Demain Nous Appartient : Julie Debazac et Charlotte Gaccio évoquent la série quotidienne à succès de TF1 !
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Bonjour Julie, bonjour Charlotte,
C’est un plaisir d’échanger avec vous deux !
La série « Demain Nous Appartient » connait le succès d’audience que l’on sait, depuis plusieurs années. Avant d’y revenir, on imagine déjà sans doute le plaisir et la joie que ce doit être, plus récemment pour vous Charlotte, depuis plus longtemps pour vous Julie, de descendre sur Sète et de retrouver toute l’équipe, comédiens et gens de l’ombre ?
Charlotte : Moi, on m’avait dit « tu verras, DNA c’est une grande famille » et ce n’était pas un mensonge. Il y a vraiment ce côté-là, que j’ai ressenti quasiment immédiatement. Même des anciens, même ceux qui partaient passaient presque le relai, en disant « nous, on a passé des années supers, amusez-vous bien, c’était top » donc il y a quelque chose de très doux et de très accueillant en fait chez les anciens.
Julie : Ben, merciJ, ce n’est pas moi qui dis les chosesJ. Non, moi, j’ai rencontré Charlotte sur les nouvelles photos, que je trouve très bien d’ailleurs, très chouettes, très gaies et très belles. Voilà, spontanément, je peux dire, Charlotte, maintenant que c’est enregistré et écrit bientôt : j’aime bien cette fille. Comme ça, après on verra, je vous dirai cela dans deux ans, trois ans. J’aimerais bien jouer avec elle, avis à Marc, le nouveau directeur de collectionJ.
Non, c’est vrai que Charlotte arrive à un moment où il y a un reboot comme on dit, c’est-à-dire une nouvelle image, un nouveau générique, ça fait partie aussi de ce genre de programme, il y a une évolution. J’aime bien interpréter un personnage sur une longueur, j’avais eu cette chance sur « Avocats et Associés » il y a quelques années sur France 2. Là, c’est une nouvelle dynamique mais tous les jours…Vous parliez d’équipe, je ne savais pas ce qu’était une quotidienne, c’est quand même dingue, c’est une machine de guerre et de joie aussi mais c’est un grand travail également, c’est une usine, oui. Charlotte vient de le découvrir, on rencontre trois équipes par jour de tournage, c’est-à-dire que l’on a trois équipes de techniciens qui nous attendent sur un plateau ou un autre. Parfois, on découvre la troisième équipe en semaine. Ce sont des sessions qui durent quinze jours et on a ce rythme…les équipes changent tous les quinze jours mais, nous, on reste là. Voilà, selon les intrigues, les arches, on a des moments où on est plus ou moins là. On parlait de grande famille, on rencontre les comédiens petit à petit, au fur et à mesure. Avec Ingrid, on a eu quelques scènes il y a quelques temps, on a cru qu’une amitié allait naitre et puis, hop, je suis partie sur autre chose, même si on a eu beaucoup de plaisir à se rencontrer.
Charlotte : Nous, on n’a pas encore joué ensemble, ni avec Alex, ni Mayel,…je n’ai joué avec personne d’autre encore.
Julie : Oui, c’est vrai…fais une connerie, tu vas voir que tu vas venir au commissariatJ. J’ai hâte que tu fasses un mauvais pas J… Non, mais c’est vrai. Ce qui est incroyable, c’est qu’on découvre nos intrigues au fur et à mesure. C’est hyper chouette, je n’ai pas à mentir…d’ailleurs, je ne sais pas mentir, sauf quand je suis très bien payéeJ. Voilà, c’est très facile parce que l’on découvre petit à petit. Par exemple, quand j’ai découvert que William n’était pas le père d’Emma, je l’ai appris alors que j’avais joué pendant huit mois la maman bien sous tous rapports et c’est chouette, tout à coup il y a un trouple qui se crée, que je découvre, qui amène autre chose. Les auteurs s’amusent à cela, à brouiller les pistes et, nous, ça apporte des couleurs différentes à nos personnages. Et puis de rencontrer des générations différentes et des gens différents….on a une chance colossale de bosser et de faire notre métier.
Au-delà de cela, le cadre de tournage, à Sète, est particulièrement agréable. On pense notamment, Julie, à votre nouvelle maison, suite au déménagement de votre famille …
Julie : Alors, là, la baraque, oui…je me suis dit « mais elle a fait casse Jacob, ou quoi ? Ou elle a déterré des lingots », ah non je ne peux pas le dire car c’est déjà faitJ. C’est très bien payé chez les flics, putain J Ou alors chez les chirurgiens, je ne sais pas…non, non, je rigoleJ. J’ai été ravie qu’on me sorte un peu du studio, c’est-à-dire que j’ai vu le jour et ça, ça fait du bien. Non, mais c’est vrai. Et puis des palmiers, cette maison est dingue et elle passe super bien à l’image. Parce qu’on ne le sait pas, quand on découvre un décor…non, non, c’est chouette, on a vraiment cette chance-là, en plus les proprios sont très agréables, passent de temps en temps…je vais inviter Charlotte à prendre un verre au bord de la piscineJ. En plus, elle s’est déjà incrustée chez moi quand je n’étais pas là, tiens ça me revient….
Charlotte : C’était chez les Daunier…
Julie : Ah oui, c’est ça, nos voisins, tu as raison, mon ex, j’ai couché avec lui quand j’avais 18 ans, c’est ça, c’est le papa d’Emma…Charlotte s’est incrustée chez moi, elle connait le décor.
Charlotte, un mot si vous voulez bien sur votre personnage, arrivé récemment à l’image, entouré de ses quatre pioupious, comme vous aimez à les appeler ?
Charlotte : Audrey et sa famille débarquent à Sète en venant de Saint-Denis parce que l’ainé commençait à avoir de mauvaises fréquentations, donc on a changé d’air. On arrive, on a réservé une maison qui n’existe pas, on a un boulot qui n’existe pas donc on est à la rue avec quatre gosses. C’est quand même une belle galère…et puis, voilà, justement, on a été un peu chez les Daunier/Chardeau, sauvés par Adrien. Et puis, là, en ce moment, ce qui est diffusé, c’est que je suis à Perpignan pour un nouveau boulot…
Julie : Ah ouais ?
Charlotte : Oui, comme j’avais demandé des vacances, je suis partie à Perpignan…
Julie : Ah oui, l’histoire…ça fait du bien de temps en temps…j’espère que tu reviens vite parce que… J
Charlotte : Je suis partie quinze jours…
Julie : Ça va…et c’était quoi ton nouveau boulot ?
Charlotte : Je remplace pour un congé maternité mais, en fait, Audrey, dans la description du personnage que l’on m’a donnée, a eu mille boulots dans sa vie, elle a un petit problème avec l’autorité et elle a du mal à garder un boulot. C’est ce qui va se passer, elle revient dans pas longtemps.
Julie : Avec de la tune un peu pour pouvoir vivre ?
Charlotte : Pas beaucoup…donc elle va retrouver un nouveau boulot, elle est toujours en train de squatter l’ancien appartement de Sandrine et Morgane. On va en avoir un nouveau, le décor est en train d’être construit, on va avoir un logement social, avec les pioupious et je vais avoir un nouveau boulot, dont je n’ai pas le droit de parler tout de suite.
Quels sont les principaux retours que vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?
Julie : Là, je sais que je suis à un Festival donc je m’attends à voir des gens qui savent que je suis là. Donc je suis un peu préparée. Mais, dans la vie, j’oublie que je suis comédienne, souvent. C’est une capacité, je suis un peu dans la lune, à un point où je suis toujours surprise qu’on m’arrête. Et j’ai des témoignages qui m’étonnent. Là, il y avait une aide-soignante, d’à peu-près 55 ans, qui m’arrête, elle avait son masque et une sacrée énergie et elle me dit « oui, je me refais les diffs, ça énerve mon mari que je regarde ça mais, moi, ça me détend. A minuit, je me les refais, je ne rate pas un épisode, j’adore, je vous adore et ça me fait du bien ». Je lui ai répondu que c’était un énorme compliment, pour moi je fais mon job. Si on me dit que je fais du bien dans la vie, c’est chouette. C’est comme au théâtre, où on le sent un peu comme ça par bribe. Là, sa spontanéité était chouette. Je trouve qu’il y a une bienveillance, surtout les gens sont chouettes et sont heureux de nous croiser. Et puis, dans les témoignages, c’est un public extrêmement différent. D’âges différents, de métiers différents et de classes sociales différentes, c’est important de le dire, je suis toujours étonnée. Je me dis « mais comment trouvent-ils le temps ? » et ils me parlent de détente, ou alors ils ont été accrochés parce qu’un ami le regardait ou qu’un des enfants le regardait. Ils me disent, c’est un peu comme quand on mange une cacahuète, on en mange une, on en a envie d’une deuxième et puis on est pris dans le truc.
Charlotte : Je comprends ce que tu veux dire, je découvre l’effet quotidienne, là, justement. Je suis dans une série depuis six ans sur TF1 mais qui n’est diffusée qu’en janvier donc on me reconnait plutôt en janvier, dans la rue. J’ai un mois dans l’année où on me fait « mais vous n’êtes pas… ? ». Là, c’est un peu plus souvent, c’est surprenant, ça arrive beaucoup à Sète parce qu’il y a quand même un tourisme DNA. Les gens viennent pour cela, sont contents de nous croiser, me demandent toujours des nouvelles de mes pioupious et c’est très mignon. Effectivement, je découvre à quel point ce sont des âges différents. Je ne savais pas que beaucoup d’enfants regardent. Ma maman est venue à Sète avec moi garder mes enfants pendant les vacances, on se promenait toutes les deux, les mamans prennent des photos avec ma maman, c’était hyper drôle. Même ici, à La Rochelle, un Festival où je suis déjà venue plusieurs fois, que j’aime énormément, je sens l’effet quotidienne, ce n’est vraiment pas pareil d’être une fois par an dans la télé des gens que d’y être plusieurs fois par semaine. Pour l’instant, c’est plutôt bienveillant et gentil, même sur les réseaux les gens sont contents de l’arrivée de ma famille donc c’est plutôt cool.
Merci à vous deux !
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