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Koh Lanta : Flavio évoque son départ de l'aventure suite à une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Flavio,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination « soudaine » de « Koh Lanta », suite à une épreuve d’immunité éliminatoire. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Pour vous dire la vérité, je dirais même que le fait de revoir les images me semble plus terrible que la réalité. J’en ai l’impression, on ne va pas se mentir. Quand j’étais à Tahiti, il y avait la pression, il y avait aussi tout cet engouement, j’avais le stress et je n’avais peut-être pas percuté que je venais de perdre. Après, j’ai réalisé quelques minutes plus tard, quand Denis m’a dit « Flavio, vous quittez l’aventure, vous ne passez même pas par le camp ». Ça m’a mis un coup sur la tête.

Le fait de revoir les images, de revoir ma tête, que revoir que j’étais vraiment à deux millimètres de mettre la boule, c’est horrible, je crois que je n’ai même pas de mot. C’est pire qu’un cauchemar, en fait c’est un ascenseur émotionnel. J’ai tellement rêvé de faire cette aventure, je me voyais aller loin, on ne va pas se mentir, je me voyais aller sur les poteaux, je me voyais faire de grandes choses sur « Koh Lanta ». Perdre aux portes de l’orientation, perdre comme ça, ça m’a achevé. Comme je le dis, je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même, j’avais les cartes en mains, je n’ai pas su les utiliser, je me suis planté un couteau dans le dos. Le fait de revoir le combat, c’est comme si on remuait le couteau, les images sont plus terribles que la réalité.

Comment aviez-vous réagi à l’annonce de Denis, juste avant de débuter l’épreuve, de son caractère éliminatoire ?

J’ai toujours eu cette volonté de bien faire. Quand Denis dit que le premier a le totem et que le dernier est éliminé sur le champ, à la vue de mon parcours dans ce « Koh Lanta, les armes secrètes », où j’ai toujours été constant, où j’ai toujours été sur le podium, je me dis que, franchement, je ne me voyais pas perdre. Pour moi, soit j’avais le totem, soit j’étais au moins dans les trois premiers car ça avait toujours été comme ça. Juste une fois, j’avais fini avant dernier car j’avais glissé mais, sur toutes les autres épreuves, j’avais fini dans le top 3. Là, à l’inverse, je suis dernier, en plus sur une épreuve accessible à tout le monde. Gagner le totem était l’objectif numéro un…En plus, quand Denis nous annonce que c’est la dernière épreuve avant l’orientation, je me suis dit que j’avais juste à faire cette épreuve et que j’allais à l’orientation. Mais ce fut une cata, tout s’est chamboulé, un rêve est parti, les objectifs sont partis ce jour-là.

A froid, avec le recul, que vous a-t-il manqué pour éviter la dernière place sur ce jeu ?

Je pense que je n’ai pas la réponse et c’est ça qui est vraiment dommage. Je ne sais pas ce qui m’a manqué, c’est pour cela que je n’ai toujours pas fait le deuil de ma défaite, je n’ai toujours pas avalé cette défaite et je pense que je ne l’avalerai jamais. Je ne vais pas vous mentir, « Koh Lanta », c’est l’histoire d’une vie. Avec toutes les personnes qui rêvent de faire ce jeu, j’ai eu l’extrême chance d’y participer.

Pour moi, il y a deux positions qui sont horribles : l’élimination aux ambassadeurs quand on n’a pas pu se défendre et partir sur une épreuve éliminatoire, en plus aux portes de l’orientation. Ce sont les pires sorties, même si d’autres sorties sont aussi dramatiques, quand on est trahi ou que l’on part sur blessure.

A froid, je ne sais pas ce qui m’a manqué et c’est ça le pire. Encore, si ça avait été une épreuve de force musculaire…mais c’était une épreuve adaptée à tout le monde, il ne fallait pas avoir de grandes capacités physiques ni intellectuelles. Donc je ne sais pas ce qui m’a manqué…En tout cas, je pense avoir bien géré le stress…Je me dis que mes adversaires ont été plus forts que moi, je ne vois pas d’autre solution…..

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Il y en a tellement…Après, même s’il y a eu des tensions chez les jaunes, pour moi cette équipe est formidable. Elle est ce qu’elle est, il y a eu des différences, des tensions mais, pour moi, cette équipe des jaunes est tellement particulière qu’elle est tellement belle aussi. Il y avait tellement de caractères différents, de personnalités différentes que c’était tellement beau. C’était une très très belle partie de mon aventure.

La première fois aussi que je vois Denis, je me dis que c’est tellement beau. Je n’y croyais pas, moi qui suis fan de « Koh Lanta », j’ai vu toutes les arrivées des aventuriers. A chaque fois, on les voyait démarrer l’aventure en sautant dans l’eau, pour nager, sans oublier de récupérer les casseroles, c’est un peu la bataille, ils se mettent directement dans le bain, ce n’est pas forcément les plus belles arrivées en termes d’images. Tandis que notre arrivée…on est arrivés en pirogue, le soleil bleu, l’eau turquoise, on voit Denis au bout, c’est magnifique…pour moi, c’est la plus belle des entrées pour commencer « Koh Lanta ».

Après, j’ai tissé des liens d’amitié, je pense notamment à Vincent. On a vécu une trentaine de jours ensemble, et pourtant on a tissé des liens que je ne tissais pas avec des personnes que je connaissais depuis des années. Ça n’a pas de prix.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus difficile à supporter et/ou à appréhender ?

Je dirais la météo. Franchement, moi qui ne suis pas douillet, qui ai l’habitude d’être mis à l’épreuve notamment par mon activité de sapeur-pompier, j’ai appris à dormir dehors, à mettre la main à la pâte dans des conditions assez rudes…mais, là, la météo m’a fait mal. Je savais que la pluie était un ennemi sur « Koh Lanta » mais un ennemi comme ça…je ne sais pas si c’est parce que nous n’avions pas le feu, je ne sais pas. Pour moi, sur « Koh Lanta », la pluie est la pire des ennemies. J’étais préparé aux tensions, aux stratégies, aux épreuves, à tout ce mélange parfait pour faire un « Koh Lanta » mais la pluie….

Au quotidien, sur le camp, quel rôle diriez-vous avoir eu ? Quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement faire ?

Ah clairement, la pêche ! J’ai découvert la pêche à « Koh Lanta ». On ne va pas dire que je suis contre la maltraitance animale mais je ne suis pas non plus fan de ça. Aller la pêche pour se nourrir, ah, c’était un aquarium géant. C’était mon activité favorite.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé depuis la réunification, où les jaunes étaient arrivés en majorité avant d’être éliminés presque les uns après les autres ?

Franchement, je me dis que c’est un gag, que ce n’est pas possible. On arrive en supériorité numérique, avec le rôle d’ambassadeur de Vincent, on arrive à sortir Fred, du coup les rouges ne sont plus que six et, au conseil d’après, on arrive à en éliminer encore un, ils sont cinq et on est huit. Après, dégringolade…il y a eu des tensions, il y a eu des mots assez forts qui ont été dits envers Vincent donc je comprends aussi sa réaction. Je comprends également Shanice qui a voulu protéger les jaunes mais elle n’a pas eu forcément la bonne méthode, je comprends tout à fait Vincent qui agit, on est tous humains, tout le monde aurait réagi d’une manière ou d’une autre. Mais, en fait, la conséquence est que l’on est arrivés à huit mais que, à l’orientation, il n’y a plus qu’un seul jaune. C’est dur de se dire que c’est un gag et que c’est pourtant bien réel, tous les jaunes ont été évincés, de par les affinités, de par les stratégies, de par aussi les armes secrètes. Mais si on m’avait dit, avant d’y aller, que l’on serait à huit contre cinq, j’aurais pensé qu’il y aurait eu au moins deux ou trois jaunes à l’orientation…mais il y en a eu qu’un seul, c’est quand même particulier.

A quelques jours du dénouement, avez-vous des favoris parmi les candidats encore dans le jeu ?

J’avoue que c’est quand même assez homogène. Je vais prendre l’exemple d’Arnaud, que je n’ai vu qu’à partir de la réunification, on ne va pas se mentir, il avait quand même un niveau sur les épreuves qui n’était pas des meilleurs. Mais il est monté crescendo, il a fait une remontée qui est fulgurante, qui est impressionnante. L’épreuve de confort, il arrive à finir deuxième, l’épreuve d’immunité, il la gagne en quelques minutes, sur le camp il est vachement actif, il est vachement présent, il pêche. Donc je dirais que ce groupe est fortement homogène. De par les capacités physiques mais aussi de par la hargne qu’ils ont, l’envie qu’ils ont de tous gagner, c’est ça qui est beau, c’est ça qui fait que la magie de « Koh Lanta » opère. Ils sont tous fatigués, ils sont tous à bout, ils sont tous au bout, c’est vachement homogène, tout le monde peut gagner.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous ont incité à candidater à « Koh Lanta » ?

Il y a plusieurs raisons qui m’ont poussé à candidater. La première, c’est que c’est un rêve d’enfant. « Koh Lanta » était un rendez-vous familial, on regardait en famille tous les vendredis. A l’âge adulte, le rêve devient objectif, il faut que je le fasse pour me voir sur telle ou telle épreuve. Quand j’étais assis sur mon canapé, je me disais que ce n’était pas possible qu’ils n’arrivent pas à faire ceci ou cela, pensant que, à leur place, j’aurais gagné. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai envoyé ma candidature et, à ma grande surprise, j’ai été pris et on m’a vu pendant onze semaines sur TF1, je suis vraiment fier. Donc c’est parti d’un rêve devenu un objectif, je ne dirais pas vital mais il fallait que je fasse cette aventure dont je suis tellement fan, je m’y voyais tellement qu’il fallait que je la réalise. Aussi pour me construire, il faut dire ce qui est, « Koh Lanta » procure des sentiments et des choses incroyables. Pour moi, j’avais besoin de partir, pour voir de quoi j’étais capable. Moi qui ai un fort manque de confiance en moi, le fait d’avoir vécu une aventure comme ça, où tout est en accéléré en une trentaine de jours, m’a quelque part aidé à me construire.

Merci, Flavio, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Thomas évoque ses souvenirs d'aventure en Polynésie !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Thomas,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Non, pour ma part, ce n’est pas si loin que ça en fait donc ça ne m’a rien fait. En plus, j’étais bien entouré donc je n’ai pas mal revécu mon élimination. Après, on voit que j’étais très faible, revoir mon malaise fait un peu peur mais j’ai bien vécu cette sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous totalement en danger ? Ou aviez-vous quand même un certain espoir ?

Je savais que c’était mon tour. Ca faisait quelques temps, entre l’élimination de Mathieu, Myriam, Shanice que je savais que j’étais une tête à abattre, j’ai eu un peu de répit avec les destins liés. Je commençais à être apprécié, je commençais à m’ouvrir, il y aurait pu avoir un espoir, il y avait peut-être Magalie et on savait que Flavio n’était pas plus apprécié que cela. Malheureusement, j’ai fait un malaise quelques heures avant le conseil, je pense qu’ils ont eu de la peine et, en quelque sorte, en m’éliminant, ils se sont dit qu’ils me laissaient aller me requinquer à l’extérieur.

Le verdict de la tribu réunifiée est, malheureusement pour vous, sans appel, à en juger par le nombre de voix. Qu’avez-vous ressenti en voyant autant de fois votre nom sur les papiers ?

Je savais très bien qu’ils allaient tous voter contre moi. Ce n’était pas une surprise et je ne l’ai pas mal pris car je savais pourquoi ils faisaient cela. Toute bonne chose a une fin. Maintenant, c’est vrai que c’est un peu frustrant à cinq jours du final. Mais bon, après, on ne peut pas aller contre le corps.

On l’a encore vu sur les images vendredi dernier, vous avez perdu beaucoup de poids. On imagine que le quotidien, après un mois de survie et de privation, ne devait pas être simple pour un grand gabarit comme vous ?

C’est sûr, j’ai perdu 12 à 13 kilos. Je fais beaucoup de sport donc j’ai l’habitude de manger énormément, je mange 4 à 5 fois par jour. Même si je ne mange pas de grosses quantités à chaque fois, je mange souvent. Donc, là, je suis passé de tout à pas grand-chose, voire à rien dès fois. C’est vrai que, au début, avec les jaunes, on a tellement galérés, on n’avait pas de feu, on n’avait pas mangé du tout donc j’ai perdu beaucoup de poids. Après, on avait gagné le riz et je suis parti en confort donc j’ai mangé un petit peu. Mais dans les derniers jours avant l’épisode où je suis éliminé, on voit que l’on n’a plus du tout de riz, on mange une fois sur deux, c’est vrai que, mis bout à bout, ça faisait beaucoup, mon corps n’a pas tenu.

On sent bien, en plus, que vous aviez une « overdose » de noix de coco….

Déjà, je ne suis pas un grand fan de la noix de coco, avant même de partir à « Koh Lanta ». Après, on sait qu’il y en a partout. Au début, on en mange, on en mange, on en mange, après, au bout de 3 à 4 jours, on ne peut plus en voir. Après, on en mange à nouveau parce qu’il n’y a que ça. Quand on a faim, on mange ce qu’il y a. On ne peut pas être difficile à « Koh Lanta ». Mais c’est vrai que, à la fin, on faisait de la frite de coco, des chips de coco et, au final, on a même fait du charbon de bois de coco, tellement c’était brulé. On essayait de trouver des subterfuges pour se dire que ce n’était pas de la noix de coco mais, au final, ça avait le gout de la noix de coco et c’était de la noix de coco. On avait beau la manger dans tous les sens, c’était de la noix de coco.

Dommage d’ailleurs que l’offrande de Denis, au conseil, n’arrive pas un peu plus tôt….

Ah, bah, après c’est sûr que quand Denis nous donne le riz en récompense parce que l’on a très bien géré les rations de riz, c’est sûr que je me dis que c’est bien dommage. Ça serait arrivé quelques jours avant, ou même une journée avant, je pense que je n’aurais pas fait ce malaise. Le peu de riz que j’aurais mangé aurait pu éviter que je fasse ce malaise. Après, on ne peut pas revenir en arrière, c’est fait, c’est fait, malheureusement.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ce qui va me rester gravé à jamais, c’est déjà l’arrivée en Polynésie devant Denis, c’est le départ du jeu, j’ai mis un petit peu de temps à réaliser que j’étais devant Denis, en plein milieu de l’océan. Après, il y a les rencontres avec Mathieu, Myriam et Shanice, les fous-rires que l’on a eus, même sous la pluie, les nuits à discuter avec Mathieu sous la pluie. Tous ces moments sont gravés. Comme la première victoire chez les jaunes, en radeau, franchement j’ai adoré faire cette épreuve. Même notre capitaine ne croyait pas en notre radeau, pourtant il était là, il a flotté et on a gagné, c’était une belle victoire d’équipe. Celle aussi où on était avec Flavio, où il devait casser les cibles, franchement celle-là était tellement belle, il y avait de la cohésion et la récompense était énorme. Après, il y a tout eu, même la réunification, franchement. Cette aventure restera gravée à vie dans ma tête et je ne retiens que les bons moments.

Avec le recul, que retenez-vous de ce duel improvisé face à Mathieu, où vous sauvez votre place en réussissant, le premier, à superposer les trois boules sur le support ?

C’est un beau souvenir pour Mathieu et moi car on n’aurait pas pu espérer, lui comme moi, une fin aussi belle. Mais c’est aussi un des plus mauvais moments de l’aventure pour ma part parce que j’élimine mon frère de jeu, mon ami, mon confident. C’est sûr que ça m’a fait un gros vide. Après, comme on se l’est dit, on s’est battus comme des hommes, on a fait un duel comme des hommes, le meilleur a gagné et Mathieu est sorti comme un homme. Sur le duel, on le voit, lui comme moi n’avons pas envie de mettre la dernière boule mais il fallait qu’il en reste un. Je ne veux pas considérer cette victoire comme telle, c’est une victoire parce que je reste mais c’est une défaite parce que, mine de rien, ça me met un coup sur la tête et, après, on le sait, je mets un coup de pression à Vincent à cause de cela. On sait la suite de l’aventure…

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Je ne suis pas du genre à rester assis à ne rien faire, je participais à tout sur le camp. On a fait un lotissement tellement on a construit de cabanes. Construire une cabane, aller chercher du bois, couper des arbres, tout ça ne me dérangeait pas du tout. Après, autre chose que j’ai apprécié et que je n’avais jamais fait, c’était la pêche au harpon. Franchement, j’ai pêché mon premier poisson de toute ma vie au harpon. Vraiment, quand on mettait la tête dans l’eau, c’était un aquarium, là j’ai pu vraiment savourer et me dire que j’avais vraiment de la chance de vivre ces moments-là.

A l’inverse, qu’est-ce qui était plus compliqué à appréhender et/ou à supporter au quotidien ?

On va à « Koh Lanta », on sait pourquoi on y va, c’est de la survie, je sais que le plus dur à supporter était la pluie. Il pleuvait souvent la nuit et, malheureusement, on faisait des cabanes à ciel ouvert, on n’avait pas de toit étanche, il pleuvait dans la cabane, ça c’était assez compliqué. Les premiers jours, on n’avait pas de feu, il fallait que l’on se protège de la pluie comme on pouvait, il fallait qu’on protège les vêtements qui étaient humides et, vu que l’on n’avait pas de feu, ça ne séchait pas. Donc, oui, les premiers jours sans le feu étaient vraiment durs à cause de la pluie. Après, ça fait partie de l’aventure et ça reste des moments magiques parce que l’on est restés soudés. Même sous la pluie, même dans la galère, on gardait le sourire.

Quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où les jaunes étaient initialement en majorité ?

Après, il n’y a pas grande chose à dire. On arrive à la réunification où, avec l’aide des rouges, on arrive à en éliminer deux. Aux ambassadeurs, Vincent fait très bien le travail en éliminant Fred. Les filles trahissent leur clan en éliminant Fred et nous donnent un bon coup de pouce. On arrive à 8 contre 5, on se dit que le tapis rouge est déroulé pour éliminer les rouges un par un. Malheureusement, il y a Vincent qui est arrivé et qui a trahi sa famille, les gens qui l’ont emmené jusque-là, je ne peux pas dire le contraire. Ça a été le tournant de l’aventure, on ne s’attendait pas à cela mais c’est le jeu.

Au moment de sortir, difficile de faire un pronostic pour la suite, tellement les rebondissements sont nombreux ?

Je n’ai pas de coup de cœur pour les gens qui restent, après il y a des affinités, il y a des gens que j’apprécie, Arnaud, Jonathan sont des gens hyper biens, ils m’ont tendu la main quand je n’étais pas bien. Après, il y a Flavio avec qui j’ai débuté l’aventure mais, malheureusement, il ne s’est jamais trop imposé dans sa stratégie, on ne sait pas ce qu’il vote. Je lui ai reproché et, à juste titre, je ne suis pas le seul à l’avoir fait. Après, j’apprécie bien aussi Maxine, je suis tombé en binôme avec elle, je n’étais pas un cadeau à ce moment là de l’aventure et elle ne m’a jamais montré qu’elle était déçue, elle ne m’en a jamais voulu, je trouve ça très bien de sa part et je m’en suis excusé aussi. Après, cette épreuve à deux était aussi une bonne partie de rigolade, ils voyaient bien que je n’étais pas un cadeau, je le montrais bien pour Laetitia et Vincent et on a bien rigolé quand même.

Pour terminer, en bouclant la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

J’ai voulu faire « Koh Lanta » pour déjà me défier personnellement, pour me lancer un défi. Aussi parce que mon papa est gravement malade, il est atteint de la maladie de Korsakov, il était tombé malade à 48 ans, je trouve que c’est très très jeune, à 48 ans sa vie s’est arrêtée pour moi, je me suis toujours dit que je vivrais ma vie plus celle qu’il n’a pas vécue. Quoi de plus beau que de croquer la vie à pleines dents et de faire « Koh Lanta », un très très beau défi. Voilà, après je me suis dit que j’avais eu pas mal de difficultés à l’école, moi qui suis dyslexique, à « Koh Lanta », j’ai voulu montrer que, quoi qu’il arrive, on était tous sur le même pied d’égalité, que l’on soit chef d’entreprise, chômeur, chauffeur poids lourd ou professeur d’école voire élagueur, on était tous pareils. Là-bas, il n’y a pas de chef d’entreprise, il n’y a pas quelqu’un qui est plus grand que l’autre, c’est aussi ce que j’ai apprécié sur « Koh Lanta » : on y va, on est tous à égalité et c’est « que le meilleur gagne ». Ce ne sont pas toujours les plus intelligents ou les plus doués à l’école qui réussissent à « Koh Lanta » et c’est ce que j’aime.

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Coline Ramos Pinto évoque Kira, son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

Bonjour Coline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Un Si Grand Soleil » il y a déjà quelques mois maintenant. On imagine, à titre plus personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

C’est vrai que, au début, quand j’ai appris que j’étais prise, cela a été énormément de joie et je me souviendrai toujours de la directrice de casting, au téléphone, qui me dit « tu es sûre que tu es contente ? ». J’étais tellement choquée que je n’arrivais pas à exprimer à quel point j’étais contente. C’est ma première expérience, j’ai attendu de longues années. C’est un vrai vrai plaisir. Parfois, encore aujourd’hui, je ne me rends pas tout à fait compte de la chance, tout simplement. Il y a le avant où je me dis que ce qui va se passer est incroyable et le pendant où j’ai vraiment la tête dans le travail, et où je ne me rends pas du tout compte de ce que je suis en train de faire. Mais c’est formidable, j’adore.

Vous y interprétez le personnage de Kira. Avec vos propres mots, comment la décririez-vous ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Kira, pour moi, est clairement un animal sauvage. C’est un chat des rues qui se ballade et qui, évidemment, est difficile à approcher. Quand on arrive à s’en approcher, c’est là qu’on découvre (derrière sa carapace) une adolescente plutôt tendre. Quand elle est attachée, elle ne fait pas semblant. Il faut quand même rester prudent et ne pas la brusquer sinon, elle prend la fuite. Après, voilà, c’est un personnage, au début, que je trouvais vraiment à l’opposé de moi-même, elle est brute de décoffrage, elle dit tout ce qu’elle pense, elle n’hésite pas à renvoyer les gens, alors que, moi, pas du tout. Au fil du temps, on se rapproche l’une de l’autre, on se ressemble de plus en plus, je dirais que c’est même peut-être plus facile à interpréter. Mais c’est vrai que, au début, c’était hyper intéressant de jouer quelqu’un qui ne vous ressemble pas du tout.

Justement, au moment de l’interpréter, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Au départ, non, pas du tout. C’est justement en commençant le tournage que je me suis aperçue que Kira ressemblait sur beaucoup de point à des personnages de film que j’adorais. Par exemple, « Divines » de Houda Benyamina, où l’actrice principale, Oulaya Amamra, qui joue le rôle de Donia, me fait penser un peu à Kira. Ça m’a fait dire que c’est dans cette direction-là que je devais aller. C’est une fille de la rue, agressive avec tout le monde, un animal sauvage.

En quelques semaines, elle a déjà vécu pas mal de choses. Quel regard portez-vous sur son vécu et son évolution ?

Je porte un regard positif et bienveillant sur elle. Au début, c’était difficile d’être en accord avec ce qu’elle disait mais, aujourd’hui, on la pardonne plus facilement, elle qui fait des erreurs comme tout le monde. En plus, se faire manipuler par quelqu’un est quelque chose qui peut arriver à tout le monde, moi-même je l’ai vécu dans la vie de tous les jours. Elle est quelqu’un comme tout le monde au final.

 

@ Fabien Malot

 

D’ailleurs, regardez-vous les diffusions pour voir le rendu final et ainsi vous en servir sur les tournages suivants ?

En effet, je regarde souvent les diffusions mais je me suis rendue compte que ça n’est pas pour les bonnes raisons. J’ai très souvent une critique négative envers moi-même, et ça ne me sert pas pour m’améliorer. Je pense que ça ne me sert pas plus que ça. Quand les cours de théâtre reprendront, ils m’aideront davantage.

Regarder, c’est bien au début, c’est la première fois que je me vois à l’écran, c’est hyper cool, ça fait bizarre mais, sur le plan du travail, ça ne m’aide pas tant, c’est plus autodestructeur qu’autre chose.

On le sait, le rythme sur une quotidienne est soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

Ma technique pour être efficace sur le plateau n’a rien à voir avec le texte, c’est vraiment me défaire du stress. C’est surtout l’hygiène de vie, je ne me couche jamais très tard, depuis que j’ai commencé USGS, c’est sûr que je fais beaucoup moins la fête. Je mange bien, je dors bien, moi qui ai besoin de beaucoup de sommeil et j’ai repris le sport. En ce qui concerne le texte, je le relis toujours trois jours avant pour être sûre de bien le savoir par cœur. Après, c’est vrai que je commence à prendre l’habitude de le remodeler comme je le veux, pour qu’il soit plus facile à dire. Mais, voilà, le gros du travail est plutôt l’hygiène de vie.

Vous qui vivez maintenant cette aventure pleinement de l’intérieur, et même si ce n’est sans doute pas simple à définir, quelles sont, selon vous, les principales raisons de la fidélité des téléspectateurs ?

Je pense que, même s’il y a énormément de personnages, on revoit toujours les mêmes. Et tout simplement, ça me parait logique, les gens s’attachent. C’est une quotidienne, c’est le quotidien, je pense que les gens s’attachent à des choses du quotidien et la série en fait justement partie.

D’ailleurs, quels principaux retours vous fait le public sur Kira ?

J’ai croisé quelques fois des gens dans la rue qui venaient m’adresser la parole et qui étaient surpris de me trouver plus douce que Kira. En fait, les gens ont une vision de Kira, même encore aujourd’hui alors que le personnage a beaucoup changé, de l’animal sauvage. Ça reste encore en tête. Sinon, j’ai eu des retours plutôt positifs. Ça fait plaisir. Après, il y a toujours les gens qui vous connaissent très bien et à qui ça fait bizarre de vous voir à l’écran jouer un personnage.

 

@ Fabien Malot

 

Sans dévoiler de grand secret, on imagine que, dans les semaines à venir, on continuera à suivre Kira dans ses aventures scolaires mais aussi chez Florent et Claire, aux côtés d’Enzo ?

Oui, oui, sa nouvelle vie commence. J’ai hâte de voir moi aussi ce qui va se passer par la suite. Je pense que c’est un personnage qui apporte quand même pas mal de rebondissements.

En parallèle, dans ce contexte peu évident du moment, quels sont vos autres projets artistiques ?

Le contexte fait que je ne peux pas continuer les cours de théâtre, ce que j’aimerais beaucoup car c’est une de mes passions. Je continue par contre les castings. La série me prend la moitié de mon temps, du coup quand j’ai un peu de temps sur Paris, j’en profite pour voir ma famille ou pour rester un peu tranquille à la maison.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer, même sur d’autres projets, à travailler avec des équipes aussi chaleureuses et bienveillantes que celles de « Un Si Grand Soleil ».

Merci, Coline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Lisa Jeanpierre évoque sa carrière de sportive de haut niveau ainsi que son projet Intoku !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Lisa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes internationale française de volley-ball et joueuse dans le club espagnol de La Laguna. Vous qui vous êtes récemment blessée à la cheville gauche, vous n’avez malheureusement pas pu participer au tournoi de qualification aller pour le championnat d’Europe. Comment vous portez-vous ? La guérison se passe-t-elle bien ?

Oui, tout se passe bien. Ca fait maintenant deux semaines que je suis une rééducation au centre sportif de Mulhouse, où, tous les jours, j’ai deux séances de kiné, matin et soir, avec accompagnement physique et je vais à la muscu. Il y a une semaine, j’ai recommencé à toucher le ballon et à faire donc un petit peu de volley.

Ce que j’ai eu, c’était une grosse entorse. Mais la rééducation se passe vraiment bien, on s’occupe vraiment bien de moi. Ça fait deux semaines et j’ai de nouveau des sensations au pied, je peux déjà faire des mouvements et trottiner.

Si tout se passe bien, quand pourrons-nous vous retrouver dans les salles ?

Au mieux, il me reste une semaine et demie, ce qui me permettrait de reprendre en stage avec l’équipe de France à Harnes. Au pire, allez, ce sera au maximum deux à trois semaines. Mais je ne pense sincèrement pas, je me sens vraiment bien, j’ai retrouvé mes sensations avec le pied, l’hématome est parti, tout a désenflé donc on va rester positif et on va imaginer dans la semaine et demie qui vient.

Quels sont vos prochains grands objectifs et principaux défis ?

Tout d’abord, dans moins de deux semaines, il y aurait, comme je le disais, un stage à Harnes avec l’équipe de France. Ce serait aussi, d’une part, d’être sélectionnée pour participer à la Golden League, une échéance européenne pour monter dans le ranking mondial avec les bleues. L’objectif est de revenir en forme pour être sélectionnée sur cette compétition et, par la suite du coup, s’il y a qualification de l’équipe de France pour participer au championnat d’Europe, ce serait d’y participer.

 

 

Si l’on revient à la genèse de votre parcours, comment vous est venue la passion de ce sport ?

Déjà, je n’étais pas dans une famille où il y avait du sport, je n’étais pas du tout dans le monde du volley. En fait, ce qui s’est passé, pour la petite histoire, c’est que j’ai reçu un petit papier dans ma boite aux lettres qui me proposait tous les sports que j’avais dans ma commune. Quand je l’ai lu, je me suis dit que je voulais faire du volley. Je suis donc allée en faire à Kingersheim, mon premier club, à côté de Mulhouse. En fait, j’ai commencé là-bas et je suis tombée amoureuse du volley. J’ai continué, je suis passée par toutes les structures, par tous les pôles, j’en ai fait une passion, je me sentais bien sur le terrain, je me sentais vibrer, je me sentais heureuse sur le terrain, du coup j’ai continué. C’est donc venu par hasard un peu, j’ai choisi de faire du volley mais j’ai été surprise que ça m’ait autant plu et que ç’ait pu devenir un métier aujourd’hui.

Selon vous, quelles sont les principales caractéristiques attendues à votre poste de réceptionneuse attaquante ?

La réceptionneuse-attaquante fait à peu près tout, elle sert, elle réceptionne, elle défend, elle attaque et elle bloque. Elle a un rôle quand même assez important dans l’équipe, c’est celle qui va stabiliser la réception mais qui va aussi mettre les points. En fait, elle est un peu importante sur tous les domaines donc je qualifierais mon poste en fait comme une joueuse omniprésente, multitâches. Après, ce qui est vraiment important en tant que réceptionneuse-attaquante, c’est justement la réception. D’où son nom. Ensuite, il faut mettre les points derrière. Le rôle est donc de stabiliser la réception puis de marquer les points. 

Vous allez avoir bientôt 22 ans mais votre parcours est déjà bien rempli. Quel regard portez-vous justement sur votre début de carrière ?

Je suis contente de mon parcours jusqu’à présent. J’ai eu de bons moments, des moments difficiles, je suis passée par plein plein d’expériences mais qui m’ont toujours beaucoup apporté. Cette année, je suis allée en Espagne et, sincèrement, je suis arrivée à un moment où j’ai envie de continuer à explorer encore plus de pays pour avoir plus d’expérience.

J’ai fait partie de l’équipe de France jeunes, du pôle espoirs puis du pôle France. Je suis passée par pas mal de structures qui m’ont appris beaucoup de choses, autant sur le plan personnel que sur celui du volley-ball. Je ne peux être que fière du parcours pour le moment.

 

 

Quels sont, jusqu’à présent, vos plus beaux souvenirs sportifs ?

J’en ai trois, je vais vous faire un top 3J. Déjà, ma participation avec l’équipe de France juniors aux championnats d’Europe. Ensuite, à Mulhouse, ma première entrée en Champions League contre l’équipe italienne de Busto. Et, bien évidemment, ma première sélection en équipe de France A, notamment le moment où j’ai chanté ma première marseillaise avec cette équipe.  

Sans dévoiler de grand secret, on imagine que la pratique de ce sport de haut niveau nécessite un rythme d’entrainement particulièrement intense et soutenu ?

Oui, c’est clair. Il n’y a pas un jour où l’on ne fait pas de volley. C’est, en plus, une combinaison entre le travail physique intensif et le travail plus technique du volley. En général, en semaine, j’ai une heure de muscu puis un entrainement le matin et un autre le soir, pour une durée de deux heures et demie à trois heures. C’est vrai que c’est un rythme assez difficile parce que, en plus, le week-end, on a les matchs. On a donc un seul jour de repos, le dimanche. Donc, oui, c’est intensif mais aussi, avec le temps, en faisant ça tous les jours, on prend le rythme, on s’adapte facilement. Le début de saison est toujours difficile mais, avec le temps, en fin de saison, on est au top et on se sent beaucoup plus fraiche et beaucoup plus adaptée en fait à l’intensité des entrainements. 

Dans les dernières minutes d’avant rencontre, juste avant de sortir du vestiaire, avez-vous un rituel particulier, sinon une méthodologue type de préparation ?

J’adore la méditation donc j’en fais une petite avant même de venir dans le vestiaire. J’aime bien écouter de la musique, j’aime bien me concentrer aussi. Mais, dans le vestiaire plus particulièrement, j’aime bien parler avec les filles, j’aime bien partager, en fait je ne suis pas forcément dans ma bulle, je regarde bien évidemment mon plan de jeu mais j’aime bien être avec mes copines. Vous savez, nous les filles, on se prépare, on s’attache les cheveux, on est un peu plus coquettes donc on a des moments, dans le vestiaire, plus intimes et j’aime bien partager, en musique, en rigolant. Pour enlever le stress, la pression et pour pouvoir arriver sur le terrain avec le sourire, afin de passer un bon moment parce que c’est ce qu’il y a de plus important finalement.

 

 

Comment qualifierez-vous la place du volley-ball dans notre pays, comparativement notamment à ce que vous pouvez connaitre en Espagne ?

Je pense que, médiatiquement, c’est pareil. Je vois juste certains différences sur le fait que, maintenant, les matchs en Espagne sont diffusés sur Youtube donc tout le monde peut les regarder. Alors que, en France, il faut s’abonner et donc payer. Il y a plus aussi, peut-être, de journalistes en Espagne, de pages facebook ou Instagram qui publient les résultats. On va dire que l’on peut plus nous voir sur les réseaux sociaux en Espagne. Après, je pense que la place du volley, en tant que sport, est plus importante en France. Je suis à Tenerife, ville où il y a beaucoup de beach-volley-ball. Là-bas, mon sport est donc super connu, les gens nous reconnaissent dans les rues de l’ile, on a une certaine notoriété mais, dans l’ensemble de l’Espagne, non, pas forcément.

Quelles seraient vos envies sportives sur le moyen et sur le long termes ?

Sincèrement, à long terme, j’aimerais pouvoir avoir plusieurs expériences dans plusieurs pays. Maintenant que j’ai quitté la France, je me suis rendue compte que, en Espagne, il y avait tout une autre culture, même en termes de personnes en général, pas forcément uniquement dans le volley. Il y a des choses à apprendre de toutes les cultures donc je trouverais sympa de pouvoir choisir des expériences dans d’autres pays pour voir comment ça marche avec le volley mais aussi comment sont les gens autour de nous, juste connaitre plus de cultures en fait.

A long terme, bien évidemment, il y a les JO. C’est un objectif qui est toujours là et qui arrive d’ailleurs très très vite. C’est le plus gros de mes objectifs. Jusqu’à là, j’aimerais y arriver en changeant justement de culture et en ayant différentes expériences dans différents pays. Parce que je pense que c’est comme ça que l’on construit aussi une joueuse.

 

 

Il y a quelques jours, on a pu vous retrouver derrière le micro pour commenter une rencontre. Comment s’est passée cette première expérience ?

J’ai adoré être commentatrice, j’ai vraiment passé un bon moment. En plus, j’étais avec Xavier Richefort qui commente tous nos matchs donc je l’ai entendu, je l’ai vu à la télé ou même quand j’étais sur le terrain pour jouer. Donc c’était vachement marrant en fait d’avoir cette expérience-là. Ça m’a permis aussi d’être près des filles, de pouvoir les voir, de discuter avec elles, je n’étais pas trop en dehors de la bulle de l’équipe de France. C’est quelque chose qui m’a plu, j’ai vu aussi les coulisses d’un match de volley-ball, les choses qu’une joueuse ne peut pas forcément voir. C’était super intéressant, c’était super bien, j’ai adoré.

Vous donne-t-elle peut-être l’envie de la renouveler ?

Oui, pourquoi pas. Après, je vais continuer ma petite carrière de volleyeuse. Peut-être une reconversion pour plus tard ? Mais si, maintenant, on me propose de commenter par exemple un match de l’équipe de France garçons ou autre et que je ne suis pas sur les terrains, bien sûr que j’accepterais car c’est quelque chose que j’ai apprécié faire.

En parallèle, vous avez développé un projet avec une amie, Blanca Izquierdo, autours du « Intoku ». Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

J’ai créé cela avec une amie que j’ai rencontrée à Tenerife. On est en train de commencer, c’est tout nouveau, on s’est mises sur les réseaux sociaux, on est en train de développer un site web, on est en train de créer également tous nos contenus. Notre projet est de créer une assistance envers les joueurs d’abord de volley puis les sportifs en général, pour les accompagner mentalement et psychologiquement, comme des coachs mentaux mais également des coachs spirituels.  On aimerait combiner ces deux choses parce que l’on pense que le mental est quelque chose que l’on peut contrôler mais que c’est aussi une façon de voir les choses. La spiritualité et la psychologie sont deux choses qui pourraient très bien marcher ensemble, c’est ce que l’on aimerait faire avec mon amie. Sachant que je fais des études en psychologie, qu’elle est journaliste et que, aussi, elle a un master dans un cursus psychologique et spirituel.

 

 

Donc c’est un projet qui va permettre de suivre et d’aider les joueurs, les sportifs avant de toucher à l’ensemble de la population, dans des cas de vie différents, pour des problèmes de cœur ou pour accompagner après la perte d’un être proche par exemple. On aimerait donc aider ces personnes mais à travers une association, où l’on va pouvoir partager des expériences de grands sportifs, des expériences de vie, où on va parler des fois de choses qui nous dépassent, des émotions.

On va essayer de véhiculer aussi la méditation dans le sport, en fait c’est un projet qui pourrait aider notamment les sportifs à performer, en étant accompagnés psychologiquement, mentalement, à travers différentes méthodes, que l’on n’utilise pas forcément aujourd’hui, qui sont aussi parfois tabous.

Où en êtes-vous du développement de ce projet ?

Vous pouvez déjà nous suivre sur les réseaux sociaux, sur Instagram, Facebook ou Twitter. C’est toujours le même nom, ça s’appelle « Intoku ». Pour le moment, on poste déjà des contenus qui peuvent aider les personnes, les intéresser. Sur du long terme, je pense que, dans les trois à quatre mois qui viennent, il y aura quelque chose de fixe, avec même des prises de rdv, si les personnes veulent parler avec nous, veulent avoir des consultations avec les sportifs. A date, on est déjà sur Youtube aussi, on partage tous nos contenus là-dessus, notamment les vidéos et interviews que l’on a ou que l’on va avoir de joueurs importants. Je sais que l’équipe de France garçons est présente là où je fais actuellement ma rééducation, donc je vais essayer de les interviewer.

Ce projet est sans doute très complémentaire de votre parcours de sportive de haut niveau ?

Oui, je dirais même que l’un pourrait permettre à l’autre de bien fonctionner. C’est-à-dire qu’une bonne préparation mentale, un psychisme sain permettent bien évidemment d’être performant. Le problème que l’on a beaucoup dans le sport est que l’on est assez contrôlés par notre ego, on passe par des moments compliqués pendant les matchs, on doute, on a des pertes de confiance. On peut dès fois passer par des structures compliquées, rencontrer des gens qui ne nous traitent pas forcément bien en tant que sportif. On peut aussi faire face à du sexisme. En fait, on peut avoir plusieurs problématiques en tant que sportif et ce sont des choses, en plus de la charge intense que l’on a physiquement, que l’on accumule, auxquelles on ne fait pas forcément attention et qui se ressentent en fait sur le terrain. C’est pour cela qu’il y a des blessures, c’est pour ça qu’il y a des burns out, ce sont des choses dont on ne parle pas forcément mais chaque grand sportif est passé par là.

Ce que l’on aimerait faire, c’est dire qu’il est possible d’être accompagné ou, même, qu’il est possible avec certaines pratiques de développement personnel, de s’améliorer là-dessus et d’éviter ces problèmes, ces blessures, ces petits moments compliqués qui se passent. Il est possible d’améliorer la performance, il est possible de s’adapter à toute situation, qu’elle soit bonne ou mauvaise.

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de vos parcours ?

On peut me souhaiter que les choses aillent bien. Vous pouvez me souhaiter d’être heureuse dans le volley et de pouvoir aboutir mon projet. On verra avec le temps si ça se passera bien. On peut me souhaiter d’être bien, d’être toujours positive, de toujours entreprendre des choses.

Merci, Lisa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Laetitia évoque son élimination lors des destins liés !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Laetitia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », à l’issue des destins liés. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion des images de cet épisode ? Vous a-t-elle rappelé certains souvenirs et certaines émotions ?

A vrai dire, j’ai très bien vécu la diffusion puisque c’est un de mes meilleurs épisodes sur la saison. On a trop rigolés avec Vincent, on s’entend très bien en dehors et, du coup, on était trop fiers. Car c’était un de mes objectifs aussi de trouver un collier. Du coup, pendant cet épisode, je me sentais détendue avec mon collier, je me croyais intouchable. Après, « Koh Lanta » est un ascenseur émotionnel, ça change vite, c’est comme la météo là-bas en Polynésie. Je passe une super journée, arrive le conseil, j’ai cherché le collier depuis le premier jour sur l’ile, j’arrive à le trouver et on me l’enlève en trente secondes. Là, c’est violent en fait, j’ai mon cœur qui palpite à bloc, je suis frustrée, je ne sais pas, c’est indéfinissable. Après, c’est le jeu mais je ne comprends pas non plus Lucie, on était potes de galère, du coup ça me fait mal au cœur pour ça aussi. C’est toujours ma pote car ce n’est qu’un jeu mais ça serait venu d’un Thomas rageur ou de quelqu’un que j’appréciais moins, ça m’aurait fait moins mal au cœur je pense. Voilà, du coup ça met fin à mon aventure alors que je suis hyper en forme à ce moment-là du jeu, je me vois déjà arriver à l’orientation et aux poteaux. Ça me coupe l’herbe sous les pieds mais c’est la règle, c’étaient les armes secrètes. Après, comme je le dis, dans la vie de tous les jours, on m’appelle le chat noir, j’ai attrapé deux boules noires, là j’attrape le bracelet noir… la malchance on va dire.

C’est d’autant plus frustrant que, tout au long de la journée, Vincent et vous aviez parfaitement joué la « comédie » auprès des autres aventuriers, faisant croire à votre tristesse de partir le soir même….

Après, c’est justement ça qui est bien, on s’est pris au jeu, on a joué la comédie comme vous dites. En plus, ça a super bien marché, tout le monde nous a crus, on en a rigolé, on se voyait dans la forêt, on se disait « je joue trop bien, tu joues trop bien ». Voilà, après il y avait un Thomas rageur, le but de « Koh Lanta » est de ne jamais dire que l’on a un collier, j’ai attendu avant de le dire à Vincent, j’avais un peu peur qu’il fasse des boulettes, un peu comme il a fait avec l’arme secrète. J’ai surtout attendu l’épreuve d’immunité car, sportive que je suis, j’aurais préféré gagner sur l’épreuve de sport. Je ne voulais pas qu’il se déconcentre, c’est pour cela que je ne le lui ai pas dit mais j’ai vite vu que, le pauvre, il faisait très chaud, il était épuisé, je n’ai pas voulu jouer avec ses nerfs trop longtemps ou sa forme physique. Du coup, je lui ai dit mais parce que l’on était en binôme. Si j’avais été toute seule, je ne l’aurais dit à personne bien sûr. Dans « Koh Lanta », il ne faut rien dire….

Si l’on revient justement à ces quelques jours en destins liés, comment aviez-vous réagi à l’issu du tirage au sort vous désignant Vincent comme binôme ? Le fait d’être deux ex-jaunes était-il, selon vous, davantage une opportunité ou une contrainte ?

En fait, sur le moment, c’était ou Jonathan ou Vincent. Je m’entendais bien avec Vincent, je n’ai même pas réalisé que c’était dangereux, je ne suis pas du tout stratège, je n’ai même pas réalisé que l’on était deux jaunes. Après, quand Thomas a commencé à dire que le sort était bien fait, ça m’a mis la puce à l’oreille et je me suis dit, c’est vrai, on est deux jaunes, ça va être compliqué, il va falloir chercher ce collier, il va falloir trouver un moyen de se sauver. J’y croyais toujours dans « Koh Lanta », je me disais à chaque fois que ce n’était pas possible, que ça ne s’arrêterait pas là.

Après l’épreuve de confort, sur le camp, je me rends compte, avec un Thomas haineux, qui veut juste se venger, que c’est compliqué. Donc ça me motive encore plus dans mes recherches, pour me dire qu’il faut vraiment que je donne tout, afin de ne pas avoir de regret. Pour essayer de sauver ma peau et celle de Vincent aussi.

D’ailleurs, quel regard portez-vous sur ce qui s’est passé après la réunification, où l’équipe des ex-jaunes, pourtant majoritaire, se réduit petit à petit ?

En fait, je pense que, dans les jaunes, il y avait toujours ce quatuor fort de Shanice, Thomas, Myriam et Mathieu, ils n’ont pas vécu la même première partie d’aventure que nous. Au final, on était autours, on ne s’entendait pas forcément tous très bien, on avait moins d’affinités on va dire, du coup ils ne se sont jamais mis, avant la réunification, dans une position de : je peux sauter au conseil, je suis en danger. Ils n’ont jamais vécu ce que j’ai vécu à plusieurs conseils, où je me suis dit que j’étais en danger et pleine de frustration. Ils se sentaient forts. Après la réunification, il y a eu ce coup de maitre de Vincent. Je n’ai pas eu le courage de le faire, je me suis dit que, si je sortais un membre des jaunes, je sortais en suivant. Donc j’ai pensé à aller plus loin dans le jeu moi. Vincent a fait de bonnes choses, même si, moi, je n’aurais pas voté Shanice car j’avais plus d’affinités avec elle. Mais je trouve qu’il nous aide, dans cet acte, à nous affirmer, ça se voit dans les épisodes qui suivent, je suis une autre Laetitia donc merci Vincent !

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Ça reste le totem, le soulever et, surtout, être immunisée, ne pas se sentir en danger au conseil. On peut enfin voter à l’affect et au mérite, moi qui n’avais pas de stratégie. Voilà, j’ai pu enfin me « rebeller », voter en mon âme et conscience, avec ce plaisir d’être intouchable et d’être fière de soi parce que l’on a gagné une épreuve. Derrière, on pense que l’on peut en gagner plusieurs, ça donne des forces mais bon, voilà, après je ne pouvais pas me douter de la suite. Mais ça m’a reboostée, c’est vraiment le meilleur moment, je me suis lâchée à partir de cette victoire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches aimiez-vous tout particulièrement faire ?

Il faut savoir que je suis quelqu’un de super active dans la vie de tous les jours. Je bouge tout le temps donc il n’y avait pas un jour où je ne faisais rien. J’allais chercher du bois, j’adorais chercher le bois, vider le poisson et ouvrir la noix de coco. Tout ce qui était physique en fait parce que j’ai besoin d’évacuer toute mon énergie. Je savais que, si je ne faisais rien, j’allais m’ennuyer donc j’ai fait un peu de tout sur le camp. Dès fois, on ne me voit pas à l’image parce que je suis en train de faire quelque chose dans la forêt. Et je fuyais aussi les stratégies parce que j’étais mal à l’aise à chaque fois qu’il y en avait. Je faisais mon petit bout de chemin, je le faisais pour mon équipe aussi mais également pour mon bien être personnel.

A l’inverse, qu’est-ce qui était le plus difficile à appréhender et/ou à supporter ?

Niveau de la survie, franchement, je me suis adaptée vite. Au début, c’était la faim, quand on n’a pas l’habitude de peu manger, on a des crampes d’estomac pendant trois jours, c’est normal puis on s’habitue et le corps aussi. Le pire que l’on ne pouvait pas maitriser, c’était la météo. Quand on se couchait et que l’on prenait de grosses averses la nuit, avec une cabane pas étanche, on était mouillés et on avait très froid. On faisait avec mais c’était compliqué quand même psychologiquement.

Au début de l’aventure, vous étiez co-capitaine, avec Aurélien, de l’équipe des jaunes. Comment aviez-vous vécu et appréhendé ce rôle ?

Sur le moment, je suis très fière parce que j’arrive dans « Koh Lanta » et, d’entrée, je finis second de la première épreuve avec Aurélien. Sportivement parlant, ça me met en confiance, je suis trop contente. Après, arrivée sur le camp, je me rends compte que je ne suis pas un leader de jeu, sauf quand c’est un terrain que je maitrise, comme les sports co, le foot et le rugby. Là, c’étaient des gens que je ne connaissais pas, dans un milieu compliqué, du coup j’ai vite vu que Aurélien prenait beaucoup de place, qu’il était très pédagogue, qu’il en savait beaucoup. Moi, j’étais plutôt quelqu’un de terrain, une femme active, du coup j’ai senti qu’il avait pris beaucoup de place et que je n’étais pas forcément écoutée. Au début, j’ai essayé de donner des idées, après j’ai arrêté parce que j’ai senti que l’on n’écoutait qu’Aurélien. Là, ça m’a frustrée, c’est pour cela que, à un moment donné, je me renferme et que je suis plus discrète. Ce moment-là était dur, il me tardait juste une chose, c’était d’arriver à la réunification pour voir les rouges et pouvoir m’épanouir avec d’autres personnes arrivées sur le camp. J’ai pris mon mal en patience, finalement je me dis que ce n’était pas une mauvaise méthode puisque j’étais la dernière capitaine à sortir. Ce n’était pas une mauvaise stratégie…

A ce stade-là de l’aventure, comment voyez-vous la suite ? Pleine de rebondissements sans doute encore ?

Je ne souhaite de mal à personne mais c’est sûr que je sors avec la boule au ventre, j’ai mal au cœur contre Lucie, même si, comme je vous le dis, aujourd’hui on s’entend très bien. Et Thomas m’a rendu la journée de l’épisode huit infecte, avec sa haine surdimensionnée. Je ne souhaite voir partir personne mais on va dire que, à ce stade-là du jeu, celui que j’aimerais le plus voir partir, c’est Thomas. Parce que, vraiment, à mon égard, il a été insupportable. Mais je ne suis pas quelqu’un d’haineux, le temps m’a fait penser différemment.

Après, si tous les aventuriers sont là à ce stade du jeu, c’est qu’ils méritent tous d’aller sur les poteaux. C’est beau déjà d’être dans les huit derniers.

Pour terminer et boucler la boucle, si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales motivations vous ont incitée à postuler à « Koh Lanta » ?

En fait, dans la vie, je suis casse-cou, je n’ai peur de rien, j’ai un très gros mental, du coup je voulais me mettre dans une situation difficile pour voir comment j’allais réagir et si j’allais surmonter tous ces obstacles de « Koh Lanta ». Je suis quelqu’un de bricolo parce que je travaille dans le muti services, je voulais voir si mon savoir du travail allait me servir sur « Koh Lanta » et si j’allais m’en sortir. Pour moi, « Koh Lanta », c’était le sport où je me débrouille pas mal, la nature que j’adore, ce n’étaient que des choses où je pouvais me sentir bien. En fait, je voulais repousser mes limites pour, personnellement, pouvoir être fière de moi. Je voulais gagner confiance en moi aussi. Je voulais voir si tous mes points de faiblesse dans la vie allaient, dans des milieux difficiles, devenir mes points forts.

Merci, Laetitia, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Constantin Balsan évoque son arrivée dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Constantin,

Quel plaisir deffectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint laventure « Un Si Grand Soleil » il y a peu. On imagine votre joie et votre plaisir de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, complètement ! Cest exactement ce que je me suis dit en arrivant en fait. Il y a un peu cette notion de famille artistique quand on débarque chez eux, on est super bien accueilli, tout le monde vient, se présente. Il y a beaucoup de monde, cest une grosse machine quand même, on est forcément un peu perdu au début mais, très vite, on se sent à laise, tout le monde est hyper bienveillant, hyper accueillant donc j’étais forcément ravi dintégrer l’équipe. Après, je ne connaissais pas très bien la série, jen avais un peu étendu parler et, en fait, quand je my suis forcément un peu plus intéressé lorsquon ma proposé des essais, jai trouvé cela très bien fait, jai trouvé que c’était travaillé. A partir de là, jai commencé à me battre pour le rôle et jai fini par lavoir.

Vous y interprétez le lieutenant Yann Cross. Avec vos propres mots, comment le présenteriez-vous ?

Cest un homme avec des failles, qui a dû souffrir dans son passé et qui, aujourdhui, se lance à corps perdu dans son travail, donc dans ses enquêtes. A mon sens, cest une nécessité pour lui. Cest un personnage assez mystérieux. Quand je suis arrivé, on ma dit que cest une force très tranquille. Il a ce côté d’être à fond dans ses enquêtes et, de lintérieur, on sent quil se retient souvent, quil est sur la réserve donc il est très doux en extérieur, malgré un mal-être à lintérieur.

Au moment de son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières dinspiration ?

Non parce que, en général, quand je suis face à un personnage, je rêve tout seul dessus en fait. Je me sers de cela comme support. Donc je ne suis pas allé chercher ailleurs. 

Avant de rejoindre le plateau de tournage pour la première fois, vous étiez vous (re)plongé dans les épisodes en cours de diffusion, non pas pour maitriser lintrigue mais pour vous imprégner pleinement de latmosphère artistique ?

Je ny ai même pas pensé. Je me suis laissé la surprise totale de découvrir sur le moment parce que je pense que cest avant tout cela notre métier, en tant quacteurs. On fait avec ce qui est en train de se passer, on profite du moment présent. En général, en ce qui me concerne, mon travail est dabord le texte et lintrigue, lhistoire (quest-ce que je fais là ? qui je suis ?). Tout le reste, moins je le contrôle, mieux je me porte.

 

 

Dailleurs, vous regardez-vous à limage lors de la diffusion pour apporter ensuite d’éventuelles petites modifications dans votre jeu ?

Oui, bien sûr, je regarde, mais pas tout. Je trouve ça plutôt bien. Je retrouve en tout cas ce côté force tranquille dont on mavait.

Face au rythme de tournage soutenu sur une quotidienne, quelle est votre méthodologie de préparation ?

Plus le temps passe, plus je me sens à laise. Je viens vierge de ce style dexercice et tout saffine au fur et à mesure.

A ce titre, quels premiers retours (internes ou des téléspectateurs) avez-vous déjà pu avoir sur votre personnage ?

Il y a des gens qui m’écrivent sur Instagram et je suis très touché que lon prenne le temps de le faire. Ça me fait très plaisir. Quand je peux, quand jai le temps, évidemment je réponds. Cest assez plaisant de pouvoir échanger car cest aussi ça notre métier. Je viens essentiellement du théâtre où je suis habitué à avoir le retour à la sortie du public, qui nous attend pour nous dire ce quil a adoré et ce qui n’était pas terrible. Il y a un échange qui est super et qui mintéresse énormément. Donc, de pouvoir avoir ces retours par les réseaux sociaux est hyper plaisant, ça maintient la relation.

Sans dévoiler de grand secret, on peut penser que, dans les jours et semaines à venir, on verra votre personnage de plus en plus régulièrement à lantenne ?

Oui, cest ça. Comme je suis arrivé il y a un peu plus de deux mois, ce que jai commencé à tourner alors est diffusé en ce moment. Je suis l’élément au centre de lintrigue, sur une grosse enquête, dont je ne peux évidemment pas révéler tous les tenants et aboutissants. Jai beaucoup de jours de tournage, je suis très content davoir un personnage qui évolue et qui intègre bien lhistoire ainsi que la famille policière de « Un Si Grand Soleil ».

Vous qui vivez à présent cette aventure de lintérieur, et même si ce nest sans doute pas évident à définir, quelles sont les principales raisons qui expliquent la si belle fidélité des téléspectateurs ?

Les énergies de tout le monde convergent dans lidée de vouloir vraiment faire quelque chose de bien. Tout le monde, je pense, se sent bien et a envie de faire bien. Donc, quand des énergies positives se cumulent et vont dans le même sens, ça crée des bonnes choses. Donc j’imagine que quand on voit que quelque chose est fait avec conviction, cest séduisant donc on a envie de regarder.

En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques du moment ?

« Mein Bruder », écrit par Grégory Amsis et mis en scène par Olivier Macé, est un projet théâtral que lon a commencé juste avant le premier confinement. Je nen sais pas spécialement plus pour linstant. Ca raconte lhistoire de deux frères que tout oppose, pendant la montée de lAllemagne nazie. Cest daprès une histoire vraie qui est celle des frères Heydrich.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure « Un Si Grand Soleil » ?

De prendre toujours autant de plaisir à ce que je fais. En ce qui concerne Yann Cross que lon raconte d’où viennent ses failles.

Merci, Constantin, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Julie, ancienne aventurière, évoque la saison en cours de diffusion sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

C’est toujours une réelle joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

La saison de « Koh Lanta, les armes secrètes » est actuellement en diffusion tous les vendredis soirs sur TF1. Pour vous l’ancienne aventurière, qui a participé à deux éditions, on imagine le plaisir que ce doit être de retrouver ce programme et de suivre attentivement ce qui s’y passe ?

Oh oui, tout à fait. Pour moi, c’est un grand plaisir de suivre toutes les saisons et finalement tous les nouveaux aventuriers qui ont suivi juste après mes saisons. J’avoue que j’ai autant d’émotions qu’eux à vivre et à suivre leurs aventures. Ça me fait vraiment plaisir de les découvrir et j’ai toujours hâte que la saison se termine pour pouvoir les rencontrer et partager avec eux toutes les émotions que l’on a pu vivre sur ce même genre d’aventure.

Comme son nom l’indique, cette saison est marquée par l’apparition des armes secrètes qui, on l’a déjà vu à plusieurs reprises, créent de réels rebondissements….

J’avoue, c’est inédit, ces armes secrètes changent toutes les perspectives d’un « Koh Lanta » que l’on peut connaitre. « Koh Lanta » a toujours de grandes surprises mais, là, avec les armes secrètes, c’est de l’inédit. Du coup, ça change tout ce que l’on pourrait envisager et c’est croustillant.

A titre personnel, de quel(s) aventurier(s) vous vous sentez-vous la plus proche ?

Sans aucune hésitation, c’est Vincent. Je l’adore, il est tellement naturel, tellement sincère et tellement vrai. Il est fidèle à ses valeurs. Vraiment, oui, je me réfère à lui, il me fait penser à moi. Je trouve qu’il a beaucoup de courage de rester lui-même, je le félicite pour ça. D’ailleurs, j’ai entendu dire, dans ses interviews, que je l’avais inspiré et que je lui avais donné l’envie de s’inscrire à cette grande et belle aventure. Je suis très fière de cela. C’est incroyable et c’est très beau.

Vraiment, j’ai beaucoup de respect pour lui car il est fidèle à ce qu’il est. Bravo à lui !

 

 

Jusqu’à présent, quels moments vous ont le plus marquée ?

Je vais plutôt parler de l’épisode de la semaine dernière car c’est celui qui m’a fait rappeler beaucoup de choses, par rapport à ce que j’ai vécu moi-même. Il y a notamment l’épreuve où Vincent justement est sur une plateforme sur l’eau et où il faut ramener des bouées. Il arrive le dernier et, pour ma part, c’était l’épreuve en 2016 qui m’avait faite sortir du jeu puisque c’était une épreuve à élimination directe. Ça m’a rappelé ma première sortie.

Egalement, il y a eu l’épreuve de confort où il y a eu la création d’une équipe, même si on est à la réunification et que, normalement, c’est chacun pour soi. Ça m’a fait penser à ce que j’avais vécu dans le passé où mon ancienne équipe ne m’avait pas choisie. J’étais restée toute seule sur une ile et j’avais crié mon fameux « Je suis le maitre du monde », emblématique puisque les gens se souviennent de cela. J’avais dû rallumer du feu toute seule aussi. Mais, à la fois, ça m’avait rappelé un petit peu le fait que « Koh Lanta » est dur quand même car mon équipe ne m’avait pas choisie pour partager ce confort finalement. Et je me suis rappelée, un petit peu comme Lucie, que « Koh Lanta », finalement, ce n’est pas les bisounours, que c’est un petit peu comme ça dans la vie de tous les jours, que parfois on est rejetés aussi. Mais c’est une expérience qui m’a rendue beaucoup plus forte donc je suis quand même contente de l’avoir vécue. 

Un peu comme Lucie cette année, cette décision fait réfléchir et incite à se rapprocher de l’équipe adverse….

Tout à fait, je me suis retrouvée toute seule sur le camp et l’équipe adverse, qui a perdue, m’a rejointe. C’est à ce moment-là que je me suis rapprochée d’eux et plus exactement de Jérémy qui avait été adorable parce qu’il avait été à mon écoute et il m’avait consolée, soutenue. C’est vrai que c’est quand même difficile quand on est rejetée par son équipe avec laquelle on a vécu de nombreux jours d’aventure. Mais, à la différence de Lucie, qui, apparemment, compte s’allier et faire des stratégies avec l’équipe adverse, à l’époque, j’étais quand même restée proche de la mienne. Car j’ai des valeurs et j’estime que quand on a fait une aventure avec une équipe de base, il faut quand même rester proche d’elle, même si elle vous a rejetée. Bon, c’est vrai que j’ai ce côté-là, bienveillant en fait. Même s’ils m’avaient rejetée, j’avais quand même voulu les soutenir donc j’étais restée proche d’eux.

 

 

Contrairement à vous, Lucie a l’avantage d’avoir eu un indice pour trouver une arme secrète….

Complètement ! Disons qu’elle a les pouvoirs de faire basculer tout le jeu. D’ailleurs, ces fameuses armes secrètes rendent le jeu très intéressant cette année. Elles donnent plein de rebondissements. A l’époque, je n’avais pas eu ces avantages-là mais, là, du coup, c’est ce qui fait que « Koh Lanta » est très intéressant. D’ailleurs, chaque année est très intéressante car il y a toujours des nouveautés. J’avoue que la production, à chaque fois, se surpasse et trouve des idées très intéressantes, c’est ce qui fait que l’on suit chaque année.

Sur l’édition de « l’ile au trésor », vous étiez ambassadrice pour votre équipe, lors de la réunification, face à Jérôme, où vous étiez allés jusqu’à la boule noire. Cette saison, on l’a vu, un ambassadeur secret a complétement bouleversé la donne. Comment auriez-vous réagi dans pareille situation ?

Je ne peux pas l’imaginer puisque je ne l’ai pas vécu. En tous les cas, je pense que je serais restée fidèle à mes valeurs, c’est-à-dire que je n’aurais pas éliminé quelqu’un de mon équipe, quoi qu’il en soit. Même, j’avoue, je confie que je n’aurais pas osé éliminer quelqu’un de l’équipe adverse non plus car ça fait partie de moi, j’ai tendance à protéger les autres personnes, quitte à mettre mon propre jeu en péril. Pourtant, dans « Koh Lanta », c’est chacun pour soi puisqu’il n’en reste qu’un à la fin. Mais je serais quand même restée fidèle à mon cœur, à Savoir soutenir les autres.

 

 

Quel regard portez-vous sur le choix de Vincent d’avoir éliminé Shanice, sa camarade d’aventure, au détriment d’un ex rouge ?

C’était sa décision à lui et je suis très fière de lui car il est resté fidèle à sa parole. Je trouve ça très beau, très fort et très courageux de sa part car, quand on dit quelque chose, il faut le maintenir. J’avoue que je l’ai personnellement félicité via Facebook. Quand on promet quelque chose à quelqu’un, il faut tenir sa promesse. Il avait assuré à Maxine de la protéger, il lui a dit et, en plus, il a été le porte-parole de toute l’équipe, tous s’étaient concertés. Donc, quand à un moment donné, on dit que l’on va protéger quelqu’un, il faut tenir sa parole et il l’a fait jusqu’au bout. Les autres ont changé d’avis, je peux aujourd’hui dire que l’ensemble des fans sont fiers de lui parce qu’il a été droit avec lui-même. Pour ça, je le félicite. 

A ce stade-là du jeu, où chaque vendredi réserve son lot de surprises, comment voyez-vous la suite de l’aventure ?

Je pense que l’épisode de cette semaine va être très croustillant, ça promet car il y a l’épreuve en binôme qui a été annoncée. On sait qu’elle peut tout bouleverser car il y a une élimination à deux en général. En fonction des binômes qui seront créés, tout peut arriver. Le fameux duo qui n’a pas été éclaté et que tout le monde cherche à éclater, c’est le duo de Maxine et Laure. Si elles sont séparées lors de la constitution des binômes, il y aura un risque et, là, tout peut changer encore une fois. Donc j’ai vraiment hâte de découvrir le prochain épisode. Je pense que ça va chambouler cette saison de « Koh Lanta ».

 

 

Enfin, l’édition anniversaire marquant les 20 ans du jeu est actuellement en tournage. On peut penser que vous avez hâte de suivre cette saison-là qui s’annonce, elle aussi, palpitante ?

Effectivement, les noms des aventuriers ont été annoncés. D’après ce que j’ai lu, ce sera une liste d’aventuriers très très forts sportivement. D’ailleurs, je pense que c’est pour ça que l’on ne m’a pas appelée cette année. Ce sera d’un gros niveau sportif. Bien sûr que je vais suivre ces aventuriers parce que j’en connais forcément certains que j’ai pu rencontrer dans des regroupements entre aventuriers. Certains ont même fait l’aventure avec moi, que ce soit en 2016 ou en 2018. Donc j’ai vraiment hâte de les découvrir et je sens que ça va être fort en émotions.

Plus personnellement, malgré la situation sanitaire que l’on connait tous, quels sont vos projets du moment ?

J’en ai deux. Au niveau personnel, je suis toujours célibataire et je compte bien trouver l’amour de ma vie. Car j’espère bien encore avoir un enfant. Donc je vais m’atteler à cela cette année. Et puis je suis en train de terminer une formation professionnelle sur le bien-être, afin de pouvoir travailler en thalassothérapie, dans les massages plus exactement. Donc mes deux objectifs sont de réussir mon examen pour trouver un travail qui permettra mon épanouissement de femme et, surtout, surtout, surtout, de trouver l’amour de ma vie. C’est le plus grand rêve à réaliser.

A noter qu’il y aura peut-être de nouvelles aventures télévisées…

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Frédéric évoque son élimination aux ambassadeurs !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a vu il y a quelques jours, vous avez été éliminé de « Koh Lanta » suite à la réunion des ambassadeurs. A titre personnel, comment aviez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images avaient-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Complètement ! Quand Maxine est partie aux ambassadeurs, je ne savais pas qu’elle serait rejointe par Laure donc j’ai découvert cela lors de leur retour en bateau sur le camp des réunifiés. Oui, effectivement, le fait de revoir cet épisode m’a fait reprendre un peu en plein visage les grandes déceptions que j’ai eues lors de l’annonce de ma sortie. Je m’étais beaucoup entrainé pour la suite, la première partie d’aventure est un peu les réglages pour l’équipe puis, quand vous arrivez à la réunification, c’est là où ça bagarre. On voulait sortir les jaunes puis se bagarrer sur les poteaux entre rouges. Donc, oui, ça m’a rappelé de mauvais souvenirs sur cet épisode-là, après il en reste plein de bons…

Au moment du retour des trois aventuriers sur le camp réunifié, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Inquiet pour votre avenir ou plutôt serein et confiant ?

Dans « Koh Lanta », il y a toujours ce risque potentiel, lors d’un conseil ou quand les autres choisissent votre destin, vous avez toujours un doute. Il est tout le temps présent je pense, après il est plus ou moins marqué. C’est vrai que, quand Maxine est partie aux ambassadeurs, j’étais assez confiant, je ne me sentais pas spécialement en danger. En face, il y avait Vincent mais je ne le connaissais pas donc, du coup, je ne savais pas s’il allait être meilleur qu’elle en négociations. Donc j’étais assez confiant, oui, après j’aurais préféré négocier seul mon destin.

A froid, avec le recul, quel regard portez-vous sur la décision qui avait été prise de désigner votre nom ?

Je suis un garçon qui est très très très compétiteur. C’est frustrant pour moi parce que « Koh Lanta », même si je le voyais comme une compétition, n’en est pas une : pour une compétition, vous vous entrainez, vous vous fightez avec les autres et c’est le meilleur qui gagne. Là, du coup, on ne m’en a pas laissé la possibilité, c’est très très très frustrant. Oui, je suis en colère, en plus elles étaient deux contre un et je me dis qu’à deux, on est plus fort que seul. Comme elles avaient de toute manière décidé de me sortir, elles le disaient sur l’épisode d’avant, c’était une bonne excuse pour elles. Elles ont joué, c’est leur façon de jouer, pas la mienne, je dois l’accepter.

Selon vous, quelles en sont les principales raisons ?

On m’a donné de fausses raisons selon moi, en l’occurrence que j’avais changé, ce qui n’était pas le cas, j’ai posé la question à la plupart de mes équipiers qui m’ont dit que non. Après, elles parlent de vengeance mais je pense que c’est leur stratégie d’éliminer des gens qui peuvent leur faire peur, preuve en est elles ont dit préférer me sortir parce que Frédéric sans Hervé était encore un risque, moins le contraire. Elles ont décidé de me sortir parce que je pense que j’étais dangereux pour elles après, chose qui n’était pas le cas, je n’ai jamais voté contre elles. Pour moi, je l’ai dit dans l’émission, on avait la bonne équipe pour arriver face aux jaunes, il n’y avait plus personne à enlever, on avait fait tous les régales, évacué toutes les tensions qui pouvaient être éventuellement un problème. Non, elles avaient envie de me sortir, il faut le dire et l’assumer, c’est tout.

Cette élimination est différente d’une sortie lors d’un conseil car elle est le résultat d’une décision de 3 personnes seulement. Quels sentiments cela procure-t-il du coup ?

C’est ce qui est vraiment frustrant. Quand on sort à un conseil, je pense que ce n’est pas facile mais c’est un esprit général, c’est le collectif. Mais quand ce ne sont que deux personnes qui vous sortent, c’est de la vengeance, ce n’est pas du collectif. C’est très dur à encaisser, surtout quand on ne vous donne pas les bonnes raisons. J’aurais préféré que l’on me dise « voilà, tu nous fais peur, on te sort parce que l’on a peur que tu nous élimines ». J’aurais répondu que ça n’aurait pas été le cas puisque ça ne l’avait pas été jusqu’alors. Voilà, c’est un jeu, c’est leur façon de faire, pas la mienne, que je suis obligé d’accepter.

On l’a vu lors de l’épisode suivant, c’est Hervé qui vous rejoint en premier dans le jury final. En avez-vous été étonné ?

En fait, quand je l’ai vu arriver, j’étais très étonné. Parce qu’il les avait vraiment rassurées en leur montrant qu’il se battait pour elles, de manière à gagner des épreuves. Lorsque l’on était au cochon pendu, il leur a vraiment dédié la victoire. Donc je n’ai pas compris sur le coup. Après, j’ai compris, elles voulaient, encore une fois, enlever des personnes qui étaient fortes physiquement, chose que l’on avait montré sur les épreuves. C’est leur stratégie à ce moment-là, elles l’avaient déjà commencé entre filles dès le début, en faisant du tri entre elles. Marie qui, à mon avis, est une compétitrice, gênait un petit peu donc ça les a bien arrangées quelque part. C’est une stratégie d’éliminer les plus forts de leur équipe donc j’ai été très étonné pour Hervé mais, après coup, j’ai compris. J’étais très déçu pour lui parce que c’est un super compétiteur qui ne les a jamais lâchées. Elles n’avaient pas de risque potentiel, il ne les menaçait pas mais, comme moi, je pense qu’elles le voyaient comme dangereux à un moment donné, dans l’individuel après la réunification. On ne les dérangeait pas en équipe mais ensuite, oui, en individuel potentiellement. C’était plus risqué pour elles. C’est mon analyse en tout cas, on verra plus tard quand on pourra en parler en face à face mais c’est comme ça que je le vois.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Toute la première partie où vous créez du collectif. Vous rencontrez de manière très rapide mais très intense les candidats. Puisque avec la faim, avec le sommeil un peu abimé, les sentiments sont exacerbés donc vous rencontrez des futurs amis, pour la plupart en tous les cas puisque l’on se revoit beaucoup après le jeu. C’est le feu de camp le soir, où vous cuisinez tous ensemble. C’est une petite vie de famille à l’autre bout du monde, sans portable, sans attache, sans les problèmes d’argent, sans les enfants qui courent et qui crient partout. C’est canon. A 50 ans, c’est irréel pour moi.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, certaines choses ont-elles été plus compliquées à supporter et/ou à appréhender ?

Je suis un ancien militaire, dans les troupes d’élite de montagne. Tout ce qui est survie et vie en collectivité sont des choses auxquelles je suis relativement aguerri dans des conditions extrêmes. Donc rien pour ma part. Après, la faim, oui, on aimerait manger un peu plus gras, un peu plus sucré, avec plus de saveurs. Mais on a réussi à bien se débrouiller, on a réussi à faire des risottos avec du lait de coco, à un confort on a même gagné de la vanille. On a pu cuisiner des choses avec ce que l’on trouvait, cocos, bulots, tous les produits de la mer, hors poisson parce que l’on n’avait pas de harpon. Mais on a toujours réussi à faire de grosses soupes, des diners où on avait le ventre plein en tout cas, mais sans beaucoup de calorie, ni dans la coco ni dans le cœur de palmier. Pour ma part, comme en plus j’ai un restaurant, j’ai l’habitude de vivre beaucoup en collectivité, à manger tous ensemble. Pour certains, peut-être que ça a été dur mais pour moi, pas du tout.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement effectuer ?

Cuisiner parce que j’étais un peu le cuistot de la bande. J’essayais de varier un peu les textures, les saveurs, je leur ai fait gouter des oursins que l’on avait pêchés, aussi différents coquillages. C’était vraiment la cuisine qui me plaisait bien. Après, contrairement à ce que j’ai pu voir dans d’autres « Koh Lanta » où certains restaient sur le sable à rien faire, là où d’autres râlaient parce qu’ils faisaient tout, on avait une belle cohésion, tout le monde participait. Quand on disait que l’on devait aller chercher du bois, tout le monde y allait et ce n’était pas une demande d’Hervé, de moi ou de qui que ce soit, c’était collectif. On avait même des moments où on se disait d’aller chercher chacun de son côté les colliers ou armes secrètes, comme ça ça ne générait pas de recherche dans le dos des autres. On ne cherchait pas côte à côte mais on essayait de tout faire tous ensemble, ce qui a donné cette belle cohésion. Ce qui a relativement bien marché pendant un bon moment.

Quelle place, quel rôle diriez-vous avoir eus dans la tribu des rouges ?

Ils m’ont un peu appelé le papa de la bande parce qu’un peu plus âgé donc un peu plus posé. Je ne suis pas quelqu’un de très expansif, j’ai un peu ce côté chef d’entreprise et ancien militaire, du coup je sais que mon habitude fait que je suis beaucoup en observations, je ne m’impose pas et j’essaie d’aider quand il faut aider et de laisser faire les gens qui savent faire quand il faut faire. C’est comme ça que ça marche, vous valorisez les gens qui savent faire et vous aidez ceux qui n’y arrivent pas et, là, vous avez une belle cohésion.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

La principale raison a été mon fils, en fait. On a un héritage familial qui n’est pas facile, on est « dys », dyspraxie, dyslexie et dysorthographie. Enfant, la scolarité a été très compliquée pour moi et, là, c’est un peu pareil pour mon fils. Donc la seule chose qui m’a permis d’être maintenant chef d’entreprise, d’avoir fait plein de choses, beaucoup de sports extrêmes notamment, c’est le dépassement de soi. Donc j’ai voulu montrer à mon fils que l’on pouvait tout faire si on en avait envie, que même si le format de l’école n’était pas facile et même si l’on n’y arrivait pas forcément, on pouvait quand même y arriver dans la vie. Comme il regardait « Koh Lanta » avec des grands yeux écarquillés, je lui ai dit « tiens, pourquoi papa n’irait pas le faire pour te montrer qu’à l’âge qu’il a, il peut aller faire l’aventure lui aussi et que, à tout âge, à tout moment, en étant dys, toi aussi tu peux tout faire. Tu as une sensibilité différente mais tu sauras t’intégrer, tu sauras faire des choses, tu peux y arriver ». Voilà, c’est pour mon fils.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Mathieu nous raconte son départ suite à un duel face à son ami Thomas !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé de « Koh Lanta » dans l’épisode diffusé vendredi dernier, suite à un duel imprévu et inattendu face à votre ami Thomas. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je vous avoue que, quand j’ai vu l’épisode, je ne le pensais pas, j’ai été un peu triste en fait. Parce que j’ai revu les images du duel avec Thomas ainsi que mes camarades d’aventure. Donc je ne vous le cache pas, ça m’a fait quelque chose. Je ne pensais pas, ça m’a fait un petit truc. Après, ça me fait surtout remonter que de bons souvenirs parce que « Koh Lanta » est une aventure vraiment incroyable. Je ne retiens que le positif. C’est vrai que quand je vois Thomas et moi face à face puis quand je vois Thomas qui pleure, forcément ça me rend triste. Au jour d’aujourd’hui, c’est mon ami. Donc, oui, forcément, ça me fait remonter des souvenirs mais c’était une belle fin. Dans l’ensemble, je suis très très content, même par rapport à la diffusion en général. Ce ne sont que de bons souvenirs, rien de négatif.

Au moment de votre élimination, qu’avez-vous ressenti ? Elle est en effet différente d’une élimination au conseil, où l’on voit son nom sur les bulletins….

Déjà, j’étais fier…on ne m’a pas éteint mon flambeau et il n’y a jamais eu personne qui a voté contre moi. C’était une fierté, je ne sais pas si les gens m’ont aimé, en tout cas, ils m’ont respecté. Après, c’est sûr que quand on quitte l’aventure, on est forcément triste. Tout le monde veut aller le plus loin possible dans « Koh Lanta » mais, pour moi, c’était une belle fin. Je ne voulais pas d’une fin banale, moi qui déteste tout ce qui est banal. Moi-même, je ne le suis pas du tout. Au final, je le prends plutôt bien et c’est pour ça qu’il y a quelques personnes qui ont été surprises de ma réaction. Je me dis que c’était mon destin. De finir comme cela face à Thomas, j’ai vite accepté la chose en fait. C’était un combat que l’on a joué à fond tous les deux, il ne pouvait en rester qu’un, c’était lui et tant mieux. Forcément, j’étais triste mais, d’un autre côté, j’étais heureux, c’est paradoxal. Un mélange de sentiments on va dire.

Selon vous, avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué dans ce duel, où il fallait empiler les trois petites boules ?

En fait, déjà, si l’on revient à la première épreuve, qui est statique, quoi qu’il arrive, ça aurait été pareil parce que Thomas tombe juste après moi. Même s’il était tombé en premier, je l’aurais affronté dans ce duel. Donc j’ai accepté la chose. Après, sur l’épreuve, on le voit, à un moment donné c’est moi qui passe devant, après c’est lui, après c’est moi à nouveau et vice versa. Donc ça a été compliqué. Je pense que ce qui m’a manqué, c’est juste à la dernière boule, où il fallait mettre l’espèce de bout de bois droit face à la boule et, en fait, à force de faire, je m’énervais et je le mettais toujours penché vers le haut, alors qu’il fallait le laisser horizontal. On ne dirait pas mais l’épreuve a duré assez longtemps. Je n’ai pas réussi et c’est Thomas qui a compris le coup à la fin, ce qui lui a permis de remporter l’épreuve. Mais c’était très serré, c’est pour ça, je pense, que ça a été une belle épreuve.

Sur l’épreuve collective en elle-même, que s’est-il passé ? Vous êtes tombé le premier….

On a tout de suite vu que les épreuves de patience et les épreuves statiques n’étaient pas du tout pour moi. Dès que j’arrive en fait sur l’ile de l’épreuve et que je vois l’épreuve au loin, déjà je comprends que je vais être de suite en difficulté. Quand, en plus, Denis annonce que celui qui tombe le premier va avoir un désavantage, je sais que ça va chauffer pour mes fesses. De toute façon, je savais que ça allait se jouer entre moi, Thomas et Arnaud. Je tiens sept minutes et les deux autres tombent juste après moi. Malheureusement, je tombe le premier mais, comme je vous l’ai dit, ça n’aurait rien changé, Thomas étant le deuxième. Je pense que Jonathan aurait fait les mêmes choix, c’était écrit comme ça, c’était le destin. Il faut savoir l’accepter.

Sans ce départ inattendu, pensez-vous que votre alliance à quatre vous emmenait tout droit à l’orientation ?

Oui, oui, oui… pour nous, le calcul était très simple dans nos têtes, c’était l’autoroute pour nous, on était en supériorité numérique et on était une équipe soudée. C’est sûr qu’il y avait moi, Thomas, Myriam et Shanice mais il ne faut pas oublier qu’il y avait aussi Vincent et Flavio avec nous aussi. J’étais moins proche des autres filles. C’était l’autoroute pour nous mais on a vu que, au final, elle s’est transformée en chemin très compliqué. Je saute puis c’est au tour de Shanice. Ca redistribue toutes les cartes. Comme quoi, sur « Koh Lanta », un rien peut se transformer en tout, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait. Même moi, avant l’épreuve, je dis que je ne me sens pas du tout en danger, ce qui était la vérité si on allait au conseil mais je suis arrivé sur une épreuve pratiquement éliminatoire et chao…On ne sait jamais ce qui va se passer sur « Koh Lanta » mais c’est ce qui fait aussi la particularité de cette émission, les rebondissements la rendent top.

Juste avant, lors de l’épreuve de confort du tic à l’arc, comment avez-vous vécu les choix à faire et les décisions prises pour les noms d’aventuriers se voyant leur flèche être cassée ?

En fait, si on m’avait cassé ma flèche, je l’aurais compris parce que, de toute façon, il ne pouvait en rester qu’un. Même si elles sont parties à deux, ce que nous ne savions pas, on croyait que c’était juste pour une seule personne. Quand je devais casser une flèche à quelqu’un, je savais que ça ne me poserait aucun problème, comme vous avez pu le voir, je suis quelqu’un de très franc, j’assume tout ce que je dis. Peu importe si quelqu’un l’avait mal pris. Après, je me suis retrouvé dans la situation où il restait quand même Magalie qui était rouge, mais c’est une maman et je respecte cela, jamais de la vie j’aurais privé l’appel d’un enfant pour sa maman. Il ne restait que les jaunes, je l’ai fait à l’affect tout simplement, la personne avec qui je ne suis pas proche du tout, c’est Laetitia, j’ai cassé sa flèche, sans aucun remord. Apparemment, elle n’a pas compris mais ce n’est pas grave, j’ai fait ce que j’avais à faire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Il y a plein plein plein de souvenirs. Il y a les pratiquement onze jours sans feu qui ont été onze jours de galère. Mais, au final, ce sont les plus beaux souvenirs, c’est là que l’équipe des jaunes s’est créée, c’est là où on a su créer une forte forte forte alliance. En fait, on a évolué dans la galère constante, c’est ce qui a fait notre plus grande force. Mais mon plus beau souvenir reste ma sortie, c’est paradoxal c’est mon pire souvenir mais c’est aussi mon plus beau parce que j’ai vu que tous mes camarades étaient là pour moi. Surtout, j’ai vu, même si je le savais, que l’amitié que j’avais avec Thomas était vraiment réelle et très très très forte. Pour que Thomas pleure, je peux vous dire qu’il en faut. Il a versé sa larme pour moi, ça m’a touché. Après, j’ai fait un beau discours et ça a scellé ma fin.

A l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus difficile à supporter ?

C’est un peu tout, la fatigue forcément, la nourriture aussi. Le manque de nourriture est très compliqué à gérer. Mais le plus dur, pour moi, a été la pluie, c’était un enfer. Il pleuvait tous les soirs, on était tout le temps trempés, c’était horrible. Moi qui habite sur une ile, je sais comment ça se passe. Le soir, quand il faisait encore jour, juste avant le coucher du soleil, à savoir 18h, j’allais de l’autre côté de l’ile et je regardais au large. A chaque fois, je voyais que, au large, c’était saturé et chargé et que, donc, la nuit, on allait prendre la sauce. Au début, je le disais à mes camarades mais moins ensuite pour ne pas non plus plomber le moral.

Ca ne loupait jamais, on était au lit à 18h, on entendait dès 19h ou 20h les premières gouttes tomber sur le toit de palmier puis c’était la sauce et on était trempés. Déjà que j’ai le sommeil léger, je ne vous explique même pas pour dormir. La pluie était le plus dur pour moi, c’était une catastrophe.

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Franchement, j’ai adoré aller chasser avec le harpon, une fois que l’on avait eu le kit de pêche. C’était vraiment top parce que c’est un moment où on voit sous l’eau, c’est magnifique, les poissons, les coraux sont magnifiques. C’est un moment aussi où on relâche tout, où on ne pense à rien si ce n’est à pêcher le poisson. J’y allais souvent, en plus, avec Thomas ou Flavio, mes potes de l’aventure donc c’étaient des moments de rigolade, ils permettent vraiment d’évacuer la pression du reste du jeu. Après, il fallait aussi chercher du bois, on s’occupait. Mais le harpon était vraiment un moment de détente, où l’on oubliait tout, notamment les stratégies, on kiffait le moment, tout simplement.

Au quotidien, avez-vous vu des changements dans la vie sur le camp depuis la réunification ?

Ah oui, clairement. Déjà, il fallait pêcher plus car il avait plus de « gueules » à nourrir. Le feu aussi devait être plus alimenté mais ce qui est bien, c’est qu’il y a plus de personnes, donc on peut se relayer, créer des chaines. D’ailleurs, on l’a vu, on n’était pas très enchantés de recevoir les rouges, dans nos têtes à Thomas et moi, mais on a vu que, quand il y a la grosse grosse pluie, on se met main dans la main, on déplace la cabane, on en construit une autre. Oui, il y a plein de choses qui changent sur le camp quand il y a plus de gens, c’est sûr et certain mais, dans l’ensemble, ça s’est bien passé, j’étais content, ça m’a permis de découvrir d’autres personnes. C’est dans la difficulté que l’on voit qu’il faut se serrer les coudes et c’est là que l’on voit les personnes que l’on a en face de nous. J’en garde de très bons souvenirs mais, forcément, ça change les choses, oui.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a incité à candidater ?

En fait, ça part de rien. Je déteste la vie de tous les jours, il me faut toujours quelque chose d’excitant ou qui me sorte de ma zone de confort. Là, je me cherchais un défi particulièrement costaud. J’ai postulé et, grâce à Dieu, ça ma marché. Je voulais vivre cette expérience pour me mettre dans le dur, j’adore me confronter à moi-même et aux éléments naturels. Je voulais un défi vraiment vraiment extrême et, pour le coup, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Je sais que, quand je pars, mes camarades sont très très touchés. Je savais que ça aillait leur mettre un coup derrière la tête. Après, je ne savais évidemment pas que Shanice allait partir. Je me disais que l’on avait une équipe soudée et que ça allait aller. Que, bien sûr, ils avaient pris un coup derrière la tête mais qu’ils allaient très rapidement surmonter cela parce que, au début, on avait connu pas mal de galères, ce qui faisait notre force pour la suite de l’aventure, on sortait toujours sorti la tête de l’eau, on ne s’était jamais laissés abattre. Voilà, je me suis dit qu’ils avaient pris un petit coup, qu’ils avaient un genou à terre mais qu’ils n’étaient pas KO et qu’ils allaient se relever.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Shanice évoque son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Shanice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta » actuellement en diffusion sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images de votre départ ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

En effet, voir les épisodes a forcément ravivé des émotions que j’ai vécues en Polynésie avec mes camarades. Mais c’est vrai que ça a été différent cette fois-là parce que je l’ai vécu en famille donc j’ai vécu cet épisode à travers leurs yeux et notamment leurs yeux plein de fierté. Donc j’ai extrêmement bien vécu cet épisode, même si c’était celui de ma sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous réellement en danger suite au doute émis par Vincent quant à son vote ?

En fait, à ce moment-là, comme on le voit sur les images, c’est vrai qu’il y a des incompréhensions. On est à cinq minutes du conseil, c’est une grosse erreur de notre part, en tant qu’équipe jaune, de faire la stratégie à ce moment-là. Forcément, on est dans la précipitation, du coup on est stressés. J’ai toujours voulu protéger les jaunes, du coup j’ai toujours voulu protéger Vincent mais je ne lui ai pas fait comprendre de cette manière. Quand il me demande si ce sont des menaces et que je lui réponds oui, que c’est pour lui, en tout cas je ne lui fait pas comprendre que j’ai peur que, la semaine prochaine, le reste de l’équipe jaune lui en veuille. Du coup, comme on part au conseil directement après cette altercation, si je peux l’appeler comme cela, je ne sais pas s’il a compris, je ne sais pas s’il est remonté. Forcément, c’est la première fois que je me sens réellement en danger. Au premier papier que je vois avec mon nom, je sais que c’est la fin, je sais que Vincent a voté contre moi et, du coup, m’a trahie. Je sais aussi que les rouges m’aimaient beaucoup et que je n’étais pas la jaune qu’ils avaient envie de voir sortir.

On imagine beaucoup de déception au moment de voir votre nom sur le dernier bulletin, décisif pour l’issue du conseil ?

Evidemment, il y a énormément de déception, j’avais envie d’aller beaucoup plus loin. Surtout, je me dis que si on avait eu cinq ou dix minutes de plus, on aurait pu se parler tranquillement et calmement avec Vincent et rien ne se serait passé comme ça s’est passé. Donc ma déception est couplée à cela. C’est vraiment dommage. Après, voilà, c’est le jeu. C’est aussi un jeu où il y a beaucoup beaucoup d’émotions. On venait de perdre Mathieu…Je n’ai aucun regret mais je sais très bien que, si on avait eu cinq ou dix minutes de plus avec Vincent, on aurait pu se mettre non pas forcément d’accord sur les votes, il aurait pu voter Magalie comme il le voulait, mais on aurait pu trouver une solution pour, en tout cas, partir au conseil tous les jaunes sereinement.

Le départ de Mathieu quelques heures auparavant avait notamment affaibli la supériorité numérique des ex-jaunes sur le camp réunifié….

Exactement ! C’est vrai que quand je pars, évidemment que je suis triste pour moi parce que mon aventure personnelle s’arrête mais je suis très triste aussi parce que je sais que, pour les jaunes, ça va être plus difficile que prévu. Je sais que j’étais très aimée dans cette équipe, que j’aimais beaucoup cette équipe et que je lui dois énormément. Du coup, je me dis que ça va être dur pour eux de surmonter cette trahison mais j’espère, au plus profond de moi, qu’ils vont le faire. J’espère que les prochains à sortir seront les rouges. Bien entendu à ce moment-là du jeu, même s’il a voté contre moi, je ne veux absolument pas que Vincent sorte. Parce que je veux que les jaunes aillent le plus loin possible.  

C’est d’autant plus dommage que vous sembliez vous quatre très soudés pour aller le plus loin possible dans l’aventure. Les images montrent d’ailleurs que vous aviez une place importante parmi les ex aventuriers jaunes….

C’est vrai que cette place, encore aujourd’hui, me touche beaucoup parce que ce sont, en effet, mes coéquipiers qui me l’ont donnée. Ça m’a toujours beaucoup touchée qu’ils aient tous confiance en moi. Après, il faut bien comprendre que, dans ma tête, l’espèce de quatuor jaune n’a jamais existé. C’est-à-dire qu’à aucun moment, avec Mathieu, Thomas et Myriam, on ne s’est posés en se disant que l’on irait tous les quatre au bout, ce n’est jamais arrivé. Dans ma tête, c’étaient les jaunes. Déjà, on me demandait de penser deux à trois coups à l’avance, j’essayais, pour l’équipe. Mais dix, je ne pouvais pas. Donc je n’ai pensé qu’aux jaunes mais jamais plus à Thomas qu’à Vincent ou plus à Myriam qu’à Laetitia. Parce que j’étais très très proche de Vincent et de Laetitia. Mais c’est vrai que ce n’est pas du tout ce qu’on leur a fait ressentir. Encore une fois, c’est une erreur de notre part, j’aurais dû y faire un peu plus attention, là en l’occurrence j’aurais dû faire plus attention à Vincent parce que je n’avais pas du tout capté qu’il se sentait en danger, qu’il se sentait à l’écart ou cinquième roue du carrosse comme il le dit. Je n’ai pas fait attention à cela, moi qui ai quand même un métier social, c’est quand même une grosse erreur.  

Cet épisode était riche en émotions pour vous, on vous a vu partager avec Myriam le confort, sur un bateau particulièrement agréable…

Oui, bien sûr….Encore une fois, je ne la remercierais jamais assez. Parler à ma famille à ce stade du jeu était, pour moi, un must. Il fallait absolument que ce soit le cas car je sais que ça m’aurait boostée pour la suite de l’aventure. Par contre, comme j’ai beaucoup regardé « Koh Lanta » et que je suis fan de cette émission, je sais aussi que, quand on part en confort, on se met en danger. On est un jour voire un jour et demi en dehors du camp, ça laisse la place aux autres pour parler derrière nous et pour monter des stratégies, comme l’ont très bien fait les rouges auprès de Vincent. Evidemment que l’altercation que l’on a eue et la pression qu’a mise le groupe sur Vincent ont eu lieu, c’est indéniable et on est chacun responsables mais il ne faut pas oublier que les rouges ont extrêmement bien joué sur ce coup-là puisqu’ils ont monté la tête de Vincent pendant un jour et demi, en mon absence.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

C’est bizarre, je pense que les premiers jours de galère avec toute l’équipe jaune resteront toujours dans ma tête. Parce que sans feu pendant dix jours, c’était vraiment dur et ça a soudé aussi parce que les victoires étaient encore plus belles pour nous qui n’étions pas du tout à égalité avec les rouges en termes d’apport nutritionnel. Donc ça restera toujours. Evidemment les discussions autour du feu, toutes les victoires et, bien entendu, ce confort avec Myriam, qui restera toujours gravé.

A l’inverse, quels auront été les moments les plus compliqués ?

Pour moi, le plus difficile était vraiment la nuit. C’était très difficile à supporter parce que, on l’a vu, il a beaucoup plu. Il faisait aussi très très froid et l’on n’avait qu’un seul pull. Les cabanes, au début, c’était difficile. La nuit, les crabes nous montent sur la tête parce que l’on est quand même sur leurs lieux. Donc ce n’était pas simple. Je dirais que le pire souvenir de mon « Koh Lanta » était le départ de Mathieu. Pour le coup, j’étais vraiment très très proche de lui, c’était mon binôme du début d’aventure, on a commencé ensemble sur la première épreuve donc, forcément, c’était difficile.

On pense aussi à cette pluie dantesque dans l’épisode de vendredi dernier, ayant obligé la tribu réunifiée à reconstruire dans l’urgence une cabane.

Oui, exactement. En fait, on avait un sol qui n’était pas propice à recevoir des cabanes. A chaque fois qu’il pleuvait, le sol était trempé malgré le sable et malgré toutes les techniques que l’on a essayé de mettre en place. Après, c’est un jeu d’aventure, on a signé pour cela et je suis très très contente de l’avoir vécu mais ce n’était pas simple.

Sur le camp, quelles étaient vos activités préférées ?

J’aimais beaucoup aller chercher le bois, le couper et, évidemment, pêcher. Le harpon est quelque chose que je n’avais jamais appréhendé, je n’avais jamais essayé avant et c’est vrai que j’ai adoré le faire. Après, il faut savoir que c’est très très long. On n’avait pas de plage donc, forcément, on n’allait pas bronzer et je n’étais pas venue là pour ça mais c’est vrai que l’on se posait quand même en équipe et l’on discutait les uns les autres de nos vies. « Koh Lanta » est un jeu mais ce sont aussi des rapprochements, des personnes que l’on découvre, des personnes qui deviennent des amies. Vraiment, je dirais aussi que le fait de se raconter nos vies avec les autres aventuriers a beaucoup marqué mon aventure.

D’ailleurs, après la réunification, les habitudes du quotidien ont-elles changé ?

Il fallait forcément se réadapter, déjà il fallait agrandir la cabane. Mais c’est vrai que les rouges sont arrivés avec beaucoup de connaissances donc c’était hyper agréable, on a mangé du palmier, on a découvert d’autres mets. Pareil, c’était deux fois plus de personnes à comprendre, à analyser, à connaitre et, pour moi, c’est toujours ça le plus intéressant et le plus important dans « Koh Lanta », ce sont les gens. Donc j’étais ravie de les accueillir. Evidemment, il faut s’adapter et, en plus, on est dans un jeu de stratégie donc on n’a pas eu peur de, d’emblée, leur dire que notre stratégie était de les éliminer. En tout cas, je leur ai dit que je ferai tout pour protéger les jaunes, c’est ce que j’ai essayé de faire jusqu’au bout. Mais c’était quand même hyper intéressant de les connaitre tous, en tout cas d’apprendre à les connaitre.

En conclusion, pour boucler la boucle et revenir à la genèse de votre aventure, quelles raisons vous ont incitée à candidater ?

En fait, j’ai perdu mon papa en décembre 2019, évidemment c’est une épreuve qui est difficile et j’avais besoin de me prouver que j’étais capable de faire des choses sans qu’il soit mon guide, sans qu’il me dise ce qu’il faut faire, ne pas faire, ce qui est bien, ce qui est moins bien. Voilà, j’avais besoin de me prouver cela. C’est pour cela que j’ai postulé, je suis très très contente de ce qui s’est passé, très fière de mon aventure. On ne peut pas tout voir, les images sont forcément coupées, j’aurais aimé qu’on voit que j’essaie de protéger Vincent plus que de le menacer, c’est le seul petit point noir à cette belle aventure qui restera gravée pour toujours dans ma tête.

Merci, Shanice, pour toutes vos réponses !

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