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Philippe Vasseur évoque ses passions et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Philippe,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment comédien mais aussi décorateur. Comment vous décririez-vous ?

 

Je me décrierais comme un touche à tout. J'ai commencé comme décorateur chez AB, avant ensuite qu'ils me proposent la série, sans que je veuille, initialement, être acteur. Cela m'a boosté.

 

J'espère ne pas être trop mauvais en acteur, j'espère ne pas être trop mauvais en décoration. Je fais ce qui me plaît, tout simplement.

 

2/ Des liens et des parallèles existent-ils entre ces deux domaines ?

 

Le seul parallèle qu'il puisse y avoir est l'émotion entre le jeu et les tableaux que j'ai faits. J'ai eu des bons moments d'émotion dans la série mais je n'en ai pas assez. J'ai plus d'émotion dans les tableaux.

 

3/ La décoration est un peu le fil rouge de votre vie. Que dire sur cette belle passion ?

 

C'est compliqué ! J'ai commencé ces tableaux il y a quelques années, suite à une envie presque soudaine. En fait, j'ai rêvé des tableaux et, le lendemain, je suis allé acheter tout ce qu'il fallait pour commencer le premier. C'est juste incroyable !

 

Mais il s'avère que, commercialement parlant, c'est une galère sans nom. Comme me l'ont dit plusieurs professionnels, je suis un peu victime de l'originalité des tableaux. J'ai eu le cas de figure de plusieurs clients potentiels qui ont adoré le travail mais qui n'ont rien acheté, sinon ils auraient dû refaire leurs salons juste pour accrocher une œuvre.

 

Il me faut trouver la bonne clientèle, jeune ou moins jeune, mais qui est branchée industriel, loft et compagnie. Ce qui est plus difficile à trouver. Le plus simple serait de passer par une galerie mais je ne veux pas.

 

Je faisais des salons, j'ai arrêté car c'est un véritable marché. Je vais sûrement faire une exposition l'année prochaine à Bruxelles mais, si je ne vends pas, ce sera la dernière. Cependant, je continuerais à bricoler pour moi.

 

Vous créez même à partir de morceaux de murs, de façades, d'épaves. D'où vous vient cette inspiration ?

 

A la base, je suis décorateur et ce métier consiste aussi à faire des patines, à vieillir des choses sur les tournages. C'est vraiment mon truc, j'aime les choses qui ont vécu, qui ont une âme, les vieilles bâtisses et les épaves. J'ai toujours une grande émotion pour les bateaux au fond de l'eau, cela me fait quelque chose de terrible à l'intérieur.

 

4/ En parallèle, vous interprétez José depuis plus de vingt ans, en ce moment sur TMC, dans la série à succès « Les Mystères de l'Amour ». Peut-on parler d'un plaisir récréatif plus que d'un travail, entouré par des gens qui font un peu partis de votre famille après tant d'années ?

 

C'est sûrement un plaisir récréatif pour certains de mes collègues mais je peux vous affirmer que c'est un vrai boulot pour moi.

 

Travailler pour JLA Productions est une grande chance, j'y suis depuis 1989, plus de la moitié de ma vie. On nous offre des opportunités que l'on ne trouve certainement pas ailleurs. Mais ce sont des journées très hard, plus d'ailleurs pour la technique que pour nous. Comme je vis loin de Paris, mes jours sont groupés. Je suis parfois dans toutes les séquences. Cela me va très très bien, je ne me plains pas mais c'est un vrai boulot d'apprendre quinze scènes, surtout quand on veut bien le faire. Sinon on fait attendre tout le monde sur le plateau.

 

Venir à Paris est un peu une souffrance mais les gens avec lesquels je travaille sont tous supers, l'équipe technique est absolument incroyable, ce sont des potes depuis 25 ans, toutes ces années ont créé et renforcé des liens. Mais c'est un vrai travail, ce n'est pas uniquement du plaisir.

 

Chez moi, je lis plusieurs fois les textes, par intervalles, pour bien les intégrer et désapprendre ce que j'ai appris. Pour ne plus penser au texte quand je tourne. J'en ai besoin. Si je n'apprends pas mon texte comme un enfant qui apprend une récitation, ce n'est pas possible. J'apprends surtout l'esprit et je réécris toujours un petit peu, je mets le texte à ma sauce. C'est une grande chance que Jean-Luc Azoulay nous laisse faire. Le plus important est le fil rouge, le reste peut être adapté. Les grossièretés sont une petite touche personnelle:))

 

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que ça continue. De trouver aussi d'autres rôles, ça serait juste un rêve. Des programmes noirs ou des comédies, tout m'intéresse, je suis preneur.

 

Ce fut un plaisir, Philippe, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Katia Miran évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Katia,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment au théâtre, en télévision ou bien encore au cinéma. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je ne peux pas faire autrement, c'est quelque chose qui fait partie de ma vie, de mon hygiène de vie, c'est une part de mon existence et de mon rapport au monde. Donc cela va au delà de ça me plaît, c'est !

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Ça peut arriver, je trouve que la complémentarité existe au sens où chaque travail, image, théâtre, radio, demande une disponibilité d'esprit avec tout une technique autours qui varie d'un des pôles à l'autre. La complémentarité vient dans la nécessité d'être réactif et disponible.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous plaît davantage ?

 

Le mieux est de pouvoir tout faire. Mais on n'a pas forcément le choix ou les opportunités. J'aime tout et je dois être capable de tout faire.

 

4/ Spontanément, une expérience vous-a-t-elle plus marquée que toutes les autres ?

 

Il y a eu quelque chose de très marquant, pour un tas de raisons. En l’occurrence lorsque j'ai tourné le film sur Bernadette Soubirous. J'avais le premier rôle, six semaines et demi de tournage au Portugal, j'avais 19 ans. C'était ma première expérience avec ce degré d'immersion. Cela a été très marquant. Ne serait-ce que le rapport au personnage qui était très profond.

 

Tous les projets, de façon générale, sont marquants, pour différentes raisons.

 

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

En fait, plus jeune, il y avait une poussée d’adrénaline mais, à présent, il y a une vraie joie à y aller. Mais je ne suis pas forcément angoissée. Je n'ai pas besoin d'être très concentrée. Je suis très contente d'y aller. Si je suis un peu stressée, comme lors d'une première, je vais avoir tendance à rigoler un peu avec tout le monde pour faire baisser la pression.

 

6/ Face au rythme généralement soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont pour ensuite être aussi efficace que possible pour le réalisateur ?

 

De base, j'arrive avec le texte su. On ne sait jamais le temps que ça va prendre ni le stress que l'on va nous mettre.  Pour le coup, je trouve plus stressant le fait de tourner que d'être au théâtre. Sur un plateau, toute une équipe, plus ou moins étendue d'ailleurs, attend après nous. Donc si on loupe une prise, c'est tout le groupe qui le subit. En tournage, le temps c'est de l'argent. J'arrive donc avec cette idée de devoir faire le mieux possible le plus vite possible.

 

7/ Plus généralement, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

Je vais commencer les répétitions de « L’Avare », pièce que je jouerai à partir du 14 novembre prochain, au théâtre 14. J'y serai Marianne. J'ai des projets de tournage qui sont en cours de finalisation. Je m'essaie aussi à l'écriture de scénarii avec une très bonne amie comédienne. Nous avons hâte de finir pour pouvoir les faire lire. J'aimerais beaucoup travailler en Angleterre. En plus de la langue qui me plaît beaucoup, il y a une façon d'aborder les choses très différente de la France et très stimulante je trouve.

 

8/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

D'être heureuse, tout simplement !

 

Ce fut un plaisir, Katia, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Margot Dumont, journaliste et animatrice passionnée et passionnante, évoque sa rentrée sur beIN SPORTS !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Margot,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Depuis la rentrée, les téléspectateurs de beIN SPORTS continuent à vous suivre au bord des pelouses, avant, pendant et après les matchs, à découvrir vos reportages, mais ils peuvent aussi à présent vous retrouver le lundi soir dans « Le décrassage de Luis » où vous présentez « La story ». Comment présenter ce nouveau programme ?

 

C'est une chronique hebdomadaire d'une durée d'environ trois minutes. Cette pastille est assez rapide mais avec un concentré d'informations où il s'agit de récupérer en fait, tout au long de la semaine et surtout du week-end, les meilleurs petits extraits des réseaux sociaux des joueurs. Je me concentre surtout sur les stories, comme l'indique le nom de l'émission, notamment d'Instagram.

 

Le but n'est pas uniquement de faire de l'humour mais aussi de donner de l'information. L'émission est diffusée tous les lundis, de 22h 30 à 23h 30 sur beIN SPORTS 1.

 

2/ Comment préparez-vous votre intervention le lundi soir aux côtés de Florent Genton et Luis Fernandez ? Quelle valeur ajoutée essayez-vous d'apporter à l'émission au travers de votre petite pastille ?

 

Il faut être en permanence sur le qui-vive, je suis tout le temps connectée car les stories ne durent que 24 heures. Je suis abonnée pour cela à tous les comptes possibles des joueurs.

 

J'apporte une touche féminine, on ne va pas se mentir, aussi un peu de fraîcheur. A travers la rubrique, j'essaie de donner des informations que l'on n'aurait pas vues ailleurs, dans les médias traditionnels, pendant le week-end. Je montre les coulisses et les à-côtés, ce que fait Neymar de son week-end, ce que fait Thiago Silva le lendemain d'une victoire par exemple.

 

3/ Au moment des interviews au bord des terrains, les joueurs sont parfois soit en pleine concentration d'avant la rencontre sinon en pleine récupération après leur sortie. Quelles sont alors les clés pour réussir l'entretien ?

 

En fat, c'est inné pour moi. J'ai joué au football, j'ai connu ces situations, je sais donc pertinemment ce que l'on peut demander avant, pendant, à la mi-temps ou à la fin du match. Je suis bien consciente aussi notamment des questions que l'on ne peut poser à une mi-temps. Quand l'équipe perd quatre à zéro, je vais formuler certaines questions différemment car je sais pertinemment ce qui se passe dans la tête du joueur à ce moment-là.

 

Il n'y a pas forcément de clé, c'est avant tout, je dirais, un ressenti et aussi de l'expérience personnelle à travers ma petite carrière de joueuse.

 

Dans un effectif, j'essaie toujours d'aller voir plutôt les joueurs clés, ce qui est logique mais, s'il n'y a pas de demande particulière de la rédaction, je vais davantage me tourner vers les joueurs avec lesquels je m'entends bien. C'est sûr que la complicité se ressent dans une interview, un joueur que je connais bien aura plus de facilité à se lâcher. Il faut s'en servir pour aller tirer le meilleur. Mais je ne vais pas aller faire dire aux joueurs des choses, je ne les cuisine pas, il faut que cela vienne d'eux-mêmes. C'est avant tout une relation de confiance.

 

4/ Spontanément, quel souvenir à l'antenne vous a le plus marqué sur beIN SPORTS ?

 

C'est l'Euro 2016, c'était la première fois que je couvrais une grande compétition internationale, ce qui fut exceptionnel pour moi. J'ai vécu tellement de choses pendant cet Euro. J'étais au plus près de la Mannschaft, ce qui est d'autant plus particulier pour moi que je suis franco-allemande,. J'ai suivi l'Allemagne depuis que je suis toute petite, j'ai des souvenirs en 1996 avec Klinsmann et Bierhoff. J'ai toujours supporté cette équipe, ma maman regardait les grands matchs car cela fait partie de la culture allemande et mon papa, lui, ne s'intéressait pas au football.

 

Ce fut donc un grand événement pour moi ! Un souvenir exceptionnel, j'en ai encore des étoiles plein les yeux. J'ai rencontré les Götze, Hummels, Kroos, c'était fantastique !

 

5/ Si l'on revient quelques années en arrière, comment vous est venue cette envie d'être journaliste ?

 

C'est la passion qui m'a guidé vers ce métier. Depuis que je sais marcher, je joue au football. Mes cousins m'emmenaient à Gerland, lorsque j'habitais Lyon. J'étais sur leurs genoux dans le bus puis en tribunes. Ça a pris !

 

Une fois que j'ai grandi et que je pouvais manier le crayon, le stylo et un peu internet qui commençait à se développer à cette époque, j'ai eu l'envie de crier cette passion au monde entier, de la partager. Déjà quand j'avais huit ans, j'avais pris une feuille A4 pour y dessiner mon site internet avec toutes ses rubriques, les bannières, les photos et les mises en page. A 14 ans, j'ai créé un site. Je faisais mes articles, mes compte-rendus de matchs, mes petites brèves, j'allais au centre d’entraînement attendre les joueurs pour obtenir leurs réactions à leur sortie en voiture, notamment Rémi Garde, Patrick Muller ou encore Sonny Anderson.

 

Ce sont un peu les prémices de mon métier, de cette envie de partager avec tout le monde cette passion.

 

Votre expérience de footballeuse vous sert-elle à l'antenne ?

 

Oui, forcément. Si je ne jouais pas au football, je serais sans doute une fille parmi d'autres. Là, j'ai une petite valeur ajoutée car je connais bien le milieu. Dans ce monde très masculin où rien ne nous est pardonné à nous les filles, il faut savoir aussi bien parler football qu'un Bruno Cheyrou par exemple.

 

C'est vraiment très utile pour moi surtout au bord du terrain. Comme je vous le disais, pour poser la bonne question au bon moment, pour choisir aussi la bonne formulation et surtout pour accentuer sur les bonnes choses. Récemment, en interview de mi-temps avec Benzia de Lille, j'ai évoqué le fait que ses coéquipiers ont eu du mal à le trouver dans le cœur du jeu. Plutôt que de poser une question générale, je l'angle souvent sur quelque chose que j'ai remarqué dans le jeu notamment.

 

Avoir vécu des situations de matchs et des causeries de coach permet aussi de bien orienter les questions.

 

 

6/ Sportivement parlant, la Ligue 1 démarre sur les chapeaux de roues, prémices sans doute une très belle saison. Qu'en pensez-vous ?

 

C'est encourageant. La Ligue 1, je pense, n'a jamais été aussi forte que cette année. Avec l'arrivée de Neymar mais aussi celle de Sneijder, un autre grand joueur. C'est magnifique ! Sans oublier Bertrand Traoré à Lyon. Je vois ce casting d'un très bon œil. Même mes confrères allemands commencent à s'intéresser à la Ligue 1 alors que c'était loin d'être gagné il y a deux ans.

 

C'est aussi une très bonne chose pour les droits internationaux qui vont exploser. Les Brésiliens et les Espagnols vont tous vouloir voir Neymar. Cela avait commencé avec les Allemands au travers de l'arrivée de Draxler.

 

Je trouve donc cela très bien, ça va être une lutte acharnée entre Monaco et Paris. Tout le monde pense que Paris ne va pas perdre un match mais je ne suis pas certaine que Monaco ne fasse pas de même. Pour le reste, il y a une grosse lutte qui s'annonce entre Lyon, Bordeaux, Marseille notamment. Bref, une très bonne Ligue 1, il va être compliqué de dire qui va finir troisième, quatrième, cinquième, ni même qui va descendre.

 

Ce fut un plaisir, Margot, de nous entretenir avec vous !

 

Nous pouvons vous retrouver chaque semaine pour beIN SPORTS sur les terrains de Ligue 1. Vous suivez aussi les clubs français en UEFA Champions League et UEFA Europa League.

Publié dans Télévision

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Stéphanie Heiser évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Stéphanie,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène, devant une caméra en télévision ou bien encore sur grand écran. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'ai cela en moi, j'aime m'exprimer, c'est assez facile et naturel. J'aime profondément les personnages et leur psychologie. Je cherche en détails tous les pourquoi d’un personnage ... J'ai à cœur, au travers des mots de mes personnages, de m’exprimer et de me dévoiler, cela me fait vraiment du bien. L'appropriation est plaisante.

 

On peut voyager dans tellement de vies différentes, c'est formidable. Quand on est comédien, on ne joue pas, on est. Ce qui est génial. On ne ment pas.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui surtout, dans la façon de travailler mes personnages. Les bases de la recherche psychologique sont les mêmes. Que ce soit pour un premier ou un second rôle.

 

Cette préparation donne aussi prétexte et matière à discussion avec le réalisateur. Ce que j’aime c’est avancé ensemble, collaborer.

 

3/ Face au rythme généralement soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

J'ai une astuce de fou, dormir ! J'ai besoin de dormir pour être efficace :) Je connais aussi mon texte au rasoir, ce qui me rassure et j'étudie toutes les facettes de mon personnage. 

 

Quant au stress, je fais ce qu'il faut pour ne plus l’avoir, se mettre dans sa bulle et faire fie de ceux qui m’entourent .

 

Je suis assez forte en improvisation, ce qui peut plaire aux réalisateurs et metteurs en scène et cela me permets d’être à l’aise en toutes situations .

 

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

J’aime être sur scène. Cela me manque lorsque je ne joue pas au théâtre… J’ai souvent eu des 1 ers rôles à défendre au théâtre donc beaucoup de texte …, comme tout comédien, je blinde mes répliques et je relie la pièce toujours 1 fois avant de jouer. Ce qui ne m’empêche pas parfois d’oublier un truc :) mais comme je suis bonne en impro, je retombe toujours sur mes pieds !

 

Le théâtre, c’est très excitant et tellement bonifiant, quant le public vous remercie et vous applaudie. C’est un vrai bonheur.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

J'ai surtout des projets liés à l’image, récemment j’ai aimé tourné pour TF1 dans « Munch », dans le rôle d’une journaliste. Cet été, j'ai eu la chance de participer au premier court métrage, soutenu par la Maison du Film Court, d’un jeune réalisateur, Théo Augier. Il aborde l’amitié entre un jeune homme et une personne âgée. L'écriture et le propos m'ont intéressé. Le montage est actuellement en cours. J'y joue la maman du jeune homme, une mère de famille totalement autocentrée qui a une problématique au travail qui lui fait négliger son fils.

 

J'ai aussi un rôle dans le deuxième long-métrage d'Alexandre Messina, « Je t'aime, Filme moi !». Je suis un ancien flirt du personnage joué part Michel Crémadès. Le film sort au cinéma en fin d’année.

 

Récemment, j'ai tourné le teaser qui annonce l'émission « Groland Le zapoï » sur CANAL+ , j’ai eu beaucoup de plaisir à le faire... Sans oublier quelques autres pubs qui m'ont bien plu, car il y a de plus en plus de vrai jeu qui nous y est demandé. Je m'y amuse beaucoup. C'est aussi l'occasion d'apprendre à travailler rapidement et de rencontrer des professionnels.

Je vais aussi tourner bientôt la saison 2 d'une web série réalisée par Marc Jonas qui traite de la rencontre entre un couple de femmes et un couple de cérébrolésés. ce qui donne des situations cocasses et matière à réflexions.

 

Je suis en écriture d'une série, avec une production, pour onze épisodes de six minutes…mais je ne peux pas en dire plus. Et je serai au Festival de la Rochelle, Festival de la fiction Tv française du 13 au 17 septembre 2017.

 

6/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à travailler comme je le fais, régulièrement ! D’avoir de beaux rôles à défendre, qui me correspondent. Et de faire de belles rencontres. Nous faisons un métier magnifique !

 

 

Merci Stéphanie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Rémi Rosello évoque sa riche actualité !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Rémi,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous allez tourner en octobre et novembre prochains une série au format court, pour la télévision. Comment présenter le projet ? Quelles thématiques y seront abordées ?

 

C'est une série pour la télévision, au format court effectivement, mais je réserve un peu la surprise pour le contenu.  En gros, cela met en avant un homme dans l'esprit de la famille des Tuches qui a une vie assez monotone, une fille de 18 ans qui rêve d'être star peu importe le domaine, un fils qui rêve d'être Ronaldo mais qui joue en troisième division, dans un club de province. Il travaille dans le social, il s'ennuie dans la platitude de sa vie.

 

Il a une particularité, celle d'être un grand rêveur. Dans chaque épisode, on va le voir dans sa vie normale et, d'un seul coup, il se transformera dans le personnage de Steven, qui a une Ferrari, une villa magnifique dans les Caraïbes et les plus jolies filles. On est entre le départ du film « Les Tuches » et « Le magnifique » de Belmondo. On peut aussi le rapprocher de Jean Dujardin dans « OSS 117 ».

 

Je suis co producteur avec la plus grosse société de production des Caraïbes, c'est une première pour moi. Cette société fait notamment «  Meurtres au Paradis  » depuis cinq ans avec la BBC. J'ai la chance d'incarner le personnage principal et d'être le co auteur avec Rudy Sarabus, mon associé qui vient du groupe JLA.

 

On est vraiment dans l'humour, tout en essayant d'apporter du rêve aux gens avec les beaux paysages des îles et la mer bleue turquoise.

 

Le pilote sera tourné en octobre sur Paris puis en Guadeloupe et à Saint Martin en novembre. La production prend le relais auprès des diffuseurs, des négociations sont d'ailleurs déjà en cours avec certaines chaînes.

 

2/ En parallèle, vous enregistrez actuellement en studio un titre musical. Que dire de cet autre projet ?

 

C'est une petite folie que je m'autorise, une parenthèse. Je suis fan de musique, j'adore tout ce qui est musique dance latino, comme Enrique Iglesias ou Despacito. Il y a trois ans, j'ai goûté à cette expérience, j'ai écrit les paroles, je me suis mis en tant qu'interprète dedans et, à ma plus grande surprise, je suis rentré dans le hit des 300 titres les plus écoutés en France, à la 174è puis à la 72è place, juste derrière Jermaine Jackson. J'ai trouvé cela hallucinant.

 

J'ai eu l'envie de renouveler l'expérience plus professionnellement même si le premier titre avait été diffusé dans 90 discothèques. Nous avons trouvé des partenaires, nous allons faire un gros titre, nous sommes en studio actuellement, j'ai écrit les paroles de la chanson, il y a un compositeur de plusieurs tubes qui a fait une musique très dance latino que j'adore. Il y aura un featuring d'une jeune demoiselle, qui fait des titres à 3 millions de vues. Le clip sera tourné à Saint Martin, en ambiance été, avec de beaux bateaux. Le montage sera fait en décembre et le titre sera lancé en janvier.

 

3/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et plusieurs projets de théâtre sont dans les tuyaux. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

 

Le théâtre est aussi toute ma vie. Il y a deux ans, ma pièce s'est jouée au Palace, «  Welcome à Saint Tropez  », avec 45 000 entrées. J'ai l'envie de la reprendre.

 

J'ai terminé aussi en mai l'écriture de ma nouvelle comédie et je vais essayer de faire en sorte qu'elle soit sur Paris dans l'année 2018.

 

4/ Récemment, vous allez lancé votre propre société de production. Quels projets sont déjà en cours ?

 

Pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvé producteur de théâtre il y a deux ans, via une société que j'avais créée avec Pascal Bataille. Nos chemins se sont ensuite séparés et l'on m'a proposé de monter une autre société dans l'audiovisuelle cette fois ci. J'ai accepté, avec un partenaire et associé. Avant qu'une autre personne ne vienne s'intégrer dedans.

 

C'est un métier assez compliqué pour être seul, c'est pourquoi nous avons la chance d'être associés à une grosse maison de production qui adore nos projets. Le but est d'avoir cette association de talents pour réussir à monter de belles choses.

 

Merci Rémi de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre, Musique

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Agnès de Tyssandier revient sur son parcours et évoque ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Agnès,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au cinéma, au théâtre ou bien encore en publicité. Que ce soit dans le jeu, l'écriture ou la réalisation. Qu'est ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

J'apprécie avant toute chose la liberté que l'on a de pouvoir s'exprimer en fonction du désir du réalisateur, d'avancer avec lui pour construire une histoire, de proposer et de trouver les petits détails qui donneront vie à un personnage.

 

J’aime retranscrire en images ou en gestuel au théâtre une histoire, des émotions, tous ces petits moments qui peuvent être très personnels et qui, mis comme cela sur scène ou à l'image, deviennent un peu l'histoire de chacun. Ça me plaît de transmettre des émotions, de permettre à des gens de se retrouver dans ce que l'on peut faire, dire ou parfois juste montrer sans mot. Trouver la justesse des émotions est un travail très pointilleux mais, en même temps, c'est un beau challenge.

 

2/ Retrouvez vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Tout à fait ! Je me suis, par exemple, essayée au web. J’ai écrit des sketchs avec une amie pour m'amuser et j'ai pu développer ce côté auteur auquel je n'avais pas du tout pensé à la base, venant d'une école basée sur le jeu de l’acteur uniquement. J'en suis ainsi venue à apprendre à écrire des sketchs, des pastilles comiques et à travailler pour des productions en tant qu’auteure également. J’ai découvert ce goût pour l'écriture et je développe à présent des projets un peu plus sombres, plus dramatiques.

 

Cela se complète moins entre l’audiovisuel et le théâtre car ce sont quand même des écoles différentes. Mais pour tout ce qui est imagination et créativité, le lien est là !

 

3/ Spontanément, retenez vous une expérience plus que toutes les autres ?

 

J'étais partie en tournage aux Philippines il y a cinq ans, pour un long métrage un peu chaotique qui ne s'est jamais fini. J'ai passé trois semaines là bas, nous avions commencé un film avec caméra à l'épaule notamment. C'était un tournage un peu infernal, avec tellement d'aléas que nous n'avons jamais fini.

 

Le réalisateur m'a rappelé pour tourner l'année suivante, toujours aux Philippines. Nous avons tourné « 4.08 », un thriller psychologique, pendant trois mois, nous l'avons fini mais il n'est toujours pas sorti ! Ce tournage m'a également marqué, j’y ai fait de superbes rencontres, tant dans l’équipe technique qu’artistique.

 

4/ Êtes vous davantage attirée par un domaine en particulier ? Ou est ce la diversité qui vous attire davantage ?

 

C'est la diversité qui m'attire. Le métier de comédienne en tant que tel est un métier que j'aime beaucoup, je n'arrêterai jamais de jouer parce que c'est quelque chose qui me nourrit, qui me fait vibrer, qui me fait me lever tous les matins. Mais j'ai aussi envie de réaliser donc cela va prendre du temps, je commence seulement à m'y mettre. Sans oublier l'écriture, quelque chose que j’adore et que j'ai déjà pratiqué et, même si beaucoup de projets très personnels sont enfouis dans des gros cahiers empilés les uns sur les autres, j’ai bon espoir d’en sortir quelque chose de bon pour un ou deux d’entre eux. J'ai toujours besoin de m'échapper dans l'écriture, dans l’imagination de comment réaliser tel projet ou alors d'avoir une pièce de théâtre dans laquelle je vais juste être un petit élément qui va apporter son savoir faire à un metteur en scène.

 

Ce sont tous ces visages là que j'ai envie de continuer à garder et à exploiter. Peut-être qu'il y en a un qui va plus sortir du lot à un moment mais, petit à petit, je fais mon bonhomme de chemin. On peut avoir plein de vies dans une vie paraît-il et je compte bien coller à cet adage !

 

5/ Vous serez à partir de mi septembre sur la scène du théâtre Clavel pour la pièce « Des perles pour les corbeaux ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

J'en suis enchantée, c'est une pièce qui a été écrite par Natalia Fintzel, mise en scène par Régis Herbuveaux, lui-même assisté de Fabien Le Moüel. C'est une création, une comédie de boulevard, c'est quelque chose d'assez léger, de marrant. Qui n'est pas forcément facile à mettre en scène parce qu'il faut beaucoup de rythme pour qu'il n'y ait pas de longueurs.

 

C'est l’histoire du retour sur scène d'une diva d'une autre époque. Elle veut revenir chanter et se espère se produire dans le cabaret d’un jeune gigolo d'une trentaine d'années qui, lui, espère tirer profit de cette diva sur le retour. Mais c’est compter sans cette journaliste véreuse que j'incarne, Irène Vogel, qui vient interviewer Georgina Bubbles, la diva en question. Pourquoi vient-elle l'interviewer et quel sera le fin mot de l'histoire ? Je vous laisse le découvrir au théâtre Clavel.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets artistiques actuels ?

 

Je vais tourner pendant trois jours dans une série chinoise, « Ton ancien toi » . J'ai aussi un court métrage qui sort fin septembre sur France 2 dans « La nuit du court ». Ce film, « L'Ambassador », a été réalisé par Shane Atkinson, un jeune réalisateur américain de talent. C'est une comédie grinçante à l'anglaise que nous avons tournée cette hiver avec Adastra Films à Nice et à Menton.

 

C'est l'histoire de trois duos qui vont se retrouver dans un hôtel à transvaser des corps d'une chambre à l'autre, suite à deux meurtres qui ont eu lieu. Ils vont essayer de les cacher, de les sortir de l’hôtel. Ce sont des gens qui se connaissent mais qui ne savent pas qu'ils sont tous dans le même lieu, donc ils vont se croiser. C’est très marrant, très rythmé, un peu rocambolesque, c'est de l'humour anglais.

 

Je continue en parallèle à mener mon petit projet, une série de pastilles sur les drames du quotidien que je souhaite réaliser à la rentrée.

 

 

Ce fut un plaisir, Agnès, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Camille Bertrix : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Camille,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

 

 

1/ Vous êtes une jeune artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en tant que modèle. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est de vivre une vie différente chaque jour, de changer de peau, de changer de ville. Pour être quelqu'un de différent à chaque fois.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Non, surtout pas. Il ne faut pas reprendre par exemple pour le théâtre des choses que l'on a apprises devant une caméra. Je l'ai constaté à mes dépens.

 

C'est complètement différent, cela n'a rien à voir. Je me mets dans la bulle théâtre pour le théâtre, dans la bulle cinéma pour le cinéma et dans celle de la photo pour la photo.

 

3/ Spontanément, retenez-vous une expérience en particulier ?

 

J'ai envie de dire un peu toutes. Que ce soit le théâtre, le cinéma ou les séries télé, toutes les expériences m'ont marqué, je n'en oublie aucune. Pour moi, c'était important à chaque fois. Que ce soit une petite série ou une grande pièce.

 

Une fois j'ai tourné un court métrage avec Jean-Claude Dreyfus, ce fut très important. Mais à chaque fois, je prends ce que j'ai à prendre.

 

« Star 80, la suite », qui sortira en décembre au cinéma m'a quand même particulièrement marqué. Ce fut trois jours de tournage très intenses. Par contre, c'était génial, il y avait les Gipsy Kings, Jean-Pierre Savelli de Peter et Sloane. Sans oublier mon ami Phil Barney. Le tournage est parti, quant à lui, dans tous les sens. Ce fut tellement agréable que je n'ai pas ressenti la fatigue. C'était super sympa.

 

Je n'oublie pas non plus « Les mystères de l'amour » car c'est un tournage que j'ai fait pour ma fille. Elle est ma première fan, elle suit tout ce que je fait. Je ne lui avais pas dit, je lui ai fait la surprise. L'équipe est très accueillante et cette expérience fut touchante car je regardais déjà la série quand j'étais gamine.

 

Je pense aussi au tournage très chouette pour M6 dans « Scènes de ménages ». Une belle expérience également.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je suis une insomniaque, je dors plutôt la journée. Du coup, quand je dois me préparer pour un tournage, je sais que je ne vais pas me coucher avant 3 heures du matin alors que je vais devoir me lever à 5 heures.

 

Une fois arrivée sur le tournage, c'est machinal, il y a une bulle qui se forme. Je ne saurais pas l'expliquer d'ailleurs. J'apprends mon texte, je m'isole et je ne parle à personne.

 

A l'inverse, au théâtre, comment te sens-tu juste avant de monter sur scène ?

 

Je suis une grande angoissée, je regarde les gens rentrer au travers du rideau, mon cœur s'emballe. Par contre, dès que la lumière noir fait effet, c'est parti, je ne suis plus moi, je ne suis plus stressée, à fond dans ce que je dois faire.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je n'aime pas dire à l'avance ce que je vais faire, cela porte la poisse. J'annonce simplement le jour J.

 

Je joue de temps en temps aussi avec un ami à moi, dans un presque seul en scène. Je fais un peu la blonde, quand bien même je sois brune. Il s'appelle Stéphane David, il joue un peu partout en France « Je suis presque prêt ».

 

Je me laisse assez portée par le vent mais j'aimerais bien m'essayer à plus de baston. Car, à la base, je viens des sports de combat. Pourquoi pas une flic un peu dure ou en effectuant quelques cascades. Cela me plairait bien.

 

 

Merci Camille pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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Charles Schneider évoque son parcours et ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Charles,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples expériences, notamment en télévision et au cinéma. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois que c'est le côté mythomane, mensonge qui me plaît. Prendre une personnalité, pouvoir être faux, faire un peu ce que l'on veut avec l'excuse de dire « ce n'est pas moi, c'est écrit ». Je joue beaucoup de niais, de gentils gars, ça m'excuse car je ne suis pas l'auteur, ça reste un personnage.

 

C'est pas mal, c'est un bon équilibre intellectuel je trouve, je dirai que c'est une bonne thérapie. Ça s'appelle « jouer la comédie », je suis payé pour et ce n'est pas désagréable.

 

Ça change beaucoup en plus, on alterne les journées chargées et les journées plus calmes. Ce n'est jamais la même chose, même lorsque l'on fait un personnage récurrent ça évolue. Je fais beaucoup de séries, « PJ » et «Plus belle la vie » et ce n'est pas comme au théâtre où, tous les soirs, c'est la même chose.

 

2/ Spontanément, quelle expérience vous a le plus marqué ?

 

C'est « PJ », cela a été douze ans de ma vie, cela m'a amené une notoriété que je n'avais pas avant et, à partir de cette série, j'étais vraiment considéré comme comédien. Ce fut le véritable coup d'envoi.

 

J'avais peur de l'après mais, même quand la série s'est arrêtée, j'ai fait du théâtre tout de suite, au Marais. J'ai enchaîné, j'ai fait pas mal d'apparitions aussi. Cela ne me dérange pas de tourner un à deux jours, dans plusieurs programmes. D'autres n'accepteraient pas, moi si.

 

Je suis un second rôle, j'ai beaucoup fait le copain de, l'ami de. Cela fait partie de ma carrière mais ça me convient tout à fait.

 

3/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Je prépare vraiment beaucoup en amont, pour que le texte soit su au mot près. A la limite, quand j'arrive sur le plateau, je sais ce que je vais faire, j'ai déjà joué la scène cinquante fois. Ça me rassure, je suis encore un traqueur.

 

Sur les plateaux, il me reste à découvrir seulement les mouvements, les déplacements. On me demande parfois de me calmer car j'ai tendance à en rajouter un peu. Mais je trouve que c'est plus facile d'enlever à quelqu'un qui propose que de rajouter. Les metteurs en scène aiment bien les comédiens qui amènent quelque chose.

 

4/ Vous incarnez actuellement le Proviseur Rochat dans la série à succès « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle expérience ?

 

Je le fais depuis quatre ans, je ne suis pas présent depuis le début. Je venais tout juste de quitter « PJ » lorsque la série a commencé, je sortais donc d'un récurrent de douze ans, j'ai alors refusé d'enchaîner avec France 3 car je voulais changer un peu. J'ai alors fait du théâtre et d'autres choses en télévision.

 

Quand, il y a quatre ans, on me l'a reproposé, j'ai accepté ce rôle d'un personnage qui ne devait durer que deux mois. Mais l'aventure continue toujours. Rochat est agréable à jouer, il est à côté de la plaque, c'est un beau couillon et ce type de rôle est un peu mon fond de commerce. C'est un bon gars, même s'il se fait avoir par tout le monde, ses élèves, ses professeurs, qui lui parlent mal. Il a des phobies, son lycée doit être exceptionnel, il aime quand il y a des journalistes, il aime que l'on parle de lui.

 

En ce moment, il délire complètement. Passionné de musique classique, il joue le chef d'orchestre pour punir certains élèves. Il a un côté allumé, il a même fait un rap pour la fête de l'école. Bref, je m'y plais.

 

Je ne connaissais pas cette façon de travailler. Lors de mes premières expériences, la pellicule était encore utilisée. La préparation n'était pas la même, elle était bien plus longue. Sur « PJ », on faisait sept minutes utiles par jour, là nous en sommes à vingt deux. Avec le numérique, nous faisons une scène en quarante cinq minutes, contre deux à quatre heures avant. Nous effectuons une à trois prises à présent. C'est un exercice de style qui, au début, m'a choqué mais qui, maintenant, me plaît.

 

Comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

 

J'ai l'impression qu'il va évoluer parce qu'il a, à présent, des scènes en extérieur. Il n'est plus uniquement visible au lycée. Il a une maison, un neveu, la production le sort. Sans doute que sa vie extérieure va être davantage dévoilée.

 

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Que ça continue, avec d'autres projets complémentaires. J'ai une petite notoriété qui me convient. J'espère aussi quelques nouveautés qui puissent me choquer, me faire rire, me faire pleurer.

 

Ce fut un plaisir, Charles, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision

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Odile Martin évoque ses actualités artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Odile,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre des Blancs Manteaux, de la pièce «Le criquet russe». Comment présenter l'histoire ? Quelles thématiques y sont abordées ?

 

On retrouve plusieurs thématiques dans cette pièce. Je dirais que le thème principal est la rencontre  puisque l'on a trois protagonistes qui vont être amenés à vivre ensemble pendant un moment. C'est un peu l'auberge espagnole, d'un seul coup trois personnalités complètement différentes se retrouvent à vivre sous le même toit. Avec évidemment ce que cela engendre en termes de quiproquos, d'effervescence, d'incompréhensions aussi parfois.

 

Jim est un personnage bourré de tocs, de craintes, de peur, il va être amené à accueillir sous son toit son copain Jules et Olga, une étudiante étrangère. Et évidemment, cela ne va pas être de toute repos.mais je laisse le soin aux spectateurs de venir découvrir la pièce.

 

C'est une comédie vraiment tendre, évidemment on rit mais il y a aussi un côté très touchant parce que, justement, avec trois personnalités très différentes, on est amené à découvrir un peu l'histoire de chacun, les raisons pour lesquelles ils sont comme ils sont.

 

2/ Comment décririez vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques  ?

 

C'est un personnage très attachant. Elle est passionnée, elle vit tout à 300%, elle déteste l'à peu près, elle est entière, elle vit l'instant présent. C'est en cela que moi, comédienne, je me suis retrouvée dans ce personnage car, finalement, j'ai beaucoup de traits de personnalité qui sont similaires. En fait, dès qu'elle arrive dans une pièce, ça tourbillonne, ça part dans tous les sens, elle pousse un peu les autres dans leurs retranchements mais avec beaucoup de bienveillance et elle est attentive à tout ce qui se passe.

 

C'est une bouffée d'oxygène, un tourbillon d'air frais qui arrive et qui fait du bien. C'est très plaisant et jouissif de jouer un personnage comme cela. Cela demande de lâcher prise. Olga n'est pas calculatrice, ce n'est pas quelqu'un qui va anticiper, qui va se dire j'agis comme cela pour obtenir quelque chose, elle est vraie, elle est nature et c'est en cela qu'elle est très touchante.

 

3/ La pièce est un beau succès, elle plaît aux spectateurs. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

 

C'est une comédie bien écrite. Il y a vraiment une histoire de fond. L'auteur, Morgan Laquerre, à mon sens, n'est pas parti sur un objectif de faire rire toutes les deux ou trois secondes mais il avait vraiment envie de raconter une histoire. C'est un point important parce que ce n'est pas forcément le cas dans toutes les comédies. Il a insisté justement sur ces personnalités très différentes et cest ce qui fait que le spectateur peut se retrouver dans l'une des trois. Ça aide à se projeter et à s'attacher à ces personnages.

 

On découvre la vie de chacun au fur et à mesure, on n'a pas toutes les clés au départ, les indices arrivent progressivement et des informations vous sont transmises vraiment du début à  la fin, jusqu'au bout du dernier acte. Les spectateurs sont donc vraiment surpris jusqu'aux derniers instants.  Le public est ainsi tenu en haleine tout au long de la pièce.

 

La mise en scène réalisée par Alan Aubert- Carlin est vraiment très dynamique, bien pensée. Ce mélange de jeu, de mise en scène et d'écriture fait que lensemble prend assez vite.

 

4/ En parallèle, «Une femme banale» est sur le route des Festivals. Notamment en septembre au Festival International des Arts Féminins de Tunis. Que dire sur cette belle aventure ?

 

C'est une aventure commencée il y a quelques temps déjà. On a tourné il y a deux ans, on a mis du temps à monter le film notamment parce que nous souhaitions être convaincus de la version que l'on voulait présenter aux spectateurs et dans le cadre de festivals. C'est une aventure aussi humaine parce que ce projet a démarré avec un ami comédien que j'ai rencontré dans le cadre de mon cours de théâtre, Vincent Diolot. Les autres rencontres se sont ensuite faites au fur et à mesure.

 

Je suis très fière d'aller le défendre à Tunis. Aller le présenter dans un autre pays, où la culture est différente, où le regard sur la femme est particulier me tient particulièrement à coeur. On rentre dans lunivers international où des spectateurs ayant une approche différente de l'univers artistique vont je lespère s'y retrouver. Je suis vraiment très contente et j'espère qu'il y aura derrière d'autres festivals qui s'annonceront. 

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de terminer l'écriture d'un court métrage qui est prévu normalement pour début 2018. J'ai changé un peu d'univers, nous sommes sur un huit clos familial assez intense. Ce projet se réalisera avec l'un des deux comédiens de la pièce que je joue actuellement. Cela va être une nouvelle aventure humaine.

 

J'essaie de combiner, dans ma vie artistique, le jeu et l'écriture. Je ne suis pas encore passée à la réalisation mais je pense qu'à un moment donné, cela va me titiller.

 

Au théâtre, je souhaiterais remonter la pièce que javais écrite «Trains de vie» et que jai jouée en 2012. J'y interprétais une dizaine de personnages. Reste encore la partie financière à calculer mais j'adorerais pouvoir la présenter à nouveau l'année prochaine.

 

Il y a aussi un projet de show case pour fin 2017, Je n'en dis pas plus, c'est vraiment nouveau, j'ai découvert cela il y a quelques jours. Ce sera aussi une autre aventure parce que convaincre sur quelques dates est très différent que de convaincre sur la durée. Il faut être performant de suite. Mais j'aime, dans cette vie artistique, pouvoir faire des choses complètement différentes et ne pas avoir les deux pieds dans le même sabot. Cette prise de risque est, pour moi, essentielle pour avancer.

 

Ce milieu est très riche humainement et artistiquement, il permet de belles rencontres et chaque année est différente. C'est génial.

 

6/ Pour finir, qu'avez-vous envie de dire aux lecteurs pour les inciter, si ce n'est pas encore le cas, à venir vous voir sur scène ?

 

C'est une pièce qui fait du bien, rafraîchissante, pendant laquelle vous ne vous ennuierez pas. Vous partirez à la découverte de personnages qui pourraient être vos amis ou des voisins bien sympathiques. Venez passer un bon moment avec nous !

 

Nous avons tous les trois le même plaisir à jouer et la même envie que le spectateur passe un très bon moment. Donc venez vous faire du bien.

 

Cet échange fut un plaisir Odile !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Julia Gourand : parcours, passions, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julia,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

 

1/ Vous êtes une jeune artiste avec déjà de nombreuses expériences très variées. Notamment en télévision, au théâtre ou bien encore en courts métrages. D'où vous vient cette passion pour l'exercice artistique ?

 

J'ai commencé le théâtre à 7 ans. Ma maman, qui en faisait déjà en amateur, voulait en fait que je pratique une activité d'enfant. Au début, j'ai essayé la danse mais je me suis vite tournée vers le théâtre et j'ai de suite vu que les gens rigolaient de mes prestations. Je m'amusais, avec le déguisement, à être une autre personne, à changer de vie pendant quelques minutes.

 

Je ne voulais pas forcément en faire mon métier, c'était surtout mon loisir du mercredi après-midi. Le déclic a sans doute eu lieu alors que j'avais 12 ans, lorsqu'une jeune femme étudiante en cinéma, d'origine coréenne, est venue m'aborder à la sortie d'un spectacle de ma maman.  J'ai attendu que tout le monde sorte de la salle pour m’asseoir sur la scène, regarder les gens partir et m'imaginer que j'étais là depuis le début. Cette femme m'a proposé de participer à son court métrage.

 

Dans ce programme muet, je devais faire une ado ayant un frère jumeau un peu instable et seuls le regard et le corps devaient donner les émotions. Ce fut ma première expérience caméra, un moment très chouette. Ce qui m'a donné l'envie d'en faire mon quotidien. Mes parents étaient d'accord pour me soutenir à la condition que je mène des études en parallèle. J'ai passé mon premier casting un an plus tard. La directrice a incité mes parents à me faire continuer dans cette voie.

 

Malgré l'échec à quelques castings, j'ai toujours persévéré, étant convaincue d'une sorte de hasard bienheureux qui m'accompagne, comme cette jeune étudiante qui m'avait abordé quelques années auparavant.

 

2/ Qu'est-ce qui vous attire tant dans votre quotidien ?

 

J'aime le plaisir de rentrer dans la peau de quelqu'un d'autre. C'est schizophrénique de dire cela, mais cette envie d'être autrui attire.

 

Je pense que le personnage part forcément de nous. Même pour un rôle à contre emploi de notre personnalité, on se raccroche à des sentiments intimes et propres. Je trouve fascinant le lien entre les goûts du personnage et nos propres sensations. Se raccrocher à ce que l'on aime fait ressurgir l'émotion et, ensuite, le spectateur recolle les morceaux.

 

C'est aussi l'occasion de découvrir des sentiments jamais vécus. Dans le théâtre classique, j'ai joué Phèdre et le contenu est impensable. Personne n'a envie de vivre cet amour qui se consume de l'intérieur au point de vouloir se tuer. Il a fallu que je puise au plus profond de moi.

 

J'aime ce moment où l'on est sur scène, ou en train de tourner, et que l'on oublie tout. On ne sait alors plus qui on est. Une connexion totale est faite avec le personnage. On sent alors le silence des spectateurs ou des techniciens. On peut parler d'une perte de contrôle, c'est un lâché prise.

 

3/ Êtes-vous plutôt attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous plaisent ?

 

Je n'aime pas m'ennuyer, j'aime tout. Je pense que le théâtre et le cinéma ne peuvent pas rentrer en concurrence. Sur les planches, on a les résultats de suite dans le public, il y a plus d'adrénaline, j'ai d'ailleurs une petite préférence pour cet art. Contrairement aux plateaux, on ne peut pas couper pour recommencer.

 

Dans les deux cas cependant, on n'est pas tout seul. Ce n'est pas une passion qui doit être vécue individuellement. L'ambiance d'un plateau est proche de celle de la troupe, une sorte de bienveillance collective où tout le monde essaie de porter un projet en commun et de le valoriser au maximum. J'aime ces ambiances.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

 

Tout dépend de l'exigence du rôle. Par exemple, pour « Alice Nevers », je jouais une jeune fille qui se convertissait à l'Islam et qui voulait faire le Djihad. Je ne pouvais clairement pas arriver sur le plateau sans préparation. Je me suis renseignée, j'ai regardé des documentaires, j'ai essayé de comprendre pourquoi ces filles sans histoire veulent partir en Syrie. Pour ensuite me raccrocher à des expériences personnelles, afin d'avoir des points de connexion entre les scènes et ce que j'ai déjà vécu.

 

Dans ma préparation, je me fais aussi un diaporama d'images. Je me rattache à des souvenirs ou des expériences, je fais ma petite cuisine personnelle pour, sur le plateau, rentrer dans l'émotion grâce à ces images lorsque j'entends « action ! ».

 

L'apprentissage du texte se fait plutôt facilement, j'ai une bonne mémoire. Je le révise en faisant autre chose, pour gagner en naturel. Il faut aussi travailler à plusieurs pour apporter du concret, du contexte, de la pertinence. C'est important pour être efficace de suite sur le plateau.

 

5/ A l'inverse, juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent en vous ?

 

La peur ! Là encore, cela dépend du type de rôle et de la nature de la pièce. J'avoue, je me sens très à l'aise dans la comédie. Généralement, je saute partout, je dynamise mon corps pour arriver avec une énergie au taquet.

 

Inversement, pour un rôle dramatique, tout en nuance, j'essaie au contraire de ne pas courir partout pour ne pas dépenser mon énergie. Je récite mon texte, je revoie mes images et il ne faut alors pas m'embêter. C'est une sorte de préparation mentale. Il y a aussi la méthode des actions physiques pour connecter le cerveau aux émotions attendues.

 

Je fais aussi du chant. J'ai beaucoup plus peur avant de monter sur scène. Non seulement je me prépare dans l’énergie mais je travaille aussi ma voix pour qu'elle ne tremble pas.

 

Je crois qu'il est important aussi de connaître les besoins de préparation de ses partenaires pour mieux encore les respecter le moment venu. Chacun a son propre métabolisme et donc ses propres besoins pour se concentrer efficacement.

 

6/ Enfin, quels sont vos actualités et projets artistiques actuels ?

 

J'attends des résultats de castings et je finalise aussi ma bande démo chant pour pouvoir postuler dans ce domaine. Je passe en 3eme année du cours Florent et je vais préparer le concours au CNSAD. Je suis prête à moultes aventures artistiques !

 

Cet échange fut un plaisir Julia !

Publié dans Télévision, Théâtre

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