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Laurie Delhostal évoque sa belle actualité, en radio et à la télévision !

Publié le par Julian STOCKY

Photo Radio France/Christophe Abramowitz

 

 

Bonjour Laurie,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver chaque dimanche soir, de 21h à minuit, à la radio, sur FranceInfo, dans « Club Info ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, oui, c’est vraiment un rendez-vous qui me plait énormément, je suis hyper contente que Jean-Philippe Baille et Nathalie Iannetta m’ait appelée il y a 2 ans. J’ai un nouveau partenaire cette année, Julien Langlet et c’est bizarre de dire cela comme ça mais on s’amuse énormément. On se régale : moi qui m’intéresse à plein de choses, j’ai l’occasion d’explorer tous les aspects du sport et c’est absolument passionnant. Je trouve que l’on fait des choses que l’on n’entend pas ailleurs et, à chaque fois que je fais le lancement de l’émission, je parle « du sport et de tous ses enjeux ». J’ai l’impression que l’on remplit aussi notre mission de service public, ce qui est hyper important pour moi.

On essaie d’équilibrer au maximum nos invités en termes de diversité. Le week-end dernier, on a appelé Wilfried Nancy, qui a été le premier entraineur français champion de MLS, pour une discussion qui est avérée absolument passionnante. On a aussi eu en direct une joueuse de l’équipe de France de handball. On travaille bien avec les attachés de presse et avec tout le monde, on a de très bons rapports, ils nous font confiance, ils ont l’habitude maintenant de nous donner facilement les invités. Oui, c’est très très chouette ! On travaille avec toute l’équipe de la direction des sports et nos envoyés spéciaux donc on prend beaucoup de plaisir à faire cette émission, qui est quand même exigeante, avec 6 à 7 invités, en 3 heures d’antenne. C’est beaucoup ! Cela demande de la préparation, on est à l’antenne le dimanche soir mais c’est un travail tout au long de la semaine pour construire le contenu.

Vous l’avez dit, les thèmes et sports abordés sont très diversifiés, ce qui vous permet sans doute d’accentuer un peu plus encore votre curiosité sportive…

Je suis vraiment passionnée de tous les sports et très curieuse ! Idem pour mon comparse Julien Langlet. L’idée est vraiment de traiter de tous les sports et de ne pas faire que du foot. Quand on parle du ballon rond, on le fait sous un angle sociétal et, en ce moment, les sujets sont nombreux.

Effectivement, on va parfois sur des sports que l’on ne connait pas et, justement, notre but est de faire des découvertes. J’ai, cette année, un petit programme dans cette émission, qui s’appelle « En route vers Paris 2024 », où on suit 7 athlètes qui préparent les jeux. J’ai notamment une tireuse à 10 mètres, je ne connais pas du tout cette discipline, c’est donc chouette qu’elle nous en parle, qu’elle nous explique pourquoi et comment elle en est arrivée là. Donc, oui, on essaie de traiter un maximum de sports et, pour le coup, c’est notre mission de service public !

On parle également du sport féminin de la manière la plus équilibrée possible, aussi sur le thème de la performance.

Le fait que l’émission se déroule le week-end, en soirée, vous permet-il, voire vous impose-t-il, un ton peut-être plus léger et davantage vulgarisateur ?

Oui, et surtout sur FranceInfo, où cette émission est un peu un OvniJ. On y retrouve bien sûr les codes traditionnels de la station, avec notamment le rappel de l’information. Je crois que le ton vient naturellement : avec Julien, on a un ton assez détendu et je pense qu’il correspond bien au dimanche soir, qui est un moment anxiogène pour plein de gens. La phrase que je dis le plus à propos de cette émission est « Je m’endors avec toi », c’est toujours rigolo mais je pense que ça fait du bien d’avoir un ton un peu léger avant de s’endormir, tout en étant très sérieux sur le fond.

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs du programme ?

Je crois qu’ils sont agréablement surpris, on n’a pas vraiment de retours négatifs, c’est chouette. Je sais aussi que la station est contente des audiences. On a également les retours des attachés de presse et des athlètes, qui sont contents de venir dans l’émission. C’est un rendez-vous qui, je l’espère, va durer et qui peut encore gagner en notoriété.

Vous l’avez rapidement évoqué, il y a tout un travail de préparation en amont de l’antenne, qui est particulièrement dense et intense. Sans doute est-il également plaisant, vous permettant de découvrir voire de redécouvrir certaines des personnalités invitées ?

Oui, bien sûr ! On échange beaucoup, dans la semaine, avec Julien et avec la direction des sports. C’est vrai que c’est une partie du travail qui est agréable, qui se fait tranquillement pendant la semaine, qui s’accélère le vendredi, avant, le samedi, de commencer à écrire. Le dimanche, quand on arrive, c’est le tunnel…pour arriver, à 21h, prêts et en forme !

En parallèle, nous pouvons vous retrouver une fois par semaine dans « L’Equipe de Greg », sur La Chaine L’Equipe. Le fait d’intervenir plus spécifiquement autour du foot, dans un autre média, doit certainement être complémentaire de votre émission omnisports du dimanche soir à la radio…

Oui, c’est ça, c’est le mot, c’est complémentaire ! En plus, « L’Equipe de Greg » est aussi une histoire humaine. Marc Las, le rédacteur en chef, avait été le premier à m’appeler quand j’étais partie de Canal, il m’avait encouragée à les rejoindre. Je me rappelle, j’étais septique, je ne pensais pas avoir forcément l’envie de donner mon avis mais Marc m’avait incitée à venir faire ne serait-ce qu’une seule émission, pour découvrir. Dès la première, j’ai compris que j’avais énormément de plaisir à donner mon avis ! Cela a continué et, après, se sont créés des liens. Récemment, j’étais avec Ludovic Obraniak, Benoit Tremoulinas et Jérôme Alonzo, je les aime énormément, je suis hyper contente de les retrouver, comme je le suis de revoir Greg, Alicia et Raphael. Des liens forts se sont créés et je prends, là aussi, énormément de plaisir à y aller.

Je trouve que Greg est vraiment un super présentateur, il sait venir vers nous sur les bons thèmes, que l’on connait le mieux. Donc c’est vraiment intéressant ! J’aime bien cet exercice d’essayer de convaincre, c’est plaisant en termes de rhétorique, c’est chouette ! Et puis les sujets en football sont tellement riches …Ma came est plutôt le côté sociétal. Depuis que j’ai commencé, il y en a beaucoup, je me sens pleinement à ma place, je sais que je suis souvent la priorité de Greg sur ces sujets-là car je suis sans doute la plus à l’aise pour y répondre. C’est intéressant, même si je préférerais qu’il n’y ait pas de sujet autour de la violence notamment…

Le nouvel horaire cette saison et notamment les deux jeux qui viennent se glisser entre les débats donnent effectivement l’impression d’une bande de copains qui se retrouve joyeusement pour parler de l’actualité…

Oui, on rit énormément ! On sait que, du début à la fin, on va aussi beaucoup se divertir. Ce qui est également plaisant dans ce programme, aussi parce que Greg tient bien sa barque, c’est que je n’ai jamais entendu de propos gênants ou débiles, ce qui n’est pas le cas sur toutes les antennes. L’idée est de toujours échanger dans la bienveillance et, en cela, je trouve que cette émission est vraiment un modèle. C’est vraiment chouette, surtout sur un sujet foot qui enflamme beaucoup, sur lequel on est souvent déraisonnables. C’est vraiment précieux d’avoir su garder cela ! Sur La Chaine L’Equipe, on vient comme on est, on ne nous dit jamais, par exemple, comment s’habiller. Cela met, je trouve, tout de suite du lien avec le téléspectateur, qui sent que l’on est nous-mêmes. Je pense que c’est vraiment apprécié ! Parfois même dans des endroits improbables, on est amenés à rencontrer des fidèles du programme qui nous en parlent avec plaisir. On est authentiques donc le lien se fait vraiment bien avec les gens.

 

 

Pour compléter le panel médias dans lequel vous intervenez, vous êtes présente deux fois par semaine sur « Télématin », sur France 2. Même si le réveil sonne bien plus tôt, vous devez là aussi avoir beaucoup de plaisir à retrouver régulièrement cette belle équipe ?

Pour le coup, on réveille les gens ! Je crois que c’est sur les matinales que le lien avec les téléspectateurs est le plus fort. On est de bonne humeur, on a la patate ! Cette émission est, pour moi, un peu la surprise du chef, ce n’était pas prévu mais ils étaient tellement sympas que je n’ai pu qu’accepter. J’y trouve un réel enjeu, j’ai le défi de parler de sport et d’intéresser des gens qui ne le suivent pas forcément. Je trouve que c’est passionnant ! J’ai envie de parler de sport à tout le monde, j’ai envie que les gens s’intéressent au sport, j’ai envie que les gens fassent du sport. J’ai une amie qui me dit toujours que sa mère lui raconte ce que je dis dans mes chroniques, ce qui est incroyable, elle qui ne s’était jamais intéressée au sport de sa vie !

Je parle de choses que l’on n’évoque pas forcément souvent, notamment de sport féminin ou encore des jeux paralympiques. Il y a beaucoup d’échanges avec tout le monde pour trouver les meilleurs thèmes, ce qui est chouette !

Pour boucler la boucle, on peut penser que ces trois médias, qui sont autant de supports différents, s’imbriquent bien les uns avec les autres…

Oui, oui, ça bouge tout le temps ! Parfois même, je ne me rappelle plus tout à fait où j’avais reçu tel invitéJ. A l’inverse, il m’arrive de solliciter à nouveau un intervenant pour le mettre en avant une nouvelle fois, dans une autre émission. Effectivement, ça s’imbrique bien ! En tout cas, j’aime vraiment bien pouvoir bouger, changer, échanger, pouvoir rencontrer plein de gens. Donc c’est un rythme idéal, bien que parfois un peu tendu ! De toute façon, quand, dans la semaine, je cherche mes sujets, je le fais pour toutes mes émissions. C’est en tout cas une belle saison pour aller jusqu’au Jeux, c’est pas mal J

Justement, à quelques mois des JO de Paris, on vous imagine impatiente de pouvoir vivre ces moments-là sur les différents médias que nous venons d’évoquer ?

Oui, même si tout n’est pas encore complètement calé…Mais je pense que je ne vais pas beaucoup dormir pendant les jeuxJ. Je me demande comment je vais faire, je ne sais pas si je vais installer un petit matelas au Club France pour gagner un peu de temps de sommeil J mais oui, je compte bien vivre ces Jeux à fond. Cela fait complètement sens, après avoir fait Vancouver, Londres, Rio et Tokyo. Mon expérience arrive à maturité sur les sports olympiques ! J’ai hâte mais j’aborde cela sereinement, je ne suis pas surexcitée. Je pense que c’est comme les athlètes, il ne faut pas vivre l’évènement avant. Je crois qu’il faudra que je réfléchisse bien à mes temps de repos en amont, pour arriver à mon meilleur, comme les sportifsJ… Ca va être très chouette !

Merci, Laurie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Radio

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Fun Radio : Alex Voce évoque avec passion ses différentes émissions !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Alex,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver chaque week-end au micro de Fun Radio, sur « Les Dédifun » de 10h à 13h puis dans l’émission musicale de 16h à 19h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, passionné de radio ?

La radio est ma passion depuis que j’ai 14 à 15 ans et Fun Radio en était une autre. Là, aujourd’hui, je compile les deux. Fun était la radio que j’écoutais le soir, chez moi, j’ai eu ma période Difool et ma période Karel. Il est devenu un super copain, on se voit tout le temps, même en dehors de la radio. Quand on m’a donné ma bonnette de la station, cela m’a fait quelque chose, j’avais l’impression qu’on me remettait le maillot d’une nouvelle équipe de foot dans laquelle je venais de signerJ. Oui, c’est un plaisir chaque matin. Même quand il fait froid, comme en ce moment, ou que je suis malade, dès que je mets un pied dans le studio, je change et je me sens un peu porté par quelque chose. Je comprends alors vraiment pourquoi je fais ce métier et, encore plus grâce aux « Dédifun », où je reçois les messages des auditeurs. C’est trop cool, je suis au contact des personnes qui m’écoutent, ce ne sont pas que des chiffres ni que des noms, il y a de l’humain derrière et les gens m’écoutent dans différents instants de leur vie. Il se passe quelque chose, il y a une vraie relation avec eux.

Justement, cette proximité avec le public se traduit également par une réelle contextualisation de votre part lors des échanges…

Oui, oui ! C’est, je pense, ce qui fait la différence aujourd’hui. On le sait tous, la radio est un monde en difficulté face aux plateformes de streaming et on n’y peut rien.  On a l’avantage d’être le seul média gratuit et d’être des humains. L’émission fait partie de ce côté humain, on parle des gens qui nous écoutent et qui envoient des messages. Je le dis souvent à l’antenne, « ce n’est pas mon émission, c’est la vôtre. On fait de la radio ensemble ». Je crois que c’est là où on peut encore tirer notre épingle du jeu. On parle de direct, de live, on a le droit à l’erreur, il se passe encore la magie du direct, chose que l’on ne trouve nulle part ailleurs, sauf à la télé.

A titre personnel, vous êtes pluri-casquettes : en plus de l’animation derrière le micro, vous assurez toute la partie technique. Cela vous permet certainement une réelle polyvalence…

Oui et c’est même une difficulté quand on me propose l’inverse ! Depuis que j’ai commencé la radio, j’ai toujours été en autoréalisation, je gère mon speak de A à Z, ce que je dis mais aussi ce que je passe. Quand je veux envoyer mon extrait musical, je le fais quand je le veux, avec le volume de son que je souhaite. J’ai toujours travaillé comme cela…J’avais passé quelques essais dans d’autres radios avant d’arriver chez Fun, notamment sur une où il y avait un réalisateur. Là, je vous jure que, moi-même, j’ai eu du mal à me reconnaitre. Vous pouvez poser la question à plein d’autres collègues qui sont, comme moi, en autoréalisation, ils vous diront tous que ce n’est pas pareil : c’est déstabilisant d’avoir quelqu’un avec soi quand vous n’êtes pas habitué. J’y viendrai peut-être un jour mais, aujourd’hui, l’autoréalisation me permet finalement de donner le côté artistique que je veux à ce que je dis.

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Ils me demandent des morceaux, cela fait partie de la radio ! Après, on nous remercie régulièrement pour cette chaleur humaine et cette bonne humeur. C’est hyper important, on reste des humains, on a tous des problèmes, des factures à payer, des peines de cœur mais il n’empêche que, quand on est piqué par ce métier, au moment d’allumer le micro on ne pense plus à rien, si ce n’est à ce que l’on va dire. Du coup, je pense que l’auditeur ne se rend pas compte que la personne qui lui parle peut avoir des galères dans la vie. C’est assez magique !

On nous remercie ainsi d’accompagner les gens dans des moments qui ne sont pas simples. Il y a quelques jours, j’ai reçu un message touchant d’une personne qui disait « être en galère mais battante ». Je lui ai répondu en off et je me suis dit que je ne faisais pas ce métier pour rien. En périodes de fêtes, beaucoup de personnes qui sont seules vont continuer à nous écouter, c’est aussi pour cela que la radio met des programmes en place en ce sens. On sait très bien que ce n’est pas à nouvel an que l’on va faire le pic d’audiences mais on pense à ceux qui sont seuls, à ceux qui sont isolés, à ceux qui sont sur la route. Le lien reste là, il est très familial ! C’est une famille, même à l’intérieur : je suis là depuis un an et demi, j’ai été accueilli d’une manière trop cool. Il y a une vraie famille chez Fun et l’auditeur, je pense, le ressent car il en fait partie.

Le week-end est souvent signe, pour les auditeurs, d’un rythme différent de celui en semaine. Dans le contenu et la forme du programme, vous adaptez-vous justement à cela ?

Les week-ends sont différents pour tout le monde, c’est cool à voir car les messages que l’on reçoit sont différents de la semaine. Du lundi au vendredi, tout le monde est au boulot, on nous écoute en allant au travail ou sur la route du retour. Voire même en pleine séance de sport. Ce qui peut aussi être le cas le week-end mais il y a surtout des dédicaces familiales. Récemment, j’en ai reçu une trop drôle d’un papa souhaitant passer une dédicace à sa fille pour lui dire que c’était l’heure d’aller se brosser les dentsJ. C’est super sympa, tu imagines la situation à la maison !

Tout est différent, tu accompagnes l’auditeur quand il va faire ses courses ou son plein, aussi quand il emmène le fiston au sport. Le dimanche, plein de familles se retrouvent pour déjeuner, certaines décompressent de la semaine, il y a une autre ambiance ! Je fais aussi les nuits et c’est pareil, j’ai beaucoup de routiers qui m’envoient des messages. Je kiffe faire différents programmes ici, aucuns ne se ressemblent.

Nous parlions, au début de cet échange, de votre passion pour la radio. Franchir le pas de la porte doit être un réel bonheur et l’opportunité de retrouver une bande de potes …

Grave ! On s’entend tous trop bien, on fait du foot ensemble tous les vendredis midi, on se fait de petits apéros de temps en temps. Je n’avais pas d’apriori mais ce n’est pas ce que j’imaginais. On m’avait toujours dit que, sur une grande radio, il y a de la concurrence entre collègues. Honnêtement, je ne la ressens pas, on se rend même des services ou on reste assister à l’émission du collègue. C’est hyper naturel !

L’équipe de la programmation musicale et l’équipe de direction sont aussi là pour nous aider et nous conseiller, c’est super important. Je n’oublie pas le service cadeauxJ. C’est très important ! Citons aussi les stagiaires, qui sont super cools. Ils repartent rarement d’ici sans rien : s’ils ont été bons, ils peuvent revenir faire des piges ou partir en local pour trouver une place. C’est une vraie récompense pour eux !

 

 

Plus jeune, vous le disiez, Fun Radio était une radio que vous aimiez écouter le soir. En plus du plaisir de l’animation, baigner aujourd’hui dans des sons que vous aimez accentue certainement votre joie…

J’aime la musique de Fun mais j’aime aussi beaucoup d’autres musiques. Plus jeune, j’écoutais cette station aussi pour ses talks. Donc je ne suis pas venu ici uniquement pour la couleur musicale…Je suis très éclectique : ma playlist passe de France Gall à un rappeur. J’écoute de tout et je vais voir des spectacles super différents ! La musique fait partie de ma vie, je vis en musique : si j’oublie mes écouteurs le matin, ce qui m’est arrivé récemment, c’est la mauvaise nouvelle de ma journée et je suis dégouté ! Sans doute que la musique fait partie aussi de mon choix d’être animateur radio…

Grâce à Fun, j’ai même découvert, l’année dernière, le mouvement Latino, que je ne connaissais pas bien. Je me suis régalé !

Que peut-on ainsi vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

J’aimerais continuer chez Fun, c’est ma deuxième saison, je souhaiterais en faire une troisième et plus. C’est la première fois où je trouve une radio dans laquelle je ne voulais pas venir pour seulement une expérience d’un an. C’est la radio à laquelle je voulais accéder. J’aimerais bien aussi faire un jour du talkshow, pour être en bande, sans forcément en être le meneur. Vivre cette expérience me ferait vraiment kiffer !

Ce n’est pas langue de bois que de dire ça mais je ne vois pas d’autres radios musicales sur lesquelles je kifferais travailler. Je m’amuse beaucoup et j’ai envie de continuer !

Merci, Alex, pour toutes vos réponses !

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Marion Aydalot : Si on laisse Luis Enrique travailler, il peut gagner la Ligue des Champions en deux ou trois ans !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Marion,

Quelle joie de vous retrouver pour cette nouvelle interview !

Christophe Galtier a quitté le PSG à la fin de la saison dernière, malgré une première place en championnat occupée de la première à la dernière journée. Ce départ était-il, selon vous, inéluctable et inévitable ?

C’était inévitable parce que le costume était trop grand pour lui. Je le dis à chaque fois, Paris avait besoin d’un grand coach, il a fallu du temps à Nasser al-Khelaifi pour le comprendre, maintenant c’est chose faite. Je pense que pour passer un palier en Ligue des Champions, il fallait un coach de caractère, avec une grande expérience. Donc, oui, c’était inéluctable.

Parmi les autres évènements marquants de l’intersaison parisienne, citons le remaniement de l’effectif. Exception faite de Marquinhos, tous les anciens sont partis, de gré ou de force. Est-ce une bonne nouvelle pour le club ?

Je pense que c’était une bonne chose, simplement c’est vraiment à reconstruire. Il va falloir être patient et je sais que ce n’est pas le fort à Paris de l’être. Il faut laisser le temps à Luis Enrique, tout a changé, les joueurs n’ont pas encore leurs automatismes. C’est bien, ils sont très bons contre Strasbourg mais il faut trouver maintenant comment élever le niveau, être meilleur et jouer ensemble. Mais ce que je vois depuis le début de la saison est positif, y compris l’accident contre Newcastle parce que je sais que l’important, pour un grand club, est d’être prêt au mois de février. Cela ne sert à rien d’être toujours premier des poules pour se fracasser ensuite en huitièmes…Donc je suis très optimiste pour le Paris Saint Germain.

Ce que voyez depuis le début de saison, sur le terrain, vous parait donc plutôt cohérent…

Oui parce que le PSG ne peut pas être premier avec autant de changements. Il y a eu trop de nouveaux joueurs, un nouvel entraineur, un nouveau staff complet, de nouvelles habitudes, y compris en termes de communication,…tout est très différent et on a presque l’impression de voir un nouveau club. Encore une fois, ça prend du temps mais je trouve cela positif.

Si l’on s’intéresse plus en détails aux nombreuses recrues de l’été, êtes-vous enjouée par certaines d’entre elles ? A l’inverse, d’autres noms vous ont-ils déçue ?

Sincèrement, il n’y a pas un joueur qui soit arrivé cette saison pour lequel je me dis « waouh, c’est extraordinaire que le PSG l’ait recruté ». Je ne suis pas du tout impressionnée par l’équipe mais je suis très impressionnée par le coach. J’ai toujours pensé qu’il valait mieux un très grand coach avec des joueurs bons plutôt qu’un coach très moyen avec de très grands joueurs. Donc je préfère cela, la preuve, on voit un Soler ou un Ruiz se libérer, ce n’est pas un hasard, tout va mieux quand il y a un grand coach.

 

 

L’attaque parisienne est celle de l’équipe de France d’aujourd’hui, à l’exception de Giroud, et peut-être même celle de demain avec Barcola. Est-ce une bonne chose de voir cette bande de potes réunie à Paris ?

C’est toujours positif quand le vestiaire s’entend bien et qu’il se connait. Déjà que c’est difficile de trouver les automatismes avec autant de nouveaux, mieux vaut avoir une attaque au format de l’équipe de France. C’est très bien que le Paris Saint Germain ait le devoir d’engager des joueurs français. Parfois, c’est un peu restrictif mais je trouve que c’est une très bonne chose. Lucas Hernandez est aussi une super recrue.

Je pense que l’équipe de France est la meilleure équipe actuellement, ce ne peut être que positif. A quoi bon aller chercher des brésiliens ? La Seleçao n’a pas gagné une coupe du monde depuis 21 ans…

Luis Enrique considère Zaire-Emery comme un titulaire inamovible, tout comme Lucas Hernandez, que vous citiez. Cette francisation du club semble clairement faire partie du renouveau parisien…

Je pense que Zaire-Emery peut être, dans les années à venir, le meilleur à son poste. C’est un joueur magnifique, très jeune et quand on est capable de montrer ce niveau-là à ce moment-là, on sait que ça peut donner très vite une carrière à la Camavinga ou à la Mbappé. Je suis en tout cas très contente qu’il y ait des joueurs français titulaires à Paris !

Vous évoquiez l’importance de laisser du temps à l’équipe. Cette saison sera-t-elle quand même, selon vous, à la hauteur des ambitions que peuvent avoir les supporters ?

Je pense que, si on laisse Luis Enrique travailler, il peut gagner la Ligue des Champions en deux ou trois ans. Mais il faut, je le redis, lui laisser le temps de travailler, c’est vraiment très important. Depuis Ancelotti, il n’y a pas eu de coach de son niveau et je vais même aller plus loin, dans l’histoire du Paris Saint Germain, il n’y a pas eu d’autres coachs de leur niveau : il y a Ancelotti et Enrique, c’est tout ! Il faut que le PSG découvre ce que c’est que d’avoir un entraineur très bon, avec ses lubies, ses idées, son caractère, sa façon de faire. Mourinho et Klopp sont eux aussi des hommes de caractère et c’est à cela que l’on reconnait de grands managers.

Pour élargir le débat, quel regard portez-vous sur le début de saison de l’OM, qui a déjà changé d’entraineur et qui ne s’est pas qualifié pour la phase de poules de la Ligue des Champions ?

Je suis inquiète pour l’Olympique de Marseille, j’ai rarement vu depuis dix ans une équipe aussi faible. Il y a quand même eu de très bons entraineurs : Villas-Boas, Sampaoli, Tudor, Garcia. Il y avait des bons joueurs, avec les passages de Balotelli ou d’Alexis Sanchez. Ils ne sont pas remplacés et je trouve qu’il y a une très grosse crise à l’OM. En début de saison, Marcelino s’en est allé et Longoria a été à deux doigts de claquer la porte. Tout cela est quand même difficile, sur fond de supporters un peu nerveux. Je ne pense pas que Gattuso soit l’homme de la situation, je pense que c’est le moins bon des coachs que l’OM ait eu ces dernières années ! Le club n’est pas équilibré, il faut un peu de calme mais je ne sais pas si c’est une ville qui peut en avoir.

Vous parliez d’inquiétude, sans doute peut-on l’être encore plus pour l’Olympique Lyonnais, dans une saison à 18 clubs seulement…

Je pense que l’OL finira par se sauver. Je suis très triste pour la Ligue 1, que je ne trouve pas bonne. On est en train de perdre l’OL, je pense que l’OM ne va pas bien, on a perdu et Saint-Etienne et les Girondins de Bordeaux il y a quelques saisons mais je ne vois pas de clubs qui les remplacent. Je pense que les droits télé vont être beaucoup plus bas qu’avant…Auparavant, on avait des grands joueurs, Zlatan, Neymar, Falcao,…et nos clubs étaient allés loin en coupes d’Europe : Marseille en finale de Ligue Europa, l’OL en demi-finale de la Ligue des Champions et le PSG en était finaliste. On a l’impression que ça s’est totalement effondré donc je suis assez inquiète pour la Ligue 1 dans son ensemble.

Pour Lyon, c’est vraiment dommage, c’est un club qui a connu, avec Jean-Michel Aulas, le meilleur président de l’histoire du football français, qu’on l’aime ou non. Personnellement, je l’adore, il savait faire un club et, là, il nous manque beaucoup pour cela.

 

 

En complément, un mot peut-être sur vos activités nouvelles et récentes, à la radio sur RMC, dans « L’after foot » ou encore sur BFM…Sans doute que vous devez en être ravie ?

Oui, c’est un plaisir de pouvoir participer à « L’after », j’arrive à pas de loup, avec modestie. Je suis très heureuse d’avoir la possibilité de donner mon avis. Qu’on me laisse cette opportunité est quand même un honneur et un privilège ! C’est toujours extrêmement agréable. RMC/BFM est une très belle maison, il y a toujours une émotion de rentrer là-bas donc on va espérer que ça continue.

Merci, Marion, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Nostalgie : Bruno Gilbert évoque avec passion son émission quotidienne entre 16h et 20h !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Bruno,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver en quotidienne, sur Nostalgie, entre 16h et 20h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de retrouver chaque jour les auditeurs ?

Oui, c’est un plaisir au quotidien, évidemment. Je fais de la radio depuis 38 ans, j’ai commencé en aout 1985. C’était mon premier micro radio, il y a eu d’autres micros avant mais c’étaient des animations de terrain : les kermesses, les fêtes patronales,…Il faut bien commencer par quelque chose et il n’y a aucune honte à cela, c’est pour cela que je continue d’en faire !

Dans l’émission, au-delà du flux musical, vous aimez compléter vos interventions par des anecdotes, des informations et des réactions des auditeurs….

C’est un programme d’accompagnement. J’aime me plaire à dire que l’animateur est ce que l’on appelle, en termes marketing, un plus produit. Il m’est arrivé d’être en vacances dans des coins de France, d’écouter une radio locale et de n’avoir que de la musique : j’étais en vacances, j’aurais aimé que l’on me parle de la région, j’aurais aimé que l’on me dise deux/trois petites choses sympas pour égayer mes vacances…Non…Donc j’ai très vite zappé et me suis mis sur la radio France Bleu du coin pour en savoir un peu plus sur ce qu’il y avait à faire, à voir ou à visiter. Donc j’essaie d’apporter un plus, comme tous mes camarades. Si vous ne voulez que de la musique, mettez une compil ou une clé USB…L’animateur doit être un plus produit, avec sa personnalité, avec sa culture musicale et sa proximité ! C’est en tout cas ma conception de la chose, je ne suis absolument pas parole d’évangile…Si ce n’est que pour annoncer ou désannoncer un tube, mon fils, étudiant en géologie, le fera aussi bien que moi…

 

 

Je pense que l’on a énormément besoin de proximité, même de s’identifier à la personne qui parle dans le poste. On peut me joindre à tout moment pendant l’émission, ce n’est pas une blague, ce n’est pas un community manager qui gère la page Facebook « Bruno Gilbert officiel » entre 16h et 20h. Parfois, ça se limite à un petit coucou mais on peut aussi échanger sur les choses sympas que l’on a pu faire pendant le week-end par exemple. C’est plutôt chouette !

En termes de méthodologie de travail, ces interventions sont-elles préparées en partie à l’avance ?

Elles sont spontanées ! J’habite loin, à Rouen, j’ai 130 kilomètres pour venir et autant pour repartir, avec ma voiture. J’aime bien arriver de bonne heure, en général, je suis là vers 14h 30, je m’installe, je prends mon café tranquillement, je jette un coup d’œil sur ma programmation, je regarde l’heure de passage des jeux …et c’est parti ! A 16h, c’est free-style… car plus j’écris et moins ça marche, il faut dire ce qui est. Sauf s’il y a des choses vraiment précises à expliquer où je mets quelques idées fortes, phrases ou mots-clés. Je privilégie la spontanéité car c’est aussi ce que recherchent les gens. Je le sais grâce aux échanges sur les réseaux sociaux, où on me dit que ça plait : « J’aime bien, Bruno, quand vous racontez un petit morceau de votre vie ». Je parle de ce que j’ai pu faire le week-end, des gens que j’ai rencontrés, d’un endroit qui m’a séduit, d’un film qui m’a plu, d’une info insolite…J’aime bien partager cela car, avant tout chose, la radio, c’est de la proximité avec les gens qui vous écoutent !

A 16h, sans doute qu’une partie des auditeurs est encore au travail, alors qu’à 18h, ils seront en train de partir. Du coup, le ton notamment ou encore le contenu peuvent-ils varier selon le créneau horaire ?

Peut-être…Je me mets à la place des gens qui nous écoutent en voiture…On appelle ce créneau, sur une musicale, le « Drive ». En anglais, c’est la conduite, la voiture…Donc on nous écoute beaucoup en auto et je sais qu’à partir de 17h 30/18h, les gens sont sur le bitume, souvent bloqués dans les bouchons et, là, m’envoient des petits mots : « Coucou Bruno, ça fait une heure que j’attends à tel endroit » et je le répercute à l’antenne, je suis avec eux. Moi-même, en tant qu’automobiliste convaincu, je ne peux que me mettre à la place de tous ces gens-là qui galèrent et qui sont bloqués. Mais, quoi qu’il arrive, je garde le sourire à l’antenne. Je n’ai d’ailleurs qu’une seule règle à respecter : être de bonne humeur ! Cela a l’air d’être facile, d’être tout bête mais je suis un mec normal…Je suis comme tout le monde, il m’arrive parfois, le matin, de me lever du pied gauche. Je peux avoir des contrariétés mais je laisse mes soucis de côté avant l’antenne. Cela me permet, là aussi, d’être proche des gens et de les comprendre. C’est une des forces de Nostalgie, on est tous un peu dans cette optique-là.

 

 

Vous avez commencé rapidement à l’évoquer, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur l’émission ?

Je le disais, je poursuis les animations de proximité, près de Rouen. Je vois là alors directement les gens qui écoutent, leurs retours sont souvent super sympas. Cela fait 10 ans que j’occupe ce créneau, 23 ans que je suis sur cette antenne et 30 ans dans le groupe NRJ donc ma voix est familière pour plein de gens. On les accompagne au quotidien, on fait presque partie de leur famille donc ils n’hésitent pas à venir me voir ou à m’écrire. Souvent, ils me parlent de la programmation et de la grille. Cette saison, Julien Clerc nous a rejoints et je n’ai eu que de très bons retours ! Il sait de quoi il parle, il connait les gens dont il parle, c’est génial, je trouve cela admirable !

A titre personnel, on peut penser que vous aimez plus particulièrement encore certains registres musicaux ?

J’aime bien ce que l’on passe ! Je suis arrivé à Nostalgie le 15 juillet 2000, à l’époque on passait Elvis Presley, Jacques Brel, …et, maintenant, on est passé aux années 80, tendance un peu 90. Je retrouve maintenant ici les gens que je présentais en podium ou en gala il y a une trentaine d’années. On est toujours là et on continue à passer leurs disques, c’est génial !

Je crois que l’on est des points de repère dans la vie de nos auditeurs. Petit, j’écoutais le Hitparade d’André Torrent sur RTL. Bien plus tard, quand je faisais les week-ends ici à Nostalgie, j’avais l’opportunité de l’écouter sur la route et c’était rassurant de savoir qu’il était toujours là des décennies plus tard. Cela me fait toujours un peu bizarre quand des auditeurs me disent qu’ils m’écoutaient dans la voiture de leurs parents, en allant au collège par exemple et que, maintenant que ce sont eux qui emmènent leurs enfants à l’école, je suis toujours là !

 

 

Pour terminer, à l’aube de cette nouvelle saison qui a démarré, que peut-on vous souhaiter pour celle-ci ?

Que ça continue ! Donnez-moi la niaque et pensez à moi pour que je sois de bonne humeur ! Pour cette saison 2023/24, que l’on continue sur cette lancée, de Philippe et Sandy le matin à Guillaume Aubert le soir, en passant par nos camarades en région ! Que l’on continue à ne pas se prendre la tête pour des choses qui n’en valent pas la peine. Que l’on continue à être considérés comme des membres de la famille par les gens qui nous écoutent. Je reviens encore sur cette notion de proximité…Que ça continue comme cela, sans se prendre la tête, avec beaucoup de bonne humeur et de sourire, …je crois que c’est vraiment l’essentiel !

Merci, Bruno, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RTL2 : Sylvain Alexis évoque sa passion de la radio et l'animation de la matinale du week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Sylvain,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver chaque week-end sur RTL2, à l’animation de « L’expresso du week-end ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Qu’il vente, qu’il neige, qu’il y ait du soleil, que ma vie personnelle aille super bien ou pas, quand je passe la porte et que je rentre dans le studio, j’ai toujours 15 ans ! Je me dis que, tant que j’ai cela, c’est que la passion et l’amour de la radio sont toujours là. J’arrive tôt, je viens à peine de me lever, parfois la nuit a été courte et c’est vrai que, malgré mes 41 ans, quand j’entre en studio, c’est Disneyland, voire même le Futuroscope, pour être raccord avec ce que nous avons offert à l’antenne il y a quelques joursJ. C’est magique !

Il y a un réel plaisir à retrouver les gens. Les réseaux sociaux font que l’on est assez connectés, on est sur un créneau où il y a beaucoup de lien et de fidélité qui s’installent. Je discute toujours avec plaisir avec certains auditeurs. Je suis systématiquement émerveillé, quand les audiences tombent, d’apprendre le nombre de personnes qui nous écoutent. On est deux dans le studio, avec Raphael, mon assistant et c’est vrai que l’on a nos petites habitudes. On fait ce que l’on a à faire et on est à mille lieux d’imaginer qu’il y a des dizaines de milliers d’auditeurs qui nous suivent. C’est toujours fou !

C’est un métier de passion et je trouve que c’est très beau d’avoir, à mon âge, la même envie que celle qui était mienne à 12 ou 13 ans, lorsque j’ai eu l’envie de faire ce métier.

Le contenu de la matinale est bien entendu principalement musical mais les chroniques proposées ont un côté très populaire, au sens positif du terme. Vous vous raccrochez parfois à des histoires personnelles qui peuvent parler aux gens, la météo n’est pas uniquement celle des grandes villes…

On parle à chacun ! Chaque contenu est pensé pour essayer d’impacter les gens. Sur la météo, je vais essayer de balayer la carte, je vais citer une quinzaine ou une vingtaine de villes et, évidemment, on ne va pas toujours prendre que les énormes villes, on va essayer d’aller chercher les villes moyennes parce qu’elles parlent aussi aux gens de la région concernée. Pendant des années, j’ai enseigné au Studio école de France et c’est la première chose que je disais : il faut aller toucher les gens et, à partir du moment où tu leur envoies des images dans la tête, c’est gagné, tu les as captés et ils restent.

Sur les anecdotes et insolites que l’on fait, à 6h 30 et 9h 30, on essaie vraiment de trouver des choses qui évoquent le quotidien ou des situations qu’on a tous vécues. Quand on peut relier le contenu à ce qui va parler à tout le monde, on le fait car, encore une fois, on crée du lien et, là, tu as gagné ! Les gens se disent « ok, le gars vit la même vie que moi, il a vu et ressenti les mêmes choses que moi, il parle comme moi, très bien je reste avec cette personne parce qu’elle me ressemble ». Le temps de l’animateur star est terminé, les auditeurs veulent écouter des gens comme eux. Plus tu arrives, dans ce que tu racontes, dans ce que tu proposes, dans ce que tu fournis, à montrer que tu vis comme les gens, que tu vois et que tu as vécu les mêmes choses que ceux qui t’écoutent, plus tu es impactant et plus tu crées du lien. Donc, à priori, les audiences peuvent s’en ressentir. Après, je vous rejoins, on est sur un format musical donc la musique est très importante, sans aucun doute plus importante que moi. Même si on a beaucoup de temps de parole et de contenu, je vous prie de croire que si la playlist était pourrie pendant 45 minutes – ce qui n’est jamais le cas sur RTL2 J -, on pourrait faire ce que l’on veut, les gens ne resteraient pas. Je pense vraiment que l’animateur doit être une plus-value et un lien permanent. Il faut créer de l’affect avec une marque et, aujourd’hui, cela dit être antistar…Dans les faits, notre vie ressemble vraiment à celle de nos auditeurs et je trouve que c’est bien de le faire savoir. Jouer l’animateur n’est plus tendance aujourd’hui, les auditeurs veulent de l’authentique et de vrais animateurs. Donc, plus tu es vrai dans ce que tu racontes, plus tu es connecté à la vraie vie, plus tu y gagnes, je pense !

 

 

Les différents contenus sont autant de repères et de balises pour les auditeurs, encore plus en matinale, qui est un peu le prime-time de la radio…

Oui, c’est une analyse qui est extrêmement juste. Avec une nuance quand même : quasiment tous les gens qui écoutent la matinale en semaine vont travailler donc ils sont effectivement à la minute, ils sont ultra rythmés et ont besoin de balises. Nous avons, le week-end aussi, parmi nos auditeurs, beaucoup de gens qui travaillent mais il est vrai également que l’on a beaucoup de gens qui sont en repos. Là, oui, il y a des balises et des contenus qu’ils aiment retrouver mais je pense que les repères sont moins importants les samedis et dimanches car une bonne moitié de notre auditoire est en détente.

Guillaume Piau, qui dirige cette antenne, m’a dit, quand il m’a confié cette tranche : « bien sûr qu’il faut des repères mais n’oublie pas que tu as beaucoup de gens qui ont connu toute la semaine un rythme à la minute, avec un boss qui les a embêtés et qui sont là pour souffler. Donc on ne met pas de pression, on ne donne pas de leçon, on divertie ». Je trouve qu’il a parfaitement raison. Tous ces gens qui sont en week-end viennent chercher un côté léger, un côté bonne humeur, en étant moins soucieux du timing, qu’ils ne le sont la semaine.

Consciemment ou inconsciemment, vos mots, votre rythme et votre ton sont-ils différents que ce qu’ils pourraient être la semaine ?

Cela m’arrive même de faire la semaine, en tant que joker du « Double Expresso » ou l’été. C’est un autre rythme, on a une clientèle 100% travail donc ça va un petit peu plus vite et le package timings et interventions types est beaucoup plus succinct. Il y en a davantage mais c’est plus court. Le week-end, c’est assez magique : quand on est par exemple sur un insolite sympa et que l’on a envie de parler pendant 2 minutes, on peut le faire ! Le côté plus cool des samedis et dimanches : on est moins à la seconde.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Nous sommes des personnes extrêmement bienveillantes et je pense que les auditeurs ressentent toute cette bienveillance que nous avons à l’antenne, ainsi que le côté simple et accessible. Donc, quand ils nous écrivent, les gens sont eux-aussi simples et cools. Les retours que j’ai sont principalement de gens qui me contactent sur Facebook et c’est toujours sympa. Ils rebondissent parfois sur une petite info ou sur ce que l’on a pu dire, sans jamais aucune méchanceté. Il ne faut pas non plus tout s’attribuer, je pense que c’est aussi cette force et cette image de marque de RTL2 où, quand on discute avec n’importe qui, elle est vue comme sympa, avec un format fixe depuis longtemps, donc avec une promesse produit claire. C’est une berline qui roule tranquillement sur l’autoroute. La force des gens qui font la stratégie de RTL2 est qu’ils ont gardé cet ADN, tout en amenant de la nouveauté et de la fraicheur, depuis 4 à 5 ans. J’ai fait plusieurs radios mais je suis marqué par l’affect qu’ont les gens pour RTL2, ils écoutent la station depuis 15 à 20 ans, ils sont attachés à la marque. C’est une radio chouette avec des auditeurs super chouettes ! Le lien est permanent et j’en suis super fier.

En studio, vous êtes multi casquettes, derrière le micro mais aussi à la réalisation…

Oui, c’est vrai ! J’écris tous les contenus, je travaille seul dessus et Raphael m’aide pour les illustrations sonores. En fait, je lui envoie une liste de sons et il monte tout en amont. On s’entend bien, c’est un jeune qui ne prend jamais mal les choses, il sait que je le conseille toujours avec bienveillance. Je le mets un peu à la réalisation le dimanche, il fait les deux premières heures depuis quelques semaines maintenant. Pour lui, le but est de devenir très polyvalent. C’est l’une des nombreuses forces de RTL2 : nous sommes une quarantaine, ce qui est finalement relativement peu pour une radio nationale et tout le monde doit savoir faire plein de choses. C’est une radio extraordinaire, il y a un bon état d’esprit et on nous laisse faire, on nous fait confiance, ce qui est important. C’est en lien avec l’ADN de la marque que j’évoquais précédemment, une marque de proximité, accessible, sympa. On est comme cela, même entre nous, quand il faut former des plus jeunes qui ont l’envie et la capacité de travail. On a un boss qui s’astreint à ce que personne ne se la raconte, ni se prenne pour plus indispensable qu’il ne l’est.

J’aime cette polyvalence à la radio et en dehors. Je suis passionné par plein d’autres choses, l’écriture notamment. Comme beaucoup dans ce métier, je suis dopé à cette adrénaline et à cette passion.

 

 

Vous l’avez dit, la radio est un métier de passion. D’où vous vient-elle ?

J’avais 12 ans et j’ai découvert la radio grâce à un pote de collège qui m’a parlé d’une émission qui passait le soir sur Fun. J’ai alors pris une déflagration. A l’époque, vous m’auriez dit que je ferai ne serait-ce que le quart de ma carrière, j’aurais signé avec les mains…et les pieds ! Jamais je n’imaginais en faire à un niveau pro et encore moins sur toutes ces radios. C’est aussi ça la magie. La passion fait, en tout cas, que tu bosses plus que pour autre chose. Je suis heureux, j’ai 41 ans et ça fait 20 ans que j’ai l’impression de ne pas aller travailler. Cela n’a pas de prix, c’est extraordinaire !

Merci, Sylvain, pour toutes vos réponses !

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Virgin Radio : Paul évoque son émission quotidienne, ainsi que celle du dimanche soir !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Paul,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On peut vous retrouver en quotidienne sur les antennes de Virgin Radio, de 9h 30 à 12h, sans oublier le dimanche soir, avec « Le lab » à 20h. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de retrouver à chaque fois le micro et les auditeurs ?

Oui, c’est clair ! On est évidemment dans des métiers de passion donc c’est super de pouvoir faire ce métier-là. D’en vivre, c’est assez fou ! Cela s’est fait petit à petit, c’est quelque chose de fort, je trouve, de pouvoir parler chaque jour à tant d’auditeurs. Ce n’est pas commun.

Justement, en quelques mots, d’où vous vient cette passion de l’antenne ?

C’est venu assez vite, à la base c’est une passion pour la musique, mon père est musicien et chanteur donc j’ai toujours un peu grandi là-dedans. J’ai vraiment commencé et découvert la radio au lycée, j’étais dans une radio associative, comme beaucoup ont peut-être eu la chance de le faire. J’avais une émission le dimanche, de musique électronique, que je faisais avec deux à trois copains. Je venais chercher de la musique à Paris, je venais enregistrer les radios sur minidisques à l’époque. Ce qui me plaisait dans la radio, ce n’était pas forcément l’animation, même si j’en faisais, c’était plutôt de construire en fait l’émission et d’en faire l’habillage. Sur mes minidisques, j’avais mes jingles que je faisais sur mon ordi. Quand j’ai commencé à vouloir faire de la radio, l’idée était d’être producteur, de faire de l’habillage, de créer du son, des jingles, des pubs, des promos. C’est par là que j’ai commencé, je suis arrivé à Radio FG comme producteur. Pendant longtemps, je suis resté producteur et animateur en parallèle, avant de faire la matinale, avant d’être obligé par le temps que ça prend de devoir lâcher la production. Mais c’était mon premier métier et ma pression passion que de travailler le son.

Pour en revenir à vos émissions sur Virgin Radio, comment préparez-vous ces deux programmes ainsi que vos interventions à l’antenne ?

Le programme du 9h 30-12h est ce que l’on appelle, en radio, du flux. Donc c’est essentiellement de la musique et un accompagnement autour. Il peut y avoir des opérations avec des jeux, on aime bien être généreux et faire gagner les auditeurs. Dans ces cas-là, on a des axes, on sait de quoi on va parler dans l’émission parce que l’on a une opération, des choses à faire gagner, des calendriers faits autour de cela. Mais l’idée est de faire quelque chose le plus vivant possible, dans un cadre assez court. C’est un peu le défi du flux, ce sont des interventions qui sont courtes, qui doivent donc être efficaces et il faut faire de l’impactant avec une musique qui peut être la même tous les jours pendant une certaine période et, pareil, des opérations de jeu qui peuvent parfois courir sur deux à quatre semaines. Dans cela, il faut réussir à se renouveler à chaque fois, à trouver le petit mot, la façon d’apporter la chose, la liaison avec le titre d’avant, avec le titre d’après. En effet, cela demande de la préparation. Avant de passer en direct, on est là au moins une heure avant en général, pour écrire, préparer, positionner l’emplacement des speaks. Et, après, c’est parti, on appuie sur le bouton…

Pour « Le Lab », il n’y a, dans une émission d’interview, et vous le savez, pas de limite de durée de préparation. Après, c’est vraiment propre à chacun, chacun définit sa propre limite. J’ai du mal à ne pas connaitre parfaitement le sujet avant de me lancer, j’aime vraiment que l’artiste sente que je sais exactement quel est son projet, quel est son univers. En général, pour une interview, je consacre une demi-journée de préparation. Si j’ai envie de participer avec l’artiste, il peut m’arriver de préparer un titre au piano et, forcément, ça prend plus de temps. Ma méthode est, déjà, de faire le tour des réseaux sociaux, notamment Instagram, pour comprendre l’univers de l’artiste. Ensuite, évidemment, j’écoute l’album ou l’EP, c’est important pour le comprendre. Sortir des sons est essentiel à la radio, pour écouter au moins quinze à trente secondes d’une grande partie des morceaux, afin que l’invité puisse nous en parler. Il y a plein d’auditeurs qui vont écouter l’interview, parce que l’on est sur un grand média populaire, sans forcément connaitre l’artiste au départ et donc c’est aussi notre rôle de diffuser des extraits également de concerts ou de covers. J’aime bien, en tout cas, récupérer un maximum de sons autour de l’artiste et ça prend du temps…

Au-delà du contenu, les horaires de diffusion de ces deux programmes différent : une quotidienne qui accompagne les gens jusqu’à la pause déjeuner, une hebdo pour finir le week-end. Du coup, adaptez-vous le ton ou encore la forme en conséquence ?

Evidemment, il y a une plus grande liberté le dimanche soir. En semaine, les émissions se doivent obligatoirement d’être très efficaces sur la durée des interventions. Qui sont évidemment plus courtes. On est sur de l’accompagnement de gens qui sont au travail, qui sont sur la route et qui ont choisi Virgin Radio, une radio musicale, pour avoir de la musique. Le dimanche soir, c’est différent, l’horaire est moins stratégique, on accompagne des gens qui vont être en voiture, de retour de week-end, qui vont avoir une oreille plus disponible pour découvrir des choses. Les études montrent que plus la journée avance, plus les gens sont aptes à avoir de la nouveauté et à entendre des choses qui ne sont pas déjà dans leurs habitudes. Donc le matin est toujours très rassurant, avec des repères, avec des titres que les gens connaissent. Plus on avance dans la journée et la soirée, plus on peut se faire plaisir et plus les auditeurs vont accepter de découvrir des choses. « Le Lab » est de 20 heures à minuit, autant vous dire qu’on peut se faire un peu plaisir, surtout en fin d’émission.

Elle est construite en trois moments. La première pour l’interview, trois titres sont enregistrés en live avec les artistes et les musiciens et, autour, on échange pour découvrir l’univers du chanteur. Ensuite, il y a une partie de quota français, c’est une règle en radio. Plutôt que de le faire un peu bêtement, on le fait en découvrant un maximum d’artistes et de nouveaux talents. Donc, comme son nom l’indique, c’est une émission laboratoire. Avant qu’un artiste ne passe éventuellement dans le 9h 30-12h, il est travaillé, testé le dimanche soir, on fait découvrir un nouveau titre et on voit si ça prend. Dès fois, des morceaux restent sur cette tranche, d’autres, à l’inverse, basculent très vite dans les playlists de journée. C’est aussi l’intérêt de cette émission, que de découvrir des morceaux et artistes qui ne sont pas joués le reste de la journée. Enfin, à partir de 22h 30, on a complètement carte blanche avec Mickael, le programmateur de la radio. On laisse d’ailleurs une partie de cette carte blanche aux auditeurs, à 23h, ce sont eux qui choisissent les morceaux. On peut faire découvrir plein de choses, écouter des morceaux de concerts, des moments de live, …C’est vraiment très différent, les espaces de liberté et d’expression ne sont pas les mêmes entre mes deux émissions.

Justement, cette différence doit sans doute être aussi très complémentaire ?

Exactement ! Ce sont deux exercices dans lesquels il y a vraiment moyen de s’amuser parce que, certes il y a plus de liberté le dimanche soir mais le flux, je trouve, est quelque chose de très intéressant parce qu’il est plein de contraintes. C’est comme quand on crée de la musique, maintenant on peut tout faire sur ordinateur et avoir n’importe quel instrument, on peut très vite se retrouver dans le flou, se perdre, ne pas forcément prendre plus de plaisir que cela, alors que, si on se met soi-même des contraintes ou qu’on les a, ce qui est le cas à la radio, on a alors un espace avec un vrai défi. Le défi, ici, c’est une intervention qui va faire de vingt à quarante-cinq secondes, qui va être autour d’une programmation musicale très travaillée, très stratégique et le but est d’être impactant, efficace dans tout cela.

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Heureusement pour moi, ce sont généralement des retours très positifs. On est quand même sur une époque compliquée de réseaux sociaux mais, sur deux émissions musicales, on a rarement des retours négatifs. Donc ce sont plus des messages de remerciements. Les gens nous parlent de leurs habitudes d’écoute. Ce qui est vraiment touchant, c’est d’avoir ces témoignages de « vous faites partie de mon quotidien », c’est fort !

Je reçois aussi souvent des demandes de fans qui aimeraient avoir tel ou tel artiste le dimanche soir, on essaie mais on est aussi beaucoup liés à l’actualité des artistes, qui font la tournée des médias sur un ou deux jours seulement.

Quels seront d’ailleurs vos prochains invités ?

Nous allons avoir Aimé Simone, on est vraiment dans le côté découverte de talents, c’est un vrai talent, il est nourri par tous ses voyages, il a habité Berlin, il a fait de la techno. Inspiré de tout cela, il fait ce qu’il appelle de la post-pop. Dans l’émission, il va pouvoir nous expliquer ce qu’il entend par là, tout en prenant le micro.

Derrière, ce sera « Ephémère », le trio formé par Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye. J’avais eu la chance de les recevoir tous les trois mais séparément dans l’émission. C’est encore autre chose de les recevoir tous les trois ensemble. Ils sont vraiment potes, ils ont quand même été nommés en même temps aux Victoires de la musique pour le meilleur album, finalement c’est Benjamin Biolay qui a gagné. Ils étaient tous les trois, avec leurs albums, face à lui pour la cérémonie, ils en ont fait une chanson d’ailleurs, ils vont nous raconter cela, qui s’appelle « On a kidnappé Benjamin Biolay ». En fiction dans leur album, ils imaginent qu’ils ont volé la victoire de la musique et, après, ils essaient de lui rendre mais ça part un peu en live…Ils vont nous raconter comment ils ont eu cette idée, comment ça s’est passé. L’idée sera aussi de laisser faire parler la magie du live, on va les écouter sur quelques morceaux du projet qui rassemble sept titres.

Au 1er janvier prochain, Virgin Radio redeviendra Europe 2. C’est là aussi un changement important pour la station…

C’est un grand changement, effectivement. Cela occupe les journées d’une grosse partie de l’équipe depuis au moins cet été, voire même avant. Il faut imaginer ce que c’est que de changer le nom d’une radio pour une radio qui est, en plus, un réseau. Il y a des logos partout en France, ils doivent tous disparaitre le 31 décembre. Chaque visuel, chaque citation de Virgin Radio devra avoir disparu le 1er janvier. Donc c’est un grand défi. Pour ma part, dans « Le Lab », on a démarré dès septembre des émissions dans lesquelles n’apparait pas le logo Virgin et ne sont pas prononcés les mots « Virgin Radio », pour que l’on puisse les garder à partir de janvier en podcast audio et sur la chaine Youtube de la radio. Je ne voulais pas que tout disparaisse, ce sera déjà le cas sur les autres archives, ce qui me rend triste donc je voulais au moins conserver les dernières semaines.

Mais c’est une toute petite partie, dans un océan de choses qui sont à faire pour ce changement. Ce qui est très excitant évidemment, c’est que ce changement signifie une nouvelle identité visuelle, un nouvel habillage sonore, de nouvelles voix-off peut-être. Donc c’est en même temps énormément de travail et énormément d’excitation.

Pour terminer, très simplement, après bientôt trois mois d’antenne cette saison, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que l’on continue à s’éclater, que les artistes puissent continuer à venir. On a quand même connu la période où l’on a fait du bricolage d’interviews, en essayant de trouver des parades techniques. C’est vrai que quand les artistes ont commencé à revenir dans les locaux, que l’on a pu rediscuter physiquement avec eux, les enregistrer dans nos studios, faire des sessions acoustiques spécifiquement pour nos auditeurs, oui, ça nous a fait un grand bien. Déjà, si on pouvait continuer comme cela, avec le passage à Europe 2, à accueillir autant voire plus – c’est peut-être ce qui est prévu- d’artistes, à faire du live, à aller à la rencontre des gens en région, à diffuser les bonnes ondes de musique de Virgin Radio qui sera Europe 2, je serais très content !

Merci, Paul, pour toutes vos réponses !

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RMC : Flora Moussy nous parle de son émission de radio diffusée chaque week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Flora,

Quelle joie d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

Depuis la rentrée, nous pouvons vous retrouver chaque week-end sur les antennes radio de RMC, à l’animation d’« Intégrale sport ». A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de participer à cette nouvelle aventure, après plusieurs années de télévision ?

Oui ! Alors, c’est beaucoup de joie maintenant. Au début, quand on me l’annonce, c’est un peu de stress quand même parce que je n’avais jamais fait de radio. C’était un média que je ne connaissais pas du tout, je n’étais vraiment pas familière à cet univers-là. On travaille tous ensemble dans le même lieu, je connaissais un peu les personnes de loin mais on découvre un autre univers, une autre façon de travailler. Ce n’est pas du tout le même fonctionnement que la télé, ce ne sont pas les mêmes automatismes, ce n’est pas la même façon de parler, ce n’est pas la même façon d’écrire, il y a plein de choses à réapprendre. Quand ça fait dix ans que l’on bosse à la télé, d’un coup ça fait un peu bizarre, on repart sur de nouvelles bases mais il y a un côté challenge qui est super intéressant. Parce que, justement, quand on est habitué à faire tout le temps les mêmes choses, c’est bien aussi, à un moment donné, d’avoir un petit peu de challenge et de se dire que l’on va changer. Il y a aussi ce côté diversification, on sait que l’on est capable de faire plein de choses différentes et cela également est vraiment cool. Maintenant je suis très heureuse de le faire, au début c’était beaucoup de stress quand même.

Vous parliez de diversification de supports, il y a également une diversification à l’antenne des sports abordés, en fonction de l’actualité des week-ends. Cela fait sans doute partie de l’ADN de ce programme ?

Vous avez tout à fait raison. Même si j’ai fait principalement du foot, j’ai quand même fait énormément de choses différentes, de l’athlétisme, de la gym, du rugby, du tennis…Là, tous les week-ends, il y a du foot évidemment avec la Ligue 1 mais il y a beaucoup de TOP 14. Donc, oui, on s’intéresse à plein d’autres sports. On a parfois du cyclisme qui rentre, là ça va être le début de la saison des sports d’hiver donc il y a beaucoup de ski et de biathlon qui vont rentrer. C’était aussi cela qui me plaisait dans le fait de venir à la radio, moi qui suis, de base, très omnisports. J’aime beaucoup le foot mais, à très haute dose, ça veut vite devenir une overdose donc j’aime bien faire autre chose et c’était vraiment aussi le petit plus de la radio. C’est aussi pour cela que j’étais vraiment contente de le faire. Cela me manquait de ne pas parler d’autre chose que juste du foot, ça me manquait vraiment de juste regarder autre chose. Quand on faisait « PL Live », c’était dix heures d’antenne le samedi et pareil le dimanche. On ne voyait que la Premier League et, même si j’adore ça, du coup maintenant c’est l’inverse, je ne vois plus les matchs de Premier League, ou très peu donc ça inverse totalement les choses.

Face à cette pluridisciplinarité sportive, en amont de l’antenne, dans la semaine, la charge de travail pour la préparation doit sans doute être importante, en plus de tous les lives pendant l’émission ?

Exactement ! En fait, «Intégrale sport » est principalement basée sur les lives. Maintenant, on est tributaire principalement de ce qui se passe pendant les matchs mais il y a tout un contexte, il faut connaitre les enjeux, il faut connaitre l’arrière-plan qui se passe autour des deux équipes, du contexte et cela se travaille évidemment en amont. Après, je n’ai pas que la radio, j’ai des semaines bien remplies, surtout les semaines européennes donc, du coup, je n’ai pas forcément toujours beaucoup de temps pour préparer les week-ends de radio. C’est pour cela que c’est important de travailler avec les producteurs que l’on a, qui vous nous aiguiller et nous aider. Sans oublier les reporters qui sont sur les matchs, on passe un petit coup de fil, « dites-moi quels sont les enjeux principaux autour de ce match là », on les détermine avec eux. Cela nous aiguille et nous fait gagner un peu de temps sur la préparation de l’émission parce que ce sont tellement de choses différentes. Il y a, par exemple, quatre affiches sur un multi de TOP 14 donc il y a huit équipes à préparer, ça fait beaucoup. Après, ce sont un petit peu tout le temps les mêmes qui reviennent donc, au final, c’est actualiser au fur et à mesure des semaines les résultats des équipes, les principaux enjeux, c’est lire « L’Equipe » tous les jours, c’est être informé de tout mais c’est vrai que, dès fois, c’est compliqué. Si on lâche une journée, on a d’un coup un retard et on se dit que ce n’est pas possible.

Pendant les heures d’antenne, vous devez sans doute avoir les yeux partout. Ce qui amplifie l’importance de l’interaction forte avec la régie ?

Totalement ! C’est vrai que c’est très important. On essaie d’avoir les yeux partout mais, dès fois, c’est compliqué. Sur le multiplex TOP 14, il se passe tellement de choses rapidement que c’est très compliqué d’avoir des yeux partout. Surtout pour un sport comme cela où il y a parfois des arrêts de jeu, des vérifications, des checks vidéo. Là, c’est vraiment le travail du producteur, qui est en régie et dans notre oreille, d’avoir lui les yeux partout. En plus, il est en contact avec les reporters qui sont sur place qui commentent les matchs. Ce sont souvent eux qui vont lui dire qu’il y a eu un essai ou encore un carton rouge. On va alors les voir en fonction de cela. C’est vraiment eux, pour le coup, qui nous aiguillent ou qui entrent dans le live. Par exemple, je suis sur la Ligue 1 et il y a un essai au Stade Français, le reporter crie « essai au Stade Français » et, tout de suite, c’est lui en fait qui me coupe la parole à ce moment-là. On fait vivre le live selon les priorités et c’est vrai qu’avoir les yeux partout nous fait ressortir des trois heures en étant bien essoré.

 

 

Vous évoquiez précédemment les différences dans la façon de parler entre la télévision et la radio. Justement, est-ce aussi votre rôle d’adapter vos mots et votre intonation à ce qui se passe dans le live ? Ou êtes-vous davantage dans la coordination et charge au reporter sur place d’être en phase avec ce qui se passe au stade ?

Il y a les deux. Mon rôle est une espèce de travail de chef d’orchestre où c’est évidemment moi qui donne le ton. Il faut évidemment prendre conscience de l’évènement qui est en train de se passer, de est-ce que ça nécessite d’avoir un ton plus grave, d’avoir un ton plus enjoué, d’avoir un ton plus interrogateur. En fait, il faut avoir conscience de cela mais on se repose, quoi qu’il en soit, sur les reporters et sur ceux qui commentent. Après, si eux ne sont pas au ton imposé par le live, c’est à moi effectivement de le donner et à eux de suivre derrière. Mais c’est moi qui mène et gère tout. Parfois, c’est compliqué, on est bercé par ce que le reporter nous dit et on a tendance, comme on gère plusieurs choses en même temps, à ne pas forcément avoir le recul sur l’instant. Parce que la radio, c’est aussi plein de mécaniques que l’on a en tête en permanence, de timing ou d’heure de pubs, de JT avec les infos…il y a plein de trucs à avoir en tête et, parfois, ça empiète un peu sur notre perception des choses, de l’instant et du live. Là, c’est vraiment au reporter et au producteur en régie de nous aiguiller. Mais, principalement, oui, quand on est à cette place, c’est à nous de vraiment mener les choses.

En ce début de saison, certains moments d’antenne, plus encore que les autres, vous ont-ils particulièrement marquée ?

C’est une bonne question. Il y a dès fois où ça peut être très compliqué s’il ne se passe rien sur le match que l’on couvre. Le dimanche, je fais le 13h-15h, le match de Ligue 1 de 13h n’est, de très loin, généralement pas la meilleure affiche du week-end. Ça peut arriver, parfois, que les matchs ne soient vraiment pas dingues. Dans ces cas-là, ça peut être très très long, pour moi, pour le consultant ou la personne qui commente. C’est vrai que, à ce moment-là, il faut avoir la dérision de dire « oui, on ne s’éclate pas, ce n’est pas la folie » mais, en même temps, il faut aussi se rendre compte qu’il faut combler l’antenne à ce moment-là. S’il ne se passe rien sur le match, on ne peut pas continuer à le commenter. Il faut avoir le recul de se dire qu’il faut passer à autre chose. Ce qui me marque plus dans ces antennes-là, c’est ça, c’est d’avoir en même temps la tête au live, à ce qui suit derrière, d’avoir conscience de ce qui est en train de se passer devant mes yeux,…il y a tellement de choses à penser en même temps. C’est donc plus un ensemble que je retiens. Quand on se dit qu’on se laisse porter par le live, il y a toujours ce doute de se demander ce que l’on fait s’il ne s’y passe rien.

Parmi les évènements marquants à venir, n’oublions pas bien sûr la coupe du monde de football au Qatar qui va sans doute bouleverser l’antenne et les programmes de la radio ?

Totalement ! L’antenne va être complètement axée sur cette coupe du monde. Il y a des matchs toute la journée, RMC voulait qu’il y ait une antenne presque globale de football et, du coup, en fait, ils gardent la grille normale et ont créé une radio digitale qui va venir combler les moments d’antenne qui ne sont pas du sport. Ceux qui voudront du sport H24 iront sur cette radio digitale, sur laquelle je vais travailler. Je serai notamment sur une matinale, ce sera encore un autre rythme de vie à appréhender. C’est vrai que la coupe du monde est le moment le plus important. Pour un journaliste de sport qui aime le foot, ça reste un évènement qui est absolument énorme. Il faut être à la hauteur de cet évènement-là, beaucoup de gens partiront sur place, RMC a vraiment mis l’évènement au cœur de tous les débats, on commence d’ailleurs à en parler au fur et à mesure. Pendant ce mois-là, ça va être le principal thème sur toutes les antennes, c’est sûr.

Merci, Flora, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Virgin Radio : Fabien Delettres évoque le nouveau morning de la station !

Publié le par Julian STOCKY

@ Jack Tribeca / Bestimage / Virgin Radio

 

Bonjour Fabien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée, nous pouvons vous retrouver dans le nouveau morning de Virgin Radio, « Le Morning sans Filtre ». À titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous de faire partie de cette belle nouvelle aventure ?

Vous avez très bien résumé ce que je ressens, c’est vraiment un énorme plaisir de me lever, ce qui est peut être un petit peu curieux quand on se lève aussi tôt. C’est vraiment du plaisir parce que je m’amuse énormément. J’avais eu une expérience du morning il y a dix ans, avec Cyril Hanouna, je savais comment ça se passait. Déjà à l’époque, j’avais pris beaucoup de plaisir mais je l’avais un peu oublié. J’ai beaucoup muri aussi, avant j’étais un peu un fou-fou, maintenant je ne me suis pas forcément calmé mais déjà je suis beaucoup moins stressé, pour ne pas dire pas du tout. Donc j’aborde les émissions complètement différemment et j’ai la chance aussi d’avoir un rôle qui est vraiment cousu main pour moi. On est trois, il y a Guillaume Genton, qui est le leader et Diane Leyre, Miss France 2022 actuellement en règne, qui est beaucoup plus que la touche féminine. Elle est une co-animatrice vraiment dans l’air du temps, qui, malgré le titre et l’image qu’elle doit faire valoir, est vraiment bien ancrée dans la réalité, elle est une femme moderne, féministe et elle est vraiment là pour apporter un équilibre dans toutes nos discussions. J’ai le rôle que j’adore, à l’époque on disait un snipper, celui du rigolo de la bande, je n’ai pas la pression de ce que je vais dire, de savoir si ce que je vais apporter comme argument va faire bouger les choses. La seule mission que l’on me confie et qui me va tout à fait, c’est de faire rire, d’être drôle et, surtout, d’apporter de la légèreté à n’importe quel sujet.

Cette matinale est construite de manière un peu originale par rapport à ce qui se fait actuellement, le pari a été fait de tenter une matinale beaucoup plus portée sur l’actu, le direct, le débat et donc, dès fois, il y a des sujets qui peuvent être non pas lourds mais un peu sérieux et dans lesquels, tout de suite, je suis là pour amener une légèreté et rappeler que l’on est le matin, que l’on doit se divertir, que l’on peut apprendre plein de choses mais surtout pour que ça se fasse dans la bonne humeur.

Justement, quand on est à l’antenne le matin, de 6h à 9h 30, face à des auditeurs qui, pour la plupart, sont en train de se réveiller, de prendre leur petit-déjeuner ou déjà de travailler, adaptez-vous votre ton ? Ou pourriez-vous avoir le même ton à midi et à 18h ?

Vous avez parfaitement raison, on s’adapte. Je vais même vous dire, on s’adapte à chaque heure parce que l’on sait, par des études faites par des spécialistes, ce que font les gens à chaque heure. Déjà, on ne crie pas, mais on met de la bonne humeur, sans hurler. On sait que l’on s’adresse à un public qui se situe entre 25 et 50 ans. Donc, lors du choix des sujets, on va aller plus vers des sujets d’actu pour adultes, dans lesquels il peut avoir aussi bien de la profondeur que de la vie quotidienne. Ça peut être des sujets pour les parents car nous sommes écoutés par beaucoup de mamans.

Je vous disais que l’on adaptait aussi en fonction des horaires. Par exemple, tous les sujets qui vont concerner la famille pure vont être placés entre 7h et 8h parce qu’on sait que c’est le moment où les parents sont en train de s’occuper de leurs enfants. On fait aussi des infos si possible assez courtes parce qu’on sait que ça passe de la salle de bain au petit déjeuner, tout en allant très vite. Entre 7h 45 et 8h 15, on est sur le trajet du boulot ou de l’école donc on adapte les messages et les infos par rapport à cela. On adapte aussi naturellement notre façon de parler, on fait attention au choix des thèmes et des mots. Il n’y aura rien sur la séduction ou sur des sujets qui pourraient être un peu grivois. Ce sont des choses très drôles que l’on peut s’autoriser en matinal mais à d’autres moments, par exemple « 6 personnes sur 10 ont déjà eu une relation intime au bureau » est un thème qui sera traité entre 6h et 7h ou 8h et 9h.

C’est donc une manière de parler, mais aussi une manière de réfléchir différemment en fonction de l’heure.

Après ces premiers temps d’antenne, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs notamment ?

Tous les retours que l’on a en interne sont très bons, je pense que l’on a réussi à faire ce que l’on annonçait, c’est-à-dire apprendre en s’amusant. Quand vous écoutez chaque intervention des animateurs entre 6h et 9h 30, vous apprendrez quelque chose. Vous aurez ri (je l’espère) et quoi qu’il arrive, vous aurez appris quelque chose. Cela était très important pour nous. En moyenne, on développe 6 sujets par heure, on a énormément d’intervenants. Dès que l’on parle d’un sujet, on essaie d’avoir ou la célébrité qui est concernée ou un expert, voire même il peut être sympa de mettre en relation un auditeur qui n’est pas d’accord avec la célébrité. C’est vraiment un objectif que l’on a réussi à atteindre et on en est très content.

Pour vous redonner l’historique, il y a eu pendant 7 ans Camille Combal, ce qui est énorme, l’habitude d’écoute est très grande, un lien s’est tissé entre les auditeurs et l’équipe. Camille est parti mais la totalité de son équipe est restée, il a été remplacé par Manu Payet. Donc même si les gens ont été tristes du départ de Camille, ils ont sentis une certaine continuité avec Manu et tout le reste de l’équipe. Après deux années animées par Manu, nous arrivons avec une vraie cassure, Virgin Radio a fait ce choix éditorial de changer complètement. On arrive sur un poste occupé précédemment par des gens qui avaient établi un vrai lien avec les auditeurs, avec un programme qui n’a rien à voir avec ce qu’il y avait avant. Donc on a la responsabilité de ne pas faire partir les auditeurs qui étaient là avant, qui sont encore dans les réflexes d’écoute que l’on avait avant et, surtout, d’accueillir des nouveaux. En revanche, ceux qui étaient là, et je le comprends, sont perturbés et ne reconnaissent plus leur émission. Mais, il faut le savoir, c’est le cas de toute nouvelle émission qui arrive. En moyenne, on estime qu’il faut entre 3 et 6 mois pour que ces gens-là s’adaptent et trouvent leur compte.

 

@ Jack Tribeca / Bestimage / Virgin Radio

 

Après ces premières semaines, vous n’êtes plus en phase de rodage mais vous continuez sans doute à affiner, à peaufiner, émission après émission, le contenu pour être toujours plus précis et plus lisibles pour les auditeurs ?

Vous avez tout à fait raison, ce que vous dites est pertinent, c’est exactement ce que l’on est en train de faire. On a ajusté beaucoup de choses, notamment au niveau du contenu. Par exemple, le premier jour, on s’est nous-même dits que nos sujets étaient peut-être trop sérieux et, très vite, on a pris un virage, on ne s’interdit de ne parler de rien mais si le sujet n’apporte aucun côté divertissant, on l’élimine. On s’adapte également à l’actualité. Je pense par exemple au décès de la reine d’Angleterre, où notre émission était déjà prête pour le lendemain au moment de l’annonce. Mais il ne faut pas que l’on se trompe, nous ne sommes pas sur une ligne éditoriale d’info pure mais comme on annonce que l’on est dans l’actu, on ne peut pas faire l’impasse sur LE sujet dont tout le monde a parlé. Mais toujours en restant dans notre ton. Donc nous avions décidé, avec notre équipe de 8 à 10 personnes, de venir encore plus tôt le lendemain avant l’émission pour la préparer différemment. Nous avions conservé quand même tous nos rendez-vous mais on avait consacré, je crois, 12 minutes par heure non pas à parler de la reine en elle-même et de son décès mais à écouter et commenter comment avait été traitée l’annonce de son décès par tous les médias. On avait aussi voulu vraiment rester sur de la légèreté : qu’est-ce que la reine avait changé ? Qu’est-ce qu’elle avait d’original ? Pourquoi est-ce un évènement historique ?

Evidemment, pendant tous ces moments-là, je ne me suis autorisé aucune vanne, aucune ironie, par respect pour la personne. Je ne suis pas là pour choquer, on peut être impertinent mais pas sur un sujet aussi lourd que le décès d’une personne la veille au soir. Donc on n’avait pas changé toute l’émission mais on avait quand même consacré un long moment à cette actualité, en essayant de le faire différemment des matinales d’infos.

Sans dévoiler de grand secret, quelle est une journée type de travail pour la matinale ?

L’émission finit à 9h 30. On s’autorise 10 minutes pour boire un café et rigoler, avant un débrief pendant 25 minutes avec le nouveau directeur d’antennes, qui nous dit ce qui a été, ce qui n’a pas été et qui peut être amélioré. Tout de suite après, pendant une heure et demie à deux heures, on discute avec les équipes (journalistes, auteurs, producteur, animateurs) pour se mettre d’accord sur ce que l’on va faire le lendemain. Là, on se répartit les tâches, une partie des équipes cherche les sons qui vont agrémenter les sujets, on lance les thèmes sur les réseaux afin d’avoir des auditeurs pour le lendemain, je réfléchis à ce qui peut être rigolo, par exemple un défi téléphonique, en testant des choses que l’on peut lire. C’est quelque chose qui m’amuse pas mal.

Par exemple, le premier jour, des gens disaient que tout le monde pouvait s’inscrire sur Doctolib. Je m’étais dit que c’était rigolo et que j’allais le faire. En faisant cette blague, ça a marché, en 30 minutes j’étais naturopathe, ça a fait sourire, ça a mis le bazar et je ne l’ai pas fait pour rien, Doctolib a dit qu’ils allaient changer leurs méthodes d’admission des praticiens. Ou encore j’avais lu et moi-même constaté en Bretagne que les toilettes des gares SNCF étaient devenues toutes payantes. En plus, ils ont fait des choses qui paraissent assez dingues, comme des cartes de fidélité. Pour 10 pipis payés, 2 sont offerts, ce qui est assez incroyable. Typiquement, cela m’a fait rire et je me suis dit que j’allais appeler la SNCF pour leur demander si c’était pareil quand on fait un petit pipi, un gros pipi…Le journal 20 Minutes a enquêté après nous, pensant que nous faisions une blague. Effectivement, la SNCF a confirmé et, avec le recul, ils se sont dit que c’était un peu invraisemblable et ont décidé de retirer cette tarification pour réfléchir à une autre manière de proposer ce service. Donc, en faisant une blague, tout en parlant de l’actualité, on a fait bouger quelques petites lignes. C’est assez rigolo et ça me plait vraiment. C’est de la blague intelligente, qui va tout à fait bien dans l’esprit de notre émission.

Pour en revenir à notre journée de travail, en tant que coordinateur artistique, je vérifie ensuite que tout est bien calé, je valide ce que l’on fait avec les invités. On aime bien leur offrir des petits cadeaux donc on se renseigne sur ce qu’ils aiment. Par exemple, Juliette Armanet est venue et on savait qu’elle aime bien écrire ses chansons en Bretagne. Cela tombe bien, je suis breton donc je lui ai préparé un cadeau avec un pack 100% breton : un ciré, un bol à son prénom… Pareil, on avait lu qu’elle aimait les Danette donc, pour rigoler, on en avait pour l’accueillir. Tout cela met l’artiste dans une bonne ambiance, ça lui montre que l’on s’intéresse à lui donc il se sent bien accueilli, ce qui l’incite à être généreux à l’antenne. Ceci préparé, il est 14h, chacun rentre chez soi et fait une sieste. Vers 18h 30, d’un commun accord, tout le monde se reconnecte, on rediscute des éventuelles nouveautés de l’après-midi et on vérifie que tout est ok. Il faut dire la vérité, c’est vraiment un très gros boulot, c’est arrivé que l’on continue à s’échanger des messages avec les équipes jusqu’à 22 ou 23h, alors que l’on conseille vraiment à tout le monde de stopper tout à 22h. Mais il y a une telle énergie, une vraie bonne ambiance, tout le monde a envie que ça cartonne, que, pour le moment, on ne compte pas nos heures. Parce qu’à 5h du matin, tout le monde est présent, une heure avant l’émission, pour relire une dernière fois tout ce que l’on va faire ensemble. On laisse place évidemment à la bonne humeur et au naturel mais il faut être préparés.

Malgré ce rythme intense, cela doit être un vrai plaisir de tous vous retrouver chaque jour ?

Vous avez tout à fait raison, s’il n’y a pas une bonne ambiance ni une confiance les uns envers les autres, ainsi qu’un investissement à chaque poste, c’est très compliqué. Sur une matinale, il faut trouver un équilibre parce que c’est très fatigant. A l’antenne, il faut être très performant et, effectivement, si on sent des gens qui ne sont pas aussi investis les uns que les autres, ça peut être compliqué. Surtout quand on parle d’actu comme nous, il faut être dans le chaud, tout en étant dans le showJ. On est obligés d’être sur le qui-vive de ce qui se passe, on ne peut pas prendre beaucoup d’avance. Le rythme est en train d’être trouvé progressivement. J’ai muri par rapport à il y a 10 ans, j’ai plus confiance, j’ai plus d’expérience, je connais les réflexes donc je suis moi-même mieux organisé, à l’antenne et hors antenne. J’arrive à un moment de ma vie où je pense être mûr pour faire ce que je fais et j’ai de la chance d’être tombé sur cette radio qui cherchait à renouveler ses animateurs, j’ai passé les essais, j’ai été pris, j’ai une bonne étoile… l’étoile Virgin Radio J.

En conclusion, à l’aube de cette nouvelle saison et de cette nouvelle aventure, que peut-on vous souhaiter ?

Ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que l’on trouve nos marques, que les nouveaux auditeurs s’intéressent à nous, que l’on continue à avoir des reprises, à arriver à créer de l’information – on ne parle pas que d’actu, on fait l’actu. Il y a quelques jours, 9 minutes après la sortie d’une info dans la presse, nous avons réussi à faire réagir l’intéressé (Jean-Pierre Foucault en l’occurrence) pour démentir l’info de l’article. C’est quelque chose d’assez exceptionnel et les gens ont repris Virgin Radio ainsi que l’émission sur ce sujet. La présence de Miss France 2022 nous aide, dès que Diane dit quelque chose, ça devient une information : quand elle dit qu’elle est en couple, tout de suite une reprise est faite.

Donc ce que l’on peut nous souhaiter, c’est que l’on trouve notre public, que l’on continue à être vecteur d’informations, créateur d’informations. Il y a quelque chose de très important pour le groupe, c’est que, au 1er janvier, Virgin Radio va redevenir Europe 2. C’est un passage toujours compliqué pour une marque, les études disent que, quand une marque change, les gens pensent que c’est un nouveau média. Donc il va falloir que l’on ait les reins solides et que l’on croie en nous.

Je nous souhaite aussi de continuer à prendre autant de plaisir entre nous, je suis très heureux, chaque matin, de retrouver Guillaume et Diane, on s’entend vraiment très très bien, pourtant on a des personnalités complètement différentes mais on a réussi cette alchimie, c’est top. A titre personnel, à côté de la radio, j’écris des livres, des BD notamment et je me souhaite la sortie du tome 2 de « Tout est bon dans le breton ! ». Je sors également un livre de contes pour les enfants, où de façon humoristique, je détourne les contes, comme s’ils se passaient en Bretagne. Mon actualité littéraire est intense, j’ai également un autre livre qui va sortir l’année prochaine pour la Saint-Valentin, qui s’appelle « Pourquoi les femmes tombent toujours sur des connards ? » et j’ai également un jeu de société, « Tuikroiz », qui devrait sortir d’ici quelques mois et que j’espère pouvoir faire gagner sur Virgin Radio. Donc je me souhaite également de m’amuser autant à la radio qu’en dehors car j’ai toujours aimé diversifier mes activités, que je kiffe à fond.

Merci, Fabien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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M Radio : Julie Keukelaere évoque ses nouvelles émissions et en profite pour nous raconter sa passion du métier !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Depuis la rentrée, on peut vous retrouver 7 jours sur 7 sur les ondes de M Radio, de 13h à 16h en semaine et un peu plus tard dans l’après-midi le week-end. A titre personnel, on imagine sans doute le plaisir et la joie que cela doit être pour vous ?

Ah oui, c’est un plaisir d’être sur M Radio parce qu’il y a vraiment une ambiance particulière et puis les auditeurs sont très présents. Il y en a certains qui nous retrouvent sur les réseaux sociaux. M Radio a vraiment sa propre marque et nous laisse libre d’être qui on est. Du coup, on passe vraiment un bon moment avec les auditeurs et les auditrices, c’est particulier, c’est un échange, on n’est pas juste la voix machinale qui va lancer des titres puis revenir pour en annoncer des nouveaux, on est là pour partager de vrais moments, c’est vraiment sympa.

Vous retrouvez donc les auditeurs en semaine mais aussi le week-end. Adaptez-vous votre ton et les thèmes abordés en fin de semaine notamment ?

Dans le style en lui-même, je reste la même, ma personnalité ne va pas changer. Après, ce qui va changer, c’est certainement au niveau des infos. En week-end, on va être plus léger, on est moins redirigé vers les cadeaux à gagner, c’est plus détente, il faut apporter des petits sujets brefs et légers. La semaine, on a toujours ces sujets légers mais il y a quand même pas mal d’actualités qui se passent à l’antenne, qu’il faut évoquer. Comme par exemple Patrick Bruel qui est passé il y a quelques jours, ou encore Kendji. C’est dense mais, après, il n’y a pas non plus une nette différence. On n’a pas les mêmes auditeurs, ce n’est pas le même audimat mais, sensiblement, ça reste la même chose.

Justement, comment se fait les choix des thèmes et, ensuite, comment préparez-vous leur contenu ?

Dans ma façon de travailler, je laisse vraiment place à la spontanéité. C’est vraiment super important pour moi. Si j’écris tout ce que je vais dire, on va s’ennuyer, ça va juste être dit et ce ne sera pas partagé. Donc ce qui est important pour moi, c’est que les auditeurs et auditrices se sentent interpellés par ce que je dis. Du coup, vraiment, c’est comme si je les avais en face de moi. Quand je suis derrière mon micro, j’ai l’impression d’avoir les gens en face de moi et c’est une discussion qui va s’installer. Je pose régulièrement des questions, je les interpelle sur certaines choses.

Concernant les thèmes, selon la musique, il peut y avoir un titre qui va m’évoquer une idée. Et je vais par exemple ressortir un chiffre que j’ai entendu le matin. C’est vraiment comme une discussion, quand on voit des personnes on ne sait pas auparavant ce que l’on va dire et puis, au final, ça vient naturellement. C’est un peu la même chose. C’est quelque chose qui est important pour moi. C’est une méthodologie de travail qui a été longue à mettre en place, au début je n’étais pas comme cela, mais qui devient très importante parce que c’est plus sympa pour moi. Je pense que, pour les auditeurs et auditrices, c’est plus sympa aussi.

D’ailleurs, quels sont les premiers et principaux retours que vous avez pu avoir sur cette nouvelle programmation ?

J’ai quelques personnes qui m’ont contactée sur les réseaux sociaux et les gens qui m’écoutaient tous les soirs sont déçus parce qu’ils ne peuvent pas m’écouter l’après-midi. Après, il y en a qui savent exactement ce que je fais, ils m’avaient remarquée le matin cet été, j’ai des petites remarques dans la bienveillance, les gens sont toujours sympas. Mais c’est vrai qu’on les sent attachés, je ne suis pas juste la voix qui va leur parler. Mais cela reste une petite poignée d’auditeurs. Pour les autres, c’est dans leur cours de journée et, oui, ils étaient attachés à cet horaire-là et, maintenant, je pense qu’il faut le temps que ça se remette en place. Il y en aura certainement des nouveaux et des nouvelles qui vont être curieux de savoir qui se cache derrière la voix.

Plus globalement, c’est vrai que la radio est un média de voix mais aussi de rendez-vous et de fidélité pour les auditeurs…

Oui, c’est pour cela que, nous, en tant qu’animateur et animatrice, on se doit de ne pas copier-coller nos émissions, jour après jour. J’essaie de varier un peu et d’avoir un rendez-vous différent tous les jours. La journée est différente pour tout le monde chaque jour…On parle de soi aussi, on le dit quand on ne s’est pas réveillé à l’heure, ça peut être sympa aussi d’avoir ce partage, il faut que les auditeurs se retrouvent dans ce que nous vivons aussi, c’est important.

En termes d’organisation, comment procédez-vous ?

Ce que je fais, c’est que je vais recevoir les programmations et je ne vais pas enregistrer une émission puis arrêter. Il faut absolument, pour moi, que je sois dans l’univers M Radio, c’est super important. Non pas que je change de personnalité à chaque fois mais, en fait, si on veut se plonger dedans, il faut absolument en faire plusieurs. Je suis en voice-track, du coup j’enregistre deux à trois émissions d’affilé mais pas toute la semaine d’un coup, sinon ça devient trop rébarbatif. Deux à trois, c’est très bien, on a le temps d’être à l’aise et, après, je passe à autre chose, comme ça je prends du plaisir en enregistrant avec une autre radio.

En plus de M Radio, on peut vous retrouver à d’autres endroits de France, pour un panel radiophonique assez diversifié et élargi pour vous.

Oui, j’ai des radios qui n’ont pas toute le même format, ni la même région. En fait, selon les régions, alors c’est peut-être un peu cliché de dire cela, mais il y a quand même des choses à respecter. Le pain au chocolat, la chocolatine alors que, nous, dans le nord de la France, on dit le petit pain au chocolat…Après, on en rigole. Je ne cache jamais mes origines du nord parce que mon accent, par moment, s’entend quand même.

Chaque radio est différente et a des règles différentes. La programmation l’est aussi. Après, il y a des choses qui se ressemblent. Ma personnalité reste la même mais je m’adapte à ce que l’on me demande.

 

 

Même si c’est un vrai exercice de jonglage, ce doit être très enrichissant d’avoir ce panel-là de jeu ?

J’aime beaucoup cette façon de travailler et je pense que j’aurais du mal à décrocher. Mon conjoint m’a déjà demandé, si un jour où on me proposait une super émission, si j’arrêterais tout. Franchement, ce serait compliqué pour moi parce que le voice track n’est pas juste une façon de gagner ma vie, c’est aussi une façon de faire de la radio. Alors, n’en déplaise à certaines personnes qui ne supportent pas les animateurs et animatrices en voice track, il y en a quand même beaucoup qui pensent que nous sommes des sous-animateurs. Ce n’est pas vrai, quand on entend la radio, on se rend compte que nos émissions sont mieux préparées, on est plus dedans.

Après, du coup, je ne voudrais pas revenir en direct, le voice track est vraiment super riche. J’ai plusieurs interlocuteurs, plusieurs façons de travailler, plusieurs façons de voir, il faut toujours se remettre en question, c’est super important. Le fait de travailler avec autant de personnes différentes permet de vraiment capitaliser d’une station à une autre. J’aime vraiment cet enrichissement, je pense que j’aurais peur de m’ennuyer si je ne faisais qu’une radio, c’est même sûr je m’ennuierai. Ca deviendrait beaucoup plus monotone.

En tout cas, la radio et vous, c’est une longue histoire…Ce média est une vraie passion pour vous…

Ah oui, ça a commencé toute petite. J’avais 8 à 9 ans, j’ai commencé à écouter la radio le soir, en me disant que c’est génial. Je me souviens que j’écoutais aussi bien Skyrock que RTL, j’écoutais « Les grosses têtes », j’avais 8 ans, en faisant mes devoirs. A 9 ans, j’ai dit à ma mère que je serai animatrice radio. Je m’en souviens encore, elle était en train de repasser dans le scellier et elle m’a dit « oui, oui, on verra plus tard ». Et puis, tous les ans, je lui redisais, jusqu’au jour où, au lycée, il faut choisir. Mon père m’a alors dit de lui montrer ce que je savais faire, lui qui ne m’avait jamais entendue derrière un micro. J’ai trouvé une petite radio locale, à l’époque « Radio Banquise Isbergues ». J’ai commencé comme cela, je me suis dit que c’était quand même super stressant. J’étais en 1ère, je préparais plus mes émissions de radio du vendredi soir que mon Bac, je l’ai quand même eu mais disons que ça m’a plongé encore plus dedans. Il faut dire que, avant cela, à 12 ans, on avait un animateur de centre aéré qui avait fait le Studio Ecole de France, c’était mon mono préféré et il avait monté une radio dans le centre aéré. Du coup, comme je voulais déjà faire cela, j’ai commencé à ce moment-là et il m’avait même emmené dans sa radio locale, où j’avais pu voir l’envers du décor.

J’ai fait ma première antenne à l’âge de 15 ans, j’en ai 38 aujourd’hui. Après, il y a eu des hauts et des bas, il y a eu des moments où je n’ai quasiment rien fait, notamment une année en particulier.

Dans cet emploi du temps bien chargé, vous réalisez même d’autres activités, plus sportives mais qui, dans le fond, restent une sorte d’animation…

C’est vrai que j’adore l’animation. Pourtant, au départ, j’étais plutôt timide, plutôt introvertie et, en fait, ça m’a permis de m’ouvrir petit à petit. D’abord derrière le micro, où personne ne me voit, où je suis tranquille. Petit à petit, moi qui faisais quand même pas mal de sport, je commençais à m’y ennuyer et j’ai passé ma formation pour être coach sportive. Au final, je me suis rendue compte que c’était de l’animation. J’ai les gens en face de moi cette fois-ci, je les fais transpirer en même temps mais, pour moi, c’est super important que l’on passe un moment ensemble. Ça se rejoint, c’est, au final, exactement le même métier que ce que je fais à la radio. La racine est toujours la même, c’est toujours le même métier mais on transpire un peu plus.

Tout cela doit nécessiter sans doute une vraie rigueur d’organisation, dans un agenda bien chargé ?

Je suis un peu bordélique mais organiséeJ. Dans mon travail, par contre, je ne suis pas du tout bordélique, je sais ce que je dois faire et à quel moment je dois le faire. J’ai fait le Studio Ecole de France à 17 ans, une super école qui m’a permis d’apprendre beaucoup de choses radiophoniquement parlant, mais faute d’expérience et de confiance en moi, j’ai repris mes études pour devenir chef de projet Internet. En fait, ce côté chef de projet me permet de gérer tout d’une main de maitre. Je sais ce que je dois faire et quand, si je ne le fais pas, je sais que ça va déborder et qu’il va falloir que je rattrape. C’est vrai qu’il y a une organisation avec les radios et je pense qu’elles apprécient bien parce qu’elles savent qu’il n’y aura pas de mauvaise surprise. Cette organisation est super importante en tout cas !

En conclusion, à l’aube de cette nouvelle saison, que peut-on vous souhaiter ?

De m’amuser toujours autant !

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Radio, télé,... : Joris Crolbois évoque ses différentes casquettes de journaliste sportif !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Joris,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes un jeune journaliste sportif et l’on peut vous retrouver dans différents médias, on aura l’occasion d’en parler. Pour en revenir à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion ?

Elle me vient de loin, j’ai une famille de footeux, mon père et mon frère sont dingues de foot donc ils m’ont transmis cette passion-là. J’ai toujours aimé jouer au journaliste, au commentateur. Quand j’étais petit, je jouais à FIFA et je commentais moi-même mes propres matchs, j’adorais cela. Cette passion-là m’est venue, j’ai beaucoup étudié le foot, j’ai surtout connu beaucoup de clubs, je regardais beaucoup de matchs, je regardais énormément aussi la coupe de France, ce qui me permettait de découvrir des clubs même inconnus. J’ai toujours aimé connaitre beaucoup de choses sur le foot, j’ai toujours aimé jouer au journaliste, les deux passions se sont jointes.

Ce qui est marrant aussi, c’est que je ne me suis jamais dit que, un jour, je serai journaliste sportif, ça n’a jamais été un but, j’ai toujours été dans le « on verra». Et, au moment de choisir, je me suis tourné vers STAPS. Peut-être parce que je pensais que le journalisme n’était pas pour moi, qu’il fallait que j’oublie et que je passe à autre chose. Au final, à un moment donné, ça m’a rattrapé et je me suis dit « allez, je vais tenter ». Ça vient de loinJ.

A l’heure actuelle, que ce soit au travers de vos différentes casquettes de journaliste ou pour votre plaisir personnel, combien de matchs regardez-vous chaque semaine ?

Beaucoup, beaucoup ! Ca varie en fonction de ce que je prépare mais je pense que je regarde entre une vingtaine et une trentaine de matchs par semaine. Parce que j’ai un rôle particulier, celui de l’analyse tactique donc je dois beaucoup regarder. Je regarde beaucoup le championnat anglais, le championnat italien, la Ligue des Champions, la Ligue 1. Ma priorité est la Ligue 1, je suis un amoureux de ce championnat, je regarde les six matchs en intégralité et le multi pour voir le plus de choses possibles. Il suffit d’une semaine de coupe d’Europe pour que je regarde aussi six matchs le mardi, six le mercredi et pareil le jeudi. Je regarde énormément de matchs par semaine parce que c’est indispensable pour mon travail et parce que, au-delà de ça, je le faisais même avant de travailler. Aujourd’hui, je suis payé pour le faire donc pourquoi se priver ?

 

 

Vous occupez différents rôles en fonction du média sur lequel vous intervenez. Sans doute sont-ils complémentaires les uns avec les autres ?

Oui, c’est ça. En fait, j’ai un chef qui m’a dit, quand je suis arrivé en stage à RMC, que si je voulais être face à la caméra, il fallait que je vois ce qui se passe derrière. Je n’étais alors pas forcément d’accord, je pensais savoir très bien comment fonctionne un plateau mais, en fait, pas du tout. Pour savoir comment faire, il faut savoir effectivement ce qui se passe derrière. J’ai commencé en tant qu’assistant d’édition, c’est celui qui prépare l’émission, les images, les stats, les résumés,…En fait, de voir cela, ça me permet aujourd’hui quand je suis en plateau, de me dire qu’il va falloir que je le fasse comme ça parce que, derrière, ils vont le faire comme ça. C’est important !

En tant qu’assistant d’édition, je veillais à être le plus efficace possible pour toucher à mon premier but, celui d’être commentateur. Beaucoup de commentateurs de RMC sont partis à Téléfoot et je me suis engouffré dans la brèche. C’était mon rêve depuis petit, c’était le moment d’y aller. J’ai demandé, j’ai fait des tests, ils étaient concluants, j’ai fait un premier match de coupe d’Europe puis un deuxième, puis un troisième, puis un quatrième…et c’est venu comme ça. A RMC aujourd’hui, je ne commente plus beaucoup parce que l’on m’a mis dans un autre rôle, qui est celui de la tactique. Je fais beaucoup beaucoup de tactique parce que j’ai toujours adoré cela. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’entraineurs qui étaient partis sur la tactique et qui me mettaient au centre de ce projet. Cela m’a permis d’avoir un œil tactique peut-être plus avisé que d’autres parce que je joue au foot depuis que j’ai cinq ans.

Aujourd’hui, le côté tactique me parle. Quand je vous disais que je regarde trente matchs par semaine, je ne les regarde pas de façon traditionnelle, je les regarde en me demandant pourquoi untel est positionné à droite, pourquoi lui joue à trois derrière et non pas en 4-4-2, pourquoi la possession est laissé à l’adversaire. C’est cette analyse constante qui me fait progresser petit à petit. Je pense que j’avais une bonne solidité, on m’a mis dans ce rôle-là, j’ai montré que j’étais capable d’avoir des discussions avec des anciens pros, des Balzaretti, des Anelka, des Djourou, des Saha. D’avoir fait cela m’a amené en plateau cette année, j’ai ma chronique « Séance vidéo », qui permet de décrypter une équipe, d’analyser comment elle joue, avec différents thèmes.

Chaque chose que j’ai faite m’a amené ailleurs. L’assistanat d’édition m’a amené au commentaire, le commentaire m’a amené à Amazon, aujourd’hui je commente sur Amazon parce que j’ai commenté à Téléfoot, j’ai commenté à Téléfoot parce que j’ai commenté à RMC. Aujourd’hui, je fais des palettes tactiques parce que j’ai montré, un jour, à Balzaretti, que je n’étais pas d’accord avec lui sur une analyse. Après que je lui ai expliqué, il m’a dit que j’avais raison. A partir de là, on a bossé ensemble, on s’est échangés nos points de vue, on a fait une super saison à RMC l’année dernière en Ligue des Champions parce que l’on apportait cette analyse, parce que l’on faisait ce duo qui marchait très bien. Cela m’a amené en plateau aujourd’hui.

 

 

J’aime me diversifier, j’ai toujours envie de me diversifier. Cet été, j’ai fait du reportage radio, au lieu de partir en vacances comme tout le monde. Cela me permet d’avoir une assise partout où je passe, ça me permet aussi de me rendre important, de pouvoir travailler souvent, beaucoup, j’adore travailler. D’ailleurs, ce que je fais, ce n’est pas un travail, c’est une passion. Je me régale tellement dans ce que je fais que, au final, la diversité vient naturellement.

Concernant le commentateur de matchs en général, en ce moment, il y en a de plus en plus en cabine. Justement, comment l’abordez-vous, avec une vision sans doute différente de celle au stade ?

Avant mon premier commentaire télé, je ne commentais qu’au stade, pour la radio, France Bleu notamment. C’est vrai que, quand je suis arrivé en cabine, j’avais peur de ne pas voir ce que je pouvais voir au stade. Au final, ça ne change pas grand-chose. Evidemment que c’est beaucoup mieux d’aller au stade, évidemment que je m’y régale. Sur Amazon, je fais de la Ligue 2, c’est à chaque fois au stade, c’est génial, tu vois des stades nouveaux, tu vois des équipes nouvelles, tu vois des choses que tu ne verrais pas forcément en cabine. Tu as tout, tu as la vision globale et, en plus, tu as des écrans face à toi. Alors que, en cabine, tu as seulement les écrans face à toi, tu es dans une mini cabine, c’est un peu différent. On est moins dans l’ambiance aussi. Du coup, au début, lors des premiers matchs en cabine, c’était un peu plus dur de s’ambiancer, de vraiment mettre de l’énergie. Parce que, en fait, tu n’es pas là. Au fur et à mesure, tu trouves un rythme. J’ai eu la chance de faire des matchs d’Europa League toutes les semaines, du coup tu trouves un rythme rapidement, tu comprends la mécanique, tu essaies de voir des choses que tu ne voyais peut-être pas avant. Tu oses un peu plus, tu te crées ton propre style. Ça reste en tout cas un plaisir, en cabine ou au stade.

 

Justement, au stade, en fonction du rythme du match et de l’ambiance, êtes-vous amené à adapter votre ton, votre élan et vos mots ?

Les joueurs progressent grâce à leur entraineur, les commentateurs progressent grâce aux joueurs je pense. Plus ton match va être bon, plus tu vas être bon. Plus ton match va être rythmé, plus tu vas être bon. Parce que tu n’as pas de rustine. Ça va aller d’un but à l’autre, tu vas élever la voix, tu vas la rebaisser quand ça revient au milieu de terrain puis tu la relèves devant le but adverse. En fait, cela te permet d’avoir un rythme. Quand tu as un rythme élevé, ça peut soit fatiguer les gens parce que tu parles beaucoup, soit les emporter avec toi. Je prends ce risque d’ennuyer les gens. Je fais des matchs en intégralité en Ligue 2, peut-être que les supporters de Valenciennes, de Toulouse, de Dunkerque, et je m’en excuse, sont saoulés parce que je parle beaucoup. Mais je prends ce risque car si, à côté j’emporte des supporters avec moi, si j’arrive à les appâter, j’ai tout gagné. De toute façon, je pars du principe réaliste que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Peut-être que certains vont couper le son mais si j’arrive à en emporter avec moi, j’ai tout gagné. Je fais le match pour mon plaisir personnel mais ça passe après le plaisir personnel de ceux qui regardent.

Même quand un match est moyen, tu peux être bon. Cela passe par la préparation. Je sur-prépare même mes matchs, je cherche des petites histoires sur chacun, même sur les joueurs qui ont peu de chance de rentrer.

J’ai regardé des milliers de matchs dans ma vie, il y a des commentateurs qui m’emportent quand même. Trois ans après un 1/8è de finale de coupe du Monde, le « second poteau, Pavard » de Grégoire Margotton est encore en tête, idem pour le « après ça, on peut mourir tranquille » de Thierry Roland.

 

 

En complément de la préparation des matchs que vous évoquiez, sans doute que, au stade, vous avez l’opportunité de récupérer quelques petites informations complémentaires, directement auprès des différents interlocuteurs ?

Oui, exactement ! Il y a une règle d’or, celle de contacter l’attaché de presse. Pour avoir les infos essentielles, que l’on doit absolument savoir car on est les seuls à pouvoir les dire aux téléspectateurs. Typiquement, une minute de silence, une absence de kops pour grève…On contacte aussi parfois les entraineurs. A force de les côtoyer au stade, ils me connaissent et me délivrent de plus en plus de choses, notamment sur les systèmes. Je comprends alors parfois pourquoi, par exemple, ils jouent à trois derrière ce jour-là, ce qui va permettre ensuite de le dire au commentaire. Donc il y a une préparation hyper complète et on ajoute des petits zestes dans la recette, des petites choses dites directement par les acteurs. Le supporter est au paradis quand tu expliques à l’antenne que c’est le coach lui-même qui t’a fourni l’information. Je vous parlais d’emporter le supporter avec moi, c’est dans le rythme mais dans les infos aussi. C’est important, on est là pour ça. Ma priorité est de rendre contents les supporters, pour qu’ils passent une bonne soirée.

Pour terminer, sportivement parlant, quel regard portez-vous sur la première partie du championnat de Ligue 1 ?

C’est une très belle saison mais au niveau du jeu seulement. Parce que ce qui se passe en tribunes est malheureux. Franchement, même nous sommes touchés. C’est fatiguant. La Ligue 1 a souvent été décriée mais, aujourd’hui, tu as de beaux matchs, tu as peu de 0-0, tu as des équipes offensives, tu as du jeu, tu as du spectacle et c’est gâché. Donc mon bilan est, je dirais, mitigé. Il y a encore beaucoup de travail à faire, évidemment que c’est compliqué mais je n’ai pas l’impression que chacun fasse ce qu’il a à faire. On dégoute du foot la nouvelle génération qui arrive dans les stades. Donc on ne gagne rien.

Sur le jeu, je pèse mes mots, c’est vraiment l’une des meilleures saisons de l’histoire de la Ligue 1. C’est l’une avec le plus de spectacle. Quand tu vois Lens jouer, quand tu vois comment Kombouaré fait jouer Nantes maintenant, que tu vois le promu Clermont décomplexé. Lyon est en difficulté, quatre à cinq équipes se battent pour l’Europe, six à sept équipes se battent pour ne pas descendre. Sur le plan sportif, la saison est géniale. Mais globalement, pareil je pèse mes mots, la saison est pourrie. Après un an et demi de huis clos, c’est encore plus triste. Même les derbys sont maintenance gâchés suite à l’interdiction de déplacement des supporters adverses…On pourrait baptiser cette saison la Jérémy Menez : un énorme potentiel mais il y a ce truc qui ne va pas. Ou Hatem Ben Arfa si vous préférez : un énorme potentiel mais avec un petit grain de sable dans la machine.

Merci, Joris, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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