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Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Florian Hessique, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Florian,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour le blog.

1/ Les téléspectateurs de MCE, la chaine câblée des étudiants, peuvent actuellement vous retrouver dans la série courte « A votre service ». Quel en est le principe ?

J’y incarne Paul, un chauffeur de VTC, quelque peu ringard, légèrement porté sur la bouteille et qui a de grandes idées sur tout. Il accueille dans son véhicule à la fois des clients, mais aussi des amis qui viennent le saluer. Il reçoit même parfois des personnalités.

Mais les courses ne se passent jamais bien. Paul confond les gens et ne peut s’empêcher d’engager la conversation pour donner son avis. Au final, il ne démarre jamais et l’échange se finit souvent très mal.

Vous pouvez d’ailleurs nous suivre sur la page officielle de la série : https://www.facebook.com/A-Votre-Service-847999621985114/

2/ Vous y interprétez, nous l’avons dit, le personnage de Paul, un chauffeur privé de berline. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Paul est quelqu’un de gentil, mais il est sans filtre et naïf. En plus, il pense, à tord, tout connaitre. Si je puis dire, c’est un personnage attachant mais à qui l’on a envie de mettre des claques.

3/ De nombreux guests vous accompagnent dans cette chouette aventure. Citons notamment Samy Naceri, Géraldine Lapalus ou bien encore Didier Gustin. Quels souvenirs gardez-vous des tournages ?

Nous nous amusons beaucoup, malgré un rythme soutenu. Nous tournons en effet quatre à cinq épisodes par jour.

Tous les comédiens apportent leur maximum à la série et leurs expériences nous permettent parfois de nous écarter du scénario initial, pour partir sur plusieurs versions, certaines déjantées. Pour, à la fin, choisir la plus pertinente.

4/ Plaire au public sur une durée courte n’est pas un exercice facile. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour attirer les téléspectateurs?

La diffusion est hebdomadaire. Chaque mardi soir à 20h 30 sont proposés quatre épisodes, pour une durée totale de 12 à 15 minutes. Evitant ainsi de lasser les gens et, à l’inverse, générant de l’impatience de découvrir la suite.

Sur une durée courte, il est important que les épisodes soient efficaces et que les choses ne soient pas trop attendues.

Je souhaitais aussi que ce programme raconte une vraie histoire, contrairement à pas mal de séries courtes. Chaque participant est présent pour quelque chose de précis, permettant d’engager une conversation sur un sujet ou un problème. Pour ensuite dériver sur d’autres thèmes.

Quelles sont vos sources d’inspiration pour définir le contenu des épisodes ?

Pour que le téléspectateur puisse à chaque fois se reconnaitre dans un ou deux sketchs, je m’inspire beaucoup de la vie de tous les jours. L’humeur du moment est importante aussi, orientant le programme dans des axes différents.

J’aime mettre les comédiens dans des rôles de composition et leur faire incarner des personnages dans lesquels le public ne les attend pas. Par exemple, le très bon acteur Sami Naceri a joué un gendarme.

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à ce programme ?

Le tournage de la saison 2 débute en décembre, pour une diffusion à partir du 15 mars. Vous retrouverez à nouveau Géraldine Lapalus, Miko, Jean-Christophe Bouvet ou bien encore Alexandre Pesle. D’autres guests nous rejoignent à cette occasion, notamment Gérard Klein, Patrick Puydebat et Gérard Hernandez.

Une saison 3 est déjà en préparation. Notons aussi la sortie en DVD, le 1er mars prochain, de la première saison. Que vous pouvez commander via le lien suivant : http://www.harmattantv.com/videos/film-(vod-dvd)-3131-A-VOTRE-SERVICE-SAISON-1-FICTIONS.html

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

Je développe actuellement mon deuxième long-métrage. Le premier, « Le casse des casses », était sorti en février 2014 avec Jean-Pierre Castaldi et Philippe Vasseur. Que vous pouvez retrouver en Dvd, au travers du lien suivant : http://video.fnac.com/a8688081/Le-casse-des-casses-DVD-Florian-Hessique-DVD-Zone-2

D’une thématique bien différente, sur un profond drame familial, je le prépare avec Miguel Alexandre. Nous avançons bien et j’espère démarrer le tournage d’ici un an et demi à deux ans.

Pour être informé de l’avancée de ce projet, je vous invite à rejoindre ma page Facebook : https://www.facebook.com/Florian-Hessique-Official-520500581394282/

7/ En conclusion, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens global du terme ?

Je pense que l’art, dans sa globalité, permet de s’ouvrir l’esprit à plein de choses que l’on ne connait pas et que l’on ne soupçonne pas.

Quelque soit la forme artistique, l’on y retrouve toujours des choses que l’on comprend de suite et d’autres qui nécessitent plus de temps pour être assimilées. Ce second message est souvent le plus intéressant.

L’art regorge de subtilités et c’est très instructif de s’y intéresser.

Cet échange, Florian, fut un réel plaisir !

Publié dans Télévision

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Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Anton Yakovlev nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Anton,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du cinéma mais aussi du théâtre. D’où vous vient cette passion par les métiers artistiques ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Cette passion est venue très jeune, à Saint-Saint-Pétersbourg, en Russie. J’y ai commencé, à 10 ans, ma première université artistique, une grande école de danse classique. C’est le premier institut d’art dans lequel les enfants peuvent approcher les grandes scènes.

Ces huit années de formation ont été très intenses mais aussi très enrichissantes. Citons notamment la danse, le jeu d’acteur, l’art dramatique, l’escrime, le piano, l’histoires des costumes ou bien encore celle du théâtre. Cette formation était très complète.

Après de nombreuses représentations ensuite sur scène, j’ai eu la chance de venir en France pour une tournée. Le théâtre Chatelet m’avait alors donné l’occasion d’intégrer son spectacle. La situation compliquée dans mon pays natal m’avait définitivement convaincu de rester à Paris.

Passionné par le théâtre et le cinéma, j’ai approfondi mes cours dans ce domaine et ma carrière a réellement commencé lors de ma rencontre avec Jacques Audiard.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents exercices ?

J’ai eu la chance, sur petit et grand écrans, de faire de nombreuses cascades. Comme ce fut le cas dans le légendaire film « De battre mon cœur s’est arrêté », pour la grande scène de bagarre dans les escaliers. Malgré des conditions peu favorables, le rendu est très bon. Grâce, je le crois, à mes formations antérieures. J’ai ensuite obtenu d’autres propositions intéressantes.

J’effectue également des chorégraphies pour le cinéma. La principale chaîne russe m’a ainsi engagé pour un grand film saga, au nom de « Mata Hari », dont le rôle principal est tenu par Vahina Giocante, accompagnée de Christophe Lambert, sans oublier sans doute Kevin Costner et John Malkovich. J’y ai déjà monté cinq ballets, avant prochainement de me rendre au Portugal, pour le sixième. Il s’agit du plus grand film de l’année en Russie !

3/ Vous alternez, de part vos origines, les tournages entre la Russie et la France. Aussi, quels sont vos autres projets et vos envies artistiques du moment ?

Dernièrement, je suis retourné à Saint-Saint-Pétersbourg, pour un blockbuster, où j’y interprète le rôle d’un français méchant.

En parallèle, je vais prochainement jouer dans le film « Francisco Miranda », mettant en avant cette importante figure latino-américaine. Où j’y interpréterai un autre grand personnage, régulièrement présent aux côtés de la tsarine Catherine II.

Dans ce long métrage sont montrés les liens faits par Francisco Miranda entre l’Amérique Latine, la France et la Russie. Ce dernier y est en fait l’amant de Catherine II et mon personnage l’aide à rencontrer la tsarine.

4/ Vous serez prochainement de retour, sur TMC, dans la saison 11 de la série à succès « Les Mystères de l’Amour », où vous y interprétez le personnage de Anton. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette aventure?

En parallèle de mon actualité évoquée dans la question précédente, j’interviens en effet ponctuellement dans cette série. Il faut le reconnaître, le rythme de tournage est très rapide. Nous avons tourné jusqu’à douze scènes par jour. Ce qui n’est pas toujours évident pour un acteur étranger comme moi.

Mais j’ai pris beaucoup de plaisir avec toute l’équipe.

5/ Les rythmes, sur les plateaux de tournage, sont généralement très soutenus. Dans ce cadre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Le jeu se travaille ! J’ai déjà interprété plus de 60 rôles différents. En russe, en français, en anglais, en espagnol mais aussi en allemand. Bien que je ne parle que certaines de ces langues.

Je commence d’abord par bien maîtriser le texte. Des amis comédiens et des coachs m’aident dans ce sens, pour soigner le moindre détail.

6/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art, quelle qu’en soit la forme ?

Chacun ressent et interprète l’art à sa façon. Typiquement, certaines personnes vont être émerveillées par un tableau alors que d’autres ne s’arrêteront même pas devant. Soyez donc libre avec l’art !

Merci Anton pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Virginie Molina nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Virginie,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre de la Grande Comédie, pour la pièce «Familles (re)composées». Quelle histoire y est racontée ?

La pièce s’articule autours des retrouvailles, un an après la séparation, d’un ancien couple. C’est alors le moment de faire le bilan.

Les détails à régler sont autant d’occasions de rentrer dans le monde de la famille recomposée, où chacun veut tirer un maximum de profits et où l’on découvre, au travers de rebondissements, plein de cachotteries. C’est une pièce très drôle !

2/ Vous y interprétez le personnage de Jennifer. Qui est-elle ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Jennifer est une fille très gentille, qui n’a pas eu beaucoup d’éducation et qui joue fortement sur les apparences. Elle aime le rock, elle est en couple avec un grand fan de Johnny Hallyday. Elle apprécie les vêtements tape à l’œil, notamment les petites robes roses sexy.

Jennifer est d’une nature très gentille et aime faire le bien autour d’elle. Elle veille à entretenir des relations courtoises avec l’ex-compagne de son mari ainsi que son entourage.

3/ Le couple et la famille, deux thèmes forts de la pièce, sont des sujets qu’affectionne tout particulièrement Alil Vardar, l’auteur. Quelles sont les astuces de la pièce ayant permis un tel succès auprès du public ?

La thématique de la pièce est moderne, parlant à de nombreux spectateurs car de plus en plus de familles recomposées existent.

Alil Vardar fait aussi mouche au travers de son écriture. Cette dernière est très aiguisée sur le rire, permettant au public de se laisser emporter et de rigoler tout au long du spectacle. Les blagues sont très fines et surprenantes. La dynamique est très rapide, ne laissant que peu de place à l’ennui.

Pour finir les interprètes féminin et masculin sont tous très bons chacun dans leur rôle.

4/ Votre personnage est l’auteur de nombreux lapsus tout au long de l’histoire. Quelles sont, selon vous, les principales clés, dans pareil rôle, pour faire rire les spectateurs pendant une heure trente environ sans être redondant ?

Il faut, je crois, être le plus naturel possible pour l’interprétation de ce type de rôle. Il est important de ne pas chercher à jouer un personnage simplet mais de l’être tout simplement.

Il faut avant tout ressortir son coté naïf, et croire à 1000 % à tout ce qu’on raconte sans effectuer de jugement. C’est comme ça qu’on va donner à ce type de personnage un aspect drôle, authentique et touchant mais attention ce n’est pas aussi facile que ça à faire.

5/ Revenons sur les derniers instants juste avant de rentrer sur scène. Comment vous sentez-vous alors ? Quelles sensations prédominent en vous à ce moment-là ?

Je suis toujours très heureuse d’aller jouer car vivre ma passion et être sur scène représentent un plaisir énorme. Je ressens aussi de l’excitation avant le spectacle.

Les différents personnages que j’ai pu interpréter jusqu’à présent m’ont toujours épanoui.

6/ En parallèle, les internautes peuvent vous retrouver dans le programme court « Virginie fait sa cuisine » (www.youtube.com/virginiefaitsacuisine). Dans lequel, de façon drôle et décalée, vous partagez une recette. Pouvez-vous nous en dire davantage sur cette belle aventure ?

Petite, je n’étais pas douée en cuisine. Je mettais des plats en plastique dans le four, j’ai même brûlé la gazinière de ma maman et mes gâteaux étaient beaucoup trop farineux. Aussi, adulte, je suis passée aux plats cuisinés.

Mais, un beau jour, m’est venue l’envie d’apprendre à préparer de petits plats sympathiques. Sans chercher à faire de recettes compliquées ni une cuisine gastronomique. Je n’ai typiquement jamais réussi à reproduire la qualité et la beauté des plats proposés dans les émissions de télévision. J’en ai alors profité pour assouvir simultanément une autre envie, celle de proposer sur internet un programme de comédie.

Aussi, l’émission de cuisine que je propose est sur fond d’humour, de part ma maladresse derrière les fourneaux. Elle permet également d’apprendre à réaliser des plats simples, à contrepied de tous les autres programmes culinaires. Pour montrer aux internautes qu’il existe de nombreuses petites recettes basiques qu’ils peuvent effectuer facilement chez eux et qui changent la vie.

Je ne me prends pas au sérieux dans ce programme, notamment au travers de la participation de mon chat, qui goutte mes plats. Ce côté décalé plait aux internautes. J’essaie d’y mettre un maximum de joie de vivre et de bonne humeur, pour faire passer beaucoup d’ondes positives. Je n’ai pas de source d’inspiration particulière, je me laisse guider par mes envies.

7/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

En ce moment j’écris et je compose beaucoup car à côté de toutes mes activités, je nourrie depuis toute petite une passion très forte pour la musique. J’aimerais beaucoup associer cette passion à mes activités professionnelles.

En parallèle, grâce à mon émission « Virginie fait sa cuisine », la marque de chocolats belges Duc D’O m’a proposé de la représenter en tant qu’ambassadrice pour différentes émissions sur QVC. J’y fais des démonstrations, j’évoque la façon de faire du chocolat et j’en déguste aussi beaucoup. Cette activité, en plus d’être un vrai plaisir, est un réel honneur car j’aime beaucoup la Belgique.

Sans oublier une tournée prévue prochainement avec la pièce « Début de fin de soirée », écrite par Clément Michel et mise en scène par Anthony Marty, que j’ai jouée pendant une année sur Paris. Retrouver cette troupe sera un vrai bonheur car nous avons partagé de belles aventures par le passé.

8/ Pour conclure, qu’aimeriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à s’intéresser à l’art, au sens général du terme ?

Profitez de votre vie, vivez la intensément, ne regrettez rien et surtout si vous avez des passions pour le chant, le théâtre, la littérature… ne les laissez jamais tomber et allez au bout de vos rêves.

Ce qui est génial au théâtre c’est cette proximité, et cet échange unique entre le public et les comédiens. Ce qui permet à tous de passer un moment chouette et unique.

Le théâtre, le cinéma ou bien encore la musique sont de vraies échappatoires. Qui, en plus, permettent de s’enrichir et de découvrir de nouveaux horizons.

Alors venez vite me voir dans Familles Recomposées à la Grande Comédie et faire un tour sur ma chaîne Youtube « Virginie fait sa cuisine », vous repartirez avec le sourire, de la bonne humeur et plein d’idées !

Ce fut un plaisir, Virginie, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Michel Pilorgé, comédien de talent, nous raconte sa passion pour son métier et nous dévoile son actualité !

Bonjour Michel,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre riche parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision et du cinéma. D’où vous vient cet amour pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Enfant, la mer était ma première passion et je voulais être amiral de la Royal Navy. Ayant ensuite vu les difficultés que génère le parcours scolaire associé, j’ai revu mes ambitions pour assouvir un autre talent et un autre désir. Celui de devenir clown.

Dans les années 50, j’aimais aller très souvent au cirque car j’ai, depuis toujours, une passion prononcé pour ce milieu et ces membres. Petit à petit, de clown, j’ai voulu devenir comédien pour notamment interpréter des rôles de cow-boys.

Je n’ai donc jamais songé faire autre chose qu’artiste. Sans prétention aucune, j’ai très vite parlé juste. La base m’était donc facile mais il me restait tout à faire et tout à prouver.

Ma formation aux côtés de Jean-Laurent Cochet m’a ensuite appris à parler vrai. Je tiens d’ailleurs à saluer le travail de ce dernier, notamment auprès de Gérard Depardieu. D’un homme timide, il en a fait un artiste qui s’exprime et qui invente.

Le supplément d’âme ainsi généré est, je crois, très important. Pour faire des comédiens non pas des marionnettistes mais des « marionnetteux ». C’est-à-dire des gens qui ne se contentent pas simplement de mettre en application mais qui enrichissent le contenu de leur propre créativité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués précédemment ?

C’est un tout qu’il ne faut pas confondre. L’on peut marier les choses mais pas les mélanger.

J’ai toujours eu l’impression d’être un sculpteur. Je joue, en ce moment, dans la pièce «L’Alouette», où j’y interprète trois rôles. Un moine très lumineux ayant défendu Jeanne d’Arc, un grossier personnage qu’est La Hire, ainsi que le bourreau. Pour montrer ces différents personnages et donc ces caractères bien opposés, il faut, quelque part, les sculpter dans l’espace. Ce qui prend un temps important.

3/ Vous êtes, nous l’avons dit, actuellement sur scène, au théâtre du Nord-Ouest, avec la pièce « L’Alouette » de Jean Anouilh. Quelle histoire y est racontée et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

Il s’agit en fait du procès de Jeanne d’Arc, dans une interprétation très rigoureuse du texte, où l’on y retrouve les minutes de l’audience. Dans le principe, les comédiens arrivent sur scène, montent le décor puis commencent le procès.

Martha Corton Viñals, qui interprète le personnage principal, est magnifique de justesse et de pertinence.

Si je pouvais, j’interpréterais mon deuxième personnage, celui de La Hire, comme marchant dans l’air. Car c’est une véritable apparition. J’ai peiné à trouver le juste crédit du personnage, mais j’y suis parvenu, en proposant au public quelque chose de surprenant.

4/ Le spectacle dure deux heures trente cinq environ. Quelles sont, selon vous, ses principales clés artistiques pour maintenir le plaisir du public tout au long de la représentation ?

La clé est le personnage de Jeanne d’Arc. Le reste est une somme d’épiphénomènes permettant de mieux faire ressortir l’héroïne.

L’attrait de la pièce est lié à la faculté qu’a Martha de faire jaillir Jeanne. Elle fait d’ailleurs passer des choses faisant penser qu’elle est une sainte.

Les mots qu’elle dit au procès sont très surprenants et hors norme. Typiquement, lorsque l’inquisiteur lui demande si elle se croit en état de grâce, elle répond « si je n’y suis, qu’il m’y mette, si j’y suis, qu’il m’y garde ». A l’époque, cette réponse a arrêté le procès, de part sa fulgurance. Ce qui n’est pas le cas dans la pièce.

Cette dernière plait par l’intelligence dans laquelle Anouilh l’a fabriquée. Notamment au travers de la force du personnage de Jeanne d’Arc. Ajoutons, bien entendu, l’importance de la qualité de son interprétation.

A titre plus personnel, comment parvenez-vous à garder votre concentration et votre énergie ?

C’est une question très intéressante car j’ai dû beaucoup travailler en amont pour y parvenir. Au travers notamment de l’orientation que je souhaitais donner à mes différents personnages.

Je voulais que le premier soit bienveillant, ce qui n’était pas forcément le cas dans l’histoire. J’essaie de le rendre profondément spirituel, de lui donner une part de masculinité et de le rendre solidaire de Jeanne. Il n’y a pas longtemps que ses mots sont nourris du feu de ma propre prière. La concentration associée est donc d’ordre spirituel. Ce n’est pas mon cerveau qui me guide, mais mon cœur.

Le deuxième personnage, La Hire, la colère en vieux français, est haut en couleurs. Il a tout pour être un saint mais il a été dirigé vers les armes et la violence. Au contact de Jeanne, il chante le grégorien, avant d’aller à la bataille. Je me sers alors de ce que m’a appris mon vieil ami Gérard Depardieu. Une énergie forte et une dose de spiritualité naïve sont nécessaires pendant cette période très intense de dix minutes.

Quant au bourreau, je me suis approprié le personnage assez rapidement. Dans lequel je me fais le marionnettiste de moi-même. Je lui ai imaginé un passé de soldat à qui l’on a cassé la jambe.

Jouer des rôles, c’est aussi inventer. Comme me le disait Jean-Laurent Cochet, il ne faut pas hésiter à inventer des sous-textes pour mieux contextualiser.

5/ Revenons quelques instants sur les derniers moments avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit du public. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation et la joie d’une nouvelle représentation ? Ou l’inquiétude et le stress d’avant spectacle ?

J’ai toujours le trac, et spécialement dans cette pièce. Car il faut changer d’énergie à plusieurs reprises. D’un premier personnage proche de moi, je passe à un rôle dégageant une forte intensité. Pour finir par un troisième, moins difficile et plus proche de mes expériences artistiques passées, dans lequel je m’amuse aussi beaucoup.

Je finirai par citer Steven Spielberg qui a dit, dans une interview, que l’angoisse, le stress et l’inquiétude sont ses principaux moteurs.

Ce fut un plaisir, Michel, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bruno Forget, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Bruno,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment du théâtre, de la télévision, de la radio mais aussi des voix-off et de la publicité. D’où vous vient cette passion pour l’art au sens général ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

Je suis cinéphile depuis toujours, je regardais déjà beaucoup de films lorsque j’étais plus jeune. J’ai toujours eu cette envie de m’amuser et de divertir les autres. Pour autant, j’étais assez timide, donc mon envie de devenir comédien ne s’est révélée que tardivement, vers l’âge de 16 ans.

Le jeu a agi pour moi comme une thérapie, me permettant de me décomplexer, de m’affirmer et de m’extérioriser. Ce fut notamment le cas après le bac, pendant mes trois années de théâtre amateur en jouant des pièces comiques dans des foyers, des salles de spectacles et des écoles.

Ceci m’a incité à intégrer ensuite le cours Florent, avant de signer mon premier contrat en théâtre à 25 ans. Quelques années plus tard, j’ai pu étoffer mon parcours au travers de mes premières participations à des courts-métrages. Pour ensuite faire quelques publicités puis quelques rôles au cinéma et à la télévision.

L’envie est donc, pour résumer, venue du cinéma mais le plaisir du jeu s’est révélé par la pratique du théâtre.

2/ Le rythme sur les plateaux de tournage est généralement assez soutenu. Aussi, quelle est votre méthodologie de travail pour ensuite être efficace face au réalisateur ?

Il est important de maitriser parfaitement son texte. Je travaille peut-être plus que d’autres comédiens car je ne pense pas avoir une très bonne mémoire. Je suis une sorte de diesel. J’aime revoir le texte plusieurs fois par jour, pour m’en débarrasser rapidement et ne plus avoir d’écran quand je joue, afin de gagner ma liberté et de me permettre ensuite d’essayer de trouver plus facilement des idées de mise en scène. Le rythme, la densité et les axes de caméra sont autant alors d’éléments de réflexion.

3/ Revenons quelques instants sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ? Excité à l’idée de retrouver le public ou angoissé d’une nouvelle représentation ?

C’est, je pense, une conjugaison des deux. Il est vrai que les quelques minutes précédant la représentation correspondent au moment le plus stressant. Mais, en même temps, l’excitation de savoir que la barre est haute et qu’il va falloir donner le meilleur de soi-même est stimulante.

Il est important également d’être bien concentré sur son texte et sur le fil conducteur de son personnage. L’excitation est aussi liée au fait que chaque représentation est différente, en fonction notamment de l’énergie qu’envoie chaque membre de la troupe. Il faut donc être le plus possible dans le présent.

J’aime à la fois être surpris mais aussi étonner les autres. Tout en respectant la base et les fondamentaux définis lors des répétitions, il me plait d’aller plus loin.

4/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

Un réalisateur ayant une belle expérience à la télévision m’a sollicité pour participer à un projet en lien avec la guerre au Congo, au début du vingtième siècle. Il a pensé à moi pour un rôle dans ce téléfilm en six parties.

Les recherches de financement avancent, les deux tiers de l’objectif sont atteints mais le budget n’est pas encore complètement bouclé. Nous espérons pouvoir débuter le tournage en milieu d’année prochaine.

En parallèle, je viens de tourner une publicité pour la marque Mousline, qui sera visible courant du mois de janvier.

Sans oublier mon goût prononcé pour le théâtre. J’ai eu la chance, cet été, de jouer en Bretagne, dans des villages, en extérieur, pour aller à la rencontre du public. Ce fut une belle expérience.

J’ai pris aussi beaucoup de plaisir à jouer dans « La Cantatrice chauve », d’Ionesco, fin septembre, début octobre. J’espère que d’autres dates seront programmées, nous développons actuellement des pistes pour la province.

5/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, que ce soit au travers du cinéma, du théâtre, de la télévision ou bien encore des spectacles vivants ?

Il est important d’être curieux ! Soyez ouverts et disponibles à ce qui peut se passer dans l’art. N’hésitez pas non plus à vous fier à vos intuitions.

Si je puis dire, gardez la fenêtre ouverte !

Ce fut un plaisir, Bruno, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Merci Julian.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Christian Abart, artiste aux multiples casquettes, nous dévoile son actualité et ses projets artistiques !

Bonjour Christian,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment de la télévision, du cinéma, du théâtre, des voix-off ou bien encore des publicités. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’art ? D’où vous vient cette passion ?

C’est la diversité qui me plait beaucoup. Sans oublier, à la base, le plaisir de l’interprète. Cela permet de chercher et de travailler différents horizons, de parcourir différentes émotions avec ces personnages qui vivent ou qui chantent à travers vous.

La découverte de l’univers de chaque auteur est passionnante, pour pouvoir nourrir ensuite chaque rôle de notre propre personnalité.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents arts évoqués ?

Le plaisir de jouer est le lien commun à tous ces exercices. On est toujours en train de rechercher les raisons pour lesquelles, à un moment donné, dans une grotte préhistorique, un des habitants s’est dressé devant le feu et s’est mis à raconter des histoires aux autres !

J’aime ce plaisir de faire naître un imaginaire. Celui que l’on peut avoir avec un enfant, en lui racontant une histoire le soir, pour l’endormir. Puis j’ai eu l’envie d’aller plus loin, d’utiliser non seulement ma voix, mais aussi mon corps pour enrichir les personnages et faire vivre la fiction.

J’aime aborder des univers différents. J’ai besoin de faire des choses variées, car je me nourris de cette diversité. C’est aussi l’opportunité d’alterner les méthodes. La technique de jeu au théâtre n’est pas tout à fait la même que celle du cinéma. Arriver à trouver la justesse du jeu, adaptée au bon contexte, est un vrai bonheur !

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre des Variétés, du spectacle jeune public « La revanche du Capitaine Crochet ». Quelle en est l’histoire racontée et quels sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

C’est une vraie comédie musicale, écrite par Ely Grimaldi et Igor de Chaillé qui se sert des personnages créés par Barrie et imagine le retour du Capitaine Crochet. Un spectacle mis-en-scène par Ned Grudjic, avec de superbes musiques de Raphael Sanchez. Très ludique, elle s’adresse à un public familial.

J’y interprète Mr Mouche, qui est en quelque sorte l’assistant du Capitaine. Un second pas très crédible, car il fait un piètre pirate. Mais il est tellement sympathique que même Peter Pan l’aime beaucoup !

4/ Quelles sont, selon vous, les principales clés du succès de ce spectacle ?

Le succès de la pièce est lié, je crois, au plaisir de l’interprétation et du jeu. C’est du théâtre très simple, qui permet aux spectateurs de voir l’histoire se créer devant eux, comme par magie ! Avec tout le charme des lanternes magiques et des ombres chinoises d’autrefois !

Mettant en avant des personnages connus de tous, ce spectacle est aussi plein d’émotion, de tendresse et d’humour, de danses et de chants. Les nombreux enfants jouent le jeu à fond et nous accompagnent tout au long des représentations… notamment quand Peter Pan s’envole !

Si vous souhaitez obtenir davantage d'informations, je vous invite à consulter le lien suivant :

http://www.theatre-des-varietes.fr/spectacles/la-revanche-du-capitaine-crochet.html

5/ En parallèle, nous pourrons prochainement vous retrouver dans le long-métrage « Le périple ». Pourriez-vous nous raconter cette belle aventure ?

D’une thématique totalement différente, il s’agit d’un film de zombies. C’est un long-métrage « de genre », pour faire peur…

Un village y subit en effet une pollution de ses nappes phréatiques, qui va empoisonner sa population. Et provoquer bien des catastrophes : des morts vont y revenir pour dévorer les vivants!

J’aime passer d’un personnage sympathique et naïf comme Mr Mouche à Bernard, un jardinier un peu perdu dans ce village où se réveillent de vieilles pulsions tribales.

Malgré l’horreur de ce qu’il raconte, ce long-métrage réalisé par Vincent Orst a été tourné dans de très beaux paysages de l’arrière pays niçois, entre autres. La sortie en salles est prévue pour le printemps 2016.

Une page officielle est d'ailleurs en ligne sur Facebook

https://www.facebook.com/leperiple.lefilm/?pnref=story

6/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques du moment ?

J’aime me laisser guider par les projets qui me sont proposés. Ce qui permet de voguer vers des univers que je n’aurai, sans doute, jamais abordés autrement !

En avril prochain, je serai sur scène, au théâtre Essaïon avec le spectacle « Mazel tov, tout va mal! ». C’est une adaptation pleine d’humour de nouvelles d’un auteur yiddish. Une sorte de Woody Allen du siècle passé !

Un univers et un humour tellement réjouissants que j’ai hâte d’aller au bout de cette belle aventure. Un nouveau pari, une nouvelle équipe et de nouvelles émotions en vue. Il s’agit là, je crois, de l’un des plaisirs premiers pour un artiste !

Pour suivre mon actualité, retrouvez-moi sur mon site : http://abart.monsite-orange.fr/

7/ Pour finir, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Je crois que dans la situation actuelle de notre société, assister à des spectacles est un acte positif de résistance, en plus d’être l’occasion de vrais moments de plaisir et de partage.

Sortez, vous connaîtrez des émotions diverses qui vous toucheront pleinement ! L’art, quelle que soit sa forme, c’est d’abord une ouverture au monde. Pour découvrir et vivre des sensations fortes!

Merci Christian pour votre gentillesse et votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Maiko-Eva Verna, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Maiko-Eva Verna, artiste de talent, nous dévoile son actualité et ses projets !

Bonjour Maiko-Eva,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Votre parcours met en avant les différentes cordes de votre arc artistique, au travers notamment de la télévision, du théâtre ainsi que du grand écran. D’où vous vient cette passion ? Qu’est-ce qui vous plait tant dans ce métier ?

J’aime jouer pour apprendre l’humain, ses émotions, sa psychologie et le travail du corps.

Le corps devenant notre instrument de travail principal, il faut l’appréhender sous toutes ses formes, et ce travail est passionnant !

Les rencontres, le partage et la création le rendent également passionnant et délicieux.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

J’ai été surprise de trouver ces différents domaines finalement assez opposés.

Typiquement, ma dernière expérience théâtrale, en Avignon, imposait des traits fortement marqués, qui sont à l’opposé des sensations espérées sur des courts ou des longs métrages. Une finesse plus grande y est nécessaire, attendant que la caméra vienne les capter.

Certes le travail du jeu reste similaire, mais le rendu extérieur diffère fortement.

3/ Le rythme, sur les plateaux de tournage, est généralement assez soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail ? Comment vous préparez-vous en amont pour être efficace face au réalisateur ?

Un temps plus important existe pour le cinéma, comparativement à la télévision. Le rythme est plus retenu, les scènes peuvent être refaites. A l’inverse, j’ai été moi-même très surprise de la rapidité existante sur les plateaux pour le petit écran.

Ma préparation s’oriente principalement sur de la relaxation, pour y trouver une intériorité. Bouger son corps aide à la mise en scène, pour coordonner l’esprit, l’émotion et le corps.

A la lecture du scénario, l’imaginaire travaille et envoie des images. Se laisser porter sur ses dernières, en se faisant confiance, aide à proposer ensuite, sur le plateau, des idées au réalisateur.

Il n’est d’ailleurs pas rare que nos visions respectives soient proches l’une de l’autre, comme ce fut le cas concernant le personnage et ses tenues sur mon dernier court-métrage. L’imaginaire collectif se rejoint alors et montre que l’équipe est sur la même longueur d’ondes.

4/ Revenons sur les derniers instants, au théâtre, avant de monter sur scène. Lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Comment vous sentez-vous alors ?

C’est, une sensation complexe .

De façon générale, je suis une grande traqueuse. Il faut d’ailleurs savoir que je le suis encore plus au piano qu’au théâtre. Car il m’est très difficile de me reprendre suite à une fausse note, alors que j’arrive plus facilement à trouver le bon chemin suite à une erreur sur les planches.

Aussi, face à ce sentiment, se lancer sur scène nécessite un effort important, mais qui est ensuite largement compensé par la joie de retrouver le public.

Avec l’expérience, il est plus facile de gérer ce stress, au travers de petits exercices, notamment de relaxation. Penser au personnage, réfléchir aux axes d’amélioration et à nos envies pour cette représentation, permet de se détendre car cela focalise l’attention sur autre chose afin de ne pas se laisser envahir par le trac.

5/ De façon plus générale, quels sont vos projets et vos envies artistiques actuels ?

Mes envies artistiques sont ambitieuses. Je suis très attirée par le cinéma, où, comme je vous l’expliquais précédemment, du temps est laissé pour travailler. J’aime la phase amont de rencontre avec le réalisateur. Il m’arrive aussi de rêver de mon personnage.

Le temps est pris, permettant de vivre pleinement les émotions tous ensemble. Tout le monde est dans le même bateau, des techniciens à la maquilleuse. Une énergie commune vers le même but !

6/ Aimeriez-vous vous concentrer sur un art en particulier ? Ou la complémentarité de vos différentes cordes vous attire-t-elle davantage ?

Je reste bien entendu ouverte au théâtre, un art qui me plait beaucoup aussi. Un projet est d’ailleurs en cours et je vous tiendrai informés de son avancée.

7/ Pour conclure, que souhaiteriez-vous dire aux lecteurs du blog pour les inciter à s’intéresser à l’art, en allant au théâtre ou en cinéma, mais aussi en regardant des téléfilms ou des séries ?

L’art donne une autre vision du monde. Ceci est très visible avec le cinéma, qui est international. Ce qui permet de belles découvertes, en gardant l’esprit ouvert. Etre sensible au monde, à d’autres manières de vivre, à d’autres sensations et à d’autres approches sociales est très important.

Le théâtre, quant à lui, permet d’y retrouver directement une énergie vivante. J’y ai d’ailleurs pris mes plus fortes « claques » émotionnelles. Sans oublier la musique, qui nous emmène directement dans des univers variés.

Donc restez ouverts et curieux, grâce à l’art et, pourquoi pas, aux voyages !

Ce fut un plaisir, Maiko-Eva, d’effectuer cet entretien avec vous.

Publié dans Télévision

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Xavier Gojo, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Xavier Gojo, artiste aux multiples talents, nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Xavier,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du cinéma, de la télévision, du théâtre ou vous avez joué avec François Berléand, Pascal Légitimus ou Anne Caillon notamment mais aussi de la mise en scène. Qu’est-ce qui vous attire tant dans l’art ?

Je suis monté pour la première fois sur scène à l’âge de 10 ans. Je faisais beaucoup rire mes camarades de classe, c’est pourquoi j’ai ensuite participé aux spectacles scolaires de fin d’année mais aussi à des animations pour retraités. J’ai ensuite auditionné au club med. J’aime raconter des histoires sous toutes les formes.

Le virus de la comédie est en moi depuis toujours, sans que je sache vraiment pourquoi.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Le cinéma et la télévision sont les plus proches, parce que l’on est alors dans le visuel. A l’inverse du théâtre où le physique prédomine. Ces deux exercices sont certes différents mais en même temps complémentaires. Même si l’interprétation ne peut évidemment pas être la même.

Au théâtre, le comédien joue large tandis que, devant la caméra, il joue peu voire même il ne joue rien. D’ailleurs, le premier enseignement dans un cours d’actor’s studio est d’apprendre à ne rien faire. Car la caméra et le micro sont alors extrêmement proches de nous, donc même le moindre clignement d’œil est perçu. Il faut donc être minimaliste.

Ces deux façons de raconter des histoires sont donc différentes. Il faut, en tant que comédien, mettre le curseur au bon endroit, selon la situation. Typiquement, sur scène, il est important d’amplifier chaque geste pour que n’importe quel spectateur, quelque soit sa place, même au troisième balcon, comprenne la situation. L’action y a aussi une plus grande place pour le comédien car, au cinéma et en télévision, ce dernier est dirigé différemment à cause du découpage car nous ne tournons pas chronologiquement ce qui nécessite une plus grande concentration pour le comédien pour ne pas perdre le fil de l’histoire sur la durée. Et au cinéma seul le réalisateur a dans sa tête le résultat final, le comédien lui fait totalement confiance.

J’aime ces différents exercices et je m’y plais beaucoup ! C’est un travail excitant.

3/ Vous participez activement à la concrétisation du long-métrage « Les Seigneurs d’Outre-Monde ». Pourriez-nous raconter cette belle aventure ? Quelles thématiques y sont abordées ?

Ce film, réalisé par Rémi Hoffmann est un long métrage fantastique médiéval français. De gros moyens ont été attribués, tant pour la musique, les effets spéciaux, les costumes ou bien encore les figurants.

Une lutte y est mise en avant, contre un grand méchant libéré d’un dôme dans lequel il était enfermé depuis des années et qui va obliger les peuples humains à s’unir pour le vaincre. D’une durée supérieure à plus de deux heures, ce film est très sympathique avec tous les codes du genre.

De nombreux partenariats ont vu le jour, notamment avec les chaines Nolife et Dailymotion qui diffusent en exclusivité, avant la sortie en janvier prochain, des extraits de 25 minutes.

4/ En parallèle, il est possible de vous retrouver dans la web-série « Nonsérie ». Quel en est le principe ?

Arthur Laloux, accompagné des étudiants de la faculté d’audiovisuel de Marne la Vallée, est à l’origine de ce délire. Ce programme met en avant, en fait, la création d’une série. C’est ce que l’on appelle une méta série. Qui a bien fonctionné, avec déjà 19 épisodes. Plusieurs festivals ont d’ailleurs décerné des prix à cette web-série.

J’y interprète un policier intervenant en marge de l’équipe de création de la série et qui met une pression pour obtenir ce qu’il voudrait avoir à l’image. Je suis un peu le CSA de la série. C’est assez drôle et fou.

D’autres épisodes non encore diffusés ont été tournés et Arthur souhaite aller plus loin, en réalisant un long métrage. Le « Nonfilm » serait ainsi la suite de la « Nonsérie ». Le projet est lancé au travers de l’écriture du scénario. Le dernier épisode de la web série servira de base à l’histoire du film. Mais je n’ai pas encore d’information sur le tournage car la création d’un long métrage est toujours plus compliquée et plus longue.

5/ Vous participez également à une autre web-série, « Les garçons de chambre ». Quel personnage y incarnez-vous ?

J’apparais dans la deuxième saison. Cette série, elle aussi, plait au public et a été sélectionnée dans un festival francophone. J’y joue un mafieux italien qui trafique des diamants.

6/ Plaire aux internautes sur des formats courts n’est pas chose évidente. Aussi, quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de ce programme pour y parvenir ?

Je ne sais pas s’il existe réellement des clés pour plaire. Il faut être dans l’air du temps, en essayant d’anticiper les désirs et les besoins. Il est important aussi d’être original, en ayant une idée et un concept.

La liberté est importante car le web permet de réaliser des programmes complémentaires de ceux existant en télévision. Internet permet une plus grande autonomie. Il est possible alors de toucher les gens différemment.

7/ De même, « Les concombres » est une autre série avec laquelle vous êtes à l’affiche. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Tout est parti en fait de l’achat d’un livre, à la gare, s’intitulant « Voyager avec des cons ». La lecture m’a énormément plu, m’incitant à rencontrer l’auteur. Avant d’adapter par moi-même sa série de livres sous forme de programmes courts de 5 minutes, dans lesquels nous développons la connerie habituelle, du quotidien.

Cela passe par un « connologue », joué par Jean-Claude Dreyfus, qui nous transmet les conneries vues chaque jour. Nous ne sommes pas donneurs de leçon, nous rions simplement du quotidien. Par exemple, nous mettons en lumière la bêtise ordinaire d’un individu s’arrêtant sur un quai juste à l’endroit qui dérange tous les autres. Que nous appelons « la place à con ».

Je suis à l’origine de la réécriture, du casting ainsi que de la réalisation. Je joue aux côtés notamment de Jean-Claude Dreyfus, Gaëlle Brunet, Lionel Cécilio, Jo Prestia, Sacha Azoulay et Laurent Petitguillaume et c’est produit par Claire Nader.

8/ Vous serez prochainement en tournée avec la pièce de théâtre « Un air de famille ». Que vous aviez longtemps jouée sur Paris. Quels sentiments ces nouvelles dates à venir, dans toute la France, vous procurent-elles ?

C’est une pièce magnifique que je mets en scène et dans laquelle j’ai la chance de jouer. Il s’agit en fait de la reprise du spectacle de Jean-Pierre Bacri et d’Agnès Jaoui qui a eu le Molière 1994 de la meilleure comédie, avant de devenir un film de cinéma par Cédric Klapisch.

Interpréter cette œuvre est un vrai bonheur, les personnages sont magnifiquement écrits et les rapports de famille y sont incroyables. Je suis ravi de revenir sur scène, notamment à Wasquehal en janvier 2016 et dans le Sud. En espérant le même succès qu’à Lille dernièrement où nous avons pris un kiff monstrueux devant 1200 personnes.

J’ai eu la chance de jouer ce spectacle pendant près de 10 ans, plus d’un millier de fois. J’y ai même interprété les trois personnages masculins. Le barman, lorsque j’étais plus jeune, puis Philippe le frère insupportable et maintenant le patron du bar. C’est merveilleux !

9/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les inciter à aimer l’art, au sens général de son terme ?

Il est important à la fois d’avoir l’esprit ouvert mais surtout de rester humble dans l’art. Il ne faut pas croire que ce dernier va révolutionner le monde.

Mais l’art peut, en nous nourrissant de belles histoires, nous amener à réfléchir de temps en temps à notre condition. Ce qui est très intéressant ! Il faut donc courir voire des expositions, mais aussi aller au théâtre, quelque soit la thématique de la pièce. Sans oublier le cinéma. Pour trouver des choses que la télévision ne vous apporte pas, car cette dernière est à présent davantage dans le remplissage.

Il faut donc faire cette démarche active d’aller chercher l’art. Il est partout, il faut s’en imprégner. Comme disait Saint-Exupéry, « on ne voit bien qu’avec le cœur ».

Ce fut un plaisir, Xavier, d’effectuer cette interview avec vous.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Le comédien Dominique Bastien nous présente son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Le comédien Dominique Bastien nous présente son actualité et ses projets !

Bonjour Dominique,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement sur scène, au théâtre Tristan Bernard, pour la pièce « Les Faux British ». Pour commencer, pourriez-vous nous décrire le contenu de l’œuvre ? Quelle histoire y est mise en avant ?

C’est une comédie complètement déjantée où des membres d’une association d’amateurs de romans policiers se retrouvent chaque année pour monter un spectacle. En l’occurrence une pièce d’un auteur inconnu mais dont ils sont persuadés que Conan Doyle se cache derrière le pseudonyme.

Ce spectacle qu’ils souhaitent présenter se déroule dans un manoir dont le propriétaire a été assassiné et un inspecteur ressemblant fortement à Sherlock Holmes arrive pour tenter de dénouer l’affaire.

Ces gens qui ne sont pas des professionnels vont ainsi jouer une pièce qui part dans tous les sens. C’est extrêmement inventif, d’autant plus que les spectateurs rient avant même que le spectacle ne démarre, de petites choses qui se passent sur scène.

Ce spectacle se joue au Théâtre Tristan Bernard jusqu'au 9 janvier 2016, puis au Théâtre Saint-Georges, à partir du 20 janvier 2016.

2/ Vous interprétez le personnage de Sir Charles Haversham. Qui est-il ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

C’est lui qui a été assassiné. Mais je ne peux vous en révéler davantage car beaucoup de rebondissements sont à prévoir.

Il aurait dû se fiancer dans la soirée mais, hélas, décède. Tout est le monde est éventuellement coupable.

3/ Quelles sont, selon vous, les principales clés artistiques de l’œuvre pour plaire au public?

Le titre et l’affiche sont très accrocheurs. Le spectacle a démarré au mois de mai dernier et de suite la salle était remplie. Nous sommes actuellement complets chaque soir. Ce qui est un réel bonheur ! Le bouche à oreilles s’est fait extrêmement vite.

Le spectacle est une horlogerie suisse, une mécanique très bien réglée, à la seconde près, pour que le public s’éclate en permanence.

4/ Vous intégrez une équipe bien rodée, qui maitrise pleinement le spectacle. Pour les premières, vous êtes-vous inspiré de l’interprétation de Gwen Aduh, qui jouait le rôle jusqu’à présent ? Aimeriez-vous proposer une touche plus personnelle, par la suite, à votre personnage ?

Gwen est le coadaptateur ainsi que le metteur en scène de la pièce. Il est extrêmement exigeant et pointilleux. Ce qui est nécessaire car l’écriture est très précise.

La reprise d’un rôle peut, à première vue, paraitre confortable car l’on pourrait facilement croire que je n’ai qu’à me mettre dans ses chaussons. Mais, bien évidemment, je ne lui ressemble pas, avec quelques centimètres et kilos de plus. Avec aussi un jeu différent. Il a donc fallu que je m’adapte à mes partenaires et inversement, tout en restant dans ce que le texte propose.

L’équipe a été formidable, mon intégration s’est déroulée de manière très sympathique. J’ai eu la chance de rencontrer des gens adorables et chaleureux, qui ont été très disponibles.

5/ Revenons à ces derniers instants avant de monter sur scène, alors que le rideau est encore fermé mais que l’on entend le brouhaha dans la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation de retrouver le public ou une angoisse d’avant spectacle ?

C’est un mélange ! Lorsqu’on est encore dans la loge et qu’on entend, par les retours, qu’une certaine excitation règne dans la salle, l’adrénaline monte en conséquence. Ce phénomène est amplifié lors des premières représentations avec ce sentiment, juste avant de démarrer, d’avoir oublié son texte.

Un rituel existe d’ailleurs dans notre troupe très soudée, lorsque nous nous regroupons tous pour nous motiver, en cercle tel un haka.

Une fois le spectacle commencé, le plaisir prend alors le dessus et nous sommes heureux d’entendre le public rire.

6/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques du moment ?

J’aimerais beaucoup faire du Voice-over. C’est-à-dire poser ma voix sur un documentaire notamment. Je vais d’ailleurs faire un stage très prochainement pour me former.

Ce qui sera alors une autre facette du métier de comédien, bien différente de la scène ou des plateaux de tournage. Même s’il faut finalement quand même interpréter.

7/ Pour conclure, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs de cet entretien pour les encourager à venir voir la pièce ? Et de façon plus générale à aller au théâtre ?

Le spectacle vivant est l’opportunité de connaitre des émotions que vous n’aurez nulle part ailleurs. Le théâtre est un lieu où des gens se mettent en danger et y expriment des choses qui peuvent être différentes d’un soir à l’autre. Qui vont vous faire sourire, pleurer ou vous émouvoir.

Si vous venez voir la pièce « Les Faux British », vous rirez comme vous ne l’avez sans doute pas fait depuis un long moment.

Ce fut une joie, Dominique, d’échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Jean-Luc Voyeux, artiste aux nombreuses casquettes, évoque son actualité ainsi que ses projets !

Bonjour Jean-Luc,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours. Au travers notamment du théâtre, du cinéma, de la télévision ou bien encore de la mise en scène. D’où vous vient cette passion pour l’art ? Qu’est-ce qui vous y plait tant ?

J’ai commencé le théâtre relativement jeune, à l’âge de 15 ans, un peu par hasard. J’ai alors rencontré un professeur qui m’a transmis sa passion. Avant d’arriver à Paris à ma majorité, pour participer à différentes formations.

Je n’ai pas de préférence particulière entre les différents arts cités. J’accorde davantage d’importance à la qualité des projets proposés et aux gens avec lesquels je vais travailler.

J’ai la chance de faire ce métier en tant que professionnel depuis maintenant 17 ans. La richesse et la multiplicité des rencontres faites m’ont aidé à avancer et à être directement sollicité pour la réalisation de certains projets.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous dans ces différents exercices ?

Un metteur en scène regarde les comédiens jouer et se doit de trouver des solutions pour qu’ils puissent aborder leurs personnages. Ce qui m’aide alors lorsque je suis de l’autre côté.

De façon générale, tout est lié. La finalité est de servir l’œuvre, en faisant en sorte que le projet soit beau et générateur d’émotions. J’aime qu’il y ait du mouvement, quelques soient les conditions. Je proscris le vide.

3/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic Comédie, de plusieurs pièces, notamment « Le coach ». Quelle en est l’histoire et quelles sont les principales caractéristiques de votre personnage ?

J’interprète, dans cette comédie de mœurs, le personnage de Marmignon. Il a, dans la vie, de grosses difficultés car il est timide et introverti. Tout en étant très gentil et du coup très naïf. Aussi, il se fait exploiter par son patron, sa maman et sa sœur. Allant jusqu’à lui demander des sommes d’argent astronomiques.

Il est également follement amoureux de sa collègue de travail, qui ne se rend pas compte qu’il est sous son charme depuis deux années.

Lors d’un sombre jour de déprime, il répond à une annonce formulée par un coach. Commence alors une série d’ennuis.

4/ En parallèle, les spectateurs peuvent aussi vous retrouver, dans le même théâtre, pour deux autres spectacles, principalement à destination des enfants, « En avant les Petits Bolides » et « Gabilolo et Malolotte à peu près magiciens ». Pourriez-vous nous en dire davantage ?

Le premier spectacle a été écrit par Nicolas Hirgair, habitué des textes pour adultes, qui se lance cette fois dans ce nouveau registre. Cette pièce à deux comédiens est un peu particulière, au sens où elle a aussi une visée pédagogique. Le permis piéton y est en effet appris aux enfants. A destination des 3 à 8 ans.

Nous avons, dans cette optique, travaillé avec la préfecture de police de Paris, pour que les enfants apprennent en s’amusant. Tout en en profitant pour glisser quelques messages aux adultes, qui ne sont malheureusement pas systématiquement respectueux du code de la route. J’ai la chance d’être sur scène aux côtés de ma délicieuse partenaire Marine Griset, que j’adore.

En parallèle, les aventures de Gabilolo existent depuis une douzaine d’années. Je participe à ce projet depuis deux ans. C’est l’histoire d’un clown et souvent de sa petite sœur, à qui il arrive plein d’aventures.

Dans la prochaine création, Malolotte reçoit une lettre du Père Noel lui disant qu’elle n’a pas été sage. Elle y apprend qu’il serait bien qu’elle s’amende, en aidant les personnes en difficultés, sinon elle ne recevra pas de cadeau en fin d’année.

Il n’est jamais facile de passer d’une thématique à une autre, notamment d’un spectacle pour adultes à une pièce à destination des enfants. Il est, pour cela, important d’avoir une énergie forte et une bonne humeur. A bien y réfléchir, il existe des passerelles car les adultes sont en fait de grands enfants et ces derniers ne manquent pas d’intelligence. Aussi, il faut avant tout ne pas se tromper de personnage.

5/ De façon plus générale, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais participer à davantage de longs-métrages, sur des rôles plus étoffés. La rencontre de personnages plus forts et plus épais me plairait beaucoup.

En outre, j’ai commencé, il y a cinq ans, à approcher la comédie musicale. Je prends, dans cette optique, des cours de chants et de danse. Un théâtre musical, « Cabaret La chatte bleue », a été écrit pour moi et j’en suis très heureux. J’ai eu l’occasion de jouer cette œuvre au théâtre Clavel il y a quelques mois pour une vingtaine de représentations. Les critiques ont été très bonnes. Ce fut vraiment un très beau cadeau et j’en garde un magnifique souvenir.

Aussi, j’apprécierais me tourner vers la comédie musicale. Pour étoffer mon métier de comédien par le chant.

6/ Revenons quelques instants aux derniers moments, au théâtre, avant de monter sur scène, lorsque le rideau est encore fermé mais que vous entendez déjà le bruit de la salle. Quel sentiment prédomine alors en vous ? L’excitation d’une nouvelle représentation ou une certaine angoisse d’avance spectacle ?

Généralement, le stress diminue au fur et à mesure de la journée. Typiquement, lorsque je me réveille le matin, j’ai souvent l’envie d’appeler le théâtre pour annuler. Mais cette appréhension se réduit petit à petit à l’approche de l’heure de la représentation. Ce qui est, je crois, peu commun.

Le fait d’arriver au théâtre me détend énormément. Un peu comme si je me retrouvais à la maison. Je m’y sens, en quelque sorte, protégé.

Lorsque je commence à entendre les spectateurs, le stress se transforme alors en excitation et en plaisir. Au travers de la rencontre à venir avec le public et de la joie que nous allons essayer de leur apporter.

Une petite bouffée d’angoisse ressurgit deux minutes avant de monter sur scène, mais une fois sur les planches, j’oublie tout et je prends un plaisir énorme à faire un métier que j’aime.

7/ Le rythme des plateaux de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont pour être efficace ensuite face au réalisateur ?

Le rythme y est très particulier car nous ne sommes pas sollicités en permanence. C’est pourquoi j’aime rester à proximité de l’action, pour écouter, voir comment le tournage se passe et essayer de comprendre l’organisation et les attentes du réalisateur.

J’ai plutôt le sentiment qu’il ne faut pas être stressé sur un plateau. Ce que je m’efforce de mettre en application. Même lorsque je ne tourne pas, je suis, tout au long de la journée, dans la peau de mon personnage.

8/ Pour finir, qu’auriez-vous envie de dire aux lecteurs du blog pour les encourager à s’intéresser à l’art ?

Le cinéma, de par son renouvellement, apporte toujours quelque chose de nouveau. Il est aussi le miroir de notre société. Sortir au cinéma, sans parler du plaisir que cela procure, permet de mieux comprendre le monde dans lequel on vit.

Le théâtre, quant à lui, est un partage avec les spectateurs. De multiples salles de proximité existent à Paris, plus de 150 je crois. Avec des tarifs très accessibles, aux alentours de 10 euros. Pour passer un bon moment mais aussi pour s’interroger sur son cas plus personnel, au travers de la projection, dans sa vie privée, de ce qui est montré sur scène. C’est toujours une nouvelle expérience !

Ce fut un plaisir, Jean-Luc, d’effectuer cette interview avec vous !

Publié dans Théâtre, Télévision

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