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Koh Lanta : Freddy évoque son départ prématuré pour raison médicale !

Publié le par Julian STOCKY

A.ISSOCK/ALP/TF1

 

Bonjour Freddy,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a vu mardi soir, vous faites partie du casting de la saison anniversaire « Koh Lanta, la légende ». On imagine sans doute le plaisir, la joie et la fierté que cela a dû être pour vous ?

Oui, oui, bien évidemment, quand j’ai reçu le coup de fil de la prod, j’étais flatté qu’on m’appelle pour participer aux 20 ans. C’est quelque chose quand même de grand. Faire partie des 20 aventuriers, parmi les plus de 200 je pense à avoir participé à « Koh Lanta », qui ont été choisis, j’étais fier, j’étais flatté, ça m’a fait super plaisir d’être au départ de cette édition.

D’ailleurs, quelles principales motivations vous avaient incité à retenter l’aventure ?

Alors, il faut rappeler que ma dernière participation remonte à 2014. Ça faisait plus de 7 ans que je n’avais pas participé à « Koh Lanta », d’une ça me manquait vraiment, j’avais vraiment envie de revenir et de deux, cette édition était vraiment l’occasion de briller parmi les meilleurs aventuriers de « Koh Lanta ». Le casting a fait que cette édition était, pour moi, super intéressante parce que briller et s’illustrer sur cette édition-là signifiait vraiment être le meilleur de tous les aventuriers depuis les 20 ans de « Koh Lanta ».

Quels principaux souvenirs gardez-vous de vos précédentes participations ?

J’en ai plein…j’ai un souvenir en tête lors de ma première édition. Au bout de 4 ou 5 jours d’aventure, je crois que l’on se prend, en pleine nuit, une énorme pluie tropicale. Au bout d’une heure à être frigorifié au bord du feu, à essayer de le sauver, je me suis dit « mais, putain, que fout la prod ? Quand est-ce qu’elle va venir nous abriter ? ». Autant vous dire que la prod n’est jamais venue, on a passé toute la nuit sous la flotte, on était trempés. Le lendemain, on ne se sentait pas bien, on était fatigués et c’est là que j’ai réalisé que « Koh Lanta » était une vraie histoire. On était là pour trimer, c’est là que j’ai réalisé que ce n’est pas du chiquet.

Avec le recul, que vous avait-il alors manqué pour atteindre le graal ultime ?

Je suis passé pas loin sur « Le choc des héros », malheureusement Grégoire l’a emporté. Sur les autres, je suis certainement un adversaire redoutable, je suis très rapidement une cible dans l’aventure, forcément je gêne pour la progression des autres aventuriers. Si j’étais un peu plus discret, peut-être un peu moins fort, j’aurais peut-être un peu plus de chance de gagner « Koh Lanta ». Certainement un côté stratégique, il faudrait que je sois un peu plus stratégique pour pouvoir remporter enfin « Koh Lanta ».

On peut penser que, fort de ces précédentes expériences, vous vous étiez particulièrement bien préparé pour cette nouvelle saison ?

C’est plus qu’une préparation. Je m’entraine depuis plus de 27 mois pour cette édition. Pour la petite histoire, on m’avait contacté pour participer à « L’ile des héros », l’édition de l’année dernière. J’ai reçu un coup de fil en janvier 2019, j’ai commencé mon entrainement à ce moment-là, en rejoignant un boot camp, ces camps d’entrainement encadrés par d’ex-militaires. J’ai fait cela en Australie pendant 4 mois. Après, pour des raisons personnelles, je n’avais pas pu participer à « L’ile des héros » mais j’ai continué mon entrainement jusqu’à ce « Koh Lanta, la légende ». Donc je suis arrivé ultra préparé physiquement, je pense que je ne suis jamais arrivé autant préparé pour un « Koh Lanta ».

Comment avez-vous réagi au moment de découvrir les 19 autres aventuriers ?

En fait, ce qui m’a le plus surpris, c’est dans quel état et dans quelle condition physique ils arrivaient. Forcément, le casting avait fuité un petit peu donc je m’attendais plus ou moins à avoir ces aventuriers-là mais je ne m’attendais pas à les voir autant préparés physiquement que cela. Parce que, quand tu vois un Laurent, un Claude, quand tu vois le Sam débarquer, oui, ils sont prêts, ça se voit, ils sont tout en muscle, ils sont là pour en découdre. Alors, ça ne m’a pas fait peur mais je me suis dit que ça allait quand même être compliqué de gagner des épreuves sur cette édition parce qu’ils sont tous venus plus préparés les uns que les autres.

Lorsque Denis annonce que vous démarrez directement par une épreuve d’immunité, sans passer par la case épreuve de confort et que, en plus, il s’agit du parcours du combattant mais avec 13 obstacles, que vous êtes-vous alors dit ?

Quand Denis annonce que ça allait être un « Koh Lanta » difficile, voire le plus difficile que l’on ait vécu, pour moi c’est une bonne nouvelle. Parce que plus c’est dur, plus je me dis que les autres aventuriers auront tendance à craquer rapidement. Donc ça ne me dérange pas trop. Quand Denis Brogniart nous annonce qu’il va falloir gagner notre place sur « Koh Lanta », là, je me suis dit « ouh la la, ça va commencer fort » et, surtout, sur le parcours du combattant, en version XXL, 13 obstacles. Mais je me dis encore une fois que c’est bon pour moi parce que plus l’épreuve est longue, plus j’ai mes chances. Ce n’est pas moi qui démarre le plus rapidement mais je suis fort sur la distance. Je me dis, en y réfléchissant bien, que ça commence plutôt bien pour moi, que j’ai toutes mes chances d’être dans les premiers de ce parcours du combattant.

Vous étiez plutôt bien parti sur cette épreuve…

Oui, oui. Comme je m’y attendais, ce n’est pas moi qui pars le plus vite. Laurent est un sprinteur, il part comme pour le 100m haies des JO, il part très vite mais, très vite, je le rattrape, j’arrive à son niveau au moment où on doit passer sous cette poutre et creuser. A partir de ce moment-là, on se tire la bourre entre les obstacles, dès fois il repasse devant, dès fois je repasse devant. A un moment donné, je prends quand même un peu d’avance et, dans ma tête, je me dis que c’est bon, que je vais avoir ma première victoire…jusqu’au drame…

Drame où vous vous blessez sur le pont de cordes….

Ce qui se passe, on ne le voit pas très bien à la télé, c’est qu’on est chargés avec deux sacs de 5 kg et, à un moment donné, sur ce pont de cordes, il y a un des sacs qui me déstabilise, qui m’entraine vers le bas, j’essaie de me rattraper sur l’une des cordes et, en fait, ça m’arrache l’épaule. Je me déboite l’épaule à ce moment-là, ce qui condamne mon aventure.

Avez-vous rapidement compris que votre suite d’aventure était compromise ?

Non, non, non, pas du tout en fait. Je ne sais pas que mon épaule est déboitée, je sais juste que j’ai vraiment une grosse douleur à l’épaule. Donc je me dis que si je reprends ma respiration et que je ressaie le pont un peu plus tard, j’y arriverai. Donc je me repose au début de ce pont de singe et c’est tout l’inverse qui se passe, mon épaule se refroidit et la douleur commence à me prendre, je vois que je ne pourrai pas continuer cette épreuve, c’est à ce moment-là que l’équipe médicale vient m’extraire du jeu. Même là, pour moi, j’y crois encore, je me dis que, oui, j’ai une douleur à l’épaule mais que ça ne doit pas être si méchant que cela. Je suis conduis à l’hôpital, on me diagnostique une luxation de l’épaule et vue que je n’ai qu’une mini fracture, le médecin est capable et a le droit de me remboiter l’épaule. Là, dès que le médecin me remet l’épaule en place, pour moi, c’est jackpot, je retrouve toute la mobilité de mon épaule, je n’ai plus de douleur et je me dis dans ma tête que je ne suis pas passé loin du drame, que je vais pouvoir rejoindre l’aventure dès le lendemain. Je passe une nuit à l’hôpital, à la maison médicale pour être précis et, quand je vois Denis Brogniart le lendemain matin arriver dans ma chambre, là, c’est le drame, je comprends, je comprends que c’est fini pour moi, qu’il vient m’annoncer que, par raison médicale, je ne peux pas reprendre l’aventure. Donc c’est vraiment Denis qui me l’annonce.

On imagine beaucoup de déception et de frustration ?

On ne le voit pas, quand Denis me l’annonce, j’ai les larmes qui montent à l’œil parce que mes 27 mois d’entrainement n’étaient pas que tranquilles. C’était aussi beaucoup de sacrifices. Cet hiver, quand j’allais nager dans le lac qui se trouve à côté de chez moi et que l’eau était à 4 degrés, il ne faut pas croire que c’était agréable. J’ai fait vraiment d’énormes sacrifices pour arriver au top de ma forme sur ce « Koh Lanta », là, tout s’écroule aussi rapidement. Premier jour d’aventure, première épreuve, tout ça s’arrête donc une immense déception, une immense tristesse à ce moment-là.

Denis l’a dit lors de l’épisode, vous avez dû être immobilisé plusieurs semaines…

C’était vraiment une blessure sérieuse, j’ai été immobilisé 7 semaines au total. Mon élimination pour raison médicale est totalement justifiée. Je suis resté une semaine à la maison médicale, les jours suivants, mon épaule s’est complètement figée, je ne pouvais plus rien faire, j’avais de grosses douleurs. C’est une grosse blessure qui ne me permettait pas de continuer l’aventure.

Après cette cinquième participation très écourtée, votre sac est-il déjà prêt si la production venait à vous rappeler ?

Mais oui, je le crie sur les toits, ça serait un oui direct. Cette édition, je n’ai pas l’impression de l’avoir vécue. Oui, j’étais là sur la ligne de départ mais ça s’est arrêté là, je n’ai pas mangé un seul bout de coco de l’aventure, je n’ai pas dormi une seule nuit sur le camp, je n’ai pas foulé une seule plage de Tahiti donc non, cette aventure-là, je ne l’ai pas vécue et oui, si on me repropose une aventure, je serai partant.

Pour en revenir à cette saison un peu spéciale, quelles seront, selon vous, les principales caractéristiques nécessaires pour aller loin dans le jeu ? Les « 4S » que vous évoquiez à l’image suffiront-ils ?

Je rajouterais au « 4S » un « C », pour chance. Il faut avoir un petit peu de chance quand même pour gagner « Koh Lanta »J. Mais oui, oui, comme je l’avais dit, les « 4S » sont indispensables, il faut trouver le bon mélange, la bonne proportion entre sport, stratégie, survie et social. C’est indéniable et il faut aussi une petite part de chance.

Les amitiés déjà existantes, soit dans la vie de tous les jours, soit via de précédentes éditions, auront sans doute un impact dans le déroulement de l’aventure….

C’est curieux que vous me posiez cette question. J’ai vécu en Australie ces 7 dernières années et donc j’étais loin de côtoyer tous les aventuriers qui se côtoient dans la vie de tous les jours. Pour certains, ils sont amis. Donc j’avais cette petite appréhension quand même, en arrivant sur ce « Koh Lanta », de savoir si j’allais réussir à trouver ma place parmi ces aventuriers qui se côtoient dans la vie de tous les jours. Donc, oui, j’avais un peu cette appréhension quand j’ai commencé l’aventure.

Merci, Freddy, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard, son livre, son actualité de journaliste : Malika Menard fait le tour d'horizon de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Malika,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé, fin juin, au Festival Des livres, des stars. On imagine la joie et le plaisir que cela a été de pouvoir retrouver le public et de pouvoir échanger avec les spectateurs ?

Oui, c’est vrai que c’était marrant de se retrouver, c’est comme s’il y avait eu un an et demi de nos vies respectives qui nous avait échappé. C’était bizarre de reprendre nos automatismes, de se mélanger les uns aux autres, comme si tout le monde nous avait manqué, même ceux que l’on ne connait pas.

En quelques mots, comment décririez-vous le livre que vous y aviez présenté ?

Mon livre, « Fuck les complexes », était sorti en octobre dernier, juste avant le deuxième confinement. Les librairies avaient été fermées puis réouvertes, puis c’était au tour des rayons livres d’être fermés. Cela a donc été très complexe pour moi de le vendre. J’avais pu faire une seule séance de dédicaces en octobre, chez moi, en Normandie. Au final, ce Festival était ma deuxième séance de dédicaces, même si elle est survenue neuf mois après. C’est vrai que l’on était plus en détachement du livre mais c’était agréable d’en parler à nouveau et de me replonger dedans.

 

 

Quels thèmes sont abordés dans cet ouvrage ?

« Fuck les complexes », je pense que le titre est bien efficaceJ. C’est une enquête autour de l’image de la femme, de l’acceptation et comment se sentir mieux dans sa peau.

Quels premiers retours avez-vous pu en avoir ?

Je pense que c’est un livre qui fait du bien, qui aide à se sentir mieux dans sa peau. C’est vrai que ça m’a changé le rapport que j’avais aux gens qui me suivaient. On est un peu plus intimes je pense maintenant et on a des discussions avec un peu plus de relief.

D’où vous est venue l’envie d’aborder ces différents thèmes ?

Quand j’ai rencontré mon éditeur, on a évoqué plusieurs choix possibles et celui-là lui a bien plu. Du coup, je me suis mise à fond dedans et comme j’étais aussi pas mal bourrée de complexes, c’était également pour moi un moyen d’avancer, c’était un cheminent personnel.

En parallèle, quels sont vos autres projets en ce moment ?

Je fais un podcast, qui est le prolongement, qui s’appelle aussi « Fuck les complexes » et je suis journaliste, je suis pigiste, j’anime des émissions.

Vous serez aussi, cet été, de retour dans la célèbre émission de France 2 « Fort Boyard »…

Oui, on va encore bien souffrir….Je l’ai faite avec Baptiste Giabiconi, pour une association dont il est l’un des parrains. Heureusement d’ailleurs qu’il était là, il est plus fort que moiJ.

Redoutiez-vous certaines épreuves plus particulièrement ?

Ça va, j’ai eu de la chance…

 

 

Le fait d’avoir déjà participé à l’émission est-il rassurant ? Ou, à l’inverse, le fait de savoir à quoi s’attendre génère-t-il de l’inquiétude ?

En fait, la première fois où l’on participe à « Fort Boyard », c’est sympa parce que l’on est comme un bébé, on regardait l’émission devant la télé et on se dit « ça y est, on y est ». Et, après, on a peur parce que l’on sait ce qui nous attend…. Mais bon, on sait aussi un peu plus comment déjouer les choses.

Avec le recul, faut-il des caractéristiques spécifiques pour être une bonne candidate sur le fort ?

Il faut être sportive, il faut être courageuse, il faut être téméraire, il faut n’avoir peur de rien et ça, c’est sûr, ça n’a pas changé…

Merci, Malika, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Églantine Emeye évoque sa troisième participation à l'émission, 15 ans après sa précédente venue !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Églantine,

C'est toujours une joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

On pourra vous retrouver cet été sur « Fort Boyard », pour votre troisième participation, 15 ans après la précédente. Avez-vous facilement accepté de repartir à l’assaut de ce lieu mythique ?

J’ai accepté sans hésiter parce que je n’avais que de bons souvenirs de « Fort Boyard ». Il y a à la fois le jeu, le sport et l’équipe. Ça crée toujours de jolis moments et on est toujours très heureux d’y aller. Là, sur cette édition, 15 ans plus tard, vous le verrez, ou j’ai vieillis, ou les épreuves sont devenues plus compliquéesJ. Je ne peux pas en dire plus mais c’était quelque chose.

Quels souvenirs aviez-vous de vos deux précédentes participations ?

Il se trouve que j’étais assez fière de n’avoir raté aucune épreuve sur mes deux premières participations, j’avais tout réussi. Après, par rapport à d’autres candidats, c’est vrai que j’ai un peu de « chance », je n’ai pas peur du vide, je n’ai pas peur de l’eau, je n’ai pas peur des insectes ou des animaux donc, à priori, ça va. Je dis « à priori » parce que vous verrez bien pour cette fois-ci…. Parfois, il y a des circonstances dans lesquelles, même si on n’a pas peur à priori, la surprise et les conditions font susciter des réactions inattendues.

 

 

Pour en revenir à votre question, les choses n’avaient pas été très difficiles pour moi, l’ambiance était top et j’avais surtout gardé un souvenir très très fort de cette époque il y a 15 ans où on laissait l’équipe dormir sur le fort. Ça ne se fait plus. Je reconnais avoir vécu une magnifique soirée et nuit sur le fort, avec l’équipe, c’était absolument magique.

Même si, en 15 ans, le jeu a évolué, l’esprit reste le même. Du coup, est-ce, selon vous, un atout d’être expérimentée des lieux ? Ou le fait de savoir à quoi s’attendre amplifie-t-il quelque part la peur éventuelle ?

15 ans après, je savais quand même que les épreuves avaient beaucoup évolué, que les choses avaient changé. Ça va très très vite, il y a toujours l’appréhension de ne pas comprendre ce que l’on attend de vous quand vous rentrez dans une pièce. Vous vous dites « zut, en quelques secondes, il faut que je pige ce que je dois faire et comment le faire ». C’est le côté, je trouve, le plus tressant. Evidemment, vous avez tout le reste de l’équipe qui crie derrière mais tout le monde crie en même temps, vous n’entendez plus rien. Vous êtes concentré sur cette histoire de temps, le temps est stressant donc, en fait, par moment, votre esprit devient un peu confus. Ensuite, les sensations…pareil, ça va tellement vite, vous vous retrouvez dans une épreuve où vous vous rendez bien compte que ce n’est pas comme ça qu’il faudrait faire mais, là aussi, pressé par le temps, vous n’avez pas le temps de vous dire que votre sensation physique n’est pas la bonne et que vous devez vous replacer dans tel autre sens. C’est très compliqué, c’est ce qui rend les choses très difficiles. En même temps, il y a une sorte de tension nerveuse très excitante, une part de rire aussi parce que l’on se moque de soi-même. Donc c’est assez drôle. Il y a aussi les défis que certains membres de votre équipe font et pour lesquels vous vous dites « zut, celui-là j’y serais arrivée, alors que j’ai loupé celui que l’on m’a donné ». Ou « celui-là me faisait vraiment envie parce qu’il a l’air super drôle ». Mais c’est très rigolo tout ça.

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, vous n’aviez pas forcément certaines phobies qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Non, à priori, je n’avais aucune crainte. Bon, un peu le côté « pourvu que je ne tombe pas sur les recettes de cuisine de Willy Rovelli parce que je n’ai pas très envie de manger ce genre de choses mais, si ça tombe sur moi, tant pis, je le ferai courageusement ». Non, la seule chose où, effectivement, j’ai un souci, c’est quand il faut tourner sur soi-même. Je ne peux pas monter sur un manège pour enfant, ça me file la nausée tout de suite. Bon, sans tout dévoiler, j’ai été malheureusement servieL, j’ai eu ma petite part de souffrance.

A l’inverse, en attendez-vous d’autres avec impatience ?

Oui, il y a des choses que j’aurais bien aimé faire et que j’avais très envie de vivre mais ce n’est pas tombé sur moi. J’aime beaucoup les sensations fortes de vide, de hauteur et d’eau, de mer. Il y a une épreuve comme cela, où on doit monter sur une planche à voile, d’abord sur le ventre, qui court sur un filin au-dessus de la mer, où il faut ensuite réussir à se relever au bon moment, avant de tomber dans l’eau. C’est le genre de chose qui m’aurait beaucoup beaucoup amusée mais ce n’est pas tombé sur moi.

Un mot sur l’association « CerHom » que vous défendez ? On imagine que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Alors oui, ça ajoute un petit stress supplémentaire. Quand, tout d’un coup, vous avez un passage à vide et que vous ratez vos épreuves, là ce n’est pas une question d’orgueil, c’est une angoisse de ne pas apporter quelque chose à l’association qui mise quand même beaucoup sur vous. Donc ça rajoute une pression, on est tous là à se dire « mince, on ne peut pas louper, on ne peut pas faire ça à cette association, ce ne serait pas juste ».

Sans dévoiler de grand secret, quel restera votre plus beau souvenir de votre nouveau passage sur le fort ?

Là, ça restera encore l’équipe. On nous appelle, on est six, je ne connaissais pas Malika Menard, je ne connaissais pas Baptiste Giabiconi, ni certains autres. En fait, je ne connaissais que Nathalie Simon et vous vous retrouvez à passer quasiment 24 heures tous ensemble. C’est dans des circonstances tellement inattendues, tellement étonnantes que toutes les barrières tombent. En 24 heures, on se découvre très vite et on crée des liens évidents, très spontanés. Ça, c’est vraiment chouette. Ça restera encore de beaux souvenirs. Avec les équipes avec qui j’ai pu faire « Fort Boyard » avant, même si on n’a plus le temps de se voir, à chaque fois que l’on se recroise dans un évènement à Paris ou autre, il y a la même spontanéité. C’est comme si on s’était quittés la veille, on se tape sur l’épaule parce que l’on a vécu quelque chose ensemble d’assez fort.

 

 

Avec le recul, fort de trois participations, quelles sont, selon vous, les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon aventurier sur « Fort Boyard » ?

Je dirais qu’il faut quand même une bonne forme physique, il faut avoir de l’humour et, enfin, il faut avoir un bon esprit de solidarité. Il faut savoir compter sur les autres.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ou actualités à venir ?

A la rentrée de septembre, je reprends les mêmes émissions, « Trouvez l’intrus », « Le monde de Jamy » et « Rendez-vous en terre inconnue ». Je mets une pause sur mon activité radio à France Bleu parce que ça a été une année très très intense et que, en fait, ça faisait beaucoup beaucoup de choses à mener de front. Ça faisait trop pour mon emploi du temps et je vais prendre le temps de me poser un petit peu.

Merci, Églantine, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Pass Ligue 1 sur Prime Video, US Open de tennis sur Eurosport : Frédéric Verdier évoque sa belle actualité sportive !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Il y a quelques jours a débuté l’aventure Prime Video avec sa chaine Pass Ligue 1. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, d’y participer dès son lancement ?

Oui, oui, un immense plaisir, bien sûr ! C’est toujours très très excitant d’être au départ d’une aventure, en plus celle-ci a des côtés quand même très nouveau, avec un côté 2.0 voire 3.0. On ne travaille pas pour une chaine de télévision classique, on travaille pour un service de vidéo à la demande, surtout notre bureau, c’est le stade. On est vraiment dans les stades, il n’y a pas tellement de studios, il n’y a pas de cabine, tout se fait sur place, au plus près des acteurs ! Donc, là, c’est quand même un grand plaisir. J’ai toujours été fasciné par les ambiances de stade…là, pouvoir arriver trois heures avant et bien préparer tout le dispositif est agréable.

Ce qu’il y a de très bien, c’est que la volonté de Prime Video est de traiter tous les matchs de la même manière. Rien n’est fait à la va-vite, tous les matchs sont traités à l’identique, avec le même respect et la même envie. Celui qui se connecte ou celui qui veut regarder tel match reçoit la même qualité que pour un sommet du championnat qu’il y a eu ou qu’il va y avoir. C’est quand même ambitieux je trouve.

Lors de la J1, vous aviez eu la chance d’aller à Geoffroy-Guichard, un stade mythique avec une ambiance retrouvée, au travers du retour du public…

C’était une ambiance énorme. Combien de stades avez-vous où le public est là une heure avant ? Il y avait quand même plus de 20 000 personnes, ce n’était pas forcément attendu. Les Magic Fans ont mis une ambiance absolument incroyable, il y avait énormément de tifos et de chants. Je n’ai pas hésité à me taire à certains moments pour laisser apprécier cette ambiance. On a attendu 18 mois des ambiances comme cela. Là, il ne fallait surtout pas bouder son plaisir, il ne fallait pas avoir peur du silence, il ne fallait pas hésiter à écouter, à être en communion nous aussi. Peu nous importait, évidemment, que Saint-Etienne ou Lorient gagne, en revanche, nous importaient l’ambiance et cette flamme que l’on a pu retrouver. On a vraiment été servis.

Ce week-end, vous étiez cette fois-ci avec Benjamin Nivet aux commentaires, après Jérôme Alonzo la première fois. Les duos à l’antenne varient donc selon les journées ?

Ca dépend ! Il y a quand même une équipe de consultants, ils sont une dizaine. Il est très possible que ça varie, que ça tourne beaucoup. En tout cas, ça a été un grand plaisir de collaborer avec Jérôme Alonzo sur la J1, que je ne connaissais pas, ça a été un très très bon moment à l’antenne et hors antenne, vraiment. Idem pour Benjamin pour la J2.

En termes de méthodologie de préparation d’avant rencontre, comment fonctionnez-vous ?

Je commence par me pencher sur les effectifs, surtout en début de saison. Je m’intéresse aux nouveaux joueurs comme aux anciens, je regarde les forums, je regarde les sites de supporters de chacun des deux clubs. Je regarde aussi, même si je le connais, le bilan de chaque club sur la saison écoulée et les jugements faits. Après, je me projette plus sur la préparation. Surtout, j’appelle les deux entraineurs, c’est très important pour moi. J’aime bien avoir une espèce de prise de température, qu’ils me disent comment ils sentent les choses, qu’ils me parlent un peu de leurs joueurs. Si c’est off, ça reste pour moi, ça n’a pas vocation à sortir mais j’ai eu l’info et j’en tiens compte. Ça me nourrit, c’est bien, ça va m’aider à orienter mes commentaires. Je leur demande aussi des choses sur la qualité uniquement terrain de certains joueurs, sur les forces en présences, les meilleurs techniciens,…Toutes les infos que j’ai pu noter sur par exemple six feuilles doivent, ensuite, tenir sur une seule, avec vraiment les éléments nécessaires de chaque club. Sans oublier la grande feuille en carton avec la position des joueurs sur le terrain, pleine de post-its.

Bien sûr, il y a eu aussi discussion avec le consultant et également par whatsapp avec tous ceux qui participent au match. Discussion également avec le présentateur avant, ainsi qu’avec le journaliste terrain. De toute façon, on se voit, avec le chef d’édition et les trois précités, le matin du match pour regarder le conducteur de l’émission.

 

 

Au stade, la reconnaissance terrain est-elle l’occasion de saluer des joueurs notamment et d’échanger avec eux ?

En tout cas, on arrive au stade deux à trois heures avant, on est là pour la réunion à H-2 avec le délégué de la ligue et le but est vraiment de ne plus avoir rien à faire qu’autre que de parler avec les gens. C’est en tout cas mon but. Si j’ai encore des choses à faire, ce n’est pas bon, il ne faut pas que ça arrive, je dois être les mains dans les poches pendant une heure et demie pour parler avec les gens des clubs, présidents, intendants, que sais-je…C’est passionnant, c’est pour cela que l’on vient sur place, c’est toujours beaucoup mieux en termes d’informations et d’ambiance, on fait corps avec le match. Si vous êtes devant votre écran, vous êtes pratiquement à égalité avec certains téléspectateurs…Si vous voulez leur apporter quelque chose, en plus de l’émotion et de l’éloquence, il faut, je trouve, avoir cette capacité d’aller chercher l’information à la source. Etre sur place est irremplaçable.

Quels premiers retours avez-vous pu avoir des débuts de la chaine Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo ?

Globalement, les retours nous semblent positifs et encourageants. On est déjà très contents d’avoir pu mettre à l’antenne d’aussi nombreux matchs en aussi peu de temps, c’était un énorme défi. On a fait une belle émission autour de Marina Lorenzo, « Dimanche Soir Football ». On sait très bien aussi que l’on va continuer à travailler et à s’améliorer. On est très contents d’avoir la Ligue 1, de travailler autour mais on sait que l’on a une responsabilité, on a envie de la valoriser, on a envie de montrer à quel point c’est un beau championnat… et ce n’est pas l’annonce récente de l’arrivée de Messi qui va nous faire penser le contraire.

Justement, au-delà d’un PSG favori, à quoi peut-on s’attendre, selon vous, pour cette nouvelle saison, sans doute différente de la précédente, notamment via le retour du public dans les stades ?

Saint-Etienne avait de grandes difficultés à domicile la saison dernière, l’équipe avait perdu huit fois, ce qui ne lui était jamais arrivé, c’était sans doute lié à l’absence de public. On ne me fera pas croire que, avec un chaudron à 20 000 ou 30 000 de moyenne, ils auraient perdu huit fois. Je pense qu’il y aura moins de matchs inexplicables, de grosses surprises. Ce n’est pas pour ça qu’il n’y aura pas une grosse surprise au final, avec un club que l’on n’attendait pas aussi haut et qui finira troisième ou quatrième. Ça arrive chaque année et ça peut encore arriver, bien sûr, cette saison. Je trouve ça, pratiquement comme à chaque fois, très ouvert, exceptée la première place. Pour celle-ci, je pense que l’on sera au spectacle, ce n’est pas plus mal. Paris n’avait pas gagné l’année dernière et, en général, ils corrigent le tir. Avec le recrutement stratosphérique qui a été fait, je ne vois pas comment ça pourrait leur échapper. Au-delà, c’est, je trouve, une chance phénoménale d’avoir pareille constellation dans notre championnat. Je ne vois rien de négatif que le suspense soit un peu érodé. Ils ont déjà gagné avec des équipes moins costauds et, là, on a une dimension de rêve, qui est fantastique.

En parallèle, on pourra vous retrouver prochainement aux commentaires, sur Eurosport, de l’US Open de Tennis, un autre sport qui est une vraie passion pour vous…

Oh oui ! J’adore les deux, vraiment, foot et tennis. Ils ont leurs spécifiés l’un l’autre, c’est un grand privilège de pouvoir faire les deux et de pouvoir jongler. On s’aperçoit que ce sont deux matières de commenter qui sont très différentes. Dans le tennis, il y a beaucoup de temps faibles, beaucoup de silences, il ne faut pas avoir peur du silence et, en même temps, il faut essayer de comprendre ce qui se passe, il faut savoir quand parler et quand vous le faites, il faut être capable de dire des choses pertinentes, sinon drôles ou intéressantes. Il faut apporter quelque chose. Dans des matchs fantastiques, je trouve que les gens n’ont pas forcément besoin de l’accompagnement du journaliste. On accompagne comme on peut, vous êtes comme au spectacle et le but n’est pas de piquer la vedette aux joueurs. A l’inverse, dans des rencontres plus longues ou d’un intérêt douteux, il faut surtout ne pas être ennuyeux. Si vous êtes un peu soporifique, le téléspectateur le sera aussi et zappera.

La durée n’est jamais connue, contrairement au football. Sur cette heure et demie, il faut tout donner, c’est une espèce de sprint, le silence est rare. C’est un flux tendu, continu avec une voix un peu plus pêchue, avec un peu plus de fermeté et d’enthousiasme.

En termes d’approche pour préparer la rencontre, on imagine qu’il y a quand même pas mal de différences, en lien notamment avec la fréquence des matchs ?

Oui, tout à fait. J’ai de toute façon un petit cahier avec une cinquantaine de joueurs et joueuses que je sais être amené à commenter plus que d’autres. Quand je fais un joueur pour la cinquième fois de l’année, j’ai mon cahier avec moi, je le regarde, je regarde les derniers résultats, les contextes. Surtout, je m’intéresse au tournoi, au tour, aux conditions météo, je regarde s’il a joué avant ou pas, je m’intéresse à ses adversaires… Si c’est fait efficacement, cette préparation-là ne prend que vingt minutes. Après, on peut aussi varier en préparant son introduction. On peut noter certaines phrases que l’on estime importantes à ne pas oublier. C’est surtout une concentration à avoir sur le moment, pendant le match, il faut être concentré sur la rencontre, sur ses petits détails et sur votre binôme. C’est très souvent commenté à deux et, évidemment, si vous vous contentez de jacasser en solitaire, c’est épouvantable. Il faut écouter l’autre.

Au foot, la frontière est plus facile, d’une certaine matière. Les rôles sont tellement bien définis de façon historique qu’il est très très rare que je me fasse couper la parole par un consultant ou que j’estime que ce dernier est tellement absent que je doive aller le chercher. Au tennis, l’intensité n’est pas la même et il y a un facteur temps qui fait que l’on ne sait pas précisément quand la rencontre se terminera à coup sûr. On ne maitrise pas le timing. Il faut aimer ce métier, c’est important pour jongler personnellement avec les rebondissements possibles. Il est important de penser au match, il faut être dedans et ne pas penser à des choses parasites.

 

 

Concernant l’US Open, on imagine le dispositif assez classique sur les antennes d’Eurosport et sur l’appli ?

Oui, toujours un maximum de courts, on aura accès à la plupart des terrains de Flushing Meadows, deux chaines dédiées bien évidemment. Ce à quoi on a eu la chance de pouvoir s’habituer sur Eurosport. Sans oublier l’ensemble des matchs à suivre sur l’appli Eurosport.

On peut penser que, à titre plus personnel, vous devrez adapter votre rythme de vie aux horaires de ces matchs aux Etats-Unis ?

Oui, oui, oui mais on s’y fait très bien. D’habitude, on s’y fait sur place. Cette année, comme l’an dernier, nous commenterons depuis Paris pour des raisons sanitaires. C’est, à la fois, plus difficile et plus facile parce que l’on est dans sa ville, à quelques minutes de chez soi. Mais, bien sûr, on n’est pas à l’intérieur du tournoi, on aura moins d’informations, on n’aura pas la tessiture du tournoi, on ne ressentira pas les choses. Quand on est à New-York, on s’aperçoit de phénomènes que l’on ne peut pas du tout voir à l’image, notamment l’humidité écrasante et la chaleur. Il y a alors une espèce de moiteur, avec un effet incroyable. Jouer ainsi au tennis pendant plusieurs heures n’est pas humain. Pour cela, c’est fabuleux d’être sur place, on peut comme cela avoir cette information. Ce qui nous permet d’être magnanimes, on a les clés pour comprendre des défaillances. Bien sûr, à Paris, via l’appli, on a l’info mais le ressenti n’est pas là. On part sur autre chose dans les commentaires, on est plus dans l’émotion, dans la complicité avec le consultant, dans le ping-pong sur les courts, il y a toujours de quoi s’amuser évidemment.

Pour terminer, quels sont vos favoris pour cette édition 2021 ?

On guette tous Djokovic, il a été forfait à Cincinnati et à Toronto, il n’a finalement pas été très bon à Tokyo, où on l’a senti un peu sur la jante. C’est le grand chelem qui se joue, quelque chose que ni Federer ni Nadal n’ont fait. On sait bien que ce qui les fait bouger et courir, c’est cette lutte à trois pour être le meilleur de tous les temps. Bien évidemment que tout le monde va regarder ça et va y penser. Je n’ai pas d’avis, je ne pronostique quasiment jamais. Qui est-on pour savoir à l’avance comment vont se comporter les joueurs, quand bien même on serait à l’entrainement tous les jours ? Chaque joueur peut tomber sur plus fort, sur quelqu’un qui gagne moins de points mais qui remporte le match. Djokovic n’est pas à l’abri de cela non plus. Il a une marge sur 80% des joueurs du circuit, on peut penser qu’il est à l’abri d’une grosse sortie de route, encore faudra-t-il quand même regarder le tableau. Mais c’est bien lui que l’on va suivre en premier. En espérant que Nadal soit à 100%. N’oublions pas que la nouvelle génération pourrait largement mettre son grain de sable. Tout cela nous donne assez envie.

Chez les filles, voyons si l’espèce de bonneteau va continuer, où on se passe le spectre de main en main. Qui va profiter de l’occasion cette fois-ci ? Y aura-t-il enfin une confirmation ? Osaka, la reine du dur, va-t-elle être capable de poursuivre après son énorme burn out ? C’est elle la favorite, si elle est d’attaque. Pour les autres, c’est très ouvert et ça fait très envie.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

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Jugée coupable sur France 3, Candice Renoir sur France 2,... : Xavier Lemaitre évoque sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

@ Marine Reveilhac

 

Bonjour Xavier,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver dans la mini-série de six épisodes, « Jugée coupable », diffusée sur France 3 à partir du 17 aout. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, de participer à ce que la chaine présente comme le « thriller saga de l’été » ?

Alors, oui, c’est une joie et c’est aussi une surprise. Nous n’imaginions pas au début, pour une série, lorsque le producteur Richard Berkowitz nous l’a proposée, que ce pourrait avoir ce que l’on appelle un pré succès annoncé. France 3 avait commandé ce programme qui rentre dans le cadre d’une fiction dite un peu populaire. Effectivement, les retours, au fur et à mesure que les rushs étaient dérushés, que les montages se faisaient, semblaient très positifs. Grégory, le réalisateur, disait régulièrement avoir des retours plutôt très bons. Richard, lui-même, était tout à fait enthousiaste. Au début, c’était un projet qui avait été, par la production, présenté comme une série qui n’était pas destinée à avoir ce genre de reconnaissance de départ. Après, on verra ce que le public en pense, c’est toujours lui le meilleur juge. Mais, oui, c’est un plaisir et, surtout, c’est une surprise. On espérait mais on n’attendait pas de retours de la chaine qui soient aussi enthousiastes.

Avec vos mots, comment présenteriez-vous ce programme ?

Je crois que c’est un programme qui a toutes les chances de plaire au public et, en particulier, à un public estival. Parce que ça propose tous les ressorts du secret familial, du drame, du mensonge, finalement qui croire dans cette fiction parce que tout le monde ment ? Tout le monde a un objectif un peu dissimulé, qui est celui d’échapper à la culpabilité ou à la honte qui frappent ce village, qui frappent cette petite ville, qui frappent ces familles. On aborde le thème qui vient toucher le public au cœur, à savoir qu’est-ce que l’on a à cacher ? Pourquoi est-ce qu’on le cache ? Est-ce que ça vaut la peine de le cacher ? Qu’est-ce que tout cela représente ? Ici, on est sur du drame pur, pas du tout sur de la comédie.

Je crois qu’il y a là tous les ingrédients pour que le public retrouve une intrigue un peu haletante, pleine de rebondissements, percée par ce secret de famille qui entoure bien souvent les petits drames de départ.

Vous y interprétez le rôle récurrent de Nicolas Leroux. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Nicolas, pour le replacer, est le mari du personnage interprété par Elodie Frenck et le gendre du personnage de Jérôme Anger, le fameux patriarche Battaglia. Nicolas Leroux est un gendre qui n’est pas forcément très apprécié par son beau-père. Nicolas est un peu trouble là-dedans, il donne l’image du bon gendre, il donne l’image du bon mari, il est d’ailleurs relativement détaché de sa famille très proche, on comprend très vite que ses rapports avec sa femme ne sont pas les meilleurs du monde. Est-ce que c’est dû au fait qu’il pourrait être volage ? Est-ce que c’est dû au fait qu’il y a une incompréhension perpétuelle qui réside entre les deux époux ? En tout état de cause, il semblerait qu’il puisse y avoir chez Nicolas une part d’ombre beaucoup plus importante que celle qu’il veut bien montrer.

Au moment de son interprétation, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

C’est une bonne question que vous me posez là ! C’est une question qui revient régulièrement : quelles sont finalement les sources d’inspiration ? On peut imaginer, bien entendu, se référer à de grandes figures. En ce qui concerne ce personnage, je crois que le texte est suffisamment écrit pour qu’il n’y ait pas autre chose à faire que suivre l’inspiration. Pourquoi ? Parce que ce sont des rapports qui sont quand même, d’une certaine façon, conflictuels. Ses rapports sont conflictuels avec son épouse, ils sont conflictuels avec son fils, ils sont conflictuels avec son beau-père, ils sont conflictuels avec son beau-frère, avocat, qui a aussi des choses peut-être à cacher ou à révéler.

Est-ce qu’il y a source d’inspiration particulière ? Non. Je crois que je suis assez attaché à ces personnages parce qu’ils sont troubles et qu’ils ont en eux suffisamment d’humanité pour que l’on puisse comprendre que leur méchanceté ne cache que des failles, que leur colère ne cache que des faiblesses et que leur infidélité ne cache que de l’insécurité. C’est cette humanité qui me plait chez ces personnages.

Avez-vous, vous-même, déjà pu voir les images et donc le rendu final ?

Je le découvrirai directement pendant la diffusion. J’ai pu voir quelques extraits lorsque nous avons fait des post-synchros et j’avais l’impression que le rendu était plutôt bon. Mais je crois surtout que l’enthousiasme de Grégory et de Richard provoque une certaine impatience. J’espère que ce sera bien accueilli par le public, comme cela l’avait été par la chaine elle-même.

 

@ Mathieu Dortomb

 

En parallèle, vous serez également cet été dans la saison 9 de « Candice Renoir », dans l’épisode « La beauté ne se voit qu'avec les yeux de l’âme », sur France 2. Là aussi, on vous imagine ravi d’être à l’image, sur ce chouette programme à succès ?

Je me suis lancé dans la comédie relativement tard, j’avais une profession bien différente auparavant puisque je travaillais dans une maison de haute joaillerie, ça n’avait rien à voir mais ce que je veux dire, c’est qu’arriver sur le tard dans la comédie m’a permis aussi d’avoir un certain détachement au fameux succès dont on parle. Qu’est-ce que le succès finalement ? Est-ce que ce sont les audiences ? Est-ce que c’est la qualité du programme ? Est-ce que les différentes critiques auront le même avis ? C’est toujours très difficile à définir. Ce qui m’a enchanté, ravi dans « Candice Renoir », c’est la possibilité de travailler avec Christelle Raynal, que je ne connaissais pas et Cécile Bois qui est, je trouve, une merveilleuse interprète. On a pris beaucoup de plaisir à travailler ensemble, on a eu de nombreux fou-rires, pour un épisode que j’ai trouvé très plaisant. Dans la mesure où Christelle, férue de comédie, a voulu m’insuffler cela. Dès les essais, elle était très enthousiaste, ce plaisir de travailler s’est retrouvé sur le plateau. Lorsque ça fonctionne, c’est aussi une correspondance entre un réalisateur, un preneur de son, les interprètes bien entendu mais aussi les gens de la régie. Cette ambiance-là était, je trouve, très très agréable. La personnalité de Cécile est extrêmement attachante et j’ai fait des rencontres sympas comme tout. C’est tout ce plaisir-là qui ressort, au-delà du fait de travailler sur un programme à succès.

Vous y tenez le rôle du docteur Jean-Michel Zellemberg, le guest principal de cet épisode, un chirurgien esthétique fantasque …

Oui, absolument, je pense que c’est un bon résumé. C’est quelqu’un qui oscille entre le vendeur de voitures maquillées et pour la passion pour son métier. Jean-Michel a aussi ce côté trouble, il corrige ce qu’il croit être les défauts de la nature. Donc il refait des nez, des pommettes, des fronts, des seins, des fesses et il donne aux gens une image meilleure d’eux-mêmes, croit-il. Je dis « croit-il » car il y a une scène très amusante où Cécile vient interroger le professeur Zellemberg qui part tout de suite dans un délire. Elle est magnifique, belle comme tout et, malgré tout, il pense quand même qu’il faut lui refaire le visage J J. C’est pour cela, je crois, qu’il est fantasque, il est dominé par des émotions, il a cette part de trouble qui fait qu’il vit dans une autre réalité, qui est celle de la réalité augmentée. Pour lui, la nature n’est peut-être pas suffisante, il faut la corriger.

En tant que comédien, quelles sont les principales différences entre ces deux types de programmes, l’un au format unitaire mais dont la série existe depuis un certain temps et l’autre, nouveau, mais qui s’étend sur six épisodes ?

C’est une question très intéressante que vous posez ! La série permet de développer un personnage au travers d’une intrigue, on a plus de temps. Maintenant, les formats sont en train de changer, les approches restent les mêmes, sauf que l’on a davantage de temps lorsque l’on est sur une série. Encore faut-il que l’écriture et l’arche du personnage permettent d’avoir une dimension qui grandit. Sur un unitaire, on a une arche très précise, qui est écrite, à nous de trouver des variations. Sur une série, on a une possibilité, surtout avec une récurrence, de développer éventuellement des traits de caractère qui n’ont pas forcément été écrits, c’est finalement donner une couleur supplémentaire au personnage.

Les formats ont changé, je pense notamment à la saison 2 de « Agent Hamilton », où on sera dans une série de cinéma. Il y aura quatre histoires différentes indépendantes les unes des autres en format télévision, en format plateforme, avec des moyens qui sont ceux du cinéma. On en revient à la façon dont on doit pouvoir travailler sur ses différents personnages, qu’on soit sur une série ou qu’on soit sur un unitaire. Tout dépend finalement de l’écriture…Certains personnages y sont très profondément étudiés. Parfois aussi, ça n’a pas de jugement, c’est livré comme ça, ce qui génère beaucoup de richesse, notamment dans la possibilité d’interprétation mais aussi dans l’idée communiquée. On aime ou on n’aime pas mais on ne peut pas rester indifférent.

Pour la préparation, chacun fait comme il le souhaite. En général, je me documente beaucoup, j’essaie de retrouver des parallèles dans l’histoire ancienne ou récente, j’essaie de donner une animalité à mon personnage. Le reste dépend aussi beaucoup du réalisateur, certains peuvent demander à ce que l’on travaille dans une sobriété absolue, sans prétention aucune. Il faut alors que ça reste très léger, très accessible. C’est très enrichissant.

Entre un unitaire et une série, oui, il y a donc une différence de travail, sur la longueur. Tout dépend de l’écriture, tout dépend ensuite de l’orientation que donne le réalisateur. C’est ce qui guide le travail du comédien.

Merci, Xavier, pour toutes vos réponses !

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M6 : Gennifer Demey évoque la présentation de la météo !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Gennifer,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous animez, depuis plusieurs saisons maintenant, la météo sur M6. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être, à chaque fois, de retrouver le plateau mais aussi les téléspectateurs ?

Oui, oui, c’est vrai que c’est assez plaisant d’exercer cette profession. Nous sommes une équipe assez dynamique à M6. Au début, c’est assez compliqué de comprendre que nous sommes vus par des millions de téléspectateurs, moi qui ne regarde pas du tout la télé. Il y a toujours un peu d’émotion quand je me vois à l’image du coup.

Quelle est votre méthodologie de travail en amont du tournage ?

C’est assez riche. Beaucoup de personnes oublient que nous présentons la météo le midi et le soir. Donc il y a tout un travail en amont, dans la matinée, pour présenter la météo du midi. Tout l’après-midi, nous préparons le bulletin du soir, ça comprend la météo de 20h, celle de minuit ainsi que celles de W9 et de 6ter. Là, par exemple, en période estivale, il y a la météo des plages, l’hiver celle des neiges. Lorsqu’il y a des vigilances, nous devons être au plus près de l’information, c’est-à-dire que nous devons modifier le bulletin jusqu’à la dernière minute.

Quelles sont les principales étapes, justement, de ces préparations ?

Lorsque nous arrivons, nous appelons notre prévisionniste, qui travaille à Météo Groupe, qui nous fait un debrief. Nous avons aussi accès à un site qui nous donne toutes les informations, nous expliquant bien la situation. Après, nous rédigeons notre bulletin que nous enregistrons pour le midi. Pour l’après-midi, nous avons déjà pris toutes les informations le matin. Il y a également le fait de rechercher l’image du jour, que ce soit à l’international ou en régional. Nous devons faire un montage vidéo, sur la base des rushs reçus. Ensuite, nous écrivons notre bulletin pour le soir. Il y a également toute la préparation maquillage, coiffure, habillage ainsi que les répétitions en plateau. Puis se tourne la météo.

 

 

Sans dévoiler de grand secret, comment se font les choix des villes évoquées dans le programme ?

Si je me souviens bien, je ne veux pas dire de bêtise, nous avons, je crois, huit ou neuf régions disponibles pour la météo régionale. Suivant les tournages qu’il y aura pour le 12.45 et le 19.45, des villes sont privilégiées parce qu’elles auront beaucoup moins de tournage à faire. Par exemple, s’il y a des manifestations à Paris, je ne pourrai pas faire cette ville car les équipes seront beaucoup trop occupées. Ça se fait aussi un peu par défaut, on va dire.

On le sait, un programme court a un rythme soutenu, avec un certain nombre d’informations à donner. A ce titre, quelles sont vos petites clés, vos petites astuces, vos petites touches personnelles sur ce programme ?

J’entends beaucoup que je suis très naturelle et spontanée, ce qui semble être plaisant. Toujours avec le sourire, même quand il faut annoncer des mauvaises nouvelles comme il y a quelques jours. Voilà, c’est toujours ce côté frais, c’est ce que j’ai envie de dire, beaucoup de fraicheur. Mais ce n’est pas du tout travaillé, je reste moi-même, j’essaie d’être la plus pédagogue possible, il est important de vulgariser tout un langage scientifique afin qu’un enfant, une personne âgée, quelqu’un qui ait fait de longues ou de moins longues études, puisse comprendre tout ce que je raconte. Ça a un côté, j’aime bien dire, de maitresse d’école. Oui, c’est assez plaisant.

Globalement, les retours des téléspectateurs sont toujours très positifs, ce sont des personnes adorables et qui, sans prétention, sont impressionnées alors que je ne comprends pas pourquoi. Comme je leur dis, je ne présente que la météo en fait. C’est vrai que, parfois, ils ont des étoiles dans les yeux mais je suis quelqu’un de très très simple. Comme je ne regarde pas la télé, c’est pour moi comme si je travaillais sur un ordinateur toute la journée que je couperais le soir en partant, mais ce n’est pas du tout le cas, il y a une diffusion de mon travail. Dès fois, que l’on puisse me reconnaitre me parait toujours aussi étrange, je ne comprends pas, c’est bête mais ça me fait drôle. En tout cas, c’est toujours très positif, ils sont relativement gentils, ils sont bienveillants.

Vous avez commencé à l’évoquer, en fonction des nouvelles à communiquer, une adaptation est-elle nécessaire peut-être dans le choix des mots notamment ?

Oui, un peu plus maintenant. C’est vrai que, à l’époque, ce n’était pas inné de présenter la météo. On s’adapte, on travaille son texte, nous n’avons pas de formation écriture, on apprend sur le tas. Donc c’est vrai que, depuis peut-être deux ans, j’essaie d’apporter toujours un peu de légèreté. Le ton est plus solennel lors de lourds évènements. Mais, lorsqu’il y a un mauvais temps comme cet été, j’essaie de faire de petites blagues, de tourner ça avec plus de légèreté. On n’y peut rien de toute façon, c’est comme ça. Ce qui est important pour moi aussi, c’est d’avoir plus un regard écologique. Maintenant, lorsqu’il y a des températures qui sont très élevées, comme c’est une catastrophe qu’il fasse aussi chaud, plutôt que de dire « il fera très chaud », on peut dire « malheureusement, les températures seront trop chaudes pour la saison ». Il ne faut pas se réjouir qu’il fasse trop chaud, je ne plombe pas non plus l’ambiance mais j’essaie de montrer qu’il y a une petite conscience écologique derrière.

Même si ce n’est pas un exercice toujours évident, regardez-vous la diffusion pour capitaliser les points positifs et identifier des axes de correction ?

Ah oui, oui, dès qu’une météo se termine, nous allons en régie la regarder. Je regarde donc toutes celles que j’enregistre, je regarde la façon dont je me tiens, dont je prononce les mots, si je suis enjouée. Comme je vous l’ai dit, c’est un exercice très pédagogue mais également un jeu de rôle. Ce n’est pas une comédie mais presque. Il y aura des jours où, comme tout le monde, il m’arrivera des choses plus ou moins tristes et difficiles, mais ce soir-là, je devrai être au top, comme d’habitude. C’est donc aussi un jeu d’acteur, il faut le travailler, le perfectionner. Même quand je suis malade, comme il y a quelques jours où j’avais une rhinopharyngite, le soir-même, j’étais présente et enjouée, sans montrer forcément que ça n’allait pas. Ce qui est normal aussi.

 

 

Au fur et à mesure de toutes ces émissions, on peut penser que vous avez adapté et fait évoluer votre approche du programme ? Notamment dans les minutes juste avant le tournage ?

Ca dépend. Après mon accident de scooter, où je suis restée deux à trois mois sans être à l’antenne, c’était dur. Ça s’est très bien passé mais j’avais beaucoup d’appréhension, j’avais peur d’avoir mal au pied, de ne pas pouvoir me déplacer, le stress de la douleur était très compliqué à gérer. Après le confinement, il y avait un petit peu d’appréhension de retrouver le plateau mais ce n’était pas de la peur. Je me demandais surtout si j’allais être bonne dans le timing, si ça allait être bien bouclé, si j’avais perdu quelque chose ou pas…C’était plutôt de la remise en question. Mais il peut y avoir des moments, quand je fais de longues sessions notamment, où je peux me demander si je vais assurer le soir-même. Chaque météo est différente…

Récemment, vous avez tourné sur le plateau, plus grand, du 19.45. Avez-vous dû alors prendre de nouveaux repères ?

C’est totalement différent ! Mais, la veille, je n’avais plus d’appréhension. J’avais déjà fait quatre à cinq météos là-bas et c’était terrifiant, vraiment, parce que c’est un plateau qui est très grand et je me sentais aspirée par le vide. Le petit plateau est très cosy, les murs sont ronds, il n’y a pas d’angle droit, il est plus intime, c’est une bulle verte dans laquelle j’ai mes habitudes. Là, c’est vrai que le grand plateau est très froid, avec une équipe complète autour. C’est une grosse machine, il y a de nouveaux repères, il n’y a pas le même éclairage, il n’y a pas le même processus de changements de cartes, les mouvements de caméras sont différents, il faut donc complètement s’adapter mais c’est bien, ça booste, ça donne de l’énergie.

Dans la grande famille des présentateurs météo de la chaine, échangez-vous régulièrement avec vos camarades pour partager les bonnes idées notamment ?

Oui, oui, tout à fait, nous avons notre groupe Whatsapp des « Météo girls », où on échange sur beaucoup de problèmes techniques mais également sur des projets que l’on aimerait bien mener, des améliorations à apporter. C’est vrai que l’on discute pas mal toutes les trois.

Comme toujours, cet été comme le reste de l’année, on imagine votre emploi du temps bien chargé ?

Oui, oui, c’est ça. Nos emplois du temps sont livrés deux à trois mois à l’avance. Les filles ont des enfants donc on se partage au mieux l’été pour qu’elles puissent aussi passer du temps avec eux. C’est un roulement qui fonctionne très bien. Depuis que Stéphanie est arrivée dans l’équipe, c’est vrai que l’on a une bonne dynamique, avec beaucoup de compréhension entre nous, ce qui est vraiment chouette.

Si l’on en revient à la genèse de cette aventure, comment aviez-vous rejoint l’émission ?

J’ai participé au concours Miss France, où je suis arrivée dauphine d’Iris Mittenaere, ce qui m’a permis d’intégrer l’agence de mannequinat Talent Lab. En fait, M6 cherchait une nouvelle voix pour la météo, j’ai été au casting. Je finissais mes études d’ostéopathie et je me suis dit « bon, un casting ? Je n’ai jamais fait de casting de ma vie, il faut y aller ». En plus, la météo est un programme que l’on regarde tous depuis que l’on est enfant, c’est quelque chose qui nous passionne tous, on ne sait pas comment c’est fait, on se demande s’il y a une vraie carte ou un fond vert. En fait, j’y suis allée pour m’amuser, que je sois prise ou non. C’est ce qui est ressorti, ils m’ont dit que j’étais tellement enthousiaste, tellement joyeuse et heureuse d’être là que, rien que pour ça, ils ont craqué et m’ont prise. Pourtant, quand je revois mes premiers essais, ils ne sont pas catastrophiques certes mais pas glorieux non plus. Ils m’ont dit avoir vu mon potentiel. J’étais tellement heureuse d’être là qu’ils ne pouvaient pas me laisser passer. Je m’en rappellerai toute ma vie, c’était le 22 janvier 2016, c’était incroyable. C’est un hasard mais un heureux hasard.

 

 

Justement, vous évoquiez le fond vert sur le plateau. Comment avez-vous appréhendé l’espace et les bons gestes pour indiquer les bonnes villes ?

J’ai fait une formation de deux mois à peu près, si je me souviens bien. Avec un coach vocal et un autre pour le placement, afin d’être à l’aise. Parce que ce n’est pas inné du tout. Je le disais, c’est une petite pièce toute verte, les écrans sont assez loin, on n’y voit pas très bien. Au début, quand je montrais Bordeaux, j’étais de suite en Suisse, d’autant plus qu’il y a un petit décalage au niveau du retour images. Donc il a fallu adapter toute cette gestuelle. Je bougeais beaucoup car j’étais stressée. Cela aurait pu déranger le public donc je me suis adaptée. Il faut aussi se rendre compte que la télé ramollit, on y est beaucoup plus lent. Donc si on est, dans la vie, quelqu’un de plus lent, on va paraitre vraiment tassé, tel un escargot. On doit donc rester très dynamique à la télé, sans pour autant tomber dans l’excès. Il y a tout cela à gérer en fait, c’est vraiment un autre monde.

En parallèle, quels sont vos autres projets et envies pour la suite ?

Pour l’instant, je suis toujours ostéopathe également, du côté de Bordeaux. Le but serait, à termes, dans quelques années, de pouvoir monter également un cabinet à Paris. Sur 30 jours par mois, je travaille en moyenne 26 jours. C’est vrai que je peux être parfois fatiguée. Mais quand on est ambitieux, quand on a le gout du travail et de l’effort, on ne chôme pas. C’est une fatigue positiveJ.

Merci, Gennifer, pour toutes vos réponses !

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Un Si Grand Soleil : Quentin Gratias évoque son personnage dans la série à succès de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Quentin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint, il y a quelques mois maintenant, la série à succès de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Oui ! Je sais que je l’ai toujours pris comme une chance. Je me souviens, j’étais chez moi, à Montpellier, je reçois un appel de la directrice de casting qui m’évoque ce rôle d’infirmier possiblement récurrent. J’y suis allé, ça s’est très bien passé et lorsqu’elle m’a rappelé pour me dire que j’étais retenu, je m’en souviens très bien, j’étais au pays basque et j’étais hyper content, en même temps surpris, ne m’imaginant pas rentrer dans le « cliché » de l’infirmier qui passe dans une série quotidienne. En fait, je me suis dit « mince, j’ai eu la chance qu’à un moment donné, quelqu’un m’ait fait confiance, m’ait pris par la main pour faire un bout de chemin ensemble ». Je trouve cela hyper agréable. Ça va dans les deux sens, on me fait confiance et ils ont confiance en moi pour que ça soit bien sur la durée. Je fais ce métier-là pour faire plaisir aux gens mais il y a aussi une notion de groupe, que j’ai découverte au théâtre. C’est la joie de la troupe. Au théâtre, on se dit au revoir après la dernière mais, sur « Un Si Grand Soleil », on sait très bien que l’on va se revoir prochainement.

Ces derniers temps, j’ai d’autant plus senti cette notion de famille depuis que les décors de l’hôpital ont été reconstruits dans les studios de Vendargues. On est vraiment au milieu de tout le monde, de toute l’équipe, de toute la famille. Au moment de rejoindre la série, on m’avait parlé de ce côté famille, j’attendais de m’en rendre compte pour pouvoir juger et, oui, j’ai clairement la sensation d’être dans un groupe uni pour la même chose et c’est très très agréable d’en faire partie.

En plus de cela, le cadre de tournage est très agréable pour tout le monde…

Complètement ! Je sais que cette série est l’une des seules qui prend du temps pour aller tourner en extérieur. On perd peut-être 15 ou 20 minutes à prendre la bonne lumière ou à faire les bons placements, on n’est pas dans une logique industrielle, on est dans une logique de création artistique, ce qui est très agréable. J’ai l’impression qu’aucun métier sur le plateau n’est laissé pour compte. Chaque métier a son importance, on va prendre le temps pour chacun, quitte à être en retard….l’important est que ce que l’on tourne soit bien cadré, bien filmé, bien joué, bien éclairé, que l’on soit bien maquillés, bien coiffés….Toutes les personnes que j’ai pu rencontrer à la production et  à l’administration sont vraiment contentes d’être là, de faire partie de cette aventure. Elle est assez récente, 3 ans reste une durée assez courte mais il y a cette impression de quelque chose de sympa, d’agréable et où ça essaie, autant que faire ce peu, de prendre soin les uns des autres.

Vous y interprétez le rôle de David, infirmier à l’hôpital de Montpellier. Avec vos mots, comment le caractériseriez-vous ?

C’est drôle, pour le casting, il y avait des indications comme « il est un peu dans ses rêves, toujours légèrement à côté de la plaque ». En fait, après, quand, la récurrence est venue et, récemment, avec l’apparition de sa femme et de son amant, je me suis dit qu’il fallait que j’arrive à incorporer dans ce personnage d’autres choses que les simples indications du début. C’est assez compliqué. On peut aller demander au service d’écriture des indications et des aides mais je me suis toujours dit que j’allais essayer de ne pas le faire pour proposer quelque chose qui me soit propre, sans trop coller à ce que je suis moi-même.

Au travers des textes que j’ai eu à jouer, il y a quelque chose que j’ai trouvé très agréable chez ce personnage, c’est l’empathie. C’est quelque chose qui me touche particulièrement, notamment je pense parce que je viens du théâtre, où il y a cette notion de troupe. C’est quelque chose que j’aime à défendre chez ce personnage, notamment par rapport à sa femme, où il est brinquebalé entre les sensations qu’il a à l’intérieur de lui, voulant autre chose, et ce souhait de ne pas faire de mal à la personne qu’il aime. En même temps, on peut penser que, en ne lui disant rien et en faisant ce qu’il fait, il lui fait du mal de toute façon.

Quand le personnage de Yasmine est arrivé, j’ai adoré notre première scène ensemble où mon personnage lui dit « mais ça va aller aux urgences, tu vas voir, ça va être dur mais tu vas t’en sortir, j’ai toute confiance en toi ». Je sais que c’est quelque chose que j’aime creuser chez David.

J’ai trouvé très intéressant cette notion de dualité entre le désir qu’il a et comment les choses vont être perçues. Il a une relation un peu particulière avec le personnage de Claire, il y a cette notion tout d’un coup d’assumer qui il est et de pouvoir dire clairement les choses, en assumant, en ne cachant rien.

C’est agréable, avec un personnage de quotidienne, de se dire qu’il est en constante évolution. Contrairement au théâtre, on a la chance d’avoir des textes nouveaux, des arches nouvelles, des intrigues nouvelles. On peut déplacer, à un moment donné, légèrement son personnage pour aller voir autre chose, pour aller tester de nouvelles émotions et se laisser surprendre. En tant que comédien, c’est un bel outil. Cette mutation constante est très agréable.

 

 

On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est particulièrement soutenu. Au fur et à mesure, avez-vous adapté votre méthodologie de travail en ce sens ?

Complètement ! J’ai eu la chance de découvrir plein de formes de théâtre différents, c’était une chance dingue, j’ai pu ouvrir la palette de jeu et me confronter à des choses bien distinctes. Je me rends compte que le jeu à la caméra et celui au théâtre sont complètement différents, il n’y a pas les mêmes ressorts internes. Notamment avec l’arche récente, en ayant plusieurs jours de tournage d’affilée, en ne tournant pas les choses chronologiquement, avec des allers retours dans le temps, l’aide du coach est très précieuse, c’était très agréable pour moi, de jour en jour, de lâcher prise. J’ai essayé, autant que faire ce peu, de ne pas prouver les choses, de ne pas imposer ma façon de jouer, je me suis laissé porter et guider. Le but d’une série quotidienne est de coller au naturel de la société, il y a ce but de jouer assez léger, d’être d’une certaine façon un peu détaché des choses, en mettant une distance dans le jeu.

C’est un apprentissage un peu constant, il y a des choses que j’aurais aimé refaire, notamment quand je me revois à l’écran. Je ne sais pas tout, je continue à apprendre tout le temps, pour devenir meilleur. C’est une émulation interne, pour être meilleur que ce que je viens de faire, juste pour moi, pas pour prouver quelque chose.

En parallèle, quels sont vos projets à venir, notamment sur scène ?

J’ai gagné avec une équipe de « Flying Fish Production», une boite de réalisation sur Montpellier, le 48h de Montpellier, deuxième au 48H national à Paris et 1er à la Finale Internationale Filmapalooza, on a eu le prix de la meilleure direction artistique nationale et on a gagné le prix du meilleur film. Du coup, ce film, « La zone », a été projeté à Cannes, dans la sélection du Short Corner. C’est fantastique, je suis tellement content.

Je viens de finir de jouer dans une pièce, « Smog », au Printemps des comédiens sur Montpellier, qui se rejouera, en novembre, sur Toulouse et à nouveau Montpellier, en Mars à Sénart puis en juin au théâtre de la tempête pendant 3 semaines. J’ai aussi une création, avec une autrice, Claire Barrabès, « Longtemps je me suis levé tôt », qui relate l’histoire des « Jeannette », une entreprise en Normandie de madeleines. Où les moyens de production avaient été gardés sur place pour relancer la marque sans les patrons. On devrait monter sur scène, à Caen, en février 2022. Aussi, il y a un film dans lequel j’ai tourné, une adaptation du roman graphique « La nuit mange le jour », qui devrait sortir, je pense, l’année prochaine.

Merci, Quentin, pour toutes vos réponses !

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Jeux Olympiques de Tokyo 2020 : Manon Brunet évoque ses deux médailles !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Manon,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

Vous revenez des Jeux Olympiques de Tokyo 2020, couronnée de deux médailles, une en argent au sabre par équipe et une autre en bronze au sabre individuel. On imagine que le retour en France a été joyeux et que la communion avec le public français vous a fait chaud au cœur ?

Oui, complètement, c’était inattendu. On savait qu’on nous attendait au Trocadéro mais je ne pensais pas qu’il y aurait autant de personnes. Ce qui a été prévu était magique. Pouvoir remonter le lieu et courir avec du public autour m’a donné des papillons au cœur.

Quel bilan tirez-vous de vos Jeux, comparativement aux objectifs que vous vous étiez fixés avant d’y aller ?

L’objectif était de ramener deux médailles, bien sûr les plus dorées possibles. Là, il n’y en a pas eue de dorée mais il y a quand même eu deux médailles donc je suis quand même contente. On va dire que c’est presque parfait, justement parce qu’il manque un peu d’orJ. Mais je sais à quel point Rio s’était mal passé et à quel point c’est dur pour beaucoup de sportifs de ramener des médailles alors qu’ils les méritent. Donc c’est un très beau bilan.

L’absence de public, sur place, a-t-elle été perturbante ? Comment vous y êtes-vous accommodée ?

Non, franchement, pour moi ça a été. En escrime, en général, on n’a pas énormément de public. Le public est souvent constitué des autres membres de l’équipe de France qui viennent nous soutenir. Pour l’épreuve individuelle, j’ai eu beaucoup de chance grâce au malheur des autres puisque l’équipe de fleuret et mes équipières ont perdu plus tôt dans la compétition donc ils ont pu être avec moi tout au long de la journée. J’ai eu, du coup, énormément de soutien avec le staff, l’équipe de fleuret et l’équipe de sabre féminines. J’ai eu du monde derrière moi et je les ai beaucoup entendus. Pour ce qui est de l’épreuve par équipe, on a eu pas mal de staff avec nous. Il y avait très peu de bruit mais, finalement, dès qu’il y avait des encouragements pour nous, on les entendait donc c’était quand même top.

 

 

Lors de la compétition en individuel, la première de deux disputées, vous perdez en demi-finale. Avec le recul, selon vous, qu’est-ce qui vous a manqué pour atteindre la finale ?

J’ai eu peur, tout simplement. J’ai eu peur de refaire comme à Rio et de reperdre en demi-finale, du coup je ne me suis pas amusée, j’ai plus pensé aux conséquences qu’au match que j’étais en train de jouer. Ce qui m’a manqué, c’est juste de faire de l’escrime comme je l’ai fait toute la journée et de m’amuser ou de me bagarrer. Ce match était à ma portée, clairement et je l’ai raté toute seule.

Comment avez-vous alors réagi pour trouver l’élan et la motivation lors de la finale pour le bronze ?

Je ne l’ai vraiment pas fait toute seule, cette défaite m’a vraiment replongée dans Rio et ça a été vraiment très très dur. J’ai énormément pleuré, j’étais à peine sortie de la piste que je disais déjà que je ne pourrai pas y retourner pour me bagarrer pour une médaille. Je souffrais, vraiment, de me dire que j’étais en train de recommencer ce qui c’était passé il y a cinq ans. Donc j’ai eu mon coach qui a essayé un peu de me bousculer, j’ai eu ma coéquipière, Charlotte Lembach, qui est venue directement, qui m’a laissé pleurer avant, elle aussi, de me bousculer. Puis les autres filles de mon équipe qui m’ont soutenue, les fleuristes, le staff. Surtout, j’ai eu mon copain qui avait fait l’épreuve individuel et qui avait dû rentrer le lendemain, qui a réussi à m’avoir au téléphone, qui m’a vraiment fait un briefing de dix minutes pour me remettre dedans, pour pas que j’oublie pourquoi j’étais là, pour me rappeler que j’aurais signé une semaine ou un jour plus tôt pour une médaille de bronze donc qu’il fallait que je me batte. Donc j’ai vraiment eu un collectif autour de moi pour me remobiliser.

 

 

Cette médaille permet-elle de prendre un peu de recul sur ce qui s’était passé à Rio cinq ans plus tôt ?

C’est exactement ça ! Je n’étais pas « triste » de ma quatrième place à Rio parce que j’avais vécu une journée extraordinaire mais, finalement, on ne se souvient que des Jeux Olympiques et, depuis Rio, il s’est quand même passé beaucoup de choses. En fait, on me présentait souvent et presque toujours par rapport à Rio et cette quatrième place. Ca commençait à me tenir à cœur de me dire qu’il fallait que je change ça. Il fallait que l’on oublie cette quatrième place parce que, même si je ne l’ai pas oubliée, j’ai avancé avec donc je voulais que les gens avancent aussi. Avec cette médaille de bronze, je suis heureuse de pouvoir montrer que je n’étais pas que quatrième finalement.

D’ailleurs, vous y avez retrouvé les mêmes arbitres. Quelle avait alors été votre réaction à la découverte de cela ?

C’est arrivé en demi-finale, comme à Rio. C’est ce que je disais, ça m’a replongée dans la peur. J’avais commencé à cogiter avant la demi, pendant la grande pause après les quarts de finale, j’en avais un peu parlé, j’avais un peu évacué, je m’étais dit « allez, c’est bon, on oublie ». Finalement, quand j’arrive, juste avant de monter et que je vois les arbitres, je me dis juste que c’est une blague, qu’ils se moquent de moi et qu’ils me challengent. J’ai essayé de me dire que j’allais être plus forte qu’eux mais, au final, Rio est revenu trop fort sur moi et je n’ai pas réussi à passer au-delà de ça. Voilà une piste de travail pour moi, si jamais ça recommence à Paris.

 

 

Quelques jours plus tard, vous décrochez l’argent, par équipe. Cette deuxième médaille a-t-elle une saveur différente, parce que remportée à plusieurs ?

En fait, ce sont vraiment deux compétitions complètement différentes donc deux médailles complètement différentes. Ma médaille de bronze m’a fait du bien et m’a énormément soulagée, moi personnellement. Comme je dis, on oubliait que j’étais quatrième, maintenant je suis troisième. Pour ce qui est de l’équipe, on avait aussi raté à Rio et ça avait été pour nous, les trois titulaires, très dur de s’en remettre. Ca fait huit ans que l’on est en équipe tous ensemble, on a décroché beaucoup de médailles en championnats du monde et Rio avait été un énorme échec pour nous trois, en individuel comme par équipe. Du coup, pour l’équipe, ça avait été vraiment très dur à surmonter. De revenir et de prendre une médaille d’argent, une belle médaille, ça a vraiment été une autre revanche. En plus, avec les filles avec qui je m’entraine et avec qui on se bouscule depuis des années, c’était vraiment cool à faire. Quand on a gagné la demi-finale, on a versé quelques larmes, on savait que l’on reviendrait cette fois avec une médaille et que tout ce que l’on avait fait pendant ces cinq ans n’avait pas servi à rien. Donc, forcément, après la finale, on était un peu frustrées, on était capables d’aller chercher l’or et ça ne s’est pas joué à grand-chose. Mais, quand même, on est revenues cette fois avec une médaille d’argent et on sait à quel point c’était dur.

Racontez-nous d’ailleurs cette journée intense, à enchainer les relais, en alternant soutien aux camarades et jeu en lui-même.

Oui, en fait, par rapport à l’individuel, on ne commence pas du tout la journée pareil. Par exemple, sur l’individuel, on ne tire pas à la même heure donc on va chacune au petit déjeuner quand ça nous chante, on reste de notre côté, on se dit « bonne chance » et on se sert la main, on fait donc chacune notre petite routine de notre côté. Alors que, pour la journée par équipe, dès le matin on se réveille ensemble et, avant de quitter la chambre, on se fait un câlin pour se dire « allez, c’est parti, ça commence aujourd’hui », on rigole, on prend le temps de papoter, on s’écoute, dès que l’une a un petit bobo ou a envie de parler, on est vraiment les unes avec les autres. Dès que l’on rentre en chambre d’appel, on a des petites routines : Charlotte Lembach nous tape un peu les fesses pour nous dire « allez, c’est le moment », on se fait un câlin, on se donne des petites paroles pour se dire « bon, il faut profiter, on va se faire ça ensemble ». On échange aussi énormément avec les coachs. On est quatre filles avec deux coachs donc on a vraiment des routines, aussi un cri de guerre sur la piste. Sur le banc, on communique, on échange avec les coéquipières sur son ressenti par rapport à chacune des adversaires, on se donne un peu des astuces. Les coachs aussi. On se checke beaucoup les mains, on s’encourage, on communique et c’est vraiment quelque chose qui s’enchaine toute la journée. Quand une a peur, elle n’hésite pas à le dire et on lui rappelle que l’on a confiance en elle. Ça rassure un peu tout le monde et ça permet de relâcher, de dire à la fille que l’on est là avec elle. C’est vraiment fait d’un coup, on ne s’arrête pas, on fait plein de choses ensemble, on a plein de routines, on essaie de profiter ensemble. C’est un travail d’équipe, on sait que les autres vont faire le travail derrière, on se soulage les unes avec les autres.

On vous a vue particulièrement communicative avec vos coéquipières, en les conseillant et en les encourageant…

Oui, c’est ça. On essaie de rester assez calme sur le banc et de crier de temps en temps pour soutenir. Si on voit que ça se passe bien, on fait chacune notre part, on s’encourage un peu mais c’est plus le rôle de la quatrième et du coach. Pour les deux filles qui tirent, en dehors de celle qui est sur la piste, on essaie de se concentrer mais il y a des moments où on ne peut pas s’empêcher de donner des conseils. Si on voit de la panique sur la piste, on essaie de trouver une solution, on essaie d’aider. Là, c’est un peu complètement fou sur le banc mais c’est aussi ça qui est beau. Ça va dans les deux sens, quand une gagne un relai, tout le monde est à fond. Il y a des moments où c’est calme, quand ça avance bien et que c’est cool mais, dès que ça devient un peu chaud, que ce soit négatif ou positif, le banc crie. Donc c’est assez fort.

Malgré le contexte sanitaire et les restrictions imposées sur place, avez-vous quand même pu soutenir vos camarades masculins notamment ?

Normalement, on n’a pas le droit. On n’a pas pu aller soutenir les fleurettistes femmes. On avait trop de peu de temps et on devait s’entrainer les jours de leurs compétitions. On était déjà dans l’avion quand le fleuret hommes était sur la piste. Mais on a réussi, le lendemain de notre épreuve, à aller voir Clarisse Agbegnenou combattre sa demi et sa finale. On n’avait pas trop le droit mais on a réussi à se faufiler dans le gymnase. C’était quelque chose de super, on a vécu les deux matchs avec le collectif France de judo. Nous croyions que nous crions beaucoup mais, à côté de l’équipe de judo, ça n’a rien à voir. C’était super en tout cas, on a vraiment senti toute la pression qu’il y avait.

 

 

On vous imagine impatiente de retrouver les Jeux dans trois ans, chez vous, en France…pour aller chercher l’or cette fois-ci ?

C’est ça, c’est l’objectif, ça va vite arriver. Trois ans, c’est quand même très court, il ne faut pas perdre trop de temps. Même s’il faut prendre le temps de se reposer et de profiter de ces médailles, il faut quand même vite retourner travailler parce que je veux revenir avec de l’or à Paris.

A plus court terme, quel est votre programme ? Quid des prochains objectifs ?

Un peu de repos, un mois de vacances est prévu, avant un retour en septembre à l’entrainement. Les championnats d’Europe de septembre ne sont vraiment pas sûrs car ceux de juin avaient été annulés. En novembre, il y aura la coupe du monde à Orléans. En 2022, il y aura les championnats d’Europe et du monde qui seront déjà dans les objectifs de médaille.

Merci, Manon, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Elsa Fayer évoque sa quatrième participation au programme estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous partez, ce samedi 14 août, à l’assaut du fort pour la quatrième fois. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à nouveau à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

C’est vrai ! C’est toujours une joie de retourner sur le fort, d’y être conviée. De mon côté, c’est la quatrième fois. A chaque fois, c’est différent, les épreuves changent, les équipes changent, les associations changent. Donc on se remet toujours un peu sur le grill. C’est vrai que c’est ce qu’il y a de plus savoureux dans cette expérience et cette aventure. On se dit que l’on ne sait pas du tout à quoi on va être confronté et que l’on va être obligé de se dépasser. On ne sait pas trop comment on va y arriver mais, voilà, c’est toujours une aventure d’être sur le fort. J’ai tendance à y retourner un peu souvent comme vous le voyezJ.

D’ailleurs, quels souvenirs aviez-vous de vos trois premières participations ?

La première fois que j’ai mis le pied sur le fort, c’est vrai que c’était incroyable. J’avais l’impression de rentrer dans l’écran de télé, j’avais l’impression d’être privilégiée, de pouvoir vivre des aventures qui sont uniques. En même temps, on est très très bien encadrés mais si vous voulez, c’est un peu le moment de la vie où on se dit que l’on peut se dépasser, tout en étant quand même hyper bien entourée, dans des conditions très sécurisantes.

Je me rappelle que, lors de la première, il y avait Cyril Hanouna avec moi. On avait dormi dans le fort et c’est vrai que c’était extraordinaire. On n’était pas du tout sortis de l’ambiance de cette aventure. Après avoir fait nos épreuves, on avait dormi sur place, avec des toiles d’araignées. On avait vraiment l’impression d’être dans un jeu géant. On avait passé un excellent moment, on s’était marrés comme des cons. Je raconte toujours à mes enfants cette première participation, où on avait couché à l’intérieur, c’est assez dingue quand toutes les équipes de production étaient parties, on avait le fort rien que pour nous. J’en garde un souvenir mémorable.

 

 

Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Je trouve que ça augmente un peu l’appréhension. C’est mon ressenti en tout cas. C’est vrai que la première fois que j’ai débarqué sur le fort, je m’attendais à tout et à rien en même temps. Mais je ne pensais pas que c’était aussi réaliste, je pensais que c’était de la télévision et que, finalement, les épreuves n’allaient pas être aussi sensationnelles que ça. Je pensais que l’on était un peu accompagné. Sauf que, dans la réalité, quand on arrive sur une épreuve, on n’est absolument pas accompagné, même si on est bien sûr protégé avec des équipes autour où tout est bien ficelé. On est quand même face à cette aventure et à toutes les difficultés qui se présentent à nous, à ce dépassement de soi à chaque épreuve. C’est vrai que le niveau est très très haut. Quand on l’a fait la première fois, on revient avec de vrais bleus sur les jambes, on a des courbatures parce que l’on s’est donné à fond pour une association en voulant réussir à se sortir d’une épreuve pour obtenir la clé. Une fois qu’on l’a fait, c’est vrai que, lorsque l’on y retourne, on sait que l’on va revenir avec quelques petites traces de son séjour sur le fort. Mais ce sont des bons souvenirs, honnêtement. On est tellement fier d’avoir passé cette journée sur le fort, de s’être dépassé, on est tellement fier de soi dans l’absolu, que l’on n’y arrive ou pas. On a quand même cette fierté de se dire que l’on a donné vraiment son maximum pour réussir. On est super galvanisé par les autres aussi parce que tout le monde a envie de réussir et a envie de récupérer de l’argent pour l’association, tout cela donne une très très bonne énergie. Quand on en ressort, on rentre chez soi avec énormément de souvenirs, beaucoup de ressentis, de la fierté, de l’épuisement et tout cela fait que chaque séjour dans le fort reste un peu gravé dans nos mémoires.

Les nouveaux vous ont-ils peut-être même demandé certains conseils ?

Non, pas tellement. Parce que, d’abord, on ne sait pas trop ce que l’on va être capable de donner sur une épreuve. C’est très très difficile de jauger de notre capacité, tout est très nouveau. Evidemment, on a tous des phobies, des appréhensions, ce sont des choses que l’on sait devoir dépasser un petit peu dans cette aventure, le fort n’est pas un parcours de santé, on est là aussi pour se challenger et tout est fait pour cela. En fait, personne n’est capable, je crois, d’estimer à l’avance notre capacité de réussite. C’est ce qui donne de l’enjeu et ce qui fait de cette aventure quelque chose d’assez unique et d’hyper énergisant. On ne peut pas préjuger d’une réussite, jamais. On se demande si le courage va être là, si ça ne va pas être trop difficile, on s’accompagne tous les uns les autres et, en même temps, il y a un petit delta que l’on ne maitrise pas, on ne sait jamais trop comment on va se comporter sur une épreuve et si on va réussir ou pas. Donc c’est toujours un peu mystérieux et, en même temps, très très galvanisant.

 

 

Avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Oui, j’ai une vraie peur panique du vide, je crois que les équipes sont au courant. J’ai vraiment vraiment peur du vide, j’ai horreur de l’altitude, j’ai le vertige mais un vertige vraiment très très poussé, j’ai du mal à prendre l’avion, pour vous dire jusqu’où ça va. J’ai une vraie peur panique du vide et vous allez pouvoir constater que je vais y être soumise….

Sur ma précédente participation, j’avais aussi très très peur des araignées et, en fait, grâce à l’épreuve de la maison de poupées que j’avais alors faite, je me suis rendue compte, dans la cellule, que c’était possible pour moi de dépasser ma peur, de prendre sur moi et d’y aller. Donc, maintenant, j’ai moins peur des araignées grâce à « Fort Boyard ». Je m’étais dit « waouh, ce n’est pas si grave, tout ça c’est dans ma tête ». Une fois que j’avais touché une araignée, je m’étais dit « ah ok, je peux y arriver ». C’est vrai que ça a changé mon rapport aux araignées et ma phobie.

Pour le vertige, sans trop vous révéler les choses, ça ne va pas être aussi simple….

 

 

A l’inverse, en attendiez-vous d’autres avec une certaine impatience ?

Je ne sais pas, je me laisse plutôt porter dans le fort. Je suis beaucoup dans le contrôle dans ma vie mais, quand je suis dans des aventures comme ça qui me dépassent complètement, où de toute façon, on ne maitrise rien et où on ne peut pas préjuger de quelque chose, je me laisse vraiment porter, par les aventures et les propositions. Même lorsque l’on me propose quelque chose qui est infaisable pour moi, d’ultra difficile psychologiquement à dépasser, je me dis « allez, les choses arrivent pour une bonne raison, je n’aurai pas toujours l’occasion d’être confrontée à mes vraies peurs » et j’y vais. C’est un peu curieux mais c’est vrai qu’il n’y a que dans le fort où je me dis « allez, lance toi, essaie de te dépasser, fais le maximum ». Dans la vie, je ne suis pas comme ça mais, dans le fort, je me laisse porter, je me dis que ça n’arrive pas tous les jours d’être vraiment confrontée à ses phobies et d’essayer de les dépasser.

Un mot sur la « Fondation Frédéric Gaillanne » que vous défendez ? On peut penser que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

C’est vrai ! Vous avez raison, c’est LA clé, LA vraie clé du fort. Tous les participants ont cette générosité de se dire « ok, on va en baver, ok ça va être difficile, on sait que l’on va être soumis à des épreuves auxquelles on ne s’attend pas, que l’on ne va pas gérer, on sait que tout ne va pas être simple » mais on a dans un petit coin de notre tête l’association que l’on défend. A chaque fois que l’on a envie de baisser les bras, à chaque fois que l’on se dit que l’on ne va pas y arriver, à chaque fois que l’on a envie de laisser tomber, on pense à l’association. Là, en l’occurrence, cette association propose des chiens pour aider les enfants malvoyants ou aveugles. Dans ces moments où on a envie de baisser les bras, on se dit qu’il y a des enfants qui sont derrière, qui comptent sur nous, qu’il y a une association. On n’est pas là pour se faire plaisir ou pour faire de la promo, on est là pour une bonne raison. C’est vraiment la clé de la motivation, je pense, de chaque participant de « Fort Boyard » et c’est pour cela qu’on voit des choses un peu insensées. On a ça en nous, on se dit que l’on ne va pas lâcher, qu’il faut y aller, qu’il faut se motiver, qu’il faut prendre sur soi. En tout cas, personnellement, c’est ce qui me permet de tout donner en fait.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Honnêtement, je ne vois pas les caméras. Je ne sais pas pour les autres, je n’ai pas posé la question aux autres membres de l’équipe mais c’est tellement éprouvant, c’est tellement compliqué psychologiquement à gérer que, je pense, les caméras sont le dernier de nos soucis.

Je suis tellement concentrée sur l’épreuve et les sensations, sur la difficulté que j’ai face à moi, que je ne vois pas les caméras. Je ne sais pas pour les autres mais je crois qu’ils sont tous un peu dans mon cas. On ne les voit pas, on est trop focus sur ce qui nous arrive. On a une foule de sensations assez incroyables qui nous envahit, c’est très difficile de maitriser ses émotions dans le fort parce que ça va très vite. Sur les épreuves, il y a des sollicitations visuelles, des sollicitations physiques, il y a de la vitesse, il y a de la peur, du coup on n’a pas l’impression, honnêtement, de tourner une émission de télé, on n’est pas concentré sur ça en tout cas.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, carrément ! Mais, de toute façon, Dave est tellement drôle…on avait un chef d’équipe extraordinaire. Dave a un sens de l’humour assez incroyable. Quand on a très très peur, il dit le mot qui fait que l’on a peur mais que l’on rit quand même. Il désacralise un peu les choses, il nous motive, il nous fait rire et il n’y a pas mieux en fait, quand la peur nous prend le ventre, que quelqu’un qui a un peu d’humour et de recul par rapport à ce que l’on vit. Dave était nécessaire dans cette équipe. C’est vrai que l’on était tous très très différents, Jérémy Frérot est très sportif, je ne savais pas qu’il était aussi sportif que cela, c’est un bon sportif qui a l’habitude vraiment de se donner dans l’effort donc il va être assez bon, vous allez voir. Tout le monde a donné à sa manière, avec ses capacités, face aux épreuves. En tout cas, on est tous hyper solidaires parce que, quand il y en a un qui passe sur une épreuve, on est derrière et, en même temps, on se dit que ça aurait pu être nous. On vit un peu les choses par procuration, on se motive, il y a un très très bel esprit d’équipe dans le fort.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

J’ai un souvenir qui n’est pas encore passé parce que je suis encore un peu traumatisée de ce qui m’est arrivé. Je vous ai dit que j’ai une peur panique du vide et je vais être soumise à une épreuve de voltige, tout en haut du fort. Je ne saurais même pas vous dire à combien de mètres je suis du sol mais, pour moi, c’était plus que bloquant. Ça s’appelle « La chaise instable ».

 

 

C’est une horreur…pour moi, ça a été mon pire cauchemar. C’est vraiment ce qui me fait le plus peur au monde, d’être dans le vide. En plus, avec une chaise qui est instable, pour ceux qui ont une peur panique du vide, la sensation, alors que l’on est soi-même instable et dans le vide, est à peu près la pire sensation. Pour moi, ça a été une véritable épreuve, j’ai mis beaucoup de jours à m’en remettre. Cette épreuve est encore gravée dans mon corps. J’ai presque fait une crise de panique tellement c’était compliqué pour moi à gérer. En même temps, j’ai cette petite fierté de me dire que j’y suis allée. Est-ce que j’ai réussi ou pas, ça je ne vous le dirai pas mais, en tout cas, j’y suis allée, j’ai tenté de faire cette épreuve jusqu’au bout et je peux vous assurer que ça a été très très très compliqué pour moi.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Je pense qu’il faut être assez courageux, un peu tête brulée. Pour ouvrir la porte, il faut quand même une certaine dose de courage. Il faut être tenace parce que, quand on arrive sur une épreuve, la plupart du temps on ne l’a jamais faite. En tout cas, je n’ai jamais refait une épreuve. Donc, en fait, à chaque fois, c’est le grand mystère. Oui, il faut être tenace, il faut y croire, il ne faut pas lâcher, il faut avoir le courage de se dire « ok, c’est atroce ce que je suis en train de vivre mais je vais tout faire pour réussir à récupérer une clé ou, du moins, pour me donner les moyens de la récupérer ». Après, évidemment, ce n’est pas toujours très simple mais il y a quand même des épreuves qui vous saisissent de par leur difficulté, de par les sensations. Je ne sais pas si on se rend bien compte, en regardent les épreuves, de la sensation que nous avons à l’intérieur. Par exemple, j’ai fait l’épreuve de « Tata Fouras », où j’étais sur une espèce de plateforme qui tournait hyper vite, où il fallait que je remplisse une théière avec un bol, avant de verser le liquide dans un cylindre. Je peux vous dire que la vitesse de ce jeu est absolument incroyable. J’étais collée sur mon siège, la force centrifuge était telle que je n’arrivais même pas à décoller mon dos de la chaise, tellement c’était puissant. Forcément, ce sont des sensations qui vous saisissent. On ne se rend peut-être pas compte de la difficulté des épreuves mais, à vivre, je peux vous dire que c’est renversant.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Alors…pour être tout à fait franche, je l’ai quand même fait souvent donc je me dis qu’il faut laisser la place aux autres, même si je suis quand même extrêmement touchée qu’on me demande de reparticiper à cette super aventure. Mais c’est vrai que, pour la quatrième saison, je m’étais déjà dit que je l’avais fait trois fois, qu’il fallait laisser la place aux autres et, comme je vous disais, qu’il faut quand même quelques jours pour s’en remettre. J’avais un peu la flemme d’y retourner et d’être soumise à autant de difficultés. Et là, une de mes deux petites jumelles m’a dit : « mais, maman, ton travail c’est bien d’être animatrice ? », j’ai dit oui et elle m’a répondu « ça ne sert à rien d’être animatrice si on ne fait pas Fort Boyard »…voilà, la messe était dite…C’est vrai que j’y suis allée beaucoup pour mes filles. Elles adorent ce programme et voir leur maman dans une aventure comme cela les fait marrer et, en même temps, elles ont une petite fierté de se dire que leur maman y est allée.

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Fort Boyard, RTL, ses livres : Paul El Kharrat évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Paul,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez participé, fin juin, au Festival Des livres, des stars. On imagine la joie et le plaisir que cela a été de pouvoir retrouver le public et de pouvoir échanger avec les spectateurs ?

Oh, c’était très agréable et très conciliant de rencontrer du public venu faire dédicacer des ouvrages ou un selfie. Le relationnel entre humains a repris, on va dire, par le biais de ce Festival, dont l’association permet de lutter contre l’illettrisme. Quoi de mieux ? C’était une bonne nouvelle pour les amateurs de livres écrits par des personnalités de tous horizons.

 

 

En quelques mots, comment caractérisez-vous le livre que vous aviez présenté ?

Je pense avant tout que c’est un manuel pour les enfants souffrant du syndrome d’Asperger à usage des autistes. Mais c’est aussi et avant tout un livre biographique qui retrace mon parcours télévisuel et aussi mon parcours personnel. D’ailleurs, c’est comme cela que mon livre s’articule, un chapitre sur deux est sur ma vie personnelle et l’autre sur ma vie aux jeux. Ce livre, sorti en septembre de l’année dernière, est censé aider, est censé éclairer et mettre en lumière un syndrome trop longtemps méconnu. Quoi de mieux de l’écrire pour ma part, à titre personnel mais aussi pour le bien commun.

 

 

Justement, quels principaux retours avez-vous pu avoir des lecteurs ?

Beaucoup m’ont dit que, grâce à mon parcours, grâce à ma personnalité, j’avais pu aider de nombreuses personnes ayant trait à l’autisme ou ayant un syndrome autistique. C’est tout le bénéfice que je peux tirer de l’écriture de ce livre et des séances de dédicaces qui s’en suivent. J’ai pu rencontrer un public qui m’a suivi, qui vient faire dédicacer son livre et qui vient échanger avec moi. Ils sont très contents d’avoir leur petite signature ou leur petit selfie. Les retours ont été plus que positifs, je pense, dans la globalité des faits. J’en suis assez content. C’est une belle histoire qui se poursuit.

 

 

En complément, quelles sont vos autres actualités du moment ?

J’ai fait « Fort Boyard », qui passera le 14 août prochain. Je continue « Les Grosses Têtes », à partir du 23 août. J’en suis un sociétaire à part entière. Je vais poursuivre l’écriture de livres parce que j’aime la littérature et que j’aime écrire des ouvrages. Ce seront désormais des livres à visée historique, le prochain sera sur les tueurs en série, moi qui suis un amateur de criminologie, qui est un versant un peu particulier de l’histoire mais qui m’intéresse tout autant. Le livre sera disponible en septembre, ce sera tout autre chose que la biographie que j’avais pu sortir l’année dernière.

 

 

En un mot, on imagine que ça a été une fierté de participer à « Fort Boyard », une émission emblématique de la télévision ?

Oui, ça a été une bonne nouvelle d’apprendre que j’allais être convié à ce cercle très fermé, très privilégié de personnalités qui montent sur le fort et qui font les épreuves. Il est vrai que, pour une première, j’ai trouvé cela très long. J’avais un peu moins d’épreuves que les autres et, forcément, il y a eu une petite déception. Mais c’est la première que je faisais, je compte bien y revenir et refaire encore plus d’épreuves, ça serait super génial pour moi. En tout cas, c’était une très belle expérience, elle serait à refaire, vraiment. J’espère que l’on me refera venir sur le fort pour en faire encore plus parce que je suis amateur de sensations et d’épreuves.

Merci, Paul, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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