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Sud Radio : Patrick Roger évoque son émission quotidienne et son rôle dans la gestion des programmes !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Patrick,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous écouter, de 9h à 10h, du lundi au vendredi, dans « La vérité en face ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, au quotidien, de retrouver le micro ?

Oui ! Je dirige et, en même temps, je fais de l’antenne, ce n’est pas banal…Dans peu de médias, il y a, effectivement, des personnes qui ont cette double casquette. Pourquoi je le fais ? Parce que l’on est une plus petite société, Sud Radio fonctionne en mode start-up, même si on est devenus une grande radio nationale et parce que j’ai toujours plaisir à faire de l’antenne. Tout au long de ma carrière, j’ai hésité entre de l’antenne et diriger. J’aime bien diriger, en fait, les équipes pour qu’elles se sentent investies, qu’elles se sentent épaulées, pour travailler sur un projet commun et j’aime aussi le contact du micro, de l’antenne, des auditeurs. Je suis assez curieux et je veux faire partager cette curiosité aux auditeurs, la radio c’est avant tout cela je trouve.  

J’ai commencé au moment de l’arrivée des radios libres, en 81/82, j’étais étudiant, je faisais même cela en parallèle du lycée et, depuis, je n’ai cessé de faire ce métier. Même si j’ai eu quelques parenthèses télévisuelles, je préfère quand même le média radio : à travers la voix et les mots que l’on choisit, on va pouvoir parler davantage aux auditeurs en direct. L’auditeur a besoin, je pense, quand il écoute l’audio, que l’on s’adresse directement à lui et qu’on raconte en fait des histoires. Parfois, c’est l’actualité, parfois c’est autour de débats sur l’actualité, parfois ce sont d’autre histoires, comme des récits historiques ou des découvertes sur la science. Je trouve qu’au travers de la voix, sans voir l’image, ce lien est beaucoup plus fort !

Sud Radio a pour slogan « Parlons vrai ». Votre émission quotidienne s’y inscrit pleinement…

« La vérité en face » reprend ce slogan du « Parlons vrai », qui se décline d’ailleurs dans beaucoup d’émissions et de chroniques : « Les vraies voix » le soir, « La vie en vrai »,… Evidemment, avec « La vérité en face », j’ai détourné « La réalité en face »…Parfois, bien souvent, on n’ose pas dire les choses tel qu’elles se produisent, tel qu’on les voit, tel qu’on peut en fait les décrire…alors que, bien souvent, elles sont pourtant en face de nous. Il faut affronter et aborder ces questions ! C’est ce que nous voulons faire sur Sud Radio, une déclinaison de tous ces sujets, où on doit parler vrai aux auditeurs.

Vous allez me dire « Qu’est-ce que la vérité ? »…Parfois, c’est difficile à voir mais, en tout cas, c’est ce que l’on essaie de travailler.

La proximité avec les auditeurs est réelle, ils peuvent intervenir à l’antenne…

Oui, on a beaucoup d’interactivité dans cette émission « La vérité en face », j’aime bien avoir les auditeurs, qui peuvent s’exprimer en toute liberté. Cela nous permet d’avoir un peu la France en direct, qui parle, qui nous répond, qui réagit sur les sujets d’actualité. Les auditeurs peuvent, eux-mêmes aussi, débattre. Dans ce créneau horaire, après la matinale où on a abordé un certain nombre de sujets, on peut y revenir avec ces commentaires, ces réactions et, parfois, des auditeurs qui vont nous apporter des éclairages ou des informations différents. J’aime donc beaucoup cette séquence où les auditeurs ont la parole !

Ces échanges permettent, ainsi, d’aborder des questions du quotidien et les préoccupations des auditeurs des quatre coins de la France…

Bien sûr ! Vous savez, en France, on souffre toujours d’une forme de déconnexion entre Paris – Les élites et la population, au sens large du terme. On essaie, justement, de couper cela et d’éviter cette rupture, en donnant cette parole qui est transmise directement et en faisant réagir, pour voir un peu quelles sont les préoccupations du terrain, comment sont perçus certaines décisions et certains faits.

Aujourd’hui, par exemple, on a parlé de l’emploi des séniors, qui sentent en fait un certain déclassement, on a parlé de Twitter, en demandant aux gens s’ils continuaient à aller sur les réseaux sociaux, notamment celui-ci, on a évoqué les lieux et l’insécurité, avec la petite phrase de Gérald Darmanin, ou encore les rodéos sauvages qui, malheureusement, se multiplient un peu partout et ne sont plus seulement réservés, aujourd’hui, aux villes ou aux grandes agglomérations mais aussi aux campagnes. Les témoignages étaient assez éclairants, illustrant ces sujets de préoccupation des gens.

En plus des interventions des auditeurs, des témoins forts de l’actualité viennent, en studio, apporter leur vision et leur expertise…

Oui, on essaie d’apporter un peu de profondeur. On en a besoin et, à la radio, on peut le faire, notamment avec un auteur qui a écrit un livre sur le sujet, qu’il connait donc parfaitement et qu’on peut donc questionner. Ce matin, c’était Philippe Camus, ancien patron d’Airbus, qui s’y connait en matière de défense, d’aéronautique et d’industrie, il nous a apporté son témoignage d’un homme libre. Il n’est plus en poste aujourd’hui, il peut donc dire avec sincérité ce qu’il pense qu’il faudrait faire.

Souvent, dans cette émission « La vérité en face », j’ai également des débats, entre Elisabeth Levy et Thomas Guénolé, qui sont opposés, évidemment, dans les idées mais qui acceptent de les confronter. C’est un espace qui permet de creuser un petit peu plus les choses !

Plus globalement, quels principaux retours des auditeurs pouvez-vous avoir sur votre émission en particulier ou même sur la radio plus généralement ?

Les auditeurs sont très attachés à Sud Radio, en tout cas ceux qui nous écoutent et qui nous sont fidèles, ainsi que les nouveaux. Nous en recrutons en permanence, Sud Radio se développe sur tout le territoire national, avant on était limités au sud-ouest, maintenant on est beaucoup écoutés en ile de France, du grand sud-ouest à la région centre-auvergne, dans le sud-est et, progressivement, dans les autres régions, que ce soit dans les hauts de France, en Alsace, dans l’ouest et les Charentes, à travers les applications et à travers le DAB+ qui se développe.

Ce que me disent ces auditeurs, c’est que nous avons un ton différent, qu’il y a de la proximité, qu’ils sentent chez nous qu’on répond à leurs préoccupations, qu’on les comprend et qu’on leur donne en même temps la parole. C’est, en tout cas, ce que l’on essaie de développer : je dis souvent que l’on est la radio du premier ou du dernier kilomètre, la radio de chez soi. J’essaie, d’ailleurs, de bannir, à l’antenne, les mots concernant Paris, je ne veux pas que ce soit Paris qui parle à la France, je veux que ce soit la France qui parle à la France. Nous sommes basés en région parisienne mais nous pourrions être basés à Marseille, à Carcassonne ou à Nevers, ce serait exactement la même chose ! Il ne faut pas que l’on sente de distance…

 

 

Cette proximité avec les auditeurs se confirme à l’antenne l’après-midi, où les gens peuvent échanger sur d’autres thématiques, encore plus personnelles…

Bien sûr ! Vous pensez à Brigitte Lahaie ou encore à « C’est votre avenir », qui vont beaucoup plus dans les choix et la vie intime des auditeurs, ou dans leurs préoccupations également sur leur avenir, sur leur relation au travail, sur leurs relations personnelles, sur beaucoup d’autres choses du quotidien. Nous y répondons directement avec Brigitte, Alexandre et Marie, dans ces deux émissions, entre 14h et 17h.

En soirée, en plus du rugby, sport historique de Sud Radio, des émissions football sont également proposées aux auditeurs…

C’est vrai mais le rugby reste notre ADN. Le week-end, nous consacrons énormément d’heures de retransmission aux matchs du top 14, aux grands évènements de l’équipe de France et à la Pro D2. Nous donnons également la parole aux petits clubs, notamment le vendredi soir.

En parallèle, nous avons développé aussi le foot, le soir parce que c’est un sport qui est ultra populaire, qui reste le plus populaire probablement et, surtout, qui suscite énormément de discussions et de débats. Les passionnés du football ont toujours envie de nouvelles informations, de débats, de revenir sur les matchs précédents, d’anticiper sur la prochaine journée, de parler de leur club, de parler des entraineurs, de parler des joueurs, de parler du mercato. Il y a énormément de sujets à aborder et je sais que ça passionne. C’est la raison pour laquelle nous avons effectivement mis, le soir entre 20h et 21h, l’émission « Les vraies voix du foot », pour parler du foot, toujours avec cette idée de vraies voix.

Vous rappeliez, au début de cet échange, votre double casquette, au micro et à la direction. Certainement que votre emploi du temps est riche mais aussi très complémentaire pour vous ?

Oui, c’est un emploi du temps qui est assez lourd, assez chargé. Mais, quand on a du plaisir à faire son travail, ça ne représente pas la même charge de travail que quelque chose qui serait très répétitif. Donc je mets de l’enthousiasme et j’ai du plaisir à faire ce travail !

En étant, en même temps, dans la fabrication de l’antenne, je peux mieux percevoir et appréhender ce qui va et ce qui ne va pas. Plutôt qu’en étant uniquement dans un poste de direction, où on aperçoit en fait les choses mais peut-être qu’on ne les perçoit pas de la même manière. C’est assez important et ça rentre dans cette logique de start-up, où on doit être assez multicartes : ça commence par le directeur lui-même, qui met les mains dans le cambouis.

Après, je sais aussi faire mon autocritique et en parler avec les uns les autres : si ça ne va pas, ça ne va pas et moi aussi, je peux très bien changer de poste ou d’affectation.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure à Sud Radio ?

Ce qu’on peut nous souhaiter, c’est que Sud Radio poursuive son développement, avec toujours cette authenticité, autour de ce slogan « Parlons vrai » et autour de l’ensemble des équipes, allant du digital à la technique, en passant par les animateurs / animatrices et par l’ensemble du personnel qui s’occupe de la logistique. Il y a vraiment, en fait, un esprit d’équipe qui est très fort et ça se ressent beaucoup à l’antenne. Donc nous devons continuer d’essayer de répondre aux attentes des auditeurs !

Merci, Patrick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Ici : Emilie Mazoyer nous en dit plus sur son émission quotidienne de radio, diffusée à partir de 19h !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Emilie,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les auditeurs de la radio « Ici » peuvent vous retrouver, en semaine, de 19h à 21h, à l’animation de « Décibels, l’émission ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! Quand j’ai quitté Europe 1 en juillet 2021, j’ai passé une saison entière sans avoir d’émission, j’ai fait d’autres choses mais la radio m’a beaucoup manqué. Donc, quand j’ai débarqué en septembre 2022 sur « France Bleu » à l’époque, depuis « Ici », j’avais la faim du micro ! C’est un plaisir vraiment renouvelé tous les soirs. On termine la troisième saison et la quatrième est bien engagée.

C’est vraiment du plaisir…J’ai 45 ans maintenant, j’ai commencé à faire de la radio à l’âge de 21 ans et plus les années passent, plus je me débarrasse de plein de choses que j’avais quand j’étais jeune, notamment d’une envie de plaire, de prouver des choses, de montrer que je savais des choses, d’essayer de guérir un syndrome de l’imposteur. A force d’années et de rencontres avec les artistes, tout cela se calme…et reste le plaisir de passer de la musique aux auditeurs, de discuter avec eux et d’accueillir les artistes dans l’émission. C’est un plaisir et aussi une fierté, je dois le dire. Ces dernières années, dans les médias en général mais aussi dans les radios, qui étaient plutôt préservées, la place laissée à la musique et aux émissions éditorialisées dans lesquelles on parle vraiment de musique, n’est pas si grande. Donc je suis contente d’avoir réussi à préserver ce petit ilot.

 

 

La radio « Ici » est une radio de proximité, qui parle aux gens. Votre émission s’inscrit pleinement dans cette philosophie…

Oui ! C’était un peu le défi d’ailleurs…Quand j’ai rencontré le directeur de France Bleu au moment d’arriver, il m’avait dit « Ce que je te demande n’est pas évident, oui il y a un côté musique mais il faut que tu parles aux gens. Les auditeurs rentrent du boulot, sont chez eux, préparent à manger, sont en famille » et il m’avait mise en garde « de toute façon, ce n’est pas difficile, on saura au bout de 3 à 4 mois si les gens t’aiment bien ». Il avait conclu en disant « Moi, je t’aime bien mais ce n’est pas moi qui décide, ce sont vraiment les auditeurs ».

En fait, assez rapidement, on a eu des retours des 44 locales et des auditeurs que j’ai au téléphone tous les soirs, pour jouer au blind test ou pour choisir de la musique, et je me suis rendu compte qu’on se ressemblait en fait, qu’on avait la même façon de voir les choses…Oui, on adore la musique, elle est essentielle dans notre vie et, à la fois, ce n’est pas un sujet grave. Certains de mes homologues, dans d’autres médias, ont parfois tendance à traiter la musique avec énormément de sérieux, ce que je ne déteste pas mais ce n’est pas mon créneau…On est sur quelque chose de très détendu et de très souriant. La vie est suffisamment difficile et l’actualité suffisamment dramatique pour que la musique soit un moment de détente, de joie, parfois d’émotion.

 

 

Ces deux heures d’émission quotidienne sont agrémentées de routines et de rendez-vous, pour le plaisir du plus grand nombre…

C’est aussi un défi que de réussir à mélanger, dans un même programme, un classique de Sheila et un des Rolling Stones, tout en passant aussi des nouveautés ainsi que des nouveaux classiques, comme j’aime à les appeler. Je pense, là, aux chansons de mon adolescence, dans les années 90, notamment à MC Solaar ou encore à Nirvana. Plus le temps passe, plus certaines chansons qui étaient peut-être trop récentes pour parler au public de « Ici » peuvent faire plaisir aux auditeurs, qui ont mon âge pour la plupart.

Pour les styles musicaux, je dois dire quand même que je mets une grande proportion de titres francophones. Après, on passe de l’anglais, de l’italien, de l’allemand mais c’est surtout francophone et c’est surtout pop, rock et un peu rap. Sans oublier des artistes avec qui on a développé une histoire : Bigflo et Oli, Youssoupha, Orelsan, … Ils sont régulièrement invités dans l’émission et les gens les aiment. L’idée est de faire du bien aux auditeurs !

On est la radio de France qui passe le plus de lives, on en passe trois tous les soirs, en fin d’émission, dans « Le festival idéal ». Cela peut être Elton John en duo avec Dua Lipa, puis Indochine et, pour finir, les Rita Mitsouko en version acoustique. Terminer par un petit quart d’heure de concert est, je trouve, très chouette. Tout le monde aime aller à un concert mais c’est très cher et souvent inconfortable, donc on ne peut pas y aller tous les soirs…Alors qu’avec « Décibels », on a un petit bout de concert tous les soirs !

 

 

Les échanges avec les artistes invités permettent aux auditeurs de les découvrir ou de les redécouvrir sous une autre facette encore…

Tous les soirs, il y a un invité. La plupart du temps, ce sont des artistes et, quelques fois, je fais un tout petit pas de côté, en accueillant des journalistes ou des auteurs, qui écrivent des bouquins sur la musique. Récemment, j’ai par exemple reçu Fabien Randanne, journaliste de « 20 minutes », qui est spécialiste de l’Eurovision et qui vient de sortir un livre où il raconte que, depuis ses débuts, en fait l’Eurovision est une plateforme pour les minorités de genres.

En tout cas, j’ai deux formats. Soit l’interview classique, où on parle au moins 25 minutes avec l’invité et où on passe au moins 2 titres, ce qui laisse vraiment le temps de déployer quelque chose. Soit, pour certains invités, je peux faire une spéciale, où on passe 2 heures avec eux, rien qu’avec eux, qu’avec leur musique et avec des auditeurs qui leur posent des questions à l’antenne, ce qui est vraiment sympa aussi. Je l’ai fait pour Etienne Daho, pour Louane, pour Indochine, pour Julien Doré, je vais bientôt le faire pour Julien Clerc. Donc on est vraiment sur des artistes très grand public, parce qu’il faut que les auditeurs aient envie d’échanger avec eux et de leur poser des questions. Les artistes ont vraiment le temps de parler, en 2 heures on peut aborder plein de sujets.

 

 

Certains qui ont donné des tas d’interviews dans leur vie sortent en disant « c’est chouette, on a parlé de choses dont je ne parle pas forcément d’habitude ». Je pense notamment à Jean-Louis Aubert, qui avait passé un super moment, on s’était bien entendus, on avait rigolé. C’est génial quand le courant passe aussi bien avec un artiste. Lui est tellement connu et aimé du public qu’on peut aller sur n’importe quel terrain, de toute façon ce sera intéressant.

Après, c’est aussi l’occasion de présenter des artistes, des nouveaux et des nouvelles que le public ne connait pas encore, et de faire un pari pour plus tard. La première fois que j’ai interviewé Julien Doré ou Bigflo et Oli, ils n’étaient pas connus, on crée des liens aussi comme cela en faisant des paris au début de la carrière de certaines ou de certains.

 

 

L’émission étant diffusée en début de soirée, adaptez-vous notamment votre ton, comparativement à un autre horaire moins avancé de la journée ?

J’ai un autre exercice sur « Ici », celui d’une chronique d’actualité musicale qui dure 2 minutes 30. Là, effectivement, mon ton est différent parce que je sais que ça peut être diffusé le matin donc je ne parle pas trop fort. C’est vrai qu’entre 19h et 21h, c’est très relax, on est très détendus. Quand les auditeurs arrivent à l’antenne, on rigole, on fait des blagues, c’est souriant. Après, ce n’est pas difficile à faire parce que je n’ai pas à le forcer : en réalité, quand je suis à l’antenne, je suis effectivement de très bonne humeur et très contente d’être là, et les auditeurs aussi parce qu’ils font la démarche de venir participer à l’émission. Cela donne des échanges assez enlevés et assez sympas ! Sans doute que si ce n’était pas le soir, on ne pourrait pas avoir cela, ce serait différent…

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de vos auditeurs ?

Je vais vous lire un extrait car ils m’écrivent pas mal…Un monsieur m’a écrit récemment un message qui m’a touché : « Bonsoir. Je voulais vous remercier pour vos émissions, je vous écoute tous les soirs dans ma voiture. Pour être plus précis, ces derniers temps, j’ai fait pas mal de crises d’angoisse le soir, je prenais ma voiture et je me posais à côté des chevaux, avec votre émission en fond. L’émission avec Cœur de Pirate m’a beaucoup apaisé, pareil avec Olivia Ruiz ou Jenifer. Je n’ai jamais osé vous appeler pour le blind test car je n’allais pas très bien mais merci madame ! ». Evidemment que ça touche et que ça fait plaisir !

Je reçois aussi beaucoup de messages de remerciements pour avoir fait découvrir telle chanson ou tel artiste. Dans l’émission, pendant la séquence du Top 5, je choisis un thème et je propose 5 chansons associées. Il y a peu, un auditeur m’a écrit, sur le sujet des chansons inspirées par des bouquins : « Waouh ! Passer de Eurythmics à Bécassine, tu es énorme ! ». Je reçois donc beaucoup de messages très gentils, c’est chouette, j’aime bien ! C’est sans doute aussi lié au fait que les auditeurs de « Ici » sont particulièrement sympas…

 

 

Vous qui êtes passionnée de musique, au-delà des 2 heures d’antenne, toute la préparation en amont, pendant laquelle vous devez vous (re)plonger dans certains titres, doit être aussi très plaisante…

Oui, la préparation de l’émission est vraiment le kif avant le kif ! Surtout, parce que j’ai la grande chance d’avoir la liberté de choisir ma programmation musicale et ma programmation d’invités, ce qui est le cas de très très peu d’animateurs ou d’animatrices sur des radios nationales. C’est le deal quand je signe quelque part ! Cette liberté est fondamentale, elle me permet de m’approprier complètement tout ce qui se passe pendant les 2 heures de l’émission…J’ai tout prévu, j’équilibre, je sais que tel titre va répondre à tel autre qui va passer 10 minutes après. Oui, c’est beaucoup de travail mais c’est très plaisant !

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique sur « Ici » ?

Que les petites transformations qui vont avoir lieu pour la saison prochaine se passent bien !

Et puis, j’ai un projet d’émission de télé, avec Morgane Production, autour des Francofolies – son histoire, ses artistes, … - que je vais co-animer avec André Manoukian. On va bientôt tourner le pilote, j’espère que ça va bien se passer parce que j’y tiens. Je pense que ça peut vraiment être une belle émission et je trouve qu’il n’y a vraiment pas assez de musique à la télé donc ce serait chouette de pouvoir faire cela sur France Télévisions.

Tout va bien cette saison donc j’ai envie de dire « Pourvu que ça dure ! ». C’est ce que l’on peut me souhaiter…

Merci, Emilie, pour toutes vos réponses !

 

 

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RMC : Christophe Cessieux nous parle des différentes émissions dans lesquelles on peut le retrouver chaque week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Christophe,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver chaque week-end sur RMC, dans « Les grandes gueules du sport » et à l’animation de « L’intégrale sport ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! C’est un métier passion : tu te lèves le matin, tu es content d’aller bosser, tu sais que ta journée ne sera pas la même que celle d’avant, tu vas rencontrer des gens différents, qui sont souvent très intéressants. Même s’il y a une routine comme dans n’importe quel métier – il faut se lever, il faut aller au travail, il faut interroger -, on travaille sur des matières différentes chaque week-end donc c’est sympa !

Le samedi et le dimanche, on est toute une équipe dans « Les grandes gueules du sport », on se fritte mais on s’entend tous super bien ! De temps en temps, on en rajoute un peu dans les prises d’opinion que l’on a. C’est très sympa !

J’ai 60 ans, je n’ai pas du tout envie de m’arrêter de faire ce métier. Alors que, si je faisais autre chose, j’aurais certainement l’envie d’aller me reposer à la campagne…Là, en faisant ce métier, c’est vrai que tu n’as pas envie de t’arrêter !

L’émission de débats sur des sujets sociétaux et celle des lives l’après-midi vous permettent probablement une vraie complémentarité…

Oui, oui ! Si je ne faisais que des émissions de débats, je pense que j’en aurais vite fait le tour et que ça me gonflerait au bout d’un moment. Là, je fais les débats le matin puis les directs l’après-midi. Je suis, notamment, un passionné de cyclisme et, chaque dimanche, j’ai hâte de suivre la course.

Il y a une troisième palette dans mon activité professionnelle…Le lundi, je fais des podcasts, celui du rugby et celui du vélo. Là, c’est plus pointu sur les sujets et c’est encore un troisième exercice de style différent. Ce qui fait qu’il faut vraiment que j’ai les antennes et les écoutilles ouvertes de tous les côtés, il faut que je suive tous les sports tout le week-end. Ici, on a une grande majorité de spécialistes de foot et eux ne sont basés que sur le ballon rond, ils regardent tous les matchs mais n’ont pas besoin d’aller suivre ce qui passe au tournoi de tennis ou au grand prix de F1. Ce que je dois faire…Cela ne dure que le week-end mais c’est prenant !

L’ADN de RMC permet d’avoir autour de la table, chaque samedi matin et chaque dimanche matin, des consultants et d’autres journalistes, pour enrichir le débat et partager leurs expériences…

C’est nous qui avons inventé cela, de mettre des consultants à l’antenne pour les faire parler d’autres choses que de leur sport. En fait, avant l’existence des « Grandes gueules du sport », la genèse est l’émission qui s’appelait « Le dream team café », que j’animais. Au départ, c’était un peu expérimental mais on avait Jacques Monclar, le spécialiste basket, un mec éminemment cultivé et sympathique, il est passionné par tous les sports, il nous parlait de tennis, de rugdy, de judo mais pas toujours de basket. Patrice Domingez était également dans cette équipe, pareil une culture sportive immense, capable de parler de tout, avec bienveillance en plus et, en même temps, en étant pertinent. Le troisième était Daniel Costantini. Donc j’avais trois anciens d’un grand niveau…Franchement, je buvais du petit lait quand je faisais cette émission avec eux.

Derrière, ça a suscité l’intérêt de François Pesenti, qui était le patron de la rédaction à l’époque, qui a créé « Les grandes gueules du sport ». Serge Simon était co-présentateur, il y avait Gilbert Brisbois au tout début et je suis arrivé en deuxième saison. Aujourd’hui, je ne présente plus l’émission, c’est Jean-Christophe Drouet qui la présente mais j’ai trouvé mon bonheur en fait : quand tu présentes cette émission, tu es là pour balancer les petites vannes, lancer les pubs, lancer les infos…Ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus, je préfère donner mon avis et ouvrir ma gueule. Quand tu es présentateur, tu peux moins le faire donc le fait, aujourd’hui, de faire partie de la tablée avec les grands sportifs et les grands consultants est, je trouve, vachement plus sympa et plus enrichissant.

 

 

On le sait, la radio est un média de voix et d’émotion. Quoi de mieux que les lives de l’après-midi pour transmettre des émotions aux auditeurs ?

Oui, oui ! On fait une proposition incroyable à nos auditeurs, que tu ne peux pas avoir sur les chaines de télévision. A l’écran, tu es obligé de zapper d’une chaine à l’autre pour avoir tous les directs : si tu aimes la F1, tu es sur Canal mais, en même temps, il y a un match de rugby et une course de vélo, donc tu es obligé de zapper. Nous avons tout en même temps : évidemment, parfois, on se marche un peu sur les pieds parce que des choses se passent simultanément sur les terrains mais si tu es un passionné de sport et que tu veux tout savoir, il n’y a qu’une adresse, c’est « L’intégrale sport » le samedi et le dimanche ! Là, tu as tout parce qu’on est partout ! Pour les endroits où nous ne sommes pas, nous avons des reporters qui sont installés dans des cabines et qui connaissent forcément bien le sport qu’ils commentent.

C’est donc beaucoup d’émotion, avec des reporters qui connaissent bien leur job et des consultants qui viennent se joindre à la fête ! Cela fait un bon programme, je pense. En tout cas, si tu es un passionné de sport, c’est là qu’il faut venir !

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

On les a surtout sur les réseaux sociaux, dont on dit souvent qu’ils sont des ramassis d’aigris et de haters…Mais j’ai une petite communauté, de gens que je ne connaissais pas au départ mais qui se sont pris d’affection ou de complicité avec moi, ce sont des potes maintenant, ils viennent me voir de temps en temps sur le tour de France, je leur ai fait visiter les studios. Donc les retours de ces gens-là sont géniaux !

Après, vous avez toujours de sombres abrutis qui détestent tout le monde sur les réseaux sociaux et qui te fracassent au moindre truc. Mais ce sont souvent sur des reprises de petites phrases, tirées d’un débat : forcément, pour les gens qui n’ont pas écouté l’émission et qui ne lisent que cet extrait, ça les rend dingues…

Surtout, les retours que j’ai sont pendant le tour de France. On voit notre public, on sort du studio, on est sur la route et les gens attendent souvent que l’émission se termine pour venir nous voir. On rencontre alors les auditeurs en vrai et ce sont plutôt des bons retours…

 

 

Justement, en juillet prochain, se déroulera une nouvelle édition du tour, que vous aurez encore l’occasion de couvrir au plus près…

Le tour de France est, pour moi, le plus bel évènement sportif au monde. Même si ça s’est développé et que c’est, aujourd’hui, énorme, c’est le seul qui propose aux spectateurs la gratuité. Tu veux venir sur le bord de la route sans avoir à dépenser des fortunes, tu peux monter dans les cols, tu peux voir les plus grands athlètes de la planète comme cela, sans avoir à dépenser un sou. Il n’y a quand même que le vélo qui propose cela ! Le public du vélo est un public particulier, c’est la France profonde, c’est l’Europe profonde ! J’adore cet évènement, d’abord ça permet de connaitre notre pays : je connais presque tous les villages de France, moi qui ai 24 tours de France à mon actif j’ai quasiment visité toutes les régions. C’est, en plus, une période, en juillet, qui est l’une des plus belles de l’année : la France est en vacances, les gens ont le sourire, ils ne font pas la gueule, ils n’ont pas les embouteillages du matin, ils sont contents, c’est la fête…et il y a la caravane qui distribue des cadeaux ! Là aussi, de nos jours, ça n’existe plus, plus personne ne fait de cadeaux, même si ce sont des cadeaux intéressés. Mais, voilà, les gens ont des yeux d’enfants quand ils arrivent sur la route du tour, on leur file des cadeaux, ils voient les coureurs, ils rencontrent les journalistes après s’ils ont envie de les rencontrer, c’est une atmosphère vraiment particulière !

Les Jeux Olympiques étaient un moment fantastique parce que c’était beau mais tu n’es pas au contact des athlètes. Alors qu’au départ du tour, le matin, tu peux aller voir les coureurs autour de leur bus. Pareil après l’arrivée, tu peux les croiser. Il n’y a que le vélo qui t’offre cela et le tour de France en particulier !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique à RMC ?

De continuer encore quelques années, que je puisse continuer à prendre mon pied, que l’on continue à me faire confiance ! Après, à 60 ans, je n’ai pas l’ambition de révolutionner le truc, je ne pense pas que je sois, aujourd’hui, le présentateur sur lequel on va miser et que l’on va mettre en avant, je suis conscient dans mon âge. Mais je pense que c’est bien, dans une rédaction et une radio, d’avoir des gens de différentes générations. Si tu ne mettais que des jeunes, je pense que ce ne serait pas terrible et s’il n’y avait que des vieux comme moi, ce ne serait pas terrible non plus, c’est un panaché, en fait, de générations, avec des sensibilités différentes.

Voilà, j’espère continuer encore quelques années ! Cela me permet d’aller sur le tour, d’aller voir les matchs du tournoi, de discuter avec des mecs incroyables que sont nos consultants. Je parlais avec Julien Benneteau il y a dix minutes, un des grands tennismen français de ces dernières années, et avec Jérôme Pineau, qui a été le patron d’une équipe cycliste, qui a fait des dizaines de tour de France, qui est mon consultant vélo.

Cela m’a permis de rencontrer des gens incroyables et d’en rencontrer encore aujourd’hui ! On peut dire tout ce que l’on veut mais les sportifs de haut niveau sont des mecs pas comme les autres ! Et j’ai la chance de les côtoyer au quotidien…Pour un mec qui n’a jamais été un sportif de haut niveau, c’est un bonheur !

Merci, Christophe, pour toutes vos réponses !

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RMC : Sébastien Piocelle nous en dit plus sur ses interventions à l'antenne, lors des rencontres de Ligue 1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Sébastien,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RMC peuvent régulièrement vous retrouver à l’antenne, pour analyser les rencontres footballistiques. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Ah, complètement ! C’est la septième saison que je suis à RMC. Au début, j’étais plus habitué à faire de la télé et, depuis trois ans maintenant, j’ai intégré la radio. C’est un autre exercice mais, effectivement, le fait de pouvoir suivre la Ligue 1 régulièrement, de regarder les matchs, de découvrir à chaque fois les nouveaux joueurs…est un réel plaisir. J’aime venir ici, j’aime partager avec les journalistes et les consultants tous les week-ends.

Il y a, parfois, un peu de nostalgie comme cette année, avec la descente de Montpellier, un de nos clubs phares.

Votre parcours au plus haut niveau vous permet un regard différent et, ainsi, d’apporter votre analyse…

Totalement ! En fait, on est aussi là pour ça, c’est un peu notre rôle donc on vient, quelque part, compléter les journalistes et leur analyse. On a été sportifs de haut niveau donc on sait, logiquement, se mettre un peu à la place des joueurs, on sait comment ça se passe dans les vestiaires, on sait comment ça se passe dans les moments compliqués, c’est là aussi qu’il faut qu’on apporte notre expérience et notre point de vue. Bien sûr sans faire les grands frères, on donne notre ressenti et on sait que les gens sont à l’écoute de ce que l’on peut dire ou analyser.

Vous le disiez, l’exercice radio est différent de l’exercice télé. A la radio, les gens n’ont pas l’image, c’est donc au travers de la voix, des mots et du ton qu’il faut faire passer les analyses…

Oui, déjà, l’intonation n’est pas la même et, forcément, les gens n’ont pas l’image, en général, quand ils nous écoutent. On ne peut donc pas décrire les choses de la même manière, il faut essayer d’être un peu plus précis alors que, en télé, dès fois même on laisse un peu passer l’image pour le téléspectateur. Mais c’est vraiment un bel exercice ! Différent également…On est souvent en studio mais, dès fois, en fonction des matchs, on peut aussi être directement au stade et, là, c’est encore autre chose. Un peu comme tout le monde, en tant qu’anciens joueurs, on préfère être au stade parce qu’on voit des choses qu’on ne voit pas à la télé. Encore une fois, c’est hyper agréable de faire cela en parallèle de mes activités, cela me permet d’avoir toujours un pied aussi dans le haut niveau. Et puis de voir également les mêmes personnes depuis des années est sympa !

 

 

Parmi les marqueurs forts de RMC, à noter la présence de nombreux consultants de renom, entourés de journalistes et commentateurs expérimentés de la radio. Cela doit être très plaisant de faire partie de cette équipe, comme ce fut déjà le cas pour vous pendant votre parcours de footballeur professionnel ?

Oui, complètement ! Pour le coup, cela fait un petit moment qu’il y a les mêmes. Il y a toujours des nouveaux aussi, c’est pareil, il y a des départs, des arrivées mais, quand même, pas mal sont là depuis des années aussi, on apprend à se connaitre, on apprend également à apprécier tous les journalistes dans les différentes émissions. Comme dans une équipe, il y en a avec qui on a un peu plus d’affinités, avec qui on préfère être aussi – je ne citerai pas de nom J - mais, voilà, c’est vraiment quelque chose d’agréable. Chacun a sa personnalité, il y en a qui ont un peu plus d’humour, il y en a qui aiment les jeux de mots, …C’est comme dans un groupe et c’est important, justement, que chacun soit différent, que l’on ne se ressemble pas tous, c’est ce qui fait aussi, je pense, la force de RMC !

Même si ce qui se passe pendant le match, sur la pelouse, prédomine, certainement que votre préparation en amont de l’antenne est importante…

C’est ça ! Je suis beaucoup la Ligue 1, je suis le football en règle générale, non pas parce que je suis obligé mais parce que ça me plait. Forcément, en fonction de la tranche horaire dans laquelle on est, si c’est sur un match ou sur le multi, il y a une vraie préparation. Même si on voit les matchs, on se doit aussi d’avoir des notes, d’avoir des petits pense-bêtes, pas mal de petites choses que l’on peut donner à l’antenne ou que l’on a sous les yeux pour ne pas moins développer que les auditeurs.

A l’approche de la fin de la saison, quel regard portez-vous sur cette édition de Ligue 1, justement ?

Bien sûr, il n’y a pas eu de suspense pour le titre…Par contre, on voit que, pour les places européennes, notamment la Ligue des Champions, c’est très très très serré donc c’est très agréable aussi. Cela amène beaucoup de tensions pour ces clubs, surtout pour ceux qui ont financièrement besoin d’y participer. Pour nous, en tant que téléspectateurs, en tant que fans de football, c’est génial ! Même pour notre Ligue 1 parce qu’elle est quand même pas mal décriée. Pareil aussi pour la lutte pour le maintien : mis à part Montpellier qui est condamné, ça reste très ouvert et très serré. Globalement, tous les ans, il y a toujours une équipe que je regarde un peu plus parce que j’aime ce qu’elle fait…Cette année, c’est Strasbourg ! On découvre des nouveaux coachs, de nouveaux joueurs, une manière de fonctionner et c’est ça aussi qui est hyper plaisant dans notre Ligue 1 !

 

 

Quand vous regardez les clubs dans lesquels vous avez évolué, notamment le FCNA, votre cœur bat il alors un peu plus fort ?

Malheureusement oui parce qu’en plus, tous les ans, depuis pas mal d’années, on se fait peur avec le maintien, on a cette fâcheuse tendance à se mettre en difficulté. Forcément, c’est la même chose avec Bastia en Ligue 2. Je suis mes anciens clubs, notamment ceux qui m’ont marqué, je leur souhaite à chaque fois le meilleur et c’est vrai que c’est hyper stressant. Dès fois, à l’antenne, on est un peu chauvin mais je trouve que ça fait partie du jeu !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure à RMC ?

Je suis bien ici, je sais ce que j’ai ici et, notamment, cet environnement qui me plait énormément. J’ai aussi pas mal d’activités à côté donc on va dire que ça se complète bien parce qu’en faire trop serait compliqué pour mon agenda. Donc de continuer l’aventure avec RMC, de continuer à prendre du plaisir en venant commenter et, voilà, d’être là encore quelques années !

Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !

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RMC : Marina Lorenzo évoque le multi qu'elle anime chaque dimanche après-midi !

Publié le par Julian STOCKY

@ J. Prévost/L'Équipe

 

 

Bonjour Marina,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les auditeurs de RMC peuvent vous retrouver chaque dimanche, de 17h à 19h 30, à l’animation de « L’intégrale foot ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! J’ai fait ma formation de journaliste à l’école de Toulouse, j’ai vraiment découvert la radio à ce moment-là et j’ai tout de suite adoré. Le rapport direct et le fait de ne pas être contraint par les images donnent, je trouve, une liberté dans le traitement du sport et de l’information qui est hyper agréable.

J’ai commencé ma carrière en étant pigiste à RFI, donc en radio et la vie a fait que je suis partie en télé, où j’ai eu une carrière super. Mais j’ai toujours eu, au fond de moi, cette envie d’un jour reparler au micro et d’avoir mon émission. Donc c’est vrai que quand j’ai pu discuter avec RMC et qu’on m’a parlé, en plus, de ce multi, un exercice que je n’avais jamais fait en télé, je me suis dit « génial » : avoir des correspondants, faire vivre les matchs, faire vivre les autres évènements…A RMC, tous les sports ont leur place donc ça se télescope, ça fait une ambiance et une vie en studio hyper intéressantes. Donc je m’éclate, c’est une belle aventure !

La radio est un média de transmission et d’émotion. Quoi de mieux que le multiplex pour cela ?

Dernièrement, j’étais sur des émissions plus magazines, on était plus posés, on avait de grands sujets, avec des consultants. La tonalité télé est quand même très différente, c’est vrai. RMC est aussi particulière, c’est très vivant, c’est une chaine connue pour cela.

J’ai vraiment senti la différence entre la télé et la radio…Au début il a fallu que je m’y fasse, ne serait-ce que de tutoyer les gens, après 15 ans à vouvoyer tout le monde en télé. Il a fallu reprendre cette habitude de parler directement avec les gens mais ça revient assez facilement. Je pense que j’ai en moi ce côté très naturel donc ça collait plutôt bien avec la radio.

Tout un travail de préparation est nécessaire en amont mais, forcément, le live prédomine…

Exactement ! C’est vrai que je suis encore très à l’ancienne, j’aime bien préparer mes matchs, j’aime bien avoir toutes mes infos sous les yeux donc je continue à travailler comme cela. Mais c’est vrai aussi qu’après, on se laisse porter par le live. Quand on connait les acteurs et le milieu, c’est assez facile de réagir et de donner ce côté bonne humeur aussi que les gens aiment bien.

Une équipe en régie et sur les stades est là pour vous accompagner mais, pour autant, pendant l’émission, vous vous devez d’avoir les yeux partout pour voir ce qui se passe, pas uniquement les buts mais aussi les actions chaudes et les faits de matchs…

Oui, c’est vrai que c’est un exercice pas facile. C’est pour cela que ça m’a aussi challengée au début. Suivre, effectivement, plusieurs matchs en même temps sur des écrans un peu éloignés, avec un consultant à côté, des infos dans l’oreillette, demande une concentration ultime, c’est sûr. Quand tu sors des deux heures et demie, tu es bien rincé quand même parce que ça te demande une concentration de tous les instants.

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir concernant votre émission ?

Pas directement des auditeurs - je les ai en direct donc on parle du fond - mais mes chefs me disent que ça colle plutôt bien ! Donc je suis contente….

A cet horaire-là du dimanche après-midi, en plus de la ligue 1, d’autres évènements sportifs peuvent cohabiter, vous permettant un panel omnisports…

Oui, c’est vrai que c’est chouette ! Quand j’ai commencé en télé, j’étais à Infosport donc je faisais des news sur tout, il y avait du golf, du cyclisme, du rugby,…

Déjà, je me suis formée à essayer de parler de tous les sports, même ceux que je maitrise moins. C’est super d’avoir, par exemple, Jean-Luc Roy, sur la Formule 1, qui vient nous faire vivre un grand prix. Il y a aussi le moto GP, que je suivais sur Canal, c’est intéressant. Le rugby aussi, où j’adore suivre les grands matchs du Top 14. C’est vrai que je retrouve ce plaisir-là, aussi, de parler d’autres sports alors que je m’étais contentée du foot ces dernières années et c’est toujours agréable, oui, de pouvoir passer d’un sport à un autre, de comparer, de faire des parallèles…C’est très chouette !

Tout au long de la semaine, cela vous demande probablement d’être connectée aux actualités de ces différents sports…

Oui, complètement ! C’est devenue une habitude, depuis des années maintenant, d’avoir toujours l’œil rivé sur les infos, de suivre ce qui se passe dans la semaine pour les équipes, pour ne pas arriver le dimanche et tout découvrir. C’est vrai que c’est une habitude que l’on prend et c’est un plaisir aussi parce que, quand on aime le sport, tous les jours on regarde un peu ce qui se passe…

 

 

Parmi les marqueurs forts de la station, une équipe de consultants est là pour intervenir à l’antenne et apporter une expertise supplémentaire…

Bien sûr ! C’est vrai que ce sont des figures qui sont là toute la semaine, qui font des émissions le soir, qui ont l’habitude du micro, qui sont baignées par le sport depuis un moment. Cela se sent quand on arrive dans cette rédaction, on parle tous de sport, tout le monde a son équipe et son sport favoris, …Il y a plusieurs télés allumées et chacun suit un peu ses évènements. C’est quelque chose, aussi, que j’apprécie, de retrouver comme cela une rédaction complètement concernée sur tous ces évènements.

Les profils des consultants sont très variés, Rolland Courbis, Steve Savidan, Grégory Paisley,…Selon leur parcours professionnel, ils apportent, dans leurs analyses, des angles différents…

Complètement ! Un angle et puis une tonalité…Steve est vachement dans la bonne humeur, il apporte quelque chose, il va aller chambrer les gars…Les personnalités sont différentes, d’autres consultants sont plus posés mais sont dans une connaissance hyper pointue du foot donc, dès qu’ils prennent la parole, tu les écoutes. Coach a une voix et une présence…C’est pour cela que j’aime la radio aussi, tu sens la présence des gens, je trouve, derrière un micro, peut-être encore plus que devant une caméra. Devant une caméra, les gens se lissent peut-être un peu plus, derrière le micro, vous avez la personnalité vraiment du gars ou de la fille en live, c’est chouette !

La radio est un média de voix donc c’est au travers des mots et des tonalités que les messages et les émotions passent…

RMC arrive à donner ce ton et cette liberté, en même temps qu’une expertise très agréable à vivre, oui…

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique à RMC ?

Je continuerais bien dans cette voie-là, j’aime bien ! J’avoue que de retrouver la radio me fait tellement plaisir que j’aimerais vraiment continuer et en faire davantage, toujours dans le sport. Mon idéal serait d’avoir un peu de télé et un peu de radio…Je me dis : finalement, pourquoi choisir ? J’aime les deux, maintenant que j’ai un peu d’expérience dans les deux…Donc on peut me souhaiter de pouvoir varier ces plaisirs-là et de pouvoir continuer à rencontrer des gens différents. C’est aussi ce que j’aime dans ce métier. C’est vrai qu’il est assez instable : tous les ans, il faut que je me repose la question de savoir donc, parfois, ça peut être un peu stressant mais, à chaque fois, je me dis « oui mais prends-le comme quelque chose de positif parce que tu sais que tu vas rencontrer de nouvelles personnes, une nouvelle rédaction, de nouvelles manières de travailler ». Cela m’a toujours tenue donc je me dis que ça va continuer.

Donc un peu de télé et un peu de radio, et voilà la vie est belle J !

A très court terme, une belle fin de saison de Ligue 1 nous attend…

Oui, c’est vrai ! Le dimanche, je suis très sur les enjeux du maintien parce que ce sont effectivement les équipes plutôt du bas de tableau mais je pense qu’il y aura du suspense, partout, jusqu’au bout. Là, on a le champion et le premier relégué mais ce n’est pas encore fait pour le reste…Donc on se prépare des multis encore bien animés !

Merci, Marina, pour toutes vos réponses !

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RTL2 : Marjorie Hache nous en dit plus sur son émission de fin de soirée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Marjorie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL2 peuvent vous retrouver du lundi au jeudi, de 22h à minuit, à l’animation de « Pop rock station ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, c’est vraiment super ! Je fais aussi une chronique quotidienne dans le « Drive », c’est très cool également de collaborer avec Eric Jean-Jean et toute son équipe. En tout cas, mon arrivée sur RTL2 a été une superbe surprise pour moi, certains auditeurs m’ont suivi d’autres radios où je travaillais avant et j’en ai découverts plein d’autres qui écoutaient déjà RTL2. Tous sont ultra bienveillants et très cools ! J’avais un peu peur, j’arrivais quand même sur une grosse radio nationale qui n’est pas une radio d’actualité mais une radio musicale, où le gros du public n’est pas parisien, j’étais aussi la fille qui arrivait après Francis Zégut. Au final, lui comme les auditeurs ont été très accueillants !

Vous évoquiez Francis Zégut, il continue d’animer le programme le dimanche soir. C’est vrai aussi que cette émission est historique, presque mythique, sur RTL2…

Quand Guillaume Piau, le directeur d’antenne, est venu me proposer de prendre la relève sur la semaine, je me suis dit « Waouh ». Pour traduire une célèbre expression anglaise, il y avait de « grosses chaussures à remplir », ce qui voulait dire que ce n’était pas n’importe quoi. C’est pour cela peut-être que j’avais cette pression de devoir assurer et faire honneur aussi bien à la musique qu’à la réputation de Francis Zégut, tout en étant sincère avec moi-même.

C’est une émission bien sûr musicale, que vous complétez d’interventions plus personnelles, pour enrichir le contenu proposé aux auditeurs…

Absolument ! J’ai même eu une liberté de production encore plus grande que celle à laquelle je m’attendais. On a quelques artistes qui raccrochent avec la programmation de la journée, comme « U2 », « The Police » ou encore « The Beatles » mais on essaie quand même de dégoter des choses qui passent moins souvent à la radio. J’ai grandi avec cette musique des années 2000 donc il y a une grosse culture de cette période, avec un vrai melting-pot. En même temps, je suis ultra fan des années 60, je m’habille d’ailleurs souvent un peu punk. Donc la programmation est très variée !

On a 8 positions manuelles par jour, on se partage un tableau Excel avec Valentin, mon réalisateur, et Aurélien qui nous accompagne à la programmation musicale. On y note les éphémérides du jour, les reprises, l’album de la semaine, le live,…Pas mal de choses sont vraiment choisies à la main pour chaque émission. Il y a aussi d’autres éléments que l’on met en rotation régulière, notamment quelques nouveautés, qui peuvent passer jusqu’à deux fois en dix jours. On met également en avant certains artistes, sans oublier des playlists des années 60 aux années 2000 qu’on crée et qu’on ajuste continuellement. Je pense qu’une programmation musicale mérite d’être constamment fignolée et ajustée, on ne peut pas juste se reposer sur nos lauriers. La musique avance et change régulièrement, on rééquilibre constamment, c’est intéressant, j’aime beaucoup cela !

L’émission étant diffusée en fin de journée, adaptez-vous votre ton ?

Beaucoup de nos auditeurs nous écoutent en replay donc le podcast marche très bien. C’est d’ailleurs, je crois, celui qui fonctionne le mieux de toute la station, c’est top ! Récemment, j’étais à La Rochelle voir un concert avec Francis Zégut, des auditeurs nous ont abordés et il y en a qui nous ont dit travailler dans la restauration et écouter le replay le lendemain matin en se levant. D’autres commencent même à travailler dès 3 heures du matin et lancent alors le podcast...

C’est bien de penser en soir mais j’essaie, pour autant, de ne pas trop le faire. Je parlais d’ajustements de programmation musicale, il m’est arrivé de réécouter l’émission en rentrant pour me mettre en condition. Ce n’est alors pas du tout le même ressenti qu’à l’antenne…

 

 

La radio est le média de la voix, du partage et de l’instantanéité. En amont du programme, écrivez-vous, pour autant, vos speaks ou laissez-vous, en direct, une forte part à la spontanéité ?

Cela va dépendre. Je dirais que, pour cette émission, je fais quand même une grosse préparation. Tout est écrit, cela permet de savoir où je vais. Quand je suis arrivée sur RTL2, il a fallu que je m’adapte aux codes de la radio, chaque radio et chaque ton étant différents.

Ce n’est quand même que ma troisième saison donc tout est écrit. Il m’est arrivé, plus rarement, d’avoir des invités en direct, je pense à Jean-Noël, le chanteur de « Last train », où, là, effectivement, il va forcément y avoir beaucoup plus d’improvisation au moment de l’interview.

Je travaille aussi, à côté, sur la chaine internationale France 24, en anglais. Quand je présente l’émission de culture sur la musique, j’ai tout écrit, j’ai gratté mes questions mais je ne les regarde pas. Je sais qu’elles sont là mais, en live, les mots et la formulation changent, tout en gardant l’idée. Pareil, quand je fais une chronique télé, j’écris tout mais, sur le moment, je ne regarde pas trop ma feuille, je suis plus en mode improvisation. Donc je m’adapte vraiment au milieu !

Plus généralement, d’où vous vient cette passion pour la radio ?

Cela a commencé quand je devais avoir 13 ou 14 ans. Comme beaucoup d’ados à cette époque-là, j’écoutais des émissions de radio, surtout la nuit, sous ma couette, avec mon walkman. J’ai commencé avec les radios libres, j’aimais bien ce côté fête, je m’y sentais inclue, tout en donnant l’impression d’un club privé. Très vite, j’étais aussi passionnée de musique, j’écoutais, à certains horaires, aussi « Générations », « Nova », « Oui FM », « Radio FG »… Je virevoltais le long de la bande FM, toujours à la recherche de nouveautés. C’était une vraie passion !

Au collège, quand on m’a demandé ce que je voulais faire, j’ai répondu avocate mais, en fait, je m’imaginais déjà dans un studio de radio, en train de raconter des histoires.

L’imaginaire est important dans notre métier, c’est quelque chose que l’on n’a pas avec la télé, c’est fabuleux et cela donne un côté intimiste.

Vous le disiez, c’est votre troisième saison à RTL2. Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique ?

C’est marrant, la plupart des radios pour lesquelles j’ai travaillé sont en rouge, même s’il y a eu du jaune et du bleu aussi. J’aimerais beaucoup que « Pop rock station » continue, tellement je suis contente avec cette émission ! Peut-être même qu’il y aura aussi de nouvelles aventures…

Je nous souhaite de continuer à faire découvrir de nouveaux artistes, des groupes, des vieilleries oubliées, des perles obscures. Faire plaisir avec cela aux auditeurs suffit déjà à mon bonheur ! Après, si on peut avoir plus souvent des artistes en interview, je ne dis pas non mais il faudra le faire avec parcimonie car la musique reste la vedette principale de l’émission, je ne suis là qu’en accompagnement pour l’auditeur.

Merci, Marjorie, pour toutes vos réponses !

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RTL : Eric Silvestro évoque avec passion les soirées football qu'il anime !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Eric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur RTL, du vendredi au dimanche, à l’animation des soirées de Ligue 1 mais aussi, ponctuellement en semaine, pour les grands matchs. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver le micro et les auditeurs ?

Evidemment ! On en parle souvent en radio, quand la lumière rouge s’allume, c’est juste magique ! On est sans filet, ça y est c’est parti…L’adrénaline, le plaisir et l’excitation sont toujours là !

J’ai pour habitude de rentrer assez tard dans le studio, je ne suis pas quelqu’un qui aime m’installer et me préparer. Au contraire, j’aime bien ce côté imprévisible et même, parfois, pressé, qui fait que l’on n’a pas le temps de réfléchir ni de se mettre dans des positions de « Qu’est-ce que je vais dire ? Qu’est-ce que je vais faire ? ». Je prépare évidemment les émissions, je travaille vraiment à l’ancienne, en faisant des découpages / collages, dans un cahier, des compositions d’équipes et des classements. Je prends aussi quelques notes, je surligne ce qui est important,…J’ai donc mes petites gimmicks, un peu comme les sportifs de haut niveau qui sont souvent très superstitieux. Je ne travaille que comme cela…J’anime des émissions de direct et, par définition, on ne peut pas anticiper le direct, on vit les matchs de foot au moment où ils se passent donc je suis quelqu’un qui travaille énormément en spontanéité. Parce que je trouve que c’est ce qui est le plus vivant et le plus proche des auditeurs. Je me dis que je parle aux gens comme si j’ouvrais la porte de chez moi, qu’ils arrivaient, qu’ils s’installaient et qu’on discutait. Je préfère faire comme cela, rien n’est jamais écrit, même pas le sommaire de l’émission…

C’est notre style, il y a des gens qui aiment, d’autres qui n’aiment pas et c’est très bien ainsi : si on faisait l’unanimité auprès de tout le monde, il n’y aurait pas de pluralité ni de diversité. Parfois d’ailleurs, je reçois des critiques, justifiées, expliquant que l’on est partis sur des sujets qui n’ont rien à voir. Mais les gens ne le voient pas car ils n’ont pas le match en direct, on ne se permet pas de digresser quand il y a des actions dangereuses ou un enjeu important. Quand on le fait, c’est parce qu’il ne se passe rien ou que l’enjeu est déjà terminé. On se permet alors, quand on sent que ça ronronne un peu, de partir sur d’autres sujets, pour garder un contenu vivant. Certains auditeurs adorent cette convivialité, ils nous disent sentir que l’on ne se prend pas au sérieux. C’est très important pour moi, il ne faut jamais oublier que les journalistes ne sont pas les stars : je pars du principe que c’est tant mieux si un auditeur qui vient écouter un match sur RTL passe du bon temps avec nous et apprécie notre façon de travailler mais qu’il vient quand même pour écouter un match de foot. Ainsi, l’évènement doit être au cœur de l’attention !

 

 

Donc je ne suis pas là pour parler de moi…Même si on aime bien, d’ailleurs, être très personnels car c’est important de partager un peu de notre intimité avec les auditeurs. Parfois, les gens pensent que quand vous êtes en télé ou en radio, vous n’êtes pas dans la même catégorie de population. Mais, en fait, si ! En tout cas, je parle pour moi, je suis « normal », surtout, je tiens à l’être et à le rester. Je dis toujours à mes amis, à mes collègues, à mes enfants, à ma famille de surtout m’alerter s’ils sentent que je parle trop de moi de façon prétentieuse. C’est très important ! Je veux que les gens qui écoutent nos émissions aient l’impression d’être à côté de nous et de discuter foot avec nous…Pour moi, ce partage est l’essence même de la radio !

On a la chance de faire vivre des évènements magiques et fantastiques, auxquels les gens n’ont pas forcément accès et notre rôle est de transmettre les faits ainsi que les émotions. Quand, ado, j’écoutais la radio, je voulais être au stade, je tiens vraiment à donner cette envie-là. C’est pour cela que j’essaie d’être le plus spontané et le plus naturel possible.

Souvent, quand on peut recevoir des gens à la radio, l’un des plus beaux compliments que l’on nous fait est que l’on est à la vie comme on est à l’antenne. C’est exactement cela ! L’idée n’est pas, au micro, d’être quelqu’un d’autre, j’y tiens énormément.

Chaque soir de match, une bande vous accompagne. Cela fait partie des marqueurs forts de RTL depuis toutes ces saisons…

Oui, la bande est indispensable ! Quand on fait de la communication sur l’émission, j’ai toujours demandé à ce que tout le monde apparaisse, si possible. J’estime que c’est très important ! C’est comme une équipe de foot : avec un joueur tout seul, même s’il est très fort, au bout d’un moment ça ne va pas marcher. On le voit bien avec les 4 stars du Real : ce sont sans doute parmi les plus grands joueurs mais, malheureusement, ça n’a pas pris cette année…On voit le PSG, à l’inverse : si on aime le foot, aujourd’hui, on ne peut pas dire que l’équipe joue mal.

 

 

Je prends toujours cet exemple, moi qui suis fan de tennis et qui ai commencé mon métier avec ce sport : j’ai accompagné toute la carrière de Rafael Nadal, c’est vrai que j’ai été subjugué par ce garçon donc j’avais une tendresse particulière pour lui…Mais si, aujourd’hui, on me demande quel est le plus beau joueur de l’histoire, je vais répondre Federer. Tennistiquement parlant, gestuellement parlant, si on aime le tennis comme moi, on a beau être un pro Nadal, on ne peut pas dire que Federer n’est pas un grand ni un beau joueur. Mais, pour moi, Rafa est l’archétype même du champion, il représente tout ce que doit être un champion, il a poussé l’excellence du champion, la quête du don de soi à un niveau qui est, pour moi, exemplaire…Je suis assez fier de souvent dire que, si tu aimes le tennis, tu aimes Federer mais, si tu aimes le sport, tu aimes Nadal ! Parce que, pour moi, c’est le champion. Il a montré, pendant toute sa carrière, le dépassement de soi, la politesse, l’humilité, le fait d’aller chercher toujours le petit détail en plus, les évolutions techniques et la bonne éducation aussi : ne jamais casser une raquette en 20 ans de carrière est quand même assez phénoménal. Il avait un certain talent mais il en avait peut-être moins que d’autres et il a optimisé sa carrière. Pour moi, c’est une valeur énorme !

Je ne sais pas si j’ai du talent pour animer une émission de radio, je vais m’en octroyer un petit peu mais ça ne suffit pas. Il faut évidemment travailler, il faut s’intéresser à ce que l’on fait mais il faut aussi être humain, il faut aimer partager avec les gens, il faut aimer partager avec son équipe. On travaille quasiment tous les vendredis, samedis et dimanches, en horaires décalés, auxquels s’ajoutent parfois les mardis, mercredis et jeudis… ce qui implique aussi, d’ailleurs, des ajustements dans la vie de famille. Cela veut dire que l’on passe quasiment la majorité de notre temps avec nos collègues de boulot ! Avec Carine Galli, Xavier Domergue, Dave Appadoo, Yoann Riou et Bruno Constant, on passe donc énormément de temps ensemble. Si on n’avait pas de plaisir à travailler ensemble, à regarder ensemble un match de foot, à débattre ensemble, ce serait intenable sur la longueur ! On ne pourrait pas faire semblant tout le temps, cela se ressentirait à un moment…On aime cela, on aime se taquiner, on débat même souvent autant avant et après le live, on partage des choses, cette ambiance est très importante !

 

 

J’ai pris la suite de Christophe Pacaud il y a quelques années, il y avait encore Sylvain Charley et Ludovic Vandekerckhove puis est arrivé Bertrand Latour. On a participé à son développement, c’est un garçon qui a un talent absolument incroyable, qui, contrairement à ce que certains ont essayé de faire croire, n’est pas juste un garçon avec une grande gueule, qui n’avait jamais rien vu au moment de tout bousculer en arrivant, c’est un garçon qui travaille énormément, qui regarde un nombre incalculable de matchs. Il a des arguments sur tout, il est à l’aise et il est très pertinent. Vous pouvez ne pas être d’accord avec lui mais ses propos ne sont jamais gratuits, pour faire un effet de style. J’ai toujours essayé, du mieux que j’ai pu, de le défendre, de le former, de l’accompagner et de le faire grandir parce que son potentiel était évident. Cette année, à la veille de l’annonce de sa signature à Canal, il m’a envoyé un message pour m’en informer, faisant partie des personnes qui ont été sur son chemin. Pour moi, c’est la plus belle des reconnaissances ! Cela resitue aussi le personnage, qui est beaucoup plus humain que certains ne le pensent. A titre personnel, c’est quelque chose qui m’a énormément touché parce que je mets l’humain et le rapport avec les gens au-dessus de tout. Que des anciens, lui ou d’autres comme Fred Schweickert, gardent ce contact est une belle marque de continuité !

 

 

D’ailleurs, je suis le parcours de beaucoup d’anciens camarades de la radio numérique « RTL – L’équipe », qui est une de mes plus belles et grandes fiertés. On l’avait lancée en 2007 mais cela s’était malheureusement arrêté fin 2010, pour des raisons plus politiques et de calendrier du DAB+. A l’époque déjà, RTL, radio généraliste, voulait faire plus de sport mais n’avait pas la place sur son antenne et s’est associée au journal « L’Equipe », qui venait aussi de lancer sa chaine de télé, qui voulait développer une radio mais qui n’en avait pas le savoir-faire.

La responsabilité m’en avait été confiée, un peu par hasard, parce que j’avais travaillé un petit peu, au coup par coup, à RTL et que j’étais un ancien du journal. Au mois de juin, la feuille était blanche et le démarrage était prévu pour octobre. A l’époque, il est important de se rappeler qu’il ne fallait pas trop valoriser l’URL de la radio, internet n’étant pas encore ce que c’est devenu aujourd’hui. Avec le recul, je me dis que l’on avait juste 15 ans d’avance. Ce projet avait tout, en fait. Tous ceux qui y ont collaboré sont, maintenant, dans de grands médias…Franchement, c’est une énorme fierté et un immense regret que ça ne se soit pas développé.

Petite anecdote supplémentaire…Au moment de constituer l’équipe, je devais démarrer avec deux journalistes et j’ai dit que je voulais les deux stagiaires d’été de RTL. J’ai insisté car je les avais vu travailler, j’avais vu leur motivation, leur comportement, leur côté équipe, leur faim, leur envie, leur plaisir, leur talent. Ils avaient encore plein de choses à apprendre mais moi aussi, on s’entendait bien, je savais que l’on irait à fond…J’aurais pu prendre quelqu’un de plus chevronné mais je ne savais pas comment, humainement, ça allait fonctionner. La discussion fut animée, j’ai fini par avoir gain de cause…Ces deux garçons sont Guillaume Lagnel, aujourd’hui sur DAZN, CNEWS et Infosport, ainsi que Jean-Louis Tourre, chef du foot à RMC et figure incontournable de la planète radio sport. On ne s’était pas trompés ! Je n’oublie pas non plus Frédéric Schweickert, Clément Grèzes, Samuel Ollivier, Emmanuel Barth, Jérôme Bigot, Salim Baungally, Julien Aliane, Raphael Sebaoun et plein d’autres encore…Tous sont installés ! C’est, franchement, une vraie fierté !

J’en parle avec beaucoup d’émotion, ce fut 3 ans d’une intensité folle, on travaillait 15 heures par jour, on a commenté des matchs de l’Open d’Australie de tennis dans des cabines en sous-sol sans fenêtre, à faire la réalisation en même temps, à 4 heures du matin…Mais vous imaginez la formation accélérée pour tous ceux qui ont participé à ce projet…Vous pouvez faire 10 ans d’école, vous n’apprendrez pas le dixième de ce qu’on a tous appris. C’était extraordinaire : des émotions, des souvenirs, de la formation, …

Vous évoquiez Christophe Pacaud, une des grandes voix des soirées foot de RTL, arrivé en 2001. C’est quelqu’un que vous aviez rencontré dans des circonstances originales…

La première chose qu’il faut que je dise, il le sait, je lui rappelle régulièrement, c’est qu’il est mon mentor absolu ! Il a une phrase exceptionnelle, il dit toujours « Dans la vie, il y a les aigles et les canards et toi, tu es un canard ». Cela m’est resté…

Je suis originaire de Monaco, d’où, d’ailleurs, encore aujourd’hui, certains débats à l’antenne autour de l’ASM. J’en profite pour une petite parenthèse : je trouve complètement ridicule le fait que beaucoup de journalistes sportifs ne veulent surtout pas qu’on sache s’ils sont supporters d’un club en particulier…Je ne comprends pas. Je suis de Monaco, j’ai grandi à Monaco, j’allais au stade Louis II à tous les matchs avec mon grand-père, j’ai une affinité avec ce club, j’ai joué pour ce club, …J’y ai vécu des choses incroyables. Aujourd’hui, évidemment que je reste fan de l’AS Monaco, que je m’intéresse particulièrement à ce club mais ce n’est pas parce que j’aime l’équipe que cela m’empêche d’être journaliste ni d’être relativement objectif. Je pense même, d’ailleurs, que l’on est plus sévère avec les clubs que l’on aime, que l’inverse.

Je pense que ce permettrait, au contraire, de gagner en sincérité que de le dire. Comme le fait Gilbert Brisbois, sur RMC, qui ne cache pas sa tendresse pour Strasbourg. Ce n’est pas grave : à partir du moment où les gens le savent mais sentent que vous êtes objectif dans vos analyses, pourquoi le cacher ? Je trouve cela un peu dommage…Voilà, parenthèse referméeJ.

 

 

Au lycée, je jouais au tennis pour le Country Club, où se dispute le Masters 1000, j’ai même porté les couleurs de ma ville pour les jeux des petits états, où je n’ai pas brillé du tout, soyons honnête. M’intéressant au journalisme, j’avais demandé au directeur du tournoi si je pouvais en profiter pour voir comment les professionnels travaillaient. J’avais une accréditation et j’aidais à la rédaction quotidienne du petit journal du tournoi, c’était super intéressant d’écrire sur les coulisses et les à-côtés. Un jour, au desk presse, arrive un monsieur à côté de moi qui, à la lecture de mon badge, me demande si c’est bien moi qui écrivait alors dans le journal. A 17 ans, hyper fier, je lui avais répondu que je participais seulement…Mais, du tac au tac, il m’avait dit « Eh ben, ce n’est pas terrible, ce n’est pas demain la veille que vous allez nous piquer notre place ! ». J’étais déjà assez grande gueule, assez provocateur, assez rentre-dedans et, immédiatement, j’ai répondu à ce monsieur, que je ne connaissais donc absolument pas « Heureusement ! Cela fait 20 ans que vous faites ce métier, si j’étais déjà meilleur que vous, ce serait quand même inquiétant ! ». Je ne sais pas ce qui s’est passé mais il m’a proposé d’aller prendre un café ensemble…

On a discuté du métier, j’ai expliqué que j’avais envie de donner des émotions aux gens, moi qui avais grandi en suivant l’AS Monaco, avec ce souvenir incroyable de Monaco v Feyenoord, en demi-finale de la coupe des coupes en 1992. J’avais 15 ans, j’étais devant la télé de mes parents mais il se trouve que, du fait d’un problème d’accord de droits, le match retour n’avait jamais été diffusé…Seul le son de la radio avait alors été émis sur la chaine censée proposer les images. J’étais comme un fou, j’étais presque comme au stade, je me projetais dans les commentaires, j’ai pris peur sur une frappe dans les arrêts de jeu qui passe juste à côté…Et il s’avère que c’est ce monsieur, avec qui je prenais un café, qui était aux commentaires…Vous l’aurez compris, ce monsieur, c’est Christophe Pacaud !

Deux mois après, il m’a pris en stage à RMC, qui avait ses bureaux à Monaco à l’époque, j’ai adoré. S’en est suivi un deuxième et on est devenus amis, tout simplement. En 2001, il est parti sur RTL et je montais sur Paris faire mes études, moi qui ne faisais pas encore d’école de journalisme. Un jour, il m’appelle pour que l’on se voit, lui qui avait besoin d’un assistant quelques soirs par semaine. De fil en aiguille, en faisant aussi quelques remplacements, je suis resté…jusqu’à la naissance de la radio numérique « RTL – L’Equipe ». C’est une histoire de fou !

Pour moi, il n’y a pas plus fort que Christophe comme animateur d’émission. Vous pouvez lui faire faire n’importe quoi, à n’importe quelle heure, sur n’importe quel sujet, il va se débrouiller. Il est incroyable ! C’est souvent, d’ailleurs, une qualité des journalistes sportifs que d’être capables de gérer le direct et ses imprévus. Comme on est sans filet avec le live, on a, je pense, cette capacité à faire vivre les évènements, à les décrire et à les raconter.

 

 

Christophe est donc mon mentor, j’ai pris le relai et j’en suis très très fier !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique à RTL ?

Que l’on puisse continuer à faire notre métier et à faire vivre les évènements aux gens, malgré les droits qui augmentent et les budgets qui se resserrent. Un de mes craintes, dans ce métier, est que l’on soit moins sur place. Rien ne vaut le contact visuel : au stade, on voit, on sent, on hume des choses que l’on ne peut pas capter à l’image.

Continuer aussi à avoir accès aux acteurs du jeu, quels qu’ils soient. Aujourd’hui, et c’est normal, il y a une multiplication des agents et des réseaux sociaux personnels mais il faut qu’il y ait un juste milieu en termes de communication. Il faut que les médias aient quand même accès un minimum aux informations, pour que celles-ci soient, au final, retranscrites complètement pour les supporters, avec un regard extérieur neutre et objectif. Journalisme et communication sont deux choses distinctes !

 

 

Après, bien évidemment, je pense à la digitalisation. Nous sommes directement acteurs sur RTL, avec l’appli, où on propose régulièrement des matchs. Il faut continuer ce développement car c’est l’avenir ! Je suis d’ailleurs partant pour tester d’autres choses encore, comme je l’avais déjà fait en 2007. Peut-être même qu’un jour, nous ne ferons plus que du digital, avec l’évolution de la consommation de la radio par les jeunes.

Je reviens à l’idée de départ, j’aimerais aussi que l’on reste humains et proches des gens. C’est le plus important, surtout dans un média d’émotions ! Par définition, en radio, il n’y a que la voix et l’histoire racontée. Sans émotion, les gens n’écoutent pas : les auditeurs doivent sentir que vous avez envie de partager avec eux ! Il ne faut pas surjouer mais il faut instaurer un peu de magie. La radio, c’est de l’émotion et des rencontres !

Merci, Eric, pour toutes vos réponses !

 

 

Publié dans Radio

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RMC : Jean-Luc Roy évoque sa passion pour la F1, ses commentaires à l'antenne, ses souvenirs et la saison en cours !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jean-Luc,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver sur les antennes de RMC aux commentaires des grands prix de Formule 1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous de pouvoir transmettre aux auditeurs votre passion de ce sport mécanique ?

Tout à fait, vous avez bien résumé ! Avant tout, je suis passionné de sports mécaniques depuis toujours, j’ai réussi à faire de ma passion mon métier et j’ai eu la chance de l’exercer sous différentes formes : comme beaucoup de monde, j’ai commencé par la presse écrite, puis par la radio au début des années 80, ce qui ne nous rajeunit pas, suivie de la télé en 86 avec la 5 et je continue avec RMC depuis 2002. J’y ai même animé l’émission « Motors » jusqu’en 2019, tous les dimanches, en direct pendant 2 heures.

Oui, c’est un grand plaisir de partager cette passion avec les auditeurs et avec les passionnés. On ne commente pas pareil un grand prix de Formule 1 à la télévision ou à la radio…J’en ai faits à peu près 500 maintenant au total, je pense, même si je n’ai jamais compté, beaucoup avec Patrick Tambay, qui était mon ami et mon complice.  

La radio est un vecteur d’émotion et de transmission, avec l’objectif de partager aux auditeurs ce qui se passe, notamment l’intensité de la course et des rebondissements…

Bien sûr ! Notre mission est d’essayer de transmettre ce que nous avons la chance de vivre. Ce qu’il y a de formidable aussi, c’est que l’on s’adresse à des passionnés, qui connaissent les évènements presque aussi bien que nous, notamment grâce aux différents canaux d’informations existant aujourd’hui. Notre métier est d’essayer de fournir les informations que les gens n’ont pas forcément ou de les aider à comprendre, en leur expliquant, avec la modeste expérience que l’on peut avoir, ce qui se passe sur la piste et pourquoi ça se passe comme ça…C’est un sport mécanique donc le facteur mécanique est extrêmement important. C’est différent d’autres sports plus athlétiques : il y a bien sûr l’élément humain, avec les champions, les équipes, les ingénieurs, les teams managers et les directeurs de course qui, parfois, peuvent peser sur le déroulement et le résultat des courses, mais il y a évidemment aussi l’élément mécanique, qu’il faut bien comprendre. Ce dernier permet d’expliquer aussi les raisons pour lesquelles une équipe ou un pilote se retrouvent, à un moment, dans une position extrêmement favorable. C’est là que l’on voit les grands champions…

Si on recolle à l’actualité, on voit un Verstappen qui est capable de faire des exploits absolus avec, pour moi, une monoplace qui est la quatrième du plateau. Certains disent même la cinquième…Donc c’est vraiment le talent du pilote, malgré tout, qui fait la différence !

En live, à la radio, l’exercice de la voix demande aussi de s’adapter à l’intensité de la course et à ce qui se passe en piste…

Bien sûr ! De toute façon, on dit toujours que l’on est servi par l’évènement. Il ne faut pas mentir, je pense, aux gens. En tout cas, j’essaie de ne jamais le faire…On peut parfois, effectivement, essayer de trouver des sujets d’intérêt et c’est normal : si une course est fastidieuse pour ne pas dire ennuyeuse, on ne va pas leur dire qu’elle est nulle et qu’ils peuvent partir. Non, notre rôle, c’est normal, est d’essayer de trouver des centres d’intérêt. En radio, l’avantage est que nous ne sommes pas tributaires de l’image : je suis parfaitement capable de vous décrire une bataille entre le dixième et le onzième, pour le dernier point qui compte, et de m’intéresser, grâce à mon live timing, aux écarts, même s’il n’y a pas une image qui passe parce que le réalisateur ou le diffuseur ont décidé de ne pas les montrer, et parce qu’on ne peut pas, en télé, être partout.

J’ai aussi eu la chance, à l’époque, de faire les débuts du numérique sur la Formule 1, avec Kiosque sur Canal. J’ai commenté les grand prix avec Patrick Tambay, de 1997 à 2002 inclus. Ce système était, à l’époque, pionnier…On m’en parle encore…Les abonnés – on peut le dévoiler aujourd’hui, il y en avait quand même plus de 100 000, alors que c’était gratuit sur TF1 – avaient la possibilité de choisir la manière de vivre le grand prix : soit le signal général, que je commentais donc avec Patrick, soit d’aller sur la course en tête, sur la course en paquet, sur les caméras embarquées, sur la caméra dans les stands, sur les datas. Cela remonte presque il y a une trentaine d’années maintenant, on était en avance sur le système et sur ce que c’est devenu.

Certainement que le travail en amont de l’antenne est important mais que ce qui se passe en live sur la piste est prédominant…

Oui, oui ! J’ai la fâcheuse habitude, en tant qu’ancien, d’avoir du papier autour de moi : j’ai beaucoup de choses dans la tête mais, d’un coup d’œil, je peux retrouver, au besoin, les informations. Je m’efforce de ne pas assener des chiffres, je trouve que ça n’a pas d’intérêt de sortir une longue litanie, il faut donner, à mon sens, ce qu’il faut comme éléments d’information précis parce qu’on n’a pas tout en tête mais pas trop. Pour essayer d’avoir les clés du grand prix parce qu’il y a telles caractéristiques, que ce circuit est ainsi, qu’il s’est passé ça, que les faits marquants sont ceci,…On ressort ces éléments à bon escient, en fonction de ce qui se passe. C’est, malgré tout, le factuel, avec le déroulement du grand prix, qui va guider. Comme je l’évoquais tout à l’heure, plus l’évènement est intense et passionnant, meilleur notre travail est !

Quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part de vos auditeurs ?

Les meilleurs retours que je puisse avoir sont quand quelqu’un m’arrête, notamment sur les circuits où je vais évidemment de moins en moins, pour me dire « Je vous écoute depuis longtemps et je vous ai toujours apprécié ». C’est le meilleur des retours ! Après, parfois, on peut déplaire à untel ou untel parce qu’un passionné est un jusqu’auboutiste donc il ne veut pas entendre la moindre critique à l’égard de son favori…On peut parler de Lewis, aujourd’hui, que tout le monde admire pour son palmarès exceptionnel, c’est vrai qu’il est dans une période un peu délicate, l’adaptation chez Ferrari est un petit peu difficile, d’autant que la voiture n’est pas au niveau souhaité par tout le monde mais je crois qu’il faut accepter. Lui, le premier, se critique…Je viens d’ailleurs de lire, juste avant le grand prix de Djeddah, qu’il a répondu, à la question « Qu’est-ce qu’il manque ? » qu’il « faudrait lui greffer un cerveau », c’est tout dire…Quand lui est à ce point dur avec lui-même et que, parce que c’est un champion, il n’admet pas de se retrouver là où il se retrouve par rapport à son équipier, je crois que, là aussi, « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur ». C’est de Beaumarchais donc ce n’est pas nouveau mais je crois que c’est aussi adapté au sport.

De votre déjà belle et longue carrière, retenez-vous certains moments en particulier ou certains pilotes, qui vous auraient particulièrement marqué ?

C’est une évidence absolue pour ce qui me concerne, et je ne manque jamais d’y faire référence : pour moi, Ayrton Senna était vraiment un monument ! A l’époque, on avait le privilège de côtoyer les pilotes sur les circuits, ce qui est totalement impossible aujourd’hui, puisqu’ils sont en cage : on nous les sort trois minutes pour les français, trois minutes pour les allemands, trois minutes pour les italiens, …en plus, le discours est prémâché et surveillé. J’ai dû interviewer au moins 20 fois Ayrton Senna face to face, comme on dit aujourd’hui : à la fin d’une séance d’essais ou de qualification, j’étais avec mon caméraman, je faisais signe à Ayrton pour savoir s’il acceptait puis, le cas échéant, je lui tendais un micro pour avoir quelques réactions spontanées.

Je ne peux pas ne pas évoquer sa quinzième pole, à Estoril, au Portugal. Il était encore chez Lotus et je me doutais qu’il allait signer la pole parce que c’était un circuit pour lui. Il signe cette pole avec le moteur Renault turbo, je suis avec mon caméraman, il s’arrête, il sort de sa voiture, se met debout et tend les bras. J’avais à côté de moi Gérard Ducarouge, son ingénieur français que je connaissais très bien…Je fais signe à Ayrton, qui me répond ok, il enlève son casque, il enlève sa cagoule et je lui pose la première question bateau, comme on fait dans ces cas-là, « Alors, Ayrton, comment s’est passée cette pôle, votre quinzième ? ». Je m’attendais à une réponse pour repartir, après, sur autre chose mais, là, il est parti dans un débriefing absolument complet ! Comme il y avait Ducarouge à côté, il parlait, en fait, à son ingénieur, tout en me répondant : « Je sors de la parabolique à telle vitesse, je suis à tel régime, j’ai le temps de jeter un coup d’œil aux pneus,… »…Incroyable, à chaque fois j’en ai des frissons ! Cela a duré 8 minutes 30, je lui ai simplement répondu « Merci, Ayrton ». C’était impossible à monter, on ne pouvait rien couper…Je n’ai malheureusement pas gardé la cassette, c’était un de mes plus grands souvenirs et un de mes plus grands regrets.

Par rapport aux écarts d’aujourd’hui, il y avait des gouffres : je rappelle qu’à Monaco, pour la pole de 1989, il met 1 seconde 8 à Alain Prost avec la McLaren. On sait qu’il a raconté après qu’il était dans un état second et que lui-même se regardait piloter…C’est là que certains l’ont traité de fou, en disant qu’il est mystique parce qu’effectivement, il était croyant et qu’il n’en faisait pas mystère. Quand il a commencé à dévoiler cet aspect de sa personnalité, certains, notamment Nelson Piquet, son ennemi intime, l’un étant de Rio, l’autre de Sao Paulo, ont dit qu’il était complètement fou et dangereux…

Oui, ce sont des souvenirs formidables ! Il y a eu aussi d’autres très très belles époques. J’ai vécu le premier titre de Jacques Villeneuve, avec la Williams. Là aussi, on se rappelle des histoires et de toute la tension terrible lors du grand prix précédent, au Japon. J’y étais…Ses temps avaient été annulés, soi-disant parce qu’il les avait faits avec un drapeau jaune…C’était toute une salade mais, comme cela, on arrivait à Jerez, pour le dernier grand prix, avec les deux derniers pilotes quasiment à égalité. Là, on a d’ailleurs ce qui ne s’est jamais reproduit, depuis, en Formule 1, trois pilotes dans le même millième de seconde…Oh, comme c’est curieux ! Jacques, Frentzen et Schumacher. Après, Schumacher fait ce geste ignoble en course et, là, tout le monde comprend ce qui se passe…

Donc j’ai beaucoup de souvenirs, des très très beaux et, malheureusement, des plus douloureux, avec des personnes que je connaissais très bien, comme Jules Bianchi. C’est très douloureux ! Mais bon, c’est un sport mécanique, c’est un sport dangereux et c’est, pour moi, ce qui en fait un très grand sport. C’est pour cela que j’adore aussi la moto, parce qu’il y a un élément de plus que dans les autres sports, c’est le danger : on met sa vie et son existence en péril…Pour moi, il n’y a rien de plus beau !

Pour en revenir à l’actualité, quel regard portez-vous sur ce début de saison 2025 ?

Il est passionnant, je ne vais pas dire le contraire ! Même si la domination des McLaren est relativement évidente - bien que Norris n’aime pas que l’on dise ça, ils ont la meilleure voiture, ce que Piastri admet volontiers – malgré tout, le talent de Verstappen lui permet d’exister et d’être là. Il reste donc dans le championnat avec la quatrième voiture du plateau, ce qui est exceptionnel. On a un Georges Russell qui est un garçon très discret mais qui est là, qui est sur le podium pratiquement tout le temps et qui est toujours dans la course pour le titre. J’espère, comme tout le monde, que les Ferrari vont revenir dans le coup et que la machine va progresser. J’adore Charles Leclerc, ce n’est pas une nouveauté, je le connais assez bien, c’est un type bien, c’est un vrai passionné, il est chez lui chez Ferrari et je trouverais comme une récompense au moins qu’il se batte pour le titre jusqu’au bout de la saison. Les écarts sont tellement serrés qu’il suffit de récupérer 3 à 4 dixièmes au tour, ce qui n’est rien, pour les raisons que j’ai évoquées, par rapport aux écarts que l’on avait encore il y a quelques années.

 

 

On l’a vu l’an dernier avec les nouveautés de McLaren à Miami, malgré le budget cap, la longueur de la saison fait que les vérités du début de saison ne sont pas forcément celles du milieu ni de la fin…

C’est tout à fait vrai ! A partir de Barcelone, la FIA va enfin appliquer le règlement concernant la flexibilité des moustaches avant. Cela aura une influence, on ne sait pas encore laquelle mais, évidemment, Red Bull et d’autres disent que les McLaren vont perdre une partie de leur superbe, ce qui n’est pas impossible. Avec les caméras embarquées, quand on va sur celles qui concernent le museau et les moustaches, on a bien vu que celui des McLaren se déforme beaucoup…Cela ne m’appartient pas de dire si c’est trop mais, en tout cas, c’est beaucoup. Donc on va voir ce qu’il en est !

Cela va frapper tout le monde mais je pense qu’ils sont aux limites du règlement, ce qui est la loi de la F1, je ne les incrimine pas : pas vus, pas pris, c’est toujours la règle ! On va voir à Barcelone si, oui ou non, ça a une influence sur le rendement global et, surtout, sur le positionnement des écuries les unes par rapport aux autres. Mercedes, intrinsèquement, n’est pas très loin de McLaren je pense, on vient de le dire, Ferrari est un peu plus loin et Red Bull est beaucoup plus loin…Maintenant, on travaille tellement énormément dans ces écuries malgré le budget cap, on a tellement la capacité de faire évoluer les monoplaces que, déjà, celles que l’on va voir en Europe, avec des circuits proches des écuries, leur permettant d’apporter des nouveautés, peuvent redistribuer les cartes, dans la mesure où, en Arabie Saoudite, on avait, en qualification, 13 pilotes en 1 seconde, ce qui est du jamais vu en F1 !

Le changement de règlementation l’an prochain fera aussi, sans doute, que certaines écuries, qui auront moins d’enjeux à défendre, basculeront rapidement vers un développement uniquement de leur future monoplace…

Je pense que c’est vrai que pour toutes les écuries, à part les 4 grosses et Aston, qui a un budget énorme, avec le recrutement d’Adrian Newey et une nouvelle soufflerie. Je crois que certaines écuries vont choisir, à partir du début de l’été, de peut-être, effectivement, consacrer une partie de leurs forces et de leur budget à l’élaboration de la monoplace 2026, qui sera déterminante. Parce que, évidemment, elle va rester peu ou prou en l’état pour les années qui suivent…Pour autant, ça va dépendre des positionnements : je ne vois pas une écurie comme Ferrari sacrifier sa saison 2025, même si elle est mal engagée. Mais peut-être que, d’ici là, elle sera revenue dans le coup…La Formule 1 est tellement instantanée, la capacité de réaction est tellement rapide, les écarts sont tellement limités…On ne régresse pas, ce sont les autres qui progressent plus vite !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette très belle aventure radiophonique de F1 à RMC ?

Que ça continue ! Vous savez, je fais partie des gens heureux…On a toujours d’autres motifs, j’aimerais plus de place à l’antenne mais on doit la partager. C’est vrai que ce sont des choix qu’il ne m’appartient absolument pas de commenter mais il fut une époque où, effectivement, quand il y avait un grand prix de F1, il était priorisé et j’étais l’anchorman. Donc j’étais à l’antenne tout le temps avec Patrick pour tenir le direct mais ça ne nous empêchait pas d’aller au football, au rugby, au basket ou au vélo…Ce n’est plus le cas aujourd’hui, je ne le critique pas. Je suis passionné par ce que je fais, j’ai envie de le faire partager aux gens et, donc, je suis parfois frustré quand je n’ai pas l’antenne au moment où il se passe quelque chose….Même si on ne peut pas toujours le prévoir…

Donc pourvu que ça continue, pourvu que ça dure et pourvu que RMC reste la radio des sports en général et des sports mécaniques en particulier…Voilà ce que l’on peut me souhaiter !

Merci, Jean-Luc, pour toutes vos réponses !

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RMC : Denis Charvet évoque ses différentes interventions à l'antenne, en semaine mais aussi le week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Denis,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement sur RMC, dans le « Super Moscato show » et « Les grandes gueules du sport ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! Aujourd’hui, on me parle de travail mais ce n’est pas véritablement un travail pour nous. C’est vrai que c’est un plaisir parce qu’on est une équipe qui se connait depuis très longtemps, la complicité est née facilement au fil du temps. Je suis très ami avec Vincent dans la vie donc ça facilite pas mal de choses. Avec Eric aussi…On a appris à se connaitre. On est une belle équipe : Adrien, Pierre, Fred Pouillet, Stephen Brun maintenant. Il est plus jeune que nous, il est drôle, excellent à l’antenne, il a trouvé sa place, il a pris sa place tout seul, comme un grand qu’il est d’ailleurs. C’est vrai qu’on prend un énorme plaisir, c’est un peu le café du commerce, je l’ai toujours dit. Dans ce café, il y a un patron, c’est Vincent, c’est le taulier…

Ces programmes sont aussi, pour vous, l’occasion de partager votre expérience du haut niveau et votre regard sur l’actualité…

Il ne faut pas non plus exagérer…J’ai toujours été amoureux du sport en général, je pense quand même qu’il faut aimer le sport pour faire cette émission. J’aime tout, j’aime la formule 1, j’aime le tennis, je suis aussi un grand passionné de foot. Ce n’est pas difficile, après, de participer à cette émission ! Donner son avis en tant qu’expert ? Non, on le donne humblement et, surtout, je pense que les auditeurs et les auditrices ne nous écoutent pas pour avoir notre expertise, ou très peu. Il faut être honnête, les gens viennent aussi, en partie, parce que Vincent est là. Vincent, je disais tout à l’heure que c’est le taulier mais c’est plus que ça, c’est un showman, c’est quelqu’un qui fait le show, c’est quelqu’un qui est dans son élément. C’est avant tout son show, on est là pour lui servir les plats ou pour améliorer ses plats. Il a ce talent inné…Je l’ai connu, il avait 19 ans, je l’ai connu très jeune, j’ai 3 ans de plus que lui et c’est quelqu’un qui aimait toujours avoir du monde autour de lui, il avait besoin d’une cour, c’est un tribun, il se prenait pour Socrate peut-être J donc il transmettait la bonne parole. Il aimait faire le show, faire rire, il avait quand même ce côté saltimbanque. Il est fait pour cela, c’est son émission, c’est son show et nous sommes très fiers et très heureux d’y participer, évidemment.

Ces trois heures d’antenne sont un mélange, ainsi, d’actualité mais aussi de divertissement…

Celui qui m’a fait le plus beau compliment, c’était un ostéopathe, il y a 3 ans, au Pilat. Je ne le connaissais pas et il m’a reconnu à la voix. En fait, c’était un auditeur fidèle … Il m’a fait le plus beau compliment que l’on puisse nous faire, à savoir « vous devriez être remboursés par la sécurité sociale ». En fait, je crois que les gens viennent pour passer un bon moment, pour rire. Ce qui est curieux et surprenant, c’est qu’il y a beaucoup de jeunes qui nous écoutent, de 20 ans et moins. Il y a de tout mais je suis toujours surpris que les jeunes nous suivent et adorent l’émission. Ils s’y retrouvent à travers Vincent et, je crois, à travers cet esprit de groupe. Il y a quand même un côté bande qui fait qu’ils s‘y retrouvent. Et, je le répète, cet esprit de café du commerce, où on dit tout et son contraire dans la seconde, où on dit n’importe quoi, où il y a un semblant d’expertise mais où, voilà, on est là pour faire rire avant tout. Donc c’est recommandé de dire des conneries…et on en dit beaucoup !

Le week-end, nous le disions, vous participez aussi aux « GG du sport »…

Oui, cela fait longtemps que j’y suis. J’ai commencé il y a plus de 15 ans et j’y suis maintenant chaque week-end depuis 10 à 12 ans. Dans mon contrat, je dois faire une émission par week-end parce que les deux, ça ferait trop de radio dans la semaine et je ne pourrais pas tenir. J’ai toujours pris du plaisir, c’est un autre plaisir, c’est une autre émission, c’est plus sérieux, ce sont des sujets sociétaux. Cela me plait aussi, chacun donne son avis, j’aime bien donner le mien, j’aime bien dire ce que je pense. Autour de JC Drouet, qui est le chef d’orchestre, que j’adore, qui est excellent, qui est un copain, on retrouve aussi Christophe Cessieux, un vieux de la veille, que je connais parfaitement depuis 18 ans que je suis à RMC.

Il y a une bonne ambiance, des copains sont là : Julien Benneteau, David Douillet, Fred Weis, Pascal Dupraz, Marion Bartoli, Sarah Pitkowski, Marc Madiot,…J’en oublie mais bon, c’est collégial aussi, on s’entend bien, c’est une autre émission et une autre forme de plaisir !

Pour vous, ces deux programmes semblent donc très complémentaires…

Disons que j’ai plus à préparer « Les grandes gueules » que le « Moscato Show ». Même si on pourrait penser que je ne prépare pas, je lis « L’Equipe » tous les jours de fond en comble parce qu’il faut rester dans l’actualité et qu’il faut être présent dans ce qui se dit un peu partout, dans tous les sports. Dans les « GG », on développe davantage les sujets, on nous donne le programme le jeudi, pour avoir un peu de temps pour préparer pour le samedi matin. Je ne suis pas usé, je suis encore là, au bout de 18 ans. J’ai commencé en 2007, c’est fou, j’ai l’impression que c’était hier et ça fait 18 ans que je suis dans la maison, ça me parait hallucinant.

 

 

Justement, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette très belle aventure radiophonique à RMC ?

J’ai fait mon temps mais tant que je prends du plaisir, je suis là…Pour l’instant, c’est le cas et, le jour où il y aura moins de plaisir, il sera temps de raccrocher. Je ne vais pas rester jusqu’à 70 ans, j’en ai 62 aujourd’hui et, déjà, je me projette jusqu’à la coupe du monde 2027 de rugby, pour aller là-bas faire partie de l’aventure. C’est dans deux ans mais ça passe tellement vite…Encore cette saison, on ne l’a pas vue passer. Les rythmes sont quand même soutenus parce qu’en fait, on ne décroche jamais vraiment, à part l’été. Donc on ne peut me souhaiter que du bonheur mais j’en ai déjà beaucoup donc tout va bien ! Et la santé…Je suis passé par des opérations l’année dernière donc j’ai un peu donné mais, là, ça va super !

Pour terminer, quel regard, plus personnellement, portez-vous sur la saison en cours de Top 14 ?

C’est un regard bienveillant, évidemment. J’aime beaucoup le Top 14, qui est devenu de plus en plus dur pour toutes les équipes. Il n’y a plus de petites équipes : quand on voit la saison de Vannes, qui est exceptionnelle, le jeu qu’ils produisent….N’oublions pas qu’ils sont allés gagner à La Rochelle, qu’ils ont failli gagner au Stade Français, qu’ils menaient 26 à 0 contre Bègles-Bordeaux à la mi-temps et qu’ils ont perdu par bêtise,…Ils font une saison exceptionnelle, ils vont peut-être se sauver, cela ne tient qu’à eux. La dernière ligne droite va être périlleuse mais j’ai un coup de cœur pour cette équipe qui est absolument incroyable et qui, je le répète, produit un jeu spectaculaire. J’espère, au fond de moi, qu’ils s’en sortiront.

Après, Toulouse survole les débats, même si, sans Dupont, il faudra que Toulouse soit encore plus fort. Ils l’ont prouvé à Toulon le week-end dernier…Cette équipe me semble difficilement jouable dans la mesure où, devant, ils sont en pleine maitrise. Ils sont au-dessus du lot au niveau des avants. Après, on peut penser que Bègles-Bordeaux rivalise vraiment derrière parce qu’ils ont une ligne des ¾ assez spectaculaire, on les connait tous. Voilà, ça va se jouer sur des détails…

Si on peut parler d’outsiders, je mettrais Toulon parce qu’ils ont un effectif, une profondeur de banc, qu’ils sont costauds devant, même s’ils ont eu du mal contre Toulouse où, on l’a vu, ils n’ont pas eu une occasion d’essai. Mais pourquoi pas Toulon, dans de meilleures conditions…Encore une fois, Toulouse fait figure de grand favori, ils sont impressionnants même sans Dupont et Capuozzo donc je mettrais Toulouse au-dessus, évidemment.

Merci, Denis, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RMC, France Télévisions, WateRugby, RFF : Yann Delaigue évoque ses nombreuses casquettes et actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Yann,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver régulièrement sur les antennes de RMC à l’analyse des rencontres de rugby. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, effectivement, c’est toujours un plaisir ! D’abord, il y a une bonne ambiance à RMC, donc c’est toujours un plaisir de retrouver les copains. D’autre part, c’est un plaisir aussi de pouvoir parler de ma passion qu’est le rugby sur les antennes de RMC. On diffuse ce que l’on aime le plus, c’est-à-dire le rugby, pour le plus grand nombre d’auditeurs, c’est toujours un plaisir de faire connaitre ce sport, de le faire aimer. C’est un peu notre mission quand on est consultant…C’est vrai que c’est un plaisir, sur les ondes de RMC, de pouvoir échanger et de parler rugby, effectivement.

Ce doit certainement être plaisant de partager aux auditeurs votre expérience du haut niveau et votre regard sur les rencontres ?

C’est exactement ça : je partage mes connaissances rugby et mon vécu rugby au plus grand nombre d’auditeurs, je fais aussi transpirer ma passion aux autres personnes donc, effectivement, le challenge est celui-ci et j’y prends beaucoup de plaisir.

 

 

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs de la radio ?

On parle rarement de moi, on parle plus des matchs en fait, de ce qui se passe sur les terrains. C’est plus cela l’idée…Les gens que je connais me disent m’avoir entendu commenter les matchs, parler des matchs et que c’est un plaisir d’avoir mon avis sur ces différentes rencontres. Après, ce sont toujours des retours positifs parce que j’imagine que ceux qui n’aiment pas m’écouter ne vont pas m’appeler pour me le dire…

Ces analyses sont complémentaires des commentaires de matchs internationaux que vous faites sur France Télévisions…

Exactement, la télévision vient compléter, effectivement, ce que je fais déjà à la radio, notamment avec le tournoi des 6 nations sur France Télévisions. C’est le même plaisir partagé envers les téléspectateurs parce que la mission est toujours un peu la même, à savoir partager ma passion et être le plus précis possible, notamment pour les connaisseurs de rugby mais aussi de savoir utiliser les bons mots pour les gens qui connaissent moins le rugby, afin d’ouvrir ce sport au plus grand nombre, notamment à ceux, peut-être, qui le découvrent, qui sont novices, qui ont envie de s’y intéresser et qui n’ont peut-être pas toutes les subtilités. Il y a donc aussi ce message à faire passer, de façon simple, à bien expliquer ce qu’est le rugby, à la fois techniquement mais aussi sur ces valeurs.

A la radio, c’est surtout la voix qui permet de porter les émotions alors qu’à la télévision, l’image joue un grand rôle également…

Tout à fait ! La voix porte beaucoup plus en radio, les messages sont différents, évidemment. J’y prends le même plaisir mais c’est vraiment un exercice très différent puisque l’image permet déjà aux téléspectateurs de voir le match donc c’est plus un accompagnement que de l’explication de ce qui se passe réellement sur le terrain.

Dans les deux cas, une préparation en amont de l’antenne est certainement nécessaire mais ce qui se passe en live reste prépondérant…

Bien sûr qu’il y a un travail préparatoire, que ce soit pour la télé ou pour la radio. Il faut savoir de quoi on parle donc, effectivement, avant les matchs, j’analyse les équipes. Quand c’est sur France Télévisions, généralement c’est un seul match donc j’analyse les forces et les faiblesses des deux équipes, leur palmarès, où elles en sont dans le tournoi. Il y a toute une analyse autour des joueurs et des équipes…A la radio, comme c’est souvent le multiplex que j’anime, là, je fais la même chose mais sur quatre matchs. Donc j’ai huit équipes à analyser, sur lesquelles je dois savoir quels sont les nouveautés, les points forts, les points faibles, les blessé et où elles en sont dans le Top 14. Donc, effectivement, oui, il y a un travail préparatoire à chaque fois avant l’antenne !

Plus personnellement, quel regard portez-vous sur la saison de Top 14 en cours ?

C’est encore un Top 14 incroyable, avec beaucoup de suspense ! Les équipes sont très proches les unes des autres. Trois équipes se dégagent sur le haut du tableau, qui sont Toulouse, Bordeaux et Toulon. Après, il y a énormément d’équipes qui vont lutter pour se qualifier dans les six premiers et puis, en bas de classement, il y a une lutte incroyable entre Vannes, Perpignan, le Stade Français et le Racing. Il y a beaucoup de clubs qui ne sont pas sortis d’affaire non plus…Le championnat est très très serré, d’un week-end à l’autre le classement change et c’est tout l’attrait, justement, de ce championnat resserré. Cela amène une dramaturgie qui est incroyable et j’imagine que ça va durer jusqu’à la dernière journée de ce Top 14.

En complément, vous êtes très impliqué aussi dans l’organisation de l’Eden Park WateRugby…

Effectivement, c’est mon évènement, c’est mon bébé ! C’est quelque chose que j’ai construit il y a sept ans maintenant. C’est un évènement à Toulouse, du 3 au 6 juillet cette année, ça me prend beaucoup de temps aussi et beaucoup d’énergie mais quel plaisir de regrouper tous les passionnés de rugby, pendant quatre jours à Toulouse. Que ce soient les fans mais aussi les joueurs et joueuses de tous niveaux, puisqu’il y a un tournoi étudiants, un tournoi des entreprises, un tournoi amateur, un tournoi de rugby fauteuil, du rugby féminin de haut niveau et les anciennes légendes internationales. C’est un évènement très complet pour tous les passionnés de rugby ! Je prends beaucoup de plaisir, justement, à donner ce rendez-vous, à chaque fois, aux nombreux fans de rugby parce que c’est le regroupement des copains mais aussi de tous les gens qui aiment le rugby.

 

 

…et dans l’association RFF, dont vous êtes l’un des vice-présidents…

Exactement ! C’est un autre coup de cœur, effectivement ! Je suis vice –président de l’association Rugby French Flair, c’est une association qui œuvre pour les enfants dans des situations d’extrême pauvreté, au Sénégal, à Madagascar ou encore en Colombie. Il n’y a pas longtemps, j’étais aussi au Vietnam. On lève des fonds tout au long de l’année, avec pas mal d’anciens joueurs, pour aller aider les enfants via des projets humanitaires. Ce peut être dans des écoles, des orphelinats, des dispensaires, des associations de quartier,…Ce sont des gamins qui ont du mal à vivre au jour le jour, à manger, à s’habiller donc on les aide sur la nutrition, sur l’éducation et sur la santé. C’est quelque chose qui me tient à cœur parce que, quand on a ces échanges-là avec les enfants et qu’on sent qu’on leur fait du bien, on se sent tellement utile qu’on continue bien sûr parce qu’on n’a pas envie de les lâcher. C’est quelque chose d’important humainement, ce sont des moments où je me sens très très utile socialement, cela me fait du bien !

En conclusion, cet agenda déjà bien rempli vous permet-il de travailler sur d’autres projets encore ?

Pas en ce moment…L’idée est d’essayer de développer le WateRugby un peu ailleurs aussi, ce serait sympa qu’il y ait plusieurs dates. Mais bon, tous ces engagements-là me prennent quand même beaucoup de temps, entre mes rôles de consultant, mon évènement, quelques évènements privés aussi que je fais pour des sociétés et l’association. Tout cela me prend beaucoup de temps et j’essaie aussi de dégager un peu de temps pour ma famille parce que c’est important également. J’ai une belle famille et je veux vivre des moments avec elle parce que ça fait partie des choses importantes de la vie.

Merci, Yann, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio, Télévision

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