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theatre

Redoutables, à La Scène Parisienne : Interview croisée avec Sylvie Audcoeur et Juliette Meyniac !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Sylvie, bonjour Juliette,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Vous êtes actuellement sur scène, avec Ariane Séguillon, chaque samedi après-midi, à 16h 30, dans “Redoutables”, à La Scène Parisienne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Sylvie : Absolument ! En fait, nous sommes amies dans la vie et nous avons énormément de plaisir à jouer ensemble. C’est très très joyeux de se retrouver sur scène. Nous avons créé la pièce à Avignon, puis nous sommes parties en tournée et maintenant Paris tous les samedis. Notre but est de jouer idéalement quatre fois par semaine, du jeudi au dimanche, à Paris, puis de repartir en tournée !

 

Juliette : C’est ce qui va se passer, je pense, parce que ça cartonne. Il y a beaucoup de monde, les gens rigolent beaucoup !

 

Plus concrètement, sans tout en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

Sylvie : C’est l’histoire de trois comédiennes, amies dans la vie, qui jouent, sur scène, un spectacle, qui cartonne tellement qu’il va être adapté en film. Et elles doivent jouer dans le film. Sauf que la veille de la dernière, elles apprennent qu’une star a été engagée pour jouer l’un des rôles : à partir de ce moment-là, c’est la guerre dans les loges ! 

 

Pour le spectateur, c’est la joie est de regarder par le petit trou de la serrure trois actrices qui sont redoutables en loge !

 

@ Emilie Brouchon

 

Quel personnage avez-vous, chacune, le plaisir d’interpréter ?

 

Juliette : Ce sont des comédiennes donc elles sont un peu arrivistes… C’est aussi le sujet de la pièce ! Même si elles s’aiment, jouer est ce qu’il y a de plus important donc, dès fois, l’amitié est un peu douteuse. Mon personnage est une femme-enfant, elle cache quand même pas mal de choses et on finit par en apprendre plus. Mais elle adore ses copines, elles sont hyper importantes pour elle.

 

Sylvie : Mon personnage, Sophie, est l’ex-femme du metteur en scène, auteur de la pièce, avec qui elle a eu un enfant. C’est donc d’autant plus une trahison quand elle apprend que, peut-être, elle va être remplacée par une star. C’est une femme qui est complètement sous l’emprise de sa mère. Depuis sa séparation qu’elle n’a clairement pas digéré, elle vit avec sa mère.

 

Le personnage d’Ariane Séguillon, Alma est persuadée d’être une star et c’est extrêmement drôle : elle pense que tout le monde la connaît, qu’elle est très très aimée et appréciée, elle est convaincue que c’est elle qui fait le succès du spectacle.

 

Ces personnages vous permettent sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre ?

 

Sylvie : Absolument ! Il se passe beaucoup de rebondissements, on ne peut pas tout dévoiler, il faut venir voir la pièce mais il y a des situations extrêmement drôles. Les personnages se révèlent au fur et à mesure et autant dire qu’elles sont « redoutables »…

 

Juliette : C’est vrai qu’on passe un peu par tous les états, ça peut être gentil, horrible, en larmes, …C’est assez intense ! Les gens rigolent beaucoup, c’est très sympa à jouer.

 

Vous retrouvez-vous dans certaines caractéristiques de votre personnage ou dans certaines situations de la pièce ?

 

Sylvie :  On a écrit cette pièce à 8 mains, avec Isabelle Alexis, autrice. On s’est donné des personnages sur mesure donc ça nous va extrêmement bien. On a écrit avec nos traits de caractères, nos défauts, notre personnalité donc, forcément, on se reconnaît !

 

@ Emilie Brouchon

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public, notamment à l’issue de la représentation ?

 

Sylvie :  Il faut aller regarder sur Billetreduc, on a 10/10 pour l’instant donc on est hyper contentes et fières. Les gens s’amusent beaucoup, trouvent que c’est un vent frais et passent un moment délicieux parce que joyeux et rigolo. C’est une heure vingt de détente absolue, où on pense à autre chose, en voyant trois nanas en train de se crêper le chignon. Les spectateurs adorent cela !

 

Juliette : Ce qui est intéressant, c’est que, comme ça se déroule en coulisses, ils ont l’impression d’être, un peu, dans notre intimité de comédiennes et de voir ce qui se passe. Les gens adorent ce côté voyeuriste ! 

 

Vous l’avez dit, c’est une écriture à 8 mains. Qu’est-ce qui vous avait donné l’envie d’aborder ce thème-là ?

 

Sylvie : Nous quatre faisons des dîners, une fois par mois, entre copines et, un jour, l’une de nous est arrivée en racontant quelque chose qui s’était passé dans le milieu théâtral, notamment qu’une comédienne assez connue qui jouait une pièce avait été remplacée pour jouer dans le film adapté de la pièce. Et comme elle jouait avec le metteur en scène, elle était folle de rage et ça tournait au pugilat. Donc on est parties de cette idée-là. On raconte la violence que c’est, pour un acteur, de se faire remplacer parce qu’on n’a pas un nom suffisant ou qu’on a pas fait assez de cinéma.

 

Juliette : C’est quelque chose qui arrive tout le temps, ce ne sont rarement les comédiens de théâtre qui font la film après….

 

Le fait d’avoir plusieurs casquettes sur ce projet doit être très complémentaire, artistiquement et personnellement ?

 

Sylvie : On s’est bien amusées à l’écrire et, maintenant, on s’amuse bien à la jouer. Je suis scénariste, j’écris aussi beaucoup pour la télévision et le théâtre donc c’est dans la continuité…Mais c’était vraiment un travail commun : c’est le fait d’être amies, d’avoir envie de jouer cela, de se raconter nos personnages qui a fait que l’on a pu écrire cette pièce. Isabelle Alexis, qui en a fait la première version, est extrêmement talentueuse, elle a écrit beaucoup de punchlines extrêmement drôles ! 

 

@ Emilie Brouchon

 

 

Le fait de jouer à 16h 30 est un horaire idéal pour le public…

 

Sylvie : C’est en matinée et, en sortant, ils peuvent aller prendre l’apéro puis diner. C’est vrai que c’est mieux que de finir à 23 heures, pour eux mais aussi pour nous…

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Juliette : Je répète une autre pièce, de Didier Caron, avec Christian Vadim, Manuel Gelin et Sandrine Quetier. On commence par une tournée, la première a lieu le 1er mars, à La Ciotat. Les dates se goupillent bien avec celles de “Redoutables”, à Paris, je suis contente.

 

C’est aussi une comédie mais un peu plus sérieuse peut-être, sur le thème du harcèlement scolaire. Deux couples se rencontrent à cause de cela et, comme ce sont des personnages assez hauts en couleurs, ça punche pas mal aussi et ça rigole. 

 

Sylvie : On a aussi un autre projet ensemble, ce n’est pas une comédie, ce sera sur un thème très important pour nous, que je ne peux pas encore révéler. On écrit à 10 mains…On avait joué une pièce en Avignon, “Moms !”, il y a quatre ans. On avait adoré travailler ensemble et on a eu envie de repartir…Ce sera joyeux aussi !

 

J’ai eu une grosse série sortie il y a peu, “Le Diplôme”, ça a été un gros carton d’audiences, j’en suis très contente. Là, j’ai écrit un unitaire pour TF1 qui part en tournage dans quelques jours, sur les alcooliques anonymes. Ce sera un beau film sur la renaissance après l’alcool. Le film commence à partir du moment où on a posé le verre et cette difficulté de ne pas le reprendre…!  Le casting, que je ne peux pas encore dévoilé est magnifique. Cela a été une vraie joie de l’écrire, avec Martyne Visciano, je suis fière de ce projet ! 

 

Mon plaisir dans l’écriture est de raconter des thèmes qui me tiennent à cœur. Même “Redoutables”, qui est une comédie pure, fait passer des messages importants…

 

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

 

@ Emilie Brouchon

 

Publié dans Théâtre

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Tout va mâle ? : Ana Adams évoque ce chouette spectacle duquel elle est à l'affiche, en alternance !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ana,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, au Grand Point Virgule, dans “Tout va mâle ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Carrément ! J’adore, c’est vraiment un de mes personnages préférés…J’aime le fait que ce soit une sexologue, féministe, qui a ses propres méthodes pour aider les hommes à lutter contre le patriarcat. Ce sont des sujets très importants pour moi et je trouve nécessaire de parler de la vulnérabilité des hommes. On n’en parle pas beaucoup et de le faire à travers la comédie est, je trouve, la meilleure façon de toucher les gens, c’est comme ça qu’ils pourront peut-être réfléchir et changer.

 

J’aime beaucoup également interpréter des chansons de divas donc, oui, c’est une très belle aventure !

 

Plus concrètement encore, avec vos mots mais sans tout en dévoiler, comment présenter ce spectacle ?

 

Ce sont trois hommes, qui ont choisi d’aller voir un sexologue et qui sont surpris de voir une femme, pensant avoir rendez-vous avec un homme…Au début, ils hésitent mais, finalement, sont convaincus et vont expérimenter ses nouvelles méthodes, pour les aider à lutter contre leurs problèmes sexuels, contre le patriarcat et pour devenir les meilleurs hommes possibles !

 

 

 

Ces trois hommes sont d’ailleurs de trois générations différentes, ce qui permet d’aborder différents sujets, en tout cas de différentes manières…

 

Exactement ! Thomas a à peu près 55 ans, il est le plus macho et machiste, il faut faire vraiment des grands efforts avec lui pour qu’il sorte du patriarcat. Romain est gai, a un enfant et ses problèmes ont commencé à l’arrivée de celui-ci…Il a des problèmes de libido, il ne peut plus faire autant l’amour avec son mari. Jérémy, quant à lui, est coach sportif donc il a cette pression de toujours être au top. Ses clientes l’apprécient beaucoup mais il a un cœur de romantique, lui qui ne veut pas être vu comme le macho alpha. 

 

La pièce montre aussi que les relations ont évolué, que tout va plus vite maintenant…

 

 

 

Votre personnage, Becky, vous permet sans doute une palette de jeu large et variée…

 

Oui, oui ! C’est une des choses que j’adore dans ce personnage, surtout le fait qu’elle a créé sa propre méthode. C’est vraiment sa passion, elle a passé sa vie à y penser, on peut même dire qu’elle a des pouvoirs magiques…

 

Aussi, une des choses les plus importantes est que Becky fait cela parce qu’elle a vu sa mère souffrir, elle qui était très frustrée sexuellement. Mon personnage le dit d’ailleurs dans la pièce, elle veut aider les hommes et les femmes pour qu’ils soient plus épanouis. C’est son moteur ! Ce métier est une vocation pour elle…

 

Il y a beaucoup de chants, avec des registres différents. Le jeu est aussi hyper important, il faut vraiment jouer la situation et ne pas uniquement chanter… Chaque chanson est une histoire, chacune veut dire quelque chose pour mon personnage…Il y a beaucoup de choses à exprimer pour, ensuite, que le public les reçoive… 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Plein ! Déjà, beaucoup de sexologues, notamment Esther Perel. Elle a écrit un livre, c’est une femme très sûre d’elle-même, qui est là pour aider, qui est dans l’empathie. Aussi Michelle Obama, pour ses idées très claires, pour sa façon de parler en public et, en même temps, pour sa douceur. En effet, pour que les hommes fassent rapidement confiance à mon personnage, il faut un côté très doux et calme. En plus, elle est beaucoup dans l’explication également donc c’est pour ça que je pense à des femmes politiques ! 

 

Vous êtes en alternance. Cela vous permet de revenir, à chaque fois, avec sans doute plus de fraîcheur ?

 

Carrément ! Je sens, quand je fais une pause, que les choses se stabilisent en moi. Cela me laisse du temps pour répéter chez moi et pour proposer de nouvelles choses. Entre temps, j’ai pu travailler avec d’autres personnes, ce qui m’aide.

 

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

 

Les gens aiment beaucoup, surtout les chansons et les voix. Ils nous trouvent tous très unis, en harmonie. D’ailleurs, David Jean, le directeur musical, nous a beaucoup aidés et ça marche super bien ! 

 

Le public trouve que le rythme de la pièce est super, les spectateurs apprécient ce que ça raconte, ils apprennent des choses sur des thématiques pas toujours faciles à aborder. Cela les fait réfléchir…. Entre femmes, c’est vrai qu’on parle souvent de sexualité et des relations mais j’ai l’impression que c’est plus difficile, pour les hommes, de le faire. Donc, d’avoir une pièce qui évoque ces problèmes peut ouvrir le débat !

 

 

 

Ce spectacle, c’est vrai, s’adresse à tout le monde…

 

Oui…La cible est un peu l’homme à partir de 40 ans, comme en témoigne le choix des chansons, même si le personnage du coach sportif a 28 ans. Donc ça peut quand même parler à tout le monde ! En tout cas, on a vu toutes les générations dans la salle…

 

 

 

Que peut-on, du coup, vous souhaiter pour la suite de cette déjà belle aventure ?

 

Que ça continue, qu’il y ait beaucoup de public, que les gens aiment et soient heureux, qu’ils rigolent, qu’ils passent un bon moment, qu’ils apprennent des choses aussi, surtout qu’ils soient émus…et qu’il y ait une tournée. Vraiment, ce serait super de pouvoir faire bouger les choses, par rapport au féminisme et à l’égalité homme / femme. On aimerait arriver à normaliser les problèmes sexuels des hommes, pour qu’ils ne soient pas tabous !

 

C’est, d'ailleurs, pour aider à ce que les choses bougent que j’ai eu envie de jouer dans cette pièce !

 

Merci, Ana, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre

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Manon Rony évoque sa belle et variée actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Manon,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, chaque dimanche soir, au café de la gare, dans “Pour quelques dollars de moins”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! J’ai démarré au café de la gare parce que je suis la fille de Sotha, qui a fondé ce lieu donc j’ai grandi dans ce théâtre, j’y ai joué très jeune avec ma maman, avant de voler de mes propres ailes. Cela faisait très longtemps que l’on n’avait pas retravaillé ensemble…Là, elle remonte cette pièce des années 80, mais avec une nouvelle mise en scène, faite par un ami. Donc c’est une histoire particulière pour moi !

 

Avec vos mots, comment présenter ce spectacle ?

 

A New-York, dans les années 80, une jeune fille rentre chez elle, en étant suivie par quelqu’un d’autre…C’est, forcément, un peu angoissant mais ce n’est pas non plus un mélodrame, cette personne ne souhaite pas lui faire du mal, elle veut juste habiter dans son appartement. 

 

Il y a un suspens, le public se pose des questions et, comme une troisième personne va rentrer, un duo un peu comique va s’installer….Avant que, finalement, une complicité ne se crée entre eux trois ! 

 

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage ?

 

Il est écrit comme étant seul : cette fille est arrivée à New-York il y a peu et ne connaît pas grand monde. Elle a sa mère au téléphone tous les jours…A l’écriture, c’était, je pense, plus écrit comme quelque chose de rigolo qu’elle soit seule et qu’elle s’accroche à une amitié potentielle avec de nouvelles personnes mais je crois que la mise en scène l’a amenée dans quelque chose de plus triste et dramatique.

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

 

Oui, oui ! Quand je rentre, je parle toute seule à mon appartement, je ne sais pas qu’il y a des gens dedans donc je me lâche, de façon évidemment théâtralisée. Ensuite, elle a parfois peur de ces deux hommes et veut qu’ils partent mais, à d’autres moments, elle les trouve drôles et a envie qu’ils restent…Donc, oui, il y a une grande palette pendant une heure et quart ! Je m’amuse beaucoup, c’est très plaisant d’avoir plein de choses à jouer ! 

 

 

 

Avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Je crois que je me sers toujours de moi-même ! Après, je ne suis pas une solitaire, j’ai toujours du monde autour de moi, ce n’est pas mon truc d’avoir un appartement vide…Peut-être que je me sers de cette peur d’être seule pour jouer cette femme qui est seule ? Mais, vraiment, c’est de la fiction totale pour moi qui suis une grande angoissée de la solitude !

 

Les deux interprètes masculins se connaissaient déjà d’avant cette pièce, formant un duo comique. A-t-il été facile de trouver votre place ?

 

Pas du tout ! C’est limite s’ils ne m’ont pas vouvoyé quand on s’est rencontrés 🙂 …Mais ils sont trop mignons et adorables ! Ils ont 15 ans de moins que moi, ils forment un vrai binôme, sortent ensemble le soir, se retrouvent le matin, ce sont les meilleurs amis du monde, ils ont déjà fait je ne sais combien de spectacles ensemble, se connaissent depuis des années,...Ma chance a été que le metteur en scène soit un ami donc je n’étais pas toute seule… 

 

Vous jouez le dimanche soir, un horaire original à Paris…

 

En fait, c’est un moment à part ! Sotha fait même la soupe après le spectacle, comme il y a 30 ans, soupe qui est offerte au public pour partager un moment avec l’équipe technique et discuter tous ensemble. Les gens qui choisissent ce créneau viennent passer une soirée entière avec nous. La pièce dure une heure et quart mais les spectateurs restent au moins deux heures dans la salle…

 

 

 

En complément, vous avez écrit la pièce “Vous permettez”, actuellement jouée au Funambule Montmartre…

 

J’avais écrit et monté beaucoup de pièces aux sujets assez lourds. J’étais entre deux spectacles, un sur la guerre d’Espagne, l’autre sur la mort de Georges Floyd et j’ai eu l’envie d’écrire une comédie légère. Elle évoque le rapport que l’on a à nos enfants : les miens sont encore petits mais je me demande toujours si, plus tard, une fois qu’on leur aura tout inculqué, ils se mettront avec quelqu’un qui n’est du tout de notre genre. En fait, il y a souvent des pièces sur des couples qui rencontrent les beaux-parents et qui sont en panique totale mais je n’avais pas encore vu ce regard-là des parents qui regardent leur gendre ou leur brue en disant “Waouh, ce n’est vraiment pas du tout ce que j’avais prévu ou imaginé!”. J’ai essayé de ne pas être cliché, ce sont juste des gens de 50 ou 60 ans, qui n’ont plus envie de faire semblant d’être quelqu’un d’autre et qui assument leur personnalité. Ils ne sont pas si éloignés les uns des autres mais n’ont pas envie de faire d’effort…C’est prétexte à se marrer parce qu'ils ne sont pas hypocrites mais justement assez francs.

 

Lors d’une première d'une pièce que vous avez écrite et que vous ne jouez pas, dans quel état êtes-vous alors ?

 

J’estime que chacun doit être à sa place : le régisseur en régie, les acteurs sur scène, le metteur en scène dans la salle…C’est comme cela aussi que j’ai appris mon métier donc ce n’est pas frustrant de ne pas pouvoir intervenir sur le plateau. 

 

En tout cas, ces différentes casquettes sont sans doute très complémentaires ?

 

J’ai grandi au café de la gare, où j’ai appris à “faire du théâtre”, donc à le construire, à faire la caisse, à faire la régie, à faire les décors, à faire les costumes,...C’est pour cela que j’ai toujours préféré le théâtre au cinéma, où on n’a souvent qu’un seul poste. Sur les planches, on peut tout bâtir de A à Z, on peut toucher à tout. 

 

Merci, Manon, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Mon trésor : Magali Bonfils nous en dit plus sur la pièce de théâtre dans laquelle elle joue actuellement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Magali,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur les planches, les lundis et mercredis, à la Scène Parisienne, dans “Mon trésor”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Complètement ! Je suis vraiment très gâtée ! C’est un très très joli rôle et je pense que je ne remercierais jamais assez Marc Samuel de m’avoir fait ce cadeau, qui est franchement chargé émotionnellement. D’abord parce qu’il s’avère que Marc est mon partenaire sur scène et l’auteur de la pièce et, qu’en plus, je joue le rôle de sa maman qui est, dans la vraie vie, sa déesse, tout autant que son épouse Michèle…Ce n’est pas rien pour moi !

 

 

 

Plus concrètement encore, avec vos mots mais rien en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?

 

“Mon trésor” raconte donc l’histoire de ce petit garçon, Marc, qui vivait à Constantine avec sa famille, son père, sa mère, ses deux frères, ses oncles et ses tantes. Une vie où était mélangée la joie d’être tous ensemble, français, juif, arabes, …Cela ne posait absolument aucun problème ! Et puis, la guerre a pointé le bout de son nez, il a fallu quitter Constantine, pour arriver en France et cette pièce raconte ce que c’est que de devoir quitter son pays et arriver quelque part où on est des français mais d’Algérie, des algériens mais de France…Donc ça raconte, en même temps, ce déracinement et cet enracinement nouveau. 

 

Cela raconte également le lien mère / fils : qu’est-ce que c’est que d’être une mère juive mais, surtout, qu’est-ce que c’est que d’être une mère ? C’est vrai que cela m’a énormément touchée parce que je suis moi-même maman de deux enfants merveilleux, qui ont 13 et 21 ans. J’ai été touchée par le texte de Marc et je me suis rendue compte, à travers ses souvenirs très précis, qu’en fait on raconte l’humanité toute entière et le lien qui unit une mère à son fils.

 

 

Quand Marc m’a proposé cette pièce, cela m’a également énormément touchée et bouleversée parce que ça raconte aussi l’histoire de ma famille. On est kabyles, on a vécu exactement la même histoire, en fait : ma grand-mère a dû quitter l’Algérie pendant la guerre parce que son mari venait malheureusement de se faire tuer par le F.L.N, en sortant, un soir, acheter des cigarettes…Elle s’est retrouvée avec 9 enfants sur les bras, à devoir quitter son pays du jour au lendemain, pour avancer.

 

Sans doute, d’ailleurs, que la palette de jeu du personnage a été très plaisante ?

 

C’était vraiment un beau cadeau ! J’ai toujours eu beaucoup de chance, j’ai été très gâtée dans les différents rôles que j’ai pu avoir à jouer mais, là, il y a une palette de jeu qui est vraiment costaud. Il y a, en même temps, la truculence de ce personnage très méditerranéen, avec des envolées lyriques arabisantes et des choses extrêmement drôles, avec, en même temps, des choses extrêmement émouvantes parce que c’est dur, pour une maman, de voir son fils quitter le nid. On coupe un cordon que l’on ne voudrait jamais voir être coupé mais, en même temps, c’est le sel de la vie. 

 

On voit cette maman d’abord très très jeune, quand elle est pétillante, en Algérie, jusqu’à, ensuite, ses 80 ans. Donc c’est une belle traversée, pour une comédienne, de pouvoir jouer en un seul spectacle ce personnage qui vieillit, au fur et à mesure, mais qui raconte les douleurs de la vie avec toujours autant de soleil dans les yeux.

 

 

 

Le travail de préparation a sans doute été intense et riche ?

 

Je me sens incroyablement gâtée d’avoir rencontré Raphaëlle Cambray, qui nous met en scène. C’est une perle, humainement et artistiquement. Je ne la connaissais pas, je l’ai découverte sur scène dans “Du charbon dans les veines”, où elle est vraiment absolument bouleversante. J’ai eu du mal à m’arrêter de pleurer à la sortie et, quand j’ai su que c’est elle qui allait nous mettre en scène, je me suis dit “Waouh, quelle chance!”. Je trouve qu’elle a amené un regard d’une poésie rare sur ce texte de Marc. 

 

A la première lecture, on est vraiment dans une narration poétique et, du coup, même moi, je me disais que le travail de la metteuse en scène allait être de rendre ce texte ancré dans des situations, pour que ça devienne truculent pour les gens et que ça ne soit pas simplement un récit. Raphaëlle a réussi à amener cela, ils ont, avec Marc, retravaillé ensemble le texte pour que tout devienne situationnel et que, du coup, on soit dans l’instant. Et puis, elle a amené une poésie, avec un décor assez succinct, d’un système de panneaux qui, selon la façon dont ils sont disposés sur scène, représentent soit l’extérieur donc les murs de la ville, soit l’intérieur de l'appartement. C’est d’une ingéniosité rare !

 

C’est typiquement le genre de mise en scène que j’adore, parce qu’elle fait appel à l’imaginaire du spectateur. Rien n’est plaqué…et, pour moi, c’est ça le théâtre, c’est laisser le pouvoir au public de créer. Je trouve cela super beau ! 

 

 

 

En complément, un peu plus tard dans l’année, vous serez sur scène, au festival d’Avignon, le lieu où il faut être quand on aime le théâtre…

 

Absolument ! Je suis ravie de retourner à Avignon, pour la première fois depuis 5 ans. “Dumas, la plume et l’épée”, est une pièce de Jean-Félix Lalanne, avec Edouard Montoute, Franck Capillery, Daniel-Jean Colloredo, Alain Bernard et Thomas Boissy. Cela raconte comment Dumas, de son vivant, a été raillé, du fait d’être noir et ça met en parallèle sa vie avec la création de Monte-Cristo. 

 

En octobre, un autre projet verra le jour…

 

Ce sera une pièce de Jean-Felix Lalanne et de Roberto Alagna, qui ont créé un opéra autour de Caruso. La création aura lieu à Grenoble et j’aurai la chance de retrouver Roberto, avec qui j’avais fait une magnifique tournée l’année dernière, pour interpréter, cette fois-ci, le rôle de Magda.

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes et casquettes. De l’extérieur, elles pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles très complémentaires pour vous ?

 

Justement, ce qui me passionne, c’est de faire des ponts entre ces disciplines. Je sais qu’en France, c’est quelque chose qui n’est pas évident mais, oui, on peut très bien passer d’un univers à un autre et c’est ça, justement, qui nourrit artistiquement. Je suis très gâtée, j’ai aussi mes activités de comédienne de doublage en chant et en dialogues, je suis à la direction artistique également, et c’est génial d’être un jour au théâtre puis dans un studio de doublage le lendemain. J’ai beaucoup de chance !

 

Je pense même, très sincèrement, que l’on ne peut faire bien ce métier que quand on sait ce qui se passe de l’autre côté, parce ça aide. On connaît l’état d’un comédien dans un studio de doublage, le stress que ça peut être parfois. Donc, quand on est des deux côtés de la barrière, forcément on sait comment ça se passe et on peut désamorcer les choses quand il y a besoin. C’est important de savoir se mettre à la place de l’autre ! Et c’est ce que j’ai adoré dans le travail avec Raphaëlle : elle est comédienne elle-même donc elle sait exactement ce qui se passe dans nos têtes, quand on a un doute ou une question…C’est une grande chance d’être dirigée par des gens qui savent de quoi ils parlent ! 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette année 2026, qui démarre seulement ?

 

On peut me souhaiter de continuer à être sollicitée pour des projets aussi différents et aussi humains parce que c’est vraiment quelque chose qui est au cœur de mes envies. Je souhaite travailler avec des gens avec qui ça se passe bien humainement…Je commence à avoir un petit peu roulé ma bosse maintenant et ça ne doit être que du plaisir ! Donc de continuer à être nourrie par des rôles au théâtre, en chansons, en direction artistique et de continuer à faire des rencontres ! D’être toujours surprise par ce métier, de continuer à me mettre en danger, de continuer à avoir le trac, … 

 

Merci, Magali, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Guillaume Blanchard nous en dit plus sur son actualité, notamment théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Guillaume,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, dans « Le Horla », dans ce beau lieu qu’est A La Folie Théâtre. À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui ! C’est vraiment une expérience extraordinaire ! Bien qu’il soit toujours stressant de monter sur scène (même après plus de 200 représentations), quand on se lance dans cette pièce pour défendre le texte de Maupassant, c’est toujours impressionnant et incroyable de voir à quel point les gens sont à l’écoute. Les spectateurs, très attentifs, nous accompagnent par leur silence et nous permettent de plonger entièrement dans cette aventure… Et bien souvent, ce n’est qu’au moment des applaudissements que je prends pleinement conscience de l’attention du public.

Plus concrètement, avec vos mots, mais sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

C’est l’histoire d’un homme qui devient progressivement obsédé par une mystérieuse présence qui semble le hanter : le Horla. Tout se fait, évidemment, au fur et à mesure. Au début de la pièce, le personnage est complètement serein, tout va bien et, justement, c’est tout l’intérêt du texte de Maupassant : tout un chacun peut s’identifier à ce personnage et se dire « C’est une personne totalement normale… tout comme moi ». Mais, au fil des jours, de petits décalages apparaissent. Il se sent de plus en plus bizarre, se pose des questions, analyse, peut-être trop, suranalyse les choses, ce qui le fait sombrer dans une forme de paranoïa et de folie dans laquelle il glisse progressivement.

 

 

Quel regard portez-vous sur ce personnage ?

Je l’aime beaucoup, parce qu’il est très humain. Il essaie constamment de comprendre ce qui lui arrive et de prouver qu’il n’est pas fou. Il a toujours sa propre logique, et c’est ce qui le rend si intéressant à interpréter. Finalement, il pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

On a créé ce spectacle il y a cinq ans maintenant, au moment du Covid. Quand on a commencé à le jouer, les théâtres rouvraient à peine, les gens sortaient de cette longue période d’isolement, et beaucoup nous ont dit que ce personnage, seul et plein de questionnements, leur rappelait ce qu’ils avaient vécu pendant le Covid.

Je crois que nous avons tous une part de « Horla » en nous. Selon les moments et les situations, elle peut rester discrète ou prendre plus de place. C’est fascinant, je trouve. Après une représentation, j’ai discuté avec une psychologue venue voir la pièce ; elle me disait que « l’on a tous ce personnage en nous ». C’est sans doute pour cela que la pièce touche un public aussi large.

La palette de jeu à défendre doit être, pour vous, particulièrement agréable…

En tant que comédien, c’est juste incroyable ! La pièce démarre avec des petits oiseaux, tout va bien, la journée est paisible. Le personnage est chez lui et raconte quelle chance il a de vivre dans ce pays magnifique et dans sa belle maison… Puis traverser, en une heure et demie, tout ce qu’il va traverser est juste jouissif et extraordinaire ! Je finis littéralement en sueur à la fin de chaque représentation, tant il passe par des émotions intenses. Cela me permet de jouer énormément de choses ; j’ai une chance incroyable, c’est sûr !

Comme il y a une alternance du comédien qui vous accompagne, sans doute que l’énergie est différente à chaque fois ?

Tout à fait ! L’énergie dépend du partenaire, mais aussi du public et de l’état dans lequel je me trouve ce jour-là. Ce sont de petites choses qui font que chaque soir est différent et que, à chaque fois, je redécouvre un peu le texte. On me demande souvent si je ne m’ennuie pas après toutes ces représentations, mais non, au contraire, c’est un vrai plaisir !

Parfois, nous jouons aussi pour des scolaires, ce qui change complètement la dynamique. Leur spontanéité oblige à rester très concentré, mais elle apporte aussi un regard neuf sur la pièce. Comme les enfants n’ont pas forcément les codes du théâtre, ils expriment leurs émotions sans retenue, et cela me rappelle soudain que « ah oui, il y a cela aussi dans la pièce »… Cela me permet de remettre le curseur à zéro et de me recentrer, à chaque fois, sur ce que je vis, comme si c’était la première fois, alors que j’ai déjà joué la pièce plus de deux cents fois.

Chaque année, la pièce se joue pendant trois mois environ, ce qui vous permet probablement, à chaque fois, d’y revenir avec une certaine fraîcheur et un autre regard ?

Complètement ! Une pause permet soit d’oublier certaines choses, soit d’en avoir une autre vision. Cela permet de redécouvrir la pièce et d’en faire ressortir d’autres éléments. C’est intéressant, pour moi comme pour le metteur en scène. C’est une sorte de danse entre lui et moi : on se met d’accord sur les nouveautés que l’on veut changer, chercher, tester, et sur ce que l’on décide de garder ou non. Cela bouge toujours un peu, tout en respectant le cadre de départ.

Vous avez commencé à l’évoquer, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public?

En général, les gens sont bluffés par l’intensité de la pièce. En plus du jeu et de l’histoire, il y a aussi la mise en scène, les lumières, les tours de magie, et les spectateurs sont stupéfaits que les deux seuls comédiens que nous sommes les fassent voyager pendant une heure et demie à travers tous les méandres psychologiques du personnage. Ils ne s’y attendent pas et ne pensent pas pouvoir vivre cela au théâtre. Ils se demandent même comment on parvient à faire tout cela avec un décor unique.

Pour laisser place à l’imagination, le metteur en scène a simplement suspendu des cadres vides, et c’est tout. Je rentre dans le premier cadre et je dis « J’aime la vue de ma fenêtre » : on sait alors ce que c’est. Et ainsi de suite… Chacun voit ainsi des choses qui n’existent pas réellement, et c’est très chouette.

En complément, toujours au théâtre, vous serez probablement au Festival d’Avignon, l’été prochain, dans un tout autre registre…

C’est encore en pourparlers mais, effectivement, je vais peut-être rejoindre une troupe qui joue une pièce sur Edward Snowden, le lanceur d’alerte. Ce serait donc un registre très différent. La pièce évoque notamment la journaliste et écrivaine française Flore Vasseur, qui a eu l’opportunité de l’interviewer et qui en a tiré un documentaire produit par Arte en 2017. On suit tout le questionnement et le silence que Snowden est obligé de garder dans sa vie privée avant de lancer l’alerte.

On voit aussi le parallèle entre cette journaliste, qui se pose de nombreuses questions sur le 11 septembre, les médias en général et le pouvoir, et Snowden qui, lui, s’interroge sur son travail, la moralité, les valeurs, et se demande s’il est, ou non, un traître à sa nation. C’est une pièce particulièrement intéressante, d’autant plus qu’à notre époque, les gens ne se posent presque plus ces questions. À l’époque de Snowden, cela faisait scandale ; à l’époque du Covid, on refusait certaines applications sur nos téléphones ; aujourd’hui, on accepte toutes les conditions générales et l’idée d’être constamment espionnés. Le chemin parcouru est assez vertigineux.

Être présent dans ce grand barnum d’Avignon fait partie des endroits où il faut être…

C’est génial, artistiquement, pour un comédien ! C’est l’occasion de rencontrer ses camarades, d’aller voir énormément de pièces de théâtre — près de 2 000 chaque jour. C’est foisonnant et cela permet surtout de découvrir de véritables pépites que l’on n’aurait pas forcément vues ailleurs. C’est aussi accepter de se laisser surprendre. Chaque année, je ressors en larmes d’une ou deux pièces. Il n’y a qu’à Avignon que l’on vit ça.

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de TMC ont pu vous suivre dans la série « Les Mystères de l’amour ». Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est une grande famille, très humaine. Tout le monde est très gentil et m’a accueilli à bras ouverts. C’était une expérience vraiment agréable, même si les conditions de tournage sont assez sportives et demandent beaucoup d’énergie. Il faut enchaîner rapidement, ce qui n’est pas toujours évident, mais il en est sorti une expérience vraiment chouette.

J’ai commencé à Saint-Martin, ce qui n’est pas désagréable du tout 🙂. J’y ai passé un séjour génial, et j’ai cru comprendre que Jean-Luc Azoulay m’avait fait revenir parce que tout s’était très bien passé et que cela lui avait plu. Tant mieux ! C’était la même chose à Paris, où j’ai pu rencontrer encore plus de personnes.

Tourner dans ces conditions-là est vraiment agréable. Le côté familial m’a beaucoup touché.

Même si, vu de l’extérieur, théâtre et télévision peuvent paraître éloignés, sans doute y trouvez-vous une réelle complémentarité ?

Oui, ce sont deux exercices complètement différents. Au théâtre, on bénéficie de nombreuses répétitions et d’un long travail de mise en place avant de jouer. À la télévision, c’est l’inverse : il faut être prêt à réagir immédiatement. Même si le texte est appris en amont, tout se fait très vite. On découvre parfois les autres comédiens dix minutes avant de jouer, on répète à peine une ou deux fois, puis il faut se lancer, être efficace et vivant tout de suite.

Mais vous avez raison : l’un nourrit l’autre. L’expérience de l’un apporte de la matière à l’autre. Sur un tournage, on peut tenter des choses plus instinctives, presque des accidents de jeu, qui sont parfois conservés parce qu’ils fonctionnent immédiatement. Si cela avait été répété, le résultat aurait été différent. Ce sont donc deux expériences très distinctes, mais extrêmement enrichissantes.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

J’ai beaucoup d’envies. J’ai également réalisé des courts métrages et des clips, une expérience qui m’a beaucoup plu. Pour la suite, j’aimerais continuer à explorer des projets variés, aussi bien sur scène que derrière la caméra. La réalisation m’attire de plus en plus, car elle permet d’avoir une vision globale d’un projet, de sa conception à sa finalisation.

Peut-être que la prochaine étape serait de réaliser mon propre film et d’y jouer, ce que je n’ai encore jamais fait. Ce serait un véritable défi pour moi. En tant que comédien, je ne suis jamais pleinement satisfait de mon travail ; en tant que réalisateur, je cherche toujours la perfection. Combiner les deux serait sans doute plus délicat, mais ce pourrait bien être mon prochain défi.

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marine Toulet évoque avec passion sa belle actualité, sur scène et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

@ Flavien Dareau

 

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche et variée en ce moment. Vous êtes sur scène, à la comédie Montorgueil, dans “Charge mentale, sauve qui peut !”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est évident ! Je suis une comédienne qui a eu des années de galère, où je n’étais pas programmée tout le temps et où je jouais quelques fois par mois. Là, de passer à deux fois par semaine, bientôt trois, et plus puisqu’il y a d’autres pièces qui vont être en simultané, c’est super ! Et puis, ça veut dire que l’on continue à apprendre et qu’on progresse dix fois plus, parce que c’est la pratique qui fait avancer. La théorie et les choses que l’on voit à l’école permettent d’avoir la technique mais il n’y a rien de mieux que de se confronter aux gens, au public et à différents partenaires. Cela maintient en forme, ça permet de toujours apprendre, ce qui est hyper important…Car ce n’est jamais fini…On ne monte jamais sur scène, en se disant “C’est bon, je maitrise”...Même au bout de deux ans sur cette pièce, parfois, je me dis “Ah, cet endroit-là passait il y a quelques temps mais il ne passe plus, il faut que je le réinvente”. C’est pour ça que l’on appelle cela du spectacle vivant…

Je m’éclate plusieurs fois par semaine, c’est super génial ! Et le travail appelle le travail, c’est-à-dire que plus on travaille, plus on montre, sur les réseaux, que l’on travaille, plus on est appelé pour travailler…C’est le bon revers de la médaille !

Sans tout en dévoiler, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

C’est une émission de télé, entrecoupée par des sketchs, qui sont des flashbacks pour expliquer la charge mentale. En fait, il y a quatre charges fondamentales que l’autrice a identifiées : la charge de l’enfantement, la charge de l’apparence, la charge de la maternité ainsi que la charge de la vie professionnelle et familiale. A chaque fois qu’on va se débarrasser d’une charge, on va revenir en arrière, à l’origine de celle-ci, pour la décortiquer. 

C’est l’histoire de la charge mentale d’Adam et Eve, à l’entretien d’embauche de nos jours et on suit le parcours d’Ella, mon personnage, la descendante de la femme à l’origine de toutes les femmes. On voit comment Eve s’est faite entourlouper par Adam et par Dieu pour porter toutes les charges et tout le poids négatif, puis comment elle va avoir des enfants et essayer de retrouver un travail après la maternité. On partage ses galères, avec humour…Donc, soit on est sur l’émission, avec la présentatrice, soit on est en flashbacks. C’est très drôle, c’est une façon de faire très originale parce que ce n’est pas une histoire linéaire, ce qui est intéressant à interpréter. En fait, je joue un personnage mais qui est pluriel : je joue l’adolescente, je joue la future maman, je joue la maman déjà aguerrie, je joue Eve,...J’ai plein de choses à jouer, plein d’époques et d’étapes différentes du personnage. J’apparente cela à un film mais où j’ai la chance d’incarner toutes les étapes d’une vie ! 

 

 

C’est super riche, on s’amuse, il y a beaucoup d'interactions avec le public, ce que j’adore. D’aller choper les gens permet de réinventer tous les soirs parce qu’ils ne réagissent jamais de la même manière. Il faut vraiment rester en connexion avec eux ! Vraiment, je m’éclate…En plus, c’est une des rares pièces de comédie avec deux femmes. Flore, l’autrice et metteuse en scène, a un don pour choisir ses actrices : à chaque fois, elle prend des filles qui ont un capital sympathie énorme et qui font leur job sans jamais te piquer le tien, ce qui est très appréciable ! On s’amuse mais sans se piétiner, il n’y a pas de bagarre d’égo sur scène, on est là pour se marrer, pour se porter et pour se mettre en valeur l’une l’autre. Elle a réussi à choisir des comédiennes qui ont créé une jolie sororité autour de son projet et c’est quand même ce dont on parle dans cette pièce…Donc je pense que le pari est réussi !

La pièce avait d’ailleurs commencé à Lille, avant de partir en tournée. Des théâtres parisiens nous avaient fermé leurs portes, prétextant que cette pièce parlerait surtout en province …mais on voit que ça marche, même à Paris ! La charge mentale est partout ! On s’est adaptées un peu, ça nous a fait grandir et devenir encore plus exigeantes, face à des yeux, dans la salle, très aiguisés. 

D’ailleurs, quels principaux retours avez-vous de la part du public ?

Notamment en province, on a le temps, à la sortie, de saluer tous les spectateurs un par un. Vraiment, on a des gens qui sont venus voir le spectacle plusieurs fois et qui nous expliquent que ça a ouvert une discussion au sein de leur famille. Comme quoi, alors que l’on décrit parfois le café-théâtre comme de la gaudriole qui ne sert pas à grand-chose, en fait le rire permet aussi de réfléchir…Ce n’est pas inutile de rire ni d’aller se détendre, surtout sur des sujets comme celui-ci.

On traite les choses avec le plus d’humour possible donc même les hommes passent un bon moment et reconnaissent prendre conscience de certaines choses. Les femmes nous disent merci. Certaines nous expliquent même que le discours avec leur ado allait changer, pour ne plus l’éduquer pareil. Donc ça fait bouger un peu les lignes, tout en faisant marrer ! Tout est dédramatisé dans ce spectacle, rien n’est grave… Comme on prend, dans le public, des gens de tous âges, il y a même, parfois, un choc des générations ! Des enfants ont trouvé cela trop marrant, ils ont eu l’impression “d’avoir vu papa et maman à la maison, et de comprendre ce que maman traverse”. Ce retour de leur part est intéressant.

 

@ Alicia Guiguen

 

En parallèle, dans le même lieu, nous pouvons vous retrouver dans “Merci, au suivant!”. Certainement que cette autre pièce doit, pour vous, être très complémentaire de la première, artistiquement et personnellement ?

Oui, oui ! C’est vraiment très très très complémentaire et c’est aussi pour ça que j’ai accepté. Déjà, c’est dans le même théâtre, je connais les gens et c’est intéressant, aussi, de s’inscrire dans un lieu, pour ne pas se disperser.

C’est une pièce jouée avec un homme, le rapport n’est donc pas le même et on ne parle pas de la même chose. Là, c’est, je pense, le pire speed-dating de l’humanité…Cette jeune femme, restée cinq ans avec le même homme, ne sait plus draguer et est obligée de faire des speed-datings pour rencontrer l’amour. Elle tombe sur toutes les caricatures des hommes que l’on peut rencontrer. C’est du café-théâtre donc on est dans la caricature mais elle va traverser des déboires. Je pense qu’il y a, dans ce spectacle, une belle évolution du personnage : à la fois, elle arrive un peu à reculons mais, en même temps, très enthousiaste de tourner cette page et d’aller de l’avant, puis, au fur et à mesure, c’est la déconfiture parce qu’elle croise des fou-furieux. Je crois que cette expérience va la transformer et la déculpabiliser d’être seule…Je pense que l’on se fait tout un monde, parfois, d’être seul, dans une société qui veut nous caser à deux, avec des enfants et il me semble que beaucoup de gens vont s’y retrouver ! 

A la fois, c’est très drôle et le personnage est super touchant. Et puis, c’est très différent de l’autre pièce, elle ne traverse pas la même chose. Cela se revendique être une grande comédie stand-up et je crois que ça l’est vraiment parce qu’il y a toute une partie seule en scène qui me plait beaucoup. C’est une sorte de tremplin vers mon futur seule-en-scène, c’est vraiment un entraînement parce que je suis à la fois seule en scène sur les trois quarts du spectacle et, en même temps, j’ai toujours mon partenaire qui est là et avec qui je peux me marrer. C’est un bon compromis, je pense, pour moi ! 

J’ai même dû apprendre le tango pour ce spectacle-là, en deux répétitions seulement…C’était un défi, c’était sportif…

 

 

Le défi est sans doute également dans le fait de devoir switcher rapidement d’un spectacle à l’autre, et donc d’un personnage à l’autre ?

Oui ! Je pense que la balance se fait dans le bon sens. Majoritairement, je vais jouer ce nouveau spectacle en premier, ce qui peut être un peu la genèse du personnage. En tout cas, dans ma tête, il faut, je pense, que je le vive comme cela. Techniquement, certains samedis, je n’ai que quinze minutes pour passer d’un rôle à l’autre mais je pense que les costumes sont aidants pour trouver les personnages. Notamment sur “Charge mentale, sauve qui peut!”, d’enfiler le costume me permet d’enfiler la peau du personnage et de me préparer assez rapidement. Mais c’est vrai que c’est une gymnastique ! 

J’aime bien ce genre de défis ! Globalement, j’aime les défis sur scène et cela me plait énormément aussi de devoir reprendre un rôle en quelques jours seulement…Le cas échéant, je sais bien que, à la première, ce n’est pas encore la meilleure version mais je sais aussi que je vais apprendre avec les gens, ce qui est formidable ! Il y a toujours un côté grisant d’apprendre encore de nouvelles techniques.

Vous le disiez, cette nouvelle pièce est une sorte de tremplin vers “Facetagram”, votre seule-en-scène…

Ce serait plus pour fin d’année 2026…En fait, j’ai créé ce spectacle l’année dernière et, vraiment, c’est venu d’une envie, en tournée, lorsqu’on n’avait pas pu assurer une date, ma comparse étant tombée malade. J’ai souvenir de la régisseuse qui me dit “C’est vraiment dommage que tu n’aies pas un one, sinon on l’aurait passé…”. L’idée n’était pas mauvaise…

Je l’ai joué, une première fois, pour une audition, pour me confronter et voir ce que ça donnait. J’ai eu la chance d’être accompagnée, à la régie, par Nelly, une personne qui n’est pas du tout du métier et qui ne m’avait jamais vue jouer. Elle m’a donné des retours de spectatrice pure et dure, mais avec un œil de la lectrice aguerrie qu’elle est. Cela m’a incitée à une réécriture, par manque de liants…J’ai mis des mois à trouver ce qu’il me manquait et, à présent, c’est un vrai dialogue intérieur, avec beaucoup de voix off. Je pense que c’est un spectacle qui me ressemble, il est à mon image ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

J’ai eu la chance, fin décembre, de jouer un petit personnage dans “Scènes de ménages”, qui pourrait devenir récurrent, selon la réalisatrice, puisque c’est l’amie d’un couple qui est en place. Donc on peut me souhaiter de revenir parce que ce sont vraiment une ambiance et une expérience de tournage que j’ai beaucoup aimées. Il y a un vrai parallèle avec le théâtre, parce qu’on a très peu de temps, au final, pour tourner et pour être bon. Donc il faut être un peu immédiat…C’est comme dans le spectacle vivant, c’est sans filet. Cela m’a vraiment plu donc pourquoi pas plus d’épisodes ? Je serais comblée : de la voix off, du théâtre et de la télé …

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Clara Huet nous en dit plus sur sa belle et riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clara,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité théâtrale est riche et variée. “Crystal clear” aura trois premières représentations en ce mois de janvier et vous retrouverez cette pièce au festival d’Avignon cet été. Sans tout en dévoiler, comment présenter ce spectacle ?

C’est un triangle amoureux, qui va nous permettre d’aborder la cécité. Le personnage principal est un homme, il a eu une relation plutôt assez longue avec mon personnage, qu’il va progressivement quitter, pour aller vers une autre femme. Il est diabétique, il ne s’en occupe pas très bien, ce qui fait qu’il y a, malheureusement, des conséquences irréversibles sur sa santé, à savoir qu’il perd progressivement la vue. Sa deuxième histoire d’amour sera avec une aveugle, ce qui sera l’occasion d’aborder la vie d’aveugles, leurs contraintes au quotidien, ce que ça implique…

C’est un thème qui est très rarement évoqué au théâtre et même au cinéma, donc on va aussi utiliser ce projet pour réfléchir à comment proposer un spectacle qui peut être également accessible aux personnes non voyantes. Le metteur en scène, Thierry Harcourt, a réfléchi à comment intégrer l’audiodescription, pour que cette pièce soit, par le sujet et par la mise en scène, accessible à tous.

Quelles sont les principales caractéristiques de Jeanne, votre personnage ?

C’est une battante, c’est quelqu’un qui ne lâche pas l’affaire comme cela. On va dire que ça fait cinq ou six ans qu’elle est en couple avec cet homme et elle voit bien que ça périclite, qu’il commence peu à peu à prendre la porte de sortie mais sans vraiment le dire. Elle est attentive au fait que l’amour s’entretienne, c’est aussi un travail, il faut remettre une pièce dans la machine de temps en temps pour raviver les flammes. En même temps, elle s’adapte à lui, à ses besoins, elle n’est pas totalement satisfaite non plus…C’est une institutrice, elle a quelque chose d’un peu organisé et de carré.

Il y a deux scènes dans cette pièce pour elle : dans la première, on voit un peu l’état de leur couple, qui n’est pas loin de la fin et, dans celle d’après, ils ne sont plus ensemble, entre-temps il a perdu la vue et donc, elle est un petit peu là à essayer d’être présente, tout en n’étant plus la femme qui fait partie de sa vie. Elle met les pieds dans tous les plats, c’est très compliqué…Elle utilise le mot “voir” parce qu’en fait, on l’utilise tout le temps dans la vie…Elle fait toutes les indélicatesses et maladresses possibles, tout en essayant de faire preuve de bonne volonté, parce qu’elle tient à lui et qu’elle veut être là. Cela permet de montrer que ce n’est pas simple, en fait, même pour les voyants, qui essaient d’aider et de s’acclimater à une nouvelle vie, avec des contraintes plus importantes.

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée doit être très plaisante ?

Elle est plaisante et elle est complexe…Ce personnage n’est pas évident, le metteur en scène me disait même que, pour lui, c’est celui qui allait le moins récolter parce qu’il n’y a pas l’empathie de la personne non voyante, ni de celle qui perd la vue au fur et à mesure…Elle est la femme qui se fait quitter, qui essaie d’être là mais qui est maladroite donc il fallait que je lui trouve son humanité et son empathie. En même temps, elle aussi a ses émotions, la situation n’est pas simple pour elle, elle a aimé cet homme, qui est parti avec une autre, donc il y a du deuil, de la colère, de la souffrance, de l’amour et elle n’en reste pas moins humaine, avec ses émotions, à essayer de vivre tout cela. C’est intéressant !

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources plus personnelles d’inspiration ?

Il s’avère, que personnellement, 2025 a été une année de séparation avec le papa de ma fille, ce n’est évidemment pas la même situation mais ça reste un deuil d’une histoire. Donc c’est sûr que c’est venu me nourrir à plein de moments, je n’ai pas eu besoin de chercher bien loin !

On vous imagine sans doute impatiente de pouvoir proposer la pièce au public et curieuse des retours des spectateurs ?

Oui, oui, c’est sûr ! Vraiment, quand on sent qu’un projet auquel on participe n’est pas seulement du divertissement mais qu’il y a aussi un intérêt social et politique, avec un avant et après la pièce, qui permet de réfléchir et de faire se rendre compte de certaines choses au public, je trouve très noble et très intéressant, pour un artiste, d’y participer. Ce qui est pas mal aussi, c’est que, comme mon personnage n’est pas tout le temps sur scène, je prends en charge l’audiodescription. Ce rôle est intéressant également !

C’est une petite production, c’est une petite équipe et le metteur en scène, plutôt que de voir cela comme une contrainte, l’a pris comme une qualité. Il a décidé de mettre très peu de choses en scénographie donc tout repose sur les comédiens sur scène : créer l’univers, apporter le passif, être simplement sur l’action et les émotions,...C’est très jouissif pour un acteur ! On n’a rien auquel se raccrocher, les gens ne vont pas pouvoir dire qu’ils aiment bien les rideaux, la sono ou le canapé, …Non, c’est juste nous donc il ne faut pas se planter, il faut être là !

Certainement qu’il doit y avoir beaucoup de fierté de pouvoir amener ce projet, sur ce sujet-là, en Avignon, à l’été prochain ?

Complètement ! Personnellement, c’est très excitant pour moi parce que, malgré mes plus de dix ans d’expérience dans le milieu, je n’ai jamais amené une pièce à Avignon en tant que comédienne. Cela va être mon premier Avignon en tant que festivalière, j’ai hâte !

A partir de septembre, vous serez en tournée avec une autre pièce, “L'invitation”, qui avait déjà existée à Paris. Sans doute en êtes-vous très heureuse ?

C’est assez fou pour moi cette année : je renoue avec le théâtre, que j’avais un peu laissé de côté pendant un temps, pour d’autres projets, grâce à deux spectacles très différents, en termes de registre ou de construction. Là, on a une grosse production derrière, on va avoir énormément de dates en tournée, avec des salles plutôt grandes et des comédiens qui ont leur notoriété. C’est aussi une première pour moi de participer à un projet du registre de la comédie ! C’est une mise en lumière assez exceptionnelle, je suis ravie que le metteur en scène, Éric Laugérias, me donne cette chance. J’ai hâte de commencer !

Artistiquement, comment appréhendez-vous le fait de vous réapproprier le spectacle, avec une nouvelle équipe ?

J’ai déjà lu la pièce mais j’ai toujours un peu de mal à me projeter à ce moment-là. C’est plus simple quand je l’entends, quand on fait une lecture, à table, avec les autres comédiens et que l’on voit déjà un peu ce que ça donne dans le jeu. Cela me permet de visualiser beaucoup mieux ! Mais comme cela n’a pas été possible tout de suite, je suis allée voir sur internet des extraits de la captation de la première création. Comme ça fait un moment, je n’ai plus tout en tête, ce qui n’est pas plus mal, cela va me permettre de commencer sur une feuille vierge et d’y mettre, dans le personnage, ce que j’ai envie et ce que je vais vivre sur le plateau, nourrie du lien avec mes camarades et de la vision du metteur en scène.

En comédie, il y a quelque chose de très technique dans le rythme, ça va aussi beaucoup influer sur la création.

 

 

En quelques mots, quelle est l’histoire de cette pièce à trois personnages ?

Un couple est marié depuis près de quinze ou vingt ans et la pièce s’ouvre à deux heures du matin, au moment où le mari rentre chez lui, en faisant doucement, un bouquet de fleurs à la main pour sa femme. Elle allume la lumière, lui demandant “Alors, c’est encore à cette heure-ci que tu rentres?” et son mari s’excuse, expliquant qu’il a passé la soirée avec un ami qui ne va pas bien. Mais mon personnage ne semble pas le connaître, malgré toutes ces années de mariage…et, pas dupe, elle propose de l’inviter à dîner le lendemain soir pour le rencontrer.

Évidemment, ce n’est pas la vérité, cet ami n’existe pas et donc il va falloir l’inventer, il va falloir trouver un homme qui voudra bien endosser ce rôle…S’en suit alors la scène du dîner…

En complément, vous êtes régulièrement en spectacle, sur un registre encore tout autre …

Cela fait trois saisons que je travaille dans un lieu festif, à Paris, qui s’appelle “Mondaine”. On est à mi-chemin entre un dîner spectacle et de la musique live d’accompagnement. C’est un restaurant sans scène, les artistes déambulent, vont et viennent tout au long de la soirée pour, au fur et à mesure, amener les gens à se lever, à danser, à partager cette joie et cette énergie, pour finir dans une ambiance de DJ Set. 

J’y suis artiste chanteuse et danseuse, on est une dizaine à tourner du mercredi au samedi, pour qu’il y ait, chaque soir, trois présents. Je fais aussi partie de l’équipe de création, je gère la partie mise en scène et chorégraphie. On essaie de faire en sorte de se rapprocher de plus en plus du côté spectacle, pour offrir aux gens un visuel, avec des parenthèses de danse. 

 

 

Ces différentes casquettes sont probablement très complémentaires les unes des autres…

Tout se nourrit et se recoupe. Je fais aussi de la décoration d’intérieur, c’est quand même de l’art, c’est quand même le goût du visuel et du beau, il faut une certaine aptitude à organiser l’espace et à raconter des histoires, en s’inventant un fil conducteur au fur et à mesure des pièces, avec des couleurs, des énergies et des sensations. Ce sont des choses que l’on peut retrouver, par exemple, dans une mise en scène au théâtre. Je n’ai pas encore tenté l’expérience mais cela fait deux ans que je suis Thierry Harcourt en tant qu’assistante et j’ai touché le sujet du bout des doigts. Le jour où une pièce m’animera et m’inspirera, j'adorerais pouvoir créer ma propre mise en scène ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

C’est une bonne question…De continuer à prendre autant de plaisir que j’en prends dans cet univers depuis le début ! D’accepter le fait que, parfois, il y a des périodes de doute…Comme nous sommes notre propre outil de travail, ça vient nous bousculer de façon assez intense mais cela fait partie du jeu. J’ai la chance d’être dans une année pleine de promesses donc elle s’avère être très excitante. Peut-être qu’après, il y aura une petite vague descendante donc on peut me souhaiter de la sérénité et de profiter de tous les moments que nous offre ce magnifique métier !

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

Quelques informations complémentaires : 

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Crystal Clear de Phil Young
mise en scène: Thierry Harcourt
assistanat mise en scène: Paloma Duchesne
distribution: Jean Nicolas Gaitte, Rebecca Chateau, Clara Huet
Production: Christophe Paris
 
les 15, 16 et 17 Janvier au théâtre de l'odyssée de Levallois Perret 
lien de réservation: CRYSTAL CLEAR
 
au Festival d'Avignon du 4 au 25 Juillet 2026 au théâtre de l'Oriflamme, à 16h
 
Nous avons besoin de vous pour cette production, notamment pour que le projet puisse exister à Avignon cet été. Chaque don compte énormément. En plus, il est important de savoir que chaque don ouvre droit à un reçu fiscal, permettant au donateur de bénéficier d’une déduction d’impôt de 66 % du montant donné. Autrement dit, un geste solidaire qui a un impact réel, à la fois pour le projet et pour ceux qui le soutiennent. Alors si vous souhaitez cette année aider une petite compagnie de théâtre à aller au bout de son projet artistique n'hésitez à participer à notre campagne de financement en cliquant sur le lien suivant:
Lien don : ICI 
 
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L'invitation de Hadrien Raccah
Mise en scène: Eric Laugérias
Distribution: Frederic Chau, Guy Lecluyse, Clara Huet
Production: Les grands théâtres
En tournée France, Belgique, Suisse à partir de Septembre 2026
 
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Mondaine de Pariso 
23, rue de Ponthieu 75008 Paris
 
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Liens Instagram :
@clarus_huet
 

 

 

Publié dans Théâtre

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Raphaëlle Cambray évoque sa belle actualité, au théâtre et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Raphaëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité artistique est particulièrement riche et variée, en ce moment. Vous êtes sur scène, au théâtre du Palais Royal, dans “Du charbon dans les veines”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver la scène, vos camarades et le public ?

Bien sûr ! C’est vrai que c’est le trio gagnant ! Le théâtre est avant tout une aventure humaine, un peu plus encore que les autres formes d’expression artistique. L’exercice du plateau est toujours une épreuve de vérité. L'idéal est d’être en bonne compagnie, avec des gens que l’on a plaisir à retrouver...Au début, on peut toujours redouter le loup dans la bergerie mais, cette fois-ci, nous sommes chanceux car nous avons sept brebis qui sont contentes d’être ensemble 🙂.

En plus, cette création théâtrale est une véritable martingale gagnante parce que le public nous suit de façon enthousiaste, particulièrement depuis les Molières, on ne va pas se mentir. Au départ, sur le papier, le sujet n'était pas très évident ...Actuellement, les gens ont plus envie de divertissement, de comédie. Le thème de notre pièce n’était pas gagné d’avance, trop misérabiliste ? Trop triste ? Trop Zola dans l'esprit ? L’affiche et le titre ne donnaient pas trop envie de venir mais, maintenant, les cinq Molières piquent la curiosité de beaucoup de monde. Comme le bouche à oreille est excellent, cela fait une belle boule de neige qui ne cesse de grandir. C’est vrai que nous sommes très très gâtés !

Plus concrètement encore, avec vos mots mais sans tout en dévoiler, comment présenteriez- vous cette pièce ?

C’est une fresque familiale, qui se déroule dans les années 60, au moment de la coupe du monde de football. Cela correspond aussi à l’arrivée de la télévision dans certains foyers. C’est très tendre, cela met en avant toutes les valeurs simples de la vie, autour de l’amitié et de l’amour. On voit comment, dans le milieu minier, où la vie est réputée pour être difficile, économiquement et physiquement, on arrive à apporter de la lumière et de la joie quelque soit l'adversité de la vie...

Votre personnage vous permet sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre…

Oui ! Pour moi, c’est un peu une machine à remonter le temps parce que cette pièce raconte beaucoup de mon enfance. C’est l’histoire de mes arrières grands parents / grands parents qui se déroule chaque soir...Quand j’arrive sur le plateau, j’ai l’impression de réenfiler les chaussures de mon arrière grand-mère et de ma grand-mère ! C’est un projet qui restera unique pour moi. Il est profondément impliqué dans l’intime de mon histoire familiale, donc ça a une saveur particulière.

 

 

Globalement, quels principaux retours avez-vous du public ?

De façon très unanime, toutes générations confondues, tous niveaux sociaux confondus, les gens sont extrêmement bouleversés. Pas dans le sens de la tristesse mais dans celui de l’émotion procurée par les joies simples de la vie et de ses valeurs profondes. Dans notre monde si bousculé, où les pertes de repères s'accumulent, où à cause de l'IA on n'arrive plus à savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, là, pendant 1h30 sur scène, on a l’impression d’être en prise directe avec des choses extrêmement vraies et sincères. C'est ce qui bouleverse les spectateurs, ils se reconnectent à la simplicité des sentiments.

Le public est très joyeux en sortant de la pièce. Cette dernière est tellement porteuse d’optimisme, de joie de vivre et de volonté de continuer quoiqu'il arrive... Par les temps qui courent, les occasions de se réjouir et de se faire plaisir sont rares.

Pas mal de gens qui viennent nous voir sont du Nord ou bien de pays miniers. Ce que je vis sur scène chaque soir via l'histoire de mes grands-parents, eux le revivent un peu par procuration avec moi. Cela les touche personnellement, quelque chose résonne à un endroit familial pour beaucoup de spectateurs. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’unanimité sur un tel sujet.

Au-delà des représentations parisiennes, de nombreuses dates sont prévues en province. De pouvoir alterner les deux doit être un vrai plus ?

Complètement ! Je suis provinciale, je le revendique haut et fort, même si je suis arrivée à Paris à peine majeure pour mes études. La tournée nous permet de faire un tour de France formidable et on se rend compte à quel point il y a des tempéraments différents de publics. C’est toujours joyeux de se demander comment la pièce va être reçue, perçue et commentée. Cette géographie du public est assez passionnante !

J’adore les voyages, j’adore prendre le train, j’adore découvrir de nouvelles villes, c’est exaltant d’être sur les routes.

En complément, vous mettez actuellement en scène deux spectacles, “Mon trésor” et “La visite”. Certainement que cette autre corde artistique est très complémentaire de celle du jeu ?

Tellement ! J’aime penser que l’on ne progresse jamais autant comme comédien que lorsqu'on fait de la mise en scène. On s’aperçoit alors de tout le processus qu’il faut activer pour obtenir des comédiens une performance sensible et véridique. A l’inverse aussi, on progresse énormément comme metteur en scène quand on est comédien, parce qu’on se rend compte de tous les manques que l’on peut éprouver. Tout cela fait une alchimie assez magique et, effectivement, les deux activités sont très complémentaires. Je ne conçois pas de faire ce métier-là différemment, je n’aurais pas envie qu’on me demande de choisir. Il y a des moments où la mise en scène prend un peu plus le pas et d’autres où c’est le travail de comédien mais je trouve cela formidable de pouvoir jongler avec les deux.

Un mot, si vous le voulez bien, sur chacun de ces deux spectacles ?

Ce sont deux spectacles absolument différents. Le premier, “Mon trésor”, est très autobiographique. C’est un spectacle écrit par mon ami Marc Samuel, qui a eu d’ailleurs la bourse Adami déclencheur, pour l’aider à la production. Ce projet très personnel raconte toute son enfance en Algérie jusqu’aux événements de 62 ... puis le violent rapatriement en France qui fut un terrible choc de vie. Il y raconte surtout la grande et belle histoire d’amour avec sa mère, dans cette famille de pieds noirs installée d'abord à Constantine, puis à Villeurbanne. Mais c’est avant tout et surtout une grande déclaration d’amour à sa mère !

 

 

Il y a un côté très poétique, très joyeux, très truculent. Une dizaine de tableaux nous permettent de traverser le temps, de ses 7 ans jusqu’à ses 65 ans. Sa maman, qui a maintenant plus de 90 ans, sera à la Première. Ce sera un grand rendez-vous affectif pour Marc, le 12 janvier au théâtre de la Scène parisienne.

Ensuite, je vais mettre en scène une jeune femme, Clara de Gasquet, qui va interpréter un texte d’Anne Berest : “La visite”. C’est un seule-en-scène, un grand exercice de saut dans le vide. C’est l'histoire d'une jeune maman qui vient d’accoucher deux à trois mois auparavant et qui reçoit la visite des cousins de son mari. Ce dernier n’étant pas là, c’est elle qui fait l’accueil et elle se retrouve à devoir faire face à cette belle-famille qu’elle ne connaît pas du tout. Cela va être l’occasion d’aborder tous les sujets qui lui passent par la tête, liés à la maternité et à tout ce qu’elle traverse depuis son accouchement. C’est donc un état des lieux des quelques mois d’après naissance, sur le bouleversement que ça opère, sur le cataclysme que ça génère, le tout avec beaucoup d’humour et des vérités assez tranchantes.

 

 

D’accompagner ces textes, ces spectacles et ces artistes est probablement très enrichissant humainement ?

Bien sûr ! C’est pour cela que je fais ce métier, de toute façon. C’est pour cela aussi que le théâtre est, pour moi, la terre primordiale. C’est cet endroit-là qui permet le plus de contacts en profondeur avec les gens. On ne se croise pas rapidement deux à trois jours, comme souvent sur les plateaux de tournage. Au théâtre, les traversées sont plus longues. On est aussi dans l’obligation de se mettre dans des situations de vérité donc, oui, je trouve qu’il n’y a pas plus enrichissant humainement.

Plus personnellement, comment appréhendez-vous les premières représentations de spectacles pour lesquels vous êtes à la mise en scène et donc pour lesquels vous ne pouvez plus agir directement ?

C’est une situation un peu particulière. Ce que j’ai remarqué, c’est que, autant je n’ai pratiquement jamais le trac en tant que comédienne - c’est plus une forme d’excitation et de joie d’être là, autant j’ai un peu le trac quand je suis metteuse en scène parce que je ne suis plus en maîtrise lorsque le rideau est levé. On a fait tout le boulot, le bateau prend la mer, le bébé doit faire ses premiers pas tout seul et, là, je me dis “A Dieu vat !”. C’est particulier ce trac...mais je crois qu'il est surtout lié à cette volonté de bien faire, qui est obsessionnelle chez moi. Aussi parce que ça engage bien évidemment ma responsabilité et que je ne veux pas décevoir les gens qui m’ont fait confiance.

En parallèle, nous pourrons vous retrouver très prochainement sur TF1 et France 2, respectivement dans “Le diplôme” et “Mitterrand confidentiel”...

Dans “Le diplôme”, c’est plus un clin d'œil...C’est une scène très drôle de speed-dating avec Bernard Campan. Une rencontre improbable qui nous a bien amusés, on a bien ri avec Bernard.

J’ai eu la chance d’être choisie par Antoine Garceau pour cette mini-série prestige de quatre épisodes sur France 2. Elle dresse un portrait intime de François Mitterrand, une partie très personnelle que l’on connaît moins, lui qui était très secret. Cet éclairage met en lumière son rapport avec les femmes, particulièrement avec Anne Pingeot et Danielle Mitterrand. Je me retrouve à incarner la mère d'Anne Pingeot, quand cette dernière avait 18 ans. Thérèse Pingeot est une grande bourgeoise clermontoise, qui reçoit les notables de la belle société, dans sa résidence secondaire d'Hossegor. C’était très drôle à faire, d’autant plus que, le reste du temps, je joue Simone, au fond de la mine. Ce grand écart de jeu a été très joyeux ! C’est un peu l’avantage de ce métier ces grands écarts d'incarnation.

 

 

La rencontre avec Antoine a été évidente ! Je ne suis pas du genre flagorneuse mais j'ai été ravie de toute cette aventure. C’est une grande chance d’avoir pu rencontrer son exigence de travail et son humanité.

Votre agenda que l’on imagine très chargé vous laisse-t-il quand même le temps de travailler déjà à d’autres projets ?

Dès que février sera passé, je vais préparer un très gros rendez-vous pour moi, très important, celui de la création, salle Réjane, au théâtre de Paris, de la pièce “Déni”, une création écrite par Sophie Cottin que je vais mettre en scène et dans laquelle je jouerai également. C'est un projet que nous portons toutes les deux de façon très personnelle. Un vrai sujet jamais abordé au théâtre.

Pour terminer, que peut-on ainsi vous souhaiter pour cette nouvelle année qui commence ?

Une santé de fer ! C’est la seule chose qui m’importe, parce que je me dis que pour le reste, on finit toujours par s'en accommoder.

Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Pierre Aussedat évoque son actualité et revient aussi sur son beau parcours artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@ David Desreumaux


 

Bonjour Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous allez être de retour sur scène, dans la comédie musicale “Gypsy”, fin 2025 et en 2026. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Absolument, vous avez raison ! C’est un vrai plaisir…Je suis un homme de télévision et de cinéma aussi mais le théâtre est ce qui m’a formé. Là, il s'agit encore d’autre chose. La comédie musicale est un monde particulier, c’est une autre façon d’aborder le travail et c’est super ! Je m’amuse beaucoup dans ce spectacle parce que je regarde énormément les autres. C’est un plaisir, ils sont tous très talentueux, Natalie Dessay en tête de gondole mais il n’y a pas qu’elle. Tous sont formidables ! C’est vraiment un grand bonheur d’expérience et de plaisir, tellement l’équipe s’entend très très bien.

Je connais bien aussi le metteur en scène, Laurent Pelly, j’avais déjà fait énormément de spectacles avec lui donc le rapport de complicité est évident et permanent.

Avec vos mots, justement, comment pitcher ce spectacle ?

Le personnage que joue Natalie Dessay est une mère de famille, qui a deux filles et qui a raté la carrière qu’elle aurait voulu faire, de chanteuse de comédie musicale. C’est inspiré d’une histoire vraie, d’une femme, mère possessive, complètement obsédée par la réussite de ses filles, qui pouvait représenter, pour elle, sa propre réussite qu’elle n’avait pas eue à cet âge-là. Donc le personnage est d’une tyrannie absolue avec ses enfants et elle prête à tout pour qu’ils réussissent. 

Quels rôles avez-vous le plaisir de pouvoir défendre ?

Ici, en l’occurrence, je ne chante pas. On est deux à faire plusieurs petits personnages qui interviennent dans le spectacle. Ce sont souvent des rôles assez hauts en couleurs et très drôles à faire.

La palette de jeu est plaisante. Cela rejoint quelque chose de plus profond pour moi, qui est que mon plaisir d’acteur réside dans le fait, justement, de ne pas être toujours dans le même registre. Donc de jouer plusieurs personnages est formidable ! C’est intéressant de ne pas être tout à fait soi, tout en étant soi…Vous savez, souvent, quand je croise dans la rue des gens qui me parlent de “Mongeville”, ils me disent “Vous avez l’air plus sympathique en vrai”...

Le fait d’aller en province, à la rencontre des spectateurs, doit certainement aider au plaisir pris ?

Complètement ! J’ai toujours beaucoup aimé les tournées, j’en ai fait beaucoup. Ce sont des moments formidables…Paris est plus rude, dans le sens où il y a toujours une espèce de pression professionnelle, face à toutes les propositions de spectacles. Quand vous allez en province, les gens sont très avides d’assister à des représentations. C’est, effectivement, un bonheur de rencontrer le public, c’est sûr !

En complément, vous mettez régulièrement en ligne des vidéos sur vos réseaux, en lien avec une autre de vos passions, celle des mots et de la poésie…

En fait, mon métier d’acteur m’a appris à dire ! Je vais remonter un peu dans mon passé : quand j’avais 27 ans, j’avais pris un texte de Musset, “Namouna”, peu connu mais formidable, un long texte en alexandrins, de 882 vers à l’origine. Très souvent, Musset, qui raconte des histoires, fait des digressions de l’auteur au lecteur. Donc, sans même adapter le texte car il n’y en avait pas besoin, je me suis servi du jeu de l’auteur, qui s’adresse au lecteur…J’en ai fait un monologue et je l’ai joué plus de 100 fois. J’avais appelé cela, à l’époque, mon “chef d'œuvre”, en toute humilité, au sens du compagnonnage. Je me disais que si j’arrivais à me coltiner plus de 800 vers sur scène, seul, chaque jour, alors je n’aurais plus peur de rien après. C’était faux parce que j’ai continué à avoir peur toute ma vie 🙂 mais cela m’a aguerri et donné ce goût.

Donc, depuis presque toujours, j’aime dire les vers. J’ai même, à une époque, écrit des chansons puis j’ai laissé cela de côté car ce milieu est compliqué…Mais ça allait dans le même sens, en disant, jusqu’au chant, les mots, pour les “balancer” de belle façon.

Il se trouve que, depuis quelques années, j’ai une petite bibliothèque de textes dans ma tête, ce qui me permet de réciter des poèmes aux gens qui le souhaitent. Souvent, ça a un effet assez incroyable sur eux, aussi - et je vais me vanter un peu, si vous me le permettez -, parce que je pense savoir le faire et les dire ! J’ai tellement travaillé là-dessus, j’en suis même obsédé, à me dire des vers de Baudelaire en marchant tout seul dans la rue. Je le fais extrêmement régulièrement parce que j’adore cela ! Je trouve cela tellement formidable…J’ai peut-être une tendresse pour le XIXè siècle. C’est une passion pour moi…J’aime trouver, en disant les vers, la plus belle façon de sortir absolument de quelque chose d’un peu sépulcral…Non, c’est plus simple que ça, il faut donner, justement, de la simplicité à la beauté. 

Mon fils aîné, âgé de 23 ans, m’a incité à me filmer en train de dire des poèmes. J’en ai déjà postés plusieurs, notamment de Lamartine et de Hugo. Les retours sont incroyables : en deux jours, j’ai eu plus de 2 000 vues…Ça touche les gens ! A certaines occasions, je fais aussi des récitals de poésie dans des salles et, souvent, les gens m’incitent à continuer, argumentant que l’on “a besoin de gens comme vous”. D’entendre cela est essentiel pour moi car c’est le sens et la vision que j’ai de mon métier. 

Quelles seraient vos envies artistiques pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

Je me rends compte que j’ai toujours un plaisir immense à jouer, j’adore ça ! Jouer est, pour moi, très important…Ce qui me motive, de façon générale, ce sont les belles partitions. C’est, pour moi, essentiel ! Plus précisément, j’aimerais beaucoup jouer Tchekhov par exemple. J’adorerais rejouer Beckett… En fait, je pense que je suis un homme assez joyeux et enthousiaste dans la relation mais, en même temps, j’aime beaucoup la tristesse, je trouve que c’est un sentiment merveilleux. Quand je dis “Demain, dès l'aube”, un texte tragique, il y a quelque chose de très jouissif à le faire. 

 

 

Vous l’avez rappelé, les téléspectateurs vous ont longtemps retrouvé dans la série “Mongeville”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

Beaucoup de plaisir ! Une très grande complicité avec Francis Perrin et Gaëlle Bona, que j’aime beaucoup et avec qui je me suis très bien entendu ! Francis est un homme de théâtre, comme moi donc on s’est vite reniflés et vite mis en meute… On est devenus des ennemis intimes dans la comédie et des amis dans la vie. Dans le jeu, c’était jubilatoire de s’engueuler, de se faire la gueule…Oui, c’était vraiment bien, c’était une belle aventure ! Quand on se revoit, on se tombe dans les bras encore aujourd’hui…

Quand on a un rôle récurrent, sur un peu moins de 10 ans, on apprivoise le personnage, on l’affine et on lui trouve des ressorts toujours neufs. C’est un vrai banc d’essai pour l’acteur, j’ai beaucoup appris avec ce rôle  ! Même si j’avais déjà un peu d’expérience de l’image, il y a cette différence de moyens : le fond, pour l’acteur, est le même mais vous ne pouvez pas jouer devant une caméra comme vous jouez devant une salle de 1 000 personnes. Cela parait évident mais il faut le mettre en pratique…Donc cette série m’a beaucoup appris, avec les différents réalisateurs que j’ai vus. 

Cela m’a donné une popularité plus large, ce qui me plait. J’aime croiser des gens dans la rue, qui vous font des compliments et qui vous regardent avec un œil admiratif. C’est très bon pour le nombril mais pas seulement, cela donne du sens à ce que l’on fait : on exerce ce métier quand même pour le public ! Un acteur doit être généreux, il doit donner du plaisir et je crois même, de façon plus profonde, que s’il n’éprouve pas de plaisir à faire ce qu’il fait, les gens n’en éprouvent pas beaucoup. Le plaisir doit donc se transmettre !

Rediffusion après rediffusion, la série continue à attirer les téléspectateurs, ce qui doit certainement vous faire chaud au cœur…

Cela fait chaud au cœur mais je pense aussi que ça se relie à ce que je viens de dire…C’est-à-dire que nous avions tous du plaisir à faire cela, plaisir qui était transmis à l’image ! Je crois que c’est cela qui a fait que les gens se sont accrochés à cette série, au point même de voir les épisodes plusieurs fois. Je suis convaincu que ce qui fait la pérennité d’un acteur, c’est le plaisir qu’il a à jouer. C’est aussi ce qui fait sa popularité… 

Merci, Pierre, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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France 2 / Les trois brestoises : Pierre-Louis Jozan évoque Eric, son personnage dans ce nouveau programme !

Publié le par Julian STOCKY

@ Béatrice Cruveiller

 

 

Bonjour Pierre-Louis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver ce vendredi 19 décembre dans “Les trois brestoises”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Pour tout vous dire, moi qui ai tourné dans pas mal de projets, c’est, je pense, mon meilleur souvenir ! J’ai adoré Stéphane Kappes, le réalisateur, il aime que ça joue et donc, ça joue ! On tourne, en fait, assez vite, on refait plusieurs fois les scènes et on peut se permettre plein de choses. Je suis arrivé au bout de 7 à 10 jours de tournage donc tu sentais qu’il y avait déjà une super osmose entre les 3 protagonistes féminins et que ça marchait super bien. Tous m’ont tout de suite intégré à la bande, c’était hyper agréable !

Souvent, lors d’un tournage, tu attends longtemps mais, là, il y avait une fluidité, j’ai vraiment adoré !

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting, vous l’avez dit, mais aussi de tourner dans un magnifique cadre…

Ah, oui ! Ceux qui vont voir l’épisode découvriront de très très beaux plans de Brest, qui est un personnage dans cette série. C’est super ! La maison d’Elodie et d’Eric avait vue sur la rade de Brest, c’était magnifique ! Oui, c’était vraiment super beau et génial !

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Eric Quille ?

Eric, au départ, m’a été présenté comme le mec parfait…Les copines d’Elodie, sa femme, les chambrent un peu là-dessus mais on décèle déjà, sans spoiler, qu’il y a quelque chose qui ne plait pas à son épouse. En fait, très vite, quand on a discuté avec le réalisateur et l’équipe, je leur disais que je ne l’avais jamais pris comme tel, comme un mec parfait…C’est un mec qui en fait beaucoup à la maison, qui est très présent et, en effet, en tirant les traits, il a cette image-là…Mais c’est surtout l’histoire d’un couple avec, comme dans tous les couples, parfois quelques tensions et on va voir comment tout ça se développe…

Je me retrouve énormément dans ce personnage parce que, dans ma vie de tous les jours, je suis aussi très investi avec ma femme et mon fils. A tel point que j’en ai même fait un seul-en-scène, “Le syndrôme de l'hippocampe” parce qu’il est un peu le champion de la parité. 

J’aime beaucoup ce rôle, j’en suis très content ! Le jeu avec Garance était génial, on s’est trouvés à pas mal d’endroits. Et Stéphane a glissé, dans l’épisode, quelques petites touches, qui ne sont pas zoomées, où, tout d’un coup, il s’amusait un peu à inverser les codes du monde patriarchal…J’ai trouvé cela génial, ça casse un peu les codes ! 

 

@ Béatrice Cruveiller

 

La palette de jeu à défendre a certainement été très plaisante pour vous…

Oui, oui ! J’ai hâte, même, d’aller plus loin ! C’est un premier épisode, il y a beaucoup de choses qui sont lancées, il y a des petits prémices. Je pense notamment à cette scène, en plan séquence, qui était géniale à faire dans plusieurs salles, où ça bougeait de partout et où on voit que ça se taquine mais qu’en même temps, ils s’aiment beaucoup. Je trouve que cette scène, dans la salle de bain et la chambre, montre tout de suite l’état d’esprit du couple, avec les attentes et, en même temps, tout l’amour qu’il y a entre eux deux. J’en suis très content !

C’est marrant, je n’ai même pas réfléchi à la palette : les choses étaient tellement évidentes, on nous a laissé jouer, on nous a laissé proposer des choses, …Quand tu as, en face, des comédiennes de talent, ton seul boulot est d’être à l’écoute ! Dans les répétitions, la scène avec ma femme était beaucoup plus légère et, quand on l’a tournée, on sent qu’il y a un petit truc, à se dire mutuellement “Tu fais chier !”...Ce qui change du mec parfait, qui aurait pu dire “Oh, pardon…”. Non, ce sont deux êtres humains…C’est Garance qui a proposé cela, j’ai réagi derrière et j’ai beaucoup aimé cela !

Vous avez commencé à l’évoquer, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau d’Eric ?

Je me suis inspiré de ma vie au quotidien. Ce qui est très drôle, c’est qu’au tout départ, Clémentine Fritsch, la directrice de casting, m’avait demandé de faire une selftape, que j’ai faite avec…ma femme ! C’était génial, parce qu’elle-même balançait des choses qui m'ont beaucoup aidé. Déjà, cela m’avait donné des pistes pour Eric…

J’ai des idées pour la suite mais on va voir ce que les scénaristes tireront de toutes ces histoires annexes. En tout cas, j’ai hâte de défendre ce personnage et, notamment, je le redis, le fait qu’il n’est pas un mec parfait…C’est important pour moi !

En amont du tournage, vous étiez-vous plongé dans certains des livres dont est inspirée l’histoire ? Ou, volontairement, aviez-vous préféré garder une certaine distance ?

Je n’ai pas eu accès aux bouquins mais j’en avais vu l’état d’esprit et lu des résumés. On en avait discuté aussi…Là, pour le coup, comme le personnage a été rajouté, ce qui m’intéressait plus, c’étaient les histoires de sa femme et de ses deux copines, leurs liens et comment j’étais positionné. 

D’ailleurs, pour le coup, je crois que le scénario de ce premier épisode est le mélange de deux bouquins…De toute façon, c’est quelque chose qui va se construire et je trouve que la puissance de cette série est aussi la vie d’à côté de trois nanas…Je trouve qu’en cela également, c’est très intéressant ! En tout cas, ça me parle énormément…

On voit aussi ce qu’est le quotidien de chacune, et comment y revenir, avec les métiers qu’elles exercent et qu’elles adorent…Une des premières scènes de l’épisode montre tout de suite, chez le personnage d’Elodie, à la fois la vie de maison et le boulot…avec sa réplique “Yes, un meurtre !”. Cela montre à quel point elle aime son travail…

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours du public…

Bien sûr ! Je trouve que cet épisode est une belle promesse et je pense qu’il faut le regarder comme cela, au-delà de l’enquête et de ses rebondissements. On peut le visionner en se projetant…Il y a plein de petits indices pour la suite, il y a quelques personnages sur lesquels on peut s’interroger, à se dire que ce qui se passe est louche. C’est hyper intéressant !

Et puis, il y a aussi plein de choses originales…Yvan Le Bolloc'h amène une fraîcheur qui est très très chouette. J’aime beaucoup ce côté complètement perché mais, en même temps, il rappelle parfois qu’il est quand même le patron. 

Car cet épisode pourrait être le premier d’une plus longue série…

C’est une belle promesse et il y a, en plus, toute l’équipe et tous les talents pour la tenir !

En complément, à partir de février prochain, vous repartez en tournée avec votre spectacle “Le syndrôme de l’hippocampe”...

Il y a un lien direct avec le téléfilm puisque ça parle des hommes et des papas d’aujourd’hui. Je me confie beaucoup, je partage une réflexion sur la répartition des tâches ménagères, sur la parité et sur la virilité. Cela reste très drôle, il y a même des moments qui partent vraiment en vrille, quand je fais notamment parler des chaussettes 🙂. On est entre le seul-en-scène et le stand-up…Je viens du théâtre donc j’aime bien que ça joue aussi ! 

 

 

C’est un spectacle que je tourne depuis trois ans et, là, on repart en tournée pour un peu plus d’une dizaine de dates. J’adore faire cela ! Je montre mon quotidien, qui est celui d’énormément d’hommes de mon âge, où, contrairement à nos papas, on essaie de s’investir de plus en plus pour l'égalité et la parité…Mais ce n’est pas évident ! J’appelle cela “Le syndrome de l’hippocampe” parce que c’est le champion, dans le règne animal, de la parité et de la parentalité mais, malheureusement, dans le monde aquatique, tout le monde le prend pour un poney qui s’est noyé…

En même temps, on est dans une société où les concepts d’éducation sont de plus en plus dingues…On arrive, à un moment, je trouve, difficile, comme je le dis dans le spectacle : est-ce qu’on a choisi le bon moment pour se demander s’il ne serait pas grand temps que l’on s’investisse aussi dans le foyer ? C’était hyper important mais il y a énormément de choses, d’attentes et de courants à prendre en compte…Pour moi, il n’y a pas d’antinomie à garder sa masculinité, tout en passant la serpillère !

 

 

Je suis très heureux de ce spectacle, que je joue parfois même dans des endroits reculés. A chaque fois, cela permet de semer des graines et de titiller des choses chez les gens, ce que j’aime bien ! Pour tout vous dire, je travaille même sur un autre spectacle, où je vais adapter le livre de Charlotte de Vilmorin, “Ne dites pas à ma mère que je suis handicapée, elle me croit trapéziste dans un cirque”. Elle est en fauteuil et y raconte un peu sa vie, notamment jusqu'à son entrée dans la vie active. J’ai envie de parler d’inclusion, d’accessibilité,...Ca y est, j’ai trouvé ma comédienne, ce sera Lison Jacquet, ça va être vraiment chouette ! Au total, on sera quatre ou cinq comédiens, avec des envies importantes de mise en scène. Pas mal de personnes nous suivent déjà, c’est chouette et l’idée serait de faire une maquette d’ici fin 2026 pour une création en 2027. Cela me passionne, moi qui adore faire plein de choses différentes et que j’aime !

Merci, Pierre-Louis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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