Elodie Gossuin évoque sa nouvelle participation à Fort Boyard !
Bonjour Elodie,
Ce blog met en lumière, au travers d'interviews, les animateurs de télévision, de radio ainsi que les comédiens et les musiciens !
Bonjour Elodie,

Bonjour Claire,
Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !
1/ On vous retrouve, pendant la Coupe du Monde de football, chaque jour à l'antenne de beIN SPORTS 1, de 12h à 13h, avec l'émission « Salon VIP ». A titre personnel, comment décririez-vous ce programme ?
C'est un magazine d'information et de divertissement. Nous l'avions créé à l'occasion de l'Euro et, à la base, il s'appelait « L'Euro Mag ». C'était déjà tous les jours et ça avait très bien marché. Nous l'avions gardé depuis en version hebdomadaire. Nous retrouvons donc le format quotidien pour la Coupe du Monde.
C'est un magazine car, évidemment, on est porté par l'actualité de la Coupe du Monde donc on parle des matchs, des Bleus, on a des duplex pour suivre l'équipe de France dans cette émission. Mais, vu que je reçois un invité VIP, ça peut être un comédien, un chanteur, un politique, un artiste qui est dans l'actualité et qui est passionné de sport, on a son regard sur le sport et, plus précisément, sur la Coupe du Monde.
Autours de cela, on a des chroniques qui sont plutôt détendues, plutôt sympathiques et sans pression sur ce programme-là. En fait, on parle de l'actualité de la Coupe du Monde, on est porté par les matchs du jour et ceux de la veille, par ce que font les Bleus, par les camps de base. Avec le regard de l'invité, avec ses goûts, ses meilleurs souvenirs de Coupe du Monde, ses joueurs préférés et ceux qu'il n'a pas forcément aimés, ce qui le fait vibrer dans une compétition comme celle-ci, le type de supporter qu'il est. Évidemment, on fait toujours commenter un but pour voir si notre invité serait un bon commentateur sur beIN SPORTS ou ailleurs.
Clara, ma chroniqueuse qui est arrivée cette saison pour faire un portrait décalé de l'invité, est toujours là. Elle arrive à contacter des gens autours de l'invité pour avoir des petites anecdotes et pour que l'on en apprenne un peu plus sur lui.
2/ Quelle touche plus personnelle essayez-vous d'apporter à cette émission ?
J'ai créé cette émission, avec mon chef d'édition. C'est une idée que j'avais eu et j'avais l'envie de faire cela avec un invité qui n'est pas un sportif. J'ai créé le programme comme j'avais envie de le créer avec des choses qui, moi, m'amusent. Donc c'est assez facile de le présenter car c'est tout ce que j'aime. Mon chef d'édition a aussi apporté beaucoup de ses idées et on était d'accord sur presque tout, ce qui est plutôt chouette.
Après, on est aussi porté par l'invité. On a des invités très passionnés, on en a d'autres qui sont plus introvertis, qui ont des souvenirs qui ne sont pas tous les mêmes. Mon travail est finalement facile, je suis là pour l'interviewer sur un événement qui est génial.
3/ Au-delà du contenu que nous venons d'aborder, est-ce que le rythme et le ton évoluent sur une quotidienne autours d'un événement aussi fort ?
Oui, évidemment. Tout au long de l'année, on parle beaucoup de football bien sûr mais de sport en globalité. Nous ne sommes pas que sur le ballon rond. Là, on est beaucoup sur le foot. Comme on l'avait fait pendant l'Euro, on a des interventions de nos équipes sur place en Russie, qui suivent surtout l'équipe de France et, par moments, d'autres nations en fin de compétition. Ce que je n'ai pas toute l'année en version hebdomadaire. On est porté par l'événement aussi avec ce genre de choses-là.
On a des sujets autours des événements du jour, des sujets de présentation sur le match du soir ou d'autres de retour sur la rencontre de la veille. On a une sorte de petit zapping assez sympa des à-côtés qu'il ne faut pas manquer. Quand, dans l'année, je fais un JT décalé, je prends un peu toutes les informations décalées que je peux trouver et qui m'amusent. Là, on est vraiment sur la Coupe du Monde. C'est en cela que c'est un « Salon VIP » spécial sur cette manifestation.
4/ Vous évoquiez les invités et leurs origines variées. Comment se font justement le choix des participants ?
On fait une grande grande liste avec mes programmatrices sur les gens que j'ai envie d'avoir, sur ceux qu'elles aussi me proposent, sur les personnalités dont on sait qu'elles sont fans de sport et de foot en particulier. Puis, nous envoyons des demandes.
Cette saison, c'est vrai, nous n'avons pas reçu de politiques mais nous avions l'envie d'en accueillir. Donc nous avons fait des demandes dans ce sens pour la Coupe du Monde.
Ça se fait par rapport aux invités que l'on voit dans l'actualité et aussi par rapport à des envies. Il suffit que je vois une personnalité twitter sur du foot ou du sport et j'appelle alors ma programmatrice. En lui disant que la personne aime bien le sport et qu'il serait bien de lui demander de venir dans l'émission.

Il m'est également déjà arrivé de recevoir des personnes qui ne sont pas spécialistes de sport mais qui ont hyper envie en fait d'en parler. Parce que nous ne sommes pas tous des spécialistes. Le public de beIN SPORTS est un public de passionnés mais je trouve chouette de découvrir une actrice, une chanteuse ou un humoriste qui nous parlent de leur passion du sport. Typiquement un humoriste qui a fait du karaté à l'âge de dix ans, qui était très timide à l'époque mais qui se sert de cela aujourd'hui lorsqu'il monte sur scène. D'autres qui nous disent faire des exercices avant de rencontrer le public ou qui se sentent motivés en voyant certaines stars de sport. J'aime bien découvrir des gens que l'on voit en télé, au cinéma ou en concert, mais dont on ne connaît pas leur vie, dont on ne sait pas si, le soir en rentrant, ils allument la télé et regardent le match de foot, comme je pourrais le faire.
5/ En termes de préparation, avec ce rythme soutenu d'une quotidienne, quelle a été votre méthodologie pour être prête le moment venu ?
Il y a eu un gros travail en amont, avant que la compétition ne commence. Ma saison officielle s'est terminée le dimanche 3 juin pour reprendre le vendredi 15 juin. La première ayant eu lieu le lendemain du match d'ouverture. Il y a eu une petite pause le 16 avant, ensuite, de repartir non stop, avec aussi Thomas Desson, qui me remplace quand je ne serai pas là.
En amont, il y a eu une grosse préparation autours des invités que l'on a réussi à caler le plus tôt possible. Notamment leurs goûts de sport, leur footballeur préféré, le moment qui les a le plus marqués, le meilleur souvenir, le pire, la personne qui leur a donné le goût du foot. Ce travail sur l'invité s'est fait en amont puis il y a eu un travail sur l'actualité, sur les matchs et sur ce qui va se passer, qui se fait au jour le jour.
A peine un match ou une émission terminés, il faut enchaîner pour préparer le programme à venir. Soyons très honnêtes, je ne peux pas voir tous les 64 en direct, notamment ceux de l'après-midi, une heure après l'émission. Je les ai sur la télé à côté de moi, je ne suis pas devant à fond sur l'écran mais, dès que j'entends crier dans la rédaction, je me retourne pour voir s'il y aura eu un but ou une action. Mais les autres, évidemment, je ne les loupe pas.
6/ En conclusion sur ce programme, quelle synthèse voudriez-vous en faire pour nos lecteurs ?
Je trouve que c'est un programme qui peut plaire à tout le monde, aux fans de sport comme à ceux qui ne l'aime pas trop. C'est pour cela que ça me plaît beaucoup. Parce que je suis toujours très contente quand je croise des gens qui me disent : « c'est génial, mon copain (ou ma copine) fan de foot regarde l'émission, je n'étais pas trop motivé parce que je n'aime pas trop le sport mais, quand je me suis posé devant, j'ai trouvé cela sympathique. Car il y avait un invité que j'aime beaucoup (ou que j'ai redécouvert) et c'était plutôt chouette ».
C'est un programme, je pense, accessible à tout le monde.
7/ Après un été bien chargé, on pourra vous retrouver à l'antenne à la rentrée. Quels seront alors les contenus proposés ?
« Salon VIP » sera toujours là, en hebdomadaire. « Tribune Sports » aussi, tous les dimanches soirs. On n'est pas du tout avec des invités people mais des sportifs, des footballeurs, des rugbymen, des tennismen. Toute l'équipe des chroniqueurs m'accompagnera toujours, John Ferreira pour le football, Rodolphe Pirès notre spécialiste rugby, Xavier Vaution pour la NBA. Sans oublier, pour certains événements, du handball, du tennis ou du cyclisme, avec tous nos spécialistes.
J'espère aussi vous retrouver sur une troisième émission, c'est en travail.
Merci Claire pour votre disponibilité !

Bonjour Tanya,
Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel échange !
1/ Vous serez sur scène, du 4 au 8 juillet inclus, à la 20ème édition du Festival « Nous n’irons pas à Avignon » à Vitry-Sur-Seine, dans le spectacle « Res/Persona », à Gare au Théâtre. Pour commencer, comment le décririez-vous ?
C’est un spectacle pluridisciplinaire qui mélange interprétation/jeu, musique électro live et projection de photos, sur le thème de la jeunesse. C’est une forme expérimentale, brute, où nous nous adressons directement au public en interpellant, en les questionnant, il n’y a pas de 4ème mur. Nous sommes deux comédiens sur scène, Laurent Delbecque, comédien et DJ, et moi-même.

2/ D’après vous, qu’est-ce qui plaira au public ?
C’est une sorte de voyage, ce n’est pas une pièce narrative. Ce n’est ni une comédie ni un drame, mais une prise de parole. On harangue le public avec des textes parfois philosophiques, parfois très simples et directs. C’est une forme courte mais très dense de 50 minutes. Il y a quelque chose de pur dans ces deux jeunes qui se présentent au public. Ils y parlent de la difficulté de se construire, de devenir soi quand on ne comprend pas toujours le monde qui nous entoure, l’actualité… Il y a une pression sociale à devenir le héros du temps présent alors qu’on a déjà du mal à se définir soi-même. Et cette question peut toucher tout le monde.
Le public est un troisième "acteur" dans l’espace et ce coté participatif peut vraiment plaire. Par ailleurs, le mélange de disciplines crée une dynamique qui remue, le public n’est pas passif mais actif… On n’en ressortira pas indemne, enfin je l’espère !
3/ Quelles clés ont été utilisées pour mélanger ces différents genres, disciplines etc…, en mise en scène ou en jeu, pour rendre fluide et cohérent le spectacle ?
Le texte de Ronan Chéneau est la base de notre projet. Initialement, c'était un monologue féminin, mais Christine Massa, la metteur en scène, a choisi d'y donner deux voix, pour en faire ressortir l'énergie et souligner le fil conducteur des pensées de ce texte fort et poignant.
La musique et les photos font office de caisse de résonance à ce texte : la projection des photos de Pierre-Olivier Guillet, jeune photographe d’à peine 20 ans qui sait avec finesse et élégance capturer son environnement et son entourage, et les sets live de musique électro de Laurent qui devraient faire danser le public, sont autant d’atouts pour donner de la profondeur à cette pièce hybride.
C’est la deuxième fois que je travaille avec Christine. J’avais joué « Cut » au Théâtre de la Reine Blanche sous sa direction en mars-avril 2017, qui traitait de la féminité. Elle aime choisir des textes porteurs de sujets qui interpellent et questionnent, aujourd’hui sur la jeunesse.
4/ "Res/Persona" est-il un spectacle qui s’adresse à tous les publics ?
Oui! Officiellement, c’est un spectacle à partir de 13 ans, mais en dehors de cette limitation, c’est effectivement un spectacle pour tous. Nous estimons juste qu’un enfant trop jeune ne comprendra peut-être pas tout, car nous évoquons des sujets très actuels, géopolitiques et économiques parfois. C’est l’histoire d’une jeunesse en mal de construction, les « millenials », pas de l’enfance.

5/ Comment vous sentez-vous à l’approche de ces représentations ? Ressentez-vous de l’angoisse, de l’appréhension, vous sentez-vous au contraire d’attaque ?
Un peu tout cela (rires) ! Assez traqueuse… On espère que ça va plaire, on compte faire de notre mieux, en tous cas on y travaille. On a pris énormément de plaisir à préparer cette pièce. Il y a une très bonne ambiance dans l’équipe, entre Christine, Laurent et moi, et Ronan nous soutient également beaucoup. L’équipe du théâtre aussi nous a très bien accueillis pendant la résidence. C’est un projet qui s’est vraiment fait dans la joie et dans la bonne humeur.
6/ Aimeriez-vous donner une suite à ce projet ?
Oh oui ! J’espère qu’il y aura du public au départ, et qu’il nous suivra, bien-sûr.
7/ Que diriez-vous aux lecteurs pour les convaincre de venir au festival et découvrir cette pièce ?
La pièce parle d’avoir 25 ans et d’avoir « une putain d'envie de vivre », de vivre mille et une choses, alors qu’on est à un âge où on peut décider de les vivre. Le texte dit : « Je peux donc avoir 25 ans encore et des milliards de choses à dire. Tout à coup, ça me prend. Tout à coup, j’ai la prétention de dire des choses qui pourraient peut-être ne pas concerner que moi. » J’ai envie de dire aux gens : venez vivre ce moment avec nous, parce que c’est un moment à vivre ! Venez avec votre putain d’envie de vivre.
Merci Tanya pour votre disponibilité !
•Du mercredi 4 juillet au dimanche 8 juillet 2018 à 21h
•À GARE AU THEATRE, 13 rue Pierre Semard, 94400 Vitry-sur-Seine
•RER C arrêt Vitry sur Seine (le théâtre est en face de la station)
•RESERVATION ⤵️
https://gareautheatre.

Bonjour Fabrice,
Merci de nous accorder un peu de votre temps.
1/ Fabrice, vous êtes un artiste aux multiples casquettes, vous avez de nombreuses cordes artistiques, théâtre, comédies musicales, chant, d’acting aussi récemment, photo… Quel a été votre parcours jusqu’à présent ?
Ce qui me fait vibrer, c’est d’être sur un plateau, j’aime chanter, j’aime jouer. J’ai été danseur professionnel, pendant plus de 20 ans. J’ai commencé ce métier par la danse classique. J’ai fait des études de biochimie, je voulais être kiné, à la base. Et puis ma passion pour la danse a fait basculer ma vie. J’ai eu la chance de rentrer à l’opéra de Marseille à l’âge de 21 ans, dans une compagnie professionnelle comme stagiaire pendant 3 ans. Je suis parti en bas de l’échelle et j’ai monté les échelons jusqu'au Corps de Ballet. La ville a licencié 19 danseurs, dont je faisais partie puis j’ai décidé de monter à Paris, tous les étés pour prendre des cours et rencontrer d’autres danseurs et d’autres professeurs surtout. Il faut se nourrir de plein de techniques et de rencontres.
Mon premier contrat à Paris était au Théâtre du Châtelet : « L’Enfant et les Sortilèges », « Les Mamelles de Tirésias » et un ballet néo-classique qui s’appelle « Parade », sur une musique d’Erik Satie. J’ai eu la chance de danser avec deux grandes Etoiles de l’Opéra de Paris, Eric Vu-An et Noëlla Pontois. J’ai travaillé dans beaucoup de cabarets et de grandes maisons comme les Folies Bergères, le Paradis Latin, le Moulin Rouge et Le Lido de Paris pendant 10 ans. J’ai voyagé dans le monde entier. C’était un rythme de nuit très soutenu, deux spectacles par soir, 6 jours sur 7.
Pendant 6 ans, j’ai travaillé avec M Jérôme Savary (créateur du Grand Magic Circus) à l’Opéra Comique, qui faisait jouer les danseurs, chanter les acteurs, danser les chanteurs, dans un véritable esprit de troupe. C’était la fête tous les soirs ! J’ai joué notamment une comédie musicale sur la vie de Mistinguett, qui s’appelait « La Dernière Revue », avec Liliane Montevecchi, Ginette Garcin et une troupe fabuleuse de danseurs, comédiens.
En 2005, j’ai décidé d’arrêter de travailler la nuit et j’ai quitté le Lido. M Savary m’a rappelé pour refaire une production de la « Veuve Joyeuse » puis M Jean Lacornerie, directeur du théâtre de la Croix Rousse à Lyon, m’a donné mon premier rôle de comédien dans une comédie musicale, « Lady In the Dark », qu’il mettait en scène d’après une pièce de Kurt Veill. En 2009, j’ai eu la chance de jouer dans ma comédie musicale préférée : « Les Misérables », à Lausanne durant 2 mois et demi. Puis « Shrek » en 2012, au Casino de Paris.

Depuis 4 ans, je fais de l’image. J’ai commencé par un film institutionnel. Il y a 3 ans, j’ai joué dans un court-métrage qui s’appelle « Le miroir d’Alice », qui a fait beaucoup de festivals et remporté pas mal de prix. Le Réalisateur s’appelle Benoît Lelièvre, il m’a donné le rôle du père. C’est l’histoire d’une petite fille chinoise, qui a été adoptée par des parents français et qui décide d’aller à la rencontre de sa mère, à Shanghai. Dernièrement, j’ai joué un rôle dans la série « Les Mystères de l’Amour ». Je fais aussi le modèle de temps en temps pour des photos et tournages.
Je chante également dans un groupe de variété française, le groupe NEVADA, pour les comités d’entreprise ou des personnes âgées. C’est un spectacle sur la chanson française des années 60 à 80… On a monté un nouveau spectacle qui s’appelle « La Croisière » dans lequel on voyage et chante dans toutes les langues.
D’ailleurs, j’ai un autre métier, je fais de la réflexologie plantaire en énergétique chinoise. J’ai fait une formation en 2012, où j’ai eu creux de la vague pendant 2 ans, je ne faisais pas assez vieux pour jouer les papas, et trop vieux pour faire les premiers rôles. Donc je me suis formé à autre chose, j’ai voulu prendre du recul avec ce métier qui est prenant.
Je suis mon seul agent, c’est un vrai métier aussi de trouver les castings. Il faut savoir se vendre, surtout à notre époque, avec tous les supports que l’on a. Donc c’est moi qui fais mes bandes démos, je me débrouille pour récupérer les images etc…
Dans ce métier, le plus dur est de durer en fait. Ce n’est pas juste d’y arriver. Ok, j’ai fait ça mais la suite c’est quoi ? Je pense que le travail paie.
2/ D’un point de vue artistique est-ce que vous retrouvez certains liens entre ces disciplines? Est-ce que, par exemple, à l’image, vous vous êtes servis de ce que vous faisiez avant d’être comédien ? Ou, inversement, est-ce dissocié dans votre esprit et votre jeu ?
Ca fait plus de 25 ans que je fais ce métier, je connais bien le corps. Alors je me sers du danseur que je suis. Je crois qu’il est très important qu’un acteur joue avec son corps, comme un chanteur chante avec tout son corps.

J’ai toujours une soif d’apprendre, de rencontrer des gens et de me remettre en question mais dans le bon sens : c’est-à-dire ne pas me dire « je n’y arrive pas ou quoi que ce soit » mais c’est juste toujours faire confiance à la vie et aux rencontres et de dire « ben voilà, j’aime ça, je sais ce que je sais faire, mais j’ai envie de découvrir d’autres chemins ».
En janvier dernier, j’ai fait un stage d’acting face à la caméra, « Permis 2 Jouer » avec le coach Régis Mardon, réalisateur de films et reportages, récompensés, homme de terrain. Pour la petite anecdote, il a été mon coach AU Studio Pygmalion, il y a 16 ans ! C’était une retrouvaille en fait. Dans ce stage, on est en situation de casting un jour avec des directeurs de casting et le lendemain on rencontre les réalisateurs. A la fin du stage, on a une petite bande démo. Je dirais que ça a ré-accordé mon instrument en fait. Je suis un boulimique, perfectionniste aussi, mais il faut aussi se laisser surprendre, surtout en tant qu’acteur.
3/ Très spontanément, parmi vos expériences, laquelle vous a le plus marqué ?
Une seule ? « Lady In the Dark » en 2008 et la rencontre avec M Jean Lacornerie à Lyon. Parce que ça m’a permis de rencontrer le milieu de la comédie musicale à Paris. J’ai travaillé avec des acteurs que j’admirais. Certains sont devenus des amis proches.

4/ Pour terminer, quelles sont vos actualités du moment ? Si on se projette un peu sur la suite, quelles seraient vos envies artistiques ?
J’aimerais avoir un rôle important, dans une comédie musicale. Quelque chose à défendre. Et puis tourner plus et jouer dans un pièce de théâtre .
Sur un type de rôle en particulier ?
Non, pas particulièrement. J’aime bien le cinéma d’auteur. J’aimerai bien un vrai rôle de méchant. Parce que, quand on me voit, ce n’est pas ce qui transparaît.
Merci beaucoup Fabrice pour cet échange très agréable !
Bonjour Christophe,
Merci de nous accorder un peu de votre temps afin de répondre à quelques questions.
1/ A quelques semaines du démarrage de la Coupe du Monde de football en Russie, dans quel état d'esprit êtes-vous ? Plutôt impatient et ravi de couvrir ce nouvel événement ?
Toujours impatient. C'est la septième Coupe du Monde que je vais commenter pour une télévision et j'ai toujours cette même excitation, cette même envie d'en découdre, comme peuvent l'avoir les sportifs. C'est parfois mêlé de stress aussi, il faut penser à tout, à chaque détail. La préparation pour se rendre un mois dans un pays étranger est justement remplie de petits détails. Ce n'est pas un voyage anodin, c'est un voyage dans lequel il y a beaucoup de voyages. C'est beaucoup de préparation, j'aime bien être assez cartésien, j'aime bien en amont avoir ma feuille de route, mon carnet de route et mes valises pour savoir où je vais naviguer. Depuis que l'on connaît le calendrier de la compétition, je sais les affiches que je vais commenter. Je vais suivre les Bleus et faire également quelques gros matchs.
Oui, c'est toujours avec la même émotion que l'on se rend dans le pays hôte. Je ne vais pas découvrir la Russie, je m'y suis déjà rendu plusieurs fois, dans des villes magnifiques que sont Moscou, Saint-Pétersbourg ou encore Kazan. Mais c'est quand même à chaque fois une découverte parce que rester et séjourner pendant un mois dans un pays étranger n'est pas éphémère, cela permet quand même de s'impliquer un peu plus dans la culture locale. C'est toujours très enrichissant. C'est aussi l'un des atouts de ce genre de compétitions et de la Coupe du Monde en particulier.
2/ Quels seront votre rôle et votre place dans le magnifique dispositif beIN SPORTS ?
Je vais commenter les matchs avec Daniel Bravo, notamment ceux de l’équipe de France tant qu'elle sera en compétition et on espère que ce sera jusqu'au bout. Nous serons le duo de commentateurs numéro 1, nous serons à l'antenne du match d'ouverture, qui est Russie – Arabie Saoudite, à la finale dont on ne connaît pas l'affiche mais en souhaitant que ce soit avec les Bleus.
3/ Vous évoquiez la préparation globale pour cette compétition. Sur les matchs en eux-même, y aura-t-il une différence avec ceux que vous pouvez suivre tout au long de la saison régulière ?
Ça diffère dans le sens où, tout au long de la saison, on commente des équipes que l'on retrouve. On vit un feuilleton en plusieurs épisodes, on retrouve ainsi les mêmes protagonistes et les mêmes acteurs. Là, on va retrouver des acteurs que l'on a connus dans différents championnats qui seront regroupés dans les meilleures sélections mondiales.
Donc la préparation diffère en cela que, au lieu de préparer des informations et des données sur une équipe, sur un club, on va en préparer sur une sélection et sur des joueurs provenant de différents clubs qui ont pu s'affronter. Avec des informations qui s'entremêlent, des petites histoires, des histoires sportives de garçons qui se retrouvent, qui se recroisent. Sinon, la préparation d'un match est la même. Je le dis toujours de manière très humble mais avec une vraie conviction professionnelle, mon rôle à moi est d'abord de reconnaître les joueurs qui sont sur le terrain, de reconnaître qui fait la passe à qui et qui marque. Il faut essayer de minimiser le nombre d'erreurs. L'information principale du match que je commente est le match qui se déroule sous mes yeux. Après, charge à moi, si j'en trouve l'opportunité, d'y greffer quelques informations enrichissantes.
Globalement, la préparation du match est la même, sauf que là, c'est une appréhension sous forme de sélections nationales. C'est en cela que ça diffère un petit peu. Le caractère de l'événement fait aussi que, forcément, c'est un peu plus prégnant, envoûtant. Parce que l'on sait le contexte et tout ce que ça génère en passion. Ça crée quand même une émotion particulière.
4/ Justement, est-ce que cette émotion va, de près ou de loin, impacter le ton de votre duo et de vos commentaires ?
Forcément! Je suis la sélection nationale, je suis les Bleus donc, forcément, ça joue. Je revendique mon caractère cocardier aux commentaires et je l'assume volontiers. Donc, évidemment, cela influe. Lorsque les Bleus jouent et gagnent, je suis beaucoup plus heureux que s'ils jouent et qu'ils perdent. Il y a cet aspect quand même qui est assez fort et qui est très présent chez moi. Mais c'est aussi une volonté, je suis beaucoup dans l'émotion. C'est envoûtant. Quand je vois l'équipe de France entrer sur la pelouse, je suis comme un dingue. Je suis supporteur, pas ultra, mais supporteur quand même.
5/ Si l'on revient au dispositif beIN SPORTS dans sa globalité, en quoi va-t-il plaire selon vous aux nombreux abonnés ?
Ce qui va les attirer et en attirer, je l'espère, de nouveaux, c'est désormais notre savoir-faire. Mine de rien, en six ans d'existence, c'est notre quatrième grand événement que l'on couvre comme cela en intégralité. Il y avait eu, au démarrage, l'Euro 2012 en Ukraine et en Pologne. Suivi de la Coupe du Monde au Brésil, elle-même suivie de l'Euro chez nous en France. Puis, maintenant, la Coupe du Monde en Russie.
Un vrai rodage a donc été effectué. Comme la plupart de l'équipe éditoriale était présente au début et qu'elle est restée fidèle à beIN SPORTS, cette équipe-là est vraiment rodée. Il y a un vrai savoir-faire qui surgit de cela et c'est quand même un véritable avantage. Encore une fois, on a nos repères, nos réflexes, on sait comment les uns travaillent, les autres également. On ne va pas mentir au téléspectateur, à l'abonné de la chaîne, il connaît le ton qu'on lui offre depuis six ans. Il va retrouver lui aussi ses balises, ses repères, il va retrouver des voix, des visages, des gens qu'il voit régulièrement à l'antenne. C'est rassurant pour lui.
On a besoin de rassurer le téléspectateur pour ce genre d'événement, on a besoin de le mettre dans le confort. Il ne s'agit, là, pas seulement que le canapé ou le fauteuil soient très confortables, il faut aussi que ce qu'on lui propose, la musique qui va l’accompagner pendant un mois, le rassure et le conforte dans son choix. Dans ce sens, on part avec des atouts, je l'espère. On a déjà réussi à séduire trois millions et demi d'abonnés donc je pense que l'on parvient à notre but, à rassurer ou en tout cas à rendre heureux pas mal de téléspectateurs.
6/ Vous évoquiez votre côté supporteur, quelles sont, en conclusion, vos espoirs pour l'équipe de France sur cette compétition ?
Évidemment, que l'équipe de France aille au bout. C'est une date anniversaire, il y a vingt ans d'autres Bleus avaient été champions du Monde. J'avais eu la chance de les suivre, je commentais à l'époque pour Canal +, j'étais dans le dispositif de la finale, j'avais donc vécu un énorme moment. J'aimerais bien que, vingt ans après, cela revienne. Ce sont quand même des émotions difficilement égalables. De voir les Bleus champions du Monde et soulever ce trophée est absolument magique.
Oui, mon souhait est là. Très certainement que cette équipe-là en a les possibilités, les capacités. Le sélectionneur va savoir tout mettre en œuvre pour y parvenir. Allez, si on n'est pas favori, on compte parmi les très très bons outsiders. On a un vrai rôle à jouer sur cette coupe du Monde, en tout cas je l'espère et je pense que l'on ne sera pas loin de la vérité quand même.
Ce fut un plaisir, Christophe, d'échanger avec vous !
Chers lecteurs, n'oubliez pas que l'intégralité de la Coupe du Monde 2018 de football en Russie sera à retrouver sur beIN SPORTS.

Bonjour Virgilia,
Quelle joie de vous retrouver pour ce nouvel entretien.
1/ Vous venez de finir le traitement d'un long-métrage, que vous avez notamment proposé à certains producteurs au Festival de Cannes dernièrement. Sans tout en dévoiler, quel en est le contenu ?
C'est l'histoire d'une jeune femme un peu déprimée dans sa vie. Elle a 28 ans, elle est parisienne, elle n'aime pas ce qu’elle fait, elle est assistante de marque dans une société de distribution, elle a toujours vécu dans l'ombre de sa sœur neurochirurgien. Elle a de gros problèmes d'argent, elle est persuadé d'ailleurs que tous ses problèmes viennent de là.
Elle va se mettre à voler vraiment par hasard des cartes bleues et des portes feuilles, jusqu'à passer au niveau au-dessus et faire des cambriolages. Sauf que, pour cambrioler, il faut un receleur pour revendre le butin. C'est alors un autre schéma.
C'est une jeune nana qui est vraiment complètement lambda, qui va devenir une as du cambriolage, qui va, au début, prendre cela complètement à la légère pour ensuite se retrouver dans un monde auquel elle n'est pas du tout préparée.
2/ Quelles ont été vos sources d'inspiration pour le développement de ce contenu ?
J'étais à table, au restaurant, face à mon compagnon, à qui on a volé sa sacoche à ses pieds, alors qu'il n'y avait personne assis derrière. Je ne sais pas du tout comment cela a été possible. Cette anecdote m'a donné l'idée d'écrire une histoire autours du vol de façon plus générale. J'ai commencé à me renseigner sur le cambriolage, me disant que ces gens-là ont sans doute des méthodes bien particulières.
Je voulais traiter à travers ce film la conscience que l'on a face à la réussite. Qu'est-ce que réussir, finalement ? On a une définition qui nous est presque imposée par la société, par ce qu'elle en dit, c'est avoir une maison et être propriétaire, 97% des français veulent l'être. Avoir une situation sociale aussi, ce qui passe par avoir un métier, qui est valorisé au près des gens. C'est aussi s'acheter des vêtements de marque et partir en voyage. Ceci est, finalement, une vision totalement capitaliste.
J'ai vu aussi un autre document sur une comédienne qui avait tout quitté pour se rendre compte que, finalement, être dans l'humanitaire et être plus proche des gens lui a réduit son nombre de « like » certes mais, intérieurement, cela lui a rapporté bien plus. Ça fait vraiment réfléchir à la question suivante : qu'est-ce que réussir ?
On a réellement une philosophie qui est en train de dévier. Si on ne suit pas le modèle, qu'est-ce que ça donne ? Mon personnage n'est pas une fille qui a des problèmes, c'est une madame tout le monde qui suit le modèle qu'on lui donne, elle travaille, elle habite Paris, elle veut avoir le même rêve que tout le monde, être propriétaire, s'acheter de beaux habits, partir en vacances, sauf qu'elle ne peut pas. Parce qu'elle gagne tout juste de quoi vivre à Paris, elle a acheté mais cela l'a complètement endettée. Comment font ces gens-là, s'ils ont envie de plus ? Finalement, n'est-ce pas donner un rêve à des gens qui est, pour la plupart, inaccessible ?
J'avais envie de parler de cela, j'avais envie aussi de faire un film avec un personnage féminin fort, qui va vraiment comprendre les enjeux. Il y a aussi toute la partie familiale, on s'interroge sur ce qui peut se passer lorsque les parents font des différences entre leurs enfants, sur le rapport au monde. C'est un peu une « Breaking bad », version féminine, sauf qu'elle n'officie pas dans la drogue.
3/ Où en êtes-vous dans le développement de ce projet ? Quelles sont les prochaines étapes attendues ?
La prochaine étape est de trouver un producteur. Je suis en discussion, on verra ce que ça va donner. Le produire l'année prochaine serait top.
4/ En parallèle, quels sont les autres projets en cours actuellement ?
La chaîne Youtube « Virgilia - Une fois pas 2 » est en ligne. Je vais tourner au mois de juin de nouveaux épisodes des expériences de V et podcasts ainsi que de nouveaux épisodes de Une fois, pas 2
J'écris un nouveau long-métrage aussi, plus drame familial. Sur un sujet un peu dur qu'est la violence faite aux femmes. Je suis actuellement en discussion avec des familles pour pouvoir utiliser leur histoires.
Je vais aussi tourner en août dans le film d'une amie, Sabrina Nouchi, qui fait des choses extraordinaires. Elle en est à son troisième long métrage auto produit, c'est une girl power. Ce sera un drame familial avec une fille haute en couleur avec beaucoup de caractère, qui me correspond bien. Le tournage aura lieu dans un chalet près de Chamonix, où tout le monde se retrouve pour les 60 ans du père. Là, tous les secrets de famille explosent.
5/ Pour terminer, vous avez aussi lancé un financement participatif sur Tipeee pour continuer le développement de votre série « Une fois, pas 2 ». Que pouvez-vous nous en dire?
Nous avons commencé à tourner la saison 2, quatre épisodes et demi sont dans la boite, je pense que l'on va en faire un autre fin juin. Mais il y a des épisodes que je ne peux pas produire, certains ne se tournent pas à Paris, j'ai donc besoin d'emmener l'équipe technique sur place et de louer quelques lieux. J’aimerais du coup bien obtenir avant fin juillet, ce serait top, une aide de votre part pour y parvenir. A partir de 3 000 €, ça serait parfait.
Il y aura notamment un épisode qui s'appellera « Scarface », dans lequel Gildas tombera dans un univers de drogue complètement hallucinant, qui se passe sur un paquebot. Il faudra peut être que l'on tourne au Havre ou à La Rochelle.
J'ai besoin de votre participation donc pour pouvoir finir la saison 2. Alors vous avez envie de nous aider, le lien est le suivant : https://www.tipeee.com/virgilia-une-fois-pas-2
Merci Virgilia pour ce bel échange !

Jeune acteur de 22 ans formé à Method Acting Center depuis 2016, une école vous apprenant les différentes méthodes de jeux américaines, en se basant sur des exercices et outils de Stanislavski et Tchekhov venant tout droit de l’Actors Studio. Anciennement étudiant dans un lycée pro de communication visuelle et plurimédia. Après avoir obtenu son bac, il décide de s’orienter vers l’acting, ayant pour but principal de devenir acteur de cinéma.
Bonjour Alexis,
Quel plaisir d'effectuer cet entretien avec vous !
1/ Vous venez de finir l'écriture d'un court-métrage. Pour commencer, sans tout dévoiler, quel en est le contenu ? Quels thèmes y sont abordés ?
Le thème principal sera l'espoir car c'est quelque chose, je pense, qui parle à beaucoup de monde surtout en ce moment. Je voulais vraiment mettre en avant une adolescente avec ses problèmes et ses envies. Je trouve qu’en France, dans les films actuels, on banalise trop l'adolescent, que l'on fait en mode pantouflard, fainéant, inintéressant bref l’ado de base.
Je souhaitais vraiment m'immiscer dans la vie d'une jeune de cet âge, pour mettre au grand jour qu’elle a ses propres problèmes, ses envies, ainsi qu’une vie tout simplement, bref que c’est un être humain. Je voulais en faire quelqu'un de très complexe, à qui il arrive beaucoup de choses dans sa vie. Pleins de petites accumulations comme par exemple une moyenne très juste, un manque de chance en amour, un nombre faible d'amis, et un monde « dark » de l’adolescence. Tout cela la rend très complexe et, au final, très humaine. On la voit vivre des choses que l'on ne voit pas forcément dans les films actuels.
J'insiste sur le fait qu’on banalise trop l'adolescent selon moi. Je me souviens, dans l'adolescence, c'était bien plus que cela. On découvrait le monde, la vie, on faisait toutes les premières fois possibles. C'est ce que je voudrais montrer d’avantage dans ce court-métrage qui tournera autours de l'espoir.

2/ Quelles ont été vos principales sources d'inspiration pour l'écriture ? Vous êtes-vous remémoré des souvenirs personnels ? Ou ceux d'amis ? Avez-vous observé l'adolescent de nos jours ?
C'est un mélange de tout en fait. Il y a une partie de moi, forcément et je pense que pas mal de personnes se retrouveront aussi dans certaines facettes du personnage. Il y a également mon entourage, des gens que j'ai connus qui ont été un peu comme ça, sans oublier la génération d'aujourd'hui.
3/ L'écriture est à présent finalisée. Quelles sont les prochaines étapes pour développer ce projet ?
J'ai écrit en partie avec une camarade de mes cours d'acting. L'étape suivante sera de recruter une équipe technique, de repérer les lieux dans lesquels on va tourner, de choisir les musiques. Faire aussi la story board, le séquencier, le planning, bref de quoi s’amuser encore. Bien entendu sans oublier le casting. Je vais poster une annonce prochainement pour le personnage principal.
J'aimerais un tournage cet été pour l’avoir en septembre au mieux. Sinon, nous partirons sur 2019.

4/ Au-delà de la version courte, vous avez aussi l'envie de développer la version longue. Pouvez-vous déjà nous en dire un peu plus ?
Au départ, j'écrivais depuis maintenant trois ans un long métrage. C'est un peu compliqué, au départ on le pensait comme un court mais on a vu, en ayant écrit une première version, qu'il avait beaucoup plus de valeur en long. Après réflexion, on n'a rien voulu retirer, on a gardé en stand-by le texte pour ensuite faire un « court-métrage test » tiré de ce long.
Le but étant ensuite d'être encore plus dans l'aboutissement des personnages, pour explorer plus l'univers et certaines situations. Ce court est donc en quelque sorte une version test pour valider le long.
5/ Sur ce long-métrage, aimeriez-vous avoir un rôle devant la caméra ?
J'aimerais bien incarner le personnage principal. Comme j’ai créé de toute pièce le personnage, je me suis mis forcément un moment donné dans sa peau .
Le thème de l'espoir sera beaucoup plus détaillé, en suivant à fond le personnage principal. Ainsi que ses deux amis que l'on verra bien plus. Le court permet de travailler sur l'univers du personnage et sur sa complexité. Le long a vocation à avoir une ligne directrice de l’idée de l'espoir.

6/ En parallèle, vous serez prochainement en tournage pour la web-série « Ubernation ». Que dire sur cette autre aventure artistique ?
Tout d’abord, j’ai passé un casting où j’ai eu quelques jours avant le jour J pour apprendre une scène ou deux. Une fois terminé, dans les jours qui suivaient, j’ai eu une très bonne nouvelle en apprenant que j’ai été pris pour l’un des rôles. Cette web série va faire des petits clins d’œil à la vie parisienne.
On me verra sur quelques épisodes, voir même peut-être sur toute une saison. J’ai hâte de vivre cette toute nouvelle aventure dans les jours à venir.
7/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
Le cinéma est une grande passion que j'ai développée depuis maintenant quatre ans. J'aimerais que ça continue, que ça grandisse encore car j'ai de plus en plus d'ambition et je me diversifie aussi. En écrivant, en me lançant dans la réalisation avec l'expérience dont je vous parlais.
Je souhaite continuer devant la caméra car mon envie principale est tout de même d’être acteur. Pourquoi pas, plus tard, ouvrir une chaîne Youtube aussi.
Merci Alexis pour votre disponibilité !
Bonjour Julien, bonjour Xavier,
C'est un réel plaisir de pouvoir effectuer cette interview croisée avec vous deux.
1/ La Coupe du Monde de football en Russie approche à grands pas. A quelques jours de ce bel événement, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ? Dans quel état d'esprit êtes-vous ?
Julien : Je me suis rendu compte vraiment de la concrétisation de la Coupe du Monde pour nous depuis une ou deux semaines. Avant cela, ça paraissait être quelque chose de complètement lointain et de presque abstrait. Parce qu'on a la tête un peu dans le guidon avec les championnats et la coupe d'Europe. Depuis une semaine ou deux, ça se calme un petit peu, je commence à réaliser et à préparer mes fiches ainsi que ma famille à mon départ. Il y a une suite d'événements qui s'enclenche et qui fait que, naturellement, on y arrive. C'était abstrait, je me disais « c'est chouette », là ça devient concret et je me suis « c'est super ».
Xavier : Je suis un peu dans le même état d'esprit. On commence à y être. On a eu la chance de vivre déjà une Coupe du Monde en 2014, ainsi que deux Championnats d'Europe, en 2012 et 2016. C'est vrai que c'est une opportunité immense de pouvoir faire cela, de pouvoir vivre une deuxième Coupe du Monde en Russie. On ne s'en rend pas trop compte, je rejoins Julien sur cela, parce que, effectivement, on est en pleine fin de saison que l'on doit déjà se projeter sur cet événement qui est grandiose. Il nous tarde tous, l'excitation commence à grandir petit à petit, ça arrive, c'est demain.
2/ Quels seront vos rôles respectifs, pendant la compétition, dans ce beau dispositif beIN SPORTS ?
Julien : On est six duos de commentateurs, notre rôle sera assez similaire, je pense, avec Xavier. En gros, on connaît déjà les matchs que l'on commentera au premier tour, ensuite on verra comment avance la compétition. On a chacun entre six à sept matchs pour les poules, l'élément majeur pour nous est le commentaire du match avec notre consultant, Xavier avec Patrice Ferri, moi avec Bruno Cheyrou. Nous avons aussi des petits rendez-vous souvent la veille des matchs, où l'on fait des duplex depuis le stade. Le matin du match aussi pour les différentes émissions. Évidemment, le live est ce qui « compte » le plus mais l'idée de la chaîne sur ces événements là est d'être en plein cœur toute la journée. Il y a donc plein d'émissions dans lesquelles on a aussi un rôle à jouer, dans le sens où on amène des éléments par rapport au match et au direct qui arriveront après. En gros, c'est le match plus des petits bonus, des petits extra.
Xavier : Je n'ai pas grand chose à rajouter. Comme l'a dit Julien, on va faire, à peu près, la même chose. Nous aurons la chance de commenter ces matchs-là qui vont être réguliers entre le 14 et le 28 juin, d'ici la fin de la phase de groupe. Ensuite, on en saura plus en fonction des affiches des 1/8èmes de finale notamment. Nous aurons des matchs tous les deux ou trois jours, ainsi que des petits duplex veille de match, jour de match, pour entrer progressivement dans la rencontre qui nous concernera.
Julien : Il y a quelque chose qui est marrant, souvent quand je parle avec des gens qui ne sont pas du tout dans ce milieu, ils ne voient en gros que ce qui passe à la télé. C'est normal, c'est évidemment logique. Mais, nous avons, au delà de tout cela, à gérer d'autres éléments que les gens n'ont pas à connaître spécialement car ils veulent juste que le produit fini soit intéressant. En dehors des matchs et des duplex, il faut que l'on remette à jour nos fiches, qu'on lise la presse, que l'on voyage aussi. Ça paraît bête mais dans des grands pays, comme le Brésil et la Russie, les trajets sont parfois longs. Pour le téléspectateur, cela paraît normal car il voit encore quelque chose d'abstrait, alors que nous aurons pris un taxi, deux vols d'avion, un autre taxi, avant de rejoindre l’hôtel. Ce sont des éléments qui ne doivent pas entrer en ligne de compte pour les gens qui regardent, et c'est normal, mais c'est vrai que nous devons gérer des éléments pratiques, comme les lessives également. Même si on n'est pas à l'antenne pendant deux jours, nous avons sincèrement beaucoup de travail. Ce sont des périodes intenses pendant lesquelles on a certes, de temps en temps, l'opportunité de profiter un peu mais c'est vraiment un rythme soutenu. Même si, en quatorze jours, on commente sept matchs, on est sur le pont tout le temps.
3/ En termes d'organisation, notamment au début de la compétition, allez-vous chacun suivre davantage certaines équipes en particulier ? Ou la répartition sera-t-elle plus mélangée ?
Xavier : C'est plus ou moins différent selon les paires. J'aurai la chance de faire les trois premiers matchs de l'Espagne, ça veut plus ou moins dire que je suivrai ce pays, au début en tout cas. Mais pas seulement, Julien le disais, car on a entre six à sept matchs par paire. Je commenterai aussi une fois la Belgique ou encore la rencontre Colombie – Sénégal. C'est justement passionnant, cela nous laisse une ouverture par rapport à différentes philosophies ou différentes nations et différentes qualités, c'est quelque chose de très intéressant.
4/ Une telle compétition implique-t-elle certaines adaptations de tons et de formes dans le commentaire ?
Julien : Je pense qu'il faut toujours essayer de « coller » son commentaire au rythme du match, c'est indispensable. J'essaie toujours de commenter en essayant de me rendre compte de ce qu'est le rythme de la rencontre. En radio, on est toujours obligé d'avoir un certain dynamisme, je trouve que, en télé, notre objectif n'est pas de se mettre au-dessus du match mais de se mettre à son niveau. Globalement, dans la saison, tous les matchs ne se valent pas. Mais on la chance de faire des matchs de coupe d'Europe et des grandes affiches de championnat, en général ces rencontres là, rien qu'au niveau du rythme, sont plus élevées que le commun des matchs.
De toute façon, le rythme du match aide à avoir un débit peut être un peu supérieur. Se rajoute tout ce qu'il y a autours, dans une Coupe du Monde, ce sont les couleurs, les villes, la fête. Puisqu'on a la chance d'être sur place, on profite vraiment de ce fait-là. On est un peu porté par ce qui se passe autours. Je pense que, naturellement, notre commentaire est enrichi par ce que l'on vit autours et parce qu'on voit les autres vivre autours de nous. Donc, le rythme plus l'atmosphère autours de la partie aident, c'est valable pour une Coupe du Monde, pour un Euro, pour les demi-finales de Ligue des Champions et de Ligue Europa. On se dit que l'on ne fait pas juste un match de foot, il y a un élément supplémentaire. Avec les nations, on sent qu'il y a peut-être un peu plus encore de fierté pour les uns, de festivités pour les autres. Il y a des choses qui s'ajoutent.
Xavier : On est conditionné par ce genre d'événement effectivement. Une Coupe du Monde est quand même un événement très particulier. Si on m'avait dit que j'aurai la chance de faire deux Coupes du Monde sur place, je ne l'aurais pas cru il y a encore quelques années. C'est vrai que l'on est porté par tout ce qui a à côté et autours. L'ambiance notamment, parce que l'on souhaite que les stades soient tous pleins. Dans notre chance que l'on a d'être sur place et de vivre ces moments-là, on est souvent conditionné par ce qui se passe sur le moment, notamment un stade plein. J'ai en souvenir un match de la Colombie au Brésil où les Colombiens étaient très nombreux, où l'ambiance était exceptionnelle et festive. C'est vrai que, quand on est porté par cet environnement-là, cela nous donne peut-être un peu plus d'envie encore, l'envie de se dépasser, de vivre encore plus le moment, le match et de le faire partager surtout avec les téléspectateurs.
Julien : Même d'un point de vue personnel, on est un peu hors sol d'une certaine manière. L'Euro 2016, dans ce sens, était différent des autres compétitions. On rentrait chez nous après les matchs, le quotidien nous restait accroché et nous ne pouvions pas nous mettre à 100% dans la compétition. A l'inverse, au Brésil ou en Russie, on a notre famille au téléphone une fois par jours mais, il n'empêche, tout le reste du temps est consacré à l'événement. On regarde aussi les autres matchs, on voyage, on parle foot avec son consultant 90% du temps. On est dans une vraie vraie bulle foot. En ce qui me concerne, le fait de ne pas être chez moi me permet d'être à 100% dans l'événement.
Xavier : C'est ça qui est assez sympa. On a la chance d'exercer un métier passion. C'est vrai que, dans ces moments-là, on regarde les matchs parce qu'ils pourront nous servir pour les prochaines rencontres mais, de toute façon, on les regarderait naturellement parce que l'on est passionné par notre métier et par le football. Pour nous, c'est naturel de vivre ces moments pleinement quand on est sur place, loin de notre famille.
Julien : C'est comme à « Koh Lanta », à partir du moment où l'on sait que ça va chez soi, on profite pleinement. C'est une sorte de plaisir égoïste ponctuel.
5/ Pour en revenir au dispositif beIN SPORTS, riche et complet, qu'est-ce qui en fait justement sa force selon vous ?
Xavier : Ça semble assez clair …
Julien : C'est nous, c'est bien ce que tu voulais dire ? :)
Xavier : C'est peut-être nous, en tout cas on va y participer. Le fait d'avoir une chaîne consacrée à la Coupe du Monde permet aux gens passionnés de football de disposer toute la journée d'émissions faites pour encadrer l'événement du mieux possible. Pour ne rien rater. Je sais que, si je n'avais pas eu l'opportunité d'être sur place, j'aurais regardé une chaîne sur laquelle j'aurais pu voir l'intégralité des matchs, sur laquelle j'aurais pu avoir l'ensemble des informations sans devoir chercher autre part. Ça me paraît naturel. C'est notre grande force sur cet événement-là.
Julien : Notre objectif est que tout le monde casse sa télécommande. Je suis totalement sérieux. Tout du moins que les gens allument beIN SPORTS au début, qu'ils enlèvent les piles et, hop, qu'ils soient partis pour le mois.
Xavier : Il faut enlever la minuterie automatique :)
6/ Pour terminer sur la compétition plus en elle-même, quels sont vos favoris ?
Julien : Je pense que l'on va tous être à peu près sur les mêmes. Quand j'ai vu tomber la liste du Brésil, je me suis dit que ce sera super dur quand même de les battre. Il y aura le Brésil, l'Allemagne, l'Espagne, la France qui seront peut-être au dessus du lot.
Xavier : La Belgique potentiellement.
Julien : Depuis deux ou trois compétitions, on dit la même chose sur cette équipe et ça pioche à chaque fois.
Xavier : Il y a toujours des petites surprises. Pourquoi pas la Colombie qui progresse, il ne faut pas oublier les notions africaines non plus. Je pense personnellement que le Maroc peut faire quelque chose, même s'ils ont un groupe très compliqué. Le Portugal s'est bonifié, au niveau de la qualité, depuis son titre à l'Euro. Mais le Maroc a peut-être une carte à jouer. Je vois bien le Sénégal aussi, je trouve que c'est une sélection qui est très cohérente, qui a de la qualité dans toutes les lignes, qui a été très déçue lors de la dernière CAN et qui va être habitée par cela, avec des joueurs d'exception. Je me dis qu'il peut y avoir aussi ces petites surprises qui font l'histoire des Coupes du Monde.
Julien : Pour aller jusqu'au bout, c'est toujours un peu compliqué. Mais j'avoue que j'aimerais bien, un peu comme Xavier, qu'une sélection africaine aille loin. D'un point de vue personnel, j'adore la sélection marocaine et je reconnais que le tirage au sort m'a un petit peu échaudé. Justement, si ça passe pour eux au premier tour face à l'Espagne et au Portugal, je pense que, derrière, il n'y aura pas grand monde qui voudra les jouer.
Merci à tous les deux pour cet échange fort intéressant !
Chers lecteurs, n'oubliez pas que l'intégralité de la Coupe du Monde 2018 de football en Russie sera à retrouver sur beIN SPORTS.

Bonjour Jonathan,
Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.
1/ Vous êtes un jeune artiste aux nombreuses cordes artistiques. Notamment en théâtre ou bien encore en comédie. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre métier d'artiste ?
C'est le jeu, c'est ce pour quoi j'ai quitté ma formation en informatique afin de me tourner vers le théâtre d'improvisation. Plus j'en ai fait, plus cela m'a donné le goût et l'envie. D'abord de façon un peu idéaliste puis de façon plus réaliste. Je me suis accroché pour pouvoir en vivre.
2/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine plus que les autres ?
J'ai envie d'explorer tout ce que je n'ai pas encore exploré. Je fonctionne déjà bien dans des rôles de « gentils » et de personnages plutôt empathiques, mais il me plairait de me servir ce cet atout pour aller au contre-pied, et trahir cette confiance naturelle du spectateur.
Tout est explorable et tout est intéressant à découvrir dans le jeu, je suis ouvert à tout.
3/ Face au rythme parfois soutenu sur un plateau de tournage, quelle est en amont votre méthodologie de préparation ?
Je suis assez renfermé sur moi-même et sur la psychologie de mon personnage. J'essaie de me reconnecter à ce dernier avant d'y aller. J'essaie de rester dedans un maximum, de ne pas trop sortir du personnage le temps que l'on tourne. Au moins de le garder dans un petit coin de ma tête, pour ne pas le lâcher, et aller au plus profond du rôle. Il arrive parfois, lorsque que l’on s’entend bien avec les autres comédiens d’un plateau, que l’on se laisse aller en dehors des prises à improviser avec nos personnages. Au-delà de l’aspect simplement ludique, cela permet de donner plus de profondeur et de fluidité au jeu, en travaillant des détails qui font partie des différentes psychologies mais qui ne sont pas écrits dans le scénario.

J'aime bien être au plus près du personnage. Pour moi, c'est un mix entre le comédien et le rôle. Il y a ce que le comédien va apporter, qui va forcément être original et instinctif, et tout ce que l'on va placer en soi du personnage qui va nous amener à faire les propositions que l'on fait. Face à une situation, il y a toujours plusieurs possibilités de réaction. En prenant un peu de recul, on peut ensuite amener des propositions qui ne servent pas uniquement le propos du personnage mais également celui du film. C'est un juste milieu à trouver, il ne faut pas trop rester dans sa tête ni être dans le pur instinctif non plus.
4/ Retenez-vous spontanément une expérience plus que toutes les autres ?
Plusieurs m'ont pas mal marqué. Le premier film que j'ai fait était un long métrage amateur à Montpellier, « La Porte Noire », un film d'horreur fantastique en hommage au cinéma de genre des années 80. Il a mis du temps à être tourné, j'ai même eu un accident de moto en cours de route qui m’a incapacité un long moment, un ami avait même dû me doubler sur certaines scènes quand je ne pouvais pas marcher. Il y avait tellement de post production et d’effets spéciaux pour un film amateur que le réalisateur a mis six ans à le terminer.
5/ Plus généralement, quelles sont vos envies artistiques pour la suite de votre parcours ?
J'ai fait beaucoup de chemin depuis ce long-métrage, notamment beaucoup de rôles très intéressants en courts-métrages. Au delà de la formation, à mon avis, le seul moyen de progresser est de « manger » du plateau.
A plus long terme, j'aimerais pouvoir vivre exclusivement du jeu de comédien. Pouvoir incarner des rôles plus conséquents impliquant de longues évolutions, comme un personnage récurrent sur une série par exemple.

6/ En conclusion, que peut on vous souhaiter pour l'avenir ?
De faire les bonnes rencontres. Ici en France, la plupart des castings intéressants ne sont accessibles que si l’on est représenté par un agent, mais j’attends encore de rencontrer la personne avec qui l’envie de travailler sera mutuelle et naturelle.
Ce fut un plaisir, Jonathan, d'échanger avec vous !

Bonjour Marie,
Merci d'avoir accepté notre invitation à répondre à quelques questions pour notre blog.
1/ Vous êtes une jeune artiste, avec déjà quelques expériences notamment en publicités et en comédie. De façon générale, quelles raisons vous ont incitée à devenir artiste ?
C'est vraiment un rêve de petite fille. Depuis que je suis petite, je me filme tout le temps en train de faire des pièces et des publicités. J'avais inventé les « Empourés », à la place des « Enfoirés », je me filmais, je chantais, je faisais le public, les publicités aussi par moi-même, j'avais vraiment fait un montage vidéo. Mes parents ont toujours dit que j'étais faite pour cela car j'étais tout le temps devant ou derrière une caméra. Je ne sais pas pourquoi mais je filme tout ce que je fais. Je suis habituée notamment à faire des montages de mes vacances.
J'ai passé mon BAC et mes parents, pour me récompenser, m'ont offert un stage aux cours Florent. De base, je ne voulais pas forcément suivre cette formation, je pensais aller à la FAC comme tout le monde. Après mon premier jour de stage, j'ai finalement dit à mes parents que je voulais aller au bout de cette formation. Ils n'ont pas bien compris mais j'ai tout fait pour les convaincre que c'est ma voie et que je m'y sens libre. Ils m'ont du coup laissé un an pour essayer. Au fur et à mesure de l'année, j'ai même emmené mon papa sur le plateau de tournage d'une publicité que j'ai faite. A Saint-Denis, sur de vrais plateaux, avec de vrais décors, j'avais ma loge et ma maquilleuse. Cela a fini de le convaincre.
Au final, mes parents y croient aujourd'hui presque plus que moi, ce qui me fait plaisir. Avant, c'était vraiment l'inverse.
2/ Vous évoquiez vos premières expériences. Justement, l'une d'entre elles vous aurait-elle particulièrement marquée ?
Je pense que c'est la dernière, dans « Les Mystères de l’Amour ». C'est la première fois où je me suis vue vraiment parler à la télé. Les autres étaient superbes aussi mais celle-ci était vraiment différente. Tout le monde m'a dit que je passais vraiment bien à l'écran, cela m'a motivé.
L'ambiance, en plus, était super bonne, j'ai vraiment adoré.

3/ Face à un rythme souvenu sur les plateaux de tournage, avez-vous essayé, lors de ces premières expériences, d'avoir une méthodologie de préparation particulière ?
J'ai toujours travaillé très vite. Déjà pour mon Bac. J’appends toujours très vite donc, à chaque fois que je reçois un texte, je me prends une heure, je me concentre, je le lis plein de fois et, le soir, avant de dormir, je le récite et le relis à de nombreuses reprises encore. Du coup, le matin, je le connais. C'est plutôt rapide pour moi, je ne me mets pas trop la pression sur les textes.
J'ai plus la pression car je suis hyper réservée, je me sens trop seule, j'ai toujours peur de rater. C'est vraiment la timidité que je dois travailler, c'est difficile pour moi d'appréhender les autres et le plateau. Je m'interroge toujours sur mon physique, en espérant qu'il n'y ait pas de problème qui pourrait déplaire.
4/ Pour la suite, quels sont vos projets et envies artistiques ?
J'avoue être plus cinéma que théâtre. Au cinéma, je me sens plus cadrée, je sais que j'aurais plusieurs chances sur le plateau, même si je suis consciente que c'est très soutenu aussi, je ne peux pas dire le contraire. Mais j'aurai au moins deux prises. Alors que, au théâtre, c'est une seule prise en plein public donc, si je loupe, je vais perdre tous mes moyens. Donc je ne suis pas encore prête à me lancer dans le théâtre, je n'ai pas encore le déclic, même si j'avance beaucoup dessus. Depuis le début de l'année, je me sens un peu plus moi-même quand je joue et je regarde un peu moins le regard des autres. Mais je ne suis pas encore au point d'y aller hyper à l'aise donc, pour le moment, je préférerais le cinéma.
Mon rêve, bien sûr, serait de faire un long-métrage. Je pense que c'est le rêve de beaucoup d'artistes. C'est le projet qui me tient le plus à cœur depuis toujours. J'espère avoir l'occasion de m'y lancer. Ainsi que le chant, que j'apprécie beaucoup aussi.
Je continue à travailler, je fonce, je pense que je suis sur le bon chemin, je me donne les moyens de réussir. Je passe aussi de plus en plus de castings. Je suis ouverte à toute opportunité mais j'adore tout particulièrement les films d'actions, un peu à la Lara Croft.

5/ En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?
Tout simplement de réussir. De continuer, de ne plus me poser de questions, d'arrêter de m'auto-juger tout le temps, de foncer et de ne pas me prendre la tête. Il faut vraiment que l'on me soutienne, je sais que j'ai besoin du soutien de mes proches car, si je ne l'ai pas, je lâche très facilement. Vu que je suis très exigeante avec moi-même, il faut vraiment continuer à me pousser. Je sais que je peux réellement réussir si on continue à le faire, sinon je n'y arriverai pas.
Ce fut un plaisir, Marie, d'échanger avec vous !