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L'appli Free Ligue 1, Canal+ Afrique,... : Guillaume Palacios évoque sa passion pour le commentaire et le journalisme sportifs !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Guillaume,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Parmi vos nombreuses casquettes de journaliste sportif, on peut vous retrouver régulièrement sur l’appli « Free Ligue 1 », aux commentaires des rencontres de championnat. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir que cela doit être pour vous ?

C’est sûr ! C’est un plaisir pour moi, de base, de commenter. Ça fait 12 ans que je fais ce métier, ça fait 12 ans que je voulais commenter et, là, on me donne la possibilité de le faire. Personnellement, je n’ai pas toujours l’impression de bosser quand je vais au micro et que je commente du foot mais bon…C’est un plaisir, c’est un bonheur, évidemment et, en plus, le format est assez intéressant. Avec l’appli Free qui permet ces extraits en quasi-direct, c’est un exercice un peu différent de d’habitude où on commente en intégralité, où il faut parfois meubler. Là, on est un peu dans l’immédiateté, on n’est pas obligé de commenter en permanence mais il faut évidemment être là au moment où une action démarre, pour ne pas louper le début. Ce serait un peu bête de rater la passe qui amène à un but. Mais, oui, l’exercice est très cool à faire, avec des collègues que je connais depuis longtemps pour certains, qui sont de super pros, il y a une bonne ambiance entre nous. C’est franchement cool !

Le produit est un peu différent et novateur, c’est chouette de faire partie justement de ce pool qui fait vivre cette appli un peu novatrice.

Justement, commentez-vous l’intégralité des 90 minutes ?

D’autres commentateurs ont, c’est une évidence, beaucoup plus d’heures de vol que moi. On a chacun nos petites techniques. J’ai trouvé ma routine, je fais des stops quand je vois qu’il n’y a pas d’action sur le terrain, j’en profite pour regarder les statistiques en direct et vérifier une ou deux informations. Pour prendre le pas de recul nécessaire afin de ne pas toujours être la tête dans le guidon du live et pour essayer de donner après la petite information utile et nécessaire pour justement apporter quelque chose en plus. Je crois qu’on peut avoir 30 minutes maximum par match, cela fait beaucoup quand même.

Sans dévoiler de grand secret, le commentaire se fait en cabine, depuis Paris. Pour autant, aimez-vous adapter votre rythme et votre tonalité à ce qui se passe sur le terrain et à l’intensité du jeu ?

Absolument ! Je dis toujours que je suis connaisseur en tout et expert en rien. C’est comme cela que j’aime bien me définir. Clairement, je sais très bien que je ne suis pas le meilleur connaisseur des joueurs car, de par mes activités, je fais plein de choses différentes à droite et à gauche. Donc, effectivement, je n’ai pas une expertise sur la Ligue 1 en particulier mais j’essaie de compenser cela par justement l’intonation et l’émotion que j’essaie de faire passer à travers mon commentaire. Je suis comme cela, je suis quelqu’un d’assez naturellement enthousiaste je pense et j’essaie de mettre un peu de punch dans les commentaires pour faire vivre aux téléspectateurs la tension, l’émotion. C’est là-dessus que j’essaie de faire la différence et de me démarquer, c’est comme cela que je conçois le commentaire, ce n’est pas forcément être le plus expert mais c’est faire passer une émotion.

 

 

Vous êtes aussi aux commentaires sur Canal + Afrique, en linéaire. Sur des rencontres en intégralité, aimez-vous, avec votre consultant, laisser parfois l’ambiance du stade prendre le dessus ?

Absolument ! Pas forcément laisser beaucoup de silence mais au moins souligner cette ambiance. Quand il y a un moment important, qu’il y a un petit peu de tension, quand on sent que le public commence à bouillir un peu, effectivement, on souligne bien l’apport du public. Je trouve cela toujours très important. J’ai la chance d’être en binôme avec un consultant, je préfère largement cet exercice où je ne suis pas tout seul au micro, j’aime bien le ping-pong verbal en permanence, c’est toujours rebondir sur ce que l’autre dit, aller chercher un petit truc en plus, gratter pour avoir vraiment le fond de sa pensée. On partage toujours plus d’émotions quand on se nourrit mutuellement. Pour le coup, oui, on laisse des plages de silence mais à bon escient. En cela, j’aime bien les commentateurs britanniques qui laissent toujours trois à quatre secondes de silence après un but marqué, pour pouvoir laisser ce qu’ils appellent la bande son originale prendre toute sa part dans le spectacle. Parce que le public est évidemment une part incontournable du spectacle.

Donc j’essaie de le faire moi-même mais, quand il y a une action spectaculaire, le débit s’emballe et on ne contrôle pas forcément la manière dont on dit les choses. J’essaie de trouver un juste milieu entre le côté anglais que j’aime beaucoup à laisser bien vivre les choses, à dire les bonnes choses au bon moment et le côté un peu latin qui ressort d’une montée dans les tours pour faire vivre l’émotion. C’est une balance à trouver que j’essaie d’avoir, même si ce n’est pas toujours évident. J’espère qu’elle finira par arriver avec l’expérience.

En amont d’un match, avez-vous une routine particulière de préparation ?

Je pense que chaque commentateur et chaque journaliste ont leur routine. Je n’ai pas une routine démentielle, déjà je me refais un petit point rapide sur les équipes concernées, sur leurs statistiques, leur palmarès, les faits marquants de leur histoire. J’essaie surtout d’être bien conscient du contexte du match, c’est quelque chose qui, pour moi, est très important. Ce genre de chose m’importe, par exemple en coupe de France lorsqu’un petit club amateur affronte un gros de Ligue 1. Ce contexte est fondamental et le faire comprendre aux téléspectateurs est ultra important pour que, justement, ils parviennent à bien apprécier aussi le match à sa juste valeur. Cela, déjà, est une grosse part de ma préparation. Ensuite, je regarde ce qui s’est passé dans la semaine pour les deux clubs concernés et les joueurs, afin d’avoir deux à trois petits biscuits à placer dans les temps faibles et pour lancer le consultant. J’aime bien me placer dans la position du candide qui pose alors des questions un peu bêtes au consultant mais les réponses sont intelligentes, ce qui est le plus important. De temps en temps, c’est important de bien remettre les choses en perspective et que le consultant explique pourquoi les choses ont été bien faites ou pas. Notamment aussi comment l’extra sportif impacte ce qui se passe sur le terrain.

Il est important également de connaitre un minimum la biographie des joueurs, même s’ils sont nombreux. Il faut prendre du temps pour se rafraichir les infos sur les joueurs et les entraineurs. Après, une heure avant, il y a la composition des équipes puis c’est parti pour le live…

Sportivement parlant, quel regard portez-vous sur ce début de saison ?

C’est une saison qui est un petit peu étonnante dans sa globalité. On savait que le PSG allait être dominant mais, mine de rien, ils trouvent quand même le moyen de faire parler d’eux d’une autre manière. Comme le dit Christophe Galtier, « c’est dommage que l’on parle d’autres choses que du football » mais, en même temps, tout ce qui se passe autour fait partie du foot parce que ça impacte la performance sur le terrain. Mais cette saison est intéressante, dans le sens où l’OM a fait un plutôt bon début, Lorient surprend, on ne les voyait certainement pas venir, Lens continue à très très bien performer avec un projet très cohérent. La lutte pour le maintien va être extrêmement compliquée avec ces 4 descentes. Au moins, il y a de l’enjeu à chaque match, il n’y a pas un match où on se dit qu’il ne vaut pas trop la peine. Chaque match a un intérêt et je me suis rarement ennuyé, cette année, devant un match de Ligue 1 parce que, justement, les équipes sont obligées de produire un minimum pour ne pas se faire peur. Cela donne un championnat que je trouve assez intéressant à suivre.

Cinq entraineurs ont été remerciés en peu de temps, alors que la mi-saison est encore loin…

Les 4 descentes font peur à tout le monde et forcent à prendre des décisions drastiques. Il ne faut pas tarder avant d’agir. C’est aussi ce que d’autres vont probablement faire, peut-être pas d’ici la coupe du monde qui arrive vite mais pendant la compétition, c’est sûr que des têtes vont bomber.

 

 

Plus globalement, d’où vous vient cette passion du journalisme sportif ?

C’est la passion du sport que j’ai toujours eue, d’aussi longtemps que je me souvienne. Le sport m’a toujours attiré. Quand je regardais la télé, je regardais Eurosport, qui m’a ouvert le champ des possibles dans les années 90. J’ai toujours été curieux à ce niveau-là et je me suis toujours passionné pour tout : coupe du monde, Jeux Olympiques,…mais aussi des petits championnats. Le foot est arrivé logiquement parce que c’est le sport le plus populaire mais il n’y a clairement pas que lui. Je suis, de base, spécialiste des sports mécaniques, j’adore la Formule 1, j’ai fait les 24 heures du Mans 7 à 8 fois. J’ai toujours été curieux de cela, j’ai toujours aimé l’émotion que transmet le sport et que j’essaie depuis de transférer dans mon métier. Cela m’a toujours fait vibrer et j’ai une chance énorme d’en faire mon métier. Je sais qu’il y en a un paquet qui rêveraient d’être à ma place et je mesure ma chance tous les jours. Maintenant qu’on me confie de plus en plus régulièrement des commentaires live, je suis épanoui. Evidemment, on a toujours la volonté d’en faire un peu plusJ. Je suis en train de monter en gamme gentiment, j’espère que ça va continuer et que ça va encore progresser dans les mois et années qui viennent, je ne demande que cela.

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Hélène Péquin évoque avec nous son beau parcours artistique ainsi que son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Hélène,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes, aux multiples casquettes, comme en témoignent notamment vos expériences à l’image et sur scène. Pour prendre un peu de recul sur votre parcours, qu’est-ce qui vous avait donné l’envie de faire de l’artistique votre métier et votre quotidien ?

Il y a plusieurs étapes. Enfant, l’été, j’aimais participer aux spectacles dans ma colonie de vacances en Ardèche. Puis, à 16 ans, quand je suis partie un an aux Etats-Unis, j’ai fait partie de la compagnie de théâtre du lycée. Mais je n’étais pas encore consciente que je voulais en faire mon métier. Plus tard, j’ai vu Nathalie Baye dans un film puis dans une émission télévisée où elle était interviewée. C’est une étape qui m’a marquée, la voir me donnait envie de jouer et je m’amusais à improviser toute seule. Puis, en Hypokhâgne à Grenoble, il y avait un atelier théâtre en cité universitaire. Je me suis inscrite et ça a été un peu un déclencheur, particulièrement parce que la personne qui s’occupait des ateliers avait commencé à parler de Paris et des Cours Florent. A cette période-là, je voulais devenir journaliste mais, au fond de moi, intuitivement, je n’avais pas l’impression que c’était pour moi, il y avait autre chose qui m’appelait. Je suis alors partie à Paris et je me suis inscrite justement aux Cours Florent. J’ai tout de suite senti à quel point ça me plaisait de jouer mais sans avoir conscience encore du métier que c’était.

Je dirais que quand je suis arrivée à Paris, c’est le plaisir du jeu qui m’a plu, le côté ludique, le fait de créer à partir de soi et avec les autres. J’étais très scolaire à la base et là tout un univers s’ouvrait, celui du jeu et de l’imaginaire. Après, petit à petit, il y a des raisons plus profondes qui viennent, quand on commence à plonger dans les textes et qu’on est vraiment touchés, que ça raconte des choses qui nous dépassent. Cela me fascine et c’est ce qui continue de me nourrir aujourd’hui. Il y a tout qui s’amplifie ensuite : avec le temps, j’ai encore plus envie de jouer avec les autres, d’exprimer les multiples couleurs de la vie et d’aller à la fois dans les profondeurs et dans la légèreté grâce à des textes d’auteurs qui sont magnifiques. 

Il y a certainement aussi ce côté hypersensible, cette envie, ce besoin d’exprimer plein de choses à travers ces histoires, de mettre notre humanité avec toutes ses nuances et ses paradoxes au service d’une histoire. 

Parmi toutes les expériences que vous avez pu avoir jusqu’à présent, en retenez-vous certaines plus encore que d’autres ?

Les deux premières images qui me viennent sont mes deux premiers tournages télé. La première, c’est le téléfilm « La Promesse du feu » réalisé par Christian Faure. Parce que ça demandait d’aller dans des endroits qui peuvent être très inconfortables. C’était une expérience riche et je me suis surprise à prendre plaisir à jouer des choses sombres. Le film avait été adapté d’un roman et ce fut un cadeau de pouvoir le lire avant de commencer le tournage. Ça aide à développer tout un imaginaire qui nous habite ensuite pendant nos scènes. Je me souviens tout particulièrement de mon tout premier jour de tournage. On a tourné la scène finale dans les ruines du Château d’Aumelas qui surplombe un paysage magnifique. Les pompiers allumaient le feu et l'éteignaient à la fin de nos scènes, c’était intense et assez unique comme expérience.

Après, la deuxième image qui m’est venue, c’est  « Candice Renoir ». C’était mon tout premier jour de tournage télé dans ma vie d’actrice, je jouais une danseuse de salsa accusée de meurtre. On a passé la journée à danser la salsa et j’ai adoré passer autant par le corps. Je suis assez traqueuse et le fait de commencer par la danse m’a aidée à me détendre, à entrer dans le ludique et à ensuite passer ce cap de la première scène parlée. J’ai une image magnifique en tête de ma découverte du plateau où d’autres comédiens étaient déjà en train de tourner. Il était tôt, la lumière naturelle était particulièrement belle et il y avait quelque chose de singulier dans l’air pendant leur scène, une qualité de présence qui m’a marquée. C’est mon tout premier souvenir de tournage. 

Après, au théâtre, je pense à « Antigone » de Sophocle. Pouvoir jouer, rejouer, traverser et retraverser cette histoire, c’est sûr que ça marque à vie. C’était très intense et engageant. C’est un rôle que j’aimerais jouer à nouveau, différemment. Une fois de plus, c’est un souvenir qui correspond à mes débuts.

Considérez-vous ces deux domaines artistiques que sont l’image et le théâtre comme le même métier, où il faut ouvrir et fermer des tiroirs ? Ou comme deux arts différents ?

En fait, ça dépend du style de jeu. D’une manière générale,  je les considérerais à la base de la même manière. Idéalement, je fais des recherches sur le contexte de l’histoire puis je me pose plein de questions sur l’histoire du personnage, sur ses valeurs, ses rêves, ses intentions, ses secrets, ses enjeux, son challenge du moment… J’essaie d’imaginer son univers et je me laisse traverser dans le jeu par des impulsions physiques, émotionnelles en aspirant à une certaine vérité de jeu. Je peux très bien utiliser la même méthode à l’écran et au théâtre en ajustant le volume et l’expression corporelle. Après, c’est en fonction aussi du metteur en scène avec qui on travaille. Sans oublier l’écriture et la forme théâtrale. Si c’est un spectacle jeune public, comme une adaptation des Fables d’Esope dans un style burlesque, je ne vais pas du tout travailler de la même manière. Mais j’ai encore tellement à apprendre et à expérimenter. J’ai toujours cette impression et cette sensation que ce n’est que le début. Là, je termine un stage de théâtre/cinéma avec le coach américain Robert Castle et je sens qu’il y a encore des fenêtres qui s’ouvrent, ce n’est qu’un autre début, je peux aller tellement plus loin dans l’exploration des histoires et j’en ai envie. C’est ce qui me passionne. 

Plus récemment, vous avez participé à plusieurs quotidiennes en télévision. On le sait, le rythme de tournage y est très soutenu. Artistiquement parlant, ce doit être une très belle école ?

Oui ! Il vaut mieux arriver prête, disponible et détendue. On n’a souvent que deux ou trois prises. Personnellement, j’aime préparer en amont, m’approprier au mieux l’histoire et connaitre le texte comme une seconde nature. J’ai croisé sur « Plus Belle La Vie » des acteurs tellement expérimentés et si bien installés dans leurs personnages qu’ils ont des méthodes complètement différentes. Ils découvrent le texte juste avant de tourner la scène et ils ont développé une telle mémoire immédiate qu’ils sont capables de l’apprendre au dernier moment et de jouer de manière vivante comme s’ils improvisaient mais en ayant vraiment le texte. C’est assez admirable.

J’ai une autre manière de travailler, même si pour le casting de “Plus Belle la Vie” j’ai dû justement apprendre la scène juste avant de la jouer parce que le directeur de casting voulait me voir sur ce rôle de directrice de casting pour enfants (alors que j’étais venue pour un rôle de photographe). Je me suis amusée à le faire pour le casting mais quand il y a plusieurs scènes à jouer dans la même journée, j’aurais peur de m’emmêler les pinceaux et de faire perdre du temps à l’équipe. 

Du coup, oui, j’aime travailler en amont, imaginer plein de choses, j’ai même un questionnaire que je reprends à chaque fois pour chaque personnage, j’aime écrire pour répondre à ces questions et quand j’écris, je sens et découvre différents aspects de l’histoire. Il y a également beaucoup de choses qui se passent sur le plateau, quand on rencontre les comédiens, dans la spontanéité. J’aime préparer, je pense que ça me rassure, j’aime me raconter une histoire mais j’aime aussi quand c’est transformé sur le plateau et qu’il se passe des choses auxquelles je ne m’attendais pas du tout. J’adore ça même! Je me suis laissé surprendre souvent sur « Plus Belle La Vie », j’étais partie dans une direction et, naturellement, c’est allé ailleurs. Ça m’a plu. 

En tous cas j’étais ravie de ce tournage avec Stéphane Hénon et Jérôme Bertin. Ils ont été des partenaires de jeu à la fois drôles, généreux et attentionnés. Et ce fut un vrai plaisir de tourner avec les quatre réalisateurs/réalisatrices que j’ai rencontrés ainsi que toute l’équipe de la série, une belle famille, une belle aventure !

Même si ce n’est jamais toujours évident, aimez-vous voir le rendu final lors de la diffusion à l’écran, pour capitaliser les points forts et ceux à améliorer ?

Oui, bien sûr ! Dès fois je suis contente et parfois, c’est l’inverse. J’apprends à accepter que mon jeu aurait pu être différent et que mon image ne correspond pas forcément toujours à celle que j’aimerais avoir. Sur le plateau d’une quotidienne, on a un coach pour nous accompagner face à ce rythme soutenu. J’ai principalement travaillé avec Eric Hénon. Il est très doué, il y voit clair et sait dire des choses précises qui aident dans l’ajustement du jeu. 

J’ai une scène en tête, tournée en fin de journée, c’était la huitième. Je manquais de repos et pour garder l’énergie, j’étais malgré moi en mode efficace. A la base, j’avais eu l’intention de traverser la scène différemment mais au moment de jouer, je suis allée droit au but et j’ai trouvé ça dommage.  Il y avait du rythme, oui, mais ça a enlevé des couleurs, il y aurait pu en avoir d’autres, plus vivantes et plus intéressantes à mes yeux. Donc je me suis dit « ok, la prochaine fois, même si c’est la fin de journée et que j’ai l’impression que l’équipe a envie d’arrêter, prends le temps quand-même ». J’ai failli poser une question au réalisateur pour proposer une autre version et je me suis ravisée mais peut-être qu’il aurait bien voulu. Il était adorable en plus. Comme si je n’avais pas voulu déranger…

Sur une autre scène, j’avais un peu peur du résultat et plus tard, en voyant les images, j’ai été rassurée. C’est au final une de mes scènes préférées. Ce qui est important pour moi, en tant qu’actrice, c’est d’apprendre à lâcher prise là-dessus, de faire au mieux puis d’accepter que, dans le parcours, il peut y avoir des loupés, des déceptions ou des bonnes surprises.  En tout cas, ça fait partie du métier de lâcher prise sur le résultat, même si ce n’est pas toujours évident, comme vous le dites.

On pourra vous retrouver le 7 novembre en prime-time sur TF1 dans « Le sentier des loups ». Cela a dû être pour vous une belle aventure et un chouette tournage ?

Oui, oui, carrément ! Quand je suis arrivée sur le tournage, j’ai retrouvé un accessoiriste que je connais depuis mes débuts à la télé, ça m’a fait tellement plaisir de le revoir. Tout de suite, juste avant de tourner une scène, il m’a dit « Hélène, tu vas voir, il y a une bonne ambiance sur ce tournage ». A ce moment-là, c’est marrant, il y a eu un grand silence et je me suis demandé s’il me faisait une blague. Mais non, ça a été un tournage très joyeux et riche en belles rencontres!

Julien Seri, le réalisateur, est à la fois très pro, très doué et très jovial. C’était un plaisir de tourner dans ces conditions-là. J’étais très heureuse de jouer avec Karim Belkhadra et de rencontrer Philippe Bas, Sara Mortensen, Jérôme Anger, Edouard Montoute, Denis Braccini, John Guedj, Maximilien Fussen… C’était super de pouvoir échanger avec eux à la fois sur nos passions en tant qu’acteurs et sur d’autres sujets. Et puis on a beaucoup ri, je me souviens d’énormément de bonne humeur sur ce tournage. On avait également des scènes avec beaucoup de personnages, avec toute la bande d’ados notamment, c’était très chouette de les voir jouer et de sentir leur complicité. J’ai aimé ces scènes où on était tous ensemble. Vous le verrez, il y a un chouette tableau à la fin du téléfilm où on est tous ensemble. J’ai un beau souvenir de notre dernière scène collective. C’était la toute dernière soirée de tournage. C’était juste magique, magique par l’humour, par les rires, l’atmosphère… Il faisait nuit, on a attendu que tous les avions de la base aérienne aient atterri pour commencer à tourner et  il y avait une pleine lune magnifique. Tout cela est important pour moi, les liens qui se tissent, l’ambiance, le décor…. Là, découvrir la base militaire aérienne de Salon de Provence et une partie des personnes qui y travaillait, c’était très chouette. En tant que comédien, on raconte des histoires qui nous amènent à découvrir des lieux, des métiers, des personnes, des univers que l’on n’aurait jamais découverts autrement, pour moi c’est une chance !

En complément, quels sont vos autres projets du moment ?

Je suis en pleine préparation d’un casting pour un téléfilm. Au théâtre, j’ai rendez-vous dans quelques jours avec un acteur et metteur en scène anglais pour la lecture d’une pièce. J’ai très envie de remonter sur scène. Je sors du stage dont je vous ai parlé, qui m’a passionnée et donné une grande énergie. Je vais continuer à explorer ce que j’ai commencé à travailler, « La Femme Juive » de Brecht. J’aime me laisser guider par mon intuition et voir où les projets me mènent. Cette année, je me lance dans la mise en scène de spectacles en anglais avec des lycéens. Je donne, en parallèle, des cours de théâtre en anglais et en français dans une école de théâtre à Montpellier et à la fac de Nîmes. Ce côté transmission est important pour moi, ça me nourrit à la fois en tant que personne, en tant que professeur/accompagnant et en tant qu’actrice. J’apprends beaucoup et je partage des moments merveilleux avec les élèves. Je fais aussi de la voix-off, pour des livres audio, du documentaire et des pubs. Je me suis équipée récemment de mon propre matériel et même si j’aime beaucoup aller enregistrer en studio avec l’équipe, je suis aussi contente d’avoir cette possibilité d’enregistrer chez moi, en prenant bien le temps de tout peaufiner. Tout me passionne, je n’ai rien envie de mettre de côté.

Merci, Hélène, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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TF1 / "Le sentier des loups" et "Ici tout commence" : Benjamin Baroche évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

© ITC / TF1

 

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver en prime sur TF1, le 7 novembre prochain, dans la superproduction « Le saut du diable 2 – Le sentier des loups ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine déjà, à titre personnel, sans doute le plaisir et la joie que cela a été pour vous de participer à cette belle aventure ?

Oui, c’était un grand plaisir de fabriquer un personnage très différent d’Emmanuel Teyssier et, du coup, c’était, rien que pour cette raison, très excitant. Il y avait vraiment un gros challenge, pour moi, qui était d’aller vers quelqu’un de complètement différent et de pouvoir donc aller m’oxygéner dans un rôle qui n’avait rien à voir avec Teyssier.

On y retrouve Paul, le personnage joué par Philippe Bas, ex-militaire des forces spéciales et vous jouez un de ses anciens frères d’armes, Mathias Caron. Qu’est-ce qui avait plu et incité à rejoindre le projet ?

Déjà, ce qui m’a fait vraiment envie, c’est de retrouver Philippe, quelqu’un que j’aime bien et avec qui j’avais travaillé il y a quelques années sur TF1 dans une série d’action policière. C’était de reformer ce duo avec lui. Il m’avait déjà gentiment demandé si je voulais participer au casting pour le premier épisode il y a deux ans et je n’avais pas pu. Là, il est revenu à la charge avec une autre proposition, en me disant qu’il avait encore un beau personnage pour moi. J’étais très content qu’il pense à moi. Après, c’est surtout, comme je le disais, le genre de personnage que je n’avais jamais joué et le genre de fiction justement dans laquelle je n’avais jamais joué. C’est-à-dire que c’est un film un peu singulier, un film d’action comme on en faisait à l’ancienne, dans les années 80. Je trouve cela vraiment très entrainant et, du coup, ça donnait vraiment envie en fait. Je trouve que je n’ai encore jamais vu ce style, en unitaire, sur TF1 ni sur France 2.

 

© FRANCOIS LEFEBVRE / CPB FILMS / TF1

 

On le devine à l’image, vous avez sans doute beaucoup travaillé avec les maquilleurs pour représenter au mieux votre personnage ?

Absolument ! Vraiment, pour moi, le plus grand travail que j’ai pu faire était avec les maquilleurs et les coiffeurs. Pour vraiment fabriquer un personnage qui me raconte quelque chose à moi et, ensuite, avec lequel je puisse raconter des choses aux téléspectateurs. Donc je m’étais de suite documenté, qu’est-ce que c’est qu’un militaire, qu’est-ce que c’est qu’un mercenaire, qu’est-ce que c’est quelqu’un qui travaille pour le gouvernement et qui a une formation militaire extrêmement forte. Du coup, j’ai inventé un peu un personnage comme ça, avec les gens du maquillage. C’était formidable pour moi. Le grand challenge, c’était de le rendre crédible, qu’il puisse exister sans qu’on puisse demander « ah mais qui c’est ? Ah mais est-ce que ça marche ou pas ? Ah mais c’est Benjamin ». Non, c’est Mathias Caron, voilà ! Pour moi, c’est ça le plus grand challenge.

C’est un téléfilm très singulier et très esthétique, avec notamment une effroyable et sensationnelle course contre-la-montre au milieu d’une nature sauvage. En tout cas, on peut noter une réelle intensité dans les actions et les émotions qui, on l’espère, devrait sans doute plaire aux téléspectateurs…

Alors, vraiment, je l’espère car ça voudrait dire que l’on a bien travaillé. C’était vraiment un film pour prendre du plaisir, pour ne pas se prendre la tête, pour être vraiment dans une espèce d’adrénaline, comme je vous parlais des films des années 80, avec Stallone, avec « Schwarzee ». J’ai grandi avec ces héros-là, entre autres. Il y a un côté très western dans le film, je pense même à John Ford parce que j’ai la chance d’avoir grandi avec des films comme cela à la télévision quand j’étais petit. Ceux que j’appelle des films de mouvement… un western est un film de mouvement, il y a toujours un cheval qui avance, toujours quelqu’un qui est à la poursuite de l’autre. Là, à l’image du personnage de Paul Vilard, on est en train de courir du début à la fin. Du coup, j’espère que les téléspectateurs vous courir avec nous.

 

© FRANCOIS LEFEBVRE / CPB FILMS / TF1

 

Vous l’avez dit, vous y côtoyez à nouveau Philippe Bas, avec qui vous aviez travaillé sur « Profilage ». On imagine que les retrouvailles artistiques et professionnelles ont été plutôt chaleureuses entre vous, comme on peut le ressentir à l’image, dans le rendu final ?

Oui, tout à fait, disons que l’on a gagné du temps, Philippe est quelqu’un que je connais, je sais comment il travaille, il sait aussi comment je travaille donc, en fait, on a été vite sur certains aspects. J’ai totale confiance en lui. On avait de grosses cascades ensemble à faire, c’est du corps à corps, c’est comme une danse avec quelqu’un et ce quelqu’un-là, je m’entends bien avec lui, j’ai confiance en lui donc, professionnellement, ça matche bien. Et puis il y a une grande générosité chez Philippe, du coup je suis très sensible à cela, c’était donc, oui, très chouette, de rebosser avec lui.

Avez-vous déjà eu l’opportunité de découvrir le rendu final ? Ou allez-vous le voir le 7 novembre au soir ?

Alors, vous savez quoi, je n’ai pas encore vu le film parce que je me suis octroyé le droit de me réserver jusqu’au 7 novembre pour le voir, comme un téléspectateur qui va se mettre devant TF1 et découvrir le film. Alors, j’ai découvert quelques séquences que l’on a retravaillées en post-synchro, quand on en a refaites certaines au niveau du son. Donc j’ai vu quelques images, j’ai trouvé cela esthétiquement très beau. Je regarderai en tout cas le film avec grand intérêt le soir où il va passer, je serai un des téléspectateurs devant ma télé.

 

© FRANCOIS LEFEBVRE / CPB FILMS / TF1

 

En complément, vous interprétez depuis 2020 Emmanuel Teyssier, l’excellent mais tyrannique chef pâtissier puis patron de l’institut Auguste Armand, dans « Ici tout commence ». Depuis deux ans maintenant, la fidélité des téléspectateurs chaque soir ne se dément pas. Cela doit sans doute vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui, absolument ! Je parlais de challenge tout à l’heure en ce qui concerne le téléfilm interprété par Philippe mais là, c’est pareil, il y a un gros challenge pour tenir ce personnage que j’interprète et ces téléspectateurs qui nous regardent tous les jours. C’est comme une espèce d’histoire d’amour, il ne faut pas se décevoir les uns les autres. Voilà, il y a de la fidélité, de l’honnêteté, il faut vraiment être exigeant et donner le meilleur. Surtout, ne jamais se reposer, ne jamais s’endormir, ne jamais s’assoupir dans ce personnage de Teyssier. Si jamais ça m’arrive, je m’en vais immédiatement. Du coup, voilà, on a beaucoup de chance, je réalise la chance que l’on a, c’est ce que j’essaie de dire à mes jeunes partenaires ici, de leur dire « voilà, il faut vraiment que l’on soit à la hauteur et que l’on soit très exigeants, que l’on donne le meilleur pour les gens qui nous regardent tous les jours ».  

Votre personnage a vécu, depuis le début du programme, énormément de choses, tant personnellement que professionnellement. Justement, quel regard portez-vous sur son parcours ?

Je trouve que c’est quelqu’un qui retombe constamment sur ses pattes et donc, ça, je trouve que c’est une grande qualité qu’il a. Quelqu’un qui a du courage…Je commence par les qualités, c’est plus facile, il y en a moins que les défautsJ. Une exigence, beaucoup de courage et, franchement, c’est quelqu’un qui ne se laisse pas décourager en fait, malgré tout ce qui peut lui arriver. On voit qu’il a une sclérose en plaque, des problèmes dans sa famille, un relationnel compliqué où on lui met des bâtons dans les roues…mais c’est quelqu’un qui garde le cap. Du coup, je trouve cela très inspirant. En tant que personne, je trouve que mon personnage m’inspire par rapport à cela. Je dirais vraiment pugnacité, ténacité et exigence,… ça, c’est vraiment Emmanuel Teyssier.

 

© ITC / TF1

 

Parfois tendre, notamment avec sa femme Constance ou sa fille Charlène, parfois plus intransigeant, avec son fils Théo ou encore avec les professeurs et élèves de l’institut, il vous permet une palette de jeu extrêmement large. Artistiquement parlant, interpréter un tel rôle doit être particulièrement plaisant ?

Vous avez entièrement raison, c’est une très belle remarque que vous faites parce que, effectivement, c’est un personnage aussi qui s’adapte à chaque protagoniste qu’il a en face de lui. Du coup, ce sont des tiroirs de jeu différents à chaque fois et des nuances. Cela me fait énormément progresser en tant qu’acteur, c’est vraiment un plaisir et beaucoup beaucoup de variétés de jeu. C’est vrai que je ne joue pas pareil quand je suis en face de Khaled qui joue mon fils, que de Sabine qui joue ma femme ou encore que du personnage d’Elsa, Clothilde Armand. Il y a un Teyssier différent à chaque fois, qui est le même Teyssier mais il y a des réactivités du personnage qui sont vraiment différentes. Du coup, c’est une grande richesse de jeu, c’est super de le souligner, je trouve que c’est vraiment une des grandes qualités de la quotidienne, c’est de ne jamais être en mode pilotage automatique, on est constamment secoués par les uns et par les autres, dans le bon sens.  

On le sait, le rythme de tournage d’une quotidienne est particulièrement intense. Comment l’avez-vous, en conséquence, appréhendé ?

C’est un petit peu la réponse que je vous donnais juste avant avec la réactivité vis-à-vis de tous les personnages avec lesquels Emmanuel peut intervenir. Cela m’a vachement changé la vie et beaucoup fait progresser d’avoir cette espèce de rythme que l’on a ici, on fait parfois sept à huit séquences par jour, ça peut arriver, c’est énorme. Cela veut dire que l’on est sur le plateau de huit heures du matin jusqu’à dix-neuf heures le soir, en ayant cinquante minutes pour manger le midi. En ayant enchainé une journée à jouer et à donner le meilleur, tout en étant dans l’urgence mais jamais dans la rapidité. Donc c’est vraiment vraiment vraiment très formateur pour un acteur, je le dis beaucoup aux jeunes qui viennent sur la série « vous ne serez pas les mêmes acteurs quand vous sortirez de la série que quand vous y êtes rentrés, que vous ayez de l’expérience ou pas ». J’en avais de l’expérience et, en fait, ça a complètement changé ma façon de jouer, d’envisager mon métier et de m’adapter. Voilà, je trouve que c’est très rigoureux, il faut être un peu comme un athlète de haut niveau, c’est sportif mais, en même temps, quand on arrive à acquérir cette espèce de discipline-là, on peut vraiment s’éclater.

 

© ITC / TF1

 

On l’a dit, Emmanuel sait très régulièrement se montrer tyrannique et intransigeant, glissant des punchlines dont lui seul ou presque a le secret. Dans le fond, ce caractère-là ne cache-t-il, quelque part, un profond amour pour sa famille, pour son corps professoral et ses élèves, voulant que l’institut garde l’image d’excellence qu’on lui connait et que ses enfants perpétuent la tradition du nom Teyssier dans le milieu ?

Oui, il y a un côté un peu tradi chez lui à travers le personnage que Francis Huster interprétait avec nous, Auguste Armand. Il y a un côté, chez Emmanuel, très attaché à cette tradition et, en même temps, je trouve qu’il y a quelque chose vraiment, chez lui, de profondément moderne, il sait s’adapter, on l’a vu à plein de moments. Il sait s’adapter, il sait se montrer compréhensif, on l’a vu pour tout ce qui est végétarisme, on l’a vu avec ce monde-là des jeunes gens aujourd’hui, ce n’est pas un vieux con, si vous me permettez l’expression. C’est un mec qui a compris comment fonctionnait le monde aujourd’hui. C’est pour cela qu’il est si réactif, c’est en cela que j’aime tant l’interpréter, il comprend, il s’adapte et, en même temps, il a compris que c’était mélangé entre une tradition et de la modernité. Du coup, avec cela, il a le combo gagnant pour, on va dire, diriger l’institut.

Pour ne rien gâcher au plaisir du jeu, vous tournez dans un cadre et surtout un décor extrêmement beaux, donnant des images, une lumière mais également un réalisme particulièrement marquants…

Alors, vous soulignez quelque chose qui, pour moi, est le plus important. Le rôle principal de la série, pour moi, est le château. Ce n’est pas Teyssier, ce n’est pas un autre personnage, c’est le décor, c’est le travail formidable qu’ont fait les chefs décorateurs, les fabricants des décors dans lesquels on est et surtout le décor naturel. Le château, la lumière, l’image, le grain sur les caméras, …je n’ai pas l’impression d’être dans une quotidienne, j’ai l’impression d’être dans une belle fiction, élégante et à ciel ouvert. J’aurais déjà arrêté si c’était en studio, voilà ! Je plains les acteurs qui passent des journées en studios, bravo à nos collègues sur DNA, sur « Un Si Grand Soleil ». Je ne sais pas comment ils font. C’est très important pour moi de pouvoir jouer dans des vrais décors, dans de la vraie pierre. Les cuisines que vous voyez sont de vraies cuisines, on peut faire une omelette, on peut faire cuire un steak, rien n’est fake. Du coup, c’est très important. On parlait de maquillage tout à l’heure pour le personnage de Mathias Caron, c’est un peu pareil pour ITC en fait, le parc, le château, les cuisines, l’amphithéâtre,…tout aide à interpréter, à être avec les téléspectateurs au cœur même de la série.  

Merci, Benjamin, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ingrid Dupont évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Ingrid,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

On peut actuellement vous retrouver sur scène, chaque mercredi soir, au théâtre Montmartre Galabru dans le spectacle d’improvisation « La brigade voltige ». Avant de s’intéresser au programme en lui-même, on imagine sans doute le plaisir hebdomadaire que cela doit être pour vous de monter sur les planches ?

Tout à fait ! C’est vraiment le plaisir numéro un parce que l’improvisation est encore, pour beaucoup de personnes, une activité amateur. Très peu peuvent en être professionnels et avoir un spectacle programmé aussi régulièrement, toutes les semaines, avec un beau public, dans un beau théâtre est déjà une chance en soi, effectivement. Parce que la plupart des spectacles d’impro ont lieu dans des bars, les gens peuvent consommer en même temps ou discuter, c’est un peu moins formel, les rémunérations se font au chapeau donc à la discrétion des spectateurs. Alors que, là, on paie son billet, on s’installe dans un joli fauteuil rouge, on a un beau rideau, une belle scène. Donc, oui, oui, c’est vraiment une chance de faire rentrer l’improvisation dans les murs d’un beau théâtre.

Avec vos mots, comment caractériser ce spectacle ?

C’est un spectacle d’improvisation long format, c’est-à-dire que c’est une histoire qui dure une heure et quart, différente d’un format cabaret où les impros sont des histoires courtes. Là, l’univers reste le même tout au long du spectacle, il est connu, ça se passe dans les années 80 et nous sommes les trois personnages principaux (trois des quatre agents de la Brigade Voltige). On est quatre comédiens et, chaque semaine, les trios tournent. Nos personnages sont définis, on a des archétypes et, ensuite, chacun de ces personnages a sa propre mission, donnée par le public. Nous sommes en 1984, le public remplit donc des faxes, que nous recevons aux QG, nous choisissons chacun celle qui nous parait la plus urgente pour sauver le monde. Comme, bien entendu, on ne peut pas conclure une mission seul, les deux autres font tous les personnages secondaires qui alimentent notre mission. Du coup, on a trois histoires entremêlées. Il y a une petite gymnastique parce que les histoires sont vraiment entrecoupées. On a les mêmes costumes, on n’a pas d’accessoire pour faire comprendre que l’on est un autre personnage, on a notre voix, notre corps, notre texte, on écrit au fur et à mesure. C’est ce qui fait la richesse de ce spectacle en tout cas.

 

 

Chaque spectacle est donc unique...

Ah oui, il est unique. Les gens du public et les comédiens sont les seuls à connaitre l’histoire, il n’y a qu’eux qui l’ont vue. Le spectacle ne sera jamais rejoué, jamais diffusé, c’est tous les mercredis une nouvelle histoire et un nouveau spectacle. C’est pour cela que l’on peut revenir très régulièrement puisque c’est différent toutes les semaines. Les agents, eux, ne changent pas, c’est un peu le repère pour nous et le public. Mais, effectivement, ce sera quelque chose de nouveau, avec trois missions différentes.

A titre plus personnel, comment appréhendez-vous votre jeu ? Vous êtes sans filet, vous n’avez pas le texte d’une pièce traditionnelle à dérouler…

Tout à fait ! Quel que soit le spectacle d’impro, on est à la fois acteur, metteur en scène et auteur. Effectivement, les trois viennent se cumuler sur un instant très très court, très précis. Alors, c’est difficile, je ne vais pas le cacher mais c’est aussi ce qui fait qu’il y a de l’adrénaline et qui fait que, oui, c’est un peu plus risqué qu’une pièce de théâtre classique. Donc, forcément, il y a de la peur liée à l’inconnu, on dépend aussi de nos partenaires : qu’est-ce qu’ils vont nous donner ce soir-là pour nous permettre d’avancer ? Ce qui est rassurant, je dirais - et c'est ce que j'enseigne en tant que prof d'impro par ailleurs - c’est qu'il ne faut pas chercher à avoir une bonne idée. Il ne faut pas chercher non plus ni à être drôle ni original. On vient vide et on voit ce que l’autre nous propose. Donc, finalement, on n’est jamais seul puisque c’est l’autre qui va alimenter nos idées, il va envoyer quelque chose, un mouvement du corps, une idée, il va dire quelque chose et, en fait, normalement, on n’a plus qu’à dérouler. Donc, si on est bien à l’écoute de ce qui se passe et de ce que l’autre a envie de jouer ou de l’idée qu’il propose, normalement les deux n’ont plus qu’à faire la même chose, à s’écouter pour que ça se construise. Donc, d’un côté, c’est très dur et, d’un autre, il y a quand même ce cadre qui nous permet de savoir que l’on n’est pas complètement sans filet parce que l’on n’est pas vraiment seul, tout est là. Il y a aussi les attentes du public et celui-ci s’invente ce qu’on ne lui a pas forcément montré. Il comble, naturellement, les trous et notre job est aussi de satisfaire cette attente. Il y a alors deux choses : soit on la satisfait et il y a ce soulagement, « c’est bon, c’est ce que l’on attendait, tout va bien », soit on ne le fait pas, il y a l’effet de surprise, qui est aussi génial parce que surprendre un public, c’est le pompon, la cerise sur le gâteau. Mais, oui, c’est flippant parce que, cinq minutes avant, on n’a aucune idée des personnages. En moyenne, je dirais que l’on a cinq à six personnages minimum par spectacle. Dès fois même plus…

 

 

A la fin, en sortant, ce doit être un vrai plaisir et une réelle satisfaction d’avoir su répondre, une fois encore, à l’enjeu et aux attentes ?

Oui ! Effectivement, il y a deux choses. On est allés jusqu’au bout, on a bouclé les histoires, on a réussi, on a rempli la promesse, en général le public est quand même très très content et assez impressionné parce qu’il y a une performance pas négligeable. Après, on reste des comédiens, des artistes, on est exigeants donc on n'est jamais pleinement contents (rires). A chaque fois, on se demande ce que l’on pourrait améliorer, comment on aurait pu mieux réussir. Nous, de l’intérieur, voyons les choses qui auraient pu être encore mieux. Donc on ne se contente pas simplement de se féliciter, on a toujours cette posture de se dire « ok, c’est génial mais il faut qu’on continue encore de s’améliorer, d’aller plus loin, d’être encore plus impressionnants ». Mais, oui, on est contents quand même…et fatigués.

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

C’est vraiment le côté « waouh ! Comment vous faites ? ». Parfois, on fait des transitions tellement rapides que le public n’a pas forcément pris conscience qu’on avait changé de personnages que nous sommes déjà sur le fil de l’autre histoire. Dans notre têtecette mécanique est devenue une seconde nature, pour nous c'est évident. Il y a un côté très cérébral dans le fait de pouvoir entremêler et comprendre ces histoires. C'est assez complexe et le public est à la fois impressionné et satisfait de cette complexité. Ils aiment aussi beaucoup nos personnages. Encore une fois, on a des costumes très marqués, qui sont ceux des agents officiels mais ça n’empêche pas de devoir faire croire par exemple à une hooligan très violente et très vulgaire. En costume de Pamela, je peux aussi être amenée à faire une voyante ou une animatrice radio, voire même un extraterrestre ou encore un animal. La performance est donc de faire croire à ce nouveau personnage alors que l'on est habillé avec la tenue de l'agent que l'on a présenté.

On nous remercie aussi souvent pour l’humour. En ce moment, l'improvisation chercher à s’intellectualiser un petit peu, à être plus « sérieuse » (parler du deuil, jouer des émotions sincères, moins être dans la caricature...). Ce n’est pas notre truc, on sait le faire mais on a vraiment choisi d’être du divertissement, notre but est que le public se marre. On peut être un peu caricaturaux et c’est aussi pour cela que ça se passe dans les années 80, c’est plus facile de rigoler de quelque chose qui est passé et qui n’est plus vraiment nous. C’est aussi une période qui s’y prête vachement, que ce soient la mode ou la musique, c’était très marqué. Souvent, le public nous remercie de les avoir fait rire, tout simplement. Les gens rigolent bien et voient que l’on prend du plaisir sur scène. Ils voient que l’on s’amuse et le public prend un peu les émotions du comédien. Donc le côté drôle ressort beaucoup. Et puis la performance d’avoir écrit pendant une heure et quart, alors que l’on n’avait aucune idée de ce que l’on allait jouer dix minutes avant.

 

 

Au travers des différents rôles et personnages que vous devez interpréter dans la même représentation et d’une date à une autre, cela doit sans doute être très plaisant, artistiquement parlant, de pouvoir utiliser une palette de jeu très large ?

Oui, tout à fait ! Ce personnage doit rester le même finalement, son carcan est tout petit – un super héros qui sait tout faire et qui peut tout réussir. Après, en effet, tout est possible, plus c’est diversifié plus c’est agréable et plus on fait de spectacles plus on s’autorise de nouvelles choses. Au fur et à mesure, on s’ouvre un peu plus sur les différentes choses que l'on sait faire les uns les autres, nous qui avons quatre personnalités bien différentes, en tant que comédiens et personnes. C'est génial de pouvoir faire autant de personnages différents et d'essayer de nouveaux trucs. De temps en temps, on a des personnages refuges, que l’on maitrise et avec lesquels on sait que ça va marcher mais, là, en jouant toutes les semaines, je suis obligée d’aller me renouveler, de me surprendre moi-même en essayant des choses que je n’aurais peut-être pas eu besoin de faire si c’était un spectacle moins exigeant. Il y a aussi la demande des autres comédiens. Un soir, ils ont eu besoin d'une humoriste avec un gros costume pour les enfants. Alors question : comment on improvise un comique déguisé ? Il a fallu y aller. J´ai aussi dû faire des extraterrestres, ce n'est pas du tout mon truc (rires). On l’essaie en live, est-ce que ça marche ou pas ? Donc, oui, ça oblige à aller chercher, comme un comédien classique mais lui a des mois et des mois pour trouver le personnage, là où nous n’avons que quelques secondes. On y va, l’urgence en général fait qu’il sort.

En complément, vous développez un autre projet, celui des « Imparfaits ». Un mot sur cette autre aventure ?

Avec les autres membres des « Imparfaits »,  nous nous sommes rencontrés parce que l'on est improvisateurs-comédiens. C’est un savant mélange des deux, nous avons les deux casquettes. A l’origine, on devait surtout proposer un spectacle sur ce que l’on appelle le jeu de scène, qui est quelque chose que l’on développe moins en improvisation en France. Souvent, en improvisation, on raconte une histoire, on a un début puis une évolution. Le jeu de scène est tout l’inverse, on prend une bizarrerie sur une scène et on l’étire, on l’étire, on l’étire, on l’exagère, on la transpose, on s’amuse avec. De ces spectacles d’improvisation est née l’idée d’en faire des sketchs. L’impro n’est donc pas très loin, elle est quand même source de cette écriture. On fait des impros entre nous et si le sketch nous fait rire, on se dit « ok, on l’écrit ». Là, on s’autorise à le refaire, on teste des trucs, on improvise, on part – c’est la magie de l’impro – sur une autre piste,… Quand on a suffisamment de matière, on l'écrit, on l’apprend, on le tourne et on le partage sur les réseaux. Depuis le 26 octobre, on en diffuse trois par semaine sur notre chaine Youtube « lesimparfaits.latroupe », un beau rythme, très intense. Une fois par mois, en général le quatrième samedi, on se produit dans un bar très célèbre de l’impro, l'Improvi'bar. C’est chouette aussi !

Merci, Ingrid, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Audrey Ferin évoque le lancement de sa chaine Youtube !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Audrey,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous avez lancé, il y a quelques jours, votre chaine Youtube sur la mode. A titre personnel, cela doit être un vrai plaisir, une vraie joie et une vraie excitation de voir cette aventure se concrétiser ?

Tout à fait ! Oui, c’est un projet qui me tient très à cœur. Je viens du monde du mannequinat et du journalisme, ce qui me permet d’allier les deux.

Je suis passionnée par la mode depuis toujours. Je fouillais tout le temps dans le dressing de ma mère ! Lol.

Je verrai par la suite pour l’évolution de ma chaîne car j’aime ce qui a attrait au lifestyle en général comme la beauté, le sport et le bien-être. J’ai beaucoup d’idées de sujets en tête ! J’étais un peu stressée pour le lancement mais je suis très heureuse du démarrage de ce projet. J’espère qu’il plaira et que cette chaîne aura de beaux jours devant elle.

Si l’on revient à l’origine de ce projet, qu’est-ce qui vous avait donné l’envie de créer cette chaine, en complément de toutes les activités et supports sur lesquels nous pouvons déjà vous retrouver ?

J’aime me diversifier et avoir plusieurs métiers en même temps. Je suis créatrice de contenus pour Instagram et je viens récemment de me mettre sur TikTok, ce qui m’amuse beaucoup. Créer une chaîne Youtube demande beaucoup de travail mais c’est un format qui est intéressant parce qu’il me rappelle un peu le format télé. Cela me rappelle des beaux souvenirs, et, aujourd’hui, en télé, il est difficile d’avoir une chronique mode en France, c’est compliqué d’avoir une place. Là, c’est une façon, comme une entrepreneuse, de créer ma propre émission, de A à Z, de mettre le contenu qui me convient, d’avoir ma propre ligne éditoriale. Donc j’ai l’impression, par rapport à tout cela, d’être alignée avec moi-même.

 

 

Youtube permet aussi une liberté sur les durées proposées, plus longues que sur certains réseaux sociaux, offrant le temps de détailler et d’approfondir ce que vous présentez …

Tout à fait ! C’est tout à fait ça, le temps est beaucoup plus long, ça donne la possibilité de dire beaucoup de choses, de s’exprimer, d’aller plus en profondeur sur des sujets et, encore une fois, je relie cela au métier de journaliste. Et il y a une part de création avec la réalisation et le montage qui est très intéressante.

Plus concrètement, quelle fréquence de diffusion et quel contenu s’annoncent ?

Pour le moment, c’est vraiment une chaîne qui est dédiée à la mode, j’y fais découvrir des vêtements, liés soit à une marque, soit à une couleur ou une tendance, une mode du moment. Après, on pourra peut-être élargir à de la beauté, à un peu de life style.

Dans l’idée, j’aimerais poster deux vidéos par semaine mais c’est peut-être utopique. Rires.

Justement, quelle est votre méthodologie de préparation et de travail ?

Ma méthodologie, c’est déjà de réfléchir au sujet. Ensuite, c’est de le détailler, de faire un script de ce qui va être dit, des sujets abordés, de faire des recherches sur le sujet pour ne pas désinformer mon audience. Une fois que j’ai mes rushs, il faut faire le montage puis il faut intégrer la vidéo dans Youtube, faire son référencement, faire ses affiliations. Donc c’est un vrai travail, oui.

Concernant le choix du sujet, quelles sont vos sources principales d’inspiration ?

Il y en a plusieurs. Déjà, il y a évidemment les défilés parce que le prêt à porter s’inspire de la haute couture. Il y a également la saisonnalité, il y a aussi ce que les marques proposent, les nouveautés dans le monde de la mode…

On imagine que cette chaine a pour but de parler au plus grand nombre, les initiés et les non-initiés ?

C’est un sujet précis donc, à la base, ce sont quand même des gens qui aiment la mode qui sont visés. Après, on sait que sur les chaines comme sur les réseaux sociaux, les gens aiment bien une personnalité. Je sais qu’il y a des youtubeuses que j’écoute, pas forcément pour le sujet mais parce que j’aime bien leur énergie, parce que je trouve ça agréable et que j’apprends des choses. Donc, parfois, c’est vrai que ça dépasse le sujet en tant que tel.

En tout cas, cette chaine n’arrive pas par hasard, elle est la suite logique de tout ce que vous avez déjà pu faire dans cet exercice jusqu’à présent….

Totalement, c’est très vrai ce que vous dites, c’est vraiment une continuité pour moi et un accomplissement. Encore une fois, de faire cela en tant qu’entrepreneuse allie deux métiers que j’aime, tout ce qui est artistique mais aussi l’entreprenariat donc je suis très heureuse de réunir ces deux domaines.

 

 

En complément, vos autres réseaux continueront à être alimentés et permettront sans doute parfois des liens et des passerelles avec la chaine…

Oui, tout à fait. C’est-à-dire que je voudrais donner un aspect plus mode à Instagram et à TikTok. Je travaille quotidiennement là-dessus. Je vais donc les axer beaucoup plus dans ce sens.

A côté, quels sont vos autres projets du moment ?

Je continue mes projets de comédienne, je continue mes tournages.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle chaine récemment créée ?

On peut me souhaiter de la réussite, qu’elle plaise et qu’elle vive une belle vie, un beau chemin. Qu’elle apporte, dans un monde aujourd’hui qui est très difficile, de la joie. Je voulais aussi une chaine légère, je voulais insuffler aux gens de bonnes énergies, donc si je peux offrir quelques minutes de bonheur et de légèreté, j’en serais très heureuse !

Merci, Audrey, pour toutes vos réponses !

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N'Oubliez Pas Les Paroles : Elodie évoque sa belle et riche actualité, sur scène, en studio et à l'antenne !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Elodie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour une nouvelle interview !

Cette année 2022 est marquée notamment par votre participation à deux tournées musicales, dans des contextes différents. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, en effet, il y a eu deux types de spectacles. Les concepts de ces deux spectacles sont bien différents et j’insiste beaucoup là-dessus. En février, on a commencé par une tournée caritative, qui est totalement indépendante de « N’oubliez pas les paroles », qui réunissait des amis qui se sont rencontrés grâce à l’émission et qui, en dehors de l’émission, ont continué à chanter ensemble pour le plaisir et pour les assos. Ça marchait tellement qu’il y a eu plusieurs dates qui se sont enchainées. En février, on s’est donc retrouvés entre amis qui se sont rencontrés à « N’oubliez pas les paroles » à faire des concerts de variété française et internationale, où on s’est mis à chanter, à danser. C’étaient des concerts sur bande son, parfois dans des petites salles, le but étant de répondre souvent aussi aux demandes des gens qui nous contactent sur les réseaux en nous disant « mais vous ne venez jamais dans les petites villes à tel endroit » donc on a été se perdre dans des jolis coins de France, c’était très mignon. C’était la première fois que j’ai vécu une tournée, finalement, ambiance tour-bus, à vivre ensemble pendant une dizaine de jours et à aller de salle de spectacle en salle de spectacle. Chaque étape était hyper enrichissante, demandait à ce que l’on s’adapte, qu’on innove dans la gestion de l’espace, du temps. Donc ça a été de très belles rencontres. A la fin de ces spectacles, on prenait toujours le temps d’aller rencontrer le public qui souhaitait discuter avec nous, on faisait les dédicaces, c’étaient de beaux moments de rencontre. Cette tournée a aussi été humainement quelque chose de très fort pour moi, j’ai vécu avec des amis, il y avait une ambiance de colonie de vacances qui était très forte. Nous n’étions pas si nombreux que cela et, dans des tournées comme celle-ci, on sympathise avec tout le monde, on n’est pas qu’entre chanteurs, on est aussi proches des techniciens que de l’habilleuse, que de la productrice. Ce sont des beaux liens humains qui se créent. Je garde de cette première expérience un très très beau souvenir.

Ensuite est arrivée une autre aventure dans ma vie, un peu plus tard, la tournée officielle « N’oubliez pas les paroles ». Là, le concept n’a rien à voir, déjà il s’agit uniquement de variété française et on est sur le jeu en grandeur réelle. Donc on a un karaoké géant, on est dans des salles de spectacle géantes, tout est géant, on a un public immense, ce sont des milliers de personnes et on a un décor gargantuesque. Les musiciens de l’émission sont là, le spectacle est animé par Magalie, il y a des chansons, souvent ce sont de medleys pour aller chercher le plus connu de la variété française, le but étant de faire chanter tout le public que l’on a face à nous. Ces chansons et ces medleys sont interrompus par le jeu, où on invite des personnes que l’on a vu chanter à pleine voix dans le public, une d’entre elles choisit le maestro qu’elle souhaite affronter, sur une même chanson. Après, le spectacle reprend et, un peu plus tard, un nouveau candidat arrive. Donc on est vraiment sur une ambiance de jeu, sur un énorme spectacle avec de sacrés musiciens en live et sur la scène, il y a un double écran avec les paroles affichées, de sorte que, tout au long du spectacle, on n’entende presque plus nos voix, tant on est ensevelis par les cris du public. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup de dynamisme, de lumière, de paillettes, on est sur un show qui en envoie plein les yeux. Donc c’est complètement différent de cette ambiance plus intimiste que l’on avait dans notre tournée caritative et les sources de plaisir sont différentes du coup. Parce que, sur ce projet-là, je n’ai pas fait une tournée entière, j’ai été invitée sur trois dates, à Roanne, au Zénith de Lille deux jours plus tard et on terminait à l’Olympia deux semaines plus tard. Sachant que, à Paris, je suis montée sur scène une dizaine de minutes en cours de spectacle et on s’est tous retrouvés sur la chanson finale. Donc je ne l’ai pas vécue comme une tournée, même si c’en était une. Mais c’est vraiment à titre personnel car il y a eu des maestros qui ont fait toutes les dates, comme Caroline ou Hervé, qui ont vraiment vécu cet esprit de tournée. Moi, je l’ai moins vécu comme tel, humainement j’ai fait plein de belles rencontres, elles n’ont pas perduré durant dix jours de suite mais elles étaient quand même très très belles. J’ai aussi pu revoir les musiciens dans un autre contexte que l’émission, j’ai pu m’amuser avec les copains sur de belles scènes.

Par contre, en termes d’expérience, j’en retiens un frisson incroyable de la rencontre avec un public nombreux. Ça fait maintenant cinq ou six ans, je ne sais plus, que j’ai la chance de pouvoir faire des concerts, je pense que, avant cette tournée-là, le plus grand public que j’avais rencontré était d’un peu plus de 1 000 personnes à Argelès sur Mer, j’avais eu une petite boule au ventre à ce moment-là, je m’étais dit que ça faisait beaucoup et puis, en fait, j’ai retrouvé ce trac au Zénith de Lille. Je me souviens, on était dans le noir, on n’était même pas encore montés sur scène que les spectateurs bourrinaient des pieds, hurlaient, sifflaient, tapaient des mains, le sol tremblait de toutes ces vibes d’impatience de la part du public qui nous attendait. Je me suis dit « c’est pour nous tout ça ? » et là, il y a un trac qui est revenu de « waouh, c’est beaucoup-là, on entend qu’il y a du nombre derrière tout ce bruit et toutes ces vibrations ». Cela m’a fait ressentir des sensations que je n’avais pas ressenties depuis longtemps quant au trac par rapport à une grande foule. C’est vraiment un frisson que je n’oublierai pas, les battements de cœur juste avant le premier coup de batterie du générique de « N’oubliez pas les paroles » au Zénith de Lille, ça m’a envahi la poitrine, vraiment, j’ai eu une sensation très très intense que je n’oublierai jamais. Je pense que c’est aussi lié à la chaleur du public du nord J J J.

J’ai aimé être sur scène, je ne voulais plus en descendre, je suis heureuse d’avoir fait ce que j’ai fait, j’ai pris un maximum de plaisir en ayant bien conscience que c’est quelque chose qui ne m’arriverait pas plusieurs fois dans la vie. Donc j’ai bien savouré, sur les trois dates, même à l’Olympia où je ne suis pas restée longtemps sur scène. Car qui n’a pas rêvé, un jour, de chanter à l’Olympia ? C’est une expérience magnifique et j’ai bien conscience de la chance que j’ai d’avoir pu vivre tout ça. On verra, c’était la première partie de la tournée officielle et la deuxième commencera pour moi à Reims.

Du coup, en troisième étape de mon calendrier bien chargé cette année, il y a eu une tournée caritative cet été, dont le concept a évolué. Cette tournée n’a pas réuni uniquement les chanteurs de « N’oubliez pas les paroles », ça a été ouvert aux différents artistes issus d’émissions sur la chanson. Donc on a, cet été, chanté avec des candidats de « The Voice », des candidats qui ont marqué « Nouvelle star », des candidats qui ont fait « l’Eurovision ». Du coup, on a complètement étendu l’horizon des chanteurs, d’une part pour diversifier encore plus ce spectacle, d’autre part pour élargir également le public touché. Le public de « The Voice » par exemple n’est pas du tout le même que celui de « N’oubliez pas les paroles ». Aussi pour nous permettre de faire de belles rencontres artistiques parce que l’on avait beaucoup à apprendre de gens dont le talent n’est pas forcément la mémoire mais, avant tout, les performances vocales et d’interprétation. Donc on est partis sur ce concept cet été, toujours en mode tour-bus, toujours avec des chorégraphies, toujours avec des costumes, toujours avec de la variété française et internationale mais avec une diversité d’interprètes encore plus grande. On a enchainé seize dates de concert, à cheval sur juillet et août, on a fait beaucoup de villes côtières, on a été dans les montagnes françaises, on a fait les Vosges, le Jura, les Pyrénées, c’était aussi une expérience incroyable, avec un défi personnel de tenir physiquement. Je sais que, à la fin de ce spectacle, j’ai une note puissante et haute à aller chercher, il fallait à la fois être heureuse de vivre tout cela et pouvoir savourer chaque moment mais, à la fois, être raisonnable pour pouvoir tenir le rythme physiquement.

C’est vrai que, le soir, quand il est une heure du matin, que l’on vient de mettre la valise dans la voiture, on a envie de rire et de s’amuser avec les copains parce qu’on a eu des délires pendant le spectacle, que personne n’a vus ou parce qu’on a envie de débriefer mais, souvent, je me faisais violence, à essayer d’aller me coucher le plus vite possible. Parce que, d’une part, le lendemain, il fallait se lever pour enchainer la même chose et d’autre part, dormir dans un bus n’est pas aussi reposant que de dormir dans une chambre d’hôtel ou dans son propre lit. Donc ça signifie aussi que chaque heure de sommeil est très précieuse pour pouvoir assurer le lendemain. Donc, voilà, un vrai défi personnel de performance physique, de performance vocale et de flexibilité, d’adaptabilité. Puisque, un jour, untel arrivait, le lendemain un autre repartait donc je reprenais sa chanson. Tous les jours, le spectacle changeait en fonction des arrivées et des départs donc ça demandait aussi une certaine adaptabilité puisque je ne chantais pas forcément les mêmes chansons tous les jours. Je reviens de cette tournée, c’était vraiment fabuleux, j’en ai encore des étoiles dans les yeux.

 

 

Votre été a également été intense en révisions, en prévision du tournage de l’édition 2022 du tournoi des Masters de « N’oubliez pas les paroles »…

C’est ça ! Effectivement, les masters se préparent, les tournages sont prévus pour septembre. On va dire que j’ai deux semaines de révision intense pour pouvoir m’y préparer. A chaque fois, d’année en année, je me dis qu’il faut que je m’y prenne plus tôt dans mes révisions et, en fait, en réalité, je m’y prends de plus en plus tard. Tout au long de l’année, j’écoute de nouvelles chansons que je vois apparaitre à l’émission, sans forcément me forcer à les apprendre par cœur mais, au moins, les apprivoiser si elles tombent dans la première manche. Au dernier moment, je révise la fameuse épreuve des mêmes chansons. Comme il y en a de plus en plus, il faut que je travaille encore plus. Là, effectivement, comme j’ai très peu de temps avant ma date de tournage, je révise de manière extrêmement intensive parce que je n’ai pas été très sérieuse en révision sur le reste de l’année.

Les deux éditions précédentes, vous concernant, ont été plus compliquées que celles d’avant. Face à cela, quels sentiments avez-vous ? L’envie d’effacer ces souvenirs ou la crainte qu’ils ne se reproduisent ?

Sur le vif, quand on vit un échec, surtout moi qui suis très perfectionniste, c’est douloureux, l’estime prend un coup. En même temps, je n’arrête pas d’expliquer cela à mes élèves, et je le pense, chaque erreur, chaque échec est un moyen d’apprendre autre chose. On n’apprend pas que par la réussite, on apprend par l’échec aussi. Il y a deux ans, en plus, j’ai perdu au premier tour à cause de moi, contre moi-même. J’ai été mon propre ennemi. Même si Mickael que j’affrontais à l’époque était excellent, j’avais des chances de réussir aussi mais le stress m’a complètement envahie et aucune parole ne m’est revenue sur une chanson que je maitrisais. Donc, pour l’année suivante, j’ai travaillé beaucoup plus le psychologique, j’ai commencé la méditation, j’ai commencé le yoga, beaucoup de pratiques que, jamais, je n’aurais imaginé faire il y a quelques années parce que, pour moi, c’était une perte de temps, ce n’était pas actif, ce n’était pas productif. Il fallait que j’agisse, que je bouge et je me suis rendue compte que l’on a beau avoir autant de connaissances que l’on veut, si on n’est pas capable de les sortir au bon moment parce que l’on ne travaille pas le mental, on a bossé en vain. J’ai donc travaillé davantage mon mental.

L’année dernière, je suis mal tombée sur les chansons, clairement je suis tombée sur des chansons assez rares et je suis tombée sur un candidat extrêmement préparé, qui a fait zéro faux pas. Là, pour le coup, je ne peux pas m’en vouloir de quoi que ce soit. A refaire, j’aurais refait la même chose, de toute façon. Je me suis quand même demandée ce que j’allais retirer de mon échec, c’est plus compliqué quand il ne dépend pas de soi, j’ai retenu quand même que, en fait, ce n’est qu’un jeu et les sacrifices que je fais, c’est moi qui les décide, personne ne me les impose. En fait, tous ces choix que je fais, c’est aussi à moi de les assumer et les assumer, ça veut dire aussi de toujours penser dans un coin de la tête que l’on peut le faire mais que ça peut être pour rien. Je vais le faire parce que j’ai cette gagne en moi, j’ai cette volonté de vouloir toujours essayer le maximum pour ne rien regretter mais c’est un jeu. Et il y a un tirage des chansons, qui n’est pas toujours en ma faveur, qui plus est, je suis en bas du classement, ce qui signifie que, si on venait à être ex-aequo, c’est celui qui est le mieux placé de toute façon qui gagne. Donc il y a des choses que je ne peux pas maitriser. C’est ce que je retiens de l’année dernière. En fait, j’ai toujours envie de retenir quelque chose de mes échecs, j’en ai vécus deux successifs, suite à une très belle aventure, à mon heure de gloire l’année précédente. Donc je suis tombée du grenier à la cave, pour le coup. Ca a fait mal mais j’en apprends des choses, j’en retiens des choses. Aujourd’hui, ces deux échecs me permettent, d’une part, de continuer à travailler mon mental. Je parlais de méditation, je fais aussi des écoutes hypnotiques pour me donner des objectifs et travailler ma concentration. D’autre part, l’autre échec me permet de retenir que tout n’est pas forcément maitrisé parce que c’est un jeu dans lequel il y a une part de chance et qu’elle n’est pas tout le temps là. Donc je me prépare aux deux possibilités, la victoire comme l’échec et s’il y a échec, il y aura d’autres choses positives à aller chercher à la place. Il faut que je me raccroche aux choses positives dans les deux cas.

En tout cas, à titre personnel, ce doit sans doute être une joie et un plaisir de retrouver le plateau et l’équipe, ainsi qu’une partie de vos amis maestros ?

Effectivement, c’est vrai que c’est un beau moment de retrouvailles. On voit moins les musiciens sur le plateau, on les fréquente moins, on n’est pas dans les mêmes loges par souci d’impartialité vis-à-vis du jeu. Ils ont les partitions des musiques qui vont tomber donc si on est ensemble dans les loges, il y aurait un souci, clairement. Mais je suis heureuse de les revoir quand même, on partage de belles choses sur le plateau. Je suis heureuse de retrouver ce lieu qui m’a proposé tellement de sensations, de vibrations, d’émotions, c’est un peu comme un pèlerinage de revenir-là, de retrouver ce lieu qui m’a tant fait vibrer. C’est une fierté de me dire que j’y suis depuis 2016, de pouvoir y retourner à chaque fois, oui, j’en suis fière. C’est un plaisir aussi de retrouver les copains. Après, je ne vous cache pas que l’on est quand même plus détendus quand on se retrouve en concert parce qu’il n’y a pas de compétition à ce moment-là. Le stress n’est pas là pour les concerts parce que les gens n’ont pas « sacrifié » des choses, du temps, des moments humains, des activités, chose que certains font pour les révisions. Moi qui suis une grande bosseuse, je suis devenue une petite joueuse aujourd’hui pour les révisions par rapport à certains dans les maestros. Il y en a qui passent leur année à ne faire que cela, à s’enfermer, à réviser tous les jours. Tout le monde ne le fait pas mais certains le font. Avec un tel rythme de vie, c’est logique, on a une attente très importante de ces masters, qui suscitent un stress indéniable. Cela ne va pas nuire à une bonne ambiance, ce n’est pas vrai mais ça libère certaines tensions au moment du tournage. Quand il est terminé, tout se relâche et ça fait du bien. Mais, en amont, il y a quand même des gens tendus, on est tous un peu stressés parce que l’on n’a pas envie d’avoir travaillé pour rien en fait, tout simplement.

Mais, oui, c’est un énorme plaisir de les retrouver chaque année, de faire de nouvelles rencontres aussi parce que le groupe s’agrandit à chaque fois. C’est fabuleux, des gens de l’extérieur auraient presque du mal à dire qui est là depuis sept ans et qui vient juste d’arriver, tellement on a l’habitude d’ouvrir ce groupe à de plus en plus de personnes. Donc, oui, ce sont de chouettes retrouvailles à chaque fois, même si je préfère celles après le tournage…comme ça, on n’a plus rien à penser, c’est beaucoup plus sympa !

 

 

Nous sommes à quelques jours de la rentrée, qui sera singulière pour vous, après un choix fort d’orientation, vous permettant d’avoir plus de temps pour travailler certains projets artistiques…

Oui, effectivement ! Ca fait maintenant depuis 2020 que j’ai mon projet qui a commencé, avec le premier single « Cliché de fille ». Suite à l’engouement qu’il y a eu autour, auquel je ne m’attendais pas, j’ai continué à travailler ce projet, particulièrement avec Doriane Bedel, qui est l’auteur-compositeur de beaucoup de mes chansons. Aujourd’hui, treize chansons sont enregistrées, elles sont en boite, les photos sont faites également, j’ai plein d’éléments de mon album qui sont prêts, il me reste la fabrication du support physique, à travailler la publication de celui-ci, la communication à faire autour. Je me pose beaucoup de questions sur comment éditer cet album, est-ce que je m’autoproduits, est-ce que je cherche un label, j’ai beaucoup de questions sur lesquelles je n’ai pas encore eu le temps de me pencher avec mon métier de professeur des écoles. Je sens que le temps passe et que ce projet qui a plutôt bien évolué stagne. C’est très frustrant, j’ai ressenti cette frustration fois cent cette année de ne pas réussir à tout faire avancer en même temps, mon métier, la vie de famille, les tournées, les révisions des masters et ce projet musical qui me tient tant à cœur. Donc, effectivement, j’ai décidé de mettre ma carrière de professeur des écoles entre parenthèses, ce n’est pas une démission, je suis en disponibilité pour pouvoir réaliser ce projet et agir étape par étape, afin de les faire chacune assidument.

Donc, dans l’ordre, je révise les paroles puisque j’ai très peu de temps, je fais les tournages des masters et je me penche sur la concrétisation de mon album, que j’espère sortir le plus rapidement possible. Je vais quand même me laisser le temps de bien faire les bons choix. Le but étant de pouvoir chanter, il va falloir que je démarche dans la région, autour de Lille, des lieux où je pourrais présenter mes chansons. Pour pouvoir, à l’issue de ces petits concerts, proposer mon album à vendre. J’ai donc ce projet, qui est, à la fois, de produire mon album et de trouver des lieux où je pourrais chanter et vivre de la chanson, tout simplement.

Merci, Elodie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

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Prime Video : Christophe Bureau évoque la deuxième saison du Pass Ligue 1 !

Publié le par Julian STOCKY

© FEP / Prime Video Sport

 

Bonjour Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Cette saison encore, nous pouvons vous retrouver sur le Pass Ligue 1 pour Prime Video. On imagine sans doute la joie et le plaisir que ce doit être de faire partie de cette aventure, depuis son commencement ?

Absolument, vous avez parfaitement employé les bons mots, c’est un grand plaisir de démarrer cette nouvelle aventure, avec des gens que je ne connaissais pas pour certains et d’autres que je connaissais. Un nouveau projet est toujours sympa et cela  se passe très très bien.

Au-delà de la naissance d’un nouveau projet l’année dernière, c’est aussi un format neuf, novateur, que l’on ne connaissait pas jusqu’à présent…

C’est LA grande nouveauté ! Je pense que c’est un format qui est inédit, qui plait aux clubs, qui plait à la Ligue, qui plait aux intervenants du monde de la Ligue 1 et qui nous plait aussi à nous puisque c’est très agréable de travailler ainsi.

Sur Prime Video, 8 rencontres sont proposées lors de chaque journée de Ligue 1 (parfois  9) et vous commentez l’une d’elles, souvent le dimanche après-midi… Avec, à chaque fois, un dispositif complet au stade.

Exactement ! Tous les clubs sont traités de la même manière, avec le même dispositif éditorial. A chaque fois, c’est donc une équipe au complet qui se rend au stade : commentateur, consultant, présentateur, journaliste bord de terrain. Toute cette petite équipe fait son match de A à Z, avant-match, après-match et la rencontre en elle-même.

A titre plus personnel, quelle est votre méthodologie de préparation en amont, dans les jours qui précèdent la rencontre ?

Il y a du boulot J. J’aime bien beaucoup préparer. En termes de temps, cela me prend environ une grosse journée de travail, de préparation sur les clubs, sur les joueurs, sur les résultats passés, sur les stats… Et puis des coups de fil également, pour connaitre les dernières petites infos de la semaine, les blessés, l’état de forme des joueurs….

Le fait d’être présent au stade permet sans doute aussi des échanges de proximité….

Absolument ! On est au stade généralement deux heures et demies avant le match. Cela nous permet effectivement de rencontrer les acteurs en amont, avant la prise d’antenne, d’avoir les dernières infos, les dispositifs tactiques, les éventuels blessés de dernière minute et de rencontrer les gens de façon récurrente, ce qui est plutôt agréable. Le fait de se revoir régulièrement sur les stades permet d’instaurer une relation de confiance et tout se passe plutôt bien.

Dans cette richesse du dispositif Prime Video, notons une équipe de consultants de renom, pour la plupart jeunes retraités du ballon rond, leur permettant d’être encore pleinement dans le circuit, offrant ainsi des interventions à l’antenne encore plus riches…

Tout à fait ! Des consultants de renom et, j’ajouterai, de qualité dans les interventions ! C’est-à-dire des consultants qui connaissent le championnat, qui connaissent les acteurs, qui bossent, qui sont dans un état d’esprit top, qui sont frais. Certains n’avaient jamais commenté, découvrent l’exercice et cela se passe super bien. Il y a une vraie volonté de s’impliquer, de participer au conducteur, de comprendre ce qui se passe et pourquoi on fait cela. Il y a un vrai échange qui est constructif et assez enrichissant.

En fonction de l’intensité de ce qui se passe sur le terrain, adaptez-vous aussi vos mots, votre intonation, votre dynamisme pour vous mettre en phase ?

Oui, c’est un peu le cœur du métier. Quand vous commentez un match c’est aussi être dans l’adaptation de ce qui se passe sur le terrain, du rythme du match, de sa qualité, c’est une adaptation permanente. On adapte aussi son commentaire, son intonation, son rythme en fonction du match. En fait, on est des transmetteurs, on transmet ce qui se passe aux personnes qui regardent.

Depuis la première journée, l’ambiance dans les stades est particulièrement joyeuse et dynamique. On remarque souvent que vous en profitez pour la laisser primer à l’antenne …

C’est capital ! A la différence de la radio où vous devez occuper le terrain en permanence, ici on a la force de l’image, la force du son et notre commentaire vient en appui. Mais on est aussi capables de se taire, de laisser vivre l’ambiance. Quand vous faites le Vélodrome par exemple, j’y étais récemment encore, il faut laisser beaucoup de place à l’ambiance et à ce qui se passe dans le stade. C’est tellement génial qu’il faut savoir aussi se taire. Cela fait partie aussi de notre métier.

Après un peu plus d’un an, quels principaux retours avez-vous pu avoir sur le dispositif Prime Video ?

Les retours que l’on a sont très positifs : les acteurs, les joueurs, les clubs, leurs dirigeants, mais aussi les dirigeants de la Ligue sont assez contents du traitement qu’on propose sur ces matchs de Ligue 1. Ce que je disais aussi précédemment et qui est assez important, c’est que tous les clubs sont traités de la même façon.. Nous recevons les acteurs en avant-match, en après-match, les entraineurs viennent beaucoup au micro pour les débriefs. On donne donc pas mal la parole et je pense que c’est quelque chose qui est apprécié. 

 

© FEP / Prime Video Sport

 

Nous sommes bientôt au premier quart environ du championnat. Quel regard portez-vous sur ce début de saison ?

Déjà dans la continuité de la saison dernière, je trouve qu’il y a un vrai changement culturel. J’avais des interrogations sur la durée de ce changement, je me demandais si cela allait se prolonger sur l’ensemble de la saison et, la saison dernière, cela a été le cas. Je trouve qu’en termes de jeu, on a des entraineurs qui sont beaucoup plus tournés vers l’avant. Plutôt que de préserver en priorité le résultat, le match nul, l’idée est quand même de marquer des buts. C’est une vraie évolution. D’ailleurs,  on le voit dans les statistiques, avec le nombre de but marqués.. On a des matchs qui sont d’excellente qualité.

Il y a un autre élément important qui change la donne cette saison, ce sont les quatre descentes. Si l’on est objectif, je pense qu’il y a une douzaine de clubs sous la menace. Ces quatre descentes conditionnent beaucoup l’état d’esprit et génèrent pas mal de stress au début de cette saison. A cela, vous ajoutez bien sûr l’interruption pour la Coupe du Monde, ce qui va faire quasiment deux saisons en une, puisque les clubs vont refaire une préparation au mois de décembre avant la reprise. C’est aussi un saut dans le vide, les clubs ne savent pas comment les joueurs qui auront disputé la coupe du monde vont revenir. Il va falloir relancer la machine après la compétition, avec des matchs qui vont s’enchainer et des rencontres en semaine. Il y a donc un stress sur cette saison très particulière mais qui rend la Ligue 1 passionnante.

En complément, il n’est pas rare également de vous retrouver aux commentaires de matchs de Ligue 2, dans un exercice légèrement différent, où vous êtes seul à l’antenne. Cela doit être très complémentaire aussi et rentre pleinement dans le cadre de l’offre Prime Video, qui se veut de plus en plus proche du football français en général…

En effet, sur la Ligue 2, on est concentré sur le commentaire du match en intégralité mais également sur des interventions dans le multiplex, ce qui rend l’exercice aussi très intéressant et assez intense. On est en liaison avec la régie à Paris, on nous prévient que l’on va entrer dans le multiplex. Il faut donc terminer proprement notre phrase sur le commentaire du match en intégralité et rentrer dans le multi avec une certaine continuité, pour ne pas avoir une coupure à l’antenne.  

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Que cela continue ! Que les gens soient contents, que tout le monde soit satisfait du produit et du travail accompli et que ça dure parce qu’on prend beaucoup de plaisir et j’espère que l’on en donne.

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Florence Coste évoque son actualité théâtrale et télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Florence,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Vous êtes de retour sur scène, à Paris, au théâtre le Ranelagh, dans la pièce « Les Muses ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de revenir sur scène ?

Oui, c’est très important pour moi de continuer à être sur les planches.  Le rythme des tournages sur « Ici tout commence » est intense mais je fais en sorte d’arranger mon planning pour pouvoir jouer au théâtre dès que possible. C’est agréable de pouvoir passer de l’un à l’autre, de traverser d’autres personnages, d’autres histoires. 

Je suis ravie aussi que l’on soit programmé à Paris parce que c’est toujours une consécration pour une pièce. On peut faire venir les copains, les gens du métier. En plus, c’est une équipe avec qui j’ai beaucoup joué donc c’est aussi une petite famille, je suis contente de les retrouver.

Plus concrètement, avec vos mots, comment présenteriez-vous ce spectacle ?

C’est une comédie écrite par Claire Couture et Mathilde Le Quellec. On est  quatre comédiennes sur scène, et on incarne des  œuvres d’art que tout le monde connaît. Il y a la petite danseuse de Degas, la Vénus de Botticelli, la Joconde de Léonard de Vinci et la Marilyn rose d’Andy Warhol qui sortent de leur cadre la nuit, quand il n’y a plus de public dans le musée. Et elles comptent bien faire entendre leurs voix car un concours les met en concurrence pour élire la plus belle œuvre du monde. 

Cela permet de traiter différents sujets comme l’image de soi, le féminisme, le beau, le beau dans le temps, la différence etc. A l’heure des réseaux sociaux et de la mise en scène de soi à tout prix, ça permet, par l’humour, d’aborder des problématiques très actuelles. Les 4 personnages sont hauts en couleurs, drôles et rafraîchissants mais permettent également de traiter un vrai fond. 

Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage, la Marilyn rose ?

C’est un rôle de composition. Elle est vraiment loin de moi, du moins je l’espère. C’est la star dans toute sa splendeur, avec un ego démesuré. Elle a besoin de prendre toute la place et elle est dans une mise en scène permanente d’elle-même. Bon, elle a aussi des côtés sympas hein : Elle apporte beaucoup de fraîcheur, d’énergie et, malgré tous ses défauts, elle est touchante car on sent chez elle une grande solitude et une grande fragilité. Dans l'œuvre d’Andy Warhol, il y a quatre Marilyn, sauf que, dans la pièce, il n’y a plus qu’elle. En arrivant, elle raconte qu’elle est partie parce qu’elle n’en pouvait plus des autres. Mais, au fur et à mesure du spectacle, on apprend que ce sont les autres qui sont parties parce qu’elle était insupportable. Elle se sent terriblement seule parce qu’elle n’arrive pas à se lier avec les gens. Ce qui est joli, c’est que, finalement, elle va réussir cette chose-là, avec les œuvres qui sont sur scène. 

 

 

Au moment de vous approprier ce personnage, avez-vous fait quelques recherches pour mieux vous renseigner ?

En tout cas, je connaissais déjà pas mal la comédienne Marilyn Monroe, j’avais lu un roman sur sa vie, j’avais vu des séries etc.  J’avais donc tout à fait l’imaginaire de ce qu’elle peut représenter, de son aura, d’un côté aussi très sensuel qu’il fallait apporter au personnage. Mais dans le cadre de cette pièce, le travail est encore plus spécifique car je n’interprète pas Marilyn Monroe mais la Marilyn rose d’Andy Warhol. Donc j’ai pu lui apporter de la folie et pousser les curseurs dans le jeu. Ce spectacle est très exigeant, déjà du fait de cette  grosse composition mais également car c’est un type de comédie particulièrement basé sur le rythme. Tout est très précis dans nos échanges, dans nos corps aussi. Il y a également des parties musicales avec des chansons en polyphonie qui ont été écrites de façon très talentueuse mais avec des voix très difficiles à apprendre. 

Ce spectacle avait été joué en Avignon avant le Covid, vous venez de débuter les premières dates parisiennes, avec une distribution qui s’enrichit. En l’occurrence, vous êtes trois sur votre rôle. Il y a donc sans doute eu un vrai travail en commun, en concertation pour l’appropriation de ce personnage ?

Ce qui est hyper important, c’est que l’on a des rendez-vous qui doivent être précis pour que, quand on change de distribution, les partenaires ne soient pas désarçonnés. On a besoin d’être extrêmement précis sur le cadre pour, ensuite, trouver notre liberté d’interprétation. On est des comédiennes différentes, on ne va pas faire la même Marilyn et faire un copier-coller. Ce qui est intéressant, c’est de s’approprier le personnage. Ça a été tout l’objet de notre  travail en amont de Paris.

Ce spectacle mélange des arts qui vous tiennent particulièrement à cœur, avec le jeu et la musique. Cela doit être très plaisant ?

J’adore le spectacle musical, je trouve que c’est génial de pouvoir s’exprimer à travers autant de disciplines différentes. Et puis ça me rappelle mes débuts. 

 

 

En complément, vous l’avez dit, vous retrouvez régulièrement les équipes de tournage de la série quotidienne de TF1 « Ici tout commence ». Là aussi, ce doit être également un plaisir à chaque fois de retrouver votre personnage de Laetitia que vous interprétez depuis un an et demi maintenant ?

Oui, j’y vais presque toutes les semaines donc c’est ma deuxième maison. J’ai un appartement maintenant dans lequel je suis installée quand je vais là-bas, j’ai ma petite famille du sud avec Axelle qui joue Kelly, Kathy qui joue Deva, Julien qui joue Zacharie, Pascal notre coach avec qui on travaille nos scènes. Ils sont devenus bien plus que des collègues de travail, ce sont mes amis. Et professionnellement, c'est une grande joie d'interpréter Laetitia. Je la trouve surprenante et fantasque. Il n'y a pas de sensation d'ennui car les auteurs trouvent toujours des situations improbables pour ce personnage. Je suis très heureuse sur la série.

Personnellement et professionnellement, elle a quand même vécu beaucoup de choses depuis dix-huit mois…

Oui, elle a connu une grosse évolution, elle a beaucoup mûri car, au début, elle faisait quand même pas mal de conneries et elle mentait beaucoup. Je pense qu’elle s’est apaisée en trouvant un endroit où s’installer et où elles peuvent enfin être heureuses avec Kelly, elle qui a toujours été déracinée. Elle rêvait que sa fille intègre l’institut et réalise son rêve, ça a marché. Elle voulait aussi une belle relation stable avec quelqu’un de sain, ça a marché un temps mais ça a été une étape importante dans son parcours. Professionnellement, elle a été promue. Elle a retrouvé aussi sa demi-sœur. C’est-à-dire qu’elle est vraiment en train de construire sa vie comme elle n’avait jamais pu le faire avant. J'aime son évolution mais aussi qu'elle garde sa fraicheur et sa fantaisie, qui font son charme et qui en font un personnage un peu à part. C'est très épanouissant  d'avoir la chance de travailler comme ça un personnage sur la durée, de l’accompagner.

Pour terminer, notons aussi un cadre de tournage sublime, qui laisse un champ des possibles très important, avec la beauté, la richesse, la diversité du lieu, sans oublier le travail de l’équipe artistique, qui est allé jusque dans les moindres détails de décoration….

Oui, c’est magnifique. Le château est sublime, on est dans de très beaux décors, c’est une chance d’avoir un aussi beau cadre de travail. La Camargue est une très belle région également. Je prends le temps d'aller découvrir les alentours dès que possible. J'adore le sentiment de déconnexion que j'ai là-bas. Je suis très citadine, j’adore Paris, j’aime son effervescence culturelle mais d’avoir ces moments de pause en pleine nature dans le sud pour tourner ITC, c’est juste parfait comme équilibre.

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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De miel et de sang : Selma Kouchy évoque la fiction inédite diffusée ce samedi 1er octobre sur France 3 !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - FTV

 

Bonjour Selma,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Ce samedi soir, nous pourrons vous retrouver en prime sur France 3 dans la fiction inédite « De miel et de sang ». Avant de revenir plus en détails sur ce téléfilm et votre personnage, on imagine déjà, à titre personnel, le plaisir et la joie que cela a dû être pour vous de participer à cette belle aventure ?

Effectivement, quand Lou Jeunet m’a proposé le rôle lors de notre rencontre, j’ai été ravie immédiatement. D’abord par son approche et son explication du personnage parce que c’était effectivement le rôle d’Anaïs Portal, une apicultrice, terrienne, femme forte mais, à la fois fragile et un petit peu trouble. Donc j’ai tout de suite rêvé de jouer ce rôle et ça a été un très très beau tournage, une très belle expérience pour moi.

En plus, le tournage a eu lieu dans une très belle région et vous êtes entourée d’un casting très sympathique…

Oui, oui, une chance incroyable ! C’est un polar, un policier, avec Nicolas Gob et Léa François. Pour ma part, plus proches aux niveaux des personnages, Eva Darlan, Sarah Saidi qui fait ma fille, ainsi que Kim Higelin. Donc, oui, un casting de camarades avec qui ça a été un plaisir de jouer.

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

Vous y interprétez, vous l’avez dit, Anaïs Portal, qui avait tragiquement perdu son mari dans un accident de bus quinze ans auparavant. Quelles ont été vos sources principales d’inspiration au moment de rentrer dans la peau de ce personnage ?

Alors, j’ai eu la chance en fait que le principe même du personnage m’aide beaucoup à rentrer en elle parce qu’elle est apicultrice. Vous l’avez dit, il y a des décors extraordinaires et nous avons tourné dans une miellerie. D’ailleurs, mon personnage dit à un moment donné « j’ai les mains dans le miel comme je les aies dans le cambouis ». Ça a été pour moi, vraiment, la trame du personnage…se fondre dans cette femme qui travaille, qui gère son entreprise, seule donc depuis le décès de son mari, qui ne compte pas ses heures mais c’est un travail de passion aussi. Ça a été une découverte, pour moi, de rentrer dans ce personnage avec ce milieu du miel. J’ai eu la chance d’être coachée par des apiculteurs de la miellerie de Sainte-Victoire, qui ont d’ailleurs été avec nous jusque sur le plateau bien évidemment parce qu’il y a vraiment des scènes que l’on a tournées avec des ruches, où ils nous ont prêté leur rucher. Avec donc ouverture des cadres…Il a fallu être coachée et j’ai pu moi-même tourner les séquences avec les abeilles. Donc c’était beaucoup de concentration pour être à la fois dans le personnage et dans l’actif, dans les vrais gestes pour essayer de transcrire au mieux ce qu’est ce métier incroyable. Evidemment avec toute la charge de la fiction à côté de cela, on a voulu retranscrire au mieux et le plus vrai possible ce métier.

C’est vrai qu’elle a un parcours de vie qui n’est pas si simple que cela à porter….Artistiquement, cela permet une diversité de palettes de jeu…

Oui, ce personnage est trouble et, en même temps, je le disais, c’est une femme forte. On est véritablement à la maison, trois générations de femmes vivent sous le même toit, la mère de mon défunt mari, moi-même et ma fille, avec évidemment tous les chocs générationnels que cela entraine. Donc il lui faut ménager sa fille qui est une ado, qui vit dans ce petit village où il y a beaucoup de passé, beaucoup de non-dits et qui veut en sortir, donc c’est le regard de la mère qui voit son enfant partir et qui, en même temps, peut comprendre et qui, peut-être, regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt. Et, en même temps, l’envie, elle, de rester où elle est parce que sa vie est dans ce village. Elle ne veut pas laisser non plus sa belle-mère, à qui elle a repris l’entreprise, elle veut continuer son travail. Donc, oui, il y a beaucoup d’émotions, il faut essayer de faire en sorte que le téléspectateur puisse les ressentir et puisse s’identifier à ce que ça peut être d’être une femme seule qui travaille et qui élève sa fille.

 

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Elle travaille dans le milieu de l’apiculture, on l’a dit. Etait-ce un domaine que vous connaissiez ? Ou sur lequel vous vous êtes peut-être davantage renseignée en amont du tournage ?

Bien sûr ! J’ai la chance, en fait, d’avoir 3 à 4 ruches dans mon jardin. Ce n’est pas moi qui m’en occupe, ce n’est pas moi qui récolte mais j’ai l’habitude de ce milieu. Quand on s’est rencontrées avec Lou, évidemment une des premières questions a été de savoir si j’avais peur des abeilles et si je suis allergique aux piqûres. C’était très important de savoir cela, étant donné qu’elle voulait au maximum tourner des scènes avec la comédienne qui serait choisie, sans avoir besoin de doublure. Du coup, je lui ai dit que je n’avais pas peur et que je n’étais pas allergique. Donc, oui, je n’étais pas totalement novice mais, dans la miellerie, j’ai eu une demi-journée, avant le tournage, avec les apiculteurs de la région pour manipuler les fameux cadres. Ils m’ont expliqué qu’il fallait, le jour du tournage, éviter de porter du parfum, ne pas s’affoler ou s’angoisser et puis s’éloigner du plateau dès qu’on sentait une émotion forte ou une peur un panique monter. Pour éviter qu’elles ne le sentent et puis possiblement qu’elles n’aient pas envie de nous piquer. Mais cela n’a pas été le cas, ça s’est très bien passé. La production avait aussi, de toute façon, mis en place tout un protocole, l’équipe était aussi en combinaison, il y avait un médecin sur le plateau donc nous étions dans des conditions de sécurité totale.

 

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C’est, en tout cas, une fiction très riche, intense en rebondissements, en suspense mais aussi forte en émotions, où des thèmes très variés sont abordés….

Oui, tout à fait ! Le point de départ est un meurtre lié aux abeilles, ce qui va engendrer la venue au village d’un membre de l’OCLAESP, l’Office Centrale de Lutte contre les Atteintes à l’Environnement et à la Santé Publique. C’est un membre de la police judiciaire que l’on connait moins et qui a trait à l’ensemble des atteintes qui peuvent être portées à la santé publique ou à l’environnement. Ce personnage qui va revenir est, en fait, un ancien enfant du village, de là vont en découler des rebondissements par rapport au passé. Il avait quitté le village après un accident qui avait plongé le lieu dans la douleur. Tout cela va remonter, sous fond d’intrigue du meurtrier à retrouver donc, oui, c’est très riche en émotions et en rebondissements.

On le voit très largement tout au long du téléfilm, les images sont magnifiques, alternant notamment des plans larges et des gros plans, pour permettre aux téléspectateurs une plus grande immersion encore.

Oui, c’est le fabuleux travail de Lou Jeunet, la réalisatrice, qui voulait montrer effectivement cette sublime région dans laquelle nous étions. Nous avons tourné entre Aubagne et Aix. On a eu un temps, en plus, magnifique, on a fait beaucoup beaucoup d’extérieurs avec les abeilles. Lou tenait à cette atmosphère de village comme point de départ et elle a réussi à montrer cela merveilleusement, avec son chef opérateur aussi, sans oublier toutes les équipes sur place. Oui, je crois que ça rend un film superbe !

 

© François LEFEBVRE - FTV

 

En conclusion, quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

Il va y avoir aussi la diffusion d’un « Meurtres à Nancy » le 15 octobre prochain, dans lequel je joue une commissaire-priseur, donc rien à voir et c’est la chance de ce métier de passer d’un rôle à un autre, de pouvoir s’immerger dans des domaines complètements différents, de découvrir des choses que je ne connaissais pas particulièrement non plus. C’était une grande chance, d’un commissaire-priseur, on a plutôt l’image d’un monsieur en costume et, là, retrouver une femme dans ce rôle, c’était un vrai plaisir. J’ai beaucoup de chance d’avoir tourné ces deux projets, je suis très heureuse !

Merci, Selma, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Plus Belle La Vie : Interview croisée entre Marie Mallia et Florian Lesieur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie, bonjour Florian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve au festival 2022 de la fiction TV de La Rochelle. Ce doit certainement être une joie pour vous d’être présents ici, afin de rencontrer votre si fidèle public…

Marie : Oui ! Pour Florian et moi, c’est d’ailleurs une première, c’est spécial et c’est fou. On reçoit généralement beaucoup de messages mais, là, il y a vraiment beaucoup beaucoup beaucoup de gens qui viennent te voir et c’est hallucinant de voir tout cet amour que l’on reçoit. Cela fait super plaisir, pour ma part, de faire mon premier festival avec « Plus Belle La Vie », dont c’est le dernier en fait. C’est super chouette !

Florian : Pour ma part, c’est hallucinant ! Il y a une flopée de gens, à chaque endroit où tu marches dans la rue. Je pense, honnêtement, sans abuser, que, depuis le début, j’ai dû croiser 200 à 300 fans…On mesure l’impact que cette série a sur la société et la France. On est sur une moyenne de 2 millions donc c’est assez hallucinant ! Le fait de faire notre premier festival avec la première série qui nous a embauchés, oui, c’est assez gratifiant. Je ne me voyais pas faire mon premier festival avec une autre équipe que « Plus Belle La Vie », je suis vraiment heureux. Là, il y en a plein d’autres qui vont arriver – on se le souhaite – mais ce ne sera plus avec PBLV. Donc c’est bien, premier festival avec la première expérience !

Justement, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

Florian : C’est bien dommage je trouve, ce sont beaucoup de moments captés derrière un écran. C’est vrai, il n’y a pas beaucoup d’interactions, on nous demande surtout des photos ou des autographes…Après, ils savent qu’on est pressés aussi…Pour les plus audacieux qui essaient de nous parler, c’est « merci de prendre le temps de nous répondre et de signer des autographes », « merci d’avoir égayé nos soirées à 20h 20 pendant, nous, 2 ans et demi et pendant 18 ans pour les autres ». Donc c’est plutôt des « merci ». Après, il y en a, c’est de l’admiration et c’est toujours un peu spécial…

Marie : J’ai adoré ce qu’a dit FlorianJ.

 

 

En deux ans et demi, vos personnages ont beaucoup grandi et vous avez eu l’opportunité d’aborder de nombreux sujets de société…

Marie : Oui ! Pour ma part, mon personnage s’est construit autour de l’écologie donc, oui, beaucoup de thèmes mais toujours avec ce fond de conviction assez intéressant qui m’éduque vachement sur le sujet. Pour Lola, je vois des problèmes de famille, des histoires d’amour pour lesquelles je n’ai même pas de mot et beaucoup beaucoup d’amour pour la nature, les animaux et tout ce qui va avec.

Florian : Pendant deux ans, je pense que Noé a quand même pas mal été troublé par les relations amoureuses surtout. C’est très bien, c’est un registre que j’aime, qui me plait beaucoup. J’ai eu 5 copines…non, c’est Lola qui a vraiment marqué mon passage mais je ne vais pas toutes les citer, il y en a eues pas mal, surtout que l’on a expérimenté le poly-amour. Donc je dirais la vie d’un adolescent assez simple, Noé est quelqu’un d’assez simple et il a été un peu submergé par cette découverte de l’amour. Il est tombé sur des filles aux caractères forts, qui avaient des combats, auxquels il prenait à chaque fois parti. Donc il a participé au combat du poly-amour, à la contraception avec Betty, il y a eu l’écologie. Voilà, je passe par plein de choses, ce n’est pas mon personnage qui est, à chaque fois, le déclencheur de cette prise de conscience mais je trouve que c’est un bon camarade, ce Noé.

Marie : Je pense que c’est très bien aussi : je vais prendre l’exemple de l’arbre, sans tout le soutien que Noé a apporté à Lola, ça n’aurait peut-être pas été pareil. Il lui a vraiment facilité les choses à ce moment-là donc c’est très important d’avoir des Noé. Certes, Lola était l’élément déclencheur de l’arbre, c’est elle qui est montée mais c’est lui qui a vaincu son vertige tous les jours pour lui amener à manger et pour qu’elle ait un grand confort…Et c’est un gros canaaard J.

 

 

Vos personnages ont grandi avec vous mais sans doute que vous aussi avez grandi avec eux…

Florian : Je dirais qu’il n’y a plus rien à voir avec notre arrivée il y a deux ans et demi. Déjà, physiquement…Le Noé d’il y a deux ans et demi, c’est l’innocence, c’est la joie de l’enfance. On est toujours des enfants et on le restera mais il y avait quelque chose de très enfantin. Je ne vais pas parler de tristesse d’avoir perdu cela parce que c’est normal, c’est l’évolution, on grandit mais il y a toujours une espèce de nostalgie quand on regarde ces moments qu’on a passés et qu’on se dit en fait qu’on est diamétralement opposé à qui on était alors. En fait, il y avait une espèce de magie quand on est arrivés et ce n’est pas qu’elle se perd mais, avec le rythme monstrueux que l’on a, on laisse un peu de côté la magie pour laisser place au travail et à l’appétit d’aller toujours plus loin. Oui, ça m’a changé dans la vie : ça nous a appris énormément, on a d’autres rôles, je fais une autre série, elle est dans « Les combattantes », on est dans des courts-métrages…Voilà, ça nous a appris plein de choses et, humainement parlant, c’est monstrueux. J’en parle avec les anciens qui sont là depuis 18 ans, je prends  des baffes à chaque discussion, c’est un récital de bienveillance et d’apprentissage avec eux. Voilà, j’ai très bien changé et je suis heureux de cela.

Marie : Dans mes premiers jours sur « Plus Belle La Vie », j’avais vraiment très peur. Ma toute première séquence était avec le réalisateur du dernier prime, ce qui était assez émouvant pour moi. Sur cette séquence, j’étais sur la place du Mistral et je n’avais absolument rien à dire de spécial mais je sais que, quand j’ai dû le dire la première fois, aucun son n’est sorti de ma bouche : ma bouche s’est ouverte mais seul un léger souffle est sorti, c’est tout, on n’avait rien entendu. Après, on a de super partenaires qui nous prennent de suite sous leur aile. Je parle de « Plus Belle » mais aussi de toutes les autres choses que j’ai faites. C’est super ! Oui, comparé à il y a deux ans, je ne sais pas si on est excellents maintenant, en tout cas bien plus qu’il y a deux ans parce qu’il y a une prise de confiance. Il y a deux ans, non seulement on avait peur mais on était aussi dans l’euphorie du truc : tu fais, t’es content, tu ne sais pas ce que ça va donner mais, là, c’est plus mécanisé, on travaille beaucoup, on a l’habitude de cela, on aime cela et, oui, au bout d’un moment, quand tu as pris le rythme, dès fois tu es dans le tourbillon, tu es fatiguée et tu ne sors pas avec tes potes le soir, contrairement au début. C’est autre chose mais c’est très bien, on a vachement évolué avec tout ça et c’est super !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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