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Olivia Lancelot évoque son parcours ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Olivia,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview avec vous    !

 

1/ Vous êtes une artiste aux nombreuses expériences et aux multiples casquettes. Notamment sur scène, en télévision mais aussi au cinéma. Qu'est-ce qui vous plait tant dans l'exercice artistique ?

 

J'aime la diversité parce que au sein d'un même métier existent des métiers différents. On n'aborde pas la caméra comme on aborde le travail de scène, donc ce sont presque deux métiers différents même s'ils se rejoignent évidemment.

 

Le plaisir est, sur scène, dans ce rapport au public et dans cette adrénaline particulière que créée le spectacle vivant, qui est vraiment one shoot, sans filet, où l'on ne peut pas refaire les choses.   Et aussi dans la transmission car je joue souvent des spectacles que j'ai initiés, ce qui permet de faire passer des valeurs, de parler de choses qui me tiennent à coeur, de tenter de créer de l'émotion avec des sujets différents qui peuvent être la communication entre les êtres ou la solitude existentielle, ou bien encore l'écologie. Aussi l'adaptation, l'écriture, le fait d'être à la source des projets,  me rend très autonome dans ce métier.

 

Dans le travail de caméra, vous êtes dans le désir de l'autre. C’est une autre adrénaline  parce qu'il y a, sur un plateau, une énergie particulière, tout le monde est rassemblé autour d'une chose commune à faire. J'aime me sentir vivre un peu plus fort, ce métier c’est une recherche d’intensité, de passion qui fait que l'on se mobilise d'une façon particulière. On est toujours dans un défi  : celui de devoir donner une authenticité et en même temps le meilleur de soi-même. On n'est pas dans sa vie ordinaire,  mais on se projette dans celle de quelqu'un d'autre.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Le fil conducteur de tout cela est vraiment l'humain. C'est très reposant de devoir s'oublier soi-même, pour changer de peau, d’évaporer sa vie. Je n'ai jamais aimé la routine, ni la quotidienneté. En revanche j’aime l'éphémère et l’intensité qu’il procure.

 

3/ Juste avant de rentrer, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

 

Je n'ai jamais perdu le tract. Louis Jouvet disait à un jeune comédien qui ne l'avait jamais   : «   ne vous inquiétez pas, ça viendra avec le talent   ». Des gens se sont déplacés, nous somme là pour essayer de les capter, ce n'est jamais gagné. On sait très bien qu'une salle est faite de gens qui sont venus là parce qu'ils en ont fait le choix, d'autres parce qu'ils ont accompagné, et d'autres encore qui ne savent pas trop pourquoi et qui ont été invités.

 

Il s'agit toujours d'essayer vraiment de toucher le cœur de chaque personne. Donc oui, j'ai le tract face à cette responsabilité dans laquelle on s'engage vis à vis d'un public.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

L'un de mes professeurs de théâtre disait qu'il faut arriver « au travail qui efface le travail ». Pour retrouver ce naturel de la vie, il faut vraiment ne plus avoir à penser au texte. Donc déjà il faut l'avoir suffisamment travaillé. Cela apporte beaucoup de liberté.

 

En fonction des personnages, il peut être intéressant d'observer les gens, de regarder comment ils marchent, de se poser des questions, de se demander comment ils vivent. Ces interrogations doivent ensuite être oubliées une fois sur le plateau car il ne faut pas rendre les choses intellectuelles. Ce questionnement me plaît, tout comme le fait d'écouter de la musique, ce qui me met dans un état de réceptivité. Car, finalement, le jeu se fait rarement tout seul et beaucoup dans l’écoute de l’autre.

 

5/ Quels souvenirs retenez-vous spontanément de votre riche parcours ? Une expérience vous a-t-elle davantage marquée ?

 

Plusieurs choses m'ont marqué, souvent au travers des rencontres avec d'autres acteurs. Puisque on n'a pas tellement le temps de répéter ensemble, donc on se découvre vraiment sur le plateau. Ces rencontre sont fortes car elles sont faites à travers le jeu dans cet instant T.

 

Une de mes dernières expériences m'a marqué car je n'avais pas connaissance de ce que je devais tourner avant d'arriver sur le plateau. Je savais simplement qui j'étais, quelle était la situation et avec qui j'allais jouer. Mais sans savoir ce que j'allais dire, ni faire, ni interpréter. Cette mise en abîme était particulière mais très intéressante. Cela s'est bien passé et a créé un moment de jeu encore plus intense. On est presque évidemment dans l'improvisation.

 

6/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

Actuellement, je réfléchis à l'adaptation d'un roman que j'ai beaucoup aimé, que j'ai précédemment adapté en lecture simple pour la scène, mais qui est déjà en train de s'orienter vers une vraie pièce de théâtre. Peut-être irons nous encore plus loin car je trouve l'intrigue intéressante, elle pourrait être proposée à la télévision.

 

7/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer à faire ce métier qui n'est pas un métier mais une passion. Je me réjouis régulièrement de l'avoir choisi, pour la liberté de vie qu'il procure. Même si, évidemment, il y a des écueils et que ce n'est jamais facile. Quand on est une femme, il y a  déjà moins de rôles et de plus ils se raréfient encore quand on vieillit. Alors la liberté, la survie c’est d’être  à la source des projets.

 

Ce fut un joie, Olivia, de nous entretenir avec vous    !

Publié dans Télévision

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Emmanuel Menard : parcours, passions, projets, il nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Crédits photo :   © inanisphotographe.com

Bonjour Emmanuel,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents, notamment auteur et comédien. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

C'est une bonne question que je ne m'étais jamais vraiment posée dans ces termes-là. Je pense que le dénominateur commun, c'est avant tout la créativité. Pendant longtemps, j'ai écrit et cela fait une dizaine d'années que j'ai un peu arrêté cette partie et notamment l'écriture de romans. Ce qui me plaisait beaucoup était le fait de créer et de raconter des histoires.

 

Je pense que, d'une certaine façon, l'acting, c’est un peu la même chose. Ce n'est pas forcément moi qui écris les histoires, en général ce n'est pas le cas, mais c'est une autre façon de les raconter et de les transmettre. Au fond, il s’agit à chaque fois d’embarquer quelqu’un, le lecteur ou le spectateur, dans une aventure narrative. La différence est simplement d’en être le créateur, ou seulement le tour-operator !

 

2/ Retrouvez-vous une certaine complémentarité entre ces deux casquettes ?

 

Or de cette idée d’emmener le lecteur / spectateur avec soi, je crois vraiment que ce sont pour moi des processus très compartimentés. La jonction peut se faire lorsque je mets en scène. En ce moment, je le fais pour un spectacle musical à Laval qui mêle de la danse, du chant, de la lecture de texte. Quelque part, c'est un peu le croisement des deux choses. Il y a l'aspect acting que j'essaie de transmettre aux gens qui sont sur le plateau. Et puis il a fallu inventer le spectacle, le créer, prendre tous ces éléments qui m'étaient donnés comme point de départ pour les accrocher entre eux et faire un patchwork. On touche alors plus l'aspect créateur.

 

3/ Pour l'écriture, quelles ont été ou quelles sont actuellement vos principales sources d'inspiration ?

Cela dépend complètement. Le premier roman que j'ai publié était un roman policier, un Jack l'éventreur, où l’on sentait vraiment les influences de Conan Doyle et Agatha Christie. On y retrouvait clairement ce que j'avais pu lire au cours des années précédentes, ce qui faisait ma culture et mon substrat littéraires. C'était un peu une absorption et une régurgitation de choses que j'avais pu lire. Avec en outre une importante phase de documentation sur l’affaire Jack L’Eventreur et le contexte socio-historique du Londres de la fin du 19ème siècle.

 

A l’inverse, un autre livre que j'ai écrit par la suite, « C'est toujours moins grave qu'une jambe cassée » était très ancré dans une observation de ce que j'avais pu vivre ou voir autour de moi. Il était nourri non pas de références littéraires mais de vécu.

 

Un autre de mes romans, un roman d'anticipation, « Le sommeil du juste », a été conçu suite à un rêve, que je m'étais dépêché de mettre sur un bout de papier en me réveillant ; je m’étais dit que cela ferait un bon point de départ de roman, et en l’occurence c’était vrai - on se dit souvent ce genre de chose, et parfois, à tort.

C’est à partir de ce rêve (ou du souvenir que j’en ai gardé au réveil, et ce n’est peut-être pas du tout la même chose) que j'ai par la suite développé le roman.

 

4/ Sur les plateaux de tournage, le rythme est souvent très soutenu. A ce titre, avez-vous une méthodologie particulière de préparation en amont ?

 

Il y a déjà le fait d'apprendre le texte et d'essayer de l'apprendre à plat, ce qui est très difficile.Quand je l'apprends, j'y mets vraiment les intentions, sauf que ce sont celles que je vois, ce ne sont pas forcément celles que le réalisateur va vouloir y mettre. Ça peut devenir ensuite compliqué de sortir du moule dans lequel on s'est coulé. L'idéal est d'apprendre le texte à plat et ensuite seulement d'arriver avec des intentions mais qui sont du coup beaucoup plus facilement transformables car on ne les a pas assimilées en même temps que le texte. Maintenant j'essaie vraiment de faire cela, mais dans la douleur car ça ne m’est pas du tout naturel.

 

Je m'efforce aussi de l'apprendre en environnement bruité, dans le métro ou dans la rue. Je pense qu'à partir du moment où on arrive à bien l'assimiler et le maîtriser dans un tel environnement, on peut jouer n'importe où, n'importe comment, n'importe quoi.

 

Les modes de fonctionnement des réalisateurs sont tellement diverses qu'il n'y a pas de recette générale. Il m'est arrivé plusieurs fois, sur un plateau, de me retrouver sans réelle direction d'acteurs. On doit alors se faire sa propre mise en scène, il faut donc quand même arriver un peu avec des billes pour être capable de s'en sortir tout seul si on ne nous dirige pas.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques ?

 

J'ai joué dans le film de Robin Campillo « 120 battements par minutes » qui est à Cannes actuellement. J'ai aussi des projets théâtraux pour la rentrée et une création musicale à Laval en novembre-décembre prochains, que j’ai écrite et que je mets en scène. A la rentrée également devrait être diffusée la saison 3 de « Purgatoire », une websérie pour laquelle j’ai une certaine affection car c’est la 1ère dans laquelle j’ai joué. Et j’ai également en vue plusieurs courts métrages ou webséries, notamment avec des amis - des collègues de travail qui sont devenus des amis au cours du temps et des tournages.

 

D’autre part, comme je vous le disais, j'ai repris l'écriture mais cette fois-ci de scenarii. Je suis actuellement sur le développement de plusieurs projets en coécriture, dont notamment l'adaptation de mon roman « Le sommeil du juste » avec Guillaume Ribes - qui est justement le créateur de la websérie « Purgatoire » dont je parlais.

 

6/ Votre parcours est très hétéroclite, avec beaucoup de domaines et de virages. Pourriez-vous nous le raconter ?

 

Ce parcours s’est construit un peu tout seul, malgré moi, même si cela me convenait tout à fait. Disons que je me laissé porter par le vent en étant consentant. A l’origine, j'étais ingénieur. Mais au bout de 3 ans d’exercice de l'ingénierie, je me suis aperçu que je n'appréciais pas forcément plus que cela mon métier.

 

Du coup, je suis parti vers 2 ans de ressources humaines. Ce qui dans l'absolu aurait pu me plaire mais la lourdeur de la structure a fait que je me suis senti un peu à l'étroit. J'ai arrêté pour devenir professeur de français pendant 10 ans. Je me suis éclaté, c'était vraiment très agréable, j'étais vraiment fait pour cela, je me sentais à ma place, ce qui est fondamentalement ce dont on a besoin pour se sentir bien. Au bout de ces 10 années, j’ai commencé à tourner en rond, les choses étaient trop bien en place, j’au eu besoin de changement.

 

Pour essayer autre chose, j'ai fait de la direction d'établissement, j'ai été proviseur adjoint pendant 2 ans, mais cela ne m'a pas plu du tout. Je suis alors allé travailler pendant 5 ans avec un ami qui avait créé une agence artistique de chanteurs d'opéra, sur la partie administrative de l'agence. Comme c'était un travail à mi-temps, j'ai commencé à faire des tournages à côté, de façon très amateur, très ponctuelle. Je me suis aperçu que cela me plaisait beaucoup plus que ce que je pensais. J'en suis venu à me dire que je pourrais même essayer d'en faire mon métier. J'avais un peu plus de 45 ans à ce moment-là, cela faisait de nombreuses années que j'exerçais des métiers sérieux,  j'ai alors pensé que je pourrais pratiquer un métier « moins sérieux » et me faire vraiment plaisir.

 

Cela fait du coup bientôt 3 ans que j'ai arrêté toute autre activité professionnelle pour ne faire que cela. Ce qui me plaît énormément. Je ne devrais donc pas re-bouger avant quelques autres années, si ça continue comme ça.

 

Merci Emmanuel pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jeanne-Marie Ducarre évoque son parcours, ses projets et envies artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jeanne-Marie,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous.

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en télévision, au théâtre, mais aussi en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Au théâtre, j’aime le contact avec l’équipe, j’aime créer un spectacle, j’aime passer du temps à construire un personnage pour voir ensuite naitre des représentations avec plein d’autres personnes. J’adore le contact avec le public, qui est très important et qui apporte beaucoup je trouve.

En tournage, un autre exercice, je suis attirée par le côté naturel et spontané que l’on attend. Il y a très peu de préparation en amont, les répétitions sont rares. Nous n’avons souvent que 15 minutes seulement avec le réalisateur et les autres comédiens, en amont, pour voir ce que l’on fait et que l’on nous indique nos places. Cela demande du coup un travail personnel énorme en préparation, qui se fait de manière beaucoup plus solitaire. Ensuite, il faut arriver à se connecter et à se mettre en lien très très vite avec l’autre. C’est très chouette. Les tournages permettent aussi parfois de jouer des scènes d’action, mais aussi de connaitre des décors absolument sublimes dans lesquels je n’aurais jamais pensé être.

Depuis peu, je me suis mise aussi au doublage. Cela me plait beaucoup. C’est encore un autre exercice parce que là il faut se mettre dans la peau d’un autre comédien, il faut rentrer dans sa respiration pour jouer un peu à la manière de. Tout cela doit être fait très vite car il n’y a pas beaucoup de temps. Cela m’amuse énormément.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

Je trouve que ces trois exercices sont différents mais complémentaires. De toute façon, plus l’on a de cordes à son arc, plus l’on va être compétent dans tous les domaines. Le doublage va apporter au tournage car il faut parfois se post synchroniser donc il est important de savoir le faire bien.

Le théâtre apporte à l’image et inversement. Je vais reprendre, fin avril, le rôle d’Angélique dans « Le malade imaginaire », au théâtre Fontaine. Cela fait 3 ans que je ne suis pas montée sur scène et cela fait encore plus longtemps que je n’ai pas joué de théâtre classique, un exercice très particulier. J’arrive avec un petit peu mon expérience de télévision que je n’avais pas du tout avant. Ce qui m’apporte un œil nouveau et des réflexes qui ne sont pas les mêmes. Je trouve que cela me donne plus de naturel et de spontanéité. Des choses ont été apportées et tout se nourrit.

Je trouve d’ailleurs très dommage que, en France, il y ait une espèce de clivage. Quand j’ai quitté Strasbourg pour arriver sur Paris, j’avais fait principalement du théâtre et que peu de tournages. Lors de mes castings, en énumérant mon parcours, les directeurs de castings attendaient davantage d’expérience dans l’image. Heureusement quand même certains on la curiosité de nous rencontrer et nous laisse la chance de passer des castings sur de très beaux projets. Mais de manière générale tout est cloisonné, ce qui est embêtant. Cela ne se passe pas comme ça au Canada, aux Etats-Unis ou bien encore en Belgique. En France, il y a les directeurs de castings images, les directeurs de castings théâtre et il y a les directeurs de plateaux de tournage. C’est bien cloisonné et il faut pouvoir, à chaque fois, y rentrer, ce qui demande une grande énergie. Se faire un réseau nécessite un travail énorme. Il faudrait que les domaines puissent se recouper un peu plus.

3/ Vous avez commencé un peu à en parler, face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Par exemple, pour « Plus Belle la vie », je savais que ça allait être très dense. Plus qu’un téléfilm, 27 minutes utiles sont tournées chaque jour. Je n’avais jamais travaillé aussi vite donc j’ai fait appel à ma coach Ariane Schrack avec qui je travaille régulièrement. Pour me préparer pour le rôle de Maud.

J’avais déjà commencé à apprendre le texte avant de la voir pour décortiquer absolument toutes les scènes. Nous avons créé l’histoire du personnage, avec des parents, une enfance. Cela m’a beaucoup aidé, je savais à chaque scène en plateau exactement où j’en étais. Ce qui m’a permis de passer un tournage vraiment très serein et très agréable. Tout le monde était très content, nous avons même fini une fois avec deux heures d’avance.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

J’ai toujours le trac, mais c’est un bon trac, il me booste. Quand je sors ensuite de scène, j’ai une énergie folle. C’est comme une drogue, une vraie poussée d’adrénaline très agréable.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets artistiques actuels ? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

J’ai un rôle récurrent de doublage, je suis la  voix française d’un nouveau personnage dans «Amour, gloire et beauté». Cela devrait être un travail sur le long terme, ce qui est toujours plaisant.

Comme je vous le disais, je reprends Angélique dans « Le malade imaginaire ». Elle est la fille du personnage principal, elle est amoureuse de Cléante, elle veut l’épouser mais son père, comme dans beaucoup de pièces de Molière, veut la marier à un autre. Avec Toinette, la servante, elles vont essayer de contrecarrer ce mariage prévu. C’est un rôle assez frais, de jeune première. Elle est drôle, a des propos assez féministes car elle est affirmée dans ce qu’elle veut. Il y a pas mal de couleurs différentes, de la fraicheur, de la colère, de la tristesse. Je m’amuse bien.

Je viens de rentrer dans la troupe, ce qui devrait aussi me permettre d’interpréter d’autres rôles dans des pièces classiques.

Je vais prochainement tourner dans un court-métrage, un pilote pour une série. J’espère que cela aboutira.

6/ Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

J’adorerais avoir un rôle récurrent sur une série, pour travailler en longueur le personnage, pour intégrer une famille, pour connaitre un peu de stabilité et de confiance. Sans oublier le cinéma qui m’attire beaucoup.

Merci Jeanne-Marie pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Baptiste Fache évoque son parcours et son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 Crédits photo : Aurélien MELAN

Bonjour Baptiste,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment modèle et comédien. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

Je dirai que c’est quelque chose qui m’a attiré assez jeune, j’ai commencé le théâtre vers l’âge de 10 ans. J’ai arrêté quelques années plus tard, étant alors davantage attiré par les jeux vidéo et les sorties avec les copains. Mais, après le bac, en première année de fac, j’ai repris le théâtre amateur.

Je suis actuellement dans une compagnie 100% amateur. Les metteurs en scène sont eux aussi amateurs, ce qui est très intéressant. C’est une association étudiante où chacun peut amener un projet de théâtre ou de mise en scène. Une présentation des projets a lieu en octobre, suivi de castings pour les comédiens.

Ce qui permet souvent de tomber sur des metteurs en scène vraiment passionnés, qui ont leur projet vraiment bien en tête et qui donc savent nous guider avec précision. C’est très enrichissant pour le jeune comédien que je suis.

En parallèle de mes cours, je suis aussi mannequin, depuis 4 ans. Cela me prend pas mal de temps et j’en suis très heureux. Je suis aussi beaucoup intéressé par la sculpture et l’architecture. Je trouve l’art d’envergure très intéressant.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités artistiques entre ces différents exercices ?

C’est très compatible ! Il existe, dans le mannequinat, différents profils et le mien est davantage commercial. Je fais des publicités et des catalogues notamment mais pas que, je fais également de la mode. Dans ce métier, avoir des notions de comédie apporte une aisance à parler avec les gens mais aussi face à l’objectif.

Le mannequinat aide aussi à la comédie car on apprend à se placer, à avoir plus confiance en soi, ce qui est important. La photo est un exercice figé, alors quand dans la vidéo la démarche est plus longue.

Mais je pense que c’est plus la comédie qui apporte au mannequinat que l’inverse.

3/ Selon vous, quelles sont les clés de réussite d’un cliché ?

Principalement la lumière. Même la plus belle des personnes doit être mise en avant par la lumière.

J’aime échanger avant de shooter avec le photographe, pour mieux connaitre la personne et cerner ses attentes. C’est important de capter vite son idée pour pouvoir ensuite s’adapter à ce qu’il veut mais aussi proposer. L’échange est primordial.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation en amont ?

Il faut, au minium, apprendre ses répliques. J’aime avoir un texte et m’en séparer un peu. Pour l’adapter et l’interpréter. Il est important également d’être à l’écoute du réalisateur.

5/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je termine actuellement mes cours et j’ai décidé de me lancer pleinement en tant que comédien et mannequin. Mais je souhaite accentuer beaucoup plus le côté comédien. Je vais me constituer une bande démo et je recherche de bonnes collaborations pour participer notamment à des courts métrages. J’ai des idées que je souhaiterais développer avec des amis.

J’adorerais aussi faire des petits stages pour finaliser mon apprentissage. J’aimerais bien partir à l’étranger un peu. Dans le mannequinat, il me plairait de faire une publicité pour un parfum.

Je fais aussi de la radio étudiante, dans mon université où je suis chroniqueur pour une émission qui parle de l’entreprenariat social. C’est un sujet un peu sérieux sur lequel nous essayons d’apporter une certaine pédagogie, pour vulgariser le terme. J’aimerais d’ailleurs, dans le futur, combiner une activité entrepreneuriale et une activité artistique.

Ce fut une joie, Baptiste, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

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Olivia Gotanegre : parcours, projets, envies - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Olivia,

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour le blog !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes comme en témoignent vos expériences notamment au cinéma, en télévision, mais aussi au théâtre. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

J’adore raconter une histoire au sein d’une équipe et entrer dans un univers. J’aime rencontrer un réalisateur, confronter nos points de vue sur un scénario, être dans l’échange autour du personnage. La collaboration sur un projet artistique est ce que je préfère.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités artistiques entre les différents domaines évoqués ?

Ces domaines sont quand même un peu différents. Je fais moins de théâtre maintenant. Je fais du cinéma, de la télévision et des voix pour des documentaires, des publicités et des jeux vidéos. Je ne réfléchis pas forcément en termes de complémentarités, je me questionne davantage sur l’envie de travailler avec telle ou telle personne ou sur un projet particulier. Parce que c’est une question d’engagement.

 

Ce sont surtout la richesse et la diversité qui me plaisent et c'est assez sympa, c’est vrai, de pouvoir se balader parmi les genres.

 

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre préparation en amont?

Ca dépend du type de rôle. Dans la série politique irlandaise « Charlie » interprétée par Aidan Gillen, je jouais Anne Pingeot, la maîtresse de François Mitterrand. Il était évident qu’il fallait que je sache qui elle était et, en 1981, ce qui s’était passé précisément en Irlande, au niveau historique et politique. Il y a eu une énorme recherche en amont de qui a fait quoi, de qui était qui, pour comprendre ce qui se joue entre les personnages, et aussi à quel point Anne Pingeot était présente auprès du chef d’état dans le cadre de leur relation cachée du grand public.

 

J’ai donc travaillé là-dessus et sur ce qu’il était possible de faire ou pas à cette époque pour cette femme qui était dans l’ombre. Je me suis aussi demandé quels étaient les enjeux de mon personnage au milieu de ces joutes politiques. Il y avait énormément de choses à jouer, ce qui était très jouissif.

 

Dans « Versailles », je me fais tuer dans une scène. C’était tout une succession d’émotions extrêmement fortes qu’il fallait jouer puisqu’en l’espace de quelques secondes, on passe de la joie à l’inquiétude, puis on tue devant ses yeux son mari, son fils, puis elle reconnait le tueur… Bref je me suis plutôt préparée émotionnellement.

 

Quand on lit un scénario, on a des images, des émotions et une envie de faire aller notre personnage dans un certain sens. Evidemment on en discute avec le réalisateur mais on ne sait pas ce qui va se passer sur le plateau. Il faut donc venir avec sa proposition et pouvoir la moduler pour s’adapter à ce que le réalisateur veut aussi à ce moment-là sur le plateau. Il peut avoir l’envie d’essayer des choses que l’on ne gardera pas forcément et il faut être en mesure de pouvoir les proposer. Il faut aussi croiser les doigts pour que sa vision et la notre se rejoignent.                                                                                                                

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quels sentiments et quelles sensations prédominent en vous ?

Le trac. Le mélange d’une énorme envie d’y aller et en même temps une peur farouche. J’adore quand la salle gronde, cette vie, cette attente. On sait que ça va commencer dans peu de temps, que c’est imminent. Notre job est de faire voyager le public, de l’emmener dans l’univers de la pièce.

 

En fait, il y a beaucoup d’attente des deux cotés du rideau et c’est palpable dans l’air.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques en ce moment ?

Je travaille souvent sur des projets internationaux et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. J’aime ces différentes manières de travailler et notamment celles anglo-saxonnes. Je souhaite vraiment aller davantage dans ce sens.

 

D’ailleurs, il y a de plus en plus de coproductions internationales et ça c’est fantastique parce que ça apporte de la richesse à tous les niveaux.

 

Ce que l’on peut me souhaiter, ce sont de jolis rôles au cinéma et j’aimerais beaucoup aussi jouer un personnage important dans une série courte d’une dizaine d'épisodes, pour avoir tout simplement l’opportunité de le travailler en longueur un rôle. Ces formats permettent de raconter énormément de choses, de voir évoluer son personnage, d’être au cœur de l’humain et de sa complexité. C’est ce qui m’intéresse.

 

6/ Enfin, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

De continuer à travailler sur des projets intéressants, avec des gens talentueux, parce que c’est un pur bonheur et que l’on apprend beaucoup.

 

Ce fut un plaisir, Olivia, d’effectuer cet entretien en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Mélissa Silveira Sanchez évoque ses actualités et projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mélissa,

Quel plaisir d’effectuer cette interview en votre compagnie !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur scène mais aussi en télévision. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ? D’où vous vient cette passion ?

Je crois que je ne pourrai pas faire autre chose. Je ne sais faire que cela. A la base, j’ai commencé le théâtre car, à la maternelle, je ne parlais pas. A l’école, ils pensaient que j’étais muette. Du coup, ma maman m’a inscrite à des cours de théâtre, j’ai eu peur, je me suis enfuie. J’avais trop peur de parler. Même à la boulangerie, c’est dire à quel point j’étais une timide maladive.

En fin de primaire, une professeur a monté une pièce de théâtre, un Molière, « Le bourgeois gentilhomme ». Ce fut une révélation, je me suis dit que je voulais en faire toute ma vie. Je ne me suis pas arrêtée et je ne peux pas m’arrêter.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités ou des singularités entre les différents domaines évoqués ?

Une chose est sûre, jouer au théâtre ou jouer face à une caméra n’est pas le même exercice. Sur les planches, il y a, pour moi, beaucoup plus d’investissement en amont. Dans le sens où l’on ne compte pas les heures de répétition, pendant plusieurs mois. En étant devant un public, le quatrième mur n’existe pas.

Au cinéma, la caméra voit tout, même le moindre mouvement de sourcil. C’est peut-être un travail plus psychologique. Plusieurs méthodes existent d’ailleurs pour le jeu. Mais il faut tout additionner pour, à la fin, prendre ce dont nous avons besoin pour jouer.

Récemment, j’ai joué un homme, sur scène, dans une pièce de Victor Hugo. Ce fut un exercice bien différent d’un texte plus contemporain. J’ajouterais que le cinéma permet d’être plus proche de soi-même.

3/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Il faut avoir travaillé son texte et son personnage, c’est très important. Il en va de même lors d’un casting, je travaille le rôle comme si je l’avais. Il y a quelques fois des répétitions, comme au cinéma, qui permettent de se préparer et de mieux se concentrer. Le plaisir est aussi un facteur important. Faisons les cons sérieusement !

Le scénario inspire quelque chose qui est propre au comédien, chacun a sa propre interprétation. L’artiste apporte donc une partie de son intimité. C’est très plaisant.

J’aime aussi me faire guider pour être sur la bonne route. L’acteur n’est qu’un élément, une petite partie du puzzle, d’un film mené de bout en bout par un réalisateur qui, lui, projette l’ensemble.

4/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations prédominent en vous ?

Mais qu’est-ce que je fais là ? Cependant, une fois que je suis montée sur scène, je vis le moment présent et, même si le public ne parle pas, je l’entends, je le vois, je le sens, c’est un réel plaisir !

Le trac est toujours là, même au bout de nombreuses représentations car chaque soir est différent.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J’aimerais de plus en plus me tourner vers le cinéma, vers les courts et les longs métrages. Je viens d’ailleurs de co-écrire avec la talentueuse comédienne et metteur en scène, Eliza Calmat, un court-métrage, « Diego ».

C’est l’histoire d’un jeune mec handicapé qui vit avec sa soeur ultra protectrice. Ensemble, ils tentent de joindre les deux bouts. Une jeune femme borderline fait irruption dans leur vie, Ella. Diego tombe sous le charme de cette inconnue et avec l’accord de sa soeur décide de l’héberger. Une histoire d’amour naît entre Diego et Ella. Cette rencontre va pousser Diego à se dépasser. A eux trois, ils vont oser vivre et peut être, retrouver une forme d’espoir.

En fait, mon frère et ma sœur sont atteints d’une maladie génétique rare, le CDG syndrome, c’est une atrophie du cervelet. Ma soeur c’est la romantique. A 36 ans, elle rêve d’avoir un amoureux et collectionne les poupées. Diego, lui c’est le jeune philosophe, il a conscience de son handicap, et ça le révolte. Il nous demande d’ailleurs souvent, quand il va guérir. Cela est impossible, c’est injuste mais il faut vivre avec. Le handicap est un sujet dont j’ai envie de parler car, en France, si on n’y est pas confronté, on en est assez détaché. On a soit peur d’approcher, soit pitié. On ne voit que le handicap et pas la personne. Etre handicapé c’est pas une identité.

Merci Mélissa de nous avoir accordé un peu de votre temps !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Hanna Castera : parcours, actualités, projets - elle nous dit tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Hanna,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment chanteuse, comédienne et réalisatrice. Qu’est-ce qui vous plait tant dans votre quotidien ?

C’est vrai, j’ai plusieurs casquettes mais je dirais même que je suis assez autodidacte. Cela gêne un peu en France. Je suis surtout très passionnée, j’aime mon métier, j’aime chanter, j’aime faire la comédie, j’aime créer des choses et j’aime faire ça pour le partager avec les gens car c’est un métier de partage avant tout.

2/Quelle suite logique retrouvez-vous dans votre parcours pour ces différentes casquettes?

J’ai débuté très jeune, avec la chanson. Ensuite est arrivé le cinéma, j’ai fait de la comédie car j’aime cela. A force de ne pas avoir en fait des rôles que j’aurais aimé jouer, j’ai créé afin de faire des choses que j’avais envie de faire.

3/ Quelles sont vos sources d’inspiration musicales ?

Je n’ai pas spécialement de source, je chante ce que j’aime. Je ne peux pas chanter une chanson si je ne la ressens pas. Il faut que cela me fasse vibrer, c’est très important.

En qualité d’appréciation de chanteurs qui existent, j’ai plusieurs personnes. C’est vrai que les gens ont tendance à me qualifier de Johnny féminine. Je ne le fais pas exprès, j’ai une voix dans le style mais c’est mon chanteur préféré en France.

J’aime aussi d’autres voix, Florent Pagny, Céline Dion, Whitney Houston ou bien encore Mariah Carey. Ce sont des styles différents. Je n’aime pas toutes leurs chansons mais j’apprécie quand l’émotion passe. Faire passer ces émotions est très important pour moi.

On me considère un peu comme une révolutionnaire, je suis très provocante dans les textes. Il y a 4 ans de cela, un ami malheureusement décédé aujourd’hui m’avait écrit « Le droit des hommes ». C’est un appel à la révolution mais je l’ai interprétée. Je ne suis jamais rentrée dans les cases, je n’y arrive pas, ce n’est pas dans mon style et je suis plutôt partisane d’être libre tant que l’on reste bien sûr dans le respect des autres.

Quel souvenir retenez-vous dans votre carrière de chanteuse ?

Cela n’a pas toujours été facile, je me suis battue toute seule mais j’ai fait de belles rencontres et de belles scènes. J’ai quand même chanté devant 18 000 personnes. Mais, que je chante devant 10 personnes ou devant 18 000 personnes, c’est pareil pour moi car je chante avec passion.

C’est un partage avec les gens, j’ai besoin du contact avec le public. Le rapport de proximité est différent bien sûr selon la taille de la salle.

4/ Selon vous, quelles sont les clés pour bien réaliser un film ?

Je dirai qu’il n’y a pas de bien ou de pas bien. C’est très typique français de faire des choses comme les autres. Je ne veux pas faire comme tout le monde, je n’ai pas envie de ressembler à qui que ce soit, je veux que lorsque l’on regarde mes films on puisse dire que c’est du Hanna Castera.

Je ne dis pas que le travail des autres est mauvais, je dis juste que je n’ai pas envie de faire comme tout le monde, je n’ai jamais vécu comme tout le monde, je ne suis même pas née comme tout le monde. J’ai mes idées et je suis quelqu’un qui aime faire un film pour montrer la vérité, la réalité, qu’elles soient dures ou pas. Je vaux que les gens soient devant un fait accompli lorsqu’ils regardent mon film.

Toutes les personnes à qui j’ai montré mon film « Ames sœurs » ont pleuré, que ce soient les hommes ou les femmes. Ils m’ont dit que c’est violent psychologiquement, que c’est dur mais que c’est vrai. On sent la vérité.

Quand je fais travailler des comédiens qui tournent dans mes projets, je les amène à vivre la situation, pas à la jouer. Je ne veux pas que les gens jouent parce que, quand on joue, ca sonne faux. Le film est touchant, il sonne vrai car les gens vivaient le moment présent, ce qui est vraiment important.

5/ Devant la caméra, quel genre vous attire le plus ?

J’aime tout jouer, j’ai fait des styles différents, j’ai fait pas mal de choses assez violentes, que ce soit d’un point de vue psychologique ou physique. Mais j’aime tout jouer. Par exemple, dans « Ames sœurs », je fais le rôle de la malade, c’est vraiment très dramatique, cela m’a énormément touché quand j’ai tourné.

Mais je peux passer d’une veuve noire à une tueuse, en passant par une femme malade. J’aime faire tous les rôles, je trouve que l’on ne doit pas être limité dans un style. Ce qui est un souci en France. Il faut pouvoir avoir un éventail de rôles à faire.

6/ Plus généralement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je suis en finalisation du film « Ames sœurs » dont je vous parlais. J’ai un deuxième long métrage que j’avais déjà commencé mais qui prend plus de temps car il y a beaucoup d’action dedans. Les combats d’arts martiaux me prennent du temps. C’est un film sur le monde de la prostitution, de la drogue et de la mondanité. Il y a une belle histoire d’amour. Il me reste encore un jour ou deux à tourner dessus. On peut citer Pierre Santini, Didier Roustan, Jean-Pierre Bernard, ils ont joué le jeu et ont apprécié.

Je suis en train d’essayer d’organiser un concert et je souhaite m’inscrire dans des festivals. La scène me manque, j’ai fait un concert il y a peu de temps à « L’étage » et ce besoin de scène, ce rapport de proximité avec les gens me manquent.

Merci Hanna pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Musique

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Mickaël Winum évoque sa passion pour son métier ainsi que son actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mickael,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Artiste aux multiples casquettes, vous êtes expérimenté sur scène notamment et sur les plateaux de tournage. Pourquoi prenez-vous autant de plaisir dans l’exercice artistique ?

Certains comédiens ont tendance à faire ce métier pour de « mauvaises » raisons, une certaine notoriété, un besoin d’exister aux yeux du public, d’être connus, reconnus.

Personnellement, je pense que la plus belle des choses pour un comédien est d’exercer ce métier par nécessité. J’entends par là que l’on a un besoin absolu de transmettre ou de dire des choses, d’avoir des idées, des histoires à raconter.

Je pense à mon professeur qui disait qu’il faut avoir cette capacité à se raconter à travers les rôles qu’on interprète. Comme j’avais beaucoup de choses à dire, je pense que c’est le plus beau des métiers que j’ai pu choisir.

2/ Retrouvez-vous des complémentarités entre ces différents domaines ?

J’irai même plus loin, chaque expérience de vie, chaque rencontre, chaque moment peuvent interférer avec d’autres et avoir une certaine utilité.

A partir du moment où on le fait, cela doit apporter quelque chose et ça doit même apporter quelque chose aux autres. Car il doit être aussi jouissif pour le comédien de jouer que pour le spectateur d’écouter ce que l’on a à dire.

Je suis sûr que les choses sont liées, il n’y a pas de hasard. Même des moments vécus il y a 15 ans ont parfois une résonnance des années plus tard.

3/ Le rythme sur un plateau de tournage est généralement très soutenu. A ce titre, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

Tout dépend du rythme et du cadre. Contrairement au théâtre où nous avons un peu plus le temps de travailler en amont, la télévision a un rythme plus condensé. Je pense que mon expérience dans « Plus belle la vie » m’a bien secoué dans ce sens.

Il y a bien sûr l’apprentissage du texte, mais il faut aussi connaitre ses points A et B. Plusieurs questions sont importantes : d’où je viens ? Vers où je vais ? Quel est mon objectif ? Quel chemin dois-je emprunter ?

Ensuite, je commence à travailler avec mes propres mots, pour avoir une note juste au niveau du ton. Avant ensuite de l’accorder aux mots de l’auteur.

4/ Vous serez présent à Cannes, au Festival Short Film Corner, avec « Quand vais-je te revoir », de Raphaëlle Jean-Louis. Quelle histoire y est racontée ?

Cela m’a beaucoup touché. Raphaëlle est, à la base, infirmière et, il faut le dire, elle a beaucoup investi pour ce programme. Elle a quelque chose à faire, à raconter, c’est une belle personne.

Il s’agit avant tout, pour ce court-métrage, d’une très belle histoire d’amour. Mais il y a des obstacles et des écueils qui viennent s’intercaler par ci par là. Ma compagne a peur en effet de s’engager pour une raison que l’on ignore au début mais qui est très touchante, comme vous le verrez.

Comment présenteriez-vous votre personnage ?

Armand est quelqu’un de simple, de doux, d’aimant, de très gentil. Il aime la vie, la simplicité, il a besoin de vivre les choses, il ne se pose pas trop de questions.

5/ En parallèle, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

Je vais tourner dans le moyen-métrage d’Aliaume Giret, « Prévan». Le personnage, le Vicomte de Prévan, est tiré des « Liaisons dangereuses », il mène un peu une existence similaire à celle du Vicomte de Valmont. Il incarne le vice, la séduction, l’adultère, le jeu de l’amour et du hasard.

C’est un film d’époque, du XVIIIè siècle. Nous avons commencé les essayages, avec de magnifiques costumes sur mesure.

En parallèle, je travaille sur un seul en scène, au théâtre et ce sera cette année, c’est une certitude. J’ai la validation de mon agent, j’y crois, j’y travaille. Il s’agit d’un magnifique texte philosophique du XVIIIè siècle sur le bonheur.

« On a rien à faire dans ce monde qu’à nous y procurer des sentiments et des sensations agréables » sont les premiers mots du texte, on ne peut donc que tomber amoureux de ce dernier. C’est un texte que j’avais envie de réactualiser, de dépoussiérer. Ce projet me tient vraiment très à cœur.            

C’est une heure et quart de plaisir. Il est dit qu’il faut « pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion et malheureux est celui qui l’a perd. Loin donc de la faire disparaitre par le flambeau de la raison, tachons d’épaissir le vernis qu’elle met sur la plupart des objets. Il leur est encore plus nécessaire que ne le sont nos corps, les soins et les parures ». C’est magique, merveilleux !

Je suis aussi sur un projet de film, dans lequel je jouerai le fils d’un danseur de claquettes. Mais c’est encore un peu tôt pour pouvoir vous en dire davantage.

J’aimerais avoir un parcours rock’n roll, intense, surtout pas monotone.

Merci Mickael pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Charlotte Eisbrenner évoque son actualité et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Charlotte,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment sur les planches, mais aussi au cinéma, en télévision et en publicité. Qu’est-ce qui vous plait tant dans l’exercice artistique ?

C’est une passion que j’aie depuis l’enfance, j’ai commencé le théâtre à l’âge de 12 ans. Jouer et être sur scène m’a toujours rendu heureuse et apporté plein d’énergie.

Au théâtre, on est porté par le public, on reçoit son énergie, ce qui est génial ! En tournage, toute une équipe est présente autours de nous, une complicité se créé.

Je me sens bien, cela me fait du bien.

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre les différents exercices cités ?

Pour moi, ce sont des exercices assez différents. Je ne travaille pas de la même manière au théâtre et devant la caméra.

C’est complémentaire, oui, parce que ce n’est pas la même chose. Maintenant, je ne dirai pas qu’il y a un exercice qui va m’apporter quelque chose que j’utiliserai pour une autre manière de travailler.

3/ Juste avant de rentrer sur scène, quelles sensations et quels sentiments prédominent alors en vous ?

Forcément le stress, un peu d’angoisse et de l’impatience. Je sais aussi que, dès le rideau levé, le stress va s’effacer instantanément, pour laisser place au plaisir.

Ce stress est le même depuis le début de mon parcours mais il n’est pas le même sur le long terme. L’appréhension diminue progressivement au fil des représentations, avec un rodage et une maitrise du texte de plus en plus grands. Même si l’on n’est jamais à l’abri d’une bêtise, d’un oubli d’accessoire ou d’un évènement pouvant mettre en danger le show.

A chaque nouveau spectacle, c’est pareil : ce stress revient au début puis s’estompe un peu au milieu. Mais il demeure malgré tout, même à la fin car, d’un soir à l’autre, le public n’est pas le même.

Typiquement, quand je faisais des spectacles pour enfants, je ne pouvais pas me tromper, les gamins sont sans filtre et renvoient directement ce qu’ils reçoivent. C’est un public encore plus intransigeant.

4/ Face au rythme soutenu d’un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

J’essaie de me mettre un peu dans une bulle, souvent j’apprends mon texte plutôt à la dernière minute, volontairement. Parce que c’est dans un sentiment d’urgence que je l’imprime et que je l’intègre le mieux.

Une fois sur le plateau, le moment est plutôt à la complicité avec l’équipe présente, à la disponibilité de chacun, en passant par le maquillage et par l’habillage. Avant d’être équipée du micro pour ensuite répéter le texte très rapidement, puis d’entendre les indications du réalisateur. Tout s’enchaine très rapidement.

Pendant les moments de prise, je reste très concentrée et j’essaie de donner un jeu avec les autres comédiens.

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

Des choses se dessinent actuellement, mais j’attends encore quelques confirmations. Les journées de tournage tombent généralement d’une semaine à la suivante.

J’ai un projet personnel indépendant du milieu artistique, qui me prend beaucoup de temps aussi.

Tous les domaines m’intéressent, je suis à l’écoute des propositions. Tout en restant sur l’univers du théâtre, du cinéma et de la télévision. J’écris un peu également et peut-être qu’un jour je m’essaierai à la mise en scène, cela me plairait bien.

6/ Pour finir, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite ?

Que la vie continue de me réserver de jolies surprises. Cela fait toujours plaisir de participer à de beaux projets, à des journées de tournages sympathiques ou à des choses plus sérieuses comme des pièces dramatiques.  

Merci Charlotte de nous avoir accordé un peu de votre temps.

Publié dans Télévision, Théâtre

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Julia Mevel évoque la pièce "Les hommes préfèrent les emmerdeuses" !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Julia,

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

1/ Vous êtes actuellement à l’affiche, à l’Alambic, de la pièce « Les hommes préfèrent les emmerdeuses ». Quelle histoire y est racontée ?

C’est une pièce café-théâtre, nous sommes deux sur scène, en couple. Donc cela évoque toutes les thématiques de couple, notamment les prises de tête et le quotidien qu’on peut avoir. Ces scènes sont agréables à jouer, car elles prêtent à sourire et à rire. Nous nous identifions chacun à ces personnages-là, nous apportons tous notre propre version.

La pièce est aussi un théâtre de vannes, sans prise de tête, pour passer un très bon moment avec de l’efficacité de texte et des situations drôles.

On y voit la rencontre d’un couple, où tout se passe bien. La fille est un peu la bimbo beta naïve, mais touchante. Lui est séduit par sa simplicité et surtout pas sa robe rose-bonbon. On les retrouve un an après, lui est un peu fatigué car elle est trop parfaite. Il lui demande donc de changer et de devenir un peu plus emmerdeuse, pour ajouter du piment dans le couple. C’est ce que la fille va essayer de faire mais, au début, elle va galérer, à essayer de comprendre comment devenir une emmerdeuse. En demandant de se marier, d’avoir des enfants, d’acheter une maison, elle essaie de se créer toutes ces suggestions qu’elle n’a pas de base et, finalement, elle se prend au jeu. Du coup, il va peut être finir par regretter sa volonté initiale.

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont ses principales caractéristiques ?

Elle est une femme naïve, joliment bébête, touchante et spontanée. Le cliché de la bimbo qui ne comprend pas tout ce qu’on lui dit.

Je me la suis appropriée différemment, en tant que « femme enfant » plutôt car j’aime beaucoup jouer ce personnage-là. Qui apprécie jouer de tout et s’émerveiller pour un rien.

3/ La pièce fonctionne bien, les rires sont nombreux. Selon vous, quelles sont les clés de ce succès ?

La thématique est infinie. Je pense que la chose la plus inspirante dans la vie et ce qui nous met dans tous nos états est l’amour. J’en suis même persuadée. Tous les jours, si on pleure, si on rit, c’est par amour. Il nous fait changer d’état, et c’est un thème dont on ne se lasse pas.

Cette pièce est le miroir du quotidien d’un couple. En tant que spectateur, on aime se rassurer en se disant que, finalement, d’autres vivent la même chose. Voire pire.

Vous vous retrouverez donc dans cette pièce, vous rigolerez et prendrez du recul sur votre couple.

4/ Au fur et à mesure des représentations, apportez-vous des petites touches personnelles à l’œuvre ?

Totalement ! Je joue cette pièce depuis un an et deux mois. Au fur et à mesure des représentations, je commence à trouver l’aisance du personnage, je me l’approprie et j’y rajoute un peu de clown. Car j’adore le côté toon des dessins animés, je suis très visuelle, je suis fan des mimiques. Je vais dès fois rajouter des mouvements un peu absurdes. C’est ma petite touche à moi.

5/ Quelques instants avant l’ouverture du rideau, comment vous sentez-vous ? Quelles sensations prédominent en vous ?

Tout dépend du nombre de représentations déjà effectuées. Maintenant, j’arrive avec une aisance, j’ai confiance, je sais ce qui a fonctionné donc je sais à priori ce qui peut fonctionner.

Par contre, il y a encore quelques mois, j’avais clairement encore le stress du trou. On ne sait jamais ! Mais comme nous ne sommes que deux sur scène, j’ai une vraie complicité avec mon partenaire, je sais que dans tous les cas nous allons nous aider l’un l’autre, nous allons rebondir.

Je reste excitée à l’idée de jouer, j’adore la scène. Je saute tout le temps avant de jouer, je fais des câlins avec mes partenaires. Je me bouge dans tous les sens et il m’arrive de pousser des petits cris lors des applaudissements du « noir » avant de monter sur scène. Cela m’apporte une certaine folie et énergie que nécessite le personnage.

6/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

Je me suis orientée depuis peu vers le court-métrage, le travail caméra. Je trouve ce domaine très intéressant, très subtil, incarné et approfondi. J’ai tourné dans deux courts-métrages pour lesquels j’avais le rôle principal. J’en prépare un autre et je me rends compte à quel point les répliques doivent être ciselées et très natures.

Mais clairement le théâtre est l’amour de ma vie, je sais que j’en ferai tout le temps, c’est ce pour quoi j’ai quitté mon travail de cadre commercial il y a deux ans. J’adore ce partage instantané avec le public. Je me sens à l’aise notamment dans la comédie et j’envisage aussi, pourquoi pas, de monter mon spectacle. J’écris des sketchs et j’ai fait quelques scènes ouvertes. Il faut juste que j’arrive à trouver confiance en moi.  

7/ En conclusion, comment inciter les lecteurs à venir vous voir sur scène ?

Venez voir le reflet de vous-même. Vous vous rendrez compte que ça fait du bien, que c’est drôle et relaxant. A la fin, nous pourrons même aller prendre un verre ensemble, nous avons une vraie complicité avec le public, vous allez être très surpris et peut-être que nous allons un peu vous utiliser dans le spectacle. Nous sommes là pour s’amuser ensemble.

Merci Julia d’avoir répondu à quelques questions pour notre blog !

Publié dans Théâtre

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