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Demain Nous Appartient : Julie Debazac et Charlotte Gaccio évoquent la série quotidienne à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie, bonjour Charlotte,

C’est un plaisir d’échanger avec vous deux !

La série « Demain Nous Appartient » connait le succès d’audience que l’on sait, depuis plusieurs années. Avant d’y revenir, on imagine déjà sans doute le plaisir et la joie que ce doit être, plus récemment pour vous Charlotte, depuis plus longtemps pour vous Julie, de descendre sur Sète et de retrouver toute l’équipe, comédiens et gens de l’ombre ?

Charlotte : Moi, on m’avait dit « tu verras, DNA c’est une grande famille » et ce n’était pas un mensonge. Il y a vraiment ce côté-là, que j’ai ressenti quasiment immédiatement. Même des anciens, même ceux qui partaient passaient presque le relai, en disant « nous, on a passé des années supers, amusez-vous bien, c’était top » donc il y a quelque chose de très doux et de très accueillant en fait chez les anciens.

Julie : Ben, merciJ, ce n’est pas moi qui dis les chosesJ. Non, moi, j’ai rencontré Charlotte sur les nouvelles photos, que je trouve très bien d’ailleurs, très chouettes, très gaies et très belles. Voilà, spontanément, je peux dire, Charlotte, maintenant que c’est enregistré et écrit bientôt : j’aime bien cette fille. Comme ça, après on verra, je vous dirai cela dans deux ans, trois ans. J’aimerais bien jouer avec elle, avis à Marc, le nouveau directeur de collectionJ.

Non, c’est vrai que Charlotte arrive à un moment où il y a un reboot comme on dit, c’est-à-dire une nouvelle image, un nouveau générique, ça fait partie aussi de ce genre de programme, il y a une évolution. J’aime bien interpréter un personnage sur une longueur, j’avais eu cette chance sur « Avocats et Associés » il y a quelques années sur France 2. Là, c’est une nouvelle dynamique mais tous les jours…Vous parliez d’équipe, je ne savais pas ce qu’était une quotidienne, c’est quand même dingue, c’est une machine de guerre et de joie aussi mais c’est un grand travail également, c’est une usine, oui. Charlotte vient de le découvrir, on rencontre trois équipes par jour de tournage, c’est-à-dire que l’on a trois équipes de techniciens qui nous attendent sur un plateau ou un autre. Parfois, on découvre la troisième équipe en semaine. Ce sont des sessions qui durent quinze jours et on a ce rythme…les équipes changent tous les quinze jours mais, nous, on reste là. Voilà, selon les intrigues, les arches, on a des moments où on est plus ou moins là. On parlait de grande famille, on rencontre les comédiens petit à petit, au fur et à mesure. Avec Ingrid, on a eu quelques scènes il y a quelques temps, on a cru qu’une amitié allait naitre et puis, hop, je suis partie sur autre chose, même si on a eu beaucoup de plaisir à se rencontrer.

Charlotte : Nous, on n’a pas encore joué ensemble, ni avec Alex, ni Mayel,…je n’ai joué avec personne d’autre encore.

Julie : Oui, c’est vrai…fais une connerie, tu vas voir que tu vas venir au commissariatJ. J’ai hâte que tu fasses un mauvais pas J… Non, mais c’est vrai. Ce qui est incroyable, c’est qu’on découvre nos intrigues au fur et à mesure. C’est hyper chouette, je n’ai pas à mentir…d’ailleurs, je ne sais pas mentir, sauf quand je suis très bien payéeJ. Voilà, c’est très facile parce que l’on découvre petit à petit. Par exemple, quand j’ai découvert que William n’était pas le père d’Emma, je l’ai appris alors que j’avais joué pendant huit mois la maman bien sous tous rapports et c’est chouette, tout à coup il y a un trouple qui se crée, que je découvre, qui amène autre chose. Les auteurs s’amusent à cela, à brouiller les pistes et, nous, ça apporte des couleurs différentes à nos personnages. Et puis de rencontrer des générations différentes et des gens différents….on a une chance colossale de bosser et de faire notre métier.

Au-delà de cela, le cadre de tournage, à Sète, est particulièrement agréable. On pense notamment, Julie, à votre nouvelle maison, suite au déménagement de votre famille …

Julie : Alors, là, la baraque, oui…je me suis dit « mais elle a fait casse Jacob, ou quoi ? Ou elle a déterré des lingots », ah non je ne peux pas le dire car c’est déjà faitJ. C’est très bien payé chez les flics, putain J Ou alors chez les chirurgiens, je ne sais pas…non, non, je rigoleJ. J’ai été ravie qu’on me sorte un peu du studio, c’est-à-dire que j’ai vu le jour et ça, ça fait du bien. Non, mais c’est vrai. Et puis des palmiers, cette maison est dingue et elle passe super bien à l’image. Parce qu’on ne le sait pas, quand on découvre un décor…non, non, c’est chouette, on a vraiment cette chance-là, en plus les proprios sont très agréables, passent de temps en temps…je vais inviter Charlotte à prendre un verre au bord de la piscineJ. En plus, elle s’est déjà incrustée chez moi quand je n’étais pas là, tiens ça me revient….

Charlotte : C’était chez les Daunier…

Julie : Ah oui, c’est ça, nos voisins, tu as raison, mon ex, j’ai couché avec lui quand j’avais 18 ans, c’est ça, c’est le papa d’Emma…Charlotte s’est incrustée chez moi, elle connait le décor.

Charlotte, un mot si vous voulez bien sur votre personnage, arrivé récemment à l’image, entouré de ses quatre pioupious, comme vous aimez à les appeler ?

Charlotte : Audrey et sa famille débarquent à Sète en venant de Saint-Denis parce que l’ainé commençait à avoir de mauvaises fréquentations, donc on a changé d’air. On arrive, on a réservé une maison qui n’existe pas, on a un boulot qui n’existe pas donc on est à la rue avec quatre gosses. C’est quand même une belle galère…et puis, voilà, justement, on a été un peu chez les Daunier/Chardeau, sauvés par Adrien. Et puis, là, en ce moment, ce qui est diffusé, c’est que je suis à Perpignan pour un nouveau boulot…

Julie : Ah ouais ?

Charlotte : Oui, comme j’avais demandé des vacances, je suis partie à Perpignan…

Julie : Ah oui, l’histoire…ça fait du bien de temps en temps…j’espère que tu reviens vite parce que… J

Charlotte : Je suis partie quinze jours…

Julie : Ça va…et c’était quoi ton nouveau boulot ?

Charlotte : Je remplace pour un congé maternité mais, en fait, Audrey, dans la description du personnage que l’on m’a donnée, a eu mille boulots dans sa vie, elle a un petit problème avec l’autorité et elle a du mal à garder un boulot. C’est ce qui va se passer, elle revient dans pas longtemps.

Julie : Avec de la tune un peu pour pouvoir vivre ?

Charlotte : Pas beaucoup…donc elle va retrouver un nouveau boulot, elle est toujours en train de squatter l’ancien appartement de Sandrine et Morgane. On va en avoir un nouveau, le décor est en train d’être construit, on va avoir un logement social, avec les pioupious et je vais avoir un nouveau boulot, dont je n’ai pas le droit de parler tout de suite.

Quels sont les principaux retours que vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

Julie : Là, je sais que je suis à un Festival donc je m’attends à voir des gens qui savent que je suis là. Donc je suis un peu préparée. Mais, dans la vie, j’oublie que je suis comédienne, souvent. C’est une capacité, je suis un peu dans la lune, à un point où je suis toujours surprise qu’on m’arrête. Et j’ai des témoignages qui m’étonnent. Là, il y avait une aide-soignante, d’à peu-près 55 ans, qui m’arrête, elle avait son masque et une sacrée énergie et elle me dit « oui, je me refais les diffs, ça énerve mon mari que je regarde ça mais, moi, ça me détend. A minuit, je me les refais, je ne rate pas un épisode, j’adore, je vous adore et ça me fait du bien ». Je lui ai répondu que c’était un énorme compliment, pour moi je fais mon job. Si on me dit que je fais du bien dans la vie, c’est chouette. C’est comme au théâtre, où on le sent un peu comme ça par bribe. Là, sa spontanéité était chouette. Je trouve qu’il y a une bienveillance, surtout les gens sont chouettes et sont heureux de nous croiser. Et puis, dans les témoignages, c’est un public extrêmement différent. D’âges différents, de métiers différents et de classes sociales différentes, c’est important de le dire, je suis toujours étonnée. Je me dis « mais comment trouvent-ils le temps ? » et ils me parlent de détente, ou alors ils ont été accrochés parce qu’un ami le regardait ou qu’un des enfants le regardait. Ils me disent, c’est un peu comme quand on mange une cacahuète, on en mange une, on en a envie d’une deuxième et puis on est pris dans le truc.

Charlotte : Je comprends ce que tu veux dire, je découvre l’effet quotidienne, là, justement. Je suis dans une série depuis six ans sur TF1 mais qui n’est diffusée qu’en janvier donc on me reconnait plutôt en janvier, dans la rue. J’ai un mois dans l’année où on me fait « mais vous n’êtes pas… ? ». Là, c’est un peu plus souvent, c’est surprenant, ça arrive beaucoup à Sète parce qu’il y a quand même un tourisme DNA. Les gens viennent pour cela, sont contents de nous croiser, me demandent toujours des nouvelles de mes pioupious et c’est très mignon. Effectivement, je découvre à quel point ce sont des âges différents. Je ne savais pas que beaucoup d’enfants regardent. Ma maman est venue à Sète avec moi garder mes enfants pendant les vacances, on se promenait toutes les deux, les mamans prennent des photos avec ma maman, c’était hyper drôle. Même ici, à La Rochelle, un Festival où je suis déjà venue plusieurs fois, que j’aime énormément, je sens l’effet quotidienne, ce n’est vraiment pas pareil d’être une fois par an dans la télé des gens que d’y être plusieurs fois par semaine. Pour l’instant, c’est plutôt bienveillant et gentil, même sur les réseaux les gens sont contents de l’arrivée de ma famille donc c’est plutôt cool.

Merci à vous deux !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Alexandre Brasseur et Mayel Elhajaoui évoquent le succès de la série quotidienne de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Alexandre, bonjour Mayel,

Quelle joie d’effectuer cette interview croisée avec vous !

La série « Demain Nous Appartient » continue à connaitre, chaque soir, un franc succès sur TF1. Avant d’y revenir, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de vous retrouver, tous ensemble, à Sète, sur le lieu de tournage ?

Mayel : Oui, oui, honnêtement, on le dit avec la conscience de la chance que l’on a, qui est importante, d’être des privilégiés, ce que l’on n’oublie pas. On est contents de se retrouver avec nos natures qui, parfois, peuvent être fatiguées, comme tout le monde. Mais on est très heureux de se retrouver, l’équipe technique, les réalisateurs, les comédiens, on a toujours du plaisir à se revoir parce que c’est devenu quelque chose de positif, de beau. Donc, oui, on est assez contents, conscients, on remercie encore tous les fans qui nous suivent, de nous accorder leur confiance et de nous soutenir.

Alexandre : C’est quelque chose d’ailleurs que l’on a vu, je trouve, de manière très tangible pas plus tard que ces derniers jours puisque nous avons fêté les 4 ans, la 1 000è et on a eu l’occasion de se réunir tous ensemble. On est 350 quand on arrive, on prend un peu de place J, tout le monde avait un peu peur de se retrouver tous ensemble après ces deux années compliquées. Beaucoup d’auteurs sont venus nous retrouver, là où chacun travaille dans sa tanière, en télétravail, là on a eu l’occasion de se retrouver de manière assez fédératrice, aussi bien avec des gens de l’ombre, des gens de la chaine, tout le monde s’est retrouvé et ça nous a fait un bien fou de se dire « en fait, on n’est pas tout seul, on est tous ensemble, on est nombreux, il y a des corps de métiers divers et variés ». C’est très stimulant, moi cette fête m’a fait beaucoup de bien. Je les remercie toutes et tous, j’ai trouvé cela très agréable de se retrouver, on a bien rebooté.

Plus globalement, le cadre de tournage, la ville de Sète aident aussi au plaisir…

Alexandre : Catastrophique J ! Il fait un temps pourri, franchement c’est la cata, Sète c’est vraiment pourave, je ne sais pas comment on va faire pour s’en sortirJ.

Mayel : Oui, c’est clair, franchement on souffreJ.

Alexandre : Tu mets 12 heures pour monter à Paris, y’a pas de train, t’as 3 changements, t’es à 3 heures et demi de la mer je crois, sans déconner ?

Mayel : Non, c’est un bonheur ! Mais c’est vrai qu’on le garde un peu pour nous, on est très vite débordés, c’est vrai que c’est une petite ville, on se sent un peu vite à la maison, Alex ne le dit pas mais il a ses petites habitudes, il a son petit primeur, non mais c’est vrai…son petit boucher, il adore, je le fais un peu moins car j’ai moins ce truc-là, cuisiner, il a ce petit côté de faire travailler les artisans du coin. On a une chance inouïe mais les gens qui ne connaissent pas Sète ou la manière dont on vit peut-être n’ont pas cette conscience de se dire que l’on s’est mis avec eux, pas au-dessus, au même niveau. On fait son petit sport, on croise les gens, Alex a son petit cabas, il fait ses petites courses…

Alexandre : Il n’y a pas que moi, Mayel. Ce qui fait la force aussi, je trouve, de cette série, c’est que l’on est tous très très implantés dans la ville. Tu vas te balader à Sète, évidemment pendant l’été tout le monde est un peu planqué derrière son masque et ses lunettes mais, pendant l’hiver, tout le monde se ballade, à 6 heures tout le monde est au monoprix, chez le boucher, au tabac ou pour boire un coup. Tout est fluide.

Mayel : C’est naturel, on vit, on est fondus dans la masse et on est contents. Il dit ça mais, en plus, en toute honnêteté, on fait un peu nos petits merdeux mais avec toute la bienveillance que ça a, c’est que la plage ou autre, on n’en profite pas tant que ça, on y va de temps en temps parce que ça nous ressource.

Alexandre : Enfin, moi, j’en profite quand même.

Mayel : J’ai croisé des fans qui pensent que l’on est tous les jours à la plage, tous les jours en train de bronzer. C’est-à-dire que, oui, on en profite un peu mais le juste milieu est là. On est là-bas, on sait que l’on travaille, on adore être là-bas, on adore être avec eux, on adore vivre comme les autres mais on n’est pas tous les jours sur un transat. La plage est là, elle est belle, elle est magnifique, la ville est magnifique, on en profite un max mais, franchement, on bosse, on essaie de rendre fier nos fans.

Alexandre : Il ne faut pas oublier que « Demain Nous Appartient », c’est à 8 à 12 heures de travail par jour, que, pour les acteurs, il y a beaucoup de textes à apprendre donc, le soir, ce n’est pas forcément les vacances.

Mayel : Oui, c’est ça. Mais on le fait avec plaisir, avec beaucoup d’amour, franchement.

Quels sont les principaux retours que vous font justement les fans du programme ?

Alexandre : Je pense que « Demain Nous Appartient » est un miroir déformant de la société française donc, forcément, tout le monde s’y retrouve. C’est aussi ce qui fait une des forces de ce feuilleton, si vous voulez. Je suis désolé, je fais plein de choses en même temps…

Mayel : Il est en train de refaire ses lacets…

Alexandre : Je suis en train de refaire mes lacets…voilà, je vous le dis, j’ai un toc. Je fais mes lacets car ce ne me plait pas, j’aime les lacets à l’ancienne et on veut me faire mes lacets à l’anglaise.

Mayel : Alexandre Brasseur répond à une interview en retirant ses chaussures, il est en chaussettes, il fait ses lacets…il répond de manière très sérieuse, vous avez vu qu’il n’est pas du tout déroutéJ. Comme il est bien élevé, c’est un garçon TRES bien élevé, il a la gentillesse de dire « pardon, excusez-moi, je fais quand même mes lacets » alors que, bon…. J

Alexandre : Ce que je veux dire par là quand même, c’est que, pour moi, la grande force de cette série, c’est que tout à chacun va pouvoir retrouver un ami, un proche, un lointain, un parent. Vous allez les voir, vous allez regarder la série et vous dire « ça, je connais cette histoire ». C’est un vrai miroir et, du coup, vous êtes impliqué dans l’histoire et vous avez l’impression de connaitre tout cela. Donc ça vous touche et, forcément, vous avez envie de regarder la suite. Je pense que, en ce sens-là, voilà une série qui pourrait devenir pop, au sens noble du terme. Je pense qu’elle peut faire partie de la pop-culture de demain. De la même manière que les frigidaires ou Coca-Cola. Voilà un programme qui devient populaire, au sens noble du terme. Je trouve que la culture populaire est aussi une forme de culture et qu’on ne peut pas systématiquement la mettre sur le côté.

Mayel : Oui, oui, c’est très important…

Parmi les évènements marquants récemment diffusés à l’image, on pense notamment à la prise d’otages au Spoon. Justement, Alexandre, comment avez-vous appréhendé ces nombreuses journées de tournage ?

Alexandre : Je vous rassure, ce n’est pas la mine… J. Maintenant, j’ai eu effectivement très mal à mon fessier parce que j’ai passé beaucoup de temps assis par terre sur une planche en bois… J J J…c’est une réalitéJ, il faut l’avouer. Mais, sinon, voilà, en fait, quand on joue la comédie, je pense qu’il faut aussi beaucoup s’appuyer sur le vecteur réalité. Et la réalité du moment, c’est j’ai mal aux fesses, c’est il fait très chaud, il y avait beaucoup de fumée car ils mettaient beaucoup de fumigènes, il faisait très noir donc on est mal, on n’est pas bien…ben, il faut en jouer, ce n’est pas compliqué, il faut en jouer parce que ça fait aussi partie de la situation si vous voulez…on est pris en otage, on est malmenés, on nous crie dessus, on nous fait une tête comme ça, on nous pointe avec une arme…Donc on en joue et, du coup, vous l’utilisez, vous vous appuyez dessus et vous travaillez à partir de cela. C’est votre terreau du moment, il faut savoir l’utiliser, tout simplement. Oui, ça n’a pas toujours été très simple, néanmoins c’est aussi très aidant.

Concernant cette fois-ci le personnage de Georges, il est à noter une belle évolution professionnelle, presque dans la suite logique de tout ce qu’il a pu connaitre jusqu’à présent. Il dirige maintenant la PTS…

Mayel : Oui, c’est encore une fois quelque chose que je trouve assez intéressant parce que ça reflète une réalité dans le quotidien. Un fonctionnaire de police qui est assez bon, après 3 ans et demi, 4 ans, de manière assez crédible, on peut lui proposer une évolution de carrière. Après 3 à 4 ans, que les résultats sont bons et que son travail est très bien fait, c’est naturel. Donc c’était aussi un côté un peu nouveau de dire que Georges, on le voit un peu sympa mais on peut aussi lui mettre des responsabilités, à avoir une équipe mais tout en restant au commissariat, avec son côté un peu particulier, que j’aime énormément d’ailleurs.

Alexandre : Mais c’est aussi ce qui fait la force de ce personnage, c’est pour cela que Georges nous touche, il est hyper brillant mais il n’en a pas l’air. Donc il va se retrouver patron de la PTS mais avec ses T-Shirts avec des hamburgers, on lui vend des glaces J

Mayel : C’est ça, il a raison, ça nous ramène à quelque chose que, je trouve, la production et les auteurs ont fait de manière assez brillante, c’est ce côté « voilà, on ne se dit pas que ce n’est pas crédible ». Il y a ce côté que j’aime beaucoup où on se dit « oui, c’est crédible, oui c’est possible ». Alors, oui, parfois, on crée des choses, c’est ce qui fait la beauté de la fiction, on ramène des choses que l’on ne pourrait pas faire dans la réalité, sinon on ne ferait pas de cinéma ou de télé mais, globalement, sur cette quotidienne, il y a beaucoup de choses sur lesquelles on peut s’appuyer en se disant « c’est pas mal en fait ». Je trouve ça que cool que, après presque 4 ans que ce flic-là est présent, on lui propose une évolution de carrière, ce n’est pas au bout de 3 semaines donc je suis assez content.

On parlait des T-Shirts mais c’est vrai que, pour le coup, il y a cette évolution vestimentaire pour Georges…

Alexandre : Il s’est beaucoup battu pour les vestes mollesJ J J.

Mayel : Oui, c’est clair, c’est grâce à Alex. C’est une vraie anecdote, il me croise dans les couloirs avec une veste, bon…

Alexandre : …un peu structurée…

Mayel : un peu TRES structurée. Alex est un garçon évidemment très charmant, il a de très bons gouts, il me regarde, je vous jure que c’est vrai, il allait tourner, il me dit « faut que je te parle ! » donc, là, c’est sérieux, c’est Monsieur Brasseur qui me parle. Il me dit « tes vestes, il faut que tu aies… ». Il a été cherché sur son portable des infos de vestes qu’il m’a envoyées et m’a dit « c’est ça qu’il te faut ».

Alexandre : Des vestes molles J

Mayel : Je les ai mises et tout le monde m’a dit que c’est stylé, que c’est super beau. Je leur ai répondu que c’est grâce à Alex. Les costumières m’ont dit « mais oui, c’est vrai, on n’y avait pas pensé ». J’avais des vestes un peu…

Alexandre : …trop structurées… J J J

Mayel : Du coup, ce que vous voyez en vestes, à la base ça part de Brasseur qui passe dans un couloir et qui me dit « tiens, regarde, j’ai vu ça pour toi », il avait 3 screenshots de vestes. C’est pour vous dire que l’on est vraiment entre potes où, lui, va avoir ses textes, va bosser et va s’arrêter pour me dire un truc qui n’a rien à voir avec son texte ou son jeu.

Alexandre : Et inversement.

Mayel : Voilà, du coup, c’est ça qui est joli et je pense qu’on peut se dire que c’est cool.

Alexandre : Il y a une belle forme d’humanité !

Merci, à tous les deux, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Medi Sadoun évoque son actualité télévisuelle, pour France Télés : L'ami qui n'existait pas !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Medi,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous êtes présent, ici, au Festival de la Fiction TV de La Rochelle pour présenter « L’ami qui n’existait pas ». Déjà, on imagine que, avec le contexte que l’on a connu, il doit y avoir beaucoup de joie de retrouver le public, en plus pour mettre en avant une nouveauté ?

Ah oui ! De toute façon, c’est grâce au public qu’on existe : pas de public, pas de film. Pas d’amour du public, pas d’envie de donner de l’amour. Quel que soit le rôle, de toute façon on le fait pour donner de l’émotion à un public potentiel, pour faire plaisir, pour faire connaitre des émotions que certains ne connaissent pas. C’est ça le vrai bonheur, quand les gens viennent nous voir pour nous dire « ton rôle était crédible, j’y crois ». Je fais toujours des choses qui me font vibrer, sinon je ne saurais pas les jouer et je serais obligé d’utiliser mon cerveau pour créer un personnage que je ne connais pas. Je ne veux pas mentir, je reste cohérent, je choisis les films que je fais, il m’est arrivé de refuser des films, même si je n’avais pas forcément de boulot derrière car ce n’était pas possible.

Donc, oui, c’est une grande joie, j’ai la chance que Nicolas m’ait proposé ce rôle-là, c’est un cadeau du ciel. Quand j’ai demandé qui allait interpréter Camille, qu’on m’a dit Audrey Dana, j’étais très heureux. J’adore la discrétion des acteurs car ils créent un mystère. Audrey, je l’ai vue simplement dans les films, pas plus donc c’était un mystère mais je savais que, en même temps, elle avait une profondeur et une spiritualité très fortes. Avant de la rencontrer, je savais que ça allait être énorme, je me suis mis un petit peu la pression mais cette pression est toujours humaine, ce n’est pas une pression à se demander si je vais réussir à résoudre l’équation qu’on va me donner, c’est une pression de savoir si je vais rencontrer l’humain comme j’imagine qu’il est. Et en fait, oui, j’ai eu du 100% humain avec Nicolas, j’ai eu du 100% humain avec Audrey, qui est d’une générosité extrême dans le jeu. Au moment où elle n’est plus à l’image, elle vous donne autant d’émotion et ça, c’est la plus grosse preuve d’amour d’un comédien, elle vous envoie les larmes alors qu’elle n’est pas à l’image. Elle a raison, c’est très subtil.

Nicolas, j’ai eu beaucoup de chance, c’est un réalisateur qui calme, on va dire, tous les autres. Dans le sens où vous oubliez qu’il est réalisateur, vous avez un copain, un ami, vous parlez des valeurs, on se rejoint là-dessus, voilà il n’y a même pas de direction, il vous fait confiance. Comme il ne vous dit rien, je me demandais si je l’avais bien fait ou pas et il me répondait oui, il veut vraiment éviter que l’on réfléchisse. Parce que, quand il y a une direction, eh ben on réfléchit et, du coup, l’instinct disparait. Lui laisse notre instinct, comme ça, se mettre en place, c’est magnifique.

Pour en revenir à votre personnage, qu’est-ce qui a vous attiré en lui ? Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de rejoindre cette aventure ?

La rigueur du métier de mon personnage, qui est commissaire de police. Qui arrive sur un sujet très très sensible, puisqu’il a une femme qui va traverser différents types d’émotions et c’est la frontière entre le devoir de policier et l’empathie. On est vraiment sur un fil entre l’empathie et l’envie de vouloir aider naturellement cette personne. Le métier de flic fait mettre un mur sur ces émotions-là pour pouvoir aller au bout de son projet, afin de savoir où est le vice. C’était toute la subtilité du jeu qu’Audrey m’a aidée à avoir tout à fait naturellement de par l’émotion qu’elle envoyait. Au début, elle m’annonce qu’elle cherche son enfant, je me dis que c’est probablement une fugue, ensuite je la vois avec des larmes, empathie naturelle et quand je me rends compte qu’il y a peut-être un enlèvement d’enfant, là, ça ne rigole plus, je pose des vraies questions et, quand je vois qu’elle a un passé psychiatrique, je me dis que l’on marche sur des œufs. C’est-à-dire que je ne peux plus être flic, je suis obligé d’être dans l’empathie et d’être assistante sociale. Pour savoir si elle va m’aider, si je veux avoir des informations, en allant dans son sens, en étant dans la douceur. Si je commence à lui rappeler que je suis flic, elle va se fermer et se barrer, elle va me mentir. Donc c’est vraiment aller dans ce sens-là.

Sauf que, à un moment donné, on ne peut pas aller dans le sens d’une personne qui a des problèmes psychologiques parce que vous devenez médecin ou assistante sociale. Je suis obligé, à un moment donné, de dire que je suis flic et que, maintenant, ça suffit, que l’on m’a assez mené en bateau. C’est là toute la difficulté ou pas d’échange qu’il y a et de travail à deux sur la vraie écoute.

 

 

Cette large palette de jeu doit être très plaisante pour vous, en tant que comédien ?

Oui, parce que, là, vraiment, on joue. Je n’ai jamais eu autant l’impression de jouer dans un film que dans celui-là. Parce qu’on n’est pas limité à un rythme d’une séquence, tant que l’émotion est là, on garde la caméra. D’ailleurs, le scénario le dit comme cela, ce n’est pas le texte qui fait la longueur du film, ce sont vraiment les émotions. C’est ça qui est magnifique, plaisant, on rentre vraiment dans l’histoire et, une fois que ça ne tourne plus, on est encore dans l’histoire, on pense à cette histoire, on pense à ce que l’on va faire demain car on tournait de manière chronologique. Là, c’était vraiment prenant, jouissif.

Une fois que l’on est apnée, quand on sort, on respire, on remet les niveaux à zéro. Quand on a une bulle et que l’on a à faire à quelqu’un qui pleure, on a besoin d’aller faire un footing avant de revenir pour retomber dedans. Comme un chirurgien quand il sort d’une opération, qui a besoin d’aller fumer ou de déconner. Ce n’est pas pour rire de la situation, c’est juste pour se recharger, pour reprendre de l’oxygène, afin de mieux repartir ensuite. Moi, c’est en déconnant un petit peu, en lâchant tout, avant de revenir car c’est une part de vérité qui est en nous.

Le retour du public à l’issue de la première projection a été très positif. On imagine que vous avez hâte de pouvoir le présenter au plus grand nombre ?

J’ai eu des retours très touchants, même de gens d’autres chaines. J’ai été très content de voir que les gens ont été bluffés, ça m’a profondément touché. Voilà, je prends, je ne sais pas quoi faire de tout cela. Pourtant, j’ai l’impression de n’avoir rien fait, j’ai simplement suivi Audrey qui m’envoyait des émotions et on a raconté une histoire à deux. On est contents et on a envie de repartir sur des projets humains comme celui-ci, en télé.

Merci, Medi, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 : Romane Jolly nous présente la mini-série prochainement à l'image, dont elle a le rôle principal, "Fugueuse" !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romane,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve ici, au Festival de la Fiction TV de La Rochelle, pour la mini-série « Fugueuse », diffusée à partir de la semaine prochaine sur TF1. On imagine que, avec toute la période qu’on a connue ces derniers mois, le fait de pouvoir retrouver le public et de leur proposer ce projet doit vous faire particulièrement plaisir ?

Ça me fait très plaisir ! Après, au-delà de cette période de pandémie un peu compliquée, moi c’est mon tout premier rôle. Donc ce n’est même pas redécouvrir le public, c’est le rencontrer en fait, tout simplement. Donc c’est avec un petit peu de nervosité mais un enthousiasme énorme.

Justement, au moment de prendre connaissance des thèmes, quelle réaction avez-vous eue ?

Je ne me suis pas forcément posée la question de comment le téléspectateur allait pouvoir regarder cette série et mon travail de comédienne. A la lecture du scénario, évidemment j’ai été prise tout de suite par cette histoire parce que c’était bien écrit. Le propos est tellement important et sortait un peu des sentiers battus de ce que l’on a l’habitude de voir, que ça m’a plu. Après, il y a aussi eu la phase où je me suis posée la question de « est-ce que je vais en être capable ? », « est-ce que je vais pouvoir assumer les scènes de nudité ou de violence ? ». Mais, très vite en fait, je savais que je voulais faire partie de ce projet, que je voulais en tout cas défendre du mieux que je pouvais cette Léa.

D’ailleurs, quelle a été votre méthodologie de travail en amont ?

J’ai eu plusieurs petites réunions et rendez-vous avec Jérôme, le réalisateur et, au cours de ces séances, on lisait chaque scénario d’un bout à l’autre, on s’arrêtait sur chaque scène, on prenait le temps de construire ce fil conducteur de ce personnage, d’être en accord, de vraiment faire en sorte que je me l’approprie, de faire en sorte que ma vision soit en phase avec la sienne. Il y a eu tout ce travail qui a forcément précipité les choses, c’était du coup beaucoup plus fluide sur le tournage. On savait où on voulait aller.

Jour après jour, je me suis sentie plus à l’aise. C’est arrivé très vite, toute l’équipe, du régisseur au producteur, chaque personne a été incroyable. Je me suis très vite sentie dans une petite famille. Mais, oui, évidemment, plus le tournage continue, plus je me sens à l’aise, je prends mes marques, je tente, je peux me permettre aussi un petit peu de sortir parfois du texte parce que j’ai la bienveillance et le regard de Jérôme qui ne me lâchait pas non plus.

 

 

Concernant le personnage, par rapport à la gravité du sujet, vous êtes-vous projetée, avez-vous essayé d’imaginer votre réaction pour mieux le comprendre ?

Oui, je me suis posée en tout cas des questions, je voulais moi me créer une espèce de back story, même avant que l’histoire ne commence. Vu que je savais quel chemin allait prendre Léa, évidemment je me posais toutes ces questions et je faisais un petit peu résonnance avec moi de savoir comment je pourrais réagir face à cela. Pour, évidemment, essayer de faire sortir des choses de moi pour les rendre les plus vraies possibles.

J’ai essayé de la comprendre elle, sans forcément la juger car c’est un âge parfois tellement compliqué pour les jeunes filles de 16 ans. Oui, je voulais la comprendre, la défendre.

Nous le disions, nous sommes à quelques jours seulement de la diffusion. On imagine sans doute de l’excitation et de l’impatience de pouvoir le proposer au grand public ?

Je suis très fière de ce projet. Sans parler de moi, je suis juste reconnaissante éternellement à Jérôme qui est un réalisateur incroyable. Je suis, oui, très fière de ce que l’on a tous fait et, après, j’ai aussi hâte parce que le propos doit être mis en lumière. C’est presque une urgence en fait, il y a entre 7 000 et 10 000 mineures en France qui se prostituent, c’est vraiment alarmant, c’est pour cela aussi que j’ai envie que ça passe très vite. Pour ceux qui l’ont vu sur Salto en avant-première, j’ai déjà aussi beaucoup de retours qui sont positifs, je reçois d’ailleurs notamment des retours de parents, je m’attendais à recevoir des messages peut-être plus des gens de mon âge et il y a beaucoup de parents qui me disent que « à travers cette série, il y a vraiment eu une prise de conscience sur un espèce de dialogue que l’on doit garder ouvert ». C’est super pour nous, on se dit que peut-être quelques messages de la série vont pouvoir être passés et transmis.

Merci, Romane, pour toutes vos réponses !

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TF1 : Booder et Nadia Roz nous présentent "Le furet", prochainement à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bonjour Booder, bonjour Nadia,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve au Festival de la fiction Tv de La Rochelle pour évoquer « Le furet », prochainement diffusé sur TF1. La séance de projection proposée au public en début de semaine a dû être un vrai plaisir et une vraie joie, avec cette proximité retrouvée du public ?

Booder : Oui, on n’avait pas vu le film….

Nadia : On l’a découvert en même temps…

Booder : On est arrivés lundi, on est venus le présenter et on s’est assis côté à côté avec Nadia. On était morts de rire et la salle a ri aux éclats. Son enthousiasme nous a emportés, on était vraiment aux anges et très contents de la réaction du public.

Nadia : On a tous été agréablement surpris et, pour ma part, je suis très fière d’avoir participé à cette aventure. Franchement, on rigole bien, c’est un sujet important la parentalité, la PMA, le thème de la stérilité. Mais c’est surtout une comédie. Voilà, cette alchimie entre le casting, le sujet, finalement le résultat et surtout le plaisir que l’on a eu à faire ce film, ben c’était une petite récompense de le voir comme cela, en public et que les gens l’accueillent aussi bien.

Justement, quels principaux retours ont-ils pu vous faire après la projection ?

Booder : « On a bien ri, on a été touchés par moment ». Vous savez, quand le public sort et dit que c’est trop court, c’est qu’ils ont passé un excellent moment. Nous, ça a été ça, on a été félicités, on a eu le sentiment du travail accompli.

Nadia : Les gens nous disaient « merci, ça fait du bien de rire en ce moment, dans le contexte actuel ». Ça a été très émouvant, il y a eu une séance de questions/réponses avec le public, animée avec panache par Booder qui a fait cela trop trop bien. Je me souviens de la dernière intervention, un monsieur qui n’avait en fait pas de question voulait juste nous dire « merci de nous avoir fait rire, en ces temps on en a vraiment besoin ». La façon dont il a dit cela était très émouvante, on suppose qu’il n’a pas passé que des bons moments sur les mois précédents, c’était touchant et ça fait plaisir.

Booder : Même dans son intonation, il était touchant. A la fin, on a eu une standing ovation, ils nous ont applaudis, remerciés…Qu’est-ce que l’on pourrait vouloir de plus que cela, que le kiff vraiment ?

Nadia : C’est ça…

Vous avez commencé à l’évoquer, comment, avec vos mots, décririez-vous ce programme-ci ?

Booder : C’est l’histoire d’un mec qui a la quarantaine, un célibataire endurci, qui vit sa vie, qui ne se projette nulle part, il ne veut pas avoir d’enfant, il est dans un délire, il est très bien comme il est, il a ses petites aventures, il a ses amis, il a son petit cocon tout rose et tout beau. Tout s’effondre le jour où son frère débarque dans sa vie avec un furet, son animal de compagnie. Juste avant, un des couples d’amis lui demande de bien vouloir donner de son sperme à la banque de sperme, pour pouvoir eux être prioritaires. Eux, contrairement à lui, rêvent d’avoir un enfant, il accepte vraiment par amitié. Sauf que, malheureusement, il voit débarquer son frère chez lui et le furet, par accident, lui mord les bijoux de famille, faisant de lui un homme stérile. Quand il apprend qu’il ne pourra jamais avoir d’enfant, lui qui n’en voulait pas avant, sa vie est remise en question et il décide de retrouver la femme porteuse de ses derniers échantillons. C’est super beau, on ne va pas vous spoiler tout le film, c’est une comédie sentimentale et très touchante.

Nadia : C’est une comédie romantique, drôle, familiale. On rigole bien.

Booder : Je vous rassure, on ne voit pas, on le devine, c’est filmé de manière tellement drôle que l’on devine que le furet lui a fait ça. C’est tellement drôle et touchant de voir le personnage de Maxime, joué par Mathieu Madénian, changer complètement de mentalité de vie pour devenir amoureux. C’est super beau, franchement.

Nadia : Il va mûrir, il va grandir…

Booder : Ca relance un peu les questions sur la PMA, qui sont des questions très importantes.

Un mot peut-être chacun sur votre personnage ?

Nadia : J’ai le bonheur d’incarner Caroline, la meilleure amie du personnage principal. Elle a trois enfants, dont des jumeaux, elle est une spécialiste de cela, elle gère sa maison et sa vie professionnelle de main de maitre. Donc elle va être un peu un garde-fou, c’est un peu sa conscience, elle se mêle parfois de ce qui ne la regarde pas mais elle est très attachante. En découlent pas mal de scènes de comédie justement avec son mari, interprété par Loïc Legendre, avec qui on s’engueule joyeusement. Il se passe plein de choses…Et toi ?

Booder : Je suis le frère de Maxime, je suis celui qui déboule dans sa vie et qui, quelque part, l’aide maladroitement. Je suis un enfant adopté, je suis son demi-frère. Pour rendre la pareille à mes parents qui m’ont adopté, j’ai décidé d’adopter un furet parce que ça coute moins cher que les enfants. Furet que je baptise du nom de Michel parce qu’il me rappelle un tonton que l’on a eu. Malgré moi, je fais plein de bêtises mais il s’avère que ces bêtises déclenchent chez Maxime une maturité, allant quelle que part le faire rentrer dans le monde des adultes. On s’est vraiment vraiment marrés.

 

 

D’ailleurs, au moment d’aborder le tournage, avez-vous eu des sources particulières d’inspirations pour votre personnage ? Peut-être par rapport au sujet, vous êtes-vous renseignés personnellement ?

Booder : On a fait de la lecture, on a posé plein de questions, on a travaillé en amont sur le film. On a fait des recherches sans en faire en fait. Je ne savais pas, par exemple, que les banques de sperme existaient.

Nadia : Cette histoire de passer en priorité si on arrive avec un donneur…

Booder : Est-ce que ça existe vraiment ? Oui ! Tous ces petits renseignements que l’on a eus hors lecture de scénario nous ont éclairés sur l’histoire du film surtout. Pour les personnages, on a cette chance de travailler avec le réalisateur Thomas, qui nous laissait beaucoup de libertés, tout en restant dans le cadre du film. Pour nous qui sommes humoristes, parents…chacun de notre côté, femme et homme de scène, chacun a apporté un peu sa pierre à l’édifice, son humour et son expérience, avec bienveillance. On s’adore en dehors de la scène, on se connait depuis très longtemps, c’est très agréable et ça se voit quand on regarde le film. Pour faire une comédie, il faut qu’il y ait une ambiance comique lors du tournage…

Nadia : Je pense que c’est un body movie, comme disent les américains, c’est vraiment une bande de potes.

Booder : Ce copinage aide énormément, bien sûr il faut l’encadrer et le cadrer, le réalisateur était là pour le faire et on était là aussi pour épauler Mathieu, qui joue son premier rôle et qui le fait magnifiquement. Il porte le film, nous ne sommes que des pièces ajoutées, importantes mais il fallait que l’on porte aussi Mathieu, qu’on l’aide dans cette aventure. Lundi, quand on a vu le film, j’étais tellement fier de mon pote. C’est une autoroute, c’est validé, il joue bien, il est juste.

Nadia : Claire Keim est rarement dans des comédies, elle a fait beaucoup de drames, elle était contente aussi de pouvoir s’exprimer. Elle a une scène irrésistible, où elle a un fou-rire nerveux, je la trouve formidable, elle fonctionne aussi en comédie et je pense que l’on va la revoir là-dedans.

Vous avez hâte du coup de découvrir les retours du grand public au moment de la diffusion sur TF1…

Booder : Exactement ! Ça passera sur TF1, en prime time et on espère que les gens aimeront. C’est un film que l’on peut regarder en famille, les sujets sont traités avec légèreté mais sans vulgarité, ce sont des faits de société qui existent. Ça fait longtemps que je n’avais pas ri sur TF1, avec un film comme celui-là, vraiment…C’est bien aussi que TF1 s’intéresse à la comédie, qu’ils mettent en avant des films un peu drôles et sentimentaux.

Nadia : Oui, des films légers, il y a pas mal d’enfants aussi à l’image.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets ou actualités plus personnels à venir ?

Booder : Je vais vous donner un scoop…Nadia Roz remonte sur scène…

Nadia : Ah ah ah…c’est mon agent J

Booder : Il ne faut pas la rater, c’est en 2022, ça va aller très vite, ce sera complet au bouche à oreilles, à la rumeur, elle remplit…Je suis tellement fière qu’elle remonte sur scène, elle nous a manqué, ça fait deux ans qu’elle n’était pas là. Et moi, je suis en tournée, toutes les infos sur Instagram.

Nadia : Je suis aussi dans la suite du « Remplaçant » sur TF1 et j’ai tourné une série pour France 2 qui s’appelle « L’amour presque parfait », avec Tom Leeb, Maud Baecker, Isabelle Vitari, Gérémy Credeville qui joue mon mari. Encore une joyeuse bande, on s’est bien marrés. Ce sera en 6 épisodes de 52 minutes.

Merci à tous les deux pour votre disponibilité !

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Anne Charrier évoque son rôle de membre du jury au Festival de la Fiction Tv de La Rochelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

On se retrouve au Festival 2021 de la fiction TV de La Rochelle, où vous êtes membre du jury. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous ?

Oui, oui, oui, c’est super ! Pour plein de raisons, déjà parce que j’ai un très bon souvenir de La Rochelle au travers des divers projets que j’y ai présentés. Et puis j’ai eu la chance de recevoir le prix d’interprétation en 2017 donc je vois aussi l’impact ainsi que le gros plus que ça a. Cet adoubement de nos pairs est quand même quelque chose d’important. Donc je prends cette responsabilité très à cœur, je suis très sérieuse sur la charge de travail.

Au-delà du rôle en lui-même, le fait de retrouver le public et la proximité des gens du métier doit faire chaud au cœur, dans le contexte actuel ?

Ah oui, oui, bien sûr, c’était essentiel de revenir à cela. Sachant qu’il y a quand même de grosses contraintes avec le public. On n’a pas les séances de dédicaces, qui s’organisaient d’habitude et qui font partie intégrante des festivals. Parce que c’est une rencontre particulière avec une partie du public. On les croise quand même dans la rue, on fait des photos mais c’est très heureux de pouvoir revenir dans ces lieux, de croiser et la profession et le public. Même entre nous, on se voyait très peu, sauf pour les projets concrets mais, en fait, on n’avait plus de réunion, on n’échangeait plus de vive voix autour des projets, sauf si on travaillait concrètement ensemble. C’est une des grandes joies de ce presque post Covid.

Guillaume de Tonquedec le disait, il vous connaissait car vous aviez récemment tournés ensemble mais il ne connaissait pas les 5 autres membres du jury. Est-ce pareil pour vous ? Est-ce aussi l’occasion de rencontrer d’autres corps de métiers ?

Oui, oui, absolument ! Je connaissais le travail de certains d’entre eux mais c’est vrai que l’on ne se connaissait pas personnellement et c’est très enrichissant. Parce que l’on vient d’univers différents, on a des carrières différentes, des expériences différentes et je trouve que ça valorise les échanges, que ça les renforce. On n’a pas le même regard, on n’a pas les mêmes réactions, on ne réagit pas aux même choses, on n’est pas impacté de la même façon, voilà c’est très heureux comme échanges. Les retours que l’on a de chaque projection sont très riches, je trouve.

A titre plus personnel, en amont d’une projection, vous renseignez-vous déjà sur le projet ? Ou, à l’inverse, avez-vous cherché à rester la plus neutre possible ?

Je regarde le casting et le thème mais c’est vrai que je ne fais pas un travail de fond comme celui que je ferais si j’étais amenée à travailler avec quelqu’un. Parce que, en fait, il faut avoir une zone de recul, d’autant plus que l’on juge aussi des travaux de gens que l’on connait, avec lesquels on a travaillé, avec lesquels on a échangé, dont on aime le travail ou avec lesquels on a un affectif. Il faut rester le plus neutre possible, c’est irréalisable d’être totalement impartial, il y a forcément une histoire, même si on ne souhaite pas la considérer mais on fait vraiment l’effort de rentrer dans chaque projet complètement en essayant de faire le vide.

Justement, quand vous rentrez dans le projet, est-ce votre œil de téléspectatrice ou celui de comédienne qui regarde la proposition ?

C’est intéressant parce que je me posais cette question-là. Je crois que, inévitablement, le fait de faire partie de ce métier nous gâche un peu le plaisir immédiat. Parce que, quand même, on a un regard pro sur certaines choses. Pour ma part, ce regard pro se réveille quand je ne suis pas emportée. C’est-à-dire que, à un moment donné, je me demande pourquoi on n’a pas fait ça comme ça. Si ces questions-là ne se posent pas, c’est que, en fait, je suis rentrée dans ma zone de spectatrice et que je suis portée par l’histoire et les acteurs. Donc j’essaie quand même de valoriser ce regard-là, c’est-à-dire celui où la raison se met de côté pour être le plus dans l’émotion. C’est un média qui est supposé révéler des émotions donc j’essaie de rentrer fraiche, la plus fraiche possible.

 

 

Guillaume le disait récemment, à ce stade-là des projections, il a noté une très grande qualité dans les propositions. On peut imaginer que c’est un point de vue que vous partagez ?

Oui, oui, tout à fait ! On voit la télé évoluer, c’est-à-dire que, sur certains projets, on n’a plus ce clivage cinéma/télé qui est déjà obsolète depuis très longtemps. Mais on voit des projets que l’on pourrait avoir vus clairement au cinéma. On voit de la télé aussi bien de grand spectacle, que de la télé d’auteurs, que de la télé plus mainstream mais de grande qualité. C’est le point commun à tous ces projets. C’est ça que je trouve très heureux et très enrichissant. J’ai l’impression de voir évoluer la télé, entre le moment où j’ai commencé et maintenant. Je vois arriver de jeunes comédiens avec un talent fou et des metteurs en scène hyper inventifs. On sait que les moyens sont parfois limités économiquement, on voit alors une grande capacité d’innovation et d’audace, c’est très réjouissant.

On peut donc penser que les délibérations jusqu’au rendu final vont être intenses ?

Oui, je pense. Bien sûr, on échange entre nous et on a des impressions. Mais on essaie de ne pas influencer les autres sur des choses que l’on aurait vues et qu’ils n’auraient pas vues. Toutefois, il y a des lignes claires qui se dessinent quand même, bien sûr je ne dirais rien. Il y en a d’autres où on attend les retours de nos camarades pour étayer un peu des impressions, il y a des choses où je serais incapable aujourd’hui de donner un palmarès clair.

Pour terminer, en complément, quels sont vos autres projets du moment en cette période de rentrée ?

Ce sera le théâtre en ce qui me concerne, je vais commencer des répétitions pour une pièce qui va se jouer au mois de janvier, une pièce de Patrick Haudecoeur et Gérald Sibleyras, qui s’appelle « Berlin, Berlin », mise en scène par José Paul. Qui est une comédie extrêmement drôle, j’espère du moins qu’elle le sera, en tout cas elle l’est à l’écriture. Elle est un peu dans la veine de « To be or not to be », c’est très enlevé, avec des personnages très marqués, c’est très drôle. On commencera par Paris et il y aura forcément une tournée.

Merci, Anne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Koh Lanta : Julie, candidate en 2016 et 2018, se remémore ses deux aventures et en profite pour évoquer la saison anniversaire actuellement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

La saison anniversaire « Koh Lanta, la légende » est actuellement en cours de diffusion sur TF1. Avant de s’intéresser plus en détails à son contenu, revenons sur vos deux expériences dans le jeu. On imagine sans doute la fierté, le plaisir et la joie que ce doit être, pour vous, d’avoir participé à deux reprises à cette formidable aventure ?

Oui, tout à fait, c’est vraiment une chance extraordinaire d’avoir pu participer à deux saisons de « Koh Lanta ». J’ai conscience qu’il y a des milliers de personnes qui rêvent de faire cette grande et belle aventure. C’est extraordinaire d’avoir pu le faire deux fois ! Comme quoi, les vœux se réalisent…

A l’origine, la première fois, en 2016, qu’est-ce qui vous avait incité à candidater ?

Je suivais l’émission avec mon ex-mari, qui est lui aussi fan et, pour la première fois, j’avais regardé une saison dans son intégralité. Comme, je suppose, tous ceux qui regardent « Koh Lanta », on a tendance à se mettre dans la peau des aventuriers que l’on regarde à la télévision. A la fin de la saison, Denis a dit que, si l’on voulait nous aussi y participer et être l’un des aventuriers, c’était le moment de s’inscrire. Il y avait alors eu une petite page de publicités, j’étais allée me rafraîchir dans le jardin et j’avais vu une étoile filante passer dans le ciel. Je m’étais dit que c’était peut-être un signe, qu’il fallait peut-être que je m’inscrive à « Koh Lanta », on ne sait jamais. Effectivement, je suis allée sur mon ordinateur pour m’inscrire parce que je me voyais à la place des aventuriers. Comme quoi, l’étoile filante a réalisé mon vœu, moi qui ai été prise du premier coup et qui ai ainsi eu beaucoup de chance d’ailleurs.

Je crois que, comme dans le casting, j’ai fait quelques petites chansons Disney, ça leur a bien pluJ. Ils se sont dit que c’était assez inédit.

D’ailleurs, spontanément, quels principaux souvenirs gardez-vous de cette édition de « L’ile au trésor » ?

Tout d’abord, quand on met le premier pied sur la terre de l’aventure « Koh Lanta », là on réalise que l’on est dedans. C’est assez incroyable, on se regarde tous dans les yeux, on ne se connait pas, c’est le mystère, on sent l’euphorie, le stress et l’inconnu. Il y a quelque chose d’indescriptible qui se passe entre nous, aventuriers et je m’en souviendrai toute ma vie. On était tous des nouveaux aventuriers et on a tous ressenti ce bonheur de participer à l’aventure. Quand j’ai vu Denis apparaitre, je me suis dit « oui, ça y est, tu es dans « Koh Lanta » », j’avais le sourire jusqu’aux oreilles, on ne pouvait plus me l’enlever.

Après, plein plein plein de souvenirs, notamment j’ai eu ce que je ne voulais pas, à savoir affronter mes plus grosses peurs. Aussi être ambassadrice parce que je ne suis pas du tout stratège et que j’avais très peur de l’être, je l’ai été et j’ai eu la chance de piocher la boule blanche.

En deuxième partie, le parcours du combattant, moi qui ne suis pas sportive, parcours que j’ai finalement fait jusqu’au bout. Ce sont de gros évènements que je n’oublierai jamais, sans compter tout le reste de l’aventure.

Un mot sur le « message caché » que vous aviez trouvé, avant de le perdre lors d’un regroupement dans l’eau ?

Alors, j’avoue que j’ai été douée, dans cette aventure, pour trouver les messages cachés et les colliers cachés. Mais bon, je n’avais pas d’autre endroit que le soutien-gorge de mon maillot de bain pour cacher le mot que j’avais trouvé. Comme j’avais minci, forcément, quand on cache un petit papier dans son soutien-gorge et que l’on se baigne, on perd alors le papier…Donc Benoit l’a trouvé et j’avoue que tout le monde a éclaté de rire. C’est tellement inédit…C’est vrai que c’est un sacré souvenir et il y en a d’autres comme cela, assez rigolos, tel que le fameux plat que j’ai fait lors de l’épreuve où on doit courir sur la plateforme sur l’eau pour attraper un bambou. Là, j’arrive au bord de la plateforme, j’essaie de prendre mon élan mais c’est trop tard, je saute et …boum, le plat mais avec la forme du totem s’il vous plaitJ. Ca a fait le buzz…

 

 

Vous avez commencé à l’évoquer, quels souvenirs gardez-vous de votre rôle d’ambassadrice face à Jérôme ?

Etre ambassadrice, comme je l’ai dit, c’était pour moi la bête noire et, d’ailleurs, j’avais passé toute la nuit à pleurer, avant d’aller rencontrer mon adversaire. Je ne savais pas que ce serait Jérôme et, d’ailleurs, j’avais été très contente de le voir face à moi parce que c’est quelqu’un que j’adore, qui est très gentil et bienveillant. A la fois, ça m’agaçait parce que je ne voulais pas qu’il sorte, si jamais il devait piocher la boule noire. Malheureusement, ça lui est arrivé. Je suis assez fière de moi parce que j’ai affronté mes peurs. Je n’en suis ressortie que plus forte, finalement parce que, au début, j’y suis allée en pensant y être influencée, moi qui ne suis pas stratège. J’avais peur de mettre le nom d’un de mes camarades sur le papier. Finalement, à ma grande surprise, j’ai tenu bon, je n’ai finalement pas éliminé quelqu’un de mon équipe, ni de l’équipe adverse et j’ai eu le courage d’aller jusqu’à la boule. Je me suis dit que, finalement, la destinée était écrite et que si je devais sortir, je sortirais la tête haute. La chance et la bonne étoile ont été de mon côté, j’ai sorti la boule blanche. Donc tout est bien qui finit bien pour moi.

Un autre moment marquant est celui de votre retour en solo sur le camp rouge, où vous ravivez le feu…

Ah là, là...c’était terrible, je suis revenue toute seule sur l’ile. Les deux nouvelles équipes formées pour le jeu étaient alors en train de se battre l’une contre l’autre, pendant que je regagnais l’ile toute seule. Là, il avait plu, le feu s’était quasiment éteint, j’ai réussi à le rallumer, j’étais euphorique, ce qui a valu une petite chanson. Ce qui a aussi valu de crier le fameux « Je suis le maitre du monde », qui a fait aussi le buzz, j’avoue et qui a fait le tour des réseaux sociaux. Je n’avais pas vu qu’il y avait un drone au-dessus de ma tête, ça m’a valu une vue en hauteur de ce fameux cri, bras ouverts. Je me suis régalée, j’étais seule au monde, c’était un petit instant de bonheur, où je pouvais crier tout ce que je voulais, sans penser être vue mais, finalement, tout le monde l’a entendu et l’a vu à la diffusion de l’épisode.

Par la suite, pourquoi avoir répondu favorablement à l’invitation du « Combat des héros », en 2018 ?

D’abord pour tous les fans de « Koh Lanta » qui m’avaient envoyé des messages positifs, d’amour et très encourageants à mon égard. Véritablement, c’est pour eux que j’ai décidé d’y retourner, pour une deuxième édition. Ces messages m’avaient touchée, comme par exemple de personnes malades qui m’avaient remerciée de leur avoir redonné le sourire et la force de guérir. Ou de jeunes étudiants qui me prenaient pour modèle, en reprenant mes mots selon lesquels il faut se battre, toujours. Voilà, j’avais eu plein de messages positifs de personnes qui m’avaient dit avoir l’envie de me revoir à la télévision. Je me suis dit, allez, ils ont été tellement gentils que je vais y retourner.

Aussi, je ne peux pas ne pas le dire, j’adore « Koh Lanta », c’est une aventure extraordinaire et si on a la chance de la faire deux fois, on ne dit pas non, bien sûr. Mais c’est une aventure très très dure quand même, j’ai réfléchi avant d’y aller. Mais je ne regrette en rien cette deuxième édition, inédite.

 

 

Vous aviez été éliminée par les Wakai après quelques heures seulement de jeu. Comment aviez-vous appréhendé la nouvelle ?

Je n’ai pas du tout été surprise de voir mon nom à l’unanimité puisque un « Combat des héros » ne réunit normalement que des personnes très fortes sportivement parlant ou très stratèges. Et je ne suis ni l’un ni l’autre. Je me suis dit « c’est dommage, ça fait un petit peu court mais bon, tant pis, rentrons en France ». C’est là que j’ai eu la fameuse surprise de découvrir l’ile de l’exil, je ne m’y attendais pas du tout et c’était juste extraordinaire.

Vous aviez alors inauguré l’ile de l’exil. Vous y étiez restée 8 jours et 7 nuits, avant de vous incliner lors de votre deuxième duel, face à Raphaëlle. Quelles sensations vous avait procuré ce séjour sur cette ile un peu particulière ?

A la base, si je me suis inscrite à « Koh Lanta », c’est aussi pour vivre l’expérience de Robinson Crusoé. Là, j’ai trouvé, sur cette ile de l’exil, exactement ce dont je rêvais. Du coup, la sensation, extraordinaire, de vivre comme une survivante sur une ile déserte. J’étais chez moi, en fait, je me suis aménagé mon petit coin, j’ai fait vraiment ma survie, tout ce dont je rêvais. C’était incroyable, vraiment ! Après, on se sent un petit peu seule, même si le caméraman vient nous filmer. Donc j’étais contente, j’avoue, de voir que des aventuriers arrivaient au fur et à mesure pour faire des duels. Sinon, c’était un petit peu long.

D’ailleurs, ce principe de jeu est de retour pour cette saison anniversaire. Cela a dû vous remémorer certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je me suis dit que cette idée de l’ile de l’exil avait bien plu autant à la production qui l’avait mise en place qu’aux téléspectateurs puisqu’on la retrouve à nouveau pour cette saison anniversaire. C’est vrai que le principe est super sympa, finalement c’est une double aventure, il y a celle traditionnelle et une autre en parallèle. La chance qu’ils ont cette année est d’arriver à deux, au moins ils peuvent se tenir compagnie. Tant mieux pour eux…

Encore aujourd’hui, vous faites partie des candidats emblématiques qui ont marqué l’histoire de « Koh Lanta », comme en témoigne votre présence récente sur la photo d’anniversaire. Cela doit vous faire chaud au cœur ?

Ah oui, complètement ! Quand la production m’a téléphoné pour me faire monter à Paris afin de participer à cette photo de groupe, en m’expliquant que je faisais partie des aventuriers les plus emblématiques, je n’en revenais pas. Je me suis dit que ce n’était pas possible, que c’était extraordinaire. C’est une fierté quelque part, bien entendu. C’est très touchant, j’ai eu les larmes aux yeux quand on m’a appris cela, je n’en revenais pas. Certainement, cela fait suite aux retours des téléspectateurs fans de l’émission. Cela m’a énormément touchée d’avoir été classée parmi les aventuriers les plus emblématiques et les plus appréciés. Vraiment, c’est une fierté que de représenter les couleurs de ma régionJ.

 

 

D’ailleurs, êtes-vous restée en contact avec certains de vos camarades aventuriers ?

J’ai contact avec tous les anciens aventuriers de toutes les saisons confondues, grâce à un compte Facebook que l’on a créé. Une fois par an, on se réunit également entre aventuriers, autour d’un week-end festif où l’on organise de petites épreuves à la mode de « Koh Lanta ». Egalement, lors de ces rencontres, j’ai sympathisé avec quelques aventuriers de différentes saisons, que je continue à voir individuellement ou avec lesquels on s’appelle, on s’écrit. Dont notamment Kunlé, que j’apprécie beaucoup, qui est ami avec Claude. Il est adorable, vraiment et il m’a d’ailleurs donné des conseils diététiques, lui qui est coach sportif et alimentaire. J’ai aussi gardé contact notamment avec un autre aventurier, Simon, candidat en 2007, qui habite près de ma région. On n’est vraiment pas très loin, du coup on peut se voir un peu plus régulièrement. Tout récemment, entre les aventuriers du sud de la France, on s’est organisé une rencontre pour faire une via ferrata, c’était super sympa. Donc on continue à se voir et ça fait vraiment plaisir !

On garde de vous notamment l’image d’une candidate joyeuse, pétillante et chanteuse. Il s’agit là sans doute de caractéristiques que l’on retrouve en vous dans la vie de tous les jours ?

Oui, tout à fait, j’ai voulu absolument rester naturelle et moi-même dans les deux aventures. Lorsque l’on me voit avec le sourire aux lèvres non-stop et chantant des chansons, c’est que ça fait vraiment partie de ma personnalité. Je n’ai pas voulu être différente car, après tout, si on doit m’aimer, on m’aimera telle que je suis. Je n’ai pas menti sur celle que je suis, ça n’a que payé positivement puisque j’ai eu tous ces retours de ces gens qui m’ont suivie dans les aventures.

Sur les deux aventures en elles-mêmes, qu’est-ce qui, pour vous, avait été le plus compliqué à appréhender au quotidien ?

Bonne question…alors, les premiers jours, c’est la nourriture mais, par la suite, le plus difficile, finalement, est la vie en communauté. Car on est avec des aventuriers complètement différents de notre personnalité et avec qui on ne serait pas forcément amis dans la vie de tous les jours. Mais bon, j’avoue qu’il y a eu des moments de l’aventure où je me suis sentie très seule, je n’avais pas de binôme en fait. Je m’entendais avec tout le monde, tout le monde s’entendait avec moi, d’ailleurs c’est ce qui fait que l’on n’a jamais voté contre moi lors de la première aventure. Mais le plus dur a été cette vie de groupe. Même si je m’adapte très bien, j’ai eu, oui, de grands moments de solitude. J’étais un peu l’électron libre qui s’entend avec tout le monde mais qui, finalement, est un petit peu seule. Ce n’est pas évident, je le reconnais.

 

 

A l’inverse, comparativement à l’image que vous pouviez en avoir avant, certaines choses avaient-elles peut-être été plus simples à supporter ?

Oui, comme par exemple, ma peur des bestioles, des araignées en particulier. Avant de partir, je m’étais demandé comment j’allais faire. Finalement, ça s’est très bien passé, tous les insectes m’ont piquée des pieds à la têteJ. J’ai vu de tout, avec des tailles mille fois plus grosses qu’en France. Ça s’est très bien passé sur place, j’étais dans leur milieu naturel et il fallait s’y fondre. Mais, finalement, maintenant, j’ai moins peur, comme quoi…

Sur le camp, quelles étaient vos activités et occupations préférées ?

C’était d’aller chercher à manger. Notamment, je suis contente parce que j’ai quand même été la première à trouver, en 2016, un bénitier. Il y a une scène que l’on voit d’ailleurs dans un épisode, où je sors de l’eau en poussant un cri, avec la fameuse machette avec, au bout, un gros bénitier. J’étais tellement fière, je me suis dit « yes, on va enfin pouvoir manger autre chose que de la noix de coco ». Ensuite, j’ai été complètement euphorique, je passais tout mon temps à aller chercher à manger. Ca ne s’est pas vu forcément, sauf le passage du bénitier. On peut voir quand même que je suis une bonne vivante, j’ai des rondeurs, j’aime manger donc il fallait nourrir la tribu et moi-même. Du coup, j’ai passé tout mon temps à faire cela…

Pour en revenir à l’édition de « Koh Lanta, la légende », les premiers épisodes ont montré l’absence de jeu de confort. Comment auriez-vous réagi dans pareille situation ?

J’ai envie de dire que, en 2016, l’équipe dans laquelle j’étais perdait quasiment tout le temps, on n’a jamais gagné de confort, à part sur l’épreuve du paresseux, que j’ai gagnée avec Candice. On avait remporté une salade de fruits, une douche et un lavage de dents. Mais, sinon, on perdait tout le temps. Donc, niveau confort, j’ai l’habitude de ne pas en avoir eu. Là, ça ne m’aurait pas changé…à part manger de la noix de coco, c’est tout ce que l’on avait fait en 2016, jusqu’à la réunification, où on avait pu bénéficier du kit de pêche de l’autre équipe et enfin se nourrir de poissons, sans oublier le partage du riz qu’ils avaient gagné. Cette année, ils n’ont rien mais ça ne m’aurait pas changé de ma première saison….

Les hommes vivent, pour le moment, ensemble sur une ile et les femmes sur une autre. Selon vous, qu’est-ce que cela peut changer dans la vie du camp ?

C’est une question un peu délicate…C’est assez intéressant au niveau analyse psychologique de voir comment agissent les femmes et comment agissent les hommes. J’avoue que je préfère l’équipe des hommes parce que c’est plus cool, il y a moins d’histoires on va dire. C’est bien connu, dans un groupe de femmes, oui il y a des affinités mais, souvent, il y a des chamailleries. On a vu, dès le premier conseil, que ça a claché de suite chez les femmes donc je ne fais que dire et constater ce que j’ai vu. A ce moment-là, j’aurais, je pense, préféré être un homme…je suis désoléeJ. Mais bon, peut-être que l’on aura des surprises et qu’il y aura des disputes chez les hommes.

En conclusion, avez-vous, à ce stade-là du jeu, un favori ou un candidat préféré ?

Oui, j’ai déjà mes aventuriers favoris, qui sont absolument différents de ceux des autres années. Le perpignanais Hugo, actuellement sur l’ile de l’exil, qui est de ma région et qui est très fort, très discret, très humble…je l’adore. Ainsi que Maxime, qui est un petit peu réservé également mais je sais que, au niveau survie, c’est quelqu’un de passionné, avec qui j’ai de très bons contacts aussi. Chez les filles, plus Alexandra parce qu’elle a ce côté « wonder woman », dont je me souviens dans sa saison et que j’avais bien aimé.

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

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Anaïs Raciti évoque son parcours de jeune comédienne et ses différentes expériences !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une jeune artiste, avec pas mal d’expériences déjà dans différents registres, notamment en télé ou encore au théâtre mais aussi pour des publicités. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, quelles principales raisons vous avaient donné l’envie de faire de l’artistique votre métier ?

Mon père est musicien, je suis dans une famille artistique, ma maman est brésilienne et m’a sans doute transmis la culture artistique de son pays. J’ai commencé la danse à l’âge de 4 ans, art que je n’ai jamais arrêté jusqu’à aujourd’hui. Je suis d’ailleurs passée par tous types de danse, le contemporain, le classique, le jazz. A 8 ans, j’ai commencé le hip-hop et je n’ai plus jamais arrêté. J’ai fait de la salsa, j’ai fait de l’afro jazz, de la danse contact. Avec une amie d’enfance, on a beaucoup créé, on faisait des vidéos, on s’inventait des scenarii, on faisait des clips, on reprenait des musiques pour en faire des spectacles devant nos parents. A Noel, j’avais même commandé une caméra. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je pense que c’est ce qui m’a fait débuter dans le théâtre à l’âge de 8 ans. A 10 ans, je regardais Disney Channel et j’étais folle amoureuse d’un acteur, qui m’a donné envie de commencer. C’est là que j’ai eu le déclic, que j’ai voulu faire comme lui. Je suis allée voir mes parents pour leur dire que je voulais devenir comédienne. C’est donc parti d’une passion. J’ai la chance d’avoir des parents qui me soutiennent énormément, ils sont à fond derrière moi, ils me comprennent totalement donc ils m’ont tout de suite mise dedans. A 12 ans, je suis rentrée au conservatoire de Toulon, en théâtre, j’ai fait cycle par cycle, j’ai monté grade par grade. Au lycée, j’ai fait L, option théâtre. Après, j’ai passé un concours pour être en cycle d’orientation professionnelle, avant de prendre un an avec un coach. J’ai eu un agent dans le sud, j’ai pu toucher à certains castings, j’ai commencé par des pubs, par de la figuration, par des courts-métrages étudiants.

Mes premières expériences de tournage datent de 2018 avec une série « Olivia », sortie sur TF1. Ça m’a permis de prendre conscience que rien n’est acquis car le tournage ne s’est pas passé comme prévu. Idem pour une publicité dans la foulée. Je suis une personne qui a peur de faire les mauvais choix mais je n’ai jamais eu de doute. Même si, sur le moment, ça m’a donné un grand coup sur la tête, j’ai de suite rebondi et il y a eu un mal pour un bien. J’ai fait des rencontres qui m’ont aidée, qui m’ont faite grandir, je suis passée par des stages d’acteurs face caméra, j’ai vu beaucoup de monde. Ensuite, je suis montée à Paris, un coach m’a beaucoup soutenue, Louis-Emmanuel Blanc a été une étoile pour moi, il m’a prise sous son aile. Je suis alors rentrée à l’école des enfants terribles. J’y ai passé quelques mois mais, avec le Covid, ça s’est arrêté. Par la suite, j’ai de suite eu un rôle pour Netflix, d’une série qui va s’appeler « Les 7 vies de Léa », qui sort en 2022. J’ai été appelée aussi pour un téléfilm de France 2, j’ai rencontré un formidable partenaire, Valentin Duclaux, un véritable coup de cœur. Le tournage a été fabuleux.

S’en est suivi un mois de vide, avant un autre casting, pour « Ici tout commence ». Trois jours après, on m’appelait pour m’informer que j’avais le rôle de Léna Guibert. Pareil, j’étais très contente. J’y ai tourné jusqu’à cet été.

Justement, quels principaux souvenirs gardez-vous de ce tournage pour TF1 ?

Il y en a tellement ! Je n’ai jamais été accueillie de cette façon-là, tout est très bien organisé. Quelqu’un vient nous chercher, quelqu’un nous emmène, quelqu’un nous réceptionne, l’emploi du temps est déjà prêt. Tu es constamment en mouvement, je n’ai pas eu le temps de stresser, déjà j’y allais avec un bonheur absolu et j’ai été de suite dans la dynamique. La rencontre des acteurs s’est faite dès le premier jour, tous, sans exception, ont été accueillants, bienveillants, très gentils et on a tous créé quelque chose dès le début. D’ailleurs, Nicolas, qui joue Elliot, a dit une phrase qui m’a conquise : «  il n’y a pas de nouveau personnage ici ou d’ancien, on est là tous ensemble ». Cela m’a énormément reposée, ça m’a enlevé un poids.

Le décor est immense, fabuleux. Travailler là-bas est une chance fabuleuse, c’est magnifique, c’est très naturel, il y a une grandeur qui fait que l’on n’a pas le temps d’être prisonnier, il y a toujours quelque chose à faire, quelque chose à visiter. Tout le temps que j’ai passé là-bas, je découvrais quelque chose. Aussi l’échange dans le travail avec les acteurs, avec le coach, l’humanité qu’il y a malgré le rythme très élevé d’une quotidienne. Il y a trois équipes et on tourne à chaque fois avec de nouvelles personnes, c’est super enrichissant, on rencontre énormément de personnes différentes. Ça s’est tellement bien passé, j’ai eu de très bons retours des acteurs, du réalisateur, du coach, qui m’ont énormément fait plaisir et qui m’ont permis de gagner une confiance. Très sincèrement, je ne peux retenir que du positif, tout est bon à prendre, ce n’est que du plus, c’est un cadeau.

En complément, quels principaux retours avez-vous pu avoir des fidèles téléspectateurs de la série ?

J’ai été très surprise, je ne m’y attendais pas du tout. Comme Léna était seulement de passage, je pensais que l’on allait très vite l’oublier. Finalement, elle a eu une intrigue qui a fait qu’elle a été au cœur de l’action. J’ai tout de suite eu, via les réseaux, des retours de fans très positifs également, cela m’a énormément touchée, c’est la première fois que je recevais autant de retours en dehors du métier. On me demandait même quand est ce que Léna allait revenir ou sinon quand est-ce que l’on me reverrait moi à nouveau mais sur un autre projet. On me posait également plein de questions sur le personnage. Recevoir tant d’amour d’un coup était fabuleux, merveilleux.

 

 

Vous l’avez dit, le rythme de tournage sur une quotidienne est très soutenu. Justement, comment l’avez-vous appréhendé ?

Très sincèrement, je me suis laissée porter. J’ai eu de la chance que mes camarades soient là pour moi, je n’ai pas vu le temps passer, j’étais dedans, je sentais l’adrénaline et c’est surtout en fin de journée où j’ai eu ce recul, où mon esprit est revenu d’un coup à moi. Là, une fois posée, tout redescend et j’étais épuisée. Sur le moment, on n’y pense pas, on est dans le travail, j’étais Léna, même entre deux prises.

Avez-vous pris le temps de regarder les épisodes au moment de la diffusion ?

Totalement ! Déjà quand j’avais eu le rôle, pour en savoir plus, pour savoir où Léna et moi allions mettre les pieds. Et évidemment que j’ai regardé mes épisodes. Ça fait toujours tout drôle de se voir, il y a une certaine angoisse car on sait le nombre de téléspectateurs en face mais, en fait, j’avais surtout hâte. Car ça me permet aussi de travailler sur moi, pour voir comment j’ai mis en avant Léna, comment j’ai porté le personnage. Je me suis remise en question, pour moi un acteur doit constamment bouger, retravailler les choses.

En complément, un mot sur vos prochaines actualités ?

Netflix a été un de mes plus gros tournages, en termes de production. C’est une plateforme qui prend énormément d’ampleur, j’étais heureuse d’apprendre que je tournerai pour eux. Le tournage s’est merveilleusement bien passé. En arrivant, ça n’a pas été l’intensité de ITC mais, malgré tout, j’ai fait des rencontres, j’ai bien travaillé, j’ai été mise de suite dans le bain. L’ambiance avec les réalisateurs était top, ils étaient présents pour nous. Ils savaient ce qu’ils voulaient mais, à la dernière prise, à chaque fois, on avait carte blanche. Le travail a été un véritable échange. J’ai joué des scènes d’époque 1990, avec les costumes du moment. J’ai joué un personnage de peste, c’était génial de s’improviser en ce sens, ce que je ne suis pas du tout dans la vie. Je trouvais que ce tournage était d’un type scénario américain, j’ai hâte de voir le rendu. En plus, les lieux étaient fabuleux.

C’est l’histoire d’une jeune fille qui sort de soirée et qui trouve un corps. Elle récupère un objet dessus, tout en appelant évidemment la police. Le lendemain matin, elle se retrouve dans le corps d’une personne des années 90. Elle comprend très vite que c’est celui du garçon qu’elle a trouvé mort. Le but est de savoir pourquoi il est mort, s’il a été tué ou non, quelle a été sa vie. Elle va ensuite se réveiller dans d’autres corps et chacun d’entre eux aura un lien avec la personne décédée. Entre temps, elle va tomber amoureuse de ce garçon et va avoir l’envie de le sauver. Mais elle apprend que ses parents ont un lien avec ça et si elle arrive à le sauver, elle ne va pas naitre. C’est donc un véritable dilemme. Mon personnage est celui d’une peste au lycée, parmi une bande d’amies. La jeune fille qui se réveille dans le corps des autres va, à un moment donné, se retrouver dans celui de notre leader. Nous qui sommes ses copines, on ne comprend pas son changement d’humeur.

Sur France 2, « Doucement rallumer les étoiles » est l’histoire d’une jeune fille qui se suicide. C’est une collégienne et tout tourne autour du deuil de sa famille, du mal-être d’une adolescente, d’une pression que l’on peut avoir malheureusement à ce jeune âge. Ça tourne beaucoup autour de l’humain, autour de l’humanité. Mon personnage est celui de la meilleure amie de cette jeune fille. On verra comment les amis aussi peuvent être impactés, quel lien vont avoir les amis avec la famille.

Merci Anaïs pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Clémentine Verdier évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et en profite pour nous présenter ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Frédéric Vignale

 

Bonjour Clémentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous rejoignez le casting de la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». On imagine sans doute la joie et le plaisir que ça doit être pour vous de faire partie de cette belle et grande famille artistique ?

Oui, effectivement ! Déjà, j’ai des amis qui en font partie donc il y avait la joie de savoir que j’allais les rejoindre. Après, tant que l’on n’y est pas allé, on ne se rend pas compte de ce que c’est. Vous parlez à juste titre de « famille ». Quand on fait différents projets, certes il y a la notion de famille le temps du tournage, mais l’organisation du tournage fait que souvent on se croise peu, c’est très dispersé. Hors, là, effectivement, la chose qui m’a le plus frappée sur DNA, c’est que l’on sent pleinement cette famille. Dans les acteurs qui travaillent dessus depuis longtemps, qui accueillent les nouveaux arrivants avec beaucoup de générosité et de convivialité, insufflent confiance et plaisir, mais aussi avec tout le cadre logistique, qui est totalement dingue. Oui, c’est une organisation de malade ! On nous annonce que ça va aller très vite, bon, mais curieusement, on n’a pas une sensation de précipitation, tout est encadré, les équipes ont une belle intelligence de travail et relationnelle, qui donne cette impression d’arriver dans une famille en effet. C’est très agréable.

En plus, le cadre de tournage est plutôt très agréable…

Oui, oui, oui. Après, je connaissais déjà bien Sète. J’y suis beaucoup allée. D’abord pour le théâtre, lors de ma toute première tournée. J’avais découvert cette ville et j’en étais tombée amoureuse,  j’étais restée à Sète pendant quelques jours avant les dates suivantes. Pendant plusieurs années, chaque été j’y repassais et j’avais très envie d’y aller aussi pour une série pour y passer plus de temps. Curieusement, le tournage de DNA est la période où j’ai le moins profité de Sète, parce que l’on est sur le travail, on est concentré. C’est un travail efficace, on ne va pas s’attarder des heures car c’est une grosse machine à plein de têtes qui avance, et il faut que, tous, on avance ensemble. Ce qui crée une forme d’excitation, comme on a au théâtre, par exemple, avant de rentrer sur scène. C’est très stimulant ! Ça demande de la préparation et de la concentration, pour se faire plaisir quand on tourne.

C’est totalement dingue quand on y pense : c’est une ruche et ils ont littéralement recréé une ville de personnages ! Ce dont je n’avais pas eu conscience jusqu’à présent, c’est que quel que soit le personnage que l’on rencontre, il trimballe une histoire complète avec lui. Ce que l’on ne retrouve pas dans d’autres types de formats où les rôles principaux ont clairement plus d’histoire que les « petits rôles ». Là, chacun est animé par toute son histoire et c’est très porteur.

 

@ Sarah Robine

 

Dans quel contexte arrive votre personnage ?

Il y a pas mal de changements sur cette rentrée, avec une volonté de continuer tout en ouvrant de nouvelles histoires et intrigues. Il y a notamment l’arrivée d’un nouveau directeur d’écriture, Marc Kressmann, et vous avez forcément entendu parler des nouveaux arrivants. Par exemple, il y a un nouveau décor, le lycée Agnès Varda, où un des personnages phare de la série est muté avec une nouvelle position. Donc certains des personnages existants vont être intelligemment mêlés à pas mal de nouveaux. Notamment, la nouvelle CPE, Irène Lopez Diallo, qui arrive avec sa famille. Je suis la meilleure amie d’Irène, mon personnage s’appelle Laetitia Lefranc. C’est une femme seule qui a un fils, Clément. Elle est très proche de lui et s’en occupe du mieux qu’elle peut, ils ont vraiment une relation fusionnelle. Elle habitait à Agde et vient s’installer à Sète sur l’invitation d’Irène. Son fils a fait quelques « bêtises », on va dire, et en plus il a une santé très fragile, il a besoin d’aide pour intégrer le lycée. Irène va aider Clément en ce sens.

Au moment de rejoindre le tournage, avez-vous visionné des épisodes pour vous imprégner de l’esprit et de l’ambiance du programme ?

Oui, absolument ! J’ai regardé en quelques jours tout un mois de diffusion ! Vraiment c’était très important pour moi. C’est sûr que l’on passe plein de castings dans l’année donc on essaie de regarder plein de choses, c’est le quotidien d’un acteur de regarder quasi tout ce qui se crée. Forcément, quand j’avais été appelée pour le casting, j’avais regardé un bon paquet d’épisodes pour comprendre les intrigues et connaître les personnages. C’est concret alors, on sait de qui on parle. Quand j’ai su que je rejoignais la série, j’ai tout regardé entre la période que j’avais déjà visionnée et le moment de la diffusion, j’ai tout rattrapé pour être bien au clair de toute l’histoire, connaître les acteurs que j’allais peut-être rencontrer, et également pour en profiter, c’était un vrai plaisir. Chaque épisode est construit intelligemment de plusieurs intrigues qui évoluent sur pas mal de semaines, donc il était très important de comprendre comment ça fonctionne. Toutes les intrigues sont importantes les unes par rapport aux autres et vu qu’on ne tourne rien dans l’ordre naturellement, mais parfois avec plusieurs semaines d’écart, il faut être très au clair mentalement. C’était très enrichissant, avant d’avoir les textes, d’avoir été dans la peau des téléspectateurs.

 

@ Frédéric Vignale

 

Avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

J’ai la chance d’avoir beaucoup d’éléments dans les scènes, vraiment. Mon personnage est relativement présent quand il arrive et tout était assez clair. Elle n’a pas vraiment de vie professionnelle parce que la santé de son fils nécessite une grande disponibilité donc tout est centré sur le rapport familial. J’ai beaucoup aimé l’écriture, pleine de finesse, donc j’ai beaucoup travaillé sur la matière. Assez vite, j’ai eu en globalité l’arche sur laquelle j’arrive, qui m’a permis de travailler dessus, d’écouter beaucoup aussi les partenaires plus anciens qui sont pleinement dans le plaisir de la transmission. Et puis il y a toute une armée extraordinaire de coachs sur DNA, qui connaît la série et le public, qui prépare, voit les rushes et est en lien avec l’écriture, la réalisation et la postproduction, ce qui est formidable. J’ai pas mal écouté et beaucoup suivi mon instinct. Je crois que mon personnage est assez clair et je l’aime beaucoup… Vous me direz !!

On le sait, le rythme de tournage est soutenu sur une quotidienne. Comment avez-vous appréhendé ce rythme et cette organisation ?

Effectivement, c’est la chose la plus effrayante quand on débarque dans l’aventure. Je suis actrice, la « minute utile » ne me parle pas trop, c’est pas concret. En revanche, le nombre de séquences par jour et le nombre de pages à apprendre, ça, c’est très concret, et pourrait faire flipper… Et c’est là où je trouve que la machine DNA est fascinante. On est accueilli, encadré chaleureusement, on peut poser toutes les questions aux coachs, présents en amont et pendant le tournage, il y a toujours un ou une répétitrice, on comprend qu’il y a des gens qui sont là pour nous accompagner. Et, en fait, je n’ai jamais senti ce rythme « soutenu ». Je savais qu’il existait mais on est tellement encadré que tout se passe bien et même agréablement.

Par exemple, je voulais être tranquille avec le texte et j’ai trouvé un système très simple : démarrer chaque semaine, systématiquement, après avoir tout balayé avec le répétiteur, la veille de mon 1er jour, parfois le dimanche, afin d’arriver sereinement au plateau. Et aussi rester pas mal focus. C’est pour ça que je disais que je n’ai pas du tout profité de Sète. J’ai quand même mis six semaines avant d’aller me baigner ! En plein été !!! On sait que tout le monde a envie de faire du bon travail, on a envie de défendre les personnages et les enjeux qui nous sont proposés. Qui sont très riches, au niveau narratif, au niveau émotionnel, avec de beaux enjeux.

J’ai tourné avec sept ou huit réalisateurs et réalisatrices différents, ce sont des manières différentes de travailler, des rythmes différents, des équipes différentes. C’est formidable. Quand on travaille au studio, par exemple, le décor est très connu des équipes et il y a généralement beaucoup de séquences. Quand on est sur un nouveau décor, il y a des choses nouvelles qui arrivent. On sait que certains jours vont être durs, par exemple parfois on est de toutes les séquences de la journée !! Mais je pense que, inconsciemment, on se prépare pour que ça se passe bien, on a envie de ne rien laisser derrière soi. Et on a été suffisamment rassuré par l’organisation pour que ça ne soit pas un problème. Les gens savent tous que ça va sûrement être fatiguant mais que ça ne sert à rien de le dire, c’est pas constructif. Il y a une vraie énergie positive dans les équipes où tout le monde essaie de travailler au mieux, ensemble, et donc une grande fierté de savoir que l’on a, en faisant le meilleur travail possible, réussi à rentrer toutes les séquences en fin de journée.

En parallèle, la nouvelle saison de la série « Les Engagés » sera bientôt visible, avec un nouveau format, de 3x45 minutes…

Oui. C’est un personnage très différent. Je suis arrivée en saison 2, Virginie Tellier, mon personnage, est une femme politique, maire d’arrondissement de Lyon. Thibault, l’un des personnages principaux avec Hicham, avait un peu déconné dans son engagement militant et se retrouvait convoqué dans le bureau de madame la maire, qui lui tirait les oreilles et après, quand même, lui sauvait les fesses. Elle lui arrangeait le coup mais avait aussi ses intérêts politiques derrière. Elle revient avec un parcours très intéressant, à plus grande échelle, dans « Les Engagés XAOC », avec ce nouveau format qui s’apparente à un final.

 

@ Jo Voets

 

C’est une série incroyable, qui a développé un grand nombre de personnages, avec un cœur immense et c’est ce qui a, je crois, fait son succès. Sur des problématiques importantes, militantes, notamment les questions LBGT (première série française LGBT !), mais aussi plus universelles, sur la militance, l’entraide, le lien entre l’intime et le politique, le fait de travailler ensemble. Le créateur de la série, Sullivan Le Postec, était toujours écartelé parce qu’il a développé beaucoup de thématiques et de personnages que le public a aimés mais il était un peu à l’étroit narrativement. Ce nouveau format lui offre plus de place. Une intrigue sort de Lyon, devient plus nationale, voire même internationale. Les deux personnages centraux, Hicham et Thibault, ont chacun leur histoire, qui vont se retrouver peut-être un peu mêlées... Thibault est un personnage avec des valeurs, c’est un militant, un combattant. Il va avoir un de ses amis, Anzor, réfugié tchétchène encadré par le centre LGBT, attaqué pour ses choix d’identité personnelle. C’est une affaire politique et Thibault va se lancer dans la défense d’Anzor. Hicham, lui, va devoir affronter son passé parce qu’un membre de sa famille va avoir besoin d’aide. On lui demande de revenir sur les lieux qu’il avait quittés au tout début de la série. Ce sera un retour aux origines.

Pour terminer, quels sont vos autres projets ?

J’ai tourné cet été dans trois autres projets. Une série, « Visions », réalisée par Akim Isker. C’est une très belle série pour TF1, avec un très beau scenario et un super casting. « Pavillon RDC », le premier court métrage de Maryline Nobili, que j’avais rencontrée en tant qu’assistante réalisatrice sur un précédent tournage, une aventure très familiale. Et le prochain film de Jean Becker, « Les volets verts », où j’ai une séquence avec Gérard Depardieu.

Pour la rentrée, il y aura bientôt la projection à Paris d’un court-métrage qui avait obtenu le Grand Prix du Festival de Cognac 2020 et pour lequel je viens d’avoir mon premier prix d’interprétation : « Une Partie en l’air », de Geoffrey Fighiera. C’est, disons, un polar féministe, avec un rôle comme on en rencontre quand même peu, un vrai cadeau ! Et il est possible que je sois au théâtre, en décembre, à la Porte Saint Martin… Même s’il est très difficile de se projeter avec ce que nous traversons. Et puis j’espère que plein de belles surprises vont arriver !!

Merci, Clémentine, pour toutes vos réponses !

Merci à vous.

Publié dans Télévision

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Ici tout commence : Anaïs Parello évoque son arrivée dans la série à succès de TF1 et évoque ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

@ Kriss Logan

 

Bonjour Anaïs,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Ici tout commence » sur TF1 il y a quelques semaines maintenant. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ça doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui, c’est trop cool, surtout après l’année que l’on vient de passer. C’était mon premier casting en présentiel donc j’étais hyper contente de revoir Peggy, la directrice de casting qui, par ailleurs, est très sympa. Elle est la première personne du métier que j’ai revue. Ça m’a fait hyper plaisir et c’était un soulagement d’être retenue, de recommencer à jouer, de connaitre de nouveaux partenaires. Donc, oui, hyper contente. En plus, ils sont tous très très accueillants, j’étais un peu surprise, j’avais un peu peur en arrivant car je me disais que c’est quand même une grosse machine et qu’ils tournent ensemble depuis un an. Je débarque, je suis la petite nouvelle et, en fait, j’ai été hyper bien accueillie, tout le monde est trop trop sympa, à me faire visiter et à me donner des petits conseils. C’était cool d’arriver dans une ambiance aussi détendue…pourtant, ils font des horaires de malade, il y a beaucoup de travail, il y a un rythme très soutenu et ils prennent quand même le temps d’être hyper détendus et hyper sympas.

 

 

En plus de cela, le cadre de tournage est très agréable…

C’est sûr ! Je viens de Montpellier, c’est un cadre que je connais bien. Je vais souvent, avec mes parents, à Aigues-Mortes donc ça fait plaisir de revenir un peu à la maison mais c’est très frustrant aussi parce que, du coup, je n’ai pas le temps d’aller voir mes parents. Donc je suis à la maison, sans y être vraiment mais ça fait du bien.

Vous y interprétez le personnage de Stella. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Stella Matret est la sœur de Noémie. Elle est allée vivre quelques années à Los Angeles et elle revient passer du temps avec sa sœur. Pour moi, Stella est une fille hyper spontanée, elle a des rêves énormes, son but est de devenir une star aux Etats-Unis. J’ai l’impression qu’elle a choisi le fitness alors que ça aurait pu être n’importe quoi d’autre, vraiment son but est d’être une star. C’est une nana qui est fraiche, qui ne se pose pas trop de questions au premier abord, qui a envie de vivre sa vie de la façon la plus agréable possible, oui elle veut profiter le plus possible de la vie. Du coup, ça fait qu’elle est un petit peu sans gêne, peut-être qu’elle ne fait pas assez attention aux gens autour d’elle, notamment à sa sœur. Mais ce n’est pas par méchanceté, c’est vraiment par maladresse…elle est spontanée, elle réfléchit peut-être un peu trop tard, elle réfléchit après avoir agi.

 

 

Pour son interprétation, avez-vous ou avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

Pas vraiment. Non, je me suis dit qu’il fallait que je laisse sortir en moi la nana un peu naïve et fraiche. Ce n’est pas si compliqué que cela. Je me suis dit qu’il fallait qu’elle soit la plus spontanée possible. J’ai une façon de parler qui est assez rapide, ça colle très bien au personnage, je peux me faire plaisir.

J’étais un peu angoissée à l’idée qu’elle soit youtubeuse fitness car le fitness n’est pas tellement mon truc. Au casting, j’avais dit que je faisais du yoga et, quand j’ai été prise, je me suis dit « mince, maintenant, il va falloir donner l’impression que c’est crédible ». D’ailleurs, dans les premiers épisodes, je ne sais pas si ça se voit mais il y a des moments où je suis un peu en galère sur les pompes. Je me suis plutôt intéressée donc à cette crédibilité-là, le reste a coulé tout seul. Les conseils de Pascal, le coach, sont toujours très très judicieux, c’est très agréable de bosser avec lui, il n’impose pas les choses, il donne juste des directions, il est très chouette.

 

 

En amont des premiers jours sur le plateau, vous êtes-vous replongée dans les épisodes en cours de diffusion pour vous réimprégner de l’ambiance et de l’esprit ?

Je n’avais jamais regardé la série avant, du coup j’ai regardé deux à trois épisodes avant de venir. Mais je me suis dit que ce n’était pas très grave si je ne rattrapais pas tout car Stella débarque après avoir passé du temps aux Etats-Unis. Donc, comme Stella, je débarque. Le personnage est plutôt quelqu’un de perso, elle débarque sans connaitre grand-chose de la vie de sa sœur et elle va la découvrir en passant du temps avec elle. Donc je me suis dit que ça serait pareil pour moi.

De même, au fur et à mesure des diffusions, regardez-vous le rendu final pour capitaliser ce qui va et détecter des points à corriger ?

Complètement ! Je n’ai pas trop eu le temps de regarder les épisodes en entier donc j’ai regardé mes petits bouts pour voir ce que ça donnait, voir ce que je pouvais corriger, voir ce qui marchait bien, me rassurer par rapport aux séances de sport notamment. Je pense que je ne le ferai pas tout le temps mais, pour le début, c’est quand même chouette d’avoir un retour et de voir ce qui me semble fonctionner ou pas. J’aimerais bien avoir plus de temps pour regarder la série en entier et voir tout le monde, là c’est vrai que je n’ai pas trop eu l’occasion de le faire depuis que j’ai rejoint la série.

 

 

On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est très intense. A titre personnel, comment avez-vous appréhendé cela ?

C’est surtout au niveau du texte que ça a été une vague. Quand j’ai commencé, j’avais vraiment des tonnes et des tonnes de texte donc ce que j’ai fait, c’est que je les ai appris en avance, en bloc avant, ensuite, de les revoir tous la veille de chaque journée de travail. Là, depuis quelques jours, je me suis inscrite sur une application, Imparato, dans laquelle on peut mettre ses textes et ils les lisent en nous donnant la réplique…comme ça, j’ai une réplique tout le temps dans ma poche, c’est pas malJ.

Après ces premiers jours à l’image, quels premiers retours avez-vous pu avoir du public ?

J’ai reçu des messages très sympas de gens qui trouvent qu’elle apporte un peu de fraicheur, un peu de joie. En lisant les commentaires, j’ai vu que d’autres personnes l’a trouvent sans gêne et super chiante, qu’il faut vite qu’elle reparte…mais je crois que, en général, les gens la trouvent plutôt sympathique. Ils aiment bien la relation avec sa sœur Noémie. Avec Gaétan aussi, elle est assez drôle, ils ont cette espèce de petite compétition permanente. Les gens ont l’air de bien aimer pour le moment, je reçois des messages très sympas.

 

 

Par la suite, sans rien en dévoiler, verra-t-on Stella dans d’autres cadres ?

C’est vrai que, au début, je me disais que j’étais un peu isolée, j’étais toujours avec les deux mêmes. Là, elle va rencontrer plus de monde, elle va plus s’investir dans la vie du restaurant de Noémie aussi. Il va lui arriver des trucs un peu plus persos également. Pour le moment, elle est la sœur de Noémie, elle lui rend visite et on n’en apprend pas beaucoup sur elle. Il va bientôt y avoir des petites choses qui feront qu’on va la connaitre un peu plus. On va, je pense, être un peu plus en empathie avec elle.

En parallèle, vous travaillez également sur d’autres projets en ce moment…

Je travaille sur la saison 2 de « Parlement », je joue le personnage de Lydia Del Sol, qui est une jeune fille travaillant dans une ONG. Très investie, elle est complètement activiste et veut se battre pour à peu près toutes les causes défendables sur la planète. C’est un personnage que j’aime beaucoup. Elle est espagnole donc elle a un accent quand elle parle en français et en anglais. C’est très drôle, ça change aussi pour moi, c’est moins physique que Stella, c’est un jeu différent. C’est un personnage un peu idéaliste et donc, parfois, un peu naïf aussi mais très sympathique à mon sens. Elle est tellement investie que, sans doute, certains la trouvent un peu chiante mais j’aime bien son feu.

Je commence aussi tout bientôt le tournage d’une troisième série. Ca va être pour France 2 et ce sera chouette….C'est "Vortex" avec notamment Tomer Sisley, Zineb Triki et Camille Claris. 

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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