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David Le Roch évoque son actualité et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour David,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous serez, du 6 au 8 avril prochain, sur scène avec « Dieu, le diable et moi », dans le cadre du festival Printemps de la Création à l'Art Studio Théâtre Paris 19. Quelle histoire y est racontée ?

Cette pièce, de l’auteur Dragan Marinkovic, aborde la vie, notre place sur cette terre, notre destinée, ce que l’on fait, pourquoi l’on est venu, bref toutes les questions que l’on peut se poser. Et s’il y avait des choses à refaire, qu’est ce que l’on referait, qui on voudrait être.

C’est un homme qui rencontre un personnage dans une gare déserte et ce dernier lui apprend qu’il est mort. De là va suivre un dialogue entre ces deux protagonistes. Au fur et à mesure des réponses, on va petit à petit comprendre qui ils sont vraiment et pourquoi ils se sont rencontrés dans ce lieu un peu improbable et désert.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

On pourrait dire qu’il est tour à tour diable, dieu, le bien et le mal. Comme c’est un duo, on pourrait s’imaginer que le bien est d’un côté, le mal de l’autre mais peut-être que cela s’inverse, ou peut-être pas.

L’auteur, dans son écriture, ne donne jamais de réponse à toutes les questions mises en avant. Dans la mise en scène non plus. Le spectateur doit cheminer là-dedans et apporter sa propre réponse. Cette dernière n’appartient qu’à soi car, autours de nous, personne n’est déjà allé là-bas, à moins de croire à la réincarnation. Comme on oublie tout, c’est ce qui est dit dans la pièce, c’est à chaque fois une grande première. A nous donc de travailler sur quelque chose d’ouvert et de rendre ce texte et ce jeu le plus concrets possible.

3/ Quelles seront, selon vous, les facteurs de réussite de cette pièce ?

C’est un thème universel,  c’est aussi un nouvel auteur puisqu’il s’agit de sa première création. Cela a été tiré d’un de ses romans, adapté au théâtre, que j’ai ensuite repris pour travailler scéniquement.

Aimeriez-vous d’ailleurs poursuivre les représentations dans une autre salle parisienne ?

Oui, bien sûr ! C’est une création, nous travaillons actuellement pour ce festival mais il y aura évidemment une suite. Au théâtre, on veut toujours poursuivre l’aventure, c’est tout le temps vivant.

4/ En parallèle, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je reprends une pièce dans laquelle j’ai joué la saison dernière, « Jeu de piste », de Jean Rigaud. Pareil, c’était une création. C’est encore un duo, un homme une femme cette fois-ci, que nous avons joué l’année écoulée en Avignon. Nous y retournons cette année et, avant, en mai, sur Paris, du 17 au 21.

J’y interprète le rôle d’un écrivain qui est derrière sa machine à écrire, et qui revit son écriture, ses personnages, entouré d’une sorte d’alter égo féminin qui sera le fil rouge de la pièce. Au-delà de cette histoire, c’est l’univers de cet auteur qui a été édité après sa mort que l’on découvre, sa femme faisant revivre sa mémoire à travers ses écrits.

Faisant la mise en scène aussi, ce qui m’a intéressé était de mettre sur le plateau, avec les mots de l’auteur, la rencontre qu’il a eue avec sa femme Nadia. Ce n’est pas leur vie calquée, mais l’histoire s’en inspire. Il a rencontré sa femme autours d’une machine à écrire et d’une voiture de course. Je me suis attaché à essayer de faire revivre cette magie. La rencontre d’un homme et d’une femme dans un monde imaginaire, qui est l’écriture, le roman, la passion des mots.

5/ Plus généralement, vous êtes un artiste aux multiples casquettes. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est un métier mais aussi une passion. J’aime créer, me retrouver avec une équipe sur un plateau de théâtre, m’enfermer dans un lieu pour essayer de travailler sur une pensée et des mots d’un auteur.

Puis, en même temps, cela permet de s’amuser, au premier abord on dit jouer. J’aime être avec une équipe et essayer de refaire des morceaux de vie, ce qui est plutôt intéressant. C’est agréable d’en faire son métier, d’aller travailler en jouant.

La passion des auteurs, la rencontre, la discussion, c’est plutôt délicieux.

6/ Pour finir, que dire à nos lecteurs pour les encourager à venir vous voir sur scène début avril ?

Poussez la porte d’un théâtre, osez la création. Ca peut faire peur d’aller voir un auteur que personne ne connait, ce que je peux comprendre mais, en même temps, c’est l’occasion de se laisser surprendre.

 Comme dirait l’auteur, « l’expérience passée n’est rien d’autre qu’une habitude qui t’empêche d’être libre, un chemin bien connu que tu choisiras systématiquement au détriment de celui qui t’est inconnu ». Choisissez donc un chemin sur les auteurs vivants qui ne sont pas connus, cela permet tout de suite après d’aller voir un auteur connu, comme cela vous vivrez les deux expériences.

Ce fut un plaisir, David, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Raphaëlle Lenoble évoque sa pièce de théâtre "Gros mensonges entre amis" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Raphaëlle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous serez sur la scène de L’Auguste Théâtre à partir du 19 mars avec la pièce « Gros mensonges entre amis ». Comment présentez l’histoire ? Quelles thématiques y sont abordées?

Sacha Guitry a, en fait, écrit ce que l’on appelle des pièces en un acte, d’une durée chacune de 15 à 20 minutes. Nous avons eu l’envie de monter ces pièces, qui ne sont pas souvent jouées pour la plupart.

Nous en avons choisies 3, qui tournent autour d’un thème principal, le mensonge. D’où le titre que le metteur en scène a inventé. Nous avons également ajouté un texte de Jean Cocteau en introduction, « Le menteur ». Des surprises font le lien entre les différentes œuvres, mais je ne vous en dis pas plus.

2/ Quelles sont les principales caractéristiques de vos personnages ? Comment les décrieriez-vous ?

Je joue dans les deux dernières œuvres, « Villa à vendre » et « Une paire de gifles ». Les deux personnages que j’interprète sont très différents.

Dans la première pièce, je joue une grande bourgeoise qui vit à Joinville, dans une maison qui lui appartient. Elle s’y retrouve seule avec sa bonne, elle est complètement déprimée car elle n’arrive pas à vendre cette villa. Ce n’est pas vraiment dit dans la pièce, mais on le suppose, elle est ruinée et a donc vraiment besoin de cette vente. Elle va recevoir un couple de potentiels acheteurs et va tenter de les manipuler. Mais…tel est pris qui croyait prendre !

Dans « Une paire de gifles », c’est complètement différent. J’y interprète une femme qui a un amant. On suppose qu’elle aime beaucoup les hommes et que son mari le sait. Il va donc se jouer de cette femme et de son amant. Le naif n’est pas toujours celui que l’on croit…

Ce fameux trio amant – femme – mari fonctionne toujours très bien au théâtre.

3/ Vous avez déjà joué cette pièce avec succès notamment l’année dernière. Quelles sont, selon vous, les clés de son succès ? Pourquoi plait-elle autant aux spectateurs ?

Guitry est un auteur intemporel, comme Feydeau ou Molière. Il n’a absolument pas vieilli, à la fois dans les thématiques abordées mais aussi dans l’écriture.  Ses personnages ne sont pas simplement des poseurs ou des faiseurs de bons mots, ce sont des hommes et des femmes qui poussent leurs faiblesses à l’extrême pour se croire un instant les plus forts.

Beaucoup de gens nous disent avoir aimé la pièce  parce que le parti pris de la mise en scène de Lionel Fernandez est un peu différent de la façon dont ces pièces se montent habituellement. Nous apportons un peu notre touche personnelle !  En plus, scoop, on pousse la chansonnette ;-)

4/ La structure particulière de cette œuvre, 3 pièces en 1 acte, implique-t-elle une adaptation de votre part, en termes de jeu ou de préparation notamment ?

C’est un exercice un peu différent parce que, comme je vous le disais, je joue deux personnages. Donc le travail de concentration est différent, d’autant plus que j’enchaine deux pièces.

Il faut donc switcher très rapidement, oublier ce qui vient de se passer pour tout de suite se remettre dans une autre énergie. C’est la seule chose qui change mais, en même temps, c’est très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je tourne depuis début août un long métrage, « Réconciliation », le premier long-métrage de Freddy Mouchard, avec qui j’avais tourné deux publicités il y a quelques années et on avait très envie de re-travailler ensemble.

J’y joue une Cathare, pendant l’inquisition, à Montségur, dans les Pyrénées. J’interprète également deux autres rôles car je représente la femme à travers le temps. Il nous reste encore les scènes en studio à tourner à Paris, pour une sortie espérée en mars 2018 au cinéma, si tout se passe bien.

C’est un très beau film et je suis ravie d’en faire partie.

6/ En conclusion, que dire à nos lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Si vous avez envie de découvrir ou de redécouvrir Guitry, ce sont des pièces que les gens n’ont pas l’habitude de voir monter. Et c’est une création originale !

Vous allez passer un bon moment, vous allez rire, dans un joli petit théâtre de 90 places.

Nous sommes une super équipe, nous nous entendons tous très bien, cela se ressent sur scène. Nous prenons beaucoup de plaisir à vous faire rire !

Satisfait, ou remboursé J

Vous pouvez venir nous voir aux dates suivantes : 

En mars : Dimanche 19 / Mardi 21 Mars / Lundi 27 / Mardi 28 
En avril :  Lundi 3 / Mardi 4 / Lundi 17 / Mardi 18 / Vendredi 21 / Dimanche 23 
A 21H y compris les dimanches
 

Ce fut un plaisir, Raphaëlle, d’effectuer cet entretien avec vous !

Merci ! Plaisir partagé !

Publié dans Théâtre

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Isabelle Rocher nous présente les deux pièces de théâtre dans lesquelles elle joue !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Isabelle,

Quel plaisir de vous retrouver pour ce nouvel entretien !

1/ Vous êtes actuellement sur scène, à la Comédie St Martin, pour la pièce « Adopte un Jules.com ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est l’histoire de 3 nanas très différentes à la recherche du mec de leur rêve. Elles vont donner des conseils tout au long de la pièce ; certains sont farfelus et d’autres plus réalistes. Ce spectacle fonctionne par tableaux où l’on va passer par différentes étapes comme le premier rdv, la première nuit ou encore la rencontre avec la belle-mère...

Même si nous allons parfois un peu dans l’extrême, les gens se retrouvent en nous. Les personnages sont très marqués mais nous avons tous au moins un trait de leur caractère dans notre propre personnalité.

Cette comédie parle aux gens car la recherche sur internet par le biais de réseaux sociaux ou de sites spécialisés dans les rencontres est très en vogue !! Il n’y a plus vraiment de tabou aujourd’hui. C’est une pièce très actuelle et moderne. On s’amuse, on se détend, ça fait du bien !

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Clara est un peu la meneuse de bande, elle est davantage dans la « normalité » par rapport à ses copines plus fantaisistes. Même si Clara a aussi ces moments de lâcher-prise, elle garde le cap et reste plus terre à terre.

Elle adore ses amies mais ne peut pas s’empêcher de les vanner en permanence.. Par contre, elle reste toujours bienveillante et protectrice. Ses 2 copines, Marie et Kitty, sont à l’opposé l’une de l’autre ; la première est une catho coincée tandis que l’autre est une poupée extravertie avec très peu de filtres. Le mélange donne un trio pétillant et parfois même explosif !!

3/ La pièce est un véritable succès depuis plusieurs années. Selon vous, quelles sont les clés de cette réussite ?

Je me répète un peu mais pour moi la clé du succès de cette pièce c’est sa modernité et son ton osé.. On est à mi-chemin entre la pièce de théâtre et le one man show. On se lâche vraiment sur scène, on ose et c’est ce que les gens attendent ! Et on est des meufs en plus c’est top !! Y a une vraie liberté dans l’écriture et dans le jeu..  Aborder ces sujets-là de cette façon-là est assez rare.

On s’amuse entre nous mais aussi avec le public, le décor est très minimaliste voire inexistant. Du coup, il faut tout de suite embarquer les gens avec nous avec l’aide du texte évidemment, mais aussi avec notre énergie et notre jeu d’actrice. Nous sommes beaucoup en interaction avec le public et il adore ça !!

4/ Vous retrouvez une pièce que vous connaissez et vous rejoignez un format qui fonctionne bien. N’est-ce pas trop compliqué de retrouver sa place ?

Ça a été une petite pression c’est vrai.. Car même si je reprenais un rôle que j’avais déjà joué et même si j’avais très envie de le retrouver et de construire avec une nouvelle équipe, j’étais la seule à (re) débarquer !! Il fallait que je sois à la hauteur !

La pièce a évolué, le personnage aussi donc oui il y a eu du trac ! Ce qui a été rassurant, c’est que j’ai rejoint l’équipe au moment où la pièce déménageait au théâtre de la Comédie St Martin. Donc avec une nouvelle mise en scène, un renouveau.

La découverte de nouvelles partenaires était aussi stressant car je sais à quel point changer d’équipe peut être déstabilisant. On recommence à zéro avec quelqu’un de nouveau, on va vers l’inconnu.. Il faut recréer une complicité, un rythme de jeu tout en gardant ses propres repères et que tout ça fonctionne sur scène.

Mais tout se passe très bien.. ! J’en profite d’ailleurs pour les citer : Jennifer Dubourg-Bracconi et Loelia Salvador. Ce sont deux super comédiennes, on s’amuse beaucoup et on a toutes le même objectif : servir la pièce et ravir notre public !!

5/ En parallèle, nous pouvons vous retrouver à la Grande Comédie dans « Jamais le deuxième soir ». Pourriez-vous nous en présenter les thématiques ?

On reste dans l’humour.. C’est une comédie fraiche, légère et très actuelle co-écrite par Enver Recepovic et Patrick Hernandez. Elle raconte l’histoire de Mirabelle, mon personnage, qui, lassée d’enchainer les déboires amoureux, va décider de se venger. Elle est déterminée à emballer un mec, le mettre dans son lit dès le premier soir, d’où le titre de la pièce, et le jeter de suite après.

Avec l’aide de sa meilleure amie Cynthia, elle va se mettre à chercher LE mec d’un soir et une fois trouvé, va pouvoir activer son plan d’attaque. Mais, évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu.. Elle va tomber sur un bel italien gentleman, Lorenzo qui lui n’a pas du tout le même objectif! Cela amènera du coup à des situations très drôles, farfelues et pleines de surprises mais aussi à des révélations inattendues …

Comment avez-vous abordé votre personnage, face à son état d’esprit un peu particulier ?

Mirabelle me ressemble beaucoup au niveau du caractère.. Quand j’ai lu la pièce et que j’ai commencé à visualiser le personnage, je me suis vite rendue compte d’une certaine proximité. J’apporte donc beaucoup de moi, même si ça reste un rôle … !

C’est une femme déterminée, assez indépendante qui décide de prendre sa vie en main. Elle est très franche, un peu grande gueule mais aussi féminine et séductrice. Elle va tout faire pour atteindre son but mais va être prise à son propre jeu… Déstabilisée, elle montrera d’autres facettes et finira par tomber le masque !

L’histoire est très bien écrite et parle à un public féminin, masculin et de toutes générations ! C’est une comédie donc il y a beaucoup d’humour évidemment mais c’est aussi une histoire d’amitié et peut être même d’amour mais chuuuttt... Je suis vraiment contente de faire ce projet avec ces auteurs et ces comédiens (Maroussia Henrich et Thomas Perrin qui sont juste extras !!). On est une vraie troupe avec l’envie de porter cette pièce le plus loin possible !!!

6/ Etre simultanément à l’affiche de deux pièces implique-t-il une adaptation particulière pour vous ?

A quelques jours près, j’ai vraiment dû apprendre deux textes en même temps. Mais, à l’époque des pièces d’Alil Vardar, j’étais aussi sur deux spectacles. Donc ce n’est pas vraiment une première, j’ai déjà expérimenté.

Par contre, je ne mélange jamais. Ce sont deux projets différents donc je n’y vais pas avec le même  état d’esprit. La distinction est évidente et il m’est donc impossible de me mélanger les pinceaux et de me planter de texte (sourire) !

Je me rends compte que je suis quelqu’un qui adore avoir plusieurs projets en même temps et en l’occurrence plusieurs pièces ! Ça permet de changer d’un jour à l’autre de personnage, c’est aussi l’occasion d’être très active au niveau du jeu, de la recherche mais aussi dans la vie de tous les jours. Je n’ai jamais été aussi sportive et matinale que depuis mon retour sur les planches !! (rires)             

Plus sérieusement, je suis ravie ! La scène a le don de me combler.. D’un côté, je reprends le rôle de Clara dans une pièce qui cartonne où j’ai la chance de jouer dans un nouveau théâtre, avec une nouvelle équipe et une nouvelle mise en scène. Et de l’autre, une nouvelle aventure commence avec cette comédie prometteuse « Jamais le deuxième soir » où nous sommes tous plus motivés que jamais !! Je suis heureuse d’être simultanément sur ces deux spectacles et de jouer tout simplement ..!!

A côté, j’ai toujours d’autres objectifs que je n’oublie pas comme la finalisation de ma première bande-démo vidéo, voix et même des projets d’écriture avec une amie auteure et comédienne. Même si la scène reste mon premier amour, je veux toujours continuer d’expérimenter mon métier dans toute sa diversité. Et puis… le travail appelle le travail !!

7/ Pour conclure, comment inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Bien avant d’être sur scène, j’ai été d’abord une spectatrice émerveillée.. Et quand je vais voir des pièces aujourd’hui, le plaisir est toujours le même ! Une salle de théâtre est un lieu hors du temps où on a la possibilité de mettre en suspens son quotidien le temps d’un spectacle.

Alors je ne peux que vous encourager à venir vivre cette expérience unique avec nous ! Venez partager nos rires et nos émotions !! Et en plus le théâtre est très accessible vous n’avez plus d’excuses.

Merci Isabelle pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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Eglantine Eméyé évoque son actualité en radio et en télévision !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Eglantine,

Quel plaisir d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

1/ Les auditeurs de RTL peuvent vous retrouver chaque week-end, à 9h 40 le samedi et le dimanche, dans « Maison Jardin Cuisine Brocante ». Comment décririez-vous ce programme? Quel en est le contenu?

C’est un programme animé par Bernard Poirette, dans son émission du matin, qui invite quatre chroniqueurs dans des domaines tous différents mais qui sont ce que les gens font le week-end.

Nous sommes tous les cinq autours d’une table et chacun apporte son expertise, ses suggestions d’idées.

2/ Vous êtes en charge de la rubrique Brocante. Quelles sont vos petites astuces, votre petite touche personnelle pour captiver les auditeurs ?

Nous avons deux présences dans le week-end, je propose donc deux chroniques. Quand il y a des grandes brocantes qui me semblent importantes ou des évènements plus petits que j’ai pu repérer, je conseille aux auditeurs d’y aller.

Parfois je vais faire aussi une chronique sur un objet que l’on trouve souvent en brocante, pour raconter un peu son histoire, son intérêt et le prix auquel on peut le chiner.  Aussi pour expliquer comment éventuellement le restaurer et l’entretenir.

J’aime beaucoup, et je pense que cela plait aux auditeurs, la petite histoire derrière les objets, l’anecdote un peu amusante dont on va se souvenir et qui marque.

3/ Comment préparez-vous le contenu de vos interventions ? Quelle est votre méthodologie en amont ?

Personnellement, je fais beaucoup les brocantes le week-end. Malheureusement, comme tout professionnel, lorsque l’on se spécialise, on a alors moins le temps d’y aller. Mais je suis abonnée à pas mal de revues, j’ai beaucoup d’amis qui chinent eux-mêmes, cela me fait un petit réseau.

Comme tout journaliste, j’appelle le service communication ou l’organisateur de la brocante. Si j’ai le temps, j’y passe. Je peux aussi solliciter un artisan qui a l’habitude d’entretenir certains objets.

4/ En parallèle, vous animez, le samedi après-midi sur France 3, « Trouvez l’intrus ». Que dire sur ce chouette programme ?

C’est un jeu produit par Nagui, ce qui est assez amusant puisque j’ai retrouvé l’animateur avec qui j’ai débuté à Canal +. Tout le monde ne m’attend pas forcément dans cet exercice mais cela nous amusait. Je suis assez joueuse naturellement.

Le programme est pour France 3, nous avons donc une exigence de culture générale, au travers des questions posées. J’apporte un complément, des précisions pour que l’on apprenne quelque chose. Cela reste ludique avec une cagnotte à gagner.

5/ Sans oublier une participation à « Midi en France » sur cette même chaine. Comment parvenez-vous à vous organiser ?

C’est un peu la course. Cela nécessite une organisation très précise, j’ai un agenda que je gère à la minutes près, qui ne laisse du coup pas la place au retard.

Sur cette émission, nous sommes deux chroniqueuses à nous répartir la rubrique sur les animaux. L’organisation des tournages a aussi évolué depuis quelques mois, nous ne partons plus que tous les quinze jours.

6/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différentes activités ?

Chacun de ces exercices reste de l’animation. Le plus différent de tous est l’animation d’un jeu. Dans les trois autres, c’est du journalisme, notre travail est de mettre en valeur quelque chose et de vulgariser un propos. Savoir parler, savoir intéresser les gens, c’est savoir trouver l’information qu’ils vont retenir. Que ce soit « Midi en France » ou RTL, c’est le même travail.

Le jeu, c’est tout autre chose. Je suis seule avec aucune matière autre que la personnalité des gens face à moi avec laquelle il faut que j’arrive à créer du liant, une humeur, une atmosphère. Cela demande finalement beaucoup plus d’énergie et ce n’est clairement pas le même travail. Je sors celui-là du lot.

7/ Quels sont vos autres actualités, projets et envies du moment ?

Je suis présidente d’une association qui s’occupe de familles touchées par l’autisme. Je viens d’ailleurs d’embaucher quelqu’un pour m’aider.

Mon métier est un travail dans lequel il faut toujours avoir des idées, des envies, où il faut oser les proposer. Nous n’avons pas de garantie. Maintenant les contrats se signent de septembre à décembre, puis de janvier à juin quand ils sont renouvelés. Donc il faut être à l’affut de ce qu’il se passe, il ne faut pas hésiter à rencontrer des gens, à aller frapper aux portes, à proposer en permanence des choses. Cela nécessite une curiosité permanente sur tout.

Oui, j’ai encore des tas d’envies. Je songe toujours à la comédie, parce que j’ai fait des pièces de théâtre pour France 2 avec Francis Perrin, parce que j’en faisais déjà beaucoup avant. Je m’amuse aussi avec un groupe d’amis à faire un peu de musique, nous nous éclatons.

Ces multiples activités demandent effectivement beaucoup plus d’énergie que d’avoir une seule émission qui marche. Une seule, c’est trop dangereux car si cela s’arrête, vous n’avez plus rien mais si je pouvais n’avoir que deux activités au lieu de quatre, ca serait pas mal. Donc deux activités qui sont un petit plus prenantes au lieu de courir partout.

Merci Eglantine de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Radio

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Jérémy Garnek évoque pour nous sa passion et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jérémy,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un jeune artiste et nous avons déjà pu vous voir notamment en télévision mais aussi pour une publicité. Comment vous est venue l’envie de devenir artiste ?

J’ai toujours aimé l’acting, j’ai toujours aimé jouer des rôles. Je suis dans un mouvement de jeunesse depuis tout petit, j’apprécie de faire rire les autres. Interpréter des émotions me plait.

Un ami ayant obtenu un petit rôle dans un film, cela m’a incité à tenter moi aussi l’aventure, je me suis alors inscrit en agence. Il y a 4 ans, cela a fini par payer. Au bout de 5 castings, j’ai eu la chance de décrocher un rôle dans une publicité pour la Française des Jeux, aux côtés notamment de Bixente Lizarazu. J’étais ravi d’obtenir cette opportunité aussi tôt, d’autant plus que je n’avais pas pris de cours.

Le tournage m’a beaucoup impressionné, je ne connaissais pas grand-chose alors du milieu. Je tremblais même pendant le maquillage. Au final, tout le monde m’a mis à l’aise et j’ai aimé faire ce que je faisais dès la première minute devant les caméras.

Cela m’a alors donné l’envie de faire de la télévision, je me suis tourné cette fois-ci vers des agents de comédiens et non de publicités. Il m’a fallu 4 mois pour obtenir une première réponse favorable, une sorte de mise à l’épreuve en fonction des retours que feraient ensuite les directeurs de casting. Ce qui m’a permis de décrocher un premier petit rôle sur TMC.

C’est une passion et j’ai vraiment envie d’en faire mon futur métier. C’est comme cela que je serai le plus heureux.

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

J’aime bien interpréter les choses et j’aime bien jouer des choses que j’ai envie de jouer. Comme je le disais, je suis dans un mouvement de jeunesse et j’y étais même animateur. Souvent, avant les activités proposées aux enfants, je devais faire des petites scènes d’introduction. Pendant trois semaines, nous devions chaque jour faire quelque chose de différent, j’aimais cela, je faisais rire les enfants, je me faisais aussi rire moi-même. Je suis plus dans l’humour que dans le sérieux.

Cette expérience m’a vraiment donné l’envie de jouer des choses dans la vie de tous les jours, de changer d’humeur.

3/ Revenons sur vos premières expériences. Qu’en retenez-vous ? Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ?

J’ai eu la chance, dans mes deux premières expériences, d’être entouré de gens extrêmement sympathiques. Je ne connais pas encore, mais je sais que cela existe, l’antipathie du cinéma.

Ce qui m’a plu, c’est le milieu, c’est la sympathie des gens, c’est la passion qui s’y dégage. On fait ce métier par passion. Tout le monde aime ce qu’il fait.

Le milieu du cinéma m’attire, pas uniquement en tant qu’acteur. Je fais une Fac de cinéma et d’audiovisuel. J’ai envie, plus tard, de filmer, de réaliser, de produire.

Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Je ne suis pas quelqu’un de stressé. Même la veille du Baccalauréat ou du permis de conduire. Sur le tournage pour TMC, j’étais très détendu, y compris au maquillage. J’ai bien appris mon texte mais j’ai surtout cherché à profiter de l’instant. Je ne veux pas trop réfléchir à ce que je vais faire pour justement ne pas être angoissé.

Même aux castings, je cherche à être à l’aise d’entrée de jeu. Je me dis que si ça ne fonctionne pas, tant pis, ce n’est que partie remise. Et, pour l’instant, c’est encore une passion, il est trop tôt pour parler de métier. Peut-être que le jour où j’en vivrai les choses seront différentes. A date, cela reste un plaisir.

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

Au-delà des castings que je continue à passer pour avoir des rôles de plus en plus importants, mon projet principal est de faire de la scène. Pourquoi pas même d’écrire mes textes.

L’an dernier, je m’étais intéressé à faire des cafés théâtres dans Paris, des scènes ouvertes le mercredi soir ou le dimanche soir. Faire rire les gens est, je pense, ce qui me plait le plus. Dans l’idéal, j’aimerais suivre un parcours comme celui de Kev Adams.

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Du bonheur, que mes projets et mes rêves se réalisent. Ce sont des choses auxquelles je pense tous les jours mais je ne fais pas cela pour être célèbre. C’est une vraie passion avant tout. C’est un plaisir d’être dans un milieu que j’aime et que je regarde depuis tout petit avec des grands yeux.

Ce fut une joie, Jérémy, d’effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision

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Emmanuelle Boidron présente la pièce "Bonjour ivresse !"

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Emmanuelle,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre Daunou, de la pièce « Bonjour ivresse ! ». Quelle histoire y est racontée ?

Certaines thématiques font référence aux années 80 et 90. C’est une pièce qui raconte l’histoire de Benoit, un garçon qui fête ses 30 ans et je suis sa sœur Marie, un peu coincée, un peu nunuche qui lui apporte une boite de souvenirs qu’il avait faite quand il était enfant.

Il découvre une liste qu’il avait mise dans cette boite et il se rend compte qu’il n’a rien fait de qu’il avait noté quand il était plus jeune. Il décide alors de tout faire dans la soirée. L’ivresse et la folie aidant, cela conduit à des situations assez cocasses et drôles.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

J’aime beaucoup ce personnage de Marie parce qu’il est vraiment à double facette. Elle arrive, elle est tout de suite très coincée, nunuche, presque une petite fille. Puis, l’alcool aidant, elle devient un peu folle.

C’est ce revirement qui m’a intéressé quand j’ai vu la pièce, d’avoir ces deux facettes complètement opposées dans ce personnage.

3/ La pièce cartonne depuis de nombreuses années. Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ?

Les références aux années 80, les Titi, les Bisounours, la bande originale des chansons qui passent et que j’adore. Elles me manquent quand je ne joue pas, j’aime ces musiques, cela me rappelle plein de belles choses.

A un moment donné, il y a aussi un flashback dans les années 80, je pense que cela parle à beaucoup de gens. Ce sont des thèmes assez universels, l’amitié, la famille aussi, la folie, les soirées, le tout avec beaucoup d’humour.

Cette pièce est vraiment très drôle, c’est sa force. Certaines répliques font mouche à chaque fois, ce qui est un réel plaisir pour nous.

4/ La pièce est à l’affiche depuis 7 saisons maintenant. Vous avez pris la succession de comédiennes qui ont interprété le rôle avant vous. Est-ce simple de prendre la suite de quelqu’un ?

J’avais vu la pièce avec Léa François qui jouait ce rôle de Marie, j’avais trouvé cela super. Elle était très drôle et très bien dans son rôle. Quand Franck Le Hen m’a proposé de les rejoindre, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion, parce que le personnage m’intéressait.

On peut se servir de ce qui fonctionne et de ce que les précédentes comédiennes ont apporté, il ne faut pas rejeter forcément tout ce qui a été fait. Tout en apportant sa personnalité, avec son physique, son passé, son expérience, son envie. J’ai donc essayé d’apporter aussi ma touche personnelle.

A l’inverse, l’arrivée de nouveaux camarades de jeu implique-t-elle, pour vous, une adaptation sur scène ?

Bien sûr ! Cela m’était arrivé dans « Les monologues du vagin » où, même s’il s’agissait de parties assez individuelles, nous étions tout de même trois sur scène et nous changions beaucoup de partenaires.

On s’adapte, cela change forcément un peu le jeu parce que les Wanda, l’autre personnage féminin, auxquelles j’ai affaire dans cette pièce ont été interprétées par plein de comédiennes différentes, notamment Princess Erika en ce moment. Ou bien encore, précédemment, Karine Duberney qui a complètement une autre morphologie et qui est blanche de peau. Forcément, cela apporte des changements dans notre façon à nous de jouer, ce qui est intéressant. C’est aussi pour cela que l’on ne se lasse pas non plus, il y a un renouveau à chaque fois.

Franck, l’auteur de la pièce qui joue aussi le rôle de Benoit, est très fort pour cela. Il est sans arrêt dans la recherche, même après 6 à 7 ans de jeu, il est toujours en train d’écouter les réactions. On s’adapte, il improvise beaucoup aussi, cela change les représentations d’un soir sur l’autre. Tout cela apporte une certaine mouvance agréable.

5/ Des évolutions sont-elles proposée, dans le contenu, au fur et à mesure des représentations ?

Je suis assez carrée, mais Franck aime beaucoup l’improvisation. Nous sommes complètement libres de faire ce que l’on veut. Tout en restant drôle pour que le public participe à cet humour. Nous aimons aussi nous imposer certains mots obligatoires de temps en temps.

Franck improvisant beaucoup, je lui laisse cette partie-là car il adore ça et qu’il le fait très bien. Je reste souvent dans mes marques car sinon, à trop improviser, il y a un risque de perdre le fil conducteur. 

6/ Vous évoquiez précédemment le flashback dans les années 80. A titre artistique, cette partie vous impose-t-elle certaines particularités, comparativement au début de la pièce qui est beaucoup plus contemporain ?

Nous essayons de prendre une voix un peu plus adolescente. Typiquement, Fifou, le deuxième personnage masculin, prend une voix d’un garçon qui mut. C’est très léger, nous avons des costumes qui rappellent bien les années 80 et des perruques qui nous aident.

C’est une partie où l’on peut davantage se lâcher, on fait un peu ce que l’on veut, c’est la récréation, c’est chouette.

7/ Plus généralement quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels?

La pièce m’occupe quand même du mardi au samedi, tous les soirs. Nous sommes aussi de temps en temps en tournée, de nombreuses dates sont prévues également pour l’année prochaine. D’ici là, nous jouerons à Nantes au mois d’avril.

J’ai un film qui sort en mai, qui va s’appeler « Vive la crise ». Avec Jean-Marie Bigard, Dominique Pinon, Rufus,… une belle pléiade d’acteurs. Sans oublier mon ouvrage « Un père pas comme les autres », que j’ai toujours en salon du livre les dimanches où je ne joue pas. Il marche bien, j’en suis très contente, cela a été une première expérience très intéressante.

En parallèle, je suis marraine de la Fondation Claude Pompidou, je suis ambassadrice pour Ela, je suis maman aussi, j’aime lire, voyager, cuisiner, etc… Donc les semaines sont bien remplies.

8/ Pour conclure, que dire pour inciter nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Je répéterais simplement ce que les gens nous disent en sortant, que la pièce leur a fait du bien, qu’ils ont rigolé comme des baleines.

Vous passerez un bon moment, détendu, plein de légèreté, de folie et d’ivresse, cela fait du bien !

Ce fut un plaisir, Emmanuelle, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Interview des comédiens de la pièce "La fève du samedi soir" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Justine, Patrick et Renaud,

Merci de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, au théâtre de Dix heures, de la pièce « La fève du samedi soir ». Quelles en sont les thématiques ?

Justine : C’est l’histoire d’une jeune femme qui s’enferme sur son pallier. Elle est en robe de chambre et demande à son amoureux de venir lui apporter les clés. En attendant, puisqu’elle est peu vêtue, elle décide d’aller sonner chez son voisin pour squatter chez lui. Quand arrive enfin son compagnon, elle va les faire tourner en bourrique tous les deux.

Patrick : Elle est présentatrice météo et son voisin est en fait son plus grand fan. C’est un détail qui a toute son importance…

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

Justine : Je suis une Miss Météo, une femme très féminine qui aurait aimé peut-être être actrice. Elle est très farfelue et excentrique.

Renaud : Je joue le personnage d’Andréas, un reporter de guerre qui voyage sur tous les terrains et tous les conflits. Il est très amoureux de cette Miss Météo, il va faire 600 kilomètres en jet pour lui ramener un double de ses clés. Ca doit être sans doute une relation malgré tout un peu compliquée entre eux deux. C’est quelqu’un aussi de viril.

Patrick : Pierre est un agent du trésor public, plutôt rigide, vieux garçon qui n’a de contact féminin qu’avec sa mère. Il a une vie bien organisée et bien rangée. Ca va donc être un peu le bazar quand il va voir débarquer chez lui ces deux énergumènes.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Quelles sont, selon vous, les clés de réussite de ce spectacle ?

Justine : C’est une question de bonne humeur et d’énergie ! On s’amuse beaucoup.

Renaud : La pièce est bien écrite. Il y a aussi une belle osmose et une belle complicité entre nous. Le public le ressent.

Patrick : Je pense que les gens se moquent aussi un peu du physique de mes deux camarades (rires). Je suis bien habillé, en chemise, eux sont habillés n’importe comment.

Renaud : C’est vrai, j’ai des trous sur ma chemise et mes poils dépassent.

4/ La pièce est à l’affiche depuis un mois maintenant. Vous permettez-vous déjà quelques petites improvisations pour vous surprendre les uns les autres ?

Justine : Rarement. Il y en a parfois mais nous essayons de nous tenir au texte car on est encore dans les débuts.

Renaud : Effectivement, on peut se permettre quelques fantaisies mais de temps en temps seulement. Nous restons très précis sur le texte.

Justine : La comédie est quelque chose de très réglé. Eric, le metteur en scène, nous a appris à fixer.

Patrick : Ce soir, il y en a eu quelques unes, ca commence.

5/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent chez vous après un mois de représentations ?

Justine : J’avais beaucoup de stress au début, lors des deux à trois premières semaines. Là, cela s’apaise un peu, ça commence à aller mieux. J’ai plus envie de faire rire mes partenaires, de rire avec eux, de faire rire le public. J’ai très envie que l’on soit dans une bonne ambiance et que le public ressente la complicité. Pour cela, nous essayons de nous connecter tous les trois dès le début.

Patrick : Il faut aussi dire que Justine est de plus en plus attirée par nous deux (rires).

6/ Revenons aux préparatifs de la pièce. Comment se sont déroulées les répétitions ?

Renaud : On ne s’entend que depuis ce soir (rires). Pire, dès que l’interview est finie, nous repartirons chacun de notre côté.

Justine : Comme nous sommes expérimentés, c’était assez studieux. Nous étions moins dans la légèreté de la jeunesse, mais plutôt rigoureux et à l’heure.

Renaud : Travailler avec Eric Delcourt est quelque chose de particulier, c’est quelqu’un de très exigeant. Il a fallu que nous-mêmes ayons une forme de discipline parce que la comédie en demande effectivement énormément pour avoir cette légèreté sur scène. Ce qui recquiert énormément de travail, de concentration et d’exigence.

7/ Vous êtes à l’affiche jusque fin avril pour le moment. Jusqu’où aimeriez-vous emmener la pièce ?

Patrick : L’idée est de remplir cette salle le plus possible pour passer ensuite dans un plus grand lieu. Nous allons commencer à tourner en province assez rapidement, dès le mois de mai. Pour aller à la rencontre d’autres publics. Renaud et Justine font de la télévision, c’est intéressant d’aller vers un public qui les connait.

Renaud : On sait, en tout cas, qu’il y a une belle attente. Les gens sont assez excités par l’idée que l’on vienne les voir pour jouer devant eux. Ce n’est pas tout à fait le même public, c’est un public encore plus enthousiaste. Cela va être un immense plaisir !

Justine : J’ajouterais que ce n’est pas non plus, pour nous, exactement le même travail.

8/ Pour finir, si ce n’est pas déjà fait, que dire aux lecteurs pour les inciter à venir vous voir sur scène ?

Patrick : Il n’y en a pas beaucoup mais c’est une pièce tous publics. C’est-à-dire pour les enfants, les jeunes, les anciens, les parisiens, les provinciaux. Il n’y a pas de limite. C’est assez rare. Je crois pouvoir dire que nous touchons un large public.

Justine : Tout simplement, venez partager nos rires !

Ce fut une réelle joie de nous entretenir avec vous trois !

Publié dans Théâtre

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Benoit Denis revient sur son parcours et évoque ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Benoit,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

1/ Vous êtes un jeune artiste mais déjà aux nombreuses expériences, notamment sur scène. D’où vous vient cette passion ?

J’ai commencé le théâtre à 12 ans, dans un atelier amateur dans ma ville natale, Vichy. “Euphoric Mouvance”, C’est une compagnie assez grande avec des groupes de tous les âges. Nous étions 150 membres.

Le créateur a réussi à nous transmettre une réelle passion, et un réel enjeu de la scène, elle était sacré. Nous avions un spectacle par an, comme toute compagnie. Mais aussi, en janvier, un système nommé « Trace ta route », où la scène nous était laissée libre. Nous avions le droit de préparer une scène de 10 minutes avec n’importe quel autre membre de la compagnie. Nous choisissions les comédiens, la mise en scène et la musique.  C’était une chance incroyable, un espace de liberté total.

Vers mes 18 ans, ma passion avait pris tellement de place que je suis monté à Paris, suivre des cours de théâtre professionnel. J’ai commencé par n’être que comédien, j’ai eu quelques expériences dans ce sens. Mais, rapidement, je me suis rendu compte que cela ne me suffisait pas, que ce qu’il y avait autour du théâtre et du spectacle vivant m’intéressait aussi. J’ai donc élargi à ce moment-là mes ambitions professionnelles.

 

2/ Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Chaque métier est différent. Au théâtre, ce qui me plait le plus est de choisir un thème qui n’est pas forcément proche de moi. Puis, tout d’un coup, de s’y plonger et de s’y intéresser. Que ce soit en tant que comédien, metteur en scène ou assistant metteur en scène, un sujet devient d’un coup le centre de ma vie et va être source de recherches et de discussions.

Tout va s’imbriquer petit à petit pour comprendre, avant d’être même dépassé et de sortir de là où je suis et de qui je suis. Ce genre d’activité est assez rare. Je ne sais même pas si c’est ce que j’aime ou ce qui me manque lorsque je n’en fais pas. En tout cas, je ne suis plus totalement moi-même dans ce manque.

 

3/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre les différents domaines abordés ?

J’ai aussi une activité moins artistique, dans l’administratif, c’est une autre partie de moi. Dans la gestion administrative d’une boite de création lumière et vidéo pour les concerts. J’accompagne des amis techniciens qui ont monté leur entreprise. D’abord dans la compta, alors que je n’y connaissais rien. Avant, petit à petit, de gérer un peu d’administratif.

Cela me plait énormément aussi, c’est l’occasion de découvrir tout un milieu de la technique, de la lumière, de la scénographie et de la musique. Et, en même temps, un milieu très administratif donc très mathématique. De logiques et de choses que je ne gère pas du tout dans ma vie personnelle. Ce côté très terre à terre et cartésien m’intéresse.  

 

4/ Quelles sensations prédominent chez vous juste avant de rentrer sur scène ?

C’est assez marrant car ce sentiment a beaucoup évolué. Au tout début, c’était toujours un énorme stress et une panique totale. Je me demandais à chaque fois pourquoi je faisais ce métier. Petit à petit, au fur et à mesure des projets et de l’expérience professionnelle, je sais où je vais; je connais le parcours, le chemin du rôle. Je me connais mieux, je suis dans une concentration différente car je sais où mon personnage commence et je sais où il va finir. Je connais tout le chemin intérieur que cela va prendre donc il y a un stress qui n’est plus absurde. Ce n’est plus un saut dans le vide.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

De l’écriture et de l’assistanat. L’écriture parce que c’est quelque chose que j’ai toujours fait, qui permet de lancer de nouveaux projets. Qu’ils se concrétisent ou pas, ce n’est pas le plus important. Créer des envies, inventer des histoires et des personnages compte plus.

De l’autre côté, être assistant me plait énormément. Je travaille en ce moment avec une metteur en scène qui m’a fait souvent jouer par le passé. Je peux être créatif, inventif et complètement libre. C’est elle qui tient la baraque, moi je ne fais que rebondir. Nous traitons ensemble des thèmes que je n’aurais jamais abordés seul en mise en scène.

A (très) long terme, je pense à la programmation, ou à la direction d'un théâtre. Je vais tout le temps au  théâtre et j'aimerais, plus tard, mettre en avant des spectacles qui me touche et accompagner de jeunes talents  dans lesquels je crois.

Ce fut un plaisir, Benoit, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Christophe Denis évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Christophe,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, à la fois musicien, photographe et comédien. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? Pourquoi prenez-vous chaque jour autant de plaisir à exercer ces métiers ?

J’aime beaucoup la création, que je pratique intensément notamment dans la musique. Pouvoir aussi mélanger passion et travail est plaisant, ce qui m’amène beaucoup de choses. Des rencontres, des réponses à des questions personnelles que je peux avoir.

J’ai toujours beaucoup d’énergie à faire ce métier et cela n’est pas prêt de s’arrêter.

2/ Vous arrive-t-il de retrouver une certaine complémentarité entre ces différents exercices artistiques ?

La comédie, que j’ai découverte bien plus tard que la musique, me permet d’utiliser mon corps. C’est une mise en situations de personnages que je peux utiliser dans mes chansons.

La musique m’amène aussi des choses exploitables en comédie, je ne peux donc qu’inciter les artistes à développer d’autres sensibilités qui ne peuvent être, de toute façon, qu’un plus.

3/ Vous revenez sur le devant de la scène avec deux albums en cours de préparation. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ces beaux projets ?

J’ai produit deux albums, le premier sorti en 2006 que j’ai beaucoup joué sur scène. L’autre en 2014, mais celui-ci n’est pas encore fini, il n’est pas sorti dans le commerce car j’ai besoin de repréciser certaines choses au niveau de la voix. J’ai envie de me laisser le temps de le sortir. Mais je le joue déjà sur scène. Un troisième album est un peu dans les tuyaux, vraiment en chantier.

J’ai étudié le jazz, puis j’ai joué beaucoup de funk. Avant de m’orienter vers la musique africaine, une partie de mes origines.

4/ Quels sont vos projets et envies actuelles en tant que comédien ?

J’ai joué dans pas mal de films, des longs métrages et des courts métrages. Je pense notamment au dernier Astérix.

Cette casquette artistique m’apporte beaucoup.

5/ Avant un tournage, comment vous préparez-vous pour être aussi efficace que possible face au réalisateur ?

J’essaie de maitriser le plus possible le texte, mais sans intonation. De façon à pouvoir le teinter de la manière souhaitée par le réalisateur.

Merci Christophe de nous avoir accordé un peu de votre temps.

Publié dans Télévision, Musique

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Cédric Burgle : parcours, projets, envies - il évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Cédric,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur la scène théâtrale, en publicité, en plateau mais aussi dans la musique. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’aime jouer. Quand je suis sur une scène de théâtre, sur un plateau de tournage ou avec un instrument de musique ou encore en chantant, c’est un moment où j’ai le droit de tout dire et de tout faire. On ne jugera jamais mon état, mon attitude car c’est celle du personnage, elle correspond à ce qu’il vit. Dans les films, on gagne au loto, on se marie cinq fois, on divorce, on est un voyou, on est un voleur, un flic, on traverse beaucoup d’émotions. Sur une heure et demie de film, on a le temps souvent de traverser un très large morceau de vie de plusieurs personnages.

C’est cette liberté-là de pouvoir incarner, de pouvoir être quelqu’un d’autre qui me plait. Dans la vie, on ne peut pas faire cela. C’est une passion pour moi d’être sur scène ou sur un tournage.

 En même temps, c’est aussi une course de concentration, comme un pilote de Formule 1. On doit être concentré du début à la fin, sans aucune relâche. Le texte doit faire parti de nous, quand on dit un mot l’on doit donner l’impression de le dire pour la première fois, qu’il est spontané, qu’on vient de l’inventer.

La partie de recherche et de création me plait aussi, elle va dès fois hyper loin. A force de travail, en passant par des choses artificielles ou d’autres déjà ressenties, on construit petit à petit le personnage pour arriver à la fin à quelque chose qui parait naturel.

Pour toutes ces raisons, je ne changerai pour rien au monde de métier.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Je pense que tous les arts se complètent. Parce que la musique donne le rythme, que la comédie nécessite du rythme. La musique donne des émotions, la comédie en nécessite et en donne. Ce sont des vases communicants, la musique, le théâtre, l’art du corps, la danse, le chant sont liés. Il s’agit d’une alchimie sensible.

J’ai commencé par la musique, j’étais saxophoniste d’orchestres puis saxophoniste chanteur d’orchestres de variétés. Après, j’ai accompagné un peu des artistes, avant que l’on me propose de jouer dans une pièce de théâtre. J’ai trouvé cela super, j’ai alors décidé de prendre des cours. La comédie a pris ensuite petit à petit le pas sur la musique. Même si je continue à en faire par passion et parfois aussi professionnellement.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensation prédominent en vous ?

C’est plutôt de l’excitation. Je n’ai jamais vraiment eu le trac, j’ai peur de mal faire, de décevoir surtout. Il y a beaucoup d’adrénaline, mais une fois le rideau ouvert et la pièce commencée, tout cela disparait.

Je suis dedans, je me donne à fond. Je suis donc généralement excité mais serein.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage ou au lancement d’une pièce, quelle est votre préparation en amont ?

Je suis quelqu’un de besogneux. Je travaille beaucoup, je prépare énormément. Au théâtre, la possibilité ne nous est pas toujours donnée mais quand elle l’est, la période des répétitions est formidable.

Je travaille énormément le texte pour qu’il fasse complètement parti de moi. Il faut que je sois capable de le dire en faisant du jogging, la vaisselle, des pompes, du sport ou toute autre chose, en étant perturbé. J’adore apprendre mes textes dans le métro ou en marchant dans la rue.

J’analyse beaucoup aussi les situations, le parcours émotionnel du personnage et ce qu’il vit. Je recréé totalement la vie de ce dernier, ce qu’il a fait juste avant la scène, son métier, ce qu’il a mangé, sa douleur éventuelle. De très nombreux paramètres rentrent en compte.

Au théâtre, avant la représentation, je prends une heure pour un petit travail physique, des étirements, de la respiration pour être bien relâché et pouvoir être dans le corps du personnage. Afin d’incarner complètement l’émotion et qu’elle puisse transparaitre même sur la peau.

C’est pareil à l’écran, même si c’est un petit peu plus compliqué car on reçoit souvent les textes tardivement en télévision. Il faut se préparer pour avoir plusieurs propositions à faire au réalisateur, de manière à ne pas perdre de temps sur le plateau et à rester très concentré. Ce qui est capital c’est l’immédiateté .En ayant le rôle en nous, on peut faire face à toutes les situations.

Lorsque l’on filme un comédien qui est dans le corps, avant même qu’il ne parle, sur sa peau se voit ce qui se passe.

5/ Plus généralement, quel sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Je vais faire un film avec les membres de ma compagnie de théâtre. Nous allons commencer par faire un court métrage. J’ai fait appel à un scénariste, en lui demandant d’écrire un film avec un casting imposé. Ce qui est un exercice difficile. Cinq personnages seront concernés et j’espère tourner cela d’ici trois mois.

6/ Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

Que le cinéma fasse un tout petit peu plus appel à moi. J’aimerais bien défendre des rôles de personnages qui sortent de l’ordinaire, qui soient singuliers.

Pour compléter, j’adorerais que le cinéma mettent en avant d’autres comédiens. Parce que nous avons tendance à voir toujours les mêmes acteurs. Il y a, je pense, vraiment de la place pour tout le monde.

Merci Cédric pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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