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France 2 / Comme une ombre : Sara Martins évoque Claire, son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

 

Bonjour Sara,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier prochain, à 21h 10, dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! De toute façon, ce métier est toujours un plaisir ! Là, ça l’était d’autant plus parce que c’est vraiment un film d’équipe, ce qui était déjà écrit dans le scénario…Sur cet unitaire, qui reste une fiction policière assez classique d’apparence, une brigade va être confrontée à un tueur, qui va se révéler être un tueur en série …Chose peu classique en France. La commandante Sainz, jouée par Marie Denardaud, va se voir imposer une équipière, mon personnage, qui est psycho-criminologue. Pendant des années, on a aimé raconter que, quand il y a deux femmes de pouvoir dans la même pièce, elles se crêpent le chignon mais, là, non, d’une manière très belle, ces deux femmes, qui sont très différentes et qui ont des méthodes qui le sont aussi, vont plutôt devenir complices, étant habitées par la même envie de mettre la main sur ce tueur. Il y aura de vraies questions de moralité, on va se rendre compte que la teneur des crimes est particulière et on aurait presque envie d’excuser ce criminel.

La commandante Sainz est entourée d’une brigade de flics, qui sont déjà très forts…J’ai rarement vu des personnages secondaires aussi bien écrits et qui, chacun, ont des trajectoires dans lesquelles on a envie de se plonger. Foëd Amara joue ce flic qui a grandi en banlieue et qui y vit toujours, et qui est donc tiraillé entre sa situation d’un flic en banlieue et d’un arabe au commissariat. Cédric Appietto est arrivé avec sa moustache, son intelligence et sa dérision pour faire d’un flic, qui a la cinquantaine passée et qui est un peu cassé, un flic génial. Il joue sur cette caricature du flic beauf, dont on pourrait comprendre qu’il ait une certaine mentalité mais qui est tout l’inverse…Là-dessus, arrive cette toute jeune inspectrice, jouée par Tiphaine Daviot, une jeune nana complètement féministe…Forcément, sa rencontre avec le personnage joué par Cédric fera des étincelles : on ne peut pas faire deux plus grands opposés qui vont devoir s’entendre ! Donc, déjà dès l’écriture, on avait un beau panel de personnes très différentes mais qui fonctionnent bien ensemble. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Il se trouve que c’est aussi une équipe d’acteurs tellement attachants et formidables, on a eu un plaisir fou à travailler ensemble. Je connais Marie depuis très longtemps, quand nous étions étudiantes en arts dramatiques mais nous n’avions pas eu l’occasion de travailler ensemble. Donc c’était super et on savait que l’on allait avoir cette petite connivence dans le regard…

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Claire Legendre ? Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

J’ai beaucoup joué de policières mais, là, effectivement, cette profileuse a cette particularité d’être une flic qui est un peu un électron libre. Elle n’est pas habituée au commissariat…Elle arrive au milieu d’une équipe qui a l’habitude de fonctionner ensemble et qui n’est pas toujours prête à accueillir quelqu’un de nouveau. Il faut donc qu’elle fasse ses preuves, en leur amenant une manière d’enquêter peut-être différente, en qualité de psycho-criminologue en fait. Cette femme est très très mystérieuse, elle est un peu un cavalier solitaire, elle qui va ponctuellement de commissariat en commissariat, pour aider à des enquêtes. D’ailleurs, c’est une femme qui n’a pas de vie privée ni familiale, elle est très très libre, elle consomme des hommes avec consentement, elle ne s’excuse de rien, …Elle est brillante, elle le sait, c’est une femme qui avance ! 

Avec Marie, c’est un duo formidable. Malgré tout, il y a aussi des enjeux politiques dans l’intrigue et elles vont faire front. 

Cela m’intéressait de jouer ce personnage un peu opaque…. Je n’ai pas cherché à gommer les zones de mystère. Au contraire, comme c’est une femme qui ne s’excuse pas, je me dis que j’allais la prendre comme cela, sans l’expliquer ou la justifier.

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Non, malheureusement, tout va très vite et on n’a pas toujours le temps de faire les recherches que l’on aimerait, en tant qu’acteur. Et puis, ça aurait dépassé, de toute façon, le contexte du film parce que, encore une fois, il ne tourne pas sur le personnage de Claire, c’est vraiment un film choral. Maintenant, on a tous, dans notre inconscient collectif, vu des films sur des profileurs donc on a un peu cela en tête. En même temps, je crois qu’il n’y a pas de profil type, je pense que ce sont avant tout des gens qui sont des psychologues qui ont choisi de se spécialiser dans la criminologie. Cela peut être des gens très rigides comme, au contraire, des gens border line. Là, Claire a un peu cette dualité : je pense que c’est quelqu’un de très méticuleuse sur beaucoup de choses, elle gagne bien sa vie donc elle a du style, elle soigne son apparence, elle a une manière de paraître très organisée mais, à l’intérieur, c’est le chaos, elle n’a pas du tout une vie stable ni posée, avec une routine, c’est une femme qui vit à l’hotel, qui a des amants différents tous les soirs. C’est vraiment un personnage difficile à catégoriser…

Ce métier-là, de profileur, n’existe pas, en France, comme il existe dans les fictions. Oui, ce seraient des psychologues consultants, qui analysent des criminels mais ce ne seraient pas des flics de terrain. Donc j’ai un peu repensé à des films que l’on a tous vus mais cela ne m’a pas été d’une grande utilité, j’ai finalement fait avec ce qui était écrit. Ce qui était le plus important, c’était comment cette femme allait trouver sa place dans cette équipe de flics déjà très soudée. 

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans la belle ville de Lyon…

Oui, c’est la ville où j’ai grandi. Il y a de plus en plus de tournages à Lyon, j’en suis ravie parce que c’est une ville très cinégénique. Il y a vraiment tout, on peut autant avoir des quartiers très chics et très huppés, comme on peut aussi avoir des banlieues assez difficiles. Il y a tous les terrains de jeu…On ne l’a pas beaucoup fait, on les évoque mais on peut aussi s’amuser avec des quartiers particuliers, comme celui des traboules, qui pourrait être un labyrinthe sous terrain. Lyon, oui, offre énormément de possibilités pour les tournages et, en plus, on y est bien, on y mange bien. Après, vous savez, peu importe l’endroit où je suis, l’important, pour moi, est d’être bien entourée ! 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

J’ai déjà vu le film. Souvent, en tant qu’acteur, on en voit beaucoup mais pas forcément tout, lors de la postproduction, où on intervient au niveau du son de certaines scènes. Là, c’était tellement une équipe formidable que l’on avait besoin de se retrouver et la production, aussi, avait envie de nous réunir. Donc elle a organisé un visionnage entre nous, on l’a donc vu ensemble…On a été surpris ensemble : il y a des choses que l’on n’avait pas vu venir ! Il y a l’équipe des flics, certes, mais les acteurs des guests ont aussi emmené leurs personnages dans des directions que j’ai trouvées formidables…Je pense qu’il y a une vraie homogénéité dans le jeu, ça joue bien, tous les personnages sont très crédibles. J'étais assez souvent émue, il y a beaucoup de situations touchantes. Stéphane, le chef opérateur, a également posé, sur cette histoire assez sombre, une très belle lumière. 

Mon métier est d’être sur le plateau, pour interpréter un personnage, et j’adore cela. Après, une fois le film fini et livré, il ne m’appartient plus…J’ai évidemment envie que les gens l’aiment mais si ce n’est pas le cas, je comprendrais aussi pourquoi. Donc je suis détachée des retours, je n’ai pas la même pression que les producteurs. Là, on aurait tous envie, en tout cas, d’un beau succès, pour en faire une suite éventuelle… Si les téléspectateurs sont au rendez-vous, peut-être que la chaîne aura envie de continuer cette aventure ? On en aurait tous très envie, il y a moyen de faire quelque chose…Ce n’est pas écrit comme cela mais c’est possible ! Donc on aimerait bien que les gens apprécient…

 

@ Nicolas Robin - France Télévisions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Sur Prime, vous avez toujours la série américaine “Those about to die” - “Ceux qui vont mourir”, un programme sur la construction du Colisée. C’est un série de grand spectacle, sur les courses de chars et les combats de gladiateurs. Elle vaut d’autant plus la peine qu’il y a Sir Anthony Hopkins dedans….Vraiment, je vous la recommande !

Là, je commence un tournage à Lille, d’un nouvel opus de “Disparition inquiétante”, où je serai encore flic, accompagnée cette fois de Bruno Sanches. Je retrouve une réalisatrice avec qui j’avais commencé à mes vingt ans…Je me réjouis ! 

On a tourné aussi d’autres opus de “Alexandra Ehle”, la série où Julie Depardieu est médecin légiste.

Merci, Sara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Face à face : Constance Gay nous en dit plus sur la saison 4, actuellement en diffusion chaque mardi soir !

Publié le par Julian STOCKY

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

 

Bonjour Constance,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver pour une nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, bien sûr ! J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver un personnage que je connais vraiment bien, parce que trois saisons, c’est assez énorme, à retrouver des acteurs avec qui j’ai déjà joué et dont je connais les manières de fonctionner et de travailler, ainsi qu’un réalisateur, Lionel Chatton, qui est là depuis pas mal de temps et qui fait partie intégrante de la série.

La joie doit certainement aussi être dans le fait de retrouver cette belle ville de Strasbourg…

Tout à fait ! C’est pareil, j’ai un peu l’impression que Strasbourg est ma deuxième maison…C’est un rendez-vous quasiment annuel, je passe trois mois sur place et je connais vraiment très bien la ville maintenant. Donc c’est agréable d’y revenir ! 

Votre personnage, Vanessa Tancelin, voit son équilibre être quelque peu tourmenté dans cette saison 4…

C’est un peu l’âge de raison pour elle. Elle a vécu des choses, dans la troisième saison, qui étaient vraiment des questions de femme et qui l’ont vite faite passer à l’âge adulte. Là où elle était encore un peu adolescente, elle avait dû se poser, réfléchir et faire des choix. On la retrouve sur cette saison 4, qui commence, pour elle, sur les chapeaux de roues, en étant kidnappée donc, outre les questions qu’elle s’était posées précédemment, à savoir la maternité, l’amour, le couple, …là, c’est carrément une question de vie ou de mort. 

Vanessa, de toute façon, est un personnage tourmenté, le yin et le yang se rencontrent constamment en elle. 

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Ce qui vous permet probablement d’aller toujours plus loin dans la palette de jeu à défendre…

Tout à fait ! On retrouve vraiment les ingrédients de Vanessa des saisons 1,2 et 3. Il y a juste quelques curseurs que l’on pousse un peu plus loin parce que les enjeux sont, pour elle, plus prononcés sur cette saison 4. Mais on reste sur la même recette…

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur son évolution, en quatre saisons ?

En saison 1, elle se cherche une famille, c’est vraiment la jeune adulte qui a besoin de reconnaissance familiale et, une fois qu’elle l’a trouvée, les questions de créer sa propre famille viennent à elle et elle est un peu obligée de devenir adulte…Donc elle est moins en colère, elle a moins besoin de reconnaissance et elle en est à créer sa propre vie.

De retrouver ce personnage chaque année, après plusieurs mois loin d’elle, vous apporte sans doute une certaine fraîcheur pour son interprétation…

C’est toujours un plaisir de la retrouver. C’est comme un costume que l’on enfile, que l’on connaît par cœur et qui est fait sur mesure, parce qu’on l’a tellement incarné qu’il est en nous. De la retrouver un an après permet toujours de prendre un peu de recul et de distance, pour mieux l’interpréter.

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

Comme à l’habitude, en plus des situations personnelles, les enquêtes permettent de mettre en lumière des sujets importants, pour certains méconnus du grand public…

Ce ne sont pas tant les sujets, ce sont surtout les questions de droit, en fait, qui sont méconnues. Les thèmes sont connus des gens, je dirais que les arènes des enquêtes sont des lieux déjà vus dans des films mais, en revanche, les questions de droit qui se posent - c’est toujours la petite phrase de droit dans les premières minutes des épisodes - sont toujours hyper intéressantes parce que personne ne connaît les alinéas des grandes lois. Tout le monde pense connaître, au mois de manière évasive, les grandes lignes de celles du viol, du meurtre, de l’incercération mais il y a toujours des lois qui vont plus loin et qui remettent en question la loi elle-même. C’est pour cela que les enquêtes de “Face à face” sont un peu différentes, elles posent toujours une question de droit que l’on ne connaissait pas. 

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir ?

Franchement, les gens adorent ce personnage ! Je pensais qu’il y en aurait qui pourraient la trouver un peu trop tout feu tout flamme, à prendre trop d’espace, à parler trop fort,...On s’était beaucoup demandé si les personnes âgées ne la trouvaient pas un peu plus chiante que ”attachiante”…En fait, c’est tout le contraire ! Vraiment, je parle beaucoup avec des gens qui sont de milieux très différents, d’âges très différents et ils sont en empathie avec Vanessa, chose pour laquelle je m’étais vraiment battue. C’est une profonde gentille, qui essaie de faire le bien autour d’elle, même si elle est maladroite. En fait, elle est mon royaume pour une vanne : pour se marrer, elle ira jusqu’au bout et si on a envie de se détendre devant un feuilleton, je trouve que c’est quand même un personnage super sympa. 

Des gamines ou des adolescentes me disent : “Vanessa est vraiment une source d’inspiration, elle est solaire et, à la fois, connaît des moments très darks. Je suis un peu comme cela aussi, j’ai l’impression d’être bizarre mais elle nous montre que ce n’est pas le cas. Elle s’affirme, on aimerait être pareille, on aimerait avoir plus de sa gouaille et de son affirmation sur les choses”. J’ai même autant d’ados qui aimeraient être Vanessa, que de femmes plus âgées qui l’adorent parce qu’elles reconnaissent l’adolescente ou la jeune femme qu’elles étaient. Je n’ai, en tout cas, que des super retours et ça fait vraiment plaisir !

Vivement la saison 5 alors…

Oui ! On ne sait pas s’il y en aura une mais on verra bien !

 

© Christophe LARTIGE - France Télévisions - 3ème Oeil Productions

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je viens de terminer le tournage de la saison 2 de “Flashback”, pour TF1, avec Michael Youn. J’ai aussi tourné sur la magnifique série d’époque “Été 36”, qui sera diffusée sur TF1 et Netflix. C’est une fresque de femmes de l’année 36, en lien avec les congés payés. 

Merci, Constance, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Face à face : Frédéric Schalck nous apporte son regard sur Vladimir, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! D’abord, ça a été un immense plaisir d’être pris dans la série. La probabilité pour que cela arrive était quand même assez mince…J’ai eu la chance de participer à l’audition, ensuite d’être pris et puis, après, de découvrir que ça allait devenir un rôle récurrent, ce qui n’était pas forcément garanti au départ. Quand vous arrivez, vous pensez que vous allez jouer deux à trois jours et, finalement, vous êtes encore présent dans les épisodes suivants…puis votre rôle se déploie. C’est vrai, dans une série, que c’est assez excitant et inquiétant de se demander si on en sera encore, si notre personnage sera toujours là, s’il aura un peu plus d’existence ou pas. Dans beaucoup de programmes, des rôles disparaissent du jour au lendemain et, donc, j’ai toujours eu l’impression de passer entre les mailles du filet et d’avoir la chance de pouvoir être encore là en saison 4.

Ce projet est l’occasion de tourner dans cette belle ville de Strasbourg…et de côtoyer un chouette casting…

Oui, oui ! Surtout que, pour moi, c’est ma première expérience télé…C’est assez impressionnant parce que je suis aussi spectateur. Je connaissais, pour les avoir déjà vus, Claire Borotra, Pascal Demolon, Marianne James,...J’ai beaucoup d’admiration pour eux et c’est vrai que c’est une chance incroyable de pouvoir les côtoyer et de leur donner la réplique. 

En plus, chez moi, à Strasbourg, ce qui était super…C’est amusant d’ailleurs parce que, en saison 4, nous avons tourné dans le palais U, là où j’ai fait mes études. C’est drôle de revenir vingt ans plus tard dans un endroit qui est un lieu sérieux, où il fallait travailler, apprendre et passer ses examens, et d’y revenir pour jouer et s’amuser. J’ai beaucoup tourné en intérieur mais, quand j’avais des scènes en extérieur, c’était étonnant de voir le restaurant dans lequel je mange souvent, de voir le magasin où je fais dès fois mes courses, de voir la rue où habitaient mes grands-parents,...C’est vrai que c’est cocasse de tourner dans sa propre ville !

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Vladimir Satouri ?

C’est un personnage que j’aime bien, qui est assez discret, qui est peu présent mais je dois dire que, grâce aux réalisateurs, notamment Lionel Chatton, on en a fait quelque chose…Très vite, avec le texte écrit, on en a fait un personnage un peu en décalage par rapport aux autres. On est dans une enquête policière assez sérieuse, on est aussi dans une intrigue familiale, où il y a de la légèreté et de la gravité et je pense que mon personnage est un peu un personnage comique. Ses scènes sont toujours un peu amusantes et on dit toujours, avec les réalisateurs, qu’il faut qu’on puisse un peu rire aussi, dans la série, ou, du moins, sourire…C’est ce que l’on a essayé de faire ! 

J’ai tenté d’apporter mon humour et, quand c’était possible, de rajouter des choses…On en a discuté plusieurs fois avec Claire Borotra. Souvent, dans le scénario, Vladimir a simplement un regard, ou bien il écrit mais ne dit pas grand-chose. Claire a insisté aussi pour qu’une relation s’instaure entre nous et pour qu’il y ait davantage de complicité entre les deux personnages. Finalement, ce rôle est attachant, il a de l’humour et il est aux petits soins pour la juge d'instruction. Il essaie toujours de la soutenir voire de la couvrir, d’ailleurs il prend même des risques…

 

 

On le voit, effectivement, encore cette saison, il est souvent une sorte de confident ou de conseiller pour la juge, en tout cas une épaule sur laquelle se reposer….

Absolument ! Parfois, la juge se garde aussi de ne pas tout lui dire…Dès fois, il sent qu’il y a un problème et que quelque chose ne va pas mais il n’est pas informé vraiment non plus de ce qui se passe.…Donc il la soutient, il l’épaule, tout en ne comprenant pas toujours ce qui est en train de se jouer. Je pense notamment au moment où elle antidate un document et où il lui file un coup de main, mais sans vraiment comprendre ce qui se passe. 

On a aussi rajouté des petites choses quotidiennes, des petites discussions…Dès fois, on a fait des improvisations, quand cela a été possible, pour donner un quotidien un peu plus détendu dans ce bureau d’instruction, où il se passe quand même souvent des choses un peu pesantes. 

Au moment de vous glisser dans ses habits, aviez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

Je ne sais pas…Oui, sûrement ! Ce sont des choses, un peu inconscientes, qui viennent avec les années, qui ne sont pas forcément voulues. J’essaie que ce soit amusant et léger, quand la scène s’y prête. Derrière cela, il y a tout ce que j’ai vu et lu, les acteurs que j’ai admirés, surtout au théâtre. J’étais un grand fan de Robert Hirsch, qui est décédé il y a peu, un immense acteur du théâtre français, qui jouait des rôles burlesques. Mais j’ai aussi regardé tous les “Laurel et Hardy” et tous les films muets en noir et blanc, ou ceux de Jacques Tati, qui était un acteur aussi très grand. En les voyant tous jouer, en voyant leurs expressions du visage, je me suis approprié des choses. Et puis, après, il y a toute l’expérience que j’ai accumulée, avec tous les rôles que j’ai joués au théâtre. Autant, je n’avais quasiment aucune expérience de cinéma, autant j’ai joué dans beaucoup de pièces. 

Il y a également la personne que je suis, il y a quelque chose de moi là-dedans. Par exemple, toute la maladresse, la timidité, la réserve ou cette pointe d’humour qu’il peut y avoir chez Vladimir, c’est aussi ce que je suis dans la vie. Donc c’est un personnage de composition mais où j’y ai mis beaucoup de moi-même.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public sur la série ?

J’ai des retours de gens que je connais et qui regardent la télé, ils sont plutôt chaleureux et enthousiastes, c’est vrai. En disant que, justement, le personnage est drôle, qu’il apporte un peu de légèreté dans la série et qu’il a aussi, parfois, un côté touchant…C’est, d’ailleurs, quelque chose dont je ne me suis pas rendu compte. 

Je suis très exigeant avec moi-même, je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Quand je peux être rassuré, c’est surtout grâce à Claire Borotra ou Lionel Chatton, qui me disent que c’est chouette. Je leur dois beaucoup, ils m’encouragent, me mettent à l’aise et en confiance, pour que je puisse essayer de faire quelque chose de ce personnage. Quand je vois aussi que la prise fait rire les maquilleuses ou les habilleuses, je me dis qu’il se passe quelque chose…

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je vais jouer dans “L’Opéra de Quat’sous” de Bertolt Brecht, au mois de juillet, au Festival des forges. Après, je vais mettre en scène trois spectacles d’affilée, Le Voyage dans la lune, un Opéra-Féérie d’Offenbach, et deux pièces de théâtre, une reste à définir encore et On ne paye plus de Dario Fo avec mes camarades de “Face à face” qui habitent sur Strasbourg. 

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Les Sables Vendée Football : Julien Fradet, l'entraineur, évoque le parcours de son équipe en coupe de France, jusqu'à l'élimination en 1/32ème face au Stade Rennais !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes l'entraîneur des Sables Vendée Football, club qui vient de réaliser un magnifique parcours en coupe de France, atteignant les 1/32ème de finale, face au Stade Rennais. Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’en garde beaucoup de moments de partage et de vie de groupe. On est partis après la séance du samedi matin, faite au centre d'entraînement, où on a déjà commencé à partager et à communier avec nos supporters. Ensuite, il y a l’arrivée à l'hôtel, à Rennes, avec plein de moments de partage et différentes causeries, pour la préparation. Puis la découverte du stade, bien évidemment. Ce que je retiens aussi, ce sont tous les sourires, les regards et les gestes que l’on a eus, justement, de groupe uni, pour essayer de faire l’exploit.

Si l’on revient sur le parcours dans son ensemble, il n’a pas été toujours facile…Notamment au 7è tour, où l’adversaire ouvre le score à la 89è minute…

Tout à fait ! Dès notre premier tour, le tirage au sort nous a proposé une équipe de quartier de Nantes, Bellevue, dans une période où, psychologiquement, on n’était pas très bien en championnat…Il y a eu une victoire, un peu à l'arraché d’ailleurs, 3 à 1. Ensuite, on a eu quand même des tirages favorables mais, en effet, au 7è tour, face à une R3, le contexte était pleinement celui de coupe de France : un terrain quasi impraticable, qui ne nous permettait pas de proposer notre projet de jeu, un scénario qui bascule contre nous à la 90ème minute et, là, on se dit quasiment que l’aventure est terminée…Mais il s’est passé quelque chose après ce but, avec une réaction des joueurs, qui se sont remobilisés, presque plus que nous, le staff…Derrière, il y a cette égalisation incroyable puis cette séance de tirs au but, elle aussi improbable, où on a quatre à cinq balles de break mais où on ne finit pas. Sur un nouvel échec de l’adversaire, on arrive enfin à finir et, là, c’est le soulagement d’être au 8è tour, qui s’est bien passé, où, je pense, on méritait notre qualification. A domicile, on a pu partager avec nos supporters, ce qui nous a offert, derrière, le match un peu spécial contre Rennes.

D’ailleurs, au moment du tirage au sort, quelle avait été votre première réaction en voyant le nom de Rennes sur le papier ?

C’est le plaisir de s’offrir un match particulier, en se mesurant à une équipe professionnelle de Ligue 1. On a été tirés plutôt dans les derniers, il ne restait plus beaucoup de clubs un peu prestigieux et c’était souhaité par le groupe ainsi que par le club, pour s’offrir une “histoire”. Le club est tout neuf, on voulait quelque chose d’unique, qui puisse aussi fédérer donc, oui, de l’excitation et du plaisir, notamment chez les joueurs. Pour nous, le staff, très vite, on a vu cela comme un challenge, à se dire que l’on avait envie de faire quelque chose et de réaliser cet exploit ! 

La préparation du match a-t-elle été différente de celle en championnat ?

Je dirais que, toute la semaine, on a fait comme habituellement, avec de la préparation vidéo avant les séances, avec des contenus contextualisés par rapport à ce qu’allait nous offrir comme problèmes Rennes et, également, par rapport à ce que nous voulions mettre en place. On avait quand même un peu plus d’éléments qu’à l'habitude parce qu’en Ligue 1, on peut avoir pas mal de chiffres et de datas, dont on s’est servis. On a essayé, en fait, d’être plus pros que les pros…C’est, souvent, mon expression, c’est mon exigence aussi à moi, d’être professionnel dans toutes les approches de match, que ce soit en championnat ou en coupe.

Après, en partant la veille, il y a eu la bascule car c’est quelque chose d'inhabituel pour nous. Là, on a eu un programme pour conditionner les joueurs dans l’approche du match, avec un peu de préparation mentale notamment. J’avais construit deux jours pour, petit à petit, monter en puissance et arriver prêts et conditionnés pour ce match-là. Toujours la veille, je voulais qu’il y ait la découverte du Roazhon Park, pour faire passer les premières émotions et pour prendre nos marques dans le vestiaire, que l’on avait habillé. Le soir, il y a eu le visionnage du match de Fontenay contre le PSG, cela aussi nous a permis d’avoir des éléments sur comment ça pouvait se passer. Le lendemain, il y a eu trois causeries : la préparation mentale, le plan de jeu et les émotions, avec, notamment, un retour des familles. Mon adjoint, Alex Ledieure, avait réussi à récupérer un petit mot d’encouragement de chaque famille, ce qui a fait passer énormément d’émotions et gonflé à bloc les joueurs. Ils ont, ainsi, pu voir la fierté de leurs proches, il y a eu des larmes et des pleurs, j’ai senti qu’il pouvait, derrière, se passer quelque chose et que la machine était lancée !

 

 

Quel regard portez-vous sur le déroulement de la rencontre et sur ce qui s’est passé ?

J’avais dit à mes joueurs que l’on avait dix pour cent de chance de remporter le match. Pour moi, on pouvait jouer dix fois cette rencontre, neuf fois on allait la perdre dans ces conditions, au Roazhon Park, en quelque sorte à l’extérieur mais, une fois, on pouvait peut-être aligner toutes les planètes…Avec un adversaire peut-être un peu moins dans son état habituel, il fallait que l’on arrive à faire basculer les choses. 

A la vue de la préparation de la semaine et du week-end, on sentait quelque chose. Donc je leur dis qu’il y avait peut-être, à présent, quinze à vingt pour cent de chance…On avait gagné un peu de pourcentage. 

A l’arrivée, en première mi-temps, on reste solides, organisés, structurés, courageux et il y a 0 à 0…Là, on augmente encore nos chances et on y croit de plus en plus ! Donc on passe peut-être à trente pour cent et plus le match allait se poursuivre sur ce score-là, plus on avait de chance de passer. On fait une très bonne entame de deuxième, encore plus solide et structurée, avec des sorties de balle plus significatives donc avec plus de maîtrise de notre sujet. Malheureusement, à la 70è, il y a ce premier but…C’est dommage, je pense que c’est un peu le manque de lucidité par rapport au niveau d’intensité et d’exigence que demande ce genre de match. Vraiment, là, on est à côté de la plaque sur le projet de jeu, on est en retard une première fois dans les positions, ensuite elles essaient d’être compensées mais il y a de nouveau un retard et, là, on ouvre complètement l’espace de finition…Derrière, ils marquent logiquement et on prend un petit coup sur la tête ! Mais il y a réaction et on a un trois contre un dans la minute qui suit…On a la possibilité de revenir au score, à un partout mais ça ne se fait pas, par manque de justesse.

Après, j’ai envie de dire que la fin reste, en quelque sorte, presque anecdotique. On a eu plus d’espace, eux ont baissé le niveau mais ça fait trois à zéro. J’aurais préféré que l’on sorte à deux à zéro parce que le troisième me gêne un petit peu, dans la façon dont on l’encaisse. Prendre ce score contre Rennes qui, d’après Habib Beye et les comportements que l’on a pu voir, a pris le match très très au sérieux, comme une rencontre de Ligue 1, et qui “n’en menait pas large à la mi-temps” est une vraie satisfaction ! A la fin, on a partagé, ensemble et avec les supporters, ce sentiment du travail bien fait et accompli.

 

 

Pendant la rencontre, avez-vous quand même pu prendre conscience et profiter du moment ?

J’ai eu un joli sentiment de satisfaction aussi, d’avoir géré mes émotions dans un environnement un peu inhabituel et dans lequel je souhaite, par mon ambition de carrière, revenir. Je me suis senti à l’aise dans ce contexte-là de match de haut niveau, en fait c’est cette sensation-là qui a prédominé. Je pense que les joueurs l’ont senti aussi, il y a eu une adhésion totale à ce que l’on voulait mettre en place et, en quelque sorte, j’ai envie de dire que ça a confirmé aux yeux du grand public, je pense, ma capacité à, un jour, espérer pouvoir entraîner à ce niveau-là. Donc, oui, beaucoup de plaisir, partagé avec le staff, et beaucoup de satisfaction personnelle d’avoir réussi quelque chose, malgré le score défavorable à la fin.

Quelles sensations procure le fait d’être au bord de la pelouse du Roazhon Park ?

Pour moi, ça n’a pas été impressionnant, ça a vraiment été un moment de plaisir et de satisfaction. Comme je le dis de toute façon à mes joueurs, le plus important, pour gérer ce genre de match un peu particulier, est d’être focus sur sa tâche. Je l’étais, je voulais absolument gagner, j’avais mis mes lunettes de coach, j’étais vraiment focus sur le terrain, sur la capacité de mes joueurs à poser problème à l’adversaire, sur la résolution de ceux posés par Rennes…J’étais vraiment concentré sur ma tâche d'entraîneur !

Depuis, avez-vous déjà pu visionner le match et revivre, différemment peut-être, les émotions ?

Bien sûr ! Je l’ai regardé avec, pareil, ce sentiment de se dire que l’on a plutôt bien travaillé pendant la rencontre. Je comprends pourquoi, et je suis fier aussi d’avoir véhiculé cette émotion à nos supporters, ils y ont cru aussi. Je pense qu’avec le staff, on a eu cette capacité à emmener tout le monde vers un potentiel exploit…Tout le monde y a cru et je pense que chacun a passé un bon moment parce qu’il y a un scénario qui nous a permis d’y croire. La veille, Fontenay prend le premier but à la vingtième et on sait alors que c’est déjà terminé…Là, on a fait durer un peu le plaisir, jusqu’à la 70è. Oui, je pense que tout le monde y croyait.

Quelques semaines après la rencontre, quel sentiment prédomine ? La fierté du parcours ? Les regrets d’être passés proches d’un exploit ?

C’est vraiment une satisfaction d’ensemble ! La coupe de France nous a permis de construire notre groupe et notre projet de jeu, dans des environnements dès fois favorables. Cela nous a permis de marquer des buts, ce que l’on ne fait pas assez en championnat, et d'engranger de la confiance. On a pu créer une dynamique globale de club, il y a eu des moments de partage entre les petits et les grands, entre les bénévoles et les joueurs, avec les supporters aussi. Ce match, en quelque sorte, a bonifié cela et l’objectif, aujourd’hui, est de capitaliser sur ce qui s’est passé, afin d’assurer notre ambition prioritaire qu’est le maintien en N3. 

Justement, le retour au quotidien du championnat a-t-il été facile ?

En fait, il a été accompagné par le staff. La priorité, après ce match-là, était de les faire souffler donc il y a eu huit jours de coupure, pour penser à autre chose qu’au football et pour retrouver de la fraîcheur mentale. A la reprise, on a diversifié la pratique, on a exploité un peu la plage, on a fait du travail athlétique de montée en côte, pour se redonner des objectifs et une exigence. On a également organisé des entretiens individuels, pour permettre à chacun de se situer par rapport au staff et de redonner des ambitions pour la deuxième partie de saison. Mon groupe est très sain et très humble, on s’en félicite aussi, on est tous dans le même bâteau et on sait très bien que la priorité reste le maintien ! 

C’est d’autant plus important pour ce club qui est très jeune…

Exactement ! Derrière l’équipe première, plein de choses se sont mises en place pour structurer le club, avec un manager général, avec un directeur technique. Tous avons une vraie volonté d’impacter l’ensemble du club, c’est un travail de l’ombre et on sait très bien que la locomotive reste l’équipe première…Si on arrive à maintenir une dynamique et à être modélisant aussi, derrière, ça va emmener tous les wagons dans la même direction ! Donc, oui, je pense que l’on a besoin d’une équipe première compétitive en N3. 

Plus personnellement, votre parcours varié jusqu’à présent vous a certainement permis d'acquérir une belle expérience très utile dans votre quotidien de coach ?

Oui, oui, je me sers vraiment de toutes les expériences que j’ai vécues. Il y a eu dix-huit ans au district mais je n’oublie pas mes premières années en tant qu’éducateur de jeunes. J’ai mis les mains dans le cambouis très vite et j’ai pris beaucoup de plaisir aussi. On se prépare, en quelque sorte, à quelque chose…Les années de district m’ont permis de diversifier énormément mes rencontres et mes expériences. Donc j’ai un panel de compétences qui, aujourd'hui, me permet justement d’essayer d’être un bon manager d’ensemble.

Je pense avoir cette expertise tactique, je suis très curieux, j’ai mes deux expériences également d'entraîneur au niveau séniors, où, pareil, j’étais dans l’expérimentation. Je suis quelqu’un qui cherche énormément, je suis dans la réflexion, avec une remise en question permanente, ce qui me stimule. Les rencontres et les partages viennent nourrir un peu plus mon projet.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment de vraiment avancer dans cette expérience-là, en tant que coach. Au départ, il a fallu retrouver des repères, ce n’était pas gagné en début de saison mais j’étais serein et j’ai très rapidement senti l’adhésion des joueurs. Une forme de confiance s’est installée entre moi, le staff et l’équipe…Je prends beaucoup de plaisir à animer les séances et à coacher ce groupe ! 

Il n’y a pas de limite, c’est un peu ma philosophie et ce que je dis aux joueurs…J’ai envie d’aller au bout de ce que je suis capable de faire et si je considère que j’ai un talent dans la vie, ce n’est pas dans le bricolage, ce n’est pas non plus dans la cuisine mais c’est dans le foot, je pense, en tant que coach. J’ai eu une carrière de joueur amateur mais, en tant qu’entraineur, je sens que j’ai un truc en plus…A moi de l’exploiter, avec humilité bien sûr !

Pour terminer, que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours footballistique ?

De valider cette première saison ! Si on a le maintien, ajouté à ce parcours en coupe, on aura atteint nos objectifs. J’avais sensibilisé mes joueurs sur le fait aussi de mettre du monde au stade et de créer une dynamique. Je voulais que les gens viennent nous voir, qu’ils soient curieux de ce que l’on pouvait proposer dans le jeu, qu’ils aiment leur équipe et qu’ils en deviennent supporters. Je trouve que l’on commence à avoir cet engouement-là autour de nous, ce qui est positif !

Ensuite, de se redonner de nouveaux objectifs. Je suis dans l’instant présent, j’ai envie d’aller le plus loin possible avec mon club actuel, où je m’y sens très très bien. C’est aussi une ville magnifique et je me sens bien également dans l’environnement : j’ai un président qui me fait confiance, j’ai un manager qui, au quotidien, voit et reconnaît mes compétences, j’ai des moments de partage formidables avec mon adjoint, …Je sens que je suis au bon endroit, au bon moment ! Je suis dans un bon environnement, sain, où les choses sont dites, où il y a une volonté commune, avec une idée collective. J’y suis très sensible…Tout cela me va très bien : le slogan, le logo, les installations sportives,...Je sens qu’il y a les conditions pour que je puisse m’exprimer totalement et essayer, justement, d’emmener le club le plus loin possible. C’est toujours ce dont on a envie, quand on est compétiteur…J’ai envie de marquer un peu l’histoire de ce club !

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Mathilde Mosnier nous en dit plus sur sa belle et diversifiée actualité artistique!

Publié le par Julian STOCKY

@ Bernard Pitet

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche en ce moment, avec notamment un moyen-métrage qui connaît un beau chemin…

Oui, oui, cela s’est fait avec une très belle équipe des Hauts de France ! Les “Histoires En Hauts” ont gagné un concours qui a permis aussi la concrétisation de son scénario en film. C’est un moyen-métrage très amusant avec un univers joliment décalé ! 

Je l’ai découvert en passant une audition pour jouer une fée puisque c’est une nouvelle histoire de “Cendrillon”, mais avec beaucoup d’humour, de comédie et de rêves. Je ne vais pas dévoiler l’intrigue mais Cendrillon fait des siennes…et, heureusement, elle a sa marraine. C’est très important, dans la vie, d’avoir des figures référentes qui nous aident à ne pas faire d'erreurs ou à apprendre à ne plus les faire. Ce n’est pas évident d’être jeune, aujourd’hui plus particulièrement donc c’est pour cela que je me dis que des figures d’appui peuvent avoir beaucoup de sens. Ce film en parle d’une manière très jolie, comme il parle de plein d’autres choses, avec vraiment beaucoup d’humour et un univers visuel incroyable. Je crois que le pari est réussi !

Il y a des décors incroyables et des effets spéciaux, il y a également plein de clins d'œil à l’univers, je dirais, pop d’aujourd’hui, avec des inspirations multiples. Notamment de personnages pouvant s’apparenter aux Marvel ou aux contes de fée, et même à des transcriptions, au cinéma, de contes. Pour mon rôle de la bonne fée, j’y ai vu une inspiration, aussi, de Delphine Seyrig dans “La fée des Lilas”. Donc c’est très riche ! On avait des costumes splendides…J’étais bien servie, j’avais un costume cousu main, avec des cristaux. C’était tellement beau !

Surtout, c’est très bien écrit, c’est très vif, il y a un très bon rythme. L’équipe de tournage aussi était super, on était très bien encadrés. La production a eu également à cœur de montrer des lieux de cette région, beaucoup d’acteurs et de techniciens locaux étaient présents, pour en valoriser les richesses. Maintenant, quand je pense aux Hauts de France, je pense à ces images-là et il y a beaucoup de beaux souvenirs, de tendresse et d’humour. Un merci d’ailleurs à cet effet à Kevin Bénard et Julien Fremont, respectivement à la réalisation et au montage. J’espère que ce film va rayonner et qu’il va être diffusé au maximum, parce qu’il fait du bien ! Je pense que la production a beaucoup d’autres super scénarios dans les tiroirs, donc j’espère que l’aventure sera longue. 

En parallèle, à l’autre bout de la France cette fois-ci, vous avez tourné pour un autre projet…

“Moi, Laure de Sade”, du réalisateur Jean-Luc Piacentino, s’est tourné en grande partie dans le sud-est, notamment dans le Vaucluse, avec des paysages superbes. Jean-Luc est originaire de cette région et avait appris que cette fameuse Laure était la muse de Pétrarque, un poète ayant vécu dans le coin au XIVème siècle, à la toute fin du Moyen-Age. Par son humanisme, son esprit d’ouverture et son désir de connaissance, il est déjà un homme de la Renaissance. En fait, il fait le lien entre les deux époques. Il est l’un des premiers à avoir écrit de la poésie dans la langue commune et pas en latin ni en grec. Du coup, il avait démocratisé la poésie et était adoré pour cela ! D’autant qu’il proposait une poésie très moderne et nouvelle pour l’époque où l’on exprimait son ressenti intime, ses émotions, sa sensibilité. Il est, encore aujourd’hui, étudié à l’école, en Italie, son pays d’origine. 

Il avait écrit tout un livre d’amour sur, selon toute vraisemblance, Laure de Sade, qui était très connue, à cette époque, pour sa beauté, sa gentillesse et son caractère doux. Elle a inspiré beaucoup d’artistes de cette période, dont on peut voir certains tableaux sur les fresques d’Avignon. Cette Laure avait épousé l'aïeul du Marquis de Sade et, chose étrange, ce dernier, dont on sait tout ce qu’il a écrit, qui a inspiré le sadisme, avait une dévotion pour cette aïeule qu’il n’a jamais connu, plusieurs siècles les séparant, et pour Pétrarque. Il a passé une grande partie de sa vie en prison et avait deux livres, qu’il lisait et relisait sans cesse, notamment celui de Pétrarque évoquant son amour pur et désincarné pour Laure. C’est donc un paradoxe énorme ! 

 

@ Michaël Guichard

 

Le réalisateur est parti de ce paradoxe-là pour en faire un film. C’est l’histoire d’un réalisateur, qui est connu pour avoir fait pas mal de documentaires et à qui on en commande un sur ces personnages-là. Ce réalisateur a, dans sa vie personnelle, des problèmes, il est malade et il y a ce lien avec la mort, comme un bilan de sa vie, entre l’amour et la mort. Ce film va avoir un écho, à travers ses recherches, par rapport à ses problématiques…Ce réalisateur va avoir comme assistante une jeune femme, Constance qui, à la base, est plutôt actrice mais qui a aussi travaillé comme journaliste, à qui il trouve une ressemblance avec Laure. Elle a aussi vécu des drames dans sa vie personnelle, qui vont faire écho avec ceux de ce réalisateur. Le fait de travailler sur ce film, qui va devenir un docu-fiction dans lequel il va lui faire jouer le rôle de Laure, va vraiment avoir un impact sur leur vie et ça va également les amener à en dépasser les épreuves. 

C’est un très beau film, où il est aussi question de transmission et de cette réflexion, au travers de l’art et de la littérature, du rôle que ça peut avoir sur nos vies. 

Les téléspectateurs de TMC avaient également pu vous retrouver dans la série ‘“Les mystères de l’amour”...

Oui, j’ai joué Astrid, une fille qu’il ne vaut mieux pas contrarier. C’est un personnage que j’ai eu beaucoup de plaisir à interpréter parce qu’il a un côté très mystérieux. On l’a découvert d’abord par sa silhouette, puis par ses gestes et, enfin, par son visage. Elle faisait du vaudou sur Pierre, avec qui elle était sortie et comme elle n’avait pas supporté qu’il la quitte, elle s’est vengée…Mais comme c’est une série où tout va bien qui finit bien, elle n’a pas pu aller au bout de ses méfaits… 

Toujours pour le groupe TF1, vous avez récemment participé, à Bordeaux, à un nouvel épisode de “Petits secrets entre voisins”...

Autant le personnage d’Astrid était tourmenté, autant là, Lise est lumineuse et généreuse. Ce tournage à Bordeaux a vraiment été un plaisir, dans cette très belle ville. Lise est une journaliste, encore une 🙂, qui s’est mise en couple depuis un an avec un médecin, c’est le parfait amour et de nouveaux voisins vont s’installer…dont un, vraiment flippant et bizarre, qui prend Lise pour quelqu’un d’autre. Cette dernière va enquêter sur cette jeune femme avec qui son voisin la confond, qui lui ressemble étrangement et qui est morte dans des conditions très mystérieuses. Elle va finir par découvrir la vérité et comprendra que ça met en cause ses proches…

 

@ Michaël Guichard

 

Ces différents projets vous permettent des palettes de jeu qui le sont tout autant…

C’est exactement cela et c’est génial ! En plus, les univers stylistiques étaient tellement différents…Ce sont des séries télévisées aux publics larges, c’est un film d’auteur, c’est un univers totalement décalé, ce sont des personnages très lumineux ou mystérieux à jouer…Donc, oui, pour une actrice, j’ai été servie ! J’ai tout joué, de la victime au bourreau, de la femme de grand cœur à la femme tourmentée, …C’est beau et c’est une chance, je le reconnais ! 

Les rôles, quels qu’ils soient, ont, à chaque fois, plusieurs couches donc plus on a de couleurs, plus les mélanges sont subtils. D’explorer tous ces univers est aussi un moyen, à chaque fois, de rajouter des couleurs à sa palette, pour encore mieux servir les personnages à venir.

En parlant de palette, j’ai récemment collaboré avec le domaine de Saint Cloud où, dans le cadre de leur exposition sur de célèbres artistes du 20ème siècle ayant peint le domaine, ils ont fait intervenir des comédiens pendant un week-end. J’avais collaboré à l’écriture et j’ai eu plaisir à jouer deux de ces artistes, dont une, Renée Aspe, que ma grand-mère a connue et dont j’avais entendu parler, quand j’étais petite. C’était une belle émotion pour moi ! 

C’est ma deuxième collaboration avec ce lieu, j’étais déjà venue il y a un an pour interpréter des lettres de la princesse Palatine. Et j’avais déjà joué une autre peintre sur scène, Suzanne Valadon, j’avais même eu la chance d’aller jouer le spectacle « Je te veux » d’Elyane Antagnague, qui retrace sa vie et sa rencontre passionnée avec Erik Satie… en Corée du Sud dans le cadre d’un beau festival international. L'accueil avait été super et l’expérience géniale !

Votre palette est très large, vous chantez aussi…

Exactement ! Je suis comédienne chanteuse, j’ai fait un album, qui me tient particulièrement à cœur, avec une équipe toulousaine, ville dont je suis originaire. Ces artistes sont magnifiques…J’ai réalisé cet album avec Georges et Pierre-Marie Baux. On a voulu faire une déclaration d’amour au cinéma, avec un style jazzy-pop. L'album s’intitule “Avant-Première” et il suffit de lire les titres pour comprendre qu’ils font tous plus ou moins référence au cinéma…Il y en a même un qui s’appelle “7ème art”, on ne peut pas être plus explicite… 

 

@ Bernard Pitet

 

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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TF1 / Le diplôme : Ahmad Kontar évoque Hussein, le personnage qu'il défend dans ce nouveau programme !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Ahmad,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons à La Rochelle, pour l’édition 2025 du festival de la fiction TV, où vous venez présenter la mini-série de TF1, “Le diplôme”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Cela fait plaisir, c’est la première fois, en fait, que j’assiste au festival de La Rochelle. Je connaissais la ville mais je n’avais jamais eu l’occasion de la découvrir de plus près et, là, je suis très content d’y être pour défendre ce projet et en parler. 

Justement, quelles principales raisons vous avaient incité à participer à cette aventure ?

J’ai passé un casting et j’ai été choisi. Suite à la première lecture, j’avais trouvé que Hussein, le personnage que j’incarne, ressemblait énormément à mon parcours personnel. Quand je suis arrivée en France, j’avais tellement envie de repasser mon bac et cela m’avait été accordé parce que j’avais déjà fait mes années d’université en Syrie. On a toujours un certain fantasme de savoir à quoi ressemble le bac en Occident et, du coup, le fait d’être dans un lycée pour repasser son bac était déjà un fantasme pour moi, Ahmad. Cela m’a fait vraiment plaisir !

Deuxièmement, mon personnage est très très très touchant, je trouvais que j’avais l’occasion voir l’opportunité de revivre certains vécus, mais de manière différente. J’ai dit OK ! C’était comme une petite version de ce que j’aurais pu faire quand je suis arrivé en France…

Ce personnage vous a permis une belle palette de jeu…

Bien sûr, c’était très plaisant, aussi parce que ça représente un parcours personnel. Je pense que tout syrien qui a vécu la séparation avec son pays natal a envie de représenter et de raconter quelque chose qui ne serait pas stéréotypé ni cliché. J’avais du plaisir mais aussi de la frustration de ne pas tout raconter. On raconte vraiment des petits échantillons, on cherche à être crédible dans ce que l’on raconte pour que ça nous touche puis que ça touche les autres. Dans une petite série, on ne peut pas tout raconter en tout cas…

Le plaisir était sans doute aussi présent dans le fait de côtoyer ce chouette casting…

C’était un pur plaisir ! Déjà, je suis admiratif de tous les acteurs et de leur travail, je suis fan et je me suis retrouvé sur le même plateau que Guillaume, Bernard, Julie, Camille, ce qui fait extrêmement plaisir. A les voir, j’ai pris des notes, réellement…Je voyais comment ils jouaient, c’était vraiment incroyable !

On vous imagine impatient et curieux des retours des téléspectateurs ?

Certainement ! J’ai fait un travail de l’acteur, séparé de l’histoire de Hussein, pour ne pas se projeter que dans l’histoire de Hussein…Hussein, c’est Hussein, et puis Ahmad, c’est Ahmad donc il faut aussi se nourrir de son histoire personnelle pour raconter quelque chose qui sera crédible. 

Ce qui était fou aussi, je trouve, dans la série, c’était l’objectif commun…Ce n’est pas réellement de repasser son bac, c’est de s’émanciper de quelque chose qui nous est extrêmement lourd. C’était très fort ! Pourquoi sommes-nous tous là ? Pour passer le bac, oui, mais ce n’est qu’une étape vers la liberté que l’on va avoir après. C’est pour cela que la cohésion était extrêmement forte…Quand Hussein regarde Pierre, il sait qu’il a ses difficultés, il sait qu’il a un fardeau, il sait qu’il porte des trucs sur ses épaules, comme lui. Il y a une certaine empathie commune, qui n’est pas dite. Je pense que les téléspectateurs vont s’identifier dans les personnages, sinon avoir beaucoup d’empathie. Après, il y a beaucoup de choses drôles : c’est dramatique mais c’est très drôle aussi, en même temps !

Beaucoup de messages d’espoir sont transmis…

Il y a de l’espoir…Chaque personne veut s’en sortir…C’est un message essentiel, je pense, pour tout le monde !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je viens d’en finir. Il y avait un projet Canal+, le tournage a eu lieu en Pologne et en Tunisie, c’était incroyable. Et j’ai fait un long-métrage également, où j’ai un des rôles principaux. 

Merci, Ahmad, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Le diplôme : Julie Sassoust nous en dit plus sur Jen, son personnage dans cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

@ PHILIPPELEROUX / HABANITA / FEDERATI

 

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez présenter “Le diplôme”, prochainement diffusé sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Tout à fait ! Je suis très reconnaissante de cela, de pouvoir défendre ce projet à La Rochelle et de le visualiser avec plein d’autres personnes, qui vont le découvrir. C’est un très beau festival, pour découvrir beaucoup de très très beaux projets et je suis très fière d’en faire partie, en tout cas.

Si l’on en revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer?

Ce sont vraiment, déjà, tous les sujets que l’on aborde, pas que par rapport à mon personnage, qui sont nécessaires, justement, aujourd’hui. Aussi la façon dont ça a été écrit, avec beaucoup de subtilité, de profondeur et de relief. Ce que j’ai vraiment adoré dans le personnage de Jen, c’est tout ce côté où l’on revient à l’adolescence. C’est quelque chose qui est ancré chez tout le monde, je pense, c’est juste que, parfois, en grandissant, à l’âge adulte, on met de côté certains sujets parce qu’on a vécu des choses qui ne sont pas forcément ouf.

Ce qui était super avec Jen, c’est que, justement, on se retourne aussi vers tous ces sujets-là, qui font partie de la vie. Là, en l'occurrence, sur le harcèlement, sur le fait que les gens ne sont pas toujours très cools et que l’humain, malheureusement, n’a pas toujours de bonnes actions envers d’autres êtres humains. On voit aussi comment le personnage évolue, comment Jen va essayer d’aller mieux et de s’en sortir…Comment est-on amené à faire une tentative de suicide ? C’était aussi toute la complexité…Il fallait amener le truc progressivement, pour comprendre et se dire, en fait, que chaque acte peut avoir des conséquences extrêmement graves. Dans la vie de tous les jours, on en entend parler tout le temps et c’est hyper important de pouvoir le visualiser et de comprendre que ce sont des sujets importants…Les actes ont toujours des conséquences, il faut faire attention à ce que l’on dit et ce que l’on fait.

Artistiquement parlant, ce personnage vous a permis une palette large et variée…

Oui, complètement ! Quand on la découvre, elle ne parle quasiment pas…Déjà, il faut savoir exister dans le silence aussi, y trouver de la profondeur, pour qu’on s’intéresse à elle, pour qu’elle ne soit pas antipathique non plus, pour qu’on se dise qu’il y a quelque chose de lourd, qui la dépasse et qui est plus fort qu’elle. Ce travail dans le silence demande beaucoup d’énergie parce que, mine de rien, il faut tout le temps être à l'affût aussi, de chaque action des uns et des autres, et pouvoir jouer “seule” avec eux. Quand le personnage est dans le silence, personne ne s’adresse à lui donc il y avait ce truc-là aussi à trouver…

Après, aussi, sur son évolution, sur savoir à qui elle s’adresse, de quelle façon, à qui elle fait son premier sourire et pourquoi, …Du coup, il y avait un questionnement plus en profondeur que pour d’autres personnages, qui ont sûrement été travaillés différemment. Mais c’était super intéressant ! C’était très intense, du coup j’ai vraiment beaucoup d’amour pour le personnage de Jen, je l’aime beaucoup beaucoup, oui !

Avez-vous eu, parfois, des sources plus personnelles d’inspiration ?

Oui ! Comme beaucoup, j’avais énormément de colère quand j’étais adolescente donc ça m’a permis, un peu, d’y trouver un exutoire. J’ai toujours été fascinée par les acteurs et les actrices car, quand on les voit jouer, on a l’impression de voir qui ils sont réellement et toute leur sensibilité. J’ai encore plus appris sur moi aussi avec ce personnage, sans rentrer dans le cliché de “Je me suis replongée dans des trucs super durs”. Je me suis effectivement replongée dans ces sujets qui traitent de l’adolescence et, aussi, après, j’ai regardé beaucoup de reportages et j’ai écouté beaucoup de podcasts sur les personnes qui ont été victimes de cela et qui, aujourd’hui, ne le sont plus. Parce que ce n’est pas parce que l’on est victime de quelque chose que l’on en est une dans la vie, je tiens à le préciser, parce que c’est important. Il y a des personnes, ça les suit mais toute leur vie. Je regardais, il y a une jeune femme qui va se marier et son mari recevait encore des messages de la part de ses détraqueurs de l’époque. Je me dis que c’est quand même fou ! De voir toute l’émotion chez ces personnes, la sensibilité et l’injustice, cela m’a beaucoup nourrie ! Je pense qu’on a tous vécu de l’injustice dans sa vie, cela m’a parlé et, après, j’en ai fait ma petite tambouille et c’est sorti comme ça devait sortir. Mais, effectivement, toutes ces personnes-là m’ont beaucoup inspirée aussi, avec ces vrais témoignages. Sans oublier ceux des familles : c’est très dur d’entendre les familles, qui ont peur que leurs enfants fassent des tentatives de suicide, elles ne dorment plus et ne vivent plus, elles ont peur tout le temps. Voilà, ce mécanisme de la peur et de l’injustice est quelque chose qui m’a beaucoup nourrie, effectivement !

Le plaisir était sans doute aussi dans le fait de côtoyer ce très chouette casting…

Bien sûr ! Franchement, je suis tellement ravie d’avoir rencontré toutes ces personnes-là, qui ont été d’une bienveillance et d’une chaleur extrêmes. Vraiment, cela a été un réel plaisir de jouer avec elles ! Chacun connaissait tellement bien son personnage, chacun avait tellement travaillé que, en fait, quand tout venait s’entrechoquer avec les dialogues, c’était fou, on se disait que ça fonctionnait et, du coup, j’exagère à peine en disant que l’on n’avait pas besoin de jouer…Quand on voyait l’autre qui est tellement investi avec soi et qui balance une réplique qui vient nous impacter directement grâce au travail fait, alors que je me sentais très stressée au début parce que j’avais envie, je pense, comme beaucoup de jeunes, d’être dans la performance, à un moment, je me suis rendue compte que chacun avait sa place et que chacun se laissait la place d’être qui il était, dans le personnage et en tant qu’acteur ou actrice. Donc je suis très reconnaissante, c’était un bonheur !

Vous avez sans doute hâte de la diffusion et des retours du public ?

Bien sûr, j’ai vraiment hâte ! Je suis très fière de porter ce projet et très fière de porter ces sujets. J’ai vraiment envie, effectivement, d’avoir les retours pour savoir comment ça a été été perçu, si toute la profondeur que j’ai mise dans mon personnage a été perçue de la même façon, comment les gens se sont sentis, si ça les a touchés et, si oui, où est-ce que ça les a touchés exactement, sur quels sujets, comment, pourquoi, par rapport à quoi, à quelle histoire personnelle…Je trouve que c’est toujours intéressant d’avoir des discussions en profondeur avec les gens. Ce projet vient chercher en profondeur chez l’autre et chez le public donc je trouve nécessaire de parler de ces sujets !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

J’attends des réponses de castings, je travaille aussi sur des projets que j’aimerais mener et qui me définissent également réellement. Je suis également revenue sur ITC depuis la fin du tournage, avec le personnage d'Anaïs.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Face à face : Rudi Berschinski évoque la saison 4, actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Rudi,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la saison 4 de “Face à face”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Carrément ! En tant que comédien, mon but est d’avoir de plus en plus de rôles importants parce que c’est vraiment un plaisir de jouer devant la caméra. J’ai commencé dans la saison 3 et elle était un peu compliquée à atteindre car il faut se dire qu’en région, avoir des rôles importants est plus compliqué qu’à Paris. J’avais réussi à passer ce casting et, quand ils m’ont rappelé pour la saison 4, j’étais super heureux ! Je me suis dit que, si ça fonctionnait bien, je pourrais peut-être avoir, ensuite, une petite histoire qui se développerait donc c’est très encourageant pour l’avenir !

Ce projet est aussi l’occasion de côtoyer un chouette casting…

Surtout dans cette saison 4, où je joue beaucoup avec Clémentine Justine ! C’est une comédienne absolument géniale, elle est hyper agréable, elle est super gentille et hyper accueillante. 

Quand je suis rentré dans l’équipe en saison 3, je rejoignais quelque chose qui avait démarré depuis plusieurs années, où plein de gens avaient déjà leur univers. J’arrivais un peu comme un cheveu sur la soupe et j’avais ma place à faire. Clémentine a été super, elle m’a accueilli à bras ouverts. Je crois que le réalisateur Lionel Chatton l’a vu et, du coup, pour la saison 4, il m’a vraiment mis en duo avec elle !

Quel regard portez-vous d’ailleurs sur votre personnage, Raphaël le bleu ?

Ce qui est assez drôle, c’est que, au moment de rentrer dans la série, je m’étais vraiment senti comme Raphaël : il y avait presque un moment donné où le rôle était fait pour la situation que je vivais ! Je le redis, je rentrais dans une équipe déjà faite et Raphaël rentrait aussi dans une équipe également déjà faite…Il avait le sentiment d’avoir quelque chose à prouver donc j’ai vraiment approché le personnage comme la situation que je vivais. 

Dans la saison 4, il a un peu plus confiance en lui, il a un peu plus de choses à montrer, lui qui a de vraies compétences, qui se voient davantage qu’en saison 3.

Il vous permet une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Oui, vraiment ! Surtout, il y avait cette question qui s’était posée déjà l’année dernière, à savoir que le personnage, en arrivant, doit apporter quelque chose, il ne doit pas être juste là pour remplir un trou. Raphaël était arrivé en remplacement, suite à un départ, pour que l’équipe reste au complet mais il ne fallait pas juste montrer un flic pour faire un flic, il avait besoin d’exister. Donc les scénaristes, déjà à l’époque, se sont demandés quoi faire avec lui et l’ont amené vers quelque chose de plus humoristique, tout en le laissant dans un rôle important. En interprétant cela, c’est plaisant de pouvoir, à la fois, mettre de l’humour quand il faut en mettre mais aussi de la sincérité quand c’est nécessaire. Cela demande de jouer, c’est hyper sympa !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

C’est une bonne question…Je pense que, naturellement, je m’inspire d’autres rôles que j’ai pu avoir par le passé, que ce soit au théâtre ou ailleurs. J’y rajoute juste d’autres choses, pour faire un bon mélange. Pour moi, le jeu est quelque chose de vivant, littéralement, c’est singer la vie donc je réutilise tout ce que j’apprends, pour servir le rôle et l’histoire.

 

 

Cette nouvelle saison est l’occasion d’aborder de nouveaux thèmes encore et, pour votre personnage, d’aller plus loin dans les enquêtes…

De toute façon, dans chaque épisode et pour chaque histoire de “Face à face”, il y a un sous-texte ! Ce n’est pas simplement un meurtre qui est élucidé, il y a toujours un vrai fond qui va être travaillé. Chaque personnage, dans la série, est concerné : pour cette saison, ce sera le cas, pour moi, notamment lors du kidnapping du commandant. Il y a, dans ces histoires, beaucoup d'émotions mais des sujets plus profonds sont aussi mis en avant. 

Certainement avez-vous hâte de pouvoir découvrir les retours des téléspectateurs ?

Oui, oui ! J’ai également joué dans “Il était deux fois”, qui est actuellement diffusé et c’est toujours drôle de voir ce que telle ou telle situation peut provoquer chez les gens, surtout quand il y a un visage qu’ils reconnaissent. 

C’est vrai que j’attends généralement ces retours du public, pour voir ce qui a été apprécié, dans l’histoire globale et dans mon jeu. 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je vais jouer, ce mois-ci, dans une production Netflix. J’ai aussi une équipe de tournage, “Muon films” avec laquelle on fait des fictions et, chaque année, on essaie d'autoproduire deux à trois films. On participe beaucoup à des festivals, notamment celui des 48 heures, où j’ai pu gagner, l’année dernière, le prix du meilleur acteur. J’en étais très content ! On fait des films qui nous plaisent, avec du fond, sur des sujets qui nous tiennent à cœur. Je pense notamment à un film d’horreur mais avec, pour sujet, le harcèlement, que l’on peut vivre à l’école ou en entreprise. 

Merci, Rudi, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Hervine de Boodt évoque sa belle actualité artistique, riche et variée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Hervine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de TF1 pourront prochainement vous retrouver dans la série quotidienne “Demain Nous Appartient”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, complètement ! Je n’ai malheureusement pas tourné dans “Un Si Grand Soleil” depuis 2023, donc le fait de revenir sur une quotidienne, même pour un guest, me ravit. J’aime beaucoup cette façon de travailler, dans l’efficacité, la rapidité et l’exigence. J’ai pu découvrir Sète, une ville charmante, même s’il faisait un froid de gueux et que j’ai cru m’envoler en faisant mon running 🙂 ! Le réalisateur, Thomas Lipmann, était très précis dans sa direction d’acteurs. Ce fut un réel plaisir de travailler avec lui ! 

Le personnage de Céline est assez jubilatoire ! C’est une businesswoman sûre d’elle qui fait appel à un escort, interprété par… Stany Coppet. Comme on le sait, il est chirurgien mais il devient escort pour quelques temps. C’était assez excitant et drôle d’interpréter ce personnage, haut en couleurs dans la séduction et dans la façon de mener cet homme un peu par le bout du nez.

Deux scènes ont été tournées, avec une palette de jeu très plaisante…

Tout à fait ! Ce sont deux situations différentes. D’abord celle de la rencontre où la séduction de Céline entre en jeu, ce qui met Simon, alias Aaron, un peu dans l’embarras car c’est une première pour lui ! Ils vont finalement passer la nuit ensemble alors que ce n’était pas dans le « contrat » initial... Ensuite, celle du lendemain matin, où Céline exprime le fait qu’elle aimerait bien le revoir, ce qui n’est pas dans ses habitudes…

Votre expérience précédente sur la quotidienne de France Télévisions a certainement été très aidante, afin de soutenir le rythme de tournage ?

Bien sûr ! Il y a maximum deux prises par plan. Je ne peux pas me permettre d’y aller sans prépa, concentration et flexibilité avec prise en compte des indications du réal. Gymnastique à laquelle j’étais entrainée... mais c’est toujours un nouveau challenge quand on change de fiction et d’équipe ! Ce n’est pas le même rôle non plus : sur USGS, j’étais avocate, très factuelle, avec principalement des scènes d’exposition alors que sur DNA, la business woman olympienne qui date avec un escort novice permet d’explorer l’anticonformisme de ce  rapport homme/femme ! 

 

 

Vous l’avez rapidement évoqué, la collaboration avec le réalisateur a été très plaisante…

Thomas Lipmann est très à l’écoute. Il voit d’abord ce que les acteurices proposent à la première prise puis, pour la seconde, il relève ce qui va, revient sur ce qui ne va pas et donne ses indications de jeu. Mais pour lui, une première peut aussi être parfaite ! Cela s’est très bien passé. Nous voyions le personnage de Céline de la même manière et quand un/e real vous met en confiance, ne se comporte pas comme un tyran, on ne peut donner que le meilleur de soi-même, non ? 

En parallèle, vous serez à l’image, en avril, sur HBO, dans un registre différent…

Il s’agit de la série “Paolo”, en sept épisodes, réalisée par Sébastien Marnier. C’est un thriller psychologique, avec notamment Jérôme Niel, Yoann Gasiorowski, Philippe Katherine, Magalie Lépine Blondeau,...Tous sont excellents ! Cela parle du rapport de classe, de l’obsession et de la fascination dans le monde politique. J’interprète le rôle de Clara, la manager d’une boutique de mariage, dans laquelle se rend Paolo, pour la confection de son costume. Comme il a des pecs archi-développés, mon personnage, très mante religieuse, s’adonne avec beaucoup d’assurance à quelques petits attouchements. Tout cela dans la joie et la bonne humeur ! Je ne m’éloigne pas tant que ça de mon rôle de Céline sur DNA…

Sébastien est un excellent directeur d’acteurices. Je suis ravie d’avoir bossé avec lui. Pour la deuxième prise, il m’a juste donné un trait de caractère très imagé sur le personnage de Clara, qui a immédiatement fait écho en moi, de manière inconsciente... Explosion en douceur comme une épiphanie. J’ai hâte de découvrir le résultat ! 

A la rentrée prochaine, sera diffusée, cette fois-ci, une série finlandaise, tournée à Malte et en Estonie, ce qui a certainement été une belle expérience pour vous…

C’était super ! J’ai adoré jouer en anglais, avec seulement deux scènes en français. J’interprète le rôle de Marie, la mère de la petite amie française du rôle principal finnois, dans « Kosto/The Revenge », thriller psychologique 6x48 minutes. On a tourné à Tallin en Estonie, pays qui est un peu pour la Finlande ce que la Belgique est pour la France en matière de « budget tournage ». La région est très jolie ! On a enchaîné avec Malte…dans un décor magnifique, avec vue mer. 

J’y incarne une femme manipulatrice et perverse. Mon personnage sort avec le petit ami de sa fille, le sublime Jesse…Tout cela n’est pas du tout moral, d’autant plus que Jesse est un serial killer !

L’ambiance sur le plateau était vraiment très chaleureuse. Je n’ai jamais connu un real aussi humble et prévenant... Big up à Matti Kinnunen !  Et à l’adorable productrice, Mari Kinnunen ! Elvire Lestrade, qui joue ma fille, était top, elle aussi. Vivement la diffusion ! 

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

En ce moment, on peut m’entendre sur “Netflix”, dans “Turn of the tide”, série portugaise dans laquelle je double Dona Valentina, interprétée par Luisa Cruz, mère en colère, tenancière d’un food-truck. Inspirée d’un fait réel, elle raconte l’histoire d’un paquebot qui échoue au large des Açores, avec je ne sais pas combien de tonnes de coke qui atterrissent sur la plage d’une petite île. Graal de l’or blanc pour certain/es, poison pour d’autres, c’est toute une population qui se retrouve impactée par les conséquences de cet événement surréaliste ! Il y a une belle brochette d’excellents acteurices portugais avec des vraies tronches... Jubilatoire ! J’espère qu’il y aura une saison 3 !

Je viens également de réaliser mon cinquième court-métrage, “Help !”, vaudeville inspiré d’ “Un éléphant, ça trompe énormément” avec trois excellents acteurices dont deux en situation de handicap : Stéphanie Lhorset, Rodolphe Harris et Christophe Chêne-Cailleteau. Je ne voulais pas pointer du doigt le handicap. On le voit, on l’entend mais là n’est pas le sujet…C’est surtout une comédie dans laquelle une femme trompe son mari et celui qui « l’emporte » n’est pas forcément celui qu’on croit !

 

 

Je travaille aussi sur mon premier long-métrage, “Copa Cabana”, comédie chorale. Ce n’est pas la fameuse beach de Rio mais bien “Copa” comme “Homocoparentalité” et “Cabana” comme “Maison, home sweet home”. Avec tendresse et férocité, le film explore l’illusion de l’enfant pansement au sein d’une famille aussi attachante qu’avant-gardiste. Aurélie Bargème est devenue ma co-autrice et nous recherchons un/e producteurice.

Merci, Hervine, pour toutes vos réponses !

https://hervinedeboodt.fr/

 

 

 

 

Publié dans Télévision

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Justine Grave évoque son actualité artistique et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

@ Eloise Legay / M6

 

 

Bonjour Justine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de M6 ont pu vous retrouver dans la série quotidienne “Nouveau jour”. Spontanément, quels souvenirs gardez-vous de cette belle aventure télévisuelle ?

Je pense que s’il y avait un mot à choisir, ce serait la liberté ! Dans le sens où, artistiquement, j’ai eu énormément de liberté. On était là pour créer un personnage sur le long terme et, dès le premier jour, on m’a laissé faire ce que je voulais. J’ai même envie de dire que ça a commencé au casting parce que, si on m’a prise, c’est aussi qu’il y a eu une nature qu’ils ont aimée pour le personnage, ainsi que la création que j’ai apportée.

Humainement, la liberté aussi parce que c’est la liberté d’être soi-même et de se sentir bien, sans devoir faire semblant avec les autres qui nous entourent. On a eu la chance d’être avec des gens tous bienveillants, tous dans l’entraide et le partage. On a créé une vraie famille, au-delà du travail…J’ai eu l’impression d’être dans une troupe ! On se retrouvait tous les jours pour faire une danse différente …

Ce projet a été l’occasion de côtoyer des acteurs et actrices de différentes générations…

C’est ça ! C’est aussi ce que j’aime …Lors de ma première année de théâtre, j’avais pris des cours du soir et j’avais adoré cette richesse de personnes différentes mais aussi de parcours différents. Je me souviens avoir été la plus jeune, et la plus âgée avait 57 ans. Cela m’avait fait énormément grandir, je suis devenue adulte plus vite et j’étais plus rapidement à l’aise dans ce que je faisais parce que j’étais avec des gens plus matures et donc moins dans le jugement. C’est vraiment ce que j’ai retrouvé sur “Nouveau jour” : en fait, j’ai trouvé autant des amis, que des frères et sœurs, qu’une maman ou encore un tonton ! 

Je me souviens d’un restaurant offert par Bruno, où Héléna, en tant que bonne maman du groupe, avait demandé à chacun de dire un mot. Quelque chose était revenu plusieurs fois, c’est le fait qu’on ne pouvait pas passer un tête à tête avec une personne sans que ce ne soit agréable. 

 

 

Le cadre de tournage était aussi particulièrement agréable, tant les décors intérieurs que les extérieurs…

Oui ! Déjà, de passer du nord au sud et d’avoir une météo plutôt clémente était une première chose superbe 🙂. Je pense que ça m’a aussi permis de trouver un équilibre, moi qui ai énormément la bougeotte et qui avais énormément voyagé. Là, j’avais trouvé le moyen d’avoir une petite bulle. C’était tellement apaisant et stimulant, dans ce rythme très intense que j’aime. On n’avait pas le temps de réfléchir, on devait tout le temps faire quelque chose…

Oui, les cadres étaient incroyables, j’ai eu la chance de tourner énormément dans le château, qui est magnifique, avec un jardin fleuri incroyable et une piscine d’un bleu dingue… Il est très très beau. C’était aussi beaucoup plus espacé ! En studio, la lumière n’est qu’artificielle, ce qui peut être fatiguant mais j’ai eu la chance de souvent alterner…Je suis allée quelque fois également à la base nautique et dans les rues.

Tourner dehors, en plein soleil, était un challenge. Je faisais partie des seuls qui avaient le costume autant d’hiver que d’été : l’hiver, j’avais un peu froid et l’été, j’avais un peu chaud…Mais c’était magnifique, je ne peux pas me plaindre ! J’avoue, aux beaux jours, entre deux prises, j’allais parfois dans la piscine 🙂…

Une quotidienne permet une palette de jeu large et variée, ce qui a dû être très plaisant…

Surtout que le personnage de Jade a été très très bien servi. J’ai eu énormément de chance, j’ai eu plein de choses à jouer. J’ai eu autant des scènes de comédie que des scènes plus dramatiques…Quand Jade rit, elle rit fort, quand elle est naïve, elle est naïve fortement, quand elle est dans son monde, elle est fortement dans son monde, …Cela m’a offert la possibilité de tester plein de choses. 

La richesse des réalisateurs qui tournaient avec nous offrait des possibilités diverses et variées. Selon qui était présent, ce n’étaient pas les mêmes envies ni la même créativité…Après, c’est à toi de garder ta direction artistique et d’amener ton personnage là où tu penses qu’il va. Cela offre un personnage plus riche !

 

@ Benjamin Decoin / M6

 

Aviez-vous eu d’autres sources complémentaires d’inspiration ?

Pour la création du personnage, j’ai beaucoup regardé “Ugly Betty”, qui a été une inspiration. Tout comme Jim Carrey, dans sa liberté de ton. Sinon, j’ai mis énormément de moi, dans le sens où, contrairement à mes précédents tournages, je n’ai pas eu besoin de gommer énormément de mes mimiques parce qu’elles appartenaient aussi à ce personnage haut en couleurs, que ce soient des tics de langage, des mouvements de sourcils ou le fait de me casser la figure. 

Au départ, Jade n’était pas censée être maladroite, c’est quelque chose que j’ai ajouté et le scénario m’a suivie dans cette direction. C’était chouette d’être en corrélation avec les auteurs! 

Vous l’avez dit, le rythme de tournage était soutenu. Sans doute que, jour après jour, vous avez pu prendre vos marques ?

Oui ! Dès le départ, on s’est tous dit qu’il allait falloir tenir. Tout le monde, franchement, était plutôt raisonnable en semaine, on allait dormir tôt, ce qui est hyper important. J’ai appris aussi à trouver mon organisation …J’avais plutôt tendance à apprendre mes textes à l’avance mais, quand tu crées ton personnage, tu peux te permettre d’apprendre moins vite car il y a des choses qui se calent entre deux. J’ai, finalement, préféré les apprendre juste avant la session, mais je les lisais quand même dès que je les recevais, souvent 6 semaines à l’avance. 

J’avais aussi mes petits fichiers Excel…Tout le monde me demandait ce que je faisais mais ça m’a beaucoup aidée ! Je notais ce que je proposais dans chaque séquence, notamment les chutes, pour éviter d’en faire de trop. Comme on tournait dans le désordre, on ne se rendait pas forcément compte de l’intervalle de temps…Dans l’épisode où Jade arrive à la piscine voir Adrian en train de changer l’étui, j’avais demandé à Pierre, le réalisateur, si je pouvais me casser la figure, ce qu’il avait d’abord refusé, pensant que je l’avais fait récemment…Mais, non, en fait, la dernière fois avait été 30 épisodes plus tôt…donc il a accepté !

C’est une organisation à trouver mais la mémoire s'entraîne aussi. De base, j’ai une très bonne mémoire, que j’ai toujours entraînée mais, là, avec 6 mois de textes et de textes, à la fin, je pouvais apprendre la veille.

 

 

A l’inverse, même si ce n’est pas toujours évident pour un comédien, aimiez-vous regarder le rendu final, pour capitaliser sur votre propre jeu ?

C’est sûr, je me regarde ! Je ne fais pas partie des comédiens ou comédiennes qui ne se regardent pas…J’avoue que je n’ai pas ce problème de me voir à l’image, non pas que je me trouve magnifique mais j’arrive à mettre une distance entre le personnage et moi-même. Quand je me regarde, je vois vraiment mon travail, je ne vois pas ma mèche de cheveux qui est mal mise ou autre chose. 

Au départ, comme on était beaucoup à être logés au même endroit, on regardait les épisodes tous ensemble. Cela m’a énormément aidée car, avec Jade, il ne faut pas en faire trop mais, en même temps, si je n’en faisais pas assez, ça dénotait. C’est une chance de n'avoir que deux mois à attendre entre le tournage et la diffusion, ce qui offrait l’avantage de pouvoir se corriger assez vite. Franchement, je ne me suis jamais dit que ce que je faisais ne marchait pas…Ca va tellement vite qu’il faut aussi apprendre à lâcher prise et à accepter ce que l’on a fait. 

Avec le recul, quel regard portez-vous sur l’évolution du personnage ?

Jade, je le redis, a été bien servie. J’ai commencé en étant centrale, en travaillant à la réception de l'hôtel mais je n’étais pas dans l’histoire principale. Il y a aussi eu des moments où l’on ne m’a pas vue mais j’ai quand même eu de la chance d’avoir plein de choses à jouer et de côtoyer énormément de personnages. Cela a été très riche, j’ai eu un rythme qui m’a correspondu à fond. 

Avec le recul, je suis hyper fière de ce que j’ai fait, de là où je l’ai amenée, de comment je l’ai servie et de moi, dans le sens où, avant ça, je ne pensais pas être douée pour la comédie. Dans la vie, je suis tellement tout le temps en train de blaguer que j’aimais beaucoup faire du drame, pour dénoter. Là, je pense que j’ai trouvé une nouvelle piste à explorer…D’ailleurs, cette porte ouverte se confirme dans les castings que je passe en ce moment, qui sont très orientés comédie. Donc c’est chouette !

 

@ Eloise Legay / M6

 

Quels retours aviez-vous d’ailleurs pu avoir de la part du public ?

Je n’ai eu que des retours positifs, en vrai ! Un commentaire m’a marquée, c’était le seul un peu négatif mais il m’avait fait énormément rire. Au tout début de la série, Jade est quand même vachement à ne pas trop oser s’imposer et je me souviens d’une personne qui avait écrit “L’autre soumise m’énerve…Réveilles-toi!”. C’était hyper drôle de voir que ma création faisait réagir et, en même temps, c’était chouette, cela montrait que j’étais crédible. 

J’ai reçu beaucoup de messages hyper mignons et touchants, à dire que “Jade est la petite dose de bonheur” ou encore “Vous nous faites beaucoup rire”. Aussi de nombreux commentaires positifs sur mon jeu, et forcément, ça fait du bien ! C’est fou, le fait d’être diffusé tous les jours fait que des gens te parlent comme si tu étais leur ami. J’ai essayé de répondre à tout le monde en tout cas…

J’ai même eu des messages d’anciens camarades de classe, qui me félicitaient pour mon parcours. 

Le meilleur compliment que j’ai pu avoir était celui des monteurs, qui m’ont remerciée de leur avoir facilité la vie. C’est vrai que j’étais attentive à être tout le temps raccord !

En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver sur OCS, dans “Pécheresses”...

Pour le coup, Laure est un personnage complètement différent !  Dans cette série, plusieurs jeunes filles se retrouvent dans un foyer, pour des raisons différentes. Laure est en sport études pour la boxe thaïlandaise. Pour la petite anecdote, de base, le personnage était écrit pour le judo mais il a été adapté parce que je fais moi-même de la boxe. La partition est petite mais sympa, plutôt à fond dans les études. Du coup, quand les autres veulent sortir, je suis un peu contre…Il va y avoir un évènement dans le foyer et mon personnage va faire quelque chose qui va permettre de défendre les autres jeunes filles. 

C’était chouette de voir que ce tournage à petit budget se passait aussi bien, avec beaucoup de créativité. Il y avait principalement des femmes, devant et derrière la caméra, c’était un tournage doudou, dans le sens où personne ne criait sur le plateau. Je retiens vraiment cela ! On est toutes restées copines depuis… C’est chouette ! J’ai déjà vu les trois premiers épisodes et j’ai hâte de découvrir la suite.

 

 

Un mot aussi sur une autre actualité à venir, sur Netflix cette fois-ci ?

J’avais d’abord été en callback d’un des rôles les plus importants de ce programme, “Recalé”, que je n’ai finalement pas eu mais le réalisateur voulait quand même travailler avec moi, donc il m’a proposé un autre rôle, que j’ai accepté. J’aime beaucoup ce projet, très engagé, avec beaucoup d’humour noir mais aussi de la comédie pour faire passer les travers de la société.

Mon personnage est celui d’une lycéenne, mon profil passant encore pour plusieurs âges 🙂. Elle est plutôt fayote, c’est une fille de CRS qui va se rebeller. C’était sympa à faire et de tourner avec cette chouette équipe. J’ai côtoyé de grands acteurs, j’ai beaucoup appris en les regardant.

C’était une grosse production, avec du budget, on avait plus de temps pour créer, pour le placement et pour jouer. C’était chouette !

Quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Avec mes copains du collectif “Les humains”, nous allons participer au Nikon Film Festival. En janvier, je tournerai un autre court-métrage, avec une des costumières de “Nouveau jour”, qui réalise aussi. Comme quoi, cette aventure m’a permis de belles rencontres, pour faire d’autres projets encore. J’espère également que les castings que j’ai passés vont déboucher sur une réponse positive.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

De faire un film d’époque ! Ce serait un rêve…J’adorerais interpréter une figure féminine qui a eu beaucoup de poids dans l’histoire. Également du cinéma d’auteur parce que c’est ce que je regarde le plus. Ce sont des films de passionnés, dans lesquels je me reconnais beaucoup. Cela me plairait aussi de refaire une série, pour aller à plein d’endroits différents avec mon personnage, mais aussi de la comédie. J’ai plein d’envies, oui, tellement chaque rôle est différent ! Jusqu’à présent, j’ai eu la chance de ne pas être catégorisée car j’ai fait plein de choses différentes, pourvu que ça dure !

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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