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Sud Radio : Philippe David nous en dit plus sur les différents programmes qu'il présente !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Philippe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver chaque jour à partir de 17h dans « Les vraies voix », aux côtés de Cécile de Ménibus. On imagine certainement la joie quotidienne que cela doit être pour vous ?

Surtout pour moi qui suis devenu animateur radio sur le tard…J’avais commencé au travers de remplacements et en étant chroniqueur : cela ne s’invente pas, j’avais fait ma première sur cette antenne le 29 février 2016 et, à priori, j’avais dû faire mes preuves car je suis vraiment rentré dans la grille des programmes à 50 ans et 12 jours, pour être précis. C’est le 25 août 2016 que j’ai appris que j’étais dans la grille de Sud Radio pour la nouvelle saison !

C’est sûr que ce n’est que du bonheur ! Faire de la radio quand on a fait, comme moi, des années de commercial en France, à l’export, en étant tout le temps dans la voiture ou dans l’avion, me change complètement…Il y a une très bonne ambiance à Sud Radio, c’est très familial. A 17h, on anime en duo avec Cécile de Ménibus, que vous avez interviewé il n’y a pas très longtemps, qui a eu des propos très gentils sur votre serviteur et je lui rends tous les compliments, bien évidemment. Aujourd’hui, je ne fais plus un boulot, je vis de ma passion, ce n’est pas du tout la même chose !

J’aime bien faire cette comparaison : un footballeur professionnel mange chaque jour des heures d’entrainement, qui sont dures, où il faut se faire mal, devant peu de monde en plus et il a le bonheur de jouer un à deux soirs par semaine, devant 20 000 à 60 000 personnes. C’est pareil pour nous, il y a beaucoup de travail de préparation pour les trois heures d’antenne mais, à 17h, en entrant en studio et en entendant le jingle de l’émission, c’est le petit moment magique ! C’est un peu comme le décollage de la fusée Ariane à Kourou, au moment d’entendre le fameux « 5,4,3,2,unité, feu ! »…

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit pleinement…

On est totalement dans le parlons vrai ! De toute façon, les français n’en peuvent plus du politiquement correct ni de la langue de bois. Je pense que c’est une réalité…Nous décrivons les choses comme on les voit et comme elles sont, et non pas comme on aimerait qu’elles soient…Cela s’appelle un tacle les deux pieds décollés du sol envers la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte !

On est dans le vrai, je pense que c’est pour cela que les gens nous aiment bien. Surtout, je crois qu’on a un lien très fort avec les auditeurs. D’ailleurs, c’est amusant, on est souvent reconnus à notre voix…Cécile a un physique de télé, elle fait de la télé et de la radio, j’ai un physique de radio et je fais surtout de la radio – ceci explique peut-être cela d’ailleursJ. De plus en plus souvent, les gens, au restaurant, se tournent vers moi pour me demander si c’est bien moi qu’ils entendent à la radio. Je dois bien reconnaitre que ça fait plaisir !

Tout au long de la semaine, se succèdent à votre antenne plusieurs intervenants pour enrichir le débat et aller plus loin dans les analyses…

C’est ça ! On a un groupe de débatteurs très éclectiques, qui parlent vrai, qui ne sont pas dans le politiquement correct, une fois de plus. Ce qui est bien, c’est qu’ils sont rarement d’accord entre eux mais qu’en général, ils s’entendent super bien. C’est quand même, probablement, le plus important !

On n’a aucun sujet tabou…on peut parler notamment de la légalisation de l’euthanasie, du suicide assisté, … Parfois, certains sujets sont durs mais c’est une émission où on est sérieux sans jamais se prendre au sérieux. Donc on parle d’actu mais il y a beaucoup de moments où on rit, comme pendant le « Qui c’est qui qui l’a dit ? », notre quizz d’actu, où on s’amuse beaucoup. On essaie, en tout cas, toujours d’être légers, à cet horaire-là…

Dans mon ancienne vie professionnelle, j’ai écouté la radio pendant des années dans ma voiture et, finalement, je me dis que c’est là que j’ai fait ma formation. J’ai écouté des gens que j’adorais et qui m’ont fait comprendre, sans que je ne prenne de cours, comment faire de la radio. Le matin, j’adorais le regretté Pierre Bouteiller sur France Inter, évidemment « Les grosses têtes » avec Philippe Bouvard, un programme incontournable, sans oublier Christophe Hondelatte ou encore, sur Sud Radio, Daniel Herrero, qui était déjà là. Tous ces gens-là, quelque part, m'ont donné envie de faire de la radio et m’ont fait ma formation à distance.

La proximité avec les auditeurs des quatre coins de la France est renforcée avec les différentes interventions qui leur sont offertes à l’antenne…

Un moment m’a marqué, en 2017, à mon premier salon de l’agriculture : alors que je faisais le 9h-12h, un lotois, à l’accent donc du sud-ouest, est venu me voir pour me demander si j’étais bien Philippe David. Lorsque je lui ai répondu positivement, il m’a dit se régaler à m’écouter tous les jours sur son tracteur, dans le Lot. Qu’y a-t-il, en fait, de plus touchant que cela ? Cela m’a scotché, je n’oublierai jamais ce moment !

On a un lien très fort avec les auditeurs, on le voit bien avec Cécile quand on délocalise l’émission. Les gens nous expliquent aimer nous écouter en rentrant du boulot, cela fait chaud au cœur. Ils ont eu tout un tas de problèmes à gérer toute la journée au boulot, entre le client qui ne paie pas, celui qui vous a planté un rendez-vous, celui qui n’a pas passé sa commande, celui qui s’est trompé dans les prix…donc ils ont besoin de légèreté, tout en écoutant l’actualité.

D’ailleurs, en parlant de légèreté, il n’est pas rare que Cécile et vous vous taquiniez gentiment à l’antenne…

Avec Cécile, on a commencé à travailler ensemble à la fin de l’été 2022. Avant cela, je faisais l’émission seul donc il a fallu que l’on prenne nos marques et que l’on apprenne à se connaitre. Passer d’une émission en solo à une émission en duo est toujours compliqué…mais, quand on connait Cécile, elle est tout le contraire de ce que certaines personnes peuvent imaginer. Elle est une énorme bosseuse : elle qui ne boit pas une goutte d’alcool, si je faisais une métaphore anglophone, je dirais que c’est une « workaholique ». On a appris à se connaitre, Cécile est quelqu’un que j’aime énormément, elle est une très grande professionnelle.

Je pense que l’on est très complémentaires, on est bienveillants tous les deux, on se chambre énormément, même si elle me chambre plus que je ne la chambre… J. Moi qui adore faire des calembours, elle aime me tailler quand je fais des mauvais jeux de mots, faisant aussi réagir les vraies voix autour de la table, ce qui est très sympa. Il n’y a pas d’égo, c’est ce qui est bien ! Les gens me disent ressentir un duo vraiment très soudé.

Entre 19h et 20h, l’émission se prolonge, avec des thématiques plus ciblées encore…

Le lundi, je fais « Les vraies voix citoyennes » tout seul. Le mardi, Cécile fait « Les vraies voix de l’emploi » avant que je ne reprenne l’antenne avec « Les vraies voix du foot ». On rigole aussi beaucoup dans cette émission, avec Guy Carlier et Emmanuel Galasso, on parle foot, ça tacle les deux pieds décollés du sol mais jamais par derrièreJ. Le mercredi, avec Cécile, on a, ensemble, « Les vraies voix responsables », où on parle un peu de tout. Récemment, on a notamment évoqué les mécanismes de blanchiment de l’argent de la drogue, c’était passionnant. Le jeudi, nous animons « Les vraies voix qui font rouler la France ». Cécile est très éclectique elle aussi, on peut tout faire à nous deux…D’autant plus que tous les deux aimons tout : l’agriculture, l’industrie, …et les gens.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure sur Sud Radio ?

Qu’elle dure le plus longtemps possible, toujours dans les mêmes conditions, avec un beau duo et une belle équipe !

Merci, Philippe, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Sud Radio : Marie-Séverine Trouban évoque son émission du lundi après-midi ainsi que la sortie récente de son livre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marie-Séverine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur Sud Radio, chaque lundi de 16h à 17h, dans « C’est votre avenir ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

C’est un plaisir pour moi, chaque lundi, de retrouver le micro et les auditeurs ! Cela me fait sortir un peu de chez moi et des consultations que je fais toute la semaine. A l’antenne, j’accueille aussi des gens qui n’ont pas le temps ou les moyens de consulter, ou qui ont une petite question rapide à poser. Les auditeurs sont adorables, ils appellent de toute la France. On se rend compte que le monde va mal, que ce soient les entreprises, les maisons qui ne se vendent pas, les recherches de plus en plus nombreuses d’un travail, le couple…On dirait quand même que les sujets ont un peu changé : avant, c’étaient plus les histoires d’amour, maintenant c’est davantage la recherche d’un travail. En tout cas, c’est toujours un plaisir de rassurer les gens et de leur donner du temps. J’aime cela, ça m’anime, j’aime donner à l’autre, rassurer, réparer, réconforter, …Donc cette heure d’antenne passe trop vite !

Le slogan de la radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit parfaitement…

C’est sûr que ces échanges sont vrais ! Je ne passe pas par quatre chemins, je ne fais pas de complaisance, je ne vais pas dire aux auditeurs juste ce qu’ils veulent entendre mais ils aiment aussi cette sincérité et cette authenticité. Parfois, on annonce des choses pas très cool donc il faut toujours garder de la douceur pour les réconforter. Il faut également avoir un coup d’avance, en leur disant ce qui va se passer après, ça les rassure… : en annonçant quelque chose de négatif, il faut donner du positif également, c’est important, ça remet du baume au cœur.

Cette émission est du bien-être, on parle des soucis du moment, on parle de l’avenir donc, oui, c’est hyper important, pour moi, de parler vrai !

A chaque auditeur sa singularité donc chaque échange est différent, ce qui doit être, pour vous, très enrichissant…

Oui, chaque échange est très enrichissant ! Il se passe des choses magiques sur Sud Radio, tellement magiques que ça m’a fait réfléchir et, depuis le mois de septembre que je suis là, de belles histoires se sont créées…J’aime interroger sur leurs passions les gens qui cherchent l’amour et c’est magique quand une rencontre se fait ensuite grâce à l’émission !

Notre proximité avec les gens ne s’arrête pas là : au mois de décembre, j’ai eu en ligne une auditrice qui se sentait tellement seule pour Noel que je lui ai fait livrer un bouquet de fleurs. Donc des choses se passent, des liens se créent, c’est ce que j’aime !

Méthodologiquement parlant, on peut imaginer que vous préparez l’émission en amont de l’antenne mais que les échanges en direct renforcent la spontanéité…

Dans cette émission, j’aime la spontanéité ! Je ne veux pas trop de préparation en amont, je préfère quand les gens appellent sur l’instant, cela permet d’être authentique. En amont, je prépare surtout les thèmes, il est important qu’ils intéressent les auditeurs, pour leur apporter quelque chose dans le bien-être. Parfois même, les gens me demandent certains sujets en particulier…Je suis à leur écoute, je leur réponds au maximum, sur les réseaux ou par mail. Le lundi soir, je m’accorde toujours une heure en ce sens, c’est important !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur l’émission ?

En direct, les gens nous remercient quand un évènement annoncé a eu lieu. Souvent, les auditeurs nous disent aussi que ce programme leur fait du bien, il me parle de ma voix douce et de ma bienveillance. C’est super ! L’actualité est morose, je me dis qu’au moins, ils ont cette petite heure de réconfort, c’est important pour moi…

Très simplement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours dans les médias ?

J’aime la radio, j’aime les émissions de télé et j’aimerais proposer une émission pour aider les gens à trouver l’amour. Tellement de personnes m’appellent que le casting est déjà prêt ! On pourrait avoir tellement de bons et beaux moments de partage à l’antenne…Cela pourrait même donner envie à d’autres personnes, en France, de participer également…

Sud Radio est une famille que j’aime énormément. Je ne remercierai jamais assez Alexandre Delovane de m’avoir invitée, ni Patrick Roger et Frédéric Jouve de m’avoir laissé ma chance. Je les aime beaucoup !

En complément, vous avez sorti récemment un livre, « Ces signes qui ne sont pas des coïncidences ». Un mot, peut-être, sur son contenu ?

Je suis médium depuis l’enfance et j’ai eu du mal à l’accepter : étant cartésienne, j’avais besoin de matérialiser les choses donc je vais être en test toute ma vie pour essayer de comprendre ce que je vis.

J’y raconte tous les signes que j’ai…Il m’est arrivé de transmettre des messages comme « Attention, tu vas avoir un accident, roule doucement », ce qui a permis de minimiser les conséquences. Je raconte, plus globalement, ce qui s’est passé avec ce don tout au long de ma vie. Je me dis que d’autres personnes doivent être dans la même situation. Des gens peuvent avoir le don après un accident ou après la perte d’un être proche, j’en parle aussi dans le chapitre « On a tous un don en nous ». Je donne plein de petites clés : les rêves prémonitoires, comment savoir que l’on a du magnétisme, les ressentis, le fait de sentir l’odeur d’une personne qui est décédée…Ce livre a donc pour but de donner ces clés à des personnes qui ont peut-être un don mais aussi d’apaiser par rapport au deuil parce que, finalement, la vie continue et que ces êtres perdus sont juste à côté de nous. Aujourd’hui, j’en suis convaincue, je ne suis plus du tout dans ce côté cartésien : mon père est décédé il y a deux ans, on avait mis des signes en place ensemble avant qu’il ne meurt, qu’il m’a faits trois jours après son décès…Et ce n’étaient pas n’importe quels signes ! Vous le découvrirez dans le livre… Donc le but est aussi d’apaiser par rapport à cette mort, qui est toujours tragique, pesante, angoissante,…A présent, je suis totalement tranquille par rapport à cela, je n’ai plus peur !

C’est aussi un livre de bien-être, on y apprend à s’ancrer dans le moment présent et ça donne des clés sur comment bien vivre ces épreuves qui sont dures. Cela fait du bien, dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui…

D’ailleurs, j’ai fait faire les témoignages par un journaliste, pour éviter les ambigüités. Il a récolté lui-même les retours des gens, que j’ai découverts lors de l’édition du livre.

 

 

Ce livre est très complémentaire de vos autres activités…

Oui, c’est une carte de plus et c’est un moyen de plus d’aller rencontrer les gens. J’aime les gens, j’aime rencontrer de nouvelles personnes, j’aime l’humain, j’aime le contact. Avec ce livre, j’ai l’occasion de me déplacer dans toute la France à la rencontre des lecteurs…et des auditeurs.

Justement, quels retours vous font alors vos lecteurs ?

Beaucoup de gens me remercient d’avoir écrit ce livre ! Ainsi, ils ne se sentent enfin plus seuls, eux qui ont aussi ces signes. D’autres disent avoir pleuré, en lisant les moments émouvants du livre. Cela me touche d’autant plus que j’avais aussi pleuré en les écrivant.

Les lecteurs me disent que ce livre leur fait du bien, qu’ils ont l’impression de passer un moment avec moi. C’était, d’ailleurs, le but d’écrire ce livre comme si je passais un moment avec eux. C’est donc réussi, je suis contente !

Merci, Marie-Séverine, pour toutes vos réponses !

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RTL2 : Pascal Langlois évoque ses émissions du week-end et sa passion pour la radio !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Pascal,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur RTL2, chaque samedi et chaque dimanche, de 15h à 19h, pour le meilleur du son pop-rock. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Effectivement ! Avant, je travaillais en semaine, ici, à RTL2, c’était déjà agréable mais il y avait une certaine répétition, je faisais souvent la même chose. Maintenant, je viens du vendredi au dimanche, c’est, du coup, moins répétitif je trouve, c’est plus jouissif. Je vis de ma passion, c’est très bien, c’est quand même un luxe aujourd’hui dont je suis assez conscient : à chaque fois que j’arrive, je suis très fier et aussi très heureux de revoir mes camarades.

Le vendredi, je m’occupe des nuits à venir, qui sont maintenant automatiques - une machine diffuse mais il y a une intervention humaine qui lui dit où enchainer – et j’enregistre aussi quelques speaks. Le samedi, je peaufine la préparation, avant d’être à l’antenne. Le dimanche soir, de 19h à 20h, c’est moi qui diffuse l’émission « Foudre » de Waxx, donc c’est moi qui la mixe auparavant. C’est assez prenant et passionnant. Comme tout se passe très bien, c’est parfait comme cela !

Votre émission, le week-end, de 15h à 19h, est un programme musical, dans lequel vos interventions sont là pour compléter l’accompagnement proposé aux auditeurs…

Tout à fait ! Nous sommes des accompagnants, la musique est la star ! On imagine bien que les gens, le week-end, profitent en famille ou peut-être même bricolent donc la musique est là pour les accompagner. Nous, effectivement, en tant qu’animateurs et animatrices, parlons un tout petit peu, notamment pour évoquer les opérations antenne, les cadeaux et les concerts. Cela se passe tranquillement, franchement on ne se prend pas la tête, on est là pour le plaisir des auditeurs, on est surtout là pour leur passer de la musique qu’ils veulent entendre.

D’ailleurs, adaptez-vous votre ton à cet horaire particulier du week-end, comparativement notamment à ce que vous pouviez faire précédemment en semaine ?

C’est vrai que j’essaie de m’adapter. Je pense, le dimanche soir, aux retours de week-end, je regarde sur interne le trafic, on se rend compte qu’il y a beaucoup de monde sur les routes, je pense à eux en leur faisant de petits messages de temps en temps, mais je ne fais pas non plus que cela évidemment.

Oui, je m’adapte un petit peu : en début d’après-midi, à 15h, on est assez cool, les gens profitent encore mais c’est vrai que, vers 17h, je commence à dire que « c’est le retour mais que, comme c’est encore dimanche, on continue de profiter ». Il faut s’adapter tout le temps, il faut penser aux gens qui nous écoutent : pour qu’un animateur soit connecté aux auditeurs, il ne faut penser qu’à eux, il faut se demander ce qu’ils font en ce moment, où ils sont,…En tout cas, j’essaie de m’adapter en permanence à l’horaire et aux activités de chacun !

Méthodologiquement parlant, aimez-vous écrire vos interventions en amont de l’antenne ? Ou laissez-vous une grande part à l’improvisation en live ?

Je sais que certains animateurs préparent longtemps à l’avance, parfois même dès la veille mais, en général, j’écris le premier speak le jour même et, après, en fonction de la programmation et des opérations antenne, j’écris aussi mais sur le coup, quelques disques auparavant. Alors, je n’écris pas forcément toutes les phrases mais c’est vrai que j’ai pris l’habitude de noter quelques mots : je sais où je vais aller et vers où je dois aller mais aussi où m’arrêter. Je répète même un peu avant pour être sûr d’être dans les temps.

Je ne suis pas forcément très bon en impro, je préfère donc écrire, cela me rassure aussi quelque part, comme j’ai toujours un peu de trac à l’antenne.

Les auditeurs ne le voient pas, en plus de l’antenne, vous gérez aussi la réalisation et la technique de l’émission. Vous êtes ultra polyvalent…

Certaines émissions ont bien sûr leur réalisateur, c’est le cas de la matinale, comme dans toutes les stations musicales, c’est normal car il y a beaucoup de choses à faire. Mais nous sommes tous techniciens-animateurs, on fait notre réalisation en même temps que l’on parle, ce sont deux choses à gérer en même temps, ce n’est pas toujours simple mais on en a l’habitude maintenant.

D’ailleurs, cette partie réalisation me plait beaucoup, j’ai travaillé un temps à Radio France et la technique me manquait. C’est une des raisons pour lesquelles je suis parti…J’aime bien aussi les jingles et les habillages, je suis toujours à aller voir le producteur pour lui demander quand vont arriver les prochains. J’aime bien également réaliser, c’est quelque chose qui me plait beaucoup !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs, sur votre émission ou sur la radio dans son ensemble ?

On a moins de retours que dans les années 80/90, aujourd’hui on nous contacte surtout pour avoir des titres ou pour nous remercier d’avoir diffusé une chanson en particulier.

La radio est un métier de passion…Sans doute que cette dernière est présente en vous depuis votre plus jeune âge ?

Oui, oui ! Je m’en souviens très bien, j’étais gamin, j’écoutais en cachette, dans le fond de mon lit, les grandes ondes, notamment Max Meynier avec « Les routiers sont sympas ». J’ai écouté RTL assez longtemps, radio que mes parents écoutaient déjà dans la voiture. Est venu ensuite le temps des FM au début des années 80, il se trouve que j’étais dans un village normand près de Rouen, dans lequel des jeunes avaient créé une radio. Je trouvais cela formidable, je suis allé les voir et ça a commencé comme cela. J’ai fait quelques heures d’antenne en tant que bénévole puis j’ai voulu me professionnaliser. Difficilement parce que mes parents voulaient d’abord que je travaille…J’ai un CAP de tourneur mais j’ai vite arrêté pour faire de la radio, dans une petite station locale, Andelle FM, à Fleury sur Andelle, dans l’Eure. Cela s’est enchainé progressivement ensuite…

Au travers de votre parcours, certainement avez-vous pu voir aussi la technologie évoluer, nécessitant des adaptations dans votre quotidien au micro…

C’est vrai que j’ai connu les fameux 45 tours, les disques vinyles, les cassettes, les bandes Revox…Avoir la pochette du disque entre les mains était autre chose. Maintenant, c’est évidemment terminé puisque tout est numérisé…Rien qu’au moment de passer aux CD, ça changeait parce qu’il n’y avait plus de pochette. A présent, tout se fait sur ordinateur…Ces évolutions sont nécessaires mais on ne peut plus toucher les pochettes, on n’a plus directement les noms des participants. En tout cas, on a vu évoluer avec le temps la technologie et on la voit toujours évoluer, c’est très bien comme cela, il fallait que ça évolue, de toute façon. Peut-être que ça évoluera encore…On est à présent en numérique avec le DAB+ !

Une autre évolution notable, au fil des années, est sans doute celle des registres et styles musicaux…

Tout à fait ! On découvre de nouveaux artistes régulièrement mais c’est vrai que je suis assez branché années 80/90 au niveau musique. Je ne suis pas fermé, pour autant, à ceux qui arrivent maintenant, il faut s’ouvrir aux nouveaux artistes mais c’est vrai que j’ai une certaine nostalgie à écouter ces années-là.

Les réseaux sociaux dépassent maintenant, parfois, les médias originaux, il faut reconnaitre que ce sont souvent eux qui font les succès d’aujourd’hui. Mais la radio permet encore, pour un artiste, d’avoir une représentation plus importante…

A l’inverse, la voix reste le fil conducteur en radio, elle est le lien entre l’animateur et ses auditeurs…

Exactement ! Même si certaines émissions de radio sont maintenant filmées, de nombreux auditeurs préfèrent ne pas regarder car la voix entretient un certain mystère. C’est vrai que la voix fait, en plus, passer des émotions et peut créer des choses chez les gens.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique sur RTL2 ?

J’espère que ça continuera ! Je pense que la radio a encore de beaux jours devant elle, contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire depuis un petit moment. A condition de bien la travailler, en écoutant ce que disent les auditeurs, en voyant ce qui se passe sur les réseaux sociaux et ailleurs…Il est important, je pense, que les stations ne se copient pas trop non plus…En tout cas, je crois que la radio peut vivre encore pendant des décennies, il n’y a pas de raison !

Merci, Pascal, pour toutes vos réponses !

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RMC : Thibaut Giangrande nous en dit un peu plus sur les différentes émissions qu'il anime en soirée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Thibaut,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur l’antenne de RMC, en soirée, les week-ends ou après des gros matchs de semaine. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, carrément ! Je suis totalement conscient d’avoir la chance de faire le métier dont je rêvais quand j’étais petit. Chaque jour où je viens faire de la radio, je me pince pour y croire. Je mesure, quotidiennement, la chance que j’ai d’être au micro…

Cela vous permet de faire vivre aux auditeurs de très beaux évènements sportifs, principalement de football, parfois aussi de rugby…

Au début, sur RMC, j’étais beaucoup sur des tranches de live le week-end en après-midi, où il y avait un peu tous les sports. Depuis bientôt trois ans, je suis sur « L’after », donc c’est essentiellement du foot, sauf de rares soirées rugby. Cela permet d’avoir du live, de regarder les matchs, de les vivre en direct puis de les débriefer. C’est passionnant de pouvoir faire vivre le match mais aussi de le vivre au micro, c’est un double avantage !

Parmi les marqueurs forts de la station, vous êtes entouré de consultants de renom, qui viennent apporter leur expertise aux auditeurs…

Si on m’avait dit, petit, que je ferai des émissions avec Rolland Courbis comme c’était le cas jusqu’à l’année dernière, ou avec Florent Gautreau que j’écoutais au moment de faire mes études en rêvant de ce métier…Cela rejoint ce que je disais : de venir parler de sport, de transmettre des émotions au micro, qui plus est avec ces gens-là, est clairement fantastique !

Vous parliez de « transmettre des émotions », il est important, au micro, d’avoir le ton adapté à ce qui se passe sur l’évènement…

Oui, il y a quelque chose d’assez magique avec le son, des émotions passent. Par exemple, sur un match à Lens, je tiens toujours à ce que l’on revienne un peu avant la fin de la mi-temps, pour pouvoir faire un bout des « Corons » en direct. Je me mets à la place de l’auditeur, tu as des émotions en entendant ce genre cela. Donc, oui, il y a quelque chose de magique avec le son et, dès que l’on sent une émotion un peu particulière, on essaie de la mettre en avant.

 

 

Le débrief, à froid, est peut-être aussi un moment pendant lequel les émotions ressortent encore mais différemment cette fois-ci…

En semaine, dans la « Libre antenne » que l’on anime avec Nicolas Vilas, on arrive après minuit, à l’issue de « L’after », on se lâche davantage, il y a beaucoup moins de filtre, ce qui est permis par l’horaire tardif. L’auditeur a alors passé une partie de la soirée avec RMC, le but n’est pas de refaire en moins bien ce qui a été fait avant, il faut proposer autre chose, on est alors encore plus naturels, encore plus nous-mêmes, les barrières tombent encore plus.

D’une manière générale, juste après un match, à chaud, je cherche à être dans l’analyse et à être le chef d’orchestre entre mes consultants et les auditeurs.

Méthodologiquement parlant, comment préparez-vous vos émissions ? L’amont est sans doute important mais ce qui passe sur l’évènement live ne l’est probablement pas moins…

Les soirées de match sont guidées, effectivement, par le live, ça se fait vraiment sur le direct, il faut avoir cette capacité à regarder le match, à ressortir les choses importantes et les faits marquants, à aller gratter plus loin que le simple résultat, à s’adapter à ce que veulent dire les consultants. L’émission se construit, oui, un peu en direct…Quand un consultant part sur un angle que je n’avais pas imaginé, je peux rebondir dessus et m’adapter. Il n’y a alors pas grand-chose d’écrit en amont…

Vous devez donc être très réactif et flexible à ce qui se passe sur le terrain et en studio, autour de vous…

Exactement ! C’est ce que j’adore…Chacun est différent et je ne suis pas le genre à tout écrire ni à tout préparer ni à tout timer. J’aime quand c’est le bordel, j’aime devoir décider en direct à la dernière minute…L’imprévu me plait ! C’est ce qui est bien à la radio, contrairement à d’autres médias, on est dans l’instantanéité, il faut donc être capable de s’adapter. L’adrénaline est alors excitante ! C’est génial, on ne sait jamais ce que l’on va faire avant d’y être, ce qui est top.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur les émissions ?

Je reçois beaucoup plus de messages encore au lendemain de la « Libre antenne » que j’anime avec Nicolas, il y a une espèce de communauté qui s’est créée autour de cette émission, ce qui est hyper sympa. Les gens nous disent aimer le ton libéré, qui leur rappelle ce qu’ils peuvent se dire entre potes. D’une manière générale, c’est ce côté bande de potes qui ressort. C’est ce que j’essaie de mettre dans chacune de mes émissions, je tiens à ce côté-là. Même dans « L’after », on peut débattre avec les chroniqueurs, on peut s’embrouiller avec eux mais je veux que les auditeurs soient inclus et qu’ils aient l’impression que l’on est bien entre amis.

 

 

Justement, les interventions des auditeurs à l’antenne permettent d’enrichir encore plus les débats…

Cette place faite aux auditeurs sur RMC est excitante ! Ceux qui nous appellent au 3216 échangent avec nous, on débat de leurs arguments. Il y a un lien important et agréable avec nos auditeurs, on les aime et on leur montre.

Sportivement, quel regard portez-vous sur la saison en cours de Ligue 1 ?

Je retiens l’ultra domination du PSG, c’est dur de répondre autre chose ! Elle n’était pas forcément prévisible, Luis Enrique a, à raison je pense, été beaucoup critiqué lors de sa première année, il a fait des choix souvent étonnants, d’ailleurs il s’est calmé depuis quelques mois et, bizarrement, ça fonctionne pas mal aussi.

La course à la Ligue des champions ainsi que la lutte pour le maintien restent les principaux intérêts de cette fin de saison car, pour le titre, on repassera…

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique sur RMC ?

De toujours me marrer ! C’est le fil conducteur de ma carrière mais même de ma vie. Je veux bien tout faire en fait, tant que l’on peut rigoler. Il ne faut jamais oublier que la radio est aussi du divertissement. Les gens qui viennent nous écouter sur RMC ne viennent pas écouter un robinet d’eau tiède, il faut donc que ce soit une fête continuelle. Tant que je peux continuer à y participer, ce sera magnifique !

Merci, Thibaut, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Cécile de Ménibus évoque l'émission qu'elle coanime quotidiennement à partir de 17h !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Cécile,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver du lundi au vendredi, à partir de 17h, sur Sud Radio, dans « Les vraies voix ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, au quotidien, de retrouver le micro et les auditeurs ?

On a la chance de travailler avec une équipe formidable, j’ai un co-animateur, Philippe David, qui est un garçon intelligent, charmant et drôle, c’est une petite famille que l’on retrouve tous les jours. Quand on fait une blague et que l’on voit que notre réalisateur rigole, on se dit que c’est bon signe, quand on sent que l’équipe est très attentive à ce que l’on dit, ça veut dire que notre sujet est bon et intéressant. Donc, si ça les intéresse eux, ça intéressera forcément l’auditeur.

Oui, on se remet tous les jours en question, l’actualité est très dense, après ce sont de longs moments d’actualité qui sont toujours à peu près les mêmes sujets donc il faut trouver des axes différents, des tournures différentes, avoir des invités un peu différenciant, être malins…En fait, c’est une page blanche tous les jours que l’on redessine avec nos fondamentaux, où on se dit qu’il ne faut pas que l’on s’endorme sur nos acquis, qu’il faut que l’on travaille chaque jour un peu plus et qu’on repousse les limites, pour aller chercher de nouveaux auditeurs.

 

 

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai », ce qui caractérise très bien votre tranche horaire…

Déjà, cela me ressemble bien parce que je suis quelqu’un de très franc et je dis toujours la vérité, en tout cas celle qui est la mienne. Je ne parle jamais dans le dos des gens, j’ai besoin de cette parole vérifiée et sincère donc c’est un club qui me va plutôt bien. Après, il y a une mesure : on peut parler vrai sans outrepasser, on dit les choses, on les partage, on laisse la voix à l’auditeur qui est très important parce que c’est quand même pour lui que l’on fait tout ça. Chacun a la possibilité de donner son avis et j’aime bien confronter les avis pour que tout le monde puisse parler librement. Quand ça part un petit peu dans un langage qui ne me plait pas ou qui dépasse l’entendement, je recadre toujours. En fait, je suis la mère tape-dur comme on m’appelle à l’antenne, je suis un peu le colonel de cette émission mais, d’apprendre des choses, de peut-être se faire remettre en question sur des avis qu’on avait, le tout dans la bonne humeur, est l’alchimie de cette émission.

De parler de sujets si variés et si différents doit certainement être très enrichissant et très épanouissant…

On ne s’ennuie pas ! La période de la Covid ou celle des élections ont été difficiles parce qu’en fait, on est en boucle. Idem pour les premiers moments de la guerre en Ukraine…De parler tout le temps des mêmes sujets, pendant des semaines, est un peu hard. On essaie, ainsi, de mélanger des informations qui sont malheureusement dramatiques à des informations qui sont un peu plus légères, ce qui fait que ça permet à l’auditeur de ne pas, après une journée de travail et après les soucis du quotidien, s’entendre rabâcher encore des choses compliquées. On essaie donc toujours de prendre un peu de hauteur !

Pour nous qui ne sommes « spécialistes de rien », c’est extrêmement intéressant parce que, du coup, vous travaillez beaucoup en amont, vous allez chercher des infos, vous regardez ce qui est dit, vous apprenez plein de choses : j’apprends tous les jours, au quotidien, de l’info, de la politique, de la diplomatie et j’apprends aux côtés de mes vraies voix, qui m’apportent énormément de choses.

 

 

A cet horaire-là, avancé de la journée, sans doute qu’une partie des auditeurs est sur la route du retour, une autre déjà à la maison. Y pensez-vous, dans le fond ou la forme de votre émission ?

Le matin, on a plutôt besoin, en se levant, de s’informer, de savoir ce qui se passe, il faut que ça aille vite. Même si la dynamique est là, nous sommes surtout dans l’accompagnement, on accompagne les gens qui sortent du boulot et qui, peut-être, commencent à faire à diner. Ils ont déjà entendu l’information, nous leur donnons un prisme différent et, en plus, on essaie de les faire rire, de les détendre, de les faire participer aux débats. Il y a, souvent, une grande solitude chez nos auditeurs, il  y beaucoup de gens qui sont seuls aujourd’hui et cet accompagnement, en retrouvant tous les jours une petite famille, leur permet de connaitre les vraies voix, leurs travers, leurs opinions,…Ils retrouvent cette famille et cet ADN, on est, ainsi, pleinement dans l’accompagnement. On essaie, en tout cas, de les embarquer avec nous…

Méthodologiquement parlant, la journée doit être très dense pour être prêt à 17 heures…

Je suis très gendarme, il faut que tout soit clair, notamment la conduite de l’émission, avec ses thèmes et ses invités : si la feuille de route est brouillonne, l’émission le sera aussi donc je mets tout sur la feuille, ce qui nous laisse une très grande liberté à l’antenne, puisque tout a déjà été pensé et réfléchi. La base du contenu, le contenu en lui-même, ce qui a été dit par le gouvernement, par les partis d’opposition, …on a tous les arguments qui ont été déployés dans la journée, ce qui nous permet d’arriver libérés.

 

 

Cette fréquence quotidienne vous permet de rebondir à chaud sur certains sujets mais aussi d’en traiter d’autres plus en longueur et en régularité…

En fait, le lundi, comme tout le monde, on démarre sur les chapeaux de roues et le vendredi, on a envie de peut-être un peu moins de sujets hard news. Plus on décélère, plus on essaie de faire des sujets sociétaux. On arrive en fin de journée, le sujet a déjà été traité plein de fois donc il faut trouver une manière d’en parler un peu autrement, d’avoir une analyse de ce qui s’est dit dans la journée. On n’est pas les primo intervenants sur l’info, on arrive en bout de chaine, il faut peut-être faire une synthèse de ce qui s’est passé dans la journée.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur l’émission ?

C’est la bonne humeur, c’est l’accompagnement, c’est l’absence de langue de bois, c’est la territorialisation, c’est le fait que l’on s’adresse non pas à la France mais aux territoires, c’est le fait que l’on mette en avant nos auditeurs, qu’on leur pose des questions sur leur lieu de vie ou leur métier, qu’on leur donne la parole, qu’on les inclue en fait chez nous. Ils ne sont pas des faire-valoir, on fait cette émission pour eux mais aussi avec eux donc leur voix est très importante. On sent que, quand un sujet a vraiment cristallisé, ça appelle dans tous les sens parce que les gens ont besoin de s’exprimer en fait.

 

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique ?

Je ne sais pas, de racheter la radio… J. De pérenniser l’aventure parce qu’elle est tellement humaine, entre autres quand on part en déplacement d’antenne, pour aller voir les gens. On est vraiment à taille humaine, c’est très important pour moi, je fais très attention aux relations avec les équipes, à les remercier, à les solliciter à bon escient, à les encourager, à essayer de pousser un peu le curseur. Quand je suis arrivée dans cette émission, j’ai dit à mon réalisateur qu’au moment de traiter un sujet, je voudrais d’abord qu’il me fasse une mise en situation sonore. Je voulais que l’on soit immergés dans une information, plutôt que de démarrer un sujet en l’état. Ainsi, que ce soient nous ou l’auditeur, tout le monde est remis au même niveau, on replace le contexte. N’oublions donc pas l’identité sonore et le côté de « on écoute les choses » plutôt que « nous commentons des choses que les gens n’ont peut-être pas captées », il n’y a rien de plus frustrant que de commenter quelque chose que les gens n’ont pas entendu. J’essaie donc toujours d’y faire attention et, justement, l’avenir est de pérenniser cela, de faire presque une radio télévisée. Moi qui suis productrice, je dis toujours à mes équipes que quand le son est coupé, je veux que l’image soit parlante et que quand l’image est coupée, je veux que le son apporte des images.

En conclusion, on le sait, vous avez une longue expérience de la radio, un média de passion où l’exercice de la voix est si singulier…

On apprend à poser sa voix et on apprend l’accompagnement. Quand on accompagne quelqu’un qui ne va pas bien, on associe le timbre de voix qui va avec. Quand on n’est pas content, on associe un autre timbre de voix. La voix est tellement importante, il faut éviter d’avoir des tics de langage, il faut que l’auditeur sente et la conviction, et l’accompagnement, et la gentillesse, et l’amusement. Je n’arrête pas de vanner Philippe David mais on entend bien, dans ma voix, que tout ça n’est que drôlerie. On se connait bien, on sait jusqu’où on peut aller de l’un à l’autre. La voix est un témoin, finalement, de ce que vous êtes, c’est important de le partager avec les auditeurs, c’est important d’avoir une voix agréable et souriante. Je fais toujours attention à sourire quand je parle à l’antenne, d’utiliser les bons et justes mots, des mots qui résonnent dans l’esprit des gens : « on est contents de vous avoir », « merci de votre fidélité »,…Je remercie les gens parce que, quelque part, ce sont nos clients, ce sont eux qui nous font et qui nous défont. Donc je fais plus attention à mes auditeurs qu’à mes vraies voix.

Merci, Cécile, pour toutes vos réponses !

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France 3 / Nos maisons enchantées : Yvan Cujious évoque ce nouveau numéro, diffusé ce dimanche, autour de Claude Nougaro !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Yvan,

Quel plaisir d’effectuer cette interview ensemble !

Ce dimanche 23 mars sera diffusé sur France 3 à 15h40 « Nos maisons enchantées – Le Paris de Nougaro ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, absolument parce que c’est une reconnaissance, en tout cas un aboutissement, de pouvoir être sur France 3 en national. C’est un programme qui me correspond, qui est vraiment dans mon ADN d’artiste et d’homme de radio et de télé. Donc c’est, pour moi, un projet important. Je suis très heureux d’être sur France 3, de surcroit après Michel Drucker, pour présenter ces maisons et remettre dans la lumière certains répertoires ou certains artistes qui s’en sont un peu éloignés. Je pense à Gilbert Bécaud, je pense à Nino Ferrer…Donc c’est une satisfaction multiple !

 

 

Cette collection documentaire propose une véritable immersion dans l’intimité de grandes figures de la chanson, afin de mieux comprendre les cheminements, de détecter et d’expliciter les inspirations…

C’est tout à fait cela, c’est aussi le lien entre l’endroit, le territoire, l’environnement immédiat et la création en fait : certainement que Cabrel aurait écrit autre chose s’il avait vécu à Strasbourg…Donc il y a forcément un lien et une interaction évidentes entre le lieu et la création. Mais il y a aussi l’intimité d’une maison avec une autre approche et un autre regard sur l’artiste en fait…C’est, peut-être, d’abord un regard sur l’artiste qui est permis par l’intimité de la maison, c’est-à-dire une compréhension différente de l’artiste et, par la même, de sa création mais aussi, de ses influences, plus concrètement. Par exemple, chez Trenet, il y a cette idée de la voie de chemin de fer que l’on découvre depuis la fenêtre de sa maison, qui a inspiré « Je chante soir et matin », qui est, au départ, une chanson sur l’immigration, sur la marche d’espagnols qui partaient vers l’Alsace / Lorraine. Aussi chez Nougaro, les ogives de Saint-Julien qui est un texte qu’il a écrit à la fin de sa vie parce qu’il était justement face à Notre-Dame de Paris, face au square Viviani, qu’il cite à de nombreuses reprises. Donc il y a vraiment les deux : l’intimité de l’artiste, c’est-à-dire son environnement immédiat et le fait de rentrer dans quelque chose d’assez privilégié, et il y a aussi les marqueurs de la création de leurs textes. Donc c’est intéressant à plein de niveaux !

 

 

Pour ce nouveau numéro, c’est avec Claude Nougaro que nous avons rendez-vous. Nougaro, c’est Toulouse et, pourtant, c’est à Paris qu’il a vécu la plus grande partie de sa vie…

C’est totalement ça ! Son parcours démarre au « Lapin agile » à Montmartre et s’achève rue Saint-Julien le pauvre, face à la plus vieille église de Paris. Ce lieu est même entouré d’autres églises, il y a notamment Notre-Dame pas loin. En fait, Nougaro passe le plus clair de son temps à Paris, il garde une attache à Toulouse mais, dans cette ville, il n’y passe que sa petite enfance. Il garde un souvenir assez nuancé de Toulouse, à tel point, d’ailleurs, qu’au départ, quand il écrit « Toulouse », il avait cette idée de « Toulouse, ville ros’ »…Cela montre à quel point Toulouse a été, pour lui, une ville un peu ennemie, si je puis dire, un peu dure et difficile, sans trop de bienveillance, avec, notamment, des parents absents.

Quand il retourne à Toulouse, son entourage lui dit qu’il ne peut chanter « Toulouse, ville ros’ », il lui conseille d’être dans quelque chose de plus enjoué et de plus positif…Nougaro transforme la chanson en « Toulouse, ville rose », tel un hymne à la ville. Ce qui veut dire, en fait, que cet hymne, qui devient une des chansons clés de son répertoire, symbolise une relation extrêmement étroite entre lui et Toulouse et que, dans la vision qu’ont les gens de Nougaro, ils pensent qu’il y a souvent vécu…Alors que non : il a passé 90% de son temps à Paris !

De nombreux artistes et personnalités accompagneront ce nouveau numéro…

Je suis très porté par cette idée d’émission avec des copains et des camarades, j’allais dire que c’est un peu ma ligne éditoriale, en tout cas mon empreinte. J’aime bien cet aspect des choses, peut-être parce que je suis du midi, de Toulouse, avec un côté un peu latin. Donc j’aime bien m’entourer d’un collectif d’artistes que j’admire, pour découvrir ensemble ces lieux et ces maisons. Le premier qui m’a prêté main forte a été Thomas Dutronc, un copain par ailleurs, chez Trenet. Là, on se retrouve aussi avec une jolie pléiade d’artistes, qui sont tous des amis : Cali, Olivia, Ruiz, Yuri Buenaventura, Yvan Cassar, Natalie Dessay, Emily Loiseau et, évidemment, Hélène Nougaro. C’est ensemble que l’on va partager ce moment et je crois que ça se voit à l’image qu’il y a beaucoup d’émotion dans les regards mais aussi beaucoup de privilège d’être dans ces endroits de l’intimité d’un artiste comme Nougaro. On va chanter des chansons de son répertoire…Oui, il y a un côté camaraderie…Avec la production, nous ne voulons pas de choses pédantes, nous avons vraiment envie de montrer tout cela non pas d’une façon biographique mais plutôt d’une façon décontractée et chaleureuse, davantage dans l’émotion que dans la biographie. 

 

 

On vous imagine curieux de découvrir les retours des téléspectateurs ce dimanche…

Totalement ! Je découvre un peu cela, c’est ma quatrième fois à la télé nationale donc je suis assez nouveau dans le circuit, si je puis dire. Je découvre cette mécanique, c’est-à-dire l’angoisse un peu avant, l’anxiété, le questionnement que l’on peut avoir par rapport à l’accueil qui va être réservé au numéro. Un peu, d’ailleurs, comme quand on crée un spectacle et que l’on va monter sur scène, on a alors, toujours, l’inquiétude légitime et l’incertitude…Il y a, pour cette émission, ce rendez-vous du lundi matin, où on attend avec impatience les résultats du sondage, pour savoir si l’accueil a été bon ou non. En se disant aussi qu’il y a tellement de critères et de paramètres qui interviennent qu’un mauvais score ne serait pas uniquement à cause d’une émission ratée, il peut s’expliquer par beaucoup de choses donc il faut être très prudent et, surtout, très humble. C’est d’abord du plaisir, pour nous et les téléspectateurs…On fait cela avec notre cœur, de la façon la plus sincère possible.

En complément, nous pouvons aussi vous retrouver chaque dimanche, à 16h, pour une heure de musique et de culture dans « Le Loft Music Sud Radio »…

Pour l’anecdote, c’est rigolo, dimanche je serai en même temps sur France 3 et sur Sud Radio, il va donc falloir que je triche des deux côtés J ! C’est une émission devenue hebdomadaire, dont on va fêter ses 10 ans à Paris au mois de juin. C’est un rendez-vous aussi de camaraderie ! J’aime à dire qu’en musique, j’en suis croyant et pratiquant, je m’associe à ces moments de partages musicaux. C’est une émission qui a pris ses marques, qui s’est installée gentiment et que j’ai plaisir à présenter, j’avoue, avec une liberté éditoriale totale. C’est à souligner car ce n’est pas forcément monnaie courante. Je prends plaisir à y recevoir, notamment, de nouveaux talents mais aussi des amis de plus longue date.

 

 

Quand je prends un peu de recul, je m’aperçois que je suis naturellement allé vers cette façon-là, celle d’être entouré de camarades : il y a quelque chose de très collectif, à chaque fois, dans ce que je fais !

Merci, Yvan, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Radio

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Ici matin Auxerre : Julien Rullier évoque la matinale radio maintenant diffusée en télévision, qu'il anime du lundi au jeudi !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Julien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Du lundi au jeudi, vous animez « Ici matin Auxerre », à la radio et, depuis peu, en télévision. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui parce que la matinale est vraiment un rendez-vous ! On réveille les gens, on les accompagne, on est dans leur quotidien, à un moment où chacun a sa routine : en voiture, dans la salle de bain, au petit-déjeuner… On l’entend souvent quand ils nous appellent et interviennent à l’antenne, ils nous disent être en train de se préparer et devoir se dépêcher. Donc c’est un vrai plaisir de se réveiller avec les gens et de les accompagner dans leur quotidien !

Cela fait partie de l’ADN de votre station, votre matinale se différencie des autres, avec bien sûr de l’information mais aussi des contenus locaux et de la musique…

On parle de ce qui se passe chez nous, dans l’Yonne. On parle de l’actualité qui nous concerne. C’est vraiment le rôle qu’à « ici », entre autres « ici Auxerre » : comme son nom l’indique, on est ancré localement, on a une vraie proximité avec les gens et avec l’actualité. C’est vrai dans la matinale, c’est vrai aussi pour les autres programmes, tout au long de la journée.

 

 

Plus personnellement, cela vous permet d’aborder des sujets aussi larges que variés…

Oui ! Nos auditeurs, finalement, jouent aussi le rôle de relai, ils ne sont pas qu’auditeurs. Ils participent à l’antenne. C’est quelque chose qui me tenait à cœur quand j’ai pris la matinale en septembre, je voulais vraiment que l’auditeur puisse avoir sa place, puisse intervenir et puisse se sentir comme chez lui. On le remarque notamment au travers des appels spontanés pour nous dire qu’une route est bloquée, qu’il fait quatre degrés à tel endroit… Ce sont des informations que l’on prend plaisir à relayer, qui viennent du terrain, de tous ceux qui nous écoutent. C’est là que l’on voit que ça fonctionne bien !

A cet horaire-là, certains auditeurs terminent leur nuit de travail, d’autres se préparent pour y aller. Certainement que votre ton et vos mots y sont adaptés ?

Six heures est un peu une bascule : on a, effectivement, toutes celles et ceux qui travaillent la nuit et qui rentrent pour aller se coucher mais on a aussi tous ceux qui se sont levés un peu plus tôt. Je pense souvent aux routiers, l’autoroute A6 n’est pas très loin, on les accompagne sur une petite portion de leur trajet. Il y a également les familles, notamment les parents qui se lèvent pour préparer le petit-déjeuner aux enfants. Ce qui est super avec la matinale, comme tout est très rythmé et cadencé à heure fixe, c’est que l’on sait à quel moment on est à l’heure et à quel moment on est en retard. On rappelle d’ailleurs l’heure régulièrement car ça fait partie de l’accompagnement à la radio mais, finalement, tous les rendez-vous sont autant de routines. A 6h 50, l’auditeur sait, par exemple, qu’il doit avoir fini sa toilette et sait qu’à cette heure-là, on a tel rendez-vous… C’est super intéressant !

D’ailleurs, comment préparez-vous votre matinale ?

On a différents éléments diffusés tout au long de cette matinale, qui sont, pour la plupart, préparés par mes collègues de l’animation et de la rédaction. J’en prends connaissance avant, je prépare aussi les transitions…En fait, on essaie de raconter une histoire, on ne diffuse pas un sujet juste pour le diffuser, quand bien même il parlerait d’un village intéressant à côté de chez nous, on le diffuse parce que ça a un intérêt, parce que ça nous rend curieux, parce que ça nous raconte une histoire, parce que ça a un impact sur notre vie quotidienne, parce que ça fait référence à l’actualité du moment… On essaie donc de créer une histoire et de la raconter à travers les différents sujets qu’on regroupe et qu’on prépare pour cette matinale.

 

 

Sans doute que votre réveil sonne très tôt ?

Oui, entre 3h 30 et 4h, en fonction des jours et de l’avancée que j’ai sur mon émission. C’est un rythme un peu particulier mais on s’y fait. Ce qui est bien, c’est qu’en matinale, on est une équipe. Je travaille avec Thierry Boulant, journaliste, qui est tout le temps avec moi à l’antenne, on a des techniciens, des chargées d’accueil que l’on connait très bien et avec qui on prend plaisir à travailler. Je travaille aussi avec Nathanaël, qui est notre éditeur visuel et qui réalise la mise en images depuis que l’on est diffusés sur France 3 Bourgogne. Donc, en fait, c’est toute une équipe qui prend plaisir à se retrouver le matin. C’est notre petite routine à nous aussi.

D’ailleurs, l’interaction entre vous est quasi permanente, même en off, pour veiller au respect des timings…

J’ai un défi, c’est d’être ultra rigoureux sur les heures fixes, de ne pas être ni en retard ni en avance, de respecter les choses de façon très cadrées et carrées, sans que l’auditeur ne s’en aperçoive. Il faut que ça paraisse complètement naturel et j’espère que c’est le cas. C’est un accompagnement, je le disais, c’est quelque chose que l’on prend plaisir à écouter, c’est une histoire que l’on raconte durant trois heures de matinale. Maintenant nous avons des repères, des heures fixes où il faut lancer tel ou tel élément, et c’est notre travail à nous. Il est important que l’on se mette d’accord pour rattraper éventuellement quelques secondes, pour prendre de l’avance, pour compléter un sujet. Cela se fait sans arrêt, en lien avec les techniciens, et c’est d’autant plus important depuis la mise en images de l’émission. Donc c’est vraiment un dialogue constant et nécessaire entre tous les membres de l’équipe de la matinale !

Il faut se mettre à la place des auditeurs. L’animateur est le garant de l’histoire, il prend l’antenne à 6h et la rend trois heures plus tard, à 9h. Son défi est de faire en sorte que tout s’enchaine correctement, que tout ait un sens, que tout soit à l’heure, que tout soit fluide et naturel, que tout soit structuré. L’animateur est tout le temps à l’affut, en se basant notamment sur son conducteur lui rappelant les horaires théoriques des éléments à diffuser.

 

 

Vous l’avez dit, la matinale est maintenant à l’image depuis début février. Qu’est-ce que cela change pour vous ?

J’ai l’impression que ça a pour effet d’ajouter en proximité ! Ce qui est génial avec la radio, et que j’ai toujours adoré, c’est qu’on la met en fond dans le salon, en faisant autre chose. C’est un média qui a toujours fait rêver, on ne sait pas ce qui se passe, on imagine la tête des intervenants… La télé ne brise pas cela mais permet de regarder les gens dans les yeux.

Après, c’est un travail différent : on a cinq caméras dans le studio, il faut savoir quand on est à l’image, il faut anticiper les sujets pour les illustrer… Il y a plein de choses à anticiper et à appréhender, en amont et pendant le direct, à l’antenne, dont on pouvait s’abstenir avant quand on était uniquement à la radio. Il y a une gymnastique à avoir mais qui se fait bien ! C’est un nouveau défi pour nous, on en discutait récemment, c’est un peu notre troisième rentrée cette année : on a eu celle habituelle de septembre, on en a eu une en janvier, quand on a changé de nom pour passer de « France Bleu » à « Ici » et on a eu celle du 4 février dernier avec notre arrivée sur France 3 Bourgogne. Donc c’est une saison rythmée de paliers, d’étapes, de défis, c’est bien et ça donne envie d’aller encore plus loin !

Donc, c’est de la radio mais on essaie aussi d’être là pour les gens qui regardent.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs et des téléspectateurs sur le programme ?

On a eu pas mal de retours sur le lancement de la matinale filmée, je les attendais d’ailleurs avec impatience. Les gens étaient habitués au programme en radio et, depuis février, on remarque qu’ils sont contents de nous voir, de mettre des visages sur les voix qu’ils écoutent le matin, qu’ils sont contents de découvrir leur région grâce aux images de drones diffusées, pendant les chansons. C’est une plus-value qui les captive, donc je suis content que ça plaise !

 

 

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique et télévisuelle ?

Je suis arrivé en janvier 2024, j’ai fait les week-ends pendant quelques mois avant de prendre en main la matinale, en semaine. J’apprends beaucoup de choses, j’apprends du territoire que je ne connaissais pas, moi qui suis de la région bordelaise. On peut me souhaiter de continuer à être heureux et à prendre toujours autant de plaisir. Je m’éclate à faire la matinale, l’ambiance est bonne, les défis sont nombreux, j’ai donc juste envie de continuer. Mais j’aimerais aussi que toutes celles et ceux qui nous écoutent prennent toujours autant de plaisir à retrouver chaque jour « ici matin », à s’informer avec nous, à se divertir avec nous, à rigoler avec nous… C’est ce que l’on essaie de faire chaque jour : « Ici », c’est actu locale, musique et bonne humeur… Donc on peut tout simplement me souhaiter de continuer à partager cela le plus longtemps possible !

Merci, Julien, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Alexandre Letellier nous en dit plus sur ses interventions à l'antenne le jeudi soir !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Alexandre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons régulièrement vous retrouver sur Sud Radio, dans l’émission hebdomadaire « But football club ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est sûr ! J’ai eu cette opportunité, grâce à Lionel Rosso, de pouvoir participer à certaines émissions le jeudi soir. C’est vrai que c’est toujours un plaisir de pouvoir échanger avec tous les invités en plateau sur divers sujets qui sont toujours intéressants.

Certainement que ces échanges, avec des passionnés du ballon rond aux profils différents, doivent être très plaisants et très enrichissants aussi ?

Bien sûr ! Avoir des profils différents comme ceux-là est toujours top parce que, bien évidemment, chacun a ses opinions selon les sujets. Dès fois, on peut être d’accord, dès fois pas mais c’est ce qui peut lancer certains débats. On voit que ce sont des personnes qui aiment le foot, qui veulent du bien pour le football français et qui peuvent vraiment amener des analyses très justes.

L’émission va plus loin que l’analyse technique et tactique, elle évoque aussi des sujets de fond, sous un prisme plus sociétal…

Oui, c’est vrai que les sujets évoqués ne parlent pas uniquement d’équipes ou de joueurs, ça peut parler aussi de sujets qui touchent le football. J’ai un sujet en tête, l’un des derniers auxquels j’ai assisté, celui d’une rixe qui a eu lieu sur un terrain. Donc c’est vrai que l’on peut parler de pas mal de choses et aussi, un peu, de la politique dans le football. C’est vrai que ce sont des choses dont je parle très peu parce que, forcément, ce ne sont pas des sujets que je vais maitriser, je laisse les professionnels en parler parce qu’ils en parleront toujours mieux que moi car ils maitrisent le sujet beaucoup mieux que moi.

 

 

Sans doute aussi que vos années au plus haut niveau vous permettent un regard avisé et affuté sur l’actualité du ballon rond …

Oui, c’est sûr qu’en attendant d’avoir un nouveau projet dans un nouveau club, pouvoir participer à ces émissions me laisse toujours le pied dans le milieu. Justement, pouvoir discuter de ces divers sujets est toujours intéressant et passionnant pour moi.

D’ailleurs, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont de l’antenne ? Ou est-ce surtout la spontanéité des échanges qui prime ?

Personnellement, quand je suis au courant des sujets qui vont être sur la table le soir, je n’ai pas besoin de m’informer plus que cela, je sais de quoi on va parler mais je vais préparer un petit peu, forcément, les sujets, de façon à avoir quelques mots clé. Après, c’est sûr que selon les échanges et selon ce qui peut être dit, il y a forcément un peu de spontanéité sur certains sujets où on va pouvoir réagir sur ce qui va être dit. C’est sûr que, dès fois, ce n’est pas évident quand on passe en dernier sur un sujet car, forcément, avec les spécialistes qu’il y a autour de la table, tout est dit. Mais je prépare quand même un minimum les sujets de façon à savoir sur quelle ligne je veux aller. Après, ce que je vais pouvoir dire va aussi être en réponse à ce qui aura été dit autour de la table…

D’ailleurs, quels retours pouvez-vous avoir de proches ou d’auditeurs sur vos interventions ?

J’ai quelques amis qui écoutent un peu l’émission, c’est sûr qu’ils sont contents de m’entendre à la radio, ça change un petit peu. Ils trouvent souvent intéressant ce que je peux dire donc c’est cool !

Nous l’avons dit, vous êtes footballeur professionnel depuis de nombreuses années. Quels souvenirs vous viennent spontanément à l’esprit en évoquant votre parcours ?

Oh, je vais en avoir plusieurs ! Bien évidemment, je vais avoir comme souvenirs la signature de mon premier contrat professionnel, mon premier match en pro, la montée en première division avec Angers et puis, bien évidemment aussi, cette finale de coupe de France. Je vais avoir le titre de champion de Suisse avec les Young Boys de Berne et, bien évidemment, mes quatre années au Paris Saint-Germain, avec diverses équipes qui étaient superbes. Et puis tous les titres que l’on a pu avoir et tous ces grands matchs de Ligue des Champion que l’on a pu partager.

 

 

Le PSG a occupé une place importante pendant votre carrière professionnelle. Quel regard portez-vous sur la saison des joueurs parisiens ?

Très content, bien évidemment ! J’ai l’impression que le déclic, pour l’équipe, a été le match contre Manchester City, où quelque chose est un peu née. Ils savaient déjà très bien la qualité qu’ils avaient mais ce match-là, où ils menés deux à zéro, pour, derrière, revenir et gagner, a été un beau déclic. On peut voir, derrière, l’enchainement des matchs qu’ils font, c’est très plaisant à voir jouer, on sent une vraie équipe, on sent une équipe qui attaque et qui défend ensemble et, surtout, ce qui ressort, c’est une équipe qui prend beaucoup de plaisir à jouer ensemble. Donc il est vrai que les résultats qui ressortent depuis ces dernières semaines sont, en fait, le fruit de tout ce travail et de tout ce qui peut être rejeté à l’écran. Cette qualification contre Liverpool est aussi la récompense de tout cela parce qu’aller chercher une qualification à Liverpool n’est jamais facile, à la vue de l’équipe que c’est et de la forme dans laquelle ils sont, surtout après un match aller qui peut être très difficile à encaisser et qui aurait pu être difficile mentalement pour aller chercher la qualification au retour. Mais ils ont réussi à le faire et d’une très grande manière. Surtout que si Paris avait été éliminé, cela aurait été très très dur parce que, sur l’ensemble des deux matchs, on peut dire qu’il y a trois mi-temps à une donc c’est totalement logique que Paris se qualifie. J’espère qu’ils vont aller le plus loin possible…En tout cas, en tant qu’ancien joueur de Paris, maintenant supporter qui les suit de près, c’est très très plaisant de les voir comme cela.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

A court terme, de retrouver un super projet où je peux m’éclater et prendre du plaisir parce que ça fait un petit moment que je ne suis plus sur les terrains. L’ambiance d’un vestiaire me manque…Donc retrouver un projet où je peux m’éclater, où je peux m’installer avec ma famille et où on est heureux.

Merci, Alexandre, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Jean-Marie Bordry évoque la matinale du week-end, qu'il anime avec passion !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jean-Marie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver le samedi et le dimanche, au matin. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, c’est génial ! C’est surtout le direct qui est super parce que tu ne peux pas tricher. C’est complètement différent de quelque chose d’enregistré et de retravaillé, où tu n’as pas la même tension. En plus, on parle de l’actualité, c’est donc quelque chose qui bouge en permanence, tu travailles ainsi sur une matière vivante.

Ce qui fait aussi le charme du direct, c’est que c’est toujours imprévisible. C’est pour cela que c’est grisant en quelque sorte ! Ensuite, c’est aussi le contact que tu as avec les auditeurs, la manière de faire l’interaction avec eux, de rappeler leurs opinions, leurs commentaires, leurs votes et leurs préoccupations.

Justement, la diversité et la variété des sujets abordés doivent être très plaisantes également …

Bien sûr ! Cela a un avantage et un inconvénient. C’est vrai que l’on ne peut pas creuser massivement un sujet en particulier, le format le plus long que l’on ait dure entre dix à quinze minutes, c’est le débat. Mais on fait aussi beaucoup de choses…

On tient compte également de la durée moyenne d’écoute des auditeurs, qui est d’à peu près un quart d’heure, ce qui est normal selon ce que tu es en train de faire le matin. Donc cela n’a pas beaucoup de sens de faire des choses trop longues : en tant qu’auditeur, tu n’as pas le temps de te plonger à ce point dans un sujet, tu as surtout besoin de savoir ce qu’il y a autour.

En week-end, on alterne entre l’actualité, qui est particulièrement riche en ce moment, et les conseils pratiques pour la vie quotidienne, comme le jardinage ou la décoration, parce que le dimanche, en particulier, est le jour où tu t’occupes, où tu bricoles.

Donc, oui, c’est très stimulant, intellectuellement, de passer de la troisième voie du périphérique parisien au jardinage, en faisant un détour par l’avenir géopolitique en Europe et la guerre en Ukraine.

Cela vous permet et vous demande de vous intéresser à de très nombreux sujets, ce qui doit être très enrichissant personnellement aussi…

De toute façon, c’est le métier et ça vaut pour tout le monde. Tu n’as pas d’horaires, en tant que journaliste. Quand tu regardes le 20 heures, tu n’es plus au bureau mais tu es en train de travailler quand même, tu te demandes quel sujet est traité et quels angles seront demain dans l’actualité. Quand tu lis un article du Monde ou de n’importe quel journal, tu es en train de voir les analyses et les réactions des uns et des autres, ça t’alimente. Donc tu ne te reposes jamais vraiment, tu n’es jamais hors service…C’est pour ça aussi que le métier est usant et que tu dois apprendre à déconnecter par moments ou à te mettre dans une bulle.

Mais cela vaut aussi pour les journalistes spécialisés : quelqu’un du service économie s’alimente tout le temps de l’actualité qui tourne autour, des analyses et des données, et y va de manière beaucoup plus poussée que moi parce qu’il est spécialiste…

L’horaire matinal de votre émission nécessite certainement aussi une adaptation notamment du ton et des mots employés…

Tu dis « Bonjour » et pas « Bonsoir », tu dis « Bon réveil, bon dimanche », ce n’est jamais inutile de rappeler aux gens quel jour on est. Je pense aussi tout le temps à l’heure car, en tant qu’auditeur, tu n’as ni la même envie ni le même besoin à 7 heures qu’à 16 heures…Les programmes matinaux ne sont donc pas tout à fait les mêmes que ceux que l’on trouve plus tard…A 10 heures, on parle gastronomie avec Vincent Ferniot. A 11 heures, tu prends aussi davantage de temps. Le soir, tu vas avoir plus de sport…Donc, à chaque moment de la journée, tu as un moment de radio.

A noter la présence de toute une équipe autour de vous, pour enrichir la matinale…

C’est une petite armée ! La matinale du week-end est un peu particulière parce que l’équipe qui prépare est aussi celle qui met en œuvre à l’antenne. La matinale en semaine est beaucoup plus lourde à faire physiquement, tu te lèves d’abord plus tôt et toute la semaine, là où nous, ce n’est que deux jours par semaine…Donc, dans cette émission-là, ils ne peuvent pas rester tard pour préparer. Nous avons tendance à terminer tard et à commencer tôt, mais seulement sur deux journées…Le reste de la semaine, on a un rythme normal. En tout cas, oui, on a une belle équipe, très complémentaire, avec Jules ou encore Théo.

Vous évoquiez la préparation, elle démarre dès le mercredi et se termine, actualité oblige, presque au dernier moment…

…et ça peut toujours changer pendant le live…Ce week-end, une actualité aurait pu tomber, malheureusement pour lui, celle du Pape François qui est dans un état de santé très grave. Il est évident que l’on aurait changé nos programmes s’il lui était arrivé quelque chose…Donc la préparation est de tous les instants ! De toute façon, le direct est, par nature, imprévu donc tu t’adaptes toujours et il faut toujours t’adapter…C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du métier !

Quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur la station, voire même sur la matinale ?

Sur la station, les retours que l’on a sont que, sur Sud Radio, tu as davantage de controverses – je n’ai pas dit clashs- que sur d’autres radios…Le slogan est « Parlons vrai », cela ne veut pas dire que l’on est tous d’accord - vous verrez d’ailleurs, si vous écoutez notre station, que l’on n’est pas toujours tous d’accord sur tel ou tel sujet, qu’il soit politique ou autre et, à la limite, d’ailleurs, on s’en fout parce que ce n’est pas le sujet -, …en revanche, on n’hésitera pas à mettre les pieds dans le plat sur telle ou telle question dont on estime qu’elle est dans l’actualité et qu’elle doit faire débat. Donc c’est une radio de débats. Ce que les auditeurs viennent entendre, ce sont des arguments qu’ils ne pourraient pas entendre ailleurs, des questions que l’on censurerait en amont, des questions que l’on ne voudrait pas se poser parce qu’elles ne seraient par exemple pas politiquement correctes.

Ou alors, les auditeurs viennent nous voir parce qu’ils pourront entendre une confrontation d’idées qu’ils n’auraient pas ailleurs, des débats moins biaisés par exemple. Effectivement, tu peux avoir un vrai débat entre quelqu’un de droite et quelqu’un qui est à la gauche de la gauche sur un sujet, on ne va pas se l’interdire. Tu as toujours un cadre à respecter mais tu peux poser les vraies questions ! Il faut un cadre mais, si c’est nécessaire, tu n’hésites pas à mettre les pieds dans le plat. Sachant que la limite de tout cela est que tu ne dois jamais tricher avec l’auditeur. In fine, il doit pouvoir se faire son propre avis, positif ou négatif, sur n’importe quel argument qu’il entend, sans que l’on ne truque la manière de le présenter, pour qu’il soit encouragé à pencher plus d’un côté ou de l’autre. Ce n’est pas notre métier, on n’a pas à être militant de quoi que ce soit…En revanche, on donne à l’auditeur plus de choix qu’ailleurs…c’est ce qui revient souvent, c’est ce que les gens viennent chercher chez nous !

En parlant de débats, ces moments vous obligent, en live, à être dans le rebond, instantanément, en lien avec les propos et les réponses des participants…

C’est ça ! On n’est pas là pour débattre avec nos invités…La moitié du travail que l’on fait spécialement, aussi bien en débat qu’en interview, c’est d’écouter ce que disent nos intervenants pour rebondir ou pour recadrer au besoin, ou encore pour expliciter tel ou tel argument. Donc il faut parfois choisir : tu arrives en interview en ayant préparé dix questions et il arrive que tu n’en poses que cinq parce que quatre autres se sont imposées à toi. Après, les choix ne sont pas toujours judicieux, tu n’as pas beaucoup de temps pour y réfléchir mais c’est un risque à prendre…Parce qu’il n’y a rien de plus frustrant qu’une interview où tu sens que le journaliste n’écoute pas la réponse et ne pense qu’à la question suivante qu’il veut poser…Ce n’est alors pas un échange, alors que ça doit en être un ! C’est pareil en débat…

On dit souvent que la radio est un métier de passion. On peut imaginer que c’est aussi le cas pour vous…

Oui, bien sûr ! La radio, le micro et le direct…Parce que, je le disais, le direct est quand même complètement différent. Donc oui, c’est clair que c’est violent mais c’est génial ! On ne déconnecte, en plus, jamais vraiment, je regarde mes notifications tout le temps mais j’adore cela !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique ?

Des actualités passionnantes à faire vivre, des gens passionnants à rencontrer à l’antenne…Parce que c’est cela que tu fais à l’antenne, tu rencontres des gens différents : tu traites quinze sujets différents sans sortir de ton studio, contrairement à un reporter de terrain, mais, en trois heures, tu auras parlé virtuellement à un ancien ambassadeur, à un ancien général, à un boulanger, à un agriculteur, à un retraité, à un député, à un horticulteur,…C’est cela qui est génial, tu rencontres vraiment des gens très différents qui ont plein de choses à t’apprendre. Donc on peut me souhaiter de ne pas m’en lasser car, ce jour-là, il faudra que je fasse autre chose, et pourquoi pas d’ailleurs mais, pour l’instant, on n’en est pas là…

Merci, Jean-Marie, pour toutes vos réponses !

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Skyrock : Emeric Berco nous en dit un peu plus sur son émission et sur sa passion pour la radio !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Emeric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Skyrock peuvent vous retrouver à l’antenne de 16h à 20h tous les jours de la semaine. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Surtout que c’est vraiment ma passion…Avant d’animer cette tranche-là, je la suivais et, plus largement, j’écoutais la radio…Skyrock a fait mon éducation radiophonique, j’écoutais vraiment cette radio avant de l’intégrer. J’ai toujours le même plaisir, chaque jour, à venir animer. Je me suis toujours inquiété du moment où j’allais me réveiller, de ce jour où je viendrai un peu à reculons, en prenant un peu moins de plaisir à être derrière le micro mais, en fait, ce n’est pas du tout le cas…C’est même plutôt l’inverse parce que la routine ne s’invite pas dans notre travail. C’est un métier passionnant, où une journée ne ressemble pas à l’autre, on a de nouveaux défis et de nouveaux challenges. Maintenant, avec l’émergence des réseaux sociaux et du digital, la radio a un nouveau souffle. Donc, oui, le plaisir est intact !

Surtout, on se sent arborés d’une mission qui n’est pas commune, à savoir accompagner les gens, être une petite voix dans leur quotidien, quand ils sortent de leur travail, de leur collège ou de leur lycée. Oui, c’est une mission qui est fantastique ! Surtout, et c’est là où je suis choqué à chaque fois, c’est quand je me ballade un peu partout en France que je me rends compte du pouvoir de Skyrock : on peut m’en parler, on peut me montrer les fréquences, on peut me dire le nombre d’auditeurs qu’il y a, mais j’en prends encore plus conscience quand je vais, par exemple, dans une friterie à Lille et que j’entends Skyrock, ou encore à Toulouse, à Bordeaux, à Marseille, où des boutiques peuvent diffuser notre radio, où des VTC nous écoutent aussi. On se dit que le pouvoir de la radio est quand même fou : on parle dans plein de transistors …C’est quand même magique !

Pendant vos speaks derrière le micro, c’est vrai que l’on ressent en vous un vrai plaisir…Vous vivez pleinement l’instant…

Oui, oui ! Je pars du principe qu’au service de l’auditeur, on est un peu comme des chefs d’orchestre. On est bien sûr au service de la playlist de la radio mais il faut la valoriser. Cela veut dire la rendre vivante…Les artistes que l’on diffuse ont une actualité, qu’il faut rendre efficace. Je prends plaisir à passer les morceaux, je mets parfois le son à fond donc il faut que je partage cette passion avec ceux qui nous écoutent ! Le challenge est là : il faut se réinventer et se renouveler !

On a de l’interactivité : en face de moi, j’ai un écran avec les messages des gens qui sont en train de nous écouter. Là aussi, je prends conscience de ceux à qui je m’adresse. C’est tout le défi des speaks et des interventions que je fais sur l’antenne.

Vous êtes à l’antenne, on l’a dit, de 16h à 20h, un moment avancé dans la journée des auditeurs. Justement, y pensez-vous ? Vous adaptez-vous au fait d’être derrière un micro de la fin d’après-midi au début de soirée ?

Oui, bien sûr ! A Skyrock, comme beaucoup d’autres animateurs, j’avais fait d’autres tranches avant d’animer celle du 16h/20h. Quand je suis arrivé, j’ai commencé par les nuits du week-end. J’ai aussi fait des remplacements et Difool, mon mentor en arrivant à la radio, m’a appris comment parler aux auditeurs. Je venais d’une radio locale donc j’avais à peu près appris à parler à ceux qui nous écoutent à Paris et en Ile de France et c’est pour cela qu’il m’a dit qu’il fallait voyager pour savoir à qui je m’adresse quand je parle à un auditeur, qu’il soit d’une grande ville comme d’une petite ville. Surtout, j’ai appris à m’adapter à l’horaire : quand il est 3 heures du matin, on ne parle pas comme à 18h. Donc, oui, bien sûr, l’horaire joue, notamment dans l’humeur ! J’ai, à cette heure-là, un dynamisme que je n’ai pas à 4 heures du matin.

Je pense que c’est très important aussi de cibler l’auditeur à qui je parle : quelle est ma structure d’audiences ? Quelle est ma structure d’âges ? Où habitent les gens qui nous écoutent ?

Personnellement, aimez-vous préparer vos interventions en amont, quitte à les écrire ? Ou laissez-vous une part importante à l’improvisation notamment ?

Il y a deux types d’animateurs. Notamment ceux qui sont hyper à l’aise quand ils écrivent tout, parfois même à la virgule près…J’admire cela car, franchement, si vous me mettez une feuille devant les yeux pour que je lise mes interventions, ce serait le meilleur moyen pour que je perde mon naturel. Je pense que, parmi les qualités requises pour être un bon animateur radio, il faut avoir le sens du naturel…Le naturel peut évidemment se muscler en écrivant mais je suis plus à l’aise dans l’improvisation. Parfois, je peux me mettre des petites notes, pour savoir, d’un point A à un point B, ce que je ne dois surtout pas louper mais je préfère vraiment parler comme je l’entends. Quitte à ce que, parfois, je me plante, quitte aussi à ce que, parfois, je bafouille parce que l’on n’est pas des robots, quitte même, quelques fois, à être imprécis…Quand c’est le cas, je fais quelque chose de simple, que l’on fait beaucoup à Skyrock, je me fous de ma gueule ! Si je me tape la honte dans l’intervention, ce n’est pas grave, on est naturel et humain. Quand tu vas demander deux pains au chocolat à la boulangerie, tu n’es pas forcément si précis ni minutieux, donc c’est pareil quand j’annonce un artiste…Bien sûr, je dois le faire de manière professionnelle mais on est humain, on est en direct pendant quatre heures donc ce n’est pas grave si on se plante…Au contraire, je pense que c’est ce qui nous rend humain : à l’heure où tout est robotisé, c’est un atout !

Donc je n’écris absolument rien. En revanche, quand je fais des interviews, j’aime bien les préparer un petit peu pour ne pas oublier des points qui sont, pour moi, essentiels.

Les auditeurs ne le voient pas mais, en plus du micro, vous gérez aussi la console et la technique. Cela doit être très enrichissant, personnellement…

Oui ! En fait, si vous écoutez bien le 16h/20h, et c’est pour cela que j’insiste sur le côté chef d’orchestre, je m’adapte énormément à la musique qui est en train de passer, aussi bien dans ma façon de parler, que dans ma façon d’annoncer les sons. Généralement, je tape du pied pour être dans le rythme du morceau au moment de parler…Donc, pour moi, c’est hyper important aussi de réaliser l’émission. C’est vrai que les auditeurs sont très choqués lorsque je fais une story au moment d’enchainer des disques, car ils pensaient que cela se faisait automatiquement. Donc, oui, je suis autant animateur que réalisateur !

Pour tout vous dire, quand je suis arrivé à Skyrock, c’était surtout la grande table de mixage qui me faisait flipper, plutôt que de parler derrière un micro. On pilote un énorme navire donc il faut bien savoir ce que l’on fait, pour bien le manœuvrer !

D’ailleurs, plus généralement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de vos auditeurs sur cette tranche horaire du 16h/20h ?

Ce qui est hyper intéressant, c’est la curiosité des auditeurs : ils sont très curieux de savoir comment ça marche, comment ça se fait et, surtout, comme ils ont un affect particulier avec la radio, ils veulent savoir comment est Romano ou si l’on peut vraiment gagner 1 500 euros. En fait, on voit que Skyrock a vraiment un cachet hyper identifiable par rapport aux autres radios. Dans le sens où, en gros, il y a des piliers qui sont très stables, auxquels les auditeurs sont très attachés : cela va de la sky-roulette, à « Planète Rap », en passant par Difool. Cela me touche quand un auditeur me dit avoir grandi en m’écoutant…Je me dis que c’est vraiment la force de la radio, on s’invite dans le quotidien des gens et on partage un bout de leur histoire personnelle.

Finalement, passer chaque jour derrière une console et un micro, à écouter du bon son ne serait-elle pas votre définition de l’autoroute du kif ?

Oui, c’est de prendre du plaisir dans ce que je fais et de sentir que ce que je fais a un impact : sentir que, quand je parle quelque part, je suis écouté ailleurs est, je trouve, un plaisir qui n’a rien de similaire aux autres.

Vous le disiez, la radio est une passion qui vous vient de votre plus jeune âge…

J’écoutais de la radio, alors que j’écoutais hyper timide et introverti…J’étais mal dans mes pompes et, en fait, la radio représentait pour moi un moment d’évasion et d’imagination sans limite. A l’époque, on ne voyait pas l’image, on ne savait pas ce qu’il y avait derrière le transistor. Donc les voix m’ont bercé, celle de Macha Béranger à France Inter, celle de Max sur Fun Radio, celle de Difool ou de Fred sur Skyrock, …Ces gens-là m’ont donné l’envie de faire de la radio et, surtout, ils m’ont montré qu’à partir du moment où tu mets un casque et que tu prends le micro dans un studio, tu peux devenir quelqu’un d’autre et prendre confiance en toi. Je me suis, en fait, servi de ma personnalité radio pour être plus à l’aise dans mes pompes dans ma vie de tous les jours, ce qui a marché !

Vous êtes sur Skyrock depuis plus de quinze ans. Certainement que les médias ont évolué, que la radio a évolué et que vous avez évolué avec l’expérience…

Ce que j’ai bien aimé dans ma propre évolution, c’est que je n’ai jamais été hermétique aux réseaux sociaux, ni même à toutes les plateformes. J’ai tout de suite capté que l’on pouvait faire vivre la radio sur le digital, sans pour autant trahir ni l’esprit ni la magie de la radio. En gros, son esprit est l’absence d’image mais on peut montrer tout autre chose…On a la chance de recevoir de grandes stars, c’est important, pour moi, qu’une émission comme « Planète Rap » soit filmée, tellement il se passe des choses, tellement c’est vivant et incroyable à voir. Cela se partage !

Quand je fais un journal quotidien sur l’actualité de Skyrock et l’actualité urbaine, c’est parce que je sens que l’on peut vraiment faire vivre la radio autrement. Ce n’est pas pour rien qu’aujourd’hui, on est le compte radio Tiktok le plus fort, avec plus de cinq millions d’abonnés. Il y a donc quand même un désir de la part des auditeurs des quatre coins du monde de voir ce qui se passe à Skyrock, sans pour autant trahir l’esprit radio.

En complément, vous animez aussi la matinale à destination des militaires, dans un autre registre…

Oui ! Skyrock a plusieurs déclinaisons et, si vous allez sur l’application, vous pourrez vous en rendre compte…Il y a notamment Skyrock Klassiks, avec des sons incroyables qui ont fait la légende de la radio et puis il y a Skyrock pour les militaires, qui est vraiment une radio atypique et hyper importante, à destination des forces armées. J’ai la chance d’y être le matin, entre 6h et 9h, c’est fou !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours radiophonique ?

De vraiment continuer à pouvoir explorer de nouvelles pistes chaque année ! Je n’aime pas du tout qu’une année ressemble à la précédente, cela m’ennuie rapidement. Je suis hyper actif, je fais 10 000 choses en même temps, je n’ai pas envie de me lasser et je pense que Skyrock est un excellent terrain de jeu pour cela. Je remercie chaque jour ma direction de me laisser la chance de pouvoir m’exprimer et de pouvoir créer des projets, que ce soit en radio ou sur le digital. Donc, pour la suite, on peut me souhaiter de continuer à m’épanouir parce que je suis chanceux de vivre de ma passion. C’est vraiment une chance de pouvoir exercer sa passion au quotidien…Malgré tout ce que l’on peut entendre, je pense que la radio, en général, a encore de très beaux jours devant elle, elle qui survit à tout. La radio Skyrock, en particulier, a énormément d’avenir : dans une interview, Pierre Bellanger a dit que le futur, c’était nous et je le pense aussi !

Merci, Emeric, pour toutes vos réponses !

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