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theatre

Fort Boyard : Agnès Pat' évoque sa participation à l'émission anniversaire et en profite pour aborder ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Agnès,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous avons pu vous retrouver il y a quelques jours dans une émission anniversaire pour les 35 ans de « Fort Boyard » sur France 2, sous les traits d’un des esprits frappeurs. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

Oui ! S’il y a un mot à dire, c’est joie ! C’est une émission que je regardais quand j’étais petite et c’était juste magique de se retrouver propulsée dans ce lieu très très beau. Rien que l’entrée est complètement « croquignolesque », on était suspendus dans les airs sur un panier au milieu de la mer, c’était très drôle ! J’ai pu découvrir le fort et toute l’équipe, l’ambiance était très professionnelle mais très sympathique, très familiale, très bon enfant. Ce que l’on voit à l’écran reflète ce qui se passe en coulisses. Tous les gens qui nous accompagnent sont là pour le show, dans une ambiance très festive. On a beaucoup ri ! Oui, c’était un très chouette moment !

Vos nombreuses cordes artistiques ont certainement été très aidantes dans chaque séquence car il y a un mélange de jeu et d’improvisation en fonction notamment des réactions des candidats…

En fait, c’est comme cela que j’ai pu être recrutée. Lors du casting, ils voulaient des gens qui pouvaient être à la fois clowns et qui pouvaient présenter une palette émotionnelle et de réactivité…Il fallait des gens aguerris car c’est un show… « Fort Boyard », c’est du musical donc il faut pouvoir rebondir, être totalement adaptable tout en gardant son âme enfant…C’est vraiment l’esprit du clown, que j’ai beaucoup travaillé ! Le fait que je sois chanteuse a beaucoup plu…Cela ne s’est pas vu, je suis aussi claquettiste…Il est possible que les esprits frappeurs reviennent donc peut-être que je pourrais faire du hula-hoop…

 

 

Je me suis très bien entendue aussi avec mon partenaire, Victor Lainé, qui est un super clown acrobate et comédien, il a beaucoup de talent. On n’avait jamais travaillé ensemble donc c’était important que notre duo fonctionne. Comme il est clown aussi, on s’est vraiment trouvés, c’était chouette et important pour le show.

Certainement avez-vous dû trouver le bon équilibre entre le fait d’embêter les candidats et l’objectif final qui est de ramener des sous pour une association…

Absolument ! Oui, on était des gentils embêtants, le but est de les accompagner vers la gagne, c’est sûr car c’était pour la bonne cause. L’enjeu était important mais ça reste dans une comédie : tout est bien qui finit bien.

Vous ne connaissiez pas la plupart des cellules dans lesquelles vous êtes intervenue. Peut-être que cela vous a aidé dans l’improvisation ?

C’est possible…Après, ce qui est super avec le clown, c’est que l’on découvre tout le temps, tout est toujours étonnant. Cela correspond bien à l’esprit du fort, tout est un émerveillement, on joue à. Tous les personnages s’amusent énormément, comme des enfants donc c’était chouette aussi de découvrir l’envers du décor.

En plus de taquiner les candidats, votre personnage s’est amouraché d’Olivier, ce qui a dû être plaisant pour vous à faire…

Oui, c’était chouette ! Quand j’ai proposé cela à la production, ils ont trouvé ça très drôle, cela a permis de tisser un lien, on en a beaucoup joué, c’était très chou et très drôle à faire, tellement c’était improbable. Olivier est vraiment formidable, c’est un plaisir de le voir travailler parce qu’il est tellement aguerri. Pour le coup, il est en impro mais c’est une machine de guerre, dans le bon sens du terme, on sent qu’il est comme un roc : il peut se passer n’importe quoi, les candidats sont rassurés avec lui. C’est un super pro !

 

 

Au global, ce fort a été pour vous un terrain de jeu géant…

Oui, c’était très drôle ! Je me souviens d’une séquence où il fallait balancer des tomates avec un patator. En off, on m’a montré comment le remplir et on a tellement ri : j’ai fait 30 ans de théâtre, j’ai eu des prix et c’est tellement drôle de se retrouver-là à remplir ce patator à tomates. J’avais 4 ans, j’ai beaucoup ri, c’était cool !

Vous avez également tourné quelques petites scénettes, avec beaucoup de fou-rires…

On a énormément ri avec le Père Fouras, qui est très très drôle. C’était très chouette dans ce décor improbable…

Quels souvenirs gardez-vous de cette journée de tournage ?

Je garde la joie au cœur, le côté famille, l’aventure. Oui, s’il y a un terme à retenir, c’est aventure. C’était nouveau, c’est vraiment un registre dans lequel j’ai pu explorer encore une nouvelle palette, ce qui était très chouette à vivre.

En parallèle, vous serez sur scène début 2025 au théâtre Saint-Georges, dans une adaptation théâtrale au casting 100% féminin…

Cela va être un super projet, je suis très enthousiaste. Je rêvais depuis longtemps de travailler sous la houlette de Johanna Boyer, qui est une metteuse en scène exceptionnelle. Rien qu’aux auditions, sa direction de jeu et d’acteurs était merveilleuse. L’équipe qui l’encadre est aussi formidable et on sera 5 comédiennes chanteuses au plateau pour une adaptation du roman de Jane Austen « Orgueil et préjugés ». Cette pièce avait déjà connu un très gros succès en Angleterre et, là, c’est notamment Virginie Hocq qui l’a adaptée pour la version française. Ça va dépoter ! On est 5 à interpréter tous les rôles de la pièce, on a une musicienne avec nous qui va nous accompagner. Forcément, comme on est 5 femmes, on va interpréter aussi des rôles d’hommes, on va se transformer, ça va être vraiment très très chouette, ce sera du féminisme joyeux et hilarant.

Je jouerai Miss Bingley, la méchante sœur, aussi le frère amoureux ainsi que Charlotte, une femme amoureuse d’une autre femme. On interprétera tous également des servantes, qui vont faire le lien dans la pièce. C’est vraiment très très bien écrit et les comédiennes au plateau sont vraiment exceptionnelles, je suis très heureuse de travailler avec elles : il y a Magali Genoud, Emmanuelle Bougerol, Céline Espérin et Lucie Brunet. On se complète, il y a vraiment 5 énergies très très fortes, ça va dépoter à partir de janvier prochain !

Ces différents rôles que vous serez amenée à jouer vous permettront, eux aussi, une palette de jeu large et variée, dans un espace-temps réduit…

Ça va être génial ! C’est ce que je préfère dans ce métier, de pouvoir rentrer dans des peaux émotionnelles différentes, parfois même, ici, en l’espace de 2 phrases. Les équipes costumes sont exceptionnelles, elles nous aident à switcher d’un rôle à l’autre donc, forcément, d’une énergie à une autre. Cela va être une super aventure, j’ai vraiment hâte de commencer les répétitions en novembre.

 

 

A plus court terme, vous proposerez un concert piano voix à Louvres…

Je suis ravie ! Je retrouve un super ami de cœur avec lequel j’ai déjà travaillé, François Zabelski, qui est pianiste et arrangeur. Il avait été mon directeur musical sur un de mes shows et, depuis, on ne se quitte plus, on fait plein de choses ensemble. Nous serons le 27 septembre à l’espace Bernard Dague, pour l’ouverture de la saison. Cela va être un magnifique concert où on va chanter et jouer autour du piano, il y aura plein de surprises autour de la chanson française. Ce seront uniquement des reprises revisitées, ce sera à la fois drôle et émouvant, ce sera un chouette concert !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison artistique qui va s’ouvrir prochainement ?

Encore plus de liberté intérieure pour continuer à créer et à écrire. J’ai des choses sur le feu…Toujours de nouvelles rencontres, avec des personnes aussi passionnées.

En parallèle, je prépare tous mes cours pour la rentrée car je suis coach vocale et professeure de claquettes.

Merci, Agnès, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Antoine Bernard évoque sa belle actualité et ses projets, dans différents domaines artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Antoine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Il y a quelques semaines ont eu lieu, sur Marseille, les premières représentations d’une pièce de théâtre que vous avez montée, et qui se rejouera à la rentrée, « Ça change des fleurs ! ». Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?

Le souvenir que j’en garde, c’est le plaisir de voir prendre forme et réalité ce qui, à la base, n’était qu’un délire dans ma tête. Est-ce que le public va rigoler? Est-ce que l’humour va fonctionner? Est-ce que je ne ferais pas mieux de trouver un autre job? …Et puis tout d’un coup, le public rigole, et on pousse un soupir de soulagement. Je me souviens d’avoir été surpris par certains rires. Parfois, on se casse la tête à essayer de peaufiner une blague et elle fait un bide,  alors qu’une petite vanne écrite en quelques secondes devient un gros succès. C’est toujours étonnant! On ne sait jamais rien en fait quand on se lance dans l’écriture.

Plus concrètement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Une comédie avec 3 personnages, 2 hommes, 1 femme, qui s’embourbent dans des situations qui amènent quiproquos sur quiproquos. Les mensonges s'enchaînent, et les personnages essaient de garder la face, alors qu’ils sont en train de s'effondrer intérieurement. J’adore ! Je suis parti d’un petit sketch de 5 minutes que j’avais imaginé pour le prolonger et en faire un spectacle de 1h10. J’ai voulu intégrer un quatrième personnage, une intelligence artificielle qui vient perturber tout ça…J’ai souhaité aussi mettre un peu de musique, la fin du spectacle devient un peu comme une comédie musicale, sans vraiment l’être, avec un tas de chansons qui illustrent le propos. C’est kiffant ! Toutes les petites idées, mises bout à bout, donnent “Ça Change Des Fleurs”.

Quels principaux retours avez-vous pu avoir du public ?

J’étais étonné par les critiques, des gens voient des choses que je ne voyais pas forcément : c’est agréable de constater que les spectateurs peuvent projeter ce qu’ils souhaitent. S’ils ont rigolé et oublié leurs soucis, c’est un pari gagné pour moi ! Je voulais juste que le public s’amuse, et c’est le cas…Des personnes ont même comparé le spectacle au film « On connaît la chanson », d’Alain Resnais. …Je trouve la comparaison flatteuse !

 

 

J’ai préféré rester sur des sujets légers, avec pour seul objectif de faire rire, je veux juste que le public passe un bon moment. Ce sont juste des personnages un peu déjantés qui mentent et qui essaient de se dépatouiller des situations dans lesquelles ils se sont mis. J’aurai le temps d’aborder des sujets sérieux dans des futures pièces…

Le fait que la pièce revienne à la rentrée est sans doute une autre source de fierté…

Quand le public et les professionnels du spectacle valident la pièce, c’est chouette ! Ce n’est pas évident de faire rire. L’humour demande une précision, parfois à la virgule près. Les comédiens m’ont également dit que c’était un plaisir pour eux de jouer ce spectacle. Volontairement, je n’ai pas fait plus de 5 lignes par réplique, c’est un ping-pong très rythmé. La pièce va se rejouer à Marseille puis pourrait venir à Paris, ce sont des choses auxquelles je ne croyais pas au début…

Vous êtes un artiste aux multiples cordes artistiques, vous étiez récemment à l’image dans la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil ». Certainement y avez-vous pris beaucoup de plaisir ?

Oui ! Je ne m’attendais pas à décrocher ce casting, mais j’ai fini par me retrouver dans le quotidien d’une quotidienne, si je peux le dire ainsi. C’est très formateur ! C’est militaire, on tourne assez rapidement, on a peu de temps, c’est exaltant.  Sur scène, on joue avec les comédiens, on se nourrit de l’autre alors qu’à la caméra, on peut avoir l’impression de jouer avec soi-même, c’est une relation beaucoup plus introvertie, plus subtile, 3 minutes à la caméra mobilisent autant que ¾ d’heure sur scène…

Ce rôle vous a aussi permis une palette de jeu un peu plus large …

Oui, tous les rôles m’ont appris quelque chose sur la manière dont je les aborde… Il faut sortir de sa zone de confort si on veut que la magie opère, et avec ce rôle, j’ai pu explorer une facette de ma personnalité. J’ai souvent eu des rôles “de fonction” comme on dit, policier, médecin, avocat…cette fois ci, j’étais braqueur!

Ce n’est pas évident pour un nouveau comédien d’arriver dans une équipe qui est déjà très formée, avec des récurrents habitués à l’exercice. Il faut essayer d’être au niveau, tout en apportant sa touche personnelle…C’est une expérience extrêmement formatrice, et j’ai encore tellement à apprendre, comme surmonter cette envie d’être bon pour être plus authentique.

En tout cas, toute l’équipe a été adorable et bienveillante, les réalisateurs étaient top, le HMC aussi. Ils encouragent les guests, j’ai eu le sentiment d’avoir eu ma place. C’était un réel plaisir de travailler avec les équipes d’«Un Si Grand Soleil», j’en garde un excellent souvenir.

 

 

Pour finir, quels sont vos projets et actualités en cours ou à venir ?

Une quinzaine de représentations de ma pièce de théâtre “Ça change des fleurs” au théâtre l’Antidote à Marseille du 12 septembre au 12 octobre, du jeudi au samedi. Ensuite, elle continue à la Comédie d’Aix-en-provence, le 14 et 15 novembre.

Je remonte sur scène en tant que comédien en décembre à la Comédie des Suds dans une comédie.

Et dans l’idéal, si je pouvais également développer mes compétences dans le chant : l’an dernier, je suis arrivé, à ma très grande surprise, en finale du casting de la comédie musicale « Mamma Mia ! ». Je ne sais toujours pas comment j’ai fait,  mais j’ai kiffé…

Merci, Antoine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Justine Thibaudat évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@ Mohamed Khalil

 

 

Bonjour Justine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La rentrée sera l’occasion, pour vous, d’une belle actualité, riche et variée. Vous serez notamment en tournée théâtrale avec la pièce « Secret de famille ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être ?

Oui, tout à fait ! Cela faisait 3 ans que je n’étais pas montée sur scène et ça commençait à sérieusement me manquer. D’avoir décroché ce rôle est pour moi une joie immense !

Comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une pièce d’Eric Assous, mise en scène par Philippe Hersen. C’est l’histoire d’un jeune couple de futurs mariés, je joue le personnage de cette jeune femme qui, on ne sait pas pourquoi, va décider d’avouer à son futur beau-père qu’elle est tombée amoureuse de lui. C’est un véritable coup de foudre ! Au début, le beau-père pense que c’est une blague mais il comprend finalement que c’est sincère et que ce n’est pas juste un délire. Mais mon personnage reste toujours très amoureuse du fils…C’est là toute la dualité : elle aime sincèrement son futur mari, elle a envie de se marier avec lui mais elle a cet amour pour cet homme. Le beau-père tente de la résonner, lui dit qu’ils vont oublier tout cela… mais ça ne va pas se passer comme cela…Il va y avoir de nombreux rebondissements, des moments très comiques, des quiproquos, ….C’est vraiment très très drôle !

Avec Xavier Deluc, on a eu, de suite, une alchimie et ça s’est confirmé avec le reste de l’équipe très rapidement : les lectures que l’on fait actuellement se passent très bien, on se marre déjà beaucoup !

 

 

Ce personnage semble vous permettre une palette de jeu large et variée, qui doit être plaisante…

Je viens plutôt du théâtre classique, j’ai beaucoup joué de pièces dans ce registre. J’avais déjà fait une comédie il y a fort longtemps, c’était une de mes premières pièces. Là, je retrouve beaucoup de comédie dans le texte donc un autre rythme de jeu et d’autres codes. C’est moderne et, franchement, je suis très contente de retourner au théâtre avec un tel spectacle, frais et drôle. Je pense que les gens ont envie de venir au théâtre aussi pour rire et c’est ce que dégage la pièce. Donc, oui, c’est très plaisant pour moi !

D’autant plus que mon personnage traverse pas mal d’émotions, entre de la peur, de la timidité, de la sensualité, de la joie, des larmes,…Franchement, je pense que je passe par toutes les émotions dans cette pièce !

Au-delà du texte et de la mise en scène, avez-vous certaines sources plus personnelles d’inspiration pour ce personnage ?

Petite anecdote croustillante mais qui date, je le dis bien : je suis déjà tombée amoureuse d’un homme plus âgé que moi. Je ne pensais pas que ça allait m’arriver et, quand c’est là, c’est assez étonnant. C’est quelque chose qui nous dépasse : le fait de tomber amoureux ne se contrôle pas et, quand on aime, on ne compte pas. En fait, quel que soit l’âge ou le statut social, l’alchimie avec une personne ne se contrôle pas…Donc, effectivement, comme j’ai déjà ressenti cette sensation, peut-être que ça m’aidera dans le travail de mon personnage. Pour moi, c’est totalement crédible et c’est totalement dans l’air du temps : j’ai l’impression que, aujourd’hui, les gens assument un peu plus le fait d’avoir une différence d’âge. Dans le travail de mon personnage, je pense qu’il faut jouer vraiment la sincérité car on est dans une comédie. Ce sera d’autant plus facile qu’avec Xavier, on a eu une vraie rencontre…

A quelques semaines de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quels sentiments prédominent entre l’impatience et l’appréhension ?

Cette pièce commence par une tournée alors que j’ai eu plutôt l’habitude de d’abord jouer à Paris. Donc ce sera nouveau pour moi de roder la pièce en province. Mais je suis contente car je sais à quel point le public est content d’être là et à quel point il est convivial. C’est pour cela, qu’en général, les tournées ne sont que du bonheur : le public est content de nous voir, il y a une proximité avec les spectateurs. Je suis hyper contente, c’est assez jouissif car je sais déjà que j’ai du travail pour plusieurs mois, ce qui est quand même un beau cadeau. En tout cas, je suis hyper excitée et j’ai hâte !

En complément, aura lieu en octobre prochain, du 9 au 12, un nouveau festival sur Sète…Quelles en seront les thématiques ?

Le festival s’appelle « Créatvty », joli jeu de mots trouvé par le directeur, Stéphane Caput. Il a eu l’envie de créer ce festival de créations audiovisuelles, à Sète. Il n’y avait pas d’offre de festival comme celui-ci, dans cette région. J’insiste, on n’est pas là pour être en compétition avec d’autres festivals, on est en plus. Il a pour ambition de diffuser toutes les nouvelles créations audiovisuelles de télévision et de mettre en avant-première certains films de cinéma. On mettra également en avant des séries, on récompensera aussi des unitaires. On sera en partenariat avec le conservatoire national de musique de Sète et avec le grand théâtre Molière, qui sont magnifiques. Ce qui sera l’occasion de mettre en avant la musique. 

On a envie d’offrir un joli festival au public sétois et à la région Occitanie, c’est une très belle ville, on a de jolis partenaires, franchement ça va être magnifique ! Ce festival a l’ambition d’être un très très gros festival et j’ai hâte !

 

 

Justement, ce festival sera certainement l’occasion pour le public de rencontrer les artistes des œuvres mises en avant …

Oui, une bonne partie des acteurs et réalisateurs des œuvres projetées seront présents ! C’est une première édition, on voudrait faire tellement de choses… En tout cas, on est hyper fiers des œuvres qui seront projetées pour cette première ! Il y aura également des master class, c’est chouette ! Sans oublier un ou deux concerts de musiqueJ.

Plus personnellement, quel est votre rôle dans l’organisation de ce bel évènement ?

A la base, on m’avait contactée pour être membre du jury mais je n’étais pas sûre de mes disponibilités…J’ai alors proposé mon aide pour l’organisation et a ainsi été évoqué le fait que je puisse accompagner la programmation. Je trouvais l’idée géniale et, au départ, pour être tout à fait honnête, je pensais que l’on allait m’envoyer des séries à visionner, des films à regarder et que j’allais pouvoir donner mon avis. Mais non, comme c’est une première édition et que les productions ne savent pas encore que l’on existe, mon job a été de passer des coups de téléphone, d’appeler les productions, d’appeler les réalisateurs et d’appeler tous mes contacts. Ce qui m’a permis de me rendre compte que j’avais un sacré réseau, ce qui est évidemment plaisant. C’était passionnant et hyper intéressant, j’ai eu un autre rapport aux personnes appelées, avec qui, pour la plupart, j’avais déjà travaillé : là, je les appelle pour mettre en avant leur projet, du coup ça me donne une autre casquette, qui me plait beaucoup ! Je m’occupe aussi de certains invités et des membres du jury.

Donc ma casquette première est vraiment de m’occuper de la programmation mais on aide tous en donnant des idées, cela se fait en équipe ! C’est un travail costaud, je ne suis évidemment pas seule, je tiens à le dire, je travaille sur la programmation avec Emmanuelle Aymard et Stephane Caput, le directeur du festival. Franchement, je suis hyper fière !

Dans un autre registre, vous serez aussi à l’image le vendredi 13 septembre, en tant que guest, dans la série « Simon Coleman » pour France 2, dans l'épisode "Confiserie amère"…

C’est un super projet, avec une super équipe ! Je joue une jeune femme, d’une famille aixoise plutôt riche, qui a une entreprise de calissons. Cette demoiselle a le désir de fonder une famille avec l’homme qui partage sa vie. Ce garçon travaille dans l’entreprise familiale, il fait des vidéos sur les réseaux pour montrer la fabrication et, pendant une vidéo en direct, il se fait kidnapper ! Ainsi démarre l’intrigue…Il va ensuite finir à l’hôpital…Il va y avoir un meurtre et se pose la question de ce qui s’est passé.

 

 

On a tourné au mois de mars, il faisait très beau, c’était très chouette ! Jean-Michel Tinivelli et son acolyte Flavie Pean sont de super partenaires, Rebecca Hampton, qui joue ma maman aussi. C’était vraiment très cool !

Pour terminer, quels sont vos autres projets et actualités en cours ou à venir ?

Je suis sur un projet qui me tient énormément à cœur mais qui prend son temps, un seule en scène sur Jeanne d’Arc. J’avais déjà joué seule sur scène pendant 5 ans et ça me manquait de retrouver un personnage si fort et si emblématique. Mon ami Vincent Mottez a écrit ce spectacle pour moi, l’idée est de le retravailler pour qu’il puisse aller au théâtre.

Il y a aussi le tournage d’un pilote de Pascal Jardel, sur les fantasmes féminins. L’idée est de filmer une histoire où les femmes pourront librement parler de leurs fantasmes sans que ce ne soit filmé. On dit souvent que l’on n’a pas besoin de montrer pour susciter le désir et c’est exactement ce que Pascal veut mettre en avant. Cela devrait être tourné l’année prochaine.

Je ferai également une petite  apparition dans la prochaine série de Marc Fitoussi « Ça c’est Paris », série sélectionnée au Festival de la Fiction TV à La Rochelle. Il m’a proposé de faire un petit coucou grâce à notre collaboration dans la série « Dix pour cent ».

 

 

Enfin, une autre pièce est en projet…

A titre personnel, je suis en écriture d’un long-métrage, qui est, pour le coup, une histoire familiale. Aujourd’hui, je ressens le besoin de le faire et je pense, maintenant, avoir les épaules pour…Je sais que je suis, à présent, prête à écrire ce film, il me faut simplement trouver le temps.

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Mylène Tombolato évoque son actualité théâtrale et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mylène,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Vous serez de retour sur la scène du Petit Gymnase le 20 août prochain, dans la pièce « Ok Google comment on cache un corps ? ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de faire partie de cette belle aventure depuis plusieurs semaines ?

Oui, complètement ! Cela faisait un moment, en plus, que je n’avais pas été sur les planches… depuis 2021. Je jouais alors dans « Le libertin », d’Eric-Emmanuel Schmitt, où j’avais la chance d’interpréter à la fois un homme et une femme. Ce fut aussi une belle aventure. Là, je suis Hélène dans cette nouvelle pièce, c’est fabuleux car c’est un personnage qui me donne beaucoup de choses à jouer : Hélène est solaire, elle est lumineuse, elle est un petit peu perchée aussi et elle est complètement hystérique. Elle est même bipolaire je pense. C’est une femme qui aime profondément son mari, qui ferait tout pour lui, jusqu’à même, peut-être, tuer quelqu’un pour sauver leur petit confort. Elle est prête à tout…Donc, oui, c’est un vrai plaisir d’être sur les planches…On reprend en aout et on sera sur scène tous les jours de septembre, voire plus…

Plus concrètement encore, comme présenteriez-vous cette pièce ?

C’est un homme politique, Bernard Brunard, un ancien ministre, qui a été assigné à résidence. Il a un bracelet électronique et ne peut évidemment pas sortir de chez lui. Un jour, en prenant son café, il se rend compte qu’il y a un mort sur son canapé. De là se pose la question : que faire de cet homme ? Il s’avère que, finalement, il n’est pas mort et, en fait, qu’il est venu faire du chantage pour récupérer de l’argent.

A côté de cela, la secrétaire est aussi la maitresse de Bernard et Hélène, qui est un peu perchée, pense que cet homme est le nouveau jardinier et que sa maitresse est en fait la nouvelle domestique qui, bizarrement, n’est vraiment pas dégourdie pour faire du ménage. Entre temps, ils ont appelé la police, qui finit par arriver, qui rentre et sort de la maison à des instants où on ne s’y attend pas. Et pour connaître la suite, il faut venir…

 

 

Ce personnage semble ainsi vous permettre une palette de jeu large et variée, qui doit être plaisante…

Ah, c’est un vrai bonheur ! C’est vraiment génial d’être hystérique sur scèneJ. Le personnage a été écrit comme cela mais la mise en scène d’Ophélie Bazillou accentue le trait. Il y a tellement de ruptures à faire, c’est un vrai bonheur de passer du coq à l’âne et du chaud au froid, tout le temps. C’est un joli cadeau de la vie ! Je suis très contente d’être Hélène !

Sur certains traits de sa personnalité, vous retrouvez-vous parfois en elle ?

Quand j’ai passé l’audition, je me suis demandée « mais waouh, pourquoi m’auditionne-t-on pour ce rôle ? Je n’ai rien d’une bourgeoise ! ». Dès que je peux, je suis en claquette, je mets toujours des vêtements un peu amples, j’ai les cheveux jamais coiffés…Je suis comédienne, d’accord, mais je me disais que ce personnage est tellement loin de moi… Agnès, mon alternante, incarne tellement bien le personnage mais j’ai été prise ! J’ai commencé par le costume, j’ai dû mettre un petit tailleur et faire le chignon, pour m’aider. Petit à petit, à force de travail, le costume m’a guidée et j’ai aussi travaillé sans, pour ne être dépendante. Au fil des répétitions, j’ai fini par choper le personnage, puis, oui, j’ai rajouté de Mylène dans Hélène…Mais je pense aussi qu’il y a d’Hélène en Mylène !

Je m’amuse beaucoup et ce personnage me fait du bien. Il me donne aussi, bizarrement, confiance…

 

 

Vous l’avez dit, la distribution est alternante selon les représentations. Cela doit être enrichissant pour toute la troupe…

Oui, c’est chouette ! Cela permet de travailler aussi sur d’autres projets à côté. C’est merveilleux d’être plusieurs mais il faut s’adapter aux univers et aux énergies de chacun…Mais, en même temps, l’adaptabilité fait partie de notre métier et c’est même quelque chose d’humain : on passe notre vie à s’adapter aux autres.

Volontairement, au début, je ne suis pas allée voir Agnès, afin de ne pas l’imiter. Je trouve qu’elle incarne tellement bien le personnage que ça m’a un peu effrayée donc je me suis vraiment recentrée sur moi. On est tellement différentes physiquement que c’est compliqué de coller, et ce n’est pas grave du tout en fait. J’ai trouvé mes trucs, elle a trouvé ses trucs…

Après quelques représentations, vous êtes naturellement encore au début de cette aventure et sans doute que vous continuez à peaufiner et à affiner votre jeu notamment…

Complètement ! Oui, oui, pour l’instant, on cherche encore nos marques et c’est normal. On se dit toujours qu’il faudrait que ce soit impeccable dès la première mais c’est compliqué. C’est allé très vite, il n’y a eu que peu de temps entre le casting et le début des 15 jours de répétition…En même temps, c’est bien, cela évite de se poser trop de questions. Je sens qu’il y a encore des points que je peux améliorer. Entre nous, on se voit une heure et demie avant chaque représentation pour une italienne, on débriefe, on essaie des choses et on voit si le public aime. C’est galvanisant !

 

 

Quels principaux retours du public justement avez-vous déjà pu avoir sur les premières représentations ?

En général, c’est très positif ! On a de bons retours sur l’écriture de Sébastien Decordes, sur la globalité de la pièce, sur les personnages qui sont très définis, sur l’énergie, sur le côté humoristique,…On a vraiment de bons commentaires ! Le directeur du théâtre aussi nous a félicités pour notre jeu ! C’est cool et il faut que ça continue !

On ne l’a pas encore dit, c’est un beau théâtre dans un beau quartier, ce qui doit certainement accentuer un peu plus encore le plaisir pris…

Tout à fait ! Quand tu sais que tu joues au théâtre du Gymnase, tu te dis « waouh, j’y suis, les gars ! ». Ce n’est pas la grande salle mais c’est quand même une jauge de 150 places, qu’il faut remplir. Quand les gens rigolent, qu’ils sont dans la pièce et dans l’histoire, c’est merveilleux, ça donne une boule d’énergie tellement grande qu’il faut au moins 3 heures avant de s’endormir le soir.

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que le bouche à oreille fonctionne, que ce soit complet tous les soirs, qu’on ait de belles critiques, que je continue à être heureuse dans cette pièce !

En complément, quels sont vos autres projets ou actualités en cours et à venir ?

A côté, j’ai écrit mon seule en scène, qui s’appelle « Par amour », et que je commence à travailler avec la metteuse en scène, Estelle Djana Schmidt. Je parle d’histoires familiales, d’histoires amicales, d’histoires sentimentales parce qu’on a tous besoin d’amour : on le cherche tous les jours, parfois il nous bouscule, on l’aime et, dès fois, il nous fait du mal. Je parle de tout cela, je parle de ce que l’on fait de cet amour, …ce sera une heure de spectacle avec, aussi, des chansons guitare voix…

 

Ce travail me touche beaucoup, j’ai hâte de pouvoir le proposer prochainement, pourquoi pas dès la rentrée !

Merci, Mylène, pour toutes vos réponses !

 

 

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2024 : Interview croisée avec les trois comédiennes de la pièce à succès "Le complexe de la fougère" !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Laura, bonjour Camille et bonjour Lucia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview tous ensemble !

Vous êtes actuellement à l’affiche, au festival d’Avignon, de la pièce « Le complexe de la fougère », à 19h 30 au théâtre Au coin de la lune. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présentes ici ?

Camille : Oui, effectivement, on est très contentes de se retrouver toutes les 3 à Avignon cette année avec cette pièce. C’est la première fois que l’on joue tout le mois, c’est vraiment l’aventure à 100%, on est super contentes, on a du monde depuis le début !

Laura : Avignon est synonyme de fête, encore plus en ces temps moroses, c’est toujours agréable de pouvoir se retrouver tous pour célébrer l’art, au sens large. A Avignon, il y a aussi du chant, de la danse, …Il y a pas mal de manifestations artistiques donc c’est vrai que c’est chouette d’en faire partie ! On passe des moments ensemble, tous ensemble !

Camille : Il y a un côté un peu hors du temps, fédérateur, ce n’est pas des vacances mais il y a quand même un air d’exceptionnel.

Lucia : C’est notre premier Avignon ensemble toutes les trois, on se connait quand même depuis une dizaine d’années et c’est un plaisir de se retrouver ensemble pour partager ces moments.

Laura : Comme l’a précisé Camille, c’est la première fois que la pièce se joue avec une seule et même équipe, du début à la fin donc on est très contentes !

Plus concrètement, comment présenter ce spectacle ?

Lucia : C’est une comédie, avant tout mais avec un propos assez profond, qui parle de l’évolution, de l’évolution du monde, de l’évolution de l’humanité et, en particulier, des absurdités du monde moderne. Tout cela est traité de manière drôle et comique mais avec un vrai fond. On peut passer par diverses émotions, on peut rire, on peut réfléchir, et on peut s’émouvoir.

Camille : C’est la rencontre entre Marie-Antoinette, Amy Winehouse et Lucy, l’australopithèque, qui se retrouvent toutes les trois, après leur mort, à devoir cohabiter ensemble. Grâce à l’arrivée d’Amy franchement sortie du XXIè siècle, on va essayer de faire évoluer Lucy et ce sera prétexte à parler de l’évolution du monde. C’est une confrontation de trois époques différentes, de trois femmes, de trois régimes politiques, …

Laura : Bien que fraichement sortie comme l’a dit Camille, Amy n’est plus très fraiche à ce moment-là, je dirais qu’elle est plutôt dans le coton. Mais, du coup, Marie-Antoinette va la missionner pour faire évoluer Lucy… et qui mieux qu’Amy pour faire évoluer Lucy ?

Lucia : Elles sont réunies dans la mémoire collective de l’humanité, Amy arrive suite à son overdose alors que les deux autres personnages cohabitent déjà ensemble depuis 1974, date à laquelle a été découverte Lucy. Le temps leur parait déjà très long et l’arrivée d’Amy est un prétexte pour Marie-Antoinette de s’en faire une alliée afin de faire évoluer Lucy, chose qu’elle essaie déjà depuis plusieurs années.

Laura : On rentre dans des détails mais Marie-Antoinette retrouve chez Amy des codes qu’elle a chez elle, qu’elle n’a pas en fait avec Lucy donc elle se reconnait en Amy de manière maladroite. L’époque a évolué donc elle reconnait des choses mais qui sont décalées, c’est ça qui est amusant et qui est mis en exergue dans tout le spectacle.

 

 

Au moment de vous glisser pour la première fois dans la peau de vos personnages respectifs, aviez-vous aussi fait quelques recherches personnelles sur le parcours et l’histoire de ces personnalités ?

Lucia : En ce qui concerne Lucy, j’ai surtout travaillé sur la corporalité du personnage, j’ai cherché une manière de parler, de bouger, et d’interagir, plus animale. Je me suis informée sur les capacités corporelles de Lucy, comme sa capacité à grimper, ses bras qui étaient plus longs que les notre …

Laura : Il faut noter que Lucia a un travail de corps assez impressionnant dans le spectacle…Venez voir ! Elle image en tout cas très bien ce que l’on projette aujourd’hui sur des australopithèques.

Camille : Pour Marie-Antoinette, déjà la pièce en elle-même est documentée, il y a vraiment des faits réels historiques, comme pour les deux autres personnages d’ailleurs. Oui, je me suis un peu documentée sur sa vie, sur qui elle était, sur comment elle pouvait réagir dans certaines situations. Mais, puisque c’est la mémoire collective, il fallait surtout être dans la projection de Marie-Antoinette dans l’inconscient collectif, il fallait comprendre comment elle était perçue, plus que de connaitre la vraie Marie-Antoinette. La voit-on comme une reine, comme une bourgeoise, comme une princesse, comme une petite fille, … ? C’est là où il faut faire un mix de différentes choses à certains moments pour imager cette représentation collective.

Laura : Pour ma part, l’idée était de trouver un équilibre juste entre la projection des personnes qui prennent de la drogue à outrance et celle, en même temps, de la personne qu’elle était, c’est-à-dire l’artiste. Il fallait être cette icône à la voix incroyable mais qui arrive sur scène droguée, avec l’habitude de cet état…Plus que de se documenter, il fallait trouver le bon jeu…

Lucia : C’est d’autant moins facile qu’Amy est un personnage contemporain dont tout le monde se rappelle parfaitement… Il fallait trouver le bon équilibre de tous les personnages pour ne pas tomber dans la caricature.

Camille : Surtout, Amy Winehouse est aussi la représentation des femmes du XXIè siècle donc elle est Amy mais il faut aussi qu’elle soit autre chose…Donc c’est aussi un autre équilibre à trouver !

 

 

Quels principaux retours avez-vous pu avoir du public jusqu’à présent ?

Laura : Percutant, génial, drôle !

Lucia : Ce qui revient souvent, c’est « on a beaucoup ri » et « qu’est-ce que c’est bien écrit ». Les spectateurs se laissent porter par le rire et le rythme mais le texte est si percutant qu’ils reviennent parfois pour en réécouter les nuances.

Laura : D’ailleurs, cette année, le texte est en vente à la sortie, il a été édité !

Camille : On nous dit souvent que c’est de la comédie avec de la réflexion, presque un conte philosophique. On a de super critiques !

Lucia : C’est une comédie populaire, dans le sens positif du terme, il y a plusieurs niveaux de lecture, même les enfants peuvent se régaler, ils ne rient pas sur les mêmes choses, c’est plaisant !

Camille : C’est familial dans le sens où les jeunes et les enfants peuvent, après, discuter avec les parents de ces trois personnalités, c’est un prétexte aussi pour discuter de l’Histoire. C’est donc une comédie intelligente !

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Laura : Des complets ! Plein de dates vendues ! Que la pièce vive encore longtemps !

Camille : De régaler les spectateurs ! Que l’on ait des salles où les gens sortent heureux de la représentation.

Lucia : On fait ce métier pour créer des souvenirs et, pour moi, le plus beau cadeau d’Avignon, est de rencontrer des gens dans la rue en tractant qui se rappellent de nous avoir vues et qui nous remercient de leur avoir fait passer un bon moment. Cela fait plaisir d’avoir laissé un petit souvenir dans la tête des spectateurs.

Merci à toutes les trois pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2024 : Léone Logan évoque la pièce qu'elle joue à 14h 50 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Léone,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, à 14h 50, au théâtre Au coin de la lune, avec votre spectacle « Histoire d’un merle blanc ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

Oui, tout à fait ! Il y a une forme d’accomplissement que de pouvoir présenter « Histoire d’un merle blanc » dans un évènement aussi emblématique que le festival d’Avignon. D’autant plus que ce festival s’annonce vraiment festif cette année, on sent une émulation et une joie depuis quelques jours. On sent un retour du festival qui était peut-être un peu plus timide après la période Covid, il renait de ses cendres. En tout cas, j’ai cette sensation-là.

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est un conte initiatique d’Alfred de Musset, qui raconte l’histoire d’un jeune merle blanc qui se fait rejeter par ses parents pour sa différence. Cela commence à s’y méprendre comme « Le vilain petit canard », il commence tout un voyage initiatique à la quête de lui-même, où il va rencontrer tout un tas d’oiseaux. C’est un spectacle qui est burlesque, coloré, pop, joyeux mais qui a du fond et qui s’intéresse à de vrais sujets, qui sont l’identité, la quête de soi et la violence de la société envers les êtres différents. Je pense que l’on s’est tous, un jour, senti différent, à quelque degré que ce soit, par rapport à quelque d’autre ou à la société donc on peut tous se retrouver dans le parcours du merle.

Quels sont les principales caractéristiques des personnages que vous jouez dans cette pièce ?

Je joue plusieurs personnages…Le merle blanc est en permanence sur le plateau et est interprété par un même acteur. Les quatre acteurs, dont je fais partie, changeons de rôle à de multiples reprises. Je commence par la tourterelle, qui est une des premières rencontres du merle, qui est vraiment le romantisme un peu neuneu, si je peux dire, par excellence, elle est toute rose, un poil niaise, elle est surtout dans l’ombre de la reine des pies, c’est la suivante. Mais elle représente ce romantisme très juvénile et très fleur bleue que peut avoir Musset, c’est elle qui exprime cette jeunesse. Je passe brièvement par un moment de cabaret, que j’ai rajouté à la pièce, avec des flamands roses qui représentent le côté festif frivole des nuits parisiennes. Enfin, je joue la merlette blanche, qui est ma dernière apparition et la plus déterminante, qui est une allégorie à peine dissimulée à George Sand et qui est, en fait, l’alter ego du merle blanc. C’est une femme de plumes elle-aussi, c’est un personnage qui arrive avec son lot de mystères…

Depuis le début du festival, quels principaux retours du public avez-vous pu avoir ?

On a eu des retours très touchants et très positifs de personnes qui nous ont signifié que le spectacle était très complet, que l’on passait par beaucoup d’émotions différentes. C’est vrai que le spectacle démarre de manière assez gentille on va dire, vraiment comme un conte, il y a de l’humour, de la fantaisie mais il y a de la vraie réflexion aussi. On nous a fait part des émotions traversées et de cette aventure assez complète vécue pendant une heure avec nous.

Il y a eu cette confirmation aussi que les profils présents dans le public étaient très différents. On a eu de jeunes enfants, des personnages d’âges plus mûrs, de tous horizons et de toutes origines sociales qui, au final, ont tous eu une assez forte identification au merle, un personnage à forte empathie. Le fait que l’on puisse se retrouver chacun, avec sa propre différence, dans celle du merle est quelque chose qui s’est confirmé dans les retours que l’on a eus.

 

 

Ces retours doivent certainement vous faire d’autant plus plaisir que vous êtes à l’origine du projet ?

Bien sûr ! En tant que metteuse en scène, quand le propos atteint les spectateurs, évidemment le travail est réussi et on a touché son but, surtout quand on s’attaque à un texte qui, malgré tout, reste classique. Même si c’est une écriture moderne et une mise en scène contemporaine, les thèmes sont profondément humains et intemporels. J’avais vraiment à cœur que ça puisse atteindre et toucher un public large parce que ce sont des thèmes qui appartiennent véritablement à tout le monde. D’avoir cette confirmation est quelque chose qui me touche…La scénographie plait beaucoup aussi, on m’a fait de nombreux retours sur la lumière, sur les costumes, sur la beauté visuelle du spectacle. C’est un goût et un plaisir que j’ai aussi de créer de beaux tableaux et de belles images, je pense que ça véhicule aussi beaucoup d’émotions. Tous ces retours, oui, me touchent particulièrement !

Avec toutes ces casquettes différentes sur ce projet, vos journées en Avignon doivent être particulièrement remplies ?

J’ai une équipe formidable, il y a beaucoup d’amour entre nous. Je pense que ça se sent quand une équipe s’apprécie : en tant que spectatrice, il y a un petit je ne sais quoi en plus quand de l’amour lie des membres d’une équipe. J’ai la chance d’être bien entourée….C’est notre premier Avignon à tous, on a tous cherché nos marques au début, maintenant ils ont confiance en moi aussi, je suis la capitaine du navire…

On tracte avant et après le spectacle, on le fait même vers 22h 30 dans certaines files d’attente car on sait que l’on peut convenir à de nombreux publics. C’est l’occasion de dialoguer avec les gens. Mais on ne se limite pas au tractage, on propose aussi de la parade, déjà parce que c’est plaisant d’être en performance mais aussi parce que je pense que c’est un autre type de performance. D’ailleurs, vous allez certainement nous croiser tout de plumes vêtus…Cela permet de rencontrer le public autrement.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival ?

Ce que l’on peut nous souhaiter de mieux, c’est d’ailleurs le profond souhait que j’avais en emmenant le spectacle au festival, c’est qu’il y ait des rencontres entre le merle, le public et les professionnels. On espère que le thème du spectacle puisse les toucher, on espère qu’il y ait une rencontre du cœur. On peut nous souhaiter que l’émotion véhiculée par le spectacle rencontre d’autres sensibilités et, évidemment, que ces rencontres puissent souffler dans les ailes de notre merle et l’emmener vers d’autres aventures au-delà du festival. On aimerait que le merle puisse poursuivre sa route sur la prochaine saison !

Merci, Léone, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2024 : Charlotte Adrien nous parle de ses différentes actualités sur place !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, à 20h, au théâtre du balcon, dans « Le Fossé ». On imagine sans doute la joie que ce doit être d’être ici ?

Le mot joie est plutôt bien choisi ! Quand on travaille au théâtre du balcon, c’est déjà un tapis de joie annoncée. C’est super d’être dans une maison si confortable et joyeuse ! C’est une chance que je mesure. Je suis très heureuse.

Comment présenteriez-vous cette pièce, ainsi que votre personnage ?

C’est une farce burlesque. C’est l’histoire de gens qui creusent mais qui ne savent pas pourquoi ils creusent. C’est absurde et complètement délirant… Et mon personnage est quelque part entre le clown et la militante !

On est une joyeuse équipe, on est 5 au plateau et c’est drôle ! On a tous des personnages qui sont un peu des archétypes sociétaux, on se moque de nous-mêmes et c’est assez jouissif.

 

 

Dans la foulée, dans le même lieu, à 21h 45, vous accompagnez la mise en scène du spectacle « Tu connais la chanson ? »

Oui, c’est un projet musical, Louis Caratini est auteur compositeur interprète, musicien et comédien. Et le spectacle s’est construit avec toutes ses compétences entremêlées, et sa capacité incroyable d’improvisation avec le public. L’année dernière, on était dans une petite salle, on faisait tout à deux, et la magie d’Avignon a opéré… Les pros qui sont venus ont tous acheté le spectacle, ce qui est improbable ! Erwan Rodary, le producteur de Guillaume Meurice, est venu nous voir sans qu’on ne le sache avec Marjory Ménager, et aujourd’hui on travaille avec eux, et on fait le Festival d’Avignon au Théâtre du Balcon sur un piano à queue !! On est hyper heureux.

C’est un projet atypique assez malin. Un solo qui commence par un concert où il faut retrouver les auteurs et les autrices des chansons. Comme une épopée francophone, pour faire entendre la langue autrement. Et tout le long du concert, Louis renverse des concepts mine de rien, ou détourne des aprioris qu’on pourrait avoir… C’est drôle, et disons… malicieux ! On réunit les gens, et on fait des grand-écarts entre les cultures, pour créer du collectif.

Quels principaux retours du public avez-vous ?

Les gens sortent avec beaucoup d’énergie. Je crois que le projet les rend actifs, le fait de devoir trouver les réponses, ça réactive chez eux des zones de mémoire parfois lointaines… La plupart sont touchés, beaucoup sont très admiratifs de la performance de Louis.

 

 

Le 20 juillet prochain, à la veille de la fin du festival, vous proposerez un autre spectacle, pleinement musical …

Oui, je propose mon projet de musiques actuelles, « Cardinale », c’est de la Chanson-poésie-électro-pop-chamanique. Un concert qui entremêle de la poésie avec des textures sonores, ça laisse une grande place à l’imaginaire. Une langue se déploie, et parle des profondeurs, des voix intérieures, de l’invisible, de la connexion avec ce qui nous dépasse, de tout ce qui nous empêche, de comment on reprend le pouvoir. On a la chance d’être accueillis au Délirium, monument du festival d’Avignon ! C’est un endroit de nuit, où les gens viennent faire la fête. Un lieu parfois transgressif, qui accueille des propositions artistiques assez radicales. Je suis hyper heureuse d’avoir été invitée là-bas !

Pour terminer, vous préparez également un nouveau projet…

J’ai écrit et mis en scène une pièce qui s’appelle « Turbulences ». C’est une fiction qui se passe dans une radio, le journaliste qui doit interviewer le premier ministre est en retard…Le réalisateur, complètement dépassé par les évènements, demande à l’artiste musicale de commencer à présenter le début de l’émission pour faire patienter. L’artiste musicale se prend au jeu mais elle est maladroite, et du coup tout se met à déraper. A travers cette fiction, je m’amuse avec notre rapport au temps, notre rapport à l’efficacité, à la pression du résultat. On pousse certaines situations jusqu’à l’absurde, c’est très ludique.  

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2024 : Interview avec Mathilde, Marie et Marie pour parler de la pièce "Sortez-moi de là !"

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie B, bonjour Mathilde et bonjour Marie R,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions !

Vous jouez actuellement, au festival d’Avignon, la pièce « Sortez-moi de là ! », à 17h, au théâtre Notre-Dame. Comment se sont passées les premières journées ? Quel accueil vous a réservé le public ?

Mathilde : Cela s’est très bien passé ! J’avoue que l’on avait un peu peur parce que c’est notre premier festival donc on ne sait jamais à quoi s’attendre. On vient de créer la troupe, la pièce vient d’être écrite, personne ne nous connaissait vraiment donc c’était un coup de poker. On est habillées avec des couleurs pétantes, on est énergiques donc on espérait attirer les foules et, mine de rien, ça marche, les retours sont bons, la salle est remplie donc on est un petit peu sur un nuage. On espère que ça va durer jusqu’à la fin du festival et au-delà évidemment.

Marie B : Ce qu’il faut savoir, c’est que l’on a fait quelques dates parisiennes avant de venir à Avignon, pour se roder un peu et avoir des premiers retours du public. On a toutes pu jouer deux fois, on a eu de très bons retours, on a modifié des choses en prévision d’Avignon mais on avait cette chance d’avoir nos proches et un public déjà acquis quand même donc c’est vrai qu’on avait un peu plus peur en arrivant à Avignon. J’avais fait plusieurs fois le festival mais c’est mon premier en tant que comédienne, j’avais rencontré beaucoup de compagnies et on sait à quel point ce festival peut être compliqué…On peut jouer devant des salles quasiment vides : psychologiquement, on y croyait mais il fallait quand même se préparer à cela. C’est vrai que, pour l’instant, l’accueil est même au-delà de nos espérances, personne ne nous connait, on arrive avec un spectacle créé il y a moins d’un an mais on voit que le fait d’y croire et de s’investir autant motive les gens. Cela plait, les premiers retours sont positifs, cela promet pour la suite du festival et, effectivement, au-delà on l’espère.

Marie R : Je vais rajouter que l’on est très très copines dans la vie et je pense que les gens le ressentent. On nous dit souvent que, au-delà de la pièce, du jeu, de l’écriture et de la mise scène, c’est le côté humain qui ressort de ce spectacle. Cela se passe très bien entre nous, je pense qu’il y a un vrai truc de sororité. Je crois que ça plait parce qu’on est très copines et qu’on s’aime très fort, les gens captent notre énergie. On est toutes ultra motivées, pour beaucoup d’entre nous faire le festival d’Avignon était un peu un rêve donc on essaie de communiquer notre joie aux gens, ça a l’air de plutôt bien marcher pour l’instant donc c’est chouette !

 

 

La distribution est alternante, ce qui nécessite de nombreux échanges et une belle interaction entre vous…

Marie B : En fait, on a toujours travaillé ensemble, c’est quelque chose qui nous tenait à cœur parce qu’on est deux par rôles mais que l’on n’est pas deux casts définis. On peut jouer avec les unes et les autres tout le temps donc il fallait quand même que l’on ait une base, même si, évidemment, on n’a pas les mêmes énergies et que nos personnages sont un peu différents. Au niveau de la mise en scène, surtout en comédie, il faut que ce soit très carré, que l’on ait les mêmes tops pour, si on switche, garder le même spectacle. Pendant toutes les répétitions, on travaillait ensemble, on observait l’autre et je pense que l’on a essayé de s’appuyer les unes sur les autres. J’observe beaucoup Clara pour m’enrichir de ce qu’elle apporte au personnage et pour construire aussi avec ce qu’elle propose. C’est super enrichissant pour notre jeu à toutes ! L’alternance permet de se surprendre, de s’écouter et je pense que c’est un plus !

Marie R : Ce qui est chouette, c’est que, sur les 6, il y en a 2 qui ont écrit et fait la mise en scène mais qu’elles nous ont laissé de la place. On vient toutes aux représentations, on prend des notes, on se fait des retours, ce n’est pas uniquement la charge des autrices et metteuses en scène. Tout le monde donne son avis et, effectivement, le fait d’être en double distribution m’a fait comprendre que des choses marchent chez Eléa mais pas chez moi, et inversement, du coup on essaie de ne pas se copier mais de juste prendre ce qui fonctionne. En tout cas, tout le monde a sa place, c’est chouette !

Mathilde : Et puis il y a le côté pratique qu’elles soient deux à avoir écrit et à mettre en scène : dans un premier temps, sur toutes les répétitions parisiennes, il y avait toujours une qui s’entrainait au plateau et l’autre qui pouvait apporter un regard extérieur. Même si elles ont lancé toutes les idées, tout le monde a ensuite pu apporter sa pierre à l’édifice. Les répétitions à 6 sont cools, elles se sont très bien passées, c’est effectivement enrichissant de voir d’un point de vue extérieur la pièce que l’on est en train de monter. Cela permet de suivre les avancées, c’est une superbe méthodologie de travail !

Marie R : Sans nous jeter des fleurs, on est des bosseuses toutes les 6, on est très perfectionnistes, on pinaille sur des détails mais qui font la différence. La comédie est quelque chose d’ultra millimétré, on essaie du coup d’être toutes très pointilleuses. Donc être à 6 cerveaux est pas mal pour tous les petits détails !

 

 

Sans doute aussi que, au fur et à mesure des représentations, vous continuez à affiner et à peaufiner votre jeu et le spectacle ?

Marie B : Bien sûr ! Il y a, dès fois, des propositions faites sur scène et des petits détails où on se dit que c’est génial et que l’on garde pour les prochaines représentations. Et vice et versa…

Mathilde : On s’adapte aussi aux rires : en s’entrainant, on n’avait pas les personnes en face dans le public donc on prend l’habitude de ne pas enchainer trop vite les phrases à ce moment-là. Il faut simplement faire attention au timing imposé entre deux interventions de la voix-off : il y a quelques jours, on s’est faites surprendre par la longueur des rires et on a été coupées dans nos paroles. En tout cas, ces rires sont des bons signes et il faut s’y fier pour continuer à améliorer la pièce.

Marie B : En parlant du double cast, il y a, c’est vrai, des combinaisons que l’on n’a encore jamais testées donc, là, Avignon est l’occasion d’expérimenter de nouveaux trios. Forcément, ça change des choses dans l’énergie des personnages. Je pense que ce festival va être très formateur et qu’il va nous aider à avoir la meilleure version possible du spectacle à la fin.

Avez-vous eu des sources plus personnelles d’inspiration au moment de vous glisser pour la première fois dans la peau de votre personnage ?

Mathilde : J’avoue que je suis très proche de mon rôle, je me suis donc inspirée de moments personnels. J’avais aussi en tête tous les personnages cassants que l’on peut connaitre. Pour ce genre de rôle, il y a beaucoup d’inspirations possibles mais, parfois, j’y pensais tellement que j’en devenais trop froide et j’en perdais un peu le côté moqueur du chat qui joue avec la souris. Donc je suis revenue un peu plus à un amusement…

Marie B : Je suis aussi assez proche de mon personnage, c’est moi qui ai co-écrit la pièce avec Eléa, cela a été assez évident, même dès la première version, que j’allais me retrouver sur le rôle d’Emilie. C’est le personnage le plus normal des trois, le moins caricatural on va dire, avec ce côté qui veut faire plaisir à tout le monde, qui a peur du conflit, qui veut bien faire mais elle a quand même son caractère, elle est surprenante sur plein de choses, ce n’est pas juste une victime. Donc cela n’a pas été très compliqué de me glisser dans le rôle. Surtout que, en ayant écrit le texte, on crée un lien avec chaque personnage, on a une vraie d’image de chacun d’entre eux, on imagine leur passé et leurs caractéristiques, on avait une vision très précise de qui était chacun donc on avait un petit avantage pour l’interprétation.

Marie R : A la base, Clémentine n’était pas forcément le personnage que je devais faire et, au final, je ne pensais pas trop être capable de jouer un tel personnage, très sensible. Je crois que c’est ça qui revient un peu avec Clémentine, la mienne est vraiment sous Xanax, elle va mal, un rien peut la faire vaciller. Je la vois comme une intello un peu au bord de la crise de nerfs et je me suis pas mal retrouvée en elle, finalement. Elle est très up and down dans ses émotions, ce qui est aussi un peu mon cas…

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite du festival et au-delà ?

Marie R : Déjà, on peut nous souhaiter de continuer à bien remplir la salle, on a bien commencé, on a de nombreux complets et on espère que ça va continuer !

Marie B : Pour l’après, on peut nous souhaiter que l’aventure continue, qu’on tape dans l’œil de professionnels qui auront envie de nous programmer. C’est notre bébé, on s’investit à fond depuis bientôt un an, on y croit très fort et on se donne les moyens pour que ça fonctionne. On espère que l’on va amener cette pièce très loin, on espère la jouer encore longtemps, c’est l’objectif !

Mathilde : En étant deux castings, on peut partir en tournée à deux endroits différents en même temps J donc il y a de quoi souhaiter un bel avenir à cette pièce !

Ce fut un plaisir d’échanger avec vous trois !

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Festival d'Avignon 2024 : Interview croisée avec Clara, Eléa et Blandine pour leur pièce, "Sortez-moi de là !"

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clara, bonjour Eléa et bonjour Blandine,

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, à 17h, au théâtre Notre-Dame dans la pièce « Sortez-moi de là ! ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous trois d’être présentes ici ?

Clara : Carrément, oui ! Je pense que je parle au nom de tout le monde en disant cela. Ca fait des mois et des mois qu’on parle de cet évènement, on était venues l’année dernière mais en tant que festivalières, sans s’imaginer que l’on reviendrait cette année avec une pièce, en plus une création. C’est le bonheur ! C’est génial, on est au milieu d’artistes, au milieu de gens bienveillants, ouverts d’esprit, l’ambiance est un peu euphorique, c’est un petit cocon pendant trois semaines !

Blandine : Il y a un côté travail mais un côté fête aussi. Tu as l’impression que c’est les vacances, alors que tu passes ton temps à bosser…

Plus concrètement, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

Eléa : C’est un enterrement de vie de jeune fille qui part en vrille, la future mariée s’est faite kidnapper par ses meilleures copines mais elle n’avait pas du tout prévu cela pour sa journée. Le programme est rocambolesque, on passe de l’accrobranche au cours de pâte à pizza puis à celui de yoga, c’est complètement loufoque, c’est très drôle, ça plait beaucoup, c’est léger, c’est fun ! C’est neuf, ce n’est pas du déjà vu !

Blandine : Surtout, il y a peu de spectacles qui traitent du sujet des EVJF, je pense qu’il y a 2 pièces sur 1 600 ici, à Avignon. Donc, en soi, c’est quand même assez neuf comme idée !

Eléa : Ce qui est rare aussi, c’est d’avoir trois femmes sur scène. Souvent, on voit beaucoup d’hommes  et cela nous tenait à cœur de le faire entre femmes.

Clara : C’est rare d’avoir trois femmes sur scène mais qui ne parlent pas particulièrement d’être des femmes…Ce n’est pas une pièce sur les femmes, on est des femmes mais c’est un non sujet, on joue une comédie. C’est un heureux hasard…

Blandine : Des femmes qui ont des points communs et qui ne sont pas non plus des clichés. C’est important que ce soient des femmes de tous les jours, qui ont des points forts mais aussi des failles et des faiblesses. Même si elles ont des combinaisons de Totally Spies, ce sont des êtres humains normaux…

 

 

Justement, un mot peut-être chacune sur votre personnage ?

Clara : Je joue Emilie, elle est un peu la voix de la raison parmi les trois. C’est celle à qui le public s’identifie le plus. C’est la femme carrée, organisée, terre à terre, droite dans ses bottes. Elle va se marier dans quelques temps et se fait embarquer dans cet enterrement de vie de jeune fille qu’elle n’avait pas du tout prévu. Elle est prisonnière mais n’a pas non plus envie de blesser sa sœur ni son amie, elle veut que ça se passe bien, elle arrondie les angles mais, toutefois, elle a quand même un objectif à la fin de la journée qu’elle cherche à atteindre.

Eléa : Je joue le personnage de Clémentine, c’est l’amie d’enfance d’Emilie et d’Alex, elle est professeure de SVT, très bavarde, très envahissante, très expressive. Elle pense beaucoup à elle, malheureusement mais elle est très gentille, elle a un très très bon fond, elle essaie de tout faire bien mais elle ne fait rien comme il faut. Elle a une grande paire de lunettes, elle est maladroite, elle est très fun, elle est très excentrique, le jaune lui va très bien. C’est elle qui s’est cassé la tête pour l’organisation de l’EVJF. Ce qu’elle aime par-dessus tout après Emilie, c’est sa chatte, Maryline, qui lui est très précieuse.

Blandine : Je joue le personnage d’Alex, qui est la grande sœur d’Emilie, aussi amie d’enfance de Clémentine mais qui a pris un peu de distance. Je travaille dans le milieu de la mode, je suis assez snobe. Au moment où la pièce se passe, je considère que ma sœur et Clémentine sont des personnes avec qui je n’ai pas trop de raisons de trainer. La seule raison pour laquelle j’accepte de venir à cet EVJF, c’est que j’ai envie d’embêter ma sœur parce que je pense qu’elle me cache quelque chose et qu’elle est un petit peu hypocrite sur les bords, voire carrément au milieu. J’ai une grande façade qui camoufle bien l’intériorité du personnage, très froide et cassante mais, au fond, peut-être qu’il y a une petite crème glacée…Encore faut-il bien gratter !

 

 

Vous retrouvez-vous parfois sur certains traits de la personnalité de vos personnages ?

Eléa : Je me retrouve beaucoup sur le côté envahissante de Clem, j’envahie beaucoup mes amies, je n’ai aucune limite physique, je peux les coller beaucoup, faire beaucoup de câlins, être très affective. Avec Clem, ce sont les montagnes russes des émotions : soit tout va très très bien, soit tout va très très mal et je vis la vie comme cela également. Je me reconnais beaucoup !

Blandine : Dans mon cas, c’est marrant parce que c’est un personnage que j’ai eu énormément de mal à attraper, tout simplement parce qu’il fallait qu’elle soit classe, qu’elle ait un côté un peu milieu de la mode, un côté un petit peu qui fait très attention à son image…Ce qui est quelque chose qui me ressemble peu. Quand on commençait à chercher les costumes, les metteuses en scène m’incitaient à trouver quelque chose en lien avec le milieu de la mode et, vraiment, c’était une incompréhension totale pour moi, je ne voyais pas comment répondre à cette demande donc je les ai finalement laissées travailler sur ce sujet. J’ai eu du mal à trouver le personnage et, en fait, j’ai d’abord réussi à lui trouver un côté très méchant et très agressif avant, ensuite, de commencer à y mettre de moi. J’ai l’impression que cette partie-là a été ce qui m’a permis de trouver un personnage complet. En synthèse, d’abord de l’agressivité puis, ensuite, on y met du Blandine !

Clara : Emilie est aux antipodes de ma personnalité, c’est le contraire de moi. C’est une femme organisée et je suis un bordel ambulant, c’est une femme terre à terre et j’ai la tête dans les nuages en permanence – j’ai d’ailleurs cette réputation dans la troupe d’être celle à la ramasse, celle à qui l’on doit répéter 20 fois les choses -, c’est une femme qui s’excuse beaucoup, qui est tout le temps désolée, qui veut faire bien, qui est un petit peu victime, qui se fait marcher dessus, qui veut faire plaisir à tout le monde, alors que je suis très expansive, que je n’ai jamais le sentiment de déranger, que je suis assez cash et extravertie. Donc ça a été très très dur de me fondre dans le personnage d’Emilie, je suis tout le temps en lutte, en train de chercher des trucs. Mais je l’ai trouvée depuis quelques jours : c’est simple, il faut que je fasse tout le contraire de moi, il faut que j’oublie complètement ma personne. C’est assez rare que je joue un tel personnage, je joue d’habitude des Clem ou des femmes timbrées donc, là, de jouer une femme normale est très déstabilisant pour moi. On touche au but, j’y suis, j’ai eu le déclic, je joue quelqu’un d’autre !

Pour terminer, en bouclant la boucle, si l’on revient à la genèse de cette aventure, comment sont nées l’idée et l’envie ?

Eléa : On vient toutes de la même école, l’EPCM, on est de deux promos différentes et on a fait ensemble le spectacle « Sister act », une comédie musicale. Mes 5 camarades s’étaient même organisées pour le rejouer à la rentrée qui suivait…

Blandine :…et on s’est dit que ce serait cool de travailler ensemble. On a cherché des pièces avec 5 comédiennes ou plus mais il n’y en avait pas tant que cela qui avaient de la profondeur. On a fini par écrire une comédie pour 3 en fonctionnant à 6…

Eléa : On est parties sur une comédie parce que c’est vendeur, que ça fait du bien et qu’on aime toutes ce genre. Après plein de recherches, on a eu l’idée de l’EVJF puis celle des Totally Spies : c’est un trio, c’est coloré, c’est de notre génération, c’était notre délire, on y a toutes joué en cours de récréation quand on était gamines…

Merci à toutes les trois pour vos réponses !

Publié dans Théâtre

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Festival d'Avignon 2024 : Maëlle Mietton nous en dit plus sur le spectacle jeune public qu'elle joue à 10h chaque matin !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Maëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous êtes actuellement sur scène, au festival d’Avignon, à 10h, au théâtre de l’Adresse, dans le spectacle jeune public « Méchant ! ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici ?

Oui ! Vous avez dit exactement le bon mot, c’est une grande joie ! C’est comme une fête, c’est comme se préparer pour aller à une rencontre, on se fait joli, on est un petit peu excité, on ne sait pas comment ça va se passer mais l’inconnu nous stimule. Ce n’est, pour moi, pas du tout source d’angoisse, au contraire ! Cette année, je ressens une boucle, je fête mes 40 ans de festival…Ma tante habitait Avignon, je suis venue pour la première fois alors que je n’avais que 4 ans : j’ai beaucoup de souvenirs, mes tous premiers sont les odeurs des petits théâtres, aussi la proximité des lieux, …. Quand je tracte, je repasse par toutes ces rues que je connais très bien, c’est bourré de souvenirs partout…La joie de l’enfance me revient aussi quand je me balade…

Je connais très bien le lieu aussi, j’y ai joué il y a 15 ans, je faisais même plusieurs métiers tout au long de la journée, de la billetterie à la buvette. On ressent ici un réel amour du théâtre et l’ambiance est restée conviviale, chaleureuse et bienveillante. C’est un bel endroit, avec une belle cour, on s’y sent bien ! Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait Avignon avec un spectacle et cela me fait très plaisir de revenir ici. Je connais le gérant des lieux depuis très longtemps, c’est une chouette personne.

Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous cette pièce ?

C’est un texte d’Anne Sylvestre, c’est l’unique pièce qu’elle a écrite. Elle était une belle personne et j’ai toujours été touchée, dans ses chansons, par la simplicité de ses mots. Il n’y a pas d’habillage, c’est droit, c’est simple, c’est dit, cela me ressemble ! Cette pièce est comme cela aussi, elle est écrite avec les mots de l’enfance, elle dit des choses très importantes, simplement, avec jeu.

C’est l’histoire de Croch’patte, un petit garçon turbulent et de Biquette, une petite fille. Croch’patte a toujours faim et se rattrape sur les gouters de tout le monde, sans demander. Un jour, il s’en prend à Biquette…Elle est sa copine mais elle ne va pas se laisser faire, elle va se défendre.

Avec Sylvia, qui m’accompagne sur scène, on s’était rencontrées dans ce théâtre, il y a quelques années maintenant. Ce qui résonne encore plus cette année ! On est très différentes mais on se complète très bien car on a les mêmes velléités. On a toutes les deux ce goût du lien avec le théâtre amateur et cette envie de développer du réseau local notamment. Cette pièce est née il y a quelques années, on a déjà fait des lectures dans des écoles et des représentations dans plusieurs théâtres proches de chez nous. Le parcours de cette pièce est donc une belle histoire, que j’aime à raconter. J’ai des souvenirs devant des jauges de 300 enfants, c’était magnifique !

 

 

Quel regard portez-vous, plus personnellement, sur ce spectacle ?

Je ne pense pas que ce soit un spectacle dont on ressort chamboulé, ce n’est pas une mauvaise publicité que de le dire mais c’est vraiment un spectacle qui ouvre au dialogue, qui questionne la violence, qui est dans la nuance de l’attaque et de la défense. Il y a tout un rapport aux émotions, c’est un spectacle qui permet aussi de faire résilience : le chemin de Croch’patte, à l’intérieur du spectacle, est fort…grâce à Biquette, il ressort transformé ! Il y a aussi tout un questionnement autour des garçons et autour des filles, sur le fait de pleurer ou non par exemple…Ça crée le débat ! Il y a également beaucoup de vidéos et de sons, ainsi que de la marionnette, c’est très onirique donc il y a un univers.

C’est aussi basé sur la légèreté et sur le principe du « on aurait dit que », on déplace les objets et les cubes, on a fait des structures métalliques pour créer différents espaces, on met des tissus dessus puis on les enlève…

Souvent même, ce sont les adultes qui ressortent les plus touchés du spectacle : « c’est génial, on retrouve notre enfance ». Je trouve aussi, effectivement, qu’on est pleinement dans l’univers de l’enfance : déjà, c’est ce qu’Anne Sylvestre a mis et on a tenté de poursuivre encore plus dans cette direction. Avec Sylvia, on a également eu cette volonté d’un spectacle écolo, on réutilise tout ce que l’on peut réutiliser : en 6 ans, on a acheté un seul tissus, tout le reste est de la récupération et ça tient !

Artistiquement parlant, ce spectacle vous permet sans doute une palette de jeu large et variée, qui doit être plaisante…

Oui ! D’autant plus que j’adore jouer, que j’adore tout visiter et tout explorer. J’ai toujours eu un lien très fort à l’enfance et, du coup, aux enfants. Depuis toute petite, j’ai toujours raconté des histoires aux plus petits, ma mère m’appelait même « l’arbre à enfants », c’est dire ! A la sortie du spectacle, je reçois régulièrement de mégas câlins, c’est trop beau. C’est sans doute lié au fait qu’avec Sylvia, on soit dans cet endroit d’honnêteté et de pureté, on ne ment pas. Je trouve cette attitude tellement précieuse.

Cette passion-là du jeu m’est venue très jeune, je faisais des minis spectacles à l’âge de 8 ans et tous mes étés en Avignon y ont certainement contribué aussi. J’ai toujours été active, je n’ai jamais arrêté…Et, ensuite, professionnellement, j’ai eu la chance de participer à de nombreux projets pour le jeune public…

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets à venir ?

Je prépare « La grenouille à grande bouche », un conte musical qui se jouera à Paris en décembre, juste avant Noel. On va rigoler ! Les grenouilles sont les plus veilles figures symboliques de tout ce qui est mythes, légendes et autres. Ce sera un concert interactif, avec cette grenouille imbuvable, au caractère de cochon, qui se prend pour la reine dans sa mare, qui s’y ennuie et qui aimerait bien être une rock star. Ensuite, ça se jouera à Montpellier et à Toulouse, où on y intégrera la LSF. C’est un très très beau projet !

Merci, Maëlle, pour toutes vos réponses !

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