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Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Publié le par Julian STOCKY

Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Bonjour Caroline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous animez, chaque matin, à 7h 25, « Les secrets politiques » sur Europe1. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, pourriez-vous tout d’abord nous en rappeler le principe?

C’est une chronique politique qui revient aux sources de ce qu’est mon métier, à savoir chercher des informations exclusives. Que vous n’avez, la plupart du temps, entendues nulle part ailleurs.

C’est vraiment le prisme par lequel je regarde l’actualité politique. Je ne cherche pas à être dans l’analyse de ce qui s’est produit, je souhaite plutôt apprendre des choses aux auditeurs, en ayant un temps d’avance sur ce qui va se passer.

2/ Les médias sont la source de nombreuses réflexions politiques. Aussi, quelle valeur ajoutée essayez-vous d’apporter à votre programme pour captiver et intéresser les auditeurs?

Lorsque vous allumez votre radio le matin, vous n’avez pas lu ailleurs ce que vous entendez. Contrairement à ce que vous pouvez trouver toute la journée en cliquant sur internet, où il existe des réécritures ou des analyses d’évènement connus.

C’est un choix fort que nous avons fait en début de saison avec Fabien Namias. Nous sommes partis du constat que les gens sont vraiment surinformés toute la journée. Ils ont accès aux informations sur leur téléphone et sur leur ordinateur, ils sont donc abreuvés de news. Nous nous efforçons donc d’être singuliers en leur apportant quelque chose de neuf chaque matin.

3/ Mener une chronique aussi fine et précise, dans un temps imparti aussi rapide, 2 minutes 30 environ, impose une grande rigueur et de la précision. Justement, quelles sont, selon vous, les principales clés pour mener à bien cet exercice ?

Il faut vraiment garder la pulpe. Il est nécessaire de nettoyer l’écriture de tout ce qui peut être superflu. Le format est fait de telle manière que je n’ai pas le choix. Si je veux tenir en 2 minutes 30, il faut que j’aille à l’essentiel.

Chaque soir, j’envoie une première version d’environ 3 minutes. Le lendemain matin, avec les idées un peu plus claires, je retaille encore mon texte, pour aboutir finalement au temps imparti.

4/ Quelles est d’ailleurs votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ? Préparez-vous votre intervention la veille ou bien le matin même ?

C’est beaucoup de travail pour très peu de temps à l’antenne. Je commence dès la veille, en sortant d’Europe1, avec la lecture de la presse dans le détail. L’idée étant d’apporter de la nouveauté, il est nécessaire que je sache ce qu’ont fait les autres.

Tout au long de la journée, je tire sur des fils, je déroule la pelote pour arriver, aux alentours de 18h, à faire une proposition au directeur de la rédaction. Avec lui, nous passons en revue tout ce que j’ai pu récolter, comme il le dit, dans mon cabas. Pour savoir ce qui peut s’inscrire dans la matinale. Il faut que je sois en complément de ce qui est traité dans le news, comme on dit.

C’est donc un travail de passage au tamis de toute l’actualité, pour arriver chaque matin à avoir trois petites pépites. Correspondant à des éléments non entendus ailleurs et qui auront du sens politique. Il ne faut pas tomber dans l’anecdotique.

5/ Le fait d’intervenir en matinale nécessite-t-il une adaptation particulière du contenu de la chronique ? Notamment dans sa forme ?

Je crois que j’écrierais la chronique de la même manière, quel que soit l’horaire de diffusion. Nous l’avons vu, le format est très puissant, ce ne peut être une conversation. La chronique doit être ciselée et précise. Il n’y a pas de fioriture.

Ma nature voudrait que je mette parfois un peu d’humour et de malice dans ce que j’écris, mais je ne peux pas. C’est un exercice assez contraint, du fait de la puissance du format.

6/ A titre personnel, n’est-il pas trop difficile, physiquement notamment, de se lever à l’aube chaque jour ?

Je termine chaque soir assez tard. J’envoie mon papier vers 22h 30 voire 23h. Parce que j’aime que l’actualité soit faite et qu’elle soit arrêtée pour être persuadée que je ne suis pas trop décalée. J’ai du mal à écrire une chronique à 18h, à l’envoyer et à penser que tout va bien. Je suis très mal à l’aise avec cette manière de travailler.

En revanche, je me lève « assez tard » par rapport à ceux qui font la matinale. Eux se lèvent à 2h du matin, tandis que je me réveille seulement à 6 heures moins le quart. C’est plutôt tranquille et raisonnable, en comparaison.

7/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver chaque dimanche soir, à 18h, sur France 5, dans « C politique », programme dans lequel vous interviewez un acteur important du monde politique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences principales y retrouvez-vous avec votre chronique matinale sur Europe 1 ?

C’est quelque peu la même matière, car ce que je fais la semaine me nourrit pour mes interviews du dimanche. Mais, en même temps, c’est un exercice beaucoup plus personnel et plus signé.

Les deux exercices se nourrissent. Souvent, en sortant de l’émission le dimanche, j’ai mon information politique pour le lendemain matin. J’ai mis le doigt sur un sujet et je vais pouvoir tirer, comme je vous l’expliquais, sur ma pelote. A l’inverse, certaines chroniques en matinale me servent pour mon échange à la télévision. Comme ce fut le cas récemment avec Claude Bartolone.

La gestion du temps diffère: mon intervention est courte sur Europe1, tandis que mon entretien sur France 5 est long et posé. Je passe du sprint la semaine au marathon le dimanche. Il faut être capable de gérer le temps sur la durée, à ne pas ennuyer, à relancer et à susciter de l’intérêt.

8/ Cette émission est un exercice sans filet, en direct. Comment parvenez-vous à mener cela à bien ?

Je n’ai, dans ma carrière, jamais fait autre chose que du direct. Donc je serais malheureuse si l’on me demandait d’enregistrer un programme.

Gérer le direct est naturel pour moi ! C’est d’autant plus agréable que c’est sans filet. Ce qui exige d’être totalement présente dans le moment. Je ne pourrais pas faire autrement.

Je ne conçois pas l’exercice de l’interview autrement qu’en direct. Je ne saurais pas faire.

9/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos émissions et votre parcours ?

Je suis totalement passionnée par ce que je fais et totalement gourmande des matières que je traite. Si vous aimez la politique, nous partageons alors la même passion et la même appétence.

J’exerce mon métier avec cœur et conviction. Surtout je le fais avec, je crois, une vraie exigence. Bref, je suis consciencieuse et passionnée !

Un grand merci Caroline pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous interprétez actuellement Alex dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter cette jeune demoiselle ?

Alex est une jeune femme qui paraît très sure d’elle. Elle vient d’une famille aisée. La vie semble lui sourire.

En réalité elle est assez perdue. Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, elle s’ennuie beaucoup en l’absence de Chloé, sa petite amie. Elle a besoin de la sœur d’Hélène pour ne pas sentir qu’elle tourne en rond. Sa famille est souvent absente et elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire dans la vie.

On peut d’ailleurs noter qu’elle est systématiquement dans la séduction, dès lors qu’une nouvelle personne arrive dans son entourage. C’est une sorte de prise de pouvoir, en l’absence de certitude sur elle-même, sur son propre chemin et sa propre vie.

2/ Nous l’avons dit, votre personnage aime les femmes. Aussi, avez-vous eu une appréhension particulière au moment d’embrasser, sur le plateau, une partenaire féminine?

Pas du tout ! L’appréhension était en fait la même qu’au moment d’embrasser un partenaire masculin. Il n’y a pas eu d’accentuation particulière. Son homosexualité a été l’une des raisons qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Cela, son côté sûre d’elle et ma partenaire de jeu, Marion Huguenin qui est une fille super.

3/ Les derniers épisodes de la saison 8 sont actuellement en cours de diffusion. Aimeriez-vous revenir pour la saison 9 ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime bien le personnage d’Alex, j’adorerais d’ailleurs en découvrir davantage sur lui. Mais je ne sais pas, pour le moment, ce qui va se passer pour la suite.

Je souhaiterais qu’Alex grandisse, qu’elle ait une prise de conscience. Il lui faudrait comprendre l’importance des relations. Elle est actuellement trop joueuse. Elle tient à Chloé, mais ne prend pas assez soin de leur relation. C’est aujourd’hui une fille libérée, ce qui est très bien, mais il serait bon qu’il se passe quelque chose dans sa vie, pour qu’elle ait un chemin plus constructif.

Alex a l’air sûre d’elle, aussi une péripétie nous permettrait de voir ses fêlures et donc d’avoir accès à quelque chose de plus intime.

4/ En parallèle, vous sortez d’un beau succès théâtral, qui pourrait se poursuivre au travers d’une tournée. Voulez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet : Comment s’est-il déroulé ? Quels souvenirs en gardes-tu ? Quelles opportunités espères-tu pour la suite ?

Il s’agit d’un spectacle tout public qui s’appelle « Le Yark », tiré d’un best-seller de l’enfance écrit par Bertrand Santini et mis en scène par Elodie Ségui. C’est un très beau texte poétique, accompagné d’une sublime mise en scène.

Nous sommes trois sur scène, avec pour seuls accessoires et décors des tréteaux, des tables en bois, de la matière, des paillettes, de l’argile, des couleurs et des micros. Nous créons alors tout un univers autours de nous, en sortant de nos boites toutes ces matières. J’adore défendre cette histoire qui raconte l’aventure du Yark, un monstre qui mange des enfants gentils car allergique aux méchants.

Nous jouerons bientôt au Maroc et à Marseille. C’est un vrai coup de cœur !

5/ Lorsque l’on regarde votre CV, on peut noter avec plaisir que vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Via notamment la télévision, le cinéma, le théâtre et les court-métrages.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

En fait, l’essence du jeu reste la même. Nous jouons avec ce que nous sommes, avec notre corps, notre voix et notre sensibilité. C’est cette dernière qui s’exprime au travers des textes ou de l’improvisation.

Il va y avoir surtout une différence entre les arts vivants – le théâtre – et les images, via la télévision, le cinéma et les courts métrages.

La différence va être surtout technique. Il est important, au théâtre, de parler fort, pour être entendu de tous. Il faut aussi que les mouvements soient clairs et suffisamment amples pour que tout le monde puisse les recevoir. Au cinéma, le moindre petit mouvement va être zoomé par la caméra. Tout est donc question de millimètres.

Le plaisir du jeu est le même. Il y a, au théâtre, particulièrement la notion de troupe. Au cinéma, les expériences sont très intenses mais beaucoup plus ponctuelles.

6/ Nous évoquions le théâtre, tu seras justement de retour sur les planches à partir du mois d’avril, à la Comédie Nation. Pourrais-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet tout neuf pour moi, s’intitulant « Au-delà les étoiles sont notre maison ». C’est un très beau texte de l’auteur portugais Abel Neves. C’est une écriture très ciselée, très poétique et très précise, qui donne accès à tout un imaginaire allant, comme l’indique le titre, au-delà des étoiles. En même temps, c’est très concret et très actuel.

J’ai vraiment hâte de travailler sur ce projet. Ce n’est pas exactement une pièce de A à Z, ce sont des scénettes et nous allons en travailler une vingtaine. Chaque soir la composition proposée de ces dernières sera différente. C’est donc du théâtre mélangé avec des concepts d’improvisation. Des touches musicales seront également apportées de façon improvisées pendant et entre les scènes. Des voix, de la guitare, du piano, de la harpe…

Nous serons une petite dizaine sur scène, certains viennent du monde de l’impro, d’autres du théâtre classique ou contemporain…

Nous serons sur scène chaque mardi à la Comédie Nation, à 20h30.

7/ Quel serait votre souhait pour la suite de votre carrière : axer celle-ci davantage sur un art en particulier ou bien, au contraire, continuer à vous épanouir au travers de ces différents exercices ?

Comme je vous l’expliquais précédemment, il me plait, en tant que comédienne, de pouvoir toucher à de nombreux axes, d’interpréter des personnages, des époques, des situations et des ambiances totalement différents. J’ai la chance d’avoir un profil choisi à la fois au théâtre mais aussi à l’image. L’idéal pour moi serait de continuer les deux.

8/ Quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Qu’avez-vous envie de faire ?

Il me faudra dans un premier temps effectuer tous les projets en cours dont je viens de vous parler. J’ajouterais à cela la préparation d'un court-métrage.

En l'occurrence, "Les rêves", dans lequel j’incarne une danseuse qui se bat pour devenir professionnelle. J’ai toujours rêvé d’avoir un rôle dans lequel je puisse exercer cet art car je voulais, à la base, être danseuse. Je vais pour cela accentuer les cours de danse que j’ai repris il y a peu.

En parallèle, "Bébés requins", réalisé par Agathe Jobert, est un court-métrage dans lequel j’ai tourné récemment. D’une durée de vingt-minutes, il est diffusé en premier lieu dans le cadre du festival d’Aubagne.

9/ A titre personnel, comment organisez-vous votre travail ? Quelle est votre méthodologie en amont des plateaux ou de la scène ?

Ma préparation est assez instinctive, elle est toujours fonction du projet, du texte, du personnage et des gens avec qui je travaille. Ce qui est, je pense, finalement assez logique.

10/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour qu’ils continuent à suivre votre carrière et votre parcours ?

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont suivi jusqu’à présent. Les lettres et les mots reçus après mes interprétations notamment de Lilou dans « Plus belle la vie » mais aussi d’Alex dans « Les mystères de l’amour » m’ont beaucoup touché. Merci pour cela, c’est un très joli cadeau.

Sachez que le texte et la pièce que je vais interpréter à partir d’avril me touchent énormément. De façon plus globale, je ne peux qu’inciter les gens à aller voir des projets, à regarder des films au cinéma, mais aussi à se rendre au théâtre. Il est important de soutenir les acteurs aussi dans cet art, c’est un métier de partage et de rencontres !

Un grand merci Charlotte pour cette interview.

Publié dans Théâtre, Télévision

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Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Cheytion évoque son parcours et ses projets !

Bonjour Philippe,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Croyez bien que je partage amplement le plaisir de votre retour de téléspectateur assidu qui est, en ce qui me concerne, suffisamment rare pour que je l’apprécie à sa juste valeur. Merci, donc, à vous pour l’intérêt que vous avez porté à mon travail de comédien.

1/ Vous avez participé, sur TMC, à la série à succès « Les Mystères de l’Amour ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en conserve un excellent souvenir. Le réalisateur, Dan Occo, est quelqu’un de très sympathique et l’équipe s’est avérée à son image : chaleureuse et extrêmement efficace. En bref, le tournage s’est déroulé dans les meilleures conditions et dans une excellente ambiance.

Le décor de la cellule de prison, dans laquelle se déroulait l’action, a fait l’objet d’un très beau travail de «reconstitution» de la part de toute l’équipe de décoration. D’ailleurs, celle-ci s’est beaucoup amusée à recréer ce décor et a, même, poussé le «vice» jusqu’à peindre quelques tags scabreux ainsi que quelques graffitis sordides pour renforcer le côté lugubre et glauque de ce lieu.

Pour finir, c’était la première fois que je tournais dans ce lieu qui faisait office, dans le passé, de décor au tournage de toutes les scènes de commissariat de la série « Navarro ». D’ailleurs, je dois avouer que cela m’a fait quelque chose de l’apprendre et de m’imaginer Roger Hanin hanter de sa haute stature et du poids colossal de son talent cet endroit improbable et singulier d’une ville de banlieue parisienne. J’ai déambulé dans ce studio désaffecté comme je l’aurai fait dans un musée.

2/ Le rythme de tournage sur la série est généralement très soutenu. Justement, quelle est, dans pareille situation, votre méthodologie de travail en amont du plateau ?

J’ai beaucoup tourné, récemment, dans pareille situation, où il nous faut être efficace de suite. Que ce soit avec AB Productions il y a quelques années, ou, plus récemment, avec TF1 Productions, Serenity Prod., La Concepteria, JLA Prod., 909 Prod., Telfrance, …

J’ai, donc, participé à tous ces formats de productions audiovisuelles, appelés script-reality, qui se tournent extrêmement vite et qui retranscrivent sous un format d’une vingtaine de minutes des évènements, ou des histoires, qui se sont réellement passés. D’ailleurs, j’ai comme l’impression que mon physique un peu «passe-partout» est plutôt un atout pour participer à ces programmes.

Hors cette considération subjective, en tant qu’acteur, je «fonctionne» comme un moteur diésel : j’ai, toujours, besoin d’un «petit» temps de chauffe avant de pouvoir me lâcher. Autant dire que la première séquence à tourner est souvent synonyme de trac pour moi. Ceci étant, le rire et l’humour, hors plateau, me servent beaucoup pour me tranquilliser et me libérer petit à petit.

Dans la mesure où je n’avais là, pour cette série, qu’une seule scène à tourner, je suis, donc, arrivé avec cette «tension» habituelle avec laquelle j’ai composé très rapidement. A ce sujet, j’ai profité de ma «promenade méditative» dans le décor vide et nu du commissariat de Navarro pour effectuer, très tranquillement, quelques exercices de respiration afin de finir de me relaxer.

Je me suis, enfin, servi du fait de commencer ma séquence par un plan sur lequel je n’étais qu’en amorce de caméra pour achever de me préparer mentalement et me concentrer sur ma scène.

Ceci fait, je retournerai, bien évidemment, avec grand plaisir dans cette série même si je suis loin d’ignorer que la « vie» de mon personnage n’était liée qu’à un seul et unique épisode.

3/ Votre CV met en avant de nombreux rôles dans des séries françaises, au travers de participations ponctuelles. En tant que comédien, quelles sont les principales clés pour parvenir à être efficace dans ces rôles-ci ?

Etre efficace est, certes, très important mais cela ne devrait pas être, selon moi, la seule qualité à prendre en compte pour un comédien. D’ailleurs, elle ne lui est pas propre. En effet, cette notion d’efficacité est une notion que l’on retrouve dans tous les secteurs d’activité quels qu’ils soient.

Toutefois, il est vrai qu’il faut savoir être efficace et travailler vite, voire même très vite, sur un plateau de tournage : «Time is money». C’est pourquoi la première clé de l’efficacité, qui est de loin la plus importante, est la connaissance de son texte au «rasoir». Le savoir (plus) que par cœur pour en être totalement «débarrassé» et être prêt à «jongler» avec. A titre personnel, je travaille mon texte partout et plus particulièrement, dans un endroit bruyant et très fréquenté, qui, a priori, ne devrait pas s’y prêter, le métro. Paradoxalement, j’aime beaucoup travailler dans ce lieu qui se rapproche, à quelques détails près, de l’effervescence bruyante et désorganisée qui règnent sur un plateau de tournage juste avant que les célébrissimes «moteur» et «action» du réalisateur n’y mettent un terme.

Dans mon travail de mémorisation, j’essaie, petit à petit, de rentrer dans la structure de la pensée de l’auteur en me répétant inlassablement ses mots, en tâchant de ressentir et d’affiner les intentions de mon personnage et en essayant de comprendre où se situent les enjeux de la scène. Je vais, même, jusqu’à être «regardant» avec la ponctuation pour nourrir autant que possible mon imagination. Tout l’objectif de mon travail de préparation mentale sert à donner le plus de vie et le plus de sens possibles à mon personnage au travers de ses mots et de ses actions. J’essaye, de cette façon, d’imaginer toutes les «pistes» éventuelles d’interprétations possibles afin de me tenir prêt et disponible pour toutes les directions artistiques du réalisateur.

4/ Vous avez aussi une riche expérience sur les planches. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences y retrouvez-vous avec le monde audiovisuel ?

Le plaisir du théâtre est physique, palpable et immédiat, notamment, à travers les réactions, bruyantes ou pas, du public. A l’inverse de l’ambiance d’un plateau de tournage où se doit de régner un silence total pendant les prises. Le rapport au plaisir y est radicalement différent, de fait.

Au théâtre, nous réinventons, chaque soir, la même histoire pour un public sans cesse différent. L’investissement du corps, de l’énergie et de la voix peuvent légèrement fluctuer en fonction de paramètres aussi intangibles que peuvent l’être les sensations, physique et émotionnelle, que nous pouvons ressentir de la salle.

En revanche, au cinéma, ce sont les obligations techniques qui prennent le pas sur tout le reste. Si l’acteur trouve plus de liberté et de confort qu’au théâtre pour travailler, du fait de ne pas avoir à porter sa voix, par exemple, il est obligé de se soumettre aux impératifs directs du réalisateur ainsi qu’à ceux très contraignants de la technique au risque de voir son travail artistique invalidé.

Bref, s’il y a du plaisir dans ces 2 formes de travail, différentes mais complémentaires, le vrai plaisir reste, au final, celui de pouvoir exercer son métier et de JOUER !

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’ai la chance de faire pas mal d’essais, ces derniers temps, que ce soit pour le pilote d’une nouvelle série sur TF1 ou pour des projets de longs-métrages. La balle est, donc, en partie dans mon camp même si je sais que de bons essais ne sont jamais garants d’un succès final. Nombreux sont les paramètres ou critères, objectifs comme subjectifs, qui conditionnent le choix d’une production.

Pour autant, je travaille aussi, parallèlement, beaucoup en entreprise, dans le cadre de mises en situations ayant pour objet la prise de parole en public, la gestion de situations difficiles, l’animation de réunions, l’affirmation de soi, etc…

6/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

Je tiens, pour commencer, à remercier très sincèrement tous ceux qui m’auraient fait la faveur, tout comme vous l’avez fait, d’apprécier mon travail et de le remarquer. Et je leur dirai, pour finir, que je vais tâcher à travers mes futures prestations de continuer à mériter leur attention.

Un grand merci Philippe pour ce bel échange !

Un grand Merci à vous, surtout, pour la passion, l’énergie, le temps et le travail formidables que vous consacrez à l’entretien de ce blog !

Publié dans Télévision

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Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Frédéric Attard nous parle de ses projets et de ses envies artistiques !

Bonjour Frédéric,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours de comédien met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, du cinéma et de la télévision. Simplement, comment décririez-vous votre carrière artistique jusqu’à ce jour ?

C’est un parcours, je crois, assez classique. J’avais très envie de faire du théâtre, je suis pour cela entré au conservatoire d’Avignon, avant de monter sur Paris, où j’ai intégré «Les enfants terribles».

Par la suite, j’ai commencé à jouer dans des compagnies, tout en me perfectionnant en faisant des stages de comédien.

Aujourd'hui, j’aime toujours jouer, mais, en soi, ce n’est plus une finalité. Je retiens davantage le contexte dans lequel je me trouve et ce que le jeu m’apporte à titre personnel pour me connaitre moi-même. L’expérience humaine prédomine donc actuellement à mes yeux.

Lorsque j’ai commencé au théâtre, j’acceptais mal les critiques et les consignes des metteurs en scène. J’avais beaucoup de mal à être dirigé. Aujourd'hui je suis davantage ouvert et j'accepte plus facilement les conseils et les remarques. Ce qui est très intéressant !

Lors de ma dernière expérience théâtrale, « L’avare », à Tarbes, j'ai pu constaté que j'étais plus souple qu'avant lorsque le metteur en scène me dirigeait. J’étais aussi moins angoissé et moins dans l'autocritique au sortir de la scène.

Je retiens donc mon évolution personnelle, mais aussi ma plasticité psychologique et donc ma capacité d’adaptation à un nouvel environnement. Je suis, actuellement, moins intéressé par le théâtre qu'autre fois. Seuls les projets avec des amis m'intéressent vraiment à l'heure actuelle, en tous cas pour ce qui est de la scène.

2/ Vous êtes aussi réalisateur. Citons notamment « Fortune cookies », court métrage primé récemment au Festival de Bordeaux. Quelles complémentarités y retrouvez-vous avec votre métier de comédien ?

Mon expérience de comédien m’aide, en tant que réalisateur, dans la direction des acteurs. J’essaie de recréer sur le tournage le monde dans lequel j’aimerais, à titre personnel, être employé comme comédien. Je m’efforce donc de traiter l’équipe comme je souhaiterais l’être lorsque je joue.

J'essaie d'être souple avec eux et de m’adapter à leurs différentes personnalités.

3/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous privilégier un art ou un métier en particulier ? Ou leur complémentarité vous plait-elle davantage ?

Je ne sais pas, mais je suis de plus en plus attiré par la réalisation. Même si c’est difficile, car il faut notamment trouver les budgets, les financements et constituer l’équipe, j'y trouve une liberté que je n'ai pas en tant qu'acteur. Nous avons la possibilité d’écrire un scénario, sans avoir rien de concret au départ. Seul, sans engagement ni signature, je peux commencer à écrire une histoire. En gros, c'est une position dans laquelle je ne dépends par du désir des autres pour être créatif, et ça c'est une vraie soupape quand on est acteur .

4/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de terminer le scénario de mon prochain court-métrage, j’en suis à la deuxième version. Je recherche actuellement des financements, tout en étant déjà en négociation avec une importante société de production.

Contrairement à « Fortune Cookies », qui est dans un mood plutôt sombre avec une texture brut, ce nouveau projet appartient à l’univers du fantastique et de l’absurde. Même si la thématique reste finalement la même, à savoir les rapports hommes-femmes.

Plus que le couple, qui est certes nécessaire pour la narration, ce sont les pôles d’énergies qui m'intéressent surtout. Nous avons tous en nous, autant les hommes que les femmes, une part masculine et une part féminine. Donc dans mes scénario, je mets en scènes des personnages avec des déséquilibres psychologiques, des êtres humains quoi! Ensuite je regarde s'il vont réussir à rétablir leur équilibre, et les conséquences pour eux en cas d’échec ou de succès.

Comme le disait le psychanalyste Carl-Gustav Jung, « ce que l’on ne veut pas voir de soi-même finit par nous arriver de l’extérieur comme un destin ». C’est un peu le leitmotiv de mon travail !

De plus, j’ai coécrit un autre court-métrage, mais que je ne vais pas réaliser moi-même. Enfin, je commence actuellement l’écriture d’un scénario de long-métrage.

5/ Vous interprétez aussi, en parallèle, Anthony, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est un flic, apparu dans la série en tant que collègue du personnage interprété par Jérémy Wulc. Tous deux formaient un duo, j’interprétais le policier un peu plus agressif, Jérémy jouant le flic plus sympathique.

Notre relation s’est établie naturellement et l’équilibre a très vite été trouvé dans cette orientation, de part nos personnalités. Nous formions même un trio avec la comédienne Magalie Semetys. Nos retrouvailles sur le plateau étaient toujours très agréables.

J'y tourne actuellement de façon ponctuelle et c’est toujours un plaisir de retrouver l’équipe.

6/ Comment aimeriez-vous le voir évoluer dans la suite de la série ?

Je fais confiance à l’auteur, Jean-Luc Azoulay. Il a beaucoup d’imagination et écrit d'une manière très spontanée, je ne sais donc jamais à quoi m’attendre, et ça me convient parfaitement !

7/ Le rythme de tournage sur ce genre de séries est généralement très soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous avant d’arriver sur un plateau ?

Quelque soit le tournage, il est important de connaitre son texte le mieux possible. Mais là, tout va très vite. Il n’y a en conséquence que très peu de temps pour l’improvisation, en raison du faible nombre de prises.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

J’ai surtout envie de leur dire qu’ils sont libres. Si mon travail leur plait, c'est tant mieux et je les encourage bien évidemment à le regarder.

Je crois que ce dernier est nourrit d’une vraie réflexion, permettant, à ceux qui le souhaitent, de regarder mes réalisations avec un œil analytique.

Quoi qu’il en soit, je fais les choses avec passion et j’essaie de donner toutes leurs chances à mes rêves.

Un grand merci Frédéric de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Jean-Baptiste Sagory nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jean-Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment le théâtre, la télévision, le cinéma mais aussi les publicités. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

Originaire de Bretagne, je suis arrivé à Paris à l’âge de 16 ans. J’ai eu la chance de travailler de suite dans l’audiovisuel. De fil en aiguille, j’ai passé des castings qui ont plutôt bien fonctionné.

Commençant par des courts-métrages et des mises en scène au théâtre qui m’ont aidé à me former, enchainant ensuite par des publicités. Pour m’orienter peu à peu vers la télévision et le cinéma.

Il s’agit là, je crois, d’un parcours assez classique pour un comédien.

2/ Vous faites partie intégrante du casting de « L’impasse », la première pièce de Julien Romano. Quelle en est l’histoire ? Pouvez-vous aussi nous présenter votre personnage ?

Le rôle est très dur, à vif et, on peut le dire, presque glauque. Il est totalement déconnecté de la réalité et la société. Un espèce de chien fou.

C’est une pièce à quatre personnages, où j’interprète le cadet des deux frères présents dans l’histoire. Pour ne pas personnaliser les individus, Julien, qui est d’ailleurs un ami proche, a décidé de ne pas leur donner de noms.

Au fur et à mesure commence à s’installer un malaise entre les deux frères. On sent dès le début que quelque chose ne va pas.

Voici le synopsis :

Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

"Ce sont nos choix qui doivent définir notre vie et notre vie qui doit définir nos choix."

Inspirée d'une histoire vraie qui pourrait l'être, "L'Impasse" relate un fait divers mettant en scène deux frères et une femme que tout oppose mais que le destin a décidé de réunir pour la seconde fois de leur vie.

Manque d'amour, fautes inavouées, destins bousculés. Entre maladresse, incompréhension, rancunes, violence et désarroi, cette pièce est une invitation à la remise en question. La remise en question de nos valeurs, de ce que nous sommes et surtout, elle nous fait nous poser une question essentielle : Ce qui nous arrive est-il écrit d'avance, ou est-ce que nos choix peuvent changer notre vie ?

3/ Peut-on rappeler la distribution, ainsi que le lieu et les horaires des représentations ?

Je suis accompagné par Emma Chaïbedra et Julien Romano. Nous jouons vendredi 15 mai au Théâtre de Ménilmontant. En attendant une présence récurrente chaque mardis et mercredis à 20h, de 3 novembre prochain au 27 avril 2016, au théâtre Clavel.

4/ Revenons quelques instants sur ces dernières secondes avant la levée du rideau. Quelle est alors le sentiment qui vous prédomine ?

Il y a un mélange de plusieurs sentiments. Non pas l’angoisse de perdre son texte mais notamment le trac, au sens de la peur de décevoir. Ce phénomène est d’ailleurs accentué lorsque des amis sont présents dans la salle. A cela s’ajoute la peur que l’atmosphère et le message ne passent pas.

Ajoutons, juste avant d’entrer sur scène, l’adrénaline qui est une sorte de drogue. Monter sur les planches est, je crois, une preuve de courage.

5/ En parallèle, vous serez à l’affiche, en septembre prochain, du long-métrage « Les rois du Monde » réalisé par Laurent lafargue et produit par Mezzanine Films, dans lequel jouent également, entre autres, Eric Cantona et Romane Bohringer. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Notons aussi la présence de Sergi Lopez et de Céline Sallette. Cette dernière a vraiment quelque chose de fabuleux en elle et m’a beaucoup appris sur ce tournage. Romane Bohringer est magnifique, Eric Cantona est superbe et Sergi Lopez est très généreux. Nous avons beaucoup rigolé.

Sans oublier bien sûr Guillaume Gouix ainsi que mes deux compères, Roxane Arnal et Victorien Cacioppo. L’ensemble du film a été tourné dans le sud-ouest, à Castel-Jaloux dans le Lot-et-Garonne puis à Bordeaux.

L’histoire racontée s’inspire en bonne partie de celle du réalisateur, Laurent Laffargue.

A Castel-Jaloux, petit village du Lot-et-Garonne les hommes sont les rois du monde. Amitié, violence, ivresse, plaisir du verbe. Le destin de Romain, 17 ans, amoureux de Pascaline et apprenti comédien croise celui d’un ami de sa mère, Jeannot, 47 ans, qui sort de prison avec une seule idée en tête : récupérer Chantal, une parisienne échouée là, qui s’est installée avec le boucher du village. C’est aussi improbable que si Pagnol et Tarantino décidaient d’écrire une comédie noire ensemble. Quoi que…

6/ Quels ressentis avez-vous eus au moment de participer à votre premier long métrage, avec, en plus, d’aussi jolis noms du cinéma ?

C’était magnifique ! Pour tout vous dire, j’ai pleuré lorsque Laurent le réalisateur m’a appelé pour m’annoncer que j’étais retenu pour le rôle.

J’avais alors d’ailleurs davantage conscience de l’histoire ainsi que de la chance qui m’était offerte, que des noms de mes prestigieux partenaires. Le cinéma est en effet davantage dans la vérité, comparativement à la télévision qui est nettement plus dans l’image que dans l’être.

Travailler avec des jolis noms a été également du pain béni, car l’on s’inspire d’eux. D’autant plus qu’ils ont tous été superbes et très agréables. Ils sont restés simples.

7/ De façon globale, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont du tournage ?

Je n’ai pas réellement de méthode, étant donné que j’ai appris mon métier en travaillant, sans donc prendre de cours en amont. Tout dépend en fait du contexte. Il est évident que je me renseigne lorsque le personnage a existé.

Dans le cadre du long-métrage « Les rois du monde », les personnages ont quelque pars une existence réelle. Aussi, une discussion avec le réalisateur a été nécessaire pour mieux les comprendre.

D’une manière générale, j’ai toujours un peu de mal avec le texte au début. C’est pourquoi je lis beaucoup le scénario, jusqu’à le maitriser. Je cherche ensuite à donner une couleur aux mots. Je me laisse une part d’ouverture, pour essayer d’arriver neutre sur le tournage. En ayant simplement deux à trois idées, que j’adapte en fonction de la générosité de mes partenaires mais aussi de la manière de travailler du réalisateur.

8/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent aussi vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le petit ami du fils de José. Quelles sont, selon vous, les principales clés d’interprétation de ce rôle ?

J’apprécie beaucoup l’ouverture d’esprit laissée par les réalisateurs sur mon personnage de Sylvain. Me permettant, en tant que comédien, d’apporter un petit plus et d’orienter mon personnage dans une direction souhaitée.

On se rend compte, au fur et à mesure des épisodes, que la relation de Sylvain avec Julien, le fils de José, est assez ambiguë. Ils sont ensemble sans vraiment l’être. Comme beaucoup de jeunes de notre époque, ils sont dans ce que l’on appelle une union libre. Aussi, avec Elliot Delage, mon partenaire, nous avons décidé de développer pleinement cet axe-ci.

Sylvain n’est, en fait, ni homo, ni bi, ni hétérosexuel. Il est lui-même : sa personnalité prime avant sa sexualité. Ce qui me plait beaucoup !

9/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à vous suivre, sur scène, sur grand et sur petit écran ?

Je suis ravi si les gens apprécient mon travail. Cela me fait d’autant plus plaisir que je suis assez jeune dans ce métier.

Nous faisons, en tant que comédien, ce travail pour exprimer des sentiments. Si nos expressions ne plaisent pas et ne sont pas mises en valeur par les gens, elles ne servent que très peu. Donc ma situation actuelle est, pour moi, un vrai bonheur !

Mon ambition n’est pas de m’arrêter à un seul art, mais de tout faire, sans préférence aucune pour le moment. J’ai pas mal de choses à développer et quelques bonnes idées mais ce ne sera pas pour tout de suite. Je préfère, pour le moment, me concentrer et évoluer sur ce que j’essaie modestement d’effectuer, mon métier de comédien.

Ce fut un plaisir Jean-Baptiste d’effectuer cet entretien !

Publié dans Télévision, Théâtre

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François Rocquelin nous présente son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

François Rocquelin nous présente son parcours et ses projets !

Bonjour François,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes, depuis 2006, régulièrement sur les scènes parisiennes, pour différents spectacles. Les fidèles téléspectateurs de séries ont aussi pu vous retrouver, par le passé, dans de nombreux épisodes. Simplement, comment résumeriez-vous parcours ?

J’ai commencé à l’âge de 6 ans, au conservatoire d’art dramatique de Vernon, ma commune de naissance. Mes parents m’avaient inscrit au théâtre avant tout pour me canaliser.

Vernon n’étant pas très éloignée de Paris, les metteurs en scène et les réalisateurs y effectuaient des castings. C’est par ce biais que j’ai eu l’opportunité de participer rapidement à mon premier film.

De fil en aiguille, je suis resté dans ce conservatoire jusqu’à 17 ans, jouant d’ailleurs dans de nombreux téléfilms, principalement des rôles d’enfants malades.

C’est alors que j’ai arrêté les études, pour intégrer les cours Simon à Paris. Que je n’ai d’ailleurs pas terminés puisque j’ai pu, entre temps, intégrer une série. Enchainant ensuite sur d’autres rôles, à la télévision ou en publicité. Sans oublier le théâtre, notamment à l’Opéra de Paris.

Jusqu’à rejoindre l’aventure AB Productions, jouant le rôle d’Aristide dans plusieurs sitcoms.

De façon générale, j’ai fait beaucoup de contre-emplois, ce qui est toujours magnifique et très intéressant. Que ce soit pendant les cours Simon mais aussi à la télévision.

J’espère d’ailleurs vraiment pouvoir continuer à avoir cette palette très large. Pour aller dans ce sens, j’ai récemment participé à un court-métrage, dans lequel je jouais un père de famille qui bat sa femme, ce qui est complètement différent des expériences que j’ai pu avoir jusqu’à présent.

2/ Vous possédez donc plusieurs cordes à votre arc artistique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

L’aventure AB Productions m’a beaucoup aidé, d’un point de vue technique, lors de mes tournages ultérieurs. Il fallait en effet être en place et connaitre son texte de suite, pour être efficace très rapidement. Du fait principalement d’un rythme effréné sur le plateau.

J’y ai beaucoup appris en termes de rigueur et d’efficacité immédiate. Ce qui est très utile, car, malheureusement, nous avons de moins en moins de temps sur les plateaux. Aussi, ces deux qualités sont particulièrement appréciées des réalisateurs.

3/ Vous avez, aussi, je crois, finalisé l’écriture d’un one-man show. Pouvez-nous en dire davantage sur ce beau projet ?

Ce spectacle s’appelle « A fond ! ». Le titre initial était « Le premier baiser, c’est moi » mais j’en ai finalement changé. J’ai pu le jouer pendant une semaine, l’année dernière, au théâtre L’entracte.

C’est l’histoire d’un homme qui ne fait rien de ses journées et qui est pleinement consciencieux dans cela. D’où le choix du titre : il ne « fout » rien et il le fait à fond !

4/ Etes-vous l’auteur du spectacle ? Combien de temps a duré l’écriture ?

Je suis à 90% l’auteur du spectacle. Je me suis fait aidé, pour la première version, par un ami, Gérard Pirodeau. Nous avions précédemment travaillé ensemble sur scène, via un duo comique sur la scène des Blancs manteaux. C’est lui qui m’a incité à me lancer dans l’écriture d’un one-man show.

Il m’avait fait la surprise de réserver les dates de mes premières représentations, si bien que j’ai eu seulement deux mois pour écrire la première version. Je corrige et j’améliore actuellement certains aspects, que j’espère vous présenter sur scène très prochainement.

J’aimerais d’ailleurs remercier mon ami Cyril Aubin qui, avec son regard extérieur, m’aide beaucoup.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écriture ?

Ma vie au quotidien a été ma principale inspiration. Quelqu’un de 40 ans, qui ne travaille pas quotidiennement, qui est chez lui, qui regarde souvent la télévision mais qui fait croire le contraire à sa femme. Je vous rassure, certains traits ont été exagérés volontairement.

Plus qu’un one-man show, c’est surtout un seul en scène. L’histoire commence le matin lorsque mon personnage souhaite une bonne journée à sa femme qui s’apprête à partir travailler, tout en lui expliquant qu’il a lui aussi beaucoup de tâches prévues.

On s’aperçoit cependant très vite que zapper est sans doute la meilleure chose qu’il sache faire. Il s’essaie au ménage, sans succès. Les appels téléphoniques d’agent ou d’amis acteurs sont eux aussi sans réussite.

Je m’y amuse beaucoup !

5/ Quelles sont les prochaines étapes attendues pour ce spectacle ?

J’adorerais partir en tournée en province. Je pense que la réussite de ce spectacle y serait plus grande. Mon plus fidèle public habite en effet à l’extérieur de Paris. L’ambiance y est conviviale et chaleureuse, sans prise de tête.

Les premiers tests que j’ai pu faire vont dans ce sens. Pour autant, je discute en ce moment avec certains théâtres de la capitale pour y mettre mon spectacle à l’affiche.

En parallèle, je participerai, en juin, à plusieurs scènes ouvertes.

6/ De façon globale, quelles sont actuellement vos envies artistiques pour la suite de votre carrière ?

J’aimerais beaucoup faire du tragi-comique. Pour y prendre du plaisir artistique mais aussi pour changer d’étiquette, ce qui n’est jamais évident.

Je vous parlais précédemment du court-métrage de Kévin Muller dans lequel j’interprétais un homme battant sa femme. Cette expérience d’un rôle plus sombre m’a beaucoup plu et j’aimerais la renouveler.

Sans oublier mes projets actuels d’écriture de courts métrages. Bref, j’aime avoir une palette assez large et ouverte.

7/ Pour terminer, que souhaiteriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog afin de les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Si vous avez aimé mes précédentes expériences artistiques, n’hésitez pas à me suivre et à venir me voir sur scène.

J’ai aussi l’intention de me diversifier et ainsi de faire de nombreuses autres choses. Je compte donc sur vous !

Ce fut un plaisir, François, d’effectuer cet entretien !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Benoit Gourley nous raconte son parcours et ses projets !

Bonjour Benoit,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant vos différentes cordes de votre arc artistique. Vous êtes en effet un homme de télévision, de cinéma mais aussi de théâtre. Aussi, très simplement, comment présenteriez-vous et résumeriez-vous votre parcours ?

J’ai un parcours effectivement assez éclectique. Je fais en moyenne une pièce de théâtre chaque année, j’aime bien m’y régénérer pour y puiser quelque chose de singulier. Lorsque je ne suis pas sur scène, je suis très vite en manque de théâtre.

Parallèlement à cela, j’ai fait énormément de téléfilms et de séries. J’ai été récurrent, il y a très longtemps, sur « Commissaire Moulin ».

A côté de cela, j’apparais aussi, de façon ponctuelle, au cinéma, dans des petits rôles. Sans oublier la publicité, les voix et les doublages… Le panel est très large !

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes thématiques ?

Toutes ces activités se nourrissent mutuellement par interaction. Typiquement, faute de temps, j’avais dû mettre le théâtre de côté il y a quelques années. Lorsque je suis remonté sur scène, je me suis très vite rendu compte que toutes mes expériences ex-théâtre vécues entre temps m’avaient beaucoup aidé et que j’avais grandi grâce à elles.

3/ Vous avez participé à des téléfilms et séries télé en Français et en Anglais. Ressentez-vous un changement et une adaptation particulière pour les tournages dans la langue de Shakespeare ?

J’ai eu la chance de vivre en Angleterre avant que je décide d’être comédien et, depuis, j’entretiens cette langue que j’ai toujours beaucoup aimée. Ce qui me permet de travailler sur la mémoire en permanence. Lorsque je n’ai pas de texte à apprendre, je perfectionne mon anglais chaque jour.

J’ai eu la chance de tourner aux Etats-Unis ainsi qu’en Angleterre mais je n’ai pas pour autant une approche différente de mon rôle que lorsque je joue en français.

J’adorerais faire du théâtre en anglais. J’ai toujours mis un point d’honneur à gommer toute trace d’accent français.

4/ Les rythmes de tournage sont généralement soutenus. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous ?

Tout dépend du projet. D’une façon générale, j’ai plutôt tendance à respecter les mots de l’auteur. J’aime travailler à la virgule près quand c’est bien écrit.

Cela dit existent en télévision des produits pouvant nécessiter une mise en bouche personnelle du texte par l’acteur. Mais certains réalisateurs n’apprécient pas cette éventuelle « réécriture », ce que je comprends tout à fait. A l’inverse, quand cela est possible, je m’approprie le texte, tout en ayant le respect de l’auteur.

Quelque soit la situation, il est fondamental, en arrivant sur le plateau, de connaitre son texte sur le bout des doigts. Faute de quoi, on ne trouve aucune liberté pour explorer et aller chercher au plus profond de soi. Également par respect pour ses partenaires. Le travail en amont est donc fondamental pour avoir une totale liberté d’expression.

5/ Vous serez l’un des principaux comédiens du court-métrage « Silence », pour lequel le site de financement participatif KissKissBankBank a été sollicité. Pouvez-vous nous présenter ce projet ?

C’est un court-métrage actuellement en réécriture, avec pour thème la violence conjugale. Le tournage se fera dans le Loir et Cher.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je viens de tourner dans un court-métrage qui s’appelle « Résilience » avec le réalisateur Thierry BARRIER. C’est une partition très bien écrite aux frontières de l’absurde, une sorte de « Buffet froid ». Je me suis régalé sur cette aventure !

Je vais également jouer dans deux web séries. Je vous en reparlerai prochainement.

Je suis attiré depuis de nombreuses années par la comédie. C’est une fibre qui était présente en moi depuis très longtemps et qui je pense, arrive aujourd’hui à maturité. En tout cas, j’ai envie d’aller dans ce sens.

Je suis aussi dans l’attente d’une confirmation pour une création au Festival d’Avignon. Tout dépend en fait d’une source de financement. Aussi, peut-être serai-je en répétition en mai et juin pour être sur les planches du festival en juillet.

En parallèle, j’avais joué l’an dernier au Théâtre des deux rives à Charenton la pièce « Le jardinier de la mer rouge », l’histoire d’un jardinier qui se fixe pour objectif de sauver un enfant autiste en l’extrayant d’un institut psychiatrique. Une tournée avec cette pièce est en négociation.

Enfin, j’ai un projet de long-métrage aux côtés de François BERLÉAND. Des discussions sont actuellement en cours avec la production.

7/ Revenons quelques instants sur vos débuts. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Adolescent, j’étais ami avec Jacques BONNAFÉ. Nous sommes tous les deux originaires de Douai (tout comme Albert DUPONTEL). A l’âge de 14 ans, il savait qu’il serait comédien, ce qui n’était pas encore mon cas. Le déclic peut se faire à tous les âges. Chez moi, ça a été un peu plus tardif.

J’ai fait des études qui m’ont amené à l’étranger notamment en Angleterre. J’allais beaucoup au cinéma et puis j’ai découvert le théâtre et les beaux textes. J’ai décidé d’être comédien après tout ce parcours. J’avais 24 ans.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai l’optimisme de croire, en toute modestie, que les meilleures choses me concernant sont à venir. Ce métier est un vrai marathon et tenir en longueur en est le vrai secret. Lorsque j’ai engagé cette course de fond, j’en étais conscient et j’avais cette détermination.

Aujourd’hui, après trente ans de métier, j’ai toujours la même détermination et l’énergie ne m’a pas quitté. De belles rencontres sont encore devant moi.

J’incite donc vos lecteurs à continuer à me suivre, pour découvrir les beaux projets auxquels je participerai.

Merci beaucoup Benoit pour cet agréable échange.

Publié dans Télévision, Théâtre

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LG vous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Laura,

C’est un réel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous avez participé, en mars, à la cinquième saison de la série à succès de TF1 « Clem », où vous interprétiez la petite amie de Dimitri. Quels souvenirs gardez-vous du tournage ?

J’en garde un très bon souvenir ! J’ai tourné avec des gens formidables, d’excellents acteurs. J’ai pu côtoyer notamment Victoria Abril et Philippe Lellouche. Je connaissais déjà Rayane Bensetti, pour avoir collaboré avec lui sur « Pep’s ». Les rencontres avec les techniciens et le réalisateur ont, elles aussi, été très agréables.

Je suis du coup ravie de recommencer l’expérience pour la prochaine saison.

2/ Si vous en aviez la liberté, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime avoir le rôle d’une adolescente donc j’apprécie le contexte du lycée. J’adorerais évidemment que mon personnage soit davantage présent. Il pourrait être intéressant, pourquoi pas, de me voir dans un autre contexte, notamment la vie de famille.

A dire vrai, j’ai hâte de lire le scénario pour découvrir l’évolution de mon personnage.

3/ Le rythme de tournage sur ce genre de séries est toujours très intense. Justement, comment vous y êtes-vous préparée ? Quelle a été votre méthodologie de travail en amont du plateau ?

J’aime bien garder ma liberté. Je n’aime pas rester bloquée sur une façon un peu mécanique de dire le texte.

J’apprécie la répétition avec les autres acteurs, juste avant le tournage de la scène, pour voir comment ils réagissent et ainsi pouvoir m’adapter.

Je ne cherche pas à maitriser le texte à la virgule près pour avoir aussi la possibilité, ponctuellement, de l’interpréter avec mes propres mots, afin que le naturel puisse reprendre le dessus.

4/ Vous êtes présente régulièrement sur D8, dans l’émission « Voyage au bout de la nuit ». Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, pourriez-vous nous rappeler le principe de l’émission?

C’est une émission de littérature dans laquelle des livres classiques sont lus. Le concept a évolué ces dernières semaines, au travers d’interviews d’auteurs. Nous sommes une dizaine d’intervenants alternatifs et le programme est diffusé la nuit, entre 3h et 6h.

L'expérience est très enrichissante, j’y apprends beaucoup ! D’autant plus que j’adore la littérature classique. Ma première interview fut avec Eric-Emmanuel Schmitt et je n’en retiens que du positif.

Captiver par l’image et maintenir l’intérêt des téléspectateurs est sans doute un exercice artistique peu évident. Justement, quelles sont les principales clés, selon vous, pour y parvenir ?

L’intonation et les regards face caméra y sont pour beaucoup ! J’aime énormément jouer avec le texte que je suis en train de lire.

Pour tout vous dire, je reçois les livres en amont mais je ne les lis pas entièrement. Je commence par me renseigner sur l’auteur et sur le résumé de l’histoire. Je feuillette ensuite l’ouvrage pour mieux appréhender l’éventuelle difficulté de lecture que l’on retrouve dans certaines œuvres classiques.

Il nous arrive aussi de poursuivre la lecture commencée par un autre intervenant. Il est alors important de bien connaitre le contexte et de proposer un résumé aux téléspectateurs.

5/ En parallèle, vous étiez, jusqu’à la fin de l’année dernière, sur les planches du théâtre Clavel, pour la pièce « Les champions de l’amour ». Aimeriez-vous remonter sur les planches dans les mois à venir ?

J’ai très envie de reprendre le théâtre ! Il est possible, mais sans certitude aucune, que la pièce que vous avez citée revienne à l’affiche parisienne en septembre. Des discussions se font actuellement avec le metteur en scène et la productrice.

6/ De façon générale, quels sont vos projets artistiques pour 2015 ?

Contrairement à l’année précédente, j’ai participé dernièrement à de nombreux projets à la télévision ainsi qu’à une pièce de théâtre. Du coup, je ressens un manque pour le 7è art.

Il me tient donc à cœur de faire à nouveau du cinéma.

7/ Votre CV met en avant les nombreuses cordes de votre arc artistique, que ce soit via le cinéma, la télévision ou bien encore le théâtre. Quelles principales complémentarités et, à l’inverse, quelles différences majeures y retrouvez-vous ?

La télévision et le cinéma, exception faite des rôles de composition, sont deux arts assez naturels.

Mais le théâtre, de part l’énergie différente qui y est véhiculée, m’apporte beaucoup. Le jeu y est également vraiment différent. C’est pour cela que je souhaite poursuivre aussi mon travail sur les planches. Même si le rythme physique qui y est imposé est compliqué.

La pression que l’on connait avant de monter sur scène est unique et représente une vraie adrénaline positive.

8/ Pour terminer, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs de notre blog pour les inciter à suivre votre actualité, votre parcours et vos projets ?

N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux, j’y partage avec vous mon actualité.

Regardez aussi les lectures sur D8, c’est une émission très intéressante. Le replay est disponible sur le site de la chaine pour ceux qui le souhaitent.

Un grand merci Laura pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Le comédien Killian Edmond évoque son parcours et ses envies !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Killian Edmond évoque son parcours et ses envies !

Bonjour Killian,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous avez participé à la saison 9 de la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’ai certes joué une nouvelle fois un « lascar » mais ce fut un plaisir de le faire pour cette série. En effet, cette dernière est globalement orientée sur les relations amoureuses donc ma présence a permis de sortir du cadre traditionnel.

C’est un très bon souvenir, d’autant plus qu’il s’agit-là du rôle le plus voyant que j’ai pu avoir jusqu’à présent. Ce qui a été l’occasion de mieux mettre en avant mon jeu.

2/ Le rythme de tournage est très soutenu sur la série. Aussi, quelle a été votre méthodologie de travail ? Comment vous êtes-vous préparé avant d’arriver sur le plateau ?

Je privilégie le naturel par rapport au sur-joué. Je n’aime pas m’imprégner trop du texte. Généralement, je ne retiens que l'idée essentielle à transmettre, et j'improvise un peu par la suite. C’est pourquoi j’ai plutôt tendance à le travailler la veille.

3/ Vous y interprétiez un jeune des cités. Quelles ont été, selon vous, les principales clés pour jouer avec efficacité et pertinence ce personnage ?

Bien que la voix et l'élocution soient importantes, je mise beaucoup plus sur la gestuelle et l'apparence. Etant danseur de base, je transmets mieux les émotions grâce au langage corporel.

4/ Aimeriez-vous avoir l’occasion de revenir dans la série ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aimerais beaucoup y revenir car c’est une belle série. L’ambiance y est conviviale et j’apprécie le jeu des acteurs. Tourner à nouveau avec eux serait donc un plaisir !

Ayant, dans la série, un profil passe-partout, il pourrait être intéressant que je devienne l’espion de Peter Watson.

5/ De façon plus générale, quels sont vos souhaits et vos envies artistiques actuels ?

Je n’ai pas envie de me restreindre, j'ai toujours misé sur la polyvalence. Donc je ne souhaite pas, pour le moment, m’orienter sur un art en particulier.

Pour autant, je souhaite d’abord terminer mes études, qui me prennent aussi du temps et me contraignent en termes de créneaux disponibles pour les tournages.

Pour la suite, dans l’idéal, j’apprécierais d'intégrer de façon récurrente une série et dans l'idéal une sitcom. On peut en effet y prendre le temps de découvrir un personnage et d’en voir ses différentes facettes. La contrainte de timing étant plus légère, une histoire plus profonde peut y être développée.

A l’inverse, j’aimerais aussi participer à des films car le comédien doit y condenser toutes ses émotions en peu de temps pour garder le public en haleine.

6/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Si je puis dire, l’envie est venue à moi au travers d’une opportunité qui m’a été proposée. Plus précisément, j’étais en train de danser dans ma salle habituelle, lorsque l’on m’a suggéré de participer à un cours de théâtre d’improvisation qui se déroulait juste après.

C’est assimilable à du théâtre, mais sans le texte. On y recherche avant tout la réactivité, le « tac au tac » et l’aisance, corporelle comme orale. Je me suis laissé prendre au jeu et, à l’issue du cours, le professeur m’a alors conseillé de faire des castings, détectant en moi du potentiel.

J’ai ensuite répondu à plusieurs annonces sur internet, qui m’ont permises d’avancer dans ce métier.

7/ Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à suivre votre parcours ?

Je suis quelqu’un de discret mais, pour autant, n’hésitez pas à me suivre sur Facebook. Comme vous pourrez le constater, j’y poste ponctuellement quelques photos de mes expériences mais seulement après diffusion.

J'aime ce coté inattendu lorsqu'on me découvre à l'écran sans que j'ai annoncé quoi que ce soit en amont. Cela maintient un certain effet de surprise !

Merci beaucoup Killian pour cet agréable échange !

Publié dans Télévision

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Maéva El-Aroussi évoque son personnage dans la série "Les Mystères de l'Amour" !

Publié le par Julian STOCKY

Maéva El-Aroussi évoque son personnage dans la série "Les Mystères de l'Amour" !

Bonjour Maéva,

Merci de répondre favorablement à notre sollicitation.

1/ Vous interprétez actuellement le personnage de Gwen dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous décrire cette jeune adolescente ?

Gwen est la petite sœur d’Erwan. Tous deux ont malheureusement perdu successivement leurs parents dans un accident de voiture, puis leur grand-mère. Ils sont à présent orphelins.

Ils sont donc très fusionnels et ne veulent absolument pas être séparés.

2/ Votre personnage apparait, pour le moment, de façon ponctuelle. Nous ne savons donc que peu de choses le concernant. Aussi, comment aimeriez-vous le voir évoluer ?

J’aimerais bien que Gwen s’affirme un peu plus. Actuellement, elle se contente d’être la petite sœur, qui écoute et obéit systématiquement à son grand-frère. J’apprécierais qu’elle prenne « du poil de la bête » et qu’elle s’impose un peu.

3/ Gwen est, nous l’avons dit, une jeune fille adoptée. Quelles sont, selon vous, les principales clés, en tant que comédienne, pour traduire à l’écran les sentiments que peuvent connaitre les adolescents dans pareille situation ?

Un fort travail est nécessaire en amont car ce personnage ne correspond pas à ce que je suis dans la vraie vie. Cela me plait d’ailleurs beaucoup !

Je connais des gens ayant vécu pareille situation. J’essaie donc de me mettre à leur place, sans pour autant chercher à surjouer.

4/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu sur la série. Justement, quelle est votre méthodologie de travail en amont ? Comment vous préparez-vous ?

J’apprends mon texte dans les transports, avant d’arriver sur le lieu de tournage car je n’ai pas de mémoire sur la durée.

Nous avons, en plus, la chance, avant chaque scène, d’avoir une personne pour nous faire répéter.

5/ Comment avez-vous intégré la série ? Par un casting ?

J’avais en fait passé un casting pour une série sur les chaines du groupe France Télévisions. Qui s’est très bien passé.

Suite à cela, mon agent m’a demandé de préparer une petite vidéo pour intégrer potentiellement la série de TMC. Dès le lendemain de l’envoi de cette démo, j’ai été rappelée pour m’annoncer que j’allais intégrer « Les Mystères de l’Amour ».

Comment avez-vous été accueillie pour la bande ?

C’est une bande d’amis et tous se connaissent depuis près de 20 ans. J’ai été très bien accueillie, tout le monde a été adorable. Que ce soit Michel, qui joue mon grand-frère, mais aussi Hélène et Serge.

J’aime beaucoup l’équipe !

6/ De plus en plus d’adolescents font leur apparition dans la série. A ce titre, lors de quelles séquences êtes-vous la plus à l’aise ? Celles avec des jeunes de votre âge ou, à l’inverse, celles avec les « anciens », qui sont plus expérimentés ?

J’ai davantage de facilités à tourner avec des comédiens de mon âge car nous avons une plus grande aisance pour parler entre nous. C’est naturel !

Nous nous sommes tous très vite bien entendus, nous avons sensiblement les mêmes centres d’intérêts, ce qui nous permet d’en discuter entre les scènes.

7/ Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ? Suivez-vous des cours en particulier ?

J’ai commencé le théâtre en CM2. D’abord avec une certaine réticence mais, très vite, cette activité m’a plu. Je me suis prise au jeu, renouvelant systématiquement l’expérience.

L’année dernière, j’ai postulé à une annonce sur internet pour un casting pour « Pep’s ». L’entretien s’est très bien déroulé et a ensuite été l’opportunité pour moi de rejoindre une agence artistique.

C’est lors de mon arrivée dans celle-ci que j’ai pleinement prise conscience de ma volonté de devenir comédienne.

Suivez-vous actuellement une formation spécialisée ?

Je prépare mon Bac ES et j’espère ensuite poursuivre mes études pour effectuer une formation de journaliste chroniqueuse.

Ma volonté première est certes de devenir comédienne, mais ce n’est pas un milieu facile donc je souhaite assurer un bagage scolaire en parallèle.

8/ Quels sont vos souhaits artistiques pour la suite de votre parcours ? Dans quels domaines aimeriez-vous évoluer ?

J’adorerais, en finalité, faire du cinéma. C’est un art que j’apprécie tout particulièrement. Aussi, y participer me plairait énormément.

9/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à vous suivre, chaque week-end, sur TMC ?

Je peux avoir le petit plus pour réussir dans ce milieu, en apportant quelque chose de nouveau et de frais.

Je suis présente sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à m’y suivre pour découvrir mon actualité !

Un grand merci Maéva pour ce bel échange !

Publié dans Télévision

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