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Fort Boyard : Lorène Vivier nous raconte sa première participation à l'émission !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Lorène,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Accompagnée d’amis, vous avez récemment effectué un magnifique raid solidaire et polaire, pour aider à la recherche contre la maladie de charcot. Spontanément, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai plein de souvenirs ! C’est sûr qu’ils sont inoubliables…Des souvenirs de l’arrivée parce que j’avais tous mes amis, hyper sportifs, qui participaient et qui m’attendaient…J’ai même en tête le départ à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, quand on était tous ensemble. Je me souviens de plein de moments qui, finalement, m’ont marquée à jamais. Ce sont des souvenirs mis en suspens qui font du bien quand les journées sont un petit peu plus difficiles : parfois, j’y repense et je me dis « accroche-toi ! ». 

Au-delà de permettre à d’autres personnes de prendre conscience de la gravité de cette maladie, ce fut aussi l’occasion d’un dépassement personnel et collectif, dans des paysages incroyables …

Ah oui, oui ! C’étaient des paysages dignes de film, ils étaient incroyables ! Il y a très très peu d’heures d’ensoleillement, le jour se lève très tard et se couche très tôt, les paysages étaient bleutés et rosés, dans une ambiance glaciale. On a eu très froid, jusqu’à moins 28, les cheveux et les cils gelaient. C’était canon en tout cas…On a vraiment eu de la chance parce que l’on a vu les aurores boréales dès le premier soir, alors que certains viennent depuis 2 ans sans jamais les avoir vues. C’était incroyable pour nous !

Cette expérience vous a-t-elle donné l’envie de renouveler la démarche ultérieurement ?

Oui, c’est sûr que ça donne envie de refaire un raid. Peut-être pas en Laponie parce que, à la base, je ne suis pas trop pays froid…mais un autre raid en France me dirait bien, vraiment. J’étais bénévole sur le raid défi d’elles de Soulac et de Saint-Tropez, c’était vraiment très chouette ! On va dire que la mer et le soleil me correspondent beaucoup mieux…

Vous ne manquez d’ailleurs pas une occasion de mettre en lumière l’association ARSLA…Nous pourrons vous retrouver prochainement dans « Fort Boyard ». On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de participer, pour la première fois, à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

Clairement, c’est beaucoup de fierté ! J’ai vraiment eu conscience que j’étais chanceuse : énormément de personnes rêveraient de faire « Fort Boyard » et je suis la seule anonyme de la saison. Je m’estime très très chanceuse d’avoir pu passer les portes du fort, oui c’était incroyable ! C’est une émission que je regardais quand j’étais petite et, là, j’étais vraiment en face de tout le monde, dans le décor, sous ces caméras. C’était une journée très intense : on tournait très tôt le matin, jusqu’à très tard le soir. Je me suis mis vraiment la pression, j’avais vraiment envie de récupérer une clé, d’assurer et de me dépasser. C’était vraiment une expérience inoubliable !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

D’ailleurs, certains moments emblématiques de l’émission vous avaient-ils particulièrement marquée, qui vous reviendraient à l’esprit ?

Il y a encore plein d’épreuves qui sont encore au programme. Je ne vous dis pas lesquelles, vous verrez dans l’émission…Il y avait des épreuves que je regardais quand j’étais petite, je me demandais comment ils allaient faire et, quand ça tombe sur nous, on se dit qu’on n’a pas le choix et qu’il faut y aller. Mais c’était chouette ! On est bien préparés de toute façon, on est face à une équipe qui est très bienveillante, ils ne nous font pas faire n’importe quoi non plus. Je n’ai qu’un bras valide donc je ne peux pas tout faire, techniquement c’était juste impossible de faire certaines épreuves donc ils ont été hyper sympas avec moi.

Attendiez-vous certaines épreuves avec impatience ? A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines cellules ?

Il y a des choses qui vous paraissent assez simples à la télé, enfin, simples, je m’entends… mais, quand vous y êtes, ce n’est pas ça, vraiment. Franchement, il n’y a rien de simple du tout…Ils nous demandent s’il y a une épreuve que l’on rêverait de faire, je ne savais pas vraiment quoi dire sur mon papier mais, en tout cas, je me suis dit qu’on allait laisser faire le hasard, qu’on allait bien voir sur quoi ils allaient me mettre. Je n’ai rien voulu savoir, j’ai préféré la surprise…Mais ce n’est pas évident, vraiment…En plus, vous avez les caméras que l’on ne voit pas trop mais qui sont vraiment partout dans la pièce, vous n’avez qu’une envie, c’est d’assurer et de ramener une clé. Parce que, qui dit ramener une clé ou un indice, dit avancer sur le montant final pour l’association. Donc il y avait cela aussi, j’avais l’impression de jouer ma vie.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Aviez-vous, avant que les caméras ne tournent, demander des conseils à des camarades ayant déjà participé à l’émission ?

Je préférais ne rien savoir, c’étaient leur expérience à eux, on est tous différents. En plus, ils sont beaucoup plus sportifs que moi donc, même s’ils me donnaient leur ressenti, peut-être que j’allais trouver infaisable une épreuve qu’ils trouvaient faisable. Chacun sa vision, chacun son expérience, je n’avais pas forcément envie d’avoir leur ressenti. Mais, par contre, je leur ai demandé après, parce qu’il y a des épreuves qu’ils connaissaient. Marine venait pour la 6è fois, Claude pour la 3è fois donc on en a beaucoup parlé, c’était sympa de savoir un petit peu leur ressenti sur les différentes épreuves.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ? Ce devait sans doute être un mélange de plein de sentiments différents ?

J’étais complètement flippée ! Je ne suis pas très à l’aise derrière les caméras, ce n’est pas trop mon truc. Oui, oui, j’étais hyper stressée, vraiment, je jouais ma vie, j’avais vraiment envie d’aller jusqu’au bout et de ramener un maximum d’argent pour l’association. J’avais plein de sentiments qui se mélangeaient : la peur, l’appréhension, la joie,…J’étais excitée comme tout, j’étais trop contente d’être là-bas et j’avais envie d’en profiter un max. En même temps, il y a tout ça derrière…C’étaient de drôles de sensations…Mais je renouvellerais bien par contre…

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse ?

Oui, oui, oui, c’est sûr ! C’était une bonne équipe, on s’est soutenus de A à Z. Même encore maintenant, on s’écrit de temps en temps et, là, on va avoir la chance de voir notre émission bientôt, je suis trop contente, c’est chouette. Il y a un truc en plus qui s’est mis pour nous lier tous les 6. On prend des nouvelles, c’est chouette, ça fait vraiment une belle équipe, pas seulement sur le tournage, ça fait aussi une belle équipe dans la vie. En plus, j’ai rencontré Claude et Marine en Laponie, ils étaient avec moi. Cela s’est fait comme ça, c’était une idée de Claude au départ, qui m’a demandé cela au petit déjeuner, à 5h 30 du matin : « Ça te dirait de faire « Fort Boyard » ? …Alors, Claude, 2 secondes, je me réveille, on en reparle… » et, 3 jours après, il y avait déjà un groupe Whatsapp pour dire que c’était ok. Tout est parti de là-bas finalement !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Sans rien en dévoiler, quels principaux souvenirs garderez-vous du tournage ?

La bienveillance de toute l’équipe, de mon équipe mais aussi de l’équipe de tournage de « Fort Boyard », qui était hyper sympa. Passe-Partout et Passe-Muraille sont trop sympas, j’ai bien discuté avec eux. Willy Rovelli est hyper gentil aussi, on a bien discuté également. J’ai adoré voir les coulisses, voir comment ça se passe. Oui, pour moi, ce sont des petits secrets que personne ne peut déceler, à part quand on est sur le lieu…je me suis sentie privilégiée.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Parmi les souvenirs, tourner de nuit la deuxième partie de soirée a dû être particulièrement marquant ?

Oui ! Je ne connaissais pas cette deuxième partie de soirée, je trouve super qu’ils fassent ça. Cela permet de ramener 1 500 € de plus pour l’association en faisant 3 épreuves supplémentaires. C’était vraiment sympa ! En plus, c’était Willy qui présentait donc ça changeait. C’était drôle, j’ai bien aimé, vraiment…C’était une belle extension !

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

Il faut y aller, il ne faut pas se poser 36 questions, il faut vraiment se dire que l’on a de la chance d’être là-bas, vraiment beaucoup. Je parle en tant qu’anonyme, j’ai encore plus de chance parce que les personnes connues ont l’occasion d’y aller plus facilement.

On participe pour une belle cause, il faut donc être conquérant !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous avez commencé à le dire, si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Ah carrément, complètement ! Je serais trop contente…

En conclusion, vous avez hâte certainement de pouvoir faire découvrir, le samedi 13 juillet au soir, l’émission à vos proches ?

Oui, on va se faire une soirée « Fort Boyard » avec mes copains, on va se faire un apéro géant chez des amis qui ont une grande maison avec un grand écran. Cela va être trop génial ! Par contre, je flippe de me voir à la télé, j’espère que je n’aurai pas l’air trop ridicule. Je déteste me voir à la télé mais, bon, c’est comme cela…Le fait de se dire que c’est regardé par 2 millions de téléspectateurs est hyper flippant, vraiment. J’ai du mal…

En tout cas, je suis contente, on a assuré toute la soirée ! Ce n’était pas évident, il y a eu 2 à 3 petits blessés au départ, hors caméra mais on s’en est super bien sorti après !

Merci, Lorène, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Publié dans Télévision

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Fort Boyard : Delphine Wespiser évoque sa 12è saison dans l'émission mais aussi l'arrivée de Bleue, son nouveau personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Delphine,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Cet été encore, nous pouvons vous retrouver dans la mythique émission de France 2, « Fort Boyard », pour ce qui est votre 12è saison. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de retrouver à nouveau l’équipe ?

Oui, oui, c’est un plaisir ! Avec Willy Rovelli, on a commencé ensemble, en même temps donc on a un lien particulier. Cyril Féraud a aussi rejoint la famille en tant que personnage emblématique du fort. C’est vrai qu’on travaille beaucoup chacun de notre côté toute l’année et qu’on est contents de se revoir pendant « Fort Boyard ». A chaque fois, on a toute une année à se raconter donc c’est vraiment plaisant. Et puis cette ambiance est particulière….Etre toute la journée sur le fort donne une ambiance très particulière qui, pour moi, marque le printemps, le début de l’été, la fin de saison télé aussi. C’est toujours autant un plaisir d’arriver dans le panier, d’être montée, de faire la nacelle, d’arriver sur la plateforme…On se dit que l’on est vraiment très chanceux ! Aussi, quand je croise des gens dans la rue, à chaque fois ils me demandent « cette année, vous recommencez ? », « c’est tourné quand, Fort Boyard ? », « Vous reprenez » ? »…Il y a un vraiment un engouement, de plus en plus même, donc c’est un plaisir.

Cet esprit et cette ambiance de famille, sur place, doivent certainement être particulièrement plaisants ?

C’est à la fois une ambiance de colonie de vacances à la mer et, en même temps, c’est très professionnel parce que c’est une fourmilière. Tout le monde est à la tâche, ça tourne en permanence, il faut faire attention aux caméras, on ne peut pas aller où on veut parce que l’émission tourne. C’est une très très bonne ambiance et, en même temps, il n’y a pas une seule minute qui passe sans que tout ne soit pensé par rapport à l’émission. Les journées sont très denses, où tout le monde est très très concentré, donne le meilleur de soi pour faire une belle émission.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Malgré les années, on peut penser que l’immensité du lieu doit être toujours aussi impressionnante ?

Oui parce qu’on se sent chanceux, il n’y a pas beaucoup de personnes qui peuvent aller sur le fort…On sait aussi toute l’importance de notre présence, et toute la responsabilité. Pour ma part, c’est faire briller les yeux des petits et des grands enfants. Donc je sais que Blanche doit être au top chaque année, c’est vraiment ça mon but : quand je vais là-bas, je le fais vraiment pour les gens qui regardent l’émission.

Comme la saison passée, Blanche et Rouge sont là pour juger les candidats, afin de leur permettre de récupérer les clés manquantes. On a d’ailleurs pu voir samedi dernier que de nouvelles épreuves ont été concoctées …

Exactement ! « Fort Boyard », c’est ça, chaque année des petits changements, des petite surprises, des petits plaisirs et, en même temps, les puristes et les amoureux de « Fort Boyard » ne se sentiront jamais abandonnés parce que « Fort Boyard » reste toujours « Fort Boyard ». Mais ça ne se démode pas, ça reste toujours très actuel, tout en gardant les grandes valeurs et les grandes bases de l’émission. C’est ça qui est formidable, elle travers le temps, elle a une trentaine d’années et elle ne prend pas une ride.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Rouge, en complément, accueille cette saison un nouveau membre dans la famille Boo, Booster. Un autre adversaire de taille pour les candidats…

C’est vraiment un plaisir ! Humainement, il est très sympa et, en plus de cela, il joue très très bien son rôle. Donc c’est un guerrier dans l’équipe de Rouge qui est vraiment un très très bon élément.

Pour vous, sur le tournage, lorsque et Blanche et Rouge sont retenues par les candidats, certainement que vous devez enchainer rapidement et avoir peu de temps pour passer d’un personnage à l’autre…

Exactement ! Les transitions vont très vite et Blanche n’a pas la même énergie que Rouge, et vice et versa. Donc, en fait, c’est pendant la transformation maquillage que je fais vraiment redescendre un personnage et que j’en fais augmenter un autre. Donc c’est un moment important au calme parce que ce sont différentes interprétations. Cette année, il y a encore une nouveauté, qui est une interprétation totalement différente des deux autres : les deux autres ont quand même un lien, à la rigueur, quelque part un genre de même énergie, mine de rien et, cette année, Bleue, qui est la troisième sœur jumelle, n’a rien à voir. C’est un essai que j’ai fait, on s’est dit qu’on allait la jouer comme cela. C’est une sirène mais qui est un peu décomplexée, elle mâche son chewing-gum fort, elle a des tatouages partout, elle a des longs ongles, …Elle est moins princesse que les deux autres, elle a moins de retenue.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Cela vous a, ainsi, sans doute permis d’élargir un peu plus encore votre palette sur le fort….

Exactement ! J’adore ! Cette année a été, pour moi, un plaisir, ça m’a redonné une joie supplémentaire, de pouvoir m’essayer à autre chose et de pouvoir proposer autre chose aux gens. Je pense que ça va être très très sympa ! Là-aussi, les équipes, costumes ou maquillages, font un travail incroyable…La sirène est très visuelle.

C’est un personnage que l’on ne verra pas tout le temps, uniquement dans la cellule interdite. A chaque émission, le Père Fouras ouvre une cellule interdite, avec, à chaque fois, de nouveaux personnages. Dans une de ces cellules-là, il y a Bleue, on ne la verra qu’une fois, c’est pour cela que cette saison est pleine de surprises et que les émissions sont très différentes à chaque fois.

Au fur et à mesure des saisons, probablement que vous faites aussi un peu évoluer l’interprétation de vos deux personnages historiques…

On essaie…On a quand même les gimmicks qui reviennent beaucoup, comme « Voici votre jugement » mais, oui, on essaie de faire des évolutions et des modifications.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Plus globalement, quels principaux retours du public pouvez-vous avoir sur elles deux ? D’ailleurs, on vous imagine impatiente d’avoir aussi ceux sur Bleue ?

J’ai vraiment hâte d’avoir les retours du public sur Bleue ! Concernant Blanche, les retours montrent que tout le monde est amoureux d’elle, les petits et les grands, les enfants et les adultes. Généralement, quand je demande aux enfants pourquoi ils préfèrent Blanche, ils me répondent « parce qu’elle est belle, qu’elle a un serpent, qu’elle est gentille ». Il y a moins d’enfants qui sont sur Rouge, généralement ce sont des petits excités qui la préfèrent. Mais, globalement, c’est Blanche…En fait, elle fait l’unanimité, vraiment il y a quelque chose de très beau, de très mystique, de très pur et les gens sont vraiment amoureux de Blanche. Quand les candidats viennent chez Blanche, il y a quelque chose qui se passe, ça les envoute en fait ! Au-delà du personnage – ils savent très bien qu’ils sont dans une émission télé, dans une aventure -, ils sont envoutés, il y a vraiment quelque chose d’un peu spécial ! Disons qu’elle ne laisse pas indifférente…

Merci, Delphine, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

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Fort Boyard : Sören Prevost nous en dit plus sur sa nouvelle participation, 16 ans après sa première expérience !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - FTV

 

 

Bonjour Sören,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Nous pourrons vous retrouver ce samedi soir dans « Fort Boyard », 16 ans après votre précédente venue. On imagine, à titre personnel, la joie que ce doit être de participer, une nouvelle fois, à cette émission emblématique et mythique de France 2 ?

Oui, oui, c’était amusant ! Je l’avais déjà faite et je travaille souvent pour France Télévisions, je fais les émissions de jeux d’Olivier Minne et de Sidonie Bonnec, je suis dans « Cassandre » et j’ai tourné beaucoup l’année dernière pour France Télés. Donc j’ai l’habitude de travailler sur une chaine nationale. J’avais fait l’exercice de « Fort Boyard » il y a 16 ans et, là, comme j’ai un petit garçon de 8 ans qui n’avait pas vu la précédente participation, je m’étais dit que ça m’amuserait de le faire pour lui…Quand je lui ai dit que j’allais le faire, il a eu la trouille que je me fasse mal donc il ne voulait pas que j’y aille. Finalement, j’y suis allé et c’était assez marrant ! Après, ça a changé depuis ma première participation et on peut dire que j’ai été servi avec les nouveautés.

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Que représente d’ailleurs pour vous ce programme ? Quels souvenirs ou quelles images aviez-vous en tête ?

Alors, je vais vous étonner, je ne regardais pas « Fort Boyard », j’avais regardé une fois avant d’aller le faire il y a 16 ans mais je n’étais pas attiré particulièrement par ce programme. Non pas que je ne l’aimais pas mais ce n‘était pas dans ma cible. En revanche, quand j’ai su que j’allais le faire à l’époque avec Arnaud Gidoin, ce qui m’amusait, c’étaient les épreuves et les trucs un peu physiques. Tout d’un coup, en le faisant, je m’étais dit « ah oui, c’est rigolo ! ». En tout cas, après ma première participation, j’ai quand même pu regarder avec mes filles, qui étaient alors petites, mais pas très souvent. Pendant mes vacances, je ne suis pas devant ma télé le samedi soir, je fais autre chose…Non pas que je ne m’intéresse pas ou que je n’aime pas le programme mais je suis sur d’autres activités. Donc, en fait, j’avais des repères parce que je voyais passer des bandes annonces et des extraits, j’avais quelques points de repère sur certaines épreuves parce que c’est un programme populaire dont on parle mais je n’avais pas forcément les codes car je n’étais pas complètement absorbé par le programme. Donc, en fait, c’est aussi ça qui est marrant : en le faisant, j’avais une petite fraicheur et virginité qui rend le truc surprenant. Mais je dois reconnaitre que, me concernant, c’est presque plus amusant à faire qu’à regarder…Oui, on s’amuse !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Attendiez-vous certaines épreuves avec impatience ? A l’inverse, avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines cellules ?

Tous les trucs un peu physiques me plaisaient, le saut dans le vide, l’élastique sont des choses qui m’excitent. Les épreuves avec les petites bébêtes et les insectes ne me dérangent pas en fait…Les seuls trucs qui me posent un problème sont ceux autour de la nourriture, là c’est vraiment un cas très très précis de quelque chose qui peut me poser des problèmes. Donc je n’en dis pas plus, vous verrez bien samedi…De toute façon, la perversité des gens de la production est suffisamment pointue je pense pour vous faire aller parfois là où vous n’avez pas envie d’aller. C’est aussi cela qui est drôle…Quand je dis « perversité », c’est pour rigoler, bien sûr…Mais, parfois, c’est aussi déroutant ! Il y a des choses pour lesquelles on n’est pas du tout prêt ou alors qui peuvent vous poser vraiment des difficultés. Là, il faut faire attention à ce que ce ne soit pas un blocage ou un handicap, pour ne pas que ça ne devienne une vraie problématique.

Parmi les 6 aventuriers de votre équipe, vous étiez le seul à avoir déjà mis les pieds sur le fort…Le fait que ce soit, ainsi, une première pour presque tout le monde a peut-être dû ajouter un peu de piment ?

Oui, oui ! Il y en a qui connaissaient le programme, d’autres moins bien…Natasha ne l’avait jamais fait mais elle le faisait aussi un peu pour son fils et pour l’association « Petit cœur de beurre », qui lui tient à cœur parce qu’elle en est marraine. Pour Paloma, Lolita Banana, Eve notre Miss France et Joseph Kamel, c’était leur première participation…ils avaient pour certains les codes mais, en même temps, quand vous faites le truc, c’est une première fois donc vous êtes complètement novices. Il y a donc une part d’excitation et d’appréhension parce que, à un moment donné, on sait qu’on va vous prendre à contrepied et qu’on va aller appuyer là où ça fait un peu mal, là où vous êtes peut-être un peu sensible, malgré les signalements que vous avez pu donner. Cela pimente un peu le truc, ça fait effectivement un saut dans le vide et dans l’inconnu, au propre comme au figuré.

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

On peut penser, à la vue des partenaires qui vous accompagnent, que l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, avec beaucoup de cohésion entre vous ?

Oui parce que, de toute façon, on ne le fait pas pour nous, on le fait pour une association. La veille, on arrive tous, on dine ensemble, on partage un repas mais c’est rapide : on arrive, on est briefé, on mange ensemble, on se découvre- je ne connaissais pas tout le monde - et, le lendemain matin, ça démarre sur les chapeaux de roue, on n’a pas le temps de tergiverser. Donc la cohésion se fait assez vite autour de l’association et de cette envie de se dépasser pour essayer d’obtenir le maximum et d’être le plus efficace possible pendant cette journée. L’entraide se fait pendant les épreuves : par moment, on a tous des petites difficultés et, du coup, c’est là où, tout d’un coup, la camaraderie et l’esprit de groupe prennent le dessus. C’est assez bien fichu pour cela ! Comme c’est un jeu, on sait que c’est bon enfant, même si on va avoir quelques difficultés pour aller au bout et même s’il y a des pièges. C’est ce qui rend le truc ludique et sympathique ! L’objectif est de gagner quelque chose, on sait que ça ne va pas être simple mais on va tout faire pour. Pour la production, nous mettre des bâtons dans les roues et créer des difficultés fait partie du jeu mais ce n’est pas du sadisme, c’est pour pimenter et qu’on fasse un effort pour aller au bout de quelque chose, qu’on se dépasse. C’est rigolo ! C’est, pour le coup, sympathique, il y a une notion de dépassement de soi et d’effort pour arriver à quelque chose donc c’est assez vertueux et le message est positif, en tout cas il est constructif. 

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Parmi les souvenirs sans doute marquants, tourner, de nuit, la deuxième partie de soirée a dû être particulièrement marquant ?

C’est un peu plus léger, il y a encore quelques épreuves, c’est sympathique, on est un peu plus détendu, le gros du boulot a été fait et il y a moyen de glaner encore un petit peu de sous pour l’association donc c’est encore vertueux. Après, la journée est très très longue, on est un peu rincés et on finit tous tard. On sait qu’on arrive vers la fin et Willy qui présente – que je connaissais un peu pour l’avoir côtoyé sur Europe 1 quand je faisais mes chroniques chez Michel Drucker – dynamise tout cela. C’est assez marrant parce qu’on est là pour se marrer encore, on continue à se chambrer et, en même temps, ce sont des petits moments rigolos, où l’on regarde des choses que l’on a aimées. J’allais dire, c’est une douceur nocturne sympathique, tout en restant dans l’esprit du fort et de ses rendez-vous. C’est très bon enfant !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ?

D’avoir une part d’inconscience quand même ! Il y a des choses qu’ils vous font faire où on se dit « mais qu’est-ce que je fais là ? ». De la volonté. L’envie de jouer et de se dépasser au profit d’une association donc il y a un but qui est positif. Il faut avoir l’esprit de camaraderie et d’entraide. Cela reste un jeu, je comprends qu’il y ait des gens qui, par soucis d’angoisse de certaines épreuves ou de peur de certaines choses, n’aient plus envie de le refaire ou ne veulent pas y aller. Je peux très bien comprendre, notamment par peur des insectes ou encore du vide. C’est difficile, on se lance dans les épreuves parce qu’on a été désigné, la production connaissant nos points forts et nos points faibles et on s’aperçoit, lorsque l’épreuve démarre, que ça ne va pas être simple. Parfois, on réussit, parfois on ne réussit pas mais l’objectif est quand même de tenter. Comme dans la vie, on tente des expériences, on essaie, on se casse la gueule mais on a essayé et c’est ça qui est plutôt intéressant.

En conclusion, vous avez hâte certainement de pouvoir faire découvrir, ce samedi soir, l’émission à vos proches ?

Oui ! Je ne serai malheureusement pas avec ses enfants mais je sais qu’ils seront, pour certains, ensemble donc je pense qu’ils regarderont, s’ils ont envie. Je pense qu’ils auront le loisir de se moquer copieusement de moi et de me charrier comme ils sont capables de le faire. Ça m’amuse de voir ce qu’ils vont dire ! Je ne sais pas si je leur mettrais la honte ou s’ils seront fiers, l’avenir nous le dira …

Merci, Sören, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil : Sarah-Laure Estragnat évoque sa première session en tant que réalisatrice sur la quotidienne de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

@ Paul Shaon

 

 

Bonjour Sarah-Laure,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous avez, il y a quelques semaines, réalisé une première session pour la série quotidienne de France 2 « Un Si Grand Soleil ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

C’est une nouvelle expérience mais aussi une nouvelle corde à mon arc ! Cela s’est concrétisé après plusieurs années de démarche, prouvant que l’on n’a rien sans rien. Je suis assez contente de me dire que le travail et la motivation ont payé. J’ai vécu une expérience inédite, je pense que c’est une chance très rare qui m’a été offerte et que j’ai savourée sur le plateau, avec la production qui nous accompagne et les acteurs. Tous ont été bienveillants ! Et puis ça a été une découverte parce que le format de la quotidienne est très particulier, avec ses codes, dans lequel j’ai été un petit peu catapultée, venant d’un univers de fiction un peu plus classique. Il a fallu se mettre dans le bain très rapidement mais l’accompagnement a été vraiment génial. C’était, pour moi, clairement un exercice de style et ce qui était capital, c’est que ça reste avant toute chose de beaux souvenirs, au-delà du but que l’on se donne. L’objectif n’était pas uniquement de réussir l’exercice, c’était également d’y prendre beaucoup de plaisir ! C’était vraiment un mot d’ordre sur mes plateaux, il fallait que ce soit cool, que l’on passe un bon moment, que les acteurs se sentent écoutés. Le format est très court, ce n’est pas évident, pour tout le monde, d’y trouver sa place et comme j’ai cette âme et cette expérience de comédienne, ça m’a permis de prendre aussi un peu de temps pour la direction d’acteurs. Ça a été super, on a tellement rigolé, on a cherché des choses ensemble et je suis contente de la générosité des acteurs. Tous étaient bienveillants, avec le désir de trouver des choses ! C’est un travail d’équipe, c’est une fourmilière et je ne peux arriver à tenter ou trouver des choses que s’il y a des gens qui m’entourent pour cela. J’ai eu de la chance, j’ai eu une super équipe ! Je crois que l’on s’est bien amusés, c’était pour moi l’essentiel parce que c’est ce qui va rester…l’« humain » avant toute chose !

Au-delà des 2 semaines en plateau ou en décor naturels, il y a tout un travail de l’ombre, en amont, de préparation, qui doit certainement être crucial pour être prêt le moment venu…

Cela permet justement de prendre le temps avec les acteurs sur le plateau. Mais il peut quand même y avoir des problèmes techniques le jour J, comme par, exemple, un orage alors que l’on fait une scène de plage, ce qui a été le cas lors de mon premier jour de tournage. J’ai été bizutée par la nature elle-mêmeJ, cela a été un moment de grand flottement artistique pour moi, j’ai dû prendre des décisions rapidement, notamment j’ai dû faire des choix sur les plans parce que la lumière tombait très vite. J’ai ainsi décidé de passer à un plan séquence, alors que ce n’était pas prévu initialement, mais l’orage menaçait la lumière du jour dont nous avions besoin. Je ne suis pas mécontente du résultat, tellement les acteurs ont assuré. C’est génial d’être avec des comédiens rodés et professionnels, ils ont été parfaits et se sont également vite adaptés donc le résultat marche, et fort heureusement nous sommes merveilleusement accompagnés par nos coordinateurs artistiques ! En l’occurrence Delphine Cocault a été géniale avec moi sur cette première session de la série !

 

 

Effectivement, on a un travail de préparation qui est aussi important et intensif que le tournage lui-même, on fait autant de préparation que de tournage : on a 8 jours de préparation et 8 jours de tournage. L’idée est de savoir où on met les pieds, on anticipe beaucoup les décors les premiers jours pour ensuite pouvoir avoir une vision globale des placements de caméras, des axes et de ce que je souhaite en faire pour la séquence. Assez rapidement, on communique avec le chef opérateur et la technique pour définir le matériel nécessaire. Après, on se concentre sur l’artistique, notamment la psychologie des personnages, on a des réunions en ce sens avec la direction artistique. On est accompagnés aussi sur le choix des musiques par notre producteur artistique, M. Mathieu Bollet, qui a un rôle essentiel dans la création, et la couleur que l’on peut apporter à certaines séquences avec des enjeux narratifs importants. Cela nous permet justement sur certaines séquences plus fortes en émotions de pouvoir nous projeter dans une réalisation qui est plus sensible.

Cette préparation vous permet sans doute d’apporter votre touche personnelle mais tout en veillant à l’équilibre et à l’unité des épisodes et de l’arche…

Tout à fait ! C’est un exercice difficile que de pouvoir mettre les justes doses et ingrédients pour ne pas faire trop de zèle, artistiquement parlant, tout en répondant à une demande d’unité et tout en faisant des propositions fortes et adaptées à la séquence. Tout le monde est très investi dans la série et on peut proposer des choses un peu osées ou décalées par rapport au cahier des charges. L’équipe artistique et nos coordinateurs restent très à l’écoute, et c’est une chance immense sur une quotidienne !  J’ai notamment une anecdote où je devais découper une séquence avec une musique très vibrante et romantique, un peu comme les crooners américains. Cette musique m’avait été proposée pour un moment d’une rencontre très forte, où l’acteur trouve sa partenaire très belle et, quand j’ai travaillé sur cette séquence, j’ai voulu proposer un plan typique des comédies américaines : c’est un plan avec un retournement  en travelling avant au ralenti du comédien quand il la voit partir et où la femme elle-aussi se retourne en subjectif , avec le vent qui fait bouger ses cheveux en 50 images secondes (au ralenti)…les deux regards se croisent alors et un zoom avant est fait sur lui. C’est passé, je suis hyper contente, ils ont été très ouverts, ils m’ont proposé de tenter et ça a marché, la prise a été gardée au montage !

 

 

Vous évoquiez les différentes propositions que vous avez pu faire. Justement, avez-vous des sources particulières d’inspiration ?

Je travaille énormément en amont à m’imprégner de la série avant tout car elle évolue aussi avec ses personnages. Du coup, je regarde beaucoup le travail des autres réalisateurs du programme, je m’en imprègne et, ensuite, je m’inspire avec les classiques que l’on connait. Cela peut aussi être avec les séries que l’on peut voir sur Netflix. Je prends des petites notes, comme une bonne élève parce que j’ai une mémoire de poisson rouge et que j’ai du mal à me structurer. Cela me permet de revenir sur des choses qui m’ont semblé intéressantes.

Sur le plateau, on sent une réelle implication humaine et artistique de tout le monde…

« Un Si Grand Soleil » est vraiment une famille qui nous ouvre grand les bras, qui ne manque pas de répondre même dans des moments où on peut avoir des doutes, qui se rappelle tout le temps à nous pour nous dire « s’il y a quoi que ce soit, tu n’hésites pas, on est là ». Tous se veulent très rassurants ! Ils ont en tête de fédérer et de partager, cela passe par un travail très important de turn over des équipes parce qu’ils ont besoin que chacun puisse s’adapter et s’ouvrir à un autre plateau, à d’autres comédiens, à d’autres équipes et à d’autres savoirs. Je trouve que c’est pertinent de leur part parce qu’il y a des gens qui, en arrivant, sont plus ou moins expérimentés donc c’est toujours intéressant de mettre des moins expérimentés avec des plus expérimentés.

Je me suis sentie vraiment très bien accueillie et j’espère que ça va continuer pendant des années ! Cette série est phare dans la région et moi qui suis maintenant montpelliéraine de cœur et d’adoption, c’était un rêve pour moi d’être sur ce programme. Pour l’anecdote, quand je me suis installée ici il y a 6 ans, j’accompagnais ma petite file à l’école le matin tôt et je croisais alors souvent les équipes en train de tourner dans les décors naturels de la ville…J’avais tout le temps cette sensation très frustrante d’envier leur place. Je me disais qu’un jour, j’y arriverais ! A force d’obstination, de travail et de démarches multiples, mon vœu a fini par s’exaucer !

Votre parcours vous permet d’avoir plusieurs cordes à votre arc artistique, ce qui a sans doute été aidant sur le plateau pour être à l’écoute de chacun...

Complètement ! J’étais entourée de gens qui connaissent très bien leur métier ou leur personnage. Il était important que j’ai une capacité d’écoute et d’adaptation par rapport à cela. Ma longue expérience de comédienne, moi qui ai commencé par hasard à l’âge de 10 ans, est complémentaire à mes autres activités, notamment de réalisatrice et de photographe, ce qui m’a permis d’être dans un travail un peu plus axé sur la recherche au niveau de l’acting et, pourquoi pas aussi, sur la mise en danger de certains personnages, en les faisant sortir de leur zone de confort. Je fais également des ateliers de coaching, cela m’a intéressé de discuter avec les comédiens, on s’est nourris les uns les autres de nos expériences. Les comédiens semblent avoir particulièrement apprécié que je puisse avoir ce regard et cette écoute en tant que directrice d’acteurs parce que, souvent, les réalisateurs sont avant tout des techniciens de l’image et sont donc moins à l’aise avec l’acting pur et dur. Je commence à connaitre la sensibilité d’un acteur, non seulement pour l’avoir vécue mais aussi pour l’avoir figée. Je suis très sensible aux propositions des acteurs, à ce qu’ils ressentent et à la façon dont ils se projettent sur la séquence ou le personnage. Donc, très souvent, on part sur une première proposition qui est la leur et, après, on essaie de chercher ensemble, donnant, parfois, des petits moments de magie.

 

 

Au moment de la diffusion, avez-vous un œil particulier sur vos scènes ?

Oui ! J’ai pu faire des propositions qui, finalement, n’ont pas été gardées. Ce n’est pas toujours facile mais c’est une fourmilière, beaucoup de gens concurrent à l’unité de la série : ils s’y connaissent beaucoup mieux que nous donc ils peuvent être amenés à faire des choix qui n’ont pas toujours été les nôtres sur le plateau mais qui sont importants pour l’équilibre global. Je pense notamment à des plans peut-être trop extravagants, plans que j’appelle « à la one again a bistoufly » : souvent, quand j’ai le temps, je propose une dernière prise en lâchage totale…qui peut être retenue ou non lors du montage.

La diffusion permet aussi de découvrir ou de redécouvrir le montage final, c’est génial ! C’est comme s’ils avaient mis le nœud sur le paquet cadeau : dans les intentions de montage, on leur indique le paquet cadeau à choisir, de telle couleur avec telle forme et, lorsqu’ils mettent ensuite le nœud qui va bien, on redécouvre la séquence avec un autre regard. Leur valeur ajoutée donne une deuxième vie au plan…C’est un travail d’équipe sous l’œil averti du directeur artistique de post production, M. Christophe Canis !

Après cette première session, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

Je me souhaitais très fortement une deuxième session, ce qui était pour moi un gage de confiance…J’aurais été très triste si je n’avais pas été reconduite sur cette série, sur laquelle j’avais adoré travailler….Le plus dur pour moi avait été de réussir à y être engagée mais le deuxième passage était une sorte de validation, « d’adoubement » ! Du coup, je suis plus que touchée par le fait qu’on m’ait rappelée pour faire une deuxième session : ça y est, j’ai l’impression d’être rentrée dans cette grande famille qu’est « Un Si Grand Soleil » !

L’art n’a pas de limite selon moi, je suis comédienne de formation et de cœur, je suis tombée dedans quand j’étais petite, c’est une drogue, c’est quelque chose qui me tient, c’est viscéral, c’est en moi donc ça m’est difficile de quitter le milieu. Mes nombreuses casquettes artistiques me permettent d’avoir une palette aussi large que possible, pour découvrir à chaque fois de nouvelles choses. C’est très important pour moi de me nourrir de mes rencontres, de l’humain et de toutes ces cordes artistiques que je peux ajouter à mon arc. Surtout, en tant que réalisatrice maintenant, des zones d’ombre qui existaient souvent me permettent, aujourd’hui, de mieux appréhender la suite et de mieux comprendre certains choix qui sont faits dans ce métier. J’avance plus sereinement avec mon jeu de cartes riche et varié !

Merci, Sarah-Laure, pour toutes vos réponses !

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Fort Boyard : Léa François évoque sa troisième participation à la mythique émission estivale de France 2 !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - FTV

 

 

Bonjour Léa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Vous serez, ce samedi soir, de nouveau à l’abordage du fort, pour cette première émission de la nouvelle saison de « Fort Boyard ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oh, je n’irais pas jusque-là J….A chaque fois qu’on me le propose, c’est un gros stressJ. Là, j’étais vraiment très disponible pour le jour du tournage, j’ai tellement tout le monde autour de moi qui rêve de le faire que tous m’ont dit « mais vas-y, nous on rêve de le faire mais on ne peut pas alors toi, quand on te le propose, tu y vas ! ». En vrai, évidemment que c’est une émission mythique que je regardais quand j’étais petite, évidemment que je suis contente d’y aller mais, à chaque fois que je sais que je vais participer à « Fort Boyard », j’ai quand même quelques bonnes journées de stress juste avant de savoir ce qui va m’arriver.

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

D’ailleurs, quels souvenirs gardez-vous de votre précédente participation à l’émission ?

A chaque fois, ce sont de supers souvenirs, de gros stress et beaucoup d’émotions parce que je suis toujours confrontée à d’énormes peurs…Oui, j’en ai pas mal ! J. Mais, en vrai, à chaque fois que je ressors de la journée, je me sens trop heureuse de m’être surpassée. Mentalement, je trouve que c’est une émission qui fait vraiment du bien, qui nous pousse à nous dépasser et à faire des choses que l’on n’aurait jamais faites. On se sent « strong » après le tournage !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Le fait d’être déjà venue sur place vous a-t-il permis d’aborder et d’appréhender différemment les choses cette fois-ci ? Les peurs et appréhensions sont-elles décuplées ? Ou, à l’inverse, peut-être sont-elles plus modérées ?

Je trouve que ça accentue le stress : plus on connait l’émission, plus on se dit « mon Dieu, je peux tomber sur ça ou sur ça » donc ça me fait encore plus stresser à la limite. Si je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds, je me laisserais porter…Mais, là, le fait de savoir un peu, je trouve cela encore plus stressant !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

L’équipe est composée d’un mélange d’expérimentés et de novices du fort. Justement, quels conseils avez-vous pu donner aux nouveaux ?

En fait, très rapidement, je trouve que c’est une émission qui rapproche. J’ai souvent fait « Fort Boyard » avec d’autres personnalités que je ne connaissais pas forcément avant d’ailleurs et, à la fin du tournage, on était super potes. Donc c’est fou comme cette émission crée des liens très vite parce que l’on a tous besoin de toute l’empathie des copains et des encouragements de tout le monde. On est vraiment, sincèrement, tous les uns avec les autres, pour la bonne cause. Le seul conseil que je peux leur donner, c’est de vivre leur aventure et d’essayer de se dépasser…Enfin, ce sont des conseils que j’essaie de me donner à moi-même aussi en fait … je n’ai pas vraiment de conseil à leur filer, on se rassure comme on peut tous ensemble en fait, en se disant que, oui, tout ira bien, que l’on s’encouragera les uns les autres, que l’on va essayer d’aller au bout de nous-mêmes.

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Vous défendez cette fois-ci les couleurs de « Projet primates ». Cela aide certainement au dépassement de soi que vous évoquiez…

C’est toujours trop cool de le faire pour une association, effectivement. On sait qu’à chaque fois, ils ont besoin d’argent, que ce soit pour sauver des vies, des enfants, des animaux,… Oui, on sait que c’est de l’argent dont ils ont énormément besoin, qui est utilisée à bon escient donc, bien sûr, ça donne envie de se défoncer !

Sans rien en dévoiler, quel principal souvenir allez-vous garder de ce troisième passage sur le fort ?

Comme les deux précédents, un super souvenir ! A la fin de la journée, à chaque fois, je me dis quand même « oh là là, quelle chance, qu’est-ce que c’était fou ! ». Je trouve que c’est vraiment une super séance de coaching mental, de se dire que j’ai encore survécu à ce troisième « Fort Boyard » et que, finalement, je suis beaucoup plus forte que ce que je pensais. Non pas que j’ai forcément réussi toutes mes épreuves, loin de là, mais en tout cas, que j’ai eu le mental pour le faire et que je me suis confrontée encore une fois à mes pires peurs. Oui, je trouve que c’est une super séance de confiance en soi !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Justement, quelles principales peurs appréhendiez-vous plus particulièrement ?

Le vide, j’avoue que ça ne me réjouit pas du tout…L’eau, non plus…Les insectes, c’est pareil ! Ce sont quand même mes 3 plus grosses peurs on va dire. La première année que j’ai fait « Fort Boyard », pour vous donner une idée, je n’avais jamais été me baigner dans la mer où je n’avais pas pied, je me contentais de jouer aux raquettes avec les chevilles dans l’eau… je leur avais dit que je ne pouvais absolument rien faire dans l’eau, limite que je ne savais pas nager parce que ça me terrifiait de ne pas savoir ce qu’il y avait en-dessous de moi…La première fois que j’ai donc été dans l’eau là où je n’avais pas pied, c’était à « Fort Boyard », en 2016, quand ils m’ont jeté d’une passerelle de 9 mètres de haut, sur l’épreuve de la balance. Finalement, ça m’a vachement servi pour ma vie personnelle : depuis, je ne suis pas encore ultra à l’aise dans l’eau mais j’ai pu plein de fois redépasser cette peur. Le fait d’avoir été jetée du haut du fort et d’avoir survécu, je me suis dit que, bon, je pouvais le faire, que c’était juste moi avec moi-même, que ce sont des peurs qui sont irrationnelles. Après, c’est facile à dire…

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Là, dans l’émission qui va être diffusée, j’ai fait le train fantôme…j’ai essayé justement de rationnaliser juste avant en me disant qu’en plus, j’avais déjà vu cette épreuve à la télé, que je savais qu’ils font des trucs exprès juste pour nous faire peur, avec des personnages à l’intérieur qui nous touchent les cheveux pour nous faire hurler. Donc je savais que ce n’était pas rationnel…Pour autant, une fois que le train fantôme démarre, ça y est, on a le cerveau qui se débranche, on reçoit des blattes et des scorpions plein la figure et, là, on n’arrive plus à se rappeler de ce qu’on s’est dit 5 minutes plus tôt…C’est terrifiant ! Donc c’est bien beau de dire qu’on peut réussir à combattre mais faut-il encore réussir à le faire…Ce n’est pas toujours le cas, j’ai encore des progrès à faire, je peux y retourner encore quelques fois !

D’ailleurs, êtes-vous déjà prête pour un quatrième passage ?

Ben, pourquoi pas ! Je n’aurais peut-être pas dit cela les autres fois parce qu’à chaque fois, je me dis « oh, c’est bon, maintenant je l’ai fait, je sais ce que c’est, c’est génial mais je ne suis pas sûre de le refaire » et, là, je me dis « pourquoi pas ! ». Il faudra me reposer la question dans quelques mois, pour que je sois bien redescendue et que je vous dise complètement oui mais, en vrai, c’est une aventure incroyable. Pour moi, c’était tellement un truc aussi de mon enfance que c’est quand même un peu le rêve de se retrouver là-bas. Et puis je ne sais pas, quand on arrive sur le fort, on est quand même investi d’une super puissance, où on se sent capable, mine de rien, de tout aller affronter !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Au fur et à mesure, c’est vrai que, participation après participation, vous aiguisez vos compétences d’aventurière sur le fort…vous incitant également à vous dépasser….

Exactement ! Il faudrait que j’arrive avec une meilleure condition physique les prochaines fois parce que, juste avant l’émission, j’étais quand même un peu en perdition sportive et on le sent que, dans les épreuves où il faut se déchirer un petit peu, avoir un super cardio et tout donner peut servir. Donc j’aimerais bien y retourner une prochaine fois mais avec un peu plus d’entrainement quand même. Parce qu’il en faut…Je ressors de là, j’ai mal partout, j’ai des courbatures…C’est bien, je me dis que je suis vraiment allée au bout de moi-même !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

Parmi les belles images que vous gardez, sans doute également que la deuxième partie de soirée, de nuit, est la source de nombreux souvenirs…

Ah oui, oui, oui ! Une fois que l’on pense que c’est un peu fini, qu’on commence à souffler, et bien il y a l’after…Qui m’a promis encore quelques petites surprises…Je me suis retrouvée à faire la caserne des pompiers notamment, c’était un grand moment, c’était quelque chose…

Pour finir, aurez-vous l’opportunité d’être devant votre télévision ce samedi soir pour vivre l’émission une nouvelle fois, mais différemment pour le coup… ?

Je ne pourrai pas être devant ma télé samedi soir, je suis dégoutée mais, par contre, je suis sûre que je vais recevoir des messages des copains donc je suivrai à peu près où on en sera. Et je vais me faire le replay dès le lendemain avec les enfants. Cela va bien me faire rigoler je pense ! Je fais cette émission aussi vachement pour mes filles parce que je sais qu’à chaque fois, c’est trop bien de les voir regarder cela !

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - FTV

 

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Koh Lanta : Meïssa fait le bilan de son aventure et nous donne son ressenti sur sa deuxième place !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Meïssa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » vient de s’achever. A titre personnel, la diffusion des images chaque mardi soir a-t-elle ravivé certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Ah oui, oui, clairement ! Je peux le dire, en regardant la diffusion, ça fait repartir toutes les émotions justement, ça nous remet dans le bain, ça nous donne vraiment l’impression justement de revivre le moment et, oui, ça fait quelque chose d’assez spécial.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

Clairement, c’est pour pouvoir montrer que je peux me dépasser ! En fait, c’est comme si c’était un grand message personnel. J’aime bien me faire des certitudes personnelles, je suis quelqu’un qui aime bien être éprouvé pour pouvoir faire ce qu’il faut pour se sortir d’une épreuve…C’est un peu toute l’histoire de ma vie ! Voilà, c’est montrer que je suis capable de faire donc de réussir dans une situation inconfortable, en se créant son propre confort. Donc c’était vraiment pour montrer que, quoi qu’il arrive, si je veux le faire, je peux le faire et je peux y arriver d’une certaine façon.

La saison a été marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité, pour certains aux pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé leur présence et leurs conséquences ?

Franchement, je suis rentré dans le jeu très très discrètement, j’essayais d’observer, je n’ai pas fait de mouvement d’excitation parce qu’il y avait des colliers avec des pouvoirs inédits, je ne me suis pas plus posé de question que cela…Je suis rentré dans le jeu très tranquillement, je ne me suis pas précipité pour trouver les colliers, je regardais les pouvoirs de ceux qui étaient sortis aux conseils auxquels j’ai pu assister mais, vraiment, je n’avais pas d’appréhension particulière…C’était plus de l’excitation dans le jeu, dans le sens où ça me donnait envie d’en trouver un et de gagner les épreuves de confort pour avoir un indice. Mais, vraiment, aucune appréhension en arrivant au conseil, que de l’excitation par le jeu !

La fin d’aventure a été particulièrement intense. Vous remportez trois victoires individuelles consécutives et profitez ainsi notamment de la récompense avec votre papa. Cela a dû être un moment particulièrement émouvant et motivant pour vous ?

C’est exactement cela ! En fait, à ce moment-là de l’aventure, on se projette un peu plus loin, on commence à voir le bout du tunnel, on se dit que les poteaux ne sont plus très loin. Il faut savoir que, pendant toute l’aventure, j’ai avancé conseil après conseil, j’essayais de me faire une vision à 2 ou 3 jours dans ma tête…Là, on n’est plus que 6 quand je gagne le confort avec mon papa, je me dis qu’on n’est plus très loin de la fin. J’étais très très satisfait de cette victoire et ça m’a surtout donné une énergie positive indescriptible : j’étais dans une bulle, je ne savais même plus si on était à la fin du jeu, bizarrement, j’avais l’impression d’avoir davantage d’énergie dans mon corps alors que, de base, je me sentais lessivé…J’ai tout récupéré avec le confort avec le papa : physiquement j’ai tout repris, psychologiquement surtout ça fait une différence totale donc, dans la tête, j’étais vraiment plus fort…J’étais dans un moment de down et, avec l’arrivée du père, ça m’a tout rechargé et j’ai gardé la tête haute et droite.

Sur l’épreuve mythique de l’orientation, vous terminez deuxième, quelques secondes seulement après Léa. Même si vous auriez bien aimé empocher un quatrième succès consécutif, cette performance-ci a également dû vous rendre fier….

Oui, c’est exactement cela ! Il faut savoir que, quand je trouve le poignard, à ce moment-là, je ne savais pas du tout que Léa l’avait trouvé. Au début, je pensais que j’étais premier…Dans tous les cas, j’étais satisfait : le but était vraiment d’abréger cette souffrance qu’est l’orientation. Même si je ne sentais pas que j’étais stressé durant cette épreuve, je voulais abréger cela pour laisser le moins de chance possible de devenir stressé. Donc plus tôt je trouve ce poignard, mieux c’est et on assure la qualification pour les poteaux. C’est exactement ce feeling-là, ça fait un sentiment de : waouh, on arrive à la dernière étape, la mission n’est pas encore finie, on reste concentré mais on se rapproche vraiment de la fin, je commence à voir vraiment le bout du tunnel…

Le lendemain, vous tombez en deuxième sur les poteaux, juste après Julie, au moment où la surface est la plus petite, d’un carré de 10 centimètres seulement. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Alors j’ai vraiment la sensation d’avoir tout donné sur les poteaux ! Franchement, j’appréhendais par contre cette épreuve-là : à l’orientation, ça dépend de moi-même, je ne suis pas stressé, je suis quelqu’un de calme, je vais trouver, je suis serein…Les poteaux par contre, je n’ai aucune idée de comment ça va se passer…Il faut savoir que les épreuves où il faut rester immobile et ne pas bouger, c’est quelque chose que je redoute un peu, ce n’est pas mon fort. Là, franchement, aux poteaux, on arrive dans une énergie, dans une bulle, on se dit que c’est impossible de lâcher…Et je tombe sur deux coriaces, les filles Léa et Julie qui ne bougent pas d’un centimètre, donc je n’ai pas le droit d’avoir un temps faible même si j’ai mal sous les pieds, je n’ai pas le droit de montrer quelque chose, je suis obligé de rester droit tant qu’elles ne m’ont pas fait de mouvement de panique. On arrive à la dernière clavette que l’on arrive à retirer, on est sur un petit carré de 10 centimètres par 10 et, là, je vois tout simplement Julie qui vacillé et qui tombe…A ce moment-là, je fais un regard sur la gauche, je pense que c’est ce regard que je n’aurais jamais dû faire parce que, quand je suis revenu à regarder tout droit, je me suis mis, pareil, à commencer à vaciller, j’ai fait le mouvement qu’il ne fallait pas et je pense que ça se joue à quelques secondes : j’avais limite un pied sur l’autre avec les 10 centimètres, je tombe et Léa n’a toujours pas bougé, elle a bien mérité sa victoire, elle n’a pas vacillé une fois sur ces 2 heures. Donc, voilà, si je pouvais enlever un mouvement, je dirais le regard sur la gauche mais je pense que ça s’est joué à quelques secondes dans tous les cas.

On vous sent ensuite très ému que Léa vous choisisse pour l’accompagner dans la finale à 2….

Exact ! Lorsque Léa me choisit pour affronter le jury final avec elle, dans ma tête, j’ai gagné le jeu ! C’est simple, je suis rentré dans cette aventure en tant que citadin, je ne connaissais absolument rien à la survie, j’ai été juste avec mon cerveau et mes armes, je me suis dit que j’allais me débrouiller et que ce serait surtout la tête qui allait faire la différence pour aller jusqu’au bout. Quand je refais le film dans ma tête depuis le premier jour, que je me dis que, là, on est au 38è, que l’on n’est plus que tous les deux, que l’on vient de finir l’épreuve des poteaux, pour moi j’ai fini le jeu…Mon frère m’a dit « tu rentres dans le tunnel, tu n’en ressors qu’à la fin » : là, je suis vraiment à la fin du tunnel, il y a la lumière, Denis Brogniart juste en face, la flamme est toujours allumée, j’ai un collier de finaliste,…pour moi, le jeu est gagné ! Après, le jury final mettre le nom qu’il préfère, tout dépend où on met le curseur du mérite, tout dépend leurs critères, ils mettent le nom qu’ils souhaitent…Mais moi, personnellement, dans ma tête, à ce moment-là, j’ai fini mon objectif, la mission est terminée ! La veille, j’avais dit à Denis que la mission n’était pas finie, aujourd’hui je peux lui dire que la mission est finie ! J’avais vraiment ce sentiment-là….

Le soir même, le dernier conseil de l’aventure a aussi permis à chacun de s’exprimer et ce fut pour vous l’occasion de donner votre vision de ce qui s’est passé après la réunification…

Exactement ! Là, on a eu l’occasion, Léa et moi, de pouvoir nous exprimer. En rentrant sur ce plateau final, je suis tellement fier et content de tout ce que l’on vient de faire, je suis content pour Léa, je suis content pour moi, je suis même content pour Julie, le sentiment est juste bon, je n’ai pas de place pour voir de la haine quelque part. Donc, quand j’arrive devant le jury final, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles et, en face, le jury final avait des fusils à pompe dans les yeux…je me suis dit qu’il y avait une différence d’humeur que je n’avais pas anticipée, je ne savais vraiment pas qu’ils étaient frustrés à ce point-là et je ne comprenais pas pourquoi sur le moment. Donc ils ont eu l’occasion de s’exprimer et de me dire ce qu’ils me reprochaient : j’entendais mais je n’avais vraiment pas de place pour être déçu ou pour m’excuser ou autre…Non, je voulais vraiment qu’ils comprennent le jeu que j’ai fait, avec fierté, il fallait glorifier ce que j’ai fait : je ne suis pas arrivé là par hasard, chaque choix dans l’aventure était un choix pour me permettre d’avancer le plus loin possible et peu importe que j’avance avec quelqu’un qui est jaune, rouge, vert ou bleu, ce n’est pas une question de couleur, c’est une question d’humain, de feeling et de confiance avec qui je pouvais avancer. Cela n’a rien à voir avec les couleurs : on me dit souvent que j’ai trahi, que j’ai rejoint les jaunes mais pas du tout…Je n’ai jamais parlé à d’autres jaunes avant le binôme des destins liés ! Je n’avançais qu’avec Amri parce que je savais qu’avec ce frère qu’était Amri, j’avais toutes les chances d’avancer parce que je connaissais les intentions des votes des jaunes et je connaissais celles des rouges…C’est une stratégie dans ma tête et ça ne m’empêchait pas de vouloir éliminer des jaunes, comme Sébastien, Aurélien,…J’éliminais ceux que je pensais gênants dans mon jeu et j’ai gardé ceux que je pensais être des alliés. Cela pouvait être des rouges comme Mégane et Julie ou des jaunes comme Pauline et Léa. Voilà, c’était ma stratégie et c’est cela que j’ai voulu glorifier au conseil en leur expliquant que j’ai fait ça avec fierté et que je n’ai aucun regret parce que ça m’a emmené jusqu’à devant eux aujourd’hui.

J’ai l’impression qu’on dirait que je les ai trahis, qu’on dirait qu’on était amoureux, je ne sais pas, on m’a fait un reproche, je n’ai pas compris, il fallait doser sur les reproches, j’avais l’impression d’avoir trompé ma copine. Je ne sais pas en fait à quel point ils étaient déçus, je ne comprenais pas pourquoi…On m’a dit que, sur le camp, on avait bien parlé et tout à fait, on a bien parlé, on a eu de vrais échanges mais on peut vraiment bien parler et, dans mon jeu, le lendemain, je peux voter contre toi…Je sais qu’ils étaient capables de le faire, je dirais juste qu’ils n’ont pas eu le temps de le faire : je préférais mettre le premier coup plutôt que d’en encaisser un ! Dans l’aventure, ça m’est arrivé de me prendre des coups mais, heureusement, j’avais fait des alliances assez solides pour ne pas sortir…Les rouges ont voulu voter contre moi plusieurs fois, par exemple David qui parle de trahison a voté contre moi en premier avant que je ne vote contre lui. Donc je n’ai pas trouvé légitime tout ce que j’entendais contre moi au conseil mais j’étais tellement fier ce soir-là que j’étais obligé de leur dire avec fierté, et non pas venir faire des excuses, pas du tout : pour moi, il fallait glorifier le jeu de Léa, comment elle a fait pour en arriver jusque-là et glorifier le mien, comment j’ai fait pour en arriver jusque-là. Parce que ce qui est sûr, c’est qu’il n’y a personne qui nous invite en finale, c’est certain !

La finale en direct a eu lieu ce mardi à Paris, en présence des 22 aventuriers. Vous retrouver tous pour célébrer cette fin d’aventure a sans doute permis de chaleureux moments collectifs…

Oui, exact ! On a eu l’occasion de se revoir, certains avaient l’envie de remettre les choses à plat donc, oui, c’était une très belle soirée, c’étaient de très beaux échanges, on a pu rencontrer les proches de chacun. Tout est rentré dans l’ordre, il n’y a pas eu d’animosité particulière, le jeu a été fait il y a un an maintenant donc, même si je pense qu’il y aura certaine frustrations qui auront du mal à être avalées, ce qui est fait est fait et ne sera pas changé dans tous les cas. Le discours qu’on a eu hier est le même aujourd’hui…Voilà, je pense que tout le monde a accepté : que l’on se soit tous compris ou non, il y a certains discours avec lesquels je ne suis toujours pas d’accord à l’heure actuelle mais on est 22 aventuriers, on a 22 expériences différentes et 22 vérités différentes, quoi qu’il arrive. On se respecte tous, c’est l’essentiel !

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prêt à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Mon sac est déjà prêt ! Il n’est même pas encore rangé…En vérité, je repartirais sans hésiter, ça a été une expérience unique. C’est vraiment quelque chose d’unique auquel on ne s’attend pas et je suppose que chaque aventurier a une vraie aventure différente. Je pense que même ceux qui ont eu la chance d’y retourner une deuxième fois ou plus ont vraiment vécu à chaque fois des aventures vraiment différentes parce qu’on partage cela avec des personnes différentes également. Ce sont vraiment les valeurs de « Koh Lanta »…Vraiment, je n’hésiterais pas à repartir, avec grand plaisir ! Malgré toute la difficulté qu’il y a dans cette aventure, je repartirais direct !

Merci, Meïssa, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Julie nous raconte son départ lors de la mythique épreuve des poteaux !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » vient de s’achever. A titre personnel, la diffusion des images chaque mardi soir a-t-elle ravivé certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, bien sûr, à chaque épisode je revivais les instants et je revivais même les tentations. A chaque épisode, je mangeais beaucoup, beaucoup de yaourts, beaucoup de fromage, ce qui m’a vraiment manqué à « Koh Lanta ». Oui, oui, je revivais les instants et les émotions que j’avais sur place.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

La première raison était d’être 50 jours sans mon téléphone, pour pouvoir souffler. Pour moi, « Koh Lanta » était une aventure égoïste parce que j’ai tout laissé derrière moi, ma famille, mon entreprise, mes salariés, mes clients,…Donc j’ai vraiment tout laissé pour me faire ma propre aventure et avoir cette remise en question personnelle, seule face à moi-même.

La saison a été marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité, pour certains aux pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé leur présence et leurs conséquences ?

Ce n’était pas du tout de l’appréhension, c’était plutôt innovant, c’était plutôt intéressant, du coup ça mettait d’autant plus de challenge dans le jeu. On ne savait pas si les colliers étaient pour nous, pas pour nous, s’ils étaient pour une ou deux personnes,….C’était d’autant plus palpitant et d’autant plus motivant de chercher des colliers.

La fin d’aventure a été particulièrement intense, avec cette succession, sur deux jours, des épreuves mythiques de l’orientation puis des poteaux. La première citée n’a pas été sans rebondissement : d’abord en difficulté pour vous repérer, vous finissez par perdre votre boussole puis quand même trouver le dernier poignard…Ces nombreuses heures de recherche ont certainement dû être riches en émotions ?

Oui, oui, ça a été très riche en émotions pour moi et pour mes proches, car je n’avais strictement rien dit. Après, c’est le jeu, « Koh Lanta » est un jeu,… pour moi j’ai bien joué, j’ai beaucoup marché, je me suis beaucoup battue pour trouver ce poignard donc, oui, oui, c’était une épreuve riche en émotions. Physiquement, je suis à un stade où je n’en peux plus donc je suis aussi allée au bout des limites possibles.

Le lendemain, vous tombez la première sur les poteaux, juste avant Meïssa, au moment où la surface est la plus petite, d’un carré de 10 centimètres seulement. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué sur cette épreuve ?

Il ne m’a strictement rien manqué, je suis allée au bout du bout du bout : je ne pouvais pas aller au-delà avec la faim, la fatigue, tout mon corps qui est en état de faiblesse pas possible avec des carences pas possibles. Donc, là, je ne pouvais pas faire autrement, il ne m’a rien manqué du tout, je suis allée au bout du bout du bout.

Le soir même, lors du dernier conseil de l’aventure, les mots de vos camarades sur votre parcours ont certainement dû vous faire chaud au cœur…

Oui, bien sûr ! « Koh Lanta » est un jeu mais on lit des liens quand même très forts, on est quand même dans le même bateau pendant 40 jours et, oui, ça m’a fait chaud au cœur que les aventuriers m’aiment comme cela et me valorisent comme cela. Bien sûr, ça fait du bien et ça fait plaisir !

D’ailleurs, à titre personnel, quel regard portez-vous sur vos 38 jours d’aventure ? Quel bilan en tirez-vous ?

J’en retire un bilan très positif : malgré les premières apparences, je sais m’intégrer en communauté, je sais avoir ma place en communauté, j’arrive à rester calme face à des situations où, dès fois, j’aurais peut-être été plus virulente et plus speed. Donc, non, je suis fière de mon aventure, fière de moi et fière des valeurs que j’ai pu montrer.

Quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

C’est vrai que de s’endormir devant un coucher de soleil et de se lever avec un lever de soleil étaient pour moi des moments magiques. Après, la plus belle épreuve était, pour moi, celle des poteaux : vraiment, j’étais dans l’extrême total et je suis allée au plus loin. Et puis ma rencontre avec les aventuriers…

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter au quotidien ?

Le manque de nourriture n’est pas facile, cela a été vraiment la chose la plus dure pour moi de l’aventure. Après, mon petit regret est de ne pas avoir brandi un totem mais bon, je suis allée aux poteaux…A choisir, vaut mieux être aux poteaux que de brandir un totem ! C’était une belle aventure….

Sur le camp, quelles tâches ou activités aviez-vous plus particulièrement l’habitude de faire ?

J’étais sur le camp comme à la maison donc je faisais rapidement à manger, j’allais chercher du bois,…J’étais active sur le camp, j’essayais de tout faire pour être bien, pour que mes collègues soient bien, comme à la maison.

La finale en direct a eu lieu ce mardi à Paris, en présence des 22 aventuriers. Vous retrouver tous pour célébrer cette fin d’aventure a sans doute permis de chaleureux moments collectifs…

Oui, bien sûr, c’était chaleureux, agréable, c’était génial ! Après, je ne suis pas quelqu’un de très fêtarde et, en plus, j’avais mes enfants…Oui, c’était un bon moment d’échange tranquille entre aventuriers, c’était bien !

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Oui, bien sûr ! Si on me propose de repartir à « Koh Lanta », je repars tout de suite, je mettrais 5 minutes !

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Léa nous parle avec émotion de sa victoire dans cette édition des chasseurs d'immunité !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Léa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » vient de s’achever. A titre personnel, la diffusion des images chaque mardi soir a-t-elle ravivé certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, complètement ! Entre la diffusion et la fin de l’aventure, il y a eu plusieurs mois, on avait hâte de revivre toutes ces émotions à travers l’écran et on ne les a pas vécues tout seul, c’est ce qui est bien, on était avec nos proches pour partager tout cela. Donc, oui, les émotions remontent, on se rappelle ce que l’on avait fait, c’était un plaisir de revoir et de revivre tout ça.

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

C’est une émission que j’adore, je la trouve complète, il y a de la survie, des épreuves,…J’adore les sports cos : au début de l’aventure, avant la réunification, on se bat pour notre équipe et, ensuite, on peut faire nos preuves seul. Il y a le côté humain, le côté stratégie, c’est tellement complet, je me disais que ça me correspond totalement. En plus, c’est une émission que je regardais avec mon papa, je lui disais que j’aimerais trop la faire et il me répondait qu’il me voyait vraiment la faire. Donc on avait partagé des moments avec cette émission, c’est aussi pour cela que je voulais la faire, il n’est plus là mais j’avais l’impression de repartager quelque chose avec lui à ce moment-là. Pour toutes ces raisons, je n’avais aucune raison de ne pas envoyer ma candidature.

La saison a été marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité, pour certains aux pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé leur présence et leurs conséquences ?

C’est vrai, notre saison est celle des chasseurs d’immunité. Quand Denis nous l’explique et nous apprend qu’il y aura plus de colliers que d’habitude, je me dis qu’il y aura un facteur supplémentaire : on savait qu’il fallait faire de la stratégie mais, quand il y a des colliers en plus, et que c’est le thème de saison, je me dis qu’il faut vraiment se transformer en aventurier et en chasseur de colliers. Donc j’avais hâte de rentrer dans ce jeu, j’espérais trouver un collier donc j’ai beaucoup cherché, je n’ai pas trouvé mais mes camarades en ont trouvés et c’était un plaisir de voir la manière dont ils les ont utilisés. Cela a eu des impacts et beaucoup d’impacts positifs pour nous, les Kadasi. C’était une excitation supplémentaire de savoir que c’était le thème de notre « Koh Lanta ».

La fin d’aventure a été particulièrement intense, avec cette succession, sur deux jours, des épreuves mythiques de l’orientation puis des poteaux. La première citée n’a pas été sans rebondissement : vous trouvez l’élément remarquable puis la balise en 12 minutes mais la découverte du poignard a ensuite été plus longue, vous avez retourné longtemps ce bout de plage avant la délivrance…

Oui, c’est vrai ! C’était extraordinaire de me dire qu’en 12 minutes, j’ai trouvé l’élément remarquable et la balise. J’ai eu le temps de repartir voir la table d’orientation mais j’ai mis tellement de temps pour trouver le poignard…En regardant, même moi je me demandais comment j’ai fait pour mettre autant de temps. J’avais confiance en moi dans la manière d’aborder la boussole donc je me disais que j’étais dans la bonne direction mais, après, il y avait tellement de choses partout, il y avait une liane où on ne pouvait pas mettre nos mains, tellement il y avait des ronces partout…je me suis arrachée les doigts, les mains, les pieds, les cheveux, partout…Donc je tourne autour sans le voir et, en réalité, quand j’y repense, j’ai touché ce poignard franchement une dizaine de fois, je n’ai pas tiré suffisamment dessus, j’avais l’impression que c’était une liane ou un bout de bois, tellement je trouvais que ça ne ressemblait pas du tout au poignard. On perd un peu de lucidité, il y a l’émotion, la pression, le stress, il y a tellement de choses que, finalement, je comprends que j’ai mis autant de temps et, en même temps, je me suis dit heureusement que je n’ai pas lâché, je suis restée concentrée, je me suis fait confiance et, au bout du compte, je tire ce poignard….Même quand je le tire, je n’ai pas l’impression que c’est ça, j’ai l’impression que c’est un bout de bois que je vais dégager, j’étais à 2 doigts de le jeter et on voit bien comment je suis vraiment surprise de l’avoir dans les mains !

Le lendemain, vous restez la dernière sur les poteaux, après plus de deux heures de jeu. Les images vous ont montrée très calme, très concentrée, presque impassible….

C’est sûr que, sur les poteaux, si on n’a même qu’une seconde d’inattention, je pense que c’est foutu. Donc, quand je suis montée dessus, je me suis dit que c’était hors de question que je n’ai même qu’une seule seconde d’inattention, qu’il ne fallait pas que je tourne la tête parce que ça déséquilibre, que si j’entends quelqu’un tomber je ne bouge pas, que si j’entends une deuxième personne tomber je ne bouge pas pour être sûre qu’elle est bien dans l’eau. Donc la concentration est maximum de la première à la dernière seconde. Je me suis dit que c’était ça qui allait faire la différence : si je ne suis pas concentrée rien qu’une seconde, ce serait terminé pour moi…

Gagner ces deux épreuves mythiques vous a certainement rendue particulièrement fière ?

Complètement ! Ce sont les plus belles épreuves : c’est pour nous, si on n’y arrive pas, on ne peut s’en prendre qu’à nous-même, on ne peut pas compter sur quelqu’un, aussi bien à l’orientation que sur les poteaux. Donc j’étais trop fière d’avoir trois victoires, en comptant celle sur l’épreuve d’immunité. Je suis trop contente ! J’aurais voulu aussi avoir une victoire sur un confort mais j’ai tout donné, j’ai 3 victoires au bout du compte, je sais à quel point cette aventure est difficile donc je suis fière de moi. Sur les 2 dernières, c’est juste magique…Je m’étais dit qu’il fallait que je me fasse confiance et que j’y aille. J’étais à bloc sur ces 2 épreuves et je suis tellement fière de moi. Je suis tellement fière de voir aussi dans les yeux de mes proches la stupéfaction de se dire que j’ai réussi les 2 épreuves qu’il ne fallait vraiment pas louper.

La finale en direct a eu lieu ce mardi à Paris, en présence des 22 aventuriers. Vous retrouver tous pour célébrer cette fin d’aventure a sans doute permis de chaleureux moments collectifs…

Mais oui ! C’est génial de pouvoir tous se retrouver, on avait tous nos proches aussi, on avait besoin de partager ce moment-là tous ensemble, avec des membres de la production également. Il y avait beaucoup de monde…C’est inexplicable de se retrouver…C’est vrai que j’avais retrouvé quelques aventuriers plusieurs fois, notamment des personnes qui sont sur Paris ou un peu plus loin. Mais d’être tous ensemble, de revivre cela ensemble, de regarder les images ensemble, c’était extraordinaire. C’est un moment magique et, en même temps, il y a déjà de la nostalgie de se dire que c’est fini, que c’était le clap de fin. Mais on en a profité à fond, j’ai essayé de profiter de chaque instant et de chaque personne donc c’était génial !

Vous remportez cette édition avec 8 votes pour vous, contre 3 pour Meïssa. A froid, quelques jours plus tard, commencez-vous à réaliser ce qui s’est passé et ce que cela signifie ?

Oui, je commence à réaliser ! C’est vrai que, sur le moment, on se dit : « waouh, est-ce que c’est moi ? ou ce n’est pas moi ? » et puis on est dans l’euphorie, dans l’excitation, on veut profiter des autres à ce moment précis. Mais, avec le recul, je me dis « waouh, génial ! ». J’espérais au moins un ou deux votes des ex-rouges pour avoir la victoire et j’en ai beaucoup plus. Je me dis que ces affinités que j’avais créées sont réelles, je suis tellement fière de cela. Oui, je commence à réaliser ce qui se passe, que je suis la grande gagnante de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité ». C’est une fierté, je ne saurais en fait même pas le décrire, c’est hyper compliqué toutes ces émotions et la sensation que ça procure…Je suis juste hyper heureuse, hyper heureuse de ma vie et de vivre ces moments extraordinaires.

A titre personnel, quel regard portez-vous sur vos 38 jours d’aventure ? Quel bilan en tirez-vous ?

On arrive dans cette aventure, on est novice. Pour ma part, je n’étais pas une aventurière, j’espérais le devenir et c’est vrai que c’est une formation express : on arrive, on s’adapte et je me suis étonnée moi-même mais j’ai tout donné pour être présente en survie, présente sur les épreuves, présente en stratégie. Cela me tenait à cœur quand même de faire de la stratégie et que ça fonctionne. Pour tout cela, je me suis dit « waouh, je suis devenue une aventurière »….franchement je vais le mettre sur mon CV ! Au-delà des 100 000 euros, j’ai gagné une nouvelle famille, ma famille « Koh Lanta », toutes ces personnes que j’ai croisées, que ce soient les aventuriers ou toutes ces personnes autour qui nous ont permis de vivre ce rêve. C’est ma nouvelle famille et c’est à jamais ! Donc je retiens surtout tous les liens que j’ai pu tisser avec toutes ces personnes.

Quels resteront vos plus beaux souvenirs sur place ?

Je n’ai que des beaux souvenirs ! Le premier qui me vient à l’esprit est mon premier jour d’aventure : quand on met un pied dedans, quand on comprend que c’est du concret, que c’est du réel, qu’on rencontre Denis et qu’on est tout de suite dans le bain avec les autre aventuriers, qu’on apprend le nom de l’équipe, la couleur, ce sont des émotions magiques !

Ce ne sont que des bons souvenirs parce que se battre pour les autres quand on est ensemble avant la réunification est une sensation que j’adore. Après, prouver ce que l’on est capable de faire quand on est en solo est encore une autre sensation. Et puis finir cette aventure de cette manière, je pense que je n’aurais pas pu rêver mieux ! J’avais peur de m’imaginer mon départ, même si je suis une grande rêveuse…Quand on arrive et qu’on se dit petit à petit que c’est possible, c’était la cerise sur le gâteau de vivre cela ! Donc ce ne sont que des bons moments, que des bons souvenirs ! Dans la douleur, je n’ai que des bons souvenirs, c’est ça qui est fou !

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à supporter au quotidien ?

Je m’étais demandé si j’allais réussir à tenir par rapport à la faim et au manque d’hygiène. J’espérais souffrir de tout cela, du manque de nourriture, des proches, de l’hygiène et c’est ce qui s’est passé. Mais, en fait, je l’ai super bien vécu parce que c’est ce que j’espérais. Donc j’étais agréablement surprise de me dire « j’ai faim mais c’est cool, c’est l’idée en fait, il faut aller chercher à manger, se nourrir et se contenter de ce que l’on a ». Pareil, quand on veut un peu plus de confort, c’est à nous de nous bouger, de créer une table, une cabane, de faire ce qu’il faut pour que le confort sur notre camp soit de mieux en mieux. Donc hyper surprise de ce que j’ai pu faire ! J’ai créé quand même une petite barque qu’on laissait dans l’eau la nuit et, en se levant le matin, on allait voir s’il n’y avait pas un poisson qui avait mordu. J’espérais faire et vivre tout cela de cette manière, j’ai été surprise mais, en même temps, c’était une agréable surprise de me dire que j’ai réussi. J’ai souffert de plaisir dans tous ces moments mais c’était juste super agréable de le vivre comme cela !

Sur le camp, quelles tâches ou activités aviez-vous plus particulièrement l’habitude de faire ?

En fait, j’étais hyper active sur le camp ! Ce que je faisais le moins, parce que sur tout le reste j’étais à fond, c’était la cuisine. Il y en a qui adoraient cuisiner, comme Sébastien, Amri ou Pauline donc je laissais volontiers ma place aux personnes qui voulaient cuisiner. A la réunification, Julie aussi aimait beaucoup. C’est quelque chose que j’ai fait moins et, franchement, dans la vie de tous les jours, je n’aime pas cuisiner donc ça m’allait très bien. Sinon, j’étais à fond, j’allais chercher à manger, du bois,…On n’avait pas besoin de se dire les choses…Dans l’équipe des Kadasi, on était tous très actifs donc il n’y a jamais eu de problèmes par rapport à cela et quand on est arrivés à la réunification, tout le monde a retrouvé sa place au moment où les Matukad sont arrivés sur notre camp. Vraiment, il n’y a pas eu de conflit autour de la survie ! C’est cool, c’est vrai que ce n’est pas toujours comme cela…

Pour terminer, si l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Ah oui ! J’ai envie de vivre une vie extraordinaire avec des choses comme « Koh Lanta ». Donc si, évidemment, l’occasion se présente une nouvelle fois, je sais que ce ne sera pas le même « Koh Lanta » donc je sais que je vais vivre de nouvelles choses, de nouvelles émotions, avec de nouveaux aventuriers. Donc c’est un grand oui si on me rappelle ! Et puis, si c’est pour d’autres aventures, si c’est pour avoir des sensations fortes, je dis oui, toujours oui !

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Amri se remémore son aventure et son élimination juste avant les poteaux !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Amri,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Complètement ! La diffusion, c’est comme si on revivait cette aventure. Il est vrai que ça a ravivé énormément de souvenirs, des émotions, des moments de joie, des moments de tristesse, des doutes, …Clairement, tout ce que l’on a pu vivre là-bas. C’était une deuxième aventure !

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater ?

A la fin de ma carrière sportive, j’avais besoin d’un nouveau challenge et j’ai toujours eu « Koh Lanta » dans un coin de ma tête. Pendant ma carrière, je savais qu’une fois celle-ci terminée, j’allais candidater pour pouvoir y participer. Chose que j’ai faite…Ma première candidature était en 2016 et j’ai continué à  postuler jusqu’à être pris. Cela a duré un petit moment mais à force de détermination et d’envie, j’ai réussi à atteindre mon objectif et à réaliser mon rêve de participer à « Koh Lanta ».

La saison a été marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité, pour certains aux pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé leur présence et les conséquences que cela pouvait avoir ?

C’est vrai que j’ai deux sentiments quand Denis nous annonce cela…Je suis inquiet parce que les colliers sont compliqués à gérer. J’aime bien essayer de maitriser ce qui se passe et, avec des colliers, malheureusement c’est compliqué. D’un autre côté, je suis hyper excité parce que ça met du piment à l’aventure. J’ai hâte, justement, que l’aventure commence pour voir tous ces pouvoirs inédits…Beaucoup de curiosité ! Donc un mélange d’émotions qui existe en moi…On vient à « Koh Lanta » pour ça aussi !

L’épisode diffusé ce mardi a été le théâtre de la mythique épreuve de l’orientation. Dans quel état d’esprit étiez-vous juste avant de démarrer ?

Alors heureux et fier d’être arrivé jusqu’ici, heureux de vivre cette épreuve car, pour moi, c’est vraiment l’épreuve de « Koh Lanta ». J’ai vu énormément d’anciens aventuriers se prendre la tête sur cette épreuve, et à juste titre, je l’ai vécu par moi-même. Et confiant parce que je sais me servir d’une boussole…Avant de partir, je pensais être capable de trouver le poignard, malheureusement ça ne s’est pas passé comme je l’aurais aimé mais, pour moi, c’est vraiment un privilège d’avoir participé à cette épreuve.

Dans un premier temps, vous êtes seul dans ces herbes hautes mais on comprend très rapidement que l’immensité et la densité du lieu ne vont pas rendre la chose facile…

Honnêtement, je pense que c’était la pire des zones. On le voit bien, je pense, à l’écran mais, en réalité, c’est encore pire, ces herbes étaient mais justes…Je suis allergique à l’herbe aujourd’hui J à cause de cette épreuve. Non, non, c’était vraiment l’enfer, elles étaient hyper hautes, la zone était vaste, c’était un réel cauchemar, je ne vais pas vous mentir.

Lorsque les deux premiers poignards ont été trouvés, vous vous retrouvez à trois, avec Julie et Pauline. On imagine qu’en plus d’être trois au même endroit, la fatigue et les conditions de vent ont accentué la difficulté du moment ?

Oui, bien sûr ! En plus de la fatigue et du vent, il y a le fait qu’elles me rejoignent donc ça met un petit coup de pression supplémentaire. C’est vrai que, pour gérer cela, c’est hyper compliqué : il faut rester calme, il faut rester serein malgré tout et je pense que j’ai tout de même gardé ma motivation, ma détermination à continuer à chercher, à ne rien lâcher. Malheureusement, ça n’a pas suffi mais la tâche était vraiment dure, vraiment difficile…J’ai donné le meilleur de moi-même, j’ai échoué, c’est le jeu, ça fait partie du jeu, ça devait se passer ainsi donc il faut l’accepter, je ne peux faire autrement.

Il est important aussi, alors, de veiller à ce que font les autres aventuriers, cela peut aguiller…On peut penser notamment à l’emplacement de la balise, trouvée en premier par Pauline…

Oui, c’est clair ! C’est une situation qui est hyper étrange à vivre, on regarde ce que font les autres, en même temps on doit être focus sur ses tâches et c’est vrai que gérer tout cela est hyper stressant, on n’imagine pas à quel point ça l’est ! L’enjeu est tel qu’on se dit qu’on n’a pas le droit à l’erreur, il y a énormément de choses à prendre en considération et c’est vrai que ça augmente la difficulté. Déjà, en soi, c’est hyper compliqué mais avec deux personnes qui sont là autour de vous, qui cherchent la même chose que vous, ça augmente encore la difficulté !

C’est Julie qui finit par trouver le poignard. A chaud, on ressent, dans votre réaction, la déception mais, à froid, devant Denis, vous rappelez que le jeu veut aussi que les aventuriers se marquent à la culotte…

Oui, oui. Après, je suis déçu parce que je ne vais pas sur les poteaux, c’est la première raison et c’est une raison qui est assez importante je dirais. Déçu de moi parce que j’étais seul sur cette zone : même si c’était une zone horrible, j’aurais dû trouver ce poignard. Je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même… Julie, en soi, n’a pas de boussole, on le voit sur le début du jeu – je l’ai découvert en regardant l’épisode -, elle est complètement désorientée, elle ne sait pas où elle va : qu’est-ce que vous voulez qu’elle fasse d’autre ? Honnêtement, je ne peux pas lui jeter la pierre… Non, non, je ne peux m’en vouloir qu’à moi-même : ça devait se passer comme cela, il faut relativiser…Je suis quelqu’un qui relativise beaucoup…Attention, j’étais hyper déçu sur le coup mais il faut savoir perdre !

Hasard de l’aventure, vous partez en même temps que Pauline, une camarade avec qui vous avez tout vécu, des moments les plus compliqués aux moments les plus joyeux…

La première chose qu’on s’est dite avec Pauline, c’est que elle et moi avons vécu l’aventure ensemble : on ne s’est jamais quittés et, en plus d’être mon alliée, c’est avec elle que je quitte l’aventure donc ça a été quand même un motif de réconfort je dirais…On a vécu cette aventure ensemble, on s’est battus ensemble, on a gagné ensemble, on a perdu ensemble, on a tout fait ensemble. C’est vraiment ma coéquipière d’aventure, du début jusqu’à la fin !

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

J’en ai beaucoup, j’ai plusieurs moments mais c’est vrai que cette première partie en équipe, surtout lorsqu’on s’est retrouvés à six, était incroyable. On était hyper soudés, on s’est battus comme des lions pour rester à six et retourner la situation face aux ex-rouges. Il y a les conforts aussi que j’ai passés avec Pauline et Léa, qui ont été des moments vraiment extraordinaires, c’était vraiment fou ! Et il y a cette chance que j’ai d’avoir rencontré des personnes comme Méïssa, Léa, Pauline…Sébastien, Aurélien aussi, même si j’ai dû faire des choix pendant cette aventure mais ça n’empêche que j’ai rencontré des personnes extraordinaires : aujourd’hui, on est liés à vie et ce sont des personnes qui compteront dans ma vie pour toujours. Tout cela représente des souvenirs extraordinaires et je suis heureux de les avoir avec moi !

Que retenez-vous de votre aventure ? Avec le recul, quel bilan en tirez-vous ?

Je suis quelqu’un d’assez pragmatique en général dans la vie : en termes de résultat simple, je dirais que le bilan est positif pour deux raisons. La première est que j’arrive quand même à l’épreuve de l’orientation, j’ai vécu 37 des 38 jours. Le deuxième motif de satisfaction est que, au moment de la réunification, on est six, ils sont neuf et mon objectif était d’emmener les jaunes le plus loin possible, cet objectif est atteint car on arrive à la course d’orientation à trois jaunes contre deux rouges…Le résultat est plutôt positif, je ne peux être que satisfait de l’aventure même si, attention, j’ai beaucoup de frustration, notamment sur les épreuves, où j’aurais aimé en gagner plus… mais, voilà, j’ai joué avec mes armes, j’ai donné le meilleur de moi-même et je suis satisfait quand même de cette aventure !

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Faire le feu était, pour moi, quelque chose d’extraordinaire. Le fait de faire le feu, oui, était une grande fierté pour moi ! Trouver la nourriture était vraiment difficile : honnêtement, tout se ressemblait, c’était hyper difficile et, au final, on y arrivait quand même ! L’homme est extraordinaire dans le sens où on s’adapte à tout…Au final, j’ai réussi à trouver de la nourriture, j’ai réussi à faire le feu, …C’était assez extraordinaire de voir à quel point on peut s’adapter, de voir que le corps s’adapte…Même le mental s’adapte : on sait qu’on est privé de beaucoup de choses et on fait avec ce que l’on a, sans se plaindre ! Franchement, j’ai été agréablement surpris de toute cette partie et je suis parti aussi pour cela, pour découvrir comment j’allais m’adapter à tout cela, comment j’allais vivre dans ces conditions extrêmes et, honnêtement, je suis, je ne dirais pas agréablement surpris parce que je sais que j’ai un gros mental et que je suis capable de m’adapter à tout, mais, quand même, il faut le vivre pour appréhender tout cela et je trouve que je me suis hyper bien adapté !

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches ou activités aviez-vous l’habitude de faire ?

Alors, il faut savoir que j’avais un problème là-bas, c’est que je n’arrivais pas à me poser plus de cinq minutes : au bout de cinq minutes, ça me gonflait, je me levais et je partais à la recherche de nourriture, à la recherche de colliers, à la recherche de bois,…J’étais tout le temps tout le temps en activité, je pense que je l’ai payé physiquement parce que j’étais vraiment atteint, j’ai perdu énormément de poids, j’étais très très fatigué parce que, en plus de cela, je ne dormais pas la nuit. En termes de survie, j’ai quand même participé grandement aux activités de la vie du camp…Toutes les nuits, je m’occupais du feu…Donc on va dire que j’ai été très actif sur le camp !

En conclusion, si jamais l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prêt à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Je suis un amoureux de « Koh Lanta », si on me le propose, ce serait difficile de dire non ! Honnêtement, j’aimerais bien avoir la chance de pouvoir repartir pour faire mieux sur les épreuves et pour trouver ce poignard, surtout. Je suis un homme de challenge, un homme de défi : si on me propose de repartir, je repartirais sans problème, encore plus déterminé que la première fois je pense !

Merci, Amri, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Pauline évoque son élimination lors de l'épreuve de l'orientation !

Publié le par Julian STOCKY

© A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Bonjour Pauline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

La saison de « Koh Lanta – Les chasseurs d’immunité » est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1. Justement, la diffusion des images ravive-t-elle certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

Oui, c’est vrai que de revoir toutes ces images, tous ces moments que j’ai vécus l’année dernière et, surtout, de pouvoir les montrer à mes proches, à ma famille, c’était vraiment exceptionnel !

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à candidater ?

Vraiment, c’étaient des raisons personnelles…J’avais envie de voir ce que moi, Pauline, j’étais capable de faire dans des situations compliquées, avec le manque de nourriture, le manque de sommeil et le fait de vivre en communauté avec des gens que je ne connais pas. Ce n’étaient que ces raisons-là qui m’ont motivée pour postuler à « Koh Lanta ».

La saison a été marquée par la présence d’un nombre record de colliers d’immunité, pour certains aux pouvoirs inédits. Comment avez-vous appréhendé leur présence et les conséquences que cela pouvait avoir ?

Quand Denis annonce cela, c’est vrai que, dans ma tête, ça se chamboule ! Déjà, en temps normal, dans une saison classique, des colliers dits normaux peuvent tout chambouler mais, là, avec une saison concentrée que sur la recherche de colliers d’immunité, je me suis dit que ça allait être une saison vraiment pas comme les autres.

L’épisode diffusé ce mardi a été le théâtre de la mythique épreuve de l’orientation. Dans quel état d’esprit étiez-vous juste avant de démarrer ?

Très stressée ! Tout simplement parce que je connaissais parfaitement mes capacités à ce niveau-là : malheureusement, je n’avais pas fait de course d’orientation dans ma vie, que ce soit petite à l’école ou même pour une  autre raison. Voilà, je savais que ma bête noire serait la boussole et je ne me suis pas trompée !

Dans un premier temps, vous vous retrouvez dans la même zone que Meïssa. Au final, cela ne semble pas se jouer à grand-chose entre vous deux…

Je vais tirer du positif, mine de rien : pour quelqu’un qui ne maitrisait pas cela, j’ai trouvé deux indices remarquables et deux balises. J’essaie de me consoler avec cela mais je sais, au fond, que ça n’a pas suffi. Quand on est compétitrice comme je le suis, c’est difficile de terminer cela sur un échec, forcément.

Lorsque les deux premiers poignards ont été trouvés, vous vous retrouvez à trois, dans les herbes hautes, avec Julie et Amri. On imagine qu’en plus d’être trois au même endroit, la fatigue et les conditions de vent ont accentué la difficulté du moment ?

C’est vrai qu’on était déjà au 37è jour, chacun a tout donné dans la première partie pour trouver les poignards, on se retrouve à trois dans une même zone et pas n’importe laquelle en plus parce que je peux vous dire que cette zone était terrible. Je crois qu’à un moment donné, on voit que je n’ai plus du tout de lucidité, que je suis à bout, que je suis arrivée au bout de mon effort physique.

En tout cas, et vous le dites à Denis, au moins vous quittez l’aventure en ne pouvant vous en prendre qu’à vous-même, plutôt que sur votes de vos camarades…

Exactement ! Même si je suis très déçue d’avoir échoué aux portes des poteaux, je suis à contrario fière d’avoir échoué uniquement par ma faute. Personne n’a décidé de mon destin, c’est uniquement moi. Pour le coup, la pilule a du mal à passer mais elle passe quand même mieux que si c’était quelqu’un qui avait mis fin à mon aventure, c’est sûr et certain !

Hasard de l’aventure, vous partez en même temps qu’Amri, un camarade avec qui vous avez tout vécu, des moments les plus compliqués aux moments les plus joyeux…

Exactement ! C’est vrai qu’Amri et moi quittons cette aventure ensemble, sachant qu’on a fait ensemble toute cette aventure-là, depuis le début…même si, au début, c’était difficile parce que je n’avais pas trop en confiance en Amri mais il a su me donner confiance en lui. Je laisse quand même Léa parmi les finalistes mais je suis triste de quitter ce jeu au bras d’Amri.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je vais en avoir deux : le premier, ce sera, grâce à Amri d’ailleurs, ma sortie sur le jeu de confort avec des requins baleine et mon deuxième plus beau souvenir est la venue des proches.

Que retenez-vous de votre aventure ? Avec le recul, quel bilan en tirez-vous ?

Je retiens que, dans la vie, même si on n’a pas confiance en soi, il faut se donner les moyens, comme je l’ai fait sur « Koh Lanta ». Par contre, voyez, des choses qui me paraissaient plus lambda, plus classiques, qui m’excitaient moins, comme des projets du style d’acheter un bien immobilier parce qu’on travaille ou encore de faire des projets de voyage, aujourd’hui, je les trouve juste merveilleuses. Après avoir vécu ce que j’ai vécu sur « Koh Lanta », ces choses-là qui sont simples sont les plus merveilleuses !

Parmi les moments marquants, on retient aussi les ambassadeurs…

C’est vrai que je ne voulais pas aller à cette réunion des ambassadeurs, je ne vais pas vous mentir, ce n’était pas prévu dans le planning mais je n’ai pas eu le choix. Je pense que, voyez, ce qui a fait la différence, c’est que j’étais prête, quoi qu’il arrive, à sacrifier mon aventure pour mon équipe. A partir de ce moment où, dans sa tête, on n’a plus rien à perdre, je pense qu’on vit différemment cette réunion-là.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

Franchement, non, j’ai été vraiment agréablement surprise, je n’ai pas du tout mal vécu le fait de dormir sur le sol en pleine nature, ni de devoir faire face aux éléments de la nature. Je n‘ai pas eu de problème…Bon, c’est sûr que l’hygiène est toujours compliquée, surtout au niveau de l’hygiène dentaire. Mais, en soi, vraiment, il n’y a rien qui a été pour moi insupportable, mis à part le manque de nourriture.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches ou activités aviez-vous l’habitude de faire ?

(Rire) Pas grand-chose J ! Je crois que je suis la seule aventurière de cette édition à avoir débarqué en touriste. Je vous avoue que je me suis plus laissée porter par les autres aventuriers à voir s’il fallait aller chercher du petit bois, préparer à manger, …on va dire que c’étaient des petites tâches ménagères.

En conclusion, si jamais l’opportunité venait à se présenter, seriez-vous prête à refaire votre sac pour repartir à l’aventure ?

Figurez-vous que ce ne serait pas un oui spontané ! Je suis quand même très fière de cette première aventure-là, même si je ne vais pas au bout du bout. Ça a été une totale découverte pour le coup, tout était une découverte donc je ne sais pas : franchement, je vous avoue que, là, aujourd’hui, après la diffusion, je ne sais pas…

Merci, Pauline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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