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Alix Schmidt : actualités, projets, envies artistiques, elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Alix,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au Soum-Soum, dans la pièce « Le gendre parfait ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est une comédie très sympathique sur le couple…et ses turbulences ! Sabine et Christophe mènent une relation à d’amour à remous depuis 7 années mais quand le spectacle débute, c’est à véritable crise à laquelle le spectateur assiste! À l’origine, Sabine qui comme beaucoup de jeunes femmes est motivée depuis longtemps à l’idée de franchir le cap de « la vie en commun », du « mariage » et surtout de « la maternité », exige manu militari que ses voeux soient enfin exaucés.

Mais Christophe, lui, est loin de partager les envies de sa compagne : il est plutôt indolent, aime bien sa petite vie tranquille, en solo et sans contraintes. Il n’a pas du tout envie de devenir père une nouvelle fois puisqu’il a déjà connu les méandres du mariage et de la paternité et ne poursuit qu’un seul rêve : celui de devenir magicien professionnel.

C’est bien sûr sans compter sur la persévérance de la maligne Sabine qui, elle, est prête à tous les stratagèmes pour obtenir ce qu’elle désire. Et elle a trouvé une alliée de taille : sa propre mère qui va faire vivre un vrai petit enfer à son cher futur gendre!

S’enchaînent alors toute sortes de joyeuses engueulades, malentendus, quiproquos et situations cocasses qui n’auront qu’un seul but : faire céder Christophe.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ? Comment le décririez-vous ?

Elle apparait comme une jeune femme à la fois très amoureuse, tempétueuse et déterminée. Elle a de nombreux objectifs et va tout mettre en œuvre pour les atteindre : en usant de minauderies, de flatteries de temps en temps, puis en alternant des crises de douce hystérie et de chantages à l’amour. En somme, c’est un peu là toute la palette de la gente féminine qu’elle va déployer pour arriver à ses fins.             

3/ Selon vous, quelles sont les principales clés de réussite de ce spectacle ? Pourquoi plait-il aux spectateurs ?

Je pense que lorsqu’on va au théâtre, il y a toujours une partie de nous-mêmes qui prend plaisir à voir chez les autres (les comédiens qui jouent) ce qu’on a en soi : c’est une sorte d’exutoire, de miroir dans lequel on aime bien se regarder pour ensuite mieux rire de soi.

Et dans cette comédie, le fait de se reconnaître un peu dans les défauts, les qualités, les traits de caractères et les envies de ces deux personnages hauts en couleur, font que ça rassure et soulage aussi. On se dit « Ouf ! » je ne suis pas le ou la seul(e) à vivre ce moment de vie et au final, je vois que tout peut s’arranger ».

Et puis aussi, nous avons aussi instauré des moments d’échange, de partage et d’interactivité avec le public qui, je pense, le fait se sentir encore plus impliqué dans l’histoire qui se déroule sous ses yeux. La proximité des spectateurs, situation que j’adore d’ailleurs, crée un lien assez fort entre eux et nous et au final, c’est un peu comme s’ils étaient chez nous, à la maison. C’est très chouette !

Nous jouons, depuis le mois de septembre, tous les samedis à 19H au théâtre le Soum Soum (Paris 2ème) et ce, jusqu’au 17 décembre. Nous espérons ensuite pouvoir poursuivre l’aventure dans d’autres théâtres.

4/ En parallèle, le 9 novembre est sorti le long-métrage de Mathias Renou, « Mon père en grand ». Comment présenter ce film ? Quelles en sont ses principales thématiques ?

Sorte d’autofiction, oscillant entre la fiction et le réel, ce long-métrage met en lumière la quasi véritable histoire vécue par les parents du réalisateur. J’y interprète Solange, sa mère, aux côtés du véritable père du réalisateur : Serge Renou. C’est un long-métrage très original, filmé caméra au poing avec ceci de particulier aussi, c’est que le réalisateur est également acteur du film, sans qu’on ne le voit jamais à l’écran.

L’histoire, la voici : Solange et Charles se séparent violemment après de longues années de mariage. Lui est un comédien, hélas, abonné aux échecs qui continue pourtant de poursuivre des rêves de gloire et de reconnaissance. Solange, elle, ne supporte plus les déboires et la personnalité presque schizophrène de son mari car en effet, comment croire aux propos d’un homme qui se joue toujours avec facétie de la réalité ? L’aime-t-il sincèrement ou s’exerce-t-il encore à un rôle en lui déclamant son amour ? N’en pouvant plus de s’interroger sans cesse et lassée de ses frasques, elle décide de le quitter et tombe dans les bras d’un jeune étudiant, Léo, du même âge que son fils.

L’affront pour le père et le fils est suprême et Mathieu se met en quête de venger son père (et peut-être de se venger lui-même) en se débarrassant de l’amant et en décidant d’offrir LE rôle de sa vie à son père, mari bafoué et trompé. Il prend fait et cause pour lui en lui rendant honneur et hommage dans ce film dont il fera en « le » et « son » héros.

Bien que le titre s’intitule « Mon père en grand », c’est bien à sa mère que le réalisateur dédie son film : il espère secrètement son retour auprès de son père et de lui, en mettant un point d’honneur à redorer et réhabiliter l’image du père.

L’originalité de ce film tient aussi au fait que le réalisateur a mis en scène deux mères : Solange, celle que je joue et qui fait partie intégrante de l’histoire imbriquée du film, qui vit, survit, subit aux côtés du père ; de l’autre, il a choisi une autre comédienne qui, elle, va agir dans des apartés en tant que  « vraie » mère du réalisateur : elle y apporte ses remarques et son avis sur l’histoire-même que son fils est en train de tourner et sur l’image qu’il lui renvoie d’elle et de son mari. Ce rôle est interprété par Marie Rivière, l’égérie d’Eric Rohmer.

5/ Comment avez-vous procédé pour vous approprier ce rôle ?

Mathias n’a pas souhaité me parler beaucoup des traits de caractère de sa mère, de sa personnalité. Il avait envie de fraîcheur, je pense, et préférait que je découvre ce personnage seulement au détour  des répliques et des situations dans lesquelles il me mettait en scène. Du coup, cela m’a donné une certaine liberté de jeu, d’espace aussi car je n’avais pas à calquer quelqu’un qui, je savais, existait dans la vie réelle. D’un autre côté, ça m’angoissait aussi un peu car je savais aussi que Mathias lui montrait régulièrement les rushes qu’on tournait et qu’elle allait donc forcément étudier mon jeu. Au fond de moi, j’avais un peu peur de la décevoir, de ne pas avoir le ton juste, de ne pas assez lui ressembler et tout simplement, de ne pas être la hauteur. Mais ces craintes se sont vite dissipées car Mathias m’a dit que mon interprétation lui plaisait.

Quant aux scènes que je jouais avec mes partenaires, j’avais vraiment la sensation de ne pas « jouer ». C’est difficile à expliquer mais je pense que dans la mesure où nous n’étions pas entourés de pleins caméras ni de techniciens, le réal s’occupant lui-même de l’image et du son, je me laissais tout simplement porter par l’intimité que nous formions, par le texte, la mise en situation et le jeu de mes camarades. Le réalisateur jouant avec nous les répliques, son visage caché derrière l’objectif de sa caméra, j’avais l’impression d’être presque dans la « vraie vie » et de m’adresser à lui et aux autres comédiens dans une fiction étonnamment réelle. Tout s’enchaînait facilement et c’était très agréable.

6/ Où et quand est-il possible de voir ce long-métrage ?

Au cinéma Le Saint-André des Arts (Paris 6ème).

Il est projeté tous les jours à 13H00, sauf mardi 15, jusqu’au 21 novembre. Puis le mardi 29 novembre et le mardi 6 décembre, à 13H également.

Ce que je trouve très bien aussi, c’est qu’après chaque projection s’ensuit un débat avec le réalisateur et les comédiens. C’est donc une belle opportunité pour le public de poser toutes les questions qu’il souhaite et c’est une belle occasion aussi pour nous, comédiens, d’avoir leurs réactions à chaud. On espère que d’autres salles parisiennes suivront le chemin du Saint-André et donneront l’opportunité à ce joli film de vivre longtemps et de toucher un maximum de spectateurs.

7/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’ai joué récemment dans le long-métrage « Le sacre de l’été » réalisé par Briac Ragot.

Ce film, inspiré de la vie de Nijinski et d'Isadora Duncan, raconte l'histoire d'un chorégraphe marginal, en quête de soi. C’est une comédie mordante et audacieuse, comme une ode à la vie et à la liberté.

J’y interprète Catherine, une jury de danse qui tombe littéralement sous le charme du jeune danseur, Kostia, au cours d’une audition. Lui tente de monter un spectacle réunissant ses deux passions: la danse et la variété française.

Dès ses premiers pas de danse, Catherine pressent chez Kostia une originalité et un talent rares qui vont la faire fondre et s’éprendre de lui. Malheureusement pour elle, ce béguin ne sera pas réciproque …Le film est en cours de montage et sera projeté fin 2018.

Prochainement, je tournerai  dans « Le Chausse- Pied », un court-métrage de David Lancelin Guerrero, comédien également et qui réalise ici son premier film.

Il s’agit d’une belle histoire qui raconte l’amour fou qu’un homme, Stéphane, chausseur de profession, porte aux femmes et à leurs pieds. Éléments indispensables à son désir et à sa passion, il mène une véritable quête à la recherche de celle qui incarnera son idéal.

Le réalisateur a donc choisi de mettre en scène sa propre quête en remontant aux sources de cette fascination pour les pieds et en la retraçant depuis sa tendre enfance jusqu’à l’âge adulte.

J’y joue le rôle de Maya, une jeune femme photographe que Stéphane rencontre dans un bus et pour laquelle il a un véritable coup de cœur. Le hasard fait qu’il la retrouve dans une soirée organisée par des amis en commun et où il peut enfin faire sa connaissance. Alors, est-elle celle qu’il recherche depuis tant d’années ? Il faudra attendre la projection pour le savoir…

J’ai toujours faim de nouveaux projets alors j’espère tout simplement continuer à travailler avec des réalisateurs et réalisatrices créatifs et passionnés qui auront envie de me faire jouer des rôles passionnants ! 

Ce fut un plaisir, Alix, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Hélène Bizot nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Hélène,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme peuvent en témoigner vos expériences notamment en télévision, au cinéma, au théâtre mais encore en doublage. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ?

J’ai voulu faire ce métier à partir de l’âge de 11-12 ans. Surtout au travers de l’envie de jouer et d‘être quelqu’un d’autre. Même si, finalement, c’est un peu contradictoire car j’aborde chaque rôle comme si c’était moi qui vivait l’histoire et les aventures de mon personnage.

C’est donc une façon de vivre mille vies en une.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités artistiques entre les différents domaines précédemment évoqués ?

Je pense que, de toute façon, il y a une base commune, celle du jeu, en étant le plus sincère possible en émotions notamment. Tout est à la fois complémentaire mais aussi très différent. Pouvoir passer d’un exercice à un autre m’amuse.

En plateau, le jeu est beaucoup plus sobre qu’au théâtre où tout est exacerbé car il faut que l’ensemble de la salle entende et voit ce qui se passe. Alors que la caméra capte le moindre petit battement de cil. Le doublage est encore un autre exercice car il n’y a que la voix qui est captée alors que nous continuons à ressentir les émotions.

La technique, la façon de faire ressortir les sensations changent mais les émotions restent les même dans le ressenti et le faire passer.

3/ Un art plus particulièrement vous attire-t-il ou est-ce leur diversité qui vous plait davantage ?

C’est la diversité qui m’attire en fait et j’avoue que, quand je fais un peu trop d’un seul exercice, les autres me manquent. J’ai fait pas mal de doublages ces derniers temps, j’en suis ravie mais je suis impatiente de retourner sur scène. Je suis un peu en manque.

4/ Le doublage est un exercice peu connu. Quelles principales techniques requiert-il ?

Il faut se mettre au service d’un jeu qui existe déjà. On doit jouer au même moment que l’acteur doublé. Il est nécessaire d’avoir la même respiration et le même rythme. Alors que, au théâtre par exemple, c’est nous qui créons nos émotions, on place les respirations et les intentions quand on le souhaite.

La difficulté est donc d’arriver à retrouver la sincérité du jeu avec des mots que l’on lit et non pas que l’on a appris et déjà digérés. Il faut parvenir à une justesse dans le jeu, sans avoir le mouvement car il est nécessaire de rester juste derrière le micro. Avoir l’énergie dans la voix qui n’est pas forcément dans le corps s’apprend au fur et à mesure de la pratique. C’est en en faisant que l’on devient bon, que l’on oublie la technique et que l’on n’a plus qu’à penser à ce que l’on joue.

J’ajoute qu’il y a de la difficulté dans chaque domaine artistique. Sur un plateau, il faut se placer sur la croix sans bien la voir, il ne faut pas regarder la caméra et, parfois, nous devons jouer sans partenaire. Je me régale justement à passer d’un exercice à un autre.

Au théâtre, il y a beaucoup de répétitions certes mais nous ne jouons jamais totalement de la même façon. Le bonheur d’avoir la réaction du public est extraordinaire. On est sans filet, il faut gérer les trous et les crises de fou rire. Mais cela laisse des souvenirs et des émotions, même au public qui aime voir une petite faille.

5/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’ai doublé les deux derniers films de Naomi Watts le mois dernier. A savoir une sortie le 16 novembre de « Oppression », un thriller psychologique très bien fait. Ainsi que « About ray / Three generations », trois générations de femmes qui soulèvent plein de problèmes et de remises en question dans un univers très matriarcal. Notamment la fille qui veut devenir un homme. Le film est traité de manière sensationnelle et les comédiens sont exceptionnels. Cela a été un immense bonheur de participer à cette aventure.

Les doublages sont souvent l’occasion de vraies rencontres avec les comédiens, comme une espèce de magie. Je parlais précédemment de respiration, de rythme, il y a des moments où l’on fait des petites compositions et il y a des instants où l’on se met dans des petites pantoufles, où l’on a l’impression que l’on ferait, en plateau, la même chose que la comédienne originale. En ressort alors une évidence.

En ce moment, je suis en train de doubler la troisième saison d’une série pour TF1. La première est actuellement en cours de diffusion le mercredi soir. « First murder » est un programme policier où je double le rôle féminin principal.

Nous sommes aussi en attente du tournage de la deuxième saison de « The catch », dont la première a été diffusée cet été sur Canal +. Là aussi, j’y double l’héroïne de cette série policière, une détective privée. J’aime bien ce programme.

Concernant les tournages, je suis très heureuse d’avoir participé au long-métrage « L’amour qu’il nous faut », première réalisation de Nathalie Marchak. Deux destins de femmes y sont mis en avant. Alexandra Lamy y joue une femme française approchant la quarantaine qui a une très belle réussite professionnelle et enceinte de son premier  enfant. Elle va rencontrer une très jeune malienne, enceinte aussi mais suite à un viol. Le scénario est merveilleux. Quand je l’ai lu, j’ai de suite adoré. J’y joue l’échographiste et j’ai été très heureuse de faire partie de l’aventure.

J’adore prendre part justement à ces expériences qui font passer de très beaux messages. Ici sur cette mondialisation où, malgré une communication possible d’un bout à l’autre du monde, existent des différences aussi fortes entre les êtres humains. Sans oublier un droit de la femme parfois trop fragile.

Le film est actuellement en post production et je vous incite à aller le voir à sa sortie.

 

Voici quelques liens pour suivre mon actualité. N"hésitez pas à liker ma page, je vous y attends :

https://www.facebook.com/H%C3%A9l%C3%A8ne-Bizot-com%C3%A9dienne-151496884902079/?fref=ts

http://www.helenebizot.com/

Merci Hélène pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Pierre-Loup Rajot revient sur son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Source : Richard Schroeder

Crédit : Richard Schroeder

 

Bonjour Pierre-Loup,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.x

1/ Vous avez multiples talents, comme en témoigne votre parcours au cinéma, en télévision, au théâtre mais aussi notamment en mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Que j’ai du talent, ça reste à voir… J’ai toujours vécu en essayant d’optimiser les rencontres que je faisais au cours de mon existence. J’en suis à avoir créé une structure que j’espère familiale qui est assez exhaustive dans ses choix et qui essaie de faire un travail sur ce que j’aimerais voir à travers le métier qui m’a forgé et qui m’a habité pendant 35 ans.

Au départ, je suis le sixième d’une famille de dix enfants. Mon adolescence fut très agréable, je n’ai pas comme certains la fêlure de la jeunesse qui s’exprime ensuite artistiquement. Je suis un grand enthousiaste de l’élan, j’y ai toujours cru, parfois à mes dépens.

Je me destinais à une carrière scientifique, avec une maitrise de sciences et techniques de l’environnement, je n’avais donc pas du tout la vocation. J’étais un jeune introverti et très timide. Un jour, on m’a conseillé de faire du théâtre, pour m’aider. Discipline que je pratiquais le soir, en parallèle de mes études.

Le virus m’a de suite pris. Les ateliers proposés m’ont plu, notamment l’adaptation et la mise en scène que j’ai faite de « Midnight express ». Je faisais des petits boulots pour payer mes projets. Par la suite, Francis Huster notamment et Patrice Chéreau m’ont pris sous leurs ailes et j’ai été happé par une envie et un désir des autres de travailler avec ce que j’étais.

Puis Dominique Besnehard m’a fait faire de nombreux films, dans des rôles secondaires, aux côtés de grands metteurs en scène. Il cherchait à ce moment-là des comédiens moins stéréotypés par les formations, qui avait une sorte d’authenticité et pas toujours le sens de la pratique du métier de comédien. Peut-être que ma grosse rébellion intérieure lui a plu. En fait, j’ai eu beaucoup de chance.

Puis j’ai eu le César du jeune espoir, qui m’a mis dans une situation de doute. Puis, j’ai, sans m’en rendre vraiment compte, refusé la facilité en participant à pas mal de premiers films que je pensais authentiques et sincères, qui ont entrainé certaines réflexions en moi.

2/ Quel regard portez-vous sur la télévision ?

J’ai adoré faire certaines télévisions, comme « Morte Fontaine » de Marco Pico, avec Clémentine Célarié. Il y avait à l’époque une proposition artistique évidente pour le petit écran. Mais aussi « Histoire d’ombres » de Denys Granier Deferre, avec Claude Rich. J’ai apprécié participer à ces projets, mais avec le temps, j’ai moins aimé travailler pour la télévision, quand j’ai senti que dans le travail, je n’avais plus vraiment mon mot à dire. C’est aussi pour cela que j’ai créé ma propre structure, il y a 5 ans, la télévision me paraissait alors inhumaine et inintéressante.

3/ Vous avez donc créé votre société. Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

J’apporte mon petit savoir faire, mes techniciens et mes amis, pour des films maintenant plus imposants, comme « Ceci est mon corps », réalisé par Jérôme Soubeyrand. Cette structure se permet aussi et parfois malgré moi d’être distributrice et éditrice de Dvd. Et nous avons la chance d’être projeté dans des festivals.

Cela me permet également d’être un porte parole de quelque chose qui m’intéresse à plus d’un titre, à savoir que le cinéma est de plus en plus à côté de nous, et qu’autour de nous existent des gens passionnants. J’aime ce « minimalisme » et travailler sur le comportement humain, il y a des histoires merveilleuses à puiser dans notre entourage. À partir du réel, contrairement à ce que l’on peut faire habituellement, créer de la fiction, des histoires pas toujours réalistes justement. Je pense notamment à mon l’épicier, ou même à ma femme, à mes proches, qui ont participé à plusieurs projets.

Je rêve d’une structure autonome de tout système, qui va de la création/fabrication à la distribution/commercialisation. La petite entreprise essaie actuellement de monter un film un peu plus imposant, « Wanda la battante », de Jean Marbœuf. axé sur la transmission, projet que je trouve passionnant. Il faut arriver à se canaliser, car les sollicitations sont assez nombreuses, s’ajoutent à ça les projets persos. J’ai depuis peu l’aide de Jean-Louis Langlois, qui est devenu le gérant de notre structure.

4/ Plus globalement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

En ce moment, je monte le documentaire « à la pêche ». L’expérience consistait à partir à la pêche en barque pendant une journée avec deux personnes, amis de 30  ans, qui m’étaient alors inconnues au large du Finistère nord. 

Avec tout ce que j’ai pu attraper, capter, sans idée préconçue, j’ai tenté de « fictionner » cette journée à postériori. Et je suis content du résultat. Cette expérience m’a énormément plu. Je suis tombé sur 2 individus très loquaces et drôles, venant d’univers à la fois très différents et complémentaires… Et indépendamment de la partie de pêche plutôt cocasse, je pense avoir fait avec tous ces éléments et le travail de montage et mixage dessus, un joli film sur l’amitié.

Sinon le film de Jean Marboeuf est l’histoire d’une enseignante de 70 ans, retraitée, vivant dans une cité et assistant à un viol collectif auquel participe un de ses anciens élèves. Ce film tente de montrer tout son trajet pour essayer de comprendre... pourquoi elle a raté, pourquoi la transmission de la culture n’a pas été efficace et n’a pas créé de lien, pourquoi nous en sommes si loin…

En attendant le résultat des commissions CNC, je tourne en ce moment le portrait d’ une artiste céramiste, et j’aimerais qu’elle expose à Paris. Enfin, j’ai écrit un long-métrage, « Ne vois-tu rien venir ? », sur la voyance et que j’aimerais bien réaliser à la sauvage avec mes proches. C’est l’histoire d’un père qui a un don de voyance qu’il a transmis à sa fille, mais elle s’en fout et n’en fait rien… Un jour il apprend qu’il est atteint d’un cancer irrémédiable, et son désir de faire don de son don va s’intensifier et le projeter dans certaines situations assez cocasses, car cela reste avant tout une comédie.

Ce fut un plaisir, Pierre-Loup, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jennifer Dubourg nous en dit davantage sur son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jennifer,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Comédie République, de la pièce « Adopte un jules.com ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter le contenu ? Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire de trois meilleures amies qui vont donner aux spectatrices des conseils pour « choper » un jules et pour le garder. Cela aborde la thématique de la recherche sur les sites de rencontre, mais aussi notamment du comportement au premier rendez-vous, des textos, mais aussi du mariage et de la belle-mère !

C’est une comédie fraiche et légère qui parle surtout aux filles et qui fera rire les garçons qui ont un peu d’humour.

2/ Comment décririez-vous votre personnage de Kitty ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est la petite rigolote de la bande, le personnage qui a toujours un petit train de retard et qui comprend les blagues en décalage, voire qui ne les comprend pas du tout.

C’est la blonde bébête, qui se prend pour une star, qui adore pousser la vibe et se donner en spectacle. C’est un rôle que j’adore jouer. Elle est candide, a énormément d’énergie et beaucoup de mal à se canaliser.

Bref, c’est un personnage haut en couleurs, girly, rose, très féminin et surexcité.  

3/ En parallèle, vous préparez votre one woman show. Quelles thématiques mettez-vous en avant dans ce spectacle ?

Je travaille actuellement l’écriture, que j’ai débutée il y a un an. Je suis partie l’année dernière en Bolivie et le voyage a été un sketch en lui-même. Que j’ai ensuite adapté pour le présenter sur scène.

J’ai alors intégré l’école du one-man show pour avoir une formation digne de ce nom. Ce qui m’a permis d’écrire d’autres sketchs pour mon spectacle. Racontant des histoires improbables qui me sont arrivées, le tout traduisant les déboires vécus pour devenir comédienne.

Allant jusqu’à des thèmes très personnels comme le permis de conduire, que j’essaie de passer depuis dix ans. J’en suis à 217 heures et je l’ai déjà raté trois fois. Mais j’y crois encore (rires). Je veux donc mettre en avant aussi ma persévérance.

Ecrire nécessite beaucoup de rigueur et d’exigence. Pour l’instant, je cherche encore ma méthode. Je vais parfois trouver l’inspiration très facilement, tout comme il peut m’arriver d’avoir besoin de plus de temps et de recul sur ce que je veux dire. Il faut savoir pourquoi on monte sur scène et quel est le message à délivrer.

4/ Votre rentrée est bien chargée, puisque nous pourrons aussi vous retrouver sur France 2, dans le rôle de la serveuse, dans « Chefs », réalisé par Clovis Cornillac et Arnaud Malherbe. Pourriez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

La saison 2 de « Chefs » est une très belle surprise. J’étais aussi dans la saison 1 et j’ai été ravie d’être rappelée pour cette deuxième saison car l’équipe était vraiment super ! Il y a une ambiance familiale sur le plateau et j’ai été très heureuse de retrouver tout le monde. Dans cette série, je joue au côté de Zinedine Soualem et Clovis Cornillac. Pour cette 2ème saison, Clovis Cornillac était également en co-réalisation avec Arnaud Malherbe, c’était très instructif de voir comment il parvenait à être devant et derrière la caméra. Ce que j’aime sur les tournages, c’est qu’on a aussi la possibilité d’apprendre sur la technique et la gestion d’équipe. Diffusion dès le 23 novembre sur France 2 ! 

D’ailleurs, quelles complémentarités artistiques retrouvez-vous entre les plateaux et les planches ?

La diversité est la principale complémentarité. Je pense que, dans ce métier, il faut être polyvalent et travailler tout ce que l’on peut. C’est-à-dire que, même si on a l’opportunité d’être derrière la caméra, il ne faut surtout pas lâcher les planches. Car ce sont deux univers et exercices bien distincts, avec un jeu très différent.

J’ai la chance de pouvoir faire les deux, ce qui permet de jongler et de rester dans cette disponibilité, il faut toujours être « prêt », et capable de s’adapter.

5/ Sans oublier votre participation à la web-série produite par TF1, « Jeune diplômée », réalisée par Shannon Renaudeau, dans le rôle de Lola. Qui est-elle ? Comment la présenter ?

Lola est aussi un personnage très haut en couleurs, comme Kitty dans « Adopte un Jules ». Elle pense, elle aussi, être une « vraie star » et vivre un défilé de mode à chaque fois qu’elle passe dans le couloir des bureaux.

Plus précisément, c’est la stagiaire du service de Ressources Humaines. Mais elle a été pistonnée, puisque c’est son oncle qui l’a faite rentrer. Elle s’habille comme si elle allait en boite de nuit, oubliant sa modeste fonction dans l’entreprise.

Elle se prend pour Paris Hilton mais personne ne lui en veut vraiment. Je me suis éclatée à l’interpréter, j’ai vraiment adoré. Le passage de danse, flashback des années 70, est un souvenir mémorable !

La série est visible depuis  le 15 octobre 2016 tous les samedis et dimanches à 20h50 sur NT1 et sur le replay mytf1 XTRA  >> http://www.tf1.fr/xtra/jeune-diplomee-ton-premier-boulot

6/ Vous avez récemment tourné une publicité, près de la Tour Eiffel, pour Paru Vendu, qui est visible sur internet. Quelles sont, selon vous, les principales clés pour réussir cet exercice artistique si particulier ?

Il faut jouer sincèrement et être à l’écoute de son partenaire et du réalisateur. Cela est aussi vrai dans les autres domaines artistiques. Je pense que, dans la publicité, la précision au millimètre, notamment dans le regard, est l’attente la plus demandée. Là encore, l’exercice est différent, par rapport au théâtre par exemple, et demande de se concentrer sur d’autres aspects comme l’esthétisme.

Il faut aussi savoir être force de proposition d’une prise à l’autre.

Pub Paru Vendu >> https://youtu.be/3drmeQPGwhI

7/ Vous avez récemment eu le plaisir d’être choisie pour porter pour un shooting une robe de la créatrice de Robes de Mariée Elise Hameau. Racontez-nous svp ce chouette projet.

C’était un shooting d’inspiration sur le thème du mariage, un projet pour lequel nous avons tous donné de notre temps et de notre énergie afin de créer un super book que sera diffusé dans la presse spécialisée (wedding-planner) et sur le web (blogs mariage). J’ai eu la chance de porter une magnifique robe de cette créatrice montante, de rencontrer une équipe super (agence, photographe, décoratrice, fleuriste, comédien), et de repartir avec des photos magnifiques qui seront diffusées très prochainement ! C’est le genre de projet qui fait vraiment du bien !

8/ Enfin, à partir du 9 novembre, nous pourrons vous retrouver, au cinéma, dans le film «  Maman a tort » réalisé par Marc Fitoussi avec Emilie Dequenne. Où vous interprétez une hôtesse d’accueil. Que dire sur ce sympathique long-métrage ?

C’est un long métrage très touchant car il parle de l’évolution de relation mère-fille (thème qui m’intéresse particulièrement) et qui est interprété par un duo de comédiennes épatant ! J’ai beaucoup aimé observer le travail de Marc avec Emilie et Jeanne, je trouve que leur duo fonctionne vraiment bien ! Moi j’ai une petite scène au début du film dans laquelle je m’amuse à rembarrer un collègue à l’accueil alors qu’Emilie lui demande un renseignement sur le badge de sa fille, c’est une petite scène comique qui m’a beaucoup plu et qui m’a rappelé mon job étudiant ! À partir du 9 novembre dans les salles.

9/ En parallèle de cette belle et riche actualité que nous venons d’évoquer, quels sont tes autres projets et envies artistiques ?

J’adorerais me tourner vers la réalisation. J’ai d’ailleurs commencé, avec une amie que j’ai rencontrée à l’école du one-man show, à écrire une web-série comique et à tourner le pilote.

La confrontation d’idées créant une émulation, j’ai découvert avec grand plaisir cet exercice d’écriture en binôme. J’aimerais approfondir ce projet, qui m’aide et qui m’enrichit, faisant un peu vase communiquant avec mon spectacle, les personnages étant très proches.

La réalisation me permet aussi de prendre du recul sur mon jeu. L’humour nécessite beaucoup de précision, c’est un domaine très exigeant. Donc passer derrière la caméra, analyser, observer, corriger, m’aide beaucoup.

J’aime aussi énormément le coaching d’acteurs, même si je n’ai pas beaucoup de temps à y consacrer. J’apprécie de voir des comédiens évoluer, grandir et progresser dans leur jeu. Pour l’instant je coache des amis comédiens sur leurs sketches et pour leurs castings.

Sans oublier des idées de films (courts métrages). Pour le moment, j’ai fait le choix de les mettre de côté, pour attendre les bonnes rencontres mais aussi pour prioriser, pour le moment, mon one-man show. Ce dernier est excitant et effrayant.

Côté théâtre, une tournée est attendue avec « Adopte un jules.com », et le livre est disponible depuis quelques jours chez tous les distributeurs habituels.

L’art est sans limite et je suis très contente d’avoir choisi cette voix qui m’offre tant de possibilités. 

Ce fut un plaisir, Jennifer, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

 

Théâtre

« Adopte un Jules.com » (en alternance) à la Comédie République : http://www.billetreduc.com/129417/evt.htm

TV

« Chefs » : (à partir du 23 novembre sur France 2) :

www.telez.fr/la-saison-2-de-chefs-sur-france-2

 « Jeune Diplômée » depuis  le 15 octobre 2016 tous les samedis et dimanches à 20h50 sur NT1 et sur le replay : http://www.tf1.fr/xtra/jeune-diplomee-ton-premier-boulot

Cinéma

« Maman a tort » (sortie le 9 novembre) : http://www.allocine.fr/video

Internet

Pub « Paru-Vendu » : https://youtu.be/3drmeQPGwhI

Mode

Shooting d’inspiration (bientôt disponible) : http://elisehameau.com

 

Publié dans Télévision, Théâtre

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Benjamin Gazzeri-Guillet nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Benjamin,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

1/ Vous êtes un acteur aux multiples talents, comme le montrent vos expériences notamment sur scène et sur le petit écran. D’où vous vient cette passion pour le jeu ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

On ne sait jamais vraiment comment vient une passion. Plus petit, je ne me suis pas dit que j’allais faire du théâtre ou de la musique mon métier. Tout cela s’est décidé naturellement. Je jouais simplement dans un groupe de musique.

Après ma majorité, je suis arrivé à Paris et j’ai fait un stage aux cours Florent avant d’y intégrer la classe libre. Sur les conseils de mon entourage.

Je joue de la basse, il m’arrive d’être en même temps comédien et musicien dans un spectacle. Ces différents domaines, selon moi, forment un seul et même ensemble. Mais je ne vais pas mettre l’endroit du jeu à la même place.

Je fais ce métier car, dans mon quotidien, j’ai besoin de dire les choses pour vivre. Je trouve que, quand on rentre dans un projet et que l’on joue avec quelqu’un, la vie est plus légère.

2/ Quel rôle vous a le plus marqué jusqu’à présent ? Pour quelles raisons ?

Tous les rôles marquent. Mais j’avais joué Hamlet de Shakespeare aux cours Florent dans son intégralité. L’investissement personnel était tellement énorme que je me suis fait mal. Je ne faisais pas de différence entre le personnage et moi-même.

3/ Revenons sur les derniers instants avant de monter sur scène. Quels sentiments prédominent alors en vous ?

Tout dépend de la pièce et du rôle. Récemment, je jouais un Victor Hugo à La Pépinière. Il n’y a pas de marge d’erreur, il ne faut pas arriver à la légère. Sur d’autres pièces, l’approche peut parfois être différente, je m’agite un peu plus du fait de l’excitation.

J’essaie de me conditionner en fonction de la partition que j’ai à jouer. Dès fois, je vais faire des exercices pour détendre le corps, pour me recentrer à l’intérieur de moi. Comme ce fut le cas pour la pièce de Victor Hugo. A l’inverse, il peut m’arriver de blaguer avec mes camarades pour rechercher une ambiance différente.

Globalement, avant de monter sur scène, il faut rester joueur.

4/ Sur les plateaux de tournage, face au rythme généralement soutenu, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

C’est une recherche de tous les jours, pour trouver la méthode parfaite. Au théâtre, je suis beaucoup plus libre. Sur un plateau, il faut être détendu, c’est primordial. J’essaie d’être le plus disponible possible, à l’écoute, de me sentir bien, ce qui n’est pas toujours facile. Car on attend beaucoup et on ne fait pas toujours des choses qui plaisent.

Il faut aussi arriver assez vite pour se remplir sur le moment, pour que l’étincelle vienne sur le plateau.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je rentre au conservatoire national d’arts dramatiques pour réapprofondir le corps de l’acteur. J’ai également un projet plus personnel, avec des amis, d’écriture que nous voudrions jouer dans un an. C’est un laboratoire, une expérimentation qui me tient à cœur. Pour explorer les limites du jeu et se demander où est l’endroit du jeu le plus réel.

Sur fond théâtral, il y aura aussi des improvisations filmées. J’en ai marre d’opposer cinéma et théâtre, deux arts que j’aime tant. Les deux sont compatibles et peuvent se rejoindre. 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De jouer des rôles intéressants, avec des gens intéressants et d’être mis à l’épreuve, pour prendre beaucoup de risques. Mais aussi d’aimer au maximum !

Merci, Benjamin, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Emilie Crubezy : actualités, projets, parcours - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Emilie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une jeune artiste, avec déjà plusieurs expériences sur scène et à l’écran à votre actif. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion m’est venue assez jeune, comme beaucoup d’enfants j’ai découvert le théâtre à l’école. Lors d’un atelier, en primaire, la professeur m’avait donné l’un des premiers rôles, j’étais flattée et j’avais adoré faire cela. J’ai alors continué à pratiquer, sans me projeter dans l’avenir, mais  pour le plaisir.

A la fin du lycée lorsque j’ai dû m’orienter, j’ai décidé de passer le concours du conservatoire de bordeaux en art dramatique  et d’entrer à la fac en « arts du spectacle » à Bordeaux III.

Mon quotidien, aujourd’hui, n’est pas routinier et j’aime ça. Je vis presque chaque jour de nouvelles expériences et surtout je suis dans une perpétuelle recherche pour « affiner » mes projets.

Lorsque je participe à un projet sur les planches ou que je suis devant la caméra, il y a quelque chose qui me traverse, j’ai l’impression de me dépasser, de vivre des instants très forts. Quand je fais de l’art, j’ai la sensation d’être en vie. Cette sensation vient du fait qu’un acteur travaille sur la « présence », il vit pleinement l’instant.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre les différents exercices artistiques précédemment évoqués ?

Après plusieurs expériences au théâtre, le travail devant une caméra est assez perturbant. En effet on a d’abord l’impression qu’il ne faut rien faire mais on comprend très vite qu’il s’agit comme au théâtre d’être pleinement présent et de se « laisser traverser ».

Pour ma part ce qui différencie un jeu d’acteur au théâtre ou au cinéma c’est son énergie. Le théâtre et le cinéma demandent de l’intensité mais on ne la canalise pas et on ne la fait pas ressortir de la même façon. Au cinéma, tout se voit, même le moindre détail comme un petit sourire en coin. Il faut donc être plus minimaliste. J’adore cette sensation où rien n’échappe à la caméra.

3/ Quel rôle vous a le plus marqué jusqu’à présent ? Pour quelles raisons ?

Spontanément, je pense à ma première expérience de mise en scène. Cela a été un énorme travail de diriger les acteurs, de créer un espace, de penser le rapport au public. Je me suis interrogée sur la manière de diriger les acteurs. Je voulais absolument qu’ils restent eux même et qu’ils se laissent traverser par le texte. 

Je me suis rendu compte que chaque acteur a ses spécificités et que chacun est un panel différent. Il faut apprendre à chercher et à créer ensemble.

Nous n’avons joué ce spectacle malheureusement qu’une seule fois mais, ce jour-là, j’ai été très fière. Voir tout le travail se concrétiser est transcendant et merveilleux.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments prédominent en vous ? Comment vous sentez-vous alors ?

Cela dépend vraiment de chaque spectacle. Il m’est arrivé de jouer des pièces peu préparées, où j’avais énormément d’informations, ce qui est assez stressant.

A l’inverse, lorsque la préparation est intense, avec un travail riche, le stress existe bien sûr mais il y a une joie tellement énorme de partager une création. Après parfois un an de labeur, présenter le fruit de son travail, de quelque chose qui vient de l’intérieur représente beaucoup de bonheur. Souvent, il faut même se réfréner pour ne pas tout lâcher d’un coup et rester concentré.

Cette joie est un moteur au moment de rentrer sur scène et ça change tout. Car on est dans l’instant présent.

5/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, comment vous préparez-vous ?

Sur un tournage, il se passe tellement de choses, de nombreuses personnes nous parlent. On peut un peu s’éparpiller, parler avec les gens et être sympathique, mais il faut quand même rester un peu sur soi-même.

Par exemple, quand j’ai envie de boire, je ne prends pas simplement un verre d’eau. Je réalise comment je prends mon verre et comment je le touche. C’est très bête mais cela aide à être au présent, dans l’action. Je ne fais rien de matière inutile, pour rester concentrée sur ce que j’ai à jouer. Si je dois interpréter quelque chose de triste, je prends le verre d’une autre manière que pour un rôle joyeux. Ce simple geste me met dans l’intention dans laquelle je dois jouer. Sinon, au moment de l’action, je suis vide et rien ne se passe.

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Quels domaines aimeriez-vous explorer ?

Je travaille avec la compagnie « Les entichés » et nous allons jouer une création qui est en train de se faire : « Le renard envieux qui me ronge le ventre ». Cette création parle de la théorie du genre et de comment un individu se constitue via sa culture et son environnement social.

Je participe à ce projet en tant que comédienne, nous travaillons dessus depuis un an et nous commençons depuis peu la diffusion. C’est ma première expérience dans une compagnie et c’est vraiment chouette. La metteur en scène est incroyable. Elle a écrit le spectacle à partir d’improvisations qu’elle dirigeait. Elle a beaucoup réécrit et elle nous a toujours laissé énormément de liberté.

Jeanne, mon personnage, est une femme qui ne vit qu’à travers son mari et qui n’arrive pas du tout à se détacher de lui, qui va tout faire pour lui plaire. Jusqu’à ce qu’un jour, cet homme la quitte. A ce moment-là, elle est excessivement triste, on la voit sur scène se briser. On peut alors croire qu’elle ne va jamais se relever, mais elle finira par y parvenir et rendre compte à quel point elle était aliénée par cet homme et son système de vie. Elle va se battre pour être libre et devenir une femme indépendante. C’est intéressant de jouer un personnage qui a une telle évolution.

En parallèle, je monte une compagnie, « L’arraché »,  avec des amis/comédiens du sud, où j’ai vécu pendant deux ans. Nous développons une création autours du thème de la folie, en se demandant ce que signifie aujourd’hui dans notre société être « normal ».

J’essaie aussi d’être sur plusieurs tournages. J’adorerais également refaire de la mise en scène, car c’est tellement intéressant. Je n’ai jamais autant appris sur moi-même comédienne qu’en étant metteur en scène. L’acteur évolue énormément au contact de ce dernier. Ce métier permet de se dépasser encore d’une autre manière, car il faut gérer quelque chose d’énorme et des gens. Si cela fonctionne, une force et des sensations incroyables se dégagent, différemment que pour un acteur. Porter un projet en temps que metteur en scène ou en comédien n’est pas la même chose, l’engagement est différent. 

7/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

De continuer à faire des projets dans lesquels je crois autant. Pour être heureuse, il est important de défendre des choses qui me tiennent à cœur. Etre intègre en tant qu’artiste, c’est le mieux, pour se sentir à sa place et donc vivant.

Ce fut un plaisir, Emilie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre, Télévision

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AS évoque pour nous son parcours et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Andy,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

 

1/ Vous êtes un jeune artiste aux multiples casquettes, au travers de la comédie, du doublage, des voix-off ou bien encore notamment des shootings. Vous êtes aussi vidéaste et photographe. Comment vous est venue l'envie de devenir artiste ?

 

J'ai toujours eu un côté créatif je pense. A 11 ans, je commençais déjà à écrire mes propres textes de Rap et à faire des tags au marqueur, puis des graffs à la bombe 2-3 ans plus tard. J'avais besoin de créer. Ça a duré pendant 7-8 ans de façon intense et à 18 ans j'ai découvert l'élément qui m'a fait remplacer tout ce côté illégal et transgressif (le graffiti) que j'avais besoin d'avoir pour me sentir en vie et "complet"... l'acting.

Enfin je l'ai pas vraiment "découvert" à ce moment là... J'avais une attirance envers ce milieu depuis déjà plusieurs années, j'aimais bien "faire semblant" et je me trouvais pas trop mauvais à ce jeu là. Mais je ne pensais pas avoir ce qu'il fallait pour espérer faire quoi que ce soit dedans : Pas assez beau, aucun contact... et puis je ne connaissais rien du tout au fonctionnement de ce milieu, donc pour moi c'était juste quelque chose d'irréel et de complètement inaccessible.

Du coup, c'est seulement à partir de mes 18 ans que j'ai commencé réellement à me dire que c'était peut-être possible de faire des choses dans ce milieu, et qu'il y avait peut-être une possibilité pour moi de m'exprimer là dedans. C'est parti de quelque chose de tout bête en fait...

Je parlais avec une amie de mes anecdotes concernant le graffiti, et au fil des conversations, on a discuté du fait qu'elle connaissait un ingénieur du son travaillant dans l'audiovisuel. De là, nous sommes partis sur l'idée d'écrire et de réaliser un court-métrage sur le Graffiti Vandale, dans lequel j'interpréterai le personnage principal. Sur une histoire quasi-autobiographique en montrant la plupart des aspects de cette pratique (ses bons moments... et ceux qui le sont beaucoup moins) du point de vue du Graffeur.

Du coup, j'ai travaillé plusieurs jours à fond pour rédiger le scénario. J'étais très motivé mais au final nous n'avons pas réussi à trouver le matériel pour le réaliser... du coup jusqu'à aujourd'hui le film n'a jamais été tourné...

Cependant, le fait que je me sois penché entièrement sur ce court-métrage (scénario, découpage technique, recherche de lieu et d'acteurs...) m'a permis de découvrir ce qui se passait sur internet à ce niveau là, et ce qui pouvait du coup me permettre de démarrer quelque-chose et de rencontrer des gens (les étudiants en école de cinéma qui postent leurs annonces de casting sur internet par exemple).

J'ai commencé à répondre à quelques annonces. Et puis un jour j'en ai vu une d'un de mes contacts Facebook. Un rappeur. Il cherchait des comédiens pour son clip. J'ai sauté sur l'occasion et l'ai aidé pour le reste du casting. Ça m'a fait découvrir pleins de choses même si ce tournage était hyper amateur. Et ça m'a donné quelque-chose à montrer pour les castings suivants.

A partir de là j'ai pu passer quelques castings pour des court-métrages étudiants. J'étais en BTS à ce moment, et j'étais en train de me rendre compte que les métiers pour lesquels j'étudiais ne me plaisaient pas du tout... J'ai donc décidé de me lancer en tant que professionnel à mi-temps dans la musique (je continuais encore à rapper, et j'avais aussi commencé à chanter et à jouer du ukulélé).

Je dis à mi-temps parce-que je savais déjà que les payes ne seraient pas stables et voire même inexistantes au départ, donc j'avais prévu d'avoir un travail alimentaire à mi-temps et je voulais également faire des vidéos sur youtube pour accéder, plus tard, à une possible carrière d'acteur. J'ai donc acheté un Reflex et j'ai commencé la photo et la vidéo à partir de là. (En faisant mes auto-portraits et en me filmant pour mes vidéos d'acting sur youtube).

Après plusieurs tests de jobs différents je me suis rendu compte que c'était impossible de conjuguer "horaires de travail normal" + castings et tournages (même si à cette époque c'était uniquement des projets étudiants).

Donc j'ai mis de l'argent de côté et je me suis lancé en tant qu'acteur à plein temps en Février 2015. S'en sont suivis plusieurs mois où je courais partout pour passer un nombre immense de castings étudiants (j'ai passé plus de 30 castings sur le mois de mars 2015) pour espérer tourner dans le plus de projets possible et avoir le plus d'images possible ainsi que de lignes sur mon CV quasiment vierge à ce moment.

Après quelques mois (de février à avril) j'ai obtenu ma première figuration rémunérée (en avril 2015). C'était mon premier cachet d'intermittent ! Puis d'autres ont suivis en juin, et à partir de là, j'ai enfin commencé à avoir des tournages rémunérés de façon régulière (principalement en tant que figurant), et j'ai commencé à obtenir des rôles dans des pubs.

Depuis j'ai eu l'occasion de rallonger mon CV et j'ai arrêté les projets non-rémunérés. Je vis maintenant de mon activité à 80% avec quelques missions en tant que photographe ou vidéaste de temps en temps, et le reste c'est le chômage qui complète quand j'ai un mois où j'ai eu moins de projets... Et normalement, ce mois-ci (octobre 2016) j'aurai enfin assez de cachets pour obtenir le statut d'intermittent.

 

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents domaines évoqués précédemment ?

Tout est lié. Mon intérêt pour la photo et la vidéo est venu par le biais de mon intérêt pour l'acting. J'avais besoin de photos et de vidéos pour répondre aux annonces et faire ma pub sur internet, du coup j'ai appris à faire les choses par moi même... et j'y ai pris goût. Depuis j'ai investi dans davantage de matériel et je m'intéresse autant au poste de Chef opérateur ou Vidéaste ou Photographe que celui d'Acteur. Et je continue à faire mes propres vidéos et auto-portraits pour créer du contenu sur mes pages et me renouveler.

 

3/ Selon vous, quelles sont les principales clés d'une photo réussie ?

La mise au point au bon endroit, la composition ainsi que l'intérêt de la scène et le choix de la "longueur focale" pour donner l'effet voulu, l'éclairage, et le développement/la retouche qui sert l'ambiance recherchée.

 

4/ Sur un plateau de tournage, les rythmes sont généralement soutenus. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il n'y a pas de secret je pense. Comme pour un casting, tu dois venir avec ton texte maîtrisé, avoir travaillé plusieurs façons de le jouer si le réalisateur ne t'a pas encore donné les intentions finales et déplacements précis que tu auras à faire.

Le plus important je pense est de maîtriser son texte sans l'avoir bloqué dans sa tête avec une intention précise. Comme ça, sur le plateau, le réalisateur peut te diriger de la façon dont il souhaite. Tu pourras vivre la scène et te mettre pleinement dans la peau du personnage que tu incarnes. Et tu auras toujours ton texte qui sortira de façon naturelle puisque tu le connais vraiment sur le bout des doigts.

 

5/ Plus globalement, quels sont vos projets et envies artistiques du moment ? Quels domaines vous attirent le plus ? Lesquels aimeriez-vous encore plus approfondir ?

Mon but c'est jouer pour le cinéma et la télé. Je veux obtenir des rôles dans les films distribués au cinéma ainsi que dans des séries télé.

Actuellement, les rôles que j'obtiens sont principalement pour des publicités. J'aimerais avoir plus d'occasions d'incarner un personnage sur une longue durée, vivre avec lui ses aventures et découvrir son univers à travers ce vécu. Dans les publicités, il y a rarement beaucoup de texte et encore moins de scènes vraiment riches en émotions. Et c'est pourtant ça qui m'attire depuis toujours dans l'acting. Les émotions fortes qu'on procure aux spectateurs. Que ce soit de la joie ou de la tristesse d'ailleurs. Et j'adore les films ou séries qui te font passer d'un état à l'autre comme si t'étais sur « des montagnes russes émotionnelles ». Donc oui, des rôles importants au cinéma ou dans des séries, c'est ce que j'aimerais vraiment approfondir en ce moment.

A long terme, je voudrais pouvoir demander le VISA « Artiste » pour vivre et continuer ma carrière à Los Angeles. J'adore jouer en anglais et j'adore les films/séries américain/es, donc ce serait le rêve d'en faire mon quotidien. Surtout qu'il fait beau toute l'année là-bas ! (rire)

J'espère aussi gagner en notoriété, et gagner beaucoup d'argent, pour pouvoir avoir plus de « poids » et faire changer les choses pour lesquels je me bats avec tout mon cœur : Abolir l'esclavage des animaux et leur meurtre injustifié (Viande, Lait, Œuf, Laine, Fourrure, Tests sur les animaux, Corrida, Chasse, Équitation etc...) et montrer au monde entier qu'on peut vivre, être heureux et en parfaite santé sans tout ça, en respectant réellement le droit de vie des animaux et en vivant de façon VEGAN. Aider à abolir la pauvreté et le manque d'éducation intellectuelle pour les SDF, ROMs, Migrants, Pauvres, Populations des pays pauvres rendues esclaves par les multinationales... Aider à rendre le monde plus juste et équitable (Politique plus à l'écoute du peuple, faire stopper l'esclavage moderne par le travail sous-payé ou non-payé...etc...). En gros contribuer à supprimer les injustices organisées du monde actuel et aider les victimes.

 

6/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre carrière ?

Beaucoup de réussites dans mes projets. Beaucoup de travail. Des rôles intéressants et des expériences enrichissantes. Et pourquoi pas des payes intéressantes qui vont avec ! J'en ferais bon usage pour l'humanité, promis.

 

Merci Andy pour votre disponibilité ! 

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Magali Perra nous dévoile ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Magali,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Au travers de vos expériences sur scène, en plateau, sur grand écran mais aussi derrière la caméra. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

La création sous toutes ses formes. J’adore créer, que ce soit devant la caméra ou sur scène, au travers de l’écriture scénaristique. Toute petite déjà, et comme tous les enfants qui rêvent d’être dans le milieu du cinéma, je me voyais déjà en haut de l’affiche, pouvoir interpréter de multiples rôles plus variés les uns que les autres, j’aimais créer des histoires, des personnages.

Pour créer, j’aime observer les gens, par exemple dans le métro. Ca va me donner des idées que je vais par la suite retranscrire à ma manière. Que ce soit dans l’absurde, le dramatique, le frisson et dans le décalé. Je m’inspire aussi bien de ma vie que d’un geste que quelqu’un va faire, qui va me donner une idée. Ou bien encore d’une situation inattendue.

2/ Retrouvez-vous ponctuellement une certaine complémentarité entre ces différents domaines ?

Le comédien ne sait pas forcément ce que peut vivre le réalisateur, tout comme le réalisateur ne peut pas forcément comprendre ce que vit le comédien. Avoir la double casquette permet ainsi de mieux s’entendre, de mieux communiquer, de mieux avancer ensemble sur le tournage. Tous deux sont dans la création.  

Toutes ces expériences se rejoignent. 

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je commence par apprendre mon texte. J’ai besoin de le travailler pour ensuite mieux le digérer. Ce qui permet de faire des propositions de jeu, d’être à l’écoute des directives du réalisateur et de pouvoir s’adapter lorsque que le rythme du tournage est soutenu, comme par exemple de recevoir le scénario assez tardivement sans avoir le temps de le travailler. Chaque tournage est différent et il faut, comme on peut, garder un certain recul, une décontraction pour être à l’aise. 

4/ Sur scène, quels ressentis avez-vous au moment du lever de rideau ? Quelles sensations prédominent en vous ?

Un mélange d’excitation et de stress., qui disparaîtront lorsqu’on rentre sur scène.

Pour gérer le stress, je ne pense pas avoir trouvé de remède, si vous avez une idée je suis preneuse.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais pouvoir, et avoir la chance, d’avancer un peu plus dans mon parcours d’actrice, notamment au cinéma.

La réalisation m’attire aussi, j’aimerais approfondir ce domaine pour mettre en avant mes idées.

En parallèle, j’ai la chance de faire prochainement partie d’une série, dont le teaser se tournera en 2017. Je suis aussi en post production de mon court métrage « Le mur du son », que j’aimerais proposer aux festivals. Il met en avant les problèmes de communication qui arrivent de plus en plus souvent entre les gens, où comme dans le court, à travers un couple qui ne sait plus discuter que par le biais du portable ou de la tablette, jusqu’au moment où les batteries lâchent et… Pour la suite il faudra attendre, je l’espère si tout se passe bien, la diffusion. 

Ce fut un plaisir, Magali, d’effectuer cette interview avec vous !

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Marie Facundo cartonne avec son spectacle "Les Coquettes" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marie,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au Grand Point Virgule, du spectacle « Les Coquettes ». Pour commencer, comment présenter facilement ce programme qui plait beaucoup aux spectateurs ?

C’est un spectacle qui mélange chansons et humour. Cette création a été faite avec Juliette Faucon et Lola Cès, qui sont mes amies. Nous nous connaissons depuis très longtemps, nous nous sommes rencontrées sur « Le soldat rose », en 2008.

Il y a deux ans, nous avons eu envie de faire quelque chose ensemble. Au début, il y a avait beaucoup de chansons puis nous avons souhaité y insérer des sketchs. Il n’y a pas vraiment d’histoire, ce sont vraiment des thèmes qui sont abordés, de l’amitié à l’excision.

Nous avons fait une devanture très léchée, très jolie, des beaux costumes, avec de l’élégance pour pouvoir derrière aborder des thèmes plus tendus, comme la pédophilie ou le djihadisme. Sans jamais tomber dans la vulgarité, nous sommes toujours sur le fil.

Ce spectacle, c’est vraiment l’actualité du moment et j’espère que cela va continuer longtemps.                                                                                                                                    

2/ Vous y êtes à l’affiche depuis de nombreux mois. Quelles sont, selon vous, les clés de réussite ? Qu’est-ce qui plait tant aux spectateurs ?

Pour moi, il n’y a pas vraiment de clés, ce n’est pas nous qui décidons si c’est un succès ou pas. En tout cas, nous travaillons beaucoup, nous sommes très exigeantes et entourées de personnes du même profil. Jean-Marc Dumontet et ses équipes sont vraiment avec nous et nous poussent tout le temps à sortir de notre zone de confort. Alex Lutz nous a aussi accompagnées, il a fait notre regard extérieur. 

Le spectacle évolue beaucoup, il y a six mois ce n’était pas la même chose. On n’hésite pas à enlever des éléments que l’on a plus envie de faire. On essaie d’être toujours dans une qualité et une exigence, sans jamais porter de jugement. Ce qui fait sans doute du bien. Bien sur, les gens savent ce que l’on pense mais on ne le dit pas vraiment.

On essaie d’être joyeuses et positives.

3/ Quelles ont été vos principales sources d’inspiration pour la création de ce spectacle ?

Je dirais que nous avons à trois une fantaisie que l’on a toujours partagée. On ne s’est pas vraiment inspirées de quelqu’un ou de quelque chose, nous sommes parties de nos blagues qui nous font rire, pour se demander jusqu’où on pourrait aller.

Nous avons toujours aimé les gens impertinents qui osent, et nous essayons d’aller dans ce sens-là. 

4/ A titre personnel, comment vous sentez-vous dans les derniers instants juste avant de rentrer sur scène ?

En fait, cela dépend. Quand je suis derrière le rideau, je sais si la salle va être réceptive ou pas, à la manière dont les gens se parlent entre eux. S’ils sont assez calmes, cela va être une représentation calme. J’essaie donc de m’adapter. De toute façon, rien n’est jamais gagné, quelque que soit le public.

Ce qui prédomine, c’est l’envie. Je sais que nous avons beaucoup de chance d’être sur scène, avec un spectacle que l’on a développé. Je suis consciente de ce grand privilège et j’en profite. Je suis donc toujours heureuse de monter sur scène.

5/ Plus globalement, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je participe toujours au programme court « Nos chers voisins », sur TF1. Des tournages vont avoir lieu bientôt. Je suis super contente de faire cette série, l’équipe m’a accueillie à bras ouverts et tout le monde s’entend très bien.

Je fais aussi beaucoup de doublages, de dessins animés, de séries, de films. Cela me plait vraiment, je m’amuse énormément, surtout quand je fais du dessin animé. Dernièrement, j’ai doublé des séries américaines avec des enfants, c’était super !

Je me concentre actuellement sur « Les coquettes », car nous voulons élargir le projet au-delà du spectacle. On a plein d’envies ! Nous avons enregistré six titres en studio, nous en sommes très heureuses.

Egalement, j’ai toujours l’envie de tourner, car cela me plait beaucoup. On verra bien…

6/ Vous êtes chanteuse et comédienne. Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces deux exercices ? Etes-vous davantage attirée par l’un d’entre eux ?

En fait, j’ai toujours eu une grande passion pour le théâtre et je me suis toujours sentie comédienne. Mais, plus ça va, plus je me sens aussi chanteuse.

Sur les planches, le fait de m’exprimer est quelque chose de naturel pour moi, car je fais cela depuis longtemps, je n’ai pas de peur. Si ce n’est celle de ne pas être à la hauteur, mais c’est une peur envers moi-même.

Pour le chant, cela a été plus long. La comédie m’a aidé forcément à interpréter les chansons. Cet art m’a appris aussi à plus canaliser mon énergie. Parce que la voix, si tu n’es pas dans la bonne énergie, ne se place pas au bon endroit et peut se perdre. On est obligé d’être centré et d’être calme. Cela m’a permis de me canaliser. 

7/ En conclusion, si ce n’est pas déjà fait, que dire pour inciter les spectateurs à venir vous voir sur scène ?

Vous serez accueillis à bras ouverts ! Nous avons essayé de réaliser quelque chose qui ne se fait pas trop, je pense, en ce moment à Paris, c'est-à-dire de l’humour, en chansons, avec impertinence.

J’ai donc envie de vous inciter à venir nous découvrir sur scène et j’espère que cela vous plaira, que vous passerez un bon moment. Vous êtes les bienvenus ! 

Merci Marie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Marjorie Falusi nous en dit plus sur son one-woman show et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marjorie,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, aux Feux de la rampe, de votre spectacle « Complètement Marjo ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ?

Sur fond comique, ce one-woman show met en avant 7 personnages. La présentatrice complètement déjantée qui vient de se faire larguer en direct de son émission. Mamie Henriette, la mamie sexe drogue et rock’n roll, complètement dévergondée. Ludovic Mignard, une pseudo racaille, l’escroc multimilliardaire. Le grand gourou, un évadé de prison qui dirige la secte « C’est de notre faute ». Sans oublier la psychologue, Madame Tournefolle, nymphomane et internée à l’asile. Cochonetta, la madone de la téléréalité, avec des obus, « A star is burne ». Enfin, Lucie Ditée, la fausse vraie voyante.

L’émission s’appelle « Bonheur Academy ! C’est bonheur dans ta vie, bonheur dans ton lit ». Tous les personnages racontent un témoignage sur une des clés du bonheur, du moins de leur vision. Ce spectacle vise à dénoncer les marchands de rêves, les impostures et les illusions.

2/ Le spectacle plait beaucoup aux spectateurs. Quelles en sont, selon vous, les principales clés de réussite ?

Les gens sont, je pense, surpris des transformations. Me voir en mamie avec un déambulateur ou en racaille doit sans doute les étonner.

3/ D’un point de vue plus personnel, comment parvenez-vous à enchainer sept personnages différents au cours du spectacle ? Comment passez facilement de l’un à l’autre ?

La présentatrice est le fil rouge car elle revient à la fin de chaque personnage, pour faire le lien entre chacune des clés du bonheur. Au rythme de musiques cultes, je me transforme pour interpréter un autre rôle. Juste un accessoire me permet de jouer un nouveau personnage, avec aussi un changement de gestuelle et une adaptation de la voix.

Dans ma tête, je bascule immédiatement. Car les personnages sont tellement différents que je ne peux pas me tromper.

4/ Quelles ont d’ailleurs été vos principales sources d’inspiration pour la création de ces personnages ?

Je suis totalement contre la téléréalité, je trouve cela ridicule, ce qui m’a complètement inspirée. Pour la racaille, j’en ai connues, j’en vois aussi dans la rue, et ce sont des personnages douteux qui me font marrer tellement ils sont à fond dans leur délire. Le gourou, c’est poussé à l’extreme pour les gens qui sont vraiment trop naïfs. Pareil pour la fausse voyante qui raconte n’importe quoi. Mamie Henriette c’est une invention totale, le genre de mamie déjantée qui trainerait dans les bars!

Quant à la psychologue, c’est un métier que j’aurais pu faire si je n’avais pas choisie d’être comédienne.

5/ Juste avant le lever du rideau, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent alors en vous ?

Je suis toujours un peu stressée, je fais une petite méditation juste avant, dans les loges. Mon stress se transforme en énergie positive quand je rentre sur scène.

Après avoir joué le spectacle plusieurs fois, je suis beaucoup moins stressée. Même si ce sentiment reste présent, car le public est différent chaque jour, donc jamais acquis mais souvent conquis quand même ;) 

6/ De faon plus globale, vous êtes une artiste aux multiples casquettes et aux multiples talents. Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’ai créé ma compagnie de théâtre, « Energies en scène ». Aussi, j’ai écris et mis en scène 4 spectacles, qui se sont joués à Paris, Marseille et Nice.

« Adopte un boulet.com », une comédie à trois personnages, pour montrer qu’existent des boulets sur ce genre de sites. J’y joue Fiona. Suivie de mon one-woman show. Puis est venue la comédie musicale « Ailéna », un peu plus fantastique, sur les anges gardiens, mais toujours de façon comique, avec 5 personnages. Enfin, la tragi comédie « Mon destin me déteste », sur la vie d’une comédienne, où le thème du destin est abordé. Encore sur fond de comédie, mais c’est un peu plus sombre.

J’ajoute que j’ai joué, en tout, dans 15 spectacles. Notamment « Le tour du monde en 80 jours », de Sébastien Azzopardi. Pendant 9 mois, j’ai joué du Molière, à la Comédie Saint-Michel, dans « Les femmes savantes » et « Le médecin malgré lui ». J’ai fait aussi « Les montagnes russes » d’Eric Assous.

Sans oublier que je chante et danse également.

Pour l’instant, je me concentre sur mon one-woman show, à l’affiche aux feux de la rampe jusqu’à la fin de l’année 2016.

7/ Pour terminer, que dire à nos lecteurs pour les inciter à suivre votre parcours et à venir vous voir sur scène ?

C’est une heure pour rigoler, pour tout oublier, pour prendre les aléas de la vie plus légèrement.

Concernant les tournages, j’en ai fais quelques uns dont: la serie tv « Duel au soleil », aux côtés de Gérard Darmon sur france 2. Et vous me retrouverez prochainement dans la serie tv  « Petits secrets entre voisins » sur TF1 dans le rôle de Jessica.

J’ai d’autres projets en attente que je vous révélerai par la suite!

Ce fut un plaisir, Marjorie, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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