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Jade Pradin revient sur son beau et riche parcours artistique, et évoque ses envies pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jade,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous êtes une jeune artiste, au parcours déjà très riche et très varié. Vous aviez d’ailleurs commencé très jeune, en décrochant, à deux ans, un rôle dans un téléfilm pour M6…

 

Effectivement, cela a été mon premier “contrat” en tant que comédienne. J’avais deux ans et, pour tout vous avouer, je ne me souviens pas du tout de ce tournage mais je me rappelle quand même un peu plus du deuxième…

 

Justement, trois ans plus tard, vous donnez la réplique à Francis Huster dans la série médicale “Le grand patron”, diffusée sur TF1…

 

Quand on est enfant, le milieu hospitalier est quelque chose qui impressionne un peu plus donc j’en garde un bon souvenir. 

 

Si jeune, vous étiez-vous déjà rendue compte de ce que vous étiez en train de faire et de vivre ?

 

Je prenais énormément de plaisir mais, non, je ne me rendais pas compte de l’impact…Ma maman est comédienne et chanteuse, on a toujours énormément communiqué sur tout ce que l’on faisait, elle avait su trouver les mots d’enfants pour m’expliquer comment tout cela se passait. Et puis, je me souviens que, comme on savait que j’allais tourner avec Francis Huster, mes parents m’avaient montré des extraits du “Dîner de cons”, pour voir à quoi ressemblait cet acteur, pour me mettre à l’aise et pour que, une fois sur le tournage, je sache à peu près qui est qui. 

 

 

 

D’ailleurs, comment aviez-vous réagi les premières fois où vous vous étiez ensuite vue à l’image ?

 

Je ne saurais pas trop dire parce que je ne m’en souviens pas…J’ai plus de souvenirs quand je voyais les épisodes de “Clem” passer : j’avais un regard, on va dire, assez critique, j’ai un petit côté perfectionniste donc, quand je me regardais, je voyais ce qui n’allait pas. Aujourd'hui, à contrario, avec la série “Plus belle la vie, encore plus belle”, le fait de se voir assez régulièrement fait que c’est un peu passé…Je suis un peu plus indulgente avec moi-même ! C’est même bizarre de dire cela, alors que je suis adulte…En tout cas, enfant, je pouvais être un peu intransigeante.

 

En plus de participer à deux courts-métrages, vous ne vous arrêtez pas en si bon chemin puisque, en 2006, vous faites vos premiers pas sur le grand écran dans le film “Le Grand Appartement”, aux côtés de Laetitia Casta et Pierre Arditi…Là encore, l’expérience a dû être très plaisante ?

 

Oui, oui ! De toute façon, chaque projet est une nouvelle aventure, avec une nouvelle équipe, permettant de nouvelles rencontres et c’est toujours hyper sympa. Après, c’est vrai que, quand on est enfant, il y a une part d'insouciance donc on ne se rend pas forcément compte de l’impact. Beaucoup de gens me disaient que j’avais de la chance de faire ça mais oui et non : je voyais vraiment cela comme une activité extrascolaire donc j’ai toujours pris énormément de plaisir mais sans me dire, pour autant, que tel projet allait me servir pour ma carrière…C’était vraiment avec cette insouciance d’enfant de “Je m’amuse sur le plateau”. J’y étais déjà toujours hyper bien…Après, il faut dire que l’on est toujours chouchouté, tout le monde œuvre pour nous mettre dans de bonnes dispositions. Donc c’est toujours un endroit quand même assez agréable !

 

En 2009, vous l’avez dit, vous vous faites connaître du grand public en incarnant Salomé Boissier, l'un des personnages principaux de “Clem,” dès la saison 1 de la série, rôle que vous incarnerez durant cinq saisonsDévelopper un personnage sur une telle longueur permet certainement une palette de jeu particulièrement large et variée…

 

Oui ! J’aime toujours découvrir de nouveaux personnages, on explore une nouvelle palette de jeu. Même si les rôles sont parfois les mêmes (même âge, même domaine familial,...), aucun personnage n’a la même histoire et on explore toujours quelque chose d’autre. C’est vrai qu’à chaque nouveau personnage, j’ai toujours beaucoup de curiosité à savoir quelle est son histoire et comment la jouer. Du coup, c’est aussi une curiosité envers moi-même de me dire comment je peux créer ce personnage-là. C’est cela aussi qui est chouette dans notre métier, on a beaucoup de travail sur nous. On a une vision du personnage, on en discute avec le réalisateur pour savoir ce qu’il veut exactement mais on arrive toujours à sortir quelque chose de nouveau. Typiquement, Salomé et Morgane ne sont pas du tout les mêmes caractères et c’est trop chouette à faire, on explore plein de choses !

 

 

 

Par la suite, vous enchaînez les projets, notamment “Nos chers voisins” ou encore “Commissaire Magellan”. Pour des programmes déjà bien installés, aimez-vous vous (re)plonger dans les épisodes en diffusion pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou préférez-vous plutôt arriver avec une certaine fraîcheur ?

 

Je regarde toujours un peu quand même, quand je sais que je vais participer à un projet. Si je ne regarde pas les épisodes, je vais au moins m’intéresser aux personnages, pour essayer de voir les liens de parenté afin justement, de ne pas arriver sans rien. J’aime bien tout anticiper, savoir où je mets les pieds, je déteste, en fait, être un peu perdue…Par exemple, pour “Plus belle la vie, encore plus belle”, je n’allais pas me faire les vingt ans précédents 🙂 mais j’ai regardé, sur Wikipédia, qui était le fils de qui, qui était marié avec qui, qui avait divorcé…Donc j’aime bien faire mes petites recherches sur les personnages avec lesquels je vais tourner, pour faire les liens. Après, je peux toujours demander aux assistants, au réalisateur et aux autres comédiens…

 

En plus de l’image, vous avez également une longue expérience dans le doublage…On peut imaginer que l’exercice technique est différent du jeu en plateau mais qu’il doit aussi être très complémentaire ?

 

Oui ! Après, c’est un exercice complètement différent : on nourrit un personnage en fait, ce n’est pas nous qui sommes à l’écran, on sert vraiment le rôle et on essaie de s’inspirer de la version originale qui a été faite, par rapport aux intentions de jeu, pour ne pas tout changer. C’est là où on se rend compte que, même dans différentes langues, on n’a pas du tout la même manière de jouer, car les intentions sont différentes. Un espagnol ne va pas du tout jouer pareil qu’un américain par exemple. C’est un autre travail, une autre exploration de jeu aussi. Ce qui est bien dans le doublage, c’est que l’on peut encore plus jouer de personnages, et même des animaux, en faisant de plus ou moins grosses voix. Par exemple, j’ai déjà doublé des petits chiens dans des dessins animés…C’est chouette d’explorer des choses en nous que l’on croit parfois insoupçonnées. C’est ce qui me plait, dans ce métier !  

 

En parallèle de vos activités artistiques, vous êtes très impliquée dans la préparation mentale et les entraînements sportifs. Quel lien éventuel faites-vous entre tous ces domaines ?

 

La préparation mentale est quelque chose qui m’a beaucoup aidée dans mon métier, même au quotidien. J’ai fait pas mal de sport étant plus jeune et, en fait, on se rend compte que c’est juste un changement de vocabulaire : les répétitions = les entraînements, la représentation = le match ou la compétition, le metteur en scène = l'entraîneur. On retrouve un peu la même structure et ce sont, souvent, les mêmes problématiques…J’ai pu suivre des artistes autant que des sportifs et j’ai utilisé certaines fois les mêmes exercices…La barrière est assez fine ! C’est peut-être d’ailleurs pour cela que j’aime beaucoup le sport…En tout cas, la préparation mentale est quelque chose que j’utilise encore au quotidien, même dans mon métier.

 

Quelles seraient, pour terminer, vos éventuelles envies pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

 

J’aimerais encore découvrir plein de nouveaux personnages, peut-être même des choses qui sont encore plus loin de moi. Pourquoi pas une méchante, un personnage historique ou carrément, même, une vraie création de personnage, dans le style un peu d’un monstre…En tout cas, des choses vraiment hyper loin de moi pour, justement, encore plus explorer cette palette de jeu. Aussi de continuer à m’amuser dans ce que je fais et d’avoir plein de nouveaux projets ! 

 

Merci, Jade, pour toutes vos réponses !
 

Publié dans Télévision

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France 3 / Le meilleur de ...l'œuf mayo : Valentine Sled nous en dit plus sur cette émission inédite, diffusée samedi 31 janvier prochain !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo TV ONLY

 

 

Bonjour Valentine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 31 janvier prochain, à 20h30, dans “Le meilleur de …l'œuf mayo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! D’autant que, pour moi, l'œuf mayo signifie beaucoup de choses 🙂. J’en suis une grande défenseuse, je fais partie de l’association de sauvegarde depuis longtemps et, chaque année, je suis jury du championnat du monde. Donc je pense que je connais pas mal de choses sur l'œuf mayo ! Cela fait un moment que je suis cette émission “Le meilleur de …”, à chaque fois, c’est une nouvelle spécialité culinaire française et je trouve que ça rentre dans les choses que je défends fermement.

D’ailleurs, existe-t-il un plat plus emblématique du bistrot parisien que l’œuf mayo ? 

Exactement ! Tout l’intérêt de cette association de sauvegarde de l'œuf mayonnaise est de préserver cette tradition et ce patrimoine culinaire français, qui pourraient être menacés par des nouveaux courants culinaires qui sont en train d’émerger un peu partout. Certes, ils sont formidables et réinventent la cuisine française mais il ne faut pas non plus oublier d’où elle vient. C’est pour cela que c’est important de préserver cette tradition-là et cette spécialité, qui font la force de notre patrimoine, en fait.

 

Crédit photo TV ONLY

 

Derrière une apparente simplicité, l’émission en propose la version la plus exigeante, où quatre des huit derniers champions du monde sont réunis pour un défi inédit…

Oui, oui ! Ce qui est rigolo, c’est que, pour tous ces anciens champions, j’ai fait partie du jury qui les a élus donc, du coup, je connais bien ces oeufs mayo. C’était intéressant de les confronter les uns aux autres, pour élire le champion des champions.

Vous ne serez pas seule pour les départager, trois autres membres du jury vous accompagnent, apportant chacun un regard sans doute différent sur les propositions faites…

Exactement ! Je pense que l’on a chacun notre grille de lecture, qui nous est propre et donc, du coup, on n’analyse pas forcément de la même manière. Et, surtout, on a tous des palais différents donc c’est toujours intéressant de confronter les points de vue et les ressentis, c’est toujours enrichissant !

 

Crédit photo TV ONLY

 

Pour vous aider à déterminer la meilleure version, trois critères feront la différence : la cuisson parfaite de l’œuf à la seconde près, la mayonnaise, juge de paix du concours, et l’harmonie d’ensemble : du goût à la présentation…

Oui ! Dans l’association, on recommande 8 minutes 40 de cuisson, et pas une seconde de plus 🙂. Pour une cuisson parfaite de l’oeuf, il faut que le jaune ne soit pas friable, il faut qu’il ne soit pas non plus coulant, il faut qu’il soit crémeux, pour épouser parfaitement une mayonnaise qui est suffisamment dense mais pas trop serrée, afin qu’elle se tienne, sans être non plus en béton. Il faut qu’elle soit suffisamment acide et bien assaisonnée pour relever le tout. Après, ce qui est intéressant, c’est de voir comment les candidats condimentent, avec quoi ils l’accompagnent, où est-ce qu’ils vont chercher l’acidité, où est-ce qu’ils vont chercher le sel, où est-ce qu’ils vont chercher la fraîcheur…C’est l’ensemble qui fait la force du plat !

Certainement serez-vous curieuse aussi de découvrir les retours des téléspectateurs suite à la diffusion ?

Ce qui est sympa dans cette émission, c’est que l’on fait tous un flashback sur l’histoire du plat en question et je pense que c’est aussi intéressant historiquement que culturellement. C’est assez complet !

C’est vrai que j’ai hâte de voir ce que ça donne parce que je sais que cette émission est très appréciée. Je vois qu’il y a beaucoup d’engouement autour de l’oeuf mayo, c’est redevenu très très très à la mode, je ne sais pas si c’est grâce à l’association et au championnat du monde que l’on organise chaque année, mais en tout cas, je vois qu’il y a un engouement pour l’oeuf mayo ces derniers temps, qu’il y a un retour et une envie de revenir à ce plat très traditionnel, très emblématique des bistrots français. Les gens en sont hyper friands, c’est un plat hyper populaire, très accessible financièrement, simple et facile à faire à la maison. Donc, en fait, je pense que ça parle à tout le monde, c’est vraiment universel ! Quoi de mieux pour mettre tout le monde d’accord ?

 

Crédit photo TV ONLY

 

Votre participation à ce programme se complète d’ailleurs parfaitement avec l’émission “Flavie en France” et celle sur France 3 Nouvelle-Aquitaine, “Le goût des rencontres”...

Evidemment ! C’est vrai que ça s’inscrit tout à fait dans tout ce que je fais et tout ce que je défends. Cela a du sens pour moi, ça poursuit tout ce que je fais à côté.

On peut souhaiter que ça marche, que les gens apprécient, qu’ils découvrent des choses, qu’ils aient envie de manger encore plus d’oeufs mayo…C’est un plat, je pense, qui fait du bien à la planète, on ne fait de mal à personne, c’est un plat finalement végétarien donc il a tout pour perdurer dans le temps et être défendu jusqu’au bout, dans les années à venir. Je pense que c’est un plat qui mérite d’être toujours là, sur nos tables, éternellement !

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je pense que je peux commencer à en parler un petit peu, j’ai écrit mon premier documentaire l’année dernière, qui va être diffusé bientôt sur France 3. C’est un projet qui avait beaucoup de sens pour moi, ça faisait longtemps que je cogitais et que j’avais envie de le mettre en œuvre. Fin 2025, j’ai fêté mes 30 ans et j’avais envie de faire de cette année une année un peu spéciale, symboliquement. Cela fait un petit moment que je fais ce métier-là, ça fait un moment que je me balade partout en France et que je rencontre des gens passionnés. J’ai remarqué qu’il y avait une nouvelle génération qui était en train d’émerger, de jeunes agriculteurs, de jeunes chefs, de jeunes producteurs, de jeunes vignerons, qui, aujourd’hui, se lancent dans ces métiers-là, qui s’inscrivent dans un contexte économique, politique, climatique un peu particulier. C’est difficile, ces métiers-là sont assez menacés et ils doivent s’adapter aux conditions et contraintes actuelles, ils doivent trouver des solutions, réinventer un petit peu leur métier, pour les faire perdurer dans le temps. Du coup, c’est un documentaire qui dure 52 minutes, qui est basé en Nouvelle-Aquitaine, avec le but d’en faire un dans chaque région de France, où on est allés voir quatre producteurs - un vigneron, un ostréiculteur, un producteur de noisettes et un chef. A travers le regard de ces quatre jeunes, qui ont entre 27 et 34 ans, on va découvrir leur quotidien, découvrir leur métier mais aussi comprendre toutes ces contraintes auxquelles ils font face, toutes les difficultés qu’ils affrontent au quotidien et comment ils trouvent leur résilience pour amener leur métier plus loin, pour essayer de rebondir, pour essayer aussi de les faire évoluer, de les adapter, de les moderniser. 

 

Crédit photo TV ONLY

 

Voilà, c’est un projet dont je suis très très fière ! Je suis vraiment derrière la caméra cette fois-ci, j’ai simplement enregistré un petit plateau de lancement, j’ai surtout fait les interviews, tout écrit et tout imaginé avec le réalisateur Florent Cardi. Le but était vraiment, pour une fois, de faire un pas de côté, pour mettre en avant ces jeunes-là, leur laisser la place et la lumière, et puis raconter leur histoire, que je trouve très forte et très actuelle. Je suis assez fière de m’être un peu faite porte-parole de ces gens-là, de cette génération-là. C’est un projet auquel je crois très très fort !

Merci, Valentine, pour toutes vos réponses !

 

Crédit photo TV ONLY

 

Crédit photo TV ONLY

 

Crédit photo TV ONLY

 

Publié dans Télévision

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France 2 / Comme une ombre : Tiphaine Daviot nous en dit plus sur ce téléfilm inédit et sur Magali, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Nicolas ROBIN - France Télévisions

 

 

Bonjour Tiphaine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier prochain, à 21h 10, dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, effectivement, j’étais contente ! C’est surtout que j’avais déjà travaillé avec Elsa Blayau deux fois. Elle avait une série, il y a très longtemps, pour Studio +, qui s’appelait “Yes I do” et, ensuite, on avait fait un long métrage ensemble, “Avec ou sans enfants ?”, qui était sorti l’année dernière. Donc, là, c’était son premier téléfilm et j’étais ravie de repartir avec elle dans l’aventure.

 

Ce projet a été l’occasion de tourner dans un cadre magnifique, donnant de magnifiques images pour le public….et de côtoyer un chouette casting…

 

Oui, oui, à Lyon ! J’avais déjà tourné là-bas mais il y a longtemps…C’est vrai que c’est une ville très sympathique. L’image, aussi, est très très bien faite par notre chef op. Après, il y avait aussi des acteurs / des actrices avec qui j’avais envie de bosser, notamment Marie Denardaud, dont j’étais déjà bien fan du travail…ainsi que Sara Martins, Cédric Appietto, Foëd Amara,...J’étais contente de rencontrer tous ces gens et de pouvoir travailler avec eux !

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Magali Marciano ? 

 

Je l’aime bien parce qu’elle est un peu dans un endroit très spécial dans la brigade, elle est assez sauvage, cela ne fait pas très longtemps qu’elle est là donc elle ne connaît pas bien tous ses camarades, elle a une forme de pudeur et un peu de dureté aussi. J’aime bien son petit côté, je ne sais pas si rebel est le bon mot, mais en marge un peu, je dirais.

 

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, ce qui était chouette, c’est qu’elle passait par des jolis moments aussi d’émotion. Sans rien vouloir “divulgâcher”, elle passe par plein d’étapes tout au long du film et donc c’est toujours agréable, quand on est acteur, d’avoir une belle assiette à manger !  Oui, elle a un chouette parcours, je trouve…

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Non, pas tellement. On s’inspire de la vie des gens autour de nous et de nous-même…Elle n’est pas si spécifique, je trouve, cela ne demande pas d’aller chercher trop loin.  

 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final …

 

On a eu la chance d’avoir une chouette projection, par la production, à l’été dernier. Donc on avait pu voir le projet, en plus dans une petite salle de cinéma, avec les acteurs, c’était très chouette. C’est toujours plus sympa comme cela : un tournage est assez intime et c’est toujours agréable, avant qu’il n’appartienne au public, de se le réapproprier une dernière fois, d’autant que ce n’est jamais très agréable de se regarder. Donc c’est chouette de le faire en intimité et en sécurité, j’ai presque envie de dire.

 

….ainsi que les retours des téléspectateurs …

 

On a toujours envie que ça plaise, c’est quand même pour cela qu’on le fait donc je serais très heureuse, en tout cas, d’avoir des retours positifs sur le film, que ça ait plu, que ça ait posé des questions, que ça ait fait un petit peu peur…On a envie que les autres ressentent eux-aussi tout ce que l’on aime en tant que téléspectateurs. 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Au cinéma, j’étais au festival de l'Alpe d'Huez défendre le film “L'arnaqueuse”, de Wilfried Meance avec, entre autres, Fadily Camara, Josiane Balasko et Jean-Pascal Zadi, qui sortira le 22 avril. Les gens étaient contents d'avoir passé un bon moment, ça leur a fait du bien, ils ont trouvé le film rigolo et joyeux…C’est une comédie qui est aussi un peu touchante. 

 

A côté de cela, je suis dans le prochain film d’Agnès Jaoui, dont je n’ai pas encore la date de sortie. Peut-être autour de cet été ? J’ai aussi joué dans une série qui sera pour FranceTv Slash, réalisée par Roman Doduik, avec qui j’avais déjà tourné dans “Zonz”, qui était déjà une série pour le même support. J’ai également fait une série espagnole pour HBO mais qui ne sortira, je crois, qu’en Espagne et en Italie, pour le moment.

 

Merci, Tiphaine, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Télévision

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France 3 / Bellefond : Roland Menou nous en dit plus sur la diffusion à venir de ce mardi, ainsi que sur ses autres projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Roland,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce mardi soir sur France 3, dans un épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’étais très heureux parce que cet épisode est réalisé par Emilie et Sarah Barbault, deux sœurs. Ce sont des filles que je connais depuis à peu près 20 ans, nous n’avions jamais travaillé ensemble mais nous nous apprécions beaucoup. La vie et la télévision française nous ont réunis sur ce projet ! J'avais déjà rencontré Stéphane Bern, pour avoir fait, par deux fois, son émission “Le fou du roi”, pour la promotion de mon seul en scène. Là, on a tourné ensemble et c’était un vrai plaisir. Stéphane est extrêmement sympathique et cultivé, on ne s’ennuie jamais avec lui ! J'ai fait également la rencontre de Jeaneta Domingos, une jeune actrice, elle était ma partenaire privilégiée, nous avons beaucoup ri ensemble. Sans oublier Anne Caillon, qui est une amie depuis longtemps mais que je n’avais pas vue depuis un moment. C'était très sympathique de se retrouver à Marseille où je vis parallèlement de Paris.

C’est vrai, d’ailleurs, que le fait de tourner en région PACA est, à la fois, très plaisant, mais permet aussi de très belles images pour les téléspectateurs...

C’était à Marseille même et nous avons tourné dans une belle demeure du XIXè, ce que l’on appelle une bastide, qui a été transformée, pour les besoins du film, en hôtel. C’était très agréable !

Sans rien en dévoiler, comment pitcher ce nouvel épisode ?

Un des personnages est retrouvé mort dans un grand hôtel, Bellefond et ses étudiants en droit vont mener l’enquête, ce sera une sorte de Cluedo.

Je joue Jean-Marc, le concierge de l'hôtel. Il est assez méticuleux, très fidèle à son établissement, très pointilleux...On a étoffé le personnage. Comme les sœurs Barbault aimaient bien ce que je proposais, et comme c’est un personnage au tempérament plutôt comique, on a rajouté des petites choses. Je n’ai pas eu
besoin d’être dans la caractérisation du rôle.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Avez-vous déjà eu le plaisir de découvrir le rendu final ?

Oui, oui, je l’ai regardé ! J’ai passé un très bon moment, j’ai trouvé que l’image était très belle et que l’harmonie entre les personnages et les acteurs passait bien.

D’ailleurs, est-ce facile de se voir à l’image ?

Même si je suis assez habitué, plus je me vois, plus je me dis que je ressemble à mon père. Et là, comme je portais la moustache depuis un moment, en voyant le film, j'ai décidé de la raser.

En complément, nous pourrons vous retrouver le 11 mars prochain au cinéma dans “Victor comme tout le monde”...

C’est un film de Pascal Bonitzer avec Fabrice Luchini, qui joue plus ou moins son propre rôle...Son personnage lit des textes de Victor Hugo au théâtre, ce que fait aussi Fabrice. On y évoque son rapport avec sa fille, comme celui d’Hugo avec Léopoldine.

Je joue le gardien de son immeuble, un gardien un peu fantasque. C’est un rôle assez drôle et c’était
plaisant, Je n’avais jamais tourné avec Fabrice Luchini, c’était très agréable, j’étais content de jouer avec lui et je pense qu’il était content de jouer avec moi.

Vous avez aussi en projet le tournage d’un court-métrage, en Picardie....

Oui, je suis né à Soissons et je suis très attaché à cette région. J’ai déjà réalisé un moyen-métrage, “Amor maman”, tourné à Paris et en région PACA. Ce nouveau film, “Chemin de la grande bruyère”, est un court-métrage. C’est l’histoire d’un gars, que j'interprèterai, qui retourne dans son village d’enfance, pour se rendre au cimetière, afin de fleurir la tombe de ses parents. Il finit par rentrer dans sa maison d’enfance, qui a été rachetée par une ancienne élève de ses parents.

 

 

Le film traite de toutes les déconvenues et du trouble de retourner dans sa maison d’enfance, avec les changements qu’il y a eus. C’est également la rencontre entre cette femme, la nouvelle propriétaire, jouée par Isabelle Nanty, et mon personnage, qui est le fils de ses anciens profs de collège. Elle est un petit peu impressionnée car il a fait carrière à Paris et a atteint une certaine notoriété. Elle ne se sent plus vraiment chez elle, face à mon personnage, qui a vécu 25 ans dans cette maison.

Je pense que c’est un sujet qui parle à tout le monde. On a tous fantasmé de retourner dans la maison familiale, la maison des grands-parents, l’appartement en Espagne qu’on louait pour les vacances... Les maisons et les appartements sont chargés des gens qui y ont vécu et, malgré les multiples propriétaires, il y a toujours des détails qui restent. On a beau casser les volumes, changer les papiers peints, il y a toujours un bout de carrelage qui était là avant, une poignée de porte. Un objet peut vous ramener à l’âge de 7 ans. Ce film ne sera pas que dans la nostalgie et dans la mélancolie, il reste une comédie.

Vous avez donc plusieurs casquettes sur ce projet...

J’en suis à l’origine, je l’ai co-écrit avec un ami acteur et auteur, David Nathanson, avec qui j’avais écrit mon premier film. J'y joue le personnage principal, je serai à la réalisation, à la direction artistique et à la direction d'acteur. Quand on a toutes ces casquettes, on n’a pas le temps de se regarder, de se poser des questions, le jeu nous échappe et le résultat est souvent juste.

Comme sur mon premier film, je vais travailler avec une amie script, Virginie Prin, elle sera mon regard. C’est très compliqué de jouer et, en même temps, de regarder ce que font vos partenaires. Quand la caméra est sur l'autre, on a tendance à redevenir réalisateur, l'acteur disparait. Il faut avoir plusieurs cerveaux, en fait !

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau et très varié parcours artistique ?

J’aimerais travailler avec de jeunes réalisateurs de la nouvelle génération, parce qu'ils sont l'avenir du cinéma. J’espère aussi passer à la réalisation d’un long-métrage ! Je ne sais pas du tout si j’en aurais les épaules, ni si j’aurais la bonne idée...

Merci, Roland, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Comme une ombre : Cédric Appietto évoque Mickael, son personnage dans ce nouveau programme, et en profite pour aborder ses autres actualités et projets !

Publié le par Julian STOCKY

Copyright JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

 

 

Bonjour Cédric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver le mercredi 28 janvier dans “Comme une ombre”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Bonjour et merci de me recevoir. Oui, je suis content parce qu’avant tout, ce fut un réel plaisir parce car on était toute une équipe composée de gens avec qui j’avais déjà travaillé et pour qui j’ai beaucoup d’affection. J’avais croisé Marie Denarnaud sur des courts-métrages, c’est quelqu’un que je connais depuis très longtemps, j’ai vu commencer Foed Amara, Sara Martins je l’ai connue au Théâtre. Tiphaine Daviot, Moise Santamaria et Elsa Blayau la réalisatrice, c’était la première fois. Elsa est venue me trouver pour ce projet, le sujet me faisait envie, cela me plaisait de m’inscrire dans un thriller comme celui-ci, avec cette histoire de serial killer. Le personnage m’intéressait parce que c’est le personnage que l’on risque de détester : c’est toujours pareil, on va essayer de faire qu’au final, les gens l’aiment un minimum. Voilà, pour toutes ces raisons, j’ai vraiment apprécié faire ce projet et je suis heureux qu’il soit montré au public. C’était très en détente, dans la bonne humeur, et ça reste de beaux souvenirs de tournage ! J’ai hâte de voir l’audience qu’il fera…

Le tournage a eu lieu à Lyon, dans un cadre très agréable…

Beaucoup de tournages se font dans cette région, l’année dernière j’ai tourné dans une série qui devrait sortir très bientôt sur Apple TV…Chut..! On était en Savoie, vers Albertville et Chambéry mais on a aussi eu des prises de vue en région lyonnaise. Pour l’anecdote, le premier jour de « Comme une ombre », je me suis retrouvé exactement dans le même décor de carrière de Granulats que mon dernier jour de tournage sur la série Apple. J’avais enchainé les deux tournages donc c’était très bizarre de me retrouver dans ce même décor, deux mois après. Avec, en plus, quelques gens de l’équipe en commun…C’était assez schizophrénique ! On avait l’impression de se retrouver sur le même tournage, puisqu’il y avait les mêmes personnes et que l’on était au même endroit…C’était une sensation très très très bizarre ! Comme c’était le premier jour pour le nouveau projet, il fallait en plus se mettre dedans, c’était même la scène d’ouverture, où on découvre les cadavres, où il y a toute l’équipe donc c’est toujours un moment particulier.

Votre personnage, Mickaël Nicoulot, vous a certainement permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

Oui…En tout cas, à traverser ! Je n’ai pas besoin de défendre intellectuellement un personnage, il faut déjà essayer de le traverser et comprendre ses motivations, pourquoi il est comme cela, lui accorder du crédit, ne pas le juger…C’est plus ça la démarche. Je pars du principe que, pour n’importe quel personnage, il faut partir avec cette démarche-là, sinon, si on juge un personnage, on va le caricaturer, on va le réduire. Il faut donc l’épaissir au maximum, c’est mon avis. Il a sa pulsation, sa respiration, sa vie, son âme, son énergie…Je pars de ce principe-là… dans mon travail en tout cas.

Du coup, avez-vous parfois des sources particulières d’inspiration ?

La vie, ce qu’il y a autour de moi….J’adore me mettre à une terrasse de café et regarder les gens passer. C’est cliché, mais c’est vrai, c’est comme cela, il y a des démarches, des actes,....Surtout dans des grandes villes et encore plus dans les quartiers populaires, où plein de gens, de différents horizons, sont là les uns avec les autres. Je me sers beaucoup de cela ! Évidemment, j’ai aussi des références cinématographiques qui, même inconsciemment, doivent m’accompagner. Des références musicales également…J’adore travailler en musique : quand je crée un personnage, j’ai toujours une playlist que j’écoute en boucle et qui m’accompagne pendant tout le tournage. Ça me met dans une rengaine.

Après, il y a plein de sources d’inspiration : les animaux peuvent en être une. Beaucoup d’acteurs s’en servent….Pour m’y être intéressé, le rapport à l’instinct primaire peut se révéler intéressant pour certains personnages.

En complément, vous allez être prochainement président du jury d’un festival, en Corse…

Oui, le Festival du Cinéma Italien de Bastia. C’est un honneur, quelque part, d’être sollicité pour prendre la présidence du jury, dans un festival du bassin méditerranéen, qui est quand même assez important. C’est la trente-huitième édition, c’est donc un festival qui a son ancienneté, son histoire, qui a reçu les plus grands. Je vais “délibérer” avec d’autres personnes, donc, j’imagine, avec d’autres visions artistiques. Ce sera un moment enrichissant ! En plus, ça se passe en Corse, dont je suis originaire et à laquelle j’ai un attachement particulier. Oui, il y a une forme de consécration, d’honneur et de fierté à être à ce poste-là ! C’est la reconnaissance des pairs… de la région ! Je remercie d’ailleurs les organisateurs et leur président Batti Croce.

Quels sont les autres projets en cours ou à venir dans lesquels nous aurons plaisir à vous retrouver ?

Une grosse série va sortir très prochainement mais je ne peux pas trop en parler…J’attaque le tournage d’un film sur Badinter réalisé par Pierre Godeau. Ensuite, j’enchaine avec “Le diable noir” de Ladj Ly, tiré d’un roman d’Alexandre Dumas avec Théo Christine, Cassel, François Civil et Omar Sy, notamment. J’ai aussi deux courts-métrages qui vont se glisser au milieu de tout cela. Pour l’instant, l’emploi du temps est plutôt bien rempli, ce qui est très bien, quand on commence une année. On en veut toujours plus, évidemment, mais je ne vais pas me plaindre, surtout que je sais que la conjoncture actuelle est compliquée pour beaucoup d’artistes, et de techniciens aussi. Aujourd’hui, un acteur qui travaille régulièrement comme moi s’en “sort” mais il a toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Donc le but est d’avancer, d’être tenace, de persévérer et de lutter !

Justement, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours artistique ?

Il y en a plein ! Je fais aussi de la musique, j’aime beaucoup la scène donc de monter un groupe solide…J’aimerais bien produire un album également. La pédagogie m’attire beaucoup, j’aimerais bien ouvrir une structure en Corse et, éventuellement, y faire venir des intervenants, pour donner des cours à des amateurs ou à des gamins. Cela me plairait ! Après, évidemment que l’écriture et la réalisation me titillent un peu…J’ai déjà écrit quelques textes mais qui sont restés des écrits…Pourquoi pas réaliser un court-métrage, mais il faut que je trouve vraiment le sujet, afin d’avoir l’envie de le faire pour les bonnes raisons.

Merci, Cédric, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Meurtres à Millau : Marie Bernard évoque Emma, son personnage dans ce téléfilm inédit !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver ce samedi soir dans “Meurtres à Millau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, complètement ! Et puis, j’ai été ravie d’apprendre quel était le casting, au moment où je l’ai intégré aussi, parce que c’est vrai que j’ai été entourée de gens formidables, avec qui j’ai vraiment adoré travailler. Je connaissais bien la directrice de casting, Florie Carbonne, je suis ravie quand c’est elle qui m’appelle pour me proposer un projet. Je trouve que l’on travaille plutôt bien ensemble, j’aime passer des castings avec elle et quand tout ça se lie et se concorde bien, ça donne envie de faire partie du projet, complètement !

Ce projet a été l’occasion de tourner dans un super cadre…

Oui ! J’ai quand même beaucoup tourné à Montpellier, je dévoile un petit secret, le commissariat que l’on voit à l’écran n’est pas à Millau. Mais on a bien sûr tourné sous le fameux grand pont de Millau et c’était vraiment fou, effectivement ! 

…et de côtoyer, vous l’avez dit, un chouette casting…

Carrément ! J’ai rencontré Elodie Frégé, cela a été une très belle surprise. Je ne suis pas accoutumée aux émissions musicales donc je ne la connaissais pas vraiment, la rencontre humaine a été magnifique, j’ai adoré cette femme. A côté, il y avait Jean-Pierre Darroussin, un immense acteur français et, quand j’ai appris que je tournais avec lui, j’étais ravie parce que, en tant que plutôt jeune comédienne, pour moi, c’était quand même une chance de pouvoir le rencontrer, à titre personnel aussi, pour m’inspirer et voir comment il bosse. C’est quand même un acteur très aguerri, qui tourne depuis des années et des années, il n’a donc pas forcément le même rapport aux choses et j’étais ravie de pouvoir me confronter à cela.

Ce téléfilm s’inscrit dans une belle collection, dont le succès ne se dément pas…

Oui, c’est impressionnant de voir que ça marche toujours autant et qu’il y en a eu un paquet, notamment dans la région, qui ont été tournés. Je n’ai pas été une grande téléspectatrice mais j’en ai vus quand même quelques uns et c’est vrai que c’est un travail de qualité et toujours différent…Les casting sont très différents, les réalisateurs aussi, les décors également donc c’est une série qui ne se suit pas et, en cela, c’est quand même une belle surprise à chaque fois. 

…et sera l’occasion d’une nouvelle enquête policière, entremêlée d’histoires plus personnelles…

Absolument ! Il y a des liens familiaux, notamment entre le personnage de Jean-Pierre et celui d’Elodie, le premier étant le beau-père du second….Mais cela est caché au fils pendant tout le long donc il y a quand même des histoires intimes à l’intérieur de tout cela, qui sont belles. Il n’y a pas que du meurtre ni de la police dans cet opus…

Quel regard portez-vous sur Emma, votre personnage ?

Emma est aussi policière, elle est lieutenant et travaille avec le personnage d’Elodie, à qui elle apporte un soutien important. Elle travaille sous la direction de ce dernier, donc en reçoit les ordres. On ne connaît pas sa vie personnelle, je me suis amusée à me la raconter, évidemment.

 

 

Sans doute que la palette de jeu associée a été plaisante à défendre ?

Oui, oui ! Ce sont quand même beaucoup des scènes en lien avec l’enquête, donc qui sont factuelles. Je me suis amusée à y rajouter une couche d’un personnage qui a envie de faire les choses correctement, qui a envie de proposer, qui a envie de prendre de la place, alors que son rôle est d’obéir aux ordres. 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources spécifiques d’inspiration ?

J’ai quand même beaucoup regardé comment ça se passait dans la police, au travers de quelques vidéos mais j’ai surtout essayé d’y apporter ce que je suis : qui est-ce que j’aurais été si j’avais travaillé à la place d’Emma ? Je pense que j’aurais évidemment gardé un regard professionnel et une posture qui l’est aussi mais il y a évidemment des envies d’alléger les choses donc j’ai essayé d’y apporter un peu de cela également. Mais je n’ai pas eu d’inspiration principale parce que l’on a quand même beaucoup l’habitude de voir des téléfilms et des séries policières, j’ai donc surtout voulu y apporter ma couleur…

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final et les retours du public ?

Carrément ! Je n’ai malheureusement pas eu la possibilité de le voir en avant-première parce que je n’étais pas disponible ce soir-là. Donc je vais vraiment le découvrir en même temps que tous les téléspectateurs ! Je vais me laisser porter par cette surprise, j’ai hâte de voir le résultat, je n’en ai entendu que des bons retours, j’en suis très contente. Il me tarde et j’espère que ça plaira aux gens !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Mes projets actuels sont beaucoup plus théâtraux. Je suis notamment co organisatrice et responsable artistique d’un festival de théâtre, “37° à l’ombre”, à Blauzac, dans le Gard. Fin septembre, ce sera la cinquième édition…Cela ne dure que quelques jours mais il faut y travailler toute l’année. 

Je serai aussi sur la scène de l’Illustre théâtre de Pézenas tout l’été. Je continue également à beaucoup écrire et je cherche à me former à la réalisation.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

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TF1 / Demain Nous Appartient : Andréa Furet évoque son arrivée dans la série, sous les traits du personnage de Vahina !

Publié le par Julian STOCKY

@ Telsete / TF1

 

 

Bonjour Andréa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve à Sète, dans les studios de “Demain Nous Appartient”, série dans laquelle vous tournez depuis quelques jours. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Non ! Je rigole 🙂… Si si, ça fait très plaisir ! En plus, je me rappelle que j’avais passé l’audition peut-être deux semaines avant de rejoindre l’équipe et que j’ai eu la nouvelle dix jours avant d’arriver ici, donc ça va, j’ai eu quand même assez le temps pour diriger le process. Quand je suis arrivée, je me suis rendue compte de toute la machine que c’était et c’est un pur plaisir, parce que c’est ma première quotidienne. De retrouver, en plus, des gens qui en font partie depuis un certain temps, avec qui j’ai eu la chance de tourner par le passé, est cool ! Tout comme c’est très sympa de rencontrer de nouvelles personnes avec qui tourner…

Vous parliez de cette grande machine. Sans doute que les décors dans lesquels nous sommes doivent être très aidants pour vous projeter dans les intentions de jeu de votre personnage ?

Oui, tout à fait ! Quand on est arrivés ici pour faire la réunion, je n’avais même pas compris que c’était l’espace réservé au commissariat. J’avais vu un sapin et, pensant que c’étaient les bureaux de la production, j’avais dit “Oh non, ce n’est pas possible, vous mettez déjà les sapins, on est en novembre !”. Mais ils m’avaient expliqué que, comme on tourne en décalé, les sapins étaient pour des scènes de Noël…C’est là que j’ai compris qu’il y avait tout un commissariat. 

Juste avant la cantine, je m’étais paumée dans les couloirs et avais atterri au lycée …J’ai découvert aussi, depuis, le Spoon. C’est marrant, en fait, de voir tous ces décors, c’est presque à la Hollywood, j’ai envie de dire. Il y a beaucoup d’équipes, on tourne aussi en extérieur. Jusqu’à présent, j’ai principalement tourné dans la maison de Sara et de Roxane. C’est bien en tout cas, cette ultra organisation de la part de tout le monde, que j’ai pu constater rapidement, est rassurante en fait ! Dès que j’ai une question, il y a toujours quelqu’un qui est là pour me répondre. Tout est toujours très précisé par mail, on a même un site web dédié carrément à l’emploi du temps, avec les scènes et la fiche personnage. Cela fait plaisir, moi qui n’ai jamais vécu quelque chose comme cela en tout cas.

On le sait, le rythme de tournage est soutenu, au travers du nombre de minutes utiles à défendre. On imagine que, jour de tournage après jour de tournage, vous affinez votre méthodologie de travail ?

Oui, oui ! J’avais eu la chance, pour mon premier jour, d’avoir juste une scène à tourner, où je n’avais quasiment pas de dialogues. C’était bien, j’avais pu me mettre dans le bain de manière relax pour, ensuite, entamer des séquences où il y a beaucoup plus de textes, avec un rythme nettement plus soutenu. Mais, comme je le disais, la plupart du temps, on retrouve toujours les mêmes équipes donc, le lendemain, on revoit souvent les mêmes personnes et on reçoit toujours les mêmes types de conseils. Il y a vraiment une super ambiance, avec un esprit famille. J’arrive ici avec des gens qui se connaissent depuis des années et, même ceux qui arrivent prennent leurs marques très rapidement. En plus des conseils du réalisateur, on a toujours des coachs d’acting sur place, on a aussi des coachs qui planifient des rendez-vous avec nous pour voir les scènes et pour étudier un peu le fonctionnement donc, oui, c’est cool !

Sans tout en dévoiler, comment présenter Vahina, votre personnage ?

Vahina est une jeune fille qui a grandi dans un environnement pas simple, avec un père assez toxique, qui rabaissait un peu sa mère donc Vahina a fuit assez jeune, à 18 ans si je ne me trompe pas, le foyer familial pour essayer de se sauver un petit peu et de voler de ses propres ailes. Elle n’a pas eu le choix que d’enchainer des petits boulots pour, notamment, mettre de l’argent de côté, afin d’aider sa mère à s’en sortir aussi.

S’en suit une agression, où Sara, la policière, vient à sa rescousse mais cette dernière se fait frapper à la tête, terminant à l'hôpital. Sara et Roxane finissent par se rendre compte que Vahina ne s’est pas trop où aller…Elle est un petit peu paumée, elle qui est toujours dans la fuite et les deux lui proposent de passer quelque jours à la maison, le temps de se rétablir et de trouver une solution. Et c’est là que tout va se passer…

Je pense que ce personnage a été créé pour apporter de l’intrigue car il y a beaucoup de mystères autour d’elle…Dans ses agissements et dans ce qu’elle raconte, on ne sait jamais si elle est vraiment dans l'honnêteté pure ou dure, ou s’il n’y a pas une petite part de mensonge. Elle est déjà très mystérieuse en se présentant…Roxane, aussi, va avoir des soupçons vis-à-vis d’elle, contrairement à Sara, qui voit juste une jeune fille qui a besoin d’aide. Au fil du temps et malgré les réserves de Roxane, Vahina va parvenir à tisser une relation de confiance fragile avec le couple, mais c'est avec Sara qu'un lien intense et inattendu va se créer !

Ce personnage vous permet sans doute une palette de jeu plaisante à défendre …

Oui, oui ! Déjà, j’adore jouer l’énigme et j’adore jouer le mystère. Vahina, aussi, est une jeune fille qui n’a pas eu une vie facile, elle n’a pas de mauvaises intentions, elles sont principalement, je pense, vraiment très bonnes, elle veut bien faire, elle s’applique. Quand elle se retrouve avec Sara et Roxane, elle fait tout son possible et son maximum pour bien s’intégrer et pour apporter le plus de son aide. Parfois, elle le fait de manière un peu maladroite, ce qui est également marrant à jouer : ”Oh, mince, je n’ai pas fait exprès, je suis désolée, j’espère que je n’en ai pas trop fait”. En même temps, il y a ce côté énigme où, dès fois, elle va avoir un retour à la réalité parce qu’elle sait d’où elle vient. D’un coup, elle va être un peu plus sérieuse, elle va avoir un ton un peu plus grave donc il y a beaucoup de nuances assez cool à apporter avec ce personnage…Mais ça plane toujours autour d’un mystère ! C’est ce que j’aime bien aussi, c’est un personnage qui arrive avec pas mal de secrets et de choses qu’il ne souhaite pas divulguer et que, petit à petit, on va découvrir.

Au-delà des textes et des indications des réalisateurs, avez-vous eu d’autres sources complémentaires d’inspiration ?

Pas spécialement ! En vrai, on nous apporte déjà énormément d’informations et de détails sur comment est-ce qu’on peut le jouer. Mais, après, c’est bien, on est aussi libres d’apporter des propositions, que l’on discute évidemment. En tout cas, je n’ai pas eu le besoin d’aller chercher plus loin, peut-être que, inconsciemment, je pense aussi à des personnages qui m’ont marquée et qui peuvent me faire penser à Vahina, et dont je m’inspire. Mais je ne pense jamais à un nom en particulier ou à un film, ni à une série…Généralement, je lis le texte, je me fais ma propre opinion du personnage, je mets un peu de côté tout ce que l’on m’a dit parce qu’au final, c’est moi qui l’interprète, je m’en fais mon propre avis et, après, je me dis “Ok, avec ce que j’ai lu et avec ce qu’on m’a dit, bon ben, je vais essayer d’apporter quelque chose”...Comme je l’avais fait lors de mon audition où on m’a dit “De toute façon, si on t’a prise, c’est parce qu’on a adoré ce que tu as proposé donc ne change pas cela !”

A quelques jours de la première apparition du personnage à l’image, on vous imagine sans doute impatiente de pouvoir le découvrir ?

Oui, je suis très impatiente ! Je suis notamment assez impatiente de la réaction des fans parce qu’en fait, j’ai eu des avis un peu mitigés par rapport à comment le personnage pourrait être reçu. Il y en a qui m’ont dit “Ok, je pense qu’ils vont t’adorer parce que je crois qu’ils vont être très attachés à cette sensibilité du personnage et à cette jeune fille. Ils vont surement avoir un peu de compassion” et il y en a d’autres qui m’ont dit “Ah non, je pense que, justement, comme le couple Sara / Roxane est très soudé et que ça semble être un personnage qui va quand même foutre un peu le bordel, peut-être qu’il y en a qui ne vont pas trop aimer, peut-être qu’il y en a qui vont avoir un peu de suspicion, qui ne vont pas trop sentir le personnage”...J’espère changer cela ! Après, je n’ai jamais été contre jouer une méchante 🙂. Donc, voilà, j’ai hâte de voir quelles seront les réactions. 

En plus, les fans de DNA ne rigolent pas, ils sont à fond ! Même le premier jour où je suis arrivée, alors que j’étais en voiture dans mon pick-up, des gens m’attendaient devant les studios. Alors que c’était mon premier jour, des personnes m’ont dit “Coucou Andréa ! Est-ce que l’on peut faire des photos ?”. Je leur ai quand même demandé comment elles savaient que j’étais là…C’est fou mais ça fait plaisir, c’est flatteur ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure naissante ?

Pour l’instant, tout se passe très bien, je suis super contente ! De tourner dans le sud, c’est cool ! Même le vent de ce matin n’était pas froid alors que, à Paris, on se caille… Je suis entourée de comédiens en or, qui sont hyper sympas, qui m’ont tout de suite épaulée, on se marre bien, on se marre avec tout le monde et j’espère que ça va continuer comme cela ! Là, j’ai encore plusieurs jours à faire et puis, écoutez, s’il y a un potentiel retour, je dis “Pourquoi pas ! Il faut voir…”. 

Merci, Andréa, pour toutes vos réponses !

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HBO & France 2 / L'affaire Laura Stern : Marie Kremer évoque la co-écriture de cette puissante mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival CreaTVty, juste après la diffusion de “L’affaire Laura Stern”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présente ici, pour défendre ce beau projet ?

Bien sûr ! Le seul but de notre métier est de le partager avec les gens et surtout cette série-là a été créée pour cela. A la base, je suis actrice, tous les projets que l’on fait, c’est pour rencontrer un public, c’est pour poser des questions, c’est pour interroger et quand je passe, comme là, à l’écriture, ça l’est d’autant plus. J’ai eu la chance de collaborer avec Frédéric Krivine, qui avait écrit “Un village français”, une série dans laquelle j’ai joué pendant des années, je ne le connaissais pas très bien en tant que personne mais je me suis rendue compte qu’en ayant dit ses mots, pendant des années, je le connaissais à travers l’écriture bien plus que ce que je ne croyais. Une de ses forces est que l’on n’est ni dans le noir, ni dans le blanc, on est toujours dans une zone de gris, qui permet les questions, qui permet de sortir des clichés et c’est ce que l’on a tenté de faire avec “L’affaire Laura Stern”. On voulait que les gens en sortent en se demandant “Et nous, qu’est-ce que l’on fait ?”, sans du tout poser de culpabilité. C’est un sujet qui touche la violence faite aux femmes mais aussi la violence d’ordre générale, qui nous arrive. A un moment donné, avec notre fragilité d’humain, avec tout ce qui arrive dans le monde, avec ce qui nous arrive plus personnellement, comment réagit-on ? Qu’est-ce qu’on a le droit de faire ? et de ne pas faire ? Si on n’a pas le droit de faire, est-ce qu’on va laisser mourir les gens autour de nous ? Pendant combien de temps ?

Notre métier est la fiction donc on se détache de la réalité. La fiction sert à augmenter la réalité, à poser des questions dessus, à aller un peu plus loin donc c’est bien un personnage de fiction.

Sans doute que le travail préparatoire a été exhaustif ?

Il n’est imprégné que de vérités ! Comme sur toute la longueur du “Village français”, où Frédéric était accompagné, dans l’écriture, par un écrivain, nous ne nous sommes imprégnés que de vrais témoignages, d’histoires aussi plus personnelles et j’ai presque fait un travail d’investigation dans un centre pour femmes, à Marseille. Frédéric, aussi, a beaucoup interrogé de femmes donc tout ce que l’on raconte n’est pas très loin de la réalité, malheureusement.

Justement, la frontière entre la réalité et la fiction n’est sans doute pas très épaisse…

Ce n’était pas du tout simple…On était plus dans la fiction au début mais au plus on a avancé dans le projet, au plus on s’est rapprochés de quelque chose de réel. Dans notre écriture, bien sûr que ce que l’on raconte est imprégné de réalités et de questions que l’on se pose. Après, le metteur en scène, Akim Isker, est aussi quelqu’un qui travaille beaucoup comme cela, qui est très proche du réel, et il a emmené le projet vers presque du documentaire, même si on reste dans de la fiction. Il s’est entouré de femmes, il a beaucoup écouté les femmes victimes, il a emmené ses comédiennes les écouter parce que c’est très important, pour les acteurs, de s’immerger et de rester humbles face aux histoires des gens. Oui, je pense que le travail d’Akim est très humble et très proche des gens ! C’est aussi ce que l’on désirait à l’écriture…

 

 

Parmi les personnes présentes à l’image, il y a d’ailleurs des femmes ayant réellement  connu cette situation….

Notamment dans les salles de parole ! Akim les a, petit à petit, intégrées au projet, pour amener le réalisme dont il avait besoin et pour être avec elles. C’est très compliqué d’être victime et ça permet aussi aux victimes d’essayer de sortir de cette position. Donc, oui, c’était important pour le projet, on a été portés par leur réalité et nos réalités aussi, d’ailleurs, plus cachées, cachées dans nos vies et dans nos proches. La violence est partout…

Lors de projections comme celle-ci, sur grand écran, vous recevez aussi beaucoup…

C’était super intéressant ce soir ! On a notamment eu une femme qui travaille là-dedans depuis plus de vingt ans et ces gens qui se battent ont besoin de porte-paroles, ont besoin que les autres se réveillent. C’est parfois très compliqué d’être seul face à tout cela ! On est de moins en moins seul mais on est encore très très seul…La justice française n’est pas la première à être au courant de tout ce qui se passe. On a encore besoin d’avancer énormément ! La question de la justice est très compliquée…

En tout cas, on vous imagine impatiente de pouvoir proposer cette mini série plus largement au grand public ?

Bien sûr ! J’espère que ce programme pourra circuler et qu’il posera des questions. On a besoin de la justice, elle peut être réparatrice, il est important que les femmes puissent s’exprimer face à la justice. C’est aussi une sorte de cri pour dire “On a besoin que ça existe!”. Je ne sais pas, je pense beaucoup à l’humilité…

Ce programme n’est pas du tout que pour les femmes, c’est un projet que j’ai toujours voulu avec les hommes. Des hommes doux, des hommes bons, des hommes intelligents, il y en a…Je pense aussi aux hommes que l’on éduque, nos fils, les futures générations…Donc c’est un combat, féministe, à faire avec les hommes parce que sans eux, on ne peut rien faire. On ne doit pas le faire contre eux, on doit le faire avec eux ! Il y a des hommes biens autour de nous et à qui jamais ça ne pourrait même ne fusse que d’arriver dans leur esprit de violenter une femme, même psychologiquement ou encore physiquement. Mais il faut qu’ils soient avec nous…Cette série est une série pour éveiller les consciences, avec les hommes, pas contre les hommes, jamais.

 

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la soirée de diffusion ?

Que ça fasse débat ! On peut nous souhaiter qu’on sorte de là en se disant “Qu’est-ce que l’on peut faire ? Comment est-ce que l’on peut être plus attentif ?”, en se reconnaissant peut-être victime, en se posant des questions sur soi, en osant dire. Peu importe le sujet mais si, avec les films et les projets que l’on fait, on peut réveiller ne serait-ce que deux à trois personnes…Pour moi, quel qu’en soit le sujet, les plus beaux films sont ceux qui  donnent envie de vivre…J’espère que ça va donner envie d’aider, envie d’écouter, envie de se reconnaître peut-être soi-même victime et se sortir de quelque chose, envie de vivre en gros.

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je suis actrice, j’ai très envie de rejouer. L’écriture m'a beaucoup prise mais j’ai besoin de rejouer, c’est mon métier et je l’aime énormément. Après, j’ai lancé d’autres projets à l’écriture, des projets qui sont sur des sujets qui me sont très personnels, très importants. Ce que j’ai appris avec Frédéric, c’est vraiment qu’il fallait partir de soi. Je n’ai pas 10 000 projets mais les projets sur lesquels je travaille sont des projets qui partent de moi, pour rencontrer les autres.

Merci, Marie, pour toutes vos réponses !

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HBO & France 2 / L'affaire Laura Stern : Akim Isker, le réalisateur, nous en dit plus sur cette mini-série !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Akim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “L’affaire Laura Stern”, une mini-série que vous avez réalisée. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

La réponse est dans votre question ! C’est un plaisir fou, pour moi, de partager ce projet-là, avec le public. A La Rochelle, c’est toujours la première fois que les gens le voient…On fait tout un travail, que l’on garde en nous pendant un an, souvent même plus, et puis, à un moment donné, on livre notre bébé, on le montre au monde, d’une certaine manière et ce monde, en l'occurrence, c’est souvent, dans mes films, le public de La Rochelle. Donc, oui, c’est beaucoup beaucoup de plaisir et, en même temps, beaucoup d’attente !

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

Le sujet, le sujet et le sujet ! C’est challengeant mais, évidemment, il y a quelque chose d’essentiel et d’urgent. Quand je fais aussi un film que je vais montrer à La Rochelle sur les enfants placés, le livre que je lis me bouleverse et, là, le sujet est trop important, trop essentiel. Ce vivre ensemble, nourrir encore une fois, sans jamais s’arrêter, essayer de faire se rééquilibrer le rapport homme / femmes et parler de la domination masculine, qui est là et qui est encore extrêmement présente, en tant qu’homme c’est intéressant de s’y frotter !

Sinon, très pragmatiquement parlant, j’avais envie de travailler avec ce producteur-là et cette productrice-là.

C’est un sujet qui a pleinement sa place sur le service public…Le but n’est pas forcément d’apporter des réponses mais de poser des questions…

Tout à fait ! C’est d’ouvrir, ou de rouvrir encore une fois, ce débat, et de faire s’éveiller les consciences du mieux que l’on peut. C’est une réalité…

Certainement avez-vous pris aussi beaucoup de plaisir à travailler avec ce casting-là ?

Oui ! De travailler avec ce terreau-là est extraordinaire ! Ce mélange d’actrices extraordinaires, pour ne pas les citer, Valérie, Pauline, Eva, Marie-Sophie…toutes sont démentielles, …et d’acteurs, comme Yannick, Samir, Daren,...C’est un plaisir dingue d’être avec des êtres humains comme ceux-là et de les mélanger à des femmes de ménage, des femmes que mes directrices de casting m’ont aidé à trouver, et à toutes ces femmes d’associations qui ont fini par accepter de jouer avec nous. Ce mélange-là a fait une aventure puissante et j’ai pour habitude de dire que les films ressemblent à l’aventure que ça a été donc, de ce point de vue-là, c’est du pur plaisir…Mais ce n’est pas un plaisir excitant, c’est un plaisir de partage émotionnel !

Votre rôle a été déterminant pour que Valérie fasse partie de l’aventure…

Cela n’a jamais été remis en question, ça a été tout de suite validé. Ce n’est pas du tout prétentieux, Valérie l’a dit aussi, je pense que ce personnage est un cadeau pour une actrice. C’est quelque chose de formidable de jouer cette complicité de l’insupportable, ce passage à l’acte qui est une feuille très fine et cette femme-éponge. Quand j’ai lu cela, j’ai dit aux producteurs que je ne connaissais pas beaucoup d’actrices qui refuseront. La question était de trouver la bonne personne et je crois qu’on l’a trouvée, il n’y a pas de doute. Je le dois aussi beaucoup à mon agent de l’époque, qui a accompagné Valérie longtemps et qui m’a dit “Mais Akim, c’est évident!”. Aujourd’hui, on est tous les deux accompagnés par Laurent Grégoire et on échange avec lui sur la qualité de Valérie…Après, pour elle, c’est génial de s’essayer à un registre très différent de ceux qu’elle a faits jusqu’à aujourd’hui !

Vous êtes sur un fil, avec ce sujet, il faut sensibiliser mais sans tomber dans un autre registre…

C’est toute la complexité de ce projet ! On est sur un fil tout le long, jusqu’au bout, jusqu’au dernier plan même. On est sur un fil de réflexion mais on est sur un fil de tension aussi et, pour moi, en tant que réalisateur, même artistiquement et techniquement parlant, j’ai passé tout le processus de préparation de tournage et de postproduction à la recherche de l’équilibre, à la recherche du juste équilibre entre ces thèmes sociétaux incarnés par le réel et l’empathie sur le personnage, pour pouvoir accepter ce qu’elle fait, ou en tout cas la suivre. Parfois, la tension prenait un peu trop le dessus et il fallait rééquilibrer, parfois l’émotionnel prenait un peu trop le dessus et il ne fallait pas que l’on soit mélo. Donc, oui, pour moi, ça a été un travail très très très difficile et exigeant de trouver cet équilibre-là. C’est un projet un peu hybride !

Sans doute êtes-vous impatient de pouvoir présenter cette mini-série plus largement au grand public ?

Bien sûr ! De toute façon, on fait ce métier-là pour ça, on fait ce métier pour prendre une parole et, après, la partager. Sinon, on fait des films et on les laisse dans la cave…Ce moment est important mais il est particulier chez moi, je ne profite pas pleinement de ce moment, c’est-à-dire que ça ne m’appartient plus. Souvent même, je suis déjà assez loin…Mais, oui, je suis impatient que le débat public s’empare, comme cela, de séries de mission publique mais je suis très impatient d’aller la partager avec les équipes techniques. On le dit trop peu mais trouver cette finesse et cet équilibre, tout seul je ne sais pas le faire ! Ma monteuse est extraordinaire, elle est en or, le compositeur a fait un travail dément, le chef op a été juste le prolongement de ma pensée pour l’exprimer en images, mon assistante a été mon plus grand soutien et m’a emmené vers la complexité. Je pourrais tous les citer, ils sont cinquante à soixante-dix.

Merci, Akim, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Bellefond : Jeaneta Domingos évoque le nouvel épisode inédit, diffusé ce mardi 27 janvier !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

Bonjour Jeaneta,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 27 janvier prochain, en prime time, dans “Liaison dangereuse”, un nouvel épisode inédit de “Bellefond”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Totalement, vraiment ! J’ai déjà fait plusieurs épisodes de “Bellefond” et plus on avance, plus c’est amusant donc, vraiment, je suis très contente, oui ! J’aime bien l’intrigue de celui-ci, ce sera marrant…

Ce programme est, à chaque fois, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

Absolument ! Ce n’est pas un mystère, je suis une jeune comédienne, cela fait 3 ans maintenant que je fais cela, j’avais commencé avec “Bellefond” et, à chaque fois, on a la chance d’avoir un casting qui est totalement incroyable. J’ai eu beaucoup de scènes, cette saison, avec un certain Roland Menou, que j’ai découvert en plateau et on a tellement rigolé, mais tellement. Vraiment, je suis très contente, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

…et de tourner dans de magnifiques décors…

Totalement ! Je pense que c’est aussi pour cela que la série plait…Les paysages sont hyper bien réalisés et, grâce au tournage, aux intrigues et à l’histoire, en fait, j’ai pu tourner dans des lieux exceptionnels ! Je pense à Martigues…On est toujours dans le sud, donc c’est vraiment un plaisir, c’est le soleil, ce sont les beaux décors, c’est la nature, c’est extraordinaire ! Ce seront encore de belles images cette année…

Quel regard portez-vous sur Awa, votre personnage ?

Je regarde Awa un peu comme ma sœur, finalement ! C’est un personnage que j’affectionne vraiment tout particulièrement. Les casteurs le disent souvent, la plupart du temps on n’est jamais loin du personnage et, là, pour le coup, je la regarde avec beaucoup de douceur, avec beaucoup de fierté aussi parce qu’elle évolue au fil des épisodes. On a découvert une jeune fille méfiante, un peu fermée, hyper stricte et, peu à peu, elle lâche ses gardes et, finalement, ça devient un joli papillon. Au fil des intrigues, on la découvre…Là, on va découvrir encore une autre facette donc je la regarde avec beaucoup d’amour et de bienveillance.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Il vous permet une palette de jeu sans doute plaisante à défendre…

Totalement ! Oui, ce personnage est, pour moi, un laboratoire, c’est-à-dire que j’ai pu explorer, en termes de palette émotionnelle, un certain nombre de choses. Là, évidemment, à jouer et à travailler en amont, c’est exactement ce que je recherche !

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous parfois certaines sources particulières d’inspiration ?

Oui, oui. C’est marrant parce que, à la base, ce personnage est quand même assez exceptionnel. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion d’en parler avec les auteurs de la série et, en fait, ce n’est pas un personnage que l’on retrouve souvent. L’inspiration, évidemment, je l’ai…Je ne sais pas si c’est flagrant à l’écran mais, oui, je m’inspire d’énormément de choses pour l’interpréter.

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Cet épisode va être l’occasion d’une nouvelle belle enquête…

Tout à fait ! Ce qui me plait dans cette intrigue, déjà c’est que l’infiltration est très drôle. Le personnage de Yasmine ajoute un nouveau piquant, qui apporte une nouvelle dynamique dans le trio que l’on forme avec les autres stagiaires. Et la vie personnelle d’Awa s’entremêle avec l’intrigue donc ça tient en haleine ! Il va y avoir pas mal de péripéties…

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur la série ou sur votre personnage ?

C’est marrant, souvent, je reçois des messages sur les réseaux qui disent “Enfin, Awa se lâche!”. A chaque fois, cela me fait rire, je me dis “Super, eux aussi ressentent cette évolution!”. Ensuite, d’un point de vue global, souvent on nous dit que “C’est une super équipe, une super team, on a envie de faire partie du groupe”. 

Certainement êtes-vous impatiente de découvrir ceux pour ce nouvel épisode ?

Tellement, tellement, j’ai vraiment hâte, oui !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

Vivement un septième opus alors….

Vivement la suite, c’est clair…D’ailleurs, elle est déjà un peu tournée aussi…Je sais ce qui va se passer par la suite donc c’est un grand “Mais vivement la suite, totalement!”. On a déjà tourné les épisodes 7 et 8 cet automne…

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je suis très heureuse d’être dans la saison 2 d’une série pour France 3 qui s’appelle “A priori”, qui est une intrigue, sur fond d’humour, qui se passe aussi dans le sud. D’ailleurs, on accueille Florent Manaudou, ça va vraiment être fun, je pense qu’on va bien s’amuser à regarder les épisodes. Et je suis également dans un court-métrage, qui s’appelle “Que du bonheur !”, qui va être diffusé sur TF1 en mars prochain. 

Donc, pour 2026, on peut me souhaiter des castings, des opportunités, des tournages…J’adore cela, j’ai vraiment de la chance de faire ce métier donc si, toutefois, on peut me souhaiter quelque chose, c’est que ça continue ! Cela m’excite vraiment de le faire, je suis très heureuse et très comblée !

Merci, Jeaneta, pour toutes vos réponses !

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

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