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television

Aurélien Jacob nous en dit plus sur sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Aurélien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France Télévisions pourront prochainement vous retrouver dans “Les farouches”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Je joue le personnage de Marco, un trafiquant. J’avais été contacté par une directrice de casting lyonnaise, qui m'avait repéré, suite à plusieurs stages. Il faut dire qu’on m’appelle souvent pour des personnages un peu noirs et pas forcément dans les règles…

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’est sûr ! J’ai partagé quelques scènes avec Barbara Schulz, c’était une belle rencontre. C’est resté naturel, on était sur le même plateau donc on était là pour la même chose, avec le même objectif. C’était bien !

 

Quel regard portez-vous sur Marco, votre personnage ?

 

Quand je rentre dans un personnage, en général, je vais beaucoup m’aider de moi-même. C’est-à-dire que je ne vais pas forcément chercher à construire une autre identité, je vais me baser beaucoup sur la mienne. En fonction de l’histoire et de l’objectif de mon personnage, je vais l’habiller…Mais il y a au moins 80% de moi dedans ! Je viens de la méthode Meisner, basée beaucoup sur les souvenirs et sur l’écoute. 

 

Sur le tournage, j’arrive donc déjà avec une idée en tête, qui me vient dès la première lecture du scénario, où des couleurs m’inspirent. Suite à cela, le jour J, je vais beaucoup être à l’écoute, je suis très ancré avec mon partenaire de jeu, permettant de finir l’habillage. 

 

Il faut donc que ce soit organique ! En plus, là, je n’avais pas beaucoup de répliques, c’étaient surtout les yeux et le regard qui jouaient…

 

 

 

 

En parallèle, vous avez tourné dans un 6x52 minutes pour TF1…

 

La série s’appelle “Marie-Line, incognito”, interprétée par Isabelle Nanty et Nicolas Gob. C’est l’histoire d’une espionne, qui veut prendre une pause, après avoir été mise à l’écart, pour s’être trop immiscée dans certaines affaires. Elle en profite pour revenir aux sources dans son village natal, où sa famille n’est en rien au courant de ses activités. 

 

A partir de là, elle va s'immiscer dans les affaires locales, alors qu’elle n’a pas à le faire….Mais c’est plus fort qu’elle et plein de choses vont plus ou moins bien se passer ! 

 

Je joue le chef des stups, personnage qui, à certains moments clés, sera en appui des affaires. C’est un peu lui qui tient les rênes et qui donne les avals… ou pas ! 

 

Le fait que ce personnage soit récurrent vous a sans doute permis une belle palette de jeu ?

 

Dans les séries ou les unitaires, c’est toujours un peu la même approche car il faut toujours développer son personnage. Mais c’est vrai que, quand on a plusieurs jours de tournage, on commence à être plus à l’aise avec son rôle, ce qui nous aide à être encore plus spontané et naturel. Jour après jour, on s’alimente un peu plus encore, on a beaucoup d’interactions avec les autres partenaires, du coup on construit une cohésion.

 

On peut dire que ce personnage-là était un peu une première pour moi : d’habitude, j’ai des personnages un peu farfelus, qui ne sont jamais trop dans les règles, alors que ce rôle de chef des stups était assez cadré, il fallait avoir une posture type, sans pouvoir déborder. Il y avait moins de place pour l’improvisation, ce qui était intéressant pour moi.

 

Justement, avez-vous eu, cette fois-ci, des sources particulières d’inspiration ?

 

Pour un tel rôle, on n’est pas obligé d’aller se renseigner sur un chef des stups. Etant père de deux enfants, cela me force à avoir une posture de cadre. Du coup, je suis allé puiser là-dedans donc vous voyez, je ne suis pas allé bien loin, j’ai été chercher à la maison. D’où ma méthode, basée beaucoup sur les vécus personnels et sur les souvenirs. 

 

J’ai cela en moi, donc je m’en sers tant pour parler à mes enfants que pour qu’un chef des stups passe des informations. 

 

Certainement êtes-vous curieux de découvrir le rendu final ainsi que les retours des téléspectateurs ?

 

C’est vrai que les retours sont toujours intéressants parce qu’on a un métier où on aime bien faire passer des émotions. Quand les gens nous disent avoir ressenti, par exemple, de l’empathie ou de la froideur, c’est bien, ça veut dire que quelque chose est passé. Oui, j’aime bien savoir !

 

D’ailleurs, quels commentaires avez-vous eus suite à la diffusion de la saison 2 de “Flashback” sur TF1 ?

 

J’apparais dans deux épisodes, dans le rôle de Pierrot. Je me suis éclaté dans ce personnage, c’est une petite frappe de la rue, qui a le pouvoir d’avoir des informations. Il est donc, par moment, clé dans l’histoire et c’est pour cela que Josselin, joué par Michael Youn, vient le faire parler, d’une manière un peu clin d'œil au film “La chèvre”, en lui mettant les doigts dans le nez. J’ai bien aimé toucher ce côté humoristique ! J’avais déjà eu un rôle un peu équivalent dans un court-métrage, “Bluff”, donc je me suis inspiré de cette première expérience, en l’habillant avec ce que voulaient les deux réalisateurs. Avec un tel personnage, il y a plus d’ouverture pour l’improvisation, ce que j’aime bien, pour en avoir fait pendant quelques temps !

 

La fidélité des téléspectateurs sur cette saison 2 a certainement dû vous faire chaud au coeur ?

 

C’est vrai ! La saison 1 avait déjà bien marché, il y avait eu vraiment de bons retours et de bons échos, du coup la saison 2 était attendue…et les audiences se sont confirmées, avec plus de 25% à chaque fois. L’intrigue était sympa, tout comme le final, laissant une ouverture sur une possible saison 3. A suivre…

 

En tout cas, c’était un beau cadeau pour tout le monde, d’autant plus que le tournage était intense, sur peu de jours, afin d’être prêts, justement, pour cette diffusion d’avril. La cohésion a bien marché, tant mieux ! Sur le plateau, moi qui suis arrivé sur cette saison 2, j’ai vraiment senti et vu une famille. C’était une belle expérience, peut-être une des meilleures pour moi !

 

 

 

 

Vous avez également tourné pour M6, dans “Scènes de ménages”...

 

Cela s’est fait un peu sur le fil, j’ai été repéré via une photo et ce que je dégageais dessus…Le personnage était celui d’un cantonnier, il est éboueur. Un couple de la série doit s’occuper des tâches extérieures de l’immeuble mais ils prennent trop leurs aises…Mon personnage arrive alors pour essayer de les remettre en place ! J’ai joué d’une manière assez brute, comme ce que je semblais dégager sur la photo.

 

J’avais pu avoir une expérience de quotidienne sur DNA et, là aussi, le rythme était intense. Il faut donc être prêt, il faut être professionnel, pour ne pas faire perdre de temps. C’est une bonne école, pour préparer un rôle rapidement. Il faut aussi être spontané, pour s’adapter aux demandes du réalisateur sur le plateau.

 

Plus globalement, ces différentes actualités vous permettent des registres de jeu très larges et très variés, ce qui doit être très grisant pour vous ?

 

C’est vrai que c’est intéressant, même si, au fond de nous, il y a des personnages que l’on aimerait plus faire que d’autres. Mais le fait de toucher un peu à tout, dans une carrière, est à chaque fois un cadeau, pour essayer des choses nouvelles. Quand on pense à toi pour quelque chose qui te sort un peu de ta zone de confort, ça fait plaisir parce que ça veut dire que tu peux dégager des choses différentes. Après, j’ai envie de dire que, peu importe ce qu’on te propose, c’est toujours intéressant de rentrer dans un imaginaire. C’est ce qui me nourrit ! J’aime rentrer dans des histoires, pour incarner quelqu’un, quelle que soit son identité. 

 

Merci, Aurélien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / L'or bleu : German de Diego nous présente Diego, son personnage dans cette nouvelle mini-série évènement !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour German,

 

Quel plaisir deffectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront très prochainement vous retrouver dans Lor bleu”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Je me suis senti très honoré de pouvoir rentrer dans cette intrigue et de pouvoir développer mon personnage, Diego. Cest le compagnon de Matthias et, en fait, c’était déjà bien que lon puisse voir, dans une série, une relation entre deux hommes. Diego est un peu une pièce rapportée de la famille et il assiste à pas mal d’évènements. C’était un plaisir de faire partie de l’équipe, de rencontrer tous les autres comédiens et comédiennes, mais aussi d’être dans ces magnifiques paysages du Vaucluse et du Lubéron. Jai adoré, c’était trop bien, c’était un plaisir !

 

Dhabitude, je suis beaucoup plus au théâtre et, là, jai apprivoisé le fait d’être dans une aventure à la télé, où les codes et les timings sont différents. Cest un autre monde, un autre univers et c’est un immense plaisir !

 

Vous lavez dit, ce projet a été loccasion de côtoyer un chouette casting, ce qui a certainement été très enrichissant humainement aussi…

 

Tout à fait ! J’ai eu la chance de travailler avec ce chouette casting et on a passé de beaux moments, on était souvent en voiture ensemble pour aller vers les différents décors, on pouvait papoter et rigoler, c’était sympa ! Lors du déjeuner, on passait aussi d’agréables moments. Avec Barbara, très vite, on a dû jouer une scène d’amitié, alors qu’on ne se connaissait pas donc c’est très beau de devoir avoir ce genre d’énergie aussi vite, c’est ça également la magie de la télévision. Cela a été très intense et on s’est apprivoisés au fur et à mesure. C’était fort et très intéressant !

 

Il y a pas mal de séquences daction quand même, c’était, pour moi, un peu comme un jeu. Juste avant la scène, j’étais déjà dans mon personnage…Jai hâte de voir le rendu final, jespère que les téléspectateurs en profiteront également, parce que je trouve la trame très intéressante. Ça parle dun sujet que lon vit tous aujourdhui, la sécheresse au travers du dérèglement climatique. En plus de cela, il y a toute l’émotion des personnages et toute lhistoire.

 

Jai trouvé intéressant que chaque personnage ait un monde émotionnel très fort et très intense. Il y a plusieurs ingrédients : lamour, le meurtre, la comédie, les beaux paysages, les relations humaines, les flashbacks, … Jai dailleurs eu loccasion de rencontrer les comédiens qui jouaient ces flashbacks et c’était très marrant, car on n'était pas habillés de la même façon. On rigolait de nos époques, de nos coiffures et de nos tenues…

 

Quel regard portez-vous sur Diego, votre personnage ?

 

Surtout, je me suis concentré sur sa relation amoureuse avec Matthias, avec lequel jai juste une séquence. Cest mon mari, cest avec lui que je construis une famille et, tout de suite, il se passe beaucoup de choses dans notre relation. Donc toute ma vision était liée à cet axe amoureux…Je me suis également concentré sur ma relation damitié avec le personnage de Barbara mais aussi sur ma place dans la famille. Je suis une pièce rapportée mais qui se trouve au milieu de toute cette salade et, du coup, je dois madapter aux circonstances. Jessaie de le faire comme je peux mais cest vrai que jai une vulnérabilité, que lon va découvrir au fur et à mesure des épisodes, et qui révèle un peu aussi ma situation personnelle, où je passe des moments fragiles.

 

Donc mes intentions personnelles étaient liées à mon amour pour mon compagnon, et à ma détresse personnelle, que je vis en cachette, pleine de solitude. Il va aussi y avoir un impact émotionnel fort pour mon personnage, qui va le porter tout au long de lhistoire.

 

Sans doute que la palette de jeu à défendre a été très intéressante ?

 

Oui…Et même les silences ! Pour moi, cest aussi très intéressant quand on ne parle pas mais quon est là, quon est présent. Parfois, tu dois défendre un texte et, parfois, tu dois défendre un silence, une présence, une connexion avec les autres et jai trouvé cela challengeant. J’étais là, je ne disais rien mais c’était très important. C’était donc aussi un plaisir de jouer cette présence, qui se passe à lintérieur de soi-même. Cest une spécificité qui mattire beaucoup !

 

Jai aimé également lavant et laprès : quand une personne est impactée par un évènement important dans la vie, ça la structure et jai vraiment travaillé cela. Comme je le disais, jai adoré aussi tous les moments daction, où il y avait du physique à mettre en place, c’était très intéressant !

 

Dailleurs, avez-vous eu des sources particulières dinspiration au moment de vous glisser dans la peau de Diego ?

 

Oui, javais regardé quelques films pour me mettre dans l’énergie de son histoire damour. Jai également beaucoup essayé d’être dans la justesse du moment présent parce que le personnage était tellement dépassé par tout ce qui se passait et tout ce qui lui arrivait. 

 

La sécheresse est le thème de départ de la série mais lhistoire va plus loin que ça, en évoquant, notamment, des histoires personnelles et des histoires familiales…

 

Pour moi, la sécheresse était un vrai protagoniste…C’était fou, il y avait comme une métaphore avec tout ce qui se passe dans ces familles. Jai trouvé intéressant de faire le lien entre la terre et les personnes ! Cela mavait plu dès le début…Ce programme parle donc dun sujet qui me touche personnellement et, dans la trame ainsi que dans lhistoire, jai trouvé comme une poésie entre tout ce qui se passait.

 

Ce qui se joue entre les familles est très important dans cette série, on voit comment les choses se dégradent ou, parfois, comment il y a une lueur despoir. On y parle damour mais aussi de soutien et damitié. Grâce à cela, on voit également comment on peut prendre soin de la nature et de lautre…Ce que jai aussi adoré, cest que les personnages féminins soient importants, avec des histoires intéressantes et fortes à développer. 

 

Certainement êtes-vous impatient de découvrir le rendu final et les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, jai hâte ! Je nai vu que quelques images au combo mais je ny allais pas très souvent. Javais confiance dans le réalisateur. A Canneseries, les collègues étaient très contents des deux épisodes diffusés donc il me tarde de les voir moi aussi. Je suis curieux également de découvrir les émotions que ressentiront les gens, notamment dans mon couple avec le personnage de Matthias. 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Jai écrit un seul en scène, Vies merveilleuses”, je lai joué au Lavoir moderne parisien en octobre 2025. Je le cuisinais depuis quelques temps et, là, ça a été une belle expérience de le partager avec le public parisien. Je vais faire une petite tournée, je vais débarquer, en juin, en Espagne, dans ma ville natale de Barcelone. Ce sera la première fois que je jouerai ce spectacle là-bas, jen suis très ému et jai hâte. Après, je rentrerai en France pour jouer à Sète, toujours en juin. Un festival à Nanterre ainsi que dautres dates sont en attente de confirmation.

 

J’écris déjà le deuxième volet… Les deux univers, de la télévision et du théâtre, me plaisent donc beaucoup ! Et le cinéma évidemment !

 

Merci, German, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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France 3 / A priori : Clara Balmin évoque Camille, son personnage de médecin légiste !

Publié le par Julian STOCKY

@ Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Clara,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 peuvent actuellement vous retrouver dans la nouvelle saison de “A priori”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! Effectivement, c’était un vrai plaisir, pour moi, d’incarner un personnage sur toute une saison, en plus un personnage qui me ressemble, il faut le dire. J’ai aimé également travailler avec deux équipes différentes et donc avec deux super réalisateurs, Sébastien Perroy et Laly Perret-Vannucci, le tout dans de superbes lieux. En tant que médecin légiste, j’étais là à chaque fois qu’il y avait un mort et ça se faisait donc toujours en décors extérieurs. J’ai eu la chance de travailler sur dix décors, dans des endroits merveilleux, comme une manade, un stade de rugby ou encore dans une superbe villa près de Montpellier. En tout cas, c’était vraiment super de rejoindre cette équipe !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting, de guests et de récurrents…

 

Complètement ! C’était un plaisir de rencontrer Lucia et Florent, qui étaient mes partenaires principaux. J’ai surtout travaillé avec ce binôme parce que c’est à eux que mon personnage donnait les informations. Je ne connaissais pas Lucia, je l’ai découverte le premier jour, dans la voiture qui nous a amenées au tournage. C’est quelqu'un de très entier, très professionnel, avec beaucoup de sensibilité. J’avais, d’ailleurs, découvert quelques jours avant le tournage que ce serait Florent à ses côtés. C’est vrai que cela a été une très agréable surprise de travailler avec lui, que j’avais pu voir, comme tous les Français, aux Jeux Olympiques. Donc c’était une super expérience ! Les deux avaient un emploi du temps très chargé, passant chaque jour d’une équipe à l’autre. J’ai aussi pu rencontrer mes dix « morts », un par épisode. Ne vous inquiétez pas, ils vont tous très bien, j’ai d’ailleurs souvent pris la voiture au tournage avec eux.

 

 

@ Fabien Malot

 

 

Quel regard portez-vous sur votre personnage, Camille, médecin légiste ?

 

La production cherchait un personnage « drôle », je me suis demandé ce qu’ils entendaient par là mais je me suis dit que ce serait l’occasion de faire mes propres propositions. En tant que comédien, quand on passe un casting, on nous demande souvent de faire une proposition forte, et là, on nous donnait la possibilité de faire deux propositions. Il faut savoir que j’ai eu deux textes à présenter au casting, dont un était issu du premier épisode, au moment de la rencontre entre Camille, Jim et Iris, où mon personnage dit notamment “Désolée, les seuls corps que je peux toucher, ce sont ceux des cadavres”. J’ai fait une première proposition qui était assez proche de moi, c’est-à-dire une Camille avec une belle énergie, qui est solaire, sympathique, avenante et souriante…Ok, elle est légiste, elle côtoie des morts tous les jours mais ça ne l’empêche pas d’aimer son travail ni d’avoir envie de plaisanter avec ses collègues. Donc je me suis dit qu’après cette première proposition qui me ressemblait, je pouvais en faire une deuxième un peu plus maladroite socialement, une fille pas très tactile ni chaleureuse, qui a un côté un peu geek, qui est très fan de son travail et pour qui les relations avec les êtres humains (vivants) sont un peu plus compliquées et faisant des blagues qui ne marchent pas trop. J’imagine que vous vous doutez quelle proposition a été retenue par la production ? La première, qui me ressemblait davantage !

 

La production m’a demandé de garder ce côté un peu spontané et fun. C’est une série qui passe à une heure de grande écoute, sur France 3. Certes, elle parle de meurtres mais c’est une comédie policière et on ne voit pas de choses trashs car elle est destinée au grand public. La production n’avait pas non plus envie que Camille soit trop « détente » à côté du mort, même si elle aime son métier. Il m’a fallu jongler entre ces deux aspects : garder un côté très solaire, sympathique et détente, tout en respectant la situation et le fait qu’il y ait, à côté d’elle, une personne décédée, ce qui fait partie de son quotidien.

 

Quels retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

Des personnes, qui avaient déjà regardé toute la saison sur la plateforme, avant la diffusion sur France 3, m’ont dit que cette deuxième saison leur avait donné l’envie de regarder la première. J’ai aussi eu des retours selon lesquels les téléspectateurs croisent les doigts pour une saison 3 et pour que Camille soit de retour avec, ils l'espèrent, plus de scènes. Cela fait plaisir d’avoir ces supers retours ! 

 

Forcément, on fait attention aux audiences et c’est vrai qu’elles sont très très bonnes, comme pour la saison 1. En plus, face à “Koh Lanta”, programme qui a été, pour moi, un rendez-vous très fort pendant des années…C’est vraiment une super récompense d’avoir été devant ce programme et d’avoir été vus par près de 3 millions de téléspectateurs ! Je suis très heureuse de voir que notre travail a été récompensé. 

 

 

@ Fabien Malot

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

C’est une question toujours particulière pour les acteurs, dans le sens où, dans notre travail, il y a des périodes où l’on tourne et où l’on est rémunéré pour cela, et le reste du temps où l’on travaille pour pouvoir développer notre carrière et décrocher de nouveaux tournages. Notre métier de comédien est souvent mis en lumière lorsqu’il y a des tournages et des diffusions, c’est la partie émergée de l'iceberg. Sauf que, tout le reste de l’année, même quand on ne tourne pas ou qu’on n’a pas un projet en diffusion, on continue à travailler ! Ce mois d’avril, pour moi, est très rempli, de par, déjà, toute la communication que je fais autour de la diffusion de la série. C’est aussi l’occasion pour moi de continuer à faire ce travail de l’ombre, pas forcément connu du grand public, la partie immergée de l'iceberg, en entretenant mes relations avec les directeurs de casting, pour les inciter à me découvrir ou me redécouvrir dans “A Priori”. J’en profite également pour contacter des agents, pour me faire connaître auprès d’eux, dans le cadre d’une potentielle collaboration. 

 

Je pense que c’est important de se diversifier dans ce métier, pour ne pas se mettre trop de pression sur les différents castings et je suis justement entre deux formations, dont l’une pour être formatrice. J’ai eu une première vie, dans le domaine de la communication, et je suis comédienne depuis 10 ans. Qui de mieux qu’un comédien pour transmettre et faire monter en compétences les gens sur la prise de parole en public ? L’autre formation pour rencontrer des directeurs de casting et travailler avec eux le jeu face à la caméra. Tout cela permet de planter des petites graines pour que, ensuite, je l’espère, de belles fleurs et de belles plantes puissent en jaillir. 

 

Merci, Clara, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh Lanta : Johan revient sur son élimination, après trois semaines d'aventure !

Publié le par Julian STOCKY

©A.ISSOCK/ALP/TF1

 

 

 

Bonjour Johan,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Complètement ! Chaque mardi, quand on se réunit devant la télé, en famille, entre amis ou avec les collègues, ça nous ramène à ce que l’on a vécu l’année dernière et à cette aventure extraordinaire. Le temps passe et, de voir les images, clairement, ça fait redevenir vivants les souvenirs. On se ressent de nouveau là-bas et l’émotion revient, on se souvient des épreuves, on se souvient des efforts, on se souvient des petits instants partagés donc c’est clairement, chaque semaine, une machine à remonter le temps, on va dire.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

 

Depuis que je suis enfant, j’ai grandi avec “Koh Lanta”. Cela a commencé quand j’avais une dizaine d’années, aujourd’hui j’en ai 37, oui 25 ans d’émission et ça a toujours rassemblé ce qui me plait le plus dans la vie : le sport, le dépassement de soi, l’aventure, les liens sociaux…Voilà, c’est vraiment un mélange de tout ce qui me plait au quotidien donc c’était une évidence, un jour, de pouvoir candidater et ça a été une chance de pouvoir participer, et de pouvoir réaliser un rêve. J’avais deux rêves dans ma vie : faire de l’avion de chasse et participer à “Koh Lanta”, j’ai eu la chance de réaliser les deux, c’est assez énorme !

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Au début de notre aventure, avec l’existence des reliques et la cinématique de jeu qui va être la nôtre pendant ce “Koh Lanta - Les reliques du destin”, je suis un petit peu partagé : d’un côté, il y a de l'excitation parce que c’est une nouveauté, et ça semble un peu fou mais, de l’autre, je me dis “Mince, les stratégies qu’on va pouvoir mettre en place et tout ce que j’avais imaginé vivre vont peut-être être chamboulés par tous ces pouvoirs et toutes ces reliques”. Donc c’est un mélange d’excitation et d'incertitude liées au pouvoir des reliques. 

 

La réunification avait eu lieu il y a peu. Comment aviez-vous vécu ces premières heures tous ensemble ?

 

La réunification est clairement une première étape que j’espérais vivre et quand elle arrive, je l’accueille avec beaucoup de plaisir. Pourquoi ? Parce que, en plus, on a réussi à revenir à égalité les rouges et les jaunes, où tout est possible. On sait que, dans “Koh Lanta”, les couleurs ont la vie dure, même quand on est en tribu réunifiée. J’ai hâte, surtout, que l’aventure prenne une dimension individuelle, avec des épreuves individuelles, où on est seul responsable de ses victoires et de ses défaites. C’est aussi quelque chose, je pense, que l’on vient chercher dans “Koh Lanta”. C’était très bien de vivre ces moments d’équipe mais ça fait plaisir de basculer sur des épreuves qui sont un peu plus individuelles.

 

Pour en revenir à l’épisode de cette semaine, l’épreuve du tir à l’arc a été, comme à l’habitude, forte en émotions, pour tout le monde…

 

Tout à fait ! Ces deux épreuves individuelles que l’on a pu voir sur le dernier épisode sont clairement, je pense, parmi le top 5 des épreuves mythiques de “Koh Lanta”. Si on ne met pas la course d’orientation ni les poteaux, ce sont clairement les deux qui me tenaient le plus à cœur. Ce sont les deux que je me voyais, en plus, en capacité de gagner et ce sont les deux que je voulais remporter. Donc les vivre, c’est déjà une chance ! Bon, je vous avoue qu’avec le scénario, il y a beaucoup de frustration parce que, sur l’épreuve du tir à l’arc, au confort, je n’ai malheureusement pas l’occasion de m’exprimer longtemps puisque les jaunes, dès qu’ils remportent une salve, cassent ma flèche. Je suis le premier et le seul rouge éliminé, après les jaunes sont éliminés un par un…C’est assez frustrant ! Je pense qu’ils avaient vu que je tirais pas trop mal et ils ont préféré tout de suite m’éliminer. C’est stratégiquement bien joué de leur part mais c’était frustrant pour moi !

 

L’épreuve d’immunité a été celle du parcours du combattant. Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour l’emporter ?

 

Le parcours du combattant, clairement, est mythique ! En arrivant en tête sur le dernier obstacle, ne pas réussir à monter au poteau et à attraper cet anneau qui m’aurait permis de sauver ma place et qui, en plus, m’aurait apporté une victoire individuelle dans l’épreuve phare, c’est la frustration au carré avec la première épreuve. C’est assez difficile, personnellement, à ce moment-là ! Même s’il y a un beau vainqueur avec Daniel, je suis très déçu de ma performance à ce moment-là….

 

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

A l’approche du conseil, à l’issue de ces deux épreuves mythiques, je me sens quand même un petit peu en danger. Même si on est en supériorité numérique, les jaunes ont un collier et je me doute qu’ils peuvent le jouer de manière fine. Je pense, à ce moment-là, qu’ils n’ont qu’une chance sur cinq de protéger le bon aventurier mais je me dis qu’ils peuvent être capables de réduire la liste avec un petit peu d’analyse. Je sens qu’eux vont me viser moi…Pourquoi ? Parce que Daniel est protégé par son totem et quitte à revenir à égalité, autant taper un grand coup et éliminer un aventurier fort chez les rouges. Je me dis qu’entre Caroline et moi, ça va se jouer là et je sens, avec les regards des uns et des autres, que je suis en danger. Donc je pars à ce conseil quand même inquiet !

 

Quand j’entends Jade qui donne son collier à Hugo, je sais que vais rentrer dans l’antre du destin parce que je suis persuadé, intimement à ce moment-là, que c’est mon nom qui est sur les papiers côté jaunes. Donc je me prépare à la suite, je commence à calculer quelles sont les chances de tomber sur les poteries qui peuvent me sauver tout de suite, la poterie duel ou la poterie truel, et je me dis que, même si je n’attrape pas une de ces deux-là à ce moment-là, il restera quand même la poterie truel qui pourrait me sauver la prochaine fois. Donc je me dis qu’il y a encore des chances de rester dans l’aventure, même si c’est moi qui vais me diriger dans l’antre à ce moment-là. 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

 

Alors, j’ai deux gros souvenirs qui me reviennent en tête tout de suite…Le premier, c’est le confort que l’on a gagné en équipe, avec les rouges, qui nous a permis enfin de manger et, en plus, de découvrir la culture locale, chez Nané, avec le tressage avec les fils de nénuphares …C’est un moment exceptionnel parce qu’on avait traversé beaucoup de défaites et c’est le moment où l’équipe rouge renaît un petit peu, se nourrit à nouveau le corps et l’esprit, c’est un moment de cohésion énorme. Donc c’est clairement le premier souvenir qui me revient en tête ! Le deuxième est un mélange de toutes ces excursions qui nous ont permis de trouver de la nourriture, comme la fois où on est partis avec Zak pour trouver des bananes ou, dans l’épisode de cette semaine, l’excursion que l’on a faite avec Guillaume, Hugo et Caroline, qui nous ont permis de ramener à manger un peu de tout pour tout le monde. C’est quelque chose que j’étais venu aussi chercher sur “Koh Lanta” et c’est quelque chose que j’ai adoré vivre.

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été le plus compliqué à appréhender ?

 

Surtout avec le recul, maintenant, ce qui était difficile, c’était la gestion de l’énergie. Subir la faim et faire avec, ça, finalement, j’ai réussi à le faire…Par contre, gérer ses ressources énergétiques pour être performant pendant les épreuves, je pense que j’aurais dû le faire différemment et un petit peu mieux, à savoir peut-être, justement, moins d’excursions, moins de débauche d’énergie pour trouver à manger pour tout le monde et garder un petit peu d’énergie sous la pédale pour remporter les épreuves dans les moments clé. 

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Je vous confirme que le sac n’est pas forcément prêt dans le coin de la chambre mais que je suis prêt en moins de cinq minutes à repartir sur “Koh Lanta”. J’en rêve !

 

Merci, Johan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Romane Raffin Delys nous présente Morgane, son personnage dans ce téléfilm unitaire !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Romane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, tout à fait ! C’était hyper agréable, notamment parce que c’est la région dans laquelle mes parents s’étaient installés pendant mes années au lycée. Donc c’était aussi un bel hommage à ce niveau-là. Et le personnage en question était assez intéressant, dans sa complexité !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’était très riche en bonheur, surtout. Lorie était une chanteuse que j’adorais quand j’étais plus jeune, du coup c’était beau pour moi !

 

 

 

 

…et de tourner dans de magnifiques décors…

 

Totalement ! Ce programme met en lumière des régions que l’on connait que trop peu mais qui sont tout aussi jolies et sauvages.

 

Quel regard portez-vous sur Morgane, votre personnage ?

 

Ce que je trouve beau dans ce personnage, ce sont les traits de famille qui sont mis en avant, donc cette loyauté qu’il y a et ce lien qui perdure malgré les dix ans passés dans le silence. C’est vraiment quelque chose qui me touche personnellement et que je trouve très important à mettre en lumière. Donc cet aspect-là du personnage m’a beaucoup plu et même émue. Je me suis collée à sa peau, à ce niveau-là ! Tout coïncidait, ça a été assez facile, il n’y a pas eu beaucoup d’imagination à faire parce que tout était déjà présent de manière réelle et sincère.

 

Sans doute que la palette de jeu a dû être plaisante à défendre ?

 

Oui ! Morgane est atteinte de mutisme, ce n’est pas mon cas mais j’ai pas mal de difficultés à exprimer mes émotions, notamment quand il y a quelque chose qui ne va pas. J’apprends énormément à le faire et de plus en plus avec l’expérience…Avec le temps, on prend plus soin de soi mais c’est vrai que j’ai eu des périodes plus difficiles à ce sujet et c’est pour ça que j’avais commencé le théâtre et le cinéma. Cela m’a permis de m’exprimer sous la couverture d’un personnage.

 

Morgane est très sensible, ça la submerge mais, malgré tout, elle a une grande force et un grand courage donc c’est un très beau personnage, je trouve !

 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Oui, pour être tout à fait honnête ! La vie est parfois bizarre, elle peut surprendre dans le bien comme dans le mal. Je venais de vivre un évènement avec lequel j'ai pu faire un parallèle.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final, ainsi que les retours des téléspectateurs ?

 

Je n’y pense pas encore plus que ça mais, en vrai, je serai curieuse de voir les retours. Ça va être sympa de savoir !

 

Si je suis toute seule, je vais réussir à me regarder et, même, je vais le faire parce que je trouve ça important. Justement, je vois alors plein de choses. On nous avait appris cela en cours, quand on se regarde, il ne faut pas regarder de façon superficielle, il faut simplement regarder son jeu et la façon dont on dit les choses, pour voir si on était vraiment dedans. C’est hyper intéressant de voir son reflet, ça permet d’évoluer dans son jeu ensuite. Parfois, on avait l’impression d’être à fond dedans et on se rend compte qu’à l’image, c’est peut-être un peu trop ou pas assez. On peut vivre certaines scènes de manière très forte intérieurement, pour autant, à l’image, ça va peut-être moins se retranscrire. Donc c’est un bon exercice ! Par contre, en public, je déteste le faire…

 

En parallèle, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Un clip de Myth Syzer va sortir sous quelques semaines, que j’affectionne particulièrement parce que j’aime beaucoup l’artiste, humainement et musicalement parlant. En plus, c’était super ! 

 

Je devais aussi tourner dans un film mais il a été repoussé. J’avais d’ailleurs passé le permis moto exprès pour ce projet…

 

En conclusion, afin de boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion de samedi soir ?

 

J’espère que les téléspectateurs vont rentrer dans l’intrigue et qu’elle va les happer rapidement. Cela ne peut que résonner, je trouve, et j’y reviens, sur la famille…

 

Merci, Romane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Shemss Audat nous en dit plus sur ce téléfilm inédit, qui sera diffusé le samedi 2 mai prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Shemss,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! Oui, j’étais très heureuse de travailler, de nouveau, avec Flach Film Production. Quand Sylvette Frydman, la productrice, m’a appelée pour me proposer ce projet, j’étais ravie ! C’est la cinquième fois que nous collaborons ensemble. J’ai tourné dans 2 films et une série réalisés par Lorenzo Gabriele, et là, c’est lui qui a écrit le scénario de ce nouveau téléfilm. Donc c’était un bonheur de retrouver cette production, de retrouver Lorenzo cette fois-ci en tant que scénariste et de découvrir Laure en tant que réalisatrice !

 

Et puis j’étais ravie de me voir confier le premier rôle, aux côtés d’Antoine, dans cette belle région de Charente-Maritime.

 

Ce projet a été, effectivement, l’occasion de tourner dans de magnifiques lieux…

 

C’est une région que je connais plutôt bien mais je ne connaissais absolument pas les grottes du Régulus. Je les ai découvertes à cette occasion, et effectivement, c’est un lieu qui est très cinématographique. Ça a été un plaisir de tourner dans cette région ! Les gens étaient adorables et les équipes formidables.

 

Grâce, la capitaine de gendarmerie que vous incarnez, est chargée de l’enquête, après qu’un homme ait été retrouvé poignardé près des grottes troglodytes …

 

Oui, c’est le lieu de départ de l’intrigue ! Grâce est tout récemment revenue dans cette région où elle a grandi… Elle est désormais Capitaine de gendarmerie et un cadavre est retrouvé à la sortie de ces grottes. 

 

Il se trouve que ça fait écho à une affaire qui a eu lieu dix ans plus tôt, dans laquelle un autre cadavre avait été retrouvé dans ces mêmes grottes. L’officier qui a enquêté à l’époque est une personne que Grâce a très bien connu lorsqu’elle était enfant et adolescente….

 

 

 

 

Grâce va effectivement faire appel à Alex, son ancien ami d'enfance, devenu expert en livres anciens…

 

Ils étaient d’abord amis puis ils sont tombés amoureux à l’adolescence. Ils ne se sont pas vus pendant vingt ans, puisque Grâce avait quitté la région précipitamment pour s’installer près de Lyon. Elle revient des années plus tard, et la découverte de ce cadavre va l’amener à retrouver son premier amour puisque c’est lui qui a enquêté sur cet autre crime commis dans ces mêmes grottes. Ils vont donc faire équipe pour investiguer sur cette mort suspecte, qui rappelle l’affaire sur laquelle Alex s’était cassé les dents. Ils vont essayer de comprendre ce qui s’est passé et si ces deux meurtres sont liés.

 

…et ils vont faire face à une affaire qui ravive le passé et des vérités qu’ils auraient préféré laisser enfouies…

 

Il y a un grand trouble chez l’un et chez l’autre lorsqu’ils se retrouvent… Il y a eu des non-dits et donc il y a beaucoup de sentiments en jeu. On va comprendre, au fur et à mesure, ce qui s’est joué entre eux. Je n’en dirais pas davantage parce que c’est quelque chose que l’on comprend à la fin du film mais, pour un certain nombre de raisons, leurs rapports ont été distendus et ils ne se sont pas donné de nouvelles du tout pendant vingt ans. Le fait de retomber l’un sur l’autre et de devoir travailler ensemble va réveiller chez eux beaucoup de sentiments enfouis, de la colère chez Grâce, de l’incompréhension chez Alex et, aussi, du trouble amoureux. On a quand même un peu le sentiment qu’ils n’ont jamais cessé de s’aimer, en tout cas de penser l’un à l’autre.

 

Sans doute que ce personnage vous a permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, c’était très intéressant ! Grâce est un personnage qui est assez loin de moi, contrairement, par exemple, à une Jade, dans “Un Si Grand Soleil”, qui me ressemble davantage, qui est, on va dire, un peu plus funky et drôle. Grâce a un côté très sérieux, peut-être, du fait, justement d’être gendarme et d’avoir eu cette formation militaire. De par l’endroit d’où elle vient et la vie qu’elle a pu avoir, peut-être a-t-elle un besoin de prouver beaucoup de choses aux autres et à elle-même. Donc elle est très sérieuse, elle est très tenue, elle a des objectifs très clairs. Elle était, en tout cas, très sympathique à incarner, il y avait cette ligne à tenir, de quelqu’un qui ne me ressemble pas forcément, ce qui était très intéressant. 

 

 

 

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Pas forcément ! C’est la manière dont je l’ai imaginée, c’est aussi le scénario qui m’a donné cette direction, ainsi que le personnage écrit par Lorenzo. Le fait de l’imaginer militaire, avec cette formation-là, m’a aidée, et le fait également d’être une femme dans ce milieu-là, soulève, je pense, un certain nombre de questions. Il faut se faire sa place en tant que femme dans un monde majoritairement masculin.

 

Se retrouver capitaine de gendarmerie, avoir cette responsabilité, demande, d’après moi, d’être extrêmement sérieuse, posée, d’avoir une certaine autorité naturelle et donc de ne pas montrer ni des failles, ni trop de légèreté. Il fallait, ainsi, qu’elle soit quand même assez droite ! C’est comme cela, en tout cas, que je l’ai imaginée, à travers son parcours et son background sur lequel on a pu réfléchir et travailler avec Laure, Sylvette et Lorenzo.

 

Sans doute avez-vous hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

Ah oui, j’ai hâte d’avoir leurs retours ! Notamment des gens qui me suivent sur les réseaux et qui me font régulièrement des commentaires sur les téléfilms qui sont diffusés, voire rediffusés. C’est toujours très agréable d’avoir ces retours, ainsi que ceux des gens qui m’abordent dans la rue. Sans oublier le retour de mes proches, qui est toujours celui qui inquiète le plus. Donc je suis impatiente et j’espère que le film sera bien accueilli !

 

J’ai eu la chance que trois projections en public aient déjà eu lieu en Charente-Maritime, on a donc déjà pu présenter le film aux gens de la région, on a pu avoir leurs retours. Le programme a été très bien accueilli, les spectateurs étaient vraiment très enthousiastes de voir un film tourné dans leur région, de découvrir les paysages et l’intrigue. 

 

 

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Je suis en train de tourner actuellement dans une série pour France 2, réalisée par Jérôme Cornuau, qui s’appelle “Plus fort qu’elle”, avec notamment Dounia Coesens, Sonia Rolland, Emilie Gavois Khan et Antoine Hamel, que je retrouve. Le casting est génial et le tournage est extrêmement agréable. On tourne en Aquitaine, une région que je connais bien et dans laquelle j’ai toujours plaisir à travailler.

 

En parallèle, je tourne sur une autre série, cette fois-ci pour TF1, “Robin”. C’est une adaptation contemporaine de l’histoire de Robin des bois.  

 

Par ailleurs, j’ai écrit un court-métrage, je suis à la recherche de productions qui pourraient être intéressées. J’espère pouvoir le réaliser très prochainement et passer, ainsi, de l’autre côté de la caméra.

 

Merci, Shemss, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Les mystères des grottes du Régulus : Sacha Vanbockestal évoque ce téléfilm inédit, ainsi que la pièce de théâtre qu'il jouera au festival d'Avignon!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sacha,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le samedi 2 mai prochain, en prime-time, dans “Les mystères des grottes du Régulus”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Exactement ! En plus, c’était mon premier projet télévisuel donc c’était un peu le téléfilm baptême, on va dire. Quand j’ai passé les auditions, en vidéo dans un premier temps, je ne savais pas que c’était Lorie qui allait réaliser donc, quand je l’ai vue en présentiel au call back, j’étais très heureux de découvrir que c’était elle. Quand mon agent m’a appelé pour me dire que j’étais pris, je me réjouissais de partir sur le tournage faire cette aventure !

 

Je ne connaissais pas encore Shemss ni Antoine, j’étais vraiment comme un jeune acteur qui démarrait dans le milieu de la télé et je n’ai pas été déçu. J’ai été bien accueilli et bien reçu. Antoine, Shemss et Lorie, qui ont une expérience du milieu artistique, m’ont beaucoup aidé sur mes deux jours de tournage. C’était donc un vrai plaisir !

 

Le cadre global de tournage a certainement dû accentuer le plaisir pris ?

 

Oui, c’est ça ! On était à Rochefort…J’ai tourné dans un bâtiment désaffecté et dans un commissariat, ce n’étaient donc pas forcément les plus beaux décors de la ville 🙂 mais la production nous avait mis dans un bel hôtel près des bâteaux. C’était très agréable de démarrer la journée en passant devant, c’était vraiment chouette, oui !

 

Quel regard portez-vous sur Théodore, votre personnage ?

 

Là où ça a été “facile”, c’est que c’était un peu mon emploi ! On m’associe souvent au côté bad boys, un peu rebelle…C’est un peu paradoxal, je fais souvent des castings de voyou ou…de flic. Du coup, quand j’ai vu que Théodore devait être désagréable, nonchalant et pas commode, cela me parlait tout de suite ! C’est vrai qu’il y a un plaisir à se dire “Ok, avec ce personnage, tu as le droit d’être désagréable et de mal parler”. Lorie, d’ailleurs, m’a bien aidé, elle était très bienveillante, ce qui m’a permis de me sentir bien dans la peau de ce gars-là.

 

Sans doute que la palette de jeu associée a été plaisante à interpréter ?

 

En fait, ce qui était très plaisant, c’est de jouer un gars qui pouvait, à l’écran, passer pour le coupable aux yeux des téléspectateurs, mais qui devait se défendre auprès de la police pour convaincre que ce n’est pas lui. Il y avait un peu ce double-jeu, qui était vraiment très intéressant à incarner.

 

 

 

 

Avez-vous d’ailleurs eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Pour ma part, je dirais qu’il faut jouer simple, ce qui veut dire aussi ne pas trop se tourmenter la tête. Il faut rendre le personnage complexe mais ne pas non plus en faire une équation impossible à résoudre. Quand j’ai vu Théodore, je me suis dit qu’il fallait penser basique donc j’ai pensé vraiment aux petites frappes, dans les films, ces bras droits qui font un peu le sale boulot. En partant de là, j’ai rajouté ma touche personnelle, en y mettant ma sévérité et mon côté pas très sympa. Ce qui m’a amené rapidement à Théodore…Je n’ai pas dû chercher trop longtemps pour y arriver.

 

Certainement êtes-vous impatient de découvrir le rendu final mais aussi les retours des téléspectateurs ?

 

Oui, c’est toujours plaisant de montrer un produit au public et d’avoir un retour. Mais j’ai un peu triché : je suis belge, je rentre régulièrement en Belgique et le film est déjà passé sur la RTBF donc j’ai pu le voir. J’étais très content de découvrir le produit fini et ce qui a été joué. 

 

S’agissant d’une de vos premières expériences significatives à l’image, comment avez-vous appréhendé cet exercice de vous voir à l’écran ?

 

Là où ça a été plus facile, c’est que je suis créateur de projets. Pendant mes trois ans de cours, j’ai eu la chance de rencontrer un très bon ami, Adrian Vanouche, qui, d’ailleurs, a gagné le Nikon Film Festival l’année passée et, ensemble, on avait envie de faire. Donc on tournait beaucoup et, du coup, dès le début, je me voyais déjà à l’image. Je suis donc habitué à avoir ce regard sur moi-même, du coup ce n’est pas nouveau, déstabilisant ou inconnu, pour moi, de me voir sur un écran. C’est toute cette expérience de faiseur de projet qui me permet de ne plus voir uniquement mes défauts…Non, je sais que je suis un personnage, je sais qu’il faut faire confiance au réalisateur et je suis donc très à l’aise avec cela, clairement.

 

Ce projet vous a-t-il donné envie de faire toujours et encore plus d’image ?

 

Bien sûr ! L’acting est un vrai plaisir…Tous les acteurs et actrices vous le diront, le chemin est très difficile mais, une fois que l’on a touché au plaisir de la caméra, on en redemande ! Si je continue à faire mes propres projets, c’est aussi pour avoir le plaisir de continuer à jouer…

 

En parallèle, vous serez sur les planches du festival d’Avignon, en juillet prochain…

 

C’est une pièce sur Jeanne d’Arc, qui raconte l’histoire de son procès. Ce spectacle dénonce l’injustice, qu’il peut encore y avoir aujourd’hui, de ces faux-procès, comme on les appelle et qu’elle a subi. C’est, en fait, un ancien avocat, qui s’est reconverti dans la mise en scène de théâtre, qui a écrit cette pièce. Lui qui connaît les rouages de la justice, avait envie de raconter cette histoire mais de façon décalée, en version comédie. Du coup, on suit Jeanne d’Arc depuis son arrestation jusqu’à sa fin tragique, dans tout le chemin qu’elle a dû traverser, en passant par un avocat, des experts, des gendarmes…

 

Je joue divers personnages qui accompagnent cette aventure : un avocat, un des experts, un juge d’instruction. C’est surtout de la comédie mais qui n’enlève en rien le fond dramatique. Certaines scènes le rappellent, on est un peu dans la veine de “Kaamelott”. 

 

On sera en plein air, à la cour de la Reine, au théâtre du Roi René, à 20h55, en Avignon.

 

L’exercice artistique, pour vous, doit être imposant…

 

Exactement ! C’est ultra plaisant mais ultra difficile parce que, quand on sort d’une scène, qu’on est en plein dans un personnage et que, dix secondes après, il faut y retourner pour en faire un totalement opposé, c’est de l'entraînement et de la concentration. Il faut, pour autant, garder une sincérité, tout en changeant d’univers de personnage…sans surjouer.

 

Au début des répétitions, mes personnages n’étaient pas encore assez marqués. Du coup, j’ai dû apprendre à mettre des gros traits pour démarquer chaque rôle. Mais c’est vraiment super plaisant à travailler !

 

 

 

 

D’ailleurs, vous êtes-vous documenté aussi sur le contexte de l’époque, pour mieux encore le maîtriser ?

 

Même quand on me donne, lors d’exercices, une scène issue d’un film, je ne regarde jamais ce dernier avant. Sinon, je sais que ça peut m’influencer…Ici, évidemment, je me suis renseigné sur l’époque et sur, notamment, la façon de parler mais je ne me suis pas plongé non plus à 100% dans le chemin suivi par Jeanne d’Arc, pour les mêmes raisons. En plus, la pièce est très informative… J’ai donc préféré créer de moi-même, avec l’appui et les conseils du metteur en scène.

 

A quelques semaines de la première, que peut-on vous souhaiter pour cette belle aventure naissante ?

 

Une cour bien remplie chaque soir, que les gens se marrent et apprennent ! On peut également nous souhaiter que l’on arrive à s’amuser quotidiennement sur scène pour que le public s’amuse aussi et qu’il demande à nous revoir, afin de jouer encore, encore et encore.

 

L’idéal serait que des directeurs de théâtre soient intéressés et nous programment à Paris. D’ailleurs, avant Avignon, on sera à l’Apollo théâtre, les 6, 11, 20 et 27 mai prochains, à 19h30.

 

Merci, Sacha, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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France 2 / L'or bleu : Régis Romele nous en dit plus sur cette mini-série évènement, qui sera prochainement diffusée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Régis,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “L’or bleu”, sous les traits du personnage de Milou. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, surtout que c’était présenté, lors du casting, comme la saga de l’été 2026, un projet que France 2 n’avait pas fait depuis au moins quinze ans. Donc la chaîne renoue vraiment avec ça, avec cette histoire d’une grande famille, sur plusieurs générations, où des sujets s'entremêlent, d’abus de pouvoir, de puissance,...Vraiment, il y a plein d’ingrédients divers et variés, avec aussi bien des stars que des gens un peu moins dans la lumière. C’est une très belle histoire et un très bon réalisateur, Hippolyte Dard, un mec en or, simple. Donc, oui, c’était une aventure géniale !

 

Ce projet a été l’occasion de côtoyer un chouette casting…

 

C’était d’autant plus plaisant avec de tels partenaires. Il y a eu du sport, c’était chouette ! Les autres acteurs n’étaient pas que sur des rails, à bien faire proprement, là il y avait un supplément d’âme. Cela m’incitait à donner encore plus !

 

et de tourner dans un magnifique cadre…

 

On a tourné une partie vers Carpentras et une autre dans le Luberon. Je connaissais de nom mais je n’y étais jamais allé. C’est hyper beau ! Cela donnerait envie d’y habiter…On avait de belles et grosses journées de tournage mais le cadre était très reposant et, en même temps, apaisant et serein.

 

 

 

 

Le thème de la sécheresse est le point de départ du programme mais c’est presque un prétexte pour aller encore plus loin, avec d’autres sujets, de rouages familiaux notamment….

 

Bien sûr ! Le premier jour, Déborah, qui joue ma belle-fille, m’avait même montré l’organigramme, pour mieux comprendre qui est quoi dans quelle famille et quels sont les tenants et les aboutissants entre chacun. Cela m’a aidé à bien comprendre et à saisir qui est qui. C’était un sacré boulot d’architecture intellectuelle !

 

Quel regard portez-vous sur Milou, votre personnage ?

 

Milou est assez moi, en fait. Je suis quelqu’un de très gentil et de très doux mais il ne faut pas qu’on m’embête…Ce qui était très drôle, c’est que, dès les premières lectures, on découvre que Milou plante des fleurs dans la montagne et…c’est tellement moi ! Vraiment, j’ai un petit bout de jardin et je suis le plus souvent possible dedans. Récemment encore, j’ai planté deux vignes. Donc le personnage me ressemble énormément !

 

C’est un homme qui vient d’une grande famille, il a tout vendu car il n’est pas du tout affairiste, il a pris le large avec ses proches. J’ai trouvé cela hyper intéressant ! Il est loin des apparats et de tout le côté frime, cela ne l’intéresse pas. C’est, je trouve, très proche de moi !

 

 

 

 

Avec huit épisodes, sans doute que la palette de jeu du personnage a été hyper large ?

 

Exactement ! Quand on a la chance de faire partie d’une telle série, avec un rôle important, on se rapproche un peu de ce que l’on peut connaître au théâtre où, dans une pièce, on est là du début à la fin, avec un personnage qui se développe. Souvent, en télévision, on n’a que trois à quatre jours, c’est déjà bien mais on n’a pas, alors, la même capacité à s’épanouir dans le rôle ni à proposer des choses, en discutant avec le réalisateur. Là, j’ai pu avoir un travail commun de construction du personnage !

 

Si l’on revient à l’origine de ce projet, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

 

Justement, le fait que cet homme soit libre ! Il s’est débarrassé de sa famille affairiste, il ne veut que vivre dans le beau, au milieu de sa montagne, à faire pousser ses fleurs, sans qu’on ne l’embête. Il a envie d’avoir des rapports sains, simples et profonds avec les gens. C’est un homme vrai, un bon homme, c’est un être humain construit, qui aime les autres ainsi que la nature, et qui se fait respecter. Si on dépasse les limites, il n’est alors pas juste un pantin, il agit pour faire comprendre qu’il ne faut pas le faire chier. Cela peut être dangereux, en fait, de déranger un gars comme ça…Quand il s’énerve, on passe un cap, il peut devenir violent voire incontrôlable.

 

On vous imagine impatient de découvrir le rendu final ainsi que les réactions des téléspectateurs ?

 

Je serai au festival Canneseries, pour la projection des premiers épisodes. Comme je n’ai rien vu pour l’instant, et que, là, je vais être dans une salle de cinéma, avec des “vrais” gens qui vont découvrir la série en direct, j’aurai forcément leurs réactions épidermiques. C’est super parce que, généralement, en télévision, on n’a pas ce retour-là ni ces réactions, contrairement au théâtre. Je vais boire du petit lait !

 

 

 

 

Sans doute que chacun pourra se retrouver à plusieurs endroits…

 

Oui, cela touche tout le monde ! C’est une série populaire, au sens noble du terme…

 

En parallèle, vous venez de tourner dans un épisode inédit de “Astrid et Raphaëlle”, dans le rôle du procureur…

 

C’était très amusant de passer de Milou, ce gars un peu ermite, à un procureur tête de con, un peu “monsieur connard” mais qui, au bout d’un moment, reconnait quand même les qualités des uns et des autres. C’est le grand écart que notre métier peut nous proposer, ce que l’on n’a pas dans la vie.

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau d’un personnage qui arrive après plusieurs saisons déjà diffusées, qu’est-ce que ça change, comparativement à “L’or bleu”, qui est inédit ?

 

Quand on arrive dans une équipe qui tourne déjà depuis longtemps, avant que tu ne tournes ta première séquence, tu vois souvent les techniciens qui sont posés sur le décor, à se dire “Comment il va nous la faire, lui ? Parce qu’on les connaît les comédiens qui ne savent pas leur texte ou qui ne respectent pas leur marque”. Pour toutes ces équipes qui bossent des heures et des heures, une nouvelle tête veut dire quelqu’un qui, peut-être, va leur prendre un temps précieux sur des journées déjà bien chargées. Ce n’est pas dit, ça se sent dans l’énergie. Mais, dès qu’on tourne la première séquence, quand, en entendant “Action !” et qu'on est à notre place, qu'on sait notre texte, leur retenue disparaît totalement et tu sens que tu fais partie de l’équipe. Ce cap est assez drôle !

 

Avec l’expérience, en off, j’essaie déjà, aussi, de créer du lien avec tout le monde sur le plateau. En tant que comédien, sur un plateau de tournage, on fait juste partie d’un orchestre, où tout le monde fait un boulot de dingue avant notre arrivée. Sans ces personnes, l'œuvre ne serait pas complète et ça remet en perspective notre métier. Nous, les comédiens, prenons plus la lumière mais beaucoup de gens indispensables sont moins visibles que nous. C’est un travail d’équipe : on n’est rien sans les 30 à 40 personnes qui commencent bien avant nous et qui finissent bien après nous !

 

Pour terminer, en bouclant la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion à venir de “L’or bleu” ?

 

Déjà, que ce soit un succès auprès du public et pour la production ! Que ce projet nous fasse nous retrouver, tous, sur une suite…Ce serait super !

 

Ce qui me ferait vraiment plaisir, après trente ans de carrière, c’est de pouvoir passer un cap dans l'esprit des castings, des producteurs et des chaînes et que je puisse être envisagé en amont parmi les rôles principaux d'un projet.

 

Merci, Régis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 2 / Haute saison : Lily Nambininsoa nous en dit plus sur les nouveaux épisodes, prochainement en diffusion !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Lily,

 

Quel plaisir d’effectuer cette deuxième interview ensemble !

 

Six nouveaux épisodes de “Haute saison” seront disponibles à partir du 24 avril sur France.tv et prochainement sur France 2. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de repartir sur cette belle aventure ?

 

Carrément ! C'était assez agréable parce que, comme on se connaissait déjà, que ce soit l’équipe artistique ou technique, il y avait vraiment un plaisir de retrouver une petite famille. Pareil pour les lieux, que l’on avait déjà repérés pendant le pilote : on les connaissait, on savait où on mettait les pieds. On était dans le même hôtel, qui nous accueille toujours magnifiquement bien. Ce qui était cool, ce que l’on a tourné dès juin, contrairement au pilote que l’on avait tourné en septembre donc le soleil, le beau temps, le ciel bleu, les vagues…tout était de la partie, pour notre plus grand plaisir !

 

Le succès d'audience rencontré par le pilote avait certainement dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

 

Oui, exactement ! C’est compliqué, quand on travaille à la télé, d’avoir vraiment les avis des gens parce qu’ils restent chez eux. Donc les seuls retours que l’on peut avoir sont les chiffres mais ces simples audiences nous ont vraiment fait très plaisir ! Cela nous a donné du baume au cœur et ça donne une raison de replonger ! Il y a tellement de séries policières en France, avec des acteurs tous plus talentueux les uns que les autres, et savoir que l’on sort un peu du lot, en tout cas que l’on a plus que le succès escompté, rassure et réconforte, c’est trop bon !

 

D’ailleurs, quels premiers retours aviez-vous alors pu avoir du public ?

 

Que du bien ! Avec pas mal de petites blagues, vu que l’on avait tourné jusqu’à novembre, du genre “Le soleil est un peu timide, ça se voit qu’il fait gris !”. Et encore, je trouve qu’en post-production, ils se sont bien débrouillés pour cacher cela parce qu’il y avait vraiment des journées assez pluvieuses. Sinon, les mots qui sont le plus revenus sont “pétillant”, “rafraîchissant”, “drôle”, “familial”...Le pilote se finit sur un cliffhanger, les gens avaient hâte d’en savoir plus sur cette histoire avec le frère d’Alex, et ils en découvriront davantage dans cette saison 1. J’ai hâte que le public voit cela ! 

 

 

© Baptiste LANGINIER - France Télévisions

 

 

Justement, ces six épisodes de cette saison 1 seront l’occasion, en parallèle des enquêtes, d’en découvrir davantage sur chacun des personnages…

 

Le pilote servait surtout à s’attacher aux personnages récurrents, ce qui a été un succès et qui nous a ravis. Là, chaque épisode a son enquête unique mais il y a toujours cette histoire d’Alex et de son frère, qui est un peu le fil rouge de la saison. Finalement, ces enquêtes sont un prétexte pour se plonger dans la vie de ces cinq personnages et, en effet, on en sait davantage sur Alex, sur Lisa, sur la relation entre Pascal et son fils, ainsi que sur la relation amoureuse entre Mélusine et Timothé. Je trouve que ça les rend encore plus attachants ! Quand j’ai lu les scénarios pour la première fois, j’avais trop hâte de les jouer parce que ça donne du corps et de la matière, on les connaît davantage. Pour nous, en tant qu’acteurs, c’est très intéressant de créer cela et de le fabriquer. Comme je le disais, on se retrouvait donc on était un peu plus à l’aise les uns avec les autres, on discutait du coup beaucoup avant les prises, entre deux scènes et pendant les lectures, pour voir comment on pouvait jouer telle situation. En plus, on avait quand même pas mal de libertés…

 

Et puis, je suis entourée d’acteurs qui font très bien leur travail ! Paul Scarfoglio, notamment, a énormément de créativité, d’idées et de propositions, toujours dans le but de servir le projet et son partenaire. Cela fait du bien, c’est pro, élégant et généreux en même temps, j’aime beaucoup !

 

Ces six nouveaux épisodes vous ont certainement permis une palette de jeu encore plus large…

 

Oui, oui, on en sait davantage sur Mélusine, son caractère, que j’avais déjà réussi à définir sur le pilote mais, là, je commence à le montrer, sur cette première saison. C’est un personnage que j’aime beaucoup, j’ai énormément de tendresse pour elle, c’est une battante, elle veut y arriver ! Peut-être que ça va faire des petits couacs entre Timothé et elle parce qu’ils n’ont pas la même vision des choses mais c’est aussi une réalité de la vie, quand on est amoureux et que, en même temps, on a envie de réussir professionnellement sa vie…Est-ce qu’il y a obligatoirement un choix à faire ? Est-ce que l’on arrive à concilier les deux ? …

 

Au moment de vous glisser à nouveau dans sa peau, l’avez-vous abordée un peu différemment de la première fois ?

 

Dans le pilote, Mélusine était clairement une débutante, ce qui m’allait très bien parce que c’était vraiment la première fois que j’endossais un costume de policière, que j’avais la ceinture et le pistolet. La saison 1 est la suite directe mais on comprend, entre temps, qu’ils ont réussi à résoudre quelques enquêtes…Du coup, elle a pris du corps, elle a pris confiance, ce que je n’avais pas fait entre temps ! Il m’a fallu jouer sur cela, sur la posture, sur la façon de parler, de marcher, de tenir son flingue, il a fallu agir et parler avec plus d’assurance. C’était très très intéressant de lui donner cela en plus !

 

On vous imagine impatiente de découvrir le rendu final et curieuse des retours des téléspectateurs ?

 

Oui ! J’ai vraiment hâte, déjà de voir comment ça rend au soleil 🙂. Ensuite, j’ai hâte de voir les copains jouer. En fait, je sais que, même si je ne jouais pas dedans, ce serait une série que je regarderais, alors que je ne suis pas fan des séries en général. Là, c’est tellement de bonne humeur et, en même temps, ils arrivent à jongler avec des choses un peu plus sombres, notamment avec le passé d’Alex et les secrets de chacun. Même si l’enquête est une excuse, on a toujours envie de savoir, à la fin de l’épisode, qui est le meurtrier et pourquoi. Et puis, les lieux de tournage étaient incroyables, c’est une chance inouïe que l’on a eue de tourner cela dans des lieux pareils !  

 

En tout cas, chaque téléspectateur pourra sans doute se retrouver, soit dans un personnage, soit dans l’enquête, soit même dans les deux…

 

Exactement ! C’est aussi une des forces de “Haute saison”, on traite tellement de choses à la fois, mais de manière cohérente, qu’en effet, tout le monde peut s’y retrouver. Que ce soient les jeunes amoureux, ou le solitaire comme Alex, ou encore le maladroit comme Pascal, ou la rigide Lisa…Heureusement, d’ailleurs, qu’elle est là parce que, sinon, je crois que ça ne filerait pas vraiment droit ! Évidemment, on a senti aussi de la fierté, de la part des locaux, que l’on tourne dans leur magnifique région et je pense qu’ils seront très fiers, également, de voir le résultat à l’image. Franchement, je suis tombée amoureuse de cette région, elle est incroyable et les gens sont très gentils !

 

 

© Baptiste LANGINIER - France Télévisions

 

 

Chaque enquête sera l’occasion d’aborder des sujets divers et variés…mettant aussi en avant les traditions locales…

 

Pour l’anecdote, j’ai longtemps confondu deux mots qui se prononcent presque pareil, entre la raquette de la pelote basque et une saucisse locale. Après avoir vu le scénario, j’avais cru, à tort, que l’enquête tournerait autour de la gastronomie alors que non, elle était liée à la pelote basque 🙂. C’est juste pour dire que, oui, on essaie, encore une fois, de mettre en avant les choses et les localités de la région. 

 

Il y aura une enquête au bord de la plage, une autre liée à des adolescents qui sont en camp de vacances, une avec un parapente à moteur…Toutes sont liées à des activités que l’on peut vraiment pratiquer au Pays Basque.

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la diffusion prochaine de ces six épisodes ?

 

Le même succès que pour le pilote, vraiment ! De beaux retours sur les réseaux sociaux, cela fait toujours plaisir ! Et une pétition pour une saison 2 🙂!

 

En parallèle, toujours à l’image, et encore pour France Télévisions, vous avez pu tourner dans “OPJ”, en tant que guest…

 

C’était génial ! Je l’ai su en juin et je suis partie en juillet à l'île de la Réunion. J’étais sélectionnée sans passer de casting, ce qui est toujours flatteur pour un acteur ! Ce personnage est un peu la suspecte / victime et elle est très perturbée mentalement donc c’était très intense à jouer…Elle saute, elle crie, elle a des hallucinations, c’était assez fort ! J’ai tourné avec Maëlle Mietton, qui jouait ma maman, une actrice et une femme formidable. Le tout dans un lieu de dingue…J’étais très émue parce que c’était la première fois que j’étais aussi proche de Madagascar, mon pays d’origine. Du coup, c’était très agréable de voir des faciès qui ressemblaient un peu au mien. Et puis, les réunionnais sont adorables, on mange très bien sur place, les randonnées à faire sont magnifiques…et l’équipe de tournage était incroyable ! 

 

C’était très intéressant, on avait trois équipes en parallèle, ce que je n’avais jamais connu. J’avais l’impression de tourner trois journées en une ! C’est vrai que c’était très chargé et très intense, mais le plaisir était permanent, j’ai adoré !

 

Avez-vous abordé ce rôle de guest différemment de celui, récurrent, de “Haute saison” ?

 

Je l’ai fait de la même façon, je pense parce que, même si tout le monde connait la série, tout le monde ne connaît pas le personnage qui va arriver. C’est l’avantage du guest, en fait, on est quelqu’un de nouveau, dans une nouvelle enquête et une nouvelle aventure. Tout comme moi, je rencontrais, pour la première fois, les acteurs récurrents de cette série, mon personnage rencontrait, pour la première fois, les enquêteurs. Donc j’ai travaillé de la même façon et, en plus, j’étais particulièrement dans ma bulle pour rester, justement, dans cette énergie très intense, très solitaire et très mystérieuse. 

 

Pour terminer, après le Pays Basque et la Réunion, dans quel autre magnifique coin de France aimeriez-vous pouvoir tourner ?

 

Pourquoi pas “Tropiques criminels”, en Martinique 🙂! Qu’importe, en fait…Même si c’est à Paris, tant que je tourne, je suis très très heureuse ! En plus, il y a des lieux magnifiques dans la capitale. J’adore aussi la région Loir et Cher, avec ses châteaux…Pourquoi pas “Brigade du fleuve” ? Tant que c’est un rôle intéressant, avec une super équipe, je suis toujours ravie ! 

 

Merci, Lily, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Un Si Grand Soleil, Scènes de ménages, Les fanfarons : Pablo Carolini évoque sa belle et variée actualité artistique, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Pablo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous serez sur scène, cet été, au festival d’Avignon dans “Les fanfarons”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Tout à fait ! En plus, ça va être assez particulier pour moi parce que ce sera mon premier Avignon, que ce soit en tant que comédien ou que spectateur. Je n’avais jamais eu l’occasion d’y aller donc je pense que je vais découvrir un peu toute l’effervescence que ça peut être. J’ai vraiment hâte de découvrir tout cela et, notamment, la parade…C’est vrai que c’est quelque chose qui me questionne, c’est une grande excitation de tester cela pour la première fois ! D’autant plus que, pour nous, ce sera assez agréable car, pendant le spectacle, nous jouons de la musique donc nous allons pouvoir expérimenter la fanfare dans son état un peu brut, en jouant dans la rue, devant les gens. 

 

L’équipe est super, j’ai hâte de vivre cela avec tout le monde, on va être ensemble pendant plus d’un mois, sans compter le festival de la Bonne Mère, à Marseille, les 19 et 20 juin prochains. C’est donc vraiment une très très grande joie, il n’y a pas trop de stress, juste de l’excitation. Je crois à 100% au projet, je suis sûr qu’il va cartonner !

 

D’ailleurs, plus concrètement encore, sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

 

C’est une rencontre, qui se fait assez rarement, entre deux mondes que l’on oppose souvent. L’un n’a pourtant pas plus de raisons d’exister que l’autre…D’un côté, les polytechniciens, où, dans la pièce, la famille n’a pas de soucis d’argent, c’est une élite intellectuelle et financière. De l’autre, on a des jeunes qui sont les témoins directs d’une plus grande précarité, au niveau financier mais aussi dans l’accès à la culture, à Marcoussis, en banlieue éloignée voire marginalisée.

 

On y verra les clashs qui peuvent en découler, ainsi que les incompréhensions des uns envers les autres et la méfiance.

 

Quel personnage avez-vous le plaisir de défendre ?

 

J’interprète le personnage de Kévin, qui fait partie du groupe de jeunes des “Apprentis d'Auteuil” de Marcoussis. Il est en décrochage scolaire et suit des cours de soutien. A 17 ans, il est le plus âgé de la bande… 

 

Ce que j’aime dans ce personnage, c’est qu’au début, il a cette apparence assez dure et agressive et qu’il a aussi une sensibilité masquée par l’humour, lui qui accepte assez peu d’être touché par les choses. Plus on avance dans la pièce, plus ce personnage accepte sa part de sensibilité et, notamment, il se montre plus doux avec certains camarades, dont un avec lequel il aimerait peut-être avoir une histoire d’amour. C’est par le biais de la musique qu’il arrive à se transformer un peu, à prendre plus soin des autres, à assumer son humanité et sa sensibilité.

 

 

 

 

La palette de jeu doit certainement être riche et variée…

 

Complètement ! C’est quelque chose qui me plait beaucoup. La pièce est très bien écrite, tous les personnages ont cette progression-là et cet espace-là de pouvoir jouer sur une palette de jeu qui est très vaste. Cela m’attire énormément, d’autant plus que c’est quelque chose, je pense, qui est assez loin de moi, à l’origine. Je n’ai pas vécu les mêmes choses que le personnage, comme c’est le cas dans beaucoup de pièces que l’on a à défendre mais, là, j’ai eu l’impression d’avoir à faire, quelque part, une vraie composition. Pourtant, cela s’est fait naturellement, dès l’audition, alors que je ne pensais pas que ça me correspondait. Assez vite, je me suis senti bien dans le personnage et dans son récit. Ce projet est donc d’autant plus agréable pour moi que j’ai découvert, en tant que comédien, que je pouvais aller dans ces zones-là. 

 

Au-delà du festival, l’objectif est probablement de jouer la pièce, ensuite, à Paris voire en tournée ?

 

Bien sûr ! C’est en discussions…Il y a la volonté de la production de nous faire jouer la saison prochaine sur Paris puis, la suivante, en tournée mais cela dépendra beaucoup d’Avignon. 

 

En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent régulièrement vous retrouver dans la série quotidienne “Un Si Grand Soleil”...

 

Encore une fois, c’est marrant : quand j’ai passé le casting pour intégrer cette quotidienne, là aussi, je ne m’attendais pas à l’obtenir car c’est encore un personnage que je jugeais loin de moi. Après, c’est toujours le truc des comédiens de ne jamais vraiment se connaître et de ne jamais projeter les choses sur soi. Du coup, c’était aussi assez surprenant ! J’étais hyper curieux, c’est une grande première pour moi, j’ai déjà fait un peu d’image mais surtout dans des courts métrages, jamais au cinéma ni en télévision. Donc c’était beaucoup d’appréhension…

 

On entend pas mal de choses sur les quotidiennes qui sont, je pense, complètement fausses. Par exemple, on nous dit que ça va à un rythme effréné…Alors, sans doute plus que sur un film d’auteur, où on va passer une journée sur une séquence. Là, c’est impressionnant, il y a une vraie machinerie derrière : tous les jours, quatre équipes tournent, avec quatre réalisateurs différents, dans quatre endroits. Ce sont toutes ces personnes qui travaillent pour ce programme qui nous permettent, à tous, de tenir un rythme qui est quand même assez agréable. Je n’ai jamais été, sur une séquence, pressé par le temps, on n’a jamais bâclé parce qu’il fallait avancer. Cela est rassurant ! 

 

L’expérience est super, je ne m’attendais pas à cela. En plus, j’ai la chance que tout le monde soit sympa, tous les réalisateurs sont hyper à l’écoute et ont chacun leur touche personnelle. On sent qu’ils s’amusent sur le programme et c’est assez exaltant pour eux aussi ! Ce n’est pas l’usine, il y a un vrai travail artistique en amont et ils ont un temps de préparation. L’écriture, aussi, est top et on est tous en recherche artistique, on a tous à cœur de faire des propositions sur chaque séquence. Beaucoup de choses sont donc mises en place pour que le rendu final soit à la hauteur ! Donc c’est d’autant plus agréable, en tant que comédien, d’être dans ce programme !

 

La quotidienne aborde des sujets très variés, notamment au travers de l’arrivée de votre personnage, permettant de mettre en avant des valeurs d’intégration et d’acceptation notamment…

 

Complètement ! C’est quelque chose qui m’a beaucoup plu dans les scènes que j’ai eu à tourner. Sur les réseaux sociaux, j’étais content de lire des personnes qui pouvaient se rattacher à mon personnage, pour avoir rencontré des difficultés similaires d’intégration. 

 

A l’origine, pour mon personnage, on m’avait parlé de schizophrénie mais les spectres sont très larges, cela donnait un côté moins précis et je trouve que c’est un très bon choix d’avoir ciblé plus sur de l'anxiété sévère généralisée. Je suis d’autant plus heureux de défendre ce rôle, en voyant que beaucoup de téléspectateurs se sentent concernés et touchés. Cela donne une joie supplémentaire de défendre ces situations-là, dans l’intégration au travail, aussi dans comment on peut gagner alors en estime de soi, et dans les séances de psy. J’ai trouvé cela très intéressant et cela m’a donné envie, en amont, de me renseigner sur ces problèmes-là et sur comment les gens qui sont touchés réussissent à les combattre, pour avoir une vie sociale et pour s’épanouir. Cela me porte beaucoup !

 

 

 

 

Aimez-vous regarder le rendu final, notamment pour capitaliser sur votre propre jeu ?

 

Oui, oui, je regarde, et pas uniquement mes séquences mais les épisodes en entier. Même quand mon personnage n’est pas diffusé, je suis la série chaque semaine pour voir l’intrigue en cours. Cela m’intéresse d’autant plus pour ne pas être complètement largué au moment de revenir sur le plateau. En tournant une séquence, ça change quand même quand on est, ou pas, au courant de l’intrigue en cours…On est aussi aidés par les scripts et j’ai beaucoup d’admiration pour eux car leur boulot est costaud. Idem pour les costumes…C’est tellement dense, il y a tellement de choses à savoir ! Donc, c’est pour cela que, si je peux alléger leur travail, en ayant conscience de ce qui se passe pour mon personnage et pour ceux qui l’entourent, ça aide !

 

Je le fais également pour l’interprétation. Au début, c’était horrible, pour moi, de me voir mais, après, plus on se familiarise avec cela, plus on a un regard critique pertinent, permettant de déceler ce qui pourrait aller mieux. J’ai aussi la curiosité de savoir comment ça a été monté…Dès mes premières séquences, j’avais d’ailleurs été agréablement surpris du rendu à l’image, j’étais soulagé !

 

Plus globalement, c’est vrai que les studios de tournage sont à la pointe de la technologie…

 

Je tourne beaucoup en studio, à Vendargues, c’est une petite ville, tout est très bien organisé, tout est bien pensé, tout est très agréable. On est très bien lotis, tout ce qui est mis en place pour nous est assez surprenant, quand on n’en a pas l’habitude, l'équipe de transport aussi est au top, la logistique qui nous entoure fait qu’on a l’espace de se concentrer uniquement sur notre travail de comédien, ce qui est hyper agréable !

 

C’est plaisant aussi d’avoir le texte bien à l’avance…Son apprentissage ne me pose pas, du coup, de gros problème. 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure ?

 

D’être dans des intrigues stimulantes, qui me permettent de défendre ce personnage et qui suivent les raisons de son existence. On a beaucoup axé sur son travail donc peut-être qu’on pourrait le voir dans d’autres cadres, plus sociaux. Là, je repars pour un an au moins, pour mon plus grand plaisir et j’espère donc avoir l’occasion juste de continuer à vivre de belles aventures et de belles intrigues. Ça pourrait même m’intéresser de jouer une éventuelle rechute du personnage…Il va pouvoir traverser encore beaucoup de choses, je pense…Il reste beaucoup à dire et à voir avec lui ! 

 

 

 

 

Toujours à l’image, sur M6 cette fois-ci, vous avez tourné dans “Scènes de ménages”, où l’organisation technique sur le plateau était encore différente…

 

C’était très enrichissant ! J’y ai retrouvé, là-aussi, une bonne ambiance mais c’était assez intéressant de prendre le son uniquement à la perche. J’avais l’impression d’être à mi-chemin entre le théâtre et la télévision. Ce n’est que du plan séquence, avec une caméra fixe, dans un cadre qui l’est aussi…Tous les comédiens sont alignés, épaules contre épaules. Quand on n’a pas l’habitude, c’est assez déstabilisant au début mais c’était très agréable ! 

 

Cela prouve que, d’un programme à un autre, les habitudes sont complètement différentes. J’ai même fait une rustine, pour préciser un mot que j’avais mal prononcé. C’était, là aussi, intéressant !

 

Pour finir, vous avez un projet de court-métrage, où vous seriez comédien mais pas uniquement…

 

La création est quelque chose qui me stimule beaucoup, j’aime écrire et j’aime de plus en plus ce que l’on peut raconter avec l’image. Donc cela me tient à cœur de faire ce projet ! Je trouve que c’est assez complémentaire, quand on est aussi comédien, de se retrouver derrière la caméra, parce qu’on a une approche différente, notamment dans la direction d’acteurs. C’est très intéressant également de se rendre compte des choix à faire, celui des plans, de la lumière, de la façon de découper le film,... C’est utile dans les deux sens car, en tant que comédien, cela nous permet d’avoir une meilleure connaissance de qui fait quoi, et de comprendre les choix qui sont faits. La considération que l’on a est alors globale !

 

Merci, Pablo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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