Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

television

Canal+ / Formule 1 : Franck Montagny nous partage sa vision sur la saison 2026 à venir !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Franck,

 

Quelle joie de nous entretenir avec vous ! 

 

La saison 2026 de Formule 1 démarrera officiellement dans quelques jours. On imagine toute l’impatience que cela doit être actuellement pour vous ?

 

Oui, carrément ! Pour la simple et bonne raison que c’est une toute nouvelle année, avec une révolution au niveau de la technologie et de la mécanique. Clairement, c’est mon rôle, d’essayer d’expliquer, de détailler, de décortiquer, de rendre cela le plus compréhensible possible à nos téléspectateurs. Donc je suis très impatient d’aller me retrouver devant les voitures, à côté des voitures, de pouvoir les toucher, même si, cette année, je toucherai un petit peu moins parce que je me suis un peu fait tirer les oreilles l’année dernière. Cela va être très intéressant, passionnant, excitant, même si, au début, je sais qu’il y a plein de gens qui vont dire “Oui, mais ça, ce n’est pas la Formule 1 !”. La F1 évolue, le monde évolue et je pense que c’est important d’avoir des nouvelles règles pour essayer de matcher l’évolution du monde comme ça.

 

Il vous faudra être très vulgarisateur, du coup, pour les abonnés….

 

Complètement ! Mon but n’est pas qu’expliquer qu’il y a 4 kilowatts ou 4 méga joules qui rentrent dans le MGUT. En fait, je veux que ma maman comprenne, c’est aussi simple que cela ! Quand elle regarde la télé, je veux qu’elle se dise “Waouh”, “Quand les ailerons se ferment, ça veut dire qu’il est en train de recharger la batterie et qu’il va avoir plus de puissance”. On va essayer d’en parler un petit peu comme si on parlait d’un “Mario Kart”, parce qu’il y a plein de nouveaux boutons et qu’il va falloir les utiliser : le mode attaque, le mode défense, le mode aéro-active, …Tout cela ne veut rien dire si on n’explique pas un petit peu aux gens donc on va travailler là-dessus, on va trouver les bons mots et on va se faire confiance pour vous faire découvrir tout ce que c’est la nouvelle Formule 1 !

 

L’hiver a certainement été très intense, pour vous préparer au mieux ?

 

Exactement ! Après, on connaît la réglementation, on la lit mais elle est très technique donc il faut aussi la visualiser sur place. Moi, je me sers de l’image pour vous expliquer devant la télé donc si je ne peux rien montrer, ça ne sert à rien que je vous raconte des trucs….Si je parle, à ma maman, de batterie et de charge, elle n’y connait rien, à part dans la Zoé, où elle met la prise et puis voilà. Le but du jeu est quand même là ! Je sais qu’il y a de plus en plus d’experts de la Formule 1, qui connaissent le monde de la F1 de plus en plus et ces gens-là n’ont pas besoin de moi, ils savent, ils vont chercher l’information. Moi, je veux parler à la majorité des gens : on va aller voir les ailerons, on va évoquer le fait que c’est hydraulique, que ça tombe à certaines vitesses, on va aller voir les lignes sur le circuit pour voir à quel moment ça se fait et puis, on va regarder le volant pour se dire que, “là, quand ça descend, la batterie, derrière, commence à recharger, ce qui fait qu’ici, il va y avoir une lumière et qu’il va pouvoir activer ce bouton-là pour avoir plus de puissance”…On va essayer de rentrer dans ce côté-là, on va essayer de rendre quelque chose de très compliqué presque simple…Essayer !

 

Au début, il y aura certainement un côté “Jeu du chat et de la souris” avec les écuries ?

 

Oui ! C’est déjà très compliqué alors qu’on n’a pas commencé ! On a des problèmes avec les moteurs, on a des problèmes avec le châssis, on a des problèmes avec beaucoup de choses et, aujourd’hui, ça va être difficile d’aller chercher les bonnes informations. En plus d’essayer d’expliquer correctement et d’être pédagogue le plus possible, il va falloir aussi arriver à avoir des détecteurs de mensonges avec les écuries. Même si on est copains avec eux, on le sait, pour l’instant, on ne peut pas discuter avec eux…Ils nous le disent clairement, “Ne viens pas me poser de questions parce que je vais être obligé de te mentir”. Voilà, c’est un petit peu compliqué mais on sait rentrer par les portes 🙂.

 

Un mot sur les pilotes français…Isack rejoint l’écurie Red Bull. Finalement, n’est-ce pas le meilleur moment pour le faire ?

 

C’est parfait, c’est exactement le bon timing ! Il va rentrer dans une saison où il n’y a personne pour le juger, la voiture est toute nouvelle, elle sera bonne ou pas bonne, peu importe…En tout cas, ce que l’on sait, c’est que Max Verstappen est le meilleur pilote de la planète pour l’instant, il n’y a pas mieux, en termes d’énergie qu’il donne à l’équipe, de leadership, de pilotage…Franchement, il n’y a pas mieux donc Isack a une chance inouïe de pouvoir attendre et de pouvoir faire l’aspirateur sur un Max Verstappen au moins toute une année. C’est ultra bénéfique pour lui ! Il faut juste, mais je sais qu’il le fait dans cette optique-là, ne pas se prendre pour un champion, il n’a rien gagné encore, l’autre a gagné donc apprends, ne penses pas à le battre tout de suite et tout ira bien !

 

Quid de Pierre Gasly, avec le moteur Mercedes ?

 

Il a une grosse opportunité : une Alpine, avec un moteur Mercedes derrière, une suspension Mercedes, une boîte de vitesses Mercedes…C’est la moitié d’une Mercedes ! Donc, maintenant, les gars, il va falloir nous montrer ! On sait que Gasly va vite, c’est un des meilleurs pilotes, on sait que le moteur Mercedes est le meilleur moteur du plateau…Voilà, la solution est toute trouvée ! Si ça ne fait pas des podiums, je ne comprends pas !

 

Que peut espérer Esteban Ocon de son côté ?

 

Il a pris un coup de pression pendant l’hiver par rapport à son écurie, ils ont dit qu’ils espéraient mieux. Là, il va falloir qu’il pousse mais j’ai l’impression, d’après les premiers tests, que la voiture est quand même très bien née. Le moteur fonctionne bien, on le sait, Ferrari a fait sa meilleure entame de championnat, et je pense qu’il a une belle année devant lui, je l’espère en tous les cas, il le mérite !

 

Pourrons-nous vous retrouver, sur quelques grand prix, aux commentaires avec Julien ?

 

Je ne crois pas…Je parle trop vite et je suis trop excité, je crois !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

 

De profiter, de m’éclater, de relever le challenge de pouvoir vulgariser et faire comprendre au plus grand nombre ces nouveautés et d’arriver à faire aimer cette nouvelle Formule 1 parce que, pour l’instant, j’ai l’impression que ce n’est pas gagné !

 

Merci, Franck, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Canal+ / Formule 1 : Laurent Dupin évoque la nouvelle saison, qui démarre en Australie début mars !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Laurent,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

A quelques jours de la reprise officielle de la saison 2026 de Formule 1 sur les antennes de Canal+, on imagine sans doute toute l’excitation que cela doit être pour vous ?

 

Chaque saison est toujours excitante parce que, quand on est passionné, on a toujours envie que ça reprenne ! Je me souviens, quand j’étais adolescent, je comptais les jours avant les premiers essais et les premiers grands prix donc je suis toujours un petit peu comme cela ! Cette année, c’est renforcé par le fait qu’avec le nouveau règlement, il y a beaucoup de points d’interrogation et on n’est pas à l’abri d’une bonne ou d’une mauvaise surprise, si une écurie domine…D’être dans cette phase d’incertitude est assez cool et on a hâte d’être à la qualification à Melbourne : je veux voir le résultat, je veux voir ce que ça donne !

 

Les équipes Canal, dans ce contexte, se devront d’être dans la pédagogie, pour accompagner les téléspectateurs….

 

C’est un vrai défi, de réussir à comprendre, déjà nous, tous ces systèmes. On a l’impression que même les pilotes et les ingénieurs sont encore en phase de découverte donc il faut que nous comprenions pour avoir les bonnes explications dans l’instant. Après, il y aura forcément des moments, en début de saison, où ce ne sera pas évident : pourquoi, d’un seul coup, un pilote s’effondre, ou non ? Le DRS était très visuel, on voyait bien quand un pilote l’utilisait ou pas mais, là, aujourd’hui, on ne saura pas forcément s’il utilise son mode “Overtake” pour doubler. Donc il faudra réussir à tout comprendre pour bien lire la course et l’expliquer, tout en francisant les termes - on essaie toujours d’éviter les mots en anglais. Donc ça fait partie du défi mais c’est aussi notre boulot ! Et puis, c’est excitant de se demander comment s’y prendre pour comprendre et comment récupérer les informations auprès des pilotes et des ingénieurs.

 

Vous qui êtes habitué à être au plus près des pilotes, il vous faudra essayer d’aller capter la bonne information, dans le contexte actuel que vous rappeliez…

 

Entre la langue de bois, le bluff, le fait de mettre la pression sur l’adversaire ou de vouloir attirer le regard de la FIA sur un concurrent…Après, il y a aussi le langage corporel et je sais, par exemple, dans la zone des interviews, quand les pilotes arrivent après une qualification ou une course, qu’on peut comprendre quelque chose en les observant, quand ils échangent trois mots avec leur fisio, avant de venir au micro où, là, ils peuvent se transformer…Les quelques secondes précédentes peuvent nous permettre de comprendre certaines choses !

 

Le français Isack Hadjar rejoint le quadruple champion du monde Max Verstappen chez Red Bull. Ne serait-ce finalement pas le meilleur moment pour le faire ?

 

Ce qui est bien, avec une nouvelle génération de voitures, c’est qu’on repart presque de 0, même si l’expérience est toujours utile en F1. Donc le déficit d’expérience par rapport à Verstappen s’étiole un petit peu. En revanche, il n’y a rien qui garantit que la Red Bull soit performante…L’année dernière, c’était quasiment la meilleur voiture en fin de saison mais si, là, la Red Bull n’est que la quatrième ou cinquième force du plateau, cela voudrait dire qu’Isack pourra jouer, au mieux, entre huitième et douzième et il ne faudra pas percevoir cela comme une déception. Donc il faut quand même être prudent par rapport aux attentes autour de lui. Lui, je trouve, aborde cela avec humilité, en disant qu’il ne va pas battre Verstappen, que le but est déjà de l’observer et de s’en approcher. S’ils sont neuvième et dixième, ce sera quand même pas mal s’il est proche de Verstappen. Après, si Max gagne des courses et que c’est plus dur pour Isack, on pourra commencer à se poser des questions, comme on l’a fait avec ses prédécesseurs dans cette deuxième Red Bull.

 

En parallèle, “Inspecteur Dupin” est de retour, avec Jean Alesi notamment. Cet exercice doit être très différent mais aussi très complémentaire pour vous ?

 

Oui ! Je ne suis pas acteur donc je pense que, parfois, je suis un peu grotesque en essayant de faire le méchant flic…Mais, en fait, c’est aussi un temps long ! Souvent, sur les grands prix, on a deux à trois questions au pilote, ça va vite, c’est à chaud….Là, à la fin, l’épisode fait 45 minutes mais on a tourné une heure un quart donc, en fait, ça laisse vraiment le temps d’aller gratter des anecdotes ou de prendre, justement, son temps. La forme est un interrogatoire mais ce n’est pas tout le temps agressif, ça donne aussi le temps à Jean de revenir sur des moments clé de sa carrière, en longueur, ce que l’on ne peut pas faire dans nos émissions en direct. Ceux qui connaissent Jean vont, je pense, adorer parce qu’il est sincère et amusant, et ceux qui vont le découvrir vont aussi découvrir une certaine période de la F1, qui était très différente de la période actuelle. 

 

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour cette nouvelle saison à venir ?

 

Il faut toujours séparer ce qui se passe en piste, parce que l’on n’est pas trop responsable mais, si on parle de la piste, ce serait bien qu’il y ait une équipe différente victorieuse à chaque grand prix et qu’il y ait du suspens sur l’ensemble de la saison. Après, à nous, c’est de bien intégrer nos quelques innovations de cette année, dans les reportages que l’on veut faire, et avec également l’arrivée de Doriane Pin dans l’équipe - on devrait aussi avoir parfois Théo Pourchaire et Victor Martins, donc on a fait rentrer des forces vives et des plus jeunes, qui ont 25 ans de moins que moi. Et de continuer à avoir ce niveau d’exigence et de qualité pour nos abonnés ! C’est un sacré défi !

 

Pour vous, il y aura aussi quelques week-ends moto…

 

Oui, pour aller aussi voir comment ça se passe, apporter des idées, en prendre ! Dans nos bureaux, à Canal, on est tous ensemble, les sports mécaniques : les gens de la moto et les gens de la F1 ! Donc se mélanger un peu plus aussi sur site ne peut que nourrir tout le monde et ne peut qu’être bénéfique !

 

Merci, Laurent, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France 2 / L'art du crime : Aude Candela nous en dit plus sur Louise, personnage qu'elle interprète dans l'épisode inédit de ce lundi 23 février !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Aude,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver, ce lundi 23 février, en prime time, dans un épisode inédit de “L’art du crime”, “Mourir avec Cézanne”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui ! Le tournage était lointain pour moi, c’était il y a presque un an…Vous savez, il se passe beaucoup de temps avant la diffusion mais j’ai le souvenir d’une très bonne ambiance sur le plateau. Surtout, j’étais très contente de retrouver la réalisatrice, Anne Pejan, parce que j’avais déjà tourné avec elle dans “Meurtres à l'île de Ré”, il y a très longtemps. A l’époque, elle était première assistante et on avait vraiment bien sympathisé. Du coup, quand j’ai su que c’était elle qui réalisait, j’étais encore plus contente d’avoir obtenu le rôle…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting….

 

C’était très agréable ! Après, j’ai joué la morte donc il y a plein de moments où je ne pouvais pas vraiment être en interaction avec les acteurs principaux…

 

…et de tourner dans de magnifiques cadres…

 

J’ai tourné à Paris, dans un joli décor. Ils avaient trouvé un vrai atelier de peintre, qui était très joli, que les décorateurs avaient, en plus, évidemment amélioré pour le tournage. 

 

Il est vrai que le succès de cette série ne se dément pas…

 

Oui ! Mes parents sont fans de cette série donc ils étaient très très contents que je joue dedans. C’est vrai que c’est toujours agréable de jouer dans une série qui est suivie par beaucoup de gens et, encore plus, quand ce sont des proches qui la suivent !

 

…Autour de sujets artistiques et historiques, qui passionnent les téléspectateurs…

 

Je trouve que cette série est super pour cela, à savoir qu’elle permet toujours de découvrir un peintre et, du coup, ou de rafraîchir notre culture générale, ou de l’étayer. Ce programme, en cela, est vraiment original par rapport à d’autres séries policières.

 

 

 

 

Quel regard portez-vous sur Louise Perec, votre personnage ?

 

Ce que j’ai aimé de ce personnage, c’était, justement, son côté artiste, son côté très amical - ses élèves l’aiment bien -, son côté chaleureux et facile d’accès. Après, j’ai surtout eu des flashbacks à jouer, notamment le moment où je comprends certaines choses…C’était intéressant de jouer ce personnage qui, à priori, a plutôt confiance dans les gens qu’il côtoie, et qui doit, d’un coup, dissimuler quelque chose pour ne pas que la personne qu’il soupçonne ne se rende compte qu’il a des soupçons. 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Non, je ne me suis pas inspirée de quelqu'un en particulier ! Je l’ai prise comme je l’ai sentie en lisant le scénario et avec aussi ce que m’a donné comme indications la réalisatrice. 

 

Peut-être aviez-vous (re)visionné certains épisodes pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère du programme ?

 

Oui, j’avais quand même regardé des épisodes, pour voir un peu le registre de jeu, le style et l’esthétique. C’est un guest donc il y a quand même moins de construction du personnage que les récurrents, qui ont plus le temps de jouer dans un certain registre. Le duo est un bon duo, il y a une touche humoristique dans leur interprétation et, pour le coup, il n’y avait pas de place pour cela pour mon personnage.

 

 

 

 

Sans doute êtes-vous impatiente de découvrir le rendu final ainsi que les retours du public ?

 

Oui, oui, j’espère que l’épisode aura autant de succès que les autres, ou plus ! J’ai hâte de voir…

 

Cette fois-ci, l’histoire tournera autour du célèbre peintre Cézanne, emmenant les téléspectateurs entre Paris et Aix-en-Provence…

 

Oui, en plein hiver, ça va faire du bien de voir ce soleil aixois !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Dernièrement, j’ai tourné dans “Ca va bien se passer”, avec Mathieu Madénian, qui est un épisode pilote. On espère qu’il remportera suffisamment d’audiences pour que ça devienne ensuite une série…En 2025, j’ai pas mal tourné, notamment dans “Tom et Lola”, qui a déjà été diffusé. Mais aussi dans “Disparition inquiétante”, à venir et “Crimes à Cluny”, ainsi que dans “Alex Hugo”. 

 

Merci, Aude, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Faïza Younsi évoque ses différentes interventions à l'antenne, sur France 24 et LCI !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Faïza,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 24, mais aussi ceux de LCI, peuvent régulièrement vous retrouver à l’antenne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! A chaque fois, c’est vraiment une grande excitation et beaucoup de bonheur ! J’y vais dans la joie : c’est vrai que je suis heureuse quand je prépare mes chroniques ou mes sujets. C’est une chance, d’abord parce que j’aime ce métier et aussi de pouvoir creuser des sujets que j’ai réussis à repérer. Le fait de retrouver les équipes que j’aime beaucoup, aussi bien à LCI qu’à France 24, est plaisant. Et puis, après, l’adrénaline du direct, de retrouver les autres chroniqueurs et les présentateurs de tranches est, en effet, à chaque fois, une grande joie !

 

D’intervenir sur ces deux médias-là vous permet, sans doute, une certaine complémentarité ?

 

Absolument ! Sur France 24, on est vraiment sur de l’actualité internationale, il ne faut jamais oublier que l’on s’adresse évidemment au public français mais aussi et principalement aux publics étrangers…Sur LCI, la diffusion est uniquement nationale. Quand il y a une chronique éco, les sujets peuvent aussi se croiser ou se ressembler. 

 

En dehors du studio, à France 24, on est plusieurs chroniqueurs dans un même grand bureau : le chroniqueur français, le chroniqueur arabophone, le chroniqueur anglophone, c’est drôle, ça parle toutes les langues et ça met une ambiance un peu spéciale, c’est rigolo !

 

La diversité des thèmes et sujets que vous évoquez doit être certainement très enrichissante ?

 

Tout à fait ! Je présente des journaux, je fais aussi des chroniques éco, ce sont mes deux casquettes et, lorsque je fais des chroniques éco, ce qui est particulièrement intéressant avec cette matière, c’est que l’on peut aussi bien capter le public en allant chercher des sujets qui relèvent de la macro-économie, mais qui vont avoir un impact direct pour les gens, ou alors en s’intéressant à des sujets de consommation, qui sont d’une richesse incroyable. A chaque fois, même sur un sujet qui n’est pas forcément hyper sexy sur le papier, je me demande comment je peux accrocher les téléspectateurs, comment ça peut leur parler, à quelles préoccupations du quotidien ça peut répondre…Quand on arrive à cela, c’est beaucoup mieux parce que ça parle tout de suite, même si le sujet peut paraître lointain. Donc, oui, il y a vraiment une richesse et une diversité dans les thèmes. J’adore cette matière !

 

J’aime beaucoup également présenter les journaux et, là, évidemment, c’est la surprise chaque matin. Dans tous les cas, même quand je ne suis pas en contrat, il faut suivre les sujets tous les jours donc je lis la presse au quotidien, je me renseigne et, dès fois, je prends des notes pour des sujets éventuels. Je dois tout le temps être à jour, d’autant plus que l’on peut m’appeler le matin pour travailler le soir-même…C’est très rare mais ça peut arriver, donc il faut toujours être prêt ! 

 

Probablement aussi qu’en approfondissant certains sujets, vous vous enrichissez vous-même également ?

 

C’est tout à fait ça ! On ne peut pas parler d’un sujet si on ne le comprend pas ou, alors, on ne sera pas bon…J’apprends tous les jours, en fait, parce que, effectivement, il y a des sujets sur lesquels je suis moins pointue donc que je vais devoir creuser. Même si je ne restitue pas un sujet en détail ou dans sa complexité, parce que ça n’a pas de sens sur des chroniques de trois à quatre minutes, je dois, moi, le savoir, ça doit être présent dans ma tête, je dois bien connaître le thème. Donc cela me force à apprendre tous les jours ! 

 

En économie, c’est marrant, il y a parfois des termes que tout le monde ne connaît pas, ce qui est normal mais il faut quand même trouver un moyen d’en parler sans dénaturer le sujet, tout en restant clair. Cela me tient à cœur de m’adresser à tout le monde !

 

Vous l’avez dit, le timing est concis, il faut donc, en peu de temps, être précis, tout en apportant de la valeur ajoutée…

 

On ne peut évidemment pas tout dire sur un sujet. C’est très personnel mais, à chaque fois, je me dis que si j’ai donné envie à certaines personnes d’aller plus loin et de se renseigner, c’est déjà gagné ! Je trouve génial de réussir à interpeller les téléspectateurs…C’est, pour moi, un objectif !

 

On peut imaginer que le temps de préparation est, lui, très long ?

 

Le temps de préparation est énorme. Déjà, comme je le disais, c’est un travail qui se fait au fil de l’eau, il faut suivre ces sujets tout le temps et, après, souvent, on parle des sujets la veille, avec les rédacteurs en chef. Je regarde ensuite sous quel angle je peux le traiter et, le jour J, par contre, si l’actualité le nécessite, on peut être amené à reporter le sujet. 

 

Une fois la diffusion passée, aimez-vous revisionner votre intervention ?

 

Je regarde toujours ! Comme cela, ça me permet de voir si c’était intéressant et bien raconté. C’est le conseil que je donne, à chaque fois, aux jeunes. Ce n’est pas toujours évident de se regarder mais il faut le faire, c’est comme cela que l’on progresse.

 

Recevez-vous des messages et retours de la part des téléspectateurs ?

 

Tout le temps ! Dès que je peux, je partage mes interventions sur Instagram et Facebook. Je reçois des messages de gens qui étaient intéressés par le sujet et qui réagissant, ou de gens simplement contents de me voir à l’antenne. Cela me fait hyper plaisir et me touche beaucoup ! En plus, il y a un noyau dur qui me suit depuis très longtemps donc c’est vraiment chouette !

 

D’ailleurs, si l’on revient à l’origine de votre parcours, d’où vous vient cette passion du journalisme ?

 

Je suis curieuse de tout. En grandissant, je me disais que je voulais être “dans la vie”, dehors, pouvoir parler, être présente là où il se passe quelque chose. Mes parents ont toujours énormément suivi les informations, on regardait ensemble, en famille, le journal télévisé et, d’ailleurs, ça donnait lieu à débat derrière, on en parlait beaucoup. J’ai grandi avec les infos à la télé ! 

 

Bizarrement, je n’ai pas commencé par faire cela mais par une école de commerce. Au bout de trois ans, j’ai préféré ne pas renoncer à mon rêve de devenir journaliste et je me suis formée au CFPJ. J’ai commencé en étant enquêtrice sur M6 puis sur TF1, avant de faire des reportages à France 3, en région. 

 

Justement, d’avoir été sur le terrain doit être très aidant, aujourd’hui, en plateau ?

 

Oui ! Je suis très très contente d’avoir commencé par faire du terrain et des reportages. C’est tout à fait complémentaire : quand je présente des journaux, je suis en bout de course, à la fin mais j’ai parfaitement conscience du travail qui a été fait par les équipes sur le terrain, je mesure à quel point ça peut être difficile parfois parce que je l’ai fait. C’est donc très complémentaire et c’est ce qui fait la force d’une rédaction. 

 

Que peut-on, ainsi, vous souhaiter pour la suite de votre déjà beau parcours ?

 

J’aimerais continuer cela pendant très longtemps, jusqu’à la retraite ! J’adore mon métier, j’adore faire ces chroniques parce que l’économie est vraiment un domaine que j’aime beaucoup. Cela me plait aussi énormément de présenter des journaux. Je suis très heureuse comme cela ! Après, dans l’idéal, j’aimerais bien intégrer une rédaction sur le long terme mais ça viendra quand ça viendra…

 

Merci, Faïza, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Romane Portail évoque sa belle et très variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Romane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver, à partir du 12 février prochain, dans la nouvelle saison de la série “Léo Mattéï - Brigade des mineurs”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! On m’avait toujours parlé du fait que les séries, par leur récurrence, créent vraiment une famille et, là, c’est vrai qu’avec ce programme, j’expérimente pleinement cela. Chaque année, je retrouve tous les comédiens mais aussi toute l’équipe technique, ainsi que les maquilleuses et les coiffeuses…On se raconte tous nos petites histoires de ce qui s’est passé dans l’année et de ce qu’il y a à venir. C’est assez agréable, en fait, de retrouver un univers que l’on connait, un peu comme au théâtre, où c’est aussi une vraie équipe. C’est d’autant plus appréciable à l’image, où c’est assez rare ! En plus, il y a eu de nouveaux personnages ces dernières années, qui sont des acteurs absolument adorables. On a cette saison, par exemple, Vincent Desagnat, qui est un comédien incroyable et qui, humainement, est absolument merveilleux donc c’est vraiment agréable, chaque année, de se retrouver tous ensemble.

 

Vous tournez dans le sud, en région marseillaise…

 

Le fait d’aller dans le sud en plein hiver est très agréable. Après, on tourne à Port-de-bouc, qui est quand même une des villes les plus polluées parce qu’il y a beaucoup d’usines donc ce côté-là est un peu moins appréciable…Mais c’est vrai que le sud, les montagnes et le soleil, en plein hiver, font beaucoup de bien ! La production est vraiment chouette : quand j’ai eu mon bébé, ils m’ont pris un appartement qui était vraiment juste à côté du plateau de tournage, je faisais les aller-retours pour aller le récupérer à la pause déjeuner…Il y a un côté familial, où il s’adaptent vraiment à l’humain !

 

La fidélité du public ne se dément pas, ce qui doit vous faire particulièrement chaud au coeur ?

 

Chaque année, je suis agréablement étonnée que les saisons se poursuivent. Oui, c’est un bel accueil du public !

 

Les thèmes abordés sont rares en télévision et s'inscrivent pleinement dans les préoccupations du moment…

 

On a beaucoup de séries policières en France mais je pense que c’est la seule sur ce créneau de brigade des mineurs. C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses à dire…Jean-Luc Reichmann et sa femme, Nathalie Lecoultre, qui réalise les épisodes, ont eux-mêmes une grande famille et, pour eux, c’est très important, justement, de pouvoir prévenir des potentiels accidents ou des dérives à l’adolescence. C’est important, au delà du divertissement !

 

Le fait de retrouver chaque année votre personnage vous permet sans doute une palette de jeu toujours plus large et plus variée…

 

Sur un unitaire, en général, le personnage est quand même pas mal développé, dans le sens où il a vraiment un arc alors que, là, il y a d’autres aventures à chaque épisode. Ce qui fait que la brigade n’est pas forcément nécessairement énormément développée de saison en saison. Dans les premières années, mon personnage était en couple avec Alexandre Achdjian, l’année dernière j'étais avec Stomy Bugsy et, cette année, Stomy n’est plus avec nous et c’est Vincent Desagnat qui nous a rejoint. Mon personnage a eu moins d’évolution mais je dirais qu’il reste toujours fidèle à lui-même. 

 

Justement, quel regard portez-vous sur votre personnage ?

 

Je trouve qu’elle est assez proche de moi, étonnement. Ce n’est pas pour me lancer des fleurs, mais disons que c’est quelqu’un d’assez stable et de droit dans ses bottes, sur qui on peut compter. Elle a aussi un côté un peu sage…A la différence qu’elle est geek, alors que ce n’est pas du tout mon domaine !

 

Vous étiez également sur les planches l’année dernière et vous travaillez actuellement en coulisses pour trouver d’autres dates…

 

On a monté “Des souris et des hommes”, de Steinbeck, et c’est vrai que, quand Stéphane Peyran, le metteur en scène, m’a proposé cette pièce, je n’ai vraiment pas hésité longtemps…Steinbeck est un des mes auteurs préférés, depuis toujours et j’avais un souvenir assez fort de la lecture, pendant mon adolescence, de cette oeuvre. C’est un projet très ambitieux parce que l’on est très nombreux sur scène donc c’est un spectacle qu’il est difficile à monter à l’heure actuelle. Quand on est autant, ça coûte cher, il faut du budget pour les répétitions mais, en fait, on était vraiment une équipe passionnée par le théâtre, par cette pièce en particulier et qui avait envie de se retrouver.

 

On a joué aux 3 coups de Jarnac cette année et, là, on est en train de réfléchir à potentiellement jouer à Paris. 

 

Plus concrètement, comment présenter cette pièce, ainsi que le personnage que vous défendez ?

 

Tous les personnages, en fait, ont des rêves et on les sent bloqués dans leur quotidien avec ce rêve qui les porte. C’est en cela que c’est vraiment touchant. Je joue la femme de Curley et c’est intéressant de voir qu’elle n’a même pas de prénom. Son rêve est, justement, de s’émanciper et d’avoir enfin un nom…Elle rêve de partir de cette ferme des Etats-Unis, au milieu des champs, où elle est mariée avec un rustre, elle n’a qu’un espoir, c’est de partir à Hollywood et de devenir une star…Elle rencontre les personnages principaux et son destin, évidemment, n’ira pas où ses rêves veulent aller. C’est très beau pour cela, chacun aspire à autre chose et on voit l’humanité de chaque personnage.

 

En parallèle, il y a quelques mois, est sorti l’ouvrage “Les sons chez papa, les sons chez maman”. A l’origine, comment vous en sont venues l’envie et l’idée ?

 

En fait, cela fait pas mal d’années que j’ai en tête d’écrire et d’illustrer des livres jeunesse, tout simplement parce que je suis toujours très étonnée qu’ils ne s’adressent qu’à la jeunesse…Avant même d’avoir mon fils, j’en avais des dizaines et des dizaines chez moi parce qu’en fait, ça parle à l’enfant en soi et je trouve que c’est magnifique. On fait, en France, de la littérature jeunesse absolument sublime et, forcément, quelque chose qui me touche me donne envie, moi-même, de créer aussi. Avec, en plus, la venue de mon fils, qui a maintenant deux ans et demi, ça a vraiment accentué cette envie ! J’ai la volonté de créer des livres-objets, des livres-messages, que je pourrai lui transmettre : ce ne seront pas juste les mots d’une maman, qui dira à son fils les conseils d’une mère mais ce sera fait au travers d’une oeuvre poétique et créative. J’ai envie que ça parle, évidemment, à mon fils mais aussi à tous les enfants ! 

 

J’avais précédemment envoyé deux projets à des maisons d’édition et je n'avais pas eu de réponse. Puis, j’ai rencontré quelqu’un qui m’a parlé d’auto-édition sur Amazon, pour avoir plus de liberté. J’en avais marre d’attendre sans arrêt, et dans mon métier d’actrice et dans ce potentiel nouveau métier, j’en avais marre d’être toujours au dépend du désir des autres. Donc, du coup, quand j’ai eu, cet été, l’idée de cet ouvrage, qui est un livre plutôt simple, à destination des 2 à 5 ans, donc moins complexe, au niveau illustrations, que mes projets précédents, je me suis dit “Banco, je me lance dans mon projet, je n’attends pas de validation de qui que ce soit, je me valide moi-même !”. C’était vraiment agréable, j’ai évidemment vu les limites que ça peut avoir, avec moins de publicités, avec une qualité du livre qui n’est pas forcément celle que l’on espère avoir en maison d’édition mais ça a le mérite d’exister.

 

Là, je suis sur un deuxième projet de livre jeunesse, que, pour le coup, je vais à nouveau essayer d’envoyer aux maisons d’édition. C’est un livre auquel je crois énormément, qui va s’appeler “Un Noël pas comme les autres”.

 

Pour en revenir au premier ouvrage, quels retours des lecteurs avez-vous déjà pu avoir ?

 

J’ai de très bons retours ! Il a été apprécié par ses lecteurs…C’est aussi un beau message pour mon fils : on est très différent entre le papa et la maman, et, sur le moment, j’avais un peu d’inquiétude sur comment un enfant s’adapte face à de vraies différences d’éducation et de visions du monde… mais, en fait, d’écrire ce livre était aussi un peu cathartique, pour permettre de voir que, chez l’un c’est comme ceci, chez l’autre c’est comme cela, qu’il y a de l’amour chez les deux et que c’est ça qui compte…Il y a beaucoup de livres sur la séparation qui parle de la chambre qui est différente, du salon qui l’est aussi, des copains et des activités qui le sont également mais, là, j’avais plus envie de montrer le côté des parents qui sont différents et qui, du coup, amènent un univers différent à l’enfant, qui s’épanouit dans l’un comme dans l’autre, en fait. 

 

Parmi les actualités à venir, dans un autre registre, du 11 au 19 avril, une exposition de sculptures aura lieu dans votre village de naissance, dans le Loiret, à Combleux…

 

En fait, j’ai découvert la sculpture un peu par hasard, il y a 7 à 8 ans. Je suis partie vivre à Londres pour élargir mon domaine dans l’acting, pour pouvoir travailler sur des films anglophones et, là-bas, il fallait que je trouve des activités, pour rencontrer des gens et pour parler, moi qui ne connaissais personne. J’ai fait plein de cours de peinture et j’ai aussi suivi une initiation à la sculpture, ce qui a été comme une révélation. Quand j’ai décidé de revenir en France, je me suis inscrite à des cours de modelage et c’était vraiment une évidence ! J’ai rencontré mon maître, Philippe Séené, il m’a tout appris, j’ai beaucoup de reconnaissance pour lui. Quand je vais passer un casting en tant que comédienne, j’ai quasiment systématiquement le directeur qui me félicite pour mes sculptures. Énormément de gens m’encouragent dans ce domaine, m’incitent à continuer et à exposer. 

 

Pendant des années, je voyais cela uniquement comme un loisir et je ne me sentais pas, en fait, de montrer cela au-delà de mes proches. Mais, avec cette proposition d’exposition dans mon village d’enfance, je me suis dit que ça allait me mettre le pied à l’étrier, afin d’exposer ailleurs ensuite.

 

Ce lieu est très fort et très symbolique…

 

Oui, clairement ! C’est une reconnaissance, ne serait-ce que de ma mère, qui est très fière de ce que je fais et qui, je l’espère, sera très fière le jour du vernissage. Oui, c’est drôle de voir les mamans des mes amis d’enfance avoir déjà coché la date dans l’agenda. Tout le monde a très hâte de venir. Après, il faudrait pouvoir montrer ces œuvres au public parisien…

 

D’ailleurs, retrouve-t-on des thèmes communs dans chacune de vos œuvres ?

 

Sur le moment, quand j’ai une idée, je ne sais pas vraiment d’où elle vient et c’est une fois que la chose est faite que je réalise que l’on retrouve souvent des grands thèmes. Une sculpture s’appelle “Maternité”, une autre “Parentalité”, …On retrouve aussi, assez souvent, l’homme et l’animal et cette dualité sera encore présente dans mes prochaines sculptures. 

 

Ces différentes casquettes artistiques que l’on vient d’évoquer pourraient paraître très éloignées mais sans doute sont-elles, pour vous, très complémentaires ?

 

Oui ! Pendant des années, en étant “seulement” comédienne, j’étais créatrice mais sous la direction d’un metteur en scène. J’ai, évidemment, toujours très envie de jouer, ça restera éternellement mais j’ai maintenant aussi le besoin de créer avec ma propre liberté et mes propres inspirations. Que ce soit dans la sculpture, les livres jeunesse ou le seule-en-scène que je suis en train de créer…

 

Justement, quels thèmes aimeriez-vous y aborder ?

 

Cela va s’appeler “Silence, moteur…Action!”, ce sera un spectacle interactif où on apprend comment faire un film ensemble. Donc c’est à partir de 5 ans mais évidemment agréable aussi pour les adultes ! J’ai envie de partager sur scène cette expérience que j’ai des tournages, pour que les enfants y aient accès de manière ludique et interactive. J’aimerais que ce soit vivant, tout en ayant la joie du seule-en-scène, où on peut incarner plusieurs personnages. 

 

Je suis vraiment dans les débuts, je vais remplir les dossiers de soutien mais, d’abord, mes priorités sont d’avancer sur le deuxième livre jeunesse, pour pouvoir envoyer les éléments aux maisons d’édition. Suite à cela, il faut que j’avance sur le projet d’exposition pour avril, pour laquelle j’aimerais faire un livre de mes sculptures. Cela va prendre pas mal de temps et, après cela, je me mets à fond sur la création du spectacle.

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

 

D’avoir de jolis films et de jolis rôles en tant qu’actrice, que mon deuxième livre jeunesse soit pris dans une maison d’édition, que mes sculptures soient exposées à Paris et que mon seule-en-scène trouve des dates rapidement ! 

 

Merci, Romane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

TF1 / Léo Mattéï - Brigade des mineurs: Louvia Bachelier évoque son arrivée dans la série, sous les traits du personnage de Justine !

Publié le par Julian STOCKY

© Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

 

 

Bonjour Louvia,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de TF1 pourront vous retrouver, à partir du jeudi 12 février prochain, dans la nouvelle saison de “Léo Mattéï - Brigade des mineurs”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, bien évidemment ! C’est toujours un plaisir d’avoir de nouveaux projets, de rencontrer de nouvelles personnes. Surtout, c’est challengeant parce que la série existait déjà donc on arrive dans une ambiance où tout le monde se connaît un petit peu, où ils savent comment les uns et les autres jouent, donc c’est une bonne adrénaline !

 

Ce projet est l’occasion de côtoyer un chouette casting, de récurrents et de guests…et d’aborder des sujets importants…

 

C’est vrai que, oui, je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de séries à propos des mineurs donc j’ai été super contente de faire quelque chose par rapport à des enfants. C’est la première fois que je jouais avec des enfants, c’était très intéressant et c’est vrai que c’est plus intense, je pense, pour les messages à faire passer.

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Justine, l’une des deux nouvelles recrues de la brigade ?

 

Un regard plutôt bienveillant et attendri puisque comme cette Justine est hypersensible, elle est très touchante. Après, elle est assez jeune, elle sort d’école, elle est toute fraiche donc c’est sûr qu’elle a envie de bien faire, qu’elle a envie d’apprendre et, parfois, elle ne sait pas comment faire donc elle y va un petit peu spontanément, sans réfléchir…Mais, oui, franchement, je dirais que j’ai un regard plutôt bienveillant, c’est vraiment ce qui ressortirait. 

 

© Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

 

 

Elle vous permet sans doute une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, bien sûr ! Comme elle est hypersensible, c’est sûr qu’il y a beaucoup plus d’intensité à jouer qu’un flic “normal”. J’ai de la peur, de la tristesse, elle est très concernée par ce qui se passe donc c’est vrai que, du coup, il y a beaucoup plus d’intensité à jouer, c’est beaucoup plus intéressant et ça peut être moins ennuyant et linéaire qu’un flic dans une série où ce n’est que de l’enquête, sans attache particulière.

 

On imagine aussi que le duo avec le commandant sera l’occasion de scènes croustillantes pour les téléspectateurs…

 

Surtout qu’en vrai, comme j’étais nouvelle, on a joué aussi sur le fait que je ne connaissais pas du tout la brigade ni personne. Donc cela permet de développer des relations avec chacun qui sont toutes aussi différentes et intéressantes à jouer. Comme il y a plusieurs soirs, on peut les développer avec le temps et l’intensité qu’il faut. C’est vrai qu’avec Jean-Luc par exemple, on a réussi à développer une très bonne complicité tant dans la vraie vie que sur le plateau donc ça nous a permis de se lâcher un peu plus au fur et à mesure des épisodes et de créer vraiment ce côté un peu père / fille, bienveillant, qui ressort parce que j’apprends de lui et parce que je ressens un côté sensible de sa part qu’il n’y avait pas dans les autres saisons. Donc c’est toujours intéressant de suivre un peu cette évolution sur les six épisodes !

 

 

© Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je fonctionne beaucoup au feeling, je fais un petit peu les choses très naturellement donc j’ai puisé, oui, dans mes émotions mais je n’ai pas puisé dans des choses particulières, je fais plus au ressenti.

 

En amont du tournage, vous étiez-vous (re)plongée dans les précédents épisodes, pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère du programme ?

 

Bien sûr, j’ai regardé la saison 12 ! Après, je savais que je ne remplaçais pas quelqu'un qui était dans la série donc cela m’a permis d’arriver avec ma liberté de jeu et de ne pas avoir de consignes particulières, à part, évidemment, les lignes directrices du rôle. Ce que je veux dire, c’est que j’ai regardé cette saison 12 parce que je ne connaissais pas particulièrement la série…J’en avais déjà entendu parler mais je n’avais jamais vu un épisode et comme, en arrivant, je voulais déjà un peu connaître le terrain sur lequel j’allais être, évidemment que je me suis renseignée et que j’ai regardé la précédente saison pour voir ce qui se passait et dans quoi j’arrivais.

 

 

© Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

 

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final et les retours des téléspectateurs ?

 

Evidemment ! Il y a toujours une petite pression par rapport à cela, surtout qu’il peut y avoir des différences entre ce que l’on fait sur le plateau et ce que l’on voit à la télé, parce qu’il y a différentes étapes qui arrivent entre temps, avec le montage, l’étalonnage, la post-synchronisation,...Donc c’est sûr que c’est vraiment un travail de fond en comble, qui est traversé par plusieurs étapes différentes et évidemment que je suis trop curieuse de voir ce que ça va rendre. J’ai, surtout, hâte de savoir comment ce nouveau personnage va être accueilli, comment cette nouvelle saison va être prise par les téléspectateurs qui connaissaient déjà les anciennes …C’est toujours hyper challengeant et intéressant d’avoir les retours de différentes personnes de différents métiers et des téléspectateurs, c’est trop cool !

 

On vous imagine impatiente, du coup, de retrouver le plateau et l’équipe pour tourner la prochaine saison ?

 

Ah oui, je n’attends que cela !

 

 

© Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

 

Ce rôle est certainement très complémentaire de celui de Manon, que vous incarnez depuis plusieurs années maintenant dans la quotidienne de TF1, “Demain Nous Appartient” ?

 

Oui, c’est vrai que c’était plutôt pas mal parce que, déjà, j’avais une certaine connaissance du métier, ce n’était pas la première fois que je joue une flic…Là, c’est une lieutenant donc c’est encore plus haut gradé et encore plus intéressant et intense. Mais c’est sûr que, oui, je me suis un peu servie de Manon et de moi pour quelques trucs de Justine, afin d’apporter quelque chose de différent bien évidemment. Donc c’est vrai que DNA m’a bien servi !

 

Au moment de revenir, ensuite, dans la peau de Manon, peut-être avez-vous eu encore un autre regard sur elle, forte de ce que vous aviez pu vivre sur l’autre série ?

 

C’est exactement ce que j’ai ressenti, je me suis sentie plus solide ! C’est toujours intéressant d’aller sur d’autres projets : quand on revient, on revient encore plus fort, avec une nouvelle expérience. On grandit aussi parce que l’on a d’autres choses à apporter, on apprend forcément, en fait …Plus on joue plus on apprend, plus on fait des choses différentes plus on apprend donc ça permet vraiment de développer de nouvelles choses, ce qui est intéressant ! 

 

Merci, Louvia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France.tv / Phoenix : Léo Legrand évoque avec passion ce beau projet !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Léo,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction Tv de La Rochelle, où vous venez défendre “Phoenix”, prochainement diffusé sur France.tv . A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

En effet ! C’est vraiment une chance de parler de cette série, qui nous tient tous à cœur. C’est un projet que l’on a tous porté collectivement, c’est vraiment une série chorale et ça me fait vraiment plaisir de venir la défendre ici. En plus, on a des retours très sympas donc on est très contents !

Si l’on revient à la genèse du projet, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

Rien qu’avec la logline, j’avais déjà été accroché, avec le postulat de base de ces activistes qui décident de passer à l’acte, à kidnapper des enfants de patrons de grandes entreprises polluantes. C’est un pitch comme je n’en avais jamais lu, c’est une idée qui pourrait poper dans n’importe quelle tête, qu’en tant qu’activiste, on finit par passer à des actes radicaux, comme ceux-là. Rien que cela, je me suis dit “Ouh là là, ça a l’air d’être vraiment exceptionnel!”. Ensuite, j’ai reçu le scénario et je me suis dit qu’il était vraiment à la hauteur du pitch et de la logline, les personnages sont hyper bien développés et, au-delà du fait qu’effectivement, il y ait ce côté écologique et engagé, il y a tout un thriller, derrière, hyper bien ficelé, toute une histoire qui nous tient en haleine du début à la fin. Donc j’étais très content et j’étais très partant pour faire ce projet !

Puis, vient la rencontre avec Franck, le réalisateur, avec qui on partage une vision sur ce personnage, sur laquelle on était extrêmement d’accord. Voilà, viennent cette entente et cette envie de travailler ensemble, ainsi que ce bonheur de partir trois mois pour concrétiser cette aventure.

Justement, au moment de vous glisser dans la peau de Mathias, certainement que la palette de jeu associée a été très plaisante ?

Oui ! L’aventure humaine sur ce plateau était celle d’une colonie de vacances, on est partis avec une bande de jeunes internationaux, européens, où ça parle cinq langues quand on dîne. Rien que cela est vraiment enrichissant ! En termes artistique, oui, c’est un personnage qui a plein de facettes, qui a une espèce de dualité en lui, il est extrêmement engagé et, en même temps, jusqu'au boutiste et on ne sait pas si c’est vraiment son combat et son engagement qui prennent le dessus, ou si c’est son égo qui va le pousser à aller encore plus loin, jusqu’au bout de son plan. C’est un personnage qui est extrêmement perturbé, qui est extrêmement stressé, qui est extrêmement emprisonné par son propre plan et qui, en même temps, ne peut pas perdre la face. Donc il a plein de facettes et, en même temps, je pense qu’il a un véritable amour, un véritable engagement pour cette cause…Ce n’est pas vraiment que pour lui, il a un véritable amour pour sa sœur. Je pense qu’il tient aussi beaucoup à ses amis, même s’il a une manière un peu particulière de montrer son amour, lui qui est quand même extrêmement manipulateur. Oui, il y a toutes ces facettes qui en font un personnage extrêmement humain et extrêmement plaisant à jouer.

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources plus particulières d’inspiration ?

Oui ! J’ai quand même traîné dans un milieu militant écologique pendant très longtemps, j’ai beaucoup manifesté, j’ai fait quelques actions à droite et à gauche. Ce sont des gens qui sont vraiment passionnés, qui ont une étincelle dans leur regard mais qui ne vont pas aussi loin. Généralement, ils prônent la non-violence, en tout cas la non-violence sur les personnes. Ce que l’on voulait capter avec Marie aussi, ce sont cette envie et ce besoin d’urgence qu’ont, en fait, toutes les personnes militantes. Il y a aussi un hommage particulier, dans la première séquence, du premier épisode, avec le discours qui est un hommage total à ces jeunes-gens qui ont eux-mêmes refusé leur diplôme à AgroParistech, à l’époque, parce qu’ils ne voulaient plus faire partie de ce système, qui rejette ce qu’on leur a appris et qui ne se confond pas avec leurs valeurs. Louis et Matthieu ont voulu, je pense, rendre hommage directement à ce qui s’est passé à ce moment-là. Même l’école, dans la série, AgroBiotech, est un nom dérivé…donc c’est vraiment un hommage frontal !

Vous avez commencé à en parler, quels principaux retours avez-vous pu avoir du public?

Je croise plein de gens dans la rue, je vais aux évènements du festival, j’ai été à des réceptions et, à chaque fois, tout le monde vient nous voir pour nous dire “Ah, c’est formidable, on a adoré cette série!”. C’est toujours hyper agréable d’avoir ces réactions-là…C’est toujours plaisant !

Certainement êtes-vous impatient de pouvoir proposer plus largement ce programme au grand public ?

Là, on aura vraiment des retours secs parce que, justement, aujourd’hui, sur internet, les gens ne se gênent pas pour dire quand ils ont détesté. La série est d’excellente qualité, elle se tient vraiment même sans le message écologique autour donc je me dis que ce serait vraiment hyper cool de pouvoir toucher des gens qui ne sont pas forcément acquis à cette cause. Par ce biais-là, un peu détourné, ce serait chouette de les rallier à la cause écologique.

C’est une coproduction internationale, on a déjà une diffusion prévue par la ZDF en Allemagne. Sans doute sera-t-elle achetée aussi par une plateforme, ce qui nous donnera une diffusion encore plus large, peut-être même hors de l’Europe. Mais on a hâte, effectivement, d’avoir des retours de partout parce que c’est vrai que c’est un sujet qui divise beaucoup et que, en fonction de là où on se situe géographiquement, les gens sont plus ou moins informés, enclins et sensibles. Et puis, c’est un sujet un peu délicat et une manière de faire aussi délicate…Donc on va voir comment c’est reçu !

Merci, Léo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

France.tv / Phoenix : Interview croisée avec Matthieu Bernard, Louis Aubert et Franck Brett, les créateurs et le réalisateur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Matthieu, Louis et Franck,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous trois !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Phoenix”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’être présents ici pour partager autour de cette belle aventure ?

 

Louis : Oui, c’est incroyable parce qu’il faut savoir que c’est un voyage qui est très long. Dans le cadre de “Phoenix”, il a duré 6 ans donc, là, c’est vraiment une espèce de point d’arrivée qui, pour nous, était hyper important et on est vraiment enchantés d’être là.

 

Matthieu : A nous trois, on a fini par faire un projet assez incroyable qui a commencé, effectivement, entre Louis et moi, il y a 6 ans. Donc de se retrouver à La Rochelle, en plus un festival que je porte aussi dans mon cœur pour y être allé régulièrement et avoir fait des interventions ici, et d’avoir, pour la première fois, une série en compétition est vraiment très plaisant !

 

Franck : En vrai, cela nous fait aussi plaisir, déjà, de le projeter sur grand écran, ça a une saveur particulière ! De se confronter aux regards des professionnels et d’un public, le tout au soleil, est chouette…

 

Si l’on revient plus précisément encore à l’origine de ce projet, d’où vous sont venues cette idée et cette envie ?

 

Matthieu : Déjà, c’est un sujet qui nous concerne tous mais auquel on était particulièrement sensibles, Louis et moi. J’ai voulu rencontrer le producteur, Alexandre Charlet, avec qui je travaille sur d’autres projets, qui avait exprimé son désir de parler de cette jeunesse militante du milieu des années 2010. Avec Louis, on a réfléchi à cette thématique et, quelques mois plus tard, l’idée nous est venue. C’était parti pour l’écriture ! 

 

Plusieurs mois ont passé une fois que l’on avait écrit ce concept et on a revu Alexandre, qui nous a dit “Je veux vous accompagner sur ce projet”. Il est rentré, ça a été le premier producteur puis un autre est venu…

 

Louis et moi avons un peu plus d’une dizaine d'années d'écart. A l’époque, mes enfants étaient des grands adolescents et ceux de Louis de toutes petites filles, on s’est demandé ce qu’allait être leur avenir et, en pensant aussi à eux, on avait commencé à écrire.

 

Franck : De mon côté, absolument tout m’a plu. A la lecture, ça a été un coup de cœur, autant le sujet, l’originalité du propos, la complexité des personnages, la multitude des personnages, la dimension internationale et, narrativement, c’était très bien écrit donc j’avais les images en tête très très vite.

 

Le côté très international démarque aussi et sans doute que cela vous a permis, parfois, d’aller plus loin sur certains sujets…

 

Louis : En tout cas, c’est un parti-pris que l’on a eu dès le départ avec Matthieu. On a tous conscience que le dérèglement climatique ne s’arrête pas aux frontières donc on ne voulait pas faire une série qui soit franco-française, avec que des gens qui parlent en français…Assez vite, on a eu cette idée-là mais on n’a pas su si on arriverait à la faire parce que c’est un peu compliqué. Donc on a défendu le projet, Franck nous a suivis et on est très contents du résultat un peu tour de Babel. On trouve que le mélange de langues apporte vraiment un dynamisme et quelque chose d’hyper sympa.

 

Matthieu : Il y a quelque chose qui paraît contradictoire, mais qui, finalement, n’est pas opposé, c’est que c’est très compliqué de monter un projet international et en plusieurs langues. Mais, en même temps, sur ce projet, le fait que ça soit international, que la télé allemande nous ait rejoints, a fait que ça a été plus facile de parler d’un sujet aussi compliqué, avec un propos de départ qui pouvait inquiéter les diffuseurs. Le fait que ça pouvait moins inquiéter à l’étranger, parce que les mœurs sont un peu différentes, a permis que ce projet se fasse, à l’arrivée.

 

Sur le plateau, concrètement, cette internationalisation a certainement dû demander quelques adaptations ?

 

Franck : Pour avoir fait plusieurs projets en fiction française, c’est vrai qu’il y a une ambiance différente. Déjà, sur le plateau, il faut diriger en plusieurs langues donc il y a un côté très excitant mais il y a aussi des choses qui viennent des comédiens, de leur niveau de français et de leur aisance. Je me suis beaucoup adapté à cela et, en fait, je m’inspirais beaucoup d’eux. On a vécu ensemble, même les week-ends, il y avait une ambiance de colonie de vacances, plus d’auberge de jeunesse aussi et je m'inspirais pas mal de ce qui se passait comme cela, entre nous, quand on parlait. On passait d’une langue à l’autre, dès fois on n’arrivait pas à dire un mot donc on passait comme ça…En fait, c’est cette synergie entre les personnages que j’ai essayé de mettre dans les textes en plus et dans les relations. En vrai, c’était génial !

 

Cette diversité des profils a-t-elle apporté une autre culture encore de l’approche artistique ?

 

Franck : C’est vrai que les comédiens, selon les pays, travaillent d’une manière un peu différente. En tant que réalisateur, je l’ai quand même remarqué, il y a des styles de jeu, des écoles selon les pays. Après, il y avait quelque chose de très excitant, c’est que c’étaient de jeunes comédiens. Au casting, ça s’était déjà fait et une synergie de groupe s’est installée très vite, on s’entendait tous très bien, tout le monde adorait le sujet et était très très volontaire là-dedans. Après, on est passés avec les parents, où c’étaient des comédiens beaucoup plus capés mais la machine était déjà lancée donc ça s’est bien passé aussi. 

 

Vous l’avez dit, le festival permet une projection sur grand écran. Quelles réactions avez-vous pu capter ?

 

Matthieu : C’est le truc génial de ce festival : on croise le public ! Après, j’ai peut-être un biais, c’est que je n’entends que les choses positives. Je n’entends pas les choses négatives…Surtout, on a vu des jeunes, collégiens, qui avaient gagné un concours de scénario pour la création de séries et ils avaient des questions très pertinentes, c’était vraiment très chouette de les rencontrer. Ils avaient été touchés par les deux premiers épisodes, ils avaient envie de voir la suite donc, pour nous, c’est presque essentiel parce qu’on fait cela pour le public.

 

Louis : Ce qui est super à La Rochelle, c’est que, effectivement, c’est un microcosme professionnel, beaucoup de gens sont là mais les séances sont ouvertes au public. C’est top parce que, quand on fait de la télé, on ne voit jamais son public, en fait. On a des chiffres d’audiences mais on ne rencontre pas les vrais gens, j’ai envie de dire, qui vont voir nos oeuvres. Donc, là, c’est super, c’est hyper agréable !

 

On imagine donc que vous avez hâte de découvrir plus globalement les retours des téléspectateurs, à l’international ?

 

Matthieu : Tout à fait ! Ça va être diffusé normalement aussi en Allemagne et puis sur les services publics de Scandinavie et du Benelux. Bien évidemment, nos personnages principaux sont des jeunes mais nous avons le désir quand même, avec Louis au départ et avec Franck, de créer du lien générationnel et même du débat, entre les jeunes, les parents et les grands-parents. On est tous sur cette planète donc ça concerne tout le monde et ça serait idéal que différents publics puissent voir la série et que ça crée du débat et de la discussion. Ce serait génial !

 

Louis : Oui, on espère que la série va trouver son public, on est contents du résultat et, après, il y a toujours ce petit frisson au moment où le bébé se met à marcher tout seul. On espère que les gens vont s’en emparer, effectivement, que ça va les faire réfléchir, qu’ils vont en parler, qu’ils vont avoir des émotions et que ça va leur plaire.

 

Franck : Vu les premiers échos que l’on a déjà eus ici, j’ai l’impression que c’est vraiment bien parti !

 

Matthieu : Ce qui est génial, c’est que, maintenant, avec le digital, toute l’offre du service public sur France.Tv permet d’être là sur la durée, de créer du bouche à oreille et aux gens de pouvoir venir le voir. Ils ne sont pas juste soumis à une diffusion donc c’est vraiment nouveau dans le mode de consommation et c’est bien aussi pour notre travail !

 

Merci à tous les trois pour vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 2 / Anaon : Capucine Malarre nous en dit plus sur son personnage, et évoque ses autres actualités télévisuelles !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Capucine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Votre actualité télévisuelle est particulièrement riche et variée en ce moment. Les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver les 4, 11 et 18 février prochains dans “Anaon”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, c’est clair que j’ai été ravie de savoir que j’avais été choisie pour le rôle de Wendie. C’est un très beau rôle, d’une jeune fille sensible et impulsive, qui m’a permis d’explorer plein de choses dans le jeu. C’était aussi la première fois que l’on me faisait confiance pour un rôle avec une partition aussi grande, c’est pour cela que je remercie David de m’avoir donné cette possibilité-là. C’était une grande joie également de tourner avec lui : quand je l’ai rencontré au casting, son enthousiasme m’a tout de suite saisie, son entrain et sa façon de parler du projet m'ont donné envie de courir avec lui donc c’était génial !

 

Surtout, c’était super de jouer dans un thriller fantastique. On ne lit pas beaucoup de scénarios comme celui-ci, notamment en France et c’est vrai que c’est une joie et un cadeau pour une jeune fille de tourner cela.

 

Plus concrètement encore, avec vos mots, comment présenter ce programme, qui se passe en Bretagne ?

 

Dans un village breton, on retrouve Max et Wendie, un père et une fille, qui essaient de reprendre le train de leur vie, lui à la gendarmerie et elle au lycée, suite au décès de la maman. Mais une jeune fille disparaît dans une circonstance un peu mystérieuse et, en parallèle, mon personnage découvre, avec ses amis, des événements anormaux. Je me découvre également des habiletés particulières et singulières, qui viennent peut-être de ma famille ou d’ailleurs, on ne sait pas…

 

 

 

 

Mon père et moi allons, chacun de notre côté, enquêter sur ce mystère très très étrange : lui, plus terre à terre, avec ses collègues de la gendarmerie et moi, avec mes amis. On va se retrouver confrontés à pas mal d’épreuves, notamment à une créature et à des choses plus ou moins inquiétantes. 

 

Votre personnage, Wendie, vous a permis une palette de jeu sans doute large et variée…

 

C’est clair ! Au début de l’histoire, le personnage est en deuil et c’était la première fois que j’évoquais ce sujet-là. C’est un thème énorme, à prendre avec des pincettes et c’est pour cela que c’était bien d’avoir David pour m’aiguiller. Je me suis servie de mes expériences, de mon regard, de mes amis qui ont perdu des proches, j’ai fait des recherches sur internet sur tout ce que ça peut engendrer. Ce travail-là était intéressant …Le côté paranormal était également une sorte de métaphore de ce qu’elle vivait intimement aussi donc c’était intéressant de travailler ce parallèle. Un adolescent ressent tout très fort et découvre tout un peu pour la première fois : son premier amour, la première brisure avec son père, la perte de sa mère, …Wendie a aussi un lien très fort avec sa grand-mère. J’avais déjà ce rapport dans un autre projet et, là, de le jouer avec Christiane Cohendy, une super comédienne, très sensible, tellement bienveillante, qui me touchait beaucoup, était top !

 

J’ai donc eu beaucoup de choses à interpréter, le tournage était forcément très excitant ! Sans oublier son rapport aux super pouvoirs…Elle se remet en cause par rapport à cela et, pour le coup, ce n’est pas quelque chose que j’avais vu pendant mes cours de théâtre donc c’était drôle d’explorer cela, en plus sur six épisodes.

 

 

 

En parlant de ces super pouvoirs, ce contenu plutôt original sur le service public va certainement attirer la curiosité…

 

Je le pense, oui ! J’ai vu les trois bandes annonces, elles sont assez originales. Cela devrait plaire aux gens qui sont friands de cela et, pour les plus curieux, ce sera une nouvelle approche pour eux. David, le réalisateur, avait déjà fait une autre série fantastique, qui avait bien marché et qui est diffusée à l’international en ce moment donc c’est génial de voir que c’est un genre qui intéresse les téléspectateurs. En tout cas, si l’aspect fantastique ne les atteint pas, il y a plein d’autres petits bijoux dans la série qui pourraient leur plaire. J’ai hâte que les gens puissent découvrir ce programme !

 

Ce dernier étant visible sur la plateforme, avez-vous déjà eu des premiers retours ?

 

Les gens sont touchés par la série, ça fait plaisir !

 

En complément, vous avez tourné, il y a quelques semaines, en Polynésie française, un cadre magique…

 

Oui, ça a été très plaisant ! Déjà, dans l’idée d’y aller et, ensuite, dans le fait, via un nouveau personnage, d’explorer de nouvelles thématiques et un nouveau parcours. En fait, il y a quelque chose qui devient plus simple aussi, en se retrouvant dans les conditions du personnage. On a tourné les premières scènes dans l’ordre, c’était un parti pris, ça nous a tous aidés ! 

 

De tourner dans ce cadre-là était magique ! Il a aussi été très bien choisi par David, le réalisateur, et par toute l’équipe. C’est un lieu très singulier, vous découvrirez un Tahiti que l’on n’a pas encore montré…D’être là-bas était très impressionnant et source de beaucoup d’inspiration ! 

 

En quelques mots, de quoi parle la série, “Oro” ?

 

Un groupe d'écologistes part en mission et se retrouve naufragé sur une île déserte. Ils ne sont même pas certains de l'endroit où ils se trouvent…Il y a une famille, un couple, des amis d’enfance, … tous ont des liens assez différents et vont devoir essayer de trouver un moyen de quitter cette île.

 

C’est un thriller fantastique et dramatique, chacun va se retrouver face à un élément intime de sa vie, le ramenant un peu à sa culpabilité. Des choses très étranges vont se passer sur cette île, notamment des fantômes, qui vont les pousser à se faire du mal mutuellement… 

 

Mon personnage avait avorté et va voir revenir un enfant sur cette île…On ne sait pas s’il est vraiment là ou non…

 

Vous l’avez dit, vous avez pu tourner les premières scènes dans l’ordre. Est-ce que cela avait changé quelque chose dans votre façon d’appréhender ce tournage ?

 

En vrai, les scènes étaient travaillées autant que si l’on ne tournait pas dans l’ordre. Je les ai répétées autant que celles qui se passent beaucoup plus tard dans le récit mais c’était juste une manière de remettre les compteurs à zéro. Il y a des gens, dans l’équipe, que je connaissais très bien et d’autres que je découvrais, donc ça a permis de créer des premiers liens sans avoir peur que ça n'empiète sur la suite. 

 

Pour beaucoup, c’était leur premier tournage et, avec les conditions météorologiques, les journées étaient souvent chamboulées…C’est aussi une des raisons pour lesquelles on a commencé dans l’ordre, pour permettre à tout le monde de se mettre dedans. David a été un excellent directeur d’acteurs dans ces conditions ! Avec la boue que l’on avait parfois jusqu’aux genoux, c’était un défi pour les maquilleurs et les coiffeurs…Aussi pour la prise de son… Malgré les conditions, c’est un des meilleurs tournages que j’ai pu faire !

 

Le fait, également, de tourner dans un seul et même lieu au début, qu’était cette presqu'île, entourés d'eau, d’arbre et de terre, a aidé aussi, face à un nombre conséquent de séquences à enregistrer. 

 

Dans un autre cadre et un autre registre, vous avez également tourné “1er mai”...

 

Oh oui ! C’est encore réalisé par David Hourrègue, avec notamment Margot Bancilhon. Dans cette série, un CRS se fait tuer lors d’une manifestation, alors qu’il était tout seul et en dehors de celle-ci…Se posent alors plein de questions : que faisait-il là ? pourquoi était-il en dehors de la manifestation ? …Surtout, une jeune militante du black-bloc, que j’interprète, était à quelques mètres de lui et va se retrouver accusée du meurtre…On verra si c’est elle qui l’a tué, ou non… On a tourné des séquences énormes, notamment de manifestations, c’était encore complètement autre chose.

 

J’ai enchaîné ce tournage juste après celui de “Oro”, le rôle était totalement différent, j’ai même dû changer d’apparence : frange, cheveux noirs dégradés,...C'était très drôle mais on avait du mal à se dire que, deux semaines avant, on était sous les palmiers. Mais, forcément, les moyens n’étaient pas les mêmes car il y avait du matériel que l’on n’avait pas pu utiliser en Polynésie, où il avait fallu réfléchir différemment… 

 

Ce programme questionnera, en tout cas, sans doute sur des sujets dont on parle de plus en plus…

 

Clairement ! Le sujet est d’actualité, ce sera très intéressant de voir le regard que les gens auront dessus…Certaines séquences sont pleines de nuances, ça se joue à très peu ! En tout cas, pour moi, c’était bien de pouvoir défendre ce personnage fort, tranché, politisé et très différent des autres. C’est complètement un autre registre, ce qui est très chouette et très intéressant pour moi ! 

 

Merci, Capucine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Patricia Rimond Des Anges évoque son parcours de réalisatrice, ses actualités et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

@ Louise Horellou

 

 

Bonjour Patricia,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes une réalisatrice au parcours très riche et très varié. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

En fait, mon parcours est assez particulier, en tout cas au début. Quand j’étais jeune, je ne connaissais pas du tout l’univers du cinéma et de la télévision, ni des médias en général. Cela ne voulait pas dire que je ne les regardais pas mais je ne m’étais ni posé la question de ce qui se passait derrière, ni celle de savoir si je pouvais en faire mon métier. Quand est arrivée la terminale et que l’on m’a demandé ce que je voulais faire plus tard, j’ai répondu que je n’en avais aucune idée mais que je savais très bien ce que je ne voulais pas faire…Je ne voulais pas être tous les jours au même endroit, habillée de la même façon, entourée des mêmes personnes. Donc il fallait que je trouve un métier qui me permette de sortir de cette routine. J’ai eu la chance d’avoir une conseillère d’orientation qui m’a parlé de l’ouverture d’écoles d’audiovisuel, qui proposaient plein de choses différentes…C’est comme cela que j’y ai mis les pieds, après avoir un peu bataillé avec mes parents, qui ne connaissaient pas du tout cet univers et qui voulaient, initialement, que j’aille vers d’autres branches.

 

Je suis rentrée à 3iS et, pour le coup, j’ai accroché directement. J’y ai fait deux années de cycle qui regroupent toutes les spécialités et, quand il a fallu choisir, j’étais assez tentée par la réalisation mais, à l’époque, je m’étais dit que ce serait peut-être plus malin de faire la branche montage, pour savoir ce que, plus tard, je pourrais demander à un monteur, en tant que réalisatrice. En deuxième année, il fallait faire un petit documentaire de 13 minutes et, comme j’étais passionnée des émissions pour enfants, j’avais contacté Christophe Izard, le producteur de “L'ile aux enfants”, pour lui proposer d’évoquer l’évolution de ces programmes. J’ai pu tourner mon documentaire et rencontrer Casimir mais aussi tous les personnages de l’époque…Tout se passait bien, on s’était lié d’amitié avec Christophe et, en troisième année, j’ai fait un stage de deux mois sur une émission qu’il faisait pour France 2, “Télévisator”. 

 

Quand j’ai fini mon école, j’avais vu qu’il vendait une rediffusion de “L’ile aux enfants” à Canal J, soit le sujet de mon documentaire de l’année d’avant…Je l’ai appelé et j’ai appris qu’il avait aussi vendu un concours de dessins avec Léonard et Casimir. C’est là qu’il m’a proposé de travailler avec lui. J’étais scripte, accessoiriste et assistante de production. C’était assez amusant d’être en réel avec les personnages de mon enfance…et puis, je me suis retrouvée à fabriquer des accessoires, comme des machines à chewing-gum et autres. Petit à petit, j’ai commencé à lui proposer des textes. Comme il n’y avait qu’un seul script qui travaillait sur toutes les émissions en direct, j’ai alors pu le remplacer pendant ses vacances et cela m’a mis un pied à Canal J.

 

Au bout de deux ans, j’ai proposé à une place d’assistante réalisateur sur les directs de la chaîne ! En fait, un an après, au départ d’un des trois réalisateurs, j’ai eu l’opportunité de lui succéder…alors que je n’avais que 25 ans. J’avais mis deux années à y arriver, alors que je m’en étais donné dix…Ce nouveau poste me laissant davantage de temps, j’ai alors pu rejoindre M6, d’abord pour “Fan de”, avec Séverine Ferrer puis pour d’autres émissions.

 

Là-dessus, j’ai aussi collaboré en parallèle avec France 5 pour “Signe de vie” donc, dès le départ, je me suis retrouvée réalisatrice en multi caméras et en direct, et sur le terrain. En fait, les deux me passionnent et, pour l’instant, j’ai toujours réussi à les cumuler. Actuellement, avec “L’amour est dans le pré”, où je croise des agriculteurs avec qui je prends un café à 5h du matin, en même temps que l’on fait des images de leur ferme et avec Jean-Luc Reichmann, pour “Les 12 coups de midi”, à raison d’une dizaine de caméras et de cinq émissions par jour….Les deux sont, pour moi en tout cas, très complémentaires dans mon quotidien. 

 

Mon parcours est donc fait de belles rencontres et d’aventures parfois improbables 🙂!

 

Techniquement parlant, la préparation, en amont d’un tournage, ainsi que le travail, en aval, sont tout aussi importants que le plateau en lui-même…

 

Non seulement, ils sont nécessaires mais c’est même la base ! Ce que je trouve assez passionnant, à la réalisation, c’est quand les gens viennent avec une idée, qu’il me la raconte et que je me demande ensuite comment je vais la montrer. Par exemple, je pense à “L’école à remonter le temps”, où on faisait vivre à des ados des périodes passées, pour se questionner sur ce qu’était l’école avant. Avec le directeur de production, on avait des idées un peu différentes, j’étais notamment partie sur des grands capteurs, pour un ressenti presque de fiction et…on m’a finalement fait confiance…

 

Donc, oui, les débuts sont assez passionnants, il y a plein de contraintes, c’est un challenge et, en même temps, c’est là où on commence à fédérer toute une équipe et à travailler avec chacun, pour tenir le budget et le timing. La genèse d’un projet est donc vraiment intéressante !

 

Quand on est venu me chercher pour “Fort Boyard” et que l’on m’a proposé de faire toute la préparation des nouvelles cellules et leur mise en place, c’était assez excitant ! Une cellule faisant vingt mètres carrés, quand on arrive on a l’impression que rien ne peut rentrer dedans et, pourtant, l’équipe est tellement dingue que l’on finit par créer des univers complètement fous. Il y a une cellule que j’adore, que l’on a mise en place, celle des vikings, avec un bassin…Vous auriez vu la cellule au départ, jamais vous n’auriez cru pouvoir y mettre une piscine, des gens et ce double décor aussi long. C’est challengeant de faire rentrer un rond dans un carré 🙂. 

 

Ma dernière très belle expérience de mise en place a été lorsqu’Arthur m’a proposé de faire “Le dernier cercle”, une idée originale de jeu dans lequel il voulait être placé au milieu de cinquante candidats et pouvoir parler à tout le monde, sans qu’on ne voit les caméras. Cela pouvait paraître compliqué mais, justement, cela m’a tellement pris la tête que j’ai fini par trouver la solution. 

 

On peut aussi imaginer qu’un tournage en extérieur ne présente pas du tout les mêmes contraintes qu’un tournage en intérieur ?

 

“Le dernier cercle” était en studio, on a alors un car régie, il y a un confort de travail. Pour “Intervilles” en Côte d’Ivoire, en Chine, en Malaisie ou en Hongrie, avec uniquement des moyens locaux et des cadreurs que je ne connaissais pas, et une façon de travailler culturellement différente, cela demande une capacité supplémentaire d’adaptation. Mais cela m’a aussi beaucoup enrichie. C’était pareil pour “Vendredi, tout est permis” en Algérie, où j’étais la seule française, dans un hangar pas isolé, en banlieue d’Alger. Ainsi que pour “Les jeux de la francophonie”, où j’ai coaché des équipes à Abidjan. De sortir de sa zone de confort rend meilleur car cela nous rend plus vigilant. 

 

Travailler à l’étranger, avec des équipes inconnues, c’est aussi aller à la rencontre des autres. L’humain, c’est vrai, est quelque chose qui compte beaucoup pour moi, que ce soit au niveau de ma relation avec mes équipes ou au niveau de la relation que j’ai avec les gens que je filme. Cela me nourrit !

 

Vous évoquiez “Fort Boyard”, où la préparation est parfois plus longue que le tournage en lui-même. Quelles autres raisons expliquent cela ?

 

Même si ce n’est pas une science exacte, c’est toujours un peu la même philosophie sur “Fort Boyard” : en fait, dans l’hiver, Guillaume Ramain, le producteur artistique, aborde des idées folles et des nouveaux jeux, dans les nouvelles cellules, avec l’appui de Manu Blanquet, le chef constructeur. Donc, sur toutes les cellules que l’on a, en général, il y a une dizaine de nouveaux jeux. 

 

Le fort ouvre vers fin mars, on arrive très vite, trois à quatre jours plus tard, juste pour une journée, afin de voir vides toutes les cellules à reconstruire…avec, dans les mains, des plans, un storytelling et un dessin. Le but étant de voir aussi comment on va pouvoir filmer au mieux pour raconter l’histoire de Guillaume, en tenant compte du nombre total de caméras à disposition. 

 

Après, on revient en général deux semaines plus tard, sur deux journées cette fois-ci, pour voir les contraintes rencontrées lors des premières heures de construction et essayer de trouver des solutions. Puis, je suis de retour une semaine plus tard et, là, je pose mes valises à Fouras. Tous les jours, je pars en zodiac le matin et je passe mon temps sur le fort, au milieu des peintres, des décorateurs, des constructeurs, des artificiers,...C’est presque mon moment préféré ! Je vais d’une cellule à l’autre, pour voir comment ça avance et essayer de trouver, si besoin, des compromis avec Manu. Je n’ai pas de planning précis, c’est un peu tentaculaire, je vais là où on a besoin de moi. 

 

Viennent ensuite les testeurs, des anonymes qui permettent de tester les jeux en conditions réelles, afin de voir les contraintes rencontrées. Ce boulot d’ajustement est capital et, en même temps, il y a le lifting des autres cellules parce qu’en un an, il y a eu de l'humidité et que des choses se sont décrochées. On en profite aussi pour faire les modifications auxquelles on avait pensé l’année dernière. 

 

Donc le fort est une longue préparation, avec des fourmis partout, qui travaillent comme des dingues pour être tous prêts le jour J. Il le faut car, quand ça démarre, on ne peut plus s’arrêter…

 

En plus, ce n’est pas un studio télé, c’est un monument donc il y a plein de contraintes. On ne peut pas toujours faire ce que l’on veut. Les marées, aussi, empêchent parfois d’accoster…C’est ça, le fort !

 

Pendant le tournage en lui-même, la disposition du lieu génère aussi pas mal de contraintes, dont il vous faut tenir compte…

 

C’est un travail de coordination ! Après, j’ai quand même trois assistants réalisateurs. Il y a ceux qui s’occupent de la partie coordination et celui qui s’occupe des arrivées / des départs / des candidats qui doivent se doucher et se changer…Eux-même ont une très grosse coordination. La script a également un boulot énorme…

 

En fait, sur le fort, il y a dix caméras et une grue, et c’est comme deux sites autonomes. A chaque fois, il y a donc cinq caméras, trois à l’intérieur de la cellule et deux à l’extérieur, pour filmer l’animateur et les autres candidats. Pendant qu’un site tourne, l’autre se prépare, de façon à ce que, quand les candidats partent du premier jeu, la grue fasse le fameux plan où on les voit courir, jusqu’à ce que les deux caméras extérieures du deuxième jeu réceptionnent les candidats. Et ainsi de suite…

 

Le plus dur est de n’avoir personne dans la cour quand les candidats y sont…Heureusement, j’ai un micro pour faciliter la communication dans le fort. Globalement, tout le monde joue le jeu, c’est plus de la coordination pour aller vite et donc rester dans les temps. En dehors de la qualité de l’émission que l’on veut avoir, la seule contrainte, pour le coup non négociable, est la marée. Il y a un moment où on ne peut plus ni rentrer sur le fort, ni en sortir…Si on rate la marée, on est coincés donc on ne peut pas dépasser l’heure de fin. Il y a, ainsi, plein de contraintes mais je suis entourée de gens qui, pour certains, le font depuis trente-cinq ans. Avec cinq ans d’expérience, je suis presque la plus jeune mais je suis très bien accompagnée, par des personnes qui connaissent le fort absolument par cœur. 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre très beau parcours ?

 

Je ne sais pas, parce que j’ai été tellement comblée dans la qualité des émissions que l’on m’a proposées, dans la diversité et dans les rencontres. J’ai la chance de faire plein de projets différents, avec des équipes que je choisis ou qui m’ont choisie. Je m’aperçois même que j’ai le plaisir de retrouver des gens que j’ai rencontrés tout au long de mon parcours. 

 

Je crois que j’ai vraiment eu la chance de toucher à peu près à tout ce que j’ai eu envie de faire. J’ai l’impression d’avoir coché beaucoup de cases. Mon plus grand plaisir, aujourd’hui, ce sont toutes ces collaborations et ces nouveaux projets qui se succèdent. On peut tout simplement me souhaiter que ça continue ainsi.

 

Merci, Patricia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>