Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

musique

Chrystelle Nammour nous en dit plus sur la sortie de son EP !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Chrystelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle interview ensemble !

Le 5 septembre dernier est sorti « Middle », votre premier EP, en 7 titres. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Effectivement ! Je n’imaginais pas que ça allait susciter en moi une telle fierté. C’est comme si ça avait développé quelque chose dans ma tête, même dans la manière par rapport à laquelle je me vois dans le monde artistique. J’ai toujours eu, et je le raconte avec le mot « Middle », cette sensation de ne pas avoir vraiment ma place et d’être moins bien que les autres. Là, le fait d’avoir sorti cet EP, c’est comme si j’avais enfin un socle solide sur lequel je peux poser le pied et dire « Voilà ce que je suis », pour, maintenant, éclore. Donc c’est extrêmement satisfaisant !

Parmi les 7 titres, 2 sont totalement inédits du grand public. Un mot, peut-être, sur ceux-ci ?

L’un s’appelle « Middle », du même nom que l’EP et l’autre est « J’ai mal au monde ». Je les avais gardés un peu en réserve, au chaud... 

Comme c’est un EP qui me présente, je trouve que « Middle » est la synthèse de ma manière de me voir dans ce monde.

Je vous avoue que « J’ai mal au monde » est mon titre préféré, c’est ma petite pépite. Je voulais que les gens découvrent, dans l’EP, quelque chose d’inédit, de surprenant, de très chargé émotionnellement. Cette chanson parle d’un sujet très dur, celui de la maladie mentale, sur lequel j’ai essayé de mettre du beau…

Donc je suis très fière de ces deux titres !

Plus globalement, un fil conducteur est-il à retrouver parmi les 7 titres de l’EP ?

Clairement, il y a une ligne commune : chaque chanson présente une des facettes de ma personnalité ! J’ai choisi d’ouvrir l’EP avec « Alors je reste » parce que ça plante vraiment le décor : d’où je viens, qui je suis, …

Après, on arrive à « J’ai mal au monde », qui arrive en deuxième. Je voulais lui donner une place importante sur ce projet, je voulais que les gens puissent la découvrir comme la première nouveauté du projet parce qu’elle a une place très spéciale dans mon cœur. J’y mets un coup de projecteur ! Je l’ai dit, ça parle de la maladie mentale : j’ai des proches qui vivent la bipolarité et la schizophrénie, ce sont des choses qui m’ont beaucoup marquée dans ma vie. C’est très dur pour ceux qui accompagnent, il faut comprendre la maladie, il faut essayer de se mettre un peu à la place des proches qui la vivent, pour savoir comment leur parler et quelle main leur tendre. Dans cette chanson, je parle comme si c’était moi qui étais atteinte de cette maladie, je me mets en fait à la place de la personne pour essayer de décortiquer ce qu’elle ressent, mais avec mon prisme et ma manière de comprendre cette maladie, pour essayer de lever un peu le tabou qu’il y a autour…Souvent, les souffrants n’en parlent pas et ne vont pas forcément expliquer profondément ce qu’ils ressentent. Donc j’ai fait cet exercice aussi pour, d’une certaine manière, exorciser le mal.

 

 

En numéro trois, c’est « Comme un garçon », une chanson qui parle de l’amour impossible : aimer un homme qui découvre qu’il aime les hommes…Plus largement, on se demande ce qu’une femme hétéro peut faire lorsqu’elle est amoureuse d’un homo. C’est quelque chose que j’ai vécu, qui m’a aussi beaucoup marquée et que j’ai voulu raconter.

Après, la quatrième chanson est « Mon père ». Je suis issue d’une famille orientale, le père représente beaucoup chez nous, il porte le foyer, c’est un peu le scotch de la famille, il réunit les gens, il est fédérateur. C’est une manière de rendre un hommage à mon père et de montrer que je ne suis pas la fille de n’importe qui…

Ensuite, on arrive à la chanson « Middle », qui parle d’accepter de ne pas toujours courir après la singularité ou le fait d’être exceptionnel. On peut être heureux, s’affirmer, être épanoui et exister en étant quelqu’un de normal. On n’a pas toujours besoin d’en faire plus…Il y a deux dimensions à cette chanson. Une première qui concerne les artistes parce que ce mot « Middle » est venu lors de mon premier casting, quand j’avais 17 ans et que je suis venue de Beyrouth à Paris, pour faire le casting de la « Nouvelle star », que je suivais assidument. Le casteur, en face de moi, m’avait répondu « C’est pas mal, c’est middle ! ». Evidemment, j’avais fondu en larmes, c’était un drame pour moi et j’ai gardé ce mot avec moi, qui m’a hantée pendant toutes ces années, en me disant « Je ne suis pas assez, je ne suis pas crédible », jusqu’au jour où, au début du confinement, je me suis mise derrière mon piano et où ces mots sont sortis « Tu peux bien ouvrir ta gueule, t’as raison, je suis middle ». Je m’étais alors demandé, en fait, pourquoi c’est un problème d’être dans la norme : ces gens-là cherchent des personnages très spécifiques pour leurs émissions de télé, ok je ne corresponds pas mais est-ce que ça veut dire que je ne suis pas artiste ou que je n’ai pas des choses à dire pour toucher les gens ? Non, c’est faux, il faut se sortir cela de la tête ! En réalité, le fait d’être dans la moyenne fera que, peut-être, les gens vont se retrouver dans mes chansons…Donc j’ai arrêté de le vivre comme un problème, j’en ai fait une force et je l’ai chanté haut et fort…Oui, je suis middle et ça me va !

La deuxième dimension de cette chanson peut, je pense, s’étendre hors du cadre artistique, à toutes les femmes. Dans le clip que vous allez pouvoir découvrir, on est plusieurs femmes et on représente, à nous toutes, un peu la féminité, de par nos origines différentes. Que ce soit en Europe ou même en Orient, pèse sur nos têtes le fait de devoir être toujours parfaites, de bien se présenter, de ne pas avoir de rides,…Mais arrêtez ! On peut être middle et bien dans notre peau…Nous, les femmes, avons le droit d’être justes normales…Arrêter de nous demander la perfection, on en a marre !

 

 

Ensuite, il y a le track « Ma fille », un titre qui parle des dangers des prédateurs amoureux. J’adresse cette chanson un peu à toutes les jeunes filles…Vous le verrez, c’est un EP globalement féminin : c’est l’histoire d’une jeune femme normale, que je suis, à travers mes yeux donc c’est vrai qu’il y a des angles très féminins. Là, je parle aux jeunes demoiselles, en leur disant « Ma fille, si tu t’allonges, méfies-toi du printemps, si les roses sont rouges, elles sont tâchées de sang ». Pour dire, en gros, de ne pas se faire embobiner : ce n’est pas parce qu’on va les couvrir d’attentions et d’amour que c’est forcément sincère. C’est souvent la technique des prédateurs amoureux quand ils voient quelqu’un en manque d’attention, pour poser leur emprise. Je l’ai vécu, moi aussi, avec un garçon, dans une relation qui a duré 8 mois et, à la fin, je ne savais plus qui j’étais. J’étais arrivée à un stade où je n’osais plus rien faire sans lui demander la permission et, quand je faisais quelque chose, ce n’était jamais bien. Il étouffait ma personnalité, il m’avait coupée de tous mes proches, c’était vraiment très dur…Heureusement, j’avais réussi à prendre la fuite de cette relation, grâce au film de Maïwenn, « Mon roi ».

En dernier titre, on arrive sur « En vis-à-vis », pour boucler la boucle. Je plante les clous sur le fait que cet EP parle de moi en face à face et que tous ces titres sont autant de facettes de ma personnalité, comme je vous le disais. « En vis-à-vis », c’est vraiment cela, c’est se regarder dans le miroir et se dire « En fait, je suis comment ? ». La conclusion de cette chanson est que j’aurais voulu être un peu plus que moi, j’aurais voulu être autre, je me rêve mieux que ce que je suis. Cela fait écho, d’une certaine manière, à « Middle » !

De la même façon, retrouve-t-on, musicalement, un chemin commun ?

Le chemin est commun, je l’ai travaillé avec Johsef, qui est à la direction artistique du projet et c’est lui qui a trouvé cette voie, en épurant beaucoup les arrangements et en déshabillant les tracks plutôt qu’en les habillant. On a choisi de faire certains titres a capella, d’autres en piano-voix. Toutes les chansons ont une dimension un peu cinématographique dans l’arrangement, il y a quelque chose de très visuel et toutes ont une dimension très feutrée, très intime, comme une petite bulle dans laquelle j’invite les gens à me découvrir. La voix est toujours mise très en avant et le reste accompagne de manière très discrète, il n’y a pas un arrangement grandiloquent, pour, justement, que le propos reste sur les textes et sur les mots.

Donc c’est vraiment très intimiste musicalement, c’est calme, doux et posé !

Avez-vous déjà eu des premiers retours du public ?

Complètement ! J’ai, bien sûr, eu des retours de mes proches et des gens qui me suivent. Ils sont très positifs. Je m’attendais à ce que le premier point d’accroche soit la chanson « Middle » mais j’ai eu beaucoup de retours sur « J’ai mal au monde ». Les gens trouvent ce titre incroyable et m’ont même dit que j’aurais dû le sortir avant…Donc je suis contente parce que ça a fait l’effet pépite que je voulais ! Un clip va arriver dans les prochaines semaines, qui permettra aux gens de découvrir cette chanson plus en profondeur….J’en suis très contente !

 

 

Cet EP est une étape importante pour vous, vous l’avez dit mais ce n’est, finalement, qu’un point de passage…

Tout à fait ! Je vous le disais, je sens que j’ai construit un premier socle sur lequel je peux, maintenant, mettre mes pieds pour sauter. Avant de parler de l’album, la suite va d’abord être de faire des live. Je commence à réunir mon équipe, parce que ces chansons ont vraiment été écrites pour vivre sur scène. Je ne serai entourée que de femmes, musiciennes et techniciennes. Cela me stimule énormément parce que, malheureusement, les femmes sont peu valorisées dans l’industrie musicale et peu programmées en concert.

Pour moi, le fait de n’être qu’entre filles crée un environnement très safe, propice à l’amusement entre copines. J’ai vraiment envie de vivre et de partager cela sur scène ! Surtout, cela colle parfaitement à l’identité du projet…Donc tout est cohérent pour moi !

Je n’ai pas encore tout monté en détails mais je vise piano, synthé, percussions et guitare. Maintenant, il faut tout construire pour, je l’espère, fin 2025. Suivront un single puis un autre et, enfin, l’album !

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour cette belle aventure naissante ?

De continuer sur ma lancée, c’est-à-dire d’avoir vraiment les deux pieds fermement ancrés sur mon socle et de faire vivre les chansons sur scène, pour rencontrer un public plus large grâce aux live. C’est vraiment mon objectif !

Merci, Chrystelle, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

Publicité

France 2 / Fort Boyard : Houcine fait le bilan de sa première participation à l'émission et en profite pour évoquer son actualité musicale !

Publié le par Julian STOCKY

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

Bonjour Houcine,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les téléspectateurs de France 2 ont pu vous retrouver samedi dernier dans « Fort Boyard ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous de participer à cette émission emblématique ?

Absolument ! « Fort Boyard », c’est plus de trente années d’existence…J’ai découvert ce programme en 1995 et je l’ai suivi pendant pas mal d’années. Ensuite, j’ai envie de dire que les choses passent, de nouveaux programmes se sont faits et j’ai suivi d’autres choses mais quel honneur d’avoir été appelé pour participer, pour l’Unicef, à cette émission mythique qu’est « Fort Boyard ».

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

D’ailleurs, en amont du tournage, quels souvenirs ou quelles images aviez-vous de ce programme culte ?

Si vous voulez, vraiment, ce qui m’a marqué tout au long de ces années d’émission, ce sont les animateurs ! C’est vrai que c’est l’humour de ces animateurs qui m’avait fort marqué et qui me donnait l’envie de participer à cette émission, quand j’étais plus jeune, bien avant de faire « Star Academy ». J’étais vraiment ce petit garçon qui regardait cette émission et qui était loin d’imaginer que, bien des années plus tard, j’allais la faire…

J’avais donc un attachement particulier pour les différents animateurs que l’on a eus, dont Patrice Laffont, qui était absolument génial, et pour cet espèce d’échange ping-pong qu’il avait avec Passe-Partout. Olivier Minne est juste extraordinairement drôle et d’une gentillesse extrême…Voilà, ce sont ces gens qui m’ont marqué et qui m’ont rappelé cette émission tout au long de cette vie !

Les images ont très vite montré que, même si vous ne vous connaissiez pas forcément tous avant l’émission, l’union a fait la force, à vous encourager les uns les autres ….

Absolument ! On s’est encouragés sans se connaitre, c’est vrai…C’était vraiment une entente bon enfant entre nous, c’était une entente presque fraternelle si vous voulez parce que, dans les épreuves, on s’est soutenus, on s’est supportés, on s’est accompagnés, on s’est donné de la force, autour de l’engagement d’Elodie Gossuin et de l’Unicef pour les enfants. On est tous parents et, pour le coup, c’est ce qui donne aussi l’envie, la force et la motivation !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Vous vous battiez toutes et tous, vous l’avez dit, pour l’Unicef. On peut penser que cela a été incitatif à vous dépasser ?

C’est exactement cela ! C’est vrai que l’on ne pense plus à nous, on se dit « Mais attends, je suis là pour quoi ? ». Alors, oui, on va passer du bon temps, c’est de la télé mais c’est vrai que c’est la cause qui était marquée en nous tout au long de cette journée, qui fait que l’on se bat et que l’on va au bout des choses. Je regrette de ne pas avoir fait plus de choses, plus de jeux, plus de défis…C’est pour cela que j’espère vraiment refaire « Fort Boyard » le plus vite possible, pour surpasser mes limites !

Votre première épreuve personnelle a été celle de la caserne. Une cellule qui n’est pas aussi simple qu’elle pourrait paraitre…

Mais absolument ! Franchement, devant la télé, quand je regardais cette épreuve, j’étais le premier à dire « Mais allez, il faut trouver la bonne rythmique ». Mais comme on est là pour une association, comme on est là pour un défi, c’est un peu comme d’autres émissions de survie si vous voulez, il faut être préparé physiquement. Pour le coup, je cours mais, à se retrouver sur un tapis, ce que vous faites quand vous êtes à la salle, il y a une rythmique, c’est vrai, à prendre très vite…Parce qu’il ne faut pas oublier que le temps nous est compté à chaque épreuve de « Fort Boyard ». Donc c’est vrai que, physiquement, je me sentais très très bien mais quand on y est, ce n’est pas pareil que quand on regarde la télé ! Ce n’est vraiment pas pareil…On a envie de bien faire et, malheureusement, comme vous avez tous ces paramètres en tête, c’est compliqué !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Quelques minutes plus tard, face à la bohémienne, la sagesse a été de mise afin d’assurer quelques boyards pour l’association…

Alors, je vous remercie d’user du terme de « sagesse »…Oui ! Je ne vais pas dire que je ne suis pas joueur mais, pour les enfants et pour l’Unicef, on ne prend pas de risque ! Pour tout engagement qui vient du cœur, on ne prend pas de risque, on fait les choses justes et on fait les choses comme il faut les faire. Là, on est sur un jeu de hasard et je crois, de ce fait, qu’il faut savoir s’arrêter au bon moment…C’est toujours bien de faire des grandes choses pour de petites ou de grandes causes mais si on fait de petites choses, petit à petit l’oiseau fait son nid et les choses s’agrandissent. Effectivement, je n’ai pas tenté d’aller plus loin, l’important était de gagner un petit quelque chose…Le reste des épreuves et de mes compagnons d’aventure comblaient les lacunes de chacun. C’est ça, en fait, je pense, la force d’une équipe !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Avec Dounia et Jungeli, vous avez clos la première partie de l’émission, avec le morpion. Cela ne s’est pas joué à grand-chose…

Honnêtement, je ne me souvenais plus du tout de cette épreuve et, pour le coup, on n’a pas compris…C’est vrai que je me suis dit, quand je me suis mis en appui de manière à ce que Dounia puisse aller trouver les couleurs, que l’on avait trouvé …Mais on n’avait pas compris qu’il fallait qu’on grimpe ensuite et qu’on reste, je crois, deux ou trois secondes appuyés. Donc, vraiment, ça a été une faute de concentration, si je puis me permettre !

Vous avez ensuite retrouvé Jungeli lors de la dégustation du chef Willy où, cette fois-ci, le résultat final a été bien différent pour vous…

Ecoutez, franchement, j’ai regardé l’émission samedi et j’en ai ri aux larmes, tellement on voit Jungeli recracher ce qu’il avait commencé à boire. Mais, en fait, la séquence était plus longue parce qu’à chaque fois qu’il buvait, il recrachait…Je vous assure, c’était mais tellement rigolo, c’était génial ! Je n’ai pas pour habitude de gober des œufs natures comme cela le matin, comme on peut le voir dans le film « Rocky » mais c’est vrai qu’un œuf d’autruche est impressionnant…Willy nous a dit « Je vous en donne la moitié » mais, franchement, on a eu tout l’œuf ! Ecoutez, c’est de la protéine…Pour vous dire, le soir, en quittant le fort, je n’ai même pas mangé, tellement l’œuf m’avait plâtré l’estomac. C’est spécial…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Quand on regarde d’autres émissions, comme « Koh Lanta » ou « Pékin Express », on se dit « Jamais, jamais ! ». J’ai voyagé en Thaïlande, dans les rues on vous fait manger des araignées ou des scarabées, voire des scorpions, je me suis tenté cela pendant mes vacances mais non, pas un œuf d’autruche…J’aurais même osé manger des vers vivants, là, pour le coup, pour mon défi personnel…

Mais, encore une fois, on doit choper une clé…La séquence était tellement rigolote, je vous assure ! J’en garde un très bon souvenir…Je referais si c’était à refaire !

Au conseil, vous avez eu la chance de rencontrer le Père Fouras et les maitres du temps. Cela a probablement dû être un moment marquant ?

Ecoutez, oui ! La rencontre avec le Père Fouras, c’est vraiment la rencontre avec le Père Noel, honnêtement. Il est le personnage mythique du fort et, pour le coup, quand il me demande de lui chanter une petite chanson, oui, je suis ce petit garçon face à son maitre d’école. Je suis face à une espèce de rêve, je suis devant le Père Fouras…On garde notre âme d’enfant quand on a grandi avec tous ces beaux programmes télé et il est le souvenir du fort !

Ensuite, Passe-Partout et Passe-Muraille sont vraiment extraordinaires, ils sont plein d’amour et de complicité, on a beaucoup beaucoup ri ! Je tenais à le dire, toute l’équipe du fort, tous les personnages et tous les comédiens sont extraordinaires, ils sont investis du début à la fin, avec une bienveillance et une douceur dans les échanges. Vraiment, c’était très très cool, très très cool !

Plus globalement, que retenez-vous de votre première expérience sur le fort ?

On retient un peu le stress, le stress de décevoir ses coéquipiers… Cela a été mon angoisse…D’être une espèce d’ambianceur, d’essayer de faire rire, de chantonner, de faire chanter tout le monde, c’est un peu mon rôle d’entertaineur, d’artiste polyvalent … J’aime bien faire les choses proprement, en y mettant du mien à fond et, à froid, j’avais ce stress de décevoir mes coéquipiers, de ne pas être à la hauteur de notre mission pour l’Unicef.

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Les différentes épreuves faites vous ont-elles, quelque part, conforté dans vos appréhensions et phobies ?

Vu que je n’ai pas fait beaucoup d’épreuves, je ne me suis pas surpris ! Est-ce que je me suis surpassé ? Non…Parce que, pour le coup, un truc au-dessus de l’eau m’aurait permis de me surpasser ! Ce n’est pas que j’ai peur de l’eau, je nage, mais ce que je ne vois pas sous mes pieds me met dans une tétanie totale.

J’ai un vrai problème avec les rongeurs, je l’avoue mais je n’ai pas été confronté à cela…Donc j’espère sincèrement refaire et refaire plusieurs fois cette émission, pour être confronté à toutes sortes d’épreuves, qui me mettront face à moi-même, à mon courage, à mes craintes et à mes peurs…

D’ailleurs, avec le recul, quelles sont les qualités attendues pour être un bon aventurier ?

Il faut avoir un max de recul au moment où vous êtes devant une épreuve, il faut que ça aille très très vite dans la tête. Pour ça, je pousse vraiment à ce que tout le monde regarde l’émission. Je m’adresse à des collègues personnalités, comme à des personnes lambda…Parce que c’est vrai, qu’au début, c’étaient des personnes lambda qui participaient à cette émission. Ce serait d’ailleurs vraiment intéressant de mélanger des personnalités et des personnes inconnues parce que je crois qu’une personne inconnue peut avoir plus de courage que nous autres, personnalités publiques, et donner plus de force à l’équipe. Parce qu’il y a aussi l’égo de nous autres, artistes, qui fait qu’on est là pour représenter une association et amasser un maximum de boyards à la fin. Si une personne lambda est motivée, on le voit dans des émissions comme « Koh Lanta » et autres, les gens se surpassent et, à l’inverse, moi le premier, je me dis que c’est sûr, il faut que je mange, moi qui ai mon petit confort…Pourtant, des gens inconnus au bataillon qui font cette émission donnent tout, se surpassent, ils se préparent et regardent ce programme depuis des années. Pour « Fort Boyard », c’est la même chose : vraiment, il fait prendre l’histoire au sérieux parce que c’est très sérieux ! Quand vous vous retrouvez devant le lutteur, comme s’est retrouvé Pierre-Yves Bon, il faut être bon ! Les gens qui font « Koh Lanta » s’installent des poteaux dans leur jardin et s’entrainent donc je pense qu’il faut aller se faire une petite initiation à la lutte et autre pour voir comment se dépatouiller… en plus, dans la boue.

Vous avez tous ces facteurs réunis qui font qu’il faut être malin, qu’il faut être stratégique et qu’il faut avoir un super cardio. Que ce soit comme pour moi dans la caserne, que pour Elodie quand elle est projetée dans le vide dans cette petite cabine, que pour Jungeli qui se jette dans le vide, oui il faut se préparer mentalement et il faut préparer le cardio…C’est hyper hyper important ! Il faut être sportif…

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

En complément, on le sait, vous êtes un chanteur de talent et de renom, comme en témoigne votre parcours. Quels sont d’ailleurs vos projets et actualités à venir ?

Il faut savoir que j’ai aussi la casquette de producteur. J’ai eu la chance de produire quelques dates pour de nombreux artistes, comme Nawell Madani, Pierre Palmade – je le dis parce que c’est un artiste avec qui j’ai adoré travailler-, Valérie Damidot, Claudia Tagbo, Tifoff, entre autres. C’est assez compliqué de mettre cela en avant parce que c’est un peu le côté casquette de producteur derrière le rideau qui me plait aussi de faire…Parce que c’est une aventure que je n’aurais jamais imaginé faire. Un jour, on se lance, on se dit « Pourquoi pas ? »…J’ai travaillé aussi avec Smaïn, un humoriste avec lequel j’ai grandi au travers du tube cathodique, la télé d’il y a une trentaine d’années. De collaborer avec ces artistes-là, de les accompagner, alors que je suis encore moi-même sur scène, 23 ans après la « Star Ac », est sympa !

La télé a changé, c’est vrai que, personnellement, il me suffit d’un petit passage dans « Star Ac », comme je l’ai fait ces deux dernières années, pour retrouver le public. Tout le monde regarde la télé et comme on a la chance de travailler avec beaucoup de villes ou de mairies, cette mise en lumière vous permet de faire dire aux gens que vous n’êtes pas mort….Cela leur permet aussi de comprendre certaines choses …

En effet, il y a une sale manie en France - c’est typiquement français selon moi, qui fais beaucoup de voyages aux Etats-Unis où la mentalité est complètement différente - : aux Etats-Unis, quand vous avez été un artiste, vous êtes un artiste et vous restez un artiste…En France, quand on vous voit moins à la télé, le français qui regarde l’écran et que vous avez fait danser, vous tire dessus en disant « Ah ben, ça y est, il est foutu, il ne fait plus rien ! ». Bon, très bien…Je remercie Nikos qui, il y a trois ans maintenant, lors des 20 ans de « Star Academy » avait mis en avant que j’étais producteur de Virginie Hocq, de Pierre Palmade et autres…En 2006, j’ai monté un spectacle qui s’appelle « Le show du château », où j’avais réuni, je dirais, les têtes commerciales des six premières saisons. Spectacle que j’ai remonté avant le Covid et qui continue à tourner avec plein de candidats de « Star Ac ». Comme la télé ne nous donne pas les moyens de le mettre en avant, et c’est légitime puisqu’on a trois nouvelles saisons, on se débrouille….Aujourd’hui, il a fallu que l’on s’adapte aux réseaux sociaux que nous n’avions pas il y a 23 ans !

Donc les réseaux sociaux font le travail, ce qui fait que je n’ai à aucun moment eu le besoin d’annoncer qu’il y avait une tournée des anciens de « Star Ac » pour que, partout où nous jouons depuis la sortie du Covid, en pleine air ou en salle, on soit complets.

Là où c’est très fort, c’est par exemple qu’Oscar Sisto, mon professeur du théâtre à la « Star Ac » est avec nous sur scène ! Oui, c’est une réalité….Les gens disent ironiquement que « La « Star Ac » est une grande famille », oui, c’est une grande famille et, dans une famille, on se dispute, dans une famille, on se boude…Donc c’est difficile, quand il y a plus de 90 personnes, toutes saisons confondues….Quand j’ai casté les différents artistes des différentes années, pour venir travailler sur ce plateau du « Show du château », c’était compliqué de dire non à certains…Parce qu’il fallait aussi que le public qui vienne nous voir se souvienne. C’est très compliqué d’expliquer qu’untel ne peut pas être pris parce qu’il n’a pas marqué, de son aventure, l’esprit du public…Le problème, c’est que, année après année, ils ont tous pensé à ne vouloir faire que la tournée, au lieu de vivre le château et de le faire vivre ! C’est au travers des caméras que le public s’attache à vous et que les gens ont envie de venir vous voir en tournée puis de vous suivre dans vos actualités. Les gens ne sont pas dupes, ils comprennent bien que, une fois qu’une saison de « Star Ac » est terminée, c’est compliqué de se retrouver sur le plateau l’année d’après avec la nouvelle promotion, parce que c’est du business…Il y a des productions qui investissent pour qu’une émission fonctionne et, dans ce cas-là, c’est difficile de faire venir les 9 candidats de la tournée précédente pour tous venir défendre leur album ou single. C’est pour cela que les réseaux sociaux sont des outils à manier avec intelligence mais qui sont, aujourd’hui, la suite logique et le prolongement de la force de la télé.

Aujourd’hui, la seule émission qui soit en direct, c’est la « Star Academy », cette nouvelle émission de variété qui existe maintenant depuis des années et qui permet de faire voir des artistes !  Personnellement, j’ai grandi avec « Sacrée soirée » et « Champs Elysées »…Après, il y a la « Star Academy » ! « The Voice » est encore un autre type de programme …

Artistiquement, je produis. J’ai un spectacle familial autour des chansons de Disney, « Houcine et ses amis chantent Disney », qui cartonne et, encore une fois, sans promotion.

Cette année 2025, je suis vraiment vraiment sur mes chansons à moi, je repars à zéro quelque part en proposant et en présentant mes titres personnels. Je n’oublie pas que je suis un artiste populaire ! Attention, tous les singles ne sortiront pas sous mon nom, j’ai aussi envie de tester plusieurs univers musicaux, en français et en anglais. Je ferai même un petit duo avec ma femme chérie !

Par rapport à ce que je disais avant, en France, dès que l’on ne vous voit plus, on vous dit que vous ne faites plus rien. Ecoutez, c’est mon métier, j’en vie, je mange, j’élève mes enfants, je fais grandir ma petite famille. Il y a des moments plus difficiles que d’autres parce que l’on ne peut pas chanter tous les jours mais, en tout cas, je suis très très heureux de me lever le matin et de faire, au quotidien, ce que j’aime, depuis maintenant 23 ans. Ce qui n’est pas une chance pour tous…Chance que l’on se déclenche ou non !

Alors, quand je vois tous les gens qui se cachent derrière les réseaux sociaux pour insulter untel, untel ou untel, j’ai juste envie de dire « Ecoutez, on vous lit, on vous entend mais on a pitié de vous, arrêtez de vous cacher derrière les réseaux pour critiquer les gens ! ». Oui, on est en démocratie donc chacun a le droit de donner son avis mais je pense que, sur les réseaux sociaux, quelqu’un qui ne nous aime pas ou qui n’aime pas tel artiste, au mieux, ne devrait pas commenter ou, s’il a envie de le faire, le plus intelligent est tout simplement de dire j’aime ou je n’aime pas. De là à insulter et critiquer les gens sur leur couleur de peau ou encore leur physique…Personnellement, cela fait tellement longtemps que ça ne me touche pas…Vous savez, je suis un mec de terrain et je ne vous le cache pas, sur beaucoup de médisances, j’envoie des messages en privé pour inciter la personne à venir me dire les choses en face. Mais, alors, par contre, ça ne sera pas la même ! D’une, je respecterais cette personne qui se sera déplacée mais, de deux, ses arguments auront intérêt à être extrêmement forts pour m’expliquer pourquoi on peut avoir autant de haine envers quelqu’un que l’on ne connait pas. Cela, c’est le problème des réseaux sociaux ! Donc, en tant qu’artiste, je suis obligé de vivre avec les réseaux, je réponds parfois parce que ça m’agace mais, après, ma femme me fait relativiser en me disant que ces personnes qui viennent dégueuler sur les réseaux ont sans doute des vies pourries….Je tiens à le dire !

Beaucoup d’amis artistes ont un cœur et, c’est une vérité, ont une sensibilité extrême, ne vont pas faire 35 heures par semaine et vont prendre le risque de rester dans leur studio pour composer, espérant obtenir un super résultat. Ce sont des sacrifices énormes donc quand on ne sait pas quels sont les sacrifices qu’un artiste peut faire, on ne peut pas se permettre ces commentaires…Mais qu’est-ce que vous voulez, c’est très humain ! Et, encore une fois, je suis désolé de le dire, c’est très français ! Je le répète souvent, aux Etats-Unis, quand vous roulez dans une belle voiture, on vous dit « Mec, j’adore ta voiture, félicitations, je vais travailler pour avoir la même » alors qu’en France, on vous appelle les impôts, on vous raie votre voiture, on vous crève les pneus…Je vous le dis parce que je l’ai vécu et, à un moment donné, vous êtes obligé de vous cacher ou d’acheter une voiture moins grosse ! C’est quand même compliqué !

Sur une journée, quand on fait « Fort Boyard », on ne se connait pas personnellement, je ne connaissais qu’Elodie Gossuin, et vous avez quelques heures pour être complices, fraternels et complémentaires. C’est ce que l’on a vécu dans cette tournée de « Star Ac »…Alors, oui, on est dans un jeu, il y a de la compétition dès le début et, quand les magnétos commencent, vous vous dites « Lui chante super bien, lui joue d’un instrument… ». Bien sûr, c’est une émission où il y a de la tension mais, mon Dieu, 23 ans qu’avec mes frères et sœurs de la saison 2, on se voit, qu’on fête Noel ensemble, qu’on a notre groupe Whatsapp sur lequel on échange le quotidien de chacun et de nos petites familles ! Quand vous n’avez pas cette ouverture d’esprit et de cœur, vous ne pouvez pas comprendre ! Donc, quand je vois les trucs merdiques sur les réseaux, j’ai envie de demander à ces personnes si elles savent chanter ou, même, si elles savent concrètement faire quelque chose ! Vous vous rendez compte, c’est quand même compliqué….

J’accepte la critique négative si elle est constructive et, surtout, venant de gens qui font le même métier que moi. Je ne vais pas aller critiquer un charpentier alors que je ne suis pas charpentier. Je suis qui pour me le permettre ? Que chacun regarde ce qui se passe chez lui et tout ira bien !

Je remonte aussi un site internet avec toute mon actu. Les réseaux sociaux, c’est très bien mais je tiens quand même à garder le côté site internet car des personnes malveillantes, ces dernières années, se sont amusées à modifier ma page Wikipédia…Je fais également un clin d’œil au fait que je prends plaisir à coanimer, depuis deux ans, avec Mathieu Johann et Nikos, les demi-finales et la finale de la « Star Ac ». La télé est vraiment un univers dans lequel il me plairait d’y mettre un pied en tant qu’animateur ou que présentateur d’une émission musicale…

Merci, Houcine, pour toutes vos réponses !

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

 

© Laurent VU - ALP - France Télévisions

 

Publié dans Télévision, Musique

Partager cet article
Repost0

Clémence Camus évoque sa belle et diversifiée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Clémence,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Le spectacle « Le sourire de Luis » sera de retour à l’affiche, au théâtre de Passy, dans quelques mois. Sans tout en dévoiler, comment le pitcher ?

On a joué tous les mardis après-midi et on sera de retour en novembre / décembre. C’est une fantaisie lyrique sur la vie de Luis Mariano, où se mêlent comédiens, danseurs et chanteurs. C’est une joyeuse troupe qui, au travers d’airs connus de Mariano, distille des informations sur sa vie, sur qui il était, sur ce qu’il avait envie d’être. C’est une pièce sans chichi et je trouve que ça fait du bien, c’est le retour que l’on nous fait en tout cas. De revivre ses grands succès permet un retour dans le temps !

 

 

Au moment de préparer ce spectacle, vous étiez-vous (re)plongée dans le parcours et dans l’œuvre de l’artiste, pour mieux encore vous en imprégner ?

Je les connaissais déjà très bien donc j’avoue que je n’ai pas eu besoin de m’y remettre plus particulièrement. Mais, en tout cas, j’ai appris des choses au travers de l’écriture et des répétitions. C’était sympa, les autres artistes distillaient aussi des informations, cela a nourri notre jeu et notre complicité sur le plateau. Comme souvent au théâtre, on a eu la liberté de s’approprier nos rôles et de sortir parfois un peu de ce qui est écrit, pour enrichir l’interprétation et les relations avec les personnages. C’était cool !

J’ai amené une équipe de danseuses, on est 4 comédiennes / danseuses et il y en avait qui ne connaissaient pas du tout, qui avaient peut-être vaguement entendu une ou deux chansons avec leurs grands-parents. Certaines m’ont dit s’être souvenues de ces moments-là et cela leur a fait bizarre ! Il y en a même qui ont des enfants et qui écoutent maintenant le chanteur avec eux, à la maison. Si on arrive, nous les artistes, à le faire, potentiellement le public fera de même à l’issue du spectacle, en réécoutant chez eux des chansons qu’ils auront découvertes.

 

 

Le théâtre de Passy est un très beau théâtre de quartier, parfait pour ce spectacle…

Oui ! Il faut le dire, le créneau du mardi à 15h n’est pas facile mais il correspond à notre style de public. Le choix du lieu n’est pas un hasard non plus…Le bouche à oreille commence à marcher : sur les 8 fois que l’on a joué la pièce, des gens nous ont déjà dit avoir eu écho de la pièce grâce à des voisins. Je crois, clairement, que c’est un spectacle qui va marcher aussi comme cela !

En complément, à la mi-juillet, du 17 au 19, vous serez sur scène, à côté de Jarnac, dans le cadre d’un festival…

Je suis chorégraphe et danseuse sur un opéra, « La Traviata », de Verdi, que l’on jouera au festival « Les 3 coups de Jarnac ». Cela a été créé par « Opéra Clandestin », qui a vocation à faire découvrir l’opéra à un public qui n’y a pas forcément accès et, parfois, dans des lieux qui ne s’y prêtent pas. On vient de fêter les 10 ans avec un grand happening à la gare Saint-Lazare, en chantant des airs d’opéra. L’idée est vraiment d’aller là où le public n’a pas l’habitude ou la possibilité d’entendre cette musique…

C’est d’ailleurs aussi ce que l’on nous dit sur le spectacle de Luis Mariano, les gens sont étonnés et ça leur fait du bien d’entendre de telles voix d’opéra au théâtre de Passy.

Pour en revenir à votre question, ce festival s’est donné pour mission, depuis 6 à 7 ans, de fidéliser son public autour de pièces de théâtre et, cette année, ils ont eu envie d’ouvrir la programmation à l’opéra aussi. C’est un pari pour eux, c’est la première fois qu’un opéra sera proposé pour l’ouverture et la clôture, en plus des pièces de théâtre.

 

 

Le principe de notre spectacle est que les solistes ainsi que les danseurs sont professionnels mais que, ensuite, on s’associe localement avec des amateurs. En qualité de chorégraphe, j’ai un travail à faire en amont avec l’école de danse ou le conservatoire qui aura été trouvé proche de la région pour participer bénévolement à ce projet. Là, j’ai formé des danseuses d’Angoulême sur deux à trois week-ends depuis février dernier, c’était intense pour moi aussi !

Un peu plus tard dans l’été, à la fin d’août, dans le Tarn, aura lieu la deuxième édition d’un autre festival, où les lieux changent chaque soir…

Avec mon compagnon, on a créé un festival non loin de chez nous, dans le Tarn, « Rencontres artistiques en montagne noire », qui propose des spectacles d’art lyrique, de musique classique et de danse. On s’est associés à plusieurs autres festivals d’Occitanie, qui sont plus anciens. L’idée de base est aussi d’éviter de faire des choses chacun de son côté, couteuses, qui demanderaient beaucoup de répétitions aux artistes pour une seule date…On se regroupe en Occitanie, on s’associe, on joue la même œuvre, une opérette, « La belle Hélène » cette année, pour permettre aux artistes de faire une mini tournée. Cela maximise le jeu et minimise les couts !

 

 

Pour la partie tarnaise, l’idée, encore une fois, est d’amener l’opéra chez nous ! On va beaucoup plus facilement au théâtre qu’à l’opéra donc on amène cette dernière aux gens, derrière des portes beaucoup plus faciles à pousser. On a déjà joué dans la cour d’un château, dans des églises, dans des temples, dans un gouffre, …Pour cette deuxième édition, on aimerait garder des lieux emblématiques et nous sommes d’ailleurs toujours en recherche d’endroits insolites. Chaque région a un super patrimoine, c’est l’occasion de le faire découvrir !

En l’occurrence, beaucoup de locaux ont profité de notre soirée pour visiter le gouffre, qui n’était qu’à quelques minutes de chez eux et qu’ils n’avaient jamais vu. On fait donc vivre le patrimoine de la montagne noire et du Tarn !

On sera une quarantaine d’artistes sur le plateau, on s’associe avec une école locale de danse et cette année, on va encore plus loin, en proposant avec eux une soirée entière sur le thème des 4 saisons de Vivaldi. Professionnels et amateurs se mêleront dans un super lieu, une abbaye qui permettra au public de vivre une soirée un peu hors du temps, ce qui est cool !

Dans cet agenda bien chargé, toujours dans le Tarn, vous finalisez avec votre compagnon la construction d’un lieu culturel permettant de donner de magnifiques conditions de travail à de jeunes compagnies…

Oui, on a eu l’opportunité de racheter un ancien corps de ferme et on a eu envie d’y créer un lieu de résidence artistique, en tout cas, un lieu éclectique. Il est actuellement déjà ouvert aux voyageurs…Donc si vous voulez venir y passer des vacances pour découvrir la région, vous êtes les bienvenus !

En plus des hébergements, on y retrouve un théâtre, un studio d’enregistrement, des salles de répétition donc le voyageur pourra croiser l’artiste sur place. On s’est servis de nos histoires personnelles, on a fait le constat qu’il y a de plus en plus de lieux de résidence pour créer des spectacles mis à disposition par des municipalités, mais qui présentent des contraintes d’horaires. Ce qui est parfois compliqué au moment d’une création…On a donc eu l’envie de proposer un lieu où les gens peuvent dormir, manger, créer, que ce soit de la musique, des spectacles, du théâtre, sans avoir à sortir. Il y a tout ce qu’il faut, en termes de matériel, de son ou encore de lumière…Les compagnies pourront même faire des photos et des vidéos ! Tout cela commence à tourner, des premiers artistes sont déjà venus enregistrer des musiques.

C’est donc un gros projet qui se finalise après quatre ans de travaux…

Merci, Clémence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Musique

Partager cet article
Repost0

Céline Magnano évoque sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Céline,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez sorti, il y a quelques jours, en duo avec Charles Coudert, « Memory Box », le premier album de « To the Moon & Back ». À titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, absolument ! C’est d’autant plus réjouissant que cet album a mis plus de deux ans et demi à voir le jour… Cela fait donc un long moment que nous travaillons dessus. Et pour tout vous dire, il n’y a pas que cet album : derrière nous, il y a déjà une cinquantaine de titres composés, ce qui représente presque cinq albums en réserve, même s’ils ne sont pas encore réalisés.

Nous étions vraiment impatients de sortir ce premier opus car, pour Charles et moi, il est le reflet d’une période de nos vies plutôt douloureuse. C’est un album de confessions, né alors que nous traversions chacun une passe difficile, et c’est un peu ce qui nous a rapprochés pour créer ce projet. Nous y avons mis nos confidences, nos épreuves.

On y parle de remise en question, du temps qui passe. Charles a signé une chanson, « Lettre à Sacha », qui raconte le drame qu’il a vécu pour voir son fils. De mon côté, « Éphémère » évoque le sens des choses, la raison pour laquelle nous sommes ici. Cet album s’inscrit clairement dans un univers pop, très orienté ballades, avec peu de titres légers, mais c’est précisément l’atmosphère que nous souhaitions transmettre, en nous livrant.

Aujourd’hui, nous sommes dans une phase différente, beaucoup plus positive. Nous avons envie d’un registre plus folk, de monter sur scène, nous sommes dans l’action. Ce premier album marque l’aboutissement de notre rencontre, et en même temps, il nous tardait de le publier pour pouvoir enfin explorer d’autres horizons. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons commencé la scène : nous avons déjà donné quelques concerts et d’autres suivront à la rentrée. Sur scène, nous jouons les titres de l’album mais aussi des morceaux inédits, car notre univers évolue déjà.

Justement, quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

Les retours sont vraiment excellents ! Et, d’une certaine manière, ils confirment ce que nous pressentions déjà. En tant que réalisatrice et productrice, je savais que je prenais un risque en proposant un album singulier sur le marché français. Beaucoup de titres sont en anglais, les chansons sont majoritairement des ballades, ce n’est ni dansant, plutôt rétro et introspectif. On est plutôt sur de l’indie pop.

Mais c’est aussi, à mes yeux, notre force : en tant que groupe français, nous apportons quelque chose de différent, nous prenons des risques, et nous nous distinguons. Même dans le son, nous avons fait des choix forts : un parti pris acoustique, des basses et batteries enregistrées en live, un mixage vintage avec des voix très sèches et proches pour créer de l’intimité. Nous avons voulu faire un album authentique, qui se démarque, et je pense que c’est une tendance qui va revenir.

À l’ère de l’IA, je crois que deux voies vont coexister : celle des artistes qui rechercheront toujours plus d’authenticité, et celle de ceux qui privilégieront le « sound design ». Il y aura deux publics, deux visions de la musique. Charles a d’ailleurs une plume très particulière, imagée, avec beaucoup de doubles sens, à la manière d’un Biolay ou d’un Gainsbourg. Cela demande une écoute attentive, mais ceux qui font l’effort apprécient vraiment.

Nous savons que notre public se situe majoritairement entre 25 et 55 ans, des personnes actives. Nous avons essayé, sur cet album, de rester éclectiques. Le single « Ose Art(me) » est en français et plus entraînant, d’autres titres relèvent davantage de l’indie pop. Ainsi, chacun peut y trouver son compte. Nous avons cherché à forger une identité, tout en restant assez larges pour toucher un maximum de monde. Recevoir des retours positifs sur nos choix artistiques nous réjouit donc particulièrement.

De pouvoir présenter au public, sur scène, ces titres a dû être un réel plaisir artistique et humain…

Oh oui ! J’ai commencé la scène à 15 ans, et en tant qu’intermittente, j’ai arpenté toutes sortes de scènes. Mais jusqu’à il y a deux ans, je ne m’y sentais pas vraiment à ma place. Sans doute parce que je n’assumais pas encore qui j’étais, je ne m’étais pas trouvée, je pensais ne pas avoir grand-chose à raconter.

Depuis 24 mois, je me sens enfin légitime sur scène, et c’est un plaisir démultiplié. Ce projet est riche, tant en mélodies qu’en expériences de vie, et je crois qu’il peut réellement toucher les gens. Après vingt ans de carrière, j’ai acquis une certaine maturité, même dans ma manière de chanter, que j’assume désormais pleinement. J’ai donc le sentiment d’avoir quelque chose à dire et à partager. C’est d’ailleurs un retour fréquent du public : on me dit que ma place est sur scène, qu’il s’y passe quelque chose. Cela me touche énormément.

Vous le disiez, d’autres titres attendent derrière… À quoi le public pourra-t-il s’attendre ?

Nous nous dirigeons vers un univers un peu plus folk, tout en restant dans l’esprit britpop. Il y aura des morceaux plus rythmés — pas de techno, rassurez-vous ! — mais avec davantage de positivité et des messages plus engagés.

Grande nouveauté aussi : à l’origine, Charles, qui vient du milieu sportif, était surtout scénariste, bien qu’il ait toujours eu une solide culture musicale. Il s’est révélé avoir un vrai talent de composition, et récemment, il s’est mis au chant. Il se trouve que nos deux voix se marient très bien, si bien qu’il prend de plus en plus sa place, ce que l’on retrouvera sans doute sur le deuxième album.

 

 

En parallèle, vous avez une autre casquette artistique, en accompagnant le développement de projets…

J’ai fondé CMC Studio il y a huit ans, et depuis un an et demi, je me suis associée pour ne plus être seule à bord. L’idée est d’offrir un cadre bienveillant aux artistes qui souhaitent développer leur projet. Forte de mon expérience d’artiste, je sais combien il est important de s’entourer des bonnes personnes, et combien on peut parfois perdre du temps, ou au contraire en gagner énormément, selon les rencontres.

Je crois que c’est là ma force : savoir rencontrer les bonnes personnes et construire un réseau fiable, capable de conseiller au mieux les artistes. CMC regroupe ainsi des experts qui interviennent selon les besoins et les objectifs de chaque projet.

De mon côté, je m’occupe principalement de la direction artistique et de la réalisation. Mon associé est spécialiste de la voix. Nous avons également quelqu’un chargé de repérer les talents et une professeure de chant très reconnue. Nous proposons aussi de l’édition et de la production pour certains artistes, parfois même en investissant nos propres moyens lorsque le budget manque. Nous nous penchons sur la diffusion radio, grâce à un partenariat récent avec un attaché de presse, et nous développons aussi la partie booking. L’idée est de créer un petit univers 360° autour de l’artiste, tout en respectant qui il est et son budget.

 

 

Sans doute que, quand un projet que vous avez accompagné se concrétise, le plaisir est encore différent de celui de vos propres chansons ?

Exactement. Dans ce métier, il faut suivre son instinct tout en restant à l’écoute du marché pour trouver le juste équilibre. Pour mon propre projet, je manque forcément de recul, je ne peux pas avoir la même objectivité que pour les artistes que j’accompagne.

Ma plus grande satisfaction chez CMC, c’est lorsque j’arrive à respecter la vision d’un artiste, sans la dénaturer, tout en l’amenant un peu plus loin grâce à mon regard extérieur et ma connaissance du milieu. Mon parcours me permet d’avoir une vue d’ensemble que n’a pas toujours l’artiste isolé. Si j’arrive à concilier son envie profonde et la réalité du métier, pour qu’il puisse donner le meilleur de lui-même sans rien regretter, alors c’est mission accomplie !

Pour terminer, même si elles peuvent paraître, de l’extérieur, très éloignées, sans doute que les deux casquettes artistiques que l’on vient d’évoquer sont très complémentaires pour vous ?

Mon projet musical n’aurait probablement pas vu le jour sans l’aventure CMC. Ce parcours m’a donné le recul nécessaire pour me lancer. Comme le rappelle « Memory Box », toutes ces expériences ont fait la femme que je suis aujourd’hui. Les deux sont donc intimement liés.

Et puis Charles a aussi joué un rôle clé. Il a apporté d’autres influences musicales, mais aussi une fraîcheur, une jeunesse, une motivation que j’avais peut-être un peu perdues. Il m’a redonné souffle et espoir.

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

 

« Le Love Flow », leur prochain singel, sera disponible le 18 Juillet sur toutes les plateformes !

Retrouvez l’actualité de  « To The Moon & Back » :

InstagramFacebookSite internet

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

Publicité

Mathilde Gardien évoque la sortie du premier album du quartet Menalua !

Publié le par Julian STOCKY

@ Visual FX

 

 

Bonjour Mathilde,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Le 6 juin prochain sortira « Premier printemps », le premier album du quartet Menalua. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Complètement ! Ce sont des morceaux qui ont été écrits ces deux dernières années donc cela reste une musique assez récente dans nos esprits. C’est toujours une émotion de les voir rassemblés dans un objet, avec un ordre précis, une narration. On vient d’ailleurs tout juste de recevoir les CDs chez nous, ça fait quelque chose !

 

 

C’était aussi mon tout premier enregistrement et cela reste un exercice difficile : un album, c’est une photo, à un instant T, de qui on est en tant qu’artiste, de la forme physique et mentale que l’on a ce jour-là. Il faut lâcher prise sur le fait que ça fige une matière. Avec du recul, je suis quand même contente, ce qui n’était pas gagné d’avance, de ces 4 jours d’enregistrement. Donc, oui, très heureuse de cette sortie!

Neuf titres seront à retrouver sur cet album…

Il y a une sorte de fil rouge qui est la manière dont cela a été concrétisé. Le répertoire de Menalua provient du binôme de composition que je forme avec Romain Salmon (guitare). Pour ma part, je m’aide beaucoup du piano pour composer. Il y a des compositions qui viennent de lui, d’autres qui viennent de moi, et il y en a pensées à deux dès le début. Forcément, on retrouve une touche commune, ainsi qu’une prégnance de musiques brésiliennes et flamenco. Pour autant, je ne dirais pas que l’on fait de la “world music” à proprement parler, mais je pense que, dans chaque morceau, on peut repérer des clins d’œil, certains même inconscients. Tout cela forme - j’espère ! - une signature cohérente dans l’écriture et dans la musique…

 

 

Je suis la seule à écrire les textes, en tout cas jusqu’à présent. Je fais au gré de mes inspirations... La chanson « Intruders » (« Les intrus ») est la plus personnelle. Elle parle d’un proche, qui pourrait être considéré comme un intrus dans la société. L’exclusion est un thème qui me touche beaucoup. Cette chanson, c’est celle que je chante avec le plus de lourdeur et que je n’ai pas pu écrire en français, parce que c’est trop intime. Mais il y a aussi des chansons plus légères…

Ces différentes casquettes artistiques portées sur ce projet ont certainement dû être très enrichissantes…

Ça, c’est sûr ! Je le disais, c’est la première fois que je concrétise un album et, en tant que groupe émergent, nous ne bénéficions pas d’un entourage professionnel très conséquent. Concernant la direction artistique, on a voulu faire quelque chose de sobre et épuré, parce que ça nous correspond…Pour la pochette et le graphisme, on a eu le plaisir de collaborer avec Julia Salmon dont on adore le travail.

En tant que compositrice, j’ai concrétisé des choses et ça fait du bien. Sur mon téléphone, j’ai des centaines de notes vocales pleines de premières bribes. Il est terriblement difficile, pour moi du moins, de dépasser ce stade de l’idée. J’ai pu me prouver que je pouvais aller au bout du processus. C’est important, il y a des moments où il est l’heure de finaliser. Pour des projets ultérieurs, je vais essayer de garder cette dynamique en tête…

 

 

Plusieurs dates sur scène sont déjà calées aux quatre coins de la France…

Oui, dans le sud, en Bretagne, dans le Sud-Ouest, en Belgique, à Paris…Il y en a pour l’instant une dizaine à venir. Cela fait le lien avec la question précédente, on a embrassé pas mal de casquettes artistiques, nous sommes notamment nos propres producteurs sur cet album. A part la presse, nous avons endossé tous les métiers en lien avec la sortie de l’album. Dès fois, il est clairement frustrant de passer plus de temps à faire de l’administratif que de la musique mais c’est, après tout, un véritable apprentissage, qui permet d’être indépendant. On a pu faire ce que l’on voulait donc je n’ai pas de regret à ce niveau-là.

 

@ Visual FX

 

A quelques jours de la sortie officielle de l’album, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

J’en avais parlé avec des amis musiciens, eux-mêmes épuisés juste avant la sortie de leur propre album. C’est vrai que c’est très prenant. Cela génère énormément de charge mentale, surtout quand on gère tout. Donc il y a un petit épuisement, relatif, de ne penser qu’à cela mais qui est quand même contrebalancé par l’excitation de sortir l’album.

Ce dernier a été enregistré il y a de nombreux mois et, en tant qu’artiste, on avance, on n’est plus forcément au même endroit. Il y a ce décalage un peu étrange. Mais le plaisir de la concrétisation reste là ! J’ai hâte aussi, maintenant, de développer un peu plus la partie live…C’est un répertoire que l’on jouait déjà sur scène mais, une fois l’album enregistré, je pense que l’on peut encore franchir un nouveau palier de maturité sur les morceaux, scéniquement, en s’autorisant à prendre plus de risques !

Sans doute avez-vous hâte aussi de découvrir les retours du public ?

Oui ! Je suis un peu « fébrile », la sortie d’un album de compositions est toujours un petit coming out. Et puis, il y a une sorte de mise à nu au travers des paroles…Donc j’ai hâte de voir comment ça va être reçu. Même si j’essaie de ne pas trop y penser, car l’obsession de la validation extérieure est malsaine et, au final, inintéressante.

Ceci dit, sur ce répertoire précis de l’album, on a déjà fait des concerts où on a pu avoir des premiers retours. J’ai l’impression que c’est une musique accessible qui peut parler à des publics différents.

 

@ Visual FX

 

Une cagnotte Ulule est également en ligne…

Elle permet de précommander l’album ou de soutenir le projet. Nous avons été agréablement surpris de la participation rapide des gens. On a, maintenant, le petit stress absolument classique de fin de cagnotte…

Cette première expérience vous donne-t-elle déjà l’envie de renouveler l’expérience ?

Oui ! On va savourer cet album-là, c’est important de le faire vivre et évoluer sur scène. Mais, quand on était en studio, je pensais déjà à mes futurs enregistrements et à ce que je voudrais aborder différemment. Notamment avec un peu plus de lâcher-prise. Romain et moi sommes tous les deux des perfectionnistes, je pense que l’album est assez “clean”. Cela me convient et me semble logique car j’écoute beaucoup de musiques similaires. Il n’empêche que j’ai envie de progressivement m’autoriser à sortir d’une certaine zone de confort, d’aller vers quelque chose de plus improvisé, de moins prévisible, avec d’autres sonorités. J’aimerais bien, en parallèle, muscler la partie piano et claviers…

J’ai aussi, dans les tiroirs, un projet plus personnel de chansons et cette expérience en studio m’a donné l’envie de le concrétiser.

 

@ Visual FX

 

En complément, vous faites partie d’un trio vocal féminin, sans doute très complémentaire, pour vous, de Menalua ?

En effet, c’est une toute autre aventure. « La mécanique des songes » est un trio co-porté avec Alba Obert, au violon, à la mandoline et à la voix, et avec Malou Oheix, à la voix et aux percussions, tout comme moi. C’est de la musique 100% vocale, avec une part belle laissée au violon. Nous jouons régulièrement dans des églises, abbayes, des lieux atypiques en extérieur… L’exigence, celle de l’harmonie vocale, est différente de celle de Menalua.

C’est très enrichissant et cela m’a fait beaucoup de bien. J’ai fait mes premiers concerts avec Romain Salmon, et nos parcours musicaux sont directement entremêlés. Nous avons beaucoup joué en duo (“Azulera Duo”), qui a mené ensuite à ce quartet Menalua. Une telle rencontre est rare et précieuse, mais il reste intéressant de monter des projets sans cette figure “d’alter ego musical”, on se permet d’aller vers d’autres esthétiques et d’explorer d’autres pans de sa personnalité musicale. Avec la Mécanique des Songes, nous chantons de plus en plus des chants du monde (indiens, samis, lettons…), ce qui est un nouvel espace de recherche et de liberté. Nous sommes également, toutes les trois, assez imprégnées de musique classique, on s’autorise à reprendre du Fauré, du Debussy, du Chopin... Je suis très fière de ce projet qui présente de belles perspectives. Et puis, on est entre amies, c’est chouette !

 

 

Pour boucler la boucle, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Des concerts ! Comme je le disais, on n’a pas à se plaindre, on en a déjà une bonne petite poignée à venir, il a fallu aller les chercher, mais c’est gratifiant. Je rêverais d’un peu plus de facilité et de fluidité, qui passeraient certainement par une reconnaissance de l’album par quelques médias, pour nous permettre de jouer davantage. La scène, la rencontre avec différents publics, c’est vraiment ce qui donne du sens à notre métier.

Je rêverais aussi de plus de collaboration, au sens large, avec d’autres musiciens/musiciennes et autres disciplines artistiques (danse, théâtre…).

Merci, Mathilde, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

Diane Dassigny évoque le concert auquel elle participera le 5 avril prochain, ainsi que son personnage sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Diane,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vous serez sur scène, le 5 avril prochain, à 21h 30, au théâtre Le République, avec « Les acteurs TV en concert ». A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Exactement ! Je suis ravie de revenir chanter sur scène…C’est vrai qu’entre les allers retours à Marseille pour « Plus belle la vie, encore plus belle » et mes enfants qui ont 3 et 6 ans, j’ai moins fait de scène ces derniers temps. J’avais joué un très joli spectacle sur Pablo Neruda, qui s’appelle « Je demande la permission de naitre », au mois de juin dernier mais c’est vrai que, sinon, j’avais un peu laissé de côté la scène, alors que ce sont mes premiers amours.

Le 5 avril, je serai notamment avec Jérémy Charvet, un autre comédien de la série, ainsi que Florence Coste et Benjamin Douba de « Ici tout commence », sans oublier Juliette Mabilat de « Demain Nous Appartient ». On va essayer de mettre le feu au théâtre Le République, au sens figuré évidemmentJ. On va faire beaucoup de reprises…Avec Jérémy, on va même chanter nos titres personnels et il y aura des petites surprises…Cela va être chouette, ça va être une heure et demie de bonne ambiance. On est contents de partager cela avec le public, que l’on ne rencontre pas, sauf à des séances de dédicaces. On est dans la télé des gens mais on ne les croise pas, sauf quand ils nous abordent dans la rue donc ce sera l’occasion d’une vraie rencontre avec eux et de passer un vrai moment de partage tous ensemble.

Le registre musical proposé sera assez large, des années 80 à maintenant …

Oui ! On a, chacun, proposé des titres que l’on aime, on a aussi essayé de se retrouver parce que, à 5, on n’a pas forcément les mêmes goûts. On s’est tous mis d’accord, on a essayé de faire un répertoire assez diversifié, avec des choses que l’on apprécie tous. Personne ne se forcera à chanter quelque chose, on a tous validé tous les titres, que l’on va interpréter avec notre cœur.

Tout s’est fait de façon très fluide et c’est marrant, on s’en parlait d’ailleurs récemment, l’ambiance se rapproche de celles de nos séries quotidiennes respectives, il n’y a vraiment pas de problème d’égo, on est tous là pour servir le projet. C’est super agréable ! En fait, on a juste envie de partager, dans des solos, des duos, des trios,…

 

 

Ce concert sera l’occasion, pour les spectateurs, de vous découvrir ou de vous redécouvrir dans un autre registre, bien différent de celui des quotidiennes…

Je suis super contente parce que pas mal de fans de « Mozart, l’opéra rock », qui ont grandi avec moi, m’ont écrit pour me dire qu’ils avaient pris leurs places. Cela me fait hyper plaisir, ce sont des gens que je n’ai pas vus depuis longtemps mais qui ont été présents, pour certains, quasiment tous les soirs. Ils ont fait partie, à un moment donné, de ma vie donc je suis ravie de pouvoir les retrouver à cette occasion-là. Et puis, effectivement, d’autres personnes vont venir aussi parce qu’elles aiment bien nos séries alors qu’elles ne savaient pas que l’on chantait. Ce sera l’occasion, pour elles, de nous redécouvrir !

On ne va pas se cacher derrière nos personnages…On est, tous les cinq, très spontanés donc je pense que, sur scène, ça va être vraiment de l’improvisation et du partage, il y aura un vrai échange sur le moment, permettant aux gens de découvrir nos personnalités.

La troupe des acteurs TV en concert est encore plus vaste que vos 5 noms, ce qui permet, d’une date à l’autre, de proposer des affiches différentes à chaque fois…

Ce que je trouve super, pour nous et pour le public, dans ce concept des acteurs TV en concert, créé par Jérémy Charvet et Sydney, c’est que les gens peuvent venir voir le concert autant de fois qu’ils le veulent parce que ce ne sera jamais le même. En fait, le changement de chanteurs permet une programmation et un répertoire différents ! Toutes les formules sont donc chouettes pour les spectateurs. Ce qui est bien aussi pour nous, par rapport au fait que l’on soit beaucoup pris par ailleurs également, c’est que ça permet de ne pas nous bloquer dans nos plannings. C’est donc une grande liberté…

Quand on est indisponible, on peut même proposer à un copain de nous remplacer. L’été dernier, à Massy, j’avais proposé à Emmanuelle Bouaziz, de « Un Si Grand Soleil » de monter sur scène pour chanter et elle était ravie. Le but n’est pas que ça nous empêche de faire autre chose, c’est vraiment un bonus, un cadeau de la vie, la cerise sur le gâteau.

A quelques jours de la date du 5 avril prochain, dans quel état d’esprit êtes-vous ? Quelles sensations prédominent ?

C’est, effectivement, dans quelques jours mais, d’ici là, il va encore se passer pas mal de choses…Le 22 mars, avec Jérémy, on était d’ailleurs membres du jury de Miss Excellence, on a même pu chanter à cette occasion. Fin mars, on fera de même pour l’assemblée générale de l’association ELA dont on est tous les deux parrains / marraines…En tout cas, je suis très excitée, j’ai vraiment hâte. Je suis d’autant plus ravie parce que ma fille de 6 ans, accompagnée de son parrain et de sa marraine, sera dans la salle, elle qui ne m’avais jamais vue sur scène. Cela va être super, il me tarde !

Pour l’instant, je n’ai pas encore trop peur mais ça va venir…J’aime bien avoir peur, ça me stimule mais, généralement, ça vient en last minute.

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour cette soirée du 5 avril prochain ?

On peut nous souhaiter de kiffer la soirée mais je n’ai pas de doute là-dessus, c’est sûr que l’on va prendre du plaisir. Aussi qu’on puisse enchainer ensemble avec plein d’autres concerts parce que l’on en a tous très envie. Des dates se profilent, j’espère qu’elles se concrétiseront, pour que l’on puisse se retrouver plus régulièrement. Surtout, que ça plaise au public et qu’il passe une bonne soirée !

Vous êtes une artiste aux multiples cordes, entre la scène et les plateaux de tournage notamment. Considérez-vous ces deux domaines comme le même métier ? Ou les dissociez-vous davantage ?

Pour moi, ça reste de l’interprétation, c’est vraiment le même métier, c’est exprimer des émotions à travers des textes qui ne sont souvent pas les siens, c’est transmettre des émotions à un public. Donc, vraiment, je ne fais pas beaucoup de différence ! Après, sur scène, on est plus proche du public, on est dans l’instant présent, c’est chouette aussi d’être dans l’immédiateté, ça fait du bien ! On est alors maitre de ce qui se passe. Contrairement à l’image, où la prise retenue n’est pas toujours celle à laquelle on s’attendait, voire même où le rendu final est différent de la vision que l’on avait. Ce n’est pas nous qui décidons, nous dépendons de beaucoup de choses alors que, sur scène, on est plus maitre du jeu.

En tout cas, faire de la scène et de l’image est très complémentaire. Comme je le disais, mes premières amours sont au théâtre mais, très vite, en découvrant les tournages, j’ai trouvé cela génial aussi. Ce n’est pas la même façon de travailler mais, justement, c’est très complémentaire : on contrôle moins, le travail en amont est plus rapide, il faut faire confiance aux partenaires encore plus immédiatement. C’est un peu comme les deux jambes, les deux vont ensemble. Après, je comprends aussi le choix des artistes qui ne font que de la scène ou que de l’image mais, maintenant, j’aurais du mal à ne faire que l’un ou que l’autre…

Le théâtre commence à me manquer, je n’en ai pas fait depuis longtemps, si ce n’est cette lecture, accompagnée de chansons, à l’été dernier…J’étais seule sur scène, avec quelques musiciens, c’est donc différent d'une pièce plus traditionnelle. Mais c’était bouleversant et magnifique, j’espère d’ailleurs la rejouer pour la faire découvrir à d’autres spectateurs encore. Du coup, retourner sur scène par la chanson dans un premier temps est, je trouve, chouette ! En tout cas, je ne m’interdis pas, en week-end, de programmer des dates mais en solo cette fois-ci…Ce sera peut-être un futur cheval de bataille ! Tout est ouvert, j’aime bien quand la vie me montre quel chemin artistique prendre…Je suis scorpion, je suis donc indécise J

Vous l’avez rappelé, vous participez à la quotidienne de TF1 « Plus belle la vie, encore plus belle ». Sans doute que la fidélité des téléspectateurs vous fait particulièrement chaud au cœur…

L’aventure est incroyable ! Tous les nouveaux avons débarqué sur une aventure qui existait depuis 18 ans, on a été accueillis à bras ouverts, comme si on avait toujours été là, c’était dingue ! De belles amitiés sont nées, notamment avec Léa, Marie, Jérémy, Joakim, …Ils font partie de ma vie et je suis heureuse de retourner sur le plateau retrouver tous les techniciens et toutes les équipes. En fait, il y a vraiment quelque chose de très familial et, effectivement, on est portés un peu par ce succès. Au début, il y avait un peu de stress…La série a redémarré dans un climat de joie, elle reprenait alors que tout le monde pensait que c’était fini mais, en même temps, le climat était particulier parce que Michel et Marwan étaient partis…

Je comprends pourquoi les gens sont attachés à ce programme et pourquoi ça marche. En fait, il y a une vraie sincérité dans la façon de faire, tout le monde travaille pour le public. Il y a énormément de respect des téléspectateurs ! Il y a un vrai échange entre la façon dont la série est fabriquée et la façon dont les gens la regardent…

Votre personnage, Jennifer, vous permet une palette de jeu large et variée…

C’est là où je trouve mon bonheur dans une série quotidienne, ce qui n’était pas forcément évident au départ. Je me demandais si ça allait me convenir, c’est un rythme particulier, jouer un personnage sur la durée est très différent en termes de diversification mais c’est extraordinaire, on peut aborder tous les registres et, quelque part, on est obligé de le faire, sinon ce serait ennuyeux, pour les téléspectateurs et pour nous. Souvent, en France notamment, on met des étiquettes aux gens, je peux être la blonde rigolote qui parle vite, on me propose peut-être moins de choses plus sombres…Là, au début, j’avais un personnage solaire, de comédie et je ne m’attendais pas à être emmenée, au bout de quelques mois, dans quelque chose de très dark, avec une séquestration et un frère que je retrouve dans une intrigue géniale et passionnante à jouer.

Tous les lundis soirs, on reçoit nos textes et on les découvre comme nos cadeaux de Noel. On se demande ce qui va encore arriver à son personnage…Le grand jeu est d’essayer de choper la productrice, Clémentine, pour lui demander où en sont les auteurs et ce qui va nous arriver…Parfois, elle lâche le morceau mais, à d’autres moments, il faut vraiment la travailler au corps J…C’est génial en tout cas, c’est hyper excitant et on leur fait totalement confiance car on est tous très bien servis. On peut même leur faire quelques suggestions, il y a une vraie possibilité du dialogue…Ils partent du principe que, pour avoir envie de rester sur le programme, il faut que l’on soit heureux…C’est un échange de bons procédés : ils font tout leur possible pour que l’on soit épanouis et nous donnons tout sur le plateau pour que les gens soient heureux !

 

 

A noter aussi l’amitié grandissante entre les 4 filles, à vous lancer dans des aventures parfois que Samuel, votre compagnon dans la série, ne doit pas apprendre…

J’ai, effectivement, adoré l’intrigue des 4 filles ! On a passé un moment génial, on a énormément ri, un peu trop…Léa, Cécilia et Anne ne sont pas les dernières pour rigoler, on a eu beaucoup de fou-rires. On espère que l’on retournera ensemble toutes les 4 bientôt.

Avec Inaki, on a joué ensemble de suite. D’ailleurs, j’ai appris il n’y a pas très longtemps qu’au départ, on ne devait pas être un couple sur la durée. Il devait s’arrêter après l’intrigue de la Saint-Valentin mais, justement, les auteurs et le public ont trouvé que ça fonctionnait, ce qui a incité à nous laisser ensemble. C’est d’autant plus marrant qu’à notre première rencontre avec Inaki, il m’a dit aimer, chez les comédiens, le non-jeu, le côté « on ne voit rien », le visage impassible…Je me suis dit qu’il allait détester jouer avec moi mais, en fait, on adore jouer ensemble parce que, justement, on est très différents et très complémentaires. C’est, je pense, ce qui marche bien ! Je trouve que l’on s’est apportés, mutuellement, des choses au niveau du jeu, nous qui n’avons pas forcément les mêmes références. En cela, il y a quelque chose qui marche bien…On s’entend très bien et c’est vraiment super de tourner avec lui !

En plus de la belle entente dans l’équipe, le cadre de tournage et les conditions techniques sont certainement très aidants aussi…

Bien sûr ! Pour moi, pour Léa François aussi, pour tous ceux qui ont des vies de famille avec des enfants en bas âge, c’est super que le tournage n’ait pas lieu sur Paris. C’est, certes, très compliqué pour l’organisation mais, en même temps, je sais qu’à partir du moment où je monte dans le train, je dois être focus boulot, je sais que c’est mon espace, ma vie et mon moment. C’est alors plus facile de décrocher de son quotidien personnel…A l’hôtel le soir, on peut aussi se faire des italiennes avec les autres comédiens et se préparer à notre journée du lendemain.

A chaque fois que j’arrive à Marseille, qu’il fasse beau ou non, je suis marquée par la lumière de la ville…C’est drôle, ce n’était pas une ville que j’affectionnais particulièrement, j’y étais allée pour des tournages et pour des raisons personnelles mais je connaissais alors mal Marseille. Depuis, j’ai appris à l’aimer et c’est toujours une joie d’y retourner. C’est une ville très étendue, pleine de recoins, j’ai l’impression que l’on n’a jamais fini de la découvrir…Il y a aussi plein d’endroits où l’on mange très bien J ! C’est un peu la dolce vita, c’est chouette !

Pour terminer, quels principaux retours pouvez-vous avoir du public sur votre personnage en particulier et sur la série en général ?

Souvent, quand ils m’abordent, les gens sont très gentils et très respectueux. Je suis toujours ravie de parler de la série avec eux. Ils me disent que je les fais rire et qu’ils adorent mon couple avec Samuel. On me parle d’ailleurs plus du côté rigolo de Jennifer que de son côté sombre que l’on évoquait précédemment. J’aime bien cela, c’est ça qui a défini mon personnage au départ, il est arrivé avec cela et je le revendique. Je suis contente de ne pas avoir un personnage plombé, ce qui peut être plus difficile à porter…Forcément, on ne laisse pas complètement son personnage de côté, il nous impacte aussi donc c’est plus facile, dans une quotidienne, de jouer quelqu’un d’optimiste, de positif, de lumineux, que de jouer quelqu’un de sombre sur une très longue période…J’avoue que j’aime bien cela ! Quand la vie est un peu compliquée, je suis contente de rentrer dans la peau de Jennifer, je sais que ça va m’alléger…

Merci, Diane, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Musique

Partager cet article
Repost0

Polina Rushe nous en dit un peu plus sur une nouvelle chanson, qui lui tient particulièrement à cœur !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Polina,

Quel plaisir deffectuer cette nouvelle interview ensemble !

« La chanson de Polina » est sortie il y a quelques semaines maintenant…A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Je suis très contente que les gens puissent enfin l’écouter, danser dessus et partager avec leurs amis. Cest une joie. Ce fut un travail d’équipe, je ny serais jamais arrivée toute seule…Je suis joyeuse que les gens en profitent et évidemment je souhaite faire grandir le bébé et l’élever.

Si lon revient à la genèse de ce projet, comment vous en sont venues lenvie et lidée ?

Cest une histoire très très sympa…On était assis, à table, avec des amis, on discutait et un ami ma demandé pourquoi je n’écrirais pas une chanson sur la paix, moi qui parle tout le temps de ce thème. C’était pour moi un nouveau challenge que jai accepté de suite !

La paix commence en soi, avec la paix intérieure donc cest un sujet qui sadresse à tous. Pour espérer la paix dans le monde, j’ai appris qu’il faut commencer par soi-même. Je navais jamais écrit ou composé de chansons, c’était une vraie page blanche juste avec le sujet connu. Dès le début, j’ai senti que je voulais faire une musique rythmée et dynamique, mais je me suis demandé comment commencer…

 

 

Jai écouté plusieurs musiques mises à disposition à lachat en ligne, cela ma permis de me constituer une sorte de bibliothèque musicale, de comprendre le genre que je voulais faire pour, ensuite, constituer le rythme et me créer donc une base pour travailler dessus. C’était un long processus…long mais enrichissant.

Un jour, après plusieurs versions, en regardant le texte, je me suis dit que ça nallait pas…Jai alors eu une autre idée et je me suis mise à écrire complètement autre chose mais en quelques minutes seulement…Ca y est, javais mon texte, en plusieurs langues ! Tout le travail fait avant mavait aidée grandement en cela…combiner toutes les langues en une chanson n’était pas évident, surtout que le rythme change en fonction de la langue aussi, mais ce changement m'a permis de créer un texte de "La Chanson de Polina" qui correspondait mieux.

N’étant pas chanteuse avant, il a ensuite fallu apprendre à chanter. Jai travaillé avec Eugénie, une professeure renommée, une chanteuse formidable de jazz et de pop. Nous avons travaillé sur l’utilisation de la voix, et à la faire sonner proprement. Et puis, en étant en action, la vie m’a beaucoup aidée à utiliser mon propre son de telle manière que c’est aujourd’hui.

Les gens ne le savent peut-être pas mais chanter est très physique ! Cela vient de lintérieur… Ce travail est unique, il est propre à chacun mais, quand on y arrive, on entre en harmonie avec la musique et cest alors une grande joie ! Je comprends mieux, à présent, la musique, les notes, les différents accords, les différents aspects de chaque texte, les différentes puissances, …Jai compris aussi la responsabilité de ma chanson : elle transmet un message qui me tient à cœur !

 

 

Le travail, ensuite, en studio na probablement pas été de tout repos non plus…

En arrivant en studio, je savais ce que je voulais, javais une idée du rythme et de la puissance, je savais que je voulais jouer du violon, obligatoirement, javais envie dune chanson universelle, pour tous les âges… Ensemble, avec Eugénie et Benjamin, l’ingénieur du son, on a développé la musique en ce sens. Tout au long du processus, les idées ont été nombreuses et les changements également…En tout cas, par le chant, jai pu donner différentes nuances à la structure.

Apprendre à chanter en studio a été un autre moment important. En tant que mannequin, je dois créer une énergie avec la caméra en face de moi…Cest pareil avec le micro, il faut trouver une harmonie ! Jai appris à utiliser cet intermédiaire quest le micro pour rendre la chanson encore plus harmonieuse. Le moindre manque de confiance ou doute sentend dans la voix donc plus on est assumé, plus on est présent, plus ça se transmet en musique ! En chantant, je pensais à tout ce que la vie m’a donné comme chance, aux gens qui allaient écouter le titre, javais envie quils ressentent alors la même chose que ce que je ressentais à l’intérieur.

 

 

Vous le disiez, vous avez écrit cette chanson dans plusieurs langues, faisant ainsi le lien avec votre parcours et votre personnalité…

Exactement ! Je voulais avoir une chanson qui ne ressemble à aucune autre, une chanson à laquelle chacun, dans nimporte quel pays, puisse sidentifier. Javais envie que les latino-américains puissent s’éclater en chantant la partie espagnole, que les anglophones apprécient la rythmique, que les français puissent entendre leur langue dès le début de la chanson qui était voulu pour rendre hommage à cette belle langue et à la France. La France ma, en tant que Russe, tellement donné en expériences personnelles et professionnelles, je suis heureuse et honorée de jouer dans différents séries et films, jai fait des rencontres incroyables en France, il me semblait donc évident que la chanson commence en français. Cest aussi, je pense, l’une des langues les plus jolies et les plus riches. Il me tenait à cœur de donner cette gloire à la France au début du titre !

Bien sûr, étant russe, ma langue maternelle a une place importante dans le refrain. Sans oublier litalien, une autre langue riche et passionnante. Sa place est également importante dans ce titre car je voulais vraiment sortir la voix à litalienne…Donc il y a plusieurs langues pour que chacun puisse sidentifier, même si ce n’est qu’un petit peu.

Cette chanson a également un lien particulier avec lEurovision…

Tout à fait ! Dès sa création, l’idée qu’elle sera présentée à l’Eurovision semblait évident. En arrivant au studio pour la première fois, j’ai annoncé que c’était une chanson pour participer à des projets internationaux comme l’Eurovision. J’ai postulé pour représenter Saint-Marin, l’un des plus petits pays au monde.

C’était ma première chanson donc je navais aucune idée des retours des professionnels. Deux à trois jours après avoir envoyé mon titre, jai eu la joie dapprendre que la chanson avait passé la phase de pré-sélection. C’était une très belle surprise, et encore un pas en avant dans le projet. Donc, avant même sa sortie, on peut dire que « La chanson de Polina » avait pu être écoutée par des professionnels aguerris.

Le jour du casting, tout était planifié à la perfection, j’avais le même jour un shooting très important pour "ELLE Magazine." J’étais prête à faire le casting dans toutes les conditions (en Van en allant au lieu du shooting, au Four Seasons Hotel où j’étais à l’évènement de la marque joallerie, etc.), mais du fait du son, nous avons dû reporter la date du casting et comme celle-ci était la dernière, avec les équipes de Saint-Marin, nous avons décidé de reporter.

On est restés en contact et peut-être que nous nous verrons un jour pour l’Eurovision. C’est un beau projet musical mondialement reconnu, à suivre…

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir de la part des gens qui ont découvert ce titre ?

Jai eu de très beaux retours, très inattendus. Une fille ma même dit que ma chanson était en mode « repeat » dans sa playlist.

Une autre personne ma dit avoir eu des larmes de joie, comprenant, à travers les paroles, que tout est possible. Cest un retour très fort et magnifique ! Mon grand-père, qui chante particulièrement bien, ma dit découvrir de nouvelles nuances à chaque fois quil réécoute le titre. Cest le sentiment le plus agréable, cela montre que cette chanson rend heureux les gens dans le monde entier. On sest amusés à faire ce titre et il donne de la joie, cest merveilleux !

Au-delà de la version audio déjà disponible de cette chanson, un clip verra bientôt le jour…

Oui, très bientôt ! Nous avons eu la chance de le tourner dans des endroits merveilleux, mais je ne veux pas spoiler plus. On le verra très prochainement et j’espère que les gens vont ressentir la même joie que nous quand nous l’avons tourné…:)

Ce projet, vous lavez expliqué, vous aura demandé de nombreuses cordes artistiques. Ce fut donc probablement une expérience particulièrement enrichissante…

Bien sûr ! Jai appris à chanter, à utiliser ma voix, à vraiment apprécier comment rend cette dernière. Quand on est auto-compositrice, on donne quelque chose de soi-même à laudience et à la musique : cest un message, je pense, encore plus précieux. Ce nest évidemment pas parfait, il y a des auteurs et des compositeurs beaucoup plus professionnels mais je peux dire que ce projet est le mien, que cest moi, que je lai créé, que je lai vu comme cela, à travers mon expérience et mon parcours. Cette chanson me permet de montrer que tout est possible !

 

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure musicale ?

Bonne question…Je pense que absolument tout peut arriver, donc je garde le cœur grand ouvert pour tout projet menant à partager avec les gens du monde entier la Joie, l’Unité et la Paix. Que nous nous amusons tous, où que nous sommes, chantant „Zhisn pokasala, vosmozhnoe vse“ (en russe: la vie a montré que tout est possible).

Merci, Polina, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

Eléonore Grimbert-Barré évoque son beau parcours artistique ainsi que ses actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Eléonore,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous êtes une artiste aux expériences riches et variées. Si l’on en revient à la genèse de votre parcours, d’où vous vient cette passion pour l’artistique ?

Je viens d’une famille de musiciens, ma mère est professeure de piano, mon père chirurgien-dentiste mais aussi peintre et grand mélomane. J’ai six grands frères, qui sont tous musiciens (violoncelle, alto, violon, piano, composition, production de musiques de films) et je suis la seule fille, en plus la petite dernière. A force de les entendre jouer tout le temps de la musique à la maison, j’ai, il parait, aussi réclamé mon violon quand j’étais toute petite. Donc ma mère m’en a offert un à l’âge de deux ans...Puis, j’ai commencé les cours vers l’âge de 3 ou 4 ans et, en fait, j’avais tout simplement envie de jouer avec mes grands-frères. A la maison, il y avait de la musique tout le temps, partout et, à chaque fois, je dansais dessus. C’est comme cela qu’au même âge, ma mère m’a inscrite à des cours de danse. Par la suite, je suis rentrée au conservatoire, en double cursus !

C’est vrai que, très jeune, je m’y suis consacrée donc je n’avais pas trop le temps d’aller à l’école. Mes parents étaient assez à l’écoute, je leur en suis très reconnaissante de m’avoir laissée faire cette passion, je les remercie aussi de ne pas nous avoir forcé à faire de la musique, c’est venu de nous-mêmes.

A l’âge de 8 ans, j’ai commencé à suivre l’école à la maison. Je viens de la ville de Chartres, les allers retours au conservatoire de Paris ont fini par être fatiguant, la danse demandant un entrainement quotidien. Très vite donc, je suis devenue parisienne…J’étais très contente, je l’avoue, de ne pas avoir été à l’école, même si ce n’est pas si simple que cela. Donc, très vite dans ma vie, j’ai fait le choix de me consacrer à l’art ! Je suis aussi hyper reconnaissante vis-à-vis de mes parents de m’avoir mise très tôt sur scène…Mes grands frères, plus âgés, étaient déjà concertistes et l’un d’entre eux a composé une musique pour moi, un quatuor à cordes. J’en ai eu les larmes aux yeux…Grâce à cela, je suis rentrée dans l’ensemble Grimbert-Barré, on a fait un DVD, des albums, des tournées un peu partout, …C’est donc à l’âge de 10 ans que j’ai fait mes premiers concerts, avec mes grands frères.

Ensuite, un autre de mes grands frères, batteur, pianiste et compositeur, a voulu mélanger batterie et cordes, ce qui ne se fait pas énormément. Je lui suis très reconnaissante, pour que je puisse montrer au public tous mes arts, de m’avoir mise, dans ses œuvres, au piano, au violon et à la danse. En spectacle, je passais de l’un à l’autre, c’est vrai que c’était un gros challenge ! Après avoir dansé, on transpire et, d’un coup, il faut jouer de l’instrument. Ce n’était pas simple mais, à force, j’ai géré de mieux en mieux. En tout cas, c’était un beau partage et c’était émouvant de voir l’émotion du public, de voir les gens touchés par une famille qui joue ensemble. Je pense qu’il y avait déjà beaucoup d’amour dans notre famille et vis-à-vis du public, qui nous transmettait aussi quelque chose de très touchant. Cela a duré jusqu’à mes 16 à 17 ans. On joue d’ailleurs encore de temps en temps… J’espère qu’un jour, on reformera l’équipe. En tout cas, chacun suit son chemin, un de mes frères est devenu producteur de musiques de films, un autre est concertiste en violon solo dans le monde entier,…

De belles rencontres, tout au long de ce parcours, vous ont aussi incitée à aller toujours plus loin dans vos projets…

Avoir fait de la danse et du violon m’a permis de travailler avec deux grands danseurs de l’opéra de Paris, Wilfride Piollet et Jean Guizerix, qui ont créé leur méthode de danse, à laquelle j’ai été formée, de mes 13 ans à maintenant.

Ma mère m’a incitée, de par mon côté polyvalent, à aussi étudier aux Etats-Unis, où l’état d’esprit est un peu plus ouvert. Je suis, ainsi, partie à l’âge de 16 ans, j’y ai beaucoup appris. Je suis revenue en France pour passer le BAC, avant de m’ouvrir encore à plein d’autres choses artistiques, tout en continuant les concerts. J’aime passer, en permanence, de la musique à la danse. J’ai voulu créer un spectacle, « Le choix », qui parle de cela mais aussi du choix de l’amour…J’y travaille le violon et la danse en même temps, ce n’est pas simple du tout mais c’est un challenge qui a plu aux gens et qui m’a incitée à aller encore plus loin dans ce travail. Du coup, avec un partenaire danseur et circassien, on a travaillé énormément pour qu’il me porte pendant que je joue. Je peux vous dire qu’il fallait faire attention, pour moi et pour le violon. J’aime prendre des risques en tout cas…

 

 

L’origine en est d’ailleurs assez originale…Ma maman vient de la Guadeloupe, elle a été notre manager un long moment, on a fait énormément de scènes et de tournées grâce à elle. On a même joué pour des scolaires…Ces échanges avec les enfants sont hyper intéressants, ils sont vachement à l’écoute et posent des questions après la démonstration. J’étais la seule fille, du coup beaucoup de garçons criaient pour me voir…et l’un d’eux m’a demandé s’il serait difficile de faire de la danse et du violon en même temps. J’avais compris qu’il parlait d’une question d’organisation, en termes d’emploi du temps, car ces deux arts nécessitent d’y consacrer beaucoup de temps. Mais non, il s’agissait de pratiquer les deux simultanément…Et quand 200 enfants crient en même temps pour que je me lance, c’est dur de dire non. C’est comme cela que, pour la première fois de ma vie, j’ai dansé en jouant du violon en même temps. Cela avait plu et mes grands-frères, qui sont plutôt critiques avec moi, m’ont vraiment encouragée à travailler cet axe. Je devais avoir 13 ou 14 ans et c’est alors que je me suis mise à travailler les deux en même temps…

Proposer ces deux arts en même temps permet aussi de transmettre de beaux messages…

L’année dernière encore, j’étais au Carreau du temple, avec l’orchestre de la garde républicaine et j’ai eu un passage en ce sens. C’était génial ! Je montre, ainsi, que c’est possible…Cela me tient à cœur de mettre cela en avant car c’est hyper enrichissant : il n’y a pas de barrière, quand on veut on peut…

J’avais fait une exposition, à la Fac, sur l’enseignement de la danse. Je parlais de comment les gens ont besoin, parfois, de savoir ce que tu fais exactement, si tu ne fais qu’une chose ou plusieurs. Je parlais de ma propre expérience, en expliquant qu’il y a toujours des gens pour juger, qui ont besoin de catégoriser mais qu’en fait, non, on est capable de faire plusieurs choses, c’est possible. Pas uniquement, d’ailleurs, dans le domaine artistique…Après cet exposé, une fille était d’ailleurs venue me remercier du message. J’aime donner de l’espoir à des gens qui n’ont pas osé…Cela fait plaisir quand, en retour, on sent qu’on a donné envie !

Ces différentes cordes artistiques vous permettent, ainsi, une palette large et variée, qui doit être enrichissante, humainement et professionnellement…

C’est ça ! Je ne me suis jamais ennuyée, je l’avoue, dans ma vie. Mais il y a eu des fois où j’étais un peu tirée par les bras, par des professeurs qui m’incitaient justement à choisir. Je me suis, du coup, parfois tiraillée pour savoir quoi mettre en priorité…Il est, parfois, arrivé que je sois plus dans une période pianiste ou violoniste voire danseuse. D’ailleurs, la danse est similaire à un sportif qui doit s’entretenir tous les jours, je n’ai donc jamais pu la laisser de côté, même un moment : si je ne danse pas pendant une journée, je ne me sens pas bien dans mon corps !

Aujourd’hui, je suis contente de cette polyvalence, elle fait ma force et me permet de trouver du travail tout le temps. C’est, tout simplement, ma joie de vivre que de passer de l’un à l’autre !

 

 

En alternant les arts, cela vous permet probablement de revenir avec encore plus de fraicheur sur celui que vous n’avez pas fait pendant un temps…

Bien sûr ! C’est là qu’on voit qu’on ne perd jamais de temps, c’est hyper enrichissant et, dès fois même, ça fait du bien de retrouver certaines choses. Et puis, on continue à travailler inconsciemment dans sa tête…J’aime bien créer aussi donc ça turbine toujours dans mon cerveau ! En vrai, honnêtement, je n’ai jamais l’impression de m’arrêter. Je peux même passer des heures entières à juste penser à ce que j’ai envie de faire…Cela fait partie de l’invention !

Je suis aussi rentrée dans une compagnie de théâtre dansé, du coup je me suis mise également à travailler la comédie…Cela m’aide aussi pour mes autres activités. J’y suis depuis 4 ans…Sur scène, en spectacle, je passe du théâtre à la danse, en faisant un détour par le violon. C’est sur l’histoire du tango, j’aime beaucoup cette pièce, elle est vraiment sympa.

Plus globalement, la scène, au sens large, est un moment particulièrement fort pour vous…L’interaction avec le public permet des instants uniques…

Exactement ! Il y a une force, c’est comme si c’est là où je me sens le mieux parce qu’il faut tout donner, tout simplement, aux spectateurs devant. J’ai vraiment cette sensation d’être portée par le public…Il y a aussi beaucoup de partage. Je me souviens d’avoir accompagné Mademoiselle K, au Zénith de Paris, avec l’ensemble familial. C’était ma première dans un tel lieu, j’ai le souvenir d’entendre des gens crier alors que l’on était tous encore en coulisses. Cela faisait un peu gladiateurs…Quel bonheur, une fois, ensuite, sur scène…J’ai en tête aussi la joie du public de voir son artiste sur scène, le plaisir est donc réciproque !

 

 

Régulièrement, vous êtes amenée à voyager à l’étranger, à la rencontre, on l’imagine, d’autres cultures artistiques…

C’est ça ! J’avais toujours eu ce rêve de voyager dans le monde et, en fait, je suis rentrée dans plusieurs boites de production qui m’ont donné cette opportunité. C’est génial parce que l’on aperçoit, effectivement, des cultures différentes et du beau paysage aussi. En même temps, c’est dès fois frustrant parce que l’on ne reste que 2 jours avant de devoir repartir, ce qui ne laisse pas le temps de voir grand-chose. Mais de pouvoir réaliser ce rêve de voyager dans le monde avec mon métier est, je l’avoue, une grande source de satisfaction.

Pour terminer, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

Je fais aussi de l’orchestre, ce qui me permet de passer par différents styles, du classique à la musique actuelle. Je bouge beaucoup à l’étranger en ce moment, à Istanbul, Dubaï et Marrakech notamment. Chez nous, vous pourrez me retrouver en juin, à Paris, je vous en dirai plus prochainement…D’autres dates avec le spectacle autour du tango seront bientôt proposées à Paris et dans les Yvelines.

Pour la suite, comme mon spectacle « Le choix » a connu un beau succès, à 8 artistes, dont des musiciens qui jouent en live sur scène, j’ai envie d’en faire une suite. Je suis en plein dans l’écriture…

Merci, Eléonore, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

Publicité

Sage : Fanny Gray évoque la sortie de ce titre le 14 février, le premier de son futur EP !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Fanny,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Vendredi 14 février sort le titre « Sage », premier extrait d’un EP attendu pour la rentrée de septembre. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui, oui ! J’ai fait un gros travail pendant un an, j’ai pris beaucoup de recul par rapport à tout ce que j’avais proposé par le passé, où j’étais plus dans la collaboration et dans l’échange avec d’autres artistes. Cela m’a permis de comprendre que j’avais des choses à dire et que j’avais envie de les dire. Cela m’a permis aussi d’avoir plus confiance en moi, pour écrire et composer l’intégralité de cet EP, EP dont je suis très fière parce que c’est moi à 100%. C’est formidable d’avoir enfin la concrétisation de tout ce travail ! Cela fait beaucoup de bien de voir tout ce qu’on s’est imaginé prendre vie donc, oui, je suis super contente de pouvoir proposer ce premier titre et de pouvoir débuter 2025 avec ce beau projet !

 

 

Plus concrètement, avec vos mots, comment présenter ce titre ? Quels thèmes y sont abordés ?

L’EP aborde des sujets liés à l’émancipation, au fait d’être unique et authentique, d’être qui on veut être, de ne pas rentrer dans un moule ni dans des codes, de ne pas être obligé de plaire, que ce soit à la société ou à un tiers, d’être soi-même, d’être libre.

Tous les titres de l’EP vont reprendre un moment important de ma vie de jeune fille à celle de jeune femme. Ce sont ces instants qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, et chaque instant clé donne lieu à une chanson. C’est très important pour moi car, au travers de ces titres, c’est un peu comme si je pouvais enfin fermer le livre, pour laisser ça derrière moi et passer à une nouvelle étape de ma vie.

Plus particulièrement, « Sage » évoque l’émancipation au travers de soi-même. Ce titre parle d’amour, de l’autre, d’une relation qui peut parfois être toxique, des énergies, des corps, des émotions et du fait de se sentir libre !

 

 

D’ailleurs, dans quel registre musical s’inscrit « Sage » ?

On est vraiment sur de la pop française. Je me suis énormément inspirée du travail de Dua Lipa et de Sabrina Carpenter : au travers de la musique et même des clips qui suivront, je puise vraiment dans ces inspirations pour créer… J’aime beaucoup ce qu’elles proposent, chacune dans leur univers personnel.

Au-delà de la sortie du titre le 14 février prochain, vous proposerez également un clip…

Complètement ! Le 14 a lieu la sortie du premier titre, vous allez pouvoir me redécouvrir car il y a eu un vrai travail de fait par rapport à ce que j’avais sorti les années précédentes. J’y assume enfin ma plume. Je propose, ainsi, vraiment quelque chose de nouveau, que j’accompagnerai d’un clip car, pour moi, c’est extrêmement important d’avoir du visuel, j’y suis très attachée. J’avais envie de pouvoir proposer cette matière-là en plus de la musique, pour aussi venir dessiner les mots. Il me tarde de sortir ce clip, deux à trois semaines après la chanson qui sera proposée le 14 février, une date qui n’est pas anodine, car c’est celle des amoureux.

 

 

D’ici à la sortie espérée en septembre de l’EP, d’autres chansons seront progressivement mises en ligne…

« Sage » est vraiment le premier titre d’une longue liste, c’est la première étape d’une longue aventure. D’autres belles chansons suivront ensuite jusqu’à l’été et peut-être une belle surprise pour la rentrée de septembre ! Ces nouveaux titres seront surement accompagnés de clips eux aussi. Je vois un clip comme un mini-film : en trois minutes, je pense que l’on peut exprimer beaucoup de choses au travers des images. C’est important et intéressant de se raconter de différentes façons.

De par mon passif, où j’ai fait pas mal de théâtre, de danse, en plus du chant, sans oublier mes études de comédie musicale, j’aime bien pouvoir m’épanouir dans ces disciplines, ce que le clip me permet de faire ! L’écriture, la composition et l’interprétation se font au travers des mots, la danse et la comédie se vivent au travers des images.

Justement, ce projet d’EP vous permet d’étoffer davantage encore votre palette artistique : en plus de l’interprétation, vous gérez tout l’amont et tout l’aval…

Bien sûr ! Surtout quand on est une artiste indépendante, on a plusieurs casquettes : je suis autrice, interprète, compositrice mais, pour le clip, je suis aussi styliste, réalisatrice et beaucoup d’autres rôles. Je m’occupe de plein de choses car je n’ai pas d’autre choix que de tout faire et de m’adapter. Je le fais avec beaucoup de passion, beaucoup de cœur et beaucoup d’authenticité, c’est très important pour moi d’être sincère dans ce que je propose. J’espère que ça touchera un maximum de personnes.

 

 

Même si ces différentes casquettes génèrent un certain stress, sans doute qu’elles doivent être très enrichissantes humainement ?

Oui ! C’est vrai que ça génère beaucoup de stress : en ce moment, je suis prise par pas mal de choses, tout s’enchaine beaucoup. La machine est en route, c’est beaucoup de pression mais c’est un stress positif. C’est toujours très gratifiant quand on voit le travail fini, on se rend alors compte de ce que l’on a réussi à accomplir. J’ai la chance aussi d’être entourée de très belles personnes qui me soutiennent moralement. Ces belles énergies autour de moi m’aident à rendre les choses possibles.

En tout cas, il y a beaucoup de travail mais le résultat en vaut la peine : il est gratifiant, il me montre ce que je suis capable de faire et d’accomplir. Je me révèle des talents que je ne me connaissais pas, donc c’est chouette !

A quelques heures de la sortie de « Sage », on vous imagine impatiente sinon curieuse des retours du public…

Je suis dans l’attente. J’ai déjà fait des sorties par le passé, qui ont plu mais qui n’ont pas forcément eu le résultat que j’espérais. Avec ce projet et que notamment ce nouveau titre j’espère être découverte par le grand public…Cela me permettrait de réaliser plus de choses et de continuer à faire ce que j’aime le plus au monde, créer.

 

 

Justement, sans doute espérez-vous que la sortie de l’EP ne soit que le début d’une encore plus longue aventure ?

Oui ! Déjà, je vais me concentrer sur les sorties des premiers singles, pour que l’on puisse vraiment redécouvrir mon univers, qui je suis aujourd’hui en tant que femme et en tant qu’artiste, ce que j’ai à dire et à proposer, avec authenticité et sincérité.

En conclusion, que peut-on vous souhaiter pour la sortie de « Sage » ce 14 février ?

Que le titre arrive à toucher un maximum de personnes, afin de trouver et rencontrer mon public et que, ensemble, on puisse aller le plus loin possible.

Merci, Fanny, pour toutes vos réponses !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Musique

Partager cet article
Repost0

La princesse au petit pois - Le musical : Léa Tuil nous présente ce chouette spectacle qu'elle met en scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Léa,

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

Les 7 et 8 février prochains auront lieu, à Levallois, deux représentations du spectacle musical « La princesse au petit pois ». On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

Oui ! C’est une vraie joie de retrouver l’équipe, on s’entend tous très bien, on a beaucoup ri pendant les répétitions, on a eu un mélange de sérieux et d’amusement, le travail s’est fait dans la bonne humeur. Evidemment, je suis très heureuse aussi que ce spectacle, que j’avais créé à l’ESCA, soit diffusé ailleurs également.

Justement, si l’on en revient à la genèse de ce projet, comment vous sont venues l’envie et l’idée de développer ce spectacle ?

L’écriture est une adaptation du conte d’Andersen par Edouard Signolet, auteur français qui travaille beaucoup pour le jeune public. A l’origine, c’était une commande du studio de la Comédie Française. Il se trouve que j’ai pu rencontrer Edouard, qui a laissé libre court à mon imagination, pour que je puisse utiliser son texte à ma guise. C’était vraiment appréciable ! J’ai, ainsi, décidé d’en faire ma propre adaptation…

Au départ, ce n’est pas une comédie musicale, aucune chanson n’avait été écrite mais cela me paraissait évident, en relisant le texte, que l’on pouvait y ajouter des respirations musicales et chorégraphiques, pour ramener de l’imaginaire. Le but était aussi de donner un peu plus encore aux personnages leur côté cartoonesque…

 

 

Plus concrètement, avec vos mots, comment présenter l’histoire abordée ?

Dans l’écriture d’Edouard, les narrateurs de l’histoire sont les comédiens eux-mêmes : une scène se joue et, ensuite, ils enlèvent leurs costumes pour devenir les narrateurs. Je trouve cette esthétique superbe mais j’avais envie d’amener ma propre touche, avec la volonté d’aller dans quelque chose de plus immersif. C’est pour cela que j’ai pensé à la comédie musicale mais aussi à la vidéo d’animation et à la marionnette. D’ailleurs, on ne voit jamais les changements de décors, le but était de faire quelque chose de très visuel et d’assez magique. Il y a quatre acteurs sur le plateau pour interpréter au total onze personnages différents mais, à chaque fois, les costumes, les accents, les caractères varient.

C’est l’histoire d’un roi, d’une reine et d’un prince, qui vivent dans leur royaume, tout est pour le mieux, ils y sont heureux parce qu’ils n’en sont jamais sortis. Complètement enfermés, ils ne connaissent rien des drames du monde ni des malheurs de la vie. Mais il se trouve qu’un jour, le prince dit avoir envie de quelque chose de plus…Ses parents comprennent finalement qu’il lui manque une princesse : il se sent seul, il n’a plus envie d’être seulement un, il a envie d’être deux. Le roi et la reine, comprenant son souhait à son âge, lui demandent cependant d’épouser une vraie princesse. Là, arrive tout le drame…

Le prince va, ainsi, de royaume en royaume mais tombe, à chaque fois, sur des princesses très extravagantes, qui vont vouloir le manger ou l’attacher.

On comprend ainsi que les thèmes abordés sont nombreux et variés…

C’est un voyage initiatique à la découverte de l’amour. Evidemment, les enfants ne captent pas forcément tout, le but était de faire un spectacle à double lecture, qui plaise aussi aux adultes. L’objectif est de réunir enfants et parents, chacun avec leur sensibilité propre.

Il y a cette réflexion sur l’amour, notamment l’amour androgame : sociologiquement, il est prouvé que les couples mixtes ne sont pas du tout en majorité. La mixité sociale n’est pas forte, il est rare de trouver un ouvrier qui sorte avec une cadre supérieure. C’est une réalité…Je trouvais très intéressant, du coup, de se demander pourquoi on est attirés par des gens qui nous ressemblent et ce qui fait que l’amour est ainsi conditionné. Je voulais aussi m’interroger sur l’héritage de nos parents, sur le rôle qu’ils ont à jouer dans ce chemin-là vers la recherche de l’amour. En général, ils nous transmettent des valeurs, nous donnent un chemin, nous indiquent une façon de vivre, parfois même un métier ou encore un choix de conjoint. Dans ce spectacle, il est d’une extrême nécessité, pour le roi et la reine, que leur fils soit avec une vraie princesse, au sens de quelqu’un du même rang social.

Le conte d’Andersen est, en fait, une vraie farce, qu’Edouard met bien en avant : l’histoire raconte une princesse qui, un jour, dégoutante d’une pluie battante, tape à la porte d’un château demander un abri pour la nuit. Le roi et la reine sont répugnés par son état mais ils la laissent quand même rentrer dans leur royaume…De par son apparence, ils doutent qu’elle soit une vraie princesse et, pour s’en assurer, ils décident de mettre un petit pois sous son matelas…Si elle le sent, cela voudrait dire qu’elle a une peau tellement sensible qu’elle serait une vrai princesse. C’est là qu’est la farce : cela voudrait dire qu’un légume pourrait déterminer la pureté d’une personne…Je trouve cela absolument absurde et très drôle ! J’ai, ainsi, trouvé intéressant de s’interroger sur l’impact de l’apparence et sur les raisons du rejet éventuel d’un membre d’une société…

Ce projet vous permet de développer différentes cordes et techniques, qui doivent certainement être très enrichissantes…

Oui ! C’est une jeune compagnie donc je fais la mise en scène, je suis la narratrice du spectacle en voix-off et je suis aussi la régisseuse plateau pendant la représentation. Je suis également la productrice et la diffuseuse de ce spectacle. A un moment, j’ai même fait un peu de scéno mais, aujourd’hui, j’ai la chance de travailler avec deux nouvelles scénographes.

C’est un spectacle qui vit grâce à une équipe qui a cru au projet, qui s’est investie réellement, ce qui est super ! Il y a quatre comédiens, je le disais, mais on est quatorze au total, si l’on compte les musiciens, les régisseurs plateau, la régisseuse son, la créatrice lumière, la costumière…Ce sont de superbes rencontres et tous sont d’un grand soutien.

 

 

Au-delà des deux dates évoquées, quelle suite aimeriez-vous donner à cette belle aventure ?

Nous aussi des dates pour les scolaires, toujours à Levallois, début février. On a eu beaucoup de demandes d’écoles locales mais aussi de centres de loisirs, c’est vraiment super ! Pour les dates des 7 et 8, des professionnels ont été invités à venir, on verra comment ils réagiront, on espère que ça va donner encore une suite à ce projet pour les saisons prochaines.

En tout cas, on a déjà d’autres dates qui sont programmées pour cette saison, on a la chance d’être soutenus par la ville d’Asnières, ville dans l’école nous avons tous faits l’ESCA, l’Ecole Supérieure de Comédiens par l’Alternance. On en est très contents ! Ainsi, nous serons programmés le 11 avril pour deux séances aux scolaires dans le théâtre Armande Bejart, un lieu de 500 places. C’est une fierté ! La semaine du 19 mai, nous serons aussi programmés au château de la ville, dans le cadre du festival château en scène. C’est royal pour nous, c’est le cas de le direJ. On y jouera, pour l’occasion, la version extérieure du spectacle, avec des interactions qui vous surprendront. On aura une liberté de jeu et un espace immenses de recréation de la pièce…

En complément, la pièce « Qui a hacké Garoutzia ? » poursuit son chemin, pour votre plus grand plaisir…

Oui, vraiment ! On a eu la chance d’être quasi complets tous les mardis soirs, ce qui n’est pas donné à Paris, encore plus pour un spectacle autour de l’IA…On est trop contents ! Cela nous permet de prolonger au moins jusqu’à fin février, en plus des autres dates prévues en tournée. D’ailleurs, le 25 janvier dernier, dans le cadre d’une journée spéciale autour de l’IA, on a même eu la chance de jouer à la mairie de ParisJ. C’était une vraie joie et un vrai honneur !

Merci, Léa, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Musique

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>