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television

Fort Boyard : Elsa Esnoult nous parle de sa troisième venue sur le mythique fort !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elsa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Samedi 16 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver dans la troisième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Oui, bien sûr, évidemment ! C’est vrai que lorsque l’on nous demande, à chaque fois, de participer une nouvelle fois, évidemment que ça me plait toujours très plaisir. Bien que j’ai de nouveau l’angoisse qui monte en moi parce que je sais que ce ne sera pas de tout repos de passer une journée sur le fort. Mais ils savent que, de ce côté-là, je suis une bonne candidate pour crier tout le tempsJ. J’ai quand même peur de pas mal de choses, ça n’empêche que je le fais mais j’y vais toujours avec une grosse appréhension. Déjà, bien quinze jours avant, je suis très stressée et angoissée mais, à la fois, je sais aussi que je suis fière après de me dire que je l’ai fait. En plus, moi-même, je suivais cette émission quand j’étais petite donc c’est toujours un plaisir de retourner sur le fort.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de vos deux premiers passages, en 2019 et 2020 ?

Pour le coup, à chaque fois que je mets un pied sur le fort, je suis toujours impressionnée par le décor, tout simplement. Moi-même, je suivais l’émission quand j’étais petite, je l’ai quand même regardée longtemps dans ma vie, c’était toujours le symbole pour moi des vacances, je regardais cela en famille. Moi qui passais mes vacances d’été à l’ile de Ré, c’était quand même quelque chose d’emblématique, limite d’intouchable. Du coup, forcément, à chaque fois que je mets un pied dedans, déjà j’ai cette magie, limite comme si j’avais toujours l’enfant au fond de moi qui est émerveillé par cela. Déjà, je suis très heureuse. Après, c’est vrai que, dans les souvenirs, il y a toujours la peur parce que, à chaque fois, ils aiment bien me mettre des insectes et, forcément, des choses à sensation, par exemple le saut de l’ange, dont je me rappellerai toujours, forcément. Voilà, il y a des choses qui marquent…Après, on se demande aussi à quelle sauce on va être mangé la prochaine fois que l’on y va.

 

 

Fort de ces deux premières expériences, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Alors, on va dire que le fait de l’avoir déjà vécu ne m’a pas apaisée, au contraire comme maintenant, j’ai vu à peu près ce qui pouvait m’attendre comme style d’épreuve, au contraire, j’y suis allée encore plus angoissée que jamais je crois. A la fois, je me suis aussi dit que j’avais survécu jusqu’à présent…j’ai essayé de me tranquilliser en me disant qu’avec tout ce que j’avais fait, j’étais parée. Limite, je me disais que ça ne pouvait pas être pire que ce que j’avais eu. Mais ce n’est pas forcément vrai…

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

On va dire que je sais que ce n’est pas comme quand on va dans un parc d’attraction, où on s’amuse, où on passe une journée sympa, même dans des manèges à sensations fortes. Là, ce sont quand même des épreuves, à sensation ou avec des énigmes, d’un certain niveau. Limite, ce n’est pas pour jouer. Bien sûr, on joue pour une association mais ce que je veux dire, c’est que tout est fait que pour l’on ait quand même peur ou que ce soit quand même très compliqué, ça relève vachement le niveau et on sait, du coup, quand même que c’est un peu hard, quoi qu’il arrive. Je sais que j’y vais comme cela, je me dis que, peu importe ce que l’on va me faire faire, je sais déjà que je ne vais pas être à l’aise, forcément.

 

 

A l’inverse, en redoutez-vous d’autres plus particulièrement encore, peut-être en lien avec certaines phobies ?

Honnêtement, je trouve qu’ils me font à chaque fois des choses qui ne me rendent pas bien. Honnêtement, à chaque fois, je me dis que j’y passe. Tout ce que je n’aime pas, je le fais, de toute façon. Il n’y a pas eu de moment où je me suis dit que ça c’est cadeau, non non. Limite, j’avais presque des larmes aux yeux, tellement j’avais peur mais je prenais sur moi, mais toujours à trembler de peur ou à crier par moment. Forcément, il y a des moments où l’on crie, notamment quand il y a des choses qui nous tombent dessus. Là, j’ai encore eu une épreuve au-dessus du vide donc ce n’est pas non plus, on va dire, là où on est le plus à l’aise. Ce n’est pas simple…pour ma part, je le vis à 200% !

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Oui, c’est ça. Surtout que, en plus, cette fois-ci, ce qui s’est passé, c’est que, dès l’ouverture du jeu, on nous a annoncé déjà la couleur, que cette fois-ci, le Père Fouras était encore plus, on va dire, friand de complications. Donc, en fait, il nous a doublé certaines épreuves, de manière un peu compliqué donc il a remonté le niveau de certaines épreuves. Dont la première avec laquelle j’ai démarré. Là, je me suis dit que c’est mort d’avance, que le truc est infaisable. Que l’on soit sportif ou non, je me suis dit que l’on ne pouvait pas le faire, que c’était techniquement impossible. Sur cette première épreuve que l’on m’a faite faire, je me suis dit que j’étais foutue, que c’était impossible, que je ne pourrais pas y arriver, même avec la meilleure volonté du monde. A chaque fois, on pouvait se dire « ah tien, cette épreuve me dit quelque chose »…oui, mais lui nous mettait un petit truc en plus, en devant la faire cette fois-ci d’une autre manière.

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Pompiers solidaires » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Bien sûr, c’est évident ! A partit du moment où on est dans un jeu et qu’on accepte de faire le jeu, il faut aller au bout. Parce que c’est comme ça. En plus, le fait de se dire qu’il y a une association derrière, évidemment que ça booste encore plus. Déjà, la première façon de me motiver, c’est de me dire qu’il y a des gens qui nous regardent, qui nous soutiennent et qui nous suivent. Quelque part, il faut leur faire honneur, j’ai envie de rendre fiers les gens qui me soutiennent. C’est très important pour moi vis-à-vis de mon public. Je sais que, sur les réseaux, ils vont être impatients de voir l’épisode et ils vont me dire qu’ils sont à fond derrière moi. Pour tous ces gens qui espèrent, qui croient en moi, j’ai envie de leur dire « allez, ne vous inquiétez pas, je vais y arriver, malgré mes peurs ». Ensuite, évidemment, l’association est très importante, je me dis qu’il y a des gens qui ont besoin de nous, qui ont besoin que l’on réussisse ces épreuves, il faut y arriver pour eux.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, c’est vrai que j’ai une bonne équipe, c’est vrai qu’il y a cette notion de solidarité. Parce que, déjà, forcément, on joue ensemble. Même si on est un candidat, maximum deux, par épreuve, on joue pour la même association, on est tous ensemble. Donc, évidemment, il y a cet élan de solidarité. En plus, on avait un bon chef d’équipe Philippe Etchebest, c’est en plus un chef qui a l’habitude de gérer son équipe en cuisine. Parfois, quand il y en avait qui avaient peur, ils nous disaient « vas-y, il faut que tu ailles jusqu’au bout ». Mais bon, on était déjà tous motivés de base à aller jusqu’au bout. On va dire que la mentalité était là dès le départ, maintenant c’est bien que l’on soit tous ensemble et qu’on se soutienne.

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je dirais de nouveau le bonheur d’avoir été sur le fort, qui reste pour moi un endroit mythique et emblématique. Par rapport au nombre de fois où j’avais pu le voir de loin, me dire que, pour la troisième fois, j’ai été dedans, c’est cette chance là. Et de pouvoir jouer pour une association.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Ah ben oui. « Si vous n’en avez pas eu assez, on vous en redonne »J. En vrai, oui, c’est l’occasion de gagner un peu plus d’argent pour la cagnotte. Maintenant, c’est vrai que ce n’est pas pour autant que les épreuves sont faciles. Mais bon, c’est vrai que c’est une chance supplémentaire. La complication de cette deuxième partie, c’est que l’on a eu toute la journée à avoir peur, à crier, à avoir le cœur qui bat à cent à l’heure, du coup quand on est en deuxième partie, on a toujours la force mais on se dit qu’il faut encore continuer, malgré les heures qui passent. On se dit que ce n’est pas grave, que la motivation est toujours là, on se demande aussi si on va avoir encore les capacités…non, mais c’est bien, c’est super, je trouve ça bien que l’on puisse avoir une deuxième chance de toujours apporter encore plus d’argent pour l’association.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Honnêtement, je dirais que c’est la motivation, l’esprit de vouloir vraiment gagner l’épreuve, c’est le mental en fait. Il faut avoir le mental…j’en suis même à dire que ce n’est pas une question de force, de muscle, ou d’être habitué à faire ci ou ça, non, je pense que si, dans ta tête, tu te dis « j’y vais, il faut que j’y arrive et peu importe si j’ai peur », c’est alors la force du mental. Maintenant, c’est évident, comme je le disais, il y a aussi des épreuves où on n’y peut rien, parfois c’est plus quelqu’un qui aura des muscles pour telle ou telle épreuve qui aura plus de chance que quelqu’un qui n’en a pas trop. Parce qu’il y a aussi vraiment des épreuves de force et, là, tu ne peux rien y faire si tu n’as pas les muscles, là, pour le coup, tu ne peux pas. Donc on va dire que ce qu’il faut, c’est une bonne capacité physique mais surtout mentale avant tout. Une réponse, je dirais la force du mental, pour aller au-delà de ses peurs, tout simplement. A la limite, même si tu ne réussis pas l’épreuve, tu te dis que, au moins, tu auras essayé, au moins tu seras allé jusqu’au bout pour essayer d’y arriver…C’est le plus important.

 

 

Si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, on vous imagine prête à repartir à l’assaut du Fort ?

J J J. Je me dirais que, si on me le redemande, il faudrait que je le refasse. Même si j’y vais quand même à reculons, on ne va pas se mentir J parce que j’ai peur, tout simplement. Je trouve ça formidable, je trouve ça fantastique mais, moi, j’ai peur quand mêmeJ. Donc je me dirais, bon, que j’irais mais j’avoue que, cette fois-ci, j’aimerais bien pouvoir jouer pour une association de mon choix. Je soutiens beaucoup les animaux et j’aimerais bien jouer pour une asso protectrice des animaux.

Merci, Elsa, pour toutes vos réponses !

Ajouton que, fin aout, vous sortirez votre sixième album et que vous reprenez votre tournée en octobre, avec la première date à Paris.

Publié dans Télévision

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Anaïs Honvault Zborowski évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

@ Richard Ugo Torbey

 

 

Bonjour Anaïs,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Vous êtes comédienne ou encore mannequin, vous avez fait aussi de la coécriture et même de la coréalisation. Si l’on en revient à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion pour l’artistique, au sens large du terme ?

De base, c’est ma mère qui m’avait parlé, pendant le bac, des cours Florent et c’est comme cela que je me suis un peu intéressée au théâtre.

Sachant que je suis quelqu’un qui s’ennuie très vite, je ne me voyais pas dans un métier lambda dans lequel on doit toujours refaire la même chose. J’ai fini par faire un master en école de commerce de sport business, j’ai travaillé en entreprise pendant un an et le patron me faisait faire un peu de tout…Mais c’est vrai que, une fois que j’ai compris quelque chose et que j’ai fait cette chose, je n’ai pas envie de la refaire une deuxième fois. J’ai vraiment besoin d’apprendre tout le temps des nouvelles choses.

Dans le milieu artistique, il y a vraiment cela…Si on joue un scientifique ou un avocat, on va toujours s’intéresser au corps de métier du personnage. Ce qui fait que l’on va toujours apprendre de nouvelles choses sur ce que l’on aurait pu être si on avait été ce personnage…Il y a aussi un rapport aux émotions où on apprend à savoir ce qu’est une émotion, justement. Cela m’a perturbée quand je suis arrivée dans le milieu artistique, j’étais très bonne à l’école – major de promo –et, quand je suis arrivée dans le milieu artistique, je ne suis plus passée par le même endroit, ce n’était plus du par cœur, ce n’était plus la même compréhension, c’était vraiment la compréhension des émotions…C’est vraiment un autre domaine qu’il faut travailler : il faut travailler avec soi, avec son passé, avec ses énergies,….Ce n’est pas facile du tout mais, du coup, c’est intéressant, on ne s’ennuie pas !

Considérez-vous toutes vos cordes artistiques comme autant de métiers différents ? Ou les associez-vous davantage ?

C’est très différent ! Mais il y a des choses qui servent dans chaque corps de métier : si je suis mannequin pour des photos, je vais me servir de mes compétences de comédienne parce qu’il faut aller chercher de la profondeur et avoir une expression précise à l’image. Donc c’est vrai que ce sont des corps de métiers différents mais qui se complètent, on peut aller chercher les compétences que l’on a dans chacun pour essayer d’élever le niveau. Il y a donc une certaine complémentarité, même si ça reste différent à chaque fois…C’est intéressant, par exemple, d’être et comédienne et réalisatrice : parfois, ce que tu penses projeter toi à la caméra n’est absolument pas ce que tu projettes pour de vrai…C’est intéressant, une fois avoir donné la réplique, de retourner derrière la caméra pour voir le rendu...et recommencer au besoin. Cela nous apprend des choses ! Du coup, quand on est face à un réalisateur, on comprend mieux sa manière de parler, on va faire le lien avec sa propre expérience. Des réalisateurs ont d’ailleurs capté que j’ai déjà été à leur place, ils le perçoivent dans ma compréhension des choses. En tournage, j’ai d’ailleurs tendance à aller parler avec toutes les personnes, pas uniquement le réalisateur ou les comédiens, mais aussi l’équipe technique. Parce que je sais le travail que c’est et à quoi sert celui de chacun…

En amont d’un tournage en tant que comédienne, quelle est votre méthodologie de préparation ?

J’aime bien quand le personnage a une profondeur donc je vais travailler ses différentes couches. Je vais aussi m’intéresser à son passé, en lien avec la technique de texte que j’ai pu approfondir à l’école. Je travaille donc avec le passif du personnage, avec l’environnement dans lequel il est et, ensuite, il y a le texte et il faut toujours savoir ce que l’on vient faire dans chaque scène, quelle est la proposition, quel est l’objectif. C’est important parce que ça va me permettre d’être plus précise, plus concrète dans le jeu et d’être plus vraie du coup. Après, il y a également des sous-objectifs, des objets d’intention, des problématiques sur lesquelles rebondir…Sur chaque réplique, je me demande ce que je vois, ce que je veux, ce que je fais : ce que je vois chez la personne, ce que je veux changer chez elle et ce que je vais faire pour changer cette personne. A partir du moment où on travaille de cette manière, on ne peut pas se tromper en fait, on ne peut pas être dans le trop…On est alors en action envers la personne donc on ne pense pas à la manière avec laquelle dire les choses, ce qui permet d’être précis et juste dans le jeu.

 

@ Nykky Hesperide

 

Votre parcours témoigne d’un certain nombre d’expériences théâtrales. Justement, dans les derniers moments avant de monter sur scène, quelles sensations prédominent alors en vous ?

En vrai, avant de monter sur scène, c’est comme si j’étais sur une piste d’athlétisme. J’ai vraiment fait une passerelle entre mon sport et le théâtre…J’essaie d’aller chercher la même concentration ! J’oublie ce qui se passe, je suis concentrée sur moi, sur ce que je dois faire, sur le chemin que je dois suivre une fois sur scène. C’est donc un peu compliqué de me parler à ce moment-là, je vais répondre mais sans vraiment penser à ce que je vais dire, tellement je suis focus…Parfois, des professeurs m’ont dit que j’étais très sûre de moi et pas stressée, alors que non, j’ai un stress mais c’est juste que j’ai tellement eu l’habitude, avec l’athlétisme, de rentrer dans un conditionnement où on est obligé de tout oublier et de penser que l’on est le meilleur, que ce soit vrai ou pas. Ce qui oblige à une confiance en soi pour performer…C’est peut-être cela qui transparait chez moi…

Il ne faut donc pas tergiverser, il faut être focus sur soi, sur le personnage, sur ce qu’il a à faire. C’est pareil en casting, je suis concentrée sur la proposition faite du rôle, je ne pense pas au fait que je sois en train de faire un casting…Comme cela, je ne me trompe pas.

Entre l’image et les planches, ressentez-vous des différences en termes de jeu notamment ?

C’est similaire, dans le sens où il faut rester juste ! Parfois, il y a des personnes qui ne comprennent pas cela : ce n’est pas parce que l’on projette que l’on ne doit pas être juste…J’ai l’impression que, dans certaines pièces, des comédiens oublient cela… C’est difficile à faire mais c’est vrai qu’il faut, au théâtre, donner plus d’énergie pour la colère ou encore la sensibilité. Il faut être à la limite pour rester dans la justesse du personnage, en lien avec ses objectifs.

Vous l’avez dit, vous êtes aussi mannequin. Selon vous, quelles sont les clés d’une photo réussie ?

Pour moi, on ne peut pas faire une photo juste en posant, on a besoin de penser à quelque chose, en fonction de ce que l’on a envie de faire transparaitre à l’image, que ce soit à la tristesse, à la joie ou à la colère. A partir de ce moment-là, je trouve qu’une photo est intéressante…

Je trouve une photo belle quand la personne est dans l’émotion. C’est ça l’artistique, ce n’est pas uniquement le fait d’avoir les jambes croisées par exemple, ce que tout le monde peut faire. C’est bien d’aller chercher plus loin et d’avoir une vraie proposition.

Il vous arrive également de faire de l’écriture. Justement, avez-vous alors des sources particulières d’inspiration ?

J’aime beaucoup l’action et la science-fiction. Plus généralement, les films de genre me plaisent…J’aime quand on invente des histoires, quand on s’imagine des choses que l’on doit projeter ensuite. Je trouve que c’est intéressant d’aller explorer et exploiter l’imaginaire. Du coup, je m’inspire de films mais aussi de ce qui se passe autour de moi, de ce qui m’entoure, de ce que je sens, des énergies du moment.

 

@ Richard Ugo Torbey

 

Plus globalement, avez-vous été davantage marquée par certaines rencontres ou expériences ?

J’ai pu rencontrer des artistes dont j’étais fan plus petite, c’était marrant. Si on m’avait dit cela dix ans plus tôt…Je ne pensais alors pas forcément faire ce que je fais aujourd’hui, j’étais dans le sport, je voulais entrainer des sportifs de haut niveau, je voulais transmettre ma passion et ce n’est qu’après, vers l’âge de 18 ans, que je me suis dit que l’artistique pouvait aussi être un métier intéressant. Mais je reste quand même raccrochée au sport, je fais du coaching sportif à côté. C’est encore une autre corde à mon arc, dont j’ai besoin, pour transmettre mes connaissances. C’est un plaisir de voir les gens progresser et performer !

Artistiquement parlant, quels sont vos projets et actualités du moment ?

Là, j’étais sur une série mexicaine, avec un réalisateur de « La casa de papel ». Il était très gentil et très à l’écoute. C’était sympa ! Aussi des pubs…J’ai joué l’année dernière en festival dans deux pièces de théâtre, dont une pour enfants. C’était une première pour moi et j’ai trouvé cela cool. Les enfants sont très spontanés, ça change ! L’autre était un Feydeau. On aimerait avoir d’autres dates, de temps à autre…J’espère aussi récupérer ma cheville pour reprendre les cascades. J’étais partie sur de bons rails pour de beaux projets, j’ai notamment doublé Héléna Noguerra, à Val-Thorens, dans un film de Mickael Youn. Là aussi, c’était super, avec de beaux paysages et une belle équipe. L’objectif serait ensuite d’aller chercher des rôles en Angleterre, en tant que comédienne d’action…

Pour terminer et boucler la boucle, quels resteront vos plus beaux souvenirs de votre carrière de sportive ?

J’ai fait plein de championnats de France, j’ai remporté de nombreuses médailles, les sensations étaient dingues. Mais, à un moment donné, j’ai eu un problème derrière le genou, je ne savais pas ce que c’était et, au final, mon sang ne passait plus entre le mollet et le reste du corps. L’artère était compressée parce que j’avais pris trop de muscle…En fait, avant de savoir ce que j’avais, des médecins m’avaient dit que je ne pourrai plus jamais recourir…Soit je me faisais opérer et on me retirait un morceau, soit je perdais toute la musculature…J’ai tout perdu pendant huit mois, ça a été dur parce que j’étais vraiment au plus haut niveau de ma forme…La première fois ensuite que j’ai recouru a été, en fait, mon plus beau souvenir !

Merci, Anaïs, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Fort Boyard : Ugo nous raconte sa première participation à l'émission mythique de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ugo,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre site !

Vous partez, ce samedi soir, à l’assaut, pour la première fois, du fort. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

Oui, bien sûr ! Je rajouterais même un soupçon d’appréhension parce que ça reste une émission d’aventure, ça reste quelque chose que j’ai suivi étant gamin. Clairement, je redeviens gamin, avec l’idée d’affronter ce fort. Ce sont clairement des souvenirs d’enfance qui ressortent quand je pense à « Fort Boyard ».

D’ailleurs, certains moments vous avaient-ils particulièrement marqué, qui vous reviendraient à l’esprit ?

A l’époque, il y avait des anonymes, je me souviens de cela. Du coup, je n’ai pas des moments avec des gens connus ou autre mais je dirais plutôt l’ambiance du fort, la manière dont c’est filmé…Je trouvais cela hyper dynamique pour l’époque, ça courrait dans tous les sens, le caméraman courrait, la caméra bougeait dans tous les sens, le côté old-school du fort me plaisait beaucoup…à l’époque, ce n’était pas réellement old-school mais quand j’y repense maintenant, c’était vraiment quelque chose qui paraissait bien ficelé, en même temps il y avait des failles mais j’adorais ce côté rock’n roll, ça courrait dans tous les sens, j’adorais cela.

 

 

Attendiez-vous certaines épreuves avec, justement, une certaine impatience ?

J’aime bien le milieu aquatique donc tout ce qui se passe dans l’eau. Je suis aussi grimpeur donc tout ce qui est un peu escalade…j’aime bien tout ce qui a un côté physique mais aussi stratégique. Je ne veux pas que du physique, du bourrin un petit peu si j’ose dire, ce n’est pas ce qui m’attire le plus. Après, j’aime quand ça crapaüte, quand ça grimpe, quand ça nage, quand il faut sauter, tous ces trucs un peu d’agilité,…j’aime bien, c’est ce qui m’attire le plus.

A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ?

Tout ce qui est claustro…Si on m’enferme un peu trop…Je n’ai jamais fait de spéléologie pour cela, j’ai besoin de sentir l’air libre au-dessus de ma tête et, du coup, j’appréhendais les coins un peu glauques du fort, où on n’a pas envie d’être plongé ni attaché. Cela me faisait un peu flipper, oui. Autant, je n’avais pas peur de sauter de certains endroits, autant j’avais peur d’être confronté à ces peurs justement de claustrophobie.

 

 

Un mot sur l’association « Unicef France » que vous défendez ? On peut penser que c’est une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Oui, oui. C’est même la principale. Quand on est dans les épreuves et que l’on est dans le mal, on se dit « non, si tu ne le fais pas pour toi, fais le pour les autres ». Là, c’est une association qui se penchait à ce moment donné sur les enfants en Ukraine. Voilà, on a la chance de vivre une vie cool chez nous, heureusement, Dieu merci, il existe des assos comme cela qui se penchent sur le sort des gens. Si on peut filer un petit coup de main et si ces émissions-là permettent de filer un coup de main, tant mieux. Donc, clairement, oui, c’est la motivation principale quand on est dans le mal.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Alors, clairement, moi, j’avais envie de tout faire. Si j’avais pu faire toutes les épreuves, j’étais chaud. Il y a l’excitation qui prend le dessus et, forcément, on a envie de lever le doigt et de dire « c’est mon tour, c’est moi, c’est moi ». Parce que j’ai ce côté-là, dès fois pas toujours réfléchi, où j’ai vraiment envie de foncer et de faire. Une fois qu’on est parti dans l’action, c’est terriblement excitant de courir entre les épreuves. Dès qu’on présente une épreuve, je me disais « pourvu que ce soit pour moi ». Il y avait un côté très existant, comme un gamin, à courir.

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, encore une fois, je reviens au truc de gamin…quand on est plongé dedans, c’est dingue comme c’est prenant. On a envie de gagner, on a envie que les autres gagnent, du coup ça se manifeste forcément par des cris. C’est une vraie compétition avec nous-même, on est six à affronter cela, le truc d’équipe se fait très rapidement parce qu’il y a une telle immersion dans le fort que, quand on est dedans, on se dit « ça y est, c’est parti » et, voilà, on est avec les personnages. C’est un côté vraiment cool, ce n’est pas un jeu que l’on fait dans un champ, le côté immersion fait que l’on est vraiment plongé dans le truc et l’esprit d’équipe sort dès la première seconde. Dès le premier plan, on se dit « putain, c’est parti et je ne suis pas tout seul, je suis en équipe et ça c’est vraiment cool ».

Aviez-vous, avant que les caméras ne tournent, demander des conseils à des camarades ayant déjà participé à l’émission ?

Oui, clairement ! Après, je n’ai pas trop demandé de choses car j’adore découvrir, ma curiosité prend le dessus, du coup j’ai envie de découvrir, je n’aime pas que l’on m’explique trop avant. Donc c’est vrai que je n’ai pas demandé trop de choses. Après, c’est bien pour certains trucs, notamment pour les énigmes, où il y a une certaine mécanique à prendre. Donc c’était rassurant qu’ils soient là. Après, dans la découverte, je ne voulais pas que ça gâche mon plaisir et, du coup, comme j’adore découvrir, je n’ai pas demandé trop de conseils, ça s’est fait assez naturellement. Mais c’était cool qu’ils soient là, Elodie et Bruno déconnent tout le temps, ils avaient un côté détendu qui apportait beaucoup de déconnade à l’équipe et c’est ce qu’il faut pour passer une top journée.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Je crois que c’est la découverte, quand on arrive sur le fort, plus que tout. On ne sait pas la taille que ça fait, c’est con mais à la télé on ne sait pas la taille qu’il fait exactement. Je ne l’avais jamais vu. Donc le moment où je le découvre…Ou peut-être, non, plutôt le moment où je le quitte, le moment où on part du fort, on part de nuit, il y a une mer qui s’est bien bien levée, tout le monde est hyper détendu mais au moment de passer dans le bateau, il bouge dans tous les sens, on est sur une grue, on nous met sur le bateau, il y a quand même une ambiance. Ce n’est pas une partie qui est filmée mais le moment où on part du fort et où on monte sur cette grue qui nous bascule sur le bateau, c’était assez rock’n roll. Oui, quand j’y repense comme cela, c’est l’image qui me reste. C’est une journée folle qui passe à 100 à l’heure, c’est vraiment cool, c’est une super expérience.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’occasion de remporter 1 500 euros supplémentaires mais aussi de boucler la boucle de cette belle journée d’aventure…

Oui, encore une fois, j’avais envie de tout faire…même la nuit tombée, je me suis dit « pourvu que j’ai une épreuve à faire ! ». C’est une suite logique à la journée, en fait. Les anciens disaient que c’était bien quand ils dormaient sur le fort, à l’époque ils faisaient cela sur deux jours. Là, de pouvoir voir un peu le fort de nuit, on voit les lumières qui s’allument, c’est une autre ambiance, c’est carrément logique d’y passer la soirée. Moi, j’y aurais dormi, j’y aurais bien passé deux à trois jours pour tout essayer et tout tester. Non, c’est un très bon moyen de prolonger l’ambiance.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Le truc qui est cool, c’est que c’est en équipe. Je pense qu’il faut donc surtout penser en termes d’équipe parce qu’un candidat tout seul ne fera pas tout, même si j’aurais bien essayéJ. Il faut que l’équipe soit équilibrée, s’il y a quelqu’un qui peut réfléchir un peu plus vite que les autres, avoir une méthodologie pour les énigmes, s’il peut y avoir quelqu’un de très physique, s’il peut y avoir quelqu’un qui détende l’atmosphère, qui fait marrer tout le monde…Voilà, l’équipe, il faut qu’elle soit complète et il faut qu’il y ait des points, des atouts sur chaque personne…c’est pour cela que c’est cool, d’être à plusieurs apporte vraiment cela.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prêt à repartir sur le fort ?

Oui, oui, donnez-moi la date, je serai là, pas de problème J !

Ce fut un plaisir, Ugo, d’échanger avec vous !

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Fort Boyard : Amandine Petit, Miss France 2021, nous parle de sa nouvelle participation au programme estival de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Amandine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Ce samedi 9 juillet, nous pourrons vous retrouver dans la deuxième émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Ah oui, je suis hyper contente ! C’est vrai que « Fort Boyard » est vraiment une émission qui a bercé mon enfance, j’adorais regarder « Fort Boyard », tous les samedis, c’était un peu le rituel à la maison, à regarder avec ma sœur, avec mes parents, j’adorais et je n’avais jamais imaginé me retrouver à la place de ces personnalités qui font les épreuves et qui relèvent les défis. En fait, j’avais ce côté de moi qui avait très très très envie d’y retourner et, en même temps, cette peur de se dire « waouh, est-ce que les épreuves qu’ils vont avoir réinventées cette année vont être aussi dures que les épreuves qu’ils réinventent chaque année ? » Parce que, à chaque fois, on ne sait pas à quelle sauce on va être mangé.

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre passage l’année dernière ?

Un super souvenir ! L’année dernière, j’avais adoré faire « Fort Boyard ». Honnêtement, c’était une des participations à une émission, en réalité, que j’avais préférée sur mon année de Miss France parce que ça change, parce que c’est vraiment un moment où on baisse les armes et où il n’y a plus que le physique, le mental et une énorme partie de nous qui sont là. On se dit que l’on relève le défi pour une association, en plus on est en équipe, ça permet de rencontrer tout plein d’autres personnes que l’on ne connait pas et avec qui on peut se dire « là, on va se défier et on va voir de quoi on est capables tous ensemble ».

 

 

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Lors de la seconde participation, on sait à quoi s’attendre, j’avais peur, je savais que, potentiellement, je pouvais refaire le saut à l’élastique, je savais comment étaient les épreuves, ce que ça fait que d’être sur le fort. J’ai ressenti exactement les mêmes émotions que la première fois, voire même plus car j’anticipais et je savais que je pouvais angoisser face à certaines épreuves. Cela ne m’a pas permis d’être moins angoissée que l’année d’avant.

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Oui, il y avait des épreuves que j’attendais avec impatience, j’avais dit l’année dernière que, si je revenais sur « Fort Boyard », je referais le saut à l’élastique et que, cette fois-ci, je le ferais. Cette année, le saut à l’élastique a fait partie des épreuves qu’ils m’ont proposées. Je vous laisserai regarder, avoir le plaisir de voir si j’ai relevé le défi ou pas mais j’avais cette adrénaline de me dire « est-ce que tu vas y arriver ? est-ce que tu vas arriver à relever le défi ? ». En même temps, on sait que l’on est hyper bien encadré sur « Fort Boyard »… quand on fait des épreuves, il y a 98% de chance que l’on y arrive parce que l’on nous a briefé juste avant et finalement, si on nous propose cette épreuve-là, ça veut dire que l’on en est capable. En même temps, il y a ce soupçon de 2% de réalité où c’est la tête qui va faire un blocage par moment et qui va ne pas permettre de faire certaines épreuves. Parce qu’on reste des êtres humains et même si c’est une émission télé, ce n’est pas une télé réalité où on sait ce qui se passe. Il y a des moments où j’avais vraiment peur, où j’avais des blocages.

 

 

« Fort Boyard », c’est aussi la découverte, chaque année, de nouvelles épreuves concoctées par le Père Fouras, auxquelles on ne peut évidemment pas se préparer…

Bien sûr ! A chaque fois, il y a de nouvelles épreuves, de nouvelles énigmes, une nouvelle équipe. On ne sait jamais, finalement, à quelle sauce on va être mangé à l’avance. Même s’il ne s’agit pas de nouvelles épreuves…Typiquement, si on prend Elodie Gossuin qui était dans mon équipe cette année, la saison dernière, elle a fait le saut élastique pour la première fois, alors qu’elle a pourtant fait l’émission, je crois, douze fois. Donc, même lorsque l’on est des impondérables, des piliers de l’aventure « Fort Boyard », il y a des épreuves, qui sont des anciennes, que l’on peut faire au bout de X années. Donc, réellement, quand on met le pied sur « Fort Boyard », il faut se dire que, à tout moment, on va faire des épreuves qui vont nous emmener dans nos plus grands retranchements, dans nos plus grosses peurs et que la place de la surprise est réellement présente pour le coup. En fait, on ne peut pas maitriser… « Fort Boyard », on ne maitrise pas ce qui va se passer. Mais, en même temps, ça fait partie de la beauté de « Fort Boyard ».

Un mot, si vous le voulez bien, sur l’association que vous défendez, « Unicef France » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Evidemment ! Le fait d’aller sur « Fort Boyard » est une chance inouïe et il y a aussi, derrière, le fait d’être dans une émission qui soutient une association donc, effectivement, on se bat pour remporter des fonds pour une asso. Cela donne une ampleur encore plus belle à faire une émission comme celle-ci. Effectivement, quand on fait une émission, en plus en groupe, avec d’autres personnalités, c’est chouette… mais quand on pousse l’émission à se dire que tout ce que l’on va récupérer sera reversé à une association, ça fait que, lorsque l’on est sur une épreuve et que l’on a du mal à la faire parce que l’on a peur, ça donne une envergure encore plus belle…pour le coup, ça permet de se surpasser encore plus et de se dire que l’on a la chance de pouvoir le faire, de pouvoir sauter dans le vide, de pouvoir repousser ses limites. Si, en plus, c’est pour une association aussi belle que l’Unicef, on se pose encore moins de questions et on essaie de repousser ses limites.  

 

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Bien sûr ! Il y avait des peurs et des craintes que l’on avait communes avec d’autres personnes, comme je vous le disais, malgré que l’on ait des recordman et recordwoman du nombre d’émissions effectuées et du nombre d’épreuves remportées. J’avais dans mon équipe Bruno Guillon avec qui j’avais fait l’émission l’année dernière, j’avais aussi Elodie Gossuin, des personnes qui font « Fort Boyard » depuis des années. Cela montre à quel point « Fort Boyard » est une belle émission parce que, quand on vient pendant autant d’années de suite, c’est que l’on y est bien et que l’on prend plaisir à y être. En même temps, ça ne veut pas dire qu’eux-mêmes n’avaient pas peur sur certaines épreuves. Mais, effectivement, ils vont avoir des fois les petites ficelles de certaines épreuves, en nous donnant des indications et des recommandations. C’est-à-dire qu’ils étaient là dès fois pour nous dire « écoutes, cette épreuve-là, je l’ai déjà faite, penses à mieux mettre tes pieds comme ça. Moi, stratégiquement, je pense qu’il vaudrait mieux que tu t’allonges à tel moment. Ecoutes bien ce que l’on te dit lorsque l’on est derrière la porte ». Donc, bien sûr, ça permet d’avoir d’un côté plus de pression parce que l’on se dit « waouh, ils sont très forts » et d’un autre côté d’appréhender les épreuves avec plus de sécurité et de maturité puisqu’ils connaissent dès fois les petites failles de cette épreuve, nous disant alors « là, ce serait mieux que tu prennes comme ça, tu seras plus confortable et sûrement tu iras plus loin dans l’épreuve ».

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, je vous avouerai que je n’ai pas eu une sensation différente de quand elles ne tournaient pas. Déjà, pour poser les pieds à l’intérieur, on nous met sur un petit panier, menant du bateau jusqu’au fort et, à ce moment-là les caméras ne tournent pas. Qu’elles tournent ou qu’elles ne tournent pas, comme on est là pour relever des défis, pour aller au-delà de nos peurs, pour se risquer sur certaines épreuves avec des animaux ou d’autres où c’est seulement une fois que l’on y est que l’on se rend compte, qu’il y ait une caméra ou qu’il n’y en ait pas, pour ma part, ça ne changeait rien du tout, j’étais moi-même du début à la fin. D’ailleurs, quand on me proposait des raccords maquillage, l’idée était surtout d’aller jusqu’au bout de l’épreuve. En réalité, on est là pour se surpasser, on n’est pas là pour tenir une image parfaite, surtout moi dans la posture que j’avais, de Miss ou d’ancienne Miss. Non, l’idée est de se surpasser donc les caméras, qu’elles soient là ou pas là, je vous avouerais que ça ne changeait pas grand-chose.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous du tournage ?

Le surpassement de soi, l’esprit d’équipe, le bonheur de pouvoir être tous ensemble afin de se battre pour une association. Je ne pourrais pas vous dire si on a réussi à gagner ou pas des boyards mais, dans tous les cas, on était tous unis pour l’Unicef et, d’ailleurs, c’était notre cri de guerreJ. Mais c’était beau, rien que le fait d’être tous unis pour une même cause et de se surpasser, peu importe si l’on a ou non remporté quelque chose, c’était très beau. Encore une fois, je retiendrais le surpassement de soi parce que les épreuves n’ont encore, une année de plus, pas été simples… « Fort Boyard » m’aura mené la vie dure encore une année de plus mais je reviendrai avec grand plaisir l’année prochaine, toujours plus loin, toujours haut, toujours plus, …c’est la devise de « Fort Boyard » mais, réellement, elle prend tout son sens quand on est sur le fort.

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Oui, évidemment ! Ça fait plaisir d’être sur cette seconde partie de soirée parce que ça permet aussi de se confier sur ce qui s’est passé dans la journée, de faire un petit débrief commun avec l’ensemble des personnes de notre équipe. Et puis, dans la seconde partie de soirée, c’est aussi la possibilité de remporter 1 500 euros de plus pour l’association, ce n’est pas des moindres car chaque euro qui est reversé à cette association compte. Ce sont donc encore trois défis supplémentaires, dans des conditions où on a fait des épreuves pendant toute la journée, où on est fatigué et où le fort est dans l’ombre puisque la nuit est arrivée. Généralement, on n’en peut plus et ça permet d’aller encore plus loin, effectivement et, du coup, de voir, dans la fatigue, ce que l’on est encore capable de faire. Là, pour le coup, c’est vraiment le mental qui prend le dessus et c’est très sympa. La soirée s’est terminée avec la célébration et la surprise de notre fameux présentateur, Olivier, qui est là depuis plusieurs années et qui tient très bien son rôle. On lui a fait une surprise pour le féliciter et, surtout, pour lui montrer toute l’affection que les équipes de « Fort Boyard » ont pour lui. Parce que, finalement, sans régie, sans production et sans présentateur, cette émission n’aurait pas le même sens qu’elle a aujourd’hui. Donc cette seconde partie de soirée, c’est aussi pouvoir passer du temps avec les personnes en régie, avec les personnes à la présentation et qui organisent toute l’émission parce qu’on leur doit une belle chandelle. S’ils n’étaient pas là, l’émission n’aurait pas lieu, en fait. Les animaliers, toutes les personnes qui sont là pour encadrer…parce qu’il faut savoir que lorsque l’on est dans un endroit avec des animaux, tout est encadré par des animaliers qui sont là pour nous dire de ne pas, nous, nous mettre en danger et de ne pas mettre les animaux en danger. Tout est vraiment sous contrôle, à tout moment.

 

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Alors, il faut être hyper motivé, il faut avoir un bel esprit d’équipe, pouvoir encourager ses coéquipiers et, surtout, ne pas vouloir n’être que gagnant dans l’âme. Il y a des moments où on ne va pas y arriver, il y a des moments où on va avoir tellement peur de l’épreuve qui nous est proposée que, finalement, ça va souder l’équipe et ça va permettre, soi-même, de se découvrir d’autres aptitudes. Alors, peut-être que l’on ne réussira pas dans l’immédiat l’épreuve mais ce n’est pas grave. C’est hyper important de ne pas avoir uniquement un esprit de gagne mais d’avoir un esprit commun d’équipe et de se soutenir les uns les autres. Et, évidemment, pour aller à « Fort Boyard », il faut avoir un petit côté sportif et revanchard mais il n’y a pas besoin d’être le plus grand sportif pour réussir sur le fort. Je suis très peu sportive et j’ai réussi. Il faut juste avoir, voilà, un esprit d’équipe, l’envie d’aller toujours plus loin et de se surpasser. Et je dirais de laisser son esprit de côté et de ne pas réfléchir, de foncer.

Merci, Amandine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Anne Jacquemin évoque sa belle actualité, en télévision et au théâtre!

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anne,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Mardi 5 juillet prochain, nous pourrons vous retrouver en prime-time sur France 2 dans « Amis d’enfance », la première fiction théâtrale en France. Avant de s’intéresser plus en détails à son contenu, on imagine sans doute, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de faire partie de cette belle aventure ?

Oh oui, vraiment ! D’autant que je connaissais Sam Karman. Avec Isabelle Gélinas, on était au conservatoire, pas tout à fait dans la même promo mais à la même époque. On est tous des acteurs de la même génération, excepté peut-être François Vincentelli, qui aurait une petite dizaine d’années de moins que nous. Mais, sinon, Nicolas, Isabelle et moi sommes tous des comédiens de la même génération, c’est agréable, on a les mêmes références, on a le même état d’esprit, on en est plus ou moins au même point dans notre existence. C’est plaisant ! On parle de la même chose, on a le même état d’esprit, on a connu les mêmes choses, on a un peu le même passé d’acteurs, on a vécu notre parcours de comédiens en même temps.

En tant que comédienne, habituée des planches et de l’image, qu’est-ce que ça change sur le tournage ?

Ça se rapproche beaucoup du théâtre, c’est même à mi-chemin entre la caméra et le théâtre, il y avait beaucoup de texte à apprendre, avec des scènes qui s’enchainaient, tournées dans un minimum de temps. Donc c’était un travail très très dense… au cinéma ou à la télé, c’est aussi la caméra qui fait le travail, or, là, c’étaient vraiment les acteurs. Tout était conditionné par le jeu des acteurs et la caméra accompagnait mais j’avais vraiment l’impression de densité de travail de l’acteur. Alors qu’à la caméra, il y a beaucoup de mouvements de caméra, il y a moins de texte en général, c’est moins bavard. Là, c’était vraiment une pièce de théâtre et la situation avançait avec nous. On sentait qu’il n’y avait pas de respiration, pas d’attente du tout, c’était un travail très dense. On a répété un peu en amont mais c’est plus périlleux je dirais.   

 

 

Vous avez, du coup, sans doute hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

Ah oui, tout à fait ! Il y a déjà eu une projection privée, tous les gens de l’équipe étaient là, il y a eu des retours très bienveillants mais c’était un petit peu un entre soi. Là, ça va être le grand saut…

Pour en revenir à son contenu, avec vos mots, comment pitcher ce programme ?

Ce sont deux couples, qui vivent des choses totalement différentes dans leur vie, les uns vivent à Paris, les autres en province. Ils n’ont pas le même style de vie puisqu’un couple a décidé d’ouvrir une maison d’hôtes, donc d’être dans la réception et dans l’aventure humaine. Dans l’autre couple, l’homme est acteur et la femme suit son mari. L’acteur est plus sur l’égo, plus sur une vie plus égocentrée. Là où l’autre couple est plus amené à s’occuper des autres. Cela veut dire que l’état d’esprit n’est pas du tout le même, ils n’ont pas du tout la même vision de la vie mais il y a quand même ce dénominateur commun, ce sont ces deux amis enfants, qui ont suivi des voies différentes et qui sont restés fidèles en amitié. Mais leurs vies ont bifurqué totalement. Ils s’éloignent peu à peu et il y a un clash cette année, le couple qui reçoit, qui fait chambre d’hôtes a décidé d’arrêter leur activité, ils sont épuisés, fatigués et les autres arrivent, comme les autres années, avec cette envie de jouir de la vie, des vacances, du soleil, ils ne sont pas du tout dans le même mood. Le couple qui reçoit est un couple usé et il y a des tensions qui vont se créer.

Je pense que le personnage que je joue est en demi-teinte, c’est une femme qui est assez discrète, qui subit la situation, qui ne se manifeste pas violemment, qui arrondit les angles, qui est beaucoup dans le care, dans le soin, c’est quelqu’un qui déteste les déflagrations, alors elle fait tout pour que les choses s’arrangent, avec son mari notamment. Qui, lui, est apparemment beaucoup plus dominant mais, à la fin, elle décide de partir….C’était intéressant pour moi de jouer ce personnage, dans la mesure où il n’y avait pas de coup d’éclat, elle est un petit peu en retrait mais elle va exister très fort à la fin, quand elle décide de reprendre en main le gouvernail de sa vie et de ne plus subir.

 

 

Les thèmes abordés sur ce programme pourront en tout cas sans doute parler au plus grand nombre et permettre à pas mal de monde de se reconnaitre…

Tout à fait ! C’est l’usure du temps, ce sont les malentendus, les non-dits qui font que ce couple va imploser. C’est une espèce de catharsis, c’est cette rencontre avec ce couple qu’ils voient chaque année en les accueillant en vacances, il va y avoir un malaise qui va s’immiscer en quelques jours, il va y avoir une grosse explosion. A la fin, on ne sait pas si le couple se sépare mais, vraisemblablement, cela va être le cas, avec la cessation de leur activité de maison d’hôtes.

En complément, un mot si vous le voulez bien sur votre actualité théâtrale, vous êtes actuellement sur scène à la Comédie des Champs-Elysées dans « Inavouable »…

Oui, avec Jean-Luc Moreau, Arthur Fenwick et Alice Raucoules. C’est une pièce qui se joue depuis deux mois maintenant, jusqu’au 17 juillet. Le pitch n’a rien à voir avec celui de France 2 mais c’est aussi une histoire de couples, de conjugalité, il y a aussi des petits grains de sable qui font que des situations vont s’envenimer. Finalement, la vie est un éternel recommencement, ce sont des choses que l’on voit souvent en télévision ou au théâtre. Eric Assous a beaucoup traité la conjugalité avec les petites trahisons, les non-dits, il y a quelque chose de similaire. On apprend que le couple que je forme avec Jean-Luc Moreau est un couple qui est grand parent, ils doivent recevoir leur petit garçon et on apprend, tout au début de la pièce, que la belle-fille trompe leur fils. Donc, à partir de là, d’autres coups de théâtre vont arriver, vont faire qu’il va y avoir un grand chaos au sein de leur couple et de celui de leur enfant. Les choses vont se démêler, se reconstruire tout au long de la pièce, pour arriver à une issue heureuse. Donc ça se termine plutôt mieux que le couple que je forme sur « Amis d’enfance » où, là, on pense qu’il y a un point de non-retour quand même.

Merci, Anne, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Fort Boyard : Clémence Botino, Miss France 2020, évoque sa nouvelle participation à la célèbre émission de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi 2 juillet, nous pourrons vous retrouver dans la première émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard », sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de repartir à l’assaut du mythique fort et de participer à nouveau à cette émission emblématique ?

Alors, c’est vrai que se dire que l’on fait « Fort Boyard » dans sa vie, c’est quelque chose d’assez grandiose. Après, c’est une sacrée aventure et ça peut parfois être assez intimidant de retourner dans le fort, surtout que la première fois que je l’avais fait, quand j’étais en titre, j’avais eu une petite mésaventure avec les piments. J’étais un peu inquiète d’en avoir à nouveau mais ça n’a pas été le cas, c’est plutôt bon signe. Mais ça s’est super bien passé, ça reste un endroit assez anecdotique, que peu de personne ont la chance de visiter finalement.

D’ailleurs, à titre plus personnel, que représente, pour vous, ce jeu ? Le regardiez-vous en famille, le samedi soir, plus jeune, avant même d’y participer ? Certains moments vous avaient-ils marquée ?

Enfant, on regardait « Fort Boyard » avec ma famille, tout le monde connait cette émission. Je ne sais plus à quel âge j’ai arrêté de regarder l’émission mais je sais, en tout cas, que j’étais impressionnée par les tigres. A l’époque où j’étais enfant, il y avait encore les tigres, les personnages, Félindra, Passe-Partout, Passe-Muraille…c’était le Fort quoi, c’était « Fort Boyard », c’était presque irréel en fait comme programme. Puis, après, on grandit, on se rend compte que ça existe vraiment mais c’est vrai que ça rappelle des souvenirs. Quand on entre au Fort, on se dit « waouh ». C’est plus petit en vrai qu’à la télé.

 

 

Nous l’avons dit, ce n’est pas votre première participation. Quels souvenirs gardez-vous de votre premier passage en 2020 ?

Alors, il y a quelque chose qui était intéressant avec mon premier passage, c’est que c’était pendant le Covid. Toute la logistique de l’émission avait changé, on n’allait pas de salle en salle, il y avait moins de spontanéité parce qu’il fallait respecter les gestes barrière. La particularité cette année est qu’il n’y avait plus ces restrictions donc c’était beaucoup plus sympathique en fait de le vivre comme ça. La première fois, on avait nos masques, c’était assez spécial mais j’avais trouvé cela magique, j’étais avec Camille Cerf, qui est une ancienne Miss France aussi, on était avec Booder et Claude de « Koh Lanta », une sacrée équipe. J’avais trouvé cela assez fou de vivre « Fort Boyard » pour la première fois, c’est fou, c’est dingue.

En plus, ce qui est rigolo, c’est qu’au moment où on arrive, on doit s’accrocher à un filet géant permettant d’aller du bateau au fort, on ne s’y attend pas, c’est assez surréaliste.

Fort de cette première expérience, comment avez-vous abordé cette édition 2022 ? Le fait d’avoir déjà participé au programme permet-il de mieux l’appréhender ? Ou, à l’inverse, le fait d’avoir déjà connu l’impact de certaines sensations augmente-t-il l’appréhension ?

Alors, je dirais un petit peu des deux. Pourquoi ? Parce que, effectivement, le fait d’avoir déjà vécu cette aventure fait qu’on la comprend, on connait plus ou moins la dynamique, on a déjà eu les sueurs froides, on sait que l’on peut s’attendre à tout. A « Fort Boyard », rien n’est dit, rien n’est acté donc tout est possible. Mais c’était rigolo, j’ai fait cette émission avec notamment Elie Semoun et Marie s’infiltre, qui n’étaient jamais allés au fort et qui étaient un peu stressés. Donc, finalement, je me disais que j’avais une longueur d’avance parce que j’y suis déjà allée. Mais quand même, on a toujours peur, on se demande à quelle sauce on va être mangé cette année. C’est toujours ça sur « Fort Boyard »…

Plus personnellement, attendez-vous certaines épreuves avec impatience ?

Alors, j’aurais préféré la question inverse, est-ce qu’il y a des épreuves que vous n’avez pas du tout envie de tenter ? Je vous avoue, vraiment, je ne suis pas quelqu’un de très téméraire. Quand je dis téméraire, ce n’est pas une question de courage, c’est vraiment que je n’aime pas être malmenée, je n’aime pas être envoyée dans tous les sens avec des machines, je n’aime pas qu’on me jette des serpents. En toute honnêteté, quand je vais dans un parc d’attraction, j’évite les attractions à sensations fortes. Après, sur « Fort Boyard », il y a quand même des associations en jeu et comme il y a un objectif de gagner une somme pour ces assos, ça change tout. Ce n’est pas que du loisir, il y a un objectif derrière, ce qui fait que l’on est plutôt content d’y aller. Mais, après, je vous avoue que, à la limite, de rencontrer le Père Fouras ne me dérange pas, c’est plus calme, je préfère.

 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur les associations que vous défendez, « Centre de Conservation des Chimpanzés » et « Keep a Breast » ? C’est sans doute une source supplémentaire de motivation pour vous et toute l’équipe ?

Complètement ! Vous savez, dès fois vous vous retrouvez face à des épreuves – bon, je ne vais pas vous dire exactement lesquelles – où vraiment vous vous demandez si vous avez envie de faire ça. Et puis on pense aux gens qui font partie des associations que l’on soutient et qui n’ont pas forcément la chance, pour X ou Y raison, de vivre ce que l’on est en train de vivre. Ça m’a fait cela sur cette édition, je me suis retrouvée dans une épreuve où, vraiment, je me suis demandé si j’allais la faire. En fait, quand on pense à ces gens, on doit faire preuve de courage parce qu’on se dit que ce que l’on vit est quand même une chance et que certains ne l’ont pas. Cela donne beaucoup d’adrénaline et de force pour aller au bout.

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, on a beaucoup rigolé je vous avoueJ. On a eu des fou-rires mais, surtout, ce qui est intéressant avec « Fort Boyard », c’est que toutes les personnalités sortent un peu de leur retranchement. Rien n’est figé. Je prends quelqu’un comme Elie Semoun, qui est un très grand humoriste, comédien, il est aussi un personnage de mon enfance et, quand je l’ai rencontré, j’étais assez intimidée. Mais, finalement, on le sort de sa zone de confort, on le sort de son théâtre en fait et il est un peu soumis à ces épreuves et défis très spontanés. Donc ça crée une sorte d’insouciance de la part de tous les candidats et ça crée des situations vraiment épiques. Juste, c’est très très drôle, vraiment.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

Là, on se dit « pourvu que l’on ne termine pas à 1 heure du matin » J….parce que c’est un long tournageJ. Il commence à 10 heures du matin et se termine parfois à 1 heure du matin, voire plus pour les malchanceux qui n’ont pas forcément un beau temps. Mais c’est vrai que l’on se dit « allez, la journée sera longue mais au moins tu seras contente de l’avoir faite ».

Sans oublier la deuxième partie de soirée « Fort Boyard, toujours plus fort ! ». C’est bien sûr l’opportunité de remporter des boyards supplémentaires, mais aussi, en quelque sorte, de boucler la boucle de cette belle journée sur le fort ?

Ca rajoute un temps supplémentaire, c’est bien, ça nous permet d’avoir peut-être un peu plus d’argent pour les associations. C’est quand même sympa que l’on puisse avoir cette chance. Comme on a fini la journée, en général tout le monde est plus détendu, on se remémore les souvenirs et, voilà, on termine cette belle journée.

 

 

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir gardez-vous de ce deuxième passage sur le fort ?

Alors, le souvenir que je garde - je ne peux pas vous citer les épreuves - c’est que, finalement, il ne faut pas se prendre au sérieux quand on fait « Fort Boyard » parce que, plus on se lâche, plus on en garde un bon souvenir. C’est-à-dire qu’il ne faut pas se mettre de barrière, si on a envie d’hurler, on hurle, si on a envie de pleurer, on pleure, si on a envie de crier, on crie…voilà, il faut se laisser aller et quand on se laisse aller, on passe encore une plus belle aventure je trouve.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être une bonne candidate sur « Fort Boyard » ?

Alors, avoir de la force physique, il n’y a pas photo…les sportifs, les athlètes ont plus de facilité dans les épreuves parce que ces dernières sont assez physiques. Mais quand même, la patience marche bien aussi. C’est une belle vertu dans ce genre d’épreuves, ce n’est pas le plus fort qui va marquer le plus de points, ça aide mais, parfois, la patience fait performer, vraiment.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Oh, ben, comme on dit, « jamais deux sans trois ». Il y a même des candidats qui ont fait au moins une dizaine de fois l’émission. Donc, oui, je pense que j’irais, tant que je suis jeune et que je peux vivre cela, je continuerais, oui.

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Fouzi fait le bilan de son aventure et évoque son départ lors d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Fouzi,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous participez à la saison de « Koh Lanta, le totem maudit », actuellement diffusée sur TF1. Les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place ?

Bien sûr ! La diffusion est toujours une période particulière, ça fait du bien de revoir cela, ça me permet de me remémorer des moments encore plus fortement je pense, ce sont des supers souvenirs qui émergent, parfois des moins bons quand on se voit aussi maigre et franchement c’est un peu compliqué de se voir à l’image comme cela. Mais oui, oui, ça nous ravive la flamme du tournage.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Ça fait 10 ans que j’en rêve, « Koh Lanta » est un rêve de gosse, je regardais l’émission quand j’étais plus petit, avec ma mère, avec ma famille, quand on était en vacances en Algérie, à l’époque la diffusion était l’été. Je m’amusais à refaire les épreuves, c’est vraiment un rêve d’enfant de vivre cela. Petit à petit, c’est vraiment devenu un objectif, j’avais aussi à cœur de véhiculer certaines images et de montrer que quelqu’un qui avait une double culture comme moi, ça pouvait être une richesse et pas un fardeau comme ça peut parfois être entendu en France. Et puis faire briller les yeux de mes proches, me dépasser et gagner l’aventure, l’émission.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparé d’une manière spécifique ?

Je fais pas mal de sport, après j’ai essayé de faire une préparation un peu plus complète, notamment en termes de natation, d’apnée, de sports un peu plus complets. J’ai essayé de faire d’autres sports. J’avais fait des stages de survie, en Colombie, en Thaïlande, de la plongée sous-marine, cela m’a bien aidé, notamment pour tout ce qui est construction de cabane, pêche,…ça a été utile. Et puis c’est surtout une préparation mentale, « Koh Lanta », c’est vous et les autres, on se met dans une bulle, on essaye d’être positif, de faire en sorte que votre nom ne sorte jamais dans l’urne, que vous fassiez l’unanimité au sein des autres aventuriers.

L’aventure avait démarré sur les chapeaux de roue, avec l’annonce par Denis dès les premières minutes de l’existence du totem maudit. Quelle avait alors été votre réaction ?

Honnêtement, ça fait très peur quand on entend cela. On se dit « ouhlà, mince, on va être mangés à quelle sauce ? ». Surtout on se dit que l’on ne va pas pouvoir être maitre de son destin, contrairement à un autre « Koh Lanta », où si vous êtes bon socialement, stratégiquement, vous pouvez aller assez loin. Là, vous le voyez, mon élimination est quand même liée en partie au totem maudit, ça rabat à chaque fois les cartes. Là, à la fin de l’aventure, vous êtes envoyé sur une épreuve éliminatoire, alors que vous ne le méritez pas forcément puisque vous n’avez pas fini dernier sur l’épreuve précédente. C’est ça aussi qui fait le charme de la saison, à chaque fois on est paniqué à l’idée de savoir à quelle sauce on va être mangé à cause de ce totem.

Concernant l’épisode de votre élimination, on l’a vu, un rebondissement en est en partie à l’origine, avec cette épreuve éliminatoire à trois, aux côtés d’Olga et de Jean-Charles. Lorsque Denis l’évoque, que vous étiez-vous alors dit ?

Alors, étonnement, ça va tellement vite que l’on n’a pas forcément le temps de réfléchir à cela. Mais je me dis quand même qu’il y a des chances que j’y sois. Si j’y vais, ben tant mieux, à ce moment-là de l’aventure, j’avais besoin d’un peu de confiance et de me mettre en avant. Je voulais vraiment y aller, bon, après, on a vu que ça ne m’a pas été favorable. Mais, à ce moment-là, je voulais plutôt y aller. Si je devais y aller, tant mieux, ça me permettait de me mettre en avant et de me donner de la confiance pour la fin de l’aventure. Parce que si je reviens de l’épreuve, je reviens avec plus de confiance et, malheureusement, ça s’est arrêté là.

Au moment d’entendre votre nom, vous n’êtes finalement pas si surpris que cela et vous le prenez presque positivement au final…

Exactement ! C’est vrai que quand Bastien me cite, je me dis que c’est une opportunité pour moi, ça me permet de prouver ma force, ma valeur, moi aussi j’ai envie de me dépasser sur une épreuve. Surtout, je me dis que ça ne sert à rien de le prendre négativement. En général, le positif attire le positif et, de toute façon, je ne peux pas changer la voie de Bastien. Je me dis « Vas y, donne toi à fond, n’ai pas de regret et reviens encore plus fort de l’épreuve ».

Justement, sur l’épreuve en elle-même, qu’est-ce qui, avec le recul, vous a manqué ?

Je dirais du calme, clairement, de la sérénité et le fait de ne pas paniquer. Et puis un peu de cou en plus. C’est étonnant, ce sont des petits détails que les téléspectateurs ne voient pas, à l’épisode 4, on a une épreuve où on est sur des poutres, où on est sur de l’équilibre, là je suis en pleine forme, je ne tombe jamais alors que Jean-Charles, François et Maxime n’arrêtent pas de tomber, on voit qu’ils ne sont pas à l’aise, contrairement à moi. Là, on voit à J+32 de l’aventure, que je n’arrive même pas à tenir  debout. C’est quand même la preuve que le physique, à un moment, dit stop. Je sais que les gens aiment bien dire « le mental, le mental » mais il n’y a pas que cela. Je pense que l’on perd de ses sens et ça se voit. L’équilibre est pourtant un de mes points forts, je l’ai bien travaillé, je pensais être fort là-dessus, je l’ai été jusqu’à la réunification mais après, vous perdez tellement de poids, 69 kilos, je n’avais jamais fait ce poids-là, votre corps n’est pas le même, vous n’avez pas le même sens de gravité, il y a la fatigue, le soleil, on le voit il fait très chaud, après c’est la même chose pour Jean-Charles. De mon côté, vous rajoutez cela plus le fait que je pétais un câble sur ces boules, je suis devenu fou, j’ai même failli arrêter, je n’en étais pas loin,…Donc c’est clair que c’est un peu des deux.

Avec le temps, vous dites-vous que c’est « mieux » de partir comme cela, plutôt que sur une élimination au conseil par ses camarades ?

Pour moi, c’est deux poids deux mesures, il y a deux analyses. D’abord, je me dis « mince, c’est quand même dommage, je ne me fais pas éliminer par les autres », ça veut dire que j’aurais pu aller plus loin, même, si je vais jusqu’à la fin, être choisi par mes pairs parce que je pense que j’avais fait l’unanimité auprès des autres aventuriers, que ce soient les jaunes et les rouges. D’un autre côté, je me dis que c’est quand même noble de sortir sur une épreuve où vous ne vous faites pas éliminer par des gens, où ce n’est pas votre nom qui ressort parce que l’on ne vous aime pas, pour des questions stratégiques…J’ai ces analyses-là, j’essaie de me remonter le moral en me disant que j’ai quand même fait 33 jours, j’ai fini 8è, c’est quand même une belle place. Alors, c’est clair que j’aurais aimé gagner cette aventure mais c’est comme ça.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de l’aventure ?

Alors, j’ai clairement la première victoire avec les bleus, où on a une impression d’un bulldozer, ça ne se voit pas trop à l’écran, on est tellement à l’aise, on se dit que l’aventure démarre trop bien, c’est magnifique, on est une belle équipe, je me sentais en forme physiquement, c’était une belle émotion de se dire que c’était le premier totem remporté. Un super souvenir pour moi aussi, c’est ce moment avec la pêche où je fais cette dédicace à mon père, il y a tout le côté familial qui ressort, c’est vrai que pour moi c’était important. Le pire souvenir, c’était cette élimination, ainsi que les départs de Samira et de Collin, qui ont été un peu durs pour moi.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Clairement, la faim et le froid. La faim parce que l’on n’a rien à manger et c’est hyper frustrant, on a envie d’aller chercher à manger mais quand vous y allez, vous brûlez des calories, vous ne trouvez pas grand-chose donc c’est vraiment le cercle vicieux, vous vous dites que, limite, vous avez passé plus de temps à chercher qu’à manger. Donc c’est compliqué. Et puis le froid aussi. C’est vrai, je me souviens des gouttes d’eau qui nous tombaient dessus tous les soirs, on n’arrivait pas à dormir, on bougeait, il était 2 à 3 heures du matin, on faisait en sorte de bouger pour ne pas avoir la goutte d’eau qui nous tombe sur le visage, afin de pouvoir dormir. Ce sont de mauvais souvenirs, enfin oui et non, ça reste gravé, on se dit que l’on est vraiment passé par quelque chose d’extraordinaire. Mais c’est très fatigant, les nuits sont interminables.

Au quotidien, sur le camp, quelles tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’aimais bien tout ce qui est construction de la cabane et maintien ensuite, c’est vrai que j’en faisais beaucoup, c’est quelque chose que j’aimais bien. Pour moi, c’était important le soleil et ce côté cocon. Et après le côté chasse aussi, j’allais très souvent chercher du manioc, et puis trouver des cocos ainsi que des choses qui nous permettaient de manger un minimum.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, seriez-vous tenté de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Oui, bien sûr ! Alors, je mettrais des Snickers et des Bounty dans mon sac J J J, non dans mon ventre plutôtJ. Franchement, je mangerais plus en amont, je suis arrivé fit mais il faut arriver fat en fait, il faut arriver avec 5 à 6 kilos en trop, histoire d’être bien au moment de la réunification. C’est important d’avoir des réserves…Sinon, oui, complètement, c’est une aventure extraordinaire à vivre, on n’en garde que des bons souvenirs, des belles rencontres, j’en vois encore plus au moment de la diffusion. Juste après le tournage, on se dit que ça a été tellement compliqué que non, là quand on voit la diffusion, et les émotions que cela a pu procurer, évidemment oui !

Merci, Fouzi, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Olga nous livre ses souvenirs de son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : © A.ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Olga,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta, le totem maudit » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. A titre personnel, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécues sur place ?

Oui, absolument ! Le fait, déjà, de revoir l’émission depuis le début, il y a plein de choses que je découvre aussi. Vous savez, il y a des choses que je n’ai pas vues, il y a des choses que je n’ai pas entendues, je découvre aussi complètement un autre univers que je ne connaissais pas. Effectivement, à chaque fois, il y a des épreuves, à chaque fois, il y a quelque chose de fort que j’avais vécu et, oui, j’ai l’impression de les revivre à nouveau.

Pour en revenir à l’origine de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Je suis de la nature un peu de l’amour de l’aventure, de la compétition, j’adore me mettre de nouveaux challenges et aussi me mettre de nouveaux objectifs. « Koh Lanta », quand je l’avais vu à la base, il y a très longtemps quand je suis arrivée en France, je suis tombée complètement amoureuse du concept, de tout ce que ça représente. Aussi le fait de rencontrer de nouvelles personnes, comme cela, dans un moment complètement insolite. Vraiment, je suis tombée amoureuse de ce concept et je me suis inscrite directement. La première fois, je ne suis pas passée et je suis passée un petit plus tard. « Koh Lanta » regroupe tout ce que j’aime, c’est extraordinaire comme jeu.

D’ailleurs, vous étiez-vous préparée d’une manière spécifique ?

Non, je ne me suis pas préparée parce que j’aime aussi la découverte de choses. Physiquement, j’étais déjà prête plus ou moins parce que je suis danseuses professionnelle, donc je me prépare tous les jours malgré moi, étant obligée d’être toujours en forme. Quelque part, physiquement, j’étais déjà plus ou moins en forme, j’ai essayé de me préparer mentalement en me disant « ok, ça va être très difficile donc il va falloir beaucoup méditer le matin pour tenir le coup la journée ». Mais, voilà, on va dire que je n’ai pas forcément préparé quelque chose de particulier. Je voulais vivre cette aventure de A à Z et vraiment découvrir tout.

La saison, on l’a vu, avait démarré sur les chapeaux de roues avec l’annonce par Denis, dès les premières minutes, de l’existence d’un totem maudit. Comment aviez-vous réagi à cette information ?

Déjà, je me dis « ok, il y aura toujours un petit quelque chose qui va nous bloquer quelque part, on sera toujours en danger ». D’une, ça fait peur mais, de deux, ça donne un challenge supplémentaire d’éviter le totem maudit. Donc c’est stressant mais, en même temps, l’adrénaline monte dix fois plus.

Lors de l’épisode diffusé mardi dernier, on a pu noter que l’épreuve de confort, avec les obstacles successifs à franchir, sacs sur le dos, a été particulièrement difficile à ce stade-là de l’aventure…

Oui ! En fait, cette épreuve m’a fait penser aussi un peu au parcours du combattant mais avec les sacs en plus. C’était très très difficile. Physiquement, on est vraiment au bout, on est à plus de 30 jours d’aventure, ça commence à être très difficile. C’est vrai que cette épreuve était particulièrement difficile au niveau physique. Mental, ça tient mais physique, ça commence à être difficile, oui.

En trois jours, on a vécu l’épuisement physique puis l’épuisement mental avec l’épreuve d’immunité. Elle était tellement tellement difficile psychologiquement, on était vraiment dans se contrôler, dans ne pas perdre pied, à essayer d’être le plus focus possible, le plus minutieux possible. Entre la fatigue physique et la fatigue mentale, d’être minutieux, c’est impossible. On voit que tout le monde commence à être très énervé, François, même Bastien, quelqu’un d’assez calme dans la vie de tous les jours, pète les plombs, tout le monde est au bout.

Un peu plus tard, vous vous êtes sans doute fait une belle frayeur, avec ce souci à la cheville, à l’issue de cette épreuve d’immunité. Avez-vous craint de ne pas pouvoir revenir dans l’aventure pour défendre votre place ?

Exactement ! Quand je tombe, j’ai toute l’aventure qui défile devant mes yeux et je me dis « mais ce n’est pas possible, j’ai fait tout ça pour me blesser à ce moment-là ». Ma tête me dit « mais non, jamais de la vie, c’est impossible, il va falloir que tu tiennes le coup ». En fait, je pense, d’où vient aussi cela, c’est que, entre la fatigue physique et la fatigue mentale, je dois peut-être lâcher prise tellement fort que je ne fais pas du tout attention ni à mon corps ni au contrôle de ce que je suis en train de faire. Du coup, je me tords la cheville et, par chance, vraiment je ne dors pas la nuit pour avoir les résultats, ils sont bons et je me dis que j’ai vraiment encore une chance d’aller plus loin. Vraiment, je suis très rassurée de revenir.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous pleinement en danger ?

Oui, complètement ! Je me sens à 100% en danger mais « Koh Lanta », c’est une aventure pleine de rebondissements et je me dis que l’on ne sait jamais et que, peut-être, il pourra se passer quelque chose. Du coup, je reviens, je suis très heureuse de revenir, prête à affronter de nouvelles épreuves, physiquement j’étais prête à aller jusqu’au bout, dans ma tête aussi. Mais, en même temps, c’est vrai que j’ai cet arrière-goût qui me dit que ça va être très difficile au niveau des votes.

En plus, les votes ont été très serrés et votre élimination ne s’est pas jouée à grand-chose…

Exactement ! En fait, la seule chose qui pouvait me sauver, c’était peut-être de voter contre Géraldine ou Jean-Charles et essayer d’avoir le même vote, ensuite de tirer la boule. Comme j’étais en pacte avec les deux, je ne me voyais pas les trahir et de retourner ma veste. Du coup, j’ai préféré garder ma parole et me mettre en danger, malheureusement. Mais, au moins, je suis restée sur mes convictions et sur ce que je ressentais le mieux.

Juste après que Denis ait éteint votre flambeau, on vous sent particulièrement émue….

Oui ! En fait, c’est très difficile de quitter l’aventure à ce stade-là. On a passé plus de 30 jours sur le camp, j’ai tellement franchi d’étapes dans cette aventure, à commencer par avoir commencé à perdre tous mes amis, tous mes alliés dès le début de l’aventure, j’ai vécu tellement de choses avec le cœur, aussi d’essayer de survivre comme lors de l’équilibre sur l’eau, ou sur les épreuves avec François…il y a tellement de choses qui se sont passées et là je me dis que c’est la fin. Ça me fait bizarre, je me dis que j’ai presque touché les poteaux, je me demande comment c’est possible. Donc j’ai de la déception, en même temps, je me dis que j’ai quand même tenu longtemps car j’aurais pu partir beaucoup plus tôt. En même temps, je me dis qu’il ne restait vraiment rien pour arriver vraiment au bout. Donc je suis très partagée entre plein d’émotions et je suis assez triste.

Parmi les moments marquants de votre aventure, on peut penser notamment aux lettres de vos proches…Sans doute que cela vous a fait beaucoup de bien ?

Oui ! En fait, le jour où on arrive avec Jean-Charles face à ce coffre, la première chose que je vois, directement, ce sont les lettres. Je ne pense même pas à la nourriture, je me dis que si je pouvais continuer à ne pas manger mais lire la lettre, ce serait le plus beau cadeau, ça me donnerait la pêche, ça me ferait vraiment du bien. Jean-Charles, gentiment, me propose de prendre la lettre, bien qu’il y ait d’autres choses à prendre en priorité. Bien sûr, ça me touche énormément, il y a mon mari qui m’avait écrit, il y a mes amis, du coup ça me fait chaud au cœur, ça me fait du bien, ça me relance à nouveau à aller encore plus loin.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Alors, je pense que l’un des plus beaux souvenirs est la victoire lors de l’équilibre sur l’eau. Les émotions étaient tellement fortes, j’ai vraiment vécu quelque chose d’extraordinaire. Bien sûr, quand je repense à tout cela, le premier jour d’aventure, sur le bateau, c’était juste exceptionnel, c’était magique. Le jour où nous avons gagné les élastiques avec l’équipe bleue, c’était un moment extrêmement marquant. Les rencontres que j’ai faites avec les aventuriers ont été vraiment géniales, les amis que j’ai trouvés, donc il y a plein de moments marquants. En fait, « Koh Lanta », ce ne sont que des moments marquants et je pense que, à vivre, c’est vraiment exceptionnel, j’ai vraiment de la chance de l’avoir fait.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à supporter ou à appréhender ?

Au quotidien, la survie est très difficile, vraiment. De ne pas pouvoir manger, c’est difficile mais c’est quelque chose encore que j’ai géré. L’humidité, la pluie, le froid, c’est quelque chose de très très difficile à vivre, ça nous épuise, on n’arrive pas trop à dormir, c’est quelque chose qui est difficile à vivre tous les jours. Evidemment, la perte de mes alliés, petit à petit, m’a vraiment bouleversée, ça m’a vraiment fait mal au cœur de voir mes amis partir un à un, de ne rien pouvoir faire pour les sauver, ça m’a marquée beaucoup.

Sur le camp, quelles principales tâches ou activités aimiez-vous plus particulièrement pouvoir faire ?

J’ai adoré couper les cocos avec Anne-Sophie, quand on s’est retrouvées, aller ramasser les cocos, essayer de trouver les meilleures cocos, qu’elles soient bonnes. En gros, c’était un moment extrêmement génial, ça voulait dire que l’on allait manger du coco, bien que l’on n’en pouvait plus, c’était quelque chose de très très bon. Aussi de partager ce moment, de couper les cocos, de les partager entre la tribu, ça a toujours été un petit moment convivial que l’on aimait bien faire.

En conclusion, si l’opportunité venait à se présenter à nouveau, auriez-vous l’envie de refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Vous savez quoi ? Je ne refais pas mon sac, j’y vais direct J J J. Mais, oui, évidemment ! N’importe quel aventurier, je sais que l’on est tous prêts à aller refaire cette aventure. C’est vraiment un moment extrêmement dur mais tellement insolite, tellement unique à vivre, il faut le vivre absolument. Je pense que n’importe quel aventurier vous dirait « oui, je repars direct ».

Merci, Olga, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Je t'aime, filme-moi ! Sortie du long-métrage le 15 juin : Karine Ventalon nous raconte cette chouette aventure artistique et humaine !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Karine,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Le 15 juin prochain, vous serez à l’affiche du long-métrage « Je t’aime, filme-moi ! ». Vous êtes actuellement en pleine tournée promotionnelle, pour présenter le film en avant-première dans différentes villes de France. On imagine le plaisir que ce doit être de vous retrouver et surtout d’avoir l’opportunité d’aller à la rencontre du public ?

Tout à fait ! C’est un vrai bonheur de se retrouver avec Alexandre Messina, le réalisateur du film et Michel Crémadès, l’un des acteurs principaux. Nous retrouvons la complicité que l’on avait sur le tournage comme si nous nous étions quittés la veille. Nous sommes en tournée promo, puisque le film sort donc le 15 juin prochain. Nous sillonnons la France pour assister aux avant-premières et prendre la parole après le film pour répondre aux questions des spectateurs. Il est vrai que cela fait du bien de voir les réactions du public à chaud, de les « cueillir » en quelque sorte.

Après cette période Covid, avoir un film qui parle d’amour et de pouvoir échanger avec le public, cela est très appréciable. Le film aurait dû sortir il y a deux ans et sa sortie a été décalée puisque les salles de cinéma étaient fermées. Bien sûr nous étions tous extrêmement déçus, puis finalement, ce n’est peut-être pas plus mal qu’il sorte maintenant parce que les gens ont davantage besoin aujourd’hui de sujets comme celui -ci, qui parlent à tout le monde, dans lesquels tout le monde se retrouve, nous avons besoin de nous reconnecter les uns aux autres et de plus que jamais nous écouter, nous prendre (enfin) dans les bras et de nous dire je t’aime …ou pas !

Cela donne lieu à des débats et des rencontres très intéressantes, on voit bien aussi qu’après chaque représentation, le public reste avec nous pour continuer à discuter, parfois même plus de 2h après la projection. On se dit qu’on a touché les gens et rien ne peut nous faire davantage plaisir !

Avec vos mots, comment décrire ce long-métrage ?

Pour le pitch, il s’agit de deux réalisateurs un petit peu has-been, joués par Christophe Salengro (Pierrot), qui malheureusement nous a quittés depuis et Michel Crémadès (Frédot), qui décident de partir sur les routes de France pour filmer des déclarations d’amour et aller les porter à leurs destinataires. Sur leur chemin, ils rencontrent une nana un petit peu punk dans le look, et à la fois extravertie et secrète de caractère, Luce (que j’ai eu le plaisir d’interpréter), elle va venir se greffer à ce duo improbable et sillonnera les routes avec eux…

 

 

C’est un film atypique, puisqu’il s’agit d’une fiction-documentaire et non d’un docu-fiction comme on en a l’habitude. C’est-à-dire qu’il y a toute une partie fiction, avec principalement Christophe, Michel et moi. Puis la partie interview de déclarations d’amour, avec des personnalités connues du grand public telles que Pierre Richard, Michel Leclerc, Baya Kasmi, Thomas Dutronc, Zinedine Soualem, Bernard Menez, Radu Mihaileanu, Lionel Abelanski, Firmine Richard, François Féroleto, Pierre Santini, Bruno Putzulu, Stéphane Freiss, Patrick Braoudé, Lâam , Patrice Laffont…la liste est longue ! (Rires) ainsi que des anonymes qui se sont également prêtés au jeu des interviews face caméra. Il s’agit donc d’un format de film que l’on n’a pas l’habitude de voir et encore moins au cinéma.

Ce film est aussi une déclaration d’amour au cinéma puisque Pierrot (Christophe Salengro) et Frédo (Michel Crémadès) sont réalisateurs et prennent naïvement leur rôle très au sérieux dans le film.

Les réponses formulées lors de ces interviews sont donc spontanées, elles ne sont ni travaillées, ni répétées, ni écrites à l’avance…

Tout à fait ! C’est ce qui est beau ! Le réalisateur a saisi l’instant. Si quelqu’un hésite, bafouille, a un rire gêné, …cela donne lieu à plein de réactions, c’est très intéressant. C’est pour cela qu’il ne fallait jamais faire de deuxième prise, il ne fallait pas que les gens construisent quelque chose ou qu’ils se reprennent en pensant à leur image. C’est pour cela aussi que j’aime beaucoup ce film, on est sur quelque chose de vrai, de simple, d’authentique, on n’essaie pas d’en mettre plein la vue. Il n’y a pas d’effet spéciaux et il n’y avait ni maquilleur ni coiffeur sur le tournage. On voulait vraiment suivre ces deux réalisateurs dans leurs tribulations, suivre leurs errances et interviewer de « vraies » personnes. A ce sujet, il pouvait arriver qu’Alexandre laisse tourner la caméra et nous laisse improviser. Donc même pour la partie fiction nous avions une certaine liberté et je peux vous dire qu’avec mes formidables partenaires, nous nous en sommes donnés à cœur joie… Même si bien évidemment tout cela était encadré par Alexandre.

 

 

Quels principaux retours avez-vous pu avoir du public à l’issue des projections ?

Tout d’abord, à la fin du film avant de prendre la parole, j’ai toujours une pointe de stress parce qu’un film c’est une aventure humaine, on donne de soi et on voudrait que le film plaise à tous ! Oui je sais … (rires). Par conséquent, nous avons été contents de voir l’émotion qu’il suscitait. Il y en a beaucoup qui nous ont dit avoir besoin de quelques minutes pour se remettre avant de parler. Ils s’étaient laissé embarquer, il faut aller le voir en se laissant porter par l’histoire, par l’émotion, par les témoignages.

Ce qui marque aussi le public, ce sont certaines anecdotes, certains témoignages qui leur parlent, qui leur rappellent des choses, cela ouvre aussi des discussions entre eux. Quand il y a des couples, souvent la femme ou le mari demande à l’autre ce qu’il ou elle aurait répondu. Ce sont des petites choses simples et authentiques, qui font du bien après cette période Covid. C’est ce qui ressort… On nous dit que c’est un film qui fait du bien ! Et qu’il devrait être projeté dans les lycées ou les maisons de retraites en plus des salles de cinéma, comme une sorte de remède anti -morosité !

Le film a été tourné il y a plusieurs années et vous en avez découvert le résultat final qu’à la première projection au public. Quelles sensations cela procure-t-il de s’y replonger aussi longtemps après ?

Effectivement la partie fiction s’est tournée il y a six ans sur une huitaine de jours puis il a fallu trois bonnes années au réalisateur pour réaccueillir les différents témoignages, oui Alexandre a vraiment sillonné la France tout comme ses personnages afin de filmer des déclarations d’amour ! Puis les deux années covid ont donc décalé sa sortie.

 

 

Le découvrir presque six ans plus tard est plutôt agréable parce que, du coup, on se remémore certaines scènes que l’on avait presque oubliées ! Surtout, nous avions tous une émotion particulière puisque Christophe nous a quittés avant la fin du tournage. Le réalisateur avait fait des pirouettes dans la partie fiction, puisqu’il manquait des scènes, adaptant ainsi le scénario initial. Nous avions donc aussi cette émotion particulière de redécouvrir certains plans du film avec Christophe, nous remémorant certaines scènes qui nous ont touchés ou fait rire. Cette émotion-là s’est rajoutée au fait de découvrir le film longtemps après.

A titre personnel, comment avez-vous perçu les réponses des interviewés ? Avez-vous été, vous aussi, étonnée de ce que vous avez pu entendre ?

Oui, il y a des témoignages qui sont magnifiques, il y en a qui sont drôles, touchants, hésitants, surprenants, timides, assumés et tellement divers et variés. Il y a des témoignages de jeunes, de moins jeunes, de personnes de toutes les cultures ... Aussi on nous dit qu’il y a un bel équilibre entre la partie fiction et la partie interviews et que le tout s’articule très bien.

 

 

Vous êtes en plein dans la tournée promotionnelle, vous allez, tout au long de ce mois de juin, vous rendre dans différentes villes et même en Festival…

Des projections tombent un petit peu aux quatre coins de la France, on a l’impression de rester dans la continuité de l’esprit du film, en allant justement à la rencontre des « vrais » gens, du public, en accompagnant ce film lors des avant-premières et en recueillant les premières impressions de spectateurs.

Nous avons commencé par la Bourgogne et le Loiret, où énormément de scènes du film ont été tournées. C’était important pour nous. Les gens du coin avaient participé en tant que figurants et des lieux de vie avaient été filmés, chacun a pu découvrir avec joie ces images. C’était donc important que les premières avant-premières soient là-bas. Ce film ayant été principalement financé via Ulule, beaucoup de bénévoles et d’associations de la région s’étaient investis, c’était important de leur projeter le film un peu en exclusivité. D’autres scènes ayant été tournées à Paris, une projection de sortie du film sera prochainement aussi organisée dans la capitale ainsi que dans plusieurs villes de France. Notamment à Lens, ville d’origine de notre Christophe Salengro, une projection en compagnie du maire de la ville et de ses proches ainsi que quelques-uns de ses collègues de Groland sera organisée. « Je t’aime, Filme-moi ! » est le dernier long métrage dans lequel Christophe a tourné.

Qu’aimeriez-vous rajouter ?

Je profite que vous me donniez la parole pour remercier Alexandre de m’avoir confié ce si joli rôle à contre-emploi…Luce est punk, elle parle très fort et serre la main « comme un bonhomme ». J’aime son franc- parler, elle vit dans sa camionnette et se déplace aux grés de ses envies et des rencontres, elle est très roots et très libre même s’il semble qu’elle fuit quelque chose…ce qui fait d’elle un personne grande gueule avec une cassure et une sensibilité, très intéressant à interpréter.

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la sortie officielle du 15 juin ?

Beaucoup d’entrées bien sûr ! On aimerait que ce film puisse trouver son public et faire son chemin. Plus il y a du monde, plus on en parle, plus effectivement les cinémas auront envie de nous programmer et plus il y aura de copies à travers la France.

Merci, Karine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Prime Video : Romain Bouchenot fait le bilan de l'édition 2022 de Roland-Garros, qui vient de s'achever !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Romain,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le tournoi de Roland-Garros a battu son plein sur les antennes de Prime Video. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de retrouver les allées et courts de la porte d’Auteuil ?

Oui, oui, c’était très sympa. Je suis Roland-Garros depuis pas mal d’années, je l’ai fait longtemps avec Eurosport quand ils avaient les droits. Donc j’ai pu commenter pendant trois ans sur place, entre 2016 et 2018. En 2019, je faisais les interviews sur le court, c’était très sympa aussi, un autre exercice. Depuis 2021 et donc cette année, j’ai fait commentateur sur Prime. Oui, c’était super ! C’est génial déjà d’être sur place et c’est vraiment sympa de voir l’ambiance, de voir que les gens reviennent à Roland, de commenter des matchs intéressants avec des consultants extraordinaires que j’ai idolâtrés toute ma jeunesse, c’est vraiment un bonheur !

Cette année encore, le dispositif Prime Video a été très riche et très complet, du court Simonne-Mathieu à la Night Session, en passant par des émissions en direct….

Exactement ! Je trouve qu’ils font un super boulot, c’est bien cadré, tout le monde a son rôle bien défini, on a l’apport de consultants qui sont hyper pertinents et très bons dans leur rôle. Ces deux éditions sur Prime Video sont, pour moi, des réussites.

D’ailleurs, concernant le commentaire en lui-même, avez-vous des petites préférences plus personnelles ? Notamment quant aux moments choisis pour prendre la parole, entre les échanges ou plutôt pendant ceux-ci ?

Pendant, on évite, après certaines fois, on est un peu dans l’obligation de continuer une phrase ou une explication…Sinon, ce sont des rôles assez définis. En tant que journaliste, je prends le lead sur le commentaire, dès le départ c’est moi qui prends la parole et j’essaie de mettre en avant le consultant, de lui poser des questions. Après, nos consultants sont rompus à l’exercice donc ils connaissant bien leur rôle aussi. Chacun reste à sa place, j’évite de donner trop mon avis sur le tennis pur mais j’essaie plutôt d’aller chercher quelque chose chez le consultant qui pourrait éclairer nos abonnés. Même si j’aime bien parfois titiller la personne avec qui je commente, comme il y a une vraie connivence entre nous – ce sont des gens avec qui j’ai beaucoup bossé aussi sur Eurosport -, on arrive à passer un bon moment et on essaie de le faire passer aussi aux téléspectateurs.

On le sait, pendant le tournoi, les journées sont très intenses. On peut, du coup, penser que votre rythme l’a été tout autant ?

C’est intense, oui, parce qu’une fois que le tournoi commence, on bosse à peu près tous les jours. On ne voit pas le temps passer parce que c’est super intéressant. En gros, on a un ou deux matchs à commenter par jour, on arrive vers 9h pour se faire tous maquiller, ce qui rallonge un petit peu les journées. Mais vous savez, dès que ma journée était terminée, je restais à Roland-Garros jusqu’à la fin de la Night Session pour regarder les matchs, j’aime tellement le tennis que je n’ai pas l’impression d’être en train de travailler. De manière générale, dans tout ce que je commente, je n’ai pas l’impression d’être au travail, j’adore mon boulot et ça ne reste que du plaisir, jamais je me dis, le matin, que ça va être une journée pénible.

Plus personnellement, quelle est votre méthodologie de préparation en amont de l’antenne et, en off, tout au long de la journée ?

Je fonctionne en regardant les matchs, je suis un fan de tennis, je regarde la plupart des tournois, je connais les joueurs puisque je commente ce sport depuis 2016. Je n’ai pas besoin de me faire des fiches approfondies des joueurs, j’ai beaucoup de choses en tête. Par contre, je vais regarder ce qu’ils ont fait cette année particulièrement, les face-à-face entre les deux joueurs, leurs résultats à Roland, leurs résultats en grands chelems, pour essayer d’avoir des choses à dire assez précises. Mais, de manière générale, je connais les joueurs, je ne dirais pas que ma préparation est courte, au final elle est plutôt longue et intense sur l’année à regarder les matchs et ça évite de devoir passer énormément de temps avant un match pour le préparer.

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur cette édition 2022 ?

Il y a eu deux tournois. Un tournoi masculin qui a été assez exceptionnel puisque tous les meilleurs étaient au rendez-vous. Il y a eu des grosses confrontations. Malheureusement, le tirage au sort a fait que la finale était moins intéressante parce que tous les meilleurs étaient dans le haut du tableau mais on a eu des matchs de dingue, avec Nadal face à Auger-Aliassime notamment. Le match de Gilles Simon a aussi été super sur le court Simonne-Mathieu, l’hommage à Tsonga a été vraiment bien. Ce fut une super édition chez les messieurs, il y a eu des gros matchs, beaucoup d’intensité, une belle histoire avec Nadal, la confrontation avec Djokovic qui a tenu ses promesses. C’était magnifique du côté des hommes. Chez les dames, malheureusement Swiatek est tellement au-dessus des autres…il va falloir que les autres se mettent au niveau, sinon on risque de la voir en finale de tous les tournois du grand chelem.

En complément, sur quels autres programmes et antennes pourra-t-on vous retrouver prochainement ?

En tant que pigiste, je n’ai pas vraiment de planning défini, je commente pas mal de golf sur Canal et de tennis sur Eurosport. Je pense peut-être aux tournois de préparation de Wimbledon. Puis la tournée américaine, ainsi que l’US Open. Après, j’espère d’autres sports également. J’ai présenté une émission de ski, un peu en remplacement, l’an passé, « Chalet Club » sur Eurosport, j’aimerais bien en refaire un peu l’année prochaine, je fais de la coupe de France de foot aussi, bref j’ai un planning assez chargé et diversifié. C’est vraiment pour cela que j’ai choisi ce boulot.

Vous enchainez régulièrement d’un sport à un autre. Cela doit être bien sûr plaisant mais aussi très complémentaire ?

Oui, oui, c’est pour ça que j’aime ce métier. J’ai eu quelques propositions de contrat à Canal, notamment pour le golf. Je n’avais pas spécialement envie de ne faire que ça, j’adore commenter ce sport, c’est toujours un plaisir de bosser avec eux mais j’ai toujours été intéressé par le sport en général. Donc j’aime bien pouvoir faire des sports différents, avec un rythme de commentaires qui l’est également – ce n’est pas la même chose de commenter du foot, de présenter du ski ou de commenter du tennis voir du golf. Il y a une réelle remise en question à chaque fois, il faut se replonger dans le sport, travailler en amont, ce que j’aime bien. Oui, je suis un fan de sport donc pouvoir faire cela est vraiment un plaisir. Ça me permet aussi de rencontrer des consultants de sports différents, d’enrichir mes connaissances sportives auprès d’eux, oui, c’est un pur bonheur.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de la saison en cours ?

Que ça continue comme ça, franchement tout se passe bien. Alors c’est vrai que, en tant que pigiste, on aimerait toujours bosser un petit peu plus parce que l’on passe derrière les titulaires de chaque chaine mais là, j’ai eu un super rythme depuis le début de l’année, j’espère que ça va continuer comme cela. Surtout, que je continue à prendre du plaisir à commenter avec ces gens-là et à commenter des grands évènements, comme j’ai la chance de le faire assez souvent.

Merci, Romain, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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