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television

TF1 / Demain Nous Appartient : Rani Bheemuck nous en dit plus sur son retour dans la série depuis l'été dernier!

Publié le par Julian STOCKY

@ Telsete / TF1

 

 

 

Bonjour Rani,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On se retrouve à Sète, sur le tournage de la quotidienne de TF1 “Demain Nous Appartient”, dans laquelle votre personnage est revenu début juillet dernier. On imagine sans doute le plaisir que cela a été pour vous ?

C’est exactement ça ! C’est un vrai plaisir de reprendre ses marques et de se remettre aussi dans la peau d’un personnage comme celui de Lou Clément, qui est une femme franchement assez admirable. Elle est carriériste, c’est une maman indépendante et autonome et, en fait, j’adore la personnalité que les auteurs lui ont donnée et ce que, moi aussi, j’en ai fait, finalement. Comme j’ai commencé la série en 2017, j’ai l’impression d’avoir contribué un peu à une création de personnage, finalement et, en fait, depuis, Lou a énormément évolué. Elle a eu son histoire avec Victor, avant de partir pendant 4 ans. Franchement, un retour après 4 ans est énorme en fait, parce qu’il se passe énormément de choses…Non seulement dans la trajectoire de ce personnage, en l’occurrence à Marseille, et aussi sur le plan humain du comédien, où j’ai vu d’autres tournages, rencontré plein de personnes, vécu, grandi, mûri et vieilli. En fait, c’est hyper intéressant également, je trouve, de retrouver un personnage qui part aussi longtemps parce qu’on peut se raconter plein d’autres choses. Je pense que ça se voit aussi un peu dans la maturité du personnage, je trouve ! C’est trop bien !

Je vous avoue que je n’ai pas reconnu grand monde au HMC, quand je suis revenue mi-avril…C’étaient surtout des nouveaux comédiens, notamment des jeunes, mais je remettais évidemment toutes les équipes techniques, que j’étais trop contente de retrouver. C’était très drôle de retrouver les loges, où tout a changé, avec d’énormes travaux…J’ai failli me perdre douze fois et, encore aujourd’hui, je me perds…D’ailleurs, là, je ne sais pas où nous sommes 🙂…

C’est fou de se dire “Allez, on embarque, de nouveau !”. Les auteurs ont écrit des choses qui faisaient franchement envie donc j’ai embarqué et je suis trop contente !

L’évolution du personnage vous a permis et vous permet encore aujourd’hui une palette de jeu très enrichissante…

Complètement ! Déjà, d’incarner une mère aussi longtemps ne m’était jamais arrivé. En plus, là, il y a une vraie trajectoire dans son histoire parce qu’elle arrive en pleine dépression, avec ce bébé, Nina puis on les voit grandir et évoluer toutes les deux. Nina est aujourd’hui jouée par Emilie mais elle a eu de nombreux interprètes…Je ne suis pas mère dans la vie mais c’est vrai que, à chaque fois, on a créé un lien avec mes enfants de fiction donc c’est très drôle de me dire que j’évolue aussi en tant que mère, que j’essaie de me trouver des points d’ancrage avec mes amies qui sont mères ou mes sœurs qui le sont, à qui, parfois, je demande comment elles s’adressent à leurs enfants. Quand je reçois les textes de Lou et de sa fille, je me demande toujours comment elle pourrait s’exprimer de façon très nature et authentique…Je me surprends à demander l’avis à mes sœurs. 

Par exemple, le “Je t’aime” est quelque chose que l’on a mis en place avec Samy, l’interprète de Karim et que l’on a vraiment improvisé. Avant, avec les précédentes Nina, on ne se le disait pas forcément, ce n’était pas écrit non plus dans les textes et, là, à mon retour, quand on a eu cette nouvelle fille, qui a mûri parce qu’elle joue un personnage de 9 ans à l’image, on s’est surpris à se dire “Je t’aime” au moment de se quitter. En fait, j’ai demandé à des amis qui vivaient cela si ils disent tout le temps “Je t’aime”...J’ai grandi dans une famille où on se le dit énormément, il n’y a pas de pudeur ni de tabou, on est très généreux avec cela et certaines de mes amies m’ont expliqué le dire le soir, au coucher et d’autres, le faire tout le temps. Avec Samy, on a décidé de tout le temps se le dire et, en fait, c’est assez beau et je trouve que c’est assez vrai, je pense, dans des familles. On a envie de se raconter que ça nous correspond et que ça nous parle.

Je joue toujours cette avocate et j’ai également adoré l’idée de revenir en gardant cette profession parce que je pense que c’est un métier, plus jeune, que j’aurais rêvé de faire. J’avais fait un peu de droit et je rêvais d’en faire plus tard encore…Je suis souvent attirée par des rôles de justice, de magistrate, de défense donc j’étais trop contente aussi de revenir en avocate, surtout avec cette intrigue du procès qu’il y a eue en juillet, où c’était bien corsé et bien écrit. On s’est éclatés à la jouer ! Je suis contente d’avoir ces facettes-là dans le personnage de Lou parce que c’est vraiment aussi un domaine qui me plait, en fait.

Même si ces parents sont séparés, on sent qu’aujourd’hui, il y a quand même beaucoup de tendresse et d’affection entre eux, dans un équilibre familial retrouvé…

Oui, exactement ! C’est vrai que c’est aussi ce qui m’a plu quand on m’a parlé d’un retour éventuel parce que je trouvais cela assez joli qu’elle ne revienne pas pour, de nouveau, avoir ce rapport conflictuel avec Karim, que l’on adore, par ailleurs, jouer tous les deux. On se régale à se prendre le chou mais j’aimais bien qu’on revienne dans un climat beaucoup plus serein et apaisé par la distance, l’évolution de chacun, le fait que Nina grandisse et donc le bien commun qu’on a pour notre fille de la vouloir équilibrée. En fait, c’est très plaisant, on a des scènes, maintenant, avec beaucoup d’affection et de complicité, comme dans la vie, en fait. On est très proches avec Samy et c’est chouette de pouvoir se raconter cela aussi à l’écran donc c’est la réalité, dans nos rapports, qui rejoint la fiction. Après, c’est sûr que, s’il y a des conflits, c’est toujours intéressant…Il y a eu, en diffusion, des scènes un peu de rapport de force parce que Lou a une histoire d’amour avec le personnage d’Arthur, ce qui ne plaît pas à Karim. C’était intéressant qu’il y ait à nouveau ce petit rapport entre eux…

Vous parliez du procès : malgré la défaite, on a vu beaucoup de respect dans les mots et l’attitude de Lou…

Oui ! Là encore, je félicite les auteurs parce que c’est aussi leur vision et leur volonté d’écriture. Je trouve cela très fin, en fait, très sensible aussi et intelligent de la part de Lou. En même temps, force est de constater que ça fonctionne comme cela dans la justice…Je ne suis pas une vraie avocate mais j’en côtoie, je regarde énormément de procès sur LCP, j’adore et, en fait, ils sont comme cela : quand il s’agit d’une affaire en opposition, ils défendent leur client et, à la fin, quand la justice a tranché, ils redeviennent des confrères et des consœurs au même titre. Certains sont même amis dans la vie…Là, c’était intéressant aussi de la voir, à la fin, un peu moins rentre-dedans parce que, finalement, c’est la réalité, je pense. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de réalisme dans ce procès et c’est grâce aux petites touches des auteurs.

Certainement que les réactions du public ont été nombreuses depuis le retour du personnage à l’image ?

Oui, c’est vrai ! Déjà, je n’étais pas du tout au courant non plus de ce retour…Il avait été question d’un éventuel retour il y a plus de deux ans de cela donc, après quatre ans, j’étais complètement passée à autre chose. En fait, je pense que personne ne s’y attendait. Je me demande si ce n’est pas une des plus longues interruptions mais c’est vrai que ça a été une belle surprise, non seulement pour les fans et pour moi aussi. Effectivement, j’ai reçu beaucoup de messages sur les réseaux, aussi de téléspectateurs fans de Lou. Notamment d’une demoiselle, Emilie, qui, aujourd’hui, fait du droit et qui a gagné le concours d'éloquence en France : c’est super car, à l’époque, elle avait créé un compte fan sur Instagram et elle a eu envie de faire du droit grâce à Lou. On s’était vues plusieurs fois à Sète et elle est très touchante. Je me dis que, pour des téléspectateurs comme elle, c’est une belle surprise de voir le personnage revenir à l’écran après tant d’absence, qui a évolué et qui a mûri. C’est bien, c’est intéressant de proposer ça et je trouve cela presque un peu sain d’être partie !

Est-ce que de se glisser dans la peau de Lou quatre ans après est un peu comme le vélo, est-ce que ça ne s’oublie pas ?

C’est une question très intéressante, je trouve, parce que, quand je suis revenue aux studios pour les essayages, je me suis dit “C’est bon, ça va aller, je connais” mais, en fait, le premier jour de tournage, j’étais presque un peu stressée, j’appréhendais un peu. Je pensais “C’est bizarre, je rêve ou je suis vraiment stressée, là ?”. Comme tout va très vite, c’est une vraie industrie, avec chacun qui a sa mission, tout est bien cadré mais c’est vrai que c’était un peu stressant et c’est justement Samy qui m’a dit “T’inquiètes, chouchou, ça revient, c’est comme le vélo!”...Il s’avère que c’est vrai, ça revient vite et j’ai vite repris mes marques. C’était chouette aussi de retourner avec les mêmes partenaires avec qui je suis familière, comme Samy et Farouk, c’était super également de faire la connaissance de ma fille, qui est géniale…Franchement, Emilie est une fabuleuse comédienne en herbes, elle est pleine de fantaisie, elle a beaucoup de créativité, elle a déjà un univers, elle est en place et elle est même inspirante. Quelques fois, avec Samy, on s’est dit qu’on allait en prendre de la graine. Parfois, en répétition, elle prend une de nos répliques et, en le jouant, on remarque que c’est presque mieux, que ça se formule mieux et que ça s’articule mieux. C’est génial que ça vienne d’elle ! C’est là où je me dis qu’elle est bluffante. Donc, oui, c’est comme le vélo parce que, encore une fois, tout le monde sait bien ce qu’il doit faire et tout le monde le fait consciencieusement également, je pense. Quand j’embarque sur un projet, je suis tellement à fond à chaque fois que, du coup, je suis préparée, en fait. Je n’arrive pas à l’arrache et, plus on est préparé, moins, normalement, on est stressé mais, en tout cas, on arrive en ayant déjà en tête des choses. Après, on se fait cueillir par la surprise, ce qui est chouette !

J’ai eu beaucoup de scènes d’extérieur, notamment à la Paillote. Aussi un peu aux Halles, suite à l’histoire avec Arthur et au Spoon, qui est mon bureau 🙂, sans oublier le commissariat. Finalement, ce sont des décors que je connaissais déjà ! J’aime bien cet équilibre, ça me plait bien de ne pas forcément avoir un décor unique.

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure “Demain Nous Appartient” ?

Je dirais de continuer à prendre autant de plaisir à faire les choses, à y mettre la même implication que pour n’importe quel autre projet et n’importe quel autre personnage. Celui de Lou est une aventure franchement inédite dans la carrière d’un acteur, en ayant la possibilité de pouvoir l’étirer comme cela sur des années et de l’enrichir. Donc que les auteurs soient inspirés, que ça continue aussi à m’inspirer et à plaire au public. Je suis très contente que Lou, quand on la voit, ait quelque chose à défendre et à raconter…Si ça suscite toujours le même plaisir pour les téléspectateurs et les acteurs de cette aventure, tant mieux, que ça continue !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

C’est vrai que la vie d’un acteur est quand même surprenante et paradoxale…En fait, quelques fois, c’est le désert mais, là, c’est chargé ! Quand j’ai repris DNA, j’étais très présente, c’était parfait, ça s’articulait bien. Puis, j’ai participé à la série “Fertile”, pour Arte, une comédie grinçante et noire, réalisée par Cédric Le Gallo et créée par Anaïs Fabre. Ce sont des amis, ça m’amusait de participer à ces petites séquences rigolotes avec Elsa Zylberstein. C’était super parce que c’est encore une fois une autre chaîne, un autre projet et une autre équipe.

En ce moment, je prépare le tournage du prochain long-métrage de Mounia Meddour, “Malika”, avec la jeune Lilya Adad, vue dans “Starmania”. On suit l’histoire de cette chanteuse d’origine algérienne, qui a grandi dans les bidonvilles de Nanterre dans les années 70 et on verra son parcours de jeune fille, jusqu’à son entrée au conservatoire de musique de Paris. C’était la première chanteuse d’origine algérienne à y parvenir…Il y a un beau casting, j’ai un super joli rôle et je suis trop contente de partir sur cette aventure parce que c’est aussi une équipe de femmes, dans un projet que j’ai trouvé hyper beau. J’apprends à danser Bollywood et hip-hop, parce qu’on va beaucoup danser dans le film. C’est super ! On est un super groupe, on a déjà fait des essais filmés, ça marche hyper bien, c’est trop chouette ! En plus, ça tombe hyper bien avec DNA…Ce sont deux mondes assez opposés, entre une série industrie et le cinéma, où on va faire une séquence par jour, donc c’est rigolo ! Tant mieux qu’il y ait cette porosité…Ce que l’on fait sur DNA est franchement hallucinant, il faut être de vraies machines de guerre, on nous demande d’être bon, juste, de reproposer, …Tout le monde ne peut pas faire ça, en fait, donc c’est tellement formateur et riche qu’il faut savourer…

Merci, Rani, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Guillaume Blanchard nous en dit plus sur son actualité, notamment théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Guillaume,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes actuellement sur scène, dans « Le Horla », dans ce beau lieu qu’est A La Folie Théâtre. À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui ! C’est vraiment une expérience extraordinaire ! Bien qu’il soit toujours stressant de monter sur scène (même après plus de 200 représentations), quand on se lance dans cette pièce pour défendre le texte de Maupassant, c’est toujours impressionnant et incroyable de voir à quel point les gens sont à l’écoute. Les spectateurs, très attentifs, nous accompagnent par leur silence et nous permettent de plonger entièrement dans cette aventure… Et bien souvent, ce n’est qu’au moment des applaudissements que je prends pleinement conscience de l’attention du public.

Plus concrètement, avec vos mots, mais sans tout en dévoiler, comment présenter cette pièce ?

C’est l’histoire d’un homme qui devient progressivement obsédé par une mystérieuse présence qui semble le hanter : le Horla. Tout se fait, évidemment, au fur et à mesure. Au début de la pièce, le personnage est complètement serein, tout va bien et, justement, c’est tout l’intérêt du texte de Maupassant : tout un chacun peut s’identifier à ce personnage et se dire « C’est une personne totalement normale… tout comme moi ». Mais, au fil des jours, de petits décalages apparaissent. Il se sent de plus en plus bizarre, se pose des questions, analyse, peut-être trop, suranalyse les choses, ce qui le fait sombrer dans une forme de paranoïa et de folie dans laquelle il glisse progressivement.

 

 

Quel regard portez-vous sur ce personnage ?

Je l’aime beaucoup, parce qu’il est très humain. Il essaie constamment de comprendre ce qui lui arrive et de prouver qu’il n’est pas fou. Il a toujours sa propre logique, et c’est ce qui le rend si intéressant à interpréter. Finalement, il pourrait être n’importe lequel d’entre nous.

On a créé ce spectacle il y a cinq ans maintenant, au moment du Covid. Quand on a commencé à le jouer, les théâtres rouvraient à peine, les gens sortaient de cette longue période d’isolement, et beaucoup nous ont dit que ce personnage, seul et plein de questionnements, leur rappelait ce qu’ils avaient vécu pendant le Covid.

Je crois que nous avons tous une part de « Horla » en nous. Selon les moments et les situations, elle peut rester discrète ou prendre plus de place. C’est fascinant, je trouve. Après une représentation, j’ai discuté avec une psychologue venue voir la pièce ; elle me disait que « l’on a tous ce personnage en nous ». C’est sans doute pour cela que la pièce touche un public aussi large.

La palette de jeu à défendre doit être, pour vous, particulièrement agréable…

En tant que comédien, c’est juste incroyable ! La pièce démarre avec des petits oiseaux, tout va bien, la journée est paisible. Le personnage est chez lui et raconte quelle chance il a de vivre dans ce pays magnifique et dans sa belle maison… Puis traverser, en une heure et demie, tout ce qu’il va traverser est juste jouissif et extraordinaire ! Je finis littéralement en sueur à la fin de chaque représentation, tant il passe par des émotions intenses. Cela me permet de jouer énormément de choses ; j’ai une chance incroyable, c’est sûr !

Comme il y a une alternance du comédien qui vous accompagne, sans doute que l’énergie est différente à chaque fois ?

Tout à fait ! L’énergie dépend du partenaire, mais aussi du public et de l’état dans lequel je me trouve ce jour-là. Ce sont de petites choses qui font que chaque soir est différent et que, à chaque fois, je redécouvre un peu le texte. On me demande souvent si je ne m’ennuie pas après toutes ces représentations, mais non, au contraire, c’est un vrai plaisir !

Parfois, nous jouons aussi pour des scolaires, ce qui change complètement la dynamique. Leur spontanéité oblige à rester très concentré, mais elle apporte aussi un regard neuf sur la pièce. Comme les enfants n’ont pas forcément les codes du théâtre, ils expriment leurs émotions sans retenue, et cela me rappelle soudain que « ah oui, il y a cela aussi dans la pièce »… Cela me permet de remettre le curseur à zéro et de me recentrer, à chaque fois, sur ce que je vis, comme si c’était la première fois, alors que j’ai déjà joué la pièce plus de deux cents fois.

Chaque année, la pièce se joue pendant trois mois environ, ce qui vous permet probablement, à chaque fois, d’y revenir avec une certaine fraîcheur et un autre regard ?

Complètement ! Une pause permet soit d’oublier certaines choses, soit d’en avoir une autre vision. Cela permet de redécouvrir la pièce et d’en faire ressortir d’autres éléments. C’est intéressant, pour moi comme pour le metteur en scène. C’est une sorte de danse entre lui et moi : on se met d’accord sur les nouveautés que l’on veut changer, chercher, tester, et sur ce que l’on décide de garder ou non. Cela bouge toujours un peu, tout en respectant le cadre de départ.

Vous avez commencé à l’évoquer, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public?

En général, les gens sont bluffés par l’intensité de la pièce. En plus du jeu et de l’histoire, il y a aussi la mise en scène, les lumières, les tours de magie, et les spectateurs sont stupéfaits que les deux seuls comédiens que nous sommes les fassent voyager pendant une heure et demie à travers tous les méandres psychologiques du personnage. Ils ne s’y attendent pas et ne pensent pas pouvoir vivre cela au théâtre. Ils se demandent même comment on parvient à faire tout cela avec un décor unique.

Pour laisser place à l’imagination, le metteur en scène a simplement suspendu des cadres vides, et c’est tout. Je rentre dans le premier cadre et je dis « J’aime la vue de ma fenêtre » : on sait alors ce que c’est. Et ainsi de suite… Chacun voit ainsi des choses qui n’existent pas réellement, et c’est très chouette.

En complément, toujours au théâtre, vous serez probablement au Festival d’Avignon, l’été prochain, dans un tout autre registre…

C’est encore en pourparlers mais, effectivement, je vais peut-être rejoindre une troupe qui joue une pièce sur Edward Snowden, le lanceur d’alerte. Ce serait donc un registre très différent. La pièce évoque notamment la journaliste et écrivaine française Flore Vasseur, qui a eu l’opportunité de l’interviewer et qui en a tiré un documentaire produit par Arte en 2017. On suit tout le questionnement et le silence que Snowden est obligé de garder dans sa vie privée avant de lancer l’alerte.

On voit aussi le parallèle entre cette journaliste, qui se pose de nombreuses questions sur le 11 septembre, les médias en général et le pouvoir, et Snowden qui, lui, s’interroge sur son travail, la moralité, les valeurs, et se demande s’il est, ou non, un traître à sa nation. C’est une pièce particulièrement intéressante, d’autant plus qu’à notre époque, les gens ne se posent presque plus ces questions. À l’époque de Snowden, cela faisait scandale ; à l’époque du Covid, on refusait certaines applications sur nos téléphones ; aujourd’hui, on accepte toutes les conditions générales et l’idée d’être constamment espionnés. Le chemin parcouru est assez vertigineux.

Être présent dans ce grand barnum d’Avignon fait partie des endroits où il faut être…

C’est génial, artistiquement, pour un comédien ! C’est l’occasion de rencontrer ses camarades, d’aller voir énormément de pièces de théâtre — près de 2 000 chaque jour. C’est foisonnant et cela permet surtout de découvrir de véritables pépites que l’on n’aurait pas forcément vues ailleurs. C’est aussi accepter de se laisser surprendre. Chaque année, je ressors en larmes d’une ou deux pièces. Il n’y a qu’à Avignon que l’on vit ça.

 

 

En parallèle, les téléspectateurs de TMC ont pu vous suivre dans la série « Les Mystères de l’amour ». Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’est une grande famille, très humaine. Tout le monde est très gentil et m’a accueilli à bras ouverts. C’était une expérience vraiment agréable, même si les conditions de tournage sont assez sportives et demandent beaucoup d’énergie. Il faut enchaîner rapidement, ce qui n’est pas toujours évident, mais il en est sorti une expérience vraiment chouette.

J’ai commencé à Saint-Martin, ce qui n’est pas désagréable du tout 🙂. J’y ai passé un séjour génial, et j’ai cru comprendre que Jean-Luc Azoulay m’avait fait revenir parce que tout s’était très bien passé et que cela lui avait plu. Tant mieux ! C’était la même chose à Paris, où j’ai pu rencontrer encore plus de personnes.

Tourner dans ces conditions-là est vraiment agréable. Le côté familial m’a beaucoup touché.

Même si, vu de l’extérieur, théâtre et télévision peuvent paraître éloignés, sans doute y trouvez-vous une réelle complémentarité ?

Oui, ce sont deux exercices complètement différents. Au théâtre, on bénéficie de nombreuses répétitions et d’un long travail de mise en place avant de jouer. À la télévision, c’est l’inverse : il faut être prêt à réagir immédiatement. Même si le texte est appris en amont, tout se fait très vite. On découvre parfois les autres comédiens dix minutes avant de jouer, on répète à peine une ou deux fois, puis il faut se lancer, être efficace et vivant tout de suite.

Mais vous avez raison : l’un nourrit l’autre. L’expérience de l’un apporte de la matière à l’autre. Sur un tournage, on peut tenter des choses plus instinctives, presque des accidents de jeu, qui sont parfois conservés parce qu’ils fonctionnent immédiatement. Si cela avait été répété, le résultat aurait été différent. Ce sont donc deux expériences très distinctes, mais extrêmement enrichissantes.

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

J’ai beaucoup d’envies. J’ai également réalisé des courts métrages et des clips, une expérience qui m’a beaucoup plu. Pour la suite, j’aimerais continuer à explorer des projets variés, aussi bien sur scène que derrière la caméra. La réalisation m’attire de plus en plus, car elle permet d’avoir une vision globale d’un projet, de sa conception à sa finalisation.

Peut-être que la prochaine étape serait de réaliser mon propre film et d’y jouer, ce que je n’ai encore jamais fait. Ce serait un véritable défi pour moi. En tant que comédien, je ne suis jamais pleinement satisfait de mon travail ; en tant que réalisateur, je cherche toujours la perfection. Combiner les deux serait sans doute plus délicat, mais ce pourrait bien être mon prochain défi.

Merci, Guillaume, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marine Toulet évoque avec passion sa belle actualité, sur scène et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

@ Flavien Dareau

 

 

Bonjour Marine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité est particulièrement riche et variée en ce moment. Vous êtes sur scène, à la comédie Montorgueil, dans “Charge mentale, sauve qui peut !”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est évident ! Je suis une comédienne qui a eu des années de galère, où je n’étais pas programmée tout le temps et où je jouais quelques fois par mois. Là, de passer à deux fois par semaine, bientôt trois, et plus puisqu’il y a d’autres pièces qui vont être en simultané, c’est super ! Et puis, ça veut dire que l’on continue à apprendre et qu’on progresse dix fois plus, parce que c’est la pratique qui fait avancer. La théorie et les choses que l’on voit à l’école permettent d’avoir la technique mais il n’y a rien de mieux que de se confronter aux gens, au public et à différents partenaires. Cela maintient en forme, ça permet de toujours apprendre, ce qui est hyper important…Car ce n’est jamais fini…On ne monte jamais sur scène, en se disant “C’est bon, je maitrise”...Même au bout de deux ans sur cette pièce, parfois, je me dis “Ah, cet endroit-là passait il y a quelques temps mais il ne passe plus, il faut que je le réinvente”. C’est pour ça que l’on appelle cela du spectacle vivant…

Je m’éclate plusieurs fois par semaine, c’est super génial ! Et le travail appelle le travail, c’est-à-dire que plus on travaille, plus on montre, sur les réseaux, que l’on travaille, plus on est appelé pour travailler…C’est le bon revers de la médaille !

Sans tout en dévoiler, avec vos mots, comment pitcher cette pièce ?

C’est une émission de télé, entrecoupée par des sketchs, qui sont des flashbacks pour expliquer la charge mentale. En fait, il y a quatre charges fondamentales que l’autrice a identifiées : la charge de l’enfantement, la charge de l’apparence, la charge de la maternité ainsi que la charge de la vie professionnelle et familiale. A chaque fois qu’on va se débarrasser d’une charge, on va revenir en arrière, à l’origine de celle-ci, pour la décortiquer. 

C’est l’histoire de la charge mentale d’Adam et Eve, à l’entretien d’embauche de nos jours et on suit le parcours d’Ella, mon personnage, la descendante de la femme à l’origine de toutes les femmes. On voit comment Eve s’est faite entourlouper par Adam et par Dieu pour porter toutes les charges et tout le poids négatif, puis comment elle va avoir des enfants et essayer de retrouver un travail après la maternité. On partage ses galères, avec humour…Donc, soit on est sur l’émission, avec la présentatrice, soit on est en flashbacks. C’est très drôle, c’est une façon de faire très originale parce que ce n’est pas une histoire linéaire, ce qui est intéressant à interpréter. En fait, je joue un personnage mais qui est pluriel : je joue l’adolescente, je joue la future maman, je joue la maman déjà aguerrie, je joue Eve,...J’ai plein de choses à jouer, plein d’époques et d’étapes différentes du personnage. J’apparente cela à un film mais où j’ai la chance d’incarner toutes les étapes d’une vie ! 

 

 

C’est super riche, on s’amuse, il y a beaucoup d'interactions avec le public, ce que j’adore. D’aller choper les gens permet de réinventer tous les soirs parce qu’ils ne réagissent jamais de la même manière. Il faut vraiment rester en connexion avec eux ! Vraiment, je m’éclate…En plus, c’est une des rares pièces de comédie avec deux femmes. Flore, l’autrice et metteuse en scène, a un don pour choisir ses actrices : à chaque fois, elle prend des filles qui ont un capital sympathie énorme et qui font leur job sans jamais te piquer le tien, ce qui est très appréciable ! On s’amuse mais sans se piétiner, il n’y a pas de bagarre d’égo sur scène, on est là pour se marrer, pour se porter et pour se mettre en valeur l’une l’autre. Elle a réussi à choisir des comédiennes qui ont créé une jolie sororité autour de son projet et c’est quand même ce dont on parle dans cette pièce…Donc je pense que le pari est réussi !

La pièce avait d’ailleurs commencé à Lille, avant de partir en tournée. Des théâtres parisiens nous avaient fermé leurs portes, prétextant que cette pièce parlerait surtout en province …mais on voit que ça marche, même à Paris ! La charge mentale est partout ! On s’est adaptées un peu, ça nous a fait grandir et devenir encore plus exigeantes, face à des yeux, dans la salle, très aiguisés. 

D’ailleurs, quels principaux retours avez-vous de la part du public ?

Notamment en province, on a le temps, à la sortie, de saluer tous les spectateurs un par un. Vraiment, on a des gens qui sont venus voir le spectacle plusieurs fois et qui nous expliquent que ça a ouvert une discussion au sein de leur famille. Comme quoi, alors que l’on décrit parfois le café-théâtre comme de la gaudriole qui ne sert pas à grand-chose, en fait le rire permet aussi de réfléchir…Ce n’est pas inutile de rire ni d’aller se détendre, surtout sur des sujets comme celui-ci.

On traite les choses avec le plus d’humour possible donc même les hommes passent un bon moment et reconnaissent prendre conscience de certaines choses. Les femmes nous disent merci. Certaines nous expliquent même que le discours avec leur ado allait changer, pour ne plus l’éduquer pareil. Donc ça fait bouger un peu les lignes, tout en faisant marrer ! Tout est dédramatisé dans ce spectacle, rien n’est grave… Comme on prend, dans le public, des gens de tous âges, il y a même, parfois, un choc des générations ! Des enfants ont trouvé cela trop marrant, ils ont eu l’impression “d’avoir vu papa et maman à la maison, et de comprendre ce que maman traverse”. Ce retour de leur part est intéressant.

 

@ Alicia Guiguen

 

En parallèle, dans le même lieu, nous pouvons vous retrouver dans “Merci, au suivant!”. Certainement que cette autre pièce doit, pour vous, être très complémentaire de la première, artistiquement et personnellement ?

Oui, oui ! C’est vraiment très très très complémentaire et c’est aussi pour ça que j’ai accepté. Déjà, c’est dans le même théâtre, je connais les gens et c’est intéressant, aussi, de s’inscrire dans un lieu, pour ne pas se disperser.

C’est une pièce jouée avec un homme, le rapport n’est donc pas le même et on ne parle pas de la même chose. Là, c’est, je pense, le pire speed-dating de l’humanité…Cette jeune femme, restée cinq ans avec le même homme, ne sait plus draguer et est obligée de faire des speed-datings pour rencontrer l’amour. Elle tombe sur toutes les caricatures des hommes que l’on peut rencontrer. C’est du café-théâtre donc on est dans la caricature mais elle va traverser des déboires. Je pense qu’il y a, dans ce spectacle, une belle évolution du personnage : à la fois, elle arrive un peu à reculons mais, en même temps, très enthousiaste de tourner cette page et d’aller de l’avant, puis, au fur et à mesure, c’est la déconfiture parce qu’elle croise des fou-furieux. Je crois que cette expérience va la transformer et la déculpabiliser d’être seule…Je pense que l’on se fait tout un monde, parfois, d’être seul, dans une société qui veut nous caser à deux, avec des enfants et il me semble que beaucoup de gens vont s’y retrouver ! 

A la fois, c’est très drôle et le personnage est super touchant. Et puis, c’est très différent de l’autre pièce, elle ne traverse pas la même chose. Cela se revendique être une grande comédie stand-up et je crois que ça l’est vraiment parce qu’il y a toute une partie seule en scène qui me plait beaucoup. C’est une sorte de tremplin vers mon futur seule-en-scène, c’est vraiment un entraînement parce que je suis à la fois seule en scène sur les trois quarts du spectacle et, en même temps, j’ai toujours mon partenaire qui est là et avec qui je peux me marrer. C’est un bon compromis, je pense, pour moi ! 

J’ai même dû apprendre le tango pour ce spectacle-là, en deux répétitions seulement…C’était un défi, c’était sportif…

 

 

Le défi est sans doute également dans le fait de devoir switcher rapidement d’un spectacle à l’autre, et donc d’un personnage à l’autre ?

Oui ! Je pense que la balance se fait dans le bon sens. Majoritairement, je vais jouer ce nouveau spectacle en premier, ce qui peut être un peu la genèse du personnage. En tout cas, dans ma tête, il faut, je pense, que je le vive comme cela. Techniquement, certains samedis, je n’ai que quinze minutes pour passer d’un rôle à l’autre mais je pense que les costumes sont aidants pour trouver les personnages. Notamment sur “Charge mentale, sauve qui peut!”, d’enfiler le costume me permet d’enfiler la peau du personnage et de me préparer assez rapidement. Mais c’est vrai que c’est une gymnastique ! 

J’aime bien ce genre de défis ! Globalement, j’aime les défis sur scène et cela me plait énormément aussi de devoir reprendre un rôle en quelques jours seulement…Le cas échéant, je sais bien que, à la première, ce n’est pas encore la meilleure version mais je sais aussi que je vais apprendre avec les gens, ce qui est formidable ! Il y a toujours un côté grisant d’apprendre encore de nouvelles techniques.

Vous le disiez, cette nouvelle pièce est une sorte de tremplin vers “Facetagram”, votre seule-en-scène…

Ce serait plus pour fin d’année 2026…En fait, j’ai créé ce spectacle l’année dernière et, vraiment, c’est venu d’une envie, en tournée, lorsqu’on n’avait pas pu assurer une date, ma comparse étant tombée malade. J’ai souvenir de la régisseuse qui me dit “C’est vraiment dommage que tu n’aies pas un one, sinon on l’aurait passé…”. L’idée n’était pas mauvaise…

Je l’ai joué, une première fois, pour une audition, pour me confronter et voir ce que ça donnait. J’ai eu la chance d’être accompagnée, à la régie, par Nelly, une personne qui n’est pas du tout du métier et qui ne m’avait jamais vue jouer. Elle m’a donné des retours de spectatrice pure et dure, mais avec un œil de la lectrice aguerrie qu’elle est. Cela m’a incitée à une réécriture, par manque de liants…J’ai mis des mois à trouver ce qu’il me manquait et, à présent, c’est un vrai dialogue intérieur, avec beaucoup de voix off. Je pense que c’est un spectacle qui me ressemble, il est à mon image ! 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette nouvelle année qui démarre ?

J’ai eu la chance, fin décembre, de jouer un petit personnage dans “Scènes de ménages”, qui pourrait devenir récurrent, selon la réalisatrice, puisque c’est l’amie d’un couple qui est en place. Donc on peut me souhaiter de revenir parce que ce sont vraiment une ambiance et une expérience de tournage que j’ai beaucoup aimées. Il y a un vrai parallèle avec le théâtre, parce qu’on a très peu de temps, au final, pour tourner et pour être bon. Donc il faut être un peu immédiat…C’est comme dans le spectacle vivant, c’est sans filet. Cela m’a vraiment plu donc pourquoi pas plus d’épisodes ? Je serais comblée : de la voix off, du théâtre et de la télé …

Merci, Marine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Laurent Marion évoque la sortie de son album ainsi que ses projets pour la suite !

Publié le par Julian STOCKY

@ Dorian Cusy

 

 

Bonjour Laurent,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous étiez, il y a quelques jours, sur scène, au Sofar Sounds Paris, en concert. Quels souvenirs en gardez-vous ?

C’était une tripartie, c’est-à-dire qu’il y avait deux autres artistes avec nous et, à froid, la première sensation est le sentiment de relâchement et de joie. Cela faisait quatre ans que j’attendais de pouvoir délivrer mon répertoire donc c’est comme un avènement. Je savoure l’instant, c’est du plaisir!

La deuxième est l’envie d’en faire un autre ! C’est inhérent chez moi, je pense tout le temps à l’après, parfois même trop vite. Je ne suis pas assez dans l’instant mais pas ce soir-là, où j’étais totalement dans l’instant. Il y avait une écoute incroyable, on aurait dit un public  Japonais. La moindre note résonnait d’un temps et les applaudissements venaient vraiment après. Donc il y avait beaucoup d’humilité dans cette soirée, j’avais beaucoup de respect et de gratitude pour le public et les organisateurs, qui étaient tous là bénévolement. 

En parlant du public, on imagine que ces instants de proximité ont dû vous faire particulièrement chaud au cœur ?

Oui ! C’est comme si les gens avaient conscience de tout le travail fait au studio pour y arriver…Le public était mi-anglophone, mi-francophone, du coup je me suis permis de prendre un peu plus de temps pour présenter les chansons et il y avait une écoute incroyable. J’ai même pu prendre le temps de regarder chacun des spectateurs…Dans ces moments-là, lorsque des regards m’interpellent, j’essaie de trouver comment la chanson interagit et résonne en eux. Je fais des chansons vraiment très intimistes, qui parlent de ma personne et de ma famille donc cette proximité est une chance ! 

 

@ Un truc sympa

 

Cette soirée s’inscrivait dans la suite logique de la sortie de l’album ”As time goes by”, que l’on pourrait presque qualifier de voyage culturel…

La musique comme correspondance, avec l’auditeur ou le spectateur, au travers de cartes postales musicales, est un peu le fer de lance de ma communication autour de cet album. En fait, c’est exactement ce qui se passe au travers des réactions et j’en suis trop content, cela me fait plaisir ! Il y a vraiment des échanges entre moi et le public, il y a même des gens que je connais pas qui m’écrivent sur Instagram pour me dire “adorer mon album”. C’est la première fois que cela m’arrive, c’est la première fois que les gens prennent un temps de fou pour m’expliquer ce qu’ils ont ressenti avec mes titres. Rien que d’en parler m’émeut ! Cet album est en train de remplir sa mission et c’est le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire : avec tous les efforts que j’ai fournis, c’est la meilleure des récompenses !

En plus, j’ai eu un partenaire pour la distribution, ouvrant les vannes sur l’Europe et même sur le monde. On a fait une grosse campagne de sponsoring très précise, pour aller chercher les gens dans les pays où la folk plait…et ça paie !

L’album, en lui-même, est une partie de moi, c’est comme si j’avais fait un don d’organe, vraiment ! C’est quelque chose que j’ai longtemps mûri en moi, c’est quelque chose que je donne ! Évidemment que je fais cela pour moi parce que la musique a été une aide pour moi qui, petit, était migraineux, la musique m’a guérie de ces maux, mais je le fais aussi pour les gens, afin que ça résonne en eux et qu’ils s’identifient à certaines de mes chansons.

Cet album est un voyage, dès fois ce sont même des voyages que j’ai rêvé de faire mais que je n’ai pas pu réaliser. Je suis allé travailler la musique des pays que je rêvais d’explorer et, du coup, j’aide les gens comme moi, qui n’ont pas forcément les moyens de voyager, à le faire d’un point de vue musical. Ma mission est d’arriver à faire voyager les gens avec la curiosité instrumentale, inhérente à mon processus créatif. 

 

@ JL Juliette (Laurent est aux côtés de Nagui Mehany)

 

Vous le disiez, le chemin a été long jusqu’à la sortie de l’album…

C’est exactement cela ! Ma mère est une grande universitaire et, petit, je l’ai vue présenter sa thèse…Quand j’ai eu fini cet album, elle a été la première à le savoir et je lui ai dit “Ça y est, je viens de finir ma thèse à moi!”. En fait, j’ai fait un vrai travail de recherche…Je dis souvent de mon projet qu’il est une itinérance sonore. Depuis que je suis petit, je suis curieux de tout, du cinéma, de la photographie, du sport et de la musique, et cet album est un mélange de cette curiosité, justement et de quatre ans de travail, au Pré-Saint-Gervais, avec Matthieu Lefèvre, le réalisateur. Je n’ai pas arrêté d’explorer, j’ai croisé le chemin de tellement d’artistes, je me suis entouré, trente personnes ont travaillé sur l’album, c’est colossal ! 

Je n’ai pas vu passer ces quatre années, c’était une aventure folle, pleine de rebondissements, mais on y est arrivé ! Cela a été très dur mais je suis tellement heureux de la finalité. J’ai réussi à payer tout le monde, j’en suis très fier et chacun en est sorti grandi : le chemin de ces trente personnes s’est nourri de cette aventure et elles me l’ont toutes rendu au quintuple, ce qui est super beau ! 

 

@ Naomi Pecqueux

 

On peut donc penser que les retours que vous évoquiez doivent vous faire encore plus chaud au coeur…

Ils n’ont pas le même poids que pour les deux autres EP que j’avais faits, même si, pour moi, ils ont la même valeur. En fait, quand les gens me remercient pour la musique que je fais, même si ce n’est qu’une minute d’une chanson qui leur a évoqué quelque chose, c’est comme si je faisais un travail de mémoire. 

Ce premier album vous donne-t-il déjà l’envie d’un deuxième ?

Oui, déjà ! Bon, pour l’instant, il reste encore des clips et des lives de cet album à sortir…Ce qui va se passer, c’est que des extra songs vont poper en fait tout au long des prochains mois, le making-of de l’album va sortir ainsi qu’un clip de fou, voire deux peut-être. Cela va être trop bien ! Ce n’est pas fini, des chansons qui ne sont pas dans la version digitale vont sortir en single…Ces titres feront même le lien avec mon prochain projet !

Cet album se termine par la chanson “My piano is my home”, c’est une lettre ouverte à mon piano pour le remercier d’avoir enduré tous ces déménagements, mes coups de gueule, les températures subies, … Le clip qui va en découler est un film de famille, en huit millimètres ! Ce titre a été le début de la direction artistique du prochain album mais j’ai encore plein de directions possibles. Ce serait soit un projet piano voix, parce que c’est mon instrument de prédilection, soit un projet musiques du monde, avec une assise folk mais encore plus ouvert sur le reste, soit un nouvel EP, dans la continuité de l’album. 

En parallèle, la saison 2 de “Tom et Lola” vient tout juste d’être diffusée sur France 3. Certainement que vous avez été ravi de retrouver cette belle équipe ?

J’ai passé de chouettes moments ! Là aussi, il y a un travail d’équipe très solide. DEMD m’avait déjà fait confiance sur le premier épisode de “Tandem”, je m’étais également régalé, l’accueil avait été super. C’était la même chose ici aussi !

J’ai pu travailler notamment avec Dounia Coesens, une actrice juste incroyable. Elle a un sens aigu de l’écoute et du partage. Sa préparation est exemplaire…J’ai rarement croisé le chemin d’une comédienne comme cela ! Avec Pierre-Yves Bon, ils ont réussi à créer, tous les deux cette amitié indéfectible qui fit le pilier de cette belle histoire. Ils rebattent complètement les cartes de ce que l’on voit dans les séries. C’est sur le fil mais très juste, très doux et très vrai à la fois !

Elle a cette force et cette générosité, qui font que, dès les essais, on s’est compris. Elle se donne à 1 000% pour cette histoire et pour son personnage, elle est très engagée, elle est aussi très exigeante avec elle-même. C’est génial d’avoir croisé son chemin, j’étais en admiration ! Il n’y avait pas ce côté où je la regardais jouer, on l’a fait ensemble, elle m’a embarqué dans son art et sa facilité d’être dans l’instant. Cela m’a fait énormément de bien parce que je suis quelqu’un parfois de très control freak, donc ça m’a aidé à lâcher tout cela. C’était génial ! 

Le succès de la série est tellement mérité…Je n’aurais jamais cru battre “Harry Potter” ! On a réussi, tous ensemble, à créer une histoire sincère, vraie, émouvante, drôle et intrigante à la fois. Je salue le travail, notamment, des scénaristes et du compositeur Charles Sicouri, tous ont fait un boulot de fou ! 

Ces différentes casquettes artistiques, bien que pouvant paraître éloignées, sont sans doute très complémentaires pour vous…

A la base, je viens du théâtre de la commedia dell’arte, que j’ai pratiqué pendant plus de dix ans, où j’ai eu plaisir à travailler des œuvres autant théâtrales que musicales. Aujourd’hui, je suis également compositeur de musiques de films. Récemment, j’ai travaillé aux côtés de Guillaume Roussel et Stéphane Le Gouvello, sur la série “Néro”, avec mes flûtes autochtones. Donc la boucle est bouclée ! Je récolte le fruit de mes rencontres et de mon parcours, c’est super beau ! Finalement, tout n’est qu’une question de curiosité et de rencontres… S’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, ce serait celle-là ! 

Mon rêve ultime serait de composer pour de grands réalisateurs et de belles œuvres…La musique à l’image rassemble, en fait, mes deux univers. Et l’un nourrit l’autre, à tous points de vue : artistique, humain, technique, logistique…

Merci, Laurent, pour toutes vos réponses !

 

@ Un truc sympa

 

Publié dans Musique, Télévision

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Raphaëlle Cambray évoque sa belle actualité, au théâtre et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Raphaëlle,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Votre actualité artistique est particulièrement riche et variée, en ce moment. Vous êtes sur scène, au théâtre du Palais Royal, dans “Du charbon dans les veines”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver la scène, vos camarades et le public ?

Bien sûr ! C’est vrai que c’est le trio gagnant ! Le théâtre est avant tout une aventure humaine, un peu plus encore que les autres formes d’expression artistique. L’exercice du plateau est toujours une épreuve de vérité. L'idéal est d’être en bonne compagnie, avec des gens que l’on a plaisir à retrouver...Au début, on peut toujours redouter le loup dans la bergerie mais, cette fois-ci, nous sommes chanceux car nous avons sept brebis qui sont contentes d’être ensemble 🙂.

En plus, cette création théâtrale est une véritable martingale gagnante parce que le public nous suit de façon enthousiaste, particulièrement depuis les Molières, on ne va pas se mentir. Au départ, sur le papier, le sujet n'était pas très évident ...Actuellement, les gens ont plus envie de divertissement, de comédie. Le thème de notre pièce n’était pas gagné d’avance, trop misérabiliste ? Trop triste ? Trop Zola dans l'esprit ? L’affiche et le titre ne donnaient pas trop envie de venir mais, maintenant, les cinq Molières piquent la curiosité de beaucoup de monde. Comme le bouche à oreille est excellent, cela fait une belle boule de neige qui ne cesse de grandir. C’est vrai que nous sommes très très gâtés !

Plus concrètement encore, avec vos mots mais sans tout en dévoiler, comment présenteriez- vous cette pièce ?

C’est une fresque familiale, qui se déroule dans les années 60, au moment de la coupe du monde de football. Cela correspond aussi à l’arrivée de la télévision dans certains foyers. C’est très tendre, cela met en avant toutes les valeurs simples de la vie, autour de l’amitié et de l’amour. On voit comment, dans le milieu minier, où la vie est réputée pour être difficile, économiquement et physiquement, on arrive à apporter de la lumière et de la joie quelque soit l'adversité de la vie...

Votre personnage vous permet sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre…

Oui ! Pour moi, c’est un peu une machine à remonter le temps parce que cette pièce raconte beaucoup de mon enfance. C’est l’histoire de mes arrières grands parents / grands parents qui se déroule chaque soir...Quand j’arrive sur le plateau, j’ai l’impression de réenfiler les chaussures de mon arrière grand-mère et de ma grand-mère ! C’est un projet qui restera unique pour moi. Il est profondément impliqué dans l’intime de mon histoire familiale, donc ça a une saveur particulière.

 

 

Globalement, quels principaux retours avez-vous du public ?

De façon très unanime, toutes générations confondues, tous niveaux sociaux confondus, les gens sont extrêmement bouleversés. Pas dans le sens de la tristesse mais dans celui de l’émotion procurée par les joies simples de la vie et de ses valeurs profondes. Dans notre monde si bousculé, où les pertes de repères s'accumulent, où à cause de l'IA on n'arrive plus à savoir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, là, pendant 1h30 sur scène, on a l’impression d’être en prise directe avec des choses extrêmement vraies et sincères. C'est ce qui bouleverse les spectateurs, ils se reconnectent à la simplicité des sentiments.

Le public est très joyeux en sortant de la pièce. Cette dernière est tellement porteuse d’optimisme, de joie de vivre et de volonté de continuer quoiqu'il arrive... Par les temps qui courent, les occasions de se réjouir et de se faire plaisir sont rares.

Pas mal de gens qui viennent nous voir sont du Nord ou bien de pays miniers. Ce que je vis sur scène chaque soir via l'histoire de mes grands-parents, eux le revivent un peu par procuration avec moi. Cela les touche personnellement, quelque chose résonne à un endroit familial pour beaucoup de spectateurs. Je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’unanimité sur un tel sujet.

Au-delà des représentations parisiennes, de nombreuses dates sont prévues en province. De pouvoir alterner les deux doit être un vrai plus ?

Complètement ! Je suis provinciale, je le revendique haut et fort, même si je suis arrivée à Paris à peine majeure pour mes études. La tournée nous permet de faire un tour de France formidable et on se rend compte à quel point il y a des tempéraments différents de publics. C’est toujours joyeux de se demander comment la pièce va être reçue, perçue et commentée. Cette géographie du public est assez passionnante !

J’adore les voyages, j’adore prendre le train, j’adore découvrir de nouvelles villes, c’est exaltant d’être sur les routes.

En complément, vous mettez actuellement en scène deux spectacles, “Mon trésor” et “La visite”. Certainement que cette autre corde artistique est très complémentaire de celle du jeu ?

Tellement ! J’aime penser que l’on ne progresse jamais autant comme comédien que lorsqu'on fait de la mise en scène. On s’aperçoit alors de tout le processus qu’il faut activer pour obtenir des comédiens une performance sensible et véridique. A l’inverse aussi, on progresse énormément comme metteur en scène quand on est comédien, parce qu’on se rend compte de tous les manques que l’on peut éprouver. Tout cela fait une alchimie assez magique et, effectivement, les deux activités sont très complémentaires. Je ne conçois pas de faire ce métier-là différemment, je n’aurais pas envie qu’on me demande de choisir. Il y a des moments où la mise en scène prend un peu plus le pas et d’autres où c’est le travail de comédien mais je trouve cela formidable de pouvoir jongler avec les deux.

Un mot, si vous le voulez bien, sur chacun de ces deux spectacles ?

Ce sont deux spectacles absolument différents. Le premier, “Mon trésor”, est très autobiographique. C’est un spectacle écrit par mon ami Marc Samuel, qui a eu d’ailleurs la bourse Adami déclencheur, pour l’aider à la production. Ce projet très personnel raconte toute son enfance en Algérie jusqu’aux événements de 62 ... puis le violent rapatriement en France qui fut un terrible choc de vie. Il y raconte surtout la grande et belle histoire d’amour avec sa mère, dans cette famille de pieds noirs installée d'abord à Constantine, puis à Villeurbanne. Mais c’est avant tout et surtout une grande déclaration d’amour à sa mère !

 

 

Il y a un côté très poétique, très joyeux, très truculent. Une dizaine de tableaux nous permettent de traverser le temps, de ses 7 ans jusqu’à ses 65 ans. Sa maman, qui a maintenant plus de 90 ans, sera à la Première. Ce sera un grand rendez-vous affectif pour Marc, le 12 janvier au théâtre de la Scène parisienne.

Ensuite, je vais mettre en scène une jeune femme, Clara de Gasquet, qui va interpréter un texte d’Anne Berest : “La visite”. C’est un seule-en-scène, un grand exercice de saut dans le vide. C’est l'histoire d'une jeune maman qui vient d’accoucher deux à trois mois auparavant et qui reçoit la visite des cousins de son mari. Ce dernier n’étant pas là, c’est elle qui fait l’accueil et elle se retrouve à devoir faire face à cette belle-famille qu’elle ne connaît pas du tout. Cela va être l’occasion d’aborder tous les sujets qui lui passent par la tête, liés à la maternité et à tout ce qu’elle traverse depuis son accouchement. C’est donc un état des lieux des quelques mois d’après naissance, sur le bouleversement que ça opère, sur le cataclysme que ça génère, le tout avec beaucoup d’humour et des vérités assez tranchantes.

 

 

D’accompagner ces textes, ces spectacles et ces artistes est probablement très enrichissant humainement ?

Bien sûr ! C’est pour cela que je fais ce métier, de toute façon. C’est pour cela aussi que le théâtre est, pour moi, la terre primordiale. C’est cet endroit-là qui permet le plus de contacts en profondeur avec les gens. On ne se croise pas rapidement deux à trois jours, comme souvent sur les plateaux de tournage. Au théâtre, les traversées sont plus longues. On est aussi dans l’obligation de se mettre dans des situations de vérité donc, oui, je trouve qu’il n’y a pas plus enrichissant humainement.

Plus personnellement, comment appréhendez-vous les premières représentations de spectacles pour lesquels vous êtes à la mise en scène et donc pour lesquels vous ne pouvez plus agir directement ?

C’est une situation un peu particulière. Ce que j’ai remarqué, c’est que, autant je n’ai pratiquement jamais le trac en tant que comédienne - c’est plus une forme d’excitation et de joie d’être là, autant j’ai un peu le trac quand je suis metteuse en scène parce que je ne suis plus en maîtrise lorsque le rideau est levé. On a fait tout le boulot, le bateau prend la mer, le bébé doit faire ses premiers pas tout seul et, là, je me dis “A Dieu vat !”. C’est particulier ce trac...mais je crois qu'il est surtout lié à cette volonté de bien faire, qui est obsessionnelle chez moi. Aussi parce que ça engage bien évidemment ma responsabilité et que je ne veux pas décevoir les gens qui m’ont fait confiance.

En parallèle, nous pourrons vous retrouver très prochainement sur TF1 et France 2, respectivement dans “Le diplôme” et “Mitterrand confidentiel”...

Dans “Le diplôme”, c’est plus un clin d'œil...C’est une scène très drôle de speed-dating avec Bernard Campan. Une rencontre improbable qui nous a bien amusés, on a bien ri avec Bernard.

J’ai eu la chance d’être choisie par Antoine Garceau pour cette mini-série prestige de quatre épisodes sur France 2. Elle dresse un portrait intime de François Mitterrand, une partie très personnelle que l’on connaît moins, lui qui était très secret. Cet éclairage met en lumière son rapport avec les femmes, particulièrement avec Anne Pingeot et Danielle Mitterrand. Je me retrouve à incarner la mère d'Anne Pingeot, quand cette dernière avait 18 ans. Thérèse Pingeot est une grande bourgeoise clermontoise, qui reçoit les notables de la belle société, dans sa résidence secondaire d'Hossegor. C’était très drôle à faire, d’autant plus que, le reste du temps, je joue Simone, au fond de la mine. Ce grand écart de jeu a été très joyeux ! C’est un peu l’avantage de ce métier ces grands écarts d'incarnation.

 

 

La rencontre avec Antoine a été évidente ! Je ne suis pas du genre flagorneuse mais j'ai été ravie de toute cette aventure. C’est une grande chance d’avoir pu rencontrer son exigence de travail et son humanité.

Votre agenda que l’on imagine très chargé vous laisse-t-il quand même le temps de travailler déjà à d’autres projets ?

Dès que février sera passé, je vais préparer un très gros rendez-vous pour moi, très important, celui de la création, salle Réjane, au théâtre de Paris, de la pièce “Déni”, une création écrite par Sophie Cottin que je vais mettre en scène et dans laquelle je jouerai également. C'est un projet que nous portons toutes les deux de façon très personnelle. Un vrai sujet jamais abordé au théâtre.

Pour terminer, que peut-on ainsi vous souhaiter pour cette nouvelle année qui commence ?

Une santé de fer ! C’est la seule chose qui m’importe, parce que je me dis que pour le reste, on finit toujours par s'en accommoder.

Merci, Raphaëlle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Justine Lacroix évoque sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Justine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis début novembre, nous pouvons vous retrouver dans les salles de cinéma, dans le film “Les braises”, aux côtés de Virginie Efira. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, j’ai kiffé ! Déjà, parce que le sujet du film m’a impactée. J’ai été gilet jaune avec ma famille donc c’était très cool d’aborder un sujet qui nous a autant touchés.

Je ne connaissais pas Arieh avant, mais il a été, je pense, l’un des meilleurs papas de tournage que j’ai eus. Il est d’une gentillesse, il prend le temps, il ne fait que donner, et en plus il est vraiment très fort ! C’était vraiment un plaisir de tourner avec lui. Pareil avec mon frère : c’était trop cool, on a directement eu une connexion de zinzin donc un gros big up à Loup.

Quelques mois auparavant, j’avais vu “20 ans d’écart” et la série “LOL : Qui rit, sort !” donc, quand j’ai su que j’avais le casting, j’étais très contente, je me suis dit “Chouette, Virginie est une maman que je connais”. Quand j’en ai parlé un peu autour de moi, les gens trouvaient ça incroyable que je tourne avec elle… C’était trop cool !

Même si je n’ai eu que 10 jours, ils ont été très intenses et vraiment drôles. Être entre deux belges, c’est vraiment quelque chose haha !

Comment décrire votre personnage dans ce film ?

Je trouve que, sur certains points, je me rapproche d’Anaïs, dans le sens où on sent qu’elle a du caractère. Il y a une scène dans la voiture où on le voit vraiment ; elle était d’ailleurs super facile à faire pour moi. D’autant plus que je l’avais eue en casting…

Sinon, je pense que c’est une ado qui a du caractère et je trouve que ça représente pas mal les ados actuellement, dans le sens « Je vis ma vie un peu dans ma bulle, dans ma passion ». Sa passion à elle, c’est le sport. Elle vit dans cette bulle-là, et du coup, elle a un peu de mal à s’intéresser à ce qui se passe dans le monde.

À ce moment-là, l’actualité, c’était celle des gilets jaunes et comme elle ne s’y intéressait pas forcément, pour elle, sa mère était un peu relou à insister là-dessus alors qu’il y avait d’autres choses. Contrairement à son grand frère, plus mature et plus âgé, qui va davantage s’intéresser à ce que fait sa mère…

Je sais que, adolescente, j’étais à fond dans ça : j’étais à fond dans le foot, moins dans ce qui se passait à côté. Donc c’était cool de jouer un personnage avec autant de caractère, qui allait aussi à l’encontre de certaines de mes idées.

La palette de jeu à défendre a certainement été très plaisante…

Exactement ! Après, c’est vrai que, sur tous les personnages que j’ai eus pour l’instant, je pense que celui où la palette de jeu a été vraiment incroyable à jouer était le personnage d’Elsa dans “Septième ciel”. Je suis beaucoup prise pour du drama et là, c’était certes un peu drama, mais il y avait aussi de l’humour. Du coup, ça faisait plaisir. C’était un peu la fille qui se maquille, avec des ongles, avec un langage qui n’était pas forcément le mien… Donc c’était cool à jouer !

En vrai de vrai, pour l’instant, je ne suis pas déçue des personnages que j’ai joués. Ils avaient tous, je trouve, une bonne personnalité et une histoire : il y avait toujours quelque chose de profond à jouer.

Parmi les autres projets, vous revenez de quelques jours de tournage sur un téléfilm pour France Télévisions…

Dans l’histoire, ma tante était partie de la ferme et elle revient parce que mon papa s’est fait mal et qu’il est à l’hôpital. Elle va essayer de gérer toute la ferme pour nous aider. Je joue sa nièce et je vais tout faire pour l’aider afin que nous nous en sortions et pour que les gens qui veulent nous faire vendre notre terrain n’y arrivent pas.

Jeanne, mon personnage, a, elle aussi, son caractère. Elle a une intelligence assez poussée, elle veut bien faire les choses, elle essaie d’aider sa famille et, elle-même, pense déjà à son avenir et à vouloir récupérer cette ferme pour y travailler. De base, mon personnage devait être plus jeune, il a finalement été un peu vieilli…

Dans tous les cas, on voit qu’elle a envie de s’investir et qu’elle a déjà son avenir un peu tracé, un avenir qui ne lui déplaît pas. Elle veut vraiment rester dans ce domaine. C’est bien, car parfois, on n’a pas forcément envie de récupérer l’héritage de ses parents. Le faire, c’est avoir un mental et une volonté de dingue, parce qu’on sait très bien qu’aujourd’hui encore, c’est très dur pour les paysans. Donc je trouve ça très fort ! Le personnage dégage une capacité et une force qui montrent que c’est possible !

Aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

Pour le coup, c’est mon deuxième téléfilm qui parle de paysans, donc je crois que je vais finir par y être associée ! Mes parents ne sont pas fermiers, mais mes grands-parents, qui habitent juste à côté, avaient un champ de patates, donc on y allait parfois les dimanches matin. J’avais donc quand même mis la main à la pâte…

Je vivais dans un village de 300 habitants, je voyais énormément de vaches, mais ça ne m’était jamais arrivé d’en toucher avant ce tournage. C’est un peu dingue : j’ai passé 18 ans de ma vie à la pampa, entourée d’animaux que, finalement, je n’avais jamais touchés et, là, j’ai pu traire une vache. C’était une dinguerie, j’ai adoré !

Après, là aussi, je me suis un peu servie de ma vie. Comme j’ai grandi à la campagne, il y a un langage et une façon de voir la nature un peu différents par rapport aux personnes qui vivent en ville. Je pense que ça m’a pas mal aidée.

Avez-vous hâte de découvrir le rendu final et les retours du public ?

En vrai de vrai, oui, j’ai toujours un peu hâte des retours, mais j’ai toujours du mal avec le rendu final… Je n’arrive pas à me voir ni à m’entendre, c’est toujours un peu compliqué, mais j’y travaille !

En parallèle, la saison 4 de “Face à Face” sera diffusée début 2026 sur France 3, dans laquelle vous avez interprété un guest…

Dans cet épisode, mon personnage, qui a eu un accident à cheval, va tout faire pour le garder. On finira par comprendre ce qui s’est passé, et le fait qu’elle ait autant d’amour pour ce cheval est un peu fou… Je trouve cela très très beau mais, pour tout vous avouer, si cela m’était arrivé à moi dans la vie de tous les jours, je me demande s’il n’y aurait pas une peur qui se serait déclenchée vis-à-vis de cet animal. Cette capacité à aimer est très forte, en tout cas !

Pour finir, quelles seraient vos envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

On m’a récemment parlé de Michèle Mouton, la première femme à avoir gagné un rallye. Comme j’adore conduire et que personne n’a encore vraiment fait de film ou de série là-dessus, on m’a dit que j’aurais totalement l’étoffe ! Son histoire est folle, c’est une femme incroyable, donc j’aimerais beaucoup…

Sinon, des films d’action : je n’en ai pas encore faits, j’ai mon permis moto et je n’ai peur de rien donc j’aimerais trop ! L’humour me tenterait bien également, en vrai. Et plus tard, pourquoi pas des films fantastiques… Beaucoup de choses me feraient kiffer, je pense ! Dans énormément de programmes que je regarde, je m’imagine à la place de la comédienne et je me dis que ce serait ouf de faire ça !

Merci, Justine, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Tipik / Fort Boyard Belgique : Astrid, candidate anonyme du dernier épisode, débriefe de sa participation !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU / RTBF

 

 

Bonjour Astrid,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous avons pu vous retrouver en tant que candidate dans le célèbre programme “Fort Boyard”. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette émission emblématique et mythique ?

Ah oui, vraiment ! C’est un rêve, depuis toute petite, d’aller à “Fort Boyard”...J’ai toujours suivi les aventures à la télévision, de ce que je m’en souviens en tout cas, que ce soit avec mes parents ou, maintenant, avec mon mari. Du coup, c’est vraiment un rêve pour moi d’aller là-bas ! Je m’étais toujours dit “Si, un jour, je vais là-bas, j’aimerais faire çi, j’aimerais faire ça” et donc, quand ils ont décidé de laisser les anonymes aller sur le fort, je n’ai pas hésité à m’inscrire pour essayer d’atteindre ce rêve du coup, qui existait déjà depuis bien longtemps.

Quelles images ou quelles séquences aviez-vous d’ailleurs gardées de ces émissions que vous regardiez, plus jeune ?

C’est une bonne question…Ce sont l’aventure et l’esprit d’équipe que j’aime beaucoup, en fait, dans ce genre d’émission. Il y a quand même du suspens, on ne sait jamais s’ils vont vraiment réussir à avoir toutes les clés ni comment ils vont affronter les épreuves. Et puis, ça reste mythique, de toute façon, depuis les années qu’on le suit. Les personnages sont mythiques aussi : le Père Fouras, les Passe, même Olivier Minne, au fond, parce que j’ai presque l’âge qu’il avait quand il a commencé. Evidemment, ce ne sera plus lui maintenant mais je veux dire que je ne me souviens que de lui à la présentation, étant donné que je ne suis pas très très vieille 🙂. Pour moi, tout cela fait un peu un monde mystérieux et ça reste un fort au milieu de l’eau, ça reste quelque chose de quand même impressionnant à voir. Je l’avais déjà vu de la plage, en allant en vacances dans la région et je me rappelle que j’étais toute folle de le voir, c’était déjà un rêve éveillé. Donc aller dessus, c’est encore mieux ! 

Avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ? 

Pas vraiment, non ! Je n’ai pas spécialement de phobies justement, je suis une de ces rares personnes, je pense, qui n’en a pas. Mais je n’avais pas envie de faire la dégustation…Malheureusement pour moi, je l’ai faite à “Mission Fort Boyard”, ils ont écouté ce que j’ai dit donc ils m’ont mis un truc à manger. Après, ce n’est pas une phobie non plus, c’est juste que ça me dégoute. 

A l’inverse, en attendiez-vous d’autres avec plus d’impatience ?

J’avoue que toutes les épreuves d’adrénaline, ça m’aurait plu de les faire. Je suis un peu, on ne va pas dire casse-cou, mais aventurière dans l’âme donc j’aime bien me lancer des défis et faire des choses un peu folles. J’ai déjà fait un saut à l’élastique, j’ai déjà fait un saut en parachute. Pour moi, tout cela est un peu fun donc j’aime bien…J’avoue que j’aurais bien aimé.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

A ce moment-là, c’était d’abord l’excitation et puis, après, j’étais hyper heureuse, j’étais bien avec mon équipe, qui était super chouette aussi et on était à fond dans l’aventure, en se disant que l’on devait faire le maximum pour “Viva For Life”, qui est quand même une super chouette cause. Donc, là, c’était surtout l’esprit d’aventure, le fait de vouloir gagner à tout prix, de s’encourager et d’être à fond dans ça, tout en étant quand même fixée sur tout ce que l’on voyait, pour essayer de retenir au maximum ce que l’on vivait sur le moment.

On l’a vu, l’ambiance était, malgré les craintes et les peurs de certaines cellules, plutôt joyeuse, vous aidant toutes et tous à vous dépasser pour la bonne cause…

Ah oui, c’est sûr et certain ! Après, je suis quelqu’un qui est très fort dans l’esprit d’équipe, je pratique un sport collectif donc j’aime beaucoup cela. Bon, j’avais moins de phobies que les autres mais ça fait toujours du bien d’avoir quelqu’un derrière qui est là “Allez, allez, tu vas y arriver, tu en es capable!” et d’être ensemble, pour affronter cela, si on peut dire. Mais aussi, ça fait des souvenirs d’être tous ensemble et d’être une équipe…C’est cela aussi qui est beau dans “Fort Boyard”. Le fait de faire ça pour une cause qui nous tient à coeur, pour les enfants en précarité, est hyper important…On se dit qu’on ne s’est pas battus pour rien, ce n’est pas que pour nous, pour notre plaisir personnel - même si c’est très important, mais c’est aussi pour tous ces enfants, à qui on apporte un petit peu. On essaie de faire de notre mieux !

Quels principaux souvenirs gardez-vous du tournage ?

Je dirais la gentillesse tout au long de ça et, oui, l’entraide, toujours. La gentillesse, de mon équipe pour l’aventure et même de l’équipe, là-bas, de professionnels, que ce soit Olivier Minne, que ce soient les Passe, que ce soient tous les gens que l’on ne voit pas, qui sont là pour nous briefer et nous aider tout le temps. Oui, toute cette bienveillance…et le travail de fou qui est fait dans les épreuves aussi, parce que, franchement, elles sont magnifiques. Quand on voit les cellules qui, parfois, sont toutes petites, qu’on voit les choses qu’ils arrivent à nous faire faire et comment ça apparaît à l’écran après, je suis impressionnée par leur travail ! C’est impressionnant, c’est un émerveillement et un dépassement aussi donc, vraiment, un souvenir mémorable de la journée en général.

Quelle épreuve vous a le plus marquée ? 

Je pense que celle que j’ai faite avec Stéphane Piedboeuf, qui était d’éviter des lasers dans une pièce, “Haute tension”, m’a mis beaucoup de pression parce que, si je la ratais, j’allais en prison. Du coup, j’ai eu très très peur de voir mon rêve un peu écourté, en me disant que, si j’allais en prison, je ratais une bonne partie de l’émission, ce que je n’avais pas du tout envie. J’avais évidemment envie de continuer à suivre mes coéquipiers, à les encourager et à en faire le plus possible donc aller en prison me faisait très très peur ! Je pense que le pauvre Stéphane a eu très peur aussi que j’aille en prison…On a dû faire cette épreuve à deux, c’était lui qui me guidait dans les lasers que je ne voyais pas et on a réussi, avec énormément de pression et énormément de soulagement à la sortie. Franchement, j’en garde un très fort souvenir ! 

Sur les autres épreuves, je me dis que je suis quand même capable d’en faire pas mal, même s’il y en a une que j’ai malheureusement perdue, celle des “Planches de pirate”…Je n’ai pas réussi à avoir la clé mais je me suis dépassée. Je pense qu’il m’a manqué un peu de force, un peu de chance aussi parce que cette vilaine clé n'arrêtait pas de remonter au-dessus du rail. Il fallait la faire avancer sur un rail, en tapant avec un sabre, qui est quand même assez lourd, je tiens à le préciser. Je n’arrêtais pas de faire monter la clé par au-dessus du rail, au lieu de la faire avancer…Donc, je pense qu’il m’a manqué peut-être un peu de chance et peut-être un peu de temps…Le fait d’être tombée assez vite a fait que j’étais fort mouillée donc c’était difficile de s’accrocher. Je pense, en tout cas, avoir donné mon maximum à ce moment-là…On est toujours un peu déçu sur le moment mais ce n’est pas cela le plus important !

En regardant les images, je me suis dit “Oui, franchement, j’ai quand même donné le meilleur de moi-même et je vois que je suis capable de réussir des choses”. Parfois, ça fait du bien aussi de revoir que l’on est capable et que l’on peut faire des choses que l’on ne s’imaginait peut-être pas faire un jour dans sa vie.

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ? 

Je pense, en premier, comme je l’ai déjà dit, que l’esprit d’équipe est hyper important. Oui, on est là, on fait des épreuves souvent seul mais l’équipe, derrière, est hyper importante. S’encourager les uns les autres, pour moi, est primordial…Donc l’esprit d’équipe et, aussi, il faut avoir quand même un esprit d’aventurier un petit peu, pour oser affronter ses peurs si on en a et les défis.

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Ah, oui ! Très clairement, s’ils me le proposent, je signe des deux mains. Clairement, ce serait un rêve d’y retourner et d’affronter d’autres épreuves, autant de fois qu’ils le veulent. Mais je ne pense pas qu’ils me reproposeront d’avoir cette opportunité…C’était déjà une chance de le faire une fois !

Comment avez-vous vécu, d’ailleurs, la diffusion ?

J’étais très stressée, pour tout vous dire…J’ai un peu stressé toute la journée, en me demandant comment ça allait paraître. Parce que, vu que c’était quand même il y a quelques mois, je ne me rappelais pas de tout…Ca passe très vite, c’est un tournage d’une demi-journée et, sur le coup, on est dans l'effusion donc, là, je me demandais vraiment comment ça allait paraître, j’avais peur de paraître ridicule aussi, c‘est bête…Après, quand j’ai vu les images, j’étais toute contente et toute fière de voir que j’étais à la télévision, ça parait un peu bizarre mais ça me faisait vraiment plaisir de voir l’esprit d’équipe et de me remémorer tous ces souvenirs. Ca m’a fait chaud au coeur de voir cela !

Merci, Astrid, pour toutes vos réponses !

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Tipik / Fort Boyard Belgique : Nathalie, candidate anonyme, nous raconte son aventure !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU / RTBF

 

 

Bonjour Nathalie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous avons pu vous retrouver en tant que candidate dans le célèbre programme “Fort Boyard”. On imagine, à titre personnel, le plaisir et la joie que ce doit être de participer à cette émission emblématique et mythique ?

De la fierté, oui, évidemment mais, surtout, je considère que j’ai eu une chance incroyable d’y accéder. On connaît cette émission par la télévision mais je vous assure que jamais je n’aurais pensé que j’aurai cette chance d’y aller. On pense toujours que c’est pour les autres et, quand j’ai vu qu’on avait la possibilité d’y participer, je me suis dit “Oh, pourquoi pas !” mais sans vraiment y croire. Je vous assure, quand j’ai vu comme tout évoluait bien et, surtout, quand on m’a dit, à “Mission Fort Boyard”, que j’étais sélectionnée, m’être dit “Mais ce n’est pas possible, c’est un truc de fou!”. Donc j’estime que j’ai été surtout chanceuse, même si on est bien d’accord, j’ai dû réussir des défis. Je trouve que c’est vraiment incroyable, j’ai toujours du mal à m’en remettre, je trouve que c’est dingue ! J’ai eu beaucoup de chance, je trouve, et bien sûr, je suis fière, forcément parce qu’en plus, tout s’est très bien passé. Donc j’en suis d’autant plus heureuse !

Avez-vous certaines peurs, qui vous faisaient craindre plus particulièrement certaines épreuves ? 

Je connaissais forcément bien l’émission, je la regardais depuis quelques années, je ne vais pas dire que je suivais toutes les diffusions, toutefois je connaissais le principe…mais pas dans les détails donc je me suis dit qu’il était temps de m’y intéresser pour voir à quoi je pouvais m’attendre et, surtout, pour voir les épreuves que je pourrais faire. Elles sont très nombreuses, ce n’est pas possible de toutes les connaître mais je me suis dit qu’il fallait que je m’y intéresse plus précisément. J’ai regardé quelques émissions et je me suis dit “Aie, aie, aie, ce n’est pas gagné!”. A la base, oui, je n’ai peur de rien mais il n’y avait pas que cela…

J’étais assez en confiance pour les épreuves physiques mais il faut savoir que je n’aime pas trop les jeux de société ni les épreuves plus intellectuelles. Je n’en ai pas l’habitude, je ne suis pas jeux de société, il faut que ça bouge donc je les craignais un peu. En plus, vous n’êtes au courant de rien, vous ne savez pas du tout à quoi vous attendre, c’est quand même le gros suspens et cela me faisait peur. Evidemment, vous avez envie de les réussir parce que c’était pour la bonne cause. En plus dans une émission belge…Donc vous avez envie de bien représenter votre ville et votre pays. Je me suis demandée si j’allais être à la hauteur, c’était quand même un peu le stress, je dois dire et, forcément, je craignais l’énigme du Père Fouras. Avec la pression, je pensais que l’on pouvait perdre ses moyens…J’avais envie de le rencontrer parce que c’est le personnage mythique de l’émission, c’est le maître de “Fort Boyard” mais, d’un autre côté, je craignais cette épreuve. Ce n’est pas moi qui ait eu cette chance…ou cette malchance, je ne sais pas. En tout cas, Jérémie s’est très très bien débrouillé donc je suis contente que ce soit lui qui l’ait eue. 

Pour le reste, il y a des choses quand même assez dingues. J’ai regardé toutes les émissions belges et je me suis dit qu’il y avait des épreuves quand même assez costaudes. Avec du recul, je suis contente d'avoir eu celles que j’ai eues, la preuve, je les ai réussies.

Une fois que les caméras ont commencé à tourner, quelles sensations ont prédominé en vous ?

“Waouh, on y est !”. Je vous assure, dès que vous montez sur le fort, franchement vous avez du mal à réaliser que vous êtes là. Déjà, vous êtes en train de rêver ! Et puis, on avait une équipe du tonnerre…Je vous assure que je ne connaissais personne, mis à part par la télévision et, directement, dès qu’on s’est vus, ça a collé ! C’était incroyable, j’avais l’impression que je les connaissais depuis un certain temps au final, tellement on était sur la même longueur d’onde, à y aller. Tout de suite, on était dans une énergie très très très positive et je vous assure, tout va tellement tellement vite et, pour moi, on s’est tellement éclatés que, finalement, tout s’est déroulé très très vite…Je n’ai pas eu le temps de me rendre compte vraiment, mis à part du fait que l’on était à “Fort Boyard” et qu’on avait une énergie très positive…Pour le reste, j’ai tout oublié ! Donc je retiens que c’était fantastique…Pour moi, vraiment, je le dis, c’est un des plus beaux jours de ma vie, tellement tout était incroyable …Notamment mon équipe…Quelle énergie, c’était fantastique ! C’était tout ce que j’aime…

Défendre une noble cause, celle de Viva For Life, a certainement été aidant à tous vous surpasser…

Oui, tout à fait ! Je fais déjà partie d’un groupe qui s’appelle “Les cyclos du coeur”, une association qui récolte des fonds pour lutter contre le cancer et la leucémie. Donc, chaque année ou presque, je participe à leur évènement, où on doit gravir un mont, comme le mont Ventoux. Au départ, on était une centaine et ça a pris de l’ampleur, on est passés à 200 et je crois qu’on a maintenant plus de 300 participants. A la base, je suis une triathlète donc j’ai quand même un peu d’entrainement mais je vous assure que vous voyez des personnes de tous niveaux qui se battent pour la bonne cause. Pour certaines, c’est très très difficile parce qu’elles n’ont pas l’entraînement que j’ai et je dois vous dire que, quand vous voyez le sourire des gens lorsqu’ils arrivent au sommet, - il y en a même qui pleurent, vous vous dites que vous faites cela pour la bonne cause…Donc j’en avais déjà l’habitude mais c’est une sensation incroyable ! 

Je fais des compétitions de triathlon, c’est encore une autre sensation mais je crois que l’on est encore plus fier de soi quand on le fait pour la bonne cause. Finalement, quand vous êtes en groupe, vous partagez ce bonheur et c’est encore mieux, quelque part. Pour moi, c’est une belle chose que de se battre pour la bonne cause, c’est parfait ! Ça rentrait vraiment dans le cadre de ce que j’aime donc la motivation était bel et bien là. On a bien réussi, on a quand même récolté une belle somme donc j’en étais ravie !

Quels principaux souvenirs gardez-vous du tournage ?

Il y a plein de choses, en fait ! Déjà, le lieu…l’organisation…le présentateur…parce que j’étais aussi impatiente de rencontrer Olivier Minne, moi qui suis une grande fan. C’est une personne rayonnante, qui a beaucoup de charisme, qui est très très sympathique et qui soutient les gens. J’aime quand Olivier rit de tout ce qu’il voit sur les épreuves. Finalement, je suis un peu de ce genre-là, j’adore rigoler, la positive attitude, les sourires…Tout cela était bel et bien présent : je le répète, j’avais une équipe du tonnerre ! C’est tout ce que j’aime : le défi, un lieu incroyable, une équipe du tonnerre, le dépassement de soi…Tout était parfait, en fait ! Il n’y a que des bonnes choses, en fait, dans cette émission. Le seul truc, c’est l’appréhension de se dire “Ouh là là, sur quoi je vais tomber ? Est-ce que je vais être à la hauteur ?”. A part cela, ce n’est que du positif !

Que retenez-vous des épreuves que vous avez pu disputer ?

Lors des épreuves, j’étais dans ma bulle, mon objectif était de réussir le défi, alors vous ne savez pas si vous en avez le potentiel. Ce que j’en garde, ce sont les encouragements des personnes qui faisaient partie de mon équipe. Évidemment, quand vous réussissez, c’est une victoire, pour avancer dans l’émission, ce n’est que du bonheur et de l’engouement ! Tout marchait pour nous, c’était fantastique ! On est finalement partis dans la positive attitude et dans quelque chose d’extraordinaire…Tout était parfait ! Je ne garde que des choses positives, je vous assure que j’en avais plein les yeux…

Quelle épreuve vous a le plus marquée ? 

Je pense que c’est quand j’ai fait mon épreuve au-dessus de la mer…Ce qui m’a marquée, c’est quand j’ai vu tout le monde qui était présent pour la sécurité. Il y avait des drônes, des plongeurs, des zodiaques, il y avait un monde incroyable…Je me suis demandé “Mais pourquoi autant de monde? Est-ce si compliqué ? Y a-t-il vraiment de gros risques ?”, j’étais surprise par toutes les personnes qui étaient présentes pour cette épreuve, j’étais presque une star…Mais j’ai compris que ce n’était pas pour rire quand je me suis aperçue que l’épreuve se passait au-dessus de la mer, qui était un peu agitée. Heureusement, j’étais en confiance…Il y a tellement de personnes bienveillantes dans cette émission que ça m’a surprise, en fait. 

Quand j’ai vu mon adversaire, j’ai pensé “Encore elle…Cela ne va pas être facile !”. Une fois qu’on m’a donné le go, j’ai fait mon épreuve et, une fois de plus, ça a très bien fonctionné, ça a même été très rapide…Là, je me suis dit “Mon Dieu, c’est déjà fini ? Tout ça pour ça ?”. Voilà, c’était incroyable ! 

Avec le recul, selon vous, quelles sont les principales caractéristiques nécessaires pour être un bon candidat sur « Fort Boyard » ? 

Je pense, quand on s’engage, et c’est comme cela que j’ai fait, qu’il faut d’abord se demander si on a le bon profil pour le faire. Je me suis dit qu’après tout, je n’avais peur de rien donc, justement, il faut être prêt à tout pour réussir les défis. Je crois qu’il faut quand même un certain mental parce qu’on voit souvent des gens confrontés à des phobies. Moi, par exemple, je suis un peu claustrophobe et je me suis dit “Pourvu que je ne fasse pas une épreuve où je suis vraiment enfermée!”. Mais ça n’aurait pas été grave, je me serais dit “Vas-y!”. Il y a des techniques pour vaincre ses peurs, j’en ai quelques-unes. Dans “Mission Fort Boyard”, j’étais enfermée lors de ma première épreuve et je me suis mise à chanter pour me détendre…Donc, je pense que, oui, il faut un certain mental et se dire “J’y vais, je n’ai pas peur du ridicule” parce que, forcément, on se retrouve décoiffé ou, dans mon cas, plein de boue. Comme c’est pour la bonne cause, il ne faut pas se poser de questions et y aller !

Si l’occasion se présente à nouveau, on vous imagine prête à repartir sur le fort ?

Oui, oui, bien sûr ! C’était tellement extraordinaire…Bon, maintenant ce ne sera plus avec Olivier Minne, à mon grand regret mais oui, bien sûr…Surtout si c'était avec la même équipe ! J’ai vraiment kiffé…Tous les éléments que j’ai connus ont fait en sorte que ce soit incroyable. Donc je serais prête à le refaire !

Comment avez-vous vécu, d’ailleurs, la diffusion ?

C’était très excitant parce qu’il faut savoir que l’émission a quand même été tournée au mois de mai donc l’attente a été très très très longue ! Forcément, vous avez fait l’émission mais vous ne savez pas du tout dire ce que ça va donner en images. Pour moi, c’était une première, c’était la première fois que je participais à une émission filmée et que j’allais voir les images. 

J’ai fait cela en famille, on s’est rassemblés, on était tous devant l’écran et ce n’était que du bonheur. Mon petit fils de 2 ans était là et son regard m’a émerveillée. Il a très bien capté que c’était moi à la télévision…alors, il regardait l’écran sur mes genoux et, ensuite, il se retournait en regardant mon visage avec des étoiles plein les yeux ! Comme pour dire “C’est bizarre parce que je te vois à l’émission mais je suis là, sur tes genoux”. 

Cela n’a été que du bonheur, évidemment avec l’engouement de toute ma famille et, en plus, avec les messages d’amis. C’était quelque chose d’exceptionnel et on a surtout beaucoup ri…C’était magique, cela a été vraiment un très très bon moment. Il y avait de la joie, de la bonne humeur, des fou-rires, …face à mes réactions comiques ou aussi face au fait que je perde mon pantalon lors d’une épreuve. Mon fils m’a dit “Mais maman…” et je lui ai répondu que “je n’y pouvais rien”. C’était une épreuve dans la boue, j’ai fait tout ce que je pouvais pour le garder mais voilà…

D’ailleurs, ce qui est encore formidable, c’est que j’ai des amis qui visionnent seulement maintenant l’émission parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de regarder le jour-même donc j’ai encore des réactions formidables à l’heure actuelle. L’engouement continue en fait, c’est cela qui est beau et ça fait plaisir. Je demande, d’ailleurs, à chaque fois, aux gens s’ils ont passé un bon moment et s’ils ont ri. 

Merci, Nathalie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Gulli / Les Mandrakes d'Or : Charlotte Bermond nous en dit plus sur cette nouvelle édition, qui sera diffusée en prime-time le 1er janvier !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Les téléspectateurs de Gulli pourront vous retrouver le jeudi 1er janvier prochain, en prime-time, pour une nouvelle édition des “Mandrakes d’Or - Les plus grands magiciens du monde”. Après l’arrêt de C8 il y a quelques mois, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de proposer au public ce show sur cette autre chaîne ?

C’est sûr ! On ne savait pas où on allait être programmés ! Pour nous, c’était une évidence que le programme continue mais la question était de savoir où. On a eu le plaisir d’être accueillis par le groupe M6, pour être diffusés sur Gulli et on en est très très heureux ! 

Je pense que tout le monde sera d’accord avec moi, on a été chaleureusement accueillis. Je trouve que le groupe M6 met l’humain au premier plan, il parle de projets et d’artistique…Cela fait vraiment du bien d’avoir ces échanges-là.

Comme chaque année, la programmation est très variée et très riche, pour le plus grand plaisir de tous…

Oui ! Nous avons le plaisir d’avoir sept Mandrakes d’or cette année ! Parmi eux, Trigg Watson, Ramo & Alegria, Nikolaï Striebel, Gaël Brinet…

On a la chance également d’avoir cette année le champion du monde en titre de magie, toutes catégories confondues, Francesco Della Bona ! Il fait un numéro de manipulation qui est juste exceptionnel, où il manie les cartes et les objets à la perfection, en jouant avec la notion du temps, au sens propre comme au sens figuré. C’est presque indescriptible tellement c’est incroyable ! Il faut vraiment le voir pour y croire …

On a aussi notre champion à nous, Mathieu Stepson, gagnant de “La France a un incroyable talent” 2024, mentaliste. C’est quelqu’un qui, par son regard et sa narration, arrive à vous emmener dans son univers. On voyage du passé au présent puis vers le futur, jusqu’à arriver à une conclusion complètement inattendue, qui vous fait bondir de votre chaise. On est très contents de l’avoir !

Il y a aussi Celia Munoz, la grande gagnante de “Got Talent Espana” ventriloque et chanteuse lyrique, qui associe ses deux talents pour nous offrir des prestations de très haut niveau. C’est une performance technique vraiment incroyable !

Sans oublier les habitués du programme…

Bien sûr ! Nous avons le plaisir de recevoir les sociétaires des “Mandrakes d’Or”, qui font partie de la famille. L’incontournable Vincent C nous fera mourir de rire, ça va être encore assez mémorable. Notre copain Fabien Olicard sera accompagné, cette année, de Mao, une toute nouvelle dans la famille. Cela fait plaisir d’avoir des femmes ! Ils vont nous proposer un duo de mentalisme très sympa également. Nous avons aussi Michel Fages, le roi du pickpocket.

La programmation permet une diversité de thèmes et d’arts, afin que chaque téléspectateur puisse s’y retrouver…

C’est ça ! Cette émission permet de faire (re)découvrir la magie et de mettre cet art en avant. On a le plaisir d’avoir de la grande illusion, du mentalisme, de la manipulation, de la ventriloquie, de la magie humoristique…C’est tout un panel qui permet à l’art magie d’être représenté dans son ensemble. C’est la force de ce programme, qui englobe tout cela pour parler au plus grand nombre, que ce soient les enfants ou les grands enfants que nous sommes restés. 

A chaque fois, malgré les années qui se succèdent, certainement que l’étonnement doit être total pour vous ?

On reçoit quand même les plus grands magiciens du monde, il ne faut pas l’oublier ! Donc c’est la crème de la crème…Forcément, on ne peut être qu'émerveillé. Je suis admirative des artistes que l’on reçoit chaque année. Pour cette édition encore, nous avons des artistes vraiment de très très haut niveau ! Je découvre les numéros de face lors des répétitions mais, au moment des représentations, je les regarde de profil, depuis les coulisses et je peux vous dire que le bluff reste entier !

J’essaie toujours de garder cette part de secret parce que, à partir du moment où on connaît le truc, la magie n’est plus. Pour avoir cet émerveillement et cet engouement, pour parler des artistes avec le cœur, j’ai besoin de continuer à rêver donc je me laisse porter par l’univers des magiciens.

Diriez-vous que, année après année, le niveau des numéros proposés ne cesse d’augmenter ?

C’est le propre de l’art en général ! Que ce soient la magie, la danse, le théâtre ou la musique, tous évoluent avec leur temps et avec le monde dans lequel on vit. On va aller chercher toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus magique ! Donc, oui, la magie est en perpétuelle évolution avec son temps et avec les technologies qui nous sont données. Je pense que c’est une source inépuisable parce que l’humain est fait pour créer… Après, ce n’est pas forcément chercher mieux, c’est chercher ailleurs et autrement pour toucher les gens différemment. On est sur quelque chose du domaine de la perception, du domaine de l’émotion et du domaine de l’étonnement. La créativité sera toujours là et les artistes arriveront toujours à emmener les gens dans leurs univers. 

D’ailleurs, cette année encore, allez-vous, avec Maxime, passer de l’autre côté, en proposant des tours ?

Oui ! On est trop contents parce qu’on ouvre cette émission avec un numéro qui est dans le thème, je trouve, général. Je n’ai pas forcément envie de trop en dévoiler mais je suis très fière de cette grande illusion, qui est très représentative de ce que nous avons envie de donner au programme.

L’endroit est resté le même, la fidélité du programme au casino de Paris ne se dément pas…

Le casino de Paris est un lieu que l’on affectionne tout particulièrement, où on s’y sent bien. C’est un peu notre maison, on est toujours bien reçus, c’est vraiment un bonheur et un plaisir.

 

 

Maxime et vous ne serez pas seuls, des parrains et marraines monteront sur scène pour remettre les fameuses statuettes…

Bien sûr ! Ces parrains sont des artistes et des célébrités qui ont un lien, de près ou de loin, avec la magie. Soit ce sont des passionnés, soit ils sont magiciens, soit ils offrent du rêve par leur métier. Cette année, Doryan Ben, la voix française chantée du phénomène mondial “Kpop Demon Hunters” est venu, accompagné d’Alexiane Broque, la voix féminine. C’est un ami donc j’étais trop contente qu’il ait accepté. Il nous chantera un petit passage de sa chanson, ce qui est chouette.

Nous avons aussi Donald Reignoux, qui est aussi une voix off assez connue, notamment de Titeuf. Nour, chanteuse gagnante de “The Voice”, sera là, tout comme André Bouchet, alias “Passe Partout”, un fan inconditionnel de magie. Jean-Pierre Castaldi viendra en binôme avec Olivier Lejeune, eux qui se retrouvent au théâtre à la rentrée. Citons aussi Camille Berthollet, la virtuose violoniste et violoncelliste, une des premières gagnantes de “Prodiges”. Elle nous proposera d’ailleurs un numéro avec Célia Munoz. C’est une création pensée par le directeur artistique, Gilles Arthur, ce sera également un très joli moment ! Enfin, n’oublions pas Sandrine Quétier, ancienne présentatrice télé, maintenant comédienne et chanteuse. Elle nous a fait part de son bonheur d’être présente, elle a adoré la soirée, c’est chouette !

Nous l’avons dit, le programme sera diffusé le 1er janvier prochain, une date idéale pour le regarder en famille…

C’est l’occasion de commencer l’année en beauté ! Débuter 2026 avec les plus grands magiciens du monde est féérique, ça donne du baume au cœur, ce n’est que du positif et je pense qu’on en a besoin en ce moment. 

Le programme est familial, on a envie de toucher un large public, les enfants, les parents et les grands-parents. Donc quoi de mieux qu’un lendemain de réveillon pour réunir tout le monde devant la télévision et pour partager ce beau moment tous ensemble…

Cette édition est la neuvième pour vous. Nous donnons-nous rendez-vous pour les 10 ans ?

J’aimerais bien fêter ma dixième année en 2026, ce serait un vrai plaisir ! Le programme existera forcément, quoi qu’il arrive, il est éternel…

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir ?

On aimerait que ça plaise au plus grand nombre ! On y a mis du cœur à l’ouvrage, on a donné tout l’amour que l’on a pour ce programme, on est très contents, très heureux et très fiers de ce spectacle et des artistes que l’on a reçus. On espère que les gens l'accueilleront avec joie et bonheur et qu’ils éprouveront autant de plaisir à le regarder que nous en avons eu à le faire.

Merci, Charlotte, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Gulli / Les Mandrakes d'Or : Maxime Guény évoque cette belle émission, diffusée le 1er janvier prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© Guillaume Mirand

 

 

Bonjour Maxime,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de Gulli pourront vous retrouver en prime, le 1er janvier prochain, pour une nouvelle édition des “Mandrakes d’Or”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

J’ai beaucoup de chance ! Cela fait 8 ans que je co-présente ce programme aux côtés de Charlotte Bermond, ma co-animatrice. Je suis un passionné de magie donc, depuis très longtemps, je regardais cette émission qui existe depuis 36 ans. Quand on me l’a proposée, il y a 8 ans, c’était une sorte de petit rêve qui devenait réalité…Surtout, de côtoyer les magiciens du monde entier est complètement dingue ! Donc j’ai beaucoup de chance et, surtout, c’est une aventure humaine formidable puisqu’on a un producteur, Gilles Arthur, qui est un architecte de la programmation, qui est un magicien et qui sait mettre les mots ainsi que les numéros aux bons endroits, pour que le show puisse avoir lieu.

Vous l’avez dit, comme chaque année maintenant, vous retrouvez, à l’animation, votre binôme Charlotte Bermond…

On est très complémentaires : Charlotte, c’est la douceur et l’élégance, moi, je suis un peu le grand gamin passionné. On s’est trouvé une belle complicité sur scène, elle fait confiance aux magiciens, je m’en méfie un peu 🙂, dans le sens où j’essaie toujours de trouver les secrets…mais je n’y arrive pas. Pour le coup, même quand je vois un peu côté coulisses comment ça fonctionne, je suis émerveillé par la technicité et la manipulation…Il ne suffit pas de grand chose, d’un centimètre…Ce sont des génies de la créativité ! On a beaucoup de chance, oui !

Au départ, lorsque le duo a été créé, il y a 8 ans, Gilles Arthur voulait, à la fois, un référent magicien - c’était Charlotte, l’amie des magiciens - et un référent téléspectateurs, que j’étais, ayant déjà une bonne visibilité télévisuelle. 

Cette édition sera pleine de nouveautés, parmi les invités, pour le plus grand plaisir de tous, sans oublier les habitués du programme…

Bien sûr ! Chaque cérémonie est différente donc chaque programmation l’est aussi…Cette année, on reçoit Francesco Della Bona, qui est le champion du monde de magie en titre. Il fait essentiellement de la manipulation. C’est la première fois qu’il est sur une scène française, c’est la première fois qu’il est diffusé à la télévision française, on a beaucoup de chance de l’avoir.

On a également une ventriloque complètement bluffante, qui s’appelle Celia Munoz, qui vient d’Espagne. La ventriloquie est une sorte de magie aussi et, quand on la voit, ce qui est fou, c’est qu’évidemment elle ne bouge pas les lèvres mais aussi qu’elle chante. En répétitions, on s’était même dit que c’était du play-back alors que pas du tout, c’est une vraie performeuse ! C’est aussi la raison pour laquelle elle a gagné la version espagnole de “Incroyable talent”.

On a donc de tout : de la grande illusion, du mentalisme, de la manipulation, de la ventriloquie,...C’est un véritable tour du monde des disciplines magiques, avec des artistes qui viennent d’Italie, d’Espagne, des Etats-Unis, d’Allemagne et, évidemment, de France.

Dans ce show, se mêlent donc grande illusion, manipulation, mentalisme, poésie, humour…Il y en aura pour tous les goûts…

Bien sûr ! Même de la magie digitale, avec Trigg Watson : il faut imaginer un smartphone mais en version géante, à travers lequel il fait passer des accessoires…Il joue avec les écrans.

Ces artistes repoussent les limites de leur art, entre la tradition et l’innovation. Certains vous font douter de vos yeux, d’autres de votre cerveau !

Vous le passionné de magie, ce doit être particulièrement plaisant d’être au plus proche des artistes et des numéros ?

C’est sûr ! J’ai toujours aimé et rêvé d’être magicien…D’ailleurs, je l’ai été pendant 5 ans, pendant mes études à la fac, au village “JouéClub” des grands boulevards, à Paris. Chaque samedi, je faisais des tours de magie en public.

Dès l’âge de 12 ans, j’avais commencé à acheter des vrais tours, des encyclopédies de magie, des livres et à enregistrer sur VHS les numéros qui passaient à la télévision. J’en ai encore une belle collection à la maison ! Le jour de mes 18 ans, j’avais demandé à mes parents de m’acheter une fausse guillotine, où tu mets ton bras à l’intérieur, où tu mets une carotte en-dessous et où, évidemment, c’est la carotte qui se coupe, laissant le bras intact. J’ai fait l’école du cirque pendant 4 ans et, à travers cela, j’ai pu présenter mes premières soirées cabaret. J’étais déjà dans l’univers du spectacle, dans la présentation, et, pendant l’installation du matériel, je faisais des…tours de magie ! 

Je le fais maintenant grandeur nature, avec des tours pour présenter le show. D’ailleurs, on lance le spectacle avec une grande illusion, où on a une minie Charlotte et un mini Maxime, de 6 et 7 ans, qui remontent l’allée du casino de Paris, montent sur scène, entrent dans une machine infernale et, en quelques secondes, grandissent très rapidement et se transforment…C’est là que nous débarquons, avec Charlotte ! 

 

 

 

 

D’ailleurs, avec quel œil voyez-vous les prestations ? Celui du passionné ? Celui du spectateur ? Les deux ?

C’est un mélange de tout ça parce que c’est quand même l’un des rares shows qui fait rêver tous les âges. C’est vrai que “Les Mandrakes d’Or” sont un peu nos Oscars de la magie, de la poésie, de l’humour, avec des artistes qui viennent des 4 coins du monde. C’est devenu une institution !

Donc j’ai le regard du présentateur, qui est très concentré sur ce qu’il va animer après et aussi très concentré sur le tour qui est en train de se produire. Parce qu’il faut que l’on soit en connexion avec l’humeur, l’ambiance et la vibration du moment, de manière à être juste dans la présentation et même dans la dé-présentation de l’artiste. Si c’est quelque chose de grandiose, l’approche sera différente de s’il y a eu de la poésie juste avant. Il faut donc être en bonne synergie…

Ce programme familial est parfait pour les fêtes de fin d’année et pour bien démarrer 2026…

Oui, c’est ça ! Je trouve que le 1er janvier est une bonne date, on remet les compteurs à zéro pour tout le monde. C’est une date qui est parfaite, les gens auront peut-être fait la fête la veille et, là, ils se retrouvent pour un moment de convivialité. En plus, on arrive sur Gulli, canal 12 de la TNT, à 21h05 et on espère que les gens seront au rendez-vous !

Le casino de Paris est un théâtre à taille humaine et on en a besoin. Lorsqu’on capte le spectacle, évidemment c’est en plan séquence, c’est fait vraiment dans les conditions du direct. A l’heure des filtres Instagram et de l’IA, là, on a du vrai show ! Je pense d’ailleurs que l’on va revenir, tous, à des choses tangibles et réelles…Et puis, quand un programme existe depuis 36 ans, il n’y a pas vraiment de hasard !

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours du public ?

Oui, oui ! Je suis toujours connecté sur les réseaux, pour voir ce qui se dit. Je suis en mode un peu commandant de bord, à poster des choses et à inciter les gens à regarder. On a le savoir-faire pour faire rêver les gens, maintenant il faut le faire savoir !

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Plein de choses ! Vous me retrouvez chaque lundi, en direct, à 17h, sur NRJ Belgique, sur l’application et à la radio, avec une chronique médias. Je fais cela depuis le début de l’année et c’est vraiment très fun car le journalisme médias est mon métier ! 

Chaque semaine, vous pouvez me lire dans “Télé Star” et “Télépoche”, où j’ai mes pages, dans lesquelles je fais une grosse revue de presse de toute l’actualité du moment. J’écris aussi dans des hors séries, avec des interviews de personnalités de la télé. 

Vous me retrouvez actuellement sur scène, avec la grande tournée Disney, en concert, que j’anime. On fait une trentaine de Zenith, avec un orchestre symphonique, avec de vraies voix chantées et des danseurs sur scène. Avoir la confiance d’une maison comme Disney est hyper salvateur et vibrant. Je suis heureux comme tout !

Je suis l’éditeur d’un super magazine, qui s’appelle “Parcs & loisirs magazine”, c’est le premier et seul magazine en France sur l’actualité et les coulisses des parcs d’attractions et de l’industrie des loisirs. On entame la quatrième saison, il y a 15 journalistes, on fait le tour du monde des parcs et je m’amuse à dire que je teste les manèges. C’est un 100 pages, en trimestriel, le dernier vient de sortir sur la folie “Harry Potter” dans les parcs d’attractions…On fait des analyses, des enquêtes, des interviews, on va sur le terrain. On est en kiosques et sur internet…

Donc plein d’actualités, avec ma casquette d’éditeur, ma casquette de journaliste, ma casquette d’animateur sur scène et ma casquette d’animateur télé, avec laquelle j’ai d’autres projets en cours. On m’a proposé un magazine télé, justement, sur les parcs d’attractions, comme je suis devenu un peu le spécialiste en la matière. Je peux donc dire que tout va très bien !

Merci, Maxime, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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