, avec l’équipe technique aussi…

 

Sur ce programme, ou sur un autre d’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

 

Oui…Il y a dès fois où on est déçu, où on se dit “J’aurais dû faire attention à cela”. Après, je suis très mauvais juge parce que je n’aime pas trop me voir. Je suis plutôt dur avec moi-même, c’est assez rare que je me dise “C’est pas mal, ça rend bien!”. Mais c’est vrai aussi que ça ne m’appartient plus. Autant le théâtre, c’est tous les jours, il faut recréer chaque soir, y aller, on est dans l’instant, dans le présent, avec un public différent chaque jour. Autant, à la caméra, la façon dont on est filmé et le montage final sont impactants. Donc je ne me pose pas la question, je fais mon boulot et fais confiance à l’équipe.


 

Cet été, vous serez sur un autre projet, “Les fanfarons”...

 

Il a été écrit par Bérangère Gallot, Estelle Kitzis et Lauriane Lacaze, trois filles qui sont comédiennes, auteurs et metteuse en scène de cette jolie pièce. Elles ont travaillé aux apprentis d'Auteuil, où elles ont fait du théâtre forum et où elles ont rencontré des éducateurs qui accompagnent des jeunes en difficultés. 

 

Elles se sont rendu compte qu’il y avait des professeurs de soutien qui sortaient de polytechnique pour effectuer un stage d’enseignement. Ce sont des personnes qui, certes, suivent de belles études mais qui n’ont pas forcément appris à enseigner et ce sont aussi deux mondes qui se confrontent, qui n’ont rien à voir et qui ont, forcément, du mal à se comprendre.

 

C’est cette confrontation qui est mise en avant et j’y joue le rôle de l’éducateur qui est à fond dans ce qu’il fait. Pour lui, c’est une profession de foi et ils finissent par créer une fanfare avec les jeunes…De là, un lien va se nouer ! C’est une romance sociale, qui est belle et drôle à la fois, mais qui met bien en évidence les difficultés d’enseigner face aux parcours chaotiques de ces jeunes.

 

Suite à une lecture au Lucernaire, des producteurs nous ont suivis et on sera en Avignon, cet été chez Atelier Théâtre Actuel à 17h 30.

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante pour vous ?

 

Le premier challenge est d’apprendre le tuba : je chante mais je n’ai jamais fait d’instrument à vent…Honnêtement, j’ai eu une rencontre avec l'instrument, il m’a plu de suite et j’ai rapidement trouvé un professeur, avec qui je m’entends très bien. Je bosse tous les jours mais je ne suis pas le seul dans ce cas, on s’accroche tous à ce projet, les jeunes sont magnifiques, pour certains, c’est leur premier pas sur scène. A leurs côtés, je rajeunis de dix ans, ils sont tous très talentueux et ce sont des bosseurs. J’espère vraiment que la pièce va plaire et que le public prendra autant de plaisir que nous à la jouer.

 

Ce ne sera d’ailleurs pas votre première participation au festival d’Avignon…

 

Mon premier festival date de 1996, j’en ai fait quatre à cinq au total. A l’époque, il y avait déjà 750 spectacles et on trouvait que c’était beaucoup. Il y en a le double actuellement…Il y a de plus en plus de spectacles mais pas plus de spectateurs. Cela reste cependant magnifique parce que le public qui vient à Avignon est un public à part, les gens sont des amoureux du théâtre. 

 

Cette année, ce qui est bien, c’est que l’on y va avec une création et c’est cela la base même de ce festival…Le but n’est pas d’y produire des spectacles parisiens qui se jouent déjà depuis des années…

 

A quelques mois de la première, qu’est-ce qui prédomine dans votre esprit ? L’excitation de rencontrer le public ? Ou la montagne de travail encore restante ?

 

Je suis actuellement dans la fin de la mémorisation du texte, en plus de travailler mon instrument tous les jours. Je suis dans une évolution mentale et physique du personnage tout au long de la pièce et, en revanche, il me tarde que l’on soit ensemble et qu’on rentre dans le vif du sujet, avec la scénographie, les lumières, les costumes…

 

Récemment, vous avez participé à “La vie parisienne”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

C’était aussi un challenge ! J’aime bien, de temps en temps, ça booste un peu. Je fais beaucoup de chant mais je n’avais pas pratiqué le lyrique depuis longtemps. Le rôle que j’ai défendu m’intéressait depuis un moment, ce fut l’occasion de relever le défi, avec un orchestre. C’est fait ! 

 

Vous pratiquez aussi régulièrement le doublage…

 

Oui, depuis 4 ans ! Cela me plait aussi beaucoup, c’est un nouveau métier pour moi ou plutôt une continuité, et j’adore vraiment !

 

Ces différentes cordes artistiques pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?

 

Oui, bien sûr, elles sont complémentaires ! En plus, grâce à cela, j’ai réussi à toujours travailler, moi qui ai navigué entre la comédie musicale, le théâtre, la télé et le cinéma. En ayant plusieurs cordes à mon arc, j’ai pu alterner et j’ai toujours aimé cela, d’ailleurs. Je pense que c’est important, pour un artiste !

 

Enfin, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

De trouver des projets théâtraux ! Et j’aimerais tourner davantage encore, j’aimerais avoir un rôle un peu plus important, au cinéma notamment. Faire un récurrent sur une série me plairait aussi, pour suivre un personnage tout au long d’une histoire. Ce serait génial, j’adorerais vivre cela ! J’arrive à un âge où plein de rôles d’hommes mûrs, dans le répertoire classique, me plairaient également. J’aimerais aussi refaire de la mise en scène. Mais ça prend du temps et on ne peut pas tout faire…Mais, oui, bien sûr, j’ai plein de rêves !

 

Merci, Fabrice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Nikon Film Festival : Mégane Chalard nous en dit plus sur le court-métrage qu'elle a réalisé cette année !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Dans le cadre du Nikon Film Festival 2026, vous avez récemment mis en ligne “Macaron”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, tout à fait ! Je suis très contente, parce que l’idée de ce film est née suite à une formation de cascadeur que j’ai faite en août dernier au Campus Univers Cascades. À l’issue du stage, on devait créer une séquence d’action. J’ai travaillé avec Coline Le Bellec et, autant dire qu’on a beaucoup ri ! Même si notre scène se voulait sérieuse au départ, on s’est dit que ça pouvait très vite basculer dans quelque chose d'assez ridicule, notamment en crêpage de chignons. 

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

L’idée a germé là : j’ai écrit le scénario, puis monté une équipe autour de ce projet que nous avons tourné dans les mois qui ont suivi. Et c’est évidemment Coline que j’ai choisie comme partenaire-rivale dans "Macaron".

 

Le fait d’avoir écrit et réalisé ce projet, dans lequel je joue également, avec en plus des chorégraphies de combat… J’étais heureuse d’être entourée d'une équipe technique et artistique vraiment au top ! Notre cadreur, Bob Fokoua, nous a aussi aidés à régler la cascade comme c’est un habitué des scènes d’action. Le rendu est au-delà de ce que je pouvais imaginer. Évidemment, en tant que réalisatrice, on a toujours envie de peaufiner certains détails, mais je suis très heureuse du travail que l’on a tous accompli ensemble.

 

 

 

 

En plus d’un temps imparti, le festival impose une thématique, dans laquelle le court-métrage doit s’inscrire…

 

Pour le coup, j’ai eu l’idée avant de savoir le thème du Nikon qui est cette année "La Beauté" et "Macaron" s’inscrit totalement dedans ! Aussi, j’ai deux versions du film : une de 2 minutes 20, la durée imposée par le Nikon film festival et une deuxième un peu plus longue, de 2 minutes 55, qui va partir dans d’autres festivals.

 

 

Comédien Gabriel Laborde

 

 

Notamment, il concourt en ce moment pour la première édition du Festival de la Cascade et de l’Action (FCA). Je suis très contente de participer à cet évènement car, pendant le stage, j’ai vu que la cascade est vraiment une discipline à part entière, qui est fascinante et que l’on oublie souvent de mettre en avant. J’espère que cette première édition sera un succès et que ça continuera !

 

En quelques mots, comment pitcher simplement votre court-métrage, “Macaron” ?

 

« Tout part d'un macaron… Quand un concours de Miss tourne mal ! ». C’est une comédie d’action féminine, drôle et punchy, qui montre que l’ambition de ces jeunes femmes va bien au-delà d’un simple concours de beauté. Elles s'engagent dans une vengeance, un peu mesquine au début, mais qui prend une ampleur démesurée. Ça devient totalement absurde, et c’est précisément ce qui crée la drôlerie de ce court-métrage !

 

 

Affiche du film : photo de Marinelly, graphisme Manimona Djona

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

 

J’ai eu énormément de retours positifs ! Ça fait toujours peur de montrer le rendu de son travail et celui de toute une équipe, mais je suis très contente. Le projet a fait rire, la fin a surpris, la qualité d’image et le montage ont été appréciés… j’en suis ravie !

 

J’ai également eu de très bons retours sur l’acting. C’est d’autant plus important pour moi que mon métier de base est comédienne, et j'avais vraiment à cœur que le jeu de toutes les actrices, acteur soit juste. J’en suis heureuse car il fallait diriger l’équipe, tout en jouant.

 

Ah et aussi, la magnifique chanson de Miss Rouge, interprétée par Eloïse Marcenac et composée par Colin Sinoussi, reste bien dans la tête ! 

 

 

Photo pendant le tournage avec l’équipe technique : Dorian Levray, Axell Luquet, Bob Fokoua, Virginie Jousset, Antoine Clinet, Mégane Chalard et Coline Le Bellec

 

 

Que retenez-vous de cette expérience ?

 

Le montage ! C’est la première fois que je montais entièrement un film de fiction, et j’ai trouvé ça génial ! J’ai été très bien épaulée par mon équipe technique, qui m’a fait les retours nécessaires. Encore merci à eux !

 

Capter l’attention n’est pas toujours quelque chose d’évident, surtout dans le monde d’aujourd’hui où l’on perd cette attention. Réflexion à part : je me rends compte que, ces dernières années, le montage des films que je regarde est très dynamique, trop parfois…Il manque un peu ces moments de contemplation qu’on avait dans beaucoup de vieux films. J’espère qu’on y reviendra un jour.

 

Après, j’ai quand même voulu rester dans un côté très dynamique pour "Macaron", le rythme jouant avec la comédie. Comme ça fait quelques années maintenant que je joue des pièces de comédie, je pense que c’est un rythme que j’ai bien apprivoisé et que j’aime beaucoup aussi. 

 

 

Avec les comédiennes Marinelly Vaslon, Eloïse Marcenac, Ludmila Barré-Gaillard et Noëlie Servan 

 

 

Sans doute que l’expérience a été particulièrement intense pour vous ?

 

Je connaissais déjà un peu l’envers du décor grâce à d’autres projets, notamment mon premier film, "Jeu Rallie", réalisé en 2020/2021. Il était totalement différent, avec une approche plus personnelle et une équipe ultra réduite en période Covid.

 

Cette année, j’étais mieux préparée. J’ai pu travailler les détails en amont et prendre le temps pour la chorégraphie de combat, pour être sûre que tout soit sécurisé. On a tourné sur deux jours. C’était peu, mais mon assistante réalisatrice, Virginie Jousset, a su organiser le planning pour que tout rentre dans les journées sans dépasser 19h. On commençait tôt, mais on finissait à l’heure pour libérer la salle. C'étaient deux journées éreintantes mais incroyables !

 

 

Photo de toute l’équipe – clap de fin ! Avec Eloïse Marcenac, Marinelly Vaslon, Ludmila Barré-Gaillard, Noëlie Servan, Coline La Bellec, Mégane Chalard, Gabriel Laborde, Bob Fokoua, Vincent Le Chaffoctec, Antoine Clinet, Axell Luquet, Virginie Jousset, Sophie Fauquet et Dorian Levray

 

 

Après la post-production (montage, mixage son, étalonnage), je découvre la diffusion : la vie du film en festivals et tout l'après… et ce n’est pas si simple ! On est actuellement en plein dans les festivals Nikon et FCA, mais il faudra ensuite continuer à faire vivre le film. Ce n'est pas évident car il y a énormément de concurrence, ça demande de l'énergie et des finances. Il faut prospecter, mais aussi savoir cibler, car proposer un film ne veut pas dire être pris dans la sélection.

 

En attendant, ce 17 mars, je suis conviée par Vanina Leroux à une soirée avec d'autres réalisateurs du Nikon Film Festival. On va projeter une trentaine de courts-métrages dans le cinéma parisien Les 5 Caumartin : ce sera l’occasion d’échanger et de les voir sur grand écran !

 

Cette première expérience complète vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’exercice ?

 

Totalement ! C’est une énergie que j’aime énormément. J'adore le fait que la création d’un film soit avant tout une rencontre : chaque personne, selon son métier, apporte ses propres idées et sa vision. C’est la mise en commun de tous ces savoir-faire qui permet de créer, ensemble, un beau projet. Oui, j'aimerais continuer à réaliser, c'est certain !

 

Pourquoi pas réitérer l'exercice sur un format un peu plus long, un court-métrage de 15 minutes par exemple.

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

En complément, vous êtes toujours sur scène, dans “Momo, petit Prince des Bleuets”...

 

C’est vrai ! La première avait eu lieu il y a un an, déjà, le 16 mars 2025. On fête donc son anniversaire et quelle plus belle manière de célébrer cette première année que de commencer notre tournée à Monaco ! Nous y étions la semaine dernière dans le beau Théâtre des Muses.

 

Le 1er avril à 15h, nous serons sur la scène du Théâtre Montansier à Versailles. Et ceci n’est pas un poisson d’avril ! C’est une chance de jouer dans cette magnifique salle à l’italienne, d'autant que le Montansier nous a soutenus dès la création du spectacle.

 

Et pour la suite, la pièce repartira au Festival d’Avignon OFF 2026 !



 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !



 

Votre court-métrage est visible sur le lien suivant :

https://www.festivalnikon.fr/video/2025/778

 

Pour soutenir la version intégrale du film pour le Festival de la Cascade et de l’Action, il suffit d’un like sur la vidéo youtube : https://youtu.be/Ol3CgUr6Umw

 

Pour voir "Momo, petit Prince des Bleuets" à Versailles :

https://www.theatremontansier.com/event/momo-petit-prince-des-bleuets/

Publié dans Télévision, Théâtre

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Théo Gerey évoque ses belles actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Théo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes un jeune artiste, au parcours déjà riche et varié. A sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

Cela a commencé très jeune ! A 3 ou 4 ans, je faisais déjà du théâtre et, depuis, je n’ai jamais lâché. Au début, je faisais cela en amateur, dans mon village et, au fil du temps, c’est devenu une évidence ! Quand j’étais gamin, je me posais plein de questions sur ce que je voulais faire plus tard et, en fait, finalement, le théâtre a été une voie naturelle. A la sortie du lycée, je n’ai pas trop eu à me poser de questions, le chemin était tracé… 

 

Vous êtes un homme de scène et de plateau. Sans doute que ces deux domaines, bien que pouvant paraître très différents, restent très complémentaires, artistiquement et humainement ?

 

C’est sûr ! Je suis tellement heureux de faire les deux. A la base, je ne voulais faire que du théâtre, je pensais que la télé et le cinéma étaient inaccessibles et que ce n’était pas le même métier. Par erreur de ma part, parce que je me suis trompé de mail, je me suis retrouvé à passer des essais pour une série et ça l’a fait. Depuis, ça s'enchaîne ! Donc c’est hyper bien et, pour moi, c’est un gros gros bonus ! J’ai envie de continuer le théâtre, je ne peux pas vivre sans et je suis hyper heureux d’avoir les deux, c’est hyper bien. Les deux se nourrissent dans le travail, c’est une super chose !

 

On peut penser que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres, pour différentes raisons ?

 

Oui, il y a toujours des choses qui te marquent plus que d’autres…Que ce soit au théâtre ou dans l’audiovisuel…Au théâtre, on a monté un festival, depuis 4 ou 5 ans, c’est vraiment une expérience marquante et ça me construit aussi en tant qu’artiste. Et puis, dans l’audiovisuel, un court-métrage pour Canal m’a marqué, c’était un projet sans trop d’argent mais il y a eu un tel engouement autour qu’il a fini à Clermont, ce qui était énorme. Là, évidemment, l’entrée dans DNA est marquante aussi, c’est une grosse usine qui tourne depuis longtemps, c’est assez impressionnant et les gens sont super. Tout cela permet de se construire !

 

Prochainement, vous ferez une incursion dans l’unitaire “A la vie”, réalisé par Louis Choquette pour TF1…

Le tournage aura lieu fin mars. Je joue un des amis du personnage principal mais je ne peux pas encore trop en dire…

 

Vous l’avez évoqué, les téléspectateurs de “Demain Nous Appartient” vous ont découvert, il y a peu, sous les traits du personnage de Waren. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, c’est super ! Humainement, ça se passe super bien parce que les gens sont super. On s’entend très bien avec mes partenaires, ça matche très vite donc je suis vraiment très content. C’est une super expérience ! Je commence à me sentir comme un poisson dans l’eau là-bas…Il ne faut pas trop que je prenne la confiance non plus 🙂…

 

Travailler un personnage sur une certaine durée permet aussi, sans doute, une palette de jeu encore plus large et encore plus intéressante ?

 

Oui, oui, la longueur est intéressante mais on ne sait pas non plus ce que les auteurs nous réservent donc on découvre au fur et à mesure. Je trouve cela assez rigolo ! Aussi, c’est un rôle que je n’ai pas trop l’habitude de faire, un personnage un peu feel-good, qui sourit, qui a la tchatche, qui est amoureux…Ce n’est pas mon fond de commerce : c’est vachement bien pour moi, en tant qu’acteur, de pouvoir travailler cela ! C’est super !

 

Ce personnage, mine de rien, est proche de moi : on est sympas tous les deux mais chacun à sa manière, lui est très souriant, hyper avenant, il est commerçant et, pour le coup, je ne suis pas tout le temps très souriant, je n’ai pas la tchatche, je mets du temps à me dévoiler aux gens. C’est un vrai travail parce que, vraiment, je n’ai pas l’habitude d’aller vers ces rôles-là. C’est pour ça que c’est hyper bien de travailler cela et d’avoir à être smooth là-dedans, pour que ça glisse. En même temps, j’essaie aussi, toujours, dans mon travail d’acteur, que ce ne soit jamais tout noir ou tout blanc. Bien qu’il y ait cette limite-là et cette frontière, c’est aussi que ça me définit, de ne pas être ou tout noir ou tout blanc, et de ne pas être tout le temps sympa. Donc j’essaie d’apporter cela…En tout cas, d’avoir ces nuances-là m’intéresse !

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Sans doute que votre parcours et vos expériences vous aident ?

 

C’est sûr ! Je connaissais un peu ce rythme parce que j’en avais déjà faits quand même. Il faut être solide : dès le premier jour, j’avais 6 séquences à tourner, ce qui est énorme. En termes de texte et d’énergie, il faut tenir sur la longueur mais, en même temps, c’est tellement formateur parce que, dans une journée, en 6 séquences, tu joues 6 situations différentes et donc 6 choses différentes à interpréter. Il faut aller hyper vite : en général, on tourne une séquence en une heure ou une heure et demie, avec 5 à 6 plans donc ça va hyper vite et il faut être là, tout de suite. En termes de mise en jeu et de mise en route, c’est hyper intéressant et c’est vachement bien. Oui, je le redis, c’est hyper formateur !

 

D’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre jeu?

 

Je ne suis pas fan de me regarder. Mais je regarde, évidemment, oui, pour voir ce qui va, ce qui ne va pas mais aussi pour voir comment ça se passe avec mes partenaires à l’écran, d’autant plus que c’est tout nouveau. 

 

En fait, j’apprends surtout des autres, des gens qui me donnent la réplique, avec qui je joue, j’apprends des réals. Je préfère cela !

 

Avez-vous déjà pu avoir des premiers retours des téléspectateurs ?

 

Il y a une grosse communauté de DNA mais je ne suis pas hyper fan des réseaux sociaux donc j'en reste assez loin. Je repartage simplement quelques posts.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Il y a toujours du théâtre. Le 14 mars, je joue un spectacle, “La vente”, vers Saint-Etienne. On est aussi en pleine organisation de notre festival “37° C à l’ombre”, qui a lieu les deux derniers week-ends de septembre, à Uzès, dans le Gard. Cette année, il y aura beaucoup de reprises de spectacles et il y en aura des nouveaux. Je jouerai “Yago”, on a aussi une création, “Le vorace”, à partir de l’oeuvre “Les démons”, de Dostoïevski, où ça se passe dans un garage, pendant le confinement. Je monte également un spectacle, “La vie est un songe”, de Pedro Calderon. On va attaquer les répétitions…Rendez-vous fin septembre !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours?

 

J’avance vraiment au jour le jour…Je n’avais pas prévu de faire d'audiovisuel et puis ça se passe…Donc on verra ! Mon souhait le plus profond est de continuer le théâtre parce que j’aime trop ça et que l’aventure de groupe que je suis en train de vivre me rend très heureux. Et puis, l’audiovisuel n’est que du bonus et je suis déjà très heureux de ce que j’ai maintenant ! Donc je vais continuer à travailler pour essayer de multiplier les projets et faire en sorte que ça puisse continuer !

 

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Philippe Candeloro évoque ses nombreuses actualités, et ses projets, riches et variés !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Philippe,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement en tournée théâtrale, avec la pièce “Ca patine à Tokyo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Parce que, déjà, ça me permet d’être toujours associé à mon ami Nelson Monfort…Même si on n’a pas le même âge, on est devenus des amis, après avoir travaillé 19 ans pour commenter le patinage. Finalement, dans cette pièce, on se retrouve avec une certaine légèreté et liberté d’expression parce que ça reste une comédie ! On ne va pas dire que tout est permis mais pratiquement, presque. On a un texte à tenir mais, en même temps, on est proches de nos personnalités : on est très très proches de ce que l’on faisait à l’époque pour commenter le patinage mais on exprime en fait ce qui se passe en dehors de ce que les gens pouvaient voir à la télévision. Donc, finalement, c’est plutôt quelque chose qui tombe à pic, ne serait- ce que parce qu’on ne savait pas, à l’époque, qu’on n’allait plus travailler, moi en tant que consultant et lui en tant que journaliste, à France Télévisions. Cette pièce est tombée un peu à point, ce qui nous permet d’être toujours proches et en contact avec notre public, qui nous aime bien.

 

A la lecture du pitch, on peut imaginer que ce spectacle est plein de rebondissements, pour le plus grand plaisir du public…

 

Ce qui est amusant au théâtre, qui n’est pas notre métier de base ou d’origine, même si j’ai fait du théâtre sur glace, plus du mime, devant des audiences allant parfois jusqu’à 20 ou 25 000 personnes, c’est que, là, c’est forcément beaucoup plus intimiste et donc beaucoup plus proche aussi du public. Ceux qui viennent voir sont déjà ceux qui nous aiment, parce que, comme je le dis souvent, on ne vient pas faire la première partie de Jul, par exemple, où les gens ne seraient pas avertis que l’on soit là et ça pourrait faire un bide…Là, on a un public qui nous apprécie. 

 

Je pense que, à la base, les gens ne savent pas trop ce qu’ils viennent voir…Ils viennent surtout voir les deux gars qui les ont fait sourire, marrer, tout en regardant un sport très artistique et très beau à suivre. Et puis, à la fin, ils se disent que, finalement, c’était une pièce très sympa et qu’ils ont bien rigolé. Ce n’est pas burlesque, ce n’est pas une pièce de boulevard non plus mais je trouve qu’on s’en sort plutôt pas mal pour des gens qui, à la base, n’étions pas des professionnels de ce métier. Cela nous sort un petit peu de notre zone de confort donc on se met un peu en danger mais, au final, on apprécie parce que, dans le petit quart d’heure ou la demie-heure que l’on passe avec le public après la pièce, on voit bien qu’on a donné aux gens, sur une heure dix de spectacle, bien vingt minutes de sourire et de rigolade. 

 

Chacun rigole à un moment précis, où il va se retrouver, et sentir les choses Donc, ce qui est important pour nous, c’est de continuer à apporter du bonheur aux gens, quand on en a l'occasion. 

 

…et qu’il vous permet une palette de jeu agréable à défendre…

 

Disons que le théâtre, c’est vrai, est un travail spécifique, c’est technique, surtout à deux, parce que l’on a des répliques, on doit s’écouter, on doit balancer les vannes au bon moment. Et puis, le plus amusant au théâtre, c’est de bien maîtriser aussi son texte, ses intentions, ses intonations, pour qu’on puisse, de temps en temps, sortir du texte et surprendre l’autre. C’est souvent ce qui nous fait rigoler et les gens le ressentent bien, quand on est un peu déstabilisé par l’un ou par l’autre. Alors, c’est vrai que c’est plus souvent moi qui déstabilise Nelson, que l’inverse, comme je le faisais de toute façon lors des retransmissions de télé. On s’amuse beaucoup !

 

En complément, jusqu’au jeudi 5 mars, les téléspectateurs de W9 peuvent vous retrouver dans “Les Apprentis Champions au ski”. C’est encore un autre exercice dans lequel vous devez certainement prendre beaucoup de plaisir ?

 

Alors, c’est un exercice un peu différent pour moi parce qu’on est venu me chercher pour que je sois coach d’une équipe de personnalités issues de la téléréalité. Nelson se retrouve toujours dans cette position de journaliste qui commente mais il est avec Benoit, la personnalité de téléréalité donc il a pris un peu ma place dans le duo avec Nelson et c’était une volonté de la production de me mettre plus en tant que coach parce que, en face, on avait Surya Bonaly. Chacun de nous avons une équipe à gérer…J’entraine de temps en temps mais Surya est plus assidue dans ce métier-là parce qu’elle enseigne beaucoup aux Etats-Unis. Manager des gens qui n’ont pas forcément le niveau, alors qu’on n’a pas quinze heures d'entraînement par jour pour les rendre plus sportifs, est un exercice difficile et compliqué mais assez marrant et assez sympa à vivre. Parce que c’est là que l’on voit la capacité que l’on a à motiver une équipe. On a essayé de faire ce que l’on a pu…C’est un tournage qui a duré dix jours : aujourd’hui, c’est très découpé parce que le programme veut que ce soit la téléréalité qui prenne le pas sur les exploits sportifs…Il y a un thème général, où on réunit des personnalités de téléréalité ensemble et, avec Surya, on est très à l’écart, on va dire, de 70% du programme et on n’intervient que sur les épreuves sportives, qui ne sont pas toujours les nôtres, parce qu’il y a du ski et du curling…En patinage artistique, on sait la difficulté que c’est de rendre les gens potablement regardables dans une prestation donc on n’est pas là pour se prendre au sérieux…

 

Ce qu’a bien fait W9, déjà, c’est que c’est une émission où ils ont mis beaucoup de moyens, la qualité de tournage est quand même très propre. Après, on adhère ou on n’adhère pas au concept de la téléréalité…Avec Nelson, je crois que l’on a tous les deux le même but, un c’est de continuer à nous voir tous les deux ensemble, même si on n’a pas le même rôle prédéfini que l’on a vécu pendant 19 ans et, deux, ça nous rajeunit, auprès d’une population qui ne nous connaît pas. Les gens qui regardent la téléréalité ne connaissent pas forcément, déjà maintenant, le Philippe Candeloro ou la Surya Bonaly que l’on a été il y a 25 ou 30 ans. 

 

Prochainement, vous serez aussi le président du jury Sport 2026 du “Multi screen grand prix”...

 

Effectivement ! Vous savez, dans une carrière, on rencontre des gens, on ne les voit pas peut-être pendant 4 à 5 ans et, puis, l’organisateur a pensé à moi. Étant encore une personnalité du sport français, je reste encore assez populaire pour certains et un nom qui est encore connu aujourd’hui. Je trouve cela très bien parce qu’étant parti pour la présidence de la fédération française des sports de glace, ça pourrait me donner que plus de crédibilité encore pour faire comprendre aussi aux électeurs, que sont les 159 présidents de clubs français, ma personnalité, qui est la mienne, et que je ne vais pas non plus foudre à la poubelle du jour au lendemain, parce que c’est ce qui m’a rendu populaire. 

 

Tous ces petits éléments, que ce soit W9 ou cette présidence du jury, me font, en fait, toucher une catégorie de personnes qui vont venir, finalement, élargir encore mon spectre de connaissances et de reconnaissance aussi, et peut-être d’appréciation. Mine de rien, je vois bien qu’aujourd’hui, il faut arriver à me séparer de cette image de sexiste qu’on veut me donner alors qu’en fait, je n’ai pas l’impression d’être insultant envers les femmes. J’ai eu un rôle d’ambassadeur pour le patinage qui a tenu pendant plus de 19 ans donc ça veut dire qu’à la base, il y a 19 ans, France Télévisions est venue me chercher aussi parce que j’avais cette personnalité de pouvoir sortir un petit peu des phrases, des “Candeloettes”, comme disait Nelson. Cela n’a jamais été méchant, c’était plus par valorisation aussi pour mon sport, ce qui a amené de la notoriété pendant plus de 19 ans. Si Nelson et moi n’avions pas été là, peut-être que ça ferait 10 ou 15 ans que nous n’aurions pas eu de patinage en télévision. Aujourd’hui, c’est vrai que cette image me colle un peu à la peau, malgré moi, parce que je n’ai pas l’impression d’avoir fait du mal…Sauf que, quand on me traite de sexiste, j’ai l’impression qu’on m’insulte et qu’on m’empêche, demain, de pouvoir travailler parce que c’est ça ma personnalité. Même si, aujourd’hui, je comprends qu’il faille éliminer un certain nombre d’éléments de langage, qui continuent finalement à faire rire 90% des gens dans la rue, le problème est que ces 10% sont peut-être une minorité dans certaines catégories et font du mal. Et ceux qui veulent me faire du mal pour m’empêcher de devenir président de fédé s’en servent contre moi…On est rentrés dans un jeu politique mais, maintenant, j’espère que les présidents de clubs ne seront pas dupes et qu’ils verront, à travers ma candidature, finalement un avenir plus vertueux et plus médiatique pour cette fédération qui, aujourd’hui, n’est pas à la hauteur, en fin de compte, de l’aura qu’elle peut dégager. Quand on voit les audiences en patinage lors des Jeux Olympiques de Milan, on se dit que ça ne devrait pas arriver qu’une fois tous les 4 ans mais plutôt tous les ans.

 

En conclusion, on peut penser que ces différentes actualités, combinées à toutes vos activités, sont très complémentaires ?

 

Oui ! En fait, ce qui me permet, aujourd’hui, de dire que j’ai la compétence et que je pense être un des candidats capables de gérer une fédération, c’est que je connais le spectre à 360 degrés de tout ce que ça représente. J’ai acquis toute cette expérience et cette expertise, d’abord en démarrant en tant que scolaire. J’étais un champion de patinage, j’ai eu des médailles olympiques, donc j’ai cette expérience-là. Ma mère était présidente de club, j’ai été moi-même élu dans certains comités donc j’ai vadrouillé. J’ai été un homme de spectacle, je suis consultant pour concevoir des patinoires et je crois que je me sers beaucoup de l’expérience, comme un Alain Prost, qui avait dit, un jour : “J’ai gagné de l’argent avec mon sport, la Formule 1, donc je me sens redevable de réinvestir toute cette connaissance et tout ce que je peux apporter financièrement à mon sport. C’est mon devoir de le faire parce que c’est ce qui a finalement rendu ma vie agréable”. Donc, aujourd’hui, à 54 ans, si je peux transmettre…Il faut essayer de prendre le taureau par les cornes et se dire “Est-ce que je laisse crever mon sport ? Ou le laisser linéaire jusqu’à tant que cette fédération tombe en croûte?” ou “Bon, ma qualité de sportif, en étant devenu entrepreneur, de spectacle ou général, peut aider”...Être président de fédé, c’est aussi aller chercher des partenariats, augmenter la capacité financière à pouvoir élaborer des projets, …S’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’aide possible…Les clubs, c’est pareil : on ne peut pas les aider si la maison mère est une coquille vide, financièrement parlant donc on ne peut pas vivre sur les subventions de l’état, parce qu’il y en aura de moins en moins. 

 

Et puis, surtout, il y a l’enjeu des Jeux Olympiques de 2030. Oui, là, on a fait une très belle moisson de médailles en général, puisque l’on a augmenté notre nombre de médailles mais il y a deux choses qu’il ne faut pas oublier : déjà, il y a plus de sports mixtes qui sont apparus dans ces JO de Milan et il n’y avait pas les russes, ni les biélorusses. Donc ça veut dire que, quand ils vont revenir, la moisson sera peut-être encore plus difficile à atteindre. Quand on fait le bilan, sur la cinquantaine de médailles en sports de glace que l’on pouvait ramener à la France, on n'en a ramenée qu’une…Cela veut dire qu’il y a du potentiel…Je ne vais pas critiquer le bilan de notre présidente actuelle mais, quelque part, si on veut être gentil, on dit “Super, on a une médaille d’or, elle a été extrêmement belle” et on reste à s’endormir avec le soir mais, si on veut être méchant, ou réaliste, le bilan n’est pas non plus si fabuleux que cela ! Maintenant, c’est de savoir ce que l’on veut faire d’ici 2030 parce qu’en fin de compte, on ne peut pas critiquer les athlètes. Ils sont venus pour essayer de faire leur boulot le mieux possible, certains sont passés à côté, d’autres ont réussi leurs objectifs personnels mais, pour 2030, on a un enjeu colossal, comme l’on fait les italiens, à avoir trois ou quatre fois plus de médailles que les olympiades précédentes ! Je crois que les jeux en France doivent être une source de motivation pour l'État et pour les investisseurs, qui pourraient être des partenaires privés. On en est là aujourd’hui, on a quand même 7 sports olympiques à défendre et on en a 12 en développement donc si on ne sait pas développer ces disciplines, dans ces cas-là, il faut peut-être revoir la gestion générale de la fédération, face au peu de moyens financiers que l’on a…

 

Merci, Philippe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Redoutables, à La Scène Parisienne : Interview croisée avec Sylvie Audcoeur et Juliette Meyniac !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Sylvie, bonjour Juliette,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Vous êtes actuellement sur scène, avec Ariane Séguillon, chaque samedi après-midi, à 16h 30, dans “Redoutables”, à La Scène Parisienne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Sylvie : Absolument ! En fait, nous sommes amies dans la vie et nous avons énormément de plaisir à jouer ensemble. C’est très très joyeux de se retrouver sur scène. Nous avons créé la pièce à Avignon, puis nous sommes parties en tournée et maintenant Paris tous les samedis. Notre but est de jouer idéalement quatre fois par semaine, du jeudi au dimanche, à Paris, puis de repartir en tournée !

 

Juliette : C’est ce qui va se passer, je pense, parce que ça cartonne. Il y a beaucoup de monde, les gens rigolent beaucoup !

 

Plus concrètement, sans tout en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

Sylvie : C’est l’histoire de trois comédiennes, amies dans la vie, qui jouent, sur scène, un spectacle, qui cartonne tellement qu’il va être adapté en film. Et elles doivent jouer dans le film. Sauf que la veille de la dernière, elles apprennent qu’une star a été engagée pour jouer l’un des rôles : à partir de ce moment-là, c’est la guerre dans les loges ! 

 

Pour le spectateur, c’est la joie est de regarder par le petit trou de la serrure trois actrices qui sont redoutables en loge !

 

@ Emilie Brouchon

 

Quel personnage avez-vous, chacune, le plaisir d’interpréter ?

 

Juliette : Ce sont des comédiennes donc elles sont un peu arrivistes… C’est aussi le sujet de la pièce ! Même si elles s’aiment, jouer est ce qu’il y a de plus important donc, dès fois, l’amitié est un peu douteuse. Mon personnage est une femme-enfant, elle cache quand même pas mal de choses et on finit par en apprendre plus. Mais elle adore ses copines, elles sont hyper importantes pour elle.

 

Sylvie : Mon personnage, Sophie, est l’ex-femme du metteur en scène, auteur de la pièce, avec qui elle a eu un enfant. C’est donc d’autant plus une trahison quand elle apprend que, peut-être, elle va être remplacée par une star. C’est une femme qui est complètement sous l’emprise de sa mère. Depuis sa séparation qu’elle n’a clairement pas digéré, elle vit avec sa mère.

 

Le personnage d’Ariane Séguillon, Alma est persuadée d’être une star et c’est extrêmement drôle : elle pense que tout le monde la connaît, qu’elle est très très aimée et appréciée, elle est convaincue que c’est elle qui fait le succès du spectacle.

 

Ces personnages vous permettent sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre ?

 

Sylvie : Absolument ! Il se passe beaucoup de rebondissements, on ne peut pas tout dévoiler, il faut venir voir la pièce mais il y a des situations extrêmement drôles. Les personnages se révèlent au fur et à mesure et autant dire qu’elles sont « redoutables »…

 

Juliette : C’est vrai qu’on passe un peu par tous les états, ça peut être gentil, horrible, en larmes, …C’est assez intense ! Les gens rigolent beaucoup, c’est très sympa à jouer.

 

Vous retrouvez-vous dans certaines caractéristiques de votre personnage ou dans certaines situations de la pièce ?

 

Sylvie :  On a écrit cette pièce à 8 mains, avec Isabelle Alexis, autrice. On s’est donné des personnages sur mesure donc ça nous va extrêmement bien. On a écrit avec nos traits de caractères, nos défauts, notre personnalité donc, forcément, on se reconnaît !

 

@ Emilie Brouchon

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public, notamment à l’issue de la représentation ?

 

Sylvie :  Il faut aller regarder sur Billetreduc, on a 10/10 pour l’instant donc on est hyper contentes et fières. Les gens s’amusent beaucoup, trouvent que c’est un vent frais et passent un moment délicieux parce que joyeux et rigolo. C’est une heure vingt de détente absolue, où on pense à autre chose, en voyant trois nanas en train de se crêper le chignon. Les spectateurs adorent cela !

 

Juliette : Ce qui est intéressant, c’est que, comme ça se déroule en coulisses, ils ont l’impression d’être, un peu, dans notre intimité de comédiennes et de voir ce qui se passe. Les gens adorent ce côté voyeuriste ! 

 

Vous l’avez dit, c’est une écriture à 8 mains. Qu’est-ce qui vous avait donné l’envie d’aborder ce thème-là ?

 

Sylvie : Nous quatre faisons des dîners, une fois par mois, entre copines et, un jour, l’une de nous est arrivée en racontant quelque chose qui s’était passé dans le milieu théâtral, notamment qu’une comédienne assez connue qui jouait une pièce avait été remplacée pour jouer dans le film adapté de la pièce. Et comme elle jouait avec le metteur en scène, elle était folle de rage et ça tournait au pugilat. Donc on est parties de cette idée-là. On raconte la violence que c’est, pour un acteur, de se faire remplacer parce qu’on n’a pas un nom suffisant ou qu’on a pas fait assez de cinéma.

 

Juliette : C’est quelque chose qui arrive tout le temps, ce ne sont rarement les comédiens de théâtre qui font la film après….

 

Le fait d’avoir plusieurs casquettes sur ce projet doit être très complémentaire, artistiquement et personnellement ?

 

Sylvie : On s’est bien amusées à l’écrire et, maintenant, on s’amuse bien à la jouer. Je suis scénariste, j’écris aussi beaucoup pour la télévision et le théâtre donc c’est dans la continuité…Mais c’était vraiment un travail commun : c’est le fait d’être amies, d’avoir envie de jouer cela, de se raconter nos personnages qui a fait que l’on a pu écrire cette pièce. Isabelle Alexis, qui en a fait la première version, est extrêmement talentueuse, elle a écrit beaucoup de punchlines extrêmement drôles ! 

 

@ Emilie Brouchon

 

 

Le fait de jouer à 16h 30 est un horaire idéal pour le public…

 

Sylvie : C’est en matinée et, en sortant, ils peuvent aller prendre l’apéro puis diner. C’est vrai que c’est mieux que de finir à 23 heures, pour eux mais aussi pour nous…

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Juliette : Je répète une autre pièce, de Didier Caron, avec Christian Vadim, Manuel Gelin et Sandrine Quetier. On commence par une tournée, la première a lieu le 1er mars, à La Ciotat. Les dates se goupillent bien avec celles de “Redoutables”, à Paris, je suis contente.

 

C’est aussi une comédie mais un peu plus sérieuse peut-être, sur le thème du harcèlement scolaire. Deux couples se rencontrent à cause de cela et, comme ce sont des personnages assez hauts en couleurs, ça punche pas mal aussi et ça rigole. 

 

Sylvie : On a aussi un autre projet ensemble, ce n’est pas une comédie, ce sera sur un thème très important pour nous, que je ne peux pas encore révéler. On écrit à 10 mains…On avait joué une pièce en Avignon, “Moms !”, il y a quatre ans. On avait adoré travailler ensemble et on a eu envie de repartir…Ce sera joyeux aussi !

 

J’ai eu une grosse série sortie il y a peu, “Le Diplôme”, ça a été un gros carton d’audiences, j’en suis très contente. Là, j’ai écrit un unitaire pour TF1 qui part en tournage dans quelques jours, sur les alcooliques anonymes. Ce sera un beau film sur la renaissance après l’alcool. Le film commence à partir du moment où on a posé le verre et cette difficulté de ne pas le reprendre…!  Le casting, que je ne peux pas encore dévoilé est magnifique. Cela a été une vraie joie de l’écrire, avec Martyne Visciano, je suis fière de ce projet ! 

 

Mon plaisir dans l’écriture est de raconter des thèmes qui me tiennent à cœur. Même “Redoutables”, qui est une comédie pure, fait passer des messages importants…

 

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

 

@ Emilie Brouchon

 

Publié dans Théâtre

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Tout va mâle ? : Ana Adams évoque ce chouette spectacle duquel elle est à l'affiche, en alternance !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ana,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, au Grand Point Virgule, dans “Tout va mâle ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Carrément ! J’adore, c’est vraiment un de mes personnages préférés…J’aime le fait que ce soit une sexologue, féministe, qui a ses propres méthodes pour aider les hommes à lutter contre le patriarcat. Ce sont des sujets très importants pour moi et je trouve nécessaire de parler de la vulnérabilité des hommes. On n’en parle pas beaucoup et de le faire à travers la comédie est, je trouve, la meilleure façon de toucher les gens, c’est comme ça qu’ils pourront peut-être réfléchir et changer.

 

J’aime beaucoup également interpréter des chansons de divas donc, oui, c’est une très belle aventure !

 

Plus concrètement encore, avec vos mots mais sans tout en dévoiler, comment présenter ce spectacle ?

 

Ce sont trois hommes, qui ont choisi d’aller voir un sexologue et qui sont surpris de voir une femme, pensant avoir rendez-vous avec un homme…Au début, ils hésitent mais, finalement, sont convaincus et vont expérimenter ses nouvelles méthodes, pour les aider à lutter contre leurs problèmes sexuels, contre le patriarcat et pour devenir les meilleurs hommes possibles !

 

 

 

Ces trois hommes sont d’ailleurs de trois générations différentes, ce qui permet d’aborder différents sujets, en tout cas de différentes manières…

 

Exactement ! Thomas a à peu près 55 ans, il est le plus macho et machiste, il faut faire vraiment des grands efforts avec lui pour qu’il sorte du patriarcat. Romain est gai, a un enfant et ses problèmes ont commencé à l’arrivée de celui-ci…Il a des problèmes de libido, il ne peut plus faire autant l’amour avec son mari. Jérémy, quant à lui, est coach sportif donc il a cette pression de toujours être au top. Ses clientes l’apprécient beaucoup mais il a un cœur de romantique, lui qui ne veut pas être vu comme le macho alpha. 

 

La pièce montre aussi que les relations ont évolué, que tout va plus vite maintenant…

 

 

 

Votre personnage, Becky, vous permet sans doute une palette de jeu large et variée…

 

Oui, oui ! C’est une des choses que j’adore dans ce personnage, surtout le fait qu’elle a créé sa propre méthode. C’est vraiment sa passion, elle a passé sa vie à y penser, on peut même dire qu’elle a des pouvoirs magiques…

 

Aussi, une des choses les plus importantes est que Becky fait cela parce qu’elle a vu sa mère souffrir, elle qui était très frustrée sexuellement. Mon personnage le dit d’ailleurs dans la pièce, elle veut aider les hommes et les femmes pour qu’ils soient plus épanouis. C’est son moteur ! Ce métier est une vocation pour elle…

 

Il y a beaucoup de chants, avec des registres différents. Le jeu est aussi hyper important, il faut vraiment jouer la situation et ne pas uniquement chanter… Chaque chanson est une histoire, chacune veut dire quelque chose pour mon personnage…Il y a beaucoup de choses à exprimer pour, ensuite, que le public les reçoive… 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Plein ! Déjà, beaucoup de sexologues, notamment Esther Perel. Elle a écrit un livre, c’est une femme très sûre d’elle-même, qui est là pour aider, qui est dans l’empathie. Aussi Michelle Obama, pour ses idées très claires, pour sa façon de parler en public et, en même temps, pour sa douceur. En effet, pour que les hommes fassent rapidement confiance à mon personnage, il faut un côté très doux et calme. En plus, elle est beaucoup dans l’explication également donc c’est pour ça que je pense à des femmes politiques ! 

 

Vous êtes en alternance. Cela vous permet de revenir, à chaque fois, avec sans doute plus de fraîcheur ?

 

Carrément ! Je sens, quand je fais une pause, que les choses se stabilisent en moi. Cela me laisse du temps pour répéter chez moi et pour proposer de nouvelles choses. Entre temps, j’ai pu travailler avec d’autres personnes, ce qui m’aide.

 

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

 

Les gens aiment beaucoup, surtout les chansons et les voix. Ils nous trouvent tous très unis, en harmonie. D’ailleurs, David Jean, le directeur musical, nous a beaucoup aidés et ça marche super bien ! 

 

Le public trouve que le rythme de la pièce est super, les spectateurs apprécient ce que ça raconte, ils apprennent des choses sur des thématiques pas toujours faciles à aborder. Cela les fait réfléchir…. Entre femmes, c’est vrai qu’on parle souvent de sexualité et des relations mais j’ai l’impression que c’est plus difficile, pour les hommes, de le faire. Donc, d’avoir une pièce qui évoque ces problèmes peut ouvrir le débat !

 

 

 

Ce spectacle, c’est vrai, s’adresse à tout le monde…

 

Oui…La cible est un peu l’homme à partir de 40 ans, comme en témoigne le choix des chansons, même si le personnage du coach sportif a 28 ans. Donc ça peut quand même parler à tout le monde ! En tout cas, on a vu toutes les générations dans la salle…

 

 

 

Que peut-on, du coup, vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure ?

 

Que ça continue, qu’il y ait beaucoup de public, que les gens aiment et soient heureux, qu’ils rigolent, qu’ils passent un bon moment, qu’ils apprennent des choses aussi, surtout qu’ils soient émus…et qu’il y ait une tournée. Vraiment, ce serait super de pouvoir faire bouger les choses, par rapport au féminisme et à l’égalité homme / femme. On aimerait arriver à normaliser les problèmes sexuels des hommes, pour qu’ils ne soient pas tabous !

 

C’est, d'ailleurs, pour aider à ce que les choses bougent que j’ai eu envie de jouer dans cette pièce !

 

Merci, Ana, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre

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Manon Rony évoque sa belle et variée actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Manon,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque dimanche soir, au café de la gare, dans “Pour quelques dollars de moins”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! J’ai démarré au café de la gare parce que je suis la fille de Sotha, qui a fondé ce lieu donc j’ai grandi dans ce théâtre, j’y ai joué très jeune avec ma maman, avant de voler de mes propres ailes. Cela faisait très longtemps que l’on n’avait pas retravaillé ensemble…Là, elle remonte cette pièce des années 80, mais avec une nouvelle mise en scène, faite par un ami. Donc c’est une histoire particulière pour moi !

 

Avec vos mots, comment présenter ce spectacle ?

 

A New-York, dans les années 80, une jeune fille rentre chez elle, en étant suivie par quelqu’un d’autre…C’est, forcément, un peu angoissant mais ce n’est pas non plus un mélodrame, cette personne ne souhaite pas lui faire du mal, elle veut juste habiter dans son appartement. 

 

Il y a un suspens, le public se pose des questions et, comme une troisième personne va rentrer, un duo un peu comique va s’installer….Avant que, finalement, une complicité ne se crée entre eux trois ! 

 

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage ?

 

Il est écrit comme étant seul : cette fille est arrivée à New-York il y a peu et ne connaît pas grand monde. Elle a sa mère au téléphone tous les jours…A l’écriture, c’était, je pense, plus écrit comme quelque chose de rigolo qu’elle soit seule et qu’elle s’accroche à une amitié potentielle avec de nouvelles personnes mais je crois que la mise en scène l’a amenée dans quelque chose de plus triste et dramatique.

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

 

Oui, oui ! Quand je rentre, je parle toute seule à mon appartement, je ne sais pas qu’il y a des gens dedans donc je me lâche, de façon évidemment théâtralisée. Ensuite, elle a parfois peur de ces deux hommes et veut qu’ils partent mais, à d’autres moments, elle les trouve drôles et a envie qu’ils restent…Donc, oui, il y a une grande palette pendant une heure et quart ! Je m’amuse beaucoup, c’est très plaisant d’avoir plein de choses à jouer ! 

 

 

 

Avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Je crois que je me sers toujours de moi-même ! Après, je ne suis pas une solitaire, j’ai toujours du monde autour de moi, ce n’est pas mon truc d’avoir un appartement vide…Peut-être que je me sers de cette peur d’être seule pour jouer cette femme qui est seule ? Mais, vraiment, c’est de la fiction totale pour moi qui suis une grande angoissée de la solitude !

 

Les deux interprètes masculins se connaissaient déjà d’avant cette pièce, formant un duo comique. A-t-il été facile de trouver votre place ?

 

Pas du tout ! C’est limite s’ils ne m’ont pas vouvoyé quand on s’est rencontrés 🙂 …Mais ils sont trop mignons et adorables ! Ils ont 15 ans de moins que moi, ils forment un vrai binôme, sortent ensemble le soir, se retrouvent le matin, ce sont les meilleurs amis du monde, ils ont déjà fait je ne sais combien de spectacles ensemble, se connaissent depuis des années,...Ma chance a été que le metteur en scène soit un ami donc je n’étais pas toute seule… 

 

Vous jouez le dimanche soir, un horaire original à Paris…

 

En fait, c’est un moment à part ! Sotha fait même la soupe après le spectacle, comme il y a 30 ans, soupe qui est offerte au public pour partager un moment avec l’équipe technique et discuter tous ensemble. Les gens qui choisissent ce créneau viennent passer une soirée entière avec nous. La pièce dure une heure et quart mais les spectateurs restent au moins deux heures dans la salle…

 

 

 

En complément, vous avez écrit la pièce “Vous permettez”, actuellement jouée au Funambule Montmartre…

 

J’avais écrit et monté beaucoup de pièces aux sujets assez lourds. J’étais entre deux spectacles, un sur la guerre d’Espagne, l’autre sur la mort de Georges Floyd et j’ai eu l’envie d’écrire une comédie légère. Elle évoque le rapport que l’on a à nos enfants : les miens sont encore petits mais je me demande toujours si, plus tard, une fois qu’on leur aura tout inculqué, ils se mettront avec quelqu’un qui n’est du tout de notre genre. En fait, il y a souvent des pièces sur des couples qui rencontrent les beaux-parents et qui sont en panique totale mais je n’avais pas encore vu ce regard-là des parents qui regardent leur gendre ou leur brue en disant “Waouh, ce n’est vraiment pas du tout ce que j’avais prévu ou imaginé!”. J’ai essayé de ne pas être cliché, ce sont juste des gens de 50 ou 60 ans, qui n’ont plus envie de faire semblant d’être quelqu’un d’autre et qui assument leur personnalité. Ils ne sont pas si éloignés les uns des autres mais n’ont pas envie de faire d’effort…C’est prétexte à se marrer parce qu'ils ne sont pas hypocrites mais justement assez francs.

 

Lors d’une première d'une pièce que vous avez écrite et que vous ne jouez pas, dans quel état êtes-vous alors ?

 

J’estime que chacun doit être à sa place : le régisseur en régie, les acteurs sur scène, le metteur en scène dans la salle…C’est comme cela aussi que j’ai appris mon métier donc ce n’est pas frustrant de ne pas pouvoir intervenir sur le plateau. 

 

En tout cas, ces différentes casquettes sont sans doute très complémentaires ?

 

J’ai grandi au café de la gare, où j’ai appris à “faire du théâtre”, donc à le construire, à faire la caisse, à faire la régie, à faire les décors, à faire les costumes,...C’est pour cela que j’ai toujours préféré le théâtre au cinéma, où on n’a souvent qu’un seul poste. Sur les planches, on peut tout bâtir de A à Z, on peut toucher à tout. 

 

Merci, Manon, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Mon trésor : Magali Bonfils nous en dit plus sur la pièce de théâtre dans laquelle elle joue actuellement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Magali,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur les planches, les lundis et mercredis, à la Scène Parisienne, dans “Mon trésor”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Complètement ! Je suis vraiment très gâtée ! C’est un très très joli rôle et je pense que je ne remercierais jamais assez Marc Samuel de m’avoir fait ce cadeau, qui est franchement chargé émotionnellement. D’abord parce qu’il s’avère que Marc est mon partenaire sur scène et l’auteur de la pièce et, qu’en plus, je joue le rôle de sa maman qui est, dans la vraie vie, sa déesse, tout autant que son épouse Michèle…Ce n’est pas rien pour moi !

 

 

 

Plus concrètement encore, avec vos mots mais rien en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

“Mon trésor” raconte donc l’histoire de ce petit garçon, Marc, qui vivait à Constantine avec sa famille, son père, sa mère, ses deux frères, ses oncles et ses tantes. Une vie où était mélangée la joie d’être tous ensemble, français, juif, arabes, …Cela ne posait absolument aucun problème ! Et puis, la guerre a pointé le bout de son nez, il a fallu quitter Constantine, pour arriver en France et cette pièce raconte ce que c’est que de devoir quitter son pays et arriver quelque part où on est des français mais d’Algérie, des algériens mais de France…Donc ça raconte, en même temps, ce déracinement et cet enracinement nouveau. 

 

Cela raconte également le lien mère / fils : qu’est-ce que c’est que d’être une mère juive mais, surtout, qu’est-ce que c’est que d’être une mère ? C’est vrai que cela m’a énormément touchée parce que je suis moi-même maman de deux enfants merveilleux, qui ont 13 et 21 ans. J’ai été touchée par le texte de Marc et je me suis rendue compte, à travers ses souvenirs très précis, qu’en fait on raconte l’humanité toute entière et le lien qui unit une mère à son fils.

 

 

Quand Marc m’a proposé cette pièce, cela m’a également énormément touchée et bouleversée parce que ça raconte aussi l’histoire de ma famille. On est kabyles, on a vécu exactement la même histoire, en fait : ma grand-mère a dû quitter l’Algérie pendant la guerre parce que son mari venait malheureusement de se faire tuer par le F.L.N, en sortant, un soir, acheter des cigarettes…Elle s’est retrouvée avec 9 enfants sur les bras, à devoir quitter son pays du jour au lendemain, pour avancer.

 

Sans doute, d’ailleurs, que la palette de jeu du personnage a été très plaisante ?

 

C’était vraiment un beau cadeau ! J’ai toujours eu beaucoup de chance, j’ai été très gâtée dans les différents rôles que j’ai pu avoir à jouer mais, là, il y a une palette de jeu qui est vraiment costaud. Il y a, en même temps, la truculence de ce personnage très méditerranéen, avec des envolées lyriques arabisantes et des choses extrêmement drôles, avec, en même temps, des choses extrêmement émouvantes parce que c’est dur, pour une maman, de voir son fils quitter le nid. On coupe un cordon que l’on ne voudrait jamais voir être coupé mais, en même temps, c’est le sel de la vie. 

 

On voit cette maman d’abord très très jeune, quand elle est pétillante, en Algérie, jusqu’à, ensuite, ses 80 ans. Donc c’est une belle traversée, pour une comédienne, de pouvoir jouer en un seul spectacle ce personnage qui vieillit, au fur et à mesure, mais qui raconte les douleurs de la vie avec toujours autant de soleil dans les yeux.

 

 

 

Le travail de préparation a sans doute été intense et riche ?

 

Je me sens incroyablement gâtée d’avoir rencontré Raphaëlle Cambray, qui nous met en scène. C’est une perle, humainement et artistiquement. Je ne la connaissais pas, je l’ai découverte sur scène dans “Du charbon dans les veines”, où elle est vraiment absolument bouleversante. J’ai eu du mal à m’arrêter de pleurer à la sortie et, quand j’ai su que c’est elle qui allait nous mettre en scène, je me suis dit “Waouh, quelle chance!”. Je trouve qu’elle a amené un regard d’une poésie rare sur ce texte de Marc. 

 

A la première lecture, on est vraiment dans une narration poétique et, du coup, même moi, je me disais que le travail de la metteuse en scène allait être de rendre ce texte ancré dans des situations, pour que ça devienne truculent pour les gens et que ça ne soit pas simplement un récit. Raphaëlle a réussi à amener cela, ils ont, avec Marc, retravaillé ensemble le texte pour que tout devienne situationnel et que, du coup, on soit dans l’instant. Et puis, elle a amené une poésie, avec un décor assez succinct, d’un système de panneaux qui, selon la façon dont ils sont disposés sur scène, représentent soit l’extérieur donc les murs de la ville, soit l’intérieur de l'appartement. C’est d’une ingéniosité rare !

 

C’est typiquement le genre de mise en scène que j’adore, parce qu’elle fait appel à l’imaginaire du spectateur. Rien n’est plaqué…et, pour moi, c’est ça le théâtre, c’est laisser le pouvoir au public de créer. Je trouve cela super beau ! 

 

 

 

En complément, un peu plus tard dans l’année, vous serez sur scène, au festival d’Avignon, le lieu où il faut être quand on aime le théâtre…

 

Absolument ! Je suis ravie de retourner à Avignon, pour la première fois depuis 5 ans. “Dumas, la plume et l’épée”, est une pièce de Jean-Félix Lalanne, avec Edouard Montoute, Franck Capillery, Daniel-Jean Colloredo, Alain Bernard et Thomas Boissy. Cela raconte comment Dumas, de son vivant, a été raillé, du fait d’être noir et ça met en parallèle sa vie avec la création de Monte-Cristo. 

 

En octobre, un autre projet verra le jour…

 

Ce sera une pièce de Jean-Felix Lalanne et de Roberto Alagna, qui ont créé un opéra autour de Caruso. La création aura lieu à Grenoble et j’aurai la chance de retrouver Roberto, avec qui j’avais fait une magnifique tournée l’année dernière, pour interpréter, cette fois-ci, le rôle de Magda.

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes et casquettes. De l’extérieur, elles pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?

 

Justement, ce qui me passionne, c’est de faire des ponts entre ces disciplines. Je sais qu’en France, c’est quelque chose qui n’est pas évident mais, oui, on peut très bien passer d’un univers à un autre et c’est ça, justement, qui nourrit artistiquement. Je suis très gâtée, j’ai aussi mes activités de comédienne de doublage en chant et en dialogues, je suis à la direction artistique également, et c’est génial d’être un jour au théâtre puis dans un studio de doublage le lendemain. J’ai beaucoup de chance !

 

Je pense même, très sincèrement, que l’on ne peut faire bien ce métier que quand on sait ce qui se passe de l’autre côté, parce ça aide. On connaît l’état d’un comédien dans un studio de doublage, le stress que ça peut être parfois. Donc, quand on est des deux côtés de la barrière, forcément on sait comment ça se passe et on peut désamorcer les choses quand il y a besoin. C’est important de savoir se mettre à la place de l’autre ! Et c’est ce que j’ai adoré dans le travail avec Raphaëlle : elle est comédienne elle-même donc elle sait exactement ce qui se passe dans nos têtes, quand on a un doute ou une question…C’est une grande chance d’être dirigée par des gens qui savent de quoi ils parlent ! 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette année 2026, qui démarre seulement ?

 

On peut me souhaiter de continuer à être sollicitée pour des projets aussi différents et aussi humains parce que c’est vraiment quelque chose qui est au cœur de mes envies. Je souhaite travailler avec des gens avec qui ça se passe bien humainement…Je commence à avoir un petit peu roulé ma bosse maintenant et ça ne doit être que du plaisir ! Donc de continuer à être nourrie par des rôles au théâtre, en chansons, en direction artistique et de continuer à faire des rencontres ! D’être toujours surprise par ce métier, de continuer à me mettre en danger, de continuer à avoir le trac, … 

 

Merci, Magali, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Guillaume Blanchard nous en dit plus sur son actualité, notamment théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Guillaume,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, dans « Le Horla », dans ce beau lieu qu’est A La Folie Théâtre. À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui ! C’est vraiment une expérience extraordinaire ! Bien qu’il soit toujours stressant de monter sur scène (même après plus de 200 représentations), quand on se lance dans cette pièce pour défendre le texte de Maupassant, c’est toujours impressionnant et incroyable de voir à quel point les gens sont à l’écoute. Les spectateurs, très attentifs, nous accompagnent par leur silence et nous permettent de plonger entièrement dans cette aventure… Et bien souvent, ce n’est qu’au moment des applaudissements que je prends pleinement conscience de l’attention du public.

Plus concrètement, avec vos mots, mais sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

C’est l’histoire d’un homme qui devient progressivement obsédé par une mystérieuse présence qui semble le hanter : le Horla. Tout se fait, évidemment, au fur et à mesure. Au début de la pièce, le personnage est complètement serein, tout va bien et, justement, c’est tout l’intérêt du texte de Maupassant : tout un chacun peut s’identifier à ce personnage et se dire « C’est une personne totalement normale… tout comme moi ». Mais, au fil des jours, de petits décalages apparaissent. Il se sent de plus en plus bizarre, se pose des questions, analyse, peut-être trop, suranalyse les choses, ce qui le fait sombrer dans une forme de paranoïa et de folie dans laquelle il glisse progressivement.

 

 

Quel regard portez-vous sur ce personnage ?

Je l’aime beaucoup, parce qu’il est très humain. Il essaie constamment de comprendre ce qui lui arrive et de prouver qu’il n’est pas fou. Il a toujours sa propre logique, et c’est ce qui le rend si intéressant à interpréter. Finalement, il pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

On a créé ce spectacle il y a cinq ans maintenant, au moment du Covid. Quand on a commencé à le jouer, les théâtres rouvraient à peine, les gens sortaient de cette longue période d’isolement, et beaucoup nous ont dit que ce personnage, seul et plein de questionnements, leur rappelait ce qu’ils avaient vécu pendant le Covid.

Je crois que nous avons tous une part de « Horla » en nous. Selon les moments et les situations, elle peut rester discrète ou prendre plus de place. C’est fascinant, je trouve. Après une représentation, j’ai discuté avec une psychologue venue voir la pièce ; elle me disait que « l’on a tous ce personnage en nous ». C’est sans doute pour cela que la pièce touche un public aussi large.

La palette de jeu à défendre doit être, pour vous, particulièrement agréable…

En tant que comédien, c’est juste incroyable ! La pièce démarre avec des petits oiseaux, tout va bien, la journée est paisible. Le personnage est chez lui et raconte quelle chance il a de vivre dans ce pays magnifique et dans sa belle maison… Puis traverser, en une heure et demie, tout ce qu’il va traverser est juste jouissif et extraordinaire ! Je finis littéralement en sueur à la fin de chaque représentation, tant il passe par des émotions intenses. Cela me permet de jouer énormément de choses ; j’ai une chance incroyable, c’est sûr !

Comme il y a une alternance du comédien qui vous accompagne, sans doute que l’énergie est différente à chaque fois ?

Tout à fait ! L’énergie dépend du partenaire, mais aussi du public et de l’état dans lequel je me trouve ce jour-là. Ce sont de petites choses qui font que chaque soir est différent et que, à chaque fois, je redécouvre un peu le texte. On me demande souvent si je ne m’ennuie pas après toutes ces représentations, mais non, au contraire, c’est un vrai plaisir !

Parfois, nous jouons aussi pour des scolaires, ce qui change complètement la dynamique. Leur spontanéité oblige à rester très concentré, mais elle apporte aussi un regard neuf sur la pièce. Comme les enfants n’ont pas forcément les codes du théâtre, ils expriment leurs émotions sans retenue, et cela me rappelle soudain que « ah oui, il y a cela aussi dans la pièce »… Cela me permet de remettre le curseur à zéro et de me recentrer, à chaque fois, sur ce que je vis, comme si c’était la première fois, alors que j’ai déjà joué la pièce plus de deux cents fois.

Chaque année, la pièce se joue pendant trois mois environ, ce qui vous permet probablement, à chaque fois, d’y revenir avec une certaine fraîcheur et un autre regard ?

Complètement ! Une pause permet soit d’oublier certaines choses, soit d’en avoir une autre vision. Cela permet de redécouvrir la pièce et d’en faire ressortir d’autres éléments. C’est intéressant, pour moi comme pour le metteur en scène. C’est une sorte de danse entre lui et moi : on se met d’accord sur les nouveautés que l’on veut changer, chercher, tester, et sur ce que l’on décide de garder ou non. Cela bouge toujours un peu, tout en respectant le cadre de départ.

Vous avez commencé à l’évoquer, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public?

En général, les gens sont bluffés par l’intensité de la pièce. En plus du jeu et de l’histoire, il y a aussi la mise en scène, les lumières, les tours de magie, et les spectateurs sont stupéfaits que les deux seuls comédiens que nous sommes les fassent voyager pendant une heure et demie à travers tous les méandres psychologiques du personnage. Ils ne s’y attendent pas et ne pensent pas pouvoir vivre cela au théâtre. Ils se demandent même comment on parvient à faire tout cela avec un décor unique.

Pour laisser place à l’imagination, le metteur en scène a simplement suspendu des cadres vides, et c’est tout. Je rentre dans le premier cadre et je dis « J’aime la vue de ma fenêtre » : on sait alors ce que c’est. Et ainsi de suite… Chacun voit ainsi des choses qui n’existent pas réellement, et c’est très chouette.

En complément, toujours au théâtre, vous serez probablement au Festival d’Avignon, l’été prochain, dans un tout autre registre…

C’est encore en pourparlers mais, effectivement, je vais peut-être rejoindre une troupe qui joue une pièce sur Edward Snowden, le lanceur d’alerte. Ce serait donc un registre très différent. La pièce évoque notamment la journaliste et écrivaine française Flore Vasseur, qui a eu l’opportunité de l’interviewer et qui en a tiré un documentaire produit par Arte en 2017. On suit tout le questionnement et le silence que Snowden est obligé de garder dans sa vie privée avant de lancer l’alerte.

On voit aussi le parallèle entre cette journaliste, qui se pose de nombreuses questions sur le 11 septembre, les médias en général et le pouvoir, et Snowden qui, lui, s’interroge sur son travail, la moralité, les valeurs, et se demande s’il est, ou non, un traître à sa nation. C’est une pièce particulièrement intéressante, d’autant plus qu’à notre époque, les gens ne se posent presque plus ces questions. À l’époque de Snowden, cela faisait scandale ; à l’époque du Covid, on refusait certaines applications sur nos téléphones ; aujourd’hui, on accepte toutes les conditions générales et l’idée d’être constamment espionnés. Le chemin parcouru est assez vertigineux.

Être présent dans ce grand barnum d’Avignon fait partie des endroits où il faut être…

C’est génial, artistiquement, pour un comédien ! C’est l’occasion de rencontrer ses camarades, d’aller voir énormément de pièces de théâtre — près de 2 000 chaque jour. C’est foisonnant et cela permet surtout de découvrir de véritables pépites que l’on n’aurait pas forcément vues ailleurs. C’est aussi accepter de se laisser surprendre. Chaque année, je ressors en larmes d’une ou deux pièces. Il n’y a qu’à Avignon que l’on vit ça.

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de TMC ont pu vous suivre dans la série « Les Mystères de l’amour ». Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est une grande famille, très humaine. Tout le monde est très gentil et m’a accueilli à bras ouverts. C’était une expérience vraiment agréable, même si les conditions de tournage sont assez sportives et demandent beaucoup d’énergie. Il faut enchaîner rapidement, ce qui n’est pas toujours évident, mais il en est sorti une expérience vraiment chouette.

J’ai commencé à Saint-Martin, ce qui n’est pas désagréable du tout 🙂. J’y ai passé un séjour génial, et j’ai cru comprendre que Jean-Luc Azoulay m’avait fait revenir parce que tout s’était très bien passé et que cela lui avait plu. Tant mieux ! C’était la même chose à Paris, où j’ai pu rencontrer encore plus de personnes.

Tourner dans ces conditions-là est vraiment agréable. Le côté familial m’a beaucoup touché.

Même si, vu de l’extérieur, théâtre et télévision peuvent paraître éloignés, sans doute y trouvez-vous une réelle complémentarité ?

Oui, ce sont deux exercices complètement différents. Au théâtre, on bénéficie de nombreuses répétitions et d’un long travail de mise en place avant de jouer. À la télévision, c’est l’inverse : il faut être prêt à réagir immédiatement. Même si le texte est appris en amont, tout se fait très vite. On découvre parfois les autres comédiens dix minutes avant de jouer, on répète à peine une ou deux fois, puis il faut se lancer, être efficace et vivant tout de suite.

Mais vous avez raison : l’un nourrit l’autre. L’expérience de l’un apporte de la matière à l’autre. Sur un tournage, on peut tenter des choses plus instinctives, presque des accidents de jeu, qui sont parfois conservés parce qu’ils fonctionnent immédiatement. Si cela avait été répété, le résultat aurait été différent. Ce sont donc deux expériences très distinctes, mais extrêmement enrichissantes.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

J’ai beaucoup d’envies. J’ai également réalisé des courts métrages et des clips, une expérience qui m’a beaucoup plu. Pour la suite, j’aimerais continuer à explorer des projets variés, aussi bien sur scène que derrière la caméra. La réalisation m’attire de plus en plus, car elle permet d’avoir une vision globale d’un projet, de sa conception à sa finalisation.

Peut-être que la prochaine étape serait de réaliser mon propre film et d’y jouer, ce que je n’ai encore jamais fait. Ce serait un véritable défi pour moi. En tant que comédien, je ne suis jamais pleinement satisfait de mon travail ; en tant que réalisateur, je cherche toujours la perfection. Combiner les deux serait sans doute plus délicat, mais ce pourrait bien être mon prochain défi.

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marine Toulet évoque avec passion sa belle actualité, sur scène et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

@ Flavien Dareau

 

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche et variée en ce moment. Vous êtes sur scène, à la comédie Montorgueil, dans “Charge mentale, sauve qui peut !”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est évident ! Je suis une comédienne qui a eu des années de galère, où je n’étais pas programmée tout le temps et où je jouais quelques fois par mois. Là, de passer à deux fois par semaine, bientôt trois, et plus puisqu’il y a d’autres pièces qui vont être en simultané, c’est super ! Et puis, ça veut dire que l’on continue à apprendre et qu’on progresse dix fois plus, parce que c’est la pratique qui fait avancer. La théorie et les choses que l’on voit à l’école permettent d’avoir la technique mais il n’y a rien de mieux que de se confronter aux gens, au public et à différents partenaires. Cela maintient en forme, ça permet de toujours apprendre, ce qui est hyper important…Car ce n’est jamais fini…On ne monte jamais sur scène, en se disant “C’est bon, je maitrise”...Même au bout de deux ans sur cette pièce, parfois, je me dis “Ah, cet endroit-là passait il y a quelques temps mais il ne passe plus, il faut que je le réinvente”. C’est pour ça que l’on appelle cela du spectacle vivant…

Je m’éclate plusieurs fois par semaine, c’est super génial ! Et le travail appelle le travail, c’est-à-dire que plus on travaille, plus on montre, sur les réseaux, que l’on travaille, plus on est appelé pour travailler…C’est le bon revers de la médaille !

Sans tout en dévoiler, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

C’est une émission de télé, entrecoupée par des sketchs, qui sont des flashbacks pour expliquer la charge mentale. En fait, il y a quatre charges fondamentales que l’autrice a identifiées : la charge de l’enfantement, la charge de l’apparence, la charge de la maternité ainsi que la charge de la vie professionnelle et familiale. A chaque fois qu’on va se débarrasser d’une charge, on va revenir en arrière, à l’origine de celle-ci, pour la décortiquer. 

C’est l’histoire de la charge mentale d’Adam et Eve, à l’entretien d’embauche de nos jours et on suit le parcours d’Ella, mon personnage, la descendante de la femme à l’origine de toutes les femmes. On voit comment Eve s’est faite entourlouper par Adam et par Dieu pour porter toutes les charges et tout le poids négatif, puis comment elle va avoir des enfants et essayer de retrouver un travail après la maternité. On partage ses galères, avec humour…Donc, soit on est sur l’émission, avec la présentatrice, soit on est en flashbacks. C’est très drôle, c’est une façon de faire très originale parce que ce n’est pas une histoire linéaire, ce qui est intéressant à interpréter. En fait, je joue un personnage mais qui est pluriel : je joue l’adolescente, je joue la future maman, je joue la maman déjà aguerrie, je joue Eve,...J’ai plein de choses à jouer, plein d’époques et d’étapes différentes du personnage. J’apparente cela à un film mais où j’ai la chance d’incarner toutes les étapes d’une vie ! 

 

 

C’est super riche, on s’amuse, il y a beaucoup d'interactions avec le public, ce que j’adore. D’aller choper les gens permet de réinventer tous les soirs parce qu’ils ne réagissent jamais de la même manière. Il faut vraiment rester en connexion avec eux ! Vraiment, je m’éclate…En plus, c’est une des rares pièces de comédie avec deux femmes. Flore, l’autrice et metteuse en scène, a un don pour choisir ses actrices : à chaque fois, elle prend des filles qui ont un capital sympathie énorme et qui font leur job sans jamais te piquer le tien, ce qui est très appréciable ! On s’amuse mais sans se piétiner, il n’y a pas de bagarre d’égo sur scène, on est là pour se marrer, pour se porter et pour se mettre en valeur l’une l’autre. Elle a réussi à choisir des comédiennes qui ont créé une jolie sororité autour de son projet et c’est quand même ce dont on parle dans cette pièce…Donc je pense que le pari est réussi !

La pièce avait d’ailleurs commencé à Lille, avant de partir en tournée. Des théâtres parisiens nous avaient fermé leurs portes, prétextant que cette pièce parlerait surtout en province …mais on voit que ça marche, même à Paris ! La charge mentale est partout ! On s’est adaptées un peu, ça nous a fait grandir et devenir encore plus exigeantes, face à des yeux, dans la salle, très aiguisés. 

D’ailleurs, quels principaux retours avez-vous de la part du public ?

Notamment en province, on a le temps, à la sortie, de saluer tous les spectateurs un par un. Vraiment, on a des gens qui sont venus voir le spectacle plusieurs fois et qui nous expliquent que ça a ouvert une discussion au sein de leur famille. Comme quoi, alors que l’on décrit parfois le café-théâtre comme de la gaudriole qui ne sert pas à grand-chose, en fait le rire permet aussi de réfléchir…Ce n’est pas inutile de rire ni d’aller se détendre, surtout sur des sujets comme celui-ci.

On traite les choses avec le plus d’humour possible donc même les hommes passent un bon moment et reconnaissent prendre conscience de certaines choses. Les femmes nous disent merci. Certaines nous expliquent même que le discours avec leur ado allait changer, pour ne plus l’éduquer pareil. Donc ça fait bouger un peu les lignes, tout en faisant marrer ! Tout est dédramatisé dans ce spectacle, rien n’est grave… Comme on prend, dans le public, des gens de tous âges, il y a même, parfois, un choc des générations ! Des enfants ont trouvé cela trop marrant, ils ont eu l’impression “d’avoir vu papa et maman à la maison, et de comprendre ce que maman traverse”. Ce retour de leur part est intéressant.

 

@ Alicia Guiguen

 

En parallèle, dans le même lieu, nous pouvons vous retrouver dans “Merci, au suivant!”. Certainement que cette autre pièce doit, pour vous, être très complémentaire de la première, artistiquement et personnellement ?

Oui, oui ! C’est vraiment très très très complémentaire et c’est aussi pour ça que j’ai accepté. Déjà, c’est dans le même théâtre, je connais les gens et c’est intéressant, aussi, de s’inscrire dans un lieu, pour ne pas se disperser.

C’est une pièce jouée avec un homme, le rapport n’est donc pas le même et on ne parle pas de la même chose. Là, c’est, je pense, le pire speed-dating de l’humanité…Cette jeune femme, restée cinq ans avec le même homme, ne sait plus draguer et est obligée de faire des speed-datings pour rencontrer l’amour. Elle tombe sur toutes les caricatures des hommes que l’on peut rencontrer. C’est du café-théâtre donc on est dans la caricature mais elle va traverser des déboires. Je pense qu’il y a, dans ce spectacle, une belle évolution du personnage : à la fois, elle arrive un peu à reculons mais, en même temps, très enthousiaste de tourner cette page et d’aller de l’avant, puis, au fur et à mesure, c’est la déconfiture parce qu’elle croise des fou-furieux. Je crois que cette expérience va la transformer et la déculpabiliser d’être seule…Je pense que l’on se fait tout un monde, parfois, d’être seul, dans une société qui veut nous caser à deux, avec des enfants et il me semble que beaucoup de gens vont s’y retrouver ! 

A la fois, c’est très drôle et le personnage est super touchant. Et puis, c’est très différent de l’autre pièce, elle ne traverse pas la même chose. Cela se revendique être une grande comédie stand-up et je crois que ça l’est vraiment parce qu’il y a toute une partie seule en scène qui me plait beaucoup. C’est une sorte de tremplin vers mon futur seule-en-scène, c’est vraiment un entraînement parce que je suis à la fois seule en scène sur les trois quarts du spectacle et, en même temps, j’ai toujours mon partenaire qui est là et avec qui je peux me marrer. C’est un bon compromis, je pense, pour moi ! 

J’ai même dû apprendre le tango pour ce spectacle-là, en deux répétitions seulement…C’était un défi, c’était sportif…

 

 

Le défi est sans doute également dans le fait de devoir switcher rapidement d’un spectacle à l’autre, et donc d’un personnage à l’autre ?

Oui ! Je pense que la balance se fait dans le bon sens. Majoritairement, je vais jouer ce nouveau spectacle en premier, ce qui peut être un peu la genèse du personnage. En tout cas, dans ma tête, il faut, je pense, que je le vive comme cela. Techniquement, certains samedis, je n’ai que quinze minutes pour passer d’un rôle à l’autre mais je pense que les costumes sont aidants pour trouver les personnages. Notamment sur “Charge mentale, sauve qui peut!”, d’enfiler le costume me permet d’enfiler la peau du personnage et de me préparer assez rapidement. Mais c’est vrai que c’est une gymnastique ! 

J’aime bien ce genre de défis ! Globalement, j’aime les défis sur scène et cela me plait énormément aussi de devoir reprendre un rôle en quelques jours seulement…Le cas échéant, je sais bien que, à la première, ce n’est pas encore la meilleure version mais je sais aussi que je vais apprendre avec les gens, ce qui est formidable ! Il y a toujours un côté grisant d’apprendre encore de nouvelles techniques.

Vous le disiez, cette nouvelle pièce est une sorte de tremplin vers “Facetagram”, votre seule-en-scène…

Ce serait plus pour fin d’année 2026…En fait, j’ai créé ce spectacle l’année dernière et, vraiment, c’est venu d’une envie, en tournée, lorsqu’on n’avait pas pu assurer une date, ma comparse étant tombée malade. J’ai souvenir de la régisseuse qui me dit “C’est vraiment dommage que tu n’aies pas un one, sinon on l’aurait passé…”. L’idée n’était pas mauvaise…

Je l’ai joué, une première fois, pour une audition, pour me confronter et voir ce que ça donnait. J’ai eu la chance d’être accompagnée, à la régie, par Nelly, une personne qui n’est pas du tout du métier et qui ne m’avait jamais vue jouer. Elle m’a donné des retours de spectatrice pure et dure, mais avec un œil de la lectrice aguerrie qu’elle est. Cela m’a incitée à une réécriture, par manque de liants…J’ai mis des mois à trouver ce qu’il me manquait et, à présent, c’est un vrai dialogue intérieur, avec beaucoup de voix off. Je pense que c’est un spectacle qui me ressemble, il est à mon image ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

J’ai eu la chance, fin décembre, de jouer un petit personnage dans “Scènes de ménages”, qui pourrait devenir récurrent, selon la réalisatrice, puisque c’est l’amie d’un couple qui est en place. Donc on peut me souhaiter de revenir parce que ce sont vraiment une ambiance et une expérience de tournage que j’ai beaucoup aimées. Il y a un vrai parallèle avec le théâtre, parce qu’on a très peu de temps, au final, pour tourner et pour être bon. Donc il faut être un peu immédiat…C’est comme dans le spectacle vivant, c’est sans filet. Cela m’a vraiment plu donc pourquoi pas plus d’épisodes ? Je serais comblée : de la voix off, du théâtre et de la télé …

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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