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television

France 2 / Tropiques criminels : Julien Beramis évoque la diffusion à venir de la saison 7 !

Publié le par Julian STOCKY

©Lou Breton - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

A partir du vendredi 13 mars prochain, les téléspectateurs de France 2 pourront vous retrouver pour une nouvelle saison de “Tropiques criminels”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Au fil des années, tu comprends que ce n’est pas juste une équipe mais que c’est une véritable famille, avec des présences et des caractères différents, mais qui nourrissent un noyau qui est bienveillant et profondément humain. Il y a beaucoup d’amour, de sincérité et le plaisir de travailler avec nos forces. De temps en temps, si un des éléments a un peu plus de fragilité avec ce qu’il traverse, il y a, en fait, ce soutien collectif. Je peux le dire, je n’ai jamais vécu une telle expérience, dans ce type de projet.

 

C’est une série qui fonctionne très bien, qui a un gros succès et les femmes, que ce soient Sonia ou Béatrice, sont des êtres vraiment magnifiques et qui sont attentifs, chaque jour, au collectif, à cette bienveillance sur le plateau mais aussi en dehors…C’est une aventure humaine !

 

Cette belle aventure est, à chaque fois, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

C’est ça ! Vous savez, il y a un moment où on est tellement en phase avec ce que l’on défend, nos personnages, nos enjeux, le récit, l’endroit où on se trouve, en Martinique, qu’en fait ça simplifie tous nos rapports. Il n’y a plus la crainte de “Attends, il y a untel qui arrive, comment est-ce que je vais gérer cela ?”. On n’est plus dans la tergiversation ou dans le fait de cogiter…Non, c’est naturel ! Quand un guest arrive, on se demande comment on peut l’accueillir au mieux dans le cercle, pour qu’il puisse être à son aise et donner son meilleur. C’est un véritable enrichissement collectif : un guest qui arrive, c’est forcément un enrichissement pour nous aussi, afin que l’on puisse atteindre des espaces et des endroits inédits. Pour cela, il faut s’ouvrir et mettre en confiance l’autre, pour qu’il se sente aussi dans cette famille !

 

Quel regard portez-vous sur Aurélien Charlery, votre personnage ?

 

Pour moi, c’est celui qui est ancré en Martinique. Il porte son histoire et les différents récits liés à la Martinique mais il a cette capacité, dans la moindre complexité, dans les contextes un peu plus tendus, à garder cet enracinement. Comme un arbre qui est enraciné et qui trouve cette force de transcender les situations, avec ses partenaires. Il est très stable, il est bien ancré sur ses deux pieds ! Il peut avoir ses fragilités, être touché de façon émotionnelle, par exemple quand il se retrouve dans des enquêtes où il est lui-même mêlé parce qu’il a de la famille qui se retrouve dans des situations compliquées, mais j’aime le fait qu’il est profondément humain. Au fur et à mesure des années, je dois dire qu’il y a une forme tellement disciplinée et rigoureuse, dans sa dimension et ses enjeux à lui, que, je pense, la rencontre avec Gaëlle l’a amené à un peu plus de décontraction et de lâcher-prise, nécessaires pour qu’il puisse manifester pleinement qui il est, en fait. Je pense que ces situations avec Gaëlle ont aussi permis à Aurélien de pouvoir être léger dans la gravité. La simplicité ! “Ne te prends pas la tête mec, c’est cool !”. Au fur et à mesure, le personnage a trouvé cela !

 

Cela retranscrit pas mal ce que l’on a dans nos sociétés caribéennes. Bon, je suis guadeloupéen mais on a quand même une histoire similaire avec la Martinique, c’est que tout peut être à enjeu, où on ne lâche rien, où on est toujours au combat. On a cette décontraction mais un personnage comme le mien avait dû partir pour faire ses études, ce qui demande une discipline à toute épreuve.   

 

Il vous permet une palette de jeu large et variée…

 

Oui, exactement ! En fait, il y a quand même l’arche du personnage. Je sais qu’il y a des endroits, par rapport à qui je suis dans la vie, où je sais que je ne peux pas me permettre. Je le vois comme un fil d’acier et difficilement malléable, par rapport à qui je suis…Dans ma tête, j’ai une forme de discipline, je suis discipliné mais, dernièrement, je suis par exemple allé sauter en parachute. Je vais faire des marches nocturnes pendant 3 jours, je participe au carnaval, je pousse mon corps, j’ai ce truc beaucoup plus lâché par rapport à ce personnage donc il y a ces limites. Mais c’est vrai que, au fur et à mesure des années, c’est un vrai plaisir de camper ce personnage parce qu’il s’est dévoilé sur le chemin des saisons. Il a commencé à se dévoiler sur son intime, sur son milieu, en accompagnant Mélissa à comprendre davantage ses racines martiniquaises. Du coup, cela l’a ancré dans quelque chose qui est lié à la tradition, à la culture et donc on est rentré dans quelque chose qui est un peu plus proche de moi, sur mes enjeux en tant que Guadeloupéen. Il y a des similitudes qui amènent à être un peu proche de ma sensibilité en tant qu’être humain. Lorsque je suis allé dans cette profondeur culturelle, cela m’a amené à offrir de nouvelles portes au personnage, à vraiment l’humaniser. 

 

Les deux premières saisons avaient été extraordinaires mais compliquées pour plein de paramètres. J’avais d’autres projets qui faisaient que, parfois, je ne pouvais pas m’ancrer pleinement, j’avais aussi des attentes qui n’étaient finalement pas possibles et c’est à partir de la troisième saison que j’ai pu trouver mon centre, dans ce cadre imposé. J’y ai trouvé ma liberté ! Un cadre n’est pas là pour nous limiter, il faut trouver sa liberté de mouvement. Au fur et à mesure des années, ce personnage m’a offert cela : sa discipline mais, en même temps, de trouver les endroits où je peux manifester toute son humanité. Pour moi, c’étaient des moments incroyables ! Notamment, quand on est rentrés dans l’intimité de Gaëlle et d’Aurélien, pour moi, on est vraiment rentrés dans cette dimension-là. Cette nouvelle saison est un autre temps pour cette relation…Même s’il y a une forme de distance avec Gaëlle, dans mon quotidien avec mon personnage, il y a des choses qui se sont simplifiées, dans sa façon d’être, dans sa façon d’échanger…Il y a une forme de maturité et d’aisance qui est là maintenant !

 

 

©Lou Breton - France Télévisions

 

 

Justement, à quoi pouvons-nous nous attendre pour cette nouvelle saison ?

 

Ce que je peux dire, c’est que nos héroïnes sont dans des situations inédites, qui les poussent à révéler d’autres parts d’elles-mêmes, liées à des enjeux tellement extrêmes qu’elles vont devoir trouver de nouvelles ressources. Pour moi, cela va magnifier et révéler des parts de leurs personnalités, auxquelles on n’a pas encore eu accès aujourd’hui. Je trouve cela magnifique !

 

Évidemment, ce qui fait aussi la force de cette série, dans des enjeux de gravité, sur des sujets importants, de toujours trouver cette fine ligne, où on arrive à avoir cette légèreté, avec la relation entre Gaëlle et Mélissa. Je n’oublie pas Phil, qui a une présence extraordinaire : c’est toujours un plaisir aussi de jouer avec Valentin Papoudof, son interprète. Lui et Béatrice ont cette capacité, avec leurs personnages, de proposer des choses incroyables sur le plateau, de l’ordre de l’improvisation. C’est toujours un plaisir de les suivre et d’être à ces endroits-là avec eux. 

 

En tout cas, je peux dire qu’il y a des enjeux, dans cette saison, qui vont pousser nos héroïnes à s’arracher, pour trouver les ressources de se sortir des situations dans lesquelles elles peuvent se trouver. Le tout dans de nouveaux lieux…Oui, il y a beaucoup de happenings, de rebondissements et ça va être une saison excitante. On va déjà entamer le tournage de la huitième saison, c’est toujours quelque chose d’avoir ce petit décalage, on est déjà focusés sur la suite mais, oui, c’est une joie ! En tout cas, ce sera un plaisir de voir comment résonnent ces épisodes et l’excitation que ça génère ! J’espère que les téléspectateurs auront le même plaisir et la même surprise que ce que j’ai pu traverser.

 

Globalement, quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir du public ?

 

En Guadeloupe, les gens ne vont pas voir untel pour lui parler de ce qu’il fait, on peut faire un clin d’oeil au loin, c’est plein de pudeur et de respect. Hier, alors que je faisais des courses, une femme est quand même venue me voir pour me dire “Je vous ai reconnu, continuez votre travail, cela nous fait un bien fou”. A mon étonnement, je me dis que cette série dépasse le cadre juste de l’épisode et du jeu d’acteur : à un moment donné, il y a un endroit où le téléspectateur se sent concerné et proche de nous. Du coup, on reçoit des messages en quantité, pour nous faire des commentaires sur l’épisode mais aussi sur le bien fou que peut faire le programme, dans certaines situations personnelles. Parfois, on ne s’en rend pas suffisamment compte mais chaque intention, chaque engagement ont un impact dans la vie des gens, ça les allège, ça leur donne le sourire, ils passent un bon moment. 

 

Ce sera différent en métropole, il y a de la joie, du sourire, ils vont me rappeler des anecdotes dans ma relation avec Gaëlle. En Guadeloupe, c’est surtout le fait d’être porteur de la culture caribéenne. On m’en parle souvent ! Sur le plateau, j’improvise beaucoup en créole mais ça doit toujours rester intelligible…Les guadeloupéens et les martiniquais sont heureux de cela, de voir que leur culture est à l’image, sur France Télévisions, en prime time. J’ai mis du temps à comprendre cette mise en lumière mais mon engagement, maintenant, est d’être conscient que je campe un personnage caribéen, chose que les gens ont besoin de voir. Il est caribéen mais sa dimension humaine est universelle donc elle peut toucher des français mais aussi des allemands, des italiens ou des canadiens, comme le témoignent les derniers messages reçus. On ne mesure pas toujours la portée, ni à quel point ça touche les gens, au-delà de la visibilité qui est extraordinaire. C’est une vraie joie ! 

 

En conclusion, cette dimension familiale qu’il y a dans le cœur des personnes qui travaillent sur ce projet est reçue, en éco, des téléspectateurs et des gens qui viennent nous voir. Ils ont cette familiarité non pas irrespectueuse, au contraire, chaleureuse et humaine ! 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Philippe Candeloro évoque ses nombreuses actualités, et ses projets, riches et variés !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Philippe,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement en tournée théâtrale, avec la pièce “Ca patine à Tokyo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Parce que, déjà, ça me permet d’être toujours associé à mon ami Nelson Monfort…Même si on n’a pas le même âge, on est devenus des amis, après avoir travaillé 19 ans pour commenter le patinage. Finalement, dans cette pièce, on se retrouve avec une certaine légèreté et liberté d’expression parce que ça reste une comédie ! On ne va pas dire que tout est permis mais pratiquement, presque. On a un texte à tenir mais, en même temps, on est proches de nos personnalités : on est très très proches de ce que l’on faisait à l’époque pour commenter le patinage mais on exprime en fait ce qui se passe en dehors de ce que les gens pouvaient voir à la télévision. Donc, finalement, c’est plutôt quelque chose qui tombe à pic, ne serait- ce que parce qu’on ne savait pas, à l’époque, qu’on n’allait plus travailler, moi en tant que consultant et lui en tant que journaliste, à France Télévisions. Cette pièce est tombée un peu à point, ce qui nous permet d’être toujours proches et en contact avec notre public, qui nous aime bien.

 

A la lecture du pitch, on peut imaginer que ce spectacle est plein de rebondissements, pour le plus grand plaisir du public…

 

Ce qui est amusant au théâtre, qui n’est pas notre métier de base ou d’origine, même si j’ai fait du théâtre sur glace, plus du mime, devant des audiences allant parfois jusqu’à 20 ou 25 000 personnes, c’est que, là, c’est forcément beaucoup plus intimiste et donc beaucoup plus proche aussi du public. Ceux qui viennent voir sont déjà ceux qui nous aiment, parce que, comme je le dis souvent, on ne vient pas faire la première partie de Jul, par exemple, où les gens ne seraient pas avertis que l’on soit là et ça pourrait faire un bide…Là, on a un public qui nous apprécie. 

 

Je pense que, à la base, les gens ne savent pas trop ce qu’ils viennent voir…Ils viennent surtout voir les deux gars qui les ont fait sourire, marrer, tout en regardant un sport très artistique et très beau à suivre. Et puis, à la fin, ils se disent que, finalement, c’était une pièce très sympa et qu’ils ont bien rigolé. Ce n’est pas burlesque, ce n’est pas une pièce de boulevard non plus mais je trouve qu’on s’en sort plutôt pas mal pour des gens qui, à la base, n’étions pas des professionnels de ce métier. Cela nous sort un petit peu de notre zone de confort donc on se met un peu en danger mais, au final, on apprécie parce que, dans le petit quart d’heure ou la demie-heure que l’on passe avec le public après la pièce, on voit bien qu’on a donné aux gens, sur une heure dix de spectacle, bien vingt minutes de sourire et de rigolade. 

 

Chacun rigole à un moment précis, où il va se retrouver, et sentir les choses Donc, ce qui est important pour nous, c’est de continuer à apporter du bonheur aux gens, quand on en a l'occasion. 

 

…et qu’il vous permet une palette de jeu agréable à défendre…

 

Disons que le théâtre, c’est vrai, est un travail spécifique, c’est technique, surtout à deux, parce que l’on a des répliques, on doit s’écouter, on doit balancer les vannes au bon moment. Et puis, le plus amusant au théâtre, c’est de bien maîtriser aussi son texte, ses intentions, ses intonations, pour qu’on puisse, de temps en temps, sortir du texte et surprendre l’autre. C’est souvent ce qui nous fait rigoler et les gens le ressentent bien, quand on est un peu déstabilisé par l’un ou par l’autre. Alors, c’est vrai que c’est plus souvent moi qui déstabilise Nelson, que l’inverse, comme je le faisais de toute façon lors des retransmissions de télé. On s’amuse beaucoup !

 

En complément, jusqu’au jeudi 5 mars, les téléspectateurs de W9 peuvent vous retrouver dans “Les Apprentis Champions au ski”. C’est encore un autre exercice dans lequel vous devez certainement prendre beaucoup de plaisir ?

 

Alors, c’est un exercice un peu différent pour moi parce qu’on est venu me chercher pour que je sois coach d’une équipe de personnalités issues de la téléréalité. Nelson se retrouve toujours dans cette position de journaliste qui commente mais il est avec Benoit, la personnalité de téléréalité donc il a pris un peu ma place dans le duo avec Nelson et c’était une volonté de la production de me mettre plus en tant que coach parce que, en face, on avait Surya Bonaly. Chacun de nous avons une équipe à gérer…J’entraine de temps en temps mais Surya est plus assidue dans ce métier-là parce qu’elle enseigne beaucoup aux Etats-Unis. Manager des gens qui n’ont pas forcément le niveau, alors qu’on n’a pas quinze heures d'entraînement par jour pour les rendre plus sportifs, est un exercice difficile et compliqué mais assez marrant et assez sympa à vivre. Parce que c’est là que l’on voit la capacité que l’on a à motiver une équipe. On a essayé de faire ce que l’on a pu…C’est un tournage qui a duré dix jours : aujourd’hui, c’est très découpé parce que le programme veut que ce soit la téléréalité qui prenne le pas sur les exploits sportifs…Il y a un thème général, où on réunit des personnalités de téléréalité ensemble et, avec Surya, on est très à l’écart, on va dire, de 70% du programme et on n’intervient que sur les épreuves sportives, qui ne sont pas toujours les nôtres, parce qu’il y a du ski et du curling…En patinage artistique, on sait la difficulté que c’est de rendre les gens potablement regardables dans une prestation donc on n’est pas là pour se prendre au sérieux…

 

Ce qu’a bien fait W9, déjà, c’est que c’est une émission où ils ont mis beaucoup de moyens, la qualité de tournage est quand même très propre. Après, on adhère ou on n’adhère pas au concept de la téléréalité…Avec Nelson, je crois que l’on a tous les deux le même but, un c’est de continuer à nous voir tous les deux ensemble, même si on n’a pas le même rôle prédéfini que l’on a vécu pendant 19 ans et, deux, ça nous rajeunit, auprès d’une population qui ne nous connaît pas. Les gens qui regardent la téléréalité ne connaissent pas forcément, déjà maintenant, le Philippe Candeloro ou la Surya Bonaly que l’on a été il y a 25 ou 30 ans. 

 

Prochainement, vous serez aussi le président du jury Sport 2026 du “Multi screen grand prix”...

 

Effectivement ! Vous savez, dans une carrière, on rencontre des gens, on ne les voit pas peut-être pendant 4 à 5 ans et, puis, l’organisateur a pensé à moi. Étant encore une personnalité du sport français, je reste encore assez populaire pour certains et un nom qui est encore connu aujourd’hui. Je trouve cela très bien parce qu’étant parti pour la présidence de la fédération française des sports de glace, ça pourrait me donner que plus de crédibilité encore pour faire comprendre aussi aux électeurs, que sont les 159 présidents de clubs français, ma personnalité, qui est la mienne, et que je ne vais pas non plus foudre à la poubelle du jour au lendemain, parce que c’est ce qui m’a rendu populaire. 

 

Tous ces petits éléments, que ce soit W9 ou cette présidence du jury, me font, en fait, toucher une catégorie de personnes qui vont venir, finalement, élargir encore mon spectre de connaissances et de reconnaissance aussi, et peut-être d’appréciation. Mine de rien, je vois bien qu’aujourd’hui, il faut arriver à me séparer de cette image de sexiste qu’on veut me donner alors qu’en fait, je n’ai pas l’impression d’être insultant envers les femmes. J’ai eu un rôle d’ambassadeur pour le patinage qui a tenu pendant plus de 19 ans donc ça veut dire qu’à la base, il y a 19 ans, France Télévisions est venue me chercher aussi parce que j’avais cette personnalité de pouvoir sortir un petit peu des phrases, des “Candeloettes”, comme disait Nelson. Cela n’a jamais été méchant, c’était plus par valorisation aussi pour mon sport, ce qui a amené de la notoriété pendant plus de 19 ans. Si Nelson et moi n’avions pas été là, peut-être que ça ferait 10 ou 15 ans que nous n’aurions pas eu de patinage en télévision. Aujourd’hui, c’est vrai que cette image me colle un peu à la peau, malgré moi, parce que je n’ai pas l’impression d’avoir fait du mal…Sauf que, quand on me traite de sexiste, j’ai l’impression qu’on m’insulte et qu’on m’empêche, demain, de pouvoir travailler parce que c’est ça ma personnalité. Même si, aujourd’hui, je comprends qu’il faille éliminer un certain nombre d’éléments de langage, qui continuent finalement à faire rire 90% des gens dans la rue, le problème est que ces 10% sont peut-être une minorité dans certaines catégories et font du mal. Et ceux qui veulent me faire du mal pour m’empêcher de devenir président de fédé s’en servent contre moi…On est rentrés dans un jeu politique mais, maintenant, j’espère que les présidents de clubs ne seront pas dupes et qu’ils verront, à travers ma candidature, finalement un avenir plus vertueux et plus médiatique pour cette fédération qui, aujourd’hui, n’est pas à la hauteur, en fin de compte, de l’aura qu’elle peut dégager. Quand on voit les audiences en patinage lors des Jeux Olympiques de Milan, on se dit que ça ne devrait pas arriver qu’une fois tous les 4 ans mais plutôt tous les ans.

 

En conclusion, on peut penser que ces différentes actualités, combinées à toutes vos activités, sont très complémentaires ?

 

Oui ! En fait, ce qui me permet, aujourd’hui, de dire que j’ai la compétence et que je pense être un des candidats capables de gérer une fédération, c’est que je connais le spectre à 360 degrés de tout ce que ça représente. J’ai acquis toute cette expérience et cette expertise, d’abord en démarrant en tant que scolaire. J’étais un champion de patinage, j’ai eu des médailles olympiques, donc j’ai cette expérience-là. Ma mère était présidente de club, j’ai été moi-même élu dans certains comités donc j’ai vadrouillé. J’ai été un homme de spectacle, je suis consultant pour concevoir des patinoires et je crois que je me sers beaucoup de l’expérience, comme un Alain Prost, qui avait dit, un jour : “J’ai gagné de l’argent avec mon sport, la Formule 1, donc je me sens redevable de réinvestir toute cette connaissance et tout ce que je peux apporter financièrement à mon sport. C’est mon devoir de le faire parce que c’est ce qui a finalement rendu ma vie agréable”. Donc, aujourd’hui, à 54 ans, si je peux transmettre…Il faut essayer de prendre le taureau par les cornes et se dire “Est-ce que je laisse crever mon sport ? Ou le laisser linéaire jusqu’à tant que cette fédération tombe en croûte?” ou “Bon, ma qualité de sportif, en étant devenu entrepreneur, de spectacle ou général, peut aider”...Être président de fédé, c’est aussi aller chercher des partenariats, augmenter la capacité financière à pouvoir élaborer des projets, …S’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’aide possible…Les clubs, c’est pareil : on ne peut pas les aider si la maison mère est une coquille vide, financièrement parlant donc on ne peut pas vivre sur les subventions de l’état, parce qu’il y en aura de moins en moins. 

 

Et puis, surtout, il y a l’enjeu des Jeux Olympiques de 2030. Oui, là, on a fait une très belle moisson de médailles en général, puisque l’on a augmenté notre nombre de médailles mais il y a deux choses qu’il ne faut pas oublier : déjà, il y a plus de sports mixtes qui sont apparus dans ces JO de Milan et il n’y avait pas les russes, ni les biélorusses. Donc ça veut dire que, quand ils vont revenir, la moisson sera peut-être encore plus difficile à atteindre. Quand on fait le bilan, sur la cinquantaine de médailles en sports de glace que l’on pouvait ramener à la France, on n'en a ramenée qu’une…Cela veut dire qu’il y a du potentiel…Je ne vais pas critiquer le bilan de notre présidente actuelle mais, quelque part, si on veut être gentil, on dit “Super, on a une médaille d’or, elle a été extrêmement belle” et on reste à s’endormir avec le soir mais, si on veut être méchant, ou réaliste, le bilan n’est pas non plus si fabuleux que cela ! Maintenant, c’est de savoir ce que l’on veut faire d’ici 2030 parce qu’en fin de compte, on ne peut pas critiquer les athlètes. Ils sont venus pour essayer de faire leur boulot le mieux possible, certains sont passés à côté, d’autres ont réussi leurs objectifs personnels mais, pour 2030, on a un enjeu colossal, comme l’on fait les italiens, à avoir trois ou quatre fois plus de médailles que les olympiades précédentes ! Je crois que les jeux en France doivent être une source de motivation pour l'État et pour les investisseurs, qui pourraient être des partenaires privés. On en est là aujourd’hui, on a quand même 7 sports olympiques à défendre et on en a 12 en développement donc si on ne sait pas développer ces disciplines, dans ces cas-là, il faut peut-être revoir la gestion générale de la fédération, face au peu de moyens financiers que l’on a…

 

Merci, Philippe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Ciné+ OCS / Pécheresses : Léonie Dahan-Lamort nous en dit plus sur ce nouveau programme, diffusé en mars !

Publié le par Julian STOCKY

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

 

Bonjour Léonie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Pécheresses”, prochainement diffusé sur Ciné+ OCS. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, on est très très fières, déjà, de pouvoir faire cela en équipe ! La plupart des comédiennes ont pu venir et célébrer enfin l’investissement d’énergie que l’on a fait lors du tournage de cette série. Donc on est hyper contentes, et accueillies par le soleil 🙂, c’est formidable !

 

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer ?

 

J’ai tout de suite, à la lecture du scénario, été très touchée et très impressionnée par la force du personnage de Cassidy. J’ai trouvé que ça allait être super amusant à jouer et l’amusement est un peu ce qui me porte, donc j’avais vraiment envie d’interpréter ce personnage, qui a une personnalité très marquée. J’avais envie, aussi, de pouvoir y apporter de la tendresse et de la fragilité donc, pour cela, j’étais vraiment très touchée par le scénario et, au-delà de ça, par l’aspect chorale, de toutes ces femmes dans un espèce de huis-clos. J’ai trouvé cela super intéressant…Ca traite de sujets très modernes, j’ai eu l’impression que la série avait été écrite pour moi 🙂 donc j’étais très contente que Charlotte me propose le rôle ! Et on s’est lancées dans le travail assez vite…

 

C’est vrai que ce rôle vous permet une palette de jeu très plaisante à défendre…

 

Complètement ! Elle passe par 1 000 états, ce qui la rend très humaine et très attachante. Pour cela, je me suis vraiment éclatée. A la fois, elle fait des conneries, en même temps très vite, elle est rattrapée par de la culpabilité, elle a envie de bien faire mais elle n’y arrive pas donc il y a de la frustration. Bref, il y a vraiment tout un panel d’émotions, effectivement, que j’ai eu le plaisir et la chance de pouvoir interpréter, je l’espère, au mieux. Oui, c’était super amusant et, surtout, très très enrichissant ! J’ai beaucoup appris sur ce tournage…

 

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

Avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration, au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Adolescente, j’étais assez Cassidy, en fait ! Notamment sur cette idée d’utiliser son corps…Elle le fait à des fins monétaires, moi ce n’était pas le cas mais l’idée que son corps est une arme et qu’elle a le droit de l’utiliser est quelque chose qui m’a beaucoup habitée quand j’étais ado donc, en cela, je me suis parfaitement reconnue en elle. Aujourd’hui, j’aurais un peu moins le même discours et c’est ok, on passe par des cheminements qui sont différents et on évolue mais cela m’a beaucoup touchée et, du coup, ça résonnait beaucoup avec mon expérience personnelle. Donc j’avais la sensation d’avoir vraiment un lien direct avec Cassidy !

 

Une diversité de sujets est évoquée, ce qui permettra sans doute au public de se reconnaître dans l’un ou l’autre…

 

Complètement ! C’est vrai que c’est le propre de lieux comme celui-ci, où plein de femmes se retrouvent dans un lieu fermé, venant de milieux différents, avec des histoires différentes et donc ça crée un partage et une espèce d’émulsion qui sont vraiment passionnants et, je trouve, qui sont très bien amenés dans la série. Effectivement, cela permet au téléspectateur, à la fois, de rire, de se questionner, d’être ému mais aussi on parle de choses auxquelles on ne s'attendait pas forcément donc il y a également cet aspect un peu surprise parce que ce sont des personnages qui sont à un âge où elles se questionnent sur leur identité, leur identité de genre, leur sexualité, leur rapport à la religion…pour devenir ensuite, plus tard, des adultes. Donc, en cela, c’est trop cool, je suis très fière !

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Ce festival permet de (re)découvrir le rendu final sur grand écran, avec des spectateurs. Quelles réactions avez-vous pu capter du public ?

 

J’étais très anxieuse avant le début de la projection parce que j’ai investi et on a toutes investi énormément d’énergie dans cette série, surtout Charlotte, évidemment, qui la porte depuis presque quinze ans maintenant. J’avais vraiment peur que les gens ne rient pas, pour tout vous dire, donc j’étais très très soulagée d’entendre des soufflements de nez, des rires, parfois des explosions de rires dans la salle…Cela m’a beaucoup touchée et vraiment rassurée, oui !

 

Certainement avez-vous hâte, du coup, de pouvoir le proposer plus largement, au grand public ?

 

Totalement ! Très curieuse de voir ce que les gens en pensent mais aussi quels questionnements ça crée en eux, est-ce qu’il y a des choses où ils trouvent que c’est bien traité ou pas bien traité, pourquoi…J’ai vraiment hâte de voir si l'émulsion que nous avons ressentie pendant le tournage continue à la sortie du projet !

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

La série “Dead line”, réalisée par Erwan Marinopoulos, qui traite des soins palliatifs, va sortir sur Ciné+ OCS également en 2026. C’est un sujet plutôt dark mais traité avec humour et finesse. J’interprète une jeune fille atteinte de leucémie donc c’était très intéressant et très touchant de pouvoir défendre ce rôle, et l’occasion de jouer encore une autre petite relou, avec des formes différentes…C’était vraiment génial donc j’ai vraiment hâte, aussi, que cette série sorte…

 

Merci, Léonie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ciné+ OCS / Pécheresses : Interview croisée avec Ninon François et Rita Benmannana !

Publié le par Julian STOCKY

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

 

Bonjour Ninon, bonjour Rita,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre de l’édition 2025 du festival de la fiction TV de La Rochelle, où vous venez défendre “Pécheresses”, prochainement diffusé sur Ciné+ OCS. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ninon : Oui, on est ravies de pouvoir être au festival de La Rochelle ! Déjà, de découvrir la ville qui est super…Il y a eu un super temps. Et puis, aussi, de voir d’autres projections est super intéressant, cela permet de découvrir d’autres choses, surtout que la programmation est géniale. Il y a beaucoup de choses très singulières, avec de super identités et, effectivement, c’est super aussi de présenter notre projet que l’on couve depuis presque un an maintenant.

 

Rita : Couver est le bon mot 🙂 ! Depuis le tournage, on est toutes devenues très proches, du coup c’est très cool de se retrouver ici, ensemble, et de pouvoir défendre ensemble le même projet, sur lequel on s’est rencontrées. En plus, c’est un projet cool, qui parle de tant de choses…

 

Ninon : C’est ça ! Le “désavantage” des séries plateforme est que l’on n’a pas de retour du public en face et, là, de pouvoir présenter trois épisodes est génial ! D’avoir les retours en salle est top, c’est génial comme expérience, c’est très cool !

 

Si l’on revient à la genèse de cette aventure, qu’est-ce qui vous avait incitées à y participer ?

 

Ninon : Pour ma part, j’ai passé le premier casting en avril 2024. Au début, on a une toute petite partie du scénario mais, déjà, je trouvais les scènes assez sympas et drôles. C’étaient des scènes, justement, entre Malika et MC, nos deux personnages. De fil en aiguille, ça s’est fait et on a eu un essai de groupe, pour voir s’il fonctionnait ensemble. Cela a tout de suite matché ! Je trouve que Charlotte est une personne formidable, elle met tout son coeur dans son projet. Elle l’a depuis très longtemps donc elle a pu le travailler et le retravailler. Pour ma part, j’ai eu plus l’occasion de faire du drame, pas des choses très comiques et, du coup, d’aller là-dessus, j’ai trouvé cela trop fun ! J’ai fait beaucoup de théâtre, où on fait plus de comique et des ruptures et, là, il y en a tout un tas…En fait, c’était un peu le moment de s’amuser ! On a aussi eu l’occasion de beaucoup proposer des choses à Charlotte, pour que ce soit au plus proche de la jeunesse d’aujourd’hui. Donc, oui, c’était super intéressant ! C’était vraiment un échange aussi avec elle donc c’était top et cela m’a séduite tout de suite ! Et l’ambiance était trop cool…

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Rita : Pareil, ça devait être en avril, le premier tour, je m’en rappelle, était en tape et, en fait, c’était une scène entre nous deux de gaming donc où on jouait en live. En lisant la scène, je me suis dit que je ne comprenais rien… 🙂, entre le rôle et les personnages du jeu…J’ai galéré un peu mais, ensuite, il y a eu la rencontre avec Catherine, la directrice de casting, et j’avais une autre scène, du coup, avec Gaspard / Juliette, qui est une scène, je crois, de l’épisode 2 ou 3, où il y a un début de problème, on va dire, dans le groupe. En fait, au début, à la première lecture, je me suis dit que c’était une scène où elle apprend qu’il la trompe mais, en fait, en parlant avec Catherine, c’est beaucoup plus intéressant que cela. Ce qui m’a beaucoup plu dans cette série, c’est que ça parle de sujets super intéressants, en les confrontant avec d’autres sujets tout aussi intéressants. Ce que j’ai adoré dans le rôle de Malika, c’est vraiment la dualité, à cet âge un peu jeune, entre la religion et la sexualité, qui existe et de le traiter, mais ni en le niant, ni en faisant comme si c’était un truc qui arrive et puis voilà…de vraiment le traiter, de voir toutes les questions que l’on se pose autour. Ensuite, il y a eu la rencontre avec toutes les filles et je me suis dit “Il n’y a pas photo, on y va !”. Pareil, je n’avais pas trop eu l’occasion de faire de longs formats comiques et c’était vraiment chanmé, c’était exceptionnel !

 

Ninon : C’est vrai que, du coup, ça touche énormément de sujets, qui sont très actuels et qui durent depuis longtemps. Mais les sujets sont plus ouverts maintenant, on en parle de plus en plus, du coup, oui, ça touche plein plein de choses. En même temps, je trouve qu’il y a une bonne balance entre le comique et les vrais sujets. Du coup, c’est super intéressant de pouvoir aborder cela en tant que jeunes aussi, sur plein de points.

 

Rita : Surtout, de parler de sororité de cette manière-là, c’est vraiment dingue ! Déjà, dans les actrices, on n’est que des filles et, sur le tournage, l’équipe technique était en majorité faite de meufs donc, du coup, ça crée très vite un truc de sororité qui aide encore plus au jeu et à l’entente entre nous. De parler de sororité, je trouve cela tellement important et de cette manière-là, je trouve cela trop bien ! Vraiment, c’était aussi un point positif qui donnait envie de défendre ce projet à 100%. 

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

Artistiquement, vos personnages respectifs vous permettent des palettes de jeu larges et variées, ce qui devait être très plaisant…

 

Rita : Ah oui, vraiment !

 

Ninon : En plus, on a tout de suite matchées…On joue deux meilleures amies qui se connaissent quand même depuis plusieurs années donc on s’est rencontrées en juin, il me semble, pour la première fois et on tournait en octobre donc il fallait quand même créer ce truc et de groupe et, entre nous, des relations…et ça a tout de suite marché ! Donc, forcément, ça aide…Toutes les scènes où on est à deux, on se marrait…

 

Rita : On se marrait vraiment !

 

Ninon :  J’ai remarqué des petits moments où je rigole mais je sais que je rigolais vraiment, c’est resté dedans, ce n’était pas voulu et ça rajoute encore à l’ambiance, qui était très intense parce qu’on a eu très peu de jours pour tourner. Cela a complètement rattrapé et a permis de faire quelque chose de génial, en si peu de temps.

 

Rita : C’est vrai que Charlotte et Catherine ont été très fortes sur le casting parce que Ninon et moi sommes devenues vraiment copines, au point où, sur le tournage, les gens pensaient que l’on se connaissait depuis super longtemps…Du coup, il y avait un peu la vanne où tout le monde nous appelait Riton et Nina…

 

Ninon : C’est venu de Charlotte, elle ne l’a pas fait exprès, elle disait tellement Rita et Ninon qu’elle a fini par dire Riton et Nina et c’est resté ! 

 

Rita : Le tournage était hyper intense, du coup on était obligées d’être hyper concentrées, il fallait être hyper efficaces, il fallait créer l’entente mais qui s’est faite tellement naturellement avec toutes les filles. Sororité !

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Vous avez découvert, ici, les premiers épisodes sur grand écran. Quelles réactions avez-vous pu capter ?

 

Ninon : Les rires, surtout et c’est génial ! Il y a toujours ce stress, un peu, de se dire que, si ça se trouve, ça ne marche pas du tout, l’écriture n’est pas bonne, ça ne fait pas rire du tout mais il y a eu énormément de rires dans la salle et ça vaut tout l’or du monde !

 

Rita : Aussi et surtout, à l’épisode 3, les gens ont applaudi juste après le clip, qui est un générique, ce qui était vraiment formidable.

 

Ninon : C’était génial parce que c’est un moment que l’on a pas mal travaillé en amont, on s’était trop amusés. A la dernière minute, on s’était dit que tout le monde allait danser et, du coup, on avait dû toutes apprendre. Toute l’équipe technique était à fond derrière…Alors que l’on n’avait qu’une heure pour tourner, on a fait quelque chose de trop bien ! Pour ma part, il y avait un peu de stress par rapport à cette séquence parce que, forcément, c’est une mise en avant importante mais, au final, on avait décidé de me faire chanter et râper par-dessus, ce que l’on a fait en post synchronisation…Donc je suis très contente que ça ait été bien reçu ! Et puis, en sortant, on a eu plein de super retours, et techniques et artistiques…Mais, oui, surtout des rires !

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Certainement avez-vous hâte, du coup, de pouvoir le proposer plus largement, au grand public ?

 

Ninon : Carrément ! Surtout que les trois derniers épisodes envoient du lourd aussi, il se passe plein d'aventures. Maintenant que l’on a capté ce groupe-là qui est en train de se créer, avec le premier live que l’on voit dans l’épisode 3, on va pouvoir aller dans des trucs et plus deeps, avec la suite de l’évolution, et plus drôles et plus déjantés. Du coup, on a hâte de les faire découvrir !

 

Merci à toutes les deux pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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Ciné+ OCS / Pécheresses : Andréa Lovitch nous parle de ce nouveau programme, diffusé à partir du 3 mars !

Publié le par Julian STOCKY

© Alex de la Madeleine

 

 

 

Bonjour Andréa,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

A partir du 3 mars prochain, les téléspectateurs de Ciné+ OCS pourront vous retrouver dans “Pécheresses”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ah oui, oui ! C’était incroyable, c’était une super expérience ! L’équipe était super, on s’entendait super bien avec les filles, j’ai adoré mon personnage, j’ai adoré l’ambiance de tournage donc c’était vraiment une merveilleuse expérience !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting, féminin principalement…

 

Exactement ! Oui, c’était un super casting, des filles incroyables, avec toutes des personnages assez différents mais qui, pour le coup, je trouve, ont réussi à vraiment créer ce lien et cette sororité. J’espère que vous allez l’aimer à l’écran…En tout cas, c’était incroyable, avec une très belle ambiance et de super talents.

 

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

…et d’aborder des thèmes pleinement d’actualité….

 

Oui ! On parle beaucoup de cyber-sujets. Pendant le confinement, beaucoup de jeunes étaient sur internet et, suite à cette période, Charlotte avait fait une réécriture pour adapter le scénario. Donc on évoque beaucoup ce sujet, de gaming, de face-caméra, de discussions religieuses, sexuelles, identitaires, donc c’est vraiment vraiment cool !

 

Si l’on en revient à sa genèse, qu’est-ce qui vous avait incitée à y participer ?

 

Premièrement, quand j’avais reçu l’appel pour le casting, on m’avait dit que ce serait un projet quasiment exclusivement féminin et j’avais trouvé cela vraiment super ! Ce n’est pas souvent qu’on a l’habitude de voir de telles équipes…Il faut savoir que mêmes les techniciens étaient majoritairement des femmes. Pareil, dans le casting, il me semble qu’il n’y avait qu’un seul rôle masculin. Cela m’avait énormément motivée !

 

Et, surtout, les sujets qui sont évoqués : chaque personnage a sa complexité et ses propres choses à raconter. Même les petits personnages que l’on ne voit pas souvent, on arrive très facilement, à l’écran, à voir leur identité. Donc ça m’a vraiment intéressée pour cela !

 

Quel regard portez-vous sur Eglantine, votre personnage ?

 

C’est vrai qu’au premier abord, dans les premiers épisodes, ça a l’air d’être une fille un peu pestoune, c’est un peu le groupe des bourgeoises de la paroisse mais, finalement, dans la suite des épisodes, on lui découvre une vraie profondeur et, surtout, je pense, un profond désir d’être aimée, d’être reconnue par les autres qui, je trouve, est très intéressant. En fait, il ne faut pas forcément y voir de la méchanceté mais une sorte de protection qui, je trouve, est assez intéressante dans un personnage qui, du coup, au début, paraît être une protagoniste mais qui, finalement, est juste une fille qui est en manque d’amour, d’attention, et qui cherche cela, comme elle peut.

 

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Il vous permet une palette de jeu qui a certainement dû être plaisante à défendre ?

 

Ah oui ! Je trouve qu’elle avait surtout une très belle évolution entre le début et la fin. Il y avait beaucoup de choses à jouer et ce qui était vraiment amusant, c’est que, quand j’avais discuté avec Charlotte et que je lui avais demandé comment elle voyait le personnage, elle m’avait dit qu’elle voudrait quelque chose de très cartoonesque, de très manga, avec beaucoup de grandes expressions et de grands yeux. C’est quelque chose que l’on n’a pas souvent l’habitude de faire, qui n’est pas souvent demandé, c’était très intéressant et très plaisant à faire ! Donc, oui, elle avait une énorme palette, même de sentiments, donc c’était génial ! 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Bien sûr ! Je n’ai pas forcément un personnage spécifique à vous citer mais, en tout cas, ce que je regardais, c’étaient les dessins animés de mon enfance, avec tous ces personnages-là, toutes ces petites pestes du lycée et, où, du coup, on voyait les expressions. J’ai aussi regardé des films américains, vous savez les films un peu scolaires, où il y a toujours le groupe des gens populaires. C’était marrant de s’inspirer de cela !

 

Vous étiez présente, en septembre dernier, au festival de la fiction TV de La Rochelle, où le programme a été projeté. Quels premiers retours du public aviez-vous alors pu avoir ?

 

Oui, on avait eu un petit peu de retours du public, surtout des jeunes filles, qui, pour le coup, avaient beaucoup aimé. Ce qui était hyper plaisant ! J’ai eu l’occasion de parler avec une jeune fille, qui avait beaucoup apprécié et qui, elle-même, relatait un certain sujet de la série donc c’était hyper intéressant d’avoir une discussion avec elle, sur son point de vue en tant que jeune fille.

 

 

© Empreinte Digitale / CINÉ+ OCS

 

 

Certainement êtes-vous curieuse de découvrir ceux des abonnés ?

 

Oui, j’ai très très hâte de voir les retours ! C’est imminent…J’ai hâte, même, de montrer le programme à ma famille parce que j’ai ma grande soeur qui est venue lors d’une projection à la Fémis la semaine dernière et, pareil, ça l’avait assez surprise au début parce que ce n’est pas souvent, je trouve, que l’on voit ce genre de projet en France, et même ce genre d’images. Et puis, elle m’a dit qu’elle s’est vite plongée dedans, qu' elle s’est très rapidement immergée dans l’univers de la série et dans les visuels, et qu’elle avait beaucoup aimé.  Donc j’étais très très heureuse d’entendre cela !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir ?

 

J’espère vraiment qu’il y aura des personnes qui se reconnaîtront dans les personnages et qui se sentiront représentées. J’espère avoir de bons retours de leur part et aussi une saison 2, évidemment, avec un développement des personnages, avec d’autres histoires. Parce que, là, on n’a pas eu beaucoup de temps, il y a 6 épisodes, où on a pu évoquer énormément de sujets mais je suis sûre qu’on a encore beaucoup de choses à raconter pour chacune de ces filles. Et j’ai hâte, vraiment, de voir les retours des téléspectateurs !

 

Merci, Andréa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Canal+ / Formule 1 : Margot Laffite nous donne son ressenti, juste avant le début de cette saison 2026 !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 


 

Bonjour Margot,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Isack Hadjar est parfois comparé à Alain Prost…Qu’en pensez-vous ?

 

La comparaison, au départ, vient d’Helmut Marko ! Ensuite, elle a été reprise parce que, déjà physiquement, il y a des similarités. Quelque part, ils se ressemblent un petit peu, notamment dans la taille et peut-être aussi dans cette application, qui était propre à Alain. Alors, lui est devenu, après, le professeur …Oui, dans l’application, dans l’implication, dans les retours techniques, …C’est difficile, c’est tenu à ce niveau-là parce que bien sûr qu’ils le sont tous, techniciens mais je crois que son feedback est extrêmement précieux et alimenté par sa connaissance. Tout le monde ne l’a peut-être pas…Peut-être qu’il est aussi plus investi, lui, dans la mécanique et la compréhension. Donc cela en fait quelqu’un d’un petit peu à part, je crois, de ce que je peux en comprendre mais Pierre Gasly l’est aussi, comme Esteban. Cela se joue sur des petites choses…La comparaison d’Helmut Marko était, je pense, un peu plus générale qu’aussi pointue et technique.

 

Isack est fascinant : dans sa première année de F1, ils nous a interpellés sur, malgré tout, son assurance et, pourtant, Dieu sait que Red Bull aurait pu lui casser cet élan d'assurance et de maîtrise qu’il avait montré, jusque-là, dans les catégories précédentes et qu’il affichait aussi en début de saison. Il n’a pas flanché et je trouve qu’il a ce truc-là, un peu “verstappenesque”, il n’est pas aussi effronté que ne l’était Verstappen à ses débuts mais il a ce côté très sûr de lui, il n’a pas besoin de dire trop de mots pour se faire comprendre. D’ailleurs, parfois, il est quand même particulièrement peu loquace dans les interviews et c’est assez déroutant, il faut quand même prévoir plus de questions que pour les autres. Parfois, il nous prend de court, il coupe très court à une question, “Bon, très bien, il a dit le strict nécessaire, il n’a pas enrobé son propos” mais, voilà, on s’habitue à cela…C’est sûr que ce n’est pas Johann Zarco, en moto, qui, lui, enrobe énormément toutes ses pensées. Mais, en cela, c’est quelqu’un de très vrai, de très authentique. Ce que j’aime aussi dans son personnage, c’est comment il est accompagné : sa famille, sa maman, …Je ne sais pas, ça reflète vachement aussi de son éducation, de sa personnalité, à travers ses parents qui sont des gens très discrets, qui l’accompagnent coute que coute, qui sont derrière lui depuis le début, qui ont cru en lui et, en fait, tu comprends pourquoi cette assurance existe : j’ai des enfants, je sais ce que c’est que de donner de l’assurance à un enfant et lui a eu ça. C’est, aujourd’hui, ce qu’il y a presque de plus précieux en F1, finalement, surtout quand on arrive chez Red Bull, aux côtés d’un Max Verstappen : ne pas douter. Lui a ça !

 

Il a un certain franc-parler quand-même, il n’hésite pas à dire les choses au micro…

 

Exactement ! Parfois, dans des termes assez crus et familiers mais c’est vrai. C’est cela qui est appréciable aussi. A travers le temps, plus les pilotes ont de l’expérience et de longévité en F1, plus ils ont compris que chaque mot compte donc ils polissent vachement quand même leurs paroles. Lui n’a pas encore cela et c’est effectivement, pour nous, très frais, c’est un matériau qui est sympa à utiliser pour nous. Même si les phrases ne sont pas longues, parfois, elles sont assez percutantes donc, pour nous, c’est intéressant parce que ça en fait un personnage différent, un personnage à part et je crois que c’est cela aussi qui est sympa chez lui. Il est très singulier dans ce paysage, pour l’instant. Pourvu qu’il garde cela !

 

On sait qu’être à côté de Max Verstappen dans le paddock n’est pas chose facile. En quoi a-t-il les reins assez solides ?

 

Je pense dans cette assurance-là, par rapport à l’ombre Helmut Marko, bon qui ne sera plus là, mais qui a plané au-dessus de lui. Il a 21 ans, c’est un grand-enfant…Je me souviens de mes 21 ans ! Avoir autant de responsabilités, de pression, c’est inouï donc ça en fait des personnages à part et lui l’est, quoi qu’il arrive, et, en plus, face à Max Verstappen…Cette assurance, justement, qui se traduit dans son pilotage, dans ses retours techniques, où il est sûr de lui, est, en ne doutant pas, je pense, la meilleure réponse face à un Max Verstappen. Il a tellement fait flancher tous ses équipiers, il les a fait douter, peut-être pas Perez et encore, à la fin, peut-être qu’il a quand même douté mais il a fait douter tous les autres ! C’est son arme fatale à Max Verstappen et je pense qu’il faudra qu’il se serve d’autre chose pour contrer cette assurance et cette capacité à ne pas douter d’Hadjar.

 

Un mot sur la saison au global. Le premier grand prix sera sans doute assez dantesque mais les leçons de la course ne seront sans doute pas celles de la suivante. A quoi peut-on s’attendre ?

 

Lors de notre séminaire interne à Canal, on a eu une demi-heure de réunion, en call, avec Laurent Mekies, qui était à Barcelone à ce moment-là, pendant les tests à huis-clos. Ce qu’il disait était hyper intéressant. En fait, on peut s’attendre à ce qu’il n’y ait pas une hiérarchie claire tout au long de la saison. C’est-à-dire que ceux qui vont commencer fort ne vont pas nécessairement finir fort. On a vu d’autres commencer fort puis s’écrouler mais c’était presque plus linéaire en montée puis en descente. En tout cas, c’était régulier et, là, on peut s’attendre à plus d’irrégularités de performance donc à voir quelqu’un de très fort sur un circuit et un traçé. Je pense que les physionomies de circuits vont aussi beaucoup changer la donne parce que cette nouvelle réglementation oblige et force à un pilotage très particulier. Que ce soient les courbes rapides comme à Monza, ou les circuits en ville sineux…Même si on peut s’imaginer que ce sera pareil pour tout le monde, non parce que l’exploitation du moteur et ce qu’auront apporté techniquement et technologiquement les équipes feront qu’il y aura des différences de voitures. Alors, il y a toujours eu un peu ce phénomène de dire “La McLaren marche bien là-bas et puis, à Singapour, non”, il y a toujours eu cela mais je pense que ce sera plus accentué encore aujourd’hui. Les pilotes sont des génies mais tout est nouveau, ils auront au mieux 9 jours d’essais derrière eux. Quand on compare à Franck Montagny, à l’époque, quand il roulait pour Renault, qui faisait des milliers de kilomètres pour développer les voitures et les pneus, là ce n’est quand même pas grand chose donc on peut s’attendre, sur ce début de saison, à ce qu’ils aient encore besoin de s’ajuster. Pour l’instant, on parle beaucoup des départs, de tout cet électronique, de cet électrique et de cette technique embarquée, qui vont être tellement différents qu’ils pourraient prendre à défaut certaines équipes, voire certains pilotes…Cela va être hyper intéressant !

 

Pour nous, c’est un boulot qui est quand même hyper important de rendre cela compréhensible et digest. Il y aura ceux qui connaissent, les pointus, les férus donc on fera, je pense, de petites apartés techniques plus pointues pour eux mais il faudra aussi quand même vachement vulgariser. Sans oublier cette compréhension des règles…De ce que l’on a vu à Bahreïn, pour l’instant, il y a quand même beaucoup d’informations fournies par la FOM sur les écrans donc charge aux commentateurs de les utiliser. Mais nous, après, dans les débriefs, si on dit simplement qu’”il s’est fait doubler”, il faudra savoir s’il régénérait à ce moment-là. Donc il y aura plus d’explications que l’essence même de la course, qui est “Il a freiné plus tard, il a doublé et puis voilà”. Là, ce sera un peu plus pointu, il ne faudra pas se tromper de raisons.

 

Justement, comment résumer les changements de cette année ?

 

Oh, c’est dur, il y en a tellement ! Déjà, on a, aujourd’hui, un moteur électrique qui est presque à 50% avec le moteur thermique. Il y a presque trois fois plus de puissance du moteur électrique…alors que ce sont les mêmes batteries. Donc ça veut dire qu’une fois que cette puissance sera utilisée, il faudra quand même récupérer de l’énergie dans sa batterie. Tout cela sera le boulot des ingénieurs et des pilotes…C’est un vrai casse-tête à réaliser dans la voiture !

 

Ensuite, il y a d’autres grosses nouveautés mais qui, peut-être, ne changeront pas grand-chose. Par exemple, le boost existait déjà, c’est juste que l’on a mis un nom dessus et qu’on saura quand ils le font, alors que, avant, c’était un mot codé à la radio. L’aéro-active, avec les ailerons avant et arrière qui seront mobiles, afin de permettre d’avoir plus d’appui ou plus de vitesse dans les lignes droites, sera exploité par Adrien. L’overtake aussi, à passer dans une zone déterminée…C’est un peu comme le DRS grosso modo, on va dire que c’est le nouveau DRS mais qui sera dans une zone précise et il n’y aura qu’une zone de détection. Il n’y a plus de MGUH, ce système qui permettait, grâce à l’échappement, de récupérer de l’énergie pour alimenter la batterie. Ce qui veut dire qu’aujourd’hui, pour alimenter cette batterie, en plus de lever plus tôt, ce que l’on appelle le lift and coast, pour recharger la batterie, ou alors de freiner fort, ce qui régénère aussi la batterie, là il faudra aussi finalement utiliser le moteur thermique, à savoir monter très haut dans les tours. Ce qui fait que l’on a vu, déjà à Bahreïn, des pilotes qui rétrogradaient très tôt parce que, plus on rétrograde tôt, plus on monte fort dans les tours et plus on va donner un peu d’énergie à sa batterie. Tout cela est quand même très nouveau et très complexe pour les pilotes. Nous, à expliquer, on s’en sort mais c’est hyper compliqué au volant. Donc c’est à eux de comprendre comment exploiter cela et je peux vous dire que ce doit être un sacré casse-tête pour les ingénieurs…Je n’aimerais pas être à leur place ! C’est plus complexe que le double diffuseur de Brawn en 2009, on n’est pas sur un truc mécanique, on est sur quelque chose qui va devoir être beaucoup plus pensé, beaucoup plus réfléchi et, finalement, beaucoup plus stratégique. 

 

Sur les premiers essais, Mercedes avait l’air plutôt bien partie…

 

Oui, ils sont confiants, ils ont l’air d’avoir un moteur qui marche très bien. En plus, ils ont quatre équipes pour aider au développement, c’est quand même un énorme avantage par rapport à d’autres équipes. Donc, oui, gros avantage pour eux ! En plus, il fonctionne…Ils le disaient déjà depuis la fin de la saison dernière ! Je ne sais pas quels sont leurs moyens de savoir cela mais c’était le bruit qui courait que ce moteur serait performant. Et puis, il y a évidemment cette petite exploitation d’une zone grise du règlement, qui fait débat pour l’instant. En gros, le taux de compression doit atteindre, à température ambiante, un niveau et eux, lorsque la température est élevée, arrivent à le dépasser donc à avoir un surplus de puissance. Peut-être que d’autres équipes n’ont pas exploité cette zone grise et que, donc, ce serait un avantage pour eux…Mais on comprend, en tout cas de ce qui se dit, s’entend et de ce qu’a pu récolter Julien comme informations dans le paddock, qu’ils ont juste bien exploité le règlement et qu’ils ne trichent pas…Oui mais il faut rajouter quelque chose dans le règlement pour que ça change. Donc on verra si ça pose problème, s’il y aura suffisamment de pression des autres constructeurs comme Red Bull et comme Ferrari, qui ont un impact et un poids dans les instances. A voir…Ce serait un gros cailloux dans la chaussure pour Mercedes ! Affaire à suivre…

 

Pour en revenir à Isack, Alain a été touché par son geste sur son casque…

 

Cela l’a vachement touché ! Il l’avait su très en amont, je crois avant Monaco…Oui, il a été très agréablement surpris parce qu’il ne pensait pas qu’Isack pouvait faire ce genre de geste-là. On avait toujours entendu qu’il était plutôt fan de Senna mais ça reste un pilote français. C’était sympa le cadeau d’Isack à Abu Dhabi, quand il lui a offert son casque-là. Je pense que ça appuie aussi l’héritage du sport ! Dans un monde, aujourd’hui, où on a tendance à oublier un peu le patrimoine, où peut-être aussi les nouveaux fans le connaissent moins et n’ont peut-être pas le temps de s’y intéresser, et ce n’est pas les critiquer que de dire ça parce que je sais qu’il y a beaucoup de gens qui connaissent très très bien la F1, je pense que ça l’a marqué ! Un pilote d’une jeune génération aurait pu avoir d’autres références, des années plus récentes, comme un Hamilton ou un Vettel mais non, c’est un Prost ! C’était sympa !

 

Un mot sur les autres pilotes français, Esteban et Pierre ?

 

Alors, Pierre a ce nouveau moteur Mercedes donc ça va être quelque chose de nouveau pour lui. S’il marche comme on le dit, ça peut être génial. Sa position de leader, dans l’équipe, est forte : c’est marrant parce que je trouvais que, dans la présentation qu’ils ont faite sur le grand paquebot, où il y avait Flavio Briatore, on avait vraiment l’impression qu’il y a une complicité entre eux deux, avec la main sur l’épaule, comme pour dire “Je crois en toi”. J’ai eu l’impression que c’était une vraie responsabilité qu’endossait Pierre sur “Je suis aux avant-postes de ce projet Mercedes avec Alpine”, même si ça reste une équipe française. Pierre doit confirmer cette magnifique saison qu’il a faite : bien qu’étant dernier au classement des constructeurs, quelle saison ! Cela n’a pas du tout reflété la performance qu’il a emmenée à bord de la voiture…

 

Peut-il viser un Top 10 ?

 

Ah oui, carrément ! Je l’espère…Franchement, tout est possible. On peut tout à fait s’imaginer que ce soit même un podium…Pour le championnat, je ne dis pas mais aller en chercher, pourquoi pas…

 

Pour Esteban, en tout cas, les essais se sont bien passés donc c’est plutôt encourageant. Je pense que, même après une année en F1 dans une nouvelle équipe, il y a encore de l’apprentissage pour s’intégrer complètement et pleinement donc il a encore un peu ce travail-là à faire, je crois. Pour le moment, il peut compter sur une voiture qui a l’air fiable…Ils ont accumulé beaucoup de tours donc c’est plutôt encourageant. On verra où il se situe dans la hiérarchie et il faudrait peut-être que ce soit un petit peu moins en dents de scie, comme l’an passé, où on avait du mal à lire la performance de la Haas. Lui-même en était arrivé à douter en fin de saison…A entendre ses mots, cela m’avait fait de la peine à l’entendre se dire que “peut-être je ne sais pas piloter cette voiture”. Vous imaginez l’humilité qu’il faut pour se remettre en question, quand vous êtes pilote de F1 et que vous faites donc partie des 20 meilleurs pilotes du monde…On sait combien ça lui tient à coeur et combien il se montrera solide pour avoir une saison un peu plus régulière et peut-être un peu plus haute en termes de position.

 

Quelle place peut viser Isack ?

 

C’est tout ou rien ! Lui vise sa première victoire cette année donc, si la Red Bull a la capacité de le faire, s’il ne gagne pas, ce sera une déception, c’est sûr, pour lui et pour le public aussi…Je pense que tout le monde s’attend à ce qu’il soit à la hauteur ! Finalement, le revers de la médaille de cette assurance est que l’on attend beaucoup de lui : on sait qu’il peut donc à lui de nous montrer…Mais ce n’est pas facile, il en faut doublement, de l’assurance, pour, en plus, endosser la responsabilité de répondre aux attentes des personnes qui croient en lui.

 

Si la voiture est là, franchement, il n’y a aucune raison et ce sera hyper intéressant de voir comment ce sera par rapport à Max. Il est marrant, Isack : sous ses airs d’hyper assurance, malgré tout, en fin de saison dernière, il disait quand même “Je sais qu’il ne faut pas que j’arrive en me disant que je vais le battre”...C’est fort de sa part parce que, normalement, pour ces mecs-là, leur ego leur dit “Évidemment que tu peux le battre!” donc j’ai trouvé cela bien de l’assumer, quelque part. Cela montre aussi son état d’esprit, son positionnement : il a une assurance mais qui est raisonnée et raisonnable !

 

L’arrivée de Doriane dans l’équipe Canal est une très bonne nouvelle…

 

C’est super, c’est génial ! C’est hyper précieux d’avoir quelqu’un qui est dans le simulateur Mercedes autant de fois dans la saison ! Les retours techniques que ça va être pour nous…En plus, elle est aussi connue pour ses retours techniques, ce n’est pas juste une consultante qui donnera son avis sur les victoires, non elle pourra aussi nous faire un éclairage technique qui sera hyper intéressant et hyper précieux pour nous. Et puis, elle est très impliquée dans l’équipe Mercedes, cela nous donne aussi quelqu’un à l’intérieur de l’équipe, pour comprendre également la philosophie d’une équipe et l’état d’esprit, dans les moments durs ou bons. Elle sera au plus près de tout cela donc elle sera notre témoin privilégié de ce que vivra l’équipe Mercedes cette année.

 

Qu’est-ce qui lui manque pour avoir un baquet en Formule 1 ?

 

Ce qui lui manque, c’est de ne pas être arrivée plus tard ! Malgré elle…Elle aurait fallu qu’elle ait 12 ans maintenant et, là, on lui fait faire un cursus qui est un peu différent de ce qu’elle a eu parce qu’on n’avait pas encore ce positionnement vis-à-vis des femmes et cette envie de leur donner les meilleurs outils pour performer. Malgré tout, aujourd'hui, oui, il y a le talent mais il y a aussi être aidé. Si les sports ne sont pas mixtes, il y a une raison. Typiquement, je sais qu’une F2 est extrêmement dur à piloter physiquement. Ils avaient même parlé, à un moment donné, d’avoir une direction assistée ou de la rendre un peu plus facile pour, justement, pouvoir accueillir des femmes pilotes…Cela, par exemple, serait donner le moyen à une femme d’y arriver alors que, si ça n’existe pas, c’est vraiment dur. On sait que c’est compliqué mais ce n’est pas une histoire de talent pur, c’est parfois une histoire de physique, même si, en F1, la question ne se pose pas parce qu’il y a cette direction assistée. C’est différent et peut-être encore plus avec les voitures maintenant. 

 

Est-ce que le paddock serait prêt à accueillir une femme, aujourd’hui ?

 

Oh oui, c’est sûr et certain ! Cela a beaucoup bougé dans les dernières années….Je pense que, 5 ans en arrière, on n’y était pas et que, là, il y a eu comme une prise de conscience, en fait. Peut-être qu’ils avaient une idée un peu arrêtée mais que leur faire en changer n’était pas une mission si complexe que cela parce que, quelque part, c’était logique. Il fallait vraiment être butté et têtu pour dire que non donc c’est plus un principe…Le sport automobile n’avait jamais connu cela jusque là donc on était sur certaines idées. Je le vois avec mon père, qui est quand même de l’ancienne génération et qui avait des idées très arrêtées sur les femmes dans le sport automobile…Aujourd’hui je vois combien il a changé d’état d’esprit et c’est sincère ! Il ne va pas contre sa nature…C’est juste comme si, avant, il n’avait pas le manuel d’utilisation. On ne se posait pas la question avant et, maintenant qu’on se la pose, ça fait sens.

 

Quid de Lewis Hamilton ?

 

Quelque part, le challenge était dur en arrivant mais pas tant que cela, parce qu’on était à la fin d’une ère et que la Ferrari ne gagnait pas non plus tant que cela. Donc, même si c’était un petit peu déceptif du point de vue des résultats, on aurait au moins aimé voir un podium mais, quelque part, on pouvait lui accorder le bénéfice du doute, de dire “Bon, il faut s’intégrer dans l’équipe, c’est Ferrari, c’est un challenge, il n’a connu que Mercedes”. Il avait un parcours quand même particulier avant…Je pense que, cette année, les attentes seront vachement plus élevées et qu’il n’aura pas le droit de se louper. C’est l’idée que je m’en fais, en tout cas…Attention, il faudra toujours voir par rapport à Charles : si les deux pilotes se loupent, bon, il sera tout excusé mais, si Charles performe autant, monte sur les podiums et pas lui, là, malheureusement, ça posera beaucoup de questions. Je ne l’espère pas pour lui parce que c’est un pilote que j’ai tellement admiré. Il a été extraordinaire donc je crois en lui et je croyais même à une victoire en 2025…Donc je pense qu’il n’a plus le droit à l’erreur ! 

 

Merci, Margot, pour toutes vos réponses !

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Canal+ / Moto GP et Formule 1 : Thomas Sénécal nous présente les nouveautés à découvrir tout au long de la saison !

Publié le par Julian STOCKY

©Hugo Pfeiffer ICONSPORTCANAL+

 

 

 

Bonjour Thomas,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les rentrées Moto GP et Formule 1 s’annoncent palpitantes. On imagine certainement l’impatience pointer le bout de son nez ?

 

Oui, c’est vrai, c’est le printemps qui revient ! Aujourd’hui, j’ai une responsabilité qui dépasse celle des sports mécaniques et c’est vrai que la plupart des autres sports sont en saison “scolaire” et civile, en particulier le rugby, le foot et le golf. Donc ce petit mois de février - mars est toujours l’occasion d’un petit parfum de rentrée scolaire qui flotte sur nos services. Et puis, les équipes des sports mécaniques sont très importantes, en nombre, dans l’univers de Canal donc on a deux rentrées : celle de septembre et celle de février / mars. 

 

Beaucoup d’excitation parce que cette saison va proposer de l'inattendu, de nouvelles aspirations comme on l’a dit pour qualifier cette conférence de rentrée : de nouvelles aspirations pour les pilotes, de nouvelles façons, aussi, de conduire les Formule 1, de se dépasser et puis les aspirations, également, de nos fidèles abonnés, à qui on a toujours envie de donner le meilleur, de l’innovation, de l’éditorial et de la narration des sports mécaniques.

 

Parmi les nouveautés, citons l’arrivée de Doriane Pin en tant que consultante…Qui de mieux qu’elle pour être au cœur des actualités du moment ?

 

C’est une super recrue, on est très contents que Doriane nous fasse confiance aussi à ce stade de son parcours parce qu’elle est en pleine carrière. Elle sera avec nous sur un certain nombre de grand prix, pas sur 24 dates, parce qu’elle a aussi sa carrière de pilote mais ce sera un vent de fraîcheur, d’expertise et d’inside pour nos abonnés…et puis pour Doriane, je pense aussi et je sais que c’est comme ça qu’elle le prend, l’opportunité de renforcer encore sa relation avec nos équipes, avec le public également, parce que tous les fans de F1 vont pouvoir apprécier son sens de l’humour, sa pétillance et son expertise. C’est d’abord et avant tout pour son expertise de pilote et sa connaissance des voitures qu’on la recrute et c’est ce que l’on vient d’abord chercher chez Doriane, un regard expert, nouveau sur l'univers de la F1. J’ai hâte de voir, quand on va l’emmener sur la grille, ce qu’elle sera capable de transmettre à nos abonnés, aussi bien d’un point de vue technique que d’un point de vue relationnel avec les gens du paddock. Parce que, aujourd’hui, tout le monde la connait et pas seulement en France…Suite à son titre mondial de F1 Academy, elle a fait le tour des télés mondiales, elle a fait des late-shows américains, elle a connu des expériences vraiment incroyables, elle a beaucoup pris d’expérience et de maturité ! Je suis très fier que ce soient les abonnés de Canal qui profitent de ses savoir-faires nouveaux, conjugués à son expertise.

 

Les synergies vont se renforcer entre tous les sports mécaniques, cela fait partie de l’ADN et des forces de Canal +...

 

Exactement ! Avant tout, nos équipes sont constituées de journalistes et, quand on est journaliste, on est capable de tout couvrir finalement, on doit l’être. Evidemment, c’est très important d’avoir des spécialistes et Laurent Dupin a fait 150 interviews dans le paddock de F1 par week-end depuis 13 ans donc Dieu sait qu’il est expert, pointu et reconnu…Mais le fait qu’il puisse faire quelques grands prix moto, c’est bon pour lui, c’est bon pour Canal, c’est bon pour la moto, c’est bon pour tout le monde, en fait. Idem pour Jules Deremble : il est maintenant très installé dans l’univers de la moto, très reconnu, les pilotes viennent à lui, tout l’univers de la Moto GP a appris à connaitre son côté à la fois facétieux, drôle et espiègle un peu, il a sa signature très forte, que l’on adore et c’est bien de voir comment ça peut finalement s’imbriquer dans l'univers parfois un peu plus feutré de la Formule 1. Donc c’est bon pour nous, c’est bon pour les abonnés, c’est bon pour développer nos talents aussi et c’est pour ça que cette expérience-là fait sens ! D’ailleurs, j’ai, dans nos équipes, pousser des journalistes rugby à commenter des matchs de foot, en Ligue des Champions…On a Maya Cazenave, une journaliste rugby, qui commente des matchs de foot, on a Antoine Arlot, journaliste sports mécas qui commente des matchs de foot…Vraiment, on a beaucoup de passerelles, comme cela, dans notre univers des sports et j’y tiens ! Cela maintient en éveil aussi et ça fait partager les bonnes pratiques entre les différentes composantes des rédactions.

 

Cette année, les programmes complémentaires aux lives sont encore renforcés…pour toujours apporter plus aux abonnés…

 

C’est ça ! Des jeux - on va démarrer la saison avec un grand quiz de la F1, ce qui sera une occasion ludique de réviser le règlement 2026 -, des émissions spéciales comme on a fait à Noël - c’était une super ambiance aussi pour le dernier “En pôle” de la saison, des documentaires - “Intérieur sport” sur Fabio Quartararo, c’est un an de travail concret mais ce sont quatre à cinq ans de discussions avec lui, de relation, d’approfondissement et de confiance mutuelle, des documentaires…La saison va démarrer très fort à ce niveau-là, avec une espèce d’anthologie Ferrari. C’est important…Je pense qu’il n’y a que pour Ferrari que l’on pouvait proposer ce programme-là, c’est-à-dire que l’on sort du cadre du sport, on va s’intéresser à la marque, au phénomène Ferrari, à l’histoire de Ferrari, en quatre épisodes. Cela arrive dans les semaines qui viennent. Et puis, tout au long de la saison, des documentaires évidents comme raconter le parcours incroyable de Jean Alesi et puis d’autres, un peu plus inattendus mais qui sont basés sur des histoires fortes, comme celui que l’on va consacrer à la famille Delecourt. Ce sont des fous du volant, des fous de pilotage : le papa, François, une légende, qui a été vice-champion du monde des rallyes et qui a gagné le Monte-Carlo, la maman, Priscille et, aujourd’hui, les fils qui pilotent, notamment Eliott, qui est un des plus grands espoirs du rally français, à 17 ans. Cette histoire-là va être folle aussi et on a cette capacité-là également à aller chercher des histoires peu connues du grand public pour les mettre en lumière. 

 

Pour terminer, que peut-on souhaiter à l’équipe des sports mécaniques de Canal+ pour cette saison 2026 ?

 

De bien accompagner les changements profonds en Formule 1, de faire vivre au plus près la passionnante saison de moto qui s’ouvre et puis de continuer à innover et à s’amuser ensemble, en parcourant le monde. Ce n’est pas s’amuser pour s’amuser, c’est s’amuser pour créer un collectif qui rejaillit à l’antenne, dans sa bonne humeur, sa complicité, son expertise, sa fraîcheur, sa capacité à emmener l’abonné et à faire que tous nos abonnés, quel que soit leur âge, se sentent invités dans l’équipe moto, dans l’équipe F1, sur les rallyes ou dans n’importe lequel des sports mécaniques sur Canal.

 

Merci, Thomas, pour toutes vos réponses !

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Canal+ / Moto GP : Interview croisée avec Jules Deremble et Laurent Rigal, à quelques jours de la reprise officielle !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Jules, bonjour Laurent,

 

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous deux !

 

La saison 2026 de Moto GP commencera d’ici quelques jours. Certainement en êtes-vous très heureux ?

 

Jules : Je ne vous cache pas que l’on est extrêmement impatients ! Sur le papier, ça peut sembler assez figé mais, finalement, il y a encore tellement de choses à conter…D’abord, quelle adversité aura Marc Marquez ? Parce que c’est vrai qu’à l’aube de cette nouvelle saison, c’est le grand favori ! Mais bon, on est sûrs que, de la part de Bagnaia, il devrait y avoir une réaction, les Aprilla ont énormément progressé, Bezzecchi, il y a Martin qui revient à temps plein, si je puis dire, parce que l’an dernier, c’était compliqué, les Honda ont énormément progressé aussi, pourquoi pas avoir encore des belles surprises de Zarco, de temps à autre, sur des grands prix spécifiques. Puis, il y a l’inconnu Yamaha : certes, pour l’instant, sur le papier, ça semble en retrait mais bon, on n’est pas à l'abri aussi d’une progression. Et puis, Fabio, on le sait, est capable, sur des coups spécifiques, de réaliser des tours incroyables, on l’a vu l’an dernier, où il avait eu 5 pôles…Ca ne s’était pas converti en course mais il y avait quand même eu de très belles choses ! Donc je suis quand même très optimiste !

 

Laurent : Excité, impatient, c’est sûr ! Finalement, l’hiver passe assez vite parce que l’on continue nous, à la fin de la saison, et on recommence très vite avant que la saison ne commence. Je suis assez d’accord avec ce que vient de dire Jules, c’est vrai qu’on aurait envie que Fabio et Yamaha fonctionnent très bien…Pour l’instant, si on regarde un petit peu ce qui s’est passé sur les différents essais, ça parait quand même assez compliqué pour Yamaha, avec cette nouvelle architecture et une moto qui est probablement un peu en-dessous des autres constructeurs qui, eux, pas que Ducati mais tous les autres, ont quand même bien évolué. C’est l’impression que donnent ces essais de Sepang. Il manque de roulage aussi, en plus il n’a pas eu de chance, il s’est blessé donc tout cela ensemble promet peut-être une saison un peu difficile. Il y a de grandes chances, ce n’est pas encore officiel, qu’il quitte Yamaha, ça rajoute peut-être un peu à tout ça. Mais il fera le maximum avec le matériel qu’on va lui donner, c’est certain ! Je pense que l’on va revoir des pôles, cette moto va probablement évoluer au courant de la saison donc on y croit. On y croit aussi pour Johann, avec une Honda qui sera encore mieux ! Après, Aprilia peut être plus proche de Ducati que ce n’était le cas avant et je pense que KTM va aussi monter d’un cran. Ce ne sera peut-être pas tous les week-ends mais il va y avoir quelques surprises, notamment Pedro Acosta et Maverick Vinales.

 

Cette saison, comme à chaque fois, ce sera l’occasion de retrouver tout le panel de commentateurs et de consultants, qui font la force de Canal depuis toutes ces années…

 

Jules : C’est, d’abord, une diversité qui nous est propre et, surtout, qui donne beaucoup d’exigence au groupe. C’est-à-dire que tout le monde est interchangeable et ça, c’est hyper agréable …Je peux faire la moto, demain Pauline peut le faire, elle peut faire la F1, on peut aller s’immiscer dans le monde de la F1 puis revenir en moto, c’est une force du groupe Canal. Nous, ça nous permet de voir autre chose, d’aller un peu s’inspirer, de voir ce que font les copains de la F1, d’essayer d’apporter des choses sur la moto et inversément donc, oui, on est toujours très contents de se retrouver. On a des sports qui sont différents mais qui, maintenant, sont dirigés par un seul et même propriétaire : à un moment donné, il va y avoir des passerelles et des similitudes donc, oui, c’est toujours un moment agréable !

 

Laurent : C’est vrai qu’il y a de plus en plus de passerelles entre F1 et moto, en termes d’équipes, ce qui est vraiment super ! Mis à part cela, chaque personne, dans son rôle, je pense, est vraiment à sa place, que ce soient les présentateurs ou les commentateurs. Je pense que la force, aussi, de nos équipes est qu’il y a une vraie dynamique d’équipe et de copains également. On est vraiment des potes, on peut le dire et je pense que ça se ressent réellement à l’antenne, dans cette convivialité que l’on met parce que l’on s’entend tous vraiment très bien et que l’on s’entraide aussi. En télé, parfois, ça peut tirer la couverture à soi, ce qui n’est pas du tout le cas avec nous.

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle saison ?

 

Laurent : Des audiences record, je pense que c’est ce que l’on peut nous souhaiter ! Et puis, que ça se passe bien, qu’on s’amuse bien tous ensemble et que tous les fans de moto qui regardent se régalent.

 

Jules : Ce que l’on peut nous souhaiter, ce sont des courses de folie, de l’adversité pour Marc Marquez, qu’il ne soit pas seul sur sa planète, des français qui nous font vibrer,...Je pense que l’on sera bien ! Et, pourquoi pas une petite victoire française ici ou là, cachée…Ou deux, ou trois, ou quatre, on verra mais surtout du spectacle ! Ce que l’on aime bien, c’est le spectacle…Le vainqueur, ce n’est pas que l’on s’en fiche un peu mais ce que l’on aime, c’est du spectacle ! Bien sûr que s’il y a des français devant, on préfère parce que l’on est quand même un peu chauvins mais ce que l’on veut, ce sont des courses relevées, des combats en piste et, puis, voilà, on sera contents ! Et de belles audiences effectivement, ça coule de source !

 

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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Canal+ / Formule 1 : Julien Fébreau évoque son impatience de voir la saison démarrer en Australie début mars !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

A quelques heures du début de la saison 2026 de Formule 1, à titre personnel, on imagine sans doute toute l'impatience que ça doit être, encore plus cette année, de vous relancer dans ce grand barnum ?

 

Oui, oui, très excité, évidemment ! Il y a tellement d'interrogations à lever sur cette nouvelle réglementation, sur le travail qu'on pu faire les uns et les autres. On en est au moment des interrogations qui vont seulement, je dis bien seulement, commencer à être levées à Melbourne. On ne quittera pas Melbourne avec toutes les réponses, loin de là. L'image que l'on aura du résultat à Melbourne sera sûrement loin d'être celle de la fin de saison. Donc très excité, très hâte de vivre la première séance de qualifications, le premier départ puisqu'il semble que ça soit un gros sujet au moment où on se parle, donc on est complètement dans l'excitation.

 

On peut donc imaginer que l'hiver a été encore plus intense que tous les précédents, pour capitaliser tous les enjeux qui vous attendent ?

 

Oui, il a été intense et, à la fois, dans les interrogations et les échanges avec les différentes personnes qui, gentiment, m'aident à comprendre les choses au sein des équipes, elles-même étaient dans un manque de compréhension et de maîtrise totale du sujet, qui ne leur permettaient pas de m'informer autant que j'aurais aimé. Même eux étaient encore à la recherche de beaucoup d’informations et encore dans beaucoup de questionnements. Donc c'est un hiver un peu particulier, parce que l'on cherche beaucoup, on échange beaucoup et, à la fois, on voit bien que, pour l'instant, on a beaucoup de mal à rassembler tous les éléments du puzzle, donc c'est vraiment un intersaison assez étonnant.

 

On peut imaginer que, journalistiquement parlant, parmi les enjeux forts de ce début de saison, il y aura ce côté vulgarisation ?

 

Bien sûr ! Totalement ! C’est très important d'essayer d'expliquer aux abonnés de Canal+ les tenants et les aboutissants. Peut-être essayer, dans un premier temps, de se concentrer sur les points primordiaux et peut-être pas aller creuser dans des détails techniques que l'on peut déjà avoir, mais qui seraient plus susceptibles de perdre un peu et de noyer les gens d'informations. Donc il va falloir choisir, déjà les sujets principaux et les plus importants à mettre en exergue et, après, avec le temps, on aura 24 grands prix mais, au fil des premiers, aller un peu plus loin dans les aspects techniques et dans les aspects réglementaires. Même-moi, j'en suis à un point où il me reste beaucoup de choses encore à comprendre et à appréhender. Beaucoup de questions sont encore en suspens... Donc c'est un travail qui va demander du temps et je pense que c'est à force de vivre les situations de qualif et de course que l'on va être en mesure de bien mieux lire les situations et donc de bien les expliquer.

 

À l'image de ce qui s'est modestement passé à Bahreïn, il y a forcément un jeu du chat et de la souris qui est renforcé en ce début de saison, les écuries ne pouvant pas ou ne voulant pas dire tout ce qu'elles pouvaient dire par le passé...

 

Oui, on assiste à un jeu très politique dans les padocks jusqu'au premier grand prix, où personne ne veut vraiment dévoiler son jeu, ce qui est normal. Chacun essaie de jouer sa carte et de faire valoir ses propres intérêts avant ceux des autres, ce qui est normal aussi. Cela fait partie de la compétition, cela fait partie de la F1, c'est un jeu un peu amusant à observer pour nous. C'est moins du jeu et c'est beaucoup de lobbying et de discussions entre équipes ou avec les instances. Il se passe beaucoup d'évènements en coulisses et, là aussi, à un moment donné, la saison va être partie et il ne sera plus trop temps de ces jeux là. Mais, pour l'instant, ça empêche les écuries un, de montrer sur la piste ceux dont elles sont vraiment capables parce qu'elles ne veulent pas voir et qu'on voit leur véritable potentiel, donc elle le cache, clairement. Et, deux, dans ce qu'elles peuvent nous dire, à nous d'être vigilants parce que je pense que certains des propos qu'on nous tient ont vocation à ce qu'ils puissent servir les intérêts d'une équipe, si jamais on les reprend tels quels à l'antenne. On n'est pas dupes non plus donc il faut naviguer avec tout cela en ce moment et il est grand temps que l'on passe à la vérité de la piste.

 

Vous l'avez rappelé, 24 grands prix sont au programme cette année encore et, comme toujours, une batterie de consultants se succédera à vos côtés. On peut imaginer que, tant techniquement qu'humainement, cela doit être très enrichissant ?

 

Ah oui ! Je me sens extrêmement chanceux et privilégié de pouvoir partager la F1 de cette manière-là sur Canal et avec nos consultants, qui sont formidables et qui ont tous des qualités incroyables. Que ce soient Jacques Villeneuve, Romain Grosjean, Adrien Tambay, Loïc Duval, évidemment Frank Montagny qui sera dans les stands très souvent, et qui va nous montrer beaucoup de choses dans les stands, c'est vrai que l'on est très bien entourés : on a les experts, des gens passionnés de F1 et qui creusent eux aussi, déjà, avec tous leurs réseaux pour avoir un maximum d'infos et qui auront beaucoup de choses à partager avec nous. Donc oui, très hâte de les retrouver et surtout que nos abonnés les retrouvent à l'antenne.

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter, ainsi qu'à toute la team Canal, pour cette saison 2026 de Formule 1 ?

 

Ce que l'on peut se souhaiter, nous l'équipe Canal mais en partage avec les abonnés, c'est qu'on vive des situations belles, de belles courses, de beaux moments, de l'action... C'est certain, on va vivre quelque chose d'assez inédit, donc je n'ai qu'une seule hâte, c'est qu'on le partage. Mais ça, je suis assez confiant, on va partager de beaux moments. 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

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Canal+ / Formule 1 et Moto GP : Pauline Sanzey évoque cette saison 2026, qui s'annonce passionnante dans les deux championnats !

Publié le par Julian STOCKY

©Mat Ninat Studio/CANAL+

 

 

 

Bonjour Pauline,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les saisons de Moto GP et de Formule 1 sont sur le point de repartir, sur les antennes de Canal+. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! C’est le moment où on est impatient, en fait ! C’est marrant, il y a deux moments clé, dans l’année : il y a la fin de saison, où, là, on se dit que la trêve hivernale va faire du bien et que l’on va pouvoir se reposer un peu mais, en fait, très vite quand même, l’envie de repartir dans les paddocks revient et, du coup, c’est le moment où on est très excité, à la fois de découvrir ce que la saison nous réserve, mais aussi de repartir et de retrouver tous les visages familiaux que l’on a l’habitude de voir.

 

Vous serez et sur des grands prix moto et sur des courses de F1, ce qui doit être, personnellement, très enrichissant ?

 

Oui, je suis très contente de réussir à faire les deux ! C’est chouette…Alors, ça demande un peu de gymnastique de temps en temps, notamment les week-ends où il y a, à la fois, de la moto et de la F1 : quand je travaille sur l’un ou sur l’autre, je suis obligée de rattraper mon retard mais grâce à l’app Canal, cela se fait très facilement 🙂, c’est hyper pratique. Mais je suis contente de faire les deux parce que ce sont deux environnements qui sont, à la fois, proches et différents. On ne voit pas les mêmes personnes et ce ne sont pas exactement les mêmes sports, chacun a sa particularité donc c’est chouette de pouvoir changer !

 

La nouvelle saison de Formule 1 s’annonce pleine de changements. Justement, à quoi pouvons-nous nous attendre ?

 

C’est une question très difficile parce qu’elle s’annonce pleine de rebondissements mais aussi pleine d’interrogations ! En ce début d’année, il y a plein de points d’interrogation et de questions auxquelles on a hâte, justement, de pouvoir répondre. Il faut s’attendre à peut-être voir des choses auxquelles on ne s’attend pas…C’est ce qui fait l’excitation et tout le suspens avant cette saison 2026. Je pense que l’on peut avoir des surprises et cela va être hyper intéressant ! Il faut s’attendre, déjà, à un grand bouleversement, c’est la première certitude…Un grand bouleversement que l’on va essayer, nous, d’expliquer le plus simplement possible à tous les abonnés…Ca va être notre challenge ! Voilà, il faut s’attendre à plein de surprises et de sensations !

 

Du coup, l’hiver a dû être très intense en termes de préparation ?

 

Oui ! Il a fallu, nous-même, intégrer toutes ces évolutions et tous ces changements. Cela se fait petit à petit, au fur et à mesure, et l’hiver est aussi le moment où on peut faire d’autres choses nous concernant, donc c’est chouette !

 

Vous l’avez dit, il vous faudra vulgariser ce qui va se passer, pour permettre aux abonnés de comprendre les différents enjeux…

 

Pédagogie ! C’est un peu le maître-mot…Ce qui est fou, c’est que, là, pendant cette première semaine de tests à Bahreïn, Julien a pu faire plein d’interviews et on a pu se rendre compte que la pédagogie, même au sein-même des teams, était un peu l’enjeu et qu’eux-mêmes ont plein de points d’interrogation, et plein de choses à comprendre. Donc c’est assez fou qu’Esteban Ocon nous dise “avoir essayé plein de trucs et avoir un setup qui est pas mal mais tout revoir dès la semaine prochaine, pour ces trois nouveaux jours de test’”. C’est fou ! Oui, c’est l’enjeu : la vulgarisation, la pédagogie, essayer de rendre des choses quand même assez compliquées les plus simples possible…

 

Sans doute y aura-t-il aussi un petit jeu du chat et de la souris avec les écuries, qui ne pourront pas et qui ne voudront pas tout vous montrer…

 

On l’a toujours, ce petit jeu du chat et de la souris mais c’est vrai que, l’année dernière, on l’avait un peu moins parce que les équipes avaient assez vite arrêté le développement et que, du coup, il y avait moins d’enjeux sur cette fin de saison…Donc elles se cachaient moins. En revanche, cette année, oui, ça va être le jeu mais on a bien dit à Franck Montagny, pendant cette conférence de presse, de ne pas franchir la ligne 🙂…Quand même, ça va être la mission de nos consultants d’essayer d’aller mettre leurs yeux là où nos abonnés ne peuvent pas, pour en retirer le maximum d’infos.

 

En Moto GP, même s’il y a moins de changements techniques, la saison s’annonce une nouvelle fois palpitante…

 

Il y a moins de changements réglementaires mais, en revanche, il risque d’y avoir plein de changements en termes de volants : ça va être un jeu de chaises musicales assez excitant et croustillant parce qu’il risque d’y avoir plein de pilotes qui vont changer de couleur et de team, avec un mercato qui s’annonce fou. Ça va être le vrai enjeu et ça va être un feuilleton à plein d’épisodes, à mon avis, pendant toute cette saison. On a 22 pilotes sur le grille mais 4 seulement connaissent le nom de leur équipe la saison prochaine, dont Johann Zarco. Peut-être que, d’ailleurs, ça pourra l’aider parce que, dans la tête, il sera peut-être un peu libéré de cette pression. On sait que, souvent, les pilotes nous disent “non, mais j’ai mon équipe qui gère cela, j’ai mon agent” mais on sait que, quand même, c’est quelque chose qui prend un peu de place dans l’esprit. Donc lui est libéré de ça. Cela va être intéressant ! Et, sportivement, ça va être hyper intéressant de voir si Marc Marquez surdomine encore cette saison, si Alex Marquez arrive à venir le titiller, si Francesco Bagnaia revient…Il y a beaucoup d’enjeux sportifs donc il n’y a pas de changement réglementaire mais ça va être une saison passionnante quand même !

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette saison 2026, sur le point de démarrer ?

 

D’avoir tous mes avions 🙂, que mes valises arrivent toujours à bon port et de vivre plein de belles émotions, qu’il y ait du suspens jusqu’au bout dans les deux championnats, et qu’on vive de grands moments, comme on en a vécus les saisons passées, avec la victoire de Johann Zarco au Mans ou avec ce titre en F1 qui s’est joué lors du dernier grand prix…Mais je suis plutôt confiante là-dessus : entre la F1 et le Moto GP, je pense qu’on sera servi !

 

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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