Fort Boyard : Lorène Vivier nous raconte sa première participation à l'émission !
Bonjour Lorène,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Accompagnée d’amis, vous avez récemment effectué un magnifique raid solidaire et polaire, pour aider à la recherche contre la maladie de charcot. Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?
J’ai plein de souvenirs ! C’est sûr qu’ils sont inoubliables…Des souvenirs de l’arrivée parce que j’avais tous mes amis, hyper sportifs, qui participaient et qui m’attendaient…J’ai même en tête le départ à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, quand on était tous ensemble. Je me souviens de plein de moments qui, finalement, m’ont marquée à jamais. Ce sont des souvenirs mis en suspens qui font du bien quand les journées sont un petit peu plus difficiles : parfois, j’y repense et je me dis « accroche-toi ! ».
Au-delà de permettre à d’autres personnes de prendre conscience de la gravité de cette maladie, ce fut aussi l’occasion d’un dépassement personnel et collectif, dans des paysages incroyables …
Ah oui, oui ! C’étaient des paysages dignes de film, ils étaient incroyables ! Il y a très très peu d’heures d’ensoleillement, le jour se lève très tard et se couche très tôt, les paysages étaient bleutés et rosés, dans une ambiance glaciale. On a eu très froid, jusqu’à moins 28, les cheveux et les cils gelaient. C’était canon en tout cas…On a vraiment eu de la chance parce que l’on a vu les aurores boréales dès le premier soir, alors que certains viennent depuis 2 ans sans jamais les avoir vues. C’était incroyable pour nous !
Cette expérience vous a-t-elle donné l’envie de renouveler la démarche ultérieurement ?
Oui, c’est sûr que ça donne envie de refaire un raid. Peut-être pas en Laponie parce que, à la base, je ne suis pas trop pays froid…mais un autre raid en France me dirait bien, vraiment. J’étais bénévole sur le raid défi d’elles de Soulac et de Saint-Tropez, c’était vraiment très chouette ! On va dire que la mer et le soleil me correspondent beaucoup mieux…
Vous ne manquez d’ailleurs pas une occasion de mettre en lumière l’association ARSLA…Nous pourrons vous retrouver prochainement dans « Fort Boyard ». On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de participer, pour la première fois, à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?
Clairement, c’est beaucoup de fierté ! J’ai vraiment eu conscience que j’étais chanceuse : énormément de personnes rêveraient de faire « Fort Boyard » et je suis la seule anonyme de la saison. Je m’estime très très chanceuse d’avoir pu passer les portes du fort, oui c’était incroyable ! C’est une émission que je regardais quand j’étais petite et, là, j’étais vraiment en face de tout le monde, dans le décor, sous ces caméras. C’était une journée très intense : on tournait très tôt le matin, jusqu’à très tard le soir. Je me suis mis vraiment la pression, j’avais vraiment envie de récupérer une clé, d’assurer et de me dépasser. C’était vraiment une expérience inoubliable !
D’ailleurs, certains moments emblématiques de l’émission vous avaient-ils particulièrement marquée, qui vous reviendraient à l’esprit ?
Il y a encore plein d’épreuves qui sont encore au programme. Je ne vous dis pas lesquelles, vous verrez dans l’émission…Il y avait des épreuves que je regardais quand j’étais petite, je me demandais comment ils allaient faire et, quand ça tombe sur nous, on se dit qu’on n’a pas le choix et qu’il faut y aller. Mais c’était chouette ! On est bien préparés de toute façon, on est face à une équipe qui est très bienveillante, ils ne nous font pas faire n’importe quoi non plus. Je n’ai qu’un bras valide donc je ne peux pas tout faire, techniquement c’était juste impossible de faire certaines épreuves donc ils ont été hyper sympas avec moi.
Attendiez-vous certaines épreuves avec impatience ? A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines cellules ?
Il y a des choses qui vous paraissent assez simples à la télé, enfin, simples, je m’entends… mais, quand vous y êtes, ce n’est pas ça, vraiment. Franchement, il n’y a rien de simple du tout…Ils nous demandent s’il y a une épreuve que l’on rêverait de faire, je ne savais pas vraiment quoi dire sur mon papier mais, en tout cas, je me suis dit qu’on allait laisser faire le hasard, qu’on allait bien voir sur quoi ils allaient me mettre. Je n’ai rien voulu savoir, j’ai préféré la surprise…Mais ce n’est pas évident, vraiment…En plus, vous avez les caméras que l’on ne voit pas trop mais qui sont vraiment partout dans la pièce, vous n’avez qu’une envie, c’est d’assurer et de ramener une clé. Parce que, qui dit ramener une clé ou un indice, dit avancer sur le montant final pour l’association. Donc il y avait cela aussi, j’avais l’impression de jouer ma vie.
Aviez-vous, avant que les caméras ne tournent, demander des conseils à des camarades ayant déjà participé à l’émission ?
Je préférais ne rien savoir, c’étaient leur expérience à eux, on est tous différents. En plus, ils sont beaucoup plus sportifs que moi donc, même s’ils me donnaient leur ressenti, peut-être que j’allais trouver infaisable une épreuve qu’ils trouvaient faisable. Chacun sa vision, chacun son expérience, je n’avais pas forcément envie d’avoir leur ressenti. Mais, par contre, je leur ai demandé après, parce qu’il y a des épreuves qu’ils connaissaient. Marine venait pour la 6è fois, Claude pour la 3è fois donc on en a beaucoup parlé, c’était sympa de savoir un petit peu leur ressenti sur les différentes épreuves.
Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ? Ce devait sans doute être un mélange de plein de sentiments différents ?
J’étais complètement flippée ! Je ne suis pas très à l’aise derrière les caméras, ce n’est pas trop mon truc. Oui, oui, j’étais hyper stressée, vraiment, je jouais ma vie, j’avais vraiment envie d’aller jusqu’au bout et de ramener un maximum d’argent pour l’association. J’avais plein de sentiments qui se mélangeaient : la peur, l’appréhension, la joie,…J’étais excitée comme tout, j’étais trop contente d’être là-bas et j’avais envie d’en profiter un max. En même temps, il y a tout ça derrière…C’étaient de drôles de sensations…Mais je renouvellerais bien par contre…
On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?
Oui, oui, oui, c’est sûr ! C’était une bonne équipe, on s’est soutenus de A à Z. Même encore maintenant, on s’écrit de temps en temps et, là, on va avoir la chance de voir notre émission bientôt, je suis trop contente, c’est chouette. Il y a un truc en plus qui s’est mis pour nous lier tous les 6. On prend des nouvelles, c’est chouette, ça fait vraiment une belle équipe, pas seulement sur le tournage, ça fait aussi une belle équipe dans la vie. En plus, j’ai rencontré Claude et Marine en Laponie, ils étaient avec moi. Cela s’est fait comme ça, c’était une idée de Claude au départ, qui m’a demandé cela au petit déjeuner, à 5h 30 du matin : « Ça te dirait de faire « Fort Boyard » ? …Alors, Claude, 2 secondes, je me réveille, on en reparle… » et, 3 jours après, il y avait déjà un groupe Whatsapp pour dire que c’était ok. Tout est parti de là-bas finalement !
Sans rien en dévoiler, quels principaux souvenirs garderez-vous du tournage ?
La bienveillance de toute l’équipe, de mon équipe mais aussi de l’équipe de tournage de « Fort Boyard », qui était hyper sympa. Passe-Partout et Passe-Muraille sont trop sympas, j’ai bien discuté avec eux. Willy Rovelli est hyper gentil aussi, on a bien discuté également. J’ai adoré voir les coulisses, voir comment ça se passe. Oui, pour moi, ce sont des petits secrets que personne ne peut déceler, à part quand on est sur le lieu…je me suis sentie privilégiée.
Parmi les souvenirs, tourner de nuit la deuxième partie de soirée a dû être particulièrement marquant ?
Oui ! Je ne connaissais pas cette deuxième partie de soirée, je trouve super qu’ils fassent ça. Cela permet de ramener 1 500 € de plus pour l’association en faisant 3 épreuves supplémentaires. C’était vraiment sympa ! En plus, c’était Willy qui présentait donc ça changeait. C’était drôle, j’ai bien aimé, vraiment…C’était une belle extension !
Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?
Il faut y aller, il ne faut pas se poser 36 questions, il faut vraiment se dire que l’on a de la chance d’être là-bas, vraiment beaucoup. Je parle en tant qu’anonyme, j’ai encore plus de chance parce que les personnes connues ont l’occasion d’y aller plus facilement.
On participe pour une belle cause, il faut donc être conquérant !
Vous avez commencé à le dire, si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?
Ah carrément, complètement ! Je serais trop contente…
En conclusion, vous avez hâte certainement de pouvoir faire découvrir, le samedi 13 juillet au soir, l’émission à vos proches ?
Oui, on va se faire une soirée « Fort Boyard » avec mes copains, on va se faire un apéro géant chez des amis qui ont une grande maison avec un grand écran. Cela va être trop génial ! Par contre, je flippe de me voir à la télé, j’espère que je n’aurai pas l’air trop ridicule. Je déteste me voir à la télé mais, bon, c’est comme cela…Le fait de se dire que c’est regardé par 2 millions de téléspectateurs est hyper flippant, vraiment. J’ai du mal…
En tout cas, je suis contente, on a assuré toute la soirée ! Ce n’était pas évident, il y a eu 2 à 3 petits blessés au départ, hors caméra mais on s’en est super bien sorti après !
Merci, Lorène, pour toutes vos réponses !
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