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Fort Boyard : Jérôme Le Banner revient sur son passage mythique dans l'émission et en profite pour évoquer ses autres actualités, artistiques notamment !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Jérôme,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le 25 septembre, vous auriez dû combattre pour la dernière fois, à Lyon. Mais une blessure vous en a empêché…

Je me suis blessé il y a quelques jours, j’ai une bonne déchirure aux adducteurs, qui me contraint à repousser de quelques mois le combat. Je verrai cela avec l’organisateur. En Italie, pendant le tournage d’un film, je me suis battu contre ma valise et me suis fait une contusion au niveau des adducteurs. Je me suis ré-entrainé dessus et puis voilà, ça a pété.

D’ailleurs, quelles principales raisons vous ont incité à vous lancer dans ce dernier combat ?

Quand on m’a proposé Bombardier, à Lyon, j’ai trouvé cela sympa. J’ai souvent des fans qui me demandent quand est ce que je combats à nouveau. Je crois qu’ils ont oublié l’âge que j’aiJ. En plus, à part là, mon corps ne me le rappelait pas beaucoup.

Plus globalement, avec le recul, quels resteront vos plus beaux et principaux souvenirs de votre belle et grande carrière de champion de haut niveau ?

Le Japon et Bercy.

 

 

En parallèle, vous poursuivez aussi votre incursion sur le petit et sur le grand écran. Vous avez terminé, il y a quelques semaines maintenant, le tournage pour M6 de « J’irai au bout de mes rêves », aux côtés notamment de Camille Lou et de Guillaume de Tonquedec. Quel rôle y interprétez-vous ? Dans quel contexte s’inscrit votre personnage ?

On est trois garçons, un trisomique, un homosexuel et je suis leur préparateur physique. On a un gros lien d’amitié qui me permet un peu d’être intrusif dans leurs vies. Notamment dans celle du trisomique qui tombe amoureux d’une fille dite « normale ». A un moment donné, on essuie ses pleurs, on essuie ses rires, on l’entraine, il y a un gros moment d’émotion lorsque l’on est tous dans la voiture. C’est un autre registre, ce n’est plus un combat sportif, c’est un combat pour ramener quelqu’un de dit « non normal » à la « normalité ».

Cet été, vous avez tourné en Italie « Les Cinéphiles », road-movie de Laurent Germain Maury, tiré du roman de Laure Odène, avec Will Kemp, Blanca Suarez et... Quentin Tarantino. On imagine le plaisir et la joie que ça a dû être pour vous de faire partie de cette belle aventure ?

Il y a encore un autre mec que je ne peux pas dévoiler mais qui va vraiment faire parler de lui. Il était un peu hors-jeu depuis deux ans mais il va revenir sur les chapeaux de roues. On termine ce tournage au mois de novembre.

Laurent m’avait déjà choisi il y a six ans de cela et je le retrouve pour le rôle de Léo, un gars un peu dur. C’est encore autre chose, j’ai un autre rôle, ça me plait de me travestir.

Un mot, là aussi, sur votre personnage ?

C’est quelqu’un qui aime violer les femmes mais avec des bouteilles.

Si on revient à l’origine de votre parcours artistique, qu’est-ce qui vous a donné l’envie de devenir comédien ?

Ce n’est pas moi qui ai voulu devenir comédien, c’est le cinéma qui est venu à moi. Avec un projet qui s’appelait « Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques ». Thomas Langmann était venu assister à un de mes combats à Bercy, j’arrivais avec une grande toque rouge et il a dit « tiens, lui serait bien pour jouer le rôle de Claudius Cornedurus ». Il est venu me voir, il m’a demandé si ça m’intéressait, je lui ai dit non, je ne voulais pas faire de cinéma, je ne voulais pas être figurant mais il m’a expliqué que c’était un grand rôle dans ce projet qu’il avait depuis un bout de temps. J’ai passé du coup mon premier casting avec Depardieu et Clovis Cornillac.

 

 

Pour la suite de votre parcours, quels sont vos projets et envies ?

Je suis en instance de signatures, j’ai fait aussi deux castings récemment. Un anglo saxon et un français. Après, le résultat n’est pas à mon bon vouloir, j’ai déjà fait des castings que j’avais super bien réussis et où quelqu’un de différent avait été pris parce que le physique n’était pas là ou qu’il était trop prononcé. C’est aléatoire. En tout cas, j’espère que, sur M6, les producteurs et les réalisateurs me verront.

Mes envies seraient d’avoir un bon rôle mais surtout de vivre, tout simplement, avec la banane et le sourire.

On ne peut pas ne pas revenir sur votre deuxième participation, cet été, à la mythique émission de France 2 « Fort Boyard ». Et notamment sur votre prestation dans la cellule de « La banque ». Racontez-nous ce qui s’est passé…

En coulisses, Philippe Etchebest, un ami, me prend à parti et me dit « voilà, tu rentres dans la banque, il faut tout péter, tu pètes tout, tu pètes tout, tu me fais du nickel ». Il me dit ça, bon, ben moi je le prends un peu au pied de la lettre. C’est un ami, on s’appelle souvent, je lui donne des cours de boxe mais heureusement que lui ne me donne pas de cours de cuisineJ. Bref, quand il me dit « rentre dans la banque et pète tout », je rentre dans la banque et, comme un bon samaritain et comme un con, je pète tout. Au lieu de retrouver la petite mannette en fer pour faire lever le volet en plastique, je casse tout…grosse connerie. Ça restera dans les annales, comme « Excalibur » que j’avais fait il y a 20 ans.

Cela vous a fallu un séjour dans les prisons du fort, aux côtés du chef Willy. Comment s’est passé ce séjour et l’épreuve du « Willymaton » ?

On s’est bien amusés. Willy est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, on avait fait une émission avec Lagaf sur C8 avec du bowling. Hors caméra, c’était rigolo avec Willy, il est super gentil et c’est un super bon acteur d’ailleurs je trouve. Encore une fois, il y a des copains du copain du cousin qui joue mais, honnêtement, je serais producteur, je ferais un film avec Willy en tête d’affiche.

 

 

Par la suite, vous avez dû faire face au « train fantôme ». Les petites bêtes sont-elles devenues depuis vos amies ?

Oui, un peu plus ! Dès qu’il y en a une chez moi, je la prends délicatement et je la mets dehors.

C’était là votre retour sur le fort, après déjà vos premiers exploits en 1996, où vous aviez remporté en moins d’une minute « Excalibur ». Pourquoi avoir retenté l’aventure 25 ans après ?

C’est l’amitié avec Philippe ! Ca faisait bientôt 2/3 ans qu’il me demandait mais je ne pouvais pas, j’étais au Japon. Une autre fois, il n’y avait pas eu à cause du Covid. Cette fois-ci, il m’a dit « s’il te plait Jérôme, viens », j’ai dit ok. J’y suis allé par amitié.

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Simon Ehrlacher évoque son arrivée sur la quotidienne de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Simon,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez rejoint l’aventure « Plus Belle La Vie » il y a quelques mois maintenant. On imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui, je suis flatté, je suis heureux, je suis trop content. En plus, de retrouver cette énergie, grâce à l’humain qu’il y a entre les personnes. Je ne peux pas travailler s’il n’y pas la joie de vivre, le plaisir, l’échange, là c’est ce que je retrouve. Il y a des personnes formidables dans cette team et, juste pour cela, c’est un très beau cadeau.

Le cadre de tournage est aussi un petit plus…

Ah oui, il y a la mer, le soleil…Même moi, quand je rentre à Paris maintenant, je dis que je veux retourner à Marseille. Alors que, le premier jour, en arrivant, je me suis dit « oh Marseille…pfouf… », en plus c’était l’hiver. Je me souviens, je suis arrivé, c’était chiant, c’était une période de Covid mais là, non, Marseille, « C’est Marseille, bébé ».

Après plusieurs mois à l’antenne, c’est vrai que votre personnage a déjà vécu pas mal d’émotions, personnelles, professionnelles, sans oublier l’intrigue « saga » de l’été. Ce doit être un chouette cadeau d’arriver avec une aussi large palette de jeu à pouvoir proposer ?

Vraiment, je me sens privilégié. Après l’intrigue de mon arrivée, on m’a de suite offert la saga et je me suis dit « qu’est-ce que c’est ? », on m’a expliqué que ça allait être en extérieur, que j’allais avoir des trucs physiques, je me suis dit « oh là là là là là ». Mets-moi dans la nature à faire des choses physiques, tu me régales. En plus, avec des comédiens que j’adore donc c’était encore un très beau cadeau. Puis, là, maintenant, il y a une intrigue avec Adriana… « Thank you ».

 

 

On le sait, sur une quotidienne, le rythme de tournage est intense, avec un nombre important de minutes utiles à défendre au quotidien. Toutes ces intrigues vous ont sans doute déjà aidé à peaufiner votre approche du plateau ?

Bien sûr ! Déjà, sur « Cœur océan », on avait un peu le même rythme, on tournait entre dix et quinze minutes utiles par jour et c’était ma première expérience. Donc j’ai été un peu éduqué avec ce rythme de plateau. Pour moi, c’est plus compliqué quand on tourne deux à trois minutes utiles, qu’on prend le temps pour les lumières, que l’on fait la même séquence toute la journée. Je préfère être dans le rush et enchainer. Même si, bon, bien sûr, il y a du déchet parce que l’on ne prend pas forcément le temps d’approfondir les choses. Personnellement, j’ai un petit problème, qu’il faut que je travaille, avec la répétition de faire tout le temps la même chose, comme par exemple le théâtre. Il faut retrouver cette essence car, à force de faire, on fait la même chose, ça devient mécanique. J’aime bien toujours sentir la fraicheur donc, quand on tourne vite, on a cette chance là. Donc, pour moi, c’est un rythme qui me convient. Même si, sur « Plus Belle La Vie », ils tirent un peuJ. Dès fois, on fait 11 séquences par jour, oui, c’est chargé.

Vous est-il arrivé de regarder le rendu final à l’écran pour capitaliser les bonnes pratiques et détecter ce qui pourrait être peaufiné ?

Bien sûr ! J’ai surtout regardé au début parce que ça faisait plusieurs mois que je n’avais pas joué. Forcément, comme tous les comédiens, on est complexé par plein de choses donc on a envie de regarder, on a envie de voir ce qui marche et ce qui ne fonctionne pas. Au final, à force de regarder, on complexe sur certaines choses et les personnes nous disent d’arrêter. Donc je veux me détacher au maximum de cela. Il y a des séquences où, bien sûr, j’ai envie de voir si on a été justes et des séquences qui, à mon avis, me semblent poignantes, que j’ai envie de regarder pour voir si ça fonctionne, comment ça a été monté…je suis curieux de tout cela. Mais, maintenant, j’essaie un peu plus de me détacher, on peut vite se complexer et se dire que ça, ça ne va pas, ou que la lumière ne va pas. Je n’ai pas envie de rentrer là-dedans, c’est tourné, ça ne nous appartient plus. On laisse la vie suivre son cours…

Parmi les évènements marquants déjà vécus, il y a notamment, on l’a dit, cette saga estivale. Comment l’avez-vous appréhendée ? Comment l’avez-vous vécue ?

J’étais le plus heureux. Vraiment, déjà de sortir des studios, de tourner à l’extérieur. Comme je vous le disais, il y avait ces moments physiques. Lors des arches précédentes, il y avait plus un Vidal qui ne prenait pas de décision, qui était un peu dans son monde. Là, le fait d’être poussé où on n’a pas le choix, il y avait un Vidal qui était plus entreprenant, qui était parfois leader. Bien sûr que ça me fait plaisir ! Je me suis régalé, on a eu un beau temps, des décors de fou, une équipe de fou, je ne voulais pas que ça s’arrête, je voulais continuer, continuer, continuer.

Avez-vous eu ou peut-être avez-vous encore certaines sources particulières d’inspiration pour l’interprétation de votre personnage ?

Je laisse beaucoup mon feeling, ma sensibilité. Je commence à mieux sentir le personnage. Les textes et l’écriture m’amènent aussi pas mal sur différentes choses. Je prépare mes séquences, j’ai une certaine idée de la scène, de la façon de la jouer et puis j’arrive sur le set, la mise en place fait que je ne peux pas la jouer comme ça. Ce que va me donner mon coéquipier de jeu va m’envoyer sur autre chose. Je suis un acteur instinctif on va dire mais, même si je travaille en amont, sur le set, j’aime bien oublier mon travail et laisser l’instinct.

 

 

Quels premiers retours vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

C’est positif, il y a toujours beaucoup de bienveillance, « le beau gosse de la série ». Je n’en ai pas la notion de me dire que je suis le beau gosse de la série mais ce sont beaucoup les retours que j’ai…Je demande alors « mais je joue bien ou pas ? » et on me répond « on s’en fout, vous êtes beau gosse ».

Pour terminer, on imagine que vous souhaitez cette aventure la plus longue et la plus agréable possible ?

Oui, bien sûr ! Comme je le disais, ils m’ont redonné le gout du jeu et là, j’ai envie de bouffer des rôles, j’ai envie de bouffer des histoires, j’ai vraiment faim de tout cela, ça m’a reboosté. J’ai l’impression d’avoir plus de maturité que quand j’avais 25 ans et plus de recul sur les choses. Je sais que, demain, tout peut s’arrêter donc je prends chaque jour comme un cadeau.

Merci, Simon, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Théo Bertrand se remémore l'évolution de Kévin, qu'il interprète depuis des années sur France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Théo,

Quelle joie de nous entretenir avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a récemment fêté sa 17è bougie d’anniversaire…

Oui, mais je ne compte même plus, vous savez. C’est comme les parents avec les années de mariage...Ça fait tellement longtemps, je suis content mais je ne compte plusJ.

Il y a toujours cette même fidélité et ce même amour du public, on imagine que ça doit vous faire particulièrement plaisir…

C’est assez étonnant ! Même moi, je me demande comment c’est encore possible qu’il y ait toujours des gens qui nous reconnaissent, qui nous suivent, pour qui c’est important. C’est cool, ça nous permet de nous dire « allez, vas-y, on continue ». On est encouragés dans ce que l’on fait, ça fait plaisir, il n’y a pas beaucoup de boulots où c’est comme ça. Il n’y a pas beaucoup de boulots où, en arrivant au bureau, on nous dit « eh, mais c’est génial ce que tu fais, mec, c’est vraiment bien, merci ». Du coup, c’est cool, on se dit « trop bien, feu ».

Quels principaux retours vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

« Vous faites partie de ma famille », « Merci », …C’est drôle, ils sont tellement contents de nous voir, très respectueux aussi. Je me rappelle d’une époque où il y avait peut-être un peu moins de gens qui respectaient cela. Le fait qu’il y ait plusieurs séries a permis à tout le monde de trouver son truc. Du coup, maintenant, il n’y a que les vrais vrais fans qui regardent « Plus Belle La Vie », ils sont encore très nombreux et sont très respectueux. C’est trop cool, je n’ai pas à me plaindre des retours, ils sont positifs. En plus, ils n’hésitent pas à nous dire « ça, je n’ai pas aimé ». Je suis assez d’accord avec eux, on échange. C’est leur série aussi, c’est ce qui est cool, c’est la série un peu à tout le monde, du coup on échange et c’est bien. Franchement, ce ne sont que des retours positifs et ça fait plaisir.

 

 

Nombreux sont les comédiens à le dire, vous êtes une vraie famille artistique, tant les artistes que les personnes de l’ombre.

Oui, oui, oui, ils appellent cela une famille car ça fait longtemps que l’on travaille ensemble. Ça tourne mais pas énormément, ce sont toujours les mêmes personnes donc c’est cool. On peut appeler cela une famille. Après, je ne suis pas sûr que j’ai les mêmes activités avec les 200 personnes qui sont là par jour mais c’est vrai que j’ai des potes, je ne pourrais pas partir s’ils sont encore là. Je pense à Bryan Trésor, Pauline Bression, c’est vrai que c’est un plaisir. Dès fois, quand tu es fatigué, que tu en as un peu marre et que tu les voies, ça te booste, tu ne trouves pas d’autres collègues comme ça. C’est trop bien ! Même les techniciens…En plus, j’habite à Marseille donc je suis très proche des techniciens, qui sont là tout le temps. C’est pareil, ce sont mes potes et c’est bien de bosser avec ses potes. Oui, on peut dire que c’est une famille, ça fait des années que l’on se connait tous, que l’on traverse cela tous ensemble et c’est cool.

Votre personnage, Kevin Bélestat, a beaucoup grandi, a beaucoup muri, il se pose aussi professionnellement et personnellement. Quel regard, justement, portez-vous sur son évolution ?

Dès fois, je ne m’en rends pas bien compte parce qu’on le fait au quotidien mais c’est vrai qu’il a eu des changements incroyables, que l’on a voulu faire. Je trouve que les auteurs et tous les corps de métiers ont bien traité ce personnage. Il est parti de très très loin au niveau vestimentaire, au début ils m’ont enlaidi au plus haut…Déjà, quand j’ai passé le casting, c’était marqué « Kévin, ingrat et laid » et on m’a dit « c’est pour toi ce rôle ». Pas méchamment…et je leur ai demandé s’ils étaient sérieux. Du coup, j’y suis allé et c’est vrai qu’ils m’ont fait des coupes de chevaux…laisse tomber…je leur ai dit « mais moi, j’ai une vie après, j’ai quand même ça sur la tête ». On a fait évoluer le personnage, il y a dès fois où je me disais que j’avais envie qu’il change. On a bien traité le truc, au début j’étais l’ado un peu bêbête, qui fait des blagues et, après, on a essayé d’y aller étape par étape. J’ai eu ma phase avec Jenny où l’on faisait n’importe quoi puis j’ai eu ma phase un peu plus mature quand j’ai redoublé. J’ai aussi eu mon petit frère, j’ai eu la mort de mon père, ce sont des couches que l’on rajoute et, du coup, ça a donné ce personnage-là à la fin, sans faire vraiment exprès mais juste en suivant.

 

 

J’ai pris aussi de mon expérience personnelle, j’ai fait pareil dans ma vie où je suis parti du lycée, où j’étais un sale gamin qui faisait n’importe quoi, qui faisait rire tout le monde et dont tout le monde disait qu’il est drôle mais qu’il ne fera pas grand-chose. Au final, j’ai évolué et, du coup, j’ai fait évoluer Kévin pareil. Maintenant, je pense qu’il est même plus sérieux que moi dans la vie. Je ne m’en étais pas rendu compte mais, la dernière fois, on m’a dit « mais tu sais, Kévin est devenu un personnage très sérieux » et c’est vrai, c’est un personnage très sérieux. En fait, ça s‘est fait au fil des intrigues et des façons de s’habiller. Bon, je garde toujours des petites mimiques de Kévin que j’ai créées, qui sont les miennes, qui viennent de mes défauts, j’avais ma braguette ouverte, j’ouvre toujours la bouche, je suis un peu à l’ouest et j’ai rajouté cela dans Kévin. C’est bien, ça montre que le personnage est devenu plus sérieux que moi, j’ai dit « oué, il m’a dépassé », c’est bien, je suis content. C’est vrai que, dès fois, dès que j’en ai l’occasion, j’essaie de rajouter un peu de folie à ce personnage. Mine de rien, tout le monde aime ce personnage parce qu’il est devenu bien sage, on me dit « avant, je ne vous aimais pas, maintenant je vous aime beaucoup » mais aussi « tu me fais toujours rire mais tu me faisais trop rire », du coup, dès que j’ai des séquences un peu drôles, j’essaie de rajouter un peu du Kévin d’avant, maladroit, qui dit une connerie. C’est vrai que des intrigues où Kévin fait le con, ça me manque un peu mais ça va revenir j’espère… si les auteurs me lisent…

On imagine que, après toutes ces années d’expérience, votre approche du jeu a évolué ?

Oui, oui. L’avantage de « Plus Belle La Vie », c’est que l’on tourne tout le temps, je fais dès fois des 120 jours par an, c’est énorme pour un comédien. A force de tout le temps faire cela, tu peux vite te reposer sur tes lauriers parce que c’est vrai que je sais que si je veux, je peux lire le texte et le faire direct. Mais bon, ça se voit un peu à l’écran donc je ne le fais pas. Mais c’est vrai que oui, mon personnage, je le connais presque par cœur. C’est assez drôle, il y a une époque où mon personnage, c’était moi, je me sentais exactement comme lui, du coup je savais exactement ce que j’aurais fait et comment j’aurais réagi. Maintenant à force d’avoir rajouté des couches, on a une vie un peu différente lui et moi, il est beaucoup plus sérieux, il a perdu son père, je dois un peu plus réfléchir et me dire « Kévin, il ne réfléchirait pas comme ça ». L’avantage de ce personnage est que, quand je lis un texte ou que l’on me demande de faire quelque chose, je peux répondre que je veux bien mais que mon personnage ne ferait pas ça. Je le sais, on peut le tourner autrement. Ou même quand je vois des phrases écrites, je dis « non, non, le personnage ne dirait pas cela ». Dans l’intrigue en cours, je dois manipuler quelqu’un, j’ai dit que je voulais bien la faire, il y avait des parties bien écrites mais, sur d’autres, j’ai dit qu’il ne pourrait pas faire cela, il est trop gentil. Ou alors, si, je peux faire cela mais il faut alors que je joue le fait qu’il s’en veut. Du coup, on a rajouté en conséquence.

En plus, tout le monde s’entend bien, les auteurs savent ce que je dis quand je parle, du coup, ils adaptent les lignes de mon personnage à ma façon de parler un peu particulière et c’est cool. C’est vrai que la méthodologie va vite mais il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Vu que ça devient un truc facile, on a tendance à se dire « c’est bon, je vais faire ça et ça » et, dès fois, ça peut être moins bien. Mais ça va, c’est vrai que c’est un réflexe. Sur d’autres rôles, je me concentre mais Kévin, je le connais par cœur. Du coup, il y a des pièges, dès fois on me dit « non, là ce n’est pas Kévin qui jouait, c’est Théo ». C’est vrai que ça se voit et je me dis « ah oué, j’ai pris un peu la confiance, ok, c’est vrai que Kévin ferait un peu plus cela »…C’est cool en tout cas !

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Cécilia Hornus évoque, avec émotion, les 17 années du feuilleton quotidien de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Cécilia,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a fêté récemment sa 17è bougie d’anniversaire. On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de voir que le public continue à être présent, après tant d’années ?

Oui, bien sûr, c’est une grande fierté. C’est un travail conjoint de toutes les équipes, la chaine, la production, la postproduction, la technique, les auteurs, les comédiens…Donc, oui, on est très fiers, ça génère beaucoup de bonheur, beaucoup de projets aussi encore pour continuer la série, beaucoup de fierté. Oui, si on est toujours là au bout de 17 ans, c’est qu’il y a vraiment une histoire d’amour entre le public et nous.

Justement, quels principaux retours vous font les téléspectateurs de la série ?

Ce qui revient souvent, c’est vraiment « la bouffée d’air, le petit moment de détente quand on rentre du travail ou quand on a arrêté le télétravail, « on coupe tout pour un petit peu regarder ses héros ». Voilà, il y a ce mélange aussi de personnages fondamentaux, dont je fais partie, qui sont là depuis 17 ans au plus et les nouveaux via, sans cesse, de nouvelles intrigues. Il ne faut pas oublier qu’on est quand même ancrés dans la société française, de par le calendrier et de par tous les faits de société. Vraiment, on travaille sur des sujets qui touchent de près la société, c’est une espèce de cocktail. Toutes les générations sont aussi mises en scène. Tout cela fait que les gens sont heureux. Quand ils nous abordent personnellement, c’est aussi parce qu’ils nous reconnaissent, qu’ils aiment notre travail et ils viennent nous le dire. Ça fait toujours plaisir d’avoir ce retour si positif de gens qui disent « vous êtes super, vous m’avez ému, quelle belle séquence, ah c’est super ce que vous faites là au lycée », on est content quand même…

 

 

Quelle que part, ils se reconnaissent au travers de vos personnages dans leurs problèmes ou dans leurs réussites.

On est ancrés dans la réalité, Blanche a un adolescent, il y a des problèmes au lycée qu’elle doit gérer, il se trouve en plus qu’elle est prof, elle a aussi sa vie à côté. Oui, forcément, il y a un écho puisque les gens vivent les mêmes choses que nous. Parfois, quand il nous arrive des choses plus graves, on les traite comme il faut et puis il y a cette faculté de récupération aussi qui est encourageante pour le téléspectateur, il se dit que le personnage a réussi à rebondir ou à solutionner un problème, c’est très inspirant aussi.

A titre personnel, ce doit sans doute être un plaisir, à chaque fois, de retrouver toute l’équipe, des comédiens aux gens de l’ombre…

Bien sûr ! C’est vrai que la première chose que l’on fait quand on arrive au studio à l’aube le matin, c’est de se livrer aux mains des maquilleuses, coiffeurs et habilleurs. Ils sont notre premier contact avant d’aller sur le plateau, il y a donc une espèce de bulle, de cocon, c’est comme un sas entre l’extérieur et le moment où on va tourner. Ça se passe avec eux donc, oui, il y a des relations, des liens qui se tissent et qui sont très forts. S’ils ne sont pas très forts, en tout cas ils sont très agréables et très bienveillants. Sur le plateau, on joue avec les cadreurs pour la mise en scène, ils sont avec nous, tout près donc c’est très agréable pour eux et pour les preneurs de son. On croise tout le monde dans la journée ensuite, à la cantine notamment.

En plus, la cité phocéenne est un lieu de travail très plaisant…

Bien sûr ! D’abord, on a des studios qui sont magnifiques, au pôle Médias, qui sont à bien 4 000 m², tout est fait pour que ce soit efficace et performant. Et puis il y a quand même 40% du feuilleton qui se tourne en extérieur avec, évidemment, la beauté de Marseille, la lumière de Marseille, ça c’est inestimable. Marseille est un personnage du feuilleton.

Vous l’avez dit, vous faites partie des personnages piliers, historiques de la série. Quand vous regardez en arrière, que vous dites-vous concernant Blanche ?

Mon regard est reconnaissant parce que c’est un personnage qui est très riche, qui a eu des dualités parfois, il lui est arrivé des choses assez particulières. Toujours plein de rebondissements, tout en gardant aussi une trame dans le quotidien qui est assez rassurante. Je dirais un peu que c’est comme dans la vie. Dans la vie, on avance comme ça, on se dit que tout va bien, tout se déroule et puis la vie nous fait des cadeaux, parfois empoisonnés, parfois pas mais où tout d’un coup, il se passe des choses que l’on n’aurait jamais imaginées. Si on se retourne sur les 15 dernières années de notre vie personnelle, on se dit « mais mon dieu, tout ce qui s’est passé… ». Donc Blanche a vécu évidemment énormément de choses, du point de vue sentimental, du point de vue professionnel, du point de vue personnel, du point de vue familial, du point de vue de tout en fait. Tout cela mis en ensemble fait un personnage extrêmement riche, je la trouve vraiment super, super attachante. Elle a aussi cette dualité qu’ont toutes les femmes de vouloir être parfaite, aussi bien à la maison qu’en amour ou au travail. Mais on fait comme on peut en fait…

 

 

Avec toutes les émotions et tous les sentiments abordés au fil des années, c’est, en tant que comédienne, un vrai cadeau…

C’est autant dans la comédie que dans des choses plus quotidiennes, des choses plus dramatiques, voire très puissantes, très émotionnelles. Après, je pense que ce sont aussi des vases communicants avec les auteurs. Bien sûr qu’il y a également une rotation chez les auteurs mais il y a quand même une base qui est là depuis longtemps et qui sait aussi ce que l’on est capable d’incarner avec leurs textes. Plus il y a de choses différentes à jouer, plus ils savent que l’on peut faire des choses différentes donc c’est très agréable aussi.

Sur toutes ces années, sans doute que votre méthodologie et votre approche du plateau se sont affinées ?

Bien sûr, bien sûr ! C’est vrai que, au début de la série, bon ben il y avait beaucoup de choses, d’abord beaucoup plus de travail, on était moins nombreux donc c’était très fatigant. Au fil des années, le fait d’apprendre des textes tous les jours, tout le temps, ben on apprend plus vite. On sait comment on travaille donc on peut aussi visualiser. On connait nos décors donc on sait qu’il n’y a pas 36 façons de les investir. On peut donc anticiper en amont pour pouvoir ensuite compléter avec ce que va nous demander le réalisateur ou la réalisatrice. Quand on sait que l’on va travailler avec des partenaires que l’on connait, on sait que ça va être facile parce que, justement, on se connait bien. Quand ce sont des nouveaux, ça donne aussi un frisson qui va être intéressant, on se dit « bon, ben comment ça va se passer ? Est-ce qu’il va gérer ? ». C’est très difficile, au début, d’arriver sur « Plus Belle La Vie », on tourne très vite, il faut bien maitriser le travail, l’interprétation, le texte, être raccord aussi sur les mouvements parce que l’on ne fait pas 50 prises, tout cela donne beaucoup de choses à intégrer. Bon, nous, on est habitués J

Merci, Cécilia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Boubacar Kabo évoque son personnage dans la série à succès de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Boubacar,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La série « Plus Belle La Vie » a fêté il y a peu sa 17è bougie d’anniversaire, avec la même fidélité du public. On imagine que cette présence quotidienne des téléspectateurs vous fait particulièrement plaisir ?

Oui, c’est top ! Nous, en tant que comédiens, vivons grâce à eux, grâce à leur soutien, grâce à leur énergie et ça fait plaisir qu’ils soient là depuis 17 ans derrière nous. J’ai commencé la série depuis deux ans et demi mais je sens que l’énergie et tout ce qu’ils nous renvoient n’ont pas diminué, ils n’ont fait qu’augmenter. On sent qu’il y a de plus en plus de téléspectateurs, c’est plaisant de les avoir derrière nous, de sentir leur soutien, leurs messages, leur énergie dehors, c’est top !

Justement, quels principaux retours vous font-ils sur la série ?

Sur la série, les gens sont super contents d’avoir « Plus Belle La Vie » quotidiennement avec eux. Moi, particulièrement, on me parle du fait que je ne sois pas sur mon fauteuil et tout le monde me prend pour son copain. J’ai un rôle hyper attachant, « mon petit pote est là, ça me fait plaisir ». Les retours que l’on a sont top, ils sont toujours très très bienveillants et ça donne beaucoup de force pour la suite, c’est encourageant. Quand on sait que ce que l’on fait plait, c’est génial.

Au-delà du contenu, nombreux sont les comédiens du programme à le dire, vous êtes une vraie famille, pas uniquement les acteurs mais l’ensemble des personnes travaillant pour et sur cette série…

Exactement ! Comme vous l’avez souligné, on est une grande famille mais pas seulement les comédiens. Moi, par exemple, pour mon cas, j’ai plus d’amis en production qu’en comédiens. J’ai des amis chargés de prod, assistants de prod, à la com, …donc c’est génial, c’est une grande grande famille, il n’y a rien à dire, on s’éclate bien, c’est une énergie très positive. Je ne pensais pas que ce serait une aussi grande famille, avec une aussi bonne entente, c’est super ! En plus, c’est à Marseille, je suis supporter de l’OM…

Votre personnage, Mous, que vous interprétez depuis deux ans et demi, a vécu beaucoup de choses, il a beaucoup grandi. Il véhicule une image positive du handicap, sujet encore tabou il y a quelques années. On peut penser que de pouvoir défendre ce genre de projet et d’image dans une série quotidienne doit être une fierté pour vous ?

C’est ce qui m’a vraiment poussé à incarner le rôle de Mous, c’était le fait qu’il garde le sourire malgré sa situation de handicap. Il apporte de la bonne humeur aux personnes comme Luna qui était, à ce moment-là, dans la difficulté, c’était le bon pote. C’est ce qui m’a plu aussi à jouer ce rôle-là, puisqu’il y avait du sens, de l’intérêt, pour faire passer un vrai message. Je suis content de l’évolution de mon personnage. Personnellement, cela m’a sensibilisé à la cause, aujourd’hui, je suis ambassadeur des Jeux Paralympiques de Paris 2024 de par mon rôle dans « Plus Belle La Vie » et je suis hyper content. Concernant son évolution, il a maintenant un papa, une chérie, une coloc, un boulot donc une vraie évolution pour un petit personnage qui n’était pas prévu de rester, à la base. Je suis aux anges.

 

 

Au moment d’appréhender ce rôle, avez-vous eu une méthodologie particulière de préparation ?

La première étape a été de visionner à nouveau le film « Patients » de Grand Corps Malade, que m’a envoyé la production. Dedans, il y a des personnes en situation de handicap. J’avais déjà vu le film donc ça me parlait énormément. Voilà, je me suis refait le film pour voir un peu la gestuelle, les mimiques, le délire tout simplement. Après, j’ai rencontré Adda Abdelli, créateur de la série « Vestiaires » et, du coup, il m’a un peu coaché pour le fauteuil, il m’a appris à me positionner, il m’a appris à avancer, à reculer. Ensuite, c’est le terrain, la pratique, c’est à force d’être sur mon fauteuil que, aujourd’hui, je suis devenu un petit expert on va dire. De mon côté, j’ai aussi continué mes recherches, j’ai rencontré un athlète paralympique, Cyril Morel, qui m’a montré par exemple comment monter des escaliers avec un fauteuil, je n’ai pas réussi encore mais il me l’a montré. Voilà, c’est super, les rencontres que je fais m’aident à avancer, à me professionnaliser dans mon action.

Avec ces deux et demi de pratique d’une quotidienne, on peut penser que vous affinez à chaque fois un peu plus votre façon d’aborder les journées de tournage ?

Oui, exactement ! De base, j’avais fait quelques projets mais jamais aussi longuement. Là, j’ai fait plus de 180 jours sur « Plus Belle La Vie » donc j’ai eu le temps de bien bosser, avec différents réalisateurs, différents techniciens, différents comédiens. Il y a différentes façons de bosser de chacun et c’est super. On ne fait que grandir et apprendre, on peut faire des journées à huit séquences comme des journées à une séquence. Donc, voilà, ça varie d’un jour à l’autre, ce sont des méthodes de travail différentes, je me régale bien, c’est superbe, je passe de beaux moments. Comme je le dis, d’une journée à l’autre, ce n’est pas pareil, on change de décors, on change de comédiens, d’équipes, j’aime beaucoup et j’espère que j’ai une progression dans ma façon de travailler et dans mon jeu. Je suis passé par plein d’émotions, j’ai pu développer ma pratique.

C’est vrai aussi que le cadre de tournage est très agréable…

Oui, exactement ! Comme je vous le disais, je suis supporter de l’OM donc le jour où j’ai été pris sur la série, je me suis dit « je vais aller au Vélodrome », avant de me dire que j’allais aller au Mistral. Du coup, Marseille est une ville que j’appréciais, de par sa lumière, la mer, le décor, le paysage et, pour le boulot, c’est génial. Dès fois, on bosse en extérieur, au bord de la mer, c’est ouf. Le matin, quand on va sur le tournage, on passe devant la mer et c’est génial. On peut aller se baigner jusqu’à tard dans l’année, il fait beau quasiment tout le temps, il y a le vieux port où il y a un peu de vie, c’est génial, c’est vraiment top !

Merci, Boubacar, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Léa François se souvient de ses nombreuses années à l'image dans la série quotidienne de France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Léa,

Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

La série « Plus Belle La Vie » a récemment fêté sa 17è bougie d’anniversaire avec, toujours, cette si belle fidélité des téléspectateurs. On imagine que ça doit vous faire particulièrement plaisir que, après toutes ces années, ils soient fidèles chaque soir ?

Oui, oui, c’est complètement fou et c’est vrai qu’on se demande combien de temps ça va durer. 17 ans, c’est fou, je n’aurais jamais imaginé cela de ma vie. Donc je trouve ça dingue et, effectivement, merci le public de continuer après tant de temps à suivre nos aventures, c’est super touchant, c’est super chouette. Quand on les croise dans la rue, ils sont toujours aussi à fond, à nous faire des retours et des commentaires sur ce qu’ils voient à l’image.

Justement, quels principaux retours vous font-ils ?

Souvent, ils nous parlent des intrigues en cours, de ce qu’est en train de vivre notre personnage. Moi, on me parle souvent de cuisine, on me demande de faire à mangerJ, on commente mes déboires amoureux quand il y en a, il y en a souventJ. Du coup, oui, c’est plutôt chouette, ils nous disent aussi souvent ce qu’ils aimeraient bien qu’il se passe. « Faut faire ci », « faut se remettre en couple avec untel », « il faut pardonner à Roland », oui, souvent, ils nous font passer des messages, « il faut dire aux autours ci », « il faut dire aux auteurs que l’on aime bien quand vous êtes en couple ». Oui, c’est marrant !

 

 

A titre plus personnel, ce doit être, à chaque fois, une joie et un plaisir de redescendre sur Marseille retrouver toute l’équipe, tant les comédiens que les personnes de l’ombre ?

Oui, exactement ! Je ne sais pas si les gens se rendent compte à quel point ils sont aussi importants que les personnages et à quel point ils font autant partie de notre vie. Parce que ce sont des gens que l’on voit tous les jours depuis tant d’années et qui nous voient dans des situations intimes, ce peut être des scènes dramatiques, ce peut être des scènes au lit avec un partenaire, ils nous connaissent par cœur et c’est vrai qu’on a des équipes en or et que ça fait toujours plaisir de les retrouver.

Au-delà de ça, le cadre de tournage doit sans doute aider aussi…

C’est une ville que j’adore, Marseille, donc je suis toujours trop contente de redescendre, de retourner sur le vieux Port, de voir notre Bonne-Mère, j’aime beaucoup cette ville, je m’y sens bien, le climat est top, il fait toujours beau. Non, franchement, j’aime beaucoup !

Après toutes ces années, votre approche du jeu et de ce rythme intense a sans doute évolué et vous avez certainement peaufiné votre méthodologie de travail ?

Oui, oui, j’essaie, j’essaieJ. Mais c’est vrai que l’on se rend compte, à force de tourner, que l’on connait notre personnage tellement par cœur que, dès fois, quand je lis les scènes, je sais exactement comment Barbara réagirait si on lui disait ci, si on lui disait ça. De temps en temps, c’est quand même chouette de s’amuser à ne pas aller tout le temps dans l’évidence et à essayer de lui trouver un peu du relief, des nuances et de se creuser un peu plus. Parce que l’on peut être un personnage spontané, qui part au quart de tour, on ne réagit quand même pas pareil dans toutes les situations. Il y a des partenaires aussi qui aiment bien jouer à ces jeux avec moi, comme Grant, comme Thibaut, du coup on se marre vraiment bien, quand on trouve une séquence déjà drôle, à essayer de rajouter une petite touche. Ou alors, à l’inverse, quand on a des séquences qui sont très informatives, à essayer quand même d’y apporter plein de choses pour faire du mieux que l’on peut. Mais c’est vrai que c’est sport, que l’on n’a pas beaucoup de temps et que ça trace. On arrive quand même à s’amuser et à s’éclater.

Quel regard portez-vous, de façon globale, sur tout ce qu’a vécu votre personnage, sur toute son évolution ?

J’ai envie de dire que, dès fois, elle fait de grosses boulettes mais que, quand même, globalement, je suis fière d’elle et de son parcours. Je trouve qu’elle a très bien évolué par rapport au début de la série où elle est arrivée complètement paumée, très agressive. Je suis fière de son évolution, elle a trouvé sa voie professionnelle, je trouve que, personnellement, elle est plutôt bien entourée, elle a monté son resto avec Thomas, elle peut compter sur ses colocs, ils peuvent compter sur elle, c’est juste en amour que ça merde un peu J, c’est toujours un peu compliqué. Mais sinon, il y a plein de plans sur lesquels je trouve qu’elle a eu une superbe évolution. C’est vertigineux d’ailleurs de regarder en arrière et de se rappeler tout ce par quoi elle est passée.

Vous l’évoquiez, elle vient d’ouvrir son restaurant avec Thomas, elle a à présent sa propre affaire, elle a des responsabilités dans la gestion professionnelle du quotidien.

Oui, oui, c’était fou, on était trop contents avec Laurent Kérusoré, d’avoir cette intrigue autour du Marci. On a été agréablement surpris de découvrir le décor que l’on trouve magnifique, on adore jouer dedans, on s’éclate. Oui, ça peut donner lieu encore à plein de choses, à plein d’intrigues et on est ravis, oui. On avait l’impression un peu que c’était quand même notre bébé, même si on n’avait pas fait grand-chose finalement. On a beaucoup d’attachements déjà pour ce lieu qui est pourtant récent mais que l’on aime beaucoup.

 

 

Sans oublier que son papa travaille à présent dans le bar d’en face, permettant à Barbara de garder un lien plus personnel avec son ancien emploi.

Oui, oui, bien sûr ! C’est ce qui est chouette, c’est pour cela que je m’éclate, j’adore jouer des séquences avec mon père. Dans son bar, il y a des histoires, dans notre bar on a aussi des trucs avec Thomas et Fanny, à la coloc il y a d’autres choses, il y a plein de personnages, de lieux, de fonctions auxquels elle est raccrochée. Ça donne lieu à beaucoup d’intrigues et on s’amuse. On ne s’ennuie jamais, je lis les textes chaque semaine avec toujours autant d’avidité et de suspense. Je me demande ce qui va se passer, moi aussi quand j’arrive à la fin du dernier scénario, je me dis « ah, mince, il faut attendre la semaine prochaine pour savoir la suite », comme le spectateur en diffusion mais avec un peu d’avance.

Pour terminer, parmi tout ce qu’elle a pu vivre, certaines intrigues ou évolutions personnelles vous ont-elles encore plus marquée ?

Oui, carrément ! Je me rappelle des gros évènements de sa vie, je me rappelle de son arrivée, de sa période en foyer, de la tarte aux pommes qu’elle avait renversée et que, du coup, elle avait dû refaire, ce qui lui avait déclenché cette passion pour la cuisine. Pour moi, c’était un gros truc aussi qu’elle découvre sa voie alors qu’elle n’en avait rien à foutre de rien. C’était fou…puis un mariage raté, puis l’alcoolisme, puis le Marci puis César/Barbara. Effectivement, quand on réfléchit, il s’est passé 1000 trucs mais il y a quand même des gros points comme cela que l’on retient et qui ont été des moments charnières dans l’évolution de notre personnage, qui font ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

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Pass Ligue 1 : Alexis Grasso évoque les débuts du nouveau programme de Prime Vidéo !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexis,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis le début de saison, vous participez à l’aventure Pass Ligue 1 sur Prime Vidéo. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être d’en faire partie, dès son commencement ?

Le mot est faible mais oui, c’est vraiment du plaisir. J’aurais même dit que c’est un kiff. Jusqu’à présent, j’avais été habitué à de la présentation en plateau, sans public et, là, je me retrouve en direct des stades, au plus près des joueurs, avec du public en plus. J’ai vraiment beaucoup de chanceJ. Pour vous dire, le gros problème que l’on a sur site est que, parfois, on a du mal à s’entendre tellement les supporters font beaucoup de bruit…je pense qu’il y a pire dans la vie. De côtoyer les joueurs d’aussi près, de côtoyer d’aussi près les anciens joueurs qui sont aujourd’hui consultants pour nous…on se rend compte que, tous les week-ends, on apprend plein de choses et, vraiment, pendant le match ou avant de prendre l’antenne, je suis là, au milieu du stade, je regarde autour de moi et je me dis que l’on a quand même beaucoup de chance de faire cela. Amazon nous l’offre, nous le propose depuis le début de la saison et c’est vraiment un sacré kiff.

Avec ce nouveau média et cette nouvelle formule, l’accompagnement et l’habillage, sur le terrain et autour, sont plus riches que ce que l’on a l’habitude de connaitre. Dans le dispositif, vous vous inscrivez principalement dans l’animation des rencontres, avec trois moments d’intervention, les 20 minutes d’avant-match, la mi-temps et le debrief bord pelouse d’après match.

C’est exactement ça ! Je vous parlais de présentation plateau et de présentation sur site, la différence est que l’on se rend compte de certaines choses sur place, en direct, parfois, à 10 centimètres des joueurs, qui sont totalement différentes. Vraiment, on voit des gestes qui, à l’antenne, peuvent paraitre faciles mais en vrai, la passe va à 90 km et le joueur fait un contrôle poitrine avant d’enchainer direct. On se rend compte de leur talent mais aussi de la chance que l’on a d’être là. Vraiment, la ligue 1 est un super championnat, on le remarque chaque week-end.

Amazon a fait le choix d’un plateau de 20 minutes, on sait que l’on peut dire plein de choses, sans meubler. Sur chaque match, sur chaque confrontation, il y a une histoire. Récemment, il y a eu 4 derbys dans le même week-end et, à chaque avant-match, on pouvait parler de plein de choses. Le gros souci, avec 20 minutes d’antenne, est que l’on a tellement de choses à dire que, parfois, on n’a même pas le temps de tout aborder. Ça reste un luxe. Ce qu’il y a de cool, c’est que, maintenant, avec Amazon, on propose à chaque supporter qui ne peut pas aller au stade de regarder son match en intégralité, en lui offrant un focus entier sur son club et sa rencontre. La couverture d’un match de Clermont par exemple est la même que celle pour Paris ou Lille notamment. C’est une vraie belle chance !

 

 

En amont du match, quelle est votre méthodologie de préparation ?

On part en équipe à chaque fois, on a un chef d’édition qui établit le conducteur, on a un consultant ou deux en fonction de la rencontre, on a un commentateur et un journaliste bord terrain. Vous voyez, c’est une mécanique. C’est aussi la chance, avec Amazon, d’être partout, tout le temps. Le commentateur a un recul de fou et peut dire plein de choses qu’il voit, que, moi, à 10 cm de la pelouse, je ne vois pas. Je suis face terrain mais toutes les actions sont dans mon dos donc je ne vois pas forcément quand quelqu’un s’échauffe ou quand il y a une mise en place. Il y a alors le journaliste bord terrain qui voit tout et qui sent tout. Et il y a le consultant qui nous apporte son expertise.

En fait, l’équipe change très souvent, les consultants varient. Je pense notamment à Benjamin Nivet qui a joué très longtemps à Troyes, qui connait très bien le staff, on fait appel à lui plus souvent sur son ancien club.

L’idée est déjà de créer une osmose, je trouve que c’est important, il y a quand même des consultants qui étaient pros il n’y a pas si longtemps que cela. La marche est différente, c’est un métier. On cherche avant tout à se mettre tous en confiance, l’idée est de mettre à l’aise tout le monde, surtout le consultant. On n’est pas là pour le piéger, on est tous ensemble, vraiment. Les gens sont là pour écouter ce que lui a à dire, je n’ai pas fait de foot comme lui en a fait et je ne connais pas les joueurs comme lui. D’ailleurs, ça se voit tout de suite, quand on arrive bord de terrain avec le consultant, tous les joueurs viennent alors le saluer.

Créer une alchimie est donc vraiment la meilleure chose à faire pour évacuer le stress. Ensuite, il y a une lecture du conducteur, on voit ce dont on veut parler. Surtout, avant de dire ce que l’on va faire, on va demander au consultant ce que lui a envie d’évoquer, grâce à sa connaissance des joueurs. Encore une fois, il faut mettre à l’aise le consultant, c’est lui que l’on doit entendre le plus. On fait alors le conducteur autour de cela et on fait une répétition afin que tout le monde soit à l’aise. Il y a vraiment zéro piège. Parfois, le conducteur est cassé parce qu’un joueur est allé voir notre consultant et on rebondit dessus à l’antenne avec ce dernier. On est à 20 minutes du match, on a l’échauffement en live et on réagit en fonction de ce qui se passe. Je me souviens par exemple de Brest-Angers avec Ludo Obraniak, où il s’est remémoré son rituel d’échauffement. Lui, patte gauche de velours, se mettait avec les joueurs techniques, pour gagner en confiance. Donc, en fonction du match, de l’échauffement et du consultant, tout va être différent. On a une base solide mais on sait que ça peut partir dans une autre direction… c’est là la différence entre le plateau et le terrain, tout peut être cassé. C’est le jeu, toute l’adrénaline de la chose et, encore une fois, c’est trop cool, vraiment !

En étant présent au stade, vous pouvez vous-même voir des choses, avant la prise d’antenne, que vous n’auriez pas vues en plateau, voire même d’avoir de petits échanges en off.

Exactement ! Après, encore une fois, parfois on peut avoir une distance entre les journalistes et les protagonistes. Ça passe dès fois plus facilement via le consultant. On a eu un échange récemment entre Edouard Cissé et Antoine Kambouaré, ils se connaissent super bien et continuent de se voir. Tout de suite, c’était différent, Antoine ne va pas se confier à moi comme il va se confier à Edouard, ce qui est normal. A l’antenne, c’est pareil, la réponse n’est pas la même quand c’est un consultant qui pose la question.

On a aussi plus facilement les petites infos compos, on voit de suite qui est impliqué ou pas à l’échauffement, ça permet d’avoir des éléments que l’on n’aurait pas eus sinon. On rencontre l’attaché de presse, le responsable de la communication, quelqu’un du staff et on chope des petites indiscrétions. On arrive deux à trois heures avant et, si un joueur de Brest par exemple s’échauffe alors tout seul, on comprend de suite qu’il est en train de se tester, après avoir ressenti une petite gêne.

 

 

Pour vos deux autres interventions, à la mi-temps et en fin de match, le fait de vivre la rencontre à quelques dizaines de centimètres de la pelouse vous permet sans doute une vision différente d’un journaliste en plateau ?

Je continue de jouer au foot, à petit niveau. Dans le football, bien sûr, il y a le côté technique mais, tactiquement, il faut être au top. La communication est aussi primordiale. Je suis défenseur et j’adore entendre les défenseurs parler entre eux, se replacer les uns les autres. A la télé, on ne s’en rend pas forcément compte. Il peut y avoir une situation offensive pour une équipe, je regarde alors les défenseurs et je vois Nicolas Pallois dire à Fabio de gérer la profondeur. J’adore ça !

En après-match, on a les protagonistes, les coachs, les joueurs. Quand on a remarqué ce que j’évoquais, tout de suite ça nous forge et ça prépare les questions. Ce qui aide aux bonnes réponses, intelligentes car ils s’aperçoivent que l’on n’est pas là pour poser des questions bateau. Encore une fois, on se rend compte, en étant si proche des joueurs, qu’ils sont à des millénaires de notre niveau et qu’ils font des choses que l’on ne pourrait pas faire.

Après quelques semaines d’antenne, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir ?

Je pense que ça se passe bien. On a un bon accueil à chaque fois, des clubs mais aussi des médias managers. Je ne dis pas que c’est significatif de quelque chose mais c’est peut-être un signe, il n’y a aucun attaché de presse ou aucun responsable communication qui m’ait demandé en amont les questions.

D’un point de vue Amazon, le mot d’ordre était de faire simple et efficace, de ne pas arriver avec de gros sabots. Pour l’instant, ils sont plutôt contents. Ils font confiance aux mêmes équipes, il y a un très bon roulement, je n’ai personne qui m’a fait part de points négatifs. Tout le monde, en interne, est très satisfait. Maintenant, on sait très bien que l’on peut toujours mieux faire, c’est clair. Dans l’ensemble, je trouve que l’on a même fait mieux que simple et efficace, tout se passe super bien, franchement. Tout est très positif !

On ne consomme plus le foot à la télé mais via une plateforme, en quelque sorte de vidéo à la demande. Je trouve que cette manière de consommer et d’offrir cela en direct du stade, est nouvelle et j’ai l’impression que les gens sont plutôt contents de cela. Chaque supporter peut voir le match de son équipe en intégralité et c’est magnifique, c’est une chance inouïe.

 

 

Quel regard portez-vous sur le début du championnat ?

Lors de l’après match, on propose toujours un coup d’œil sur les résultats du multiplex et je me suis fait la première remarque à la J6 en me disant qu’il y avait eu plusieurs 0 à 0 ce jour-là. Ça prouve que, jusqu’à présent, sur les premières journées de championnat, on a eu du 35 buts, du 34 buts, …Franchement, on est vraiment vraiment gâtés. Au-delà du niveau, je trouve que, cette saison, il y a quand même beaucoup d’histoires. Clermont, par exemple, découvre la Ligue 1 et est 6è, en tenant tête à Lyon, en gagnant à Bordeaux, en jouant un super foot, avec un coach emblématique. Déjà, quand on est amateur de belles histoires, je trouve que cette saison est top. On a de très bons coachs qui ont envie d’instaurer une véritable identité de jeu. Je pense à Gérald Baticle, qui arrive après 11 ans de Stéphane Moulin, avec une vraie philosophie en tête. Ca a cassé pour la première fois à la 6è journée mais, jusqu’à présent, c’était top. Je pense à Peter Bosz aussi.

En Ligue 1, pendant longtemps, on a reproché à certaines équipes, à certains coachs, d’être un peu trop défensifs, de favoriser le résultat plutôt que la philosophie et la manière de jouer. Là, cette saison, on a vraiment une grosse différence. Peut-être que j’ai été gâté mais il n’y a pas eu un match où on s’est ennuyés. Ne serait-ce qu’Angers-Nantes.

Pour l’instant, on a beaucoup beaucoup de chance, on a de belles équipes, on a de beaux joueurs, c’est grâce aussi aux coachs qui ont envie de les faire travailler, techniquement et tactiquement. Ils ont envie que leurs joueurs se régalent, plein d’entraineurs nous l’ont dit, Baticle, Battles, Gastien, Haise.

Exception faite des incidents connus, le retour du public dans les stades aide aussi à cette effervescence…

Je vous le disais, le gros souci que l’on a sur site est que, parfois, il y a trop de bruit dans les tribunes, si bien que l’on ne s’entend pas. Je pense que ça fait du bien à tous, à nous, pour le kiff et aux joueurs. A huis clos, parfois, on avait l’impression d’un match d’entrainement. Avec les supporters, l’intensité est carrément différente. Ça se ressent aussi dans le message des joueurs, qui dédient les victoires aux supporters. Même menés de deux buts à dix minutes de la fin, les supporters continuent de chanter. Tout ça joue sans doute sur le côté spectaculaire et kiff que l’on a depuis le début de saison.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure du Pass Ligue 1 ?

Franchement, de continuer à kiffer ! Si vous me dites que la suite du championnat ressemblera au début, je signe. Là, ce n’est pas forcément le journaliste qui parle, c’est le fan de foot. Vraiment, je parle comme un consommateur lambda, j’ai envie de continuer à kiffer comme cela. Je mesure la chance que l’on a.

Merci, Alexis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Demain Nous Appartient : Martin Mille évoque son personnage dans la série à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Martin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver depuis un an environ maintenant dans la série à succès de TF1 « Demain Nous Appartient ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle famille artistique ?

Oui, oui. Je vais en profiter pour vous raconter un peu mon parcours, pour vous dire à quel point ça a pu être une joie au moment où j’ai appris que ça allait arriver. Je viens d’un petit village de campagne, dans la Drôme, de 600 habitants environ. Mon papa est musicien donc j’ai toujours été, depuis petit, dans le milieu artistique. J’ai commencé, dans ce village, dans un petit club de théâtre, à l’âge de 8 ans. On faisait de petites scènes rigolotes et je suis vraiment tombé amoureux de cet art. Arrivé au collège, j’ai eu une petite période où j’ai arrêté le théâtre parce que j’avais peut être envie de m’affirmer, il y avait un peu ce truc de dire « je veux être un bonhomme, je ne veux pas faire le club de théâtre du mercredi après-midi, je préfère être avec mes potes et jouer au foot ». Ce qui m’allait très bien à cette époque.

En sortant du collège, je me suis dit que, comme je disais depuis tout petit que je voulais en faire mon métier, il faudrait que je commence à faire ce qu’il fallait pour. Je me rendu compte qu’il fallait que j’entreprenne les choses par moi-même, dès lors. Je fais alors les démarches pour rentrer dans un lycée à Grenoble, avec une spécialité théâtre. Là, je commence à travailler en parallèle de ma Fac, où je fais un an d’art du spectacle et du cinéma. Je restais un peu dans le même milieu et dans la même énergie, tout en travaillant à coté pour pouvoir ensuite monter à Paris faire une école. Je suis enfin monté à Paris après mon année de Fac où j’ai fait deux ans aux Enfants terribles. A la fin de la deuxième année, j’ai rejoint l’équipe de DNA.

Pendant ces deux années, j’ai soulé tous les agents à leur envoyer ma tête toutes les deux semaines. Je participais à tous les groupes de castings, ce qui m’a permis de me créer un réseau avec d’autres jeunes. J’ai fait des courts métrages étudiants, de la figuration mais je n’avais pas d’agent donc pas d’accès à tous les castings intéressants. J’envoyais, j’envoyais, j’envoyais…la veille du premier confinement, je devais avoir rendez-vous pour un casting qui avait répondu enfin oui et c’était pour « Ici tout commence ». Ce rendez-vous se loupe à cause du confinement, je retourne dans la Drôme, les mois passent, j’oublie un peu cela en pensant que c’est terminé. Ils me recontactent un mois avant la fin du confinement en me disant qu’ils allaient reprendre les productions. J’étais très content. J’ai essayé pas mal de rôles mais ça n’allait pas, jusqu’à ce qu’ils me demandant d’aller sur le tournage pour rencontrer le réalisateur. J’y vais, on refait encore un casting pour un nouveau personnage et, à ce moment-là, il me dit en sortant que, à priori ça le ferait mais sans rien me confirmer. Sauf que l’on est en juin, en sortie du premier confinement…Je suis un jeune qui essaie de faire cela mais il faut que je travaille à côté si je veux pouvoir rester à Paris. Je suis en train de voir pour faire ma saison en restauration une semaine après. Je monte dans le train pour Paris en ce sens, j’arrive, je pose mes affaires chez moi et, là, j’ai un appel de la directrice des castings pour me dire qu’ils m’aiment bien mais qu’ils ne savent pas où me placer sur ITC. Elle me propose alors de faire une dernière self tape mais pour le rôle de Gabriel sur DNA. Je la fais, on me rappelle pour me dire que l’aventure commence quelques jours après.

Donc c’était un peu une libération après toutes ces années où je n’avais pas les contacts. J’ai sauté dans ma chambre et ai appelé de suite mes parents. Je ne savais pas qui était Gabriel, je ne savais pas ce que ça allait être, je me suis dit que ça pourrait même n’être que pour trois jours de tournage. Mais j’étais comme un dingue d’avoir décroché mon premier contrat. Je me renseigne, je demande s’il faut quand même que je garde mon job d’été et, là, du coup, je comprends que c’est un personnage récurrent, que je suis partie pour une vraie aventure. Trop content, je préviens tout le monde ! Puis, je suis arrivé sur DNA….des personnes formidables, bienveillantes, intégration assez rapide, tout le monde y est allé de bon cœur, ça ne pouvait que fonctionner. Super content !

Au-delà de cette belle et grande famille artistique, c’est vrai que le cadre de tournage est quand même très chouette…

L’endroit est incroyable ! J’ai découvert Sète. C’est vrai que le premier jour où j’arrive, à la veille de me présenter à l’équipe, je viens en train, j’étais en première classe, je commence à voir la ville avec les canaux, j’ai une grande chambre d’hôtel…des choses que je ne connaissais pas vraiment. Au début, tu ne réalisas pas vraiment ce qui se passe mais c’est vraiment super. Ce que j’ai adoré, c’est d’avoir tourné en juin et en juillet…Quand tu ne tournes pas, tu as la plage à côté, c’est paradisiaque. Etant donné que je travaillais depuis très jeune chaque été pour avoir des sous pour l’année, je n’avais pas eu de vacances d’été depuis je ne sais pas combien de temps. Du coup, même si je travaillais, c’était presque des vacances pour moi, j’y allais avec la banane et le sourire. Tout ce que j’aime.

Après un an à l’image, avec vos propres mots, comment décririez-vous à présent votre personnage de Gabriel ?

Je remplaçais un comédien qui jouait déjà le personnage avant. Quand je suis arrivé, je n’ai pas vraiment regardé ce qui se faisait avant, je me suis dit que j’allais me faire des nœuds si je commençais à savoir à quoi je dois ressembler. Je me suis dit qu’il fallait que j’apporte ma touche personnelle en arrivant. Donc je suis arrivé sur un personnage qui a un passif assez compliqué, avec une maman transgenre. J’ai eu une facilité, quand je suis arrivé, ils venaient de finir l’intrigue des soucis entre Morgane et Gabriel, ils s’acceptaient, ils s’aimaient, tout allait bien entre eux. Du coup, dès mon arrivée, on a pu jouer des séquences avec ma mère où on s’entend bien et j’avoue que ça m’a aidé. Si j’étais arrivé directement dans les tensions familiales, ça aurait été peut-être plus compliqué à apprivoiser comme personnage. Je crois que, du coup, j’arrive avec un personnage qui est plutôt détente, assez rigolo, taquin, qui ne va pas hésiter à piquer. Qui pourrait un peu ressembler au personnage de Charlie dans ce sens-là, même si elle est un peu plus cruelle encore dans ses remarques.

On peut dire quand même que, en un an, j’en ai pris plein la tête parce que j’arrive avec un personnage plutôt sûr de lui, qui en quelques mois va se faire avoir sentimentalement par Charlie. C’est une histoire qui a duré, je crois, presque cinq mois à l’antenne. Ça a été super, je suis arrivé et j’ai eu directement beaucoup de jours de tournage avec Clémence Lassalas. On s’est super bien entendus en fait, c’est une actrice que je trouve super. Je crois qu’elle m’aime bien aussi, ça a plutôt bien matché. On n’avait pas trop à chercher pour essayer de créer quelque chose, c’était assez naturel. C’était vraiment un plaisir et je sens que j’ai pu évoluer aussi avec elle, qui est là depuis un petit moment. Son expérience m’a guidé.

J’ai eu aussi l’arche avec mon oncle qui décède et ma mère qui va en prison. Là, ça a été autre chose parce que l’on a dû aller chercher plus dans du profond, pour toucher les téléspectateurs. C’est là que l’on se rend compte que l’on commence à attaquer un exercice qui n’est pas facile. Surtout dans le format série. Moi qui ai fait beaucoup de théâtre avant, je travaillais six mois sur un texte avant de le présenter à mon prof, là j’arrive dans une démarche qui est complètement différente, où il faut être archi efficace si on veut être fier de soi. Du coup, c’est difficile, il faut être efficace, sinon on sait que l’on ne peut s’en prendre qu’à soi-même si on n’a pas été assez à fond sur le peu de temps accordé. Le personnage en a donc pris plein la tête, il a beaucoup pleuré, il a beaucoup été dans des peines de cœur ou des peines familiales sur les six derniers mois.

Ensuite, il y a quelque chose qui a été bien, c’est que j’ai aussi beaucoup tourné avec Théo Cosset et Dembo Camilo, qui sont, dans la série, mon demi-frère et mon frère de cœur. On était un trio qui s’amusait bien, qui rigolait bien, on se permettait aussi de souffler un petit peu entre les séquences qui étaient compliquées. Ensuite, j’ai eu une petite période de creux. J’ai eu un cas contact qui m’a fait louper quelques arches de comédie. Là, je suis content parce que je reviens avec un Gabriel un petit peu libéré de tous les poids qu’il a eus toute l’année, qui va arriver un petit peu avec le smile et un nouvel état d’esprit. Au bout d’un moment, je crois qu’il a réussi à faire son deuil de Charlie, je crois qu’il a réussi à vivre aussi avec l’absence de ses mères. Mais en espérant qu’elles reviennent bientôt. Je suis content, ça va être un peu moins lourd à porter comme personnage et peut-être que je vais pouvoir apporter un peu de sourire chez les téléspectateurs. Donc ça fait du bien.

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est intense. Comment avez-vous appréhendé cela ?

Je suis un mordu du travail et de préparation. C’est peut-être aussi l’école du théâtre qui refait surface. Lors de mes premiers jours, sur trois séquences d’une minute, je suis arrivé avec presque trop de travail. Ce qui fait que je me prenais un peu trop la tête, à répéter mes quatre répliques une centaine de fois pour être sûr. J’étais vraiment à fond. Avec le temps, tu te rends compte que, sur ce genre de format, il faut s’adapter et je pense que j’ai réussi. On ne peut pas passer toute la nuit sur un texte, il faut aborde le travail d’une autre manière, il faut être plus efficace dans la compréhension du texte et dans son apprentissage. C’est un exercice, sur le fil de l’année, tu apprends les séquences plus vite et certaines se répondent, ce qui facilite l’apprentissage. En les relisant tous les jours, on est sûr de les avoir au moment du tournage. J’ai même pris mes marques avec l’équipe du tournage. Des choses toutes bêtes comme le positionnement au début de l’action et à la fin de la séquence. J’essaie aussi de faciliter le travail des techniciens, qui ont un boulot immense dans l’ombre. Ce qui permet d’être plus en phase avec les équipes et d’être plus disponible.

Pour la suite de votre parcours, on imagine que vous aurez peut-être l’envie de remonter sur les planches ?

J’en ai déjà envie ! En ce moment, je suis beaucoup pris par DNA et le contexte actuel rend le théâtre peu accessible en ce moment. Ce qui me fait plus envie actuellement, c’est de reprendre des cours. Je voudrais bien préparer la classe libre, le conservatoire national d’art dramatique à Paris. Au-delà du fait que c’est l’une des plus grandes classes à intégrer pour apprendre le théâtre et en faire, je pense que c’est un défi à se lancer que de passer les auditions. Ces moments passés devant un jury qui fait peur est équivalent à un moment passé sur des planches face aux spectateurs. C’est un peu le même type d’exercice. Au final, au niveau du stress, de l’appréhension et de l’expérience, je pense que c’est assez similaire.

J’ai envie d’apprendre avec des profs qui peuvent me faire progresser. Je sens que, à vingt-deux ans, je n’ai pas tout appris et qu’il me reste plein de choses à apprendre. Même si, avec DNA, j’apprends beaucoup, le théâtre peut m’apprendre d’autres choses encore. Je pense aussi que j’ai ressenti des choses au théâtre que, pour l’instant, je n’ai pas réussi à ressentir avec des caméras. J’avais notamment eu la chance de partager un moment sur scène avec Jean-Louis Trintignant, à échanger des poèmes. Je crois que l’on avait réussi à faire quelque chose de joli sur ces trois à quatre jours ensemble.

Merci, Martin, pour toutes vos réponses !

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Demain Nous Appartient : Marie Catrix évoque l'arche de départ de son personnage dans la série de TF1 et nous parle de ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

Votre personnage, Morgane, dans « Demain Nous Appartient » sur TF1 est sorti de prison il y a quelques jours, comme on a pu le voir à l’image, avant de s’envoler à l’autre bout du monde. On image sans doute le plaisir et la joie que cela avait dû être de pouvoir retrouver toute l’équipe pour cette nouvelle arche ?

Oui, après 6 mois d’absence…Effectivement, quand Isabelle Regourd m’a appelé pour me dire que l’on nous avait écrit une arche de sortie de prison et de sortie de série, j’en étais très heureuse. On en avait discuté avec elle, je lui disais espérer ne pas disparaitre juste en prison. C’était plutôt positif, parfois il y a des personnages qui disparaissent sans réelle sortie. Là, déjà, il y avait cette joie-là et celle de retourner à Sète, une ville coup de coeur pour moi, celle aussi de retrouver mes partenaires, j’ai même pu fêter mon anniversaire là-bas. Donc c’était plein de belles choses. 

Concernant l’intrigue en elle-même, votre personnage y a vécu énormément d’émotions, plus ou moins joyeuses. En tant que comédienne, comment avez-vous abordé cette richesse et cette densité d’émotions ?

Je me suis vraiment laissée surprendre sur plein de choses. Je savais, évidemment, que ça allait me faire quelque chose de retrouver mes partenaires, de retrouver les lieux et que ça allait me faire aussi quelque chose de partir. Je me suis laissée surprendre sur le moment, rien n’a été trafiqué, c’était de vraies émotions, il y a même une séquence qui a été assez prenante pour moi, je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce moment-là. Il s’agit de la séquence avec Solène, où Victoire revient auprès de Sandrine pour s’excuser d’avoir réagi de la sorte et c’est à ce moment-là, je pense, que j’ai réalisé que c’était la fin. En fait, comme dans la vie Juliette et Solène sont très proches et que je suis assez proche de Juliette aussi, c’était un câlin d’au revoir d’amies partenaires. 

Il y avait aussi ce lieu, vraiment je parle de Sète car j’ai toujours pris un immense plaisir à venir. Le dernier décor d’appartement donnait une vue superbe sur l’étang avec, souvent, de magnifiques couchers de soleil. Je savais que je quittais aussi un lieu qui m’était devenu cher.

 

 

Parmi les autres moments marquants à l’image, on pense aussi à votre départ en taxi, où le personnage de Gabriel, lui, reste à Sète…

Là, pour le coup, l’émotion était plus pour moi celle d’une mère…j’ai un peu pensé à ma fille. C’était aussi très fort, je quittais mon fils dans la série et je m’imaginais devoir dire au revoir à ma fille dans la vraie vie. C’est vrai que, avec Martin, on a appris à se connaitre et à créer ce lien de mère-fils. C’était drôle, dans mon sous texte, je lui souhaitais bonne continuation à lui aussi. Vraiment, c’était top. Je suis très heureuse de cette arche, elle a été un peu courte mais très joliment écrite. J’ai aimé aussi le moment où l’on se retrouve à la sortie de prison. L’équipe a fait de très jolis plans, le moment du baiser est beau, avec une belle lumière. C’est hyper touchant. Sur chaque scène, il y a eu quelque chose d’hyper sensible chez moi qui, je trouve, s’est ressenti à l’image. 

Personnellement, parmi les moments forts, il y a aussi la scène où je dis à mon fils que ce petit bonhomme devient un homme. Cette scène-là était aussi forte pour moi. A chaque fois, l’émotion était là. Sans oublier, oui, le au-revoir en taxi. 

Je suis revenue sur Sète quelques temps après pour la soirée des 4 ans de la série. Il y avait une petite nostalgie de retrouver également cette douceur de vivre qui existe bel et bien là-bas, avec son canal, sa lumière, le Mont Saint-Clair, … Elle est en lien avec toutes les rencontres que j’ai pu faire, que ce soient certains Sétois ou la « DNA family », voire également avec ce que j’ai pu vivre en parallèle dans ma vie personnelle. Ma fille a grandi en partie là-bas, ma famille est venue m’aider, mon père, ma mère, mon conjoint…

 

 

Les retours du public sur cette arche ont sans doute dû être nombreux…

Le départ était déjà annoncé avant même d’avoir été diffusé mais j’avais davantage communiqué sur mon retour que sur un retour/départ. Effectivement, quand les choses ont été annoncées, j’ai reçu beaucoup de messages, je crois même qu’une pétition a circulé pour que le couple « Morgine » ne disparaisse pas. A la diffusion, il y a eu une part de tristesse, beaucoup de personnes aimaient beaucoup ce couple. Ce n’est pas uniquement lié au couple homosexuel mais aussi à ce que l’on dégageait à travers nos personnages, ainsi que nos personnalités propres à Juliette et à moi. Sans oublier notre amitié qui transparaissait à travers le couple…j’ai eu beaucoup de très jolis retours, avec de la déception de nous voir partir.

Je comprends vraiment le mouvement, le changement, je trouve qu’un coup de frais fait du bien. On a toujours du mal au changement mais on finit toujours par s’habituer et par s’attacher à de nouveaux personnages. 

En plus, votre départ n’est pas forcément définitif…

Exactement ! Juliette est revenue tourner en août, jusque début septembre, pour une arche autour du personnage de Victoire. Comme elle est encore en lien avec sa fille et que mon fils reste sur place, il pourrait toujours y avoir une ouverture. Un vol depuis la Guadeloupe vers Sète peut se faire facilement :). 

 

 

Vous l’avez évoqué, une chouette soirée a été organisée pour fêter les 4 ans du programme…

Ca a fait énormément de bien et donné beaucoup de plaisir de se retrouver après cette période de restrictions. Pour moi, c’était une façon de dire au revoir et merci à toutes les personnes à qui je n’avais pas pu le faire. Et peut-être aussi, dans un sens, tourner une page pour aller de l’avant. On restera toujours en lien avec certains, je retournerai aussi à Sète. Oui, c’était assez chouette, en plus la surprise d’un montage de 4 minutes nous a été faite, qui remémorait les 4 ans. J’y ai découvert plein d’intrigues. Je suis très heureuse, en tout cas, d’avoir fait partie de l’aventure, c’était super de se retrouver, de revoir les équipes HMC, les monteurs… de rencontrer aussi certains auteurs et dialoguistes qui travaillent à Paris. Ainsi que certaines personnes des programmes de TF1. C’était chouette de pouvoir échanger avec autant de monde et de pouvoir rigoler avec les copains. 

Pour la suite, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

Pour l’instant, je suis vraiment repartie dans l’ouverture du réseau professionnel. J’ai passé 2 ans et demi avec cette équipe, où moi-même je me suis un peu reposée avec ce rythme, à être entre la vie de famille et la série. Ceci dit, l’année dernière, avec Juliette notamment, j’avais fait un super stage de rencontres avec des réalisateurs et des directeurs de casting. J’en refais un autre dès la mi-octobre mais avec d’autres organisateurs. Pour rencontrer de nouvelles personnes, d’autres directeurs de casting et d’autres comédiens. J’étais aussi récemment, pour la première fois, au Festival de la fiction TV de La Rochelle, où j’ai pu faire de belles rencontres professionnelles.

 

 

Quelles seraient justement vos envies ?

Ça me tient à cœur de travailler sur l’adaptation des livres d’Agnès Naudin, pour parler des problèmes qu’il peut y avoir dans les familles, que ce soit l’inceste, la violence conjugale et ceux qui s’apparentent à la protection des personnes. Ce sont des sujets très forts. J’avais déjà eu la chance d’avoir un rôle fort sur DNA, là c’est un autre sujet sociétal fort, qui me parle, qui me touche beaucoup. Voilà, j’aimerais bien intégrer une brigade de police pour défendre ces sujets-là. 

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

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Demain Nous Appartient : Julie Debazac et Charlotte Gaccio évoquent la série quotidienne à succès de TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie, bonjour Charlotte,

C’est un plaisir d’échanger avec vous deux !

La série « Demain Nous Appartient » connait le succès d’audience que l’on sait, depuis plusieurs années. Avant d’y revenir, on imagine déjà sans doute le plaisir et la joie que ce doit être, plus récemment pour vous Charlotte, depuis plus longtemps pour vous Julie, de descendre sur Sète et de retrouver toute l’équipe, comédiens et gens de l’ombre ?

Charlotte : Moi, on m’avait dit « tu verras, DNA c’est une grande famille » et ce n’était pas un mensonge. Il y a vraiment ce côté-là, que j’ai ressenti quasiment immédiatement. Même des anciens, même ceux qui partaient passaient presque le relai, en disant « nous, on a passé des années supers, amusez-vous bien, c’était top » donc il y a quelque chose de très doux et de très accueillant en fait chez les anciens.

Julie : Ben, merciJ, ce n’est pas moi qui dis les chosesJ. Non, moi, j’ai rencontré Charlotte sur les nouvelles photos, que je trouve très bien d’ailleurs, très chouettes, très gaies et très belles. Voilà, spontanément, je peux dire, Charlotte, maintenant que c’est enregistré et écrit bientôt : j’aime bien cette fille. Comme ça, après on verra, je vous dirai cela dans deux ans, trois ans. J’aimerais bien jouer avec elle, avis à Marc, le nouveau directeur de collectionJ.

Non, c’est vrai que Charlotte arrive à un moment où il y a un reboot comme on dit, c’est-à-dire une nouvelle image, un nouveau générique, ça fait partie aussi de ce genre de programme, il y a une évolution. J’aime bien interpréter un personnage sur une longueur, j’avais eu cette chance sur « Avocats et Associés » il y a quelques années sur France 2. Là, c’est une nouvelle dynamique mais tous les jours…Vous parliez d’équipe, je ne savais pas ce qu’était une quotidienne, c’est quand même dingue, c’est une machine de guerre et de joie aussi mais c’est un grand travail également, c’est une usine, oui. Charlotte vient de le découvrir, on rencontre trois équipes par jour de tournage, c’est-à-dire que l’on a trois équipes de techniciens qui nous attendent sur un plateau ou un autre. Parfois, on découvre la troisième équipe en semaine. Ce sont des sessions qui durent quinze jours et on a ce rythme…les équipes changent tous les quinze jours mais, nous, on reste là. Voilà, selon les intrigues, les arches, on a des moments où on est plus ou moins là. On parlait de grande famille, on rencontre les comédiens petit à petit, au fur et à mesure. Avec Ingrid, on a eu quelques scènes il y a quelques temps, on a cru qu’une amitié allait naitre et puis, hop, je suis partie sur autre chose, même si on a eu beaucoup de plaisir à se rencontrer.

Charlotte : Nous, on n’a pas encore joué ensemble, ni avec Alex, ni Mayel,…je n’ai joué avec personne d’autre encore.

Julie : Oui, c’est vrai…fais une connerie, tu vas voir que tu vas venir au commissariatJ. J’ai hâte que tu fasses un mauvais pas J… Non, mais c’est vrai. Ce qui est incroyable, c’est qu’on découvre nos intrigues au fur et à mesure. C’est hyper chouette, je n’ai pas à mentir…d’ailleurs, je ne sais pas mentir, sauf quand je suis très bien payéeJ. Voilà, c’est très facile parce que l’on découvre petit à petit. Par exemple, quand j’ai découvert que William n’était pas le père d’Emma, je l’ai appris alors que j’avais joué pendant huit mois la maman bien sous tous rapports et c’est chouette, tout à coup il y a un trouple qui se crée, que je découvre, qui amène autre chose. Les auteurs s’amusent à cela, à brouiller les pistes et, nous, ça apporte des couleurs différentes à nos personnages. Et puis de rencontrer des générations différentes et des gens différents….on a une chance colossale de bosser et de faire notre métier.

Au-delà de cela, le cadre de tournage, à Sète, est particulièrement agréable. On pense notamment, Julie, à votre nouvelle maison, suite au déménagement de votre famille …

Julie : Alors, là, la baraque, oui…je me suis dit « mais elle a fait casse Jacob, ou quoi ? Ou elle a déterré des lingots », ah non je ne peux pas le dire car c’est déjà faitJ. C’est très bien payé chez les flics, putain J Ou alors chez les chirurgiens, je ne sais pas…non, non, je rigoleJ. J’ai été ravie qu’on me sorte un peu du studio, c’est-à-dire que j’ai vu le jour et ça, ça fait du bien. Non, mais c’est vrai. Et puis des palmiers, cette maison est dingue et elle passe super bien à l’image. Parce qu’on ne le sait pas, quand on découvre un décor…non, non, c’est chouette, on a vraiment cette chance-là, en plus les proprios sont très agréables, passent de temps en temps…je vais inviter Charlotte à prendre un verre au bord de la piscineJ. En plus, elle s’est déjà incrustée chez moi quand je n’étais pas là, tiens ça me revient….

Charlotte : C’était chez les Daunier…

Julie : Ah oui, c’est ça, nos voisins, tu as raison, mon ex, j’ai couché avec lui quand j’avais 18 ans, c’est ça, c’est le papa d’Emma…Charlotte s’est incrustée chez moi, elle connait le décor.

Charlotte, un mot si vous voulez bien sur votre personnage, arrivé récemment à l’image, entouré de ses quatre pioupious, comme vous aimez à les appeler ?

Charlotte : Audrey et sa famille débarquent à Sète en venant de Saint-Denis parce que l’ainé commençait à avoir de mauvaises fréquentations, donc on a changé d’air. On arrive, on a réservé une maison qui n’existe pas, on a un boulot qui n’existe pas donc on est à la rue avec quatre gosses. C’est quand même une belle galère…et puis, voilà, justement, on a été un peu chez les Daunier/Chardeau, sauvés par Adrien. Et puis, là, en ce moment, ce qui est diffusé, c’est que je suis à Perpignan pour un nouveau boulot…

Julie : Ah ouais ?

Charlotte : Oui, comme j’avais demandé des vacances, je suis partie à Perpignan…

Julie : Ah oui, l’histoire…ça fait du bien de temps en temps…j’espère que tu reviens vite parce que… J

Charlotte : Je suis partie quinze jours…

Julie : Ça va…et c’était quoi ton nouveau boulot ?

Charlotte : Je remplace pour un congé maternité mais, en fait, Audrey, dans la description du personnage que l’on m’a donnée, a eu mille boulots dans sa vie, elle a un petit problème avec l’autorité et elle a du mal à garder un boulot. C’est ce qui va se passer, elle revient dans pas longtemps.

Julie : Avec de la tune un peu pour pouvoir vivre ?

Charlotte : Pas beaucoup…donc elle va retrouver un nouveau boulot, elle est toujours en train de squatter l’ancien appartement de Sandrine et Morgane. On va en avoir un nouveau, le décor est en train d’être construit, on va avoir un logement social, avec les pioupious et je vais avoir un nouveau boulot, dont je n’ai pas le droit de parler tout de suite.

Quels sont les principaux retours que vous font les fidèles téléspectateurs du programme ?

Julie : Là, je sais que je suis à un Festival donc je m’attends à voir des gens qui savent que je suis là. Donc je suis un peu préparée. Mais, dans la vie, j’oublie que je suis comédienne, souvent. C’est une capacité, je suis un peu dans la lune, à un point où je suis toujours surprise qu’on m’arrête. Et j’ai des témoignages qui m’étonnent. Là, il y avait une aide-soignante, d’à peu-près 55 ans, qui m’arrête, elle avait son masque et une sacrée énergie et elle me dit « oui, je me refais les diffs, ça énerve mon mari que je regarde ça mais, moi, ça me détend. A minuit, je me les refais, je ne rate pas un épisode, j’adore, je vous adore et ça me fait du bien ». Je lui ai répondu que c’était un énorme compliment, pour moi je fais mon job. Si on me dit que je fais du bien dans la vie, c’est chouette. C’est comme au théâtre, où on le sent un peu comme ça par bribe. Là, sa spontanéité était chouette. Je trouve qu’il y a une bienveillance, surtout les gens sont chouettes et sont heureux de nous croiser. Et puis, dans les témoignages, c’est un public extrêmement différent. D’âges différents, de métiers différents et de classes sociales différentes, c’est important de le dire, je suis toujours étonnée. Je me dis « mais comment trouvent-ils le temps ? » et ils me parlent de détente, ou alors ils ont été accrochés parce qu’un ami le regardait ou qu’un des enfants le regardait. Ils me disent, c’est un peu comme quand on mange une cacahuète, on en mange une, on en a envie d’une deuxième et puis on est pris dans le truc.

Charlotte : Je comprends ce que tu veux dire, je découvre l’effet quotidienne, là, justement. Je suis dans une série depuis six ans sur TF1 mais qui n’est diffusée qu’en janvier donc on me reconnait plutôt en janvier, dans la rue. J’ai un mois dans l’année où on me fait « mais vous n’êtes pas… ? ». Là, c’est un peu plus souvent, c’est surprenant, ça arrive beaucoup à Sète parce qu’il y a quand même un tourisme DNA. Les gens viennent pour cela, sont contents de nous croiser, me demandent toujours des nouvelles de mes pioupious et c’est très mignon. Effectivement, je découvre à quel point ce sont des âges différents. Je ne savais pas que beaucoup d’enfants regardent. Ma maman est venue à Sète avec moi garder mes enfants pendant les vacances, on se promenait toutes les deux, les mamans prennent des photos avec ma maman, c’était hyper drôle. Même ici, à La Rochelle, un Festival où je suis déjà venue plusieurs fois, que j’aime énormément, je sens l’effet quotidienne, ce n’est vraiment pas pareil d’être une fois par an dans la télé des gens que d’y être plusieurs fois par semaine. Pour l’instant, c’est plutôt bienveillant et gentil, même sur les réseaux les gens sont contents de l’arrivée de ma famille donc c’est plutôt cool.

Merci à vous deux !

Publié dans Télévision

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