Aurélien Jacob nous en dit plus sur sa belle actualité télévisuelle !
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Bonjour Aurélien,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Les téléspectateurs de France Télévisions pourront prochainement vous retrouver dans “Les farouches”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Je joue le personnage de Marco, un trafiquant. J’avais été contacté par une directrice de casting lyonnaise, qui m'avait repéré, suite à plusieurs stages. Il faut dire qu’on m’appelle souvent pour des personnages un peu noirs et pas forcément dans les règles…
Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…
C’est sûr ! J’ai partagé quelques scènes avec Barbara Schulz, c’était une belle rencontre. C’est resté naturel, on était sur le même plateau donc on était là pour la même chose, avec le même objectif. C’était bien !
Quel regard portez-vous sur Marco, votre personnage ?
Quand je rentre dans un personnage, en général, je vais beaucoup m’aider de moi-même. C’est-à-dire que je ne vais pas forcément chercher à construire une autre identité, je vais me baser beaucoup sur la mienne. En fonction de l’histoire et de l’objectif de mon personnage, je vais l’habiller…Mais il y a au moins 80% de moi dedans ! Je viens de la méthode Meisner, basée beaucoup sur les souvenirs et sur l’écoute.
Sur le tournage, j’arrive donc déjà avec une idée en tête, qui me vient dès la première lecture du scénario, où des couleurs m’inspirent. Suite à cela, le jour J, je vais beaucoup être à l’écoute, je suis très ancré avec mon partenaire de jeu, permettant de finir l’habillage.
Il faut donc que ce soit organique ! En plus, là, je n’avais pas beaucoup de répliques, c’étaient surtout les yeux et le regard qui jouaient…
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En parallèle, vous avez tourné dans un 6x52 minutes pour TF1…
La série s’appelle “Marie-Line, incognito”, interprétée par Isabelle Nanty et Nicolas Gob. C’est l’histoire d’une espionne, qui veut prendre une pause, après avoir été mise à l’écart, pour s’être trop immiscée dans certaines affaires. Elle en profite pour revenir aux sources dans son village natal, où sa famille n’est en rien au courant de ses activités.
A partir de là, elle va s'immiscer dans les affaires locales, alors qu’elle n’a pas à le faire….Mais c’est plus fort qu’elle et plein de choses vont plus ou moins bien se passer !
Je joue le chef des stups, personnage qui, à certains moments clés, sera en appui des affaires. C’est un peu lui qui tient les rênes et qui donne les avals… ou pas !
Le fait que ce personnage soit récurrent vous a sans doute permis une belle palette de jeu ?
Dans les séries ou les unitaires, c’est toujours un peu la même approche car il faut toujours développer son personnage. Mais c’est vrai que, quand on a plusieurs jours de tournage, on commence à être plus à l’aise avec son rôle, ce qui nous aide à être encore plus spontané et naturel. Jour après jour, on s’alimente un peu plus encore, on a beaucoup d’interactions avec les autres partenaires, du coup on construit une cohésion.
On peut dire que ce personnage-là était un peu une première pour moi : d’habitude, j’ai des personnages un peu farfelus, qui ne sont jamais trop dans les règles, alors que ce rôle de chef des stups était assez cadré, il fallait avoir une posture type, sans pouvoir déborder. Il y avait moins de place pour l’improvisation, ce qui était intéressant pour moi.
Justement, avez-vous eu, cette fois-ci, des sources particulières d’inspiration ?
Pour un tel rôle, on n’est pas obligé d’aller se renseigner sur un chef des stups. Etant père de deux enfants, cela me force à avoir une posture de cadre. Du coup, je suis allé puiser là-dedans donc vous voyez, je ne suis pas allé bien loin, j’ai été chercher à la maison. D’où ma méthode, basée beaucoup sur les vécus personnels et sur les souvenirs.
J’ai cela en moi, donc je m’en sers tant pour parler à mes enfants que pour qu’un chef des stups passe des informations.
Certainement êtes-vous curieux de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?
C’est vrai que les retours sont toujours intéressants parce qu’on a un métier où on aime bien faire passer des émotions. Quand les gens nous disent avoir ressenti, par exemple, de l’empathie ou de la froideur, c’est bien, ça veut dire que quelque chose est passé. Oui, j’aime bien savoir !
D’ailleurs, quels commentaires avez-vous eus suite à la diffusion de la saison 2 de “Flashback” sur TF1 ?
J’apparais dans deux épisodes, dans le rôle de Pierrot. Je me suis éclaté dans ce personnage, c’est une petite frappe de la rue, qui a le pouvoir d’avoir des informations. Il est donc, par moment, clé dans l’histoire et c’est pour cela que Josselin, joué par Michael Youn, vient le faire parler, d’une manière un peu clin d'œil au film “La chèvre”, en lui mettant les doigts dans le nez. J’ai bien aimé toucher ce côté humoristique ! J’avais déjà eu un rôle un peu équivalent dans un court-métrage, “Bluff”, donc je me suis inspiré de cette première expérience, en l’habillant avec ce que voulaient les deux réalisateurs. Avec un tel personnage, il y a plus d’ouverture pour l’improvisation, ce que j’aime bien, pour en avoir fait pendant quelques temps !
La fidélité des téléspectateurs sur cette saison 2 a certainement dû vous faire chaud au coeur ?
C’est vrai ! La saison 1 avait déjà bien marché, il y avait eu vraiment de bons retours et de bons échos, du coup la saison 2 était attendue…et les audiences se sont confirmées, avec plus de 25% à chaque fois. L’intrigue était sympa, tout comme le final, laissant une ouverture sur une possible saison 3. A suivre…
En tout cas, c’était un beau cadeau pour tout le monde, d’autant plus que le tournage était intense, sur peu de jours, afin d’être prêts, justement, pour cette diffusion d’avril. La cohésion a bien marché, tant mieux ! Sur le plateau, moi qui suis arrivé sur cette saison 2, j’ai vraiment senti et vu une famille. C’était une belle expérience, peut-être une des meilleures pour moi !
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Vous avez également tourné pour M6, dans “Scènes de ménages”...
Cela s’est fait un peu sur le fil, j’ai été repéré via une photo et ce que je dégageais dessus…Le personnage était celui d’un cantonnier, il est éboueur. Un couple de la série doit s’occuper des tâches extérieures de l’immeuble mais ils prennent trop leurs aises…Mon personnage arrive alors pour essayer de les remettre en place ! J’ai joué d’une manière assez brute, comme ce que je semblais dégager sur la photo.
J’avais pu avoir une expérience de quotidienne sur DNA et, là aussi, le rythme était intense. Il faut donc être prêt, il faut être professionnel, pour ne pas faire perdre de temps. C’est une bonne école, pour préparer un rôle rapidement. Il faut aussi être spontané, pour s’adapter aux demandes du réalisateur sur le plateau.
Plus globalement, ces différentes actualités vous permettent des registres de jeu très larges et très variés, ce qui doit être très grisant pour vous ?
C’est vrai que c’est intéressant, même si, au fond de nous, il y a des personnages que l’on aimerait plus faire que d’autres. Mais le fait de toucher un peu à tout, dans une carrière, est à chaque fois un cadeau, pour essayer des choses nouvelles. Quand on pense à toi pour quelque chose qui te sort un peu de ta zone de confort, ça fait plaisir parce que ça veut dire que tu peux dégager des choses différentes. Après, j’ai envie de dire que, peu importe ce qu’on te propose, c’est toujours intéressant de rentrer dans un imaginaire. C’est ce qui me nourrit ! J’aime rentrer dans des histoires, pour incarner quelqu’un, quelle que soit son identité.
Merci, Aurélien, pour toutes vos réponses !
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