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Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Pauline Bression, comédienne, nous dévoile son actualité et évoque ses envies artistiques !

Bonjour Pauline,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous étiez sur les planches du théâtre Les feux de la rampe, au mois de juillet, pour la reprise de la pièce « C’est pas gagné ». Où vous y avez interprété le personnage de Marie, aux côtés de Juliette Chêne et Jean-Charles Chagachbanian. Quels souvenirs gardez-vous de cette belle expérience ?

Pleins de souvenirs me reviennent. Les représentations se sont déroulées sur un mois, nous espérons en faire davantage mais déjà en quinze dates il y a beaucoup de bons moments.

Je retiendrais avant tout mon intégration à cette chouette aventure, que j’ai apprise seulement deux semaines avant la première. Augmentant d’autant mon excitation car j’adore ce genre de chalenge.

J’avais très envie de travailler avec Jean-Charles, que je connaissais via la série «Plus Belle la Vie», et Juliette que j’avais déjà rencontré mais avec qui je n’avais pas travaillé. Ajoutons que ce fut aussi un réel plaisir de travailler avec le metteur en scène Patrick Chêne.

Il m’est donc impossible de ne retenir qu’un seul souvenir, je suis plus marquée par la globalité de l’aventure qui s’est très bien déroulée professionnellement et humainement. J’espère que l’histoire continuera.

2/ Souhaiteriez-vous poursuivre les représentations à la rentrée, que ce soit à Paris ou en tournée, en province ?

Nous aimerions tous beaucoup ! J’aime beaucoup le principe de la tournée, permettant d’aller à la rencontre d’un public que nous n’avons pas eu l’occasion de voir sur Paris. Nombreuses sont d’ailleurs les demandes de passionnés dans ce sens.

Une telle organisation est complexe à mettre en place mais nous serions tous les quatre ravis si une concrétisation pouvait avoir lieu.

3/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé et que l’on entend l’ambiance de la salle. Quel est alors le sentiment qui vous prédomine ? L’excitation de démarrer la représentation ? Ou bien l’angoisse et le stress, qui seraient bien compréhensibles ?

C’est un mélange des deux. Le stress se fait toujours ressentir car il n’est jamais anodin de monter sur scène face à un public s’étant spécialement déplacé pour assister à la représentation. Mais bien sur cette sensation n’est pas contreproductive, elle est même plutôt stimulante.

L’excitation ressentie est à lier à l’impatience de découvrir les réactions du public. Aucun soir ne ressemble au précédent ni même au suivant. La sensibilité des spectateurs varie systématiquement, ce qui est passionnant et ludique.

4/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus belle la vie » avec le personnage d’Emma. Une jeune adolescente qui a eu des relations compliquées avec sa maman, qui vit actuellement avec son beau-père mais qui a, semble-t-il, trouvé l’amour. Racontez nous cette chouette aventure qui a démarré, vous concernant, en fin d’année dernière ?

Ma première journée de tournage a eu lieu effectivement le 24 novembre dernier, avec Mélanie Guth qui interprète ma mère, et Jean-Charles qui interprète mon beau père que j’ai ensuite retrouvé comme mon beau-frère au théâtre.

Cette expérience est fabuleuse et merveilleuse ! Il faut être sur place pour se rendre réellement compte de l’organisation incroyable que génère cette série.

Après avoir précédemment tourné des publicités et quelques films institutionnels, il s’agit là de ma première expérience sur une série aussi bien rôdée. N’ayant appris que trois jours avant mes premiers pas en plateaux que j’étais retenue pour le rôle, je ne me suis pas posée de question.

J’apprends beaucoup aussi au travers de l’organisation des tournages. Il n’y a pas de place pour l’à-peu-près, tout est calé au millimètre. Les onze années d’ancienneté de la série aident à cela.

5/ Si vous en aviez la liberté, comment aimeriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Depuis qu’Emma a trouvé l’amour, son côté rebelle un peu excessif a été gommé. A juste titre d’ailleurs, se sentant mieux dans sa peau et étant à présent davantage intégrée parmi les habitants du quartier.

Il sera important pour autant, je pense, de veiller à ne pas effacer totalement cet aspect de sa personnalité. Les six mois déjà passés au Mistral ne peuvent suffire à inhiber pleinement un trait de caractère aussi important. Plusieurs années sont sans doute nécessaires pour cela. Les auteurs y sont d’ailleurs attentifs, ce que j’apprécie.

Je trouverais pertinent d’approfondir le contenu littéraire des études suivies par Emma. Comme ce fut déjà le cas au travers du concours de nouvelles au début de l’été. Sans oublier l’intérêt de mon personnage pour la boxe. Le parallélisme des deux serait, je pense, très intéressant à mettre en avant.

6/ A titre plus personnel, comment avez-vous réussi à mener de front, en juillet, la poursuite des tournages sur Marseille ainsi que les représentations théâtrales à Paris ?

Le train est devenu mon meilleur ami… J’ai eu la chance de ne pas avoir de tournage début juillet, me permettant de rester sur Paris pour la fin des répétitions et les premières représentations. Ce confort fut très appréciable.

Une fois les séquences de « Plus Belle à vie » à nouveau au programme, la production a fait en sorte de me libérer en fin de semaine pour que je puisse remonter sur Paris. L’ensemble s’est bien passé et j’ai ainsi pu rester pleinement concentrée à la fois sur les plateaux de tournage et sur scène.

7/ Le rythme de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment préparez-vous votre texte avant d’arriver sur le plateau de tournage ?

Chacun a sa propre organisation. A titre personnel, j’utilise systématiquement un support de texte imprimé. J’aime pouvoir y gribouiller et surligner mes répliques.

Je ne cherche pas à apprendre mes textes dès leur réception. Je commence par une première lecture pour en maitriser le contexte. J’apprends le contenu plus en détails deux à trois jours avant, et plus méticuleusement la veille. Afin de respecter au plus juste les mots choisis par les auteurs.

Une marge de liberté nous est laissée, dans la mesure du respect du sens et de la volonté des rédacteurs. Typiquement, il m’est arrivé de substituer des termes d’adolescents que je ne connaissais pas, tout en gardant l’idée initiale.

8/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous poursuivre, en parallèle, ces différents arts que sont le théâtre et la télévision ? Ou, à l’inverse, souhaitez-vous vous concentrer davantage sur l’un d’entre eux?

Mes envies sont nombreuses. J’adorerais poursuivre l’aventure sur les planches, un art qui me passionne. Sans oublier les tournages, car le mélange des deux domaines est nécessaire à mon épanouissement.

Participer à une série populaire qui accompagne le quotidien des spectateurs me plait énormément, j’en suis fière. En parallèle, je souhaiterais défendre des causes qui me touchent et auxquelles je suis sensible. Comme j’ai pu le faire récemment sur un court métrage traitant de l’homophobie. La défense des femmes battues, est un thème par exemple que j’ai étudié lors de mon master de droit et que j’aimerais pouvoir traiter à l’écran.

J’apprécierais tourner aussi sur des moyens ou longs métrages. L’esthétique y est différente, les comédiens ayant plus de temps. L’idée artistique du réalisateur y est ainsi davantage approfondie.

L’image travaillée pour défendre une cause est donc, vous l’aurez compris, une envie forte !

9/ Vous évoquiez le master de droit que vous avez précédemment effectué. Comment êtes-vous ensuite devenue comédienne ? Quel est le lien entre les deux ?

J’ai toujours beaucoup aimé les études, et dans le droit les causes à défendre sont nombreuses, ce qui me plaisait énormément. Alors j’ai été jusqu’au master.

Je n’oubliais pas pour autant, à cette période, mon amour pour l’art. Assistant à de nombreux spectacles et participant à de multiples cours de danse. Aussi, la passion a pris le déçu. J’ai cédé à la comédie.

10/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et à vous retrouver sur France 3 mais aussi, par la suite, dans vos futurs projets ?

La variété de mon travail et de mes envies me permet de participer à de beaux projets. Il est, je crois, agréable de suivre un comédien ayant le souhait de faire des choses différentes les unes des autres.

J’ai eu la chance, au théâtre, de prendre part à une comédie romantique, après avoir joué dans un drame familial. La série de France 3 touche beaucoup de personnes et en parallèle, d’autres causes profondes me tiennent également à cœur.

La diversité de mes envies, je l’espère, vous plaira. D’autant que j’y reste moi-même car ce sont autant de thématiques qui m’intéressent.

Ce fut un plaisir, Pauline, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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La comédienne Léa François, actuellement sur scène au théâtre Michel, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Léa François, actuellement sur scène au théâtre Michel, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Léa,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur les planches du théâtre Michel, pour la pièce « Coiffure et confidences ». Pour ceux qui ne le connaitraient pas encore, pourriez-vous nous en décrire le contenu ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

La pièce est la retranscription théâtrale du film « Steel Magnolias » (Potins de femmes), avec notamment Julia Roberts et Shirley MacLaine. Didier Caron s'est chargé de l'adapter en français, il a pour cela choisi de conserver le contexte des années 80 et d’inscrire l’histoire en Bretagne, à Paimpol.

Six femmes se retrouvent chez leur coiffeur, le samedi matin, comme à leur habitude. C’est l’occasion pour elles de s’épancher, faisant fuser potins et confidences. Plus ou moins sérieux et graves. De petites choses assez badines à des sujets plus lourds.

Cette pièce est une jolie ode à la vie. Ces six femmes sont très différentes, mais toutes attachantes et charmantes. Bien que régulièrement en train de râler voire de se chamailler.

J’interprète le rôle de Magalie, la fille de Jeanne, jouée par Elisabeth Vitali. Ces deux personnages détiennent un secret qu’ils vont révéler assez rapidement à leurs copines et par conséquent aux spectateurs. Qui va retentir comme, c’est le cas de le dire, un vrai coup de théâtre !

2/ Vous y interprétez l’une des clientes. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Magalie est une jeune fille joyeuse et pleine de vie, qui va se marier. Elle est très positive et l’on se rend compte au fur et à mesure de la pièce qu’elle n’a pas forcément une vie très facile. Pour autant, elle a l’envie de profiter pleinement de chaque moment.

Elle est très solaire et pétillante.

3/ Cette comédie est une ode à la fraternité féminine, une leçon de solidarité au fil des épreuves traversées par chacune. Quelles en sont les principales clés artistiques ?

Les spectateurs s’attachent, je pense, aux personnages. Tous sont différents, aussi chaque femme peut se retrouver dans l’un d’entre eux. Je crois même pouvoir dire que nous formons, à nous six, La Femme, avec ses défauts, ses coups de gueule mais aussi ses qualités et ses confidences.

Les hommes, pour leur part, ont alors l’occasion de découvrir par le trou de la serrure ce qui se passe, en leur absence, dans un salon de coiffure pendant une heure trente. Ce qui leur plait généralement beaucoup et les fait rire par la même occasion.

4/ Avez-vous l’envie de prolonger l’aventure la saison prochaine, soit à Paris, ou bien en tournée en province ?

Nous adorerions ! Les représentations s’arrêteront à coup sûr le 29 août, le théâtre Michel ayant déjà défini précédemment sa programmation de rentrée. Nous avons aussi toutes des projets pour septembre.

Toutefois, la salle est remplie et les retours sont positifs, les gens trouvant original d’être sur le fil entre rire et émotion. Il n’est donc pas impossible que nous reprenions l’aventure l’année prochaine.

5/ Revenons quelques instants à ces derniers instants avant de monter, lorsque le rideau est encore fermé mais que l’on entend le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors? Quel est en vous le sentiment prédominant entre l’excitation de retrouver le public et le stress préalable à la représentation ?

C’est un mélange global ! Nous entendons effectivement les spectateurs derrière le rideau qui sont plus ou moins bruyants selon les jours.

Cela est toujours très motivant, nous incitant à donner le meilleur de nous-mêmes. S’ajoute aussi une petite pointe de stress, malgré le nombre grandissant de représentations. Nous avons systématiquement le souhait et l’envie d’accrocher le public pour l’emmener dans notre salon de coiffure de Paimpol au milieu des années 80.

L’enjeu est présent, dans une pièce très chorale et donc dynamique. Les six personnages sont sur scène presque en permanence, les répliques fusent de tous côtés, l’ennui est donc quasiment impossible !

6/ En parallèle, les téléspectateurs de France 3 peuvent vous retrouver dans la série à succès « Plus Belle la Vie », où vous y interprétez depuis quelques années le personnage de Barbara. Une jeune femme qui, au gré des difficultés de la vie, familiales notamment, a su trouver un équilibre affectif et professionnel. Racontez-nous cette belle aventure. Qu’en retenez-vous principalement ?

Il s’agit effectivement d’une superbe aventure artistique et humaine. Qui m’a permise de faire de très belles rencontres, parmi les techniciens et les comédiens. Beaucoup sont devenus de vrais amis.

Je cherche systématiquement à imaginer les réactions de mon personnage, que j’aime plus que jamais interpréter, en y apportant un petit plus. Je m’éclate réellement sur les plateaux de tournage. D’autant que les auteurs sont d’une grande inspiration, générant de multiples rebondissements dans la vie de Barbara. Ce qui est très agréable.

Le plaisir reste le même sept ans après mes débuts, ce qui est fortement appréciable, aux côtés de partenaires talentueux et sympathiques.

7/ Si vous en aviez la liberté, comment souhaiteriez-vous voir évoluer votre personnage ?

Les auteurs sont d’une telle créativité que les bouleversements mis en avant diffèrent souvent de l’imagination préalable de chaque comédien. Avec le temps, j’aime me laisser surprendre par leur écriture.

Ce qui sera encore très certainement le cas à la rentrée. L’année écoulée fut l’occasion de nombreux chamboulements dans la vie de mon personnage, en amour et dans le cadre professionnel. Barbara a notamment fondé sa propre entreprise, « C’home un chef » et s’est séparée d’Abdel pour vivre son amour avec Francesco. J’ai donc hâte de découvrir la suite de ses aventures.

Une fois la pièce terminée, je démarrerai une nouvelle grosse intrigue, qui sera probablement sujet à de nouveaux scoops.

8/ De façon plus générale, quels sont vos envies et vos projets artistiques du moment ? Aimeriez-vous vous orienter plus particulièrement sur un art ou bien préféreriez-vous mener de front théâtre et comédie ?

Faire les deux en même temps est une réelle source d’épanouissement. C’est aussi une chance incroyable. Ces deux arts sont, je trouve, très complémentaires dans le jeu mais aussi d’un point de vue artistique.

Les auteurs de la série « Plus Belle la Vie » sont plein de ressources, je pense que l’avenir de Barbara s’y inscrit pleinement. Je vous le disais précédemment, l’aventure « Coiffure et confidences » se poursuivra peut-être. Ajoutons que d’autres projets sur les planches sont en cours.

Ma belle collaboration cette année avec la marque de vêtements « Jalucsyin » fût également un réel plaisir. J’adore en effet la mode et le travail de la créatrice Lucie Jacquot. Les nombreuses séances photos effectuées furent de vrais moments de découverte, de partage et de joie.

Enfin, ma participation associative, notamment pour « Ela », « Tout le monde chante contre le cancer » et le « syndrome Moebius » me tient toujours autant à cœur et je garde systématiquement de la disponibilité dans cette optique.

De façon générale, cette diversité me plait. Plusieurs projets pourraient se concrétiser, mais rien n’est encore confirmé pour le moment. Quelles qu’en soient les réponses, je continue d’avancer.

9/ Pour terminer, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène, mais aussi à vous suivre dans vos différentes interprétations ?

Je m’efforce d’être présente et réactive sur la toile, au travers de mon site www.leafrancois.fr mais aussi des réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram. Où vous pouvez y retrouver toute mon actualité.

Ce lien avec le public est important. C’est aussi l’opportunité d’ajouter quelques messages et photos des coulisses, notamment en tournée. D’ailleurs, je rejouerai « Bonjour ivresse » le 16 septembre prochain à Saint-Raphaël.

N’hésitez pas à me suivre, ce sera un vrai plaisir ! Si vous passez par Paris avant fin août, venez faire un détour par le théâtre Michel. C’est une chouette pièce où se mélangent beaucoup de rires et d’émotions. Si vous le souhaitez, nous pourrons échanger quelques instants à l’issue de la représentation.

Ce fut un plaisir, Léa, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Leslie Bévillard, comédienne et auteur, nous présente son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Leslie Bévillard, comédienne et auteur, nous présente son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Leslie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à la Grande Comédie, de la pièce d’Alil Vardar « Familles (re)composées ». Pourriez-vous tout d’abord nous en raconter le contenu ? Quelle est la thématique de la pièce ?

L’histoire met en avant notamment les personnages de Jean-Claude et Marie, qui ont décidé de se séparer. Ils ont eu un enfant ensemble et, du fait de leur divorce, la garde est compliquée.

La pièce s’ouvre au moment où Jean-Claude vient rechercher les affaires de son fils, pour partir en vacances, accompagnée de sa nouvelle compagne. Marie est, elle aussi, à nouveau en couple mais elle cache cette information à son ex-mari car son nouveau compagnon est un peu particulier.

Ce dernier restant dans l’appartement, s’enchainent alors de nombreux quiproquos, avec les portes qui claquent.

2/ Vous y interprétez une jeune divorcée, qui refait sa vie d’une façon qui pourrait surprendre plus d’un spectateur. Qui est précisément cette demoiselle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Mon personnage a beaucoup souffert de sa rupture avec Jean-Claude. Marie est quelque peu dégoûtée des hommes, c’est pourquoi d’autres perspectives s’ouvrent à elle.

Elle se tourne du coup vers d’autres aventures et d’autres orientations. Elle a retrouvé l’équilibre et le bonheur dans une autre forme de vie amoureuse qui semble lui convenir pour le moment.

Cette nouvelle relation amoureuse a-t-elle nécessité une adaptation artistique particulière ?

Absolument pas ! J’ai abordé le sujet à l’identique d’une relation classique. Un partenaire est un partenaire et l’amour reste l’amour. Je n’ai donc pas eu besoin d’une méthode spéciale.

3/ La pièce est un franc succès et les rires s’enchainent à grande vitesse. Quelles en sont, selon vous, les principales clés artistiques ?

La présence d’Alil Vardar y est, je crois, pour beaucoup. Il est l’auteur de la pièce et l’interprète d’un des personnages principaux. Il y tient donc un rôle très important. On peut dire qu’il tient la pièce, même si nous sommes ses acolytes d’un jeu à quatre personnages.

Alil est reconnu pour son efficacité comique avec ses jeux de mots et sa capacité, au travers de sa plume, à enchainer les blagues. Les chutes marchent systématiquement, ce qui plait énormément au public.

Cela fonctionne, la salle rit chaleureusement et je suis certaine que ses répliques vont devenir cultes. Nous sommes ravis d’être classés en première position sur le site BilletReduc. Malgré les beaux jours, l’affluence ne désemplit pas.

Nous nous amusons chaque soir comme des enfants, ce qui est très agréable et appréciable !

4/ Alil Vardar est, nous venons de le dire, d’une grande efficacité comique sur scène. Arrivez-vous facilement à garder votre sérieux face à ses multiples facéties ?

Je suis mal placée pour répondre à cette question car je ne suis pas le bon exemple. En effet, Alil me fait beaucoup rire, comme tous les spectateurs dans la salle.

Il est, par moment, très difficile pour nous de garder notre sérieux. D’autant plus qu’Alil se plait à entrer dans chacune des fissures qu’il peut remarquer en nous lorsque nous avons des difficultés à rester concentrées. Il cherche alors à être encore plus drôle pour essayer de nous faire rire. Cela devient un jeu entre nous.

Nous nous efforçons pour autant de rester dans la situation et de ne pas dépasser les limites, car notre but est avant tout de faire rire le public.

De façon générale, une bonne ambiance existe entre nous. Nous nous entendons très bien, l’amusement est présent sur scène et les gens le ressentent.

5/ La distribution est alternante. Aussi, cela nécessite-t-il des adaptations particulières en fonction de vos partenaires sur scène ?

Il est vrai que nous sommes tous différents, notamment dans notre jeu. De façon générale, partager une scène avec les mêmes comédiens pendant une longue période permet de créer des habitudes et une certaine complicité. Changer de partenaire n’est donc pas toujours évident.

Pour autant, cette organisation est aussi très positive, nous sortant de notre routine et nous permettant de retrouver de la spontanéité. Alil a fait en sorte d’avoir un casting homogène, et cela fonctionne.

J’en profite pour citer mes partenaires sur scène : Alil Vardar bien entendu, mais aussi Arsène Mosca, Marie-Laetitia Bettencourt, Anais Nyl, Fabienne Tendille, Virginie Molina et Anne-Sophie Level.

En quoi cette polyvalence a-t-elle permise à la pièce de grandir un peu plus encore ?

Chaque comédien intègre l’équipe avec sa propre personnalité et ses propres bagages. Pour autant, Alil étant très rigoureux, il aime que le contenu et la forme restent sensiblement identiques.

En effet, du fait de la forte alternance, il nous est difficile de nous laisser aller à nos envies et nos fantaisies, car cela se ferait sans doute au détriment de l’histoire. Aussi, nous essayons de rester figés sur nos acquis et nos certitudes qui ont déjà fait leurs preuves auprès du public.

Pour garder l’efficacité de la pièce malgré les alternances. L’important étant de mettre en avant l’histoire et les mots écrits par Alil, nous restons axés sur le texte et la mise en scène.

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Aimeriez-vous écrire une nouvelle pièce, comme ce fut le cas précédemment avec « Complètement givré(e)s » ?

Je suis actuellement en train de monter une nouvelle pièce, « Panique au comic strip » qui, je l’espère, pourra se jouer à la rentrée. Des théâtres sont actuellement démarchés dans ce sens.

Sur le thème du cabaret, un trio féminin est mis en avant. Pour casser les clichés de la beauté que l’on retrouve dans les magazines. J’aime y montrer que l’on peut avoir des formes ou une « grande gueule », tout en étant bien dans sa peau.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous applaudir sur scène ?

Je vous conseille de venir voir « Familles (re)composées » car nous avons tous besoin de rire en ce moment. Vous passerez ainsi une heure trente de franche rigolade.

Nous prenons plaisir à être sur scène et avons l’envie de partager et de donner au public. Cela se voit et il s’agit sans doute là d’une des clés du succès de la pièce. Sans oublier la présence d’Alil Vardar, un véritable phénomène sur scène.

Bref, vous passerez un bon moment !

Ce fut un plaisir, Leslie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Théâtre

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La comédienne Jenny Del Pino nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Jenny Del Pino nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Jenny,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Vous êtes actuellement en tournée avec la pièce de théâtre « Scooop ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire l’histoire racontée dans la pièce ?

C’est une pièce écrite par Marion Dumas, qui est aussi présente sur scène. Accompagnée par Vincent Azé et moi-même.

D’une durée d’une heure, l’histoire se déroule en temps réel, où deux comédiennes se retrouvent dans les loges d’un Zénith, juste avant de monter sur scène pour jouer leur centième représentation. Elles en profitent pour se raconter des anecdotes personnelles et, en même temps, vivent des situations incongrues en lien avec leur travail.

Nécessitant alors l’intervention de Jérôme, le producteur, pour veiller à ce que les préparatifs se déroulent dans de bonnes conditions. Il est important pour lui, financièrement notamment, que le spectacle ait lieu.

Cette pièce représente donc les coulisses de la réalité des échanges entre comédiens et producteurs, dans le cadre d’une pièce de théâtre. Typiquement, il arrive que certains artistes soient plus connus que d’autres, ou que des comédiens soient davantage valorisés et mis en avant. Pouvant alors générer des jalousies non dévoilées, du fait d’un mélange d’humiliation, d’orgueil mais en même temps d’amitié.

L’auteur a donc voulu montrer ses relations superficielles, avec un fond de sincérité dans les rapports humains. Marion a souhaité faire une comédie de mœurs avant une comédie de boulevard. Le rire, s’il a lieu, est agréable mais il n’y est pas la recherche première.

2/ Quel personnage y avez-vous interprété ? Quelles sont ses principales caractéristiques?

J’interprète la comédienne la moins médiatisée et qui connait donc quelques difficultés notamment pour les heures d’intermittence du spectacle. Nombreux sont les artistes, dans la réalité des faits, à connaitre pareille situation. Tournant alors des publicités ou participant à des spectacles ne leur plaisant pas forcément, pour s’accrocher à leur passion.

Mon personnage est une bonne comédienne ne travaillant que peu. Par la force des choses, elle doit animer une émission pour enfants, sur une chaine internet peu valorisante. Mais elle n’assume absolument pas ce rôle et a d’autres ambitions artistiques.

Elle est notamment à l’origine de l’adaptation de la pièce de théâtre que s’apprêtent à jouer les deux personnages féminins de l’histoire. Ce dont elle est très fière. Sa partenaire, quant à elle, est l’héroïne de séries à succès et, en conséquence, est adulée.

La reconnaissance du public diffère donc fortement entre les deux artistes. Le producteur, pour sa part, n’a d’autre objectif que la capitalisation financière mais rencontre des difficultés dans cette quête, d’autant qu’il a vécu une histoire personnelle avec l’une d’entre elles.

3/ Quatre représentations ont eu lieu sur Paris, au théâtre Montmartre Michel Galabru, suivie d’une tournée. Quels souvenirs gardez-vous de ce démarrage ?

Nous venons de terminer la tournée à Vittel, à la mi-juillet, dans le cadre du festival « La cure de théâtre ». Ce qui fut très symbolique pour nous car nous avions démarré nos représentations en province dans cette même ville.

Premier du genre, ce regroupement artistique propose des pass, pour assister librement pendant cinq jours à plusieurs spectacles de genres différents. Ce fut une très belle expérience, enrichie par de belles rencontres et des échanges non moins agréables. Sans la prétention des gros festivals du genre d’Avignon, Patrick Jorge l’organisateur a su, chaque jour, réunir le public et les artistes avec un programme complet où toutes les occasions étaient bonnes pour partager la passion du théâtre et des spectacles dans la joie et la bonne humeur. J’espère déjà que nous pourrons être présents l’année prochaine !

Il est fort probable, mais non encore confirmé pour le moment, que nous reprenions la pièce à la rentrée au théâtre Montmartre Michel Galabru à Paris.

4/ Revenons quelques instants sur ces derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore baissé. Quelles sensations et quels sentiments ce moment si particulier procure-t-il ?

J’éprouve alors réellement un sentiment de mal-être physique. Au travers principalement de nœuds dans l’estomac et de hauts le cœur. M’interrogeant systématiquement sur l’origine de ma volonté de faire ce métier de comédien. Bien au-delà d’une simple appréhension, j’ai surtout le sentiment d’avoir la peur de ma vie.

Bien qu’ayant déjà joué la pièce à de nombreuses reprises, cette angoisse reste présente car, à chaque fois, un nouveau public nous attend. La peur de ne pas les satisfaire, mais aussi celle d’oublier une partie du texte ou de la mise en scène se font alors pleinement ressentir.

Bien qu’étant douloureux, ces instants sont très vite oubliés la représentation débutée. Comme si un poids se détachait alors. Générant ensuite des moments de plaisir sur scène tellement généreux que, une fois le spectacle fini, seule une envie existe alors, celle de recommencer. Tel un saut en parachute.

5/ En parallèle, nous pourrons aussi vous retrouver dans le film de Dominic Bachy « Des amours, désamours ». Pouvez-vous nous raconter cette belle aventure ?

Dominic est un réalisateur très talentueux, qui a eu l’audace d’écrire un film inspiré de sa propre vie. Je crois qu’il n’y pas meilleure condition pour rendre le contenu sincère et délaisser le superflu.

Son authenticité m’a touché et son histoire m’a beaucoup plu. Sur fond dans un premier temps de célibat, puis de rencontre vers l’amour fou, en passant par la routine s’installant ensuite avant de laisser place d’abord à l’infidélité puis à la séparation.

C’est une histoire universelle de l’amour qui nous ressemble tous, à un moment ou un autre. Plusieurs petites histoires y sont racontées, différents couples mettant en avant la grande histoire du film. Ce qui est très original !

Un vrai sens se dégage et nous regroupe dans ce que l’on croit de l’amour, ce qui nous déçoit et ce qui nous donne de l’espoir en lui.

Personnellement, j’ai été ravie de prendre part à ce long-métrage et mon rôle est différent de l’habitude. L’émotion et la face cachée sous-jacentes à mon personnage m’ont grandement plu.

Le film, à voir sans doute cet hiver 2015, est une comédie d’amour réaliste et romantique et où tous les acteurs sont fiers et heureux d’être liés à cette aventure et à l’histoire de Dominique. Les deux vont de paire. J’espère d’ailleurs qu’une suite en sera donnée.

6/ Vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique, vous avez aussi notamment participé à plusieurs émissions de télévision ainsi qu’à des séries. Aussi, quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles principales différences retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Les cours de théâtre auxquels j’ai pu prendre part dans ma jeunesse étaient initialement des activités extra scolaires, avant d’y trouver une vraie passion à but professionnel. Ma seule envie était alors d’interpréter des personnages sur scène, face à un public.

Pour autant, ma participation ultérieure à des cours de cinéma m’a permis de me rendre compte que les coupures y sont beaucoup plus nombreuses, contrairement au premier art cité, où l’effort est continu. Finalement au cinéma, il y a le travail sur le tournage et la surprise du résultat qui dépend principalement du montage et du travail technique. C’est une autre expérience passionnante, c’est une histoire que l’on raconte ensemble et l’émotion est tout aussi forte quand on l’a découvre plusieurs mois après.

Des rencontres m’ont ensuite offert la possibilité, via Dominique Farrugia, d’être en direct à la télévision, sur la chaine Comédie. A la différence du cinéma où il joue un rôle, l’artiste est lui-même face à des centaines de milliers de téléspectateurs. Aucun retour en arrière n’est possible et cela représente, je trouve, une vraie adrénaline. Pour ces mêmes conditions, l’expérience, quatre années durant, du « Morning live » a été extraordinaire.

Ce sentiment d’une première et unique fois qui, par définition, ne peut être reproduite, est superbe ! La télévision me plait donc beaucoup dans le principe des émissions tournées en direct, de part la spontanéité qui y est apportée. En cela mon apprentissage du théâtre m’a donné la confiance nécessaire pour maitriser cet exercice.

7/ Quelles sont vos projets et vos envies artistiques pour la suite ? Aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ?

Continuer la pièce de théâtre « Scooop » dans laquelle je me suis investie et que j’adore est l’un de mes souhaits. L‘équipe est géniale, l’aventure humaine est aussi superbe.

En parallèle, j’adorerais travailler en télévision sur des émissions aux thématiques qui me passionnent. Typiquement, les faits divers m’attirent. Sans me limiter à la présentation, j’apprécierais mener un réel travail d’enquête et de fond. Pour citer un exemple : je ne rate jamais un « Faites entrer l’accusé » sur France 2 !

Des programmes comme « Les maternelles » ou, dans un registre autre, « C à vous » me plaisent aussi, les thématiques associées m’intéressant beaucoup. Dans le premier, ma vie personnelle, (je viens d’avoir un petit prince) me fait me sentir très concernée par les sujets abordés et dans le deuxième programme, l'idée de la recherche et de l’investigation nécessaires en amont, pour poser les bonnes questions aux invités, m’intéressent.

En outre, prendre part, pendant plusieurs mois, à un long métrage me donne aussi envie. Etre choisie par un réalisateur est très appréciable, pour ensuite se donner au maximum afin qu’à l’écran transparaisse le vrai aux yeux du public.

8/ Pour terminer, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre actualité ?

Je les incite tout d’abord à continuer la lecture de vos interviews qui sont très intéressantes et pertinentes.

Pour ma part, j’effectue mon travail avec passion et l’envie de le partager. J’espère pouvoir annoncer prochainement de nouvelles dates pour la pièce. Ce pourrait être l’occasion, pour vous lecteurs de ce blog, de venir nous voir sur scène puis d’échanger librement tous ensemble, à l’issue de la représentation, sur votre ressenti.

Nous sommes là et nous avançons grâce à vous ! Je ne vous en remercierais jamais assez.

Un grand merci Jenny pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Publié le par Julian STOCKY

Marion Aydalot : "Il n'y a pas assez de joueurs exceptionnels au Psg pour gagner la Ligue des Champions !"

Bonjour Marion,

Merci d’avoir accepté ce nouvel entretien pour notre blog !

1/ Au sortir d’une saison footballistique riche en émotions pour le Psg, que retenez-vous de l’équipe de la capitale ? Le triplé historique dans l’hexagone ? Ou l’élimination en quart de finale de Ligue des Champions ?

Je suis généralement très optimiste, retenant surtout les aspects positifs. Mais il est vrai que l’équipe de la capitale n’a pas eu un tirage facile en Ligue des Champions. Typiquement, celui de la Juventus Turin était beaucoup plus simple.

Cette compétition est très longue et représente un vrai périple. Finaliste une saison, un club peut tout à fait être éliminé dès les huitièmes de finale l’année suivante. Remporter cette compétition est compliqué et je ne crois pas que Laurent Blanc soit l’entraineur pour y arriver. Aussi, je retiendrais surtout cela de la saison du Psg.

Pour autant, de magnifiques moments, notamment au Parc des Princes, restent dans les mémoires. Ils sont toujours très agréables à vivre dans ce stade magnifique.

2/ Globalement, leur saison est-elle réussie ? Peut-on dire que l’équipe a encore progressé?

Un progrès évident est à mentionner. Le seul petit bémol est à lier au géant suédois Zlatan, de part ses blessures, sa baisse de condition et ses coups de gueule. Il a les défauts et les qualités d’une grande star ! Il est une star, il se comporte en star, il vit en star et parle en star. L’équipe en a connu les avantages et les inconvénients tout au long de l’année.

La saison, dans sa globalité, est très réussie. Les résultats parlent d’eux-mêmes.

3/ Laurent Blanc a été confirmé pour un troisième exercice sur le banc parisien. Est-ce, selon vous, le bon choix ? Ou fallait-il le remplacer ?

Laurent Blanc est, selon moi, excessivement bon en championnat. Il l’avait déjà été avec Bordeaux, avec la capacité de faire jouer mieux que quiconque Marouane Chamakh et Yoann Gourcuff. Savoir bien faire jouer les techniciens ensemble est une réelle force.

Il est aussi capable de dominer ses joueurs par un palmarès exceptionnel de footballeur, ce qui est très important ! Ajoutons qu’il les domine aussi physiquement, notamment Zlatan Ibrahimovic d’un ou deux centimètres. A priori sans importance, ce détail est en fait loin d’être négligeable.

Inversement, j’ai toujours été, pour le moment, déçue par son recrutement. Exception faite de David Luiz la saison passée, les arrivées qu’il a suscitées restent, selon moi, ras de plancher.

4/ Le Paris Saint-Germain n’a, pour le moment, annoncé que très peu de recrues pour la saison à venir. Considérez-vous cela comme inquiétant ? Ou est-ce trop tôt ?

Cela est, somme toute, assez logique. L’arrivée imminente d’Angel Di Maria, en plus d’être une réussite, vient étoffer le mercato parisien et surtout l’effectif pour la saison prochaine. Il est parmi les vingt meilleurs joueurs du monde, capable de gagner la Ligue des Champions et d’aller en finale de la Coupe du Monde. Angel est, je crois, d’un niveau encore supérieur à la star suédoise du Psg.

Ajoutons qu’il reste encore de longues semaines avant la clôture des transferts. Mais je ne sais pas si Laurent Blanc est l’homme de la situation pour savoir bien choisir les joueurs. Contrairement à Leonardo et Carlo Ancelotti avant lui.

Plutôt que des recrues comme Benjamin Stambouli, qui possède des statistiques plus faibles que d’autres joueurs français au même poste, je préférerais l’arrivée de joueurs actuellement sur le banc de grandes équipes européennes.

5/ Quels seraient selon vous les apports idéaux ?

A l’image du recrutement de Maxwell il y a quelques années, les remplaçants de clubs comme le Real Madrid, Barcelone ou bien encore le Bayern Munich seraient de très bons profils à intégrer au club de la capitale.

Nombreux sont les noms présents actuellement sur le marché. Comme l’avait été le défenseur central brésilien Alex à Chelsea lorsque Leonardo l’avait convaincu de rejoindre Paris.

Stambouli n’est pas de ce profil. Ce qui m’inquiète un peu.

6/ Nous avons pu constater l’année passé la justesse, au moins en nombre, du banc parisien. Plusieurs joueurs semblent pourtant avoir obtenu leur bon de sortie, notamment Van Der Wiel, Digne ou bien encore Lavezzi. Cela signifie-t-il que le Psg devra recruter massivement pour étoffer son banc, quitte à être moins regardant sur la qualité ?

La qualité est plus importante que la quantité ! Des joueurs de qualité attirent d’autres joueurs du même standing. Si Paris venait à s’orienter davantage sur un recrutement de masse, cela retarderait d’autant la possibilité de gagner la plus belle des compétitions européennes.

D’où mon inquiétude car, exception faite d’Angel Di Maria, aucun des noms évoqués comme recrues potentielles du Psg ne semble être à la hauteur des ambitions du club. Même le lyonnais Lacazette qui, malgré une très belle saison écoulée, n’a pas encore l’expérience d’un très grand club ni même des phases finales de Ligue des Champions. Le recruter serait un gros risque.

Je préférerais, quitte à être plus sélective en nombre, privilégier la qualité à la quantité. La victoire potentielle en coupe d’Europe en serait certes retardée, mais moins qu’en cas d’un recrutement de nature inverse.

7/ Zlatan Ibrahimovic possède encore une année de contrat. Quelle stratégie les dirigeants doivent-ils aborder : le conserver ? le prolonger comme il l’aurait demandé ? profiter de la saison à venir pour préparer sa succession ?

Il est nécessaire de préparer sa succession. Je suis étonnée que cela n’ait pas déjà été fait. Il est un joueur difficile à mettre sur le banc, de part son caractère. Il est une attraction géniale pour notre championnat mais aussi pour la vente de maillots. Pour autant, même si je peux paraitre un peu pressée, j’aimerais voir de plus grands joueurs rejoindre la capitale. Comme par exemple le brésilien Neymar.

Au-delà de son cas personnel, le nombre de stars de l’effectif est insuffisant. D’un ordre de grandeur de treize à quatorze au Real de Madrid, ce chiffre est au moins divisé par deux au Psg. Il est important d’avoir des joueurs exceptionnels en nombre, ce qui n’est pas encore le cas à Paris. Actuellement, tout repose sur les épaules de Zlatan Ibrahimovic. Il serait nécessaire que cette charge soit partagée avec d’autres grands noms.

Il est donc primordial que le club de la capitale recrute des profils similaires, à d’autres postes.

8/ Pour conclure, quel serait un objectif réaliste et réalisable pour les parisiens la saison prochaine ?

Je pense que le Psg gagnera le championnat de France. Je ne vois pas d’autres équipes capables de rivaliser. Bien que certains adversaires possèdent des qualités intéressantes. Je suis par exemple très impatience de découvrir la nouvelle composition monégasque. De même, la future équipe olympienne me rend curieuse.

A l’inverse, je n’aimerais pas que la participation à la Ligue des Champions soit un échec. Il faudra au moins atteindre le même échelon que la saison passée. Il est important qu’une progression soit constatée. Pour autant, les recrutements ne sont pas assez exceptionnels actuellement pour y parvenir.

Ces objectifs correspondent-ils selon vous aux attentes des qataris ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ils semblent avoir le temps. Ils en donnent à Laurent Blanc et lui font confiance. Il est clairement le directeur sportif, comme l’a montré son choix de recrutement de Benjamin Stambouli. Il devra par contre montrer aux dirigeants que ses choix sont bons, sinon je crains pour son avenir en fin de saison.

Même si je ne considère pas le champion du monde français comme un bon recruteur. C’est un métier qui ne s’invente pas, de part toutes les qualités qu’il nécessite. Bernard Lacombe est, selon moi, le meilleur dans ce rôle en France. J’avoue ne pas bien comprendre les choix du technicien parisien.

J’espère que l’arrivée potentielle d’Alexandre Lacazette restera au statu de rumeur. Il a en effet un profil similaire à celui de Thierry Henry, fait pour le championnat anglais.

L’aspect psychologique est primordial à Paris. La pression y est excessivement forte, il est donc nécessaire de disposer de joueurs capables d’y résister. A l’image de David Luiz, qui est un vrai guerrier ne tremblant jamais, même lors de son retour en Ligue des Champions après une embêtante blessure.

Plus Paris possédera, dans son effectif, de joueurs ayant remporté la Ligue des Champions, plus le niveau de l’équipe sera élevé. Ce qui attirera davantage d’autres compétiteurs du même standing ! Ce nombre est actuellement insuffisant pour mener le Psg au plus haut.

Ce fut, une fois encore, une joie d’effectuer cette interview avec vous Marion !

Publié dans Télévision

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La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne Juliette Chêne nous présente sa pièce de théâtre !

Bonjour Juliette,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Les Feux de la rampe, de la pièce « C’est pas gagné ». Pour commencer, pourriez-vous nous en présenter le contenu ? Quelle est l’histoire racontée par la pièce ?

Antoine et Stéphanie ont vécu plusieurs années ensemble, mais cette dernière a décidé, il y a quelques mois, de mettre fin à leur histoire. Mais, pour deux raisons, ils sont contraints de se retrouver le temps d’un diner et ils doivent y faire semblant d’être encore en couple.

Arrive alors la petite sœur qui, en fait, n’est pas présente par hasard et l’on va s’apercevoir que les manipulateurs ne sont pas ceux que l’on croit.

2/ Vous y interprétez le personnage de Stéphanie, qui est séparée, nous l’avons dit, d’Antoine depuis environ six mois. Qui est-elle précisément ? Quelles sont ses caractéristiques ?

Elle est une femme assez moderne, au sens où elle a vraiment envie de s’épanouir dans sa vie professionnelle.

C’est aussi une jeune femme très proche de ses copines, qui apprécie tout autant les tête-à-tête avec son conjoint que passer une soirée avec ses amies. Elle est assez décomplexée, tout en étant une grande sensible qui a toujours rêvé du prince charmant.

Faire face à la réalité en tant que femme et, en même temps, continuer à croire en ses rêves est, je crois, la dualité qui caractérise le mieux Stéphanie dans la pièce.

3/ Quelles sont les principales clés artistiques pour séduire et attirer les spectateurs ?

C’est une comédie romantique plus qu’un Vaudeville avec les portes qui claquent et l’amant dans le placard. Il s’agit d’une tranche de vie d’un couple séparé mais qui doit faire croire que leur idylle dure encore.

Notre pièce n’a pas vocation à donner des leçons sur le couple et ses composants. Au contraire, nous souhaitons être fédérateurs, au travers d’une femme avec toutes ses faiblesses et ses contradictions, face à un « nounours » fan de football qui, en même temps, veut se faire respecter en tant qu’homme.

Les spectateurs rient énormément, beaucoup viennent en couple et se tapent du coude pendant la pièce. En même temps, l’émotion est présente et certains moments sont très touchants.

Dans le deuxième acte, les personnages débarrassent la table d’un diner auquel les spectateurs n’ont pas assisté. Comment, alors, faire le lien avec un instant de la soirée non représenté sur scène ?

J’incite, pour en savoir davantage, vos lecteurs à venir voir la pièce.

Les spectateurs assistent quand même au diner, dans le sens où ils l’entendent. Véronique Genest interprète alors la maman du personnage d’Antoine et Patrick Chêne, l’auteur et le metteur en scène, joue le patron.

4/ Cette pièce a été écrite et mise en scène par votre papa, Patrick Chêne. Vous y êtes accompagnée de votre compagnon. Ressentez-vous en conséquence un impact particulier de ses proches relations dans l’esprit du groupe ? Typiquement, cela a-t-il facilité la préparation des représentations ?

Notre complicité dans la vie nous apporte une certaine facilité sur scène. C’est un luxe, je pense, de pouvoir travailler avec des gens que l’on aime. Le travail en est aussi facilité, chacun étant plus disponible pour l’autre.

Ajoutons toutefois que le rapport de confiance est très grand. Notre proximité nous a également donné une énergie et une force positive pour trouver notamment des lieux de représentations. Il est certain que beaucoup de choses se mettent alors en route et en place nettement plus facilement.

5/ Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure théâtrale ? De nouvelles dates parisiennes ?

Nous adorerions repartir en tournée. Nous avons précédemment joué sur Bordeaux, Metz et Nancy, nous sommes également allés en Normandie. Ce fut à chaque fois de chouettes moments. Nous serions ravis de reprendre la route.

J’espère sincèrement que la tournée se fera, mais son organisation nécessite un temps de préparation important.

Nous sommes en tout cas très contents du succès actuel de la pièce sur Paris. Etre sur scène en juillet, dans la capitale, est un vrai challenge qui nous plait. La salle est remplie, ce qui est très agréable.

6/ Revenons aux derniers instants avant de monter sur scène, lorsque le rideau est sur le point de s’ouvrir. Quels sont alors les sentiments qui prédominent : l’excitation et l’adrénaline de retrouver le public ? Ou, à l’inverse, l’angoisse et le stress d’avant représentation ?

Le ressenti est sans doute quelque chose de très personnel. Jean-Charles, Pauline et moi-même avons, pour notre part, un stress plutôt positif. Nous sommes à chaque fois très excités de jouer le soir.

Nous avons notre petit rituel, au travers de l’installation du décor, la relecture du texte ou bien encore la préparation dans la même loge. Lorsque des amis sont présents dans la salle, une fébrilité supplémentaire peut se faire ressentir mais chacun a ses propres astuces face à cela.

De façon générale, nous n’avons pas d’angoisse particulière, simplement un petit trac.

7/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à venir vous voir sur scène, au théâtre Les feux de la rampe ?

Nous avons tous trois eu la chance de tourner dans des séries et des téléfilms populaires. Aussi, nous trouvons super la possibilité offerte, par le biais du théâtre, aux gens de nous découvrir dans d’autres personnages, avec une manière de jouer différente.

Les spectateurs sont très enthousiastes en sortant. Vous allez passer un bon moment, d’autant plus que la salle est magnifique. C’est une bonne sortie pour l’été. En plus, l’histoire se déroule sur une terrasse, vous aurez donc l’impression d’être dehors et de boire un verre avec nous.

Venez vous faire plaisir, en couple, seul ou avec des amis !

Ce fut un plaisir, Juliette, d’effectuer cet entretien avec vous.

Publié dans Théâtre

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La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Elodie Wallace vous dévoile ses projets !

Bonjour Elodie,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre « Les feux de la rampe » de la pièce « La sœur du grec ». Pour commencer, pourriez-vous nous en décrire l’histoire ? Quel en est le contenu ?

L’histoire se déroule dans la station de ski des Ménuires, le soir de la Saint-Sylvestre. Camilla et Lucas, en couple, respectivement actrice et auteur célèbres, y débarque pour fêter le réveillon.

Mais ils vont très vite se rendre compte d’un problème, à savoir la location simultanée de l’appartement en timeshare à un autre couple, beaucoup plus populaire et venant du Sud-ouest. S’en suit alors un réel choc des cultures.

Nous allons rapidement nous apercevoir que Lucas est un escroc, mentant sur plusieurs aspects de sa vie, notamment sur l’existence de sa maitresse. Cette dernière vient de découvrir qu’il est marié et décide alors de débarquer à l’improviste pour lui gâcher son jour de l’an. La situation ne fera que s’envenimer.

Sans oublier qu’un meilleur ami, psychanalyste, séparé depuis peu de sa conjointe, se joint au groupe. Aussi, c’est une comédie explosive à six personnages.

2/ Vous y interprétez Carmen, la maîtresse malheureuse d’un autre personnage. Qui est-elle exactement ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est avocate, travaille dans le monde de l’édition et défends des auteurs. Elle a le contrôle sur sa vie, est plutôt rigide et très droite. On peut imaginer que son appartement est très bien rangé, au millimètre près.

Elle n’a pas l’habitude de se laisser aller dans les émotions. La seule fois où elle a craqué correspond à sa rencontre avec Lucas.

3/ Cette comédie délurée et déjantée va à cent à l’heure. Quelles en sont les principales clés artistiques pour faire rire le public ?

Le rythme y est pour beaucoup. Le spectateur n’a pas le temps de souffler qu’un nouveau rebondissement se produit. La pièce se base sur les quiproquos et sur l’arrivée de la maitresse. Même si l’ensemble est plus modernisé, en termes de jeu notamment, qu’un Vaudeville à l’ancienne.

La surprise et le rythme sont donc les arguments majeurs. Une fois les gens captés, nous ne les lâchons plus au travers des nombreux rebondissements proposés.

4/ Une alternance a été mise en place pour les comédiens de la pièce. Quelle valeur ajoutée cela a-t-il créée ? Quels attraits artistiques s’en dégagent ?

Nous avons la chance d’avoir deux équipes vraiment géniales. Certains rôles sont doublés, d’autres pas. Nous formons une troupe très sympathique et, humainement, nous sommes tous contents de nous retrouver le soir pour la représentation. Ce qui est très chouette et très agréable.

La surprise et la diversité que génère cette organisation sont géniales. Typiquement existent deux Camilla complètement différentes mais aussi pertinentes l’une que l’autre, au travers des interprétations de Christine Jarniat et Kim Schwarck.

L’adaptation que cela engendre pour les autres comédiens est appréciable car elle permet de renouveller le plaisir.

5/ En parallèle, vous participez toujours à la pièce « Le mariage nuit gravement à la santé ». Un petit mot peut-être sur ce succès qui ne désemplit pas ?

Nous venons d’entamer la sixième saison et je reste toujours agréablement surprise du succès que nous rencontrons. Pour être complètement honnête, cette année a été plus difficile car naissent de plus en plus de gros spectacles avec des têtes d’affiche.

Mais, pour autant, les spectateurs sont présents. Nous essayons chaque année de moderniser un peu plus la mise en scène et de faire évoluer le texte. Le renouvellement des équipes permet aussi d’apporter du sang neuf.

6/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes. Aussi, vous développez actuellement un projet de série pour le théâtre, une sorte de comédie en plusieurs épisodes qui reprendrait les mêmes codes que les séries américaines. Comment vous est venue l’envie et l’idée de le monter ?

L’idée première était celle d’une pièce se déroulant dans le milieu de l’édition, où un romancier à succès déciderait de tuer son personnage principal. Ce dernier viendrait alors montrer son mécontentement pour éviter que pareille décision ne soit prise.

Puis, après réflexion auprès de Rui Silva avec qui j’écris, nous est venue l’envie d’orienter l’intrigue sur un scénariste de télévision. Entrainant alors l’apparition du fantôme de son père, l’auteur des premiers épisodes.

Le format de la série est une bonne orientation pour traduire et retranscrire l’ensemble des rebondissements que pareil scénario peut générer.

7/ Où en êtes-vous actuellement dans l’avancée de ce projet ? Une concrétisation est-elle proche ?

Il n’est jamais simple d’avoir une bonne pièce de théâtre. C’est encore plus compliqué sur plusieurs épisodes. C’est pourquoi ce projet n’est pas évident à monter. Toutefois, nos dix années d’expérience dans l’écriture ainsi que ma formation sont autant de forces.

Nous avons terminé l’écriture de la première saison, qui a été proposée à plusieurs producteurs. Des réponses sont en attente et nous nous orientons actuellement sur trois dates exceptionnelles au Grand Point Virgule en octobre.

Afin d’améliorer un peu plus encore la version déjà existante, mais aussi de faire venir davantage de professionnels et de gens qui auraient l’envie de partir avec nous dans cette aventure un peu folle.

8/ Ce genre novateur au théâtre requiert quelques spécificités, notamment sur les formules à trouver pour le moyen de fidélisation des spectateurs. Vers quel axe pensez-vous vous tourner ?

Nous souhaitons créer un esprit de rendez-vous. A l’image du « Fieald », au théâtre Trévise, une troupe se réunissant depuis des années, chaque dimanche soir, avec une équipe d’animation pour gérer un fil conducteur autours de différents artistes interprétant des sketchs.

Aussi, au travers de représentations uniquement en fin de semaine, sans doute le samedi et le dimanche en matinée, nous aimerions générer un esprit de communauté, un instant de retrouvailles comme pouvaient l’être les épisodes de la série américaine « Friends » le dimanche à 19h.

Notre premier axe est donc de créer des personnages suffisamment attachants pour que les gens aient envie de venir les revoir. Nous souhaitons aussi utiliser internet et les réseaux sociaux, en s’inspirant des séries américaines, pour faire des teasers et des bandes-annonces. Proposer des abonnements et des tarifs préférentiels pour les spectateurs voulant voir l’ensemble de la saison est aussi une piste en réflexion.

9/ Comment faire pour qu’un spectateur n’ayant pas assisté à un épisode prenne du plaisir à assister au suivant ?

La formule telle que nous l’envisageons aujourd’hui serait, au travers des deux représentations hebdomadaires, de proposer systématiquement des épisodes différents, une fois la série installée.

Typiquement, après deux mois de lancement via le premier épisode, nous pourrions ensuite jouer en parallèle le deuxième opus tout en maintenant à l’affiche le premier. Chaque spectateur pourrait alors y trouver satisfaction.

10/ Quelles sont les prochaines étapes de ce beau projet ? Selon votre souhait, quand pourraient se dérouler les premières représentations ?

Nous ne souhaitons pas faire les choses de façon approximative. Nous sommes parfaitement conscients que nous ne pouvons communiquer autours de ce spectacle comme s’il s’agissait d’une pièce de théâtre normale.

A date, nous essayons de réunir des compétences pour créer le buzz autours de ce projet. Nous avons obtenu le renfort d’un technicien qui a créé l’ensemble des bandes sons, notamment pour les moments de suspens ou bien encore le générique.

Nous recherchons actuellement une personne pour nous accompagner en termes de marketing. Afin de déterminer le meilleur axe à prendre pour attirer un maximum de spectateurs.

11/ Pour conclure, en quelques mots, que dire aux lecteurs du blog pour les encourager à venir vous voir sur scène et aussi à assister à cette aventure théâtrale d’un genre nouveau?

Il s’agit là d’une vraie conviction personnelle, à l’image de mes explications lors du premier entretien, mais je crois que venir voir des artistes sur scène se donnant à fond est quelque chose de très fort.

Certes, il arrive parfois que les spectateurs soient déçus, que les comédiens ne soient pas au mieux ou bien encore que l’histoire ne soit pas crédible. Mais cela reste du spectacle vivant, les artistes y mettent leur cœur.

A titre personnel, à chacune de mes représentations du personnage de Carmen dans « La sœur du grec », que j’adore, je donne mon maximum.

Rien que pour cela, il vaut la peine, de temps en temps, de venir au théâtre.

Un grand merci Elodie pour cet agréable échange !

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Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Agata Siwakowska nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Agata,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Comme en témoigne votre parcours, vous possédez plusieurs cordes à votre arc artistique. Vous êtes rédactrice, journaliste, animatrice mais encore comédienne. Comment vous présenteriez-vous et vous définiriez-vous ?

Il est vrai que j’ai un parcours assez atypique. J’ai intégré l’Académie Audiovisuelle de Richard Joffo en 2008, me donnant un premier avant-goût du métier mais j'ai trouvé grâce à cette expérience l'envie et surtout la certitude de vouloir évoluer dans le monde des médias.

Au début, j’effectuais des interviews des artistes, en créant "Les Rendez-vous d'Agata", (l'exercice qui est d’ailleurs mon préféré dans ce domaine!) Par la suite, j’ai eu l’opportunité, une année durant, d’être chroniqueuse sur la chaine IDF1, ce fut une expérience passionnante! Sans oublier l'expérience de la radio (sur la web radio: Fréquence Orange), une année encore très riche de belles échanges humaines avec des personnalités, que j’aurais aimé poursuivre ailleurs, dans une autre radio, j'espère un jour!

Quant à mon expérience de comédienne, (mais je ne suis qu'une débutante dans ce domaine) J’ai eu récemment quelques opportunités intéressantes (comme un rôle dans un court- métrage "La vie qui désarme" d'Aurélien Réal, ou encore une petite apparition dans la série "Les Mystères de l'amour") C'est évidemment flatteur que les réalisateurs pensent à moi même si je ne possède pas d'expérience, en tout cas je me prête au jeu car c'est toujours intéressant de "se mettre en danger" et découvrir de choses en soi qu'on ignore totalement...

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ? En quoi vous aident-ils mutuellement ?

Je crois que ces domaines sont bien différents les uns des autres. Ainsi, à la télévision, bien que je sois en direct, ce qui n’est pas un exercice facile, une part importante de liberté et d’expression nous est offerte (en tout cas dans les émissions mode sur M6 Boutique dans lesquelles j'interviens en qualité de "spécialiste mode") Contrairement à un court-métrage ou un film, dans lesquels nous devons suivre avec précision un texte et incarner un personnage. C'est un exercice fascinant en tout cas. Il faut beaucoup de concentration, de rigueur , être à l'écoute du réalisateur, et savoir apprécier travailler en équipe, c'est peut-être ça les points communs entre ces deux professions!

3/ Votre pluridisciplinarité nécessite très certainement une organisation très minutieuse. Justement, quelle est votre méthodologie de travail ?

J’adapte vraiment ma préparation à l’activité que j’effectue. Pour intervenir sur l’antenne de M6 Boutique, dans le cadre des émissions de télé-achat, j'essaye de suivre scrupuleusement les tendances, j'assiste aux défilés durant la fashion week, pour être toujours au mieux informé, c'est qui me permet ensuite à l'antenne de pouvoir conseillée nos téléspectatrices.

Inversement, en tant que rédactrice pour le Blog Tendance de la chaine, l’organisation est différente. Je prends d’ailleurs beaucoup de plaisir dans cet exercice car j’adore l’écriture. J’ai la liberté de choisir les thèmes qui me plaisent, les tendances du jour ou bien encore les vêtements que j’ai pu découvrir, puis j’essaie d’en raconter une histoire en illustrant avec les photos.

J’aime revenir aux origines de la mode, au commencement d'un vêtement, la naissance d'un style, à travers une référence dans l’histoire, une figure emblématique de l'époque etc...La Mode on peut la raconter de tant de manières!

En parallèle, comment parvenez-vous à passer aussi facilement d’une thématique à une autre ?

Les deux exercices que je viens de vous présenter sont complémentaires au sens où ils mettent en avant le milieu de la mode, mais sous une forme différente. Je m’y retrouve donc facilement.

S’il m’est proposé d’intervenir dans d’autres cadres, en tant que chroniqueuse culturelle par exemple, je m’y sens aussi à l’aise, car la mode n’est pas l’unique intérêt dans ma vie. Elle fait certes partie de moi et représente une de mes passions, mais j’ai aussi d’autres centres d’intérêt au quotidien. J'adore notamment le théâtre, j'aime découvrir les expositions, je m'intéresse à l'art, et je suis une incoditionnelle amoureuse de la nature et des animaux!

Je n’ai donc aucun problème à basculer d’une activité à une autre!

4/ Vous avez démarré récemment une nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup. Où l’on peut y retrouver chaque trimestre votre interview d’une personnalité. Comment se passe le démarrage de cette nouvelle aventure ? Quel sera le thème d’un prochain entretien ?

Je suis tout d’abord ravie de cette nouvelle opportunité qui me permettra de revenir à mes premiers amours, à savoir les interviews intimistes.

Le rédacteur en chef m’a contacté, via mon agent, et nous sommes rapidement parvenus à un accord. L’univers du magazine me correspond et me plait, même si j’ai été étonnée à premier abord de sa spécialisation à savoir "l'esprit du café et du thé". Mais cela signifie tout simplement qu'on aborde l'art de vivre au quotidien et l'on peut facilement y associer un entretien intimiste. Ma chronique s'intitulera "Les Rendez-vous gourmands d'Agata"

est l’idée est simplement de prendre une pause avec un invité de marque, d'une manière simple et conviviale, (comme chacun est amené à le faire dans son quotidien), autours d’un thé ou d’un café, pour se raconter des choses. La première interview, qui sera prochainement publiée, a eu lieu lors d’un voyage de presse, en Belgique, encore dans l’univers de la mode, où j’ai eu l’occasion de rencontrer le styliste Jean-Paul Lespagnard. Un artiste très talentueux et populaire, avec une belle personnalité.

J’ai déjà plein d’idées pour la suite, car l’univers et l’ambiance de ces entretiens me plaisent énormément. D'ailleurs mon prochain l'invité sera Antoine de Maximy, que j’apprécie à travers ses émissions "J'irai dormir chez vous". J'ai hâte de bavarder avec lui et partager ce moment avec nos lecteurs. Vous pouvez d'ailleurs trouver ce magazine dans les coffee shops parisiens!

5/ L’année médiatique touche à sa fin. Quel bilan en faites-vous ? Quels principaux souvenirs en retenez-vous ?

Je viens d’effectuer ma troisième année au sein d'M6 Boutique, ce qui me ravit. Je suis désormais à l’aise dans cet exercice. Ma participation cette année au Blog Tendance de la chaine m’a également enchantée, je pense continuer à la rentrée.

Je qualifierais mon année d’intéressante même si je reste encore sur ma faim. Je ne suis pas encore là où j’aimerais être! J’ai d’autres envies que j’essaie d’assouvir. A ce titre, j’ai eu quelques rendez-vous récemment pour lesquels j’attends des réponses...

6/ Aura-t-on la chance de vous retrouver à la rentrée dans ces mêmes exercices ? Avez-vous, en outre, d’autres projets et envies artistiques ?

Puisque je suis en attente de certains retours, je ne peux pas encore vous confirmer mon agenda pour la rentrée de septembre. J’adorerais faire partie d'une émission télé ou radio dans une "bande" de chroniqueurs, j’ai d’ailleurs sélectionné quelques émissions qui me correspondent. Certaines pour lesquelles des contacts sont déjà engagés grâce à mon agent Laure Rebois.

Si j’avais le choix, ce serait l’émission de Stéphane Bern, « Comment ça va bien ! » car j'aime l'esprit positif de cette émission, les chroniqueurs présentes leurs sujets d'une manière ludique mais éducative à la fois et dans une ambiance très conviviale.

Sinon, je me verrais bien, en télévision ou en radio, mener des interviews dans un cadre intimiste, à l’image de ma nouvelle collaboration avec le magazine Gourmet Cup.

7/ Enfin, que souhaitez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à vous suivre et à s’intéresser à votre travail ?

Je suis très touchée par ce petit noyau de fidèles lecteurs et téléspectateurs qui me suivent pour certains, depuis IDF1, il y a six ou sept ans!

Je suis ravie des témoignages qu’ils m’envoient et de leurs encouragements. Bien sûr, si ce noyau venait à croitre encore davantage, j’en serais encore plus heureuse. Mais je suis déjà très contente du contexte actuel. Il n’est pas facile en effet de se faire une place dans ce métier et surtout de perdurer!

J'essaye de rester la plus sincère possible dans mes interventions, que ce soit en interview, dans une émission télé ou radio, ou encore dans l'écriture, c'est important à mes yeux. Si j'arrive à apporter un peu de bonheur aux gens et qu'ils passent un bon moment ou s'ils se retrouvent notamment dans mon écriture, c'est déjà une belle récompense!

Ce fut un plaisir d’effectuer cet entretien avec vous Agata.

Publié dans Télévision

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La chanteuse Aude Juncker nous dévoile son premier EP !

Publié le par Julian STOCKY

La chanteuse Aude Juncker nous dévoile son premier EP !

Bonjour Aude,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous venez de sortir votre premier EP en cinq titres, « Le houhouhouhouhou », disponible en téléchargement et streaming. Pour commencer, pourriez-vous tout d’abord nous en décrire les tonalités et les couleurs musicales ?

Ce sont des chansons françaises d’origine très intime. Les histoires sont assez anciennes et inspirées de l’enfance. Au travers du texte, j’essaie de comprendre quelque chose pour en sortir.

C’est une sorte de déroulement pour sortir d’où je suis enfermée.

2/ Etes-vous l’auteur des textes ou bien avez-vous été accompagnée dans cette démarche ?

Je suis l’auteur et le compositeur de ces chansons. J’ai aussi été très bien entourée, notamment de Laurent Brifo et d’Antoine Graugnard, pour les arrangements et la réalisation.

J’écris au quotidien car c’est une nécessité. Sans que cela aboutisse nécessairement à une chanson.

3/ Quelles sont les prochaines étapes souhaitées de cette belle aventure musicale ? La sortie d’un album ? La mise en ligne d’un second EP ?

J’adorerais sortir un album. Mais, pour cela, je souhaiterais être encore plus entourée, notamment d’un label et d’un éditeur. La rencontre de personnes pouvant m’aider à accomplir ce projet serait superbe ! Aussi, je me permets de prendre le temps de les trouver.

Dans le cas contraire, je sortirais quand même un opus mais avec un contexte et un cadre différents. Actuellement, je ne m’interdis rien de son contenu, que ce soit l’utilisation d’une ou plusieurs chansons de l’EP, mais aussi la nouveauté totale.

4/ En parallèle, vous êtes aussi comédienne. Quels sont, à ce titre, vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Il est vrai que j’ai l’habitude de mener en parallèle les deux arts. J’ai plusieurs souhaits mais il me faut trouver les personnes qui s’accordent avec. Ce qui n’est pas forcément facile.

J’apprécie tout particulièrement le travail de Luc Bondy, qui laisse une liberté intelligente aux comédiens. Le cadre est borné, mais il y a une juste liberté. On sent quelque chose de vrai et d’honnête. J’adorerais travailler dans pareil contexte.

Récemment, j’ai eu l’occasion d’avoir un petit rôle dans « La femme de la plaque argentique », un long-métrage de Kiyoshi Kurosawa, un réalisateur japonais ayant tourné en France, avec notamment Tahar Rahim. J’ai été ravie de cette expérience.

Un grand merci Aude pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Musique

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La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

La comédienne et auteur Virginie Caren nous présente ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, via notamment la télévision, la publicité mais aussi l’écriture et la photographie. Simplement, comment présenteriez-vous votre parcours artistique ?

J’ai, comme beaucoup d’artistes, un parcours atypique. Commençant par être danseuse, puis photographe, avant d’être comédienne pour ensuite devenir mannequin. Actuellement, je reviens ponctuellement à la photo, l’un de mes premiers amours.

Depuis toujours, je suis passionnée par l’écriture et cette dernière est devenue ma principale activité.

2/ Quelles complémentarités et, à l’inverse, quelles différences retrouvez-vous entre ces différents arts ?

Tous se complètent, même la danse que j’ai longtemps pratiquée pendant ma jeunesse. Cet art nous apprend en effet le sens du rythme : il faut écouter avant de s’exprimer par le corps. La photo, pour sa part, m’aide au travers de l’impression dégagée par l’image, ce qui devrait d’ailleurs m’apporter beaucoup dans mes projets de réalisation de films.

Enfin, la comédie m’est aussi utile dans mon travail d’écriture puisque, lorsque l’on a été de l’autre côté de la barrière, nous avons alors un certain sens du rythme, notamment pour les dialogues. Il est en général plus facile pour un comédien d’écrire, comparativement à quelqu’un n’ayant jamais joué. Ce dernier va rédiger quelque chose qui sera sans doute logique, mais qui ne sera certainement pas si facile en bouche. A titre personnel, lorsque j’écris un dialogue, je le joue pour essayer d’en trouver la bonne justesse.

Ces différents arts se complètent très bien et m’aident dans mon équilibre personnel.

3/ Vous êtes, cette année, scénariste du court-métrage « 24h/24 » ainsi que d’une web-série. Pourriez-vous nous raconter ces deux beaux projets ?

Le court-métrage fait suite à un long-métrage que j’ai écrit il y a quelques années déjà et qui ne s’est pas encore concrétisé en production.

Forte de cette première expérience axée sur la place des femmes dans le monde actuel, j’ai en fait répondu à un appel d’offre du Ministère des droits de la Femme.

L’exercice du court-métrage est presque plus difficile que celui du film, parce qu’il n’est pas toujours évident de synthétiser les idées et les messages en si peu de temps, quinze minutes dans mon cas.

La web-série, quant à elle, est un projet développé par Richard Pigois. Qui, en plus d’être chanteur, est comédien dans la série de TMC « Les Mystères de l’Amour ». Il m’a proposé d’en être la scénariste, ce que j’ai accepté avec grand plaisir.

Le projet prend forme, nous avons déjà écrit le premier épisode et nous sommes en train de travailler sur les prochains. La première saison devrait être constituée de six opus et, si tout se passe bien, le tournage devrait débuter mi-juin.

Je ne peux pas encore vous dévoiler la thématique mais je vous annonce déjà, en plus du rôle principal tenu par Richard lui-même, la participation du champion du monde de boxe Jean-Marc Mormeck. Nous sommes très contents et très fiers de travailler avec lui.

4/ En parallèle, vous participez aussi activement à l’écriture de trois longs métrages. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Avec l’aide aussi d’un jeune scénariste, qui m’a accompagné dans cette belle aventure, j’ai en effet terminé l’écriture du troisième long métrage il y a quelques semaines seulement. Il est actuellement au CNC (Centre National du Cinéma et de l’image animée).

Quant aux deux autres, je recherche actuellement des producteurs pour pouvoir avancer. Les premiers contacts n’ont finalement pas abouti, du fait principalement d’une divergence artistique.

Un lien commun et involontaire existe entre les trois scénarii, à savoir la présence systématique d’un personnage politique, sans pour autant représenter forcément la thématique principale.

Je trouve les politiques fascinants, ils sont encore plus comédiens que les artistes. Il est à noter une ambivalence chez eux, car ils peuvent être à la fois très gentils, attentionnés ainsi que charmants et être en même temps rusés et manipulateurs. Je trouve donc que ces personnages très riches sont intéressants à intégrer à des scénarii.

En tout cas, ces écritures ont été, pour moi, un vrai bonheur. Les femmes et leur place dans la société d’aujourd’hui sont le sujet premier de l’une d’entre elles. La deuxième est davantage orientée sur un politicien. Quant à la troisième, je ne peux en dire plus pour le moment, du fait de mes démarches actuelles dont je vous ai parlées.

5/ Quelle est votre méthodologie de travail dans pareille situation ? Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Comme beaucoup d’auteurs je crois, il s’agit d’un mélange de choses vécues ou ressenties. Je m’inspire aussi énormément de gens que je connais. Il arrive en effet que je mélange deux amis pour créer un personnage.

A cela s’ajoute l’imaginaire personnel, sans oublier la part d’inconscience. Typiquement, je me suis aperçue, à la fin de la rédaction de mon premier scénario, que l’histoire que je venais de raconter était différente de celle pensée et souhaitée initialement. Ce qui était assez magique !

6/ De façon générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ? Pour la suite, aimeriez-vous vous consacrer à un art en particulier ? Ou, au contraire, la complémentarité que vous pouvez retrouver vous attire-t-elle davantage ?

J’aime bien avoir une palette large. Je pense que ma volonté d’être comédienne était liée à mon incapacité à faire un choix parmi les différents et nombreux métiers que j’aurais aimé exercer. Aussi, en tant que comédienne, il est possible de les vivre par procuration.

Il en va de même lors de la rédaction de scénarii, où je peux m’inventer une vie que je ne vivrais jamais. Le panel est ainsi très large.

Sur le plus long terme, j’aimerais réaliser mes propres films. Ce qui serait alors une vraie complémentarité avec toutes mes expériences artistiques.

7/ Revenons quelques instants sur votre parcours. Comment vous est venue l’envie de devenir comédienne ?

Danseuse semi-professionnelle, j’ai dû, très jeune, me poser des questions sur mon avenir. Il fallait aussi prévoir un plan b, en cas notamment de problème physique.

J’ai alors eu la chance de visiter la maison de Georges Sand, qui a été, pour moi, une totale révélation. Tout y est parfaitement conservé, même la vaisselle. On y retrouve aussi le piano sur lequel a joué Chopin.

Voyant la maison, j’ai alors eu la volonté de vivre comme ces gens-là, car on y ressentait vraiment l’atmosphère qu’il pouvait y avoir. Avec notamment la table dressée dans la salle à manger. J’ai aussi eu une fascination pour la femme qu’a été Georges Sand, car elle était extrêmement moderne. C’est même elle qui, ponctuellement, faisait bouillir la marmite. Elle a choisi et assumé son destin, ce qui force le respect.

Je m’y suis sentie pleinement dans mon élément, notant en moi une âme d’artiste. Sans pour autant être figée dans une case. Je suis donc allée plus loin que la danse, commençant petit à petit à faire de la photo et des dessins, tout en voulant être styliste mais aussi architecte. Souhaitant faire un peu de tout, je suis alors rentrée aux Beaux-arts.

Passionnée depuis toujours par le cinéma, devenir comédienne était alors une suite logique pour connaitre, comme je vous le disais, plusieurs vies. Me permettant d’être une folle, comme Aline dans « Les Mystères de l’Amour », qui pète les plombs, mais aussi une gentille comme Julie dans « L’école des passions », ou bien encore une naïve, une intelligente ou une jalouse. Ceci dans des univers différents.

Ajoutons que j’ai eu la chance de tourner rapidement lorsque je suis arrivée sur Paris. Ce qui m’a beaucoup aidé !

8/ Pour conclure, qu’avez-vous envie de dire aux fidèles lecteurs du blog pour les inciter à suivre votre parcours et votre carrière ?

J’ai un parcours très atypique, comme j’ai pu l’évoquer dans cet entretien. Ce qui en fait sa richesse et sa particularité ! Je me sens seulement depuis quelques années suffisamment expérimentée pour écrire.

Mon parcours me rend heureuse et me permet un épanouissement personnel que j’essaie modestement de vous transmettre et de vous faire partager dans mon travail.

Un grand merci Virginie pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision

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