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Phany Brière Marret nous en dit un peu plus sur son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Photographe Serge Uzan

 

 

 

Bonjour Phany,

 

Quel plaisir d'effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous avez de belles actualités en cours et à venir. Sur Netflix, “Les lionnes” sont déjà visibles…On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, c’était incroyable, notamment dans la façon dont ça s’est passé…Je vais vous raconter une anecdote : le jour où j’ai reçu un appel pour passer le casting sur Marseille, je venais tout juste de quitter cette ville pour un petit séjour de vacances…Mais nooonnnn ! J’ai tendance à prioriser ma carrière et mon travail, je me dis que chaque contrat est une chance et, là, pour une fois, j’ai voulu penser d’abord à ma vie personnelle…Mais cela m’a vite rattrapé…J’ai fini par proposer de le faire en selftape…et j’ai été validée 🙂.

 

Quelques jours plus tard, j’ai passé un autre casting, pour la publicité Kinder, dont le tournage était prévu à Paris, le lendemain de celui pour Netflix, et qui s’est bien passé. Mais, en sortant, j’ai reçu un coup de fil m’annonçant que, finalement, le réalisateur de “Les lionnes” voulait une comédienne plus âgée à ma place 🙁…J’ai relativisé, en me disant que la vie est belle parce qu’elle sait ce qu’il me faut : entre Marseille et Paris, du jour au lendemain, c’était trop serré ! Même si le programme Netflix me plaisait vraiment bien…

 

Au final, j’ai reçu un nouveau coup de fil de la directrice de casting, m’expliquant que le réalisateur était revenu sur sa position. J’étais trop contente, même si, de suite, je me suis demandée comment m’organiser… Parce que évidemment ... j’avais aussi été prise pour la publicité Kinder, bah oui sinon c’est trop simple 🙁… Je n’ai jamais choisi dans ma vie, ce n’est pas maintenant que j’allais commencer ! Il fallait que je fasse les deux ! Cette directrice de casting a été incroyable, elle a tout fait pour m’aider, je n’ai jamais passé autant de temps au téléphone avec une directrice de casting et, finalement, on a réussi ! C’était trop cool ! Merci Coralie Barelier ! Et Olivier Rosemberg d’être revenu sur l’idée du personnage de départ.

 

Aussi, il se passe quelque chose du côté de Prime Vidéo, en effet, le film “Amour-Eux”, de Alexandre Laugier, avec Jessica Errero, Thibaud Vaneck, et David Faure entre autres, fera bientôt son entrée dans le catalogue. Peut-être y aura-t-il un second opus d’ailleurs ? 🤫 À suivre...

 

On peut penser que le tournage de "Les Lionnes" en lui-même a été particulièrement agréable ?

 

De tourner avec François Damiens et Pascale Arbillot était super ! Valentin Louis a été un collègue extraordinaire et  qui avait toujours les bons mots. Il y avait un certain stress chez les comédiens plus “aguerris”, j’ai donc pu constater qu’en fait, le trac est l’affaire de tous. Cela avait un côté hyper rassurant, on était tous dans le même bâteau, à vouloir sortir quelque chose de bien pour le film, tout en s’éclatant. 

 

 

Les Lionnes - Netflix

 

 

Pendant notre séquence, Olivier Rosemberg rigolait d’ailleurs beaucoup, c’est rare d’entendre un réalisateur s’exprimer pendant même que ça tourne. Dans cette scène, on était à table, en train de manger, une des assistantes m’a bien rappelé de penser au moment où je dois porter ma fourchette à ma bouche, afin d’être raccord entre les différentes prises. C’était cocasse ! Car on était tous entre texte et impro (ce qui est à l’image est fidèle au scénario). C’était chouette comme façon de travailler, on y allait, on se mariait !

 

Plus concrètement encore, comment présenter ce programme ?

 

Le synopsis est génial. Ce sont cinq femmes qui sont vraiment en galère dans leur vie et qui se demandent comment s’en sortir. Elles finissent par braquer la banque dans laquelle l’une d’elles travaille…Mais elles décident de ne pas s’arrêter là et récidivent…Incitant la police et les voyous à s’en mêler, mais aussi les politiciens. On finira par découvrir que toutes ces parties sont liées entre elles, du coup c’est un bordel sans nom et ça aborde des situations très cocasses ! 

 

En parallèle, toujours à l’image, vous avez tourné quelques sketchs…

 

C’était, d’ailleurs, un nouvel exercice pour moi. J’avais déjà tourné des comédies mais pas sous forme de sketchs très rythmés. Je n’étais pas habituée à ce ping-pong…

 

On m’a proposé ce projet-là, “Bilan avec mes ex”, alors que j’étais en Thaïlande. Cela m’a fait super plaisir d’être choisie uniquement via ma bande-démo. D’autant plus que toutes les autres personnes ont un CV vraiment incroyable…J’ai été très touchée, même si c’était un nouveau challenge !

 

Je me souviens même avoir proposé à Olivier Maille, à l’origine du projet, de fusionner les deux versions du scénario proposés, ce qu’il a accepté. C’était, du coup, vraiment une danse, entre la version 1 et la version 2 du texte, c’était super bien ! J’ai appris à jouer de façon rythmée, pour qu’il n’y ait pas de blanc. Heureusement, je connaissais mon texte au cordeau… Un texte peut être joué de tellement de manières différentes, je m’étais préparée à une interprétation de quelqu’un d’hyper énervée, en colère de la situation mais Olivier m’a expliqué qu’il en avait une vision différente, qui était bien plus amusante. Je me suis éclatée, au final ! Qu’est-ce que j’ai rigolé ! J’ai pu me lâcher… J’ai adoré cet exercice et j’aimerais beaucoup bosser à nouveau avec Olivier… ! Olivier, si tu passes par là et que tu me lis… 🙂

 

Cette première expérience vous a-t-elle donné envie de renouveler l’aventure, avec d’autres personnes aussi ?

 

Complètement ! Je trouve cela super chouette de faire des sketchs…J’ai quelques contacts en tête que j’ai envie d’aller voir pour justement me proposer à eux. On verra si ça marche mais c’est vrai que ce serait cool ! Je lance un appel aussi à tous les autres 🙂…

 

Vous continuez également à faire régulièrement des publicités, entre fidélité et nouveaux contacts…

 

Au final, je me suis même retrouvée à tourner un sketch pour le billboard TV de “Demain Nous Appartient”, plus précisément avec la marque Vanish, l’été dernier. Là encore, j’ai bien rigolé avec mon partenaire Michel Burger : il se tâchait, il s’en mettait partout, ce n’étaient que des fou-rires, de deux grands gamins qui jouent ensemble ! Le nombre de tenues de rechanges tachées de jus de fruits rouges ...une loge de film d’horreur 🙂.

 

 

Garnier

 

 

Garnier est fidèle à mon travail depuis 2020, c’est vraiment très chouette également. C’est en télé en ce moment et ça va certainement repasser dans l’année. C’est plaisant de me dire que je rebosse avec cette équipe-là. On est partis, en plus, jusqu’en Thaïlande, c’était une surprise incroyable. Suis d’ailleurs utilisatrice de tellemennnnnnt de produits de cette marque, que ce soit pour cheveux, visage, et depuis au moins mon adolescence !

 

 

Backstage Garnier

 

 

Le fait de voyager apporte un petit plus encore à tous ces beaux projets artistiques….

 

Oui, cela permet de découvrir, en plus, des lieux et des cultures. J’ai aussi été à Malte, avec une marque de lingerie avec laquelle j’ai travaillé quatre ans jusqu’ici. On a défilé et tourné une petite capsule  de 10 à 15 secondes, c’était génial ! 

 

C’est encore un autre endroit, très riche en architectures…On voit que plein de colonies différentes sont arrivées et, selon l'architecture, on voit exactement quelle culture est passée, c’est incroyable ! Ce métier m’offre tellement de moments dingues, je suis gâtée !

 

Artistiquement parlant, ces différentes cordes pourraient paraître très éloignées mais sans doute qu’elles sont, pour vous, très complémentaires ?

 

Tout à fait ! Si je suis attirée, depuis toute petite, par la publicité, c’est peut-être parce que je suis attirée aussi par les scénettes…Je ne sais pas, c’est possible ! J’en fais, en tout cas, de plus en plus et j’adore cela. Tout se rejoint ! A cela, on peut ajouter les voix-off, quelque chose que j’ai aussi découvert avec Garnier. D’ailleurs, je ne leur avais pas dit, avant ma première, que je n’en avais jamais fait. Au final, ça s’est hyper bien passé, je me suis tellement éclatée ! Et j’ai pu en refaire par la suite.

 

Photographe Anthony Massart - Mise en beauté: Angélique Lopez

 

 

Pour la suite, auriez-vous d’ailleurs l’envie de développer encore de nouveaux registres, ou même d’en renforcer certains ?

 

Dans un autre axe, je prends énormément de plaisir à présenter au prompteur, c’est encore un exercice différent, une posture corporelle différente, une voix posée différemment, je souhaite également développer cela…

 

Aussi, j’ai envie de faire plus de voix-off, axées en publicités plus qu’en documentaires. J’aimerais aller plus loin là-dedans mais le seul problème est l’IA. Cela m’est d’ailleurs arrivé sur un de mes derniers projets….Je l’ai assez mal vécu ! C’est bien de vivre avec son temps mais je pense qu’il ne faut pas se laisser dépasser ni manger par la technologie. C’est dingue, c’est l’humain qui a inventé l’IA et, au final, c’est l’IA qui risque de manger l’humain. Cela n’a strictement aucun sens…Culturellement parlant, où allons-nous ? Les personnalités qui réussissent donnent du rêve aux gens, lorsqu’ils les rencontrent mais cela ne sera plus possible avec l’IA…Comment le public va-t-il pouvoir s’attacher ? Déjà que la vie est compliquée…Cela me fait peur, pour le travail et pour le bonheur des gens ! Je trouve qu’il y a quelque chose qui ne va pas…

 

Merci, Phany, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Meurtres à Concarneau : Guillaume Arnault évoque son personnage, dans cet inédit diffusé le 18 avril prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

 

Bonjour Guillaume,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 18 avril prochain dans “Meurtres à Concarneau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Carrément ! C’était, pour moi, une première fois en premier rôle sur un “Meurtres à”, donc à faire le policier principal et à mener l’enquête. J’étais accompagné, pour cela, de Raphaëlle Agogué, avec qui j’avais bossé, juste quelques mois auparavant, en septembre, sur un “Cassandre”. On s’était déjà très bien entendus…et je retrouvais pour la cinquième fois la réalisatrice Adeline Darraux. J’ai pleinement confiance en elle, qui cherchait à me sortir un peu de mon jeu habituel. Elle m’avait dit “Je sais que tu es capable de jouer droit, j’aimerais qu’on fluctue un peu, qu’on change un peu ton fusil d’épaule cette fois-ci”. Donc c’était un super exercice pour moi, d’être si bien accompagné et d’être tellement en confiance, que je ne me suis pas posé de questions.

 

Sans doute que de tourner dans cette très belle ville de Concarneau a été très plaisant et donnera de magnifiques images ?

 

Je peux d’autant plus en parler que j’ai déjà vu le film…Oui, Concarneau est magnifique, la ville close, le bord de mer, le temps merveilleux que l’on a eu sur le tournage …On a été hyper bien accueillis ! J’avais ma compagne avec moi, je crois que l’on a fait toutes les crêperies de la ville, c’était incroyable, on a hyper bien mangé dans ces 14 ou 15 établissements. C’était super ! 

 

J’adore la Bretagne, j’y ai vécu quand j’étais plus jeune, à Rennes et j’avais découvert les alentours…C’est une région que j’apprécie particulièrement !

 

La collection des “Meurtres à” est historique, avec un succès d’audiences qui ne se dément pas…

 

Je crois que l’on est le 77è épisode de la collection, qui n’est probablement pas partie pour s’arrêter. Les gens l’aiment beaucoup, elle marche bien, ça fait tourner des jeunes et des moins jeunes, ça met en valeur le patrimoine et la région, avec des plans en drônes. Je sais, d’ailleurs, que c’est dans le cahier des charges du réalisateur…C’est cool, les téléspectateurs découvrent, à chaque fois, une partie de la France. 

 

En termes de travail, on était quand même sur une vingtaine de jours de tournage, c’est un bon exercice. Il y avait beaucoup de texte, de décors, de gens, cela maintient vraiment en forme !

 

Plus concrètement encore, sans tout en dévoiler, comment pitcher ce programme ?

 

Un cadavre est retrouvé sur le quai du bac et Gabriel Rivière, officier à la PJ de Brest, est dépêché sur place pour donner un coup de main à Magali Morvan, afin de l’aider à résoudre cette enquête. Sur place, il retrouve aussi son père, qui est un ancien policier, devenu romancier et qui vient, par hasard, dédicacer dans la ville à ce moment-là. Cela va donc aussi tourner autour du passé de son père et de leur passé commun…

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Quel regard portez-vous, justement, sur votre personnage, Gabriel Rivière ?

 

Sur ce genre de projet, où j’ai quand même dix-neuf jours de tournage sur les vingt, c’est un gros truc donc j’ai tendance à faire appel à une coach, avec qui je travaille depuis une dizaine d’années. Je pense que j’ai la chance d’avoir beaucoup d'instinct pour le jeu et elle m’aide à avoir vraiment une vision à plat et une mémoire infaillible. Elle me fait travailler les textes d’une manière incroyable, c’est, après, tellement imprégné en moi que je m’en souviens, je pense, pour les quinze années à venir 🙂. 

 

J’ai appréhendé ce rôle en réfléchissant beaucoup à ses traits de caractère, à d’où il venait, à son rapport à son père, à son rapport à lui. On a interrogé, je ne le fais pas souvent mais c’est très intéressant sur ce genre de rôle, le lui dans le futur et le lui dans le passé. Je n’ai pas l’habitude de faire cela mais, avec cette coach, on va loin ! 

 

Professionnellement, en dehors juste du personnage, c’était donc la cinquième fois que je travaillais avec Adeline, elle m’avait spécifié, je le disais, qu’elle voulait qu’on aille ailleurs, par rapport à ce que l’on faisait habituellement. Donc on a bossé sur toutes les palettes de la personnalité de ce gars, on est allés chercher un peu plus loin, on a construit plus en profondeur quelque chose de son passé et de son potentiel futur, pour avoir plus de matière dans les séquences de jeu.

 

Sans doute, du coup, que, artistiquement parlant, cette interprétation a été particulièrement plaisante ?

 

Oui, oui ! J’ai la chance d’avoir une excellente mémoire et je pense que je me suis beaucoup reposé sur mes acquis, pendant très longtemps, par rapport à mon instinct. Donc j’avais tendance à arriver sur le plateau en ayant appris le texte un peu à l’arrache. C’était pareil en casting, parce que cela me permettait d’avoir une sorte de naturel, sans maquillage. Là, le fait de bosser vraiment en amont, d’apprendre tous les textes, de me mettre au travail finalement, m’a permis d’avoir une autre lecture des scènes, le moment venu parce que j’y ai compris des choses supplémentaires. Donc le kiff de jouer en ayant tous les niveaux de lecture te permet, finalement, de les oublier quand tu joues, parce que tu redécouvres et tu vas plus loin. Dans mon corps, il s’est passé encore plus de choses que d’habitude. La connexion avec les autres a été totale, j’ai vraiment regardé les gens dans le fond de l'œil, je les ai vraiment écoutés. Ce qui s’est mis en place était hyper agréable et très très cool !

 

On vous imagine, à présent, impatient de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, impatient de voir ce qu’ils en pensent, par rapport à ce que j’ai fait avant. Aussi curieux de voir ce que ma famille et mes proches en pensent : est-ce qu’ils voient une différence ? C’est intriguant de voir ce que l’on va penser de toi… sans pousser le vice très loin, moi qui ne regarde pas trop les commentaires, chacun ayant son avis. 

 

J’ai hâte de savoir comment ce “Meurtres à” va être reçu. Dedans, il y a un très beau casting mais Raphaëlle et moi, en tant que têtes du programme, ne sommes finalement personne pour France Télévisions. Même si ça fait longtemps que l’on bosse, on n’est pas non plus des têtes d’affiche…Je pensais que, dans chaque “Meurtres à”, il y avait quelqu’un de connu, avec quelqu’un de pas connu donc est-ce que cet épisode va être aussi bien accueilli que les autres ? Je ne sais pas, on verra…

 

D’ailleurs, sur ce projet ou sur un autre, est-ce, pour vous, un exercice compliqué de vous voir à l’image ?

 

Il y a deux choses…Déjà, sur le plateau, je ne vais jamais derrière le combo, si on ne m’y a pas invité. Si on ne me demande pas de venir voir pour corriger quelque chose, je ne suis pas très curieux de savoir quelle gueule j’ai. De toute façon, je n’ai pas de contrôle là-dessus. Cela rejoint un peu tout le travail dont je parlais : je viens comme artisan, au service du personnage et de l’équipe ! Le réalisateur a une vision de son projet et je viens mettre mes outils à disposition, pour qu’il les malléabilise au mieux de ce qu’il veut, lui, à la fin. 

 

Après, quand je regarde le rendu final, forcément, la première fois, je suis plus attiré par ma personne que par le reste. J’essaie de prendre un peu de recul quand même mais je n’ai pas de difficulté à me voir jouer, cela ne me pose pas de problème particulier. De toute façon, je pense que l’on a tous une vision un peu biaisée de soi-même et de sa voix donc, quand je regarde, j’essaie de me détacher et de voir le projet comme si je n’y étais pas. Je découvre la vision du réalisateur, c’est pas mal et je vois aussi ce qu’il a fait de moi, c’est cool ! 

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

En complément, toujours à l’image mais sur grand écran, au début de l’été, deux films autour de De Gaulle vont sortir. Cela vous a permis de vous frotter à un autre registre encore…

 

Là, j’ai eu la chance d’interpréter Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, dans la deuxième partie de “La bataille de Gaulle”. Pour cela, j’ai lu en entier deux biographies, la première, “Alias Caracalla”, fait 900 pages et la deuxième, “La victoire en pleurant”, en fait 323…C’était passionnant ! 

 

Au début, j’avais passé les essais pour le général Leclerc, j’étais motivé, plus que jamais, pour avoir ce rôle, parce que je suis petit fils de militaire, en particulier de compagnon de la libération. Mon grand-père était en Angleterre et faisait partie des premiers soldats sous les ordres de de Gaulle, après l’appel du 18 juin donc, personnellement, c’était hyper important que je fasse partie du projet. Finalement, ça n’a pas marché pour ce rôle-là mais on m’a rappelé trois à quatre mois plus tard, afin de passer les essais pour Daniel Cordier. J’avais absolument envie de les avoir et ça s’est fait donc j’étais refait ! On est dans une époque qui me plait, moi qui suis passionné d’histoire. Donc tout se mêlait : mon travail, ma famille et ma passion ! 

 

Le fait de jouer, sur ce projet ou sur un autre d’ailleurs, un personnage d’époque implique-t-il certaines adaptations particulières ?

 

J’avais fait une série, “Et la montagne fleurira”, de feu Éléonore Faucher, ça se passait en 1848 et donc, oui, j’avais fait attention aux élisions et aux phrases. De toute façon, à partir du moment où on te met un costume complet sur le dos, tu rentres forcément un peu plus dans cette époque et dans ce moment-là, ainsi que dans les souvenirs que tu as de ce que tu as vu à la télévision. C’est très sympa à faire, j’aime beaucoup ! C’est revenu un peu à la mode, après être tombé en désuétude pendant un temps.

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai été confirmé sur une future série de Stéphanie Pillonca, pour France Télévisions, qui s'appellera “Temps mort” et qui sera tournée en Camargue. Ce sera un 4x52 minutes, le tournage commencera mi-avril. 

 

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Meurtres à Concarneau : Raphaëlle Agogué nous en dit plus sur ce téléfilm inédit, qui sera diffusé prochainement !

Publié le par Julian STOCKY

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

 

Bonjour Raphaëlle,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 18 avril prochain, en prime time, dans “Meurtres à Concarneau”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, complètement ! J’étais ravie d’être choisie pour faire ce “Meurtres à” ! En plus, je retrouvais avec plaisir Guillaume Arnault, avec qui j’avais tourné peu de temps avant. Tous les gens avec qui j’avais parlé de la réalisatrice, Adeline Darraux, m’avaient dit qu’elle est super et c’est vrai que, quand on a échangé, je l’avais trouvée très chouette aussi. Donc, avant même de parler de l’histoire, qui est évidemment super, il y avait plein de partenaires très sympas !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer, vous l’avez dit, un chouette casting…et de tourner dans un magnifique cadre….

 

Oui, surtout que l’on a eu un temps incroyable…Il a fait très beau, il y avait du soleil quasiment tout le temps. J’ai eu la chance de découvrir le film au festival de Luchon et c’est vrai que ça fait vraiment carte postale, c’est fou. Cela donne très envie d’aller découvrir cette ville !

 

Nous étions dans une sorte de microcosme, c’est une ville fortifiée, avec ses remparts et on tournait toujours à proximité de là où on dormait donc il y avait un côté un peu colonie de vacances, qui était assez chouette. C’est toujours pareil, quand on doit faire des déplacements pour aller sur des décors un peu loin, ça complique et ça fatigue, alors que, là, tout était dans un mouchoir de poche. Les gens nous ont reçus de manière vraiment charmante…C’était un très très joli tournage, avec ce côté famille et cocon !

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Cette collection est maintenant presque historique, avec un succès d’audience qui ne se dément pas…

 

C’est complètement fou ! Ce que je ne savais pas, c’est que les productions changent à chaque fois donc ce sont aussi des réalisateurs qui changent et des façons de faire qui changent également. C’est dingue, la collection fonctionne mais, en son sein, il y a quand même de franches différences ! Après, il y a des figures imposées, il faut que ça s’inscrive dans une localité, avec une légende. Il est important que ça s’ancre dans un territoire, avec quelque chose qui fait vraiment sens pour ce dernier. Il y a aussi, certes, ce duo de flics qui mènent l’enquête mais c’est vrai que je trouve, dans le traitement, que c’est assez différent ! J’ai eu la chance de participer à plusieurs épisodes et, vraiment, ce n’est pas toujours la même façon de faire. Pour autant, les gens sont attachés à cette collection et je crois qu’ils sont contents d’en avoir des nouveaux…Cela leur fait plaisir !

 

Quel regard portez-vous sur Magali Morvan, votre personnage ?

 

Je suis celle qui est en local et Guillaume, qui interprète le capitaine Gabriel Rivière, est mandaté pour venir faire cette enquête chez nous. Ce qui m’a amusée, surtout, c’est la relation avec le capitaine Rivière…On a essayé de sortir un petit peu de ce côté chat et souris, qui peut être un peu régulier dans ces binômes, il y a, ici, une légère différence dans l’approche et la façon de gérer l’enquête. Mais, néanmoins, on se complète au fur et à mesure, il y a vraiment une jolie progression !

 

Je trouvais que c’était sympa d’interpréter ce personnage parce que c’est une femme qui est indépendante et qui est forte. On découvre, au milieu de l’histoire, qu’elle a eu un drame dans sa vie, qui l’a laissée toute seule : elle a perdu son mari et élève une ado, elle se réfugie essentiellement dans son boulot, c’est un genre de soldate mais avec ce côté touchant où, quand elle voit débarquer le capitaine Rivière, ça la renvoie à son père, un auteur dont elle est très fan. Elle aimerait bien copiner un peu, au début elle a un petit côté midinette et, puis, finalement, elle se retrouve essentiellement au sein de l’enquête mais avec un regard un peu attachant sur ce jeune chien qu’est le personnage de Gabriel Rivière. Elle est vraiment “by the book”, elle veut bien suivre les règles alors que lui a plutôt tendance à vouloir un peu tout envoyer péter…Finalement, ils font un pas l’un envers l’autre et c’est assez joli, je trouve, de voir comment ils se rapprochent gentiment, avec un regard j’allais dire bienveillant, sans séduction, dans une solidarité d’égal à égale, qui est assez chouette.

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

L’enquête va vous mener sur les bords de la mer d’Iroise, dans le milieu fermé des marins pêcheurs et au cœur de l’histoire mouvementée de la Bretagne…

 

C’est toujours chouette, je trouve, d’investiguer ce milieu. J’en avais parlé, un peu, avec la production…Après, c’est aussi un peu délicat d’amener ce genre de sujet parce qu’on n’est pas là pour stigmatiser telle ou telle population…Il faut qu’il y ait une enquête donc il faut bien qu’il y ait un enjeu dramatique et c’est vrai que, si on parle de certains trafics, l’idée n’est pas de noircir l’image de telle ou telle corporation. On a beaucoup de respect pour les marins et je crois que la production avait vraiment à coeur de montrer qu’il peut y avoir, comme partout, des brebis galeuses et des méchants mais on n’est pas là pour dire que c’est un fléau, ni pour faire des généralités qui pourraient nuire aux gens. L’idée est vraiment de rester bienveillants ! Après, ça fait partie des enjeux dramatiques, il faut bien qu’on mette des éléments de suspense un peu troubles.

 

J’aimais bien aussi l’idée que l’on aille faire des plongées sous-marines, j’ai trouvé que c’était très audacieux et ambitieux de la part de la production. D’ailleurs, on a même rajouté une journée de tournage hors plan de travail pour pouvoir faire ces séquences maritimes. J’en parle parce que c’est important de souligner que ces “Meurtres à”, comme la plupart des téléfilms aujourd’hui, sont faits de manière très courte et très rapide…On a 19 jours de tournage, ça ne parle peut-être pas aux gens qui ne sont pas dans le milieu mais c’est vraiment très rapide donc il faut être extrêmement efficace. C’est vrai que, parfois, ça laisse peu de place à l’inattendu, ou à des plans qui peuvent être un peu plus atypiques. J’ai la chance de faire de la plongée dans ma vie personnelle donc j’avais déjà ça dans mon bagage, on a rajouté évidemment des plans supplémentaires avec d’autres gens mais c’était quand même un parti pris, de la production et de la réalisatrice, de garder ces plans-là, qui étaient écrits, initialement, dans le scénario et de les faire exister à l’image. Je trouve que c’est payant, ça rajoute vraiment une qualité importante !

 

Vous l’avez dit, vous avez eu la chance de découvrir le rendu final au festival de Luchon…

 

Exactement ! On a eu une salle pleine et des retours qui étaient vraiment très chaleureux. Cela faisait plaisir, les spectateurs ont trouvé que c’était très beau, que ça donnait très envie d’y aller mais aussi que le rythme était bon. J’ai trouvé que notre binôme fonctionne très bien et que la galerie de personnages est assez démente. Les guests sont vraiment payants… Les gens y ont été très sensibles, les retours étaient vraiment agréables !

 

Rien que le fait d’être à Luchon était déjà, quelque part, un gage de qualité. Ils ont ouvert une nouvelle catégorie pour ce genre de collection, c’est hors compétition et ça permet de montrer ce type de projet au public, en avant-première. En tout cas, on était aussi très contents de se retrouver là-bas !

 

 

© Franck Betermin - France Télévisions - Agem Story

 

 

Certainement êtes-vous impatiente, du coup, de découvrir les retours du grand public ?

 

Oui ! Je ne suis pas très inquiète sur les retours, je pense qu’ils vont être bons, je ne vois pas comment ils pourraient être mauvais. Je ne peux pas être totalement objective mais je trouve que ça fonctionne très très bien ! En tout cas, j’étais très soulagée et contente de découvrir le film à Luchon, parce que j’ai vu qu’on n'était pas déçus. Si, en plus, le public est au rendez-vous, ce serait génial, on aurait alors tout gagné ! 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai passé pas mal de temps, dernièrement, sur un court-métrage que j’ai réalisé et que je vais faire vivre, ainsi que sur l’écriture d’un scénario de fiction, soit pour un téléfilm, soit pour une série. 

 

Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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"A priori" sur France 3, une pièce de théâtre, un EP : Elisa Libri évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Elisa,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre actualité, en cours et à venir, est riche et variée. Les téléspectateurs de France 3 ont récemment pu vous retrouver dans “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été, pour vous, de participer à ce beau projet télévisuel ?

 

Oui ! J’avais vu la première saison et, surtout, j’avais vu Lucia, dans l’un de ses premiers gros rôles. Quand j’ai su que j’allais participer à cette saison 2, j’étais hyper excitée par le projet, j’ai bien aimé, dès sa lecture, le scénario et c’est vrai que j’ai un très bon souvenir, même du casting. C’est Adèle Esposito qui s’en occupait, ça m’a vraiment fait du bien parce que c’était hyper bienveillant…Juste de le passer était déjà un plaisir. En vrai, de tourner dans le sud était aussi un énorme plaisir, à Montpellier, sous le soleil, dans un cadre vraiment idéal !

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage ?

 

Je crois que j’ai beaucoup de tendresse pour Manon, je l’aime bien. C’est un personnage qui est quand même assez central dans l’épisode…Au début, on sent qu’elle cache quelque chose mais on ne sait pas trop quoi. Elle a aussi une méfiance vis-à-vis de la police, elle ne se sent pas à l’aise de leur parler de ce qui s’est passé …Le sujet de l’épisode est hyper actuel et j’ai trouvé ça cool, dès la lecture du scénario, qu’on en parle.

 

Manon, en vrai, est juste une jeune femme qui essaie de s’en sortir et je comprends également son point de vue, même si je ne suis pas en accord avec tout ce qu’elle fait. 

 

 

 

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je n’avais pas vraiment de référence très précise de personnage, je crois que j’ai plus fait le travail de revenir à moi et de réfléchir à sa vie, à pourquoi elle en est là, pour créer un pont entre nous deux et être la plus authentique possible pendant le tournage.

 

Sur le plateau, dans la séquence où elle apprend la mort de Lionel, c’était assez beau…J’étais un peu stressée, on était toutes les deux avec Lucia et elle m’a juste dit “T’inquiètes, respires, ça va !”, ce qui m’a fait du bien, m’a détendue et m’a permis de rencontrer ce qui se passait réellement pour Manon à ce moment-là.

  

La palette de jeu était, du coup, large et variée…

 

C’est vrai ! Il y a la culpabilité, le fait de cacher certaines choses et, en même temps, c’est aussi une femme qui s’impose face à Jim, ce que j’ai bien aimé. Elle est fière, également. C’est vrai qu’il y avait beaucoup de choses à jouer, c’était très intéressant !

 

 

 

 

La diffusion a-t-elle été l’occasion de retours des téléspectateurs ?

 

J’ai eu quelques retours de gens qui avaient aimé, notamment sur les réseaux. En vrai, c’est plutôt compliqué pour moi de regarder la diffusion…Je regarde très peu ce que je fais mais je trouve intéressant d’avoir plusieurs regards dessus. Un regard de plaisir de voir le résultat final de quelque chose que tu as lu puis traversé pendant plusieurs semaines, puis celui de voir un épisode de série, comme je regarderais n’importe quel épisode et un regard plus critique de moi, en tant que comédienne, qui ai envie de progresser. Souvent, j’ai besoin de plusieurs visionnages pour me détacher de la critique et revenir juste dans le plaisir de voir mon travail. En vrai, j’ai cela avec tout, notamment avec la musique.

 

En parallèle, vous serez de retour sur scène, en septembre, dans “Emilienne d’Alençon”. Très simplement, comment pitcher ce spectacle ?

 

C’est mis en scène par Elise Prévost, on est cinq femmes sur scène et on raconte la vie de cette demi-mondaine de la belle époque. C’est une femme qui a écrit des poèmes sur les femmes, et notamment sur son amour pour elles. La pièce est un peu chorale, on y retrouve les 3 Grâces de la belle époque, des figures alors très importantes mais que l’on a beaucoup oubliées : Liane de Pougy, Otero et Emilienne. Elles avaient une place même un peu artistique, elles écrivaient, dansaient et faisaient du théâtre et elles étaient essentiellement connues pour avoir des relations avec des hommes riches. Mais elles ont un peu, également, révolutionné quelque chose à cette époque, elles avaient une sorte de liberté qui était assez belle et que la metteuse en scène avait envie de retranscrire. Surtout, Elise avait envie de remettre en valeur des textes de femmes, parce qu’on en connaît peu. 

 

 

 

 

Quels personnages avez-vous le plaisir de pouvoir incarner ?

 

J’incarne plusieurs personnages différents, j’alterne entre Jacques D’Uzès, un duc de l’époque et Coco Chanel. C’est hyper intéressant ! La pièce a la particularité, au tout début, d’être un petit peu contemporaine, avant de rentrer totalement dans la période de la belle époque. On fait plusieurs fois ce chemin, c’est plaisant à traverser !

 

Ces personnages ayant réellement existé, vous étiez-vous renseignée sur leurs histoires ?

 

Beaucoup de textes d’archives ont été récupérés et mis en dialogue. On a toutes lu la biographie d’Emilienne et la metteuse en scène nous avait donné, à chacune, des livres très précis. J’ai regardé aussi un film sur Coco Chanel, j’ai fait un vrai travail de recherche sur l’époque, sur les costumes d’alors, sur les rapports entre ces femmes-là. C’était assez passionnant de faire tout ce travail ! 

 

Vous serez sur scène le 19 septembre, dans un cadre bien particulier…

 

Ce sera au théâtre Berthelot, pour la journée du matrimoine. La metteuse en scène fait un gros travail de diffusion, elle aimerait bien rentrer dans un réseau de subventions de théâtre public, c’est pas mal de travail mais c’est intéressant de voir le temps que ça prend et l’évolution. On a déjà joué la pièce plusieurs fois et, à chaque fois, elle change un peu, elle évolue d’une belle façon. J’avais, avant, joué dans quelques pièces mais c’est la première fois que je suis vraiment au cœur d’un projet, et c’est hyper intéressant de voir l’autre côté, les mails, la diffusion, les subventions, …pour essayer de faire vivre le spectacle.

 

Vous êtes aussi chanteuse et vous préparez actuellement un EP…

 

Un EP de 5 titres de pop, en français ! C’est la première fois que j’écris en français, j’avais sorti, il y a deux ans, un titre en anglais et, depuis, j’étais dans un gros travail de recherche sur les sonorités dont j’avais envie pour le projet final. J’ai retravaillé mes textes, en lien avec ce que je voulais vraiment raconter et je pense qu’il y a quelque chose d’assez spontané dans chaque titre. Je parle, à la fois, de relations amoureuses et de ruptures. Dans un titre, j’évoque mon expérience en tant que comédienne, l’école que j’ai faite et, donc, les rêves que j’ai pu avoir …et des rêves qui se détruisent avec des expériences qui ne sont pas toujours hyper agréables. En fait, ce qu’il y a de commun à chaque titre, c’est qu’ils sont tous très sincères et qu’ils parlent tous de ma vie de ces cinq à dix dernières années, en traversant les relations amicales, les relations amoureuses, le travail et en se demandant comment trouver l’équilibre entre tout ça. 

 

 

 

 

Pour le premier titre que j’aimerais sortir, je suis repartie d’une chanson que j’avais faite pour un tremplin, dans lequel j’avais été finaliste. J’ai repris les refrains et j’ai changé les couplets, ils ne me ressemblaient plus et, maintenant, ils me ressemblent davantage. C’est un titre un peu particulier, qui me fait du bien…La chanson s’appelle “J’aimerais que tu” et le refrain est “J’aimerais que tu prennes soin de toi”. Je crois que ça me plairait, dans cet EP, d’apporter beaucoup de douceur pour parler, avec amour, de sujets lourds, en y mettant, à la fin, une touche de lumière.

 

Plus globalement, ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître très éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous ?

 

Oui, vraiment ! Je trouve hyper intéressant de faire de l’art pluridisciplinaire et je pense que c’est quelque chose vers lequel j’aimerais aller de plus en plus ! Surtout aujourd’hui, quand on fait de la musique, on fait ensuite des visuels, qui nous ramènent au cinéma, par des clips. En ce moment, la musique regroupe un peu toutes mes passions puisque sur scène, ça va plus se rapprocher, également, du théâtre et de quelque chose de plus performatif, que je trouve hyper intéressant. En même temps, juste dans le fait d’écrire et d’essayer de trouver une sincérité dans mes textes et dans ma musique, il y a quelque chose qui se rapproche juste du jeu en général…C’est la même sincérité que j’ai envie de mettre dans mes personnages quand je les interprète, et que je trouve aussi quand je chante mes titres…Oui, j’ai vraiment l’impression que tout se nourrit et que tout est très complémentaire ! J’adore faire un peu de tout, en tout cas…

 

Merci, Elisa, pour toutes vos réponses !

 

Vous pouvez retrouver Elisa sur sa page Instagram :

https://www.instagram.com/elisalibri_/

Publié dans Télévision, Musique

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Jean Yvorra évoque sa belle actualité, sur scène, à l'image et à la réalisation !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Jean,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes actuellement sur scène, à Bordeaux, au théâtre des Chartrons, dans trois spectacles très différents. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, évidemment ! En plus, c’est une passion que j’ai depuis tout petit, depuis que j’ai 5 ans donc d’être tout le temps sur scène, quasiment tous les week-ends, de retrouver des camarades, d’apprendre des nouvelles pièces et de nouveaux textes est, évidemment, quelque chose qui me comble complètement. Donc, oui, c’est un privilège et une chance !

 

Certainement que chaque spectacle est l’occasion, pour vous, d’une palette de jeu très différente ?

 

C’est ça ! Oui, évidemment, on est obligé de se réinventer à chaque fois, même quand des pièces se ressemblent dans le style, que ce soit comédie, drame ou public enfants. C’est également une chance !

 

Le fait d’alterner ces différents spectacles vous permet sans doute de garder une certaine fraîcheur ?

 

Les spectacles s’enchaînent assez régulièrement mais il y a des nouveautés tout le temps donc on n’est jamais dans la routine, on est tout le temps en recherche de création.

 

 

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans plusieurs épisodes de “Haute saison”. Un mot sur votre personnage ?

 

C’est un personnage assez sombre mais aussi attachant d’une certaine manière, il est vraiment au coeur de l’intrigue et de la série, même s’il n'apparaît pas dans tous les épisodes.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je travaille beaucoup avec la méthode actors studio, à mon niveau modeste. Du coup, j’essaie de me plonger dans ses dialogues parce que, comme ça va très vite sur les plateaux, j’essaie aussi, le plus possible, de le rapprocher de moi-même, pour pouvoir l’interpréter au mieux. Je me document également beaucoup, je regarde pas mal de films ou de reportages en lien avec mon personnage.

 

Je savais que l’on allait repartir pour la série, vu que le pilote avait bien marché mais je ne savais pas, en fait, comment allait être réécrit mon personnage ni combien de jours de tournage j’allais avoir. Donc j’ai pris un peu de recul, même si j’étais hyper excité à l’idée de pouvoir retourner sur le plateau, pour retrouver de la fraîcheur.

 

 

 

 

Le cadre de tournage était particulièrement agréable, à tous points de vue…

 

C’était magnifique ! Les rendez-vous au HMC ou sur le plateau étaient merveilleux : je tournais la tête, à gauche j’avais l’océan, à droite j’avais les montagnes…Oui, c’était un cadre idéal pour pouvoir interpréter au mieux un personnage.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, déjà, je suis très curieux du résultat que ça a donné parce qu’il y a eu deux réalisateurs qui ont bossé dessus. Et, évidemment, on attend le retour du public parce que, de toute façon, c’est lui qui décide s’il va y avoir une deuxième saison, ou pas. On espère qu’il va suivre et qu’il va aimer !

 

Toujours à l’image, vous avez réalisé votre premier film, l’année dernière. D’où vous est venue cette envie ?

 

Je crois que j’ai toujours, depuis tout petit, quand j’ai commencé à vouloir être comédien et quand j’ai commencé à monter sur les planches, eu ce besoin de raconter des histoires. Du coup, ça allait aussi, forcément, avec le fait de vouloir devenir réalisateur ! J’avais envie, d’un jour, pouvoir transmettre sur grand écran toutes les idées, toutes les images, toutes les photos que j’ai en tête, donc j’ai passé le cap !

 

 

 

 

Comment, d’ailleurs, pitcher “Turquoise” ?

 

C’est une invitation au voyage, on vient questionner les relations intrafamiliales, entre les différentes générations, entre grands-parents, parents et petits-enfants. C’est l’histoire d’un frère et d’une soeur qui partent en vacances dans le village de leur grand-mère et qui vont devoir nettoyer le grenier. Ils vont tomber sur des lettres oubliées, ainsi que sur plein d’objets de leurs grands-parents. Parmi les lettres, il y en a une sur l’adoption de leur maman…Ce qui vient questionner les non-dits dans les familles et ce qu’elles se cachent entre générations.

 

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai d’autres projets au théâtre qui devraient arriver d’ici l’année prochaine. J’attends des réponses de festivals pour mon film, ce qui pourra potentiellement lancer un deuxième court-métrage ou, pourquoi pas, un long-métrage. Je passe aussi des castings et je suis en phase finale pour un projet qui m’intéresserait beaucoup. 

 

Merci, Jean, pour toutes vos réponses !

 

 

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Justine Chantry évoque avec passion le développement de son média Parisis !

Publié le par Julian STOCKY

@ Guilhem Canal

 

 

 

Bonjour Justine,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Votre média Parisis continue activement son développement et son chemin. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! J’avais tout d’abord commencé à imaginer Parisis avec Karoline, une autre comédienne. L’idée, c’était d’aller chercher de manière ludique des conseils de carrière auprès de personnalités inspirantes. Puis finalement, j’ai repris le projet toute seule. C’était un vrai défi, mais ça m’a permis de le recréer entièrement à ma manière. Sur le coup, ça m’a fait un peu peur, mais au final, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise. Parce qu’en réalité, on n’est jamais vraiment seule : on s’entoure toujours d’une équipe qui nous correspond.

 

C’était très chouette de travailler à deux, mais le fait de porter le projet seule me permet aujourd’hui de proposer quelque chose qui me ressemble vraiment, avec ma propre touche.

 

En quoi le principe a-t-il évolué par rapport au début ?

 

Oui, ça a énormément évolué. Aujourd’hui, c’est vraiment un travail d’équipe, avec nos énergies et ma ligne éditoriale. Et quand les gens regardent Parisis, ils se disent que ça ne ressemble à rien d’autre justement parce que c’est très incarné.

 

Je suis super contente de la direction que ça prend et de son évolution. Et surtout, on a encore plein d’idées ! Autour de Parisis Média et de Parisis Productions, on aimerait développer d’autres branches comme Parisis Fiction, Parisis Event... Bref, il y a encore beaucoup de choses à venir !

 

Nous avons pu voir, ces derniers mois, que vous avez eu la chance de rencontrer de nombreuses personnalités, aux profils très variés, ce qui a dû être très enrichissant ?

 

Ah oui, complètement ! C’est aussi pour ça que j’ai voulu créer ce projet. J’échange avec des personnes aux parcours hyper intéressants et inspirants, et c’était vraiment l’objectif dès le départ : en faire un média qui donne envie, qui booste. Je pense toujours à quelqu’un qui se lance — que ce soit pour changer de voie, démarrer une carrière ou suivre des études pour réaliser un rêve. À ces moments-là, on a besoin d’un petit déclic, d’entendre des histoires inspirantes, qui résonnent avec nos propres choix... Surtout quand ce sont des personnes qu’on admire aujourd’hui, mais qui ont galéré pendant des années avant d’y arriver. Parce que non, le succès n’arrive pas du jour au lendemain, même si on pourrait le croire. Souvent, il y a des années de travail derrière. Et ça, ça fait du bien de l’entendre. On en a vraiment besoin.

 

Et en plus de ça, je rencontre des gens formidables dans des univers et des ambiances très différentes, parce que Parisis est un média nomade. Ça rend chaque rencontre unique, et c’est ce qui est génial.

 

Il y a aussi tout un côté créatif que j’adore : je fais jouer les personnalités, qu’elles soient dans l’acting ou non. J’écris pour chacune un scénario sur mesure. Il y a une vraie dimension fiction, ce n’est pas juste une interview très cadrée. On rigole beaucoup. Et puis il y a aussi les coulisses, le backstage, où on découvre les gens tels qu’ils sont vraiment. Et ça, c’est encore autre chose — souvent encore plus authentique.

 

 

@ Guilhem Canal

 

 

D’ailleurs, qu’est-ce qui vous incite à inviter telle ou telle personnalité ?

 

C’est au fur et à mesure des rencontres, parfois un invité va me parler de quelqu’un d’autre...Maintenant, je reçois directement des propositions d'attachés de presse. Mais je reste énormément dans le ressenti, je n’ai pas envie de faire une émission si je ne le ressens pas au fond de moi. Je suis vraiment dans l’humain !

 

Certainement que le travail de préparation, en amont, doit être particulièrement exhaustif ?

 

Oui ! J’écris le scénario par rapport à mon invité, donc ce n’est pas un copier-coller. Pour donner un exemple concret de notre émission avec Jérôme Anthony, (il va d’ailleurs rigoler quand il va nous lire), il a reporté 5 fois le tournage avant le jour J donc je me suis dit “Ah, ok, tu veux jouer à cela ?”. Je lui ai donc écrit un sketch où je me retrouve dans son appartement, alors qu’il est en train de se brosser les dents. Comme dans un film d’horreur, quand il relève la tête, il me voit dans le miroir, avec toute mon équipe de tournage...à me dire “Mais qu’est-ce que tu fous là ? C’est une intrusion dans mon domicile”. Je m’adapte et m’amuse avec leur personnalité et les imprévus des tournages. Ils jouent tous le jeu, et font preuve d’auto-dérision.

 

Et puis je tiens à ajouter que je ne fais aucune interview sans avoir pris un café ou avoir pris le temps d’un appel téléphonique, pour vraiment comprendre la personne. Mon entretien tourne autour d’un conseil en particulier, qui ressort plus particulièrement du parcours de l’invité et je sais que ça va être ma ligne directrice !

 

Tout au long de l’échange, la bienveillance prédomine...

 

C’est le but ! Je veux tout d’abord m’entourer d’une équipe bienveillante. La plupart des membres sont devenus des amis...J’ai besoin que les invités se sentent bien, qu’ils soient mis en avant le plus possible. C’est moi qui fais le montage avec ma co-réalisatrice donc je choisis chaque morceau de l’interview et du backstage, et je fais très attention à l’image renvoyée. Je les chouchoute ! En plus, ils ont deux semaines de promo par émission, ce qui est énorme.

 

Sans doute que chaque interview donne lieu à des moments croustillants ?

 

Ah oui ! En plus, j’ai la chance, comme on est sur quelque chose d’assez cocooning dans ces interviews, d’avoir des personnalités qui sont vraiment à l’aise et qui se confient beaucoup ! On oublie presque qu’on est filmés, c’est drôle ! Dans le backstage...À partir du moment où l’invité arrive, c’est comme une téléréalité ! C’est pour cela que la bienveillance est aussi dans le montage. Je veux que les gens aient confiance en moi, mon but est qu’ils passent un très bon moment et qu’ils soient fiers de reposter mes émissions, de mettre en avant Parisis, c’est un échange gagnant - gagnant !

 

 

@ Guilhem Canal

 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des personnes qui vous suivent ?

 

J’ai eu de très beaux retours, ces derniers temps, sur mon Média Parisis. J’ai organisé, récemment, un premier évènement, c’était un essai, un échantillon de ce que pourrait devenir Parisis Event. J’y ai invité des proches mais aussi les gens que j’ai rencontrés dans mes émissions, des acteurs du monde des médias, du cinéma, de la télévision, du théâtre, de la musique, pour faire un mélange des genres. Parisis grandit son carnet d’adresses au fur et à mesure, et cela fait sens de faire le pont entre tous ces univers.

 

A cette occasion, j’ai eu beaucoup de retours très agréables concernant mon travail et de tout ce que j’ai pu entreprendre en seulement un an. Cela me fait plaisir ! Je suis une perfectionniste et j’ai tendance à croire que ce n’est jamais assez.

 

Je m’attèle à apprécier les victoires car je suis maman d’une ado, je suis une entrepreneure, je suis une artiste et j’accepte que ça n’est pas facile tous les jours. Ça me fait beaucoup de bien d’entendre des gens que j’admire admirer eux même mon travail !

 

Pour la suite, auriez-vous en tête certains noms de personnalités, que vous aimeriez inviter ?

 

Il y en a plein que j’ai envie d’inviter, c’est sûr ! Lena Mahfouf parce que j’adore son parcours. Je trouve qu’elle fait partie de celles qui ont cassé toutes les barrières et je suis beaucoup dans cette mentalité-là, de manifester la vie que l’on veut avoir, que l’on mérite. Au cinéma, j’aimerais beaucoup avoir Jean Dujardin, mais c’est difficile de répondre à cette question car j’ai une longue liste de personnalités éclectiques que j’apprécie particulièrement. Et je vais les recevoir puisque je le manifeste ici ;)

 

Justement, quelles seraient vos envies pour la suite de cette belle aventure ?

 

J’aimerai développer d’autres pôles de Parisis, en plus de la partie Média. J’aimerai développer Parisis Fiction en format vertical et Parisis Event.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

En 2025, j’ai travaillé sur d’autres tournages, essentiellement des projets qui ne m’ont pas pris beaucoup de temps car c’était l’année où je développais complètement mon média. Pour 2026, et je l’ai dit à mon agent, je veux refaire de la fiction ! Parisis tourne de manière organique, ça ne me prend que deux jours de tournage par mois donc je peux travailler à côté !

 

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Sarah Lelouch évoque son parcours, ses différentes casquettes et ses souvenirs de "Fort Boyard" !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sarah,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Aujourd’hui, vous êtes notamment productrice et entrepreneuse mais votre parcours est très riche et très varié. Si l’on en revient à sa genèse, d’où vous vient cette passion pour les médias, en sens large du terme ?

 

D’abord, j’ai baigné dans un univers déjà médiatique et cinématographique. Quand j’ai eu 18 ans, j’ai préféré commencer par la télé, je ne voulais pas me risquer au cinéma et j’étais attirée par le métier de journaliste. Donc j’ai commencé comme cela, sur des émissions comme “Capital” sur M6, j’ai aussi fait de la radio, au sein du groupe NRJ et, très vite, on m’a proposé de passer devant la caméra, en tant qu’animatrice…Je voulais essentiellement m’intéresser à la culture, parler de cinéma et de théâtre. Donc j’ai présenté des émissions de musique, de cinéma et, un jour, on m’a proposé, à ma plus grande surprise parce que ce n’était pas du tout mon univers ni dans mes envies, de présenter “Fort Boyard”. Là, je m’éloignais complètement du métier de journaliste mais c’était impossible de refuser, même si je ne connaissais pas l’émission à l’époque, seulement de nom. C’est une belle exposition, surtout c’était une vraie récréation, et c’était une vraie machine de production parce que l’on était nombreux, 150 sur le fort. Donc j’étais assez fascinée par la machine que c’était et c’est là où je me suis rendue compte que j’avais beaucoup plus envie de faire de la production et d’être derrière la caméra, plutôt que devant. 

 

Je n’étais pas forcément à l’aise devant donc j’ai créé, en parallèle, ma société de production. J’avais des idées d’émissions de télévision, j’avais surtout envie d’essayer d’apporter des contenus pas forcément faciles d’accès, clivants mais que j’avais envie de rendre un peu plus populaires et c’est comme cela que j’ai produit mes premières émissions, d’abord de rap, de culture urbaine et je me suis positionnée très naturellement sur la diversité. Je suis un mélange, ma mère est suédoise, mon père est d’origine pied noir donc les sujets de la diversité m’intéressaient beaucoup…Je me suis rendue compte aussi en produisant des émissions de rap, d’à quel point la diversité était, encore à l’époque, en 2005, pas très bien représentée. C’est toujours, aujourd’hui, d’actualité, avec ces représentations différentes que, maintenant, on cherche à mettre en avant parce que le rap, ça y est, c’est fait, ça s’est bien démocratisé.

 

Voilà, j’ai créé ma société de production, j’ai continué quand même à faire de l’animation et j’ai produit des premiers documentaires. La boite fonctionnait plutôt bien et, en 2012/2013, j’ai été rattrapé par le virus du cinéma et je me suis dit que si je pouvais produire du contenu audiovisuel, je pouvais peut-être aussi produire des films de cinéma. Tout en ayant ce désir de porter à l’écran des sujets qui me parlaient et qui incarnaient toujours cette diversité après laquelle je cours. Je suis, ainsi, devenue aussi productrice de cinéma, j’ai commencé par produire, et réaliser également d’ailleurs, des courts-métrages. 

 

Votre parcours a été et est encore certainement riche en rencontres humaines….

 

Oui ! De toute façon, on dit ça tout le temps, chaque tournage est une aventure humaine…A la fin de chaque tournage, on se dit que ça y est, on a une nouvelle famille, on se prend dans les bras, on se promet de continuer à se voir et, évidemment, la vie fait qu’il y a des rencontres qui restent, qui deviennent même des amis et qu’il y en a d’autres que l’on n’oublie pas mais que l’on voit moins. C’est vrai que la vie est faite de cela, de rencontres et il y en a qui sont un peu plus importantes que d’autres…

 

Vous avez été devant la caméra, vous êtes beaucoup derrière actuellement et sans doute que les deux, techniquement et humainement, doivent finalement être très complémentaires ?

 

Oui ! Je suis totalement d’accord avec ce que vous dites mais c’est un écueil en France parce que les gens ont besoin de vous mettre dans des cases. Alors que, effectivement, une oeuvre audiovisuelle, je parle en tant que productrice, réalisatrice et animatrice, ne présente pas de grande différence : un producteur est un chef d’orchestre qui va diriger un réalisateur, un réalisateur est un chef d’orchestre qui va diriger une équipe mais qui ne peut pas la diriger sans le producteur, un animateur ou même un acteur fait devant la caméra ce qu’il fait parce qu’il est en accord avec le réalisateur et le producteur. Alors, quand on peut avoir les deux mêmes casquettes, on évite les disputes 🙂 parce qu’on se dispute avec soi-même. 

 

C’est vrai que j’ai plusieurs casquettes et que je les assume, même si c’est compliqué pour le grand public, ou même pour les professionnels, de me mettre dans une case. 

 

Vous avez fondé et êtes encore à la direction de différentes entités…Cette casquette-là également doit être très plaisante à enfiler ?

 

Oui, puisqu’on peut aussi dire que je suis entrepreneuse 🙂 …mais un producteur est un entrepreneur. Aujourd’hui, j’ai quatre sociétés, qui ont des fonctions différentes mais, finalement, qui vont l’une avec l’autre donc c’est plus un écosystème. C’est vrai que c’est un vrai métier entrepreneurial, c’est former des équipes, avoir des idées, les mettre en œuvre,...

 

Vous avez toujours eu à cœur de démocratiser les formats et, encore à l’heure actuelle, vous vous intéressez aux technologies dont tout le monde parle, notamment celles autour de l’IA…

 

Aujourd’hui, mon nouveau combat est de démocratiser le cinéma, après avoir essayé de démocratiser d’autres sujets. Le cinéma est un milieu qui est très fermé, difficile d’accès si on n’a pas les contacts et si on n’a pas accès à certaines formations. Je trouve ça dommage parce qu’un film est une bonne idée et que les bonnes idées n’appartiennent pas qu’aux professionnels, elles appartiennent à tout le monde…Donc c’est vrai que j’ai envie, aujourd’hui, et c’est ce que je fais, de mettre en place des solutions, pour permettre à tout le monde de faire du cinéma, s’ils ont envie de faire du cinéma. C’est un métier qui fait rêver, qui fait fantasmer et, aujourd’hui, oui, j’ai envie de le mettre à la portée de tout le monde. Si, aujourd’hui, je parle d’IA, c’est, d’abord, parce que je parle de nouvelles technologies et les technologies ont été, pour moi, une première solution pour démocratiser le cinéma. Pour qu’on nous fasse confiance et qu’on nous propose des idées, il faut que les gens n’aient pas peur de se les faire voler, donc c’était le premier problème de mon envie et de mon concept. C’est là où j’ai découvert une première nouvelle technologie qu’est la blockchain, qui est un moyen de sécuriser, de certifier et d’authentifier l’origine d’une idée, d’un contrat ou d’un acte de propriété. C’est comme cela que j’ai pu commencer à imaginer clapAction, la plateforme que je développe aujourd’hui et qui permet donc à tout le monde de faire du cinéma.

 

Forcément, en parlant de nouvelles technologies, il y a 5 ou 6 ans, j’ai découvert des nouveaux mots, comme le blockchain ou encore l’IA…En m’intéressant à l’IA, je me suis rendue compte que c’était, là-aussi, un super outil de démocratisation et qu’il pouvait permettre, justement, à tous ceux qui n’ont pas accès aux formations ni au matériel cinématographique, de pouvoir se former seuls pour proposer des oeuvres audiovisuelles et de se faire remarquer. Donc j’ai vu, dans l’IA, un formidable potentiel, une formidable innovation, une nouvelle innovation pour l’industrie audiovisuelle mais, en parlant avec les professionnels, je me suis rendue compte à quel point, surtout il y a 4 ou 5 ans, c’étaient des sujets tabous, clivants, qui font peur, à juste titre d’ailleurs. Parce qu’il y a des questions de droits, qui sont centrales, surtout pour les artistes et, surtout, on peut avoir la meilleure technologie du monde, si on n’a pas les talents pour la manier, elle ne sert strictement à rien. Donc il faut, aujourd’hui, protéger les artistes ! 

 

Du coup, je milite à la fois pour rassurer les artistes mais aussi pour qu’on utilise, aujourd’hui, cette nouvelle technologie. Actuellement, on est dans une phase encore expérimentale, une phase où l’IA ne coûte pas très cher, elle peut même être gratuite et c’est pour cela qu’il y a une grande fenêtre de tir pour monsieur et madame tout le monde, afin de faire des œuvres. Mais je pense que cette fenêtre de tir ne va pas durer longtemps parce que, aujourd’hui, on nous injecte de l’IA en intraveineuse, comme une drogue et que, dans quelques années, l’IA va coûter de l’argent mais on ne pourra plus s’en passer, alors que tout le monde ne pourra plus l’utiliser. Donc j’incite beaucoup les jeunes talents à utiliser ces outils ! 

 

A l’été dernier, vous étiez revenue sur le fort, pour une petite surprise à Olivier Minne, au moment de sa dernière journée de tournage. On peut imaginer qu’à tous points de vue, ces moments furent riches en émotions ?

 

Oui, oui, oui ! C’était une journée très particulière, c’était une très belle journée, elle était très joyeuse, même si on avait tous beaucoup de tristesse. Même si je n’anime plus “Fort Boyard” depuis de nombreuses années, c’est une émission qui me tient à coeur et, surtout, Olivier me tient énormément à coeur. Au-delà du fait que ce soit un ami, je pense que c’est, en plus d’être un animateur de talent, une personne rare, une personne vraie, qui a un grand coeur, qui respecte tout le monde, qui qu’on soit, le public, les techniciens, qui a toujours un mot gentil. En télé, je trouve ça rare et je pense que, de ne plus avoir Olivier aux commandes de “Fort Boyard” est une grande perte pour cette émission. On verra ce que fera son successeur, peut-être que ce sera formidable mais c’est une page qui se tourne et qui se tournait. C’est vrai que je revenais, ça faisait 15 ou 16 ans que je n’étais pas revenue, puisque j’étais revenue en tant que candidate, donc de retrouver l’équipe, de faire une surprise à Olivier qui ne savait pas que je venais, de retrouver ce caillou, comme on l’appelle, était très beau. Il y a eu un hommage qui a été diffusé à la télé mais il y a aussi eu, après, un hommage qui a été un peu plus réservé aux membres de l’équipe et il y avait beaucoup d’émotion, oui.

 

 

 

 

D’ailleurs, quelques années plus tard, quels souvenirs gardez-vous de votre co-animation de ce programme emblématique ?

 

Mes souvenirs, ce sont mes débuts, ce sont les crises de rires que l’on avait vraiment avec Olivier parce que, les années où j’animais “Fort Boyard”, ce que je trouvais génial et qui n’a plus été fait après, et qui n’avait pas été fait d’ailleurs avant, c’est qu’on passait la nuit sur le fort…Les candidats dormaient sur le fort ! Donc on avait un rythme de travail très intense puisqu’on terminait à 1 heure du matin, après il fallait prendre le bateau pour rentrer à l'hôtel mais il fallait qu’on soit de nouveau sur place vers 5 heures du matin, donc ça laissait peu de temps pour se reposer. Mais c’est cette fatigue nerveuse qui, finalement, nous rendait très joyeux et nous faisait beaucoup beaucoup rire. Pour moi, ça a été une récréation ! “Fort Boyard” a été ma récréation ….

 

 

 

 

Merci, Sarah, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Julien Goetz évoque sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

crédit : Alice Lemarin

 


 

Bonjour Julien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre actualité est actuellement riche et variée. Notamment, vous avez participé au Nikon Film Festival, avec un personnage qui vous a permis une belle palette de jeu…

 

Tout à fait ! Ce personnage, Georges Klinex, se rapproche évidemment du clown. Il est dans une tonalité qui me parle beaucoup, c’est-à-dire un endroit de maladresse poétique. C’est quelqu’un qui essaie sincèrement et généreusement, avec toute la bonne volonté qu’il peut avoir, de faire ce qu’il a à faire et de vivre sa vie mais il a des mains en mousse…Il se prend les pieds dans le tapis, ça ne marche jamais exactement comme il le voudrait et ça dérape toujours à un moment donné. Ce Nikon-là était aussi l’occasion de poser la question de qu’est-ce que l’on fait de tout ça, de comment on accepte nos ratés, nos failles, ce qui nous échappe, alors que l’on est dans une société qui essaie de contrôler, de lisser et d’organiser.

 

Le thème du festival, cette année, était la beauté et, avec Raphaëlle Dubois, qui m’a proposé de faire ce film, et qui l’a réalisé, on s’était rapidement dit que, pour nous, la beauté résidait surtout dans l’imperfection. Raphaelle est aussi une comédienne, je la côtoie depuis 5 ou 6 ans, on travaille beaucoup ensemble donc on se connait dans des endroits de fragilité de travail et on sait très bien que, l’endroit où on est les plus justes en tant qu’acteurs, c’est cet endroit où ça nous échappe. C’est d’ailleurs très spécifique, notamment, au travail de la caméra…À l'image, elle vient chercher des choses qui nous échappent, en tant qu’acteurs, alors qu’au théâtre, c’est un peu différent, on est un petit peu plus encore dans la technique, on ne peut pas tout lâcher. Souvent, les prises gardées sont celles avec de petits imprévus…Cela marche au moment du tournage mais c’est aussi vrai dès le casting, parce que, dans cette faille-là, c’est là où on voit le plus cet être humain qui est en face de nous ! Il casse alors la coquille de bien se présenter…C’est sans doute ce qui nous raconte le plus ! Il ne faut pas le cacher, il faut l’accepter et en rire…

 

Ce Nikon était pratiquement muet, ce qui m’a beaucoup plu car j’aime beaucoup ces vieilles techniques. Revenir à des choses très simples remet l’acteur au centre ! D’ailleurs, ce personnage, c’est tellement moi : j’ai sa maladresse et j’ai sa difficulté à accepter les erreurs…Je pense, en tout cas j’ose espérer, que j’ai aussi un peu de sa poésie et de sa tendresse…

 

Toujours à l’image, vous aviez participé à un épisode inédit de “Joséphine, ange gardien”, diffusé fin décembre sur TF1. Le succès d’audience a certainement dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

 

Oui, c’est super ! C’est une série qui existe depuis longtemps, je crois que c’est la plus ancienne de l’audiovisuel français, ce qui est assez fou ! C’était une super chance de pouvoir tenir ce rôle dans cet épisode, avec Jennifer, avec Mimi et avec tout le cast, qui était génial. C’était un des mes premiers rôles un peu conséquent, on va dire. Dans le cheminement d’un acteur, il y a toujours ce chemin où on fait d’abord des petits personnages qui passent une journée sur le plateau, qui n’ont pas de prénom, c’est le journaliste, l’avocat, le médecin et puis, après, petit à petit, progressant, on commence à avoir d’autres choses. Là, il y avait une vraie présence, avec quelque chose qui se développe chez le personnage, entre le début et la fin de l’épisode. C’était un vrai plaisir de faire cela !

 

On l’avait tourné près de deux ans avant la diffusion, donc il y avait une grande attente et c’était cool de voir que ça avait répondu du côté des fans de la série. La saveur du programme y était bien présente et c’était cool de venir y mettre ma petite touche, avec ce personnage d’ex-mari, de père surtout, qui me parle beaucoup, car je suis père moi-même. On a pu se demander comment gérer nos enfants dans une séparation, comment gérer les non-dits avec l’ancien conjoint, comment essayer de ne pas faire peser la situation sur nos enfants…Cela paraît tout simple mais ça croise plein de choses donc c’est un personnage que j’ai vraiment aimé traverser et par lequel j’ai été traversé aussi.

 

J’ai trouvé que ça marchait bien ! On a toujours cette petite appréhension : on tourne mais on ne voit pas le montage donc on se demande si ce que l’on a fait tient…Je pense que l’épisode fonctionne, qu’on est touché donc j’étais ravi ! Et puis, c’est drôle, cette série étant vraiment un petit trésor de l’audiovisuel français, j’ai eu des messages familiaux de gens dont j’ai découvert qu’ils suivaient ce programme. C’est super !

 

 

crédit : Alice Lemarin

 

 

L’intrigue pouvait effectivement parler à tout le monde, au travers des différentes arches…

 

C’est vrai ! D’ailleurs, les ados ont fait un sacré boulot, ils ont beaucoup nagé, ils ont eu un entraînement assez strict, ils se sont beaucoup donnés, notamment sur tout le travail de synchronisation. Pour la petite histoire, c’est drôle, ma nièce fait de la natation synchronisée depuis longtemps et, lorsque la production a cherché une équipe pour accompagner, la sienne a failli être retenue. 

 

On a tourné une partie des scènes dans la piscine de Saint-Germain en Laye, dans les Yvelines, là où je suis né donc c’était très drôle de tourner là-bas !

 

En parallèle, vous serez de retour, en juillet prochain, au festival d’Avignon, avec la pièce “Deux frères”. Très simplement, comment la pitcher ?

 

C’est une pièce très lumineuse, avec laquelle on a déjà fait deux fois ce festival. C’est l’histoire de deux frères qui viennent raconter leur enfance, pendant laquelle l’un des deux a été battu par leur père, mais pas l’autre. Donc ils vont s’interroger sur pourquoi cette différence et puis, on va les voir grandir et devenir adultes, jusqu’à se poser la question de devenir pères à leur tour. Forcément, cela va remuer beaucoup de choses en eux ! Cette pièce raconte surtout comment cet amour de frères va leur permettre de dépasser cette violence paternelle et de dire les choses, pour aller au-delà de ce qu’ils ont subi, l’un comme l’autre…Même si l’un des deux n’a pas été battu, il a quand même eu les répercussions de la violence et la culpabilité de ne pas forcément avoir pu l’empêcher donc c’est une pièce très intense…On y rit, on y pleure, on y est touchés et je pense qu’on en sort avec une sensation de se dire qu’il ne faut pas laisser faire ! Pas pour un côté donneur de leçon mais parce que, humainement, on a envie de se prendre dans les bras, en fait…

 

C’est une pièce écrite par Renaud Merviel, qui est au plateau avec moi, elle est importante pour nous aussi parce que c’est une pièce d’hommes qui raconte la violence masculine et qui raconte ce qu’on en fait. C’est une pièce d’hommes qui se prennent dans les bras et qui sont capables de se dire “Je t’aime”, sans que ce ne soit un tabou, ni moqué et qui sont capables de tendresse, en tout cas de maladresse dans cette tentative de tendresse. Cet endroit de questionnement, dans mon cheminement d’homme de 46 ans, est très important ! Ce qui m’intéresse, c’est de questionner comment on peut faire tendresse, entre hommes et comment on peut nourrir cette chose-là…

 

Je crois, d’ailleurs, que j’ai mis de cette tendresse-là dans les trois rôles que l’on vient d’évoquer me concernant. J’assume vouloir porter cette couleur-là, masculine, dans les personnages qui me sont proposés. Je crois que c’est quelque chose d’important pour moi !

 

Quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir du public sur cette pièce ?

 

Les gens sont très touchés par l’amour qui lie ces deux frères. Le mot “tendresse” revient beaucoup…Ils sont aussi très marqués par la capacité qu’a cette pièce à raconter un sujet dur, celui des violences infantiles, mais sans pathos…On passe vraiment par toutes les émotions, y compris des émotions joyeuses. On assume aussi des endroits de naïveté donc ça rigole sincèrement. Oui, les gens nous parlent souvent du fait d’avoir été surpris par ces montagnes russes émotionnelles…Ils ne s’attendaient pas du tout à cela ! Ils nous parlent également de la justesse avec laquelle est traité le sujet, c’est d’autant plus fou que, heureusement, ni Renaud ni moi n’avons été des enfants battus…On a joué cette pièce plus de cent fois mais c’est toujours l’histoire de quelqu’un dans la salle ! Renaud avait fait un gros travail documentaire au moment de l’écriture mais, surtout, je crois qu’il y a un endroit d’empathie, qui est au cœur de notre travail d’acteurs…

 

Dans la pièce, la violence n’est pas cachée mais elle n’est pas non plus démonstrative, il y a des moments un peu durs mais dans lesquels on ne s'appesantit jamais, il y a toujours un élan de vie qui repart. On nous en parle souvent…

 

 

crédit : Alice Lemarin

 

 

Vous êtes un artiste aux multiples cordes, qui, de l’extérieur, pourraient paraitre éloignées. Mais sans doute que, pour vous, elles doivent être très complémentaires ?

 

Oui, c’est juste ! Je travaille aussi en écriture, de fictions mais beaucoup de documentaires et, pour moi, il y a une complémentarité très forte : cela part de la même intention, d’une curiosité pour le monde qui m’entoure et surtout pour les humains à l’intérieur. Cela part aussi de questions irrésolues pour moi, de choses que je ne comprends pas en moi. Je pense que c’est ce que je cherche à résoudre quand j’embrasse un personnage, en me demandant ce qu’est sa vie, ce qu’il traverse et pourquoi il le vit comme cela. Quand je l’incarne ensuite, c’est moi qui l’incarne, avec ce que je suis et avec ma sensibilité. C’est la même chose en documentaire, c’est aller à la rencontre, c’est tendre un micro et écouter. Je crois que l’écoute est très centrale dans tout ça ! 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai l’envie de travailler avec certains réalisateurs ou certaines réalisatrices, j’aimerais travailler au théâtre avec certains metteurs en scène, j’adorerais travailler sur certains formats de série pour creuser des sillons de personnages et déployer des choses…A l'image, j’ai envie, aujourd’hui, de soutenir des personnages masculins qui défendent d'autres récits et d’autres regards. J’ai envie de rôles qui me permettent de déployer ce qui m’importe, humainement. Cela ne veut pas dire que des rôles jolis et sympas…Je pense que c’est plutôt en chemin, j’ai confiance, j’ai la chance d’être dans une période ascendante. 

 

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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Adèle Esseger évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Adèle,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez une belle actualité en cours ou à venir. Vous êtes en tournée théâtrale, avec deux pièces que vous aviez déjà pu jouer sur Paris précédemment. Un mot, peut-être, sur chacune d’elles ?

 

La première que l’on a montée a été “L’ordinaire histoire d’Ernest Boubouroche”, c’est un Courteline qui a été réécrit par le metteur en scène, Geoffrey Lopez. Tout a été un peu réarrangé pour que ça colle plus à la modernité actuelle. C’est plus actif, ça s'enchaîne davantage…On l’avait jouée au théâtre de Nesle et au Montmartre Galabru, nous avions même été nommés aux Cyrano 2024 pour la meilleure mise en scène. 

 

C’est l’histoire d’un bourgeois qui est un peu naïf. Il a des amis à qui il paie des repas tout le temps, sans dire que c’est problématique, juste par gentillesse. Il a, depuis 8 ans, une compagne, mais avec laquelle il ne vit pas…Il lui paie son logement et ses affaires mais elle vit avec son amant, qui se cache dans le placard quand son mari arrive chez elle. La situation finira par être découverte mais cette femme va réussir à retourner la situation à son avantage. 

 

Cette pièce est intéressante, dans le sens où, de base, elle a été écrite comme un drame mais qu’elle a été montée comme une comédie. Il y a donc les deux pendants, on creuse dans les méandres des sentiments humains, avec des partitions incroyables pour nous. 

 

La deuxième pièce est “Burn baby burn”, de Carine Lacroix, que l’on a jouée au théâtre du Petit Gymnase. Je trouve que c’est un spectacle incroyable, qui raconte l’histoire de deux jeunes femmes qui se retrouvent dans une station essence désaffectée. L’une vit là-bas et l’autre veut juste de l’essence, elle qui fait la transition pour vendre de la drogue pour son petit ami. Ces deux femmes sont donc inadaptées au possible à la société et cette dernière ne les aide pas non plus, elles sont vraiment laissées à l’abandon, personne ne les aime. En fait, en une seule journée, elles se trouvent et voient chez l’autre ce qu’elles n’ont pas. Tout va exploser à l’arrivée d’un jeune homme, livreur de pizzas. Comme elles n’ont pas de quoi payer, elles vont le braquer avec une arme et ça va mal finir…C’est un peu un roadtrip immobile, qui est incroyable !

 

 

 

 

La tournée doit être sans doute très différente mais, quelque part, très complémentaire des dates sur Paris…

 

C’est ça ! On est dans une troupe donc on est contents de partir entre copains. C’est épuisant parce qu’on fait tout nous-mêmes mais c’est génial ! On se rend compte que le public de province n’est pas le même qu’à Paris, il ne rigole pas aux mêmes choses, il ne réagit pas aux mêmes endroits donc, en fait, l’un dans l’autre, les deux sont super intéressants mais il faut s’adapter en fonction de là où on joue. 

 

Plus globalement, vous êtes une artiste aux nombreuses cordes artistiques. Vous avez aussi tourné pour TF1, dans “Demain Nous Appartient”. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

J’ai tourné quelques jours à l’été dernier, pour une diffusion deux mois plus tard. J’ai eu deux équipes différentes, j’ai connu deux réalisateurs différents et je ne tournais pas non plus avec les mêmes acteurs. Donc, vraiment, c’étaient deux mondes totalement différents et c’est là qu’on se rend compte que tous les réalisateurs ne sont pas pareils, qu’ils ne dirigent pas de la même manière. Personnellement, j’ai préféré tourner avec la deuxième réalisatrice, c’était une femme qui dirigeait beaucoup plus. Elle savait ce qu’elle voulait et comment me guider. Cela m’a clairement aidée…En plus, j’ai adoré jouer avec ma partenaire, pendant l’interrogatoire de police, parce qu’elle est très douée mais aussi très gentille. Cela passait crème, c’était vraiment très agréable, il y avait de l’écoute et des échanges, c’était un vrai jeu entre nous. Donc je garde un super souvenir de ce moment-là ! J’ai beaucoup appris en la regardant…

 

Tourner à Sète a dû être très plaisant aussi…

 

Il y a pire comme endroit 🙂. De plus en plus, ils tournent en studio, où ils étaient en train de créer le marché, qui est trop stylé ! Le voyage jusqu’à Sète est long mais ce n’est pas grave, tellement la ville est agréable. 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est particulièrement soutenu. Justement, comment avez-vous relevé ce défi ?

 

Il faut être prêt en amont, il faut vraiment bien travailler, avant, son texte et ses intentions. J’avais mes textes à l’avance et, du coup, pour ne pas bloquer l’équipe, je me suis dit qu’il fallait que je travaille beaucoup et bien ce que j’avais à faire. Heureusement, les textes étaient relativement “simples” à apprendre, ils étaient comme dans la vie de tous les jours. 

 

 

 

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources plus personnelles d’inspiration au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage ?

 

Ce personnage était une mère de famille qui n’avait même plus la garde de sa fille donc, oui, j’ai dû aller chercher un peu plus loin que moi…J’ai été obligée de creuser autre part, de regarder un peu les gens autour de moi, pour comprendre le mécanisme du personnage : comment a-t-elle pu perdre ce gamin, alors qu’elle l’aime ? qu’est-ce que ça fait si on lui dit que c’est une mauvause mère ? Donc j’ai beaucoup observé et posé des questions à mon entourage. 

 

Sur ce programme, ou sur un autre, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre interprétation ?

 

Là, oui, j’ai regardé et c’est marrant parce que, pour certaines scènes, j’ai été surprise de la prise retenue. Je laisse faire, c’est le métier du monteur, pas le mien. Plus globalement, je fais toujours confiance aux autres, chacun étant un professionnel dans son domaine.

 

Mais ça fait toujours bizarre de se voir à la télé, c’est étrange ! On ne s’y fait pas, je crois…

 

Pour terminer, quels sont vos projets en cours ou à venir ?

 

Une pièce de théâtre que l’on va créer, si possible, en coproduction France - Corée. C’est pour cela que l’on est, actuellement, aussi en recherche de partenaires en Corée, ce qui est beaucoup moins facile à faire car moins accessible. On voudrait que ce soit une grosse création, on a envie qu’il y ait réellement une coopération culturelle, on ne veut pas faire ça dans le vent, on veut un vrai lien et un vrai pont entre deux pays. Je crois que ça fait 140 ans qu’il y a des relations officielles entre les deux, dans tous les domaines et on a vraiment envie que ce soit mis en place artistiquement, au niveau du théâtre parce que je n’ai pas l’impression qu’il y en ait énormément non plus. On est en contact, pour cela, avec la chambre de commerce et de l’industrie, on espère avoir le théâtre national, ce serait splendide ! Nous avons casté aussi des acteurs coréens, le but n’étant pas de faire une pièce franco-française, mais d’aller, si possible, jouer à l’autre bout du monde. C’est tellement intéressant car chaque pays a un jeu différent…L'équipe sera composée de Sulgyeom Kim, Eva Lapasin, Jordan Lambertoni, Hira Park et moi-même.

A plus long terme, une personne avec qui je suis en partenariat, étudie un scénario de série franco-coréenne. Là aussi, ce serait une belle coopération mais, du coup, il faut des autorisations de partout, et des visas notamment. Cela prend un temps monstrueux ! En faisant tout cela, j’apprends plein de choses mais c’est beaucoup de travail en dehors uniquement de mon jeu d’actrice, en fait. De toute façon, de nos jours, on n’a pas le choix que de créer…Et, quand on est acteur, on n’est aussi que l’interprète d’un texte de quelqu’un d’autre donc c’est aussi intéressant, artistiquement, d’être à l’initiative d’un projet. C’est chouette un artiste qui crée !

 

Merci, Adèle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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A priori, Une place au soleil, Un si grand soleil : Laly Vannucci, réalisatrice, évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

@Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Laly,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La deuxième saison de “A priori”, dont vous avez réalisé la moitié des épisodes, est actuellement diffusée chaque mardi soir sur France 3. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! En fait, c’est Benoît Masocco qui me l’avait proposé en saison 1, j’avais fait les deux derniers épisodes. Cela avait été un vrai plaisir de pouvoir travailler, notamment, avec Bruno. Pour cette saison 2, Sébastien Perroy et moi nous partageons les dix épisodes et, en effet, c’est une réelle joie de savoir que c’est maintenant diffusé…En plus, on a été leaders sur la première soirée, ce qui est plutôt pas mal ! On est contents des chiffres, on espère que ça va continuer comme cela…La série est sympa, elle est colorée, on a une vraie vie à l’intérieur du commissariat, les personnages sont hauts en couleurs, ils ont tous leur caractère, c’est très sympa ! 

 

Florent Manaudou faisait ses premiers pas dans la comédie. Pour la petite anecdote, je l’avais eu comme guest sur “Munch”, à l’époque où j’étais première assistante. Cela a été un sacré job, même pour lui qui ne connaissait pas du tout l’organisation d’un tournage, qui ne savait pas ce que c’était qu’un plan de travail, qui n’imaginait pas que les journées étaient aussi longues, de 7h à 20h,...Cela a été un petit peu compliqué, pour lui, de prendre conscience de tout cela mais, petit à petit, il a réussi à prendre le moule, on va dire et à donner, je crois, le meilleur de lui-même. Lucia l’a vraiment porté aussi, elle a été formidable et très généreuse avec lui, elle a réussi à bien le manager 🙂.

 

Le fait de revenir sur une nouvelle saison, avec autant d’épisodes, vous a sans doute permis de travailler sur la longueur…

 

C’est vrai que ces dix épisodes nous ont permis, avec Sébastien, de travailler bien les personnages et leurs enjeux. Elle avec son histoire de paternité puis avec la recherche de sa maman, Florent qui, lui, incarne un homme un petit peu obscur, on ne sait pas s’il est là par hasard ou pas…

 

C’était agréable de travailler avec les équipes sur le long terme, on a commencé en avril pour finir en octobre. Il faut à peu près 9 jours pour tourner un épisode de 52 minutes et on travaille, en parallèle, avec les deux équipes, c’est-à-dire que les comédiens principaux passent d’un plateau A à un plateau B. Cela n’a pas été facile, pour les premiers assistants, de jongler mais on y est arrivé ! 

 

Le fait d’être deux réalisateurs sur une même saison a-t-il impliqué certaines adaptations particulières ?

 

Je pense que l’on a chacun notre manière de travailler donc on en a parlé un peu au début mais, très vite, on est restés dans nos épisodes. On ne s’est pas donnés de tips, on en avait eus de la production, notamment les plans transversaux dans un panneau noir pour les flashbacks mais, sinon, chacun a vraiment travaillé ses épisodes. On ne s’est pas coordonnés, on a plus gardé notre identité de réalisateurs et ça fonctionne plutôt très bien, je trouve.

 

Au-delà de ces mois de tournage que vous évoquiez, votre travail commence bien en amont et se termine très en aval…

 

En plus du tournage, j’ai à peu près 15 jours de préparation par épisode, donc j’ai travaillé 6 semaines en amont de mes 3 premiers épisodes, pour découvrir les décors au travers de repérages, pour faire mes découpages, pour traiter les contraintes d’accessoirisation. Donc, oui, on a obligatoirement un gros travail en amont, on est obligé de tout préparer pour qu’au moment du tournage, tout soit bien coordonné et que l’on n’ait pas de temps à perdre, parce que le temps, c’est de l’argent, encore plus en télévision… Par épisode, on fait 4 jours en extérieur et 5 jours en intérieur, les journées sont bien chargées ! 

 

 

@Fabien Malot

 

 

A quoi, d’ailleurs, êtes-vous attentive, prioritairement, dans votre travail ?

 

D’abord, la scène et l’intention du texte, pour pouvoir bien diriger les comédiens. Puis, pour pouvoir mettre en valeur cette intention, c’est le découpage, afin de savoir ce qu’il est possible, ou non, de faire techniquement, en fonction du décor. Après, bien sûr, la coordination avec le premier assistant. Pour le coup, il ne faut pas inventer n’importe quoi le jour J, il faut vraiment que je pense en amont ce que je veux : un accessoire, un vêtement, une intention de geste, …Avant tout, je pense que c’est bien comprendre la scène et son intention, pour permettre aux comédiens de la faire vivre !

 

J’aime bien donner du rythme, j’aime que mes personnages bougent et se déplacent, parce qu’en général, quand je regarde la vie, les gens sont très en mouvance, surtout dans le quotidien, encore plus chez des flics, où il se passe plein de choses. Quand tu fais bouger tes comédiens, ça veut dire que tu démultiplies les axes et donc il faut bien être sur l’intention de quel axe j’ai envie d’avoir à tel moment pour telle réplique.

 

Au moment de la diffusion et, le lendemain matin, à l’annonce des audiences, dans quel état d’esprit êtes-vous alors ?

 

C’est une dernière étape mais qui est tellement aléatoire : ce n’est pas parce que tu as fait un mauvais chiffre que tu as fait un mauvais téléfilm, et inversément. Mais, disons que, jusqu’au bout, tu es attentif parce que tu as envie de savoir si les gens ont apprécié…Si le chiffre est bon, ça veut dire que, éventuellement, il peut y avoir une autre saison ou d’autres épisodes, qui vont arriver, ce qui est plutôt bien, et pour la production, et pour les techniciens. 

 

Je regarde un petit peu les commentaires, j’essaie de m’en protéger un maximum mais c’est plus fort que nous, on est curieux donc on va voir ce que les gens disent du jeu de l’un ou encore du scénario. Un film, c’est comme un bébé, tu l’accompagnes jusqu’au bout, comme si tu l’emmenais à la maternelle. 

 

Ce mardi, bien que je le connaissais, j’ai quand même regardé l’épisode, c’était plus fort que moi…En plus, j’avais toutes mes copines qui me faisaient leurs commentaires. On est alors dans le moment, c’est plutôt grisant et sympa !

 

 

@Fabien Malot

 

 

En parallèle, vous avez récemment tourné, pour France Télévisions, “Une place au soleil”, au format de 90 minutes. Sans tout en dévoiler, quelle histoire y est racontée ?

 

C’est l’histoire d’une jeune maman, jouée par Béatrice de la Boulaye, de deux ados, de 14 et 15 ans, elle est agent de police et est convoquée par son chef parce que son fils a fait des bêtises. Elle est persuadée que son enfant est harcelé à l’école et, n’en pouvant plus, au bout de 4 interpellations, elle décide de changer de vie et de partir à la campagne, pour l’éloigner. Elle change de métier et devient secrétaire de mairie, c’est une nouvelle vie qui démarre, faite de nouvelles aventures, pour elle et pour ses enfants. Tout cela va se faire autour d’un petit village qui s’appelle Montarel, où Philippe Duquesne joue le maire et où Farida Rahouadj tient une charmante petite épicerie, lui permettant d’être très au courant de tout ce qui se dit…

 

Un jour, la fille, ado, qui refuse de rester dans ce trou fait une fugue mais tombe sur le corps d’un homme. De là, commence une enquête, menée par Antoine Hamel, le gendarme, et comme c’est plus fort qu’elle, Béatrice va enquêter avec lui…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

J’ai découvert ces quatre comédiens, c’était un vrai bonheur, c’était une vraie troupe. Même entre eux, ils se sont rencontrés, il y a vraiment eu une belle osmose : une histoire de village s’est créée avec eux !

 

Beaucoup de comédiens du cru nous ont accompagnés, de jeunes comédiens comme Olivier Moreno et Lalie Ferriol, qui font les enfants de Béatrice. Ainsi qu’Olivier Cabassut notamment, ou encore Marie Guillard. Cette multitude de personnages hauts en couleurs vient bousculer le quotidien de notre secrétaire de mairie. 

 

Cela se veut dans l’humour, c’est quelque chose de familial…On traite de sujets profonds, tout en étant sur la corde de l’humour. C’est cela qui était un peu compliqué mais qui a très bien marché.

 

…et de tourner dans un cadre très agréable…

 

C’est un joli village, à côté du Pic Saint-Loup, à 20 minutes des studios de Vendargues. On a créé des décors, ceux de la mairie, de la gendarmerie et de l’appartement de fonction d’Audrey, que joue Béatrice, le tout dans un lieu qui s’appelle “Le collège des écossais”, qui appartient à l’éducation nationale, qui nous l’a gentiment loué. 

 

Sur ce projet-ci, vous êtes présente dès la création. Qu’est-ce que cela change dans votre travail ?

 

Cela change tout ! Quand tu fais ton casting, c’est quand même autre chose, tu vas vers des personnages que tu as imaginés. Ils ne me sont pas imposés, ma part de créativité est beaucoup plus importante… Idem pour la déco : tu n’es pas dans quelque chose de construit, tu es dans quelque chose que tu es en train de construire donc c’est grisant. J’ai pu imaginer des choses, j’ai pu exprimer une certaine liberté de créativité, qui permet de laisser cours à mon imagination, ce qui n’a pas de prix. Et, pour finir, tu as le “final cut” sur le montage, ce qui change beaucoup de choses… Tu vas jusqu’au bout de ton idée ! C’est un moment très jouissif !

 

On vous imagine, du coup, impatiente de pouvoir présenter le rendu final au grand public ?

 

Oui, je suis impatiente ! Mais, vous savez, c’est vraiment step by step : au départ, tu fais tes images, tu as déjà les rushs, les producteurs te disent s’ils aiment ou non, puis ton monteur récupère toutes les images, cela a été assez long ici car il a commencé son travail seulement à la fin du tournage. On avait, initialement, un bout à bout de 1 heure 57 et on a réussi à faire un joli 93 minutes, avec une belle rythmique. Petit à petit, le bébé prend forme, devient potelé…Puis c’est le chargé de programme qui regarde…

 

Dans quelques semaines, vous aurez également plaisir à retrouver les plateaux de la série quotidienne de France 3 “Un Si Grand Soleil”...

 

J’ai toujours fait ce métier, j’ai été première assistante à 25 ans, j’ai fait presque 20 ans à ce poste et, quand je suis arrivée sur cette série, j’avais demandé à Thomas s’il serait possible de passer à la réalisation. Il m’avait mis dans les mains de Chris Nahon, que j’adore, avec qui j’ai travaillé pendant 5 ans. Et puis, un jour, Thomas m’a demandé d’écrire un court-métrage, cela s’appelle “Façade”, ça a plu et il m’a, donc, proposé de faire des sessions sur la série. J’y reviens régulièrement, c’est un endroit que j’adore, c’est une vraie famille, où on a quand même un espace de liberté, où on a le temps de travailler, avec des comédiens vraiment formidables. J’aime y retourner ! Ce sera d’ailleurs le cas au mois de mai…

 

La quotidienne est un bel exercice, on apprend énormément ! Il y a tellement de contraintes, avec des comédiens qui viennent et qui repartent d’une séquence à une autre, et un timing serré mais, en même temps, je ne me sens pas lésée, je peux faire de beaux travellings, de la cascade, il y a vraiment une ouverture. Ce qui fait la qualité de cette quotidienne, c’est qu’ils laissent quand même les réalisateurs avec une liberté de créativité qui est assez rare, je pense. 

 

Le fait d’y revenir ponctuellement vous permet certainement une certaine fraîcheur…

 

J’essaie ! Plus tu tournes, plus tu t’enrichies…L’expérience aide et, je pense, te permet d’être plus libre dans ta créativité. Aussi, tu sais que, parfois, tu peux aller plus vite sur certaines choses. Donc, oui, c’est une très bonne école !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours ?

 

J’écris un petit peu, notamment une série. Mais il faut que je trouve le temps…L’idée serait de faire un projet qui m’appartienne totalement ! 

 

Merci, Laly, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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