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Ici Vaucluse : Mathieu Doucet évoque ses émissions du week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs d’Ici Vaucluse peuvent vous retrouver chaque week-end, à l’animation des matinées. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! En plus, pour avoir fait aussi des matinales en semaine, le week-end permet un autre mood…Les gens sont différents, même à l’antenne, ils ont plus le temps, on les sent plus détendus. Le contact, n’est, je trouve, pas le même…

A la radio, dans notre manière de travailler, on est nettement moins nombreux, on a une chargée d’accueil, une journaliste, un technicien et un animateur donc on est en comité réduit, ce qui crée une intimité supplémentaire.

D’ailleurs, au micro, vous veillez à cette bonne ambiance …

Complètement ! Nous prenons l’antenne dès 7h, jusqu’à midi. Nous faisons 3 émissions différentes, avec un ton forcément différent. A 7h, il faut être très dynamique parce qu’on réveille les gens. On pense aussi au fait que, le week-end, on a à la fois des auditeurs qui font la grasse matinée, qui ont plus le temps et d’autres qui travaillent. En progressant dans la matinée, c’est vrai que le ton et le rythme changent, on va vers quelque chose de plus détendu encore…

Ces 3 programmes successifs que vous animez vous permettent d’évoquer des sujets et des thèmes très variés…avec des supports qui le sont tout autant…

Exactement ! Notamment entre 9h et 10h, où un spécialiste est présent en studio pour répondre aux auditeurs. On est vraiment dans une émission interactive où, pour le coup, mon rôle va être de préciser parfois la pensée de l’auditeur et de résumer le propos de l’expert.

A 11h, sur « Vaucluse en fête », c’est complètement différent, on prend les gens par la main, on les accompagne. Alors que, le matin, entre 7h et 9h, je suis plus un chef d’orchestre, je donne la parole aux journalistes et je fais des interviews. Donc, effectivement, le rôle est à chaque fois différent !

Vous le rappelez régulièrement à l’antenne, vous êtes la première radio de proximité du Vaucluse, c’est donc l’occasion de valoriser des actualités locales…

C’est notre raison d’être ! On parle du territoire, on parle de ce qui se passe chez nous…Evidemment, on ne peut pas parler de tout, on est obligés de sélectionner donc on va aller vers des évènements dont nous sommes partenaires ou vers des évènements qui vont parler au plus grand nombre. En tout cas, il faut essayer d’être le plus rassembleur possible dans le choix de nos sujets.

Personnellement, cette variété de sujets doit être très enrichissante…Chaque matinale est très différente de la précédente mais aussi de la suivante…

Oui, c’est vrai ! D’année en année, forcément des sujets reviennent parce que ce sont des incontournables du territoire mais il faut, à chaque fois, aller trouver un angle différent et avoir un regard neuf sur l’évènement, pour continuer à intéresser. C’est en même temps très motivant, c’est un vrai travail de recherche, en se demandant comment aborder ce sujet différemment de la fois d’avant mais toujours avec ce prisme de vouloir intéresser et concerner l’auditeur. Je me mets, pour cela, à la place de la personne qui nous écoute, je me demande quelle peut être la question qu’elle se pose, je me dois d’être proche de ses préoccupations.

Typiquement, il y a peu, je menais une interview sur un marché de potiers, qui est un gros évènement dans notre département. Le parti-pris de l’échange a été non pas d’évoquer le nombre d’exposants ni le programme – aujourd’hui, on peut trouver ces informations là partout, il n’y a plus de valeur ajoutée pour nous – mais de demander à l’invité pourquoi la poterie plait autant, notamment aux jeunes. On a compris, ainsi, pourquoi ce qui était ringard par le passé est redevenu tendance… Je me suis mis dans la peau de quelqu’un qui n’était jamais allé sur un marché de potiers pour, ainsi, comprendre ce que je pourrais y trouver…

Même si la préparation en amont de l’antenne est importante, certainement aussi que les échanges spontanés à l’antenne prédominent…

On est bien d’accord ! J’ai une trame mais, évidemment, il faut savoir sortir de ce que l’on a préparé pour être attentif à ce que l’auditeur ou l’invité raconte. Cela suppose d’avoir une écoute très attentive, ce qui n’est pas toujours évident car, en studio, il faut avoir l’œil sur le timing, sur la durée de l’émission, et être attentif aux informations dans l’oreillette, … Mais il faut rester focus sur les propos des différents intervenants !

Le Vaucluse est une source très riche, en tout cas, d’actualités et de thématiques ….

C’est vrai ! En plus, on arrive dans une saison encore plus vivante, avec les beaux jours. On a la chance d’avoir un territoire où il se passe plein de choses, même en dehors d’Avignon, dans les villages notamment. Les animations sont nombreuses, il y a de la matière pour une belle richesse de sujets à l’antenne !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous d’ailleurs avoir de vos auditeurs ?

La radio locale Ici est une famille et je crois qu’il y a de cela pour beaucoup d’auditeurs. Je l’ai remarqué dans toutes les stations sur lesquelles je suis passé…Des auditeurs sont là tous les jours, ils nous appellent tous les matins, presque comme un réflexe, même à l’heure des réseaux sociaux, pour nous prévenir d’un évènement ou d’une information trafic. Les auditeurs se disent que leur radio est à côté de chez eux et que, finalement, journalistes et animateurs ont la même vie qu’eux…

Aujourd’hui, plein de médias nous concurrencent, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Il faut donc sans cesse s’interroger sur la manière dont on peut garder ce lien avec les auditeurs. Cela passe notamment par le numérique, en étant davantage encore présents sur les réseaux sociaux et sur notre site internet.

La radio est souvent un média de passion, ce qui doit être certainement le cas pour vous aussi ?

Oui, j’aime aller à l’antenne tous les jours ! L’adrénaline du micro me plait…J’ai toujours l’envie d’aller capter les auditeurs, cela me plait d’aller trouver la bonne accroche sur un sujet et d’aller trouver la bonne formulation. Cela n’est pas toujours facile, ça ne marche pas à tous les coups mais je me demande toujours comment donner envie à l’auditeur de rester avec nous pour écouter sa radio locale.

De base, j’étais un enfant de la télé mais, finalement, la radio est un média qui a su me séduire. Sans l’image, il faut tout faire passer par le sourire, c’est une relation particulière mais aussi immédiate aux gens. La proximité est directe, on est avec les gens, dans leur quotidien !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique sur Ici Vaucluse ?

Que ça se passe toujours aussi bien ! Je suis très heureux le week-end, la tranche est particulière dans la relation à l’auditeur donc on peut me souhaiter que ça continue, que les gens restent attachés à leur radio de proximité et qu’on continue à se développer.

On met tous en action cette nouvelle marque « Ici » depuis le début de l’année, on voudrait continuer à la faire grandir et à l’installer. Le but, avec la télévision, étant de créer une grande plateforme d’informations et de contenus de proximité. Donc vous pouvez me souhaiter de continuer à contribuer à ce très beau réseau !

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RTL2 Littoral : Jean-Michel Ollagnon évoque cette belle radio locale et l'évènement musical inédit qu'il coorganise le 14 juin prochain !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Jean-Michel,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le samedi 14 juin prochain aura lieu « Rock‘In Agde », le plus grand concert amateur de musique de la région. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous d’avoir participé au développement de ce beau projet ?

Quand on est venu me proposer ce projet, j’ai tout de suite validé, j’ai tout de suite eu l’envie d’y participer. Du fait de l’état d’esprit, de la participation des amateurs, du rock, …Il y avait énormément de choses additionnelles qui étaient positives dans l’organisation de ce festival ! J’ai trouvé, dans la proposition qui m’a été faite, des gens extrêmement investis, passionnés, qui adorent ce qu’ils font et qui ont eu très envie que ça réussisse. Cela m’a incité à rejoindre l’équipe organisatrice !

On est sur le projet depuis début 2025, c’est extrêmement court parce que, normalement, il faut 12 mois pour préparer une telle soirée…Là, on a deux fois moins de temps, on est un peu dans l’urgence mais on va y arriver ! Justement, je pense que c’est aussi cette urgence qui fait que c’est encore plus passionnant.

Plus concrètement encore, comment va se dérouler la soirée ?

D’ores et déjà, on a voulu organiser un concert avec 100 musiciens et chanteurs amateurs, qui vont jouer tous ensemble sur une même scène. Ce n’est pas facile à gérer parce que les gens viennent de toute la France, on en a de Vendée ou même encore de la côte d’azur.

Au hasard de nos rencontres, on a croisé le responsable d’une école lyrique qui a fait l’ouverture des Jeux Olympiques 2024, qui a une partie de l’école à Paris et l’autre à Montpellier. Il nous a dit adorer notre projet et vouloir y participer. Donc, en plus des 100 musiciens, on aura un chœur lyrique de 20 chanteurs. Comme c’est compliqué de les faire venir avant, ils travaillent de leur côté et nous les retrouveront lors de la répétition générale.

Après, la grosse difficulté a été le financement. C’est quelque chose qui n’est pas facile…On est en association donc il a fallu trouver des partenaires, des administrations, des sponsors…La ville a foncé tête baissée dans le projet parce qu’ils ont adoré l’idée et beaucoup d’autres ont aussi validé le fait qu’ils voulaient nous aider financièrement.

C’est une belle aventure !

Sans doute aussi que cette soirée sera l’occasion de registres musicaux variés, pour le plaisir du plus grand nombre ?

L’idée est de faire une soirée populaire, avec uniquement des morceaux et des titres qui sont ultra connus et qui sont globalement diffusés sur RTL2. La playlist a été travaillée dans ce sens-là, on ne va pas aller jouer des compos totalement inconnues, cela n’aurait aucun intérêt. On aura des musiciens amateurs et, souvent, dans leur garage, leur chambre ou leur sous-sol, ils reproduisent des morceaux qu’ils entendent à la radio, qu’ils aiment et qu’ils écoutent. C’est dans ce sens-là que l’on avait envie de faire plaisir au public, qui viendra nombreux, je l’espère mais je n’en doute pas.

Humainement parlant, le fait de travailler avec des amateurs passionnés doit être très plaisant ?

Oui, parce qu’ils voient bien l’investissement que toute l’équipe met, ainsi que les efforts faits et le temps passé à l’organisation. Ils en sont extrêmement reconnaissants ! Demain, si je suis batteur dans mon sous-sol et que je ne suis jamais sorti, ma batterie va peut-être sortir de chez moi pour la première fois, je vais être sur scène et me retrouver avec 90 copains autour de moi qui vont jouer exactement les mêmes morceaux. Donc on rentre dans une aventure, dans un groupe, dans une famille, c’est positif ! On y parle le même langage, celui de la musique amateur, avec ces gens qui sont des passionnés. C’est au travers de cela que des groupes, en interne, sont en train de se former …Ils ne se connaissaient pas hier et, demain, ils répètent ensemble chez eux, ils covoiturent, ils s’appellent parce qu’ils ont une difficulté à passer un morceau…C’est génial !

 

 

Le concert aura lieu pile une semaine avant la fête de la musique, ce sera comme une sorte d’apéritif…

C’est fait exprès ! En fait, la première date que l’on avait évoquée était celle du 21 juin, ce qui semblait logique à la vue du plateau. Sauf que l’on a été rapidement confrontés à des problèmes d’ordre technique, d’abord de disponibilité des services municipaux qui, le soir de la fête de la musique, sont débordés parce qu’il y a des évènements partout. Egalement parce que beaucoup de ces amateurs qui participent ont déjà quelque chose de prévu le 21 juin. Donc on n’a pas mis longtemps à changer la date et à décaler d’une semaine…De suite, tous les feux sont alors passés au vert !

A quelques jours de la date du concert, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quels sentiments prédominent actuellement ?

Je pense que l’adrénaline montera à J-3 ou J-4, où on sentira les choses s’accélérer. Je ne suis pas seul à organiser cet évènement et nous sommes tous plutôt sereins. Nous faisons face à des petites difficultés mais cela fait partie du jeu, on les gère au jour le jour.

On est persuadés que l’idée est géniale, que les gens vont s’éclater et qu’ils vont valider tout ce que nous sommes en train de mettre en place. Il ne faut pas oublier que nous sommes des personnes du spectacle, il y aura donc beaucoup de surprises !

On est impatients que ça arrive mais ne précipitons rien, les choses arriveront à la vitesse à laquelle elles doivent arriver.

Peut-être que cette première édition pourrait d’ailleurs en appeler d’autres ensuite ?

On nous a déjà sollicités pour d’autres numéros ! On espère que l’on pourra pérenniser cela de façon permanente chaque année, le week-end aux alentours du 14 juin…Mais ne soyons pas présomptueux, on va d’abord faire une première édition, veillons à ce qu’elle se passe bien, débriefons ensuite pour définir ce que l’on pourrait faire différemment par la suite….et travaillons sur la deuxième édition, on l’espère, à partir du mois de septembre !

En parallèle, vous êtes responsable de la station RTL2 Littoral, ce qui doit vous permettre des activités, au quotidien, très plaisantes personnellement et professionnellement…

Je suis un touche à tout ! Je suis dans la radio depuis l’âge de 14 ans et j’en ai maintenant 55 donc je connais bien ce monde. Je suis passé par tous les stades, du standard téléphonique à des années d’antenne, sans oublier la technique. J’ai gravi tous les étages que l’on peut imaginer, jusqu’à ce que je prenne la direction, dans une suite logique.

Oui, la masse de travail est importante mais cela fait aussi partie des responsabilités quand on dirige une station de radio en province. Je suis attentif à la qualité de l’animatrice, Anaïs, je suis là pour l’épauler et l’aider quand elle en a besoin, je suis là aussi pour trouver du financement parce qu’il faut faire tourner la radio, je suis également là pour monter des opérations antenne, comme celle de « Rock’In Agde ». Je représente la radio, je suis en permanence à l’extérieur pour rencontrer des gens…Oui, c’est un métier passionnant !

Le décrochage local qu’offre la radio permet de mettre en avant notamment des évènements et des actions de proximité…

J’ai toujours travaillé dans cet axe-là ! Je connais donc bien la fabrication d’un programme qui se veut de proximité, avec de la valeur ajoutée et avec de l’échange permanent avec les acteurs de la culture musicale, cinématographique, théâtrale, sociétale de l’endroit où on se trouve. La radio doit être le point relai entre « J’organise » et « J’ai envie de le faire savoir », on est aussi là pour ça ! J’aime cela et je ne m’en prive pas !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours radiophonique et musical ?

Je le redis, je suis un passionné ! Cette passion ne m’a jamais quitté depuis toutes ces années et je vais continuer à me faire plaisir, à venir travailler en chantant le matin. Une phrase m’a marqué et me marquera à vie : un jour, ma grand-mère, qui n’est plus là maintenant, m’a dit « C’est la première fois que je vois quelqu’un partir travailler en sifflant, tu es heureux de partir bosser ». J’avais 20 ans et je travaillais en radio…Déjà, j’allais travailler avant tout pour me faire plaisir ! Donc on peut me souhaiter que ça continue et que je prenne toujours autant de plaisir à faire ce que je fais…

Merci, Jean-Michel, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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Ici Picardie : Brian Mayeur évoque son émission quotidienne, qu'il anime dès 9h, du lundi au vendredi !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Brian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs d’Ici Picardie peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, entre 9h et 11h, dans « Bienvenue chez vous ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, chaque matin, de retrouver le micro ?

Mes parents écoutaient beaucoup de musique, il y avait une belle platine tourne-disque et une belle chaine Hifi…Ce qui m’a d’abord fait aimer la radio, c’était donc la musique ! Après, j’écoutais toujours la radio, je trouvais cela génial. J’ai des souvenirs, dès mes 7 ou 8 ans, des « Grosses têtes » sur RTL ou encore de la voix de Julie sur Europe 1. Je trouvais cela magique d’être payé pour annoncer des programmes.

La radio a été une évidence pour moi ! Depuis tout petit, j’en fais, on peut dire que je suis tombé dedans jeune. Après le collège et après le lycée, j’allais toujours dans la petite radio associative à côté de chez moi. J’étais comme un gamin, c’était, pour moi, un parc d’attractions. J’y ai fait du bénévolat mais c’est, je crois, la meilleure école. J’ai fait à peu près tous les métiers, du standard, de la programmation musicale, l’animation d’une émission le mercredi, …J’étais jeune et j’étais le roi du monde !

J’ai eu la chance que se trouve, dans le même immeuble, Skyrock. Un jour, le chef est venu me voir pour me dire qu’il cherchait quelqu’un et c’est comme cela que l’aventure a commencé pour moi ! J’ai travaillé sur Skyrock pendant dix ans, dans plusieurs stations locales : Colmar, Besançon, Lyon, Grenoble,… J’ai même connu le changement de format de cette radio : de Cabrel et Goldman, j’ai passé ensuite du rap. J’ai adoré ce nouveau style, j’ai même pu interviewer, à Lyon, plein de monde, notamment NTM. C’était une belle époque !

Au bout de ces dix ans, j’en avais un peu fait le tour et j’ai voulu tenter ma chance à Paris, après un petit crochet sur NRJ, en Suisse. J’ai travaillé dans une boite d’audit musical, qui recense toutes les diffusions musicales de toutes les radios, permettant d’établir les quotas et de fournir les chiffres pour les maisons de disques. Parallèlement, j’ai, je crois, harcelé Voltage, la radio de référence à l’époque, au début des années 2000. Après de nombreux mails, mon téléphone a fini par sonner pour me proposer un entretien avec Jean-Marc Morandini, qui était alors le responsable de l’antenne. J’ai été embauché et, après un an en week-end, je suis passé en semaine pendant dix ans aussi. Une belle aventure !

J’ai, ensuite, monté ma boite de voice track, j’ai produit des émissions pour pas mal de radios locales partout en France. Je me suis bien amusé, c’est un autre métier, différent : j’étais autonome parce qu’auto entrepreneur, cela demande beaucoup de rigueur et d’organisation. Cela m’a bien éclaté, pendant 7 à 8 ans. Ayant quitté Paris pour retourner dans ma ville de cœur qu’est Besançon, l’aventure France Bleu y a alors commencé, par quelques remplacements. La locale de Belfort – Montbéliard recrutant, j’y suis allé, pendant 4 à 5 ans. Je suis vraiment tombé amoureux de cette station !

Depuis un an et demi, l’aventure continue en Picardie, c’est un beau challenge. J’aime, de plus en plus, ce métier, je suis très amoureux de cette radio et de toute la polyvalence qu’elle me permet. C’est un bonheur, tous les matins ! Dès que le micro est ouvert, c’est le kif…

 

 

Ici est une radio de proximité et votre émission quotidienne s’intègre pleinement dans cette philosophie…

C’est ça ! J’apprends même un nouveau métier dans mon parcours radiophonique. Après plus de 20 ans de radios musicales, où on fait très peu de local, où on annonce surtout les disques qui arrivent, il me manquait de parler aux gens. Là, on est vraiment avec eux au quotidien ! On parle de la vraie vie, des problématiques du quotidien, de sujets médicaux, de thèmes liés aux impôts ou à la retraite mais aussi de la folie du camping-car ou encore de la passion des lotos. Les émissions ne se ressemblent donc pas du tout et sont pleines de surprises parce qu’on a des témoignages différents chaque jour.

J’aime parler aux gens, on évoque leur quotidien et leur vie. J’en apprends tous les jours grâce à eux ! Ecouter des gens me raconter de belles histoires est souvent émouvant. D’ailleurs, pour faire ce métier, la première qualité que l’on demande est d’être curieux et à l’écoute, tout en s’intéressant un peu à tout. C’est une surprise, tous les matins, quand on ouvre le micro, d’entendre de belles anecdotes et des histoires de vie. J’adore la vie des gens ! Sur mon CV, j’indique même « Amoureux de la vie, et des gens en général ». Donc je m’éclate vraiment au quotidien et les auditeurs nous le rendent bien également ! Ils ont souvent un sourire communicatif, qui donne envie et c’est chouette de pouvoir leur transmettre notre chaleur, notre humour, notre bienveillance, notre bonne humeur…C’est un beau partage et un bel échange !

La diversité des sujets abordés implique un travail préparatoire important mais, pour autant, la spontanéité des échanges et des témoignages prime pendant les deux heures d’émission…

Exactement ! Et c’est bien…Je ne maitrise pas forcément tous les sujets, notamment médicaux donc, la veille, je m’y intéresse, je bosse et on a toujours des spécialistes avec nous à l’antenne. Non seulement je me fais plaisir parce que je fais le métier que j’aime, non seulement on a de beaux échanges et de belles conversations avec nos auditeurs et, en plus, je me cultive chaque jour un peu plus, j’apprends des choses chaque matin. C’est chouette !

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part des auditeurs sur ce programme et sur la station ?

Ils sont heureux parce qu’on est une radio qui leur parle. Personnellement, je suis à l’antenne comme je suis dans la vie donc, souvent, avec ma naïveté, avec mon côté un peu candide, avec mon humour, avec ma spontanéité, avec mes oreilles un peu curieuses, à l’affut de tout. L’échange est beau, ça matche bien, les retours sont bons. L’idée est aussi de véhiculer des messages et de répondre, par nos spécialistes, aux questions posées les auditeurs.

Il y a vraiment un côté très famille. J’aime sincèrement cette émission : elle va plaire aux auditeurs, elle va les intéresser et elle va m’intéresser moi aussi. Personne n’est mis de côté pendant ces deux heures d’échanges. De 9h à 10h 30, on évoque différentes thématiques puis, pendant la dernière demi-heure, on parle cuisine, avec une rubrique très sympa, mise à l’antenne depuis quelques semaines, celle d’un défi qu’on lance à un chef picard. On lui demande de préparer, en deux minutes, une recette pour 4 personnes, avec un budget de 10 euros, ou encore une recette facile à faire avec les enfants, ou même une recette avec les restes du frigo. Le but est de proposer des choses pratiques, à la portée des auditeurs …et de moi-même, qui me mets à leur place.

En fait, quand le micro est ouvert, automatiquement, je visualise une famille, la maman, le papa, les enfants, les grands-parents, c’est une carte postale, une photo de famille. Donc, quand je parle, je n’exclue personne, je m’adresse à tout le monde !

J’aime aussi la musique que l’on diffuse, elle est chantante, pas mal axée années 80, celles de ma jeunesse. Je me retrouve aussi bien dans les échanges que je peux avoir avec les auditeurs que dans la musique donc je serais même mon propre auditeur ! Je prends mon pied à travailler ici, c’est même une passion mais aussi à écouter, en tant qu’auditeur, mes camarades…C’est vraiment une radio qui me ressemble, sincèrement !

La force du réseau Ici, avec ses 44 locales, est, ainsi, de s’adresser aux gens, au travers d’informations et d’actualités locales…

Oui ! On parle de la région, on parle de leur quotidien, on les informe…On apporte du bonheur et de la bonne humeur, c’est super important, cela fait partie de notre promesse : actu locale, musique et bonne humeur mais on n’imagine pas forcément, depuis le studio, tout ce que l’on véhicule comme messages avec le micro. Donc les retours font d’autant plus plaisir ! Il y a quelques semaines, un auditeur qui n’était pas très en forme nous avait dit aller beaucoup mieux en nous écoutant. C’est juste génial pour nous, ça veut dire que le travail est fait ! Nous ne sommes pas des médecins mais peut-être des médecins de l’âme et de l’humeur, nous sommes peut-être un médicament auditif.

 

 

Vous avez même une double casquette, au micro et en dehors. Cela doit être, personnellement et professionnellement, très complémentaire…

J’ai quelques années de radio au compteur et je suis, effectivement, adjoint au responsable des programmes. Les journées sont intenses, jamais identiques, il n’y a pas de routine et c’est tant mieux car je déteste cela, elles sont passionnantes. Le matin, je suis amené à faire de l’antenne puis à préparer mes émissions des jours à venir et, à côté, je fais plein d’autres choses, notamment de la programmation musicale et des recherches de cadeaux (places de concert, places de cinéma, séjours,...). J’adore ! Faire plaisir me fait plaisir, aussi bien au micro avec ma bonne humeur qu’en offrant des cadeaux. C’est juste génial d’entendre des gens heureux parce qu’ils ont gagné.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette très belle aventure radiophonique ?

Qu’elle continue ! Je crois que je ne ferai que de la radio dans ma vie…Si je pouvais mourir au micro, ce serait génial…Donc de continuer à aimer ce que je fais, à donner du plaisir aux gens, à les faire sourire, à leur faire du bien, à les informer, avec toujours cette même envie et cette même passion.

Merci, Brian, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio / But football club : Interview croisée avec Michel Moulin et Karim Zeribi !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Michel, bonjour Karim,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver le jeudi soir, entre 20h et 21h, aux côtés de Lionel Rosso, dans l’émission « But football club ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous à chaque fois ?

Michel : Oui, oui, c’est très sympathique ! Surtout avec mon ami Karim…On se connait de longue date, on est tous les deux d’origine marseillaise, comme je dis, même si je suis un peu plus à droite de Marseille J… C’est un plaisir, pour une seule et simple raison, c’est que l’on est deux passionnés de foot et qu’on a joué très petit. J’ai démarré à 6 ans, Karim certainement aussi, on était tous les deux des joueurs en plus techniques comme on dit, voilà on est des passionnés de foot et c’est pour cela que ça nous fait plaisir de venir parler à la radio. Karim est beaucoup plus intelligent que moi sur tous les autres sujets, moi, c’est le football et le business donc ça me fait plaisir de venir parler de football.

Karim : C’est un immense plaisir ! Je vous avoue que, quand Michel m’a appelé pour me dire « Karim, je te propose d’embarquer dans une aventure qui consiste à monter une émission de radio sur le foot », j’étais heureux. D’abord, j’aime beaucoup l’homme Michel Moulin, et il le sait, j’aime ses qualités humaines, son authenticité, son franc-parler, sa passion. Je me retrouve beaucoup dans ses traits de caractère parce que nous sommes deux passionnés dans ce que nous faisons. On se lève le matin parce que l’on aime la vie, que l’on est passionnés. On a aussi des valeurs à côté de tout cela, qui sont les valeurs de la famille : je connais sa famille, il connait la mienne, ça tisse des liens forts. En plus, il y a le football…

Quand je viens dans « But football club », avec Michel et Lionel, c’est mon moment de respiration de la semaine. Je débats sur des sujets plus graves d’actualité sur CNews, avec des moments parfois houleux, des confrontations et, quand je viens là, c’est un moment de plaisir absolu, total, on baisse la garde, on se dit les choses, on sait qu’il n’y a rien de méchant ni de virulent, qu’il n’y a pas d’arrière-pensée et on se dit ce que l’on pense. Il y a tellement à dire sur le football en plus que cette émission me semblait tout à fait utile. On aborde le football sous un angle footballistique, on ose dire des choses sur le plan technique et tactique mais on aborde aussi le football sur le plan de ce qu’il est, dans les coulisses, de ce que les hommes en font, de ce que les instances en font. Tous les jeudis, on a droit à un coup de gueule de Michel Moulin…On a des rituels maintenant, son coup de gueule permet d’enchainer sur un débat et de se rendre compte, assez souvent, il faut le dire, il faut lui rendre grâce là-dessus, qu’il anticipe ce qui sort ensuite et se révèle comme étant une vérité.

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai » et cette émission s’inscrit pleinement dans cette philosophie…

Karim : C’est un peu la marque de fabrique d’un média qui veut réussir aujourd’hui dans la société dans laquelle on est. Je vous disais que j’interviens sur CNews, une chaine d’opinion qui l’assume…Sud Radio est une radio, là aussi, d’opinion. Après, on est d’accord ou pas d’accord sur le fond, ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est que les gens disent ce qu’ils pensent et ne craignent pas de plaire ou de déplaire. Nous, dans « But football club », on dit ce que l’on pense…Quand on considère que le football français, aujourd’hui, ne forme plus de joueurs techniques et qu’il met à mal la qualité techniques des joueurs, pour prendre plus des athlètes que des footballeurs, au sens où on l’entend, on le dit ! Cela déplait certainement dans les instances mais on le dit…Que ça plaise ou que ça ne plaise pas…Et je suis convaincu que beaucoup d’auditeurs sont d’accord avec nous.

 

 

Michel : Vous avez vu comme il est bon ? J …Comme je le disais, on prend du plaisir parce qu’en plus, il y a une forte amitié tous les deux et une même vision des choses. Même en dehors du football, on a des visions qui se ressemblent sur la vie et sur la famille.

De mon avis, et certainement de celui de Karim, aujourd’hui, le football français va très très mal. Là, je commence à voir les chiffres de la DNCG…J’ai vu que le club de Bergerac était éliminé de tous les championnats, que Marignane est rétrogradé…Ce sont les premiers clubs mais tous les clubs font n’importe quoi aujourd’hui…Il y a de l’argent mais on sent qu’il est mal utilisé…On est de vrais footeux et les gens, la plupart, sont des opportunistes : ils sont là pas parce qu’ils ont joué au football, pas parce qu’ils sont passionnés de football, c’est juste parce que le football, parce que c’est très populaire, les rend d’un seul coup plus connus que s’ils avaient monté une entreprise. C’est aussi peut-être pour cela qu’ils ne nous aiment pas…D’ailleurs, je suis le premier à le dire, on me parle plutôt de mes quelques expériences de football que d’avoir fait « Paru vendu », où j’ai créé 3 000 emplois. Aujourd’hui, plus personne, pratiquement, ne me parle de « Paru vendu »…On m’arrête, par contre, pour me parler football ! Donc ces gens-là ont compris cela, ils sont plus importants dans les villes que les politiques. D’ailleurs, il y a beaucoup de président de clubs qui veulent partir en politique dans quelques années, qui me disent « que l’on va démarrer par le football parce qu’on a compris que, dans les villes, les deux choses importantes sont le président du football et la mairie. On va commencer par le foot et on verra la mairie après ». Mais ils oublient que, normalement, quand on fait ça, on doit aimer les gens et éduquer les enfants.

Ce qui me rend fou aujourd’hui, c’est l’éducation : pas de dire « Bonjour », ce qui est déjà très important, mais l’éducation sportive, c’est-à-dire d’amortir un ballon. Ils ne savent plus…Ils mettent des entraineurs, alors que ce sont des éducateurs que l’on a et on a envie que ces petits se régalent. Aujourd’hui, des clubs refusent des licenciés parce que le petit ne va pas payer la licence. Vous voyez des trucs, ça fait peine parce que, aujourd’hui, on fait n’importe quoi. Un petit, même s’il n’est pas bon, doit, à partir de 6 ans, pouvoir jouer au football. Eh ben, nous, non ! Et on n’a pas les infrastructures qui suivent. Vous savez, on a souvent dit qu’à Paris, il n’y a pas beaucoup de clubs comme à Londres…C’est normal, il n’y a pas de stade. Comment voulez-vous avoir plusieurs clubs alors qu’il n’y a pas de stade ? En Angleterre, il y a 12 grands stades…Nous, on a le stade de France, qui n’est pas adapté pour un club de Ligue 1 et on a le parc des princes, c’est tout ! Maintenant, on va aller jouer à Jean Bouin mais c’est un stade de rugby. Comment ça va finir ? Je ne sais pas…

Karim : Vous voyez, ce qui est intéressant quand on entend Michel, et on l’entend tous les jeudis avec ce ton-là et cette approche un peu inédite, un peu déroutante quand il parle du football, c’est qu’on a l’habitude d’avoir des émissions sur le foot uniquement avec des journalistes sportifs. Ce n’est pas que je dédaigne leur qualité, ils sont souvent très bons, très compétents, passionnés de football aussi. Néanmoins, certains d’entre eux n’ont jamais touché un ballon, il faut le dire. Ce n’est pas encore très grave, on peut être passionné de football et être un bon journaliste de foot, sans avoir été un bon footballeur. Mais il y a une chose qu’ils n’ont pas, c’est que, quand on parle football nous, nous savons aussi ce qu’est gérer une entreprise. Un club de football professionnel, aujourd’hui, c’est une entreprise ! Cet angle-là n’est jamais abordé dans les émissions de foot, jamais ! Vous prenez toutes les émissions de foot qui existent depuis longtemps, et on en écoute, on parle de foot mais on ne parle pas de ce qu’est le foot en général, dans son approche. Et si le foot, sur le terrain, ne va pas bien, c’est parce que, à l’extérieur, il ne va pas bien ! L’un ne va pas sans l’autre…et ce qui se passe à l’extérieur, ils n’en parlent pas ! Parce qu’ils ne savent pas gérer une entreprise…Donc ils ne peuvent pas porter une analyse pertinente, une critique ou faire des propositions en ce sens.

Humblement, nous avons la passion du football, nous avons joué au football, nous connaissons le football et, en même temps, on sait ce que c’est gérer une entreprise, on sait ce que c’est un manager, un patron, un leader, un chef d’entreprise qui doit emmener, à un moment donné, dans une même direction, pour créer une dynamique positive, plusieurs équipes, marketing, commerciales, sportives…Tout cela, c’est le rôle d’un club de foot et on n’en parle quasiment jamais dans les émissions de foot. Le football français va mal, c’est une gabegie sur le plan financier en termes de gestion, ils font n’importe quoi, ils nomment des gens qui ne sont là que pour s’enrichir et s’en mettre plein les poches, ils signent des parachutes avant même d’avoir atteint les objectifs. Et leur obsession est de toucher ces parachutes, sans même être jugés sur les objectifs qu’ils ont à atteindre. Ça, on le critique et ça ne plait pas mais il faut l’entendre !

 

 

Vous êtes, autour du micro, une vraie équipe, aux profils variés. On peut penser aussi à Jimmy Algerino, ancien professionnel, et à Lionel, un expérimenté des médias,…ce qui permet une vraie complémentarité entre vous…

Karim : Aucune équipe n’est grande quand tout le monde se ressemble ! La force d’un dirigeant est de créer une équipe qui soit différente mais qui aille dans la même direction. Cette équipe, c’est Michel qui l’a créée, il ne faut pas raconter d’histoire !

Michel : Il faut s’entourer de meilleurs que soi !

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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Sud Radio : Brigitte Lahaie nous en dit plus sur son émission quotidienne et évoque la sortie de son roman !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Brigitte,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, à partir de 16h puis à 22h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, bien sûr, sinon j’aurais arrêté parce que 24 ans, c’est beaucoup d’années ! Mais ce n’est surtout jamais la même chose, curieusement. On rentre dans le studio, on a pourtant le sujet et on est toujours surpris par ce que les témoignages amènent. Non seulement, j’ai le plaisir de transmettre ce que je sais mais j’en apprends encore tous les jours. Quand je dis que l’on fait ensemble l’émission, c’est vraiment cela !

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’y inscrit pleinement…

C’est peut-être ma plus grande qualité et mon plus grand défaut, je suis quelqu’un de totalement franche et sincère, parfois trop…La vérité m’importe beaucoup, d’ailleurs j’ai appelé ma dernière chienne « Verity », cela m’a paru évident. Sur ces sujets-là, ce n’est pas facile, pour beaucoup de gens, de parler vrai mais cela me parait évident pour moi.

Un invité vous accompagne en studio pour approfondir le sujet et enrichir les échanges…

Pour moi, c’est important d’avoir un invité parce que ça permet d’avoir, à chaque fois, une couleur différente. Je pense que s’il n’y avait que moi tous les jours, peut-être que je me répéterais plus. Et puis, je ne détiens pas la vérité, je détiens ma vérité. Je sais que ces échanges avec mes invités, qui, parfois, ne sont pas d’accord avec moi et ils en ont le droit, m’apportent aussi beaucoup.

On sent, dans les échanges, beaucoup de bienveillance avec les auditeurs, ainsi qu’un ton calme et posé…

Je suis quelqu’un, aujourd’hui, d’assez calme et d’assez sereine, je ne suis pas quelqu’un de colérique, c’est assez naturel pour moi, je n’enfile pas le costume du calme en rentrant dans le studio.

 

 

Même si une préparation est nécessaire en amont de l’antenne, les échanges pendant le direct apportent du contenu supplémentaire…

En fait, ce qui me demande peut-être le plus de réflexion, c’est de trouver des sujets. Parce que j’ai toujours envie de trouver d’autres sujets et de faire évoluer l’émission. Après, il faut préparer les « Love conseils », les « Sexo conseils », il faut lire les livres des invités donc il y a du travail mais préparer le thème en lui-même ne prend pas énormément de temps parce que ce sont quand même des sujets qui font partie de ma vie depuis 50 ans maintenant.

A l’antenne, c’est vraiment un échange. Je trouve que c’est plus intéressant d’aborder chaque cas, avec l’auditeur ou l’auditrice qui témoigne, que de faire un discours philosophique sur la question. Parce qu’il n’y a rien de mieux que l’émotion et la vie de chacun pour entrer vraiment dans le sujet.

Chaque émission est différente, grâce aux thématiques et aux intervenants…Sans doute que ça doit être pour vous très enrichissant aussi humainement ?

Je ne m’ennuie pas et je ne vois jamais les deux heures passer, ce qui est plutôt bon signe car c’est long, deux heures ! Franchement, entre le moment où je rentre dans le studio, où je mets mon casque et le moment où je ressors, c’est court…Donc on voit bien que c’est quelque chose qui me plait toujours autant, peut-être même plus d’ailleurs.

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de la part des auditeurs ?

D’abord, ce qui me fait plaisir, c’est que je suis passée d’un auditoire très masculin à un auditoire qui serait presque plus féminin. Je trouve cela assez intéressant et assez rare donc je suis assez fière, osons le dire.

Ce que j’entends le plus, c’est que ça aide les gens à sauver leur couple ou à aller mieux. C’est quand même formidable d’être une sorte de guide – je dis bien de guide, pas de gourou. On a beau dire, on a un âge où on n’a plus envie d’être sur le devant de la scène. Ca y est, ma notoriété, je l’ai eue donc, maintenant, si je peux transmettre, je trouve que c’est un beau parcours !

En complément, est sorti « Utopia », votre premier roman. Un mot, si vous le voulez bien, sur son contenu ?

Sur le plan littéraire, c’est une jument qui va raconter son histoire avec sa cavalière, cavalière qui a des relations avec différents hommes parce que la jument va aller dans différents endroits. Cela m’est venu parce que j’ai eu une passion dévorante avec les chevaux, que j’ai arrêtée récemment parce que j’en avais un peu marre de me faire mal avec des chutes inhérentes à la pratique de l’équitation, notamment sportive. En même temps, j’avais terminé ce roman en 2022, c’était compliqué pour le sortir en temps et en heures, mais pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec le roman.

Je trouve que ce roman est un peu mon testament équestre, pour cette passion qui a été dévorante pour moi. J’ai, à la fois, essayé de transmettre ce que peut être la passion avec un cheval, parce que c’est quelque chose de très particulier, le cheval étant un animal très émotionnel, et, en même temps, j’avais envie de raconter aussi à quel point il y a quelque chose de fusionnel dans la relation au cheval. L’héroïne, Lise, qui est donc dans la fusion avec sa jument, alors qu’elle a perdu, très jeune, sa mère avec laquelle elle était forcément fusionnelle, est aussi, au début, dans des relations d’amour fusionnelles, jusqu’à ce qu’elle se rende compte que, oui, l’amour n’est pas forcément fusionnel. C’est tout cela, de manière forcément très romancée, que j’ai eu envie de transmettre.

C’est rigolo parce que plusieurs journalistes m’ont dit qu’il y avait quelque chose de presque mystique dans ce livre, alors que ça m’a échappé, évidemment parce que, quand on écrit un roman, forcément il y a des choses qui nous échappent.

 

 

Ce livre est le premier sous ce format…Cette expérience vous donne-t-elle déjà l’envie de la renouveler ?

En tout cas, c’est mon premier vrai roman, oui. Là, je suis en train de terminer un livre sur le bonheur parce que j’entends beaucoup de gens qui ont du mal, justement, à être heureux. J’ai vraiment envie de le terminer mais, si « Utopia » marchait, j’aimerais vraiment, cela me ferait très plaisir mais ce n’est pas moi qui décide, partir sur l’écriture d’un chien qui raconte. J’adore les chiens aussi, c’est une autre passion donc on verra ce qui se passe…

Pour terminer, on peut imaginer que la radio, d’un côté, et l’écriture, de l’autre, sont quelque part complémentaires pour vous ?

Dans certains livres, j’ai écrit des choses que j’aurais pu dire à la radio mais je trouve que ce sont deux exercices très différents. Parfois, j’aurais le rêve de pouvoir juste écrire à la campagne, moi qui vis un peu en dehors de Paris, et de ne plus avoir cette obligation d’y venir tous les jours pour l’émission. En même temps, j’aime ce que je fais à la radio ! Mais je crois que l’écriture est, pour moi, indispensable parce que c’est mon moment d’évasion. C’est de l’art-thérapie en quelque sorte, pour reprendre un mot un peu à la mode, c’est quelque chose pour moi, tandis qu’à la radio, même si je reçois aussi beaucoup, j’ai l’impression de donner et de faire quelque chose d’utile.

Merci, Brigitte, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Alexandre Delovane évoque son émission, diffusée à partir de 16h !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Alexandre,

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver à l’antenne du mardi au vendredi, entre 16h et 17h. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, à chaque fois, de retrouver le micro ?

Exactement ! Pour moi, c’est un peu une source de vie. Chacun peut se retrouver dans les témoignages et cela me donne de la force pour pouvoir encore plus aider l’individu. C’est vrai qu’en fait, la radio est une addiction. Depuis ces 7 années où je suis à la tête de cette émission « C’est votre avenir », j’ai toujours l’impression d’être à la première émission, j’ai toujours envie de continuer et d’être en lien avec les auditeurs !

Le slogan de Sud Radio est « Parlons vrai ». Votre émission s’inscrit pleinement dans cette philosophie…

Ah oui, complètement ! D’autant plus qu’on aborde sans tabou des sujets qui, parfois, sont sensibles donc les gens se mettent à nu lors de l’émission. Il y a aussi des confidences et les personnes osent témoigner dans toute la France, avec leur propre histoire, leur vécu, leur propre héritage. Ils partagent et me font confiance, de par mes ressentis et mes conseils. J’ai le sentiment aussi que, pour eux, c’est une preuve de courage.

Lors de chaque échange, il y a beaucoup de bienveillance de votre part…

Oui ! Ma priorité est avant tout la bienveillance et l’écoute. Je crois qu’en étant dans l’écoute, on peut déjà avoir des réponses. Comme on peut avoir certaines réponses dans le silence aussi. Les personnes qui appellent lors de l’émission sont sensibles et fragilisées par des émotions, par un vécu, par un évènement, par des attentes. Dans la vie et mon quotidien, je suis cette personne avant tout bienveillante envers autrui et je me dois de l’être très naturellement à l’antenne, sans y mettre ni parade ni masque. C’est vraiment un des qualités que je veille à garder et à respecter.

Les thèmes sont très variés, ce qui doit être très enrichissant humainement aussi pour vous…

Complètement ! Depuis plus de 25 ans que je fais ce métier, je crois que les échanges avec les auditeurs et les consultations que j’ai à mon cabinet m’ont aidé à faire ma thérapie, vraiment. Je crois aussi que c’est grâce à eux que j’ai grandi, que c’est grâce à eux que j’ai envie d’apprendre, que c’est grâce à eux que je continue, tous les jours, à m’enrichir et à me perfectionner, au travers de stages, de lectures, d’apprentissages, de rencontres. Pour moi, ce public-là est utile et nécessaire, c’est un peu mon traitement !

Vous évoquiez la confiance que les auditeurs vous accordent. On le remarque d’ailleurs dans les questions complémentaires qu’ils peuvent vous poser, à chaud, après votre première réponse…

Totalement ! Avant toute chose, avant de donner les réponses, je suis dans une démarche un peu de questionnement pour, justement, amener le sujet et leur laisser cet espace pour s’exprimer, pour dire, pour faire ressentir. Comme je suis beaucoup dans l’écoute, la manière dont ils expriment les choses me permet d’avoir ce temps de réflexion et cette approche pour répondre le plus justement. Je ne dis pas que toutes mes réponses sont toujours justes à 100% mais, en attendant, je fais en sorte d’être, justement, dans une prudence envers eux, de ne pas les fragiliser, d’avoir des réponses qui donnent du sens et qui vont résonner.

Même si un travail de préparation est nécessaire, la spontanéité de la discussion donne de la matière supplémentaire…

Totalement ! C’est vrai que je n’arrive pas les mains dans les poches à cette émission. Tous les jours, c’est un temps de travail et je ne suis pas démotivé, j’y mets toujours la même énergie. Même si, certains matins, je suis fatigué, je me dis que je n’ai pas le droit de négliger, je suis appelé à remplir ma mission et donc, tous les jours, je me mets dans ce bain d’énergie pour essayer d’apporter des sujets différents et nourrir l’antenne.

Il est important de préciser qu’il y a une sélection des auditeurs faite par le standard. Volontairement, je ne veux pas la faire moi-même, pour qu’il n’y ait pas une influence de choix. En fonction de l’auditeur, je fais en sorte d’adapter les thèmes, qui vont permettre de pouvoir créer un contenu.

Au-delà des échanges avec les auditeurs, un fil rouge est proposé chaque jour, avec une thématique mise en avant à chaque retour à l’antenne…

Exactement ! Il y a des auditeurs qui sont-là par voyeurisme, qui veulent connaitre un peu la vie des gens et y rentrer et, puis, j’ai des auditeurs qui me disent écouter l’émission parce qu’on y apporte des conseils, parce qu’on a des thèmes qui les intéressent et qui sont bien choisis. Il y a donc trois profils d’auditeurs : ceux qui essaient de passer, ce qui peut parfois mettre du temps, ceux qui ont envie de s’enrichir au travers d’une connaissance et de ce que je peux apporter en termes d’apprentissage, et ceux qui se retrouvent à travers certains témoignages.

 

 

L’émission est diffusée en milieu d’après-midi, les sujets sont, on l’a dit, personnels donc, au-delà du ton, vous apportez une certaine douceur dans la forme…

C’est peut-être mon style, effectivement ! Comme je vous le disais, je le fais très naturellement…

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur cette émission ?

C’est la septième saison de l’émission, qui génère une véritable audience, c’est indéniable. C’est une audience qui ne fléchit pas, elle est dans sa continuité. Pour moi, cette émission est utile et nécessaire pour, justement, nourrir des personnes qui ont ce besoin et cette envie de mieux savoir, de mieux connaitre, d’aller vers leur propre existence.

Les retours sont extrêmement bons. Souvent, les auditeurs rappellent pour faire un retour positif. On ne peut pas plaire à tout le monde donc il y a peut-être ceux pour qui les réponses n’ont pas été en adéquation avec leur attente…Il y a aussi la manière dont on se comporte dans la vie : parfois, on n’est pas toujours honnête avec soi-même, on va dans une démarche de vouloir savoir mais on fait le contraire ou on ne dit pas les choses très clairement. Donc il y a plusieurs approches différentes mais, généralement, les retours sont extrêmement positifs. Comme je suis vigilant à cette bienveillance avec l’auditeur, ce dernier se sent en confiance, il n’hésite pas à appeler et à être présent au rendez-vous de cette émission.

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique ?

La continuité ! Cela fait 7 ans mais je ne suis pas épuisé…Je sais que tout a un temps et qu’à un moment donné, il faudra que ça s’arrête, c’est évident mais, pour l’instant, je n’ai pas l’impression d’être au bout de cette échéance-là. Donc de la continuité et encore plus d’audiences si la vie le permet !

C’est vrai que ce programme à la radio est très complémentaire de vos autres activités …

Exactement ! J’ai mon cabinet, je me déplace aussi en province, j’anime des ateliers et des conférences. Mais je reste toujours dans le même domaine : j’ai plusieurs disciplines mais toujours le même métier.

 

Merci, Alexandre, pour toutes vos réponses !

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Sud Radio : Valérie Expert évoque les deux émissions qu'elle anime en fin de matinée !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Valérie,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Sud Radio peuvent vous retrouver du lundi au vendredi, entre 10h et 12h, dans « Sud Radio Média » puis dans « Mettez-vous d’accord ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous, chaque jour, de retrouver le micro ?

Oui, oui, oui ! Je suis une passionnée d’actualité et chaque jour, ce sont des sujets différents et des invités différents donc je ne me lasse pas de cette matière ni de ces deux émissions, que ce soit l’émission média ou l’émission de débat politique.

Le slogan de la station est « Parlons vrai » et vos deux émissions s’inscrivent pleinement dans cette philosophie…

Oui, complètement ! Que ce soit, encore une fois, dans l’émission média avec Gilles ou avec les débats, on est très libres de nos propos et très libres dans le choix des sujets. Donc, oui, je pense que l’on parle vrai et que l’on ne s’interdit rien.

Les 45 minutes de média avec Gilles alternent des sujets de fond mais aussi des moments plus légers…

Oui, le zapping est une petite respiration pour commencer la matinée, parfois avec des sujets très sérieux mais où on essaie quand même de garder un petit ton décalé. C’est le regard de Gilles, qui a énormément de talent et qui fait aussi la programmation. Là aussi, les invités sont très variés, ça peut aller de réalisateurs de documentaires jusqu’à des artistes. Encore une fois, on est très libres et le choix ainsi que la variété des invités que nous recevons font que les émissions sont très différentes et toujours passionnantes à faire.

On le remarque régulièrement dans l’émission, un vrai ping-pong se fait entre vous et Gilles…

Oui…On se connait très bien avec Gilles, depuis près de 25 ans et on a des petits ping-pongs où on se charrie mais on s’aime beaucoup. On est très très intimes, on peut se le permettre. Parfois, les auditeurs ne le comprennent pas et trouvent que je suis dure avec lui mais c’est un peu un jeu…Lui fait des fautes de français que je reprends, on s’amuse beaucoup et c’est très important, je pense, quand on partage un micro, d’avoir une parfaite complicité avec l’autre personne. L’émission ne serait évidemment pas la même si Gilles n’était pas là.

Entre 10h 45 et 12h, différents débats d’actualité s’enchainent avec, autour de la table, des intervenants qui viennent enrichir les discussions…

Oui, c’est ça ! Après, les émissions sont très différentes d’une journée à l’autre parce que ça dépend de la personnalité des débatteurs. Parfois, on se retrouve avec des gens avec qui on a plus de complicité donc ça crée une émission un peu plus joyeuse j’ai envie de dire. Parfois, c’est un peu plus formel, parfois c’est un peu plus sérieux, ça dépend des sujets. Cela dépend même de beaucoup de choses, il y a des jours où la mayonnaise ne prend pas, on ne sait pas bien pourquoi, si ce sont les sujets, si ce sont les débatteurs,…C’est une mayonnaise qui doit prendre tous les jours et elle monte plus ou moins.

Pour vous, le fait d’enchainer ces deux émissions aux registres différents vous permet sans doute d’y trouver une certaine complémentarité…

Oui, c’est très varié et j’ai une totale liberté dans le choix des sujets, justement, où je peux me permettre, même en cours d’émission, d’en changer et de proposer un thème qui n’était pas prévu parce que je sais qu’ils sont capables de réagir à peu près à tout. Donc ça m’arrive de voir tomber une information et de leur demander s’ils veulent réagir. On respecte assez peu, finalement, le programme que l’on s’était fixé avec Juliette, qui prépare l’émission et qui contacte les chroniqueurs.

Au-delà de cette préparation que vous évoquiez, pendant le direct vous devez coordonner les interventions des différents interlocuteurs…

Ce n’est pas toujours facile…Quand on a Sophie de Menthon, c’est parfois compliqué de faire qu’elle ne coupe pas la parole. On cherche surtout à éviter le brouhaha…Après, il y en a qui parlent plus que d’autres, il y a des jours où c’est beaucoup plus animé…

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs ?

Je regarde l’émission en même temps sur le Facebook live donc j’ai pas mal d’auditeurs fidèles qui sont là. S’ils sont présents, c’est qu’ils aiment bien l’émission…C’est plutôt sympathique parce que ce sont vraiment des habitués. Je retransmets leurs commentaires à l’antenne aussi parce que je trouve que c’est important d’avoir le regard des auditeurs. Parfois, ils ne sont pas du tout d’accord et je le dis, je ne censure pas, au contraire.

On dit souvent que la radio est un média de transmission et de voix. Y pensez-vous lorsque vous êtes au micro ?

Je n’y ai, honnêtement, jamais vraiment pensé. Je suis à l’antenne comme je suis dans la vie donc je n’ai pas d’intonation particulière ni de manière de parler. Je pense que je ferais la même émission à 8h du matin ou à 22h. Au départ, j’avais commencé à 17h, là c’est 10h, cela ne change pas grand-chose.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure sur Sud Radio ?

Je suis très heureuse à Sud Radio parce que je retrouve la liberté de mes débuts, à LCI. C’est une petite équipe, c’est une radio à taille humaine, c’est une radio où on a énormément d’indépendance et de liberté. J’ai eu des sollicitations par ailleurs et je n’ai pas du tout eu envie de rentrer dans un cadre avec des contraintes. Je pense que c’est un vrai espace de liberté que l’on a ici, à Sud Radio donc je n’ai pas envie de faire de télé, j’ai passé ça et je suis très très heureuse parce que la radio est un média formidable qui permet, justement, beaucoup plus de naturel et de spontanéité que la télévision.

Merci, Valérie, pour toutes vos réponses !

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Fun Radio : Théo évoque les différentes émissions qu'il anime !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Théo,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de Fun Radio peuvent vous retrouver le week-end, de 11h à 16h, pour les « Dédifun ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

On fait un métier où on ne se force pas à aller au travail le matin ! Que ce soit pour moi ou pour mes collègues…Je n’ai jamais entendu une seule personne dire qu’elle n’avait pas envie aujourd’hui. C’est toujours un plaisir de venir à la radio ! Je fais ce métier depuis 8 ans maintenant et je prends toujours autant de plaisir à arriver le matin, à me dire que je vais faire de la radio. Il y a ce truc, aussi, de se dire que l’on est tous ensemble à un même instant, en train d’écouter la même chose, guidés par le même mood. C’est vraiment plaisant de se dire que l’on est tous connectés à un instant T sur une même musique ou sur la lecture d’un message ou sur une information que je délivre. Cet échange avec les gens est agréable, même si je ne les ai pas forcément au téléphone, et je prends toujours autant de plaisir à avoir ce sentiment en arrivant à la radio.

C’est une émission musicale, que vous agrémentez, à l’antenne, de messages passés par les auditeurs…

On a beaucoup de messages, oui, qui arrivent sur le Whatsapp, que ce soient des messages écrits ou audio. De nombreux auditeurs veulent passer des messages pour leurs proches, leur chéri(e), leur famille…Beaucoup de personnes veulent faire la surprise de passer un message à quelqu’un sans que la personne ne soit au courant, on a aussi des gens qui viennent, parfois, raconter leur week-end ou dire ce qui se passe dans leur vie. Egalement des personnes qui envoient de la force à celles qui travaillent le week-end, des ambulanciers, du personnel hospitalier, des gens qui sont sur la route,… Oui, c’est plaisant d’être en échange avec eux !

On pourrait croire que de passer un message à la radio est quelque chose de dépassé en 2025 mais c’est tout le contraire en fait…

Ah oui, ça plait toujours autant, ça marche même beaucoup ! Quand je lance l’émission à 11h, je vois un nombre important de messages qui arrivent sur notre Whatsapp. C’est assez étonnant de voir, à chaque fois, le nombre de personnes qui veulent passer à l’antenne et qui veulent entendre leur prénom, ou même leur ville. Fun Radio est diffusée en nationale, on a, du coup, vraiment des gens qui nous contactent de partout, de grandes villes, de petites villes, de toutes petites villes…Et j’aime bien, justement, aller chercher ces gens qui sont dans des toutes petites villes. J’ai grandi en province donc je sais aussi l’effet que ça fait d’entendre parler de sa ville à la radio. On se dit alors « Waouh, on parle de nous ! ». Je sais l’émotion que ça peut faire ressentir à la personne qui écoute la radio !

L’émission étant diffusée le week-end, adaptez-vous en ce sens votre ton ou même vos mots ?

Je n’oublie jamais les gens qui travaillent le week-end, il y en a beaucoup qui écoutent la radio donc je lis de nombreux messages de soutien. Mais j’aime bien aussi savoir ce que font les autres personnes le week-end. Si elles font une sortie en famille ou avec des amis, ça peut même, parfois, inspirer d’autres auditeurs. Imaginons qu’une fête foraine soit organisée à Saint-Brieuc, je sais que ça va peut-être inciter des gens de la région à bouger et à sortir. C’est sympa, aussi, d’avoir ce lien !

Même si vous préparez nécessairement l’émission en amont, certainement que les messages et témoignages que vous recevez pendant le direct prédominent…

Je pense que c’est une des émissions que l’on prépare le moins, justement de par cette spontanéité que l’on a dans les échanges avec les gens. Je n’ai pas forcément de rubrique sur laquelle je dois travailler, contrairement à Bruno ou à la Team. Ma grosse partie de préparation de l’émission est surtout de préparer les mix des musiques qui vont être diffusées et d’enchainer les programmes pour que ça soit fluide. Concernant les messages que je reçois, c’est plus spontané…5 minutes avant ma prise d’antenne, je vais vraiment préparer mon intervention en fonction du message que je reçois ou du message que j’ai envie de délivrer. S’il y a des évènements assez importants dans la journée, comme un concert évènement le soir, je vais m’informer, je vais prendre aussi la température auprès des auditeurs pour savoir qui vient et je leur rappelle que ce sera à suivre sur nos réseaux.

 

 

Plus globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir des auditeurs sur cette émission ?

Beaucoup de gens nous remercient pour l’accompagnement, sur cette émission et sur les autres. Souvent, on nous remercie aussi pour la musique. Le principal retour que l’on a est « Merci pour l’humeur générale qui se dégage de la radio ! ». On est une radio à l’ambiance très familiale, que ce soit à l’antenne ou entre nous. Fun Radio est une grande famille, en interne et avec les auditeurs, cela se ressent à l’antenne et on a beaucoup de remerciements, justement, pour ce côté très chaleureux et ambiançant. Quand un message est sélectionné pour être lu à l’antenne, ce sont des réactions de surprise ! Evidemment, je ne peux pas lire tous les messages, j’essaie de prendre les plus pertinents, qui vont parler au plus grand nombre. A l’inverse, il m’arrive aussi de faire des messages très ciblés, pour une personne qui est dans une petite ville et qui veut faire la promotion d’un petit évènement. Même si c’est très localisé, comme je le disais, je sais que ça fait toujours plaisir à la personne de l’autre côté de la radio.

Certainement que les messages reçus sur le Whatsapp concernent des thèmes variés…

J’ai un souvenir très particulier : je me souviens d’une maman et de son petit enfant, qui partaient pour un casting d’un film. C’était assez marrant de se dire qu’on les accompagnait ! Ce que j’aime bien, c’est de savoir qu’on accompagne nos auditeurs lors de moments qui leur tiennent à cœur….C’était marrant, ce jour-là, on avait eu plein de retours d’auditeurs pour encourager ce petit garçon. Cela montre qu’on est une grande famille ! Je pense que, s’il y avait un chat des « Dédifun », les gens aimeraient parler entre eux. D’ailleurs, ça m’arrive, de temps en temps, de faire des lives TikTok et je me rends compte que les gens se parlent entre eux dans les commentaires…

C’est presque une petite communauté…

J’ai de tout, j’ai des personnes qui écrivent chaque week-end et que je commence à connaitre, qui sont maintenant des habituées et puis des messages spontanés qui arrivent pour la première fois.

Les auditeurs ne le voient pas, pendant l’émission vous gérez aussi la réalisation…

Que ce soient Jérôme, Marine ou moi, on est seuls en studio le week-end, on est ce que l’on appelle des animateurs – réalisateurs. Donc on gère à la fois toute la partie micro mais aussi toute la partie technique de diffusion de ce qui passe à l’antenne – jingles, musiques, publicités -, on essaie de faire un programme harmonieux au niveau des enchainements et de la musique. On a un programmateur musical qui choisit les titres et on fait en sorte qu’ils s’enchainent bien entre eux.

Le fait, pendant 5 heures de direct, de baigner dans cette ambiance musicale-là doit aussi être très plaisant ?

A titre personnel, la musique qui passe sur Fun Radio est celle que j’écoute. Cela pourrait être la musique que je choisis la plupart du temps : on va dire que 90% de la playlist de Fun Radio reprend des titres que j’écoute chez moi. Parfois, on a de très gros titres, qui parlent aux gens, je pense à David Guetta, à DJ Snake, à Tiesto mais c’est vrai que c’est plaisant aussi de faire découvrir des titres un peu plus niches. Je pense à des remix que l’on passe et que nous sommes les seuls à jouer, notamment celui de Charlotte Cardin ou celui de Doechii. On a d’ailleurs de très bons retours, par messages. C’est chouette de savoir que, à l’autre bout de la radio, des auditeurs sont en train de s’ambiancer en même temps que moi…Souvent, j’ai le son à fond dans le studio ! C’est ce lien aussi qui est agréable à entretenir avec les gens…

Le dimanche, en toute fin d’après-midi, vous animez la « Fun List » et vous vous occupez aussi de certaines nuits en semaine…

On dit souvent qu’en radio, on entend l’animateur mais qu’on ne l’écoute pas forcément parce qu’on est en voiture et qu’on est concentré sur la route et sur la discussion avec la personne à côté de nous. Je perçois la nuit un peu autrement…Je pense que les gens sont alors plus attentifs et nous écoutent assidument. On est vraiment encore plus dans un accompagnement de personnes qui travaillent ! C’est autre chose, on prend plus le temps, c’est une autre ambiance que le week-end où, disons, on enchaine…

Le dimanche soir, j’anime aussi la « Fun List – Le recap »…Toute la semaine, Alex anime l’émission « Fun List » de 20h à 21h et, le dimanche, on voit tous les sons qui ont marché les jours d’avant, pour lesquels les gens ont voté nombreux sur l’application ou sur notre site internet et on se fait un débrief. Pareil, c’est vraiment un moment où les gens ont le contrôle sur l’antenne parce que ce sont eux, vraiment, qui choisissent la musique que l’on passe et à quel moment. C’est plaisant, aussi, de se dire que l’on fait de la radio tous ensemble !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique ?

En fait, c’est vrai que je suis parti loin de ma famille et de mes amis pour me former en région, dans le sud de la France puis en Bretagne. Ce n’était pas un sacrifice mais disons que je savais qu’il fallait en passer par là pour commencer en radio…A présent, j’ai enfin réussi à arriver là où je voulais donc, pour l’instant, je vous avoue que je profite à fond de ce que je fais ! Je me sens à ma place, j’ai beaucoup travaillé pour y être, j’adore mon travail et je sais la chance que j’ai car les places sont rares à Paris. Peut-être dans, quelques années, je ferais une autre émission, sur un autre créneau, je n’en sais rien pour l’instant…

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RTL2 : Christian Allaert nous en dit plus sur son émission du week-end et sur son parcours radiophonique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Christian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les auditeurs de RTL2 peuvent vous retrouver chaque week-end, le samedi et le dimanche, de 10h à 15h, pour le meilleur du son pop-rock. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui, bien sûr ! Cela reste un plaisir, depuis toutes ces années…Quand je suis à l’antenne, je suis un peu chez moiJ, même si je ne suis évidemment pas propriétaire de ma tranche.

C’est, avant tout, un accompagnement dans du flux musical, j’assure une présence pour l’auditeur, mes interventions sont toujours très courtes, pour donner un peu de vie. C’est de l’humeur, c’est plus ou moins de l’inspiration. Je ne prépare pas tout avant, je le fais au fur et à mesure. Après, c’est aussi fonction du moment, de temps en temps, il y a de petites fulgurancesJ. Il y a des week-ends où ça coule tout seul, d’autres où je suis un peu plus fatigué mais je cherche toujours à mettre une petite ambiance. Nous, les animateurs, faisons tous la même chose mais on est chacun différents, on a tous notre style. Personnellement, j’aime bien les blagounettes…

D’ailleurs, au moment de vous adresser aux auditeurs, pensez-vous au fait que, probablement, une majorité d’entre eux sont en week-end, peut-être même sur la route ?

Non, non, pas du tout. Je préfère ne pas penser à tous les gens, j’essaie déjà de faire sourire une personne, dans sa voiture ou ailleurs. C’est plutôt ça, l’idée !

 

 

Les auditeurs ne le voient pas forcément mais, pendant l’émission, vous en assurez aussi la réalisation…

Oui, et je fais cela à l’ancienne ! J’enchaine les titres en live, je ne prépare pas des blocs, je choisis aussi mes jingles.

Votre parcours radiophonique est riche et long. La radio est souvent un métier de passion…Sans doute que c’est aussi votre cas ?

Oui, j’ai commencé par passion, bien sûr. Ça m’est venu comme cela, vers les 15 ou 16 ans, je me disais que ce métier devait être sympa, même s’il ne me paraissait pas envisageable… A l’époque, je me souviens, j’écoutais Europe 1. Et on m’a raconté l’histoire de Radio Caroline, je me disais que ça devait être génial de passer de la musique et d’en faire son travail. De fil en aiguille, en 81, au moment des radios libres, j’ai embarqué des copains dans une aventure radio, à se faire notre propre radio. On a réussi, cela s’appelait Radio Oxygène, à Rambouillet ! Au début, c’était vraiment une radio de potes, une radio associative avec un peu de tout et de n’importe quoi comme émissions…Après, on a essayé de se calquer un peu sur RFM, qui était la référence musicale, en tout cas pour moi.

J’ai commencé comme cela puis ma première grosse radio a été, justement, RFM, à l’époque de la Radio Couleur. Ce qui ne nous rajeunit pas… J C’était la période de Laurence Boccolini, d’Arthur, …J’ai commencé deux à trois mois après ce dernier, qui faisait alors le pré morning…

Je suis aussi passé par Kiss FM et RFI. Les expériences ont donc été diverses et variées. A RFI, j’ai diffusé des titres que je n’aurais jamais écoutés ailleurs. Kiss FM était déjà un peu plus pop…Maintenant, je suis à fond dans le son pop-rock, cela me convient bien, c’est plus mon univers ! Ça me correspond…

RTL2 est vraiment une belle radio, et je ne dis pas cela gratuitement, les gens qui y travaillent sont fiers de leur radio, c’est évident ! Il y a une liberté de ton, grâce à Guillaume Piau, le directeur des programmes. C’est pas mal non plus !

A RTL2, vous avez aussi eu l’occasion d’animer plusieurs tranches, en semaine et le week-end…

Oui ! J’ai fait le soir, quand je suis arrivé ici, l’après-midi, un petit peu la matinée aussi. Je fais maintenant le week-end depuis environ 10 ans et cela me va très bien !

 

 

Sans doute aussi que vous avez pu voir le média radio mais aussi les techniques évoluer ?

Evidemment ! Avec le digital, il n’y a plus de matière. J’ai connu les vinyles, les cartouches, les premiers CDs, …A RFM, toute la discothèque était sur bande, il fallait rechercher les chansons grâce au conducteur. C’était une autre époque !

A noter qu’il y a quelques années, à RTL2, vous avez aussi été coordinateur d’antenne…

C’est peut-être le job le plus difficile parce qu’on récupère tous les problèmes ! C’était une expérience qui a duré 3 ans, je ne faisais plus d’antenne à ce moment-là. Ensuite, je suis revenu au micro, les week-ends et je m’occupais, à côté, des écoutes de piges. Il n’y avait pas de plan, ça s’est fait comme cela…

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure radiophonique à RTL2 ?

Que mon parcours ne se termine pas trop mal ! Ensuite, franchement, je ne sais pas, j’aurais peut-être des projets à proposer. Quand j’aurai fait mon temps à la radio, je laisserai la place aux jeunes. Peut-être que le micro me manquera, je ne sais pas…En tout cas, je ne suis pas là à me dire « Vivement la retraite ! », d’autant plus que je fais les week-ends, qui permettent un autre rythme que celui en semaine.

Merci, Christian, pour toutes vos réponses !

Publié dans Radio

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RMC : Benoit Boutron nous en dit un peu plus sur les différentes émissions qu'il anime chaque week-end !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Benoit,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Nous pouvons vous retrouver chaque week-end, sur RMC, dans différents programmes sportifs. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

C’est sûr ! C’est vraiment le média que je voulais intégrer quand j’ai commencé mes études de journalisme. J’étais fan de radio, j’écoutais « Luis attaque » avec Florian Genton, j’adorais ce binôme d’ancienne gloire du football et du petit jeune à côté. Tous, quand on écoutait l’émission, avons pu nous identifier à Florian, on se disait que c’était un rôle sympa.

Moi qui suis d’Orléans, je suis ensuite monté à Paris faire une école de radio. En deuxième année, j’ai intégré RMC en stage, je faisais quelque chose qui n’avait rien à voir, à savoir du montage de podcasts et, petit à petit, j’ai pu gravir les échelons, jusqu’à présenter des émissions, à partir de 2019.

Ces différentes émissions sont d’ailleurs très complémentaires les unes par rapport aux autres…

Exactement ! J’ai un emploi du temps particulier, avec quatre émissions en trois jours d’antenne…Ce qui est top cette année, c’est que ce sont quatre émissions complètement différentes. Il y a « Rothen s’enflamme » le vendredi, qui est une émission quotidienne de débats, on y parle d’un peu tous les clubs avant le multiplex. Le samedi, j’anime le live de 19h, avec Rolland Courbis, où on s’intéresse au match de Ligue 1 en cours, où on revient sur l’affiche de 17h et où on lance celle de 21h. Le dimanche, il y a deux autres émissions encore différentes. « Stephen brunch » à 13h, avec Stephen, une nouvelle personnalité de RMC, pour de la libre antenne, avec un ton cool et jeune, où on se permet beaucoup plus de liberté. Puis le rendez-vous du dimanche soir, « Bartoli time », de 19h 30 à 20h 30, où on récapitule le week-end sport, avec les invités qui comptent.

J’ai la chance d’avoir un panel, cette année, qui me fait faire beaucoup de choses différentes, je ne peux pas m’ennuyer parce que je suis un peu sur tous les formats.

Ces émissions sont pour vous l’occasion d’être entouré de consultants de renom, qui viennent apporter leur expertise et leur regard…

C’est forcément enrichissant parce que l’on parle à des passionnés qui connaissent parfaitement les sports qu’ils évoquent. Cela te met une certaine pression, tu n’as pas le droit de te rater mais ce qui est intéressant aussi, ce sont les différences de personnalités. Ces émissions sont complètement différentes parce que les personnalités le sont tout autant donc les façons de travailler le sont également, tout comme les prises de position et les univers. C’est cool de s’adapter à chacun et d’aider chacun à donner le meilleur ! C’est, peut-être, ce que je préfère dans ce boulot : j’aide les personnes autour de moi à aller chercher ce qu’elles ont vraiment au fond d’elles, ce qu’elles pensent vraiment sur un débat, …C’est trop bon ! Comme la radio est le média du direct et de l’instantané, c’est celui où il y a le moins de filtre au final. J’aime cette adrénaline, qui ne se perd pas ! On est sur un fil et tout peut se passer…

A l’antenne, notamment dans les lives, certainement que vous devez vous adapter aux émotions et à l’intensité de ce qui se passe sur les terrains…

Je trouve que l’on est le média de référence, tous médias confondus, sur la transmission d’émotions. Il n’y a pas meilleurs que nous pour faire vivre un évènement sportif. Le dernier exemple en date est celui des Jeux Olympiques de Paris, les commentaires étaient excellents, il n’y avait que des spécialistes au micro sur chaque sport, avec, en plus, une dream team énorme. Ce n’était que du bonheur de 10h à 2h du matin. C’est vraiment nous ! C’est ce que je trouve génial dans ce média-là, on reste la référence, on apporte de l’expertise mais des émotions énormes passent par la voix. On a de beaux exemples avec Jeannot et les autres commentateurs, ils sont des vecteurs d’émotion. La radio est un média de mobilité, notamment en voiture : quand on entend un but de son club de cœur, cela procure une émotion dont on se souviendra, même si on ne l’a pas vu.

La proximité avec les auditeurs fait partie des autres marqueurs forts de RMC, ils peuvent intervenir à l’antenne pour débattre avec les différents intervenants…

La parole est donnée à tous, avec ce fameux 32 16. Le samedi, pendant l’émission de live avec Rolland, on fait aussi un énorme débrief du match qui vient de s’écouler, on donne alors la parole aux auditeurs, il y a des déçus et il y a des heureux. C’est top aussi de permettre à certains d’évacuer une frustration : on le ressent souvent, l’auditeur qui vient parler de son club qui a perdu repart un peu plus soulagé d’avoir évacué sa frustration. Ce lien avec l’auditeur est essentiel, on ne le perdra jamais, c’est sûr !

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir de leur part sur vos émissions ?

Ce que je retiens de ce que l’on fait et des personnes que l’on a, c’est que ce n’est pas parce qu’une personnalité est clivante, qu’elle a une position ferme sur un club ou qu’elle est estampillée, que les gens ne vont pas rester pour l’écouter. Même si un auditeur aime moins quelqu’un, il va avoir envie d’écouter son avis et ses arguments. Je trouve que cela fait partie de l’ADN de RMC, c’est nous qui avons les personnalités les plus affirmées. Pour nous, journalistes, qui sommes un peu les modérateurs, c’est un bonheur. On n’a pas à convaincre quelqu’un de participer au débat ni d’aller donner un argument, cela se fait tout seul en fait. Notre rôle est justement d’équilibrer tout cela et de faire attention à ne pas aller trop loin.

Méthodologiquement parlant, sans doute qu’un grand travail de préparation est fait en amont mais que la spontanéité du live prime ?

Vous avez raison ! C’est une vigilance permanente, on n’est jamais à l’abri d’un mot qui dérape ou d’une comparaison mal comprise. Stephen, dans une de ses libres antennes, avait évoqué le Qatar et son lien avec le sport, il pouvait y avoir un risque que ça soit mal interprété donc, de suite, mon rôle a été de préciser sa pensée. A chaud, c’était clair pour lui mais c’est de ma responsabilité d’imaginer que ça pouvait être perçu différemment par les auditeurs. Cela fait partie du job ! La préparation est importante mais ce qui se passe à l’antenne est transcendant. On ressort rincé après deux heures d’émission, à être toujours vigilant à ce qui se passe, à ne jamais baisser sa garde…

Mais vivre sa passion, dans cette jeune rédaction, doit certainement être un régal pour vous….

La moyenne d’âge ne dépasse sans doute pas les 40 ans, il y a des anciens mais aussi pas mal de jeunes. Ca vit, tous sont passionnés, c’est grisant et motivant ! Il faut contrôler, pour autant, cet enthousiasme et ce qui est passionnant, c’est que tu ne sais jamais vraiment où tu vas : ton débat est préparé et construit, tu sais à peu près ce que tes consultants vont dire parce que tu connais leur position mais si le débat s’enflamme entre deux intervenants, tu ne sais pas jusqu’où ça va aller. Idem si un auditeur vient pour s’opposer à un débatteur…Mais c’est aussi ce que l’on recherche, c’est ce qui crée les bons moments de radio : si tout le monde reste dans son rôle et dit exactement ce qu’il a prévu de dire, on s’ennuie un peu. C’est, je trouve, ce que l’on peut reprocher un peu aux débats en télévision, où les échanges, les interactions et les réactions sont moins nombreux. A l’inverse, en radio, c’est la chance et l’opportunité que nous avons donc on essaie de les saisir au mieux !

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette déjà très belle aventure radiophonique sur RMC ?

Je suis conscient tous les jours de la chance que j’ai. Donc vous pouvez me souhaiter de continuer comme cela, à kiffer pendant encore des années ! Je suis persuadé que la ligne éditoriale ne bougera pas, que l’on restera une référence dans le sport et qu’on gardera cette liberté de ton que l’on a, qui est parfois critiquée ou attaquée. Je peux vous confirmer que l’on ne nous a jamais dicté de dire quoi que ce soit, je pense d’ailleurs que ça se ressent à l’antenne.

Merci, Benoit, pour toutes vos réponses !

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