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Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien et musicien Yannick Mazeas nous dévoile ses projets !

Bonjour Yannick,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre CV met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la comédie et de la musique. Simplement, comment résumeriez-vous votre parcours artistique jusqu’à ce jour ?

J’ai commencé très jeune, à l’âge de sept ans, par de petits rôles dans des téléfilms. Ceci de façon occasionnelle, comme c’est encore le cas aujourd’hui. Je n’ai jamais couru les castings à tout prix.

A l’inverse, je pratique la musique de façon continue et notamment le saxophone depuis que j’ai quinze ans. Donc mon parcours artistique est composé de beaucoup de musique et d’un peu de comédie.

2/ Quelles différentes et, à l’inverse, quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Comprendre la musique apporte de la sensibilité. Le développement et l’accroissement de cette dernière aide dans un jeu de comédien.

La compréhension des sentiments en est alors favorisée, ce qui est très utile !

3/ Quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement un nouveau projet musical, « Yaroz project », qui est une formation avec le DJ Robin Cook et moi-même au saxophone. C’est de la musique électronique, mais au sens très vaste du terme.

Il faut vraiment écouter pour mieux percevoir le thème, j’ai moi-même du mal à classer le genre. Plusieurs dates sont déjà programmées et j’ai hâte d’y être.

J’aimerais aussi composer encore plus pour produire de nouvelles musiques afin de faire danser les gens. Cela me tient vraiment à cœur. Ajoutons aussi ma volonté de faire de l’évènementiel en lien avec la musique.

Quant à la comédie, comme je vous l’expliquais précédemment, je n’effectue pas de démarche particulière, j’écoute principalement les opportunités qui me plaisent.

4/ Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ou, à l’inverse, leur complémentarité vous attire-t-elle davantage ?

J’apprécie la polyvalence des arts et des genres, que j’ai l’envie d’ailleurs de développer. Je n’aime pas me limiter à un seul thème.

Faire plusieurs choses en même temps favorise aussi leur complémentarité et donc une réalisation plus efficace et intéressante. Plutôt que de se spécialiser dans un domaine et, à un moment donné, ne plus avoir le recul nécessaire. Dans pareille situation, la passion s’essouffle aussi progressivement, ce qui n’est pas agréable.

J’ai donc l’envie de continuer à avancer, de faire des rencontres pour mener à bien des projets ainsi que des créations originales.

5/ Les rythmes sont généralement soutenus sur les plateaux de tournage. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’ai pu remarquer, au travers de mes modestes expériences, que la difficulté d’apprentissage d’un texte peut varier selon son écriture. Un contenu rédigé de façon inhabituelle nécessitera plus de temps à être retenu qu’un texte découlant naturellement.

Plus concrètement, je relis le texte plusieurs fois, je l’apprends, je cherche à le comprendre et à en situer le contexte. Le répéter à voix haute ou bien avec quelqu’un aide beaucoup.

Ceci afin d’être à l’aise et de ne pas chercher ses mots lorsque l’on joue.

6/ Revenons quelques années en arrière. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

Pour être totalement honnête, j’ai découvert et écouté la musique assez tardivement. La passion m’est ensuite rapidement venue et je me suis laissé tenter pour jouer d’un instrument.

Le choix du saxophone s’est sans doute fait par affinité. Le son me plaisait et l’instrument est lyrique. J’aurais certainement raté quelque chose si je n’en avais pas fait.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

Si vous souhaitez découvrir une nouvelle formation un peu originale par rapport à une musique plus traditionnelle, n’hésitez pas à visionner sur le web les contenus existants.

Sur scène, la construction du contenu s’effectue en live, l’histoire racontée pendant deux heures est semi improvisée, elle varie donc d’une date à une autre. Nous nous efforçons de ne pas jouer une œuvre préconstruite.

Nous serions ravis de vous rencontrer lors d’une prochaine date !

Ce fut un plaisir Yannick d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Voici différents liens mettant en avant vos projets :

https://www.youtube.com/watch?v=HtEJbjH7CRA

https://soundcloud.com/yaroz-project

https://www.facebook.com/yarozproject

Publié dans Télévision, Musique

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Le comédien Alexis Néret nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Alexis Néret nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Bonjour Alexis,

C’est un plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie.

1/ Vous serez, du 25 juin au 26 juillet, à l’affiche du Vingtième Théâtre avec la pièce « Cyrano de Bergerac ». Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, pourriez-vous nous en rappeler le contenu ?

C’est en fait l’histoire d’un homme qui est partagé dans sa vie. Son côté très héroïque et très guerrier masque une certaine faiblesse, retranscrite sur son nez. Cyrano fait une fixette sur ce dernier, j’irai même jusqu’à dire une sorte de névrose, se croyant laid alors qu’il ne l’est pas. Au contraire, il est très désiré par la gente féminine.

On peut parler de syndrome de l’artiste maudit. Il veut être admirable en tout et pour tout mais, à l’inverse, il est incapable de prendre dans ses bras une femme et lui dire qu’il l’aime. Cet acte est impensable pour lui.

Il se pense seul, mais il est très entouré notamment par ses amis, par sa cousine Roxane, qui est l’amour de sa vie et par Christian, qui devient presque son frère.

2/ Vous y interprétez le personnage principal. Quelles sont ses principales caractéristiques?

Cyrano de Bergerac est quelqu’un de profondément triste, dans le sens où il est sombre. Il est retenu sur lui-même et s’auto-renferme. Pour parer à cela et connaitre des instants de gloire, il fait des choses qui sont insurmontables pour un individu lambda. C’est alors de l’héroïsme à l’état pur ! Comme par exemple zigouiller tout seul une centaine de personnes.

Il est un mélange de guerrier, de militaire mais aussi de poète. C’est un héros mais qui, comme je vous l’expliquais, n’a pas le courage d’assumer une relation. Il se l’interdit peut-être car ce malheur lui permet de s’élever encore plus. Ajoutons qu’il est bon, juste et éminemment gentil. Typiquement, il se sacrifie pour que Christian et Roxane soient heureux.

Il est admirable mais il a ce poids qui le pèse, qui s’est matérialisé et qui l’a rendu célèbre avec son nez. C’est un jeune garçon qui est mal dans sa peau, comme il le dit dans la pièce. N’ayant pas de sœur, il n’a pas réellement eu précédemment de contact féminin. Expliquant sans doute aussi le fait qu’il soit redoutable en tant que combattant car il n’a connu que la guerre.

3/ Quels sentiments cela procure-t-il de jouer une pièce aussi connue et aussi noble ?

Il s’agira sans doute de l’un des plus beaux moments de ma vie. J’ai eu l’occasion et la chance de jouer de nombreuses pièces, j’en suis à mon quatorzième spectacle, mais je travaille cette œuvre depuis six ans.

J’avais déjà commencé lors de ma formation et ce fut une vraie rencontre. Comme avec Harpagon, dans « L’avare » de Molière. Après cinq années de réflexion et de travail sur le personnage, au-delà de l’envie folle de jouer ce personnage, m’est venu le souhait de monter la pièce. Ce qui a pu se concrétiser grâce à une troupe extraordinaire. Sans oublier bien sûr Christian Bujeau qui a accepté de m’aider à la mise en scène et de nous coacher.

La sensation que je connais actuellement est impalpable. Le simple fait d’en parler avec vous me donne des frissons.

4/ A quelques jours de la première, quel est actuellement le sentiment prédominant : l’excitation d’être au soir de la première ? Ou l’angoisse, bien compréhensible, que l’on peut connaitre avant tout démarrage ?

C’est un mélange de tout cela. Le stress de ne pas être prêt est important. Nous sommes huit sur scène, il faut donc que je fasse confiance à tous les comédiens. Même s’ils sont entrainés et préparés, nous ne sommes pas à l’abri d’un aléa, comme cela peut arriver sur n’importe quelle pièce.

D’un autre côté, arrivant au bout des préparations, il faut à présent se lancer à corps perdu. Le trac va croitre progressivement et lorsque la pièce aura commencé, il sera temps de foncer tête baissée pour régaler le plus possible le public, pour que les gens rêvent, vivent les émotions avec nous et qu’ils soient contents d’être venus.

5/ En parallèle, vous assurez aussi la mise en scène de l’œuvre. Quelles sont les clés pour combiner cette casquette avec celle du comédien ?

Il est nécessaire d’avoir un très bon assistant. Ce qui est mon cas, au travers de Louis Bujeau. Là encore, ce fut avec lui une très belle rencontre et nous avons déjà d’autres projets ensemble. Il m’a énormément aidé.

Ayant beaucoup travaillé mon personnage en amont, j’en avais déjà une idée très définie. Me permettant ainsi de m’attarder sur la mise en scène et sur les autres comédiens.

6/ A ce titre, avez-vous essayé d’apporter un élan différent à l’œuvre ou, à l’inverse, avez-vous la volonté de rester classique et standard ?

Ne serait-ce que pour l’esthétisme général de pièce, j’ai fait moi-même tous les costumes et effectué la scénographie. J’ai essayé d’obtenir un rendu très visuel et graphique. Ma passion pour la peinture m’a aidé pour cela.

Etant respectueux de l’œuvre au plus haut point, j’ai essayé de garder un certain classicisme pour les personnages. Je me suis d’ailleurs attardé sur ces derniers car, bien souvent, cette pièce est montée avec des comédiens plus âgés, pensant qu’ils ont plus d’expérience pour jouer les rôles. Théorie que je ne partage que peu, c’est pourquoi m’accompagnent uniquement de jeunes comédiens. Parce que la pièce en elle-même et les rôles sont jeunes.

Cyrano, par exemple, a vingt-cinq ans au moment de l’histoire et Roxane dix-neuf. J’ai donc voulu rendre visible ce côte dynamique et jeune. La passion, l’euphorie, la guerre et la déchirure traduisent cela. Ces jeunes adultes sont des révoltés, tous avec leurs problèmes respectifs. Ils ont l’envie de faire des choses et ont des règles de vie. La vérité de cet élan de jeunesse a été l’un des moteurs de la mise en scène. En maintenant, comme expliqué, une part de classicisme.

7/ Une fois les dates évoquées jouées, quelles sont les prochaines étapes souhaités pour ce beau projet ? De nouvelles représentations parisiennes ? Une tournée ?

Les deux font parti de nos envies. Une tournée est un moment de partage formidable, c’est une expérience unique dans une vie. Les dates parisiennes, quant à elles, sont aussi l’occasion de permettre la venue de directeurs de théâtre.

8/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène ?

J’imagine que beaucoup de monde connait l’œuvre, pour l’avoir déjà vue en film ou au théâtre. Mais je crois que cette pièce peut être vue et revue sans lasser. Surtout, si le pari de vous faire venir est réussi, vous serez alors transportés avec nous.

Ce rapport au public se poursuit à l’issue de la représentation, où nous sommes disponibles pour échanger et aller prendre un verre tous ensemble.

Un grand merci Alexis pour cet agréable échange.

Publié dans Théâtre

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Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Publié le par Julian STOCKY

Exclu - Les Mystères de l'Amour : Lakshan Abenayake met son personnage de Rudy entre parenthèses !

Bonjour Lakshan,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les fidèles téléspectateurs de TMC peuvent vous retrouver dans la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Rudy. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, qui est-il et quelles sont ses principales caractéristiques ?

Rudy est un personnage qui a fait son apparition dans la série « Les vacances de l’amour », aux Caraïbes, il y a une quinzaine d’années environ. C’était, au départ, un petit rôle de chauffeur de taxi, qui accompagnait la bande d’amis de l’aéroport à l’hôtel ou à leur lieu de résidence.

Ayant démarré au cinéma et à la télévision en même temps, ma participation à la série a alors créé un certain décalage intéressant. J’ai de suite aimé interpréter ce rôle, au sein d’une équipe avec laquelle je me suis vite bien entendu.

La sympathie générée par le personnage lui a permis d’avancer et de grandir. Il est quelques peu devenu indispensable, notamment via son décalage culturel et sa façon de parler bien différente. Mon accent a facilité l’intégration et l’acception de Rudy par les téléspectateurs : beaucoup de gens l’apprécient !

Aujourd’hui, Rudy est devenu un vrai ami au sein du groupe, tout particulièrement d’Hélène. Il est toujours là pour apporter son soutien. Même si, de temps en temps, il créé des situations compliquées.

2/ Les facettes mises en avant de votre personnage ont évolué depuis plusieurs saisons au travers notamment de sa relation avec Mylène. A ce titre, comment aimeriez-vous voir évoluer Rudy ?

J’aimerais beaucoup que mon personnage puisse changer. Développer un côté « bad boy » me plairait ! Je souhaiterais prendre le risque de jouer des situations plus compliquées. Jouer prendre des risques comme dans la baie des flamboyants

Mais le producteur, Jean-Luc Azoulay, semble avoir peur de changer ce personnage, préférant que Rudy reste accessible et gentil, comme le connaissent depuis de nombreuses années les téléspectateurs. Il a tout de même développé la relation avec Mylène, que j’ai beaucoup aimée.

J’ai appris à connaitre Céline Durand, qui interprète ma compagne dans la série, et nous nous sommes très vite accordés d’un point de vue artistique. Le décalage entre deux personnages est intéressant, entre une bimbo blonde et un chauffeur de taxi sri-lankais, gentil et sympathique.

Depuis la mise en avant du couple Rudy-Mylène, nous avons eu, tous deux, de belles scènes à jouer. Ce qui fut un vrai plaisir !

3/ Le rythme de tournage, sur la série, est plutôt soutenu. Quelle est votre méthodologie de travail en amont du plateau ? Comment vous préparez-vous ?

J’apprécie beaucoup pouvoir disposer d’une part d’improvisation. Je n’aime pas maîtriser le texte à la virgule près.

Lorsque, comme moi, un comédien interprète un personnage depuis plusieurs années, il ne peut pas apporter une touche personnelle supplémentaire s’il récite son texte par cœur.

Nos petits défauts mais aussi nos petites inventions spontanées peuvent créer une très jolie valeur ajoutée. Sinon les téléspectateurs auraient l’impression, chaque week-end, de voir apparaître le même Rudy.

A l’inverse, à chacune de mes participations à un long-métrage, mon travail préparatoire a été plus approfondi, car il n’y a pas de récurrence du personnage. Ajoutons aussi le jugement plus sérieux de la part de la critique.

La série, quant à elle, raconte des événements simples de la vie quotidienne. Il nous faut donc, en tant que comédiens, être nous aussi simples. Autrement dit, nous devons garder une part d’improvisation !

4/ Les membres de l’équipe, pour la plupart, se connaissent depuis de nombreuses années. Aussi, comment est l’ambiance sur le tournage ?

L’ambiance y est très sympathique ! Notamment grâce à Macha et Patrick, qui apportent en permanence de la bonne humeur. Nous aimons tous nous amuser sur le tournage. Même si l’équipe est grande, nous nous connaissons depuis très longtemps et les journées ensemble sont toujours très agréables.

La maîtrise et la parfaite connaissance de nos personnages respectifs depuis de nombreuses années nous aide aussi à être détendus sur le plateau. Il n’y a pas le même stress que lors d’un démarrage.

Rudy devenant un confident pour son ami Nicolas, j’ai de plus en plus de scènes avec Patrick Puydebat, et j’y prends un réel plaisir.

5/ En parallèle, quelles sont vos envies et vos projets artistiques du moment ?

J’ai actuellement beaucoup de projets. Aimant beaucoup le cinéma intellectuel d’auteur, je vais produire au Sri Lanka mon deuxième long-métrage. Le tournage devrait débuter l’année prochaine, en février ou en mars.

En parallèle, j’ai tourné avec le réalisateur Alain Maline, en Guyane, dans une tribu amérindienne. En compagnie également de Pauline Lefèvre, une ancienne Miss Météo de Canal+. Ce projet cinématographique a été l’occasion d’un magnifique tournage, qui reprendra en septembre.

Notons que je développe aussi un projet d’hôtellerie dans mon pays natal, dans un contexte donc bien différent de celui d’acteur. Le cadre est magnifique, en bord de mer. Les démarches avancent plutôt bien.

C’est pourquoi j’ai l’envie de découvrir d’autres horizons pour voir différemment les choses. Je vais notamment faire un break sur TMC et m’éloigner de la série un moment, avant d’y revenir plus tard.

6/ Quelles en seront les conséquences ? Allez-vous mettre de côté temporairement votre carrière de comédien, une fois les tournages terminés, pour vous consacrer à ce projet hôtelier ? Ou, malgré tout, voulez-vous jongler entre les deux domaines et peut-être avoir d’autres projets en comédie ?

Je suis dans la série depuis près de seize ans. Ce qui aurait pu laisser le temps au personnage de Rudy de devenir aussi présent que ses camarades. Mais, justement, je ne me suis pas vu devenir aussi imposant. D’autant plus que mon degré de présence est cyclique.

Nombreux sont d’ailleurs les fans me demandant régulièrement pourquoi Rudy est souvent absent. Il m’est arrivé de ne pas apparaître pendant une dizaine d’épisodes, ce qui n’était pas volontaire de ma part. J’aurai aimé tourner davantage et être plus présent dans la série.

Je vous le disais précédemment, Rudy a eu l’opportunité de développer une relation avec Mylène, mais cette dernière est absente depuis un petit moment. Ce qui m’embête un peu car nous avons travaillé pour donner cette image. A présent, Rudy est seul, Mylène a disparu et les téléspectateurs s’interrogent sur cette évolution.

Ajoutons à cela l’absence récurrente de Jeanne. Il était agréable d’être son ami. Je ne l’ai plus actuellement à mes côtés, elle me manque. J’aimerais bien la revoir, pour réveiller l’amitié que j’ai avec elle.

Ces trois éléments m’ont fait réfléchir et, puisque mon projet d’hôtel avance correctement, j’ai expliqué à Jean-Luc Azoulay que je serai moins disponible dans les prochains temps. Je vais en effet m’envoler pour plusieurs mois au Sri Lanka afin de finaliser les actions en cours.

Aussi, je pense être encore présent au démarrage de la dixième saison sur « Les Mystères de l’Amour », toutefois rien n’est encore sûr pour la suite. Il est important de comprendre que je ne quitte pas la série, mais je vais m’arrêter pour un petit moment. Je reviendrai plus tard, ne vous inquiétez pas.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédien ?

Les choses se sont faites par pur hasard, grâce à Jean-Luc Azoulay. A la recherche d’un nouveau personnage, il m’a proposé, lors d’un dîner, d’intégrer l’équipe. Je ne lui ai pas répondu de suite, car j’avais un autre métier, bien différent, que je ne pouvais abandonner. Je m’inquiétais aussi de ma maîtrise de la langue française.

Après réflexion, je lui ai proposé de me faire accompagner d’un coach, qui pourrait mieux juger que moi ma pertinence à accepter la proposition. Après une semaine de travail en commun, sa réponse a été positive, mettant tout de même en avant ma nécessité d’accentuer mon travail et ma connaissance du français. Ce qui me permettait également de commencer progressivement l’aventure aux côtés de Jean-Luc Azoulay.

Après avoir aussi intégré l’école du Studio Pygmalion, où j’ai beaucoup appris, j’ai pu répondre favorablement à plusieurs propositions, notamment de films. Mon profil atypique a beaucoup plu.

Par la suite, j’ai même reçu le prix Jeune Talent par le studio ArtCo, au Festival de Paris.

8/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours?

Je tiens tout d’abord à vous remercier. Vous avez bien souvent raison dans vos jugements et vous nous aidez grandement à nous corriger dans notre jeu et notre interprétation.

J’ai besoin de vos avis sur mes prestations et sur la façon dont vous aimeriez me voir évoluer.

Vous êtes nombreux à me suivre, ce qui me touche énormément ! C’est très beau d’être aimé. J’ai beaucoup de respect pour vous tous.

J’ajoute que je ne vais pas disparaître, je vous tiendrai au courant de toutes mes actions et de mes projets, notamment grâce à ma page Facebook, où je vous donnerai des informations.

Je conclurais en vous disant que je vais essayer de revenir, dès que cela sera possible !

Un grand merci Lakshan pour cet échange très pertinent !

Rappelons, en conclusion, que vous avez aussi précédemment tourné aux côtés notamment d’Isabelle Huppert, de Jean-Pierre Darroussin, de Richard Bohringer ou bien encore d’Omar Sharif.

Publié dans Télévision

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Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Publié le par Julian STOCKY

Isabelle Ithurburu évoque le tournoi associatif "7 de coeur" !

Bonjour Isabelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous serez, les 20 et 21 juins prochains, marraine du tournoi « 7 de cœur », aux côtés de Henry Chavancy. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le principe de cette manifestation associative ?

C’est un tournoi de rugby à 7, où chaque équipe inscrite s’engage à récolter des fonds pour une des associations soutenues par le tournoi. Elles sont 5 au total, dont la petite association béarnaise « Swing Du Cœur » que je soutiens en parallèle personnellement depuis 2 ans maintenant. C’est un tournoi très sérieux, auquel seuls des licenciés de la FFR peuvent participer, ce qui offre un assez bon niveau aux spectateurs friands de cette discipline !

Pour tenter de récolter le plus d’argent possible, les organisateurs du tournoi font preuve de beaucoup d’imagination, et ont créé au fil du temps d’autres activités pour attirer le public le plus large possible et divertir petits et grands…

2/ Le programme des deux journées sera riche et complet. De façon simple, quelles en seront les grandes lignes ?

Le rugby, le dodgeball et le ventriglisse ! Aucune excuse, tout le monde peut trouver un domaine dans lequel il excelle et surtout dans lequel il s’éclate !

3/ Vous êtes investie dans ce projet depuis plusieurs années. Quelles raisons vous y ont incité ?

J’ai été contactée par les organisateurs il y a un peu plus de 2 ans, et j’ai tout de suite été séduite par le fait que le rugby et la fête soient utilisés comme prétexte pour venir en aide aux personnes en difficulté. Leur implication malgré leur jeune âge et leur incroyable motivation a suffi pour me donner envie de me joindre à eux !

4/ Plusieurs associations caritatives sont mises en avant au travers de cette démarche. Comment le public peut-il les accompagner ?

Il y a plusieurs moyens pour le faire. La 1ère étape, qui se déroule actuellement, consiste à choisir l’association que vous souhaitez soutenir, en faisant un don à une des équipes engagées en sa faveur, ici : http://tournoi7decoeur.com/fr/les-assos/

L’autre manière, évidemment, c’est de venir nombreux sur le tournoi à Versailles le weekend du 20 juin ! Plus il y aura de monde, plus les dons seront importants ! Il y aura des jeux, des animations, de quoi manger et boire… Il y aura même une vente de maillots dédicacés : l’essentiel des recettes du weekend sera reversé aux associations !

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à participer à ce beau projet ?

Juste leur dire qu’être solidaire de nos jours, c’est déjà quelque chose d’exceptionnel ; mais que d’être solidaire tout en s’amusant et en passant du bon temps c’est encore plus fort !

Un grand merci Isabelle pour vos réponses !

Publié dans Télévision

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La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Cristelle Ledroit nous présente ses projets et ses envies artistiques !

Bonjour Cristelle,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de théâtre, de la télévision mais aussi des voix-off. Simplement, comment présenteriez-vous votre carrière jusqu’à ce jour ?

Mon parcours est, je crois, un peu éclectique. J’ai fait beaucoup de danse et de sport, mais aussi du théâtre, à mon plus jeune âge, dans des compagnies. A 8 ans, j’écrivais mes premières pièces, que je jouais avec mes voisines. Ces représentations, devant les parents, étaient très importantes pour moi. Très vite, j’ai eu le goût des histoires, de leur écriture et de la mise en scène associée.

J’ai ensuite beaucoup travaillé dans l’évènementiel, en tant que jeune étudiante. Passant ainsi de l’autre côté de la scène. Pour répondre aux grands évènements des entreprises, il m’a fallu inventer et créer, notamment avec des musiciens, des danseurs ou bien encore des peintres.

Par la suite, j’ai eu la chance d’accompagner une personne, avec laquelle je travaille d’ailleurs encore aujourd’hui, dans la création du festival Cadrage, une compétition nationale de films courts. Que nous avons enrichie avec la participation, entre les projections, de peintres. Permettant ainsi à différents corps de métiers de se rencontrer et de se compléter.

Ce qui m’a alors définitivement convaincu de ma passion pour les domaines artistiques et de ma volonté d’en faire mon métier. Faisant alors le choix d’approfondir mes compétences théâtrales.

2/ Quelles principales différences et, à l’inverse, quelles grandes complémentarités retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Le fond reste le même car nous y défendons un personnage, dans une certaine situation, mais les codes pour y parvenir sont très différents, notamment d’un point de vue technique. De plus, l’intensité mise sera plus ouverte et plus élargie au théâtre, comparativement par exemple à un gros plan au cinéma.

Da façon générale, je crois ces différents arts très complémentaires les uns des autres.

3/ Pour la suite de votre parcours, aimeriez-vous vous consacrer à l’un d’entre eux en particulier ? Ou, au contraire, la diversité générée vous plait-elle davantage ?

Quelque soit la discipline dans laquelle je travaille, je pense me servir, de façon complémentaire, des autres. Typiquement, au théâtre, je me sers de la danse, de l’expression corporelle mais aussi de mes cours de chant. Qui amènent un sentiment et une émotion.

4/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’écris beaucoup, j’observe énormément, je suis une baroudeuse de la vie. L’écriture m’amène des réflexions personnelles, que j’ai envie de développer et de partager. Mais aussi d’explorer et de confronter.

Principalement sous forme de nouvelles, qui sont largement inspirées de personnes que j’ai rencontrées lors de faits divers. Ce sont aussi des recueils de « poésie », des regards sur des instants de vie mais aussi des sentiments sur la société d’aujourd’hui.

Mes écritures sont parfois très sombres, très incisives, voire même quelques fois cyniques. Mais j’y ajoute énormément de légèreté pour que la comédie humaine ressorte.

D’ailleurs, je travaille actuellement à l’édition d’un recueil de pensées et de nouvelles.

En parallèle, nous sommes actuellement en discussion pour reprendre une pièce de théâtre, que nous avons déjà jouée l’année dernière en Avignon, « N’oublions pas d’être heureux », écrite par la comédienne Maria Ducceschi. Tous les personnages y sont des abîmes de la vie.

Plus précisément, Lucie et Jean-Philippe s’apprêtent à vivre leur première nuit d’amour, dans leur petit nid douillet de 17 m², au bout de trois mois de relation commune. Quand, à une heure du matin, vient sonner la femme de Jean-Philippe, mais ce dernier ne la reconnait pas.

Se posent alors de multiples questions. Qui ment ? Est-ce lui ? Est-il devenu amnésique ou fou ? A l’inverse, est-ce elle ? Qui est cette femme folle dingue, qui, au milieu de la nuit, surprend cette idylle entre deux amoureux transits ?

Nous aimerions beaucoup jouer sur Paris. C’est avant tout une aventure humaine, avec énormément de complicité entre les différents acteurs.

5/ Vous avez interprété, dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour », la responsable du foyer dans lequel vivaient Gwen et Erwan. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

J’en garde un très bon souvenir. L’équipe technique était très agréable et très efficace. Mes partenaires étaient très ouverts et très attentifs aux propositions faites. Même si les conditions de tournage étaient strictes car nous n’avions qu’une à deux prises seulement.

Je retiens avant tout la grande souplesse de l’équipe face aux propositions. Sans oublier toute la bienveillance et l’attention qui nous sont portées, nous permettant d’être à l’aise.

6/ Les rythmes de tournage sont généralement très soutenus sur les plateaux. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont ?

Je suis une grande traqueuse, mais aussi un diesel. J’ai donc besoin de temps pour lire à plusieurs reprises les scènes, pour comprendre les rapports entre les différents personnages. Me permettant aussi de réfléchir à mon apport personnel pour enrichir les attentes du réalisateur.

Je prépare donc en amont, je circule avec le texte chez moi, même quand je fais le ménage ou que je prépare le repas pour mes enfants. Je garde aussi ouvertes mes oreilles, captant d’éventuelles phrases de mon entourage pour enrichir mon personnage. Je me sers donc de tout.

Je crois, de façon plus générale, qu’il n’y a pas de règle. Il y a autant de sensibilités différentes que d’acteurs. Certains vont avoir besoin de musique, d’autres d’un travail précis sur chaque phrase pour en maitriser la nature profonde.

Une fois que je maitrise mon texte, les enjeux de mon personnage en situation, je prends du recul, pour pouvoir être en capacité de proposition mais aussi d’écoute de mes partenaires. Pour laisser ces derniers me surprendre, ce qui est toujours très intéressant. Le rapport humain et le partage associé sont très jubilatoires.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours ?

J’ai envie de garder de la fraicheur, de la disponibilité, de l’attention et de l’observation aux gens qui nous entourent et aux situations que l’on traverse.

J’aimerais aussi ajouter qu’il peut être intéressant de prendre le temps de regarder son voisin différemment, de lui tenir la porte pour être bienveillant et construire notre monde autrement quà travers les « vérités » que l’on nous assène. Nous faisons tous partis de la même planète, nous avons donc tous à apprendre les uns des autres. Si cela passe par mon parcours ou mes écrits, j’en serais très flattée.

Aller au théâtre est aussi l’occasion de revivre une partie de l’humanité et des questionnements auxquels chacun est confronté à un moment ou un autre de sa vie. Ce milieu est rempli de gens passionnés, qui nous permettent de prendre conscience qu’il y a aussi d’autres sujets importants à ne pas oublier.

Ce fut un plaisir Cristelle d’effectuer cet entretien avec vous !

Publié dans Télévision

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Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Philippe Lavot nous raconte son parcours et évoque son actualité !

Bonjour Philippe,

Quelle joie d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Votre parcours au théâtre et à la télévision met en avant les différentes cordes que vous possédez à votre arc artistique. Aussi, comment vous est venue l’envie de devenir comédien?

C’est la naissance explosive de l’envie de jouer une situation pour produire un effet miroir à l’égard de mes parents qui se disputaient tellement que cela m’était devenu insupportable.

Petit, je me regarde un jour dans le miroir et, voyant ma tête affolée, je décide, sans trop savoir pourquoi, de la pousser jusqu’au bout et, à un moment donné, je me vois une tête de clown, tellement mon émotion était boursoufflée. Sans avoir le temps de réfléchir, je fonce alors dans le salon où mes parents sont en train de se quereller. Tout à coup, ces derniers laissent tomber leurs arguments et, voyant ma tête si particulière, explosent de rire. C’est comme si je venais de les marier à nouveau.

Je n’ai absolument pas conscience alors d’avoir un talent de comédien. Mes parents m’emmènent certes souvent au théâtre et je suis en admiration devant certains acteurs. Mais je suis plutôt passionné par la chimie et j’ai l’impression d’avoir réussi un phénomène chimique avec la nature humaine. Je suis fou de bonheur.

Plusieurs années plus tard, mon professeur de philosophie me pousse sur scène pour jouer Antigone, d’Anouilh, une pièce très sombre. Ceci, pour moi, s’apparente davantage à un accident car, après ma passion initiale pour la chimie, je n’envisage alors qu’une seule chose, faire de la philosophie toute ma vie.

Toutefois, ma maman ainsi que mes professeurs m’incitent à poursuivre ma voie artistique. Par cette incitation, j’intègre alors le conservatoire. Après un intermède d’une année aux Etats-Unis, je rejoins l’équipe de « La cage aux folles », notamment Jean Poiret, Michel Serrault et Pierre Mondy, pour jouer le fils.

2/ Vous intégrez, quelques années plus tard, le groupe AB Productions. Comment avez-vous vécu cette aventure ?

Pour être honnête, jusqu’à mon aventure AB Productions, je peux dire que j’étais presque systématiquement malheureux d’être comédien. J’omettrais peut-être mon jeu aux côtés de Michel Bouquet, dans « Le malade imaginaire », où j’éprouvais une très grande fierté.

Dans l’équipe AB Productions, je découvre le bonheur de jouer, plutôt que l’orgueil de vivre. Je fais alors parti d’une famille, avec des gens qui s’amusent. J’y retrouve, pour la première, le décile solaire extrême que j’avais eu en réconciliant mes parents à la suite de ce miroir dont je vous parlais.

3/ Les téléspectateurs de TMC ont récemment pu vous retrouver dans la série « Les Mystères de l’Amour » où vous y avez interprété le rôle d’un désenvouteur. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

L’expérience a été adorable, comme il y a plusieurs années, avec AB Productions. J’ai été très heureux de retrouver de nombreuses personnes avec lesquelles j’avais travaillé vingt ans en arrière. Ces gens sont restés humainement intactes. Ils veulent gagner l’humanité.

Ce fut donc un grand bonheur ! L’expérience fut heureuse.

Je me souviens qu’en commençant à tourner la première scène, dans la caravane, j’avais l’envie de faire jaillir cette boucle de lumière que j’ai de mon enfance et ainsi de me désenvouter moi-même.

4/ Votre personnage, aux traits comiques, est très singulier de part sa personnalité. Aussi, en tant que comédien, quelles ont été les principales clés pour le rendre sympathique à l’écran ?

Au moment d’apprendre mon texte, je me suis laissé surprendre et amuser par le surgissement des phrases et de la situation. Le produit des « Mystères de l’Amour » est en effet beaucoup plus léger et plus propre qu’il ne l’était auparavant.

Il fallait donc que mon personnage le soit aussi, sans renier pour autant ce qu’il a été à Love Island. Comme il est dit par Laly qu’il s’est entiché de la culture Guarani, je me suis imaginé Antoine comme étant à présent quelqu’un « d’allumé » qui, tout à coup, a une révélation. Faisant ainsi le lien avec mon personnage si singulier dans « Les vacances de l’amour », qui a muri de cette culture particulière pendant vingt ans.

Je voulais montrer que mon personnage s’était ouvert et qu’il avait depuis trouvé une structure, pour ressembler à un humain. Comme s’il s’était érigé quasi religieusement une identité et qu’il était devenu une sortie de savant, par nécessité.

En lisant le scénario, j’attendais que les images m’arrivent à la suite des phrases. Ce qui est d’ailleurs périlleux du fait du rythme soutenu sur le tournage.

J’ai accumulé ces images, que j’ai ensuite essayé de faire éclater, pour aller encore un peu plus loin. Avant de retailler l’ensemble afin d’en assurer une certaine concordance. Mon personnage est, de par sa nature, tellement insensé qu’il fallait nécessairement qu’un sens apparaisse.

5/ Pour revenir plus concrètement sur vos scènes, on peut constater plusieurs cris singuliers fournis par votre personnage. Auxquels l’on peut ajouter les fous-rires étouffés de vos partenaires Elsa Esnoult et Laly Meignan. Cela est-il le fruit d’un travail en amont ou bien l’improvisation générée par la cocasserie de la scène ?

Je souhaitais vraiment les faire rire. Chaque scène a été tournée trois fois, dans autant d’axes différents. J’ai le souvenir précis, la première fois, de l’étonnement d’Elsa, se demandant presque où elle était. Elle s’est alors efforcée de contenir le rire généré par son hallucination.

Lors de la deuxième prise, elle a réellement éclaté de rire. A la troisième scène, un arbre de décoration a d’ailleurs chuté, sans doute sous l’effet de mes cris si particuliers de désenvouteur, comme elle me l’a suggéré.

J’ai adoré aussi la liberté accordée par Dan Occo, le réalisateur, qui m’a permis d’utiliser librement l’ensemble des accessoires mis à disposition de mon personnage. Faisant le lien avec les amérindiens, j’ai de suite utilisé les plumes, qui m’ont inspiré ces petits cris, que je n’avais absolument pas préparés avant le tournage.

Les scènes ont été très enthousiastes, nous avons tous réellement bien rigolé. Aussi, je crois que mes partenaires de jeu ont sincèrement ri. C’était là l’un de mes objectifs.

6/ Apprécierez-vous revenir ponctuellement dans la série, pour des pastilles ?

Complètement ! Un autre tournage a d’ailleurs eu lieu. Le travail du texte fut très prenant, mais de manière très agréable. En effet, je me suis retrouvé à nouveau, comme au premier épisode, dans la roulotte, même si la situation et le problème mis en avant ont différé.

Il m’a donc fallu créer un renouvellement mais dans le même cadre. Il était nécessaire de garder les mêmes couleurs et les mêmes émotions de peinture, mais en larguant quelque chose d’inattendu.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux différents lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre ?

J’ai tellement envie de me surprendre pour aller chercher un rire inattendu que j’aimerais aussi vous surprendre !

Un grand merci Philippe pour cet entretien très intéressant !

Publié dans Télévision

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Coralie Caulier, chanteuse et comédienne, nous présente son projet de clip !

Publié le par Julian STOCKY

Crédit photo : Siamak Haidar
Crédit photo : Siamak Haidar

Bonjour Coralie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes comédienne mais aussi chanteuse. Pour commencer cette interview, pourriez-vous nous rappeler votre parcours artistique ?

Je suis, à la base, passionnée par le chant. Je fais de la musique depuis toute petite. Aussi, après le bac, j’ai rejoint, à Paris, le centre de formation vocale de Richard Cross. Où j’ai pu disposer d’un enseignement très complet, dans le chant, la danse et la comédie musicale. Le week-end, j’enrichissais mon apprentissage au travers de formations dans la direction de chœurs.

Pour compléter mon apprentissage, je suis, par la suite, entrée au cours Florent, pour développer mes compétences théâtrales.

De retour ensuite en Picardie, j’ai enseigné, pendant une année, le chant dans des écoles de musique. J’avais en fait créé ma propre association et je réalisais des ateliers vocaux, dans différentes communes, à destination d’enfants, d’adolescents mais aussi d’adultes. Ce fut une chouette expérience où je leur proposais du chant et de l’expression scénique, pour aboutir à un concert en fin d’année. En parallèle, de part la formation qui m’avait été dispensée, j’avais également repris la direction de chorales.

De fil en aiguille, j’ai eu l’opportunité d’interpréter l’une de mes chansons sur IDF1. Ce qui m’a permis de rencontrer Jean-Luc Azoulay, qui m’a alors proposé de jouer dans « Les Mystères de l’Amour ». C’est ainsi que j’ai participé aux deux premières saisons de la série.

Par la suite, j’ai dû mettre ma carrière entre parenthèses, pour raisons médicales. Mais je suis très heureuse aujourd’hui de vous proposer un nouveau projet.

2/ Vous vous lancez actuellement dans « une grande aventure », au travers d’un projet de clip burlesque et drôle. Qui sera utilisé pour récolter de l’argent au profit de la recherche contre une maladie rhumatismale dont vous souffrez, la Spondylarthrite Ankylosante.

Médicalement parlant, quels sont les symptômes de cette dernière ?

C’est une maladie inflammatoire auto-immune, à savoir que son corps se « rebelle » contre ses propres articulations. Plus précisément, le premier cité a l’impression, à tort, qu’existent proche des articulations des corps étrangers. Créant alors un système inflammatoire pour les combattre.

Ce qui implique de fortes douleurs, liées notamment à l’insertion des ligaments et des tendons dans les articulations. Les mouvements sont alors plus compliqués et de la raideur apparait. J’ai besoin, le matin, de trente minutes à plusieurs heures, selon les jours, pour avoir la sensation d’un corps « dérouillé ». Beaucoup de réveils nocturnes sont aussi à mentionner, la maladie étant très active pendant les phases de sommeil.

De façon générale sont principalement touchés le dos et le bassin. Les articulations périphériques, comme les épaules et les mains, peuvent aussi être concernés.

3/ Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce clip de la chanson « Grande patiente », ses modalités et ses objectifs ? Quel message souhaitez-vous y associer ?

Plusieurs objectifs au clip sont à noter. Le premier étant de faire connaitre la maladie, notamment pour permettre un nouveau regard sur celle-ci. Il est important de comprendre que le délai de diagnostic est aujourd’hui estimé à sept ans. Ce qui est énorme ! Les personnes touchées passent alors par une période psychologique peu évidente.

La maladie n’étant donc pas détectée de suite, il n’existe pas de traitement adapté. Aussi, plus la Spondylarthrite Ankylosante sera connue, plus le délai de diagnostic pourra être réduit. Dans le sens où les gens feront peut-être plus facilement le lien entre leurs symptômes et cette maladie.

Ensuite, le second objectif de ce clip s’adresse aux autres personnes touchées par cette maladie. Il est toujours plus simple de se battre lorsque l’on sait que d’autres éprouvent les mêmes douleurs. A titre personnel, la lecture d’un livre écrit par un autre malade m’avait aidé à passer un cap d’acceptation.

J’aimerais aussi pouvoir aider les proches. Cette maladie étant invisible, il n’est jamais évident de comprendre ce que l’autre vit. Certaines familles sont ainsi en conflit, du fait sans doute d’une incompréhension. Peut-être que ces proches percevront mieux, en écoutant la chanson, les symptômes et les difficultés vécus au quotidien lorsque l’on souffre de la Spondylarthrite Ankylosante.

Enfin, la récolte d’argent pour la recherche est un autre objectif. L’idée étant de créer une page Facebook sur laquelle, grâce à l’aide de sponsors et de mécènes, l’on réussirait à créer un phénomène pour lequel 1 clic « J’aime » serait égale à 1 euro versé directement pour la recherche.

4/ Quelles en seront les clés artistiques pour faire passer le message et inciter le public ?

La chanson a été écrite sous la forme d’un slam. Ce fut aussi l’opportunité, à titre plus personnel, de découvrir un univers musical différent de celui que je pratiquais jusqu’à présent.

Le texte est primordial dans ce projet, aussi il était important qu’il ne soit pas parasité par la musique ou la voix. Dans le slam, la musique sert le texte et lui donne un accompagnement, pour laisser la part belle au message.

Nous aimerions que le clip soit diffusé de façon aussi large que possible. C’est pourquoi il a été tourné de manière très professionnelle, avec du matériel de haute qualité, pour permettre une diffusion sur internet, sur les réseaux sociaux, mais aussi en télévision. Plus nous viserons loin, mieux se sera !

Tous autant que nous sommes dans cette aventure avons, depuis le départ, souhaité transmettre des valeurs positives et d’encouragement. Nous voulions faire connaitre la maladie sans pour autant tomber dans un message dramatique ou pesant. Nous avions envi d’un texte léger et enjoué.

Quant au clip, il est encore plus dans l’optique que je viens de développer. Avec Marc Boye, le coscénariste (avec moi-même) et producteur du clip, nous avons voulu une représentation pouvant prêter à rire. Nous tournons même par moments la maladie à l’ironie.

La comédienne Suzanne Garnier, âgée de 87 ans et d’une tonicité de tous les instants, incarne, dans le clip, la Spondylarthrite Ankylosante de façon espiègle et taquine.

5/ Vous sollicitez le public au travers d’un site de financement participatif, www.leetchi.com. Comment comptez-vous utiliser l’argent récolté ?

La recherche de financement s’adresse en fait au clip puisque la chanson a déjà été enregistrée en studio l’été dernier. Même si le tournage s’est effectué fin mai, nous avons besoin d’aide notamment pour la réalisation, le montage et la mise en ligne.

J’ajoute que la région Picardie nous accompagne aussi dans ce beau projet.

6/ A date, où en êtes-vous de la réalisation de ce projet ? Quelles en seront les prochaines étapes ?

Le tournage s’est bien passé, sur trois jours et le réalisateur est en train notamment de trier les images et de travailler sur les couleurs. S’en suivra ensuite une étape très importante, le montage.

Puis viendront la création de la page Facebook dont je vous ai parlée, ainsi que la diffusion du clip et sa mise en ligne sur internet.

7/ De façon générale, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’adorerais, avant tout, que l’ensemble des objectifs cités soient remplis. Ils sont nombreux, donc les atteindre serait une réelle joie.

J’espère sincèrement que le nom de cette maladie évoquera plus de choses aux gens et que de l’argent pourra être apporté à la recherche. Des avancées médiales existent, mais le chemin est encore long. La cible étant le développement d’un traitement pour soigner. Plus nous pourrons récolter de financement, plus vite la recherche pourra avancer.

Je souhaite aussi que les autres malades puissent se retrouver dans ce projet, pour les aider.

Le clip et la chanson représentent un message de vie, d’espoir et d’optimisme. C’est sans doute la finalité de ce beau projet : renvoyer une image dynamique et positive !

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog afin de les inciter à vous accompagner dans ce beau projet ?

Ce projet vise à défendre une bonne cause. Je suis pleinement consciente qu’il en existe plein d’autres, mais je tiens particulièrement à ce projet.

Vous ne serez pas déçus, la qualité et le rendu final seront très bons, grâce à une équipe formidable.

Plus nous serons nombreux à participer à cette aventure, plus l’impact sera important. Nous vous attendons donc avec impatience.

Un grand merci Coralie pour ce bel échange !

Publié dans Télévision, Musique

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Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Publié le par Julian STOCKY

Europe 1 : Caroline Roux évoque pour nous sa chronique politique !

Bonjour Caroline,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Vous animez, chaque matin, à 7h 25, « Les secrets politiques » sur Europe1. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, pourriez-vous tout d’abord nous en rappeler le principe?

C’est une chronique politique qui revient aux sources de ce qu’est mon métier, à savoir chercher des informations exclusives. Que vous n’avez, la plupart du temps, entendues nulle part ailleurs.

C’est vraiment le prisme par lequel je regarde l’actualité politique. Je ne cherche pas à être dans l’analyse de ce qui s’est produit, je souhaite plutôt apprendre des choses aux auditeurs, en ayant un temps d’avance sur ce qui va se passer.

2/ Les médias sont la source de nombreuses réflexions politiques. Aussi, quelle valeur ajoutée essayez-vous d’apporter à votre programme pour captiver et intéresser les auditeurs?

Lorsque vous allumez votre radio le matin, vous n’avez pas lu ailleurs ce que vous entendez. Contrairement à ce que vous pouvez trouver toute la journée en cliquant sur internet, où il existe des réécritures ou des analyses d’évènement connus.

C’est un choix fort que nous avons fait en début de saison avec Fabien Namias. Nous sommes partis du constat que les gens sont vraiment surinformés toute la journée. Ils ont accès aux informations sur leur téléphone et sur leur ordinateur, ils sont donc abreuvés de news. Nous nous efforçons donc d’être singuliers en leur apportant quelque chose de neuf chaque matin.

3/ Mener une chronique aussi fine et précise, dans un temps imparti aussi rapide, 2 minutes 30 environ, impose une grande rigueur et de la précision. Justement, quelles sont, selon vous, les principales clés pour mener à bien cet exercice ?

Il faut vraiment garder la pulpe. Il est nécessaire de nettoyer l’écriture de tout ce qui peut être superflu. Le format est fait de telle manière que je n’ai pas le choix. Si je veux tenir en 2 minutes 30, il faut que j’aille à l’essentiel.

Chaque soir, j’envoie une première version d’environ 3 minutes. Le lendemain matin, avec les idées un peu plus claires, je retaille encore mon texte, pour aboutir finalement au temps imparti.

4/ Quelles est d’ailleurs votre méthodologie de travail en amont de l’antenne ? Préparez-vous votre intervention la veille ou bien le matin même ?

C’est beaucoup de travail pour très peu de temps à l’antenne. Je commence dès la veille, en sortant d’Europe1, avec la lecture de la presse dans le détail. L’idée étant d’apporter de la nouveauté, il est nécessaire que je sache ce qu’ont fait les autres.

Tout au long de la journée, je tire sur des fils, je déroule la pelote pour arriver, aux alentours de 18h, à faire une proposition au directeur de la rédaction. Avec lui, nous passons en revue tout ce que j’ai pu récolter, comme il le dit, dans mon cabas. Pour savoir ce qui peut s’inscrire dans la matinale. Il faut que je sois en complément de ce qui est traité dans le news, comme on dit.

C’est donc un travail de passage au tamis de toute l’actualité, pour arriver chaque matin à avoir trois petites pépites. Correspondant à des éléments non entendus ailleurs et qui auront du sens politique. Il ne faut pas tomber dans l’anecdotique.

5/ Le fait d’intervenir en matinale nécessite-t-il une adaptation particulière du contenu de la chronique ? Notamment dans sa forme ?

Je crois que j’écrierais la chronique de la même manière, quel que soit l’horaire de diffusion. Nous l’avons vu, le format est très puissant, ce ne peut être une conversation. La chronique doit être ciselée et précise. Il n’y a pas de fioriture.

Ma nature voudrait que je mette parfois un peu d’humour et de malice dans ce que j’écris, mais je ne peux pas. C’est un exercice assez contraint, du fait de la puissance du format.

6/ A titre personnel, n’est-il pas trop difficile, physiquement notamment, de se lever à l’aube chaque jour ?

Je termine chaque soir assez tard. J’envoie mon papier vers 22h 30 voire 23h. Parce que j’aime que l’actualité soit faite et qu’elle soit arrêtée pour être persuadée que je ne suis pas trop décalée. J’ai du mal à écrire une chronique à 18h, à l’envoyer et à penser que tout va bien. Je suis très mal à l’aise avec cette manière de travailler.

En revanche, je me lève « assez tard » par rapport à ceux qui font la matinale. Eux se lèvent à 2h du matin, tandis que je me réveille seulement à 6 heures moins le quart. C’est plutôt tranquille et raisonnable, en comparaison.

7/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver chaque dimanche soir, à 18h, sur France 5, dans « C politique », programme dans lequel vous interviewez un acteur important du monde politique. Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences principales y retrouvez-vous avec votre chronique matinale sur Europe 1 ?

C’est quelque peu la même matière, car ce que je fais la semaine me nourrit pour mes interviews du dimanche. Mais, en même temps, c’est un exercice beaucoup plus personnel et plus signé.

Les deux exercices se nourrissent. Souvent, en sortant de l’émission le dimanche, j’ai mon information politique pour le lendemain matin. J’ai mis le doigt sur un sujet et je vais pouvoir tirer, comme je vous l’expliquais, sur ma pelote. A l’inverse, certaines chroniques en matinale me servent pour mon échange à la télévision. Comme ce fut le cas récemment avec Claude Bartolone.

La gestion du temps diffère: mon intervention est courte sur Europe1, tandis que mon entretien sur France 5 est long et posé. Je passe du sprint la semaine au marathon le dimanche. Il faut être capable de gérer le temps sur la durée, à ne pas ennuyer, à relancer et à susciter de l’intérêt.

8/ Cette émission est un exercice sans filet, en direct. Comment parvenez-vous à mener cela à bien ?

Je n’ai, dans ma carrière, jamais fait autre chose que du direct. Donc je serais malheureuse si l’on me demandait d’enregistrer un programme.

Gérer le direct est naturel pour moi ! C’est d’autant plus agréable que c’est sans filet. Ce qui exige d’être totalement présente dans le moment. Je ne pourrais pas faire autrement.

Je ne conçois pas l’exercice de l’interview autrement qu’en direct. Je ne saurais pas faire.

9/ Pour finir, qu’aimeriez-vous dire aux différents lecteurs du blog pour les inciter à suivre vos émissions et votre parcours ?

Je suis totalement passionnée par ce que je fais et totalement gourmande des matières que je traite. Si vous aimez la politique, nous partageons alors la même passion et la même appétence.

J’exerce mon métier avec cœur et conviction. Surtout je le fais avec, je crois, une vraie exigence. Bref, je suis consciencieuse et passionnée !

Un grand merci Caroline pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Marion Christmann nous dévoile son actualité théâtrale !

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce « Les contes défaits », à la comédie des 3 bornes. Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’œuvre ?

C’est une comédie complètement déjantée ! Contrairement à ce que le titre pourrait laisser croire, C’est un conte pour adulte, déconseillé au moins de 10 ans.

La pièce raconte ce que sont devenus notamment Blanche-Neige et Cendrillon, en 2015. Plus précisément, Cendrillon, bien qu’achetant à présent ses habits chez Zadig & Voltaire, subit toujours son sort, avec la transformation, à minuit, de ses vêtements en guenilles. Elle en a marre de cette situation et ne comprend pas pourquoi le sort continue de s’acharner.

Aussi, elle décide d’aller voir tous les autres personnages des contes de fées, pour savoir ce qu’ils sont devenus.

C’est une pièce complètement folle, dans laquelle nous n’avons volontairement pas de décor. Tous les codes y sont cassés. Tout est défait et c’est très drôle !

Nous jouons chaque jeudi, vendredi et samedi à 20h à La Comédie de Trois Bornes (République/Goncourt/Parmentier)

2/ Le théâtre est un art passionnant mais aussi très intense. Comment vous préparez-vous avant d’entrer sur scène ?

Je me concentre généralement seulement quelques minutes avant le début. Par contre, j’ai quelques petits rituels, notamment le fait systématique de grignoter avant de jouer.

Pour la pièce que nous avons précédemment évoquée, j’aime à rentrer dans ma concentration environ dix minutes avant de monter sur scène, lorsque je suis en costume et maquillée.

Mais la pièce étant, nous l’avons dit, complètement folle et dingue, nous aimons, avec l’équipe faire les fous et danser sur des musiques improbable que seul notre metteur en scene connais, pour nous mettre dans l’energie du spectacle

3/ De plus, avez récemment fait partie de la belle aventure « Début de fin de soirée » au petit théâtre des Variétés. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

Ce fut réellement une très belle expérience, avec une superbe équipe ! J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir sur scène.

De plus j’adore l’écriture de Clément michel, qui est tres cinématographique.Mon rôle était profond, présentant une véritable rupture. Quel plaisir alors de l’interpréter !

4/ L’histoire se déroulait en plein milieu de la nuit. Que faut-il alors faire pour réussir, selon vous, à retranscrire cette situation sur scène ?

La musique de fond avant d’entrer sur scène aidait en cela. Nous permettant de « faire les fous», de crier et de s’exciter juste avant le début de la représentation.

Quant à mon personnage, il était frustré et lassé au moment d’arriver sur scène. Je crois que l’interprétation de cet état est indépendante du moment de la journée. Aussi, je n’avais alors pas besoin d’accentuer le trait du milieu de la nuit.

5/ En parallèle, vous participerez prochainement à une autre pièce, « La sœur du grec ». Pourriez-vous nous présenter ce nouveau challenge : quelle en sera le contenu ? Quel personnage allez-vous y interpréter ?

Le mot challenge est parfaitement adapté, en effet, pour décrire cette nouvelle aventure. C’est une très belle production, menée par Eric Delcourt, qui se jouera aux Grands Feux de la rampe, une très belle salle.

L’histoire met en avant deux couples, qui ont loué en même temps le même appartement de vacances. Créant alors une série de quiproquos. Ces deux couples sont en parfaite opposition : les parisiens d’un côté, qui ont beaucoup d’argent, avec une femme comédienne et, de l’autre côté, un couple venant de la campagne.

J’interprète la femme de ce dernier couple cité. un duo très drôle.D’autres personnages viennent aussi se greffer à l’histoire, mais je ne vous en dis pas plus. C’est une vraie comédie de boulevard, avec toutes les caractéristiques que l’on connait.

6/ Pouvez-vous nous indiquer les dates et lieu des représentations ?

Nous démarrons le 18 juin, jusqu’au 18 septembre, et nous jouerons les jeudis, vendredis et samedis. Une représentation aura lieu à 21h 30 et il est à noter que nous serons aussi sur scène à 18h 30 le samedi.

7/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous applaudir sur scène ?

Si vous avez envie de folie dans vos vies, n’hésitez pas à venir voir ces deux pièces complètement déjantées ! Vous y rigolerez beaucoup, sans prise de tête.

Les comédiens prennent du plaisir et essaient de vous transmettre de la bonne humeur.

Un grand merci Marion pour le temps que vous nous avez accordé !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Charlotte Noiry évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Charlotte,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous interprétez actuellement Alex dans la série à succès de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Pour commencer, pourriez-vous nous présenter cette jeune demoiselle ?

Alex est une jeune femme qui paraît très sure d’elle. Elle vient d’une famille aisée. La vie semble lui sourire.

En réalité elle est assez perdue. Elle ne fait pas grand-chose de ses journées, elle s’ennuie beaucoup en l’absence de Chloé, sa petite amie. Elle a besoin de la sœur d’Hélène pour ne pas sentir qu’elle tourne en rond. Sa famille est souvent absente et elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire dans la vie.

On peut d’ailleurs noter qu’elle est systématiquement dans la séduction, dès lors qu’une nouvelle personne arrive dans son entourage. C’est une sorte de prise de pouvoir, en l’absence de certitude sur elle-même, sur son propre chemin et sa propre vie.

2/ Nous l’avons dit, votre personnage aime les femmes. Aussi, avez-vous eu une appréhension particulière au moment d’embrasser, sur le plateau, une partenaire féminine?

Pas du tout ! L’appréhension était en fait la même qu’au moment d’embrasser un partenaire masculin. Il n’y a pas eu d’accentuation particulière. Son homosexualité a été l’une des raisons qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Cela, son côté sûre d’elle et ma partenaire de jeu, Marion Huguenin qui est une fille super.

3/ Les derniers épisodes de la saison 8 sont actuellement en cours de diffusion. Aimeriez-vous revenir pour la saison 9 ? Le cas échéant, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

J’aime bien le personnage d’Alex, j’adorerais d’ailleurs en découvrir davantage sur lui. Mais je ne sais pas, pour le moment, ce qui va se passer pour la suite.

Je souhaiterais qu’Alex grandisse, qu’elle ait une prise de conscience. Il lui faudrait comprendre l’importance des relations. Elle est actuellement trop joueuse. Elle tient à Chloé, mais ne prend pas assez soin de leur relation. C’est aujourd’hui une fille libérée, ce qui est très bien, mais il serait bon qu’il se passe quelque chose dans sa vie, pour qu’elle ait un chemin plus constructif.

Alex a l’air sûre d’elle, aussi une péripétie nous permettrait de voir ses fêlures et donc d’avoir accès à quelque chose de plus intime.

4/ En parallèle, vous sortez d’un beau succès théâtral, qui pourrait se poursuivre au travers d’une tournée. Voulez-vous nous en dire davantage sur ce beau projet : Comment s’est-il déroulé ? Quels souvenirs en gardes-tu ? Quelles opportunités espères-tu pour la suite ?

Il s’agit d’un spectacle tout public qui s’appelle « Le Yark », tiré d’un best-seller de l’enfance écrit par Bertrand Santini et mis en scène par Elodie Ségui. C’est un très beau texte poétique, accompagné d’une sublime mise en scène.

Nous sommes trois sur scène, avec pour seuls accessoires et décors des tréteaux, des tables en bois, de la matière, des paillettes, de l’argile, des couleurs et des micros. Nous créons alors tout un univers autours de nous, en sortant de nos boites toutes ces matières. J’adore défendre cette histoire qui raconte l’aventure du Yark, un monstre qui mange des enfants gentils car allergique aux méchants.

Nous jouerons bientôt au Maroc et à Marseille. C’est un vrai coup de cœur !

5/ Lorsque l’on regarde votre CV, on peut noter avec plaisir que vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Via notamment la télévision, le cinéma, le théâtre et les court-métrages.

Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

En fait, l’essence du jeu reste la même. Nous jouons avec ce que nous sommes, avec notre corps, notre voix et notre sensibilité. C’est cette dernière qui s’exprime au travers des textes ou de l’improvisation.

Il va y avoir surtout une différence entre les arts vivants – le théâtre – et les images, via la télévision, le cinéma et les courts métrages.

La différence va être surtout technique. Il est important, au théâtre, de parler fort, pour être entendu de tous. Il faut aussi que les mouvements soient clairs et suffisamment amples pour que tout le monde puisse les recevoir. Au cinéma, le moindre petit mouvement va être zoomé par la caméra. Tout est donc question de millimètres.

Le plaisir du jeu est le même. Il y a, au théâtre, particulièrement la notion de troupe. Au cinéma, les expériences sont très intenses mais beaucoup plus ponctuelles.

6/ Nous évoquions le théâtre, tu seras justement de retour sur les planches à partir du mois d’avril, à la Comédie Nation. Pourrais-tu nous en dire davantage ?

C’est un projet tout neuf pour moi, s’intitulant « Au-delà les étoiles sont notre maison ». C’est un très beau texte de l’auteur portugais Abel Neves. C’est une écriture très ciselée, très poétique et très précise, qui donne accès à tout un imaginaire allant, comme l’indique le titre, au-delà des étoiles. En même temps, c’est très concret et très actuel.

J’ai vraiment hâte de travailler sur ce projet. Ce n’est pas exactement une pièce de A à Z, ce sont des scénettes et nous allons en travailler une vingtaine. Chaque soir la composition proposée de ces dernières sera différente. C’est donc du théâtre mélangé avec des concepts d’improvisation. Des touches musicales seront également apportées de façon improvisées pendant et entre les scènes. Des voix, de la guitare, du piano, de la harpe…

Nous serons une petite dizaine sur scène, certains viennent du monde de l’impro, d’autres du théâtre classique ou contemporain…

Nous serons sur scène chaque mardi à la Comédie Nation, à 20h30.

7/ Quel serait votre souhait pour la suite de votre carrière : axer celle-ci davantage sur un art en particulier ou bien, au contraire, continuer à vous épanouir au travers de ces différents exercices ?

Comme je vous l’expliquais précédemment, il me plait, en tant que comédienne, de pouvoir toucher à de nombreux axes, d’interpréter des personnages, des époques, des situations et des ambiances totalement différents. J’ai la chance d’avoir un profil choisi à la fois au théâtre mais aussi à l’image. L’idéal pour moi serait de continuer les deux.

8/ Quels sont vos projets et vos envies pour 2015 ? Qu’avez-vous envie de faire ?

Il me faudra dans un premier temps effectuer tous les projets en cours dont je viens de vous parler. J’ajouterais à cela la préparation d'un court-métrage.

En l'occurrence, "Les rêves", dans lequel j’incarne une danseuse qui se bat pour devenir professionnelle. J’ai toujours rêvé d’avoir un rôle dans lequel je puisse exercer cet art car je voulais, à la base, être danseuse. Je vais pour cela accentuer les cours de danse que j’ai repris il y a peu.

En parallèle, "Bébés requins", réalisé par Agathe Jobert, est un court-métrage dans lequel j’ai tourné récemment. D’une durée de vingt-minutes, il est diffusé en premier lieu dans le cadre du festival d’Aubagne.

9/ A titre personnel, comment organisez-vous votre travail ? Quelle est votre méthodologie en amont des plateaux ou de la scène ?

Ma préparation est assez instinctive, elle est toujours fonction du projet, du texte, du personnage et des gens avec qui je travaille. Ce qui est, je pense, finalement assez logique.

10/ Pour terminer, qu’aimeriez-vous dire aux fidèles lecteurs du blog pour qu’ils continuent à suivre votre carrière et votre parcours ?

Je tiens à remercier les personnes qui m’ont suivi jusqu’à présent. Les lettres et les mots reçus après mes interprétations notamment de Lilou dans « Plus belle la vie » mais aussi d’Alex dans « Les mystères de l’amour » m’ont beaucoup touché. Merci pour cela, c’est un très joli cadeau.

Sachez que le texte et la pièce que je vais interpréter à partir d’avril me touchent énormément. De façon plus globale, je ne peux qu’inciter les gens à aller voir des projets, à regarder des films au cinéma, mais aussi à se rendre au théâtre. Il est important de soutenir les acteurs aussi dans cet art, c’est un métier de partage et de rencontres !

Un grand merci Charlotte pour cette interview.

Publié dans Théâtre, Télévision

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