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Elza Pontonnier évoque ses spectacles sur Paris et pour Avignon !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Elza,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

1/ Vous êtes metteure en scène de trois spectacles actuellement sur Paris, qui seront présents aussi au Festival d'Avignon en juillet prochain. Quelles sensations cela vous procure-t-il ?

C'est un mélange d'émotions. A la fois de la fierté, de la joie et de l’excitation, mais aussi une pression d'enfer, sans pour autant réaliser ce qui m’arrive. Je suis une boulimique de travail, c’est mon entourage qui me fait me rendre compte de la charge de travail que représentent les trois spectacles pour Avignon.

Il y a plus d’une vingtaine de personnes qui travaillent autour des trois spectacles, en comptant les comédiens, les artistes qui s’occupent des décors, des costumes, des accessoires, des musiques, les producteurs et les régisseurs. Je suis responsable d’une magnifique grande équipe que j’ai formée sur plusieurs années et plusieurs spectacles. Et j'ai une chance énorme de participer à cet immense festival.

2/ Comment présenter simplement les trois spectacles ?

« Camille et les maisons magiques » est le plus ancien, il existe depuis quatre ans. Il est né d'une rencontre avec Michel et Marylise Conus qui sont mes producteurs. Cette dernière a écrit les musiques du spectacle avec le compositeur Nicolas Luciani. C'est une histoire poétique, magique et pleine d'humour, autour du rêve, du voyage, et des maisons. Une véritable aventure culturelle pour les 3-8 ans.

« Jardins secrets » est une comédie tout public, écrite par Béatrice Collas. Sur ce projet, je coproduis avec Béatrice, je mets en scène et je joue en alternance le personnage de Sandra. C'est l'histoire de trois mamans qui se rencontrent sur les bancs de l'école grâce à leurs enfants qui sont dans la même classe. Du coup, elles vont se lier d'amitié alors que tout les oppose, elles n'ont rien en commun.

Enfin, « Où es-tu cacahuète ? » est ma première création, née en mai 2016. C'est donc un spectacle que j'ai totalement imaginé, créé et produit. Il s'agit d'un livre géant magique animé pour les tout-petits. J’aborde le thème du livre à travers ce spectacle, et toujours l’imaginaire et les voyages. C'est l'histoire de Capucine, une petite fille qui cherche son chaton qui a mystérieusement disparu. Il est en fait entré dans le livre des merveilles et elle part à sa recherche avec l'aide des enfants. Elle traverse pour cela différents mondes tous aussi drôles que farfelus.

3/ Quelles sont vos principales sources d'inspiration pour ce travail ?

Je suis encore une enfant, je crois que j’ai oublié de grandir. J'ai toujours été au contact d'enfants, nous sommes cinq frères et sœur, je fais du baby-sitting depuis l’âge de douze ans. Ma vie a toujours évolué au contact des petits, qui sont ma première source d’inspiration.

Ensuite, je lis beaucoup, je regarde énormément de dessins animés, de vidéos et je sors régulièrement au théâtre. J'aime bien flâner dans les magasins de jouets et dans les bibliothèques. J'ai aussi une petite fille de trois ans et une filleule de neuf ans qui sont mes petites muses depuis que j’ai commencé le jeune public, et dès que je peux passer un moment avec elles, j’ai mon carnet de notes caché dans ma poche. Elles me font travailler et évoluer.

S'adresser à un jeune public implique-t-il des adaptations particulières ?

Non, je dirai que ma direction d'acteurs et ma manière de travailler restent les mêmes. Parce que, justement, ce lien que je créé avec mes comédiens, peu importe la pièce, est très fusionnel. Je tiens à garder une distance de travail nécessaire et jouer la transparence dans nos rapports. Donc seule la partition change. Savoir jouer un enfant de six ans ou un animal qui n’a pas d’âge ni de sexe relève d’un sacré défi et donc beaucoup de sérieux dans le travail pour être le plus sincère auprès des enfants. N’oublions pas que les enfants ne vous passent rien, c’est le public le plus exigeant !

En quoi votre casquette de comédienne vous aide-t-elle ?

Je suis avant tout comédienne, c'est mon premier métier. Cela m'aide dans la direction d'acteurs parce que je ne fais jamais faire à un comédien ce que je ne suis pas capable de faire. Je me mets tout le temps à leur place. D'ailleurs, quand je les dirige, je joue, je leur montre comment jouer. J'essaie d'être complètement à leur niveau, je créé des familles à travers mes spectacles, je ne veux pas que mes comédiens sentent qu'il y a une hiérarchie, sentent qu'il y a un chef en fait. Nous sommes dans la même barque. Ils savent dès le début que je suis comédienne donc, du coup, nous parlons le même langage. Je pense que c'est pour cela aussi que j'arrive à obtenir le meilleur d'eux-mêmes. Il me semble que c’est un atout pour un metteur en scène d’avoir été ou d’être comédien.

4/ Vous combinez de multiples casquettes artistiques. Mais êtes-vous davantage intéressée, à présent, par un domaine en particulier? Ou est-ce leur diversité et leur complémentarité qui vous plaît ?

Je suis mon chemin depuis toujours, je suis en quête du bonheur, c'est à dire d'être heureuse et de rendre les gens heureux, du coup je fais toujours confiance à mon instinct, je vais là où mon cœur me guide.

Lorsque j’étais juste comédienne, j’avais la casquette d’animatrice et chroniqueuse dans le milieu des humoristes. Un jour, une rencontre, une opportunité et on m’a proposé de mettre en scène un humoriste. Je ne savais pas du tout si j'étais capable de faire ce genre de choses, j'ai tenté, cela m'a énormément plu et les opportunités se sont ensuite déclenchées. Cela fait cinq ans que je fais de la mise en scène et que je joue dans mes spectacles. Même si j’adore être sur scène, je prends de plus en plus de plaisir à diriger des acteurs.

5/ Plus généralement, quels sont vos autres projets et envies artistiques actuels ?

J'ai écrit un court métrage avec l'aide d'Emmanuel Mouret, que j'aimerai beaucoup réaliser cette année, et pourquoi pas me donner le premier rôle féminin. J'ai déjà réalisé plusieurs courts-métrages et quelques clips par le passé.

L'année dernière, j'ai fait la mise en scène du spectacle « Les Gourmands disent... Hugo - La fontaine - Rostand » de Mickael Delin. C'est un humoriste qui travaille autours de textes littéraires, c'est magnifique. Normalement, nous reprenons le travail à la rentrée.

J'ai deux à trois autres projets dont je ne peux pas parler parce que c'est encore un peu confidentiel. Ensuite, j'écris actuellement ma nouvelle comédie sur les hommes et je vais commencer l'écriture de mon prochain spectacle pour enfants, qui sera plus pour la tranche sept à douze ans.

Concernant mes envies, je souhaite continuer de produire, d'écrire et de mettre en scène des spectacles jeune public. J'ai beaucoup d'idées dans les tiroirs et je me suis aperçue, grâce à ces deux spectacles là, que j'avais vraiment envie de voir briller les yeux des enfants le plus longtemps possible… Je souhaiterais que les enfants regardent de moins en moins la télé, aillent de plus en plus au théâtre, qu'ils arrivent à se créer et à s'imaginer leur propre univers et pas que nous leur imposions avec les médias. C'est pourquoi, vraiment, j'ai choisi de travailler dans l'univers du jeune public car c'est à nous, artistes, de les éveiller dès leur plus jeune âge. Je trouve cela primordial et j'aimerais d'autant plus aller dans les hôpitaux et les services sociaux donner un peu de bonheur à tous ces enfants en difficulté. Ils ont le droit de rêver et nous nous devons de les y aider. L'adulte de demain, c'est l'enfant d'aujourd'hui et c'est à nous de les aider à se construire. Je suis très proche des enfants pour cela parce que ça me touche vraiment.

Un jour, deux enfants non-voyants sont venus avec leurs parents assister à l'un de mes spectacles. Quand ils sont sortis de la salle, les parents avaient les larmes aux yeux et m'ont dit qu'ils ne les avaient jamais vus aussi heureux. Ces retours me font penser que je suis à ma place.

J'adore aussi faire le clown depuis que je suis petite. Avoir mille vies différentes, me transformer, composer, inventer …. Jouer a toujours été une passion, bien plus qu’un métier, alors si je peux m'éclater dans des projets théâtre, cinéma, télé, je continuerai à être la plus heureuse du monde. J'ai tourné il y a peu un guest dans « Scènes de ménage », j'ai fait une publicité avec Omar Sy et une parodie de la pub Yop avec Bagel.

Ma formule magique à moi pour être épanouie c’est jongler avec ce côté sérieux où je me sens investie d'une mission pour et avec les enfants et, en même temps, prendre du plaisir en jouant.

6/ En conclusion, que dire pour inciter nos lecteurs, si ce n'est pas déjà fait, à venir voir l'un des trois spectacles au moins ?

Si vous avez des enfants, pour toutes les raisons que je viens de citer, emmenez-les au théâtre. Parce que vous allez être étonnés de voir qu’ils tiennent une heure de spectacle sans aucun problème. Vous serez très surpris de les voir captivés et d’écouter les retours qu'ils vous feront car un enfant s'accroche à peu de choses. Rien que pour leur ouvrir l'esprit et le cœur, n'hésitez pas.

« Jardins secrets » est une pièce avec un vrai fond. Je voulais mettre en avant le pouvoir des femmes, le combat de leur liberté et l’évolution dans l’amitié. Et puis aussi montrer que aujourd’hui on a le droit de rire d’un sujet lourd, car tout prend du sens, à partir du moment où on a de l’humour.

Donc vous pouvez rire d'un spectacle intelligent et vous pouvez regarder vos enfants émerveillés tout en prenant du plaisir avec eux.

Ce fut une joie, Elza, d'échanger avec vous !

Publié dans Théâtre

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Marie Hennerez : parcours, passions, actualités, projets - elle évoque tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Marie,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous !

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au théâtre ou notamment encore en web-séries. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

La rencontre avec les gens me plaît. J'aime devoir m'adapter à chaque fois à un autre univers, que ce soit celui du réalisateur, du metteur en scène ou de mes partenaires.

Mais avant toute chose, le plaisir de jouer est un plaisir très enfantin. Peu importe le support, ce qui compte, c’est de s’amuser!

 

2/ Retrouvez-vous ponctuellement des complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Oui, bien sûr ! Tout est lié en art, même avec la peinture, la photographie, on voit toujours des correspondances partout et c'est pour cela que la multiplication est intéressante. Même en danse, en musique, le rythme et l'harmonie aident pour le jeu, ça apporte beaucoup.

 

C'est très clairement complémentaire. Petite déjà, j'avais plein d'activités et c'est comme cela que je me suis construite. Aujourd'hui, c'est très naturel et l'un ne va pas sans l'autre.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que les autres ? Pour quelles raisons ?

 

Oui, celle avec ma compagnie. Je fais partie, depuis 5 ans, de la compagnie du Libre acteur, nous en sommes à notre troisième spectacle. C'est une aventure humaine géniale, très familiale et forte. Avec énormément de plaisir. On travaille dans la joie! Nous grandissons tous ensemble, progressivement, c'est très beau et il s'agit vraiment du lieu où je peux m'épanouir artistiquement, où je peux expérimenter toute ma puissance.

 

Cette rencontre avec Sébastien Bonnabel qui est le metteur en scène, en 2012, a été un vrai événement marquant, un tournant dans ma vie.

 

4/ Face au rythme soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de préparation ?

 

Je fais beaucoup de yoga, de la méditation aussi. Je travaille énormément sur la présence, la pleine conscience. Etre présent à soi pour pouvoir l’être à l'autre. Ensuite, par rapport au rythme, plus c'est soutenu, plus j'aime cela. L'attente et la lenteur me tuent. C’est plus difficile de s’accrocher. Je suis d'une nature plutôt hyper-active alors je me retrouve dans ce rythme et je me libère dans cette dynamique.

 

5/ Vous interprétez actuellement le personnage de Léa Leroux dans la série à succès de France 3 « Plus belle la vie ». Que dire sur cette belle aventure  ?

 

De part la récurrence des jours de tournage, qui est quand même assez intense, c'est très facile de tomber dans une mécanique. Cette expérience m'apprend l'inverse, à être vigilante, à être toujours dans la fraîcheur et dans un état de semi improvisation.

 

Je suis très heureuse de vivre entre Paris et Marseille. L'ambiance est très bonne, j'apprends beaucoup, je me sens au cœur de mon métier et c'est très agréable. J’adore mon personnage, mes partenaires, je prends beaucoup de plaisir, je m'amuse beaucoup.

 

6/ Comment aimeriez-vous voir évoluer votre rôle ?

 

Je trouve très intéressant, dans « Plus belle la vie », d'évoquer des sujets de société qui font réagir. Notamment mon personnage de lesbienne. Je trouve super que les gens qui ne sont pas forcément tolérants vis à vis de cela se prennent d'affection pour Léa et que, du coup, ils changent leur perception sur l’homosexualité. Actuellement, Léa n'a plus d'histoire amoureuse, elle ne pense qu'au boulot, donc j'aimerais bien qu'il y ait un nouveau chemin sentimental.

 

En tant que médecin, je pense qu'elle va plutôt bien évoluer. Même si elle en bave, elle s'accroche et j'imagine qu'elle va devenir un très bon médecin. Donc je souhaite continuer l'exploration de ces univers hospitaliers auxquels je n'ai jamais été confrontée de ma vie. Tout le jargon médical m'amuse aussi beaucoup.

 

7/ Pour finir, quels sont vos autres actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je reprends à la rentrée un spectacle avec ma compagnie, « The Smoke Rings Experience ». Nous allons jouer au moins de Septembre à Décembre 2017, au Ciné 13, à Montmartre. C'est du théâtre immersif, le spectateur suit les comédiens. Nous travaillons sur l'intimité et le couple. Nous utilisons tout l'espace du théâtre, les coulisses, les loges, les petits salons. Tout un travail est fait sur les lumières, les ambiances, les odeurs, les sons. Nous avons hâte !

 

Un peu plus loin, en 2018, nous serons au Festival d'Avignon avec notre premier spectacle « Autours de ma pierre il ne fera pas nuit » au Pandora.

 

En parallèle, j’ai un trio de musique qui s’appelle « Ginger et Roger », nous jouons du jazz swing. Je joue du ukulélé et je chante, mon ami Marie Combeau fait de la contrebasse et chante aussi. Et nous sommes accompagnées par un musicien, Renaud Rudloft qui joue également du ukulélé. Nous auditionnons prochainement pour un lieu, dans le but de jouer à la rentrée.

 

J'écris aussi, mais cela prend plus de temps. En ce moment, j'ai très envie d'écriture collective. Je pense mettre cela en place à partir de la rentrée, pour travailler en impro avant de réécrire des choses. J'ai envie aussi d'écrire des chansons, jusqu'à présent je ne fais que des reprises de chansons américaines des années 20 et 30 de jazz swing et aussi quelques chansons françaises. Je souhaite  me mettre enfin à la composition, je vais suivre des ateliers pour cela.

 

Bien sûr, j'ai envie de faire d'autres choses encore en télévision, d'autres séries, des téléfilms, des films mais chaque chose en son temps!

 

Merci Marie pour votre disponibilité   !

Publié dans Télévision, Théâtre

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François Vincentelli : parcours, passions, projets, actualités : il aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour François,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes et aux nombreuses expériences, comme en témoigne votre parcours notamment en télévision, au cinéma, en doublage ou notamment encore au théâtre.  Qu'est-ce qui vous attire tant dans l'exercice artistique ?

 

Je crois justement que les qualités de ce métier sont aussi ses défauts. On ne sait jamais de quoi sera fait le lendemain. Depuis toujours, j'aime peindre, chanter, jouer, cette fibre artistique est dans mon ADN.

 

Même si j'ai été batteur dans un groupe de rock, c'est la comédie qui m'a le plus plue et je me suis focalisé là-dessus. Pour ne pas trop me disperser quand même, j'essaie, dans ce cadre, d'être au maximum sur tous les supports. Télé, cinéma, théâtre, doublage, pubs radio, voix de documentaire, j'essaie de développer ma palette d'acteur mais surtout de ne jamais refaire ce que j'ai déjà fait pour découvrir des choses nouvelles à chaque fois. C'est ce qui me fait vivre et m'excite. Autant faire en sorte que notre vie soit la plus distrayante et la plus folle possible, y compris dans les moments de doute.

 

2/ Quelles complémentarités retrouvez-vous entre ces différents domaines ?

 

Je viens du théâtre, je sais à quel point cette relation est passionnelle. Je suis quelqu'un d'extrêmement traqueur donc je déteste le théâtre mais je l'adore aussi. Plus que tout le reste, c'est une passion. Quand je fais du théâtre, je sens que je vis pleinement.

 

Le cinéma, je connais moins même si je tourne régulièrement depuis dix ans maintenant. Pour moi, c'est un travail différent du théâtre. Le fait de pouvoir recommencer est simple mais il est parfois compliqué de transmettre des émotions profondément sincères parce que l'on est à vingt centimètres de la caméra et que le moindre battement de cil veut dire quelque chose. C'est plus d'expérience que de technique, à l'inverse des planches.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que toutes les autres ?

 

Oui, la série «  Hard  » pour Canal +. Pour la première fois, j'ai fait exactement ce que je voulais faire. Sans compromis, avec un public au rendez-vous.

 

Sincèrement, sans langue de bois, toutes les expériences que j'ai faites ont été intéressantes et m'ont construit. Franchement, je n'ai pas eu beaucoup de mauvaises expériences. Ce sont souvent de belles rencontres et j'aime cela.

 

4/ Face au rythme souvent soutenu d'un plateau de tournage, quelle est votre méthodologie de travail en amont ?

 

Quand j'ai fait l'INSAS en Belgique, j'ai appris beaucoup de choses, notamment à protéger mon travail et à me préparer en amont. Je me mets dans la peau du personnage, je me demande qui sont ses parents, s'il a des enfants, quel est son métier, s'il est heureux, quel est le nom de son premier ami d'enfance. Cela ne prend pas beaucoup de temps et ce n'est pas un travail très intellectuel. Mais, mine de rien, ça permet de construire un personnage qui existe et qui est imbattable.

 

Il faut ensuite de l'empathie pour les personnages. Dernièrement, j'ai joué quelqu'un qui a violé une femme mais sans s'en rendre compte. Honnêtement, je l'ai fait en le défendant, alors que c'est une vraie ordure. Car chacun a de l'empathie pour lui-même. Beaucoup de personnages principaux de séries américaines sont, si on y réfléchit bien, des antihéros mais que l'on aime bien, pour lesquels on a de l'empathie justement.

 

5/ Quels sont vos actualités, projets et envies artistiques actuels ?

 

Je viens de faire un 3x52 minutes pour Arte. Avec Julia Faure, Camille Chamoux et Olivier Barthelemy. C'est une comédie sur la bisexualité. Je joue le rôle principal, un homme bisexuel qui cherche à avoir un enfant avec sa meilleure amie. Ils partent en Belgique faire des inséminations. Il est urgentiste et il croise alors son premier amour, une femme qu'il a aimée vingt ans auparavant. Il en retombe amoureux, tout en conservant ses sentiments pour l'homme avec lequel il vit. Il va alors avoir une double vie. Je crois que l'on a fait quelque chose de bien.

 

J'aime faire des choses nouvelles. La société avance, mais en France, certains sujets ne sont pas réglés. Il y a encore un vrai problème social, des gens considèrent toujours l'homosexualité comme une maladie. A l’époque de Clara Sheller, j'étais très heureux d'être le porte drapeau arc en ciel. Pour la bisexualité, c'est, je pense, encore plus marqué. Par méconnaissance. J'espère que ce tournage permettra de faire aussi un pas dans le bon sens pour ce sujet encore un petit peu tabou.

 

J'ai enchaîné par une comédie sur TF1, d'un tout autre registre, avec François Berléand, Julie Depardieu et Isabelle Gélinas. Nous sommes entourés de plein d'enfants formidables, avec une action qui se déroule au ski.

 

En parallèle, j'ai tourné avec Didier Bivel l'histoire de cet homme qui a dérapé, qui a violé une femme. Qui ne s'est pas rendu compte que, quand une femme dit non, elle dit non. Des mots existent, ça ne veut pas dire peut-être. C'est un sujet très sensible pour moi, j'ai une fille de seize ans et une femme très jolie. Le respect compte beaucoup pour moi.

 

Sans oublier les «  Marjorie  » avec Anne Charrier. Deux autres épisodes vont encore sortir. J'ai toujours le projet de poursuivre l'aventure du film «  Le rêve américain  », que j'ai commencé à tourner avec Olivier Sitruk. Nous avons déjà quinze minutes et nous cherchons du financement pour développer ce programme qui nous tient à cœur.

 

J'ai aussi des projets de théâtre, pour janvier et septembre. D'ici là, je continue à développer le vin que je cultive avec deux amis. A Saumur, nous avons passé notre hectare en biodynamie, ce qui est une vraie fierté.

 

Ce fut un plaisir, François, d'effectuer cette chaleureuse interview avec vous !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Lise Kerverdo évoque avec nous ses émissions ainsi que ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

 


Bonjour Lise,

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog !


1/ Vous êtes actuellement l'interprète de la voyante Alexia Steiner dans le «Lovescope» sur Astrocenter TV (1). Comment décrire ce programme ?

Sur une chaîne entièrement dédiée à l'astrologie, l'idée est d'offrir un programme court drôle, humoristique, une “pastille” pour faire rire et prendre un peu de recul avec l'astrologie.

Le reste de la chaîne est dédié essentiellement à des tirages en direct ou des horoscopes.

Notre programme est la petite parenthèse où l’on parle d'astrologie pour se marrer. De manière un peu coquine aussi, les thèmes étant le sexe, l'amour et les relations amoureuses, mais tout en faisant sourire les gens.


2/ Quelles sont vos petites touches personnelles pour que l'émission plaise aux téléspectateurs ?

Nous sommes une toute petite équipe. J'interprète Alexia Steiner, j'écris les textes, je fais le stylisme, le maquillage. Je mets énormément de ma personne. C'est moi qui décide qu'Alexia est un peu fofolle, qu'elle s'habille un peu trop sexy, qu’elle fait des blagues parfois un peu grossières ou inattendues dans la bouche d'une jeune femme.

J'ai un super soutien de mon équipe. Je travaille essentiellement avec Valérie et Yoann, qui font tout de A à Z, le cadre, la lumière, le montage, les effets, la musique. Tout cela chapeauté par Émilie, notre boss.

C'est donc beaucoup d'huile de coude, d’interactions entre nous quatre sur ce qui nous fait rire. On essaie d'apporter quelque chose de décalé par rapport au reste. Mais aussi quelque chose d'ambitieux visuellement car on met beaucoup de soin à l'habillage (graphique) du Lovescope, qu'on renouvelle régulièrement et qui vient justement d'être 100% relifté.

Comme nous sommes aujourd’hui une petite structure bien rodée, efficace, on espère pourquoi pas, à termes, réussir à développer d'autres projets. D'autres pastilles, d'autres programmes courts que l'on puisse décliner.


3/ Afin d'éviter une certaine monotonie, comment essayez-vous d'apporter de la diversité d'une émission à l'autre ?

Nous nous permettons de rebondir un peu sur l'actualité, sur les choses qui font parler via Twitter. Cela peut être une allusion aux élections américaines, ou à notre nouveau président.

Je me nourris beaucoup pour m'inspirer, je l'avoue, des réseaux sociaux parce qu'ils sont tout le temps en ébullition. C'est un concours de bons mots, de traits d'esprit. Pour avoir dans l'émission un humour en cohérence avec ce qui fait marrer les gens en ce moment. Le but étant de plaire aux spectateurs de la chaîne, c'est-à-dire aux fans d'astrologie qui sont le cœur de cible d'Astrocenter TV, mais aussi de donner envie aux internautes de découvrir ce programme, via Facebook ou notre chaîne youtube par exemple.


4/ En parallèle, nous pouvons aussi vous retrouver sur la chaîne suisse romande TVM3, à la présentation de “Sacré Jeu” (2). Que dire de ce programme ?

C'est un chouette programme aussi, que j'aime beaucoup. J'ai commencé la télé comme ça, en animant des jeux interactifs en direct (sur RTL9 notamment). J'appelle cela une "émission de proximité" : les gens peuvent appeler, passer en direct, jouer et gagner un lot, souvent de l'argent. Cela crée vite un sentiment de familiarité entre les téléspectateurs et l’animatrice. On voit souvent des joueurs revenir plusieurs fois à l'antenne, parfois juste pour le plaisir.

Pour l'animatrice, c'est génial car on est en direct, avec l'adrénaline que cela procure. Il faut  rebondir en permanence en fonction de ce qui se passe, on est dans l'action continue, c'est très excitant.

Je présente ce programme par intermittence avec plusieurs autres animatrices. J'espère être à l'antenne cet été pour jouer en direct avec les téléspectateurs !


5/ Comment parvenez-vous à gérer cet emploi du temps bien rempli, en France et à l'étranger ?

Les tournages d'Astrocenter TV sont généralement concentrés. Récemment, en 15 jours, nous avons mis en boîte 4 mois d'émissions. J'ai donc dû énormément écrire en amont !

Ce sont de gros rushs mais, ensuite, je peux me libérer pendant quelques mois pour aller à l'étranger, en Belgique et en Hongrie, où je travaille aussi beaucoup.


6/ Comment passer sans difficulté d'un programme à l'autre, dans des styles et des registres différents ?

Le Lovescope est très écrit, ce qui implique que je joue, que j'arrive à faire rire a partir d'un texte. Pour Sacré jeu, c'est de l'improvisation totale, il faut faire rire et intéresser les gens à partir de rien.

Ce sont deux exercices opposés, mais tellement agréables que cela ne me pose aucun problème de glisser de l'un à l'autre.


7/ Enfin, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

J'ai fait un peu de théâtre donc, c'est vrai, cela me chiffonne de ne pas pouvoir remettre les pieds sur scène mais je suis souvent à l'étranger. Donc c'est compliqué. Je ne vais pas en dire plus car j'ai des projets mais ils sont encore embryonnaires.

Pour le moment, j’aimerais continuer à faire augmenter les audiences du « Lovescope », qui ne cessent de progresser. Et nous prévoyons de redécliner des épisodes de «L'Eroscope», un autre programme du même genre dans lequel nous nous lâchons encore plus.

J'ai eu récemment un coup de cœur pour la Thaïlande et je vais y aller, a la rentrée prochaine, afin de réaliser un documentaire sur place. Je ne serai plus face caméra, je passerai de l'autre côté. En prenant comme angle d'approche les femmes. Car j'y ai rencontré beaucoup de femmes très puissantes, loin de l'image que l'on peut avoir de la petite prostituée soumise. Notamment des dirigeantes, qui ont leur propre entreprise, qui sont indépendantes, des femmes vraiment passionnantes. En plus, les locaux ont un esprit génial, d'humilité, de partage, proche de la nature, dans un souci de l'écologie... J'aimerais donc réaliser un portrait de la Thaïlande, à travers ces femmes. J'ai déjà 5/6 contacts solides pour démarrer le tournage (3).

Ce fut un plaisir, Lise, de nous entretenir avec vous  !

 

 

  1. Le Lovescope est a voir sur Astrocenter TV (http://mon.astrocenter.fr/tv/lovescope), youtube (http://www.youtube.com/playlist?list=PL6D2E30F7D1E72BDB) et facebook (https://www.facebook.com/Le-Lovescope-LEroscope-139468406122510/)

  2. Sacré jeu”, produit par Telemedia interacTV, est diffusé en direct de 22h a minuit sur TVM3

  3. Retrouvez l’actualité de Lise sur sa page Facebook https://m.facebook.com/lizkdo/

 

Publié dans Télévision

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Raymond Dikoumé évoque son parcours ainsi que ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Raymond,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Auteur et comédien, vous êtes un artiste aux multiples talents. D'où vous vient cette passion? Pourquoi votre quotidien vous plaît-il autant  ?

 

J'ai découvert le théâtre à l'école primaire. Quand j'étais petit, j'avais envie de faire tous les métiers. Un jour pilote d'avion, le lendemain président de la république, la veille médecin. J'avais plein d'envies. Pour moi, être comédien me permettait d'être libre, de faire ce que je voulais en jouant différents rôles, différents personnages tout le temps.

 

Au fur et à mesure, tout s'est développé. En étant comédien, j'ai eu envie de créer des spectacles qui me ressemblent, de créer des choses dans lesquelles je pouvais mieux me retrouver. J'ai alors commencé à écrire.

 

Je tourne un peu autours des acteurs, je suis dans le monde des acteurs et c'est une vraie passion. J'aime travailler avec eux, j'aime les faire parler, j'aime les diriger,

 

2/ Êtes-vous davantage attiré par un domaine en particulier ? Ou est-ce la diversité qui vous attire davantage ?

 

J'aime bien passer d'un domaine au suivant. Je faisais parti d'un collectif de rappeurs quand j'avais 18 ans. C'est à ce moment-là que j'ai développé mon talent pour l'écriture et que j'ai compris l'importance de cette dernière. Les rappeurs chantent ce qu'ils ont écrit. Je me suis alors dit qu'il est intéressant, en tant qu'acteur, de créer soi-même ce concret que l'on joue. Soutenir la création, soutenir les jeunes qui créent me plaît.

 

Dans mon parcours, j'ai souvent alterné entre des projets musicaux et le théâtre. Aujourd'hui, je suis assez content parce que j'arrive à faire les deux. J'ai créé récemment le petit cabaret « Le Bouge », qui mélange théâtre et musique dans un lieu dont j’assure la direction artistique, Le Soum-Soum.

 

Même quand j'écris, il y a derrière un travail musical. J'ai souvent besoin aussi de passer d'un projet à un autre. Je peux m'ennuyer assez facilement, je n'aime pas trop m'enfermer dans une case.

 

3/ Quels sont vos principales sources d'inspiration en tant qu'auteur ?

 

Les gens, la vie ! Je suis fan des auteurs contemporains, comme Frédéric Beigbeder. Mais j'aime beaucoup aussi le théâtre en alexandrins, j'apprécie la tragédie. J'aime cette écriture, ce rythme-là. Molière ou Racine sont des auteurs qui m'inspirent.

 

4/ Lorsque vous êtes devant une caméra, quels rôles vous plaisent le plus ?

 

J'aime bien les personnages un peu fous, un peu barrés. Il me plaît de jouer des choses un peu compliquées. J'aime le challenge. Je n'ai pas de rôle de prédilection même si, au final, j'ai joué beaucoup de geeks devant la caméra. Cela correspond à mon profil mais j'ai envie de jouer tout ce qui est possible, des rôles peu évidents de préférence.

 

5/ Actuellement, quels sont vos actualités, projets et envies artistiques ?

 

En tant que comédien, j'ai joué dans un film, « Simone Benloulou », réalisé par Myriam Aziza, une superbe personne. Ça sortira à la rentrée prochaine, sur Netflix.

 

Metteur en scène, j'ai le projet de « Bouge », un cabaret immersif, un peu underground, assez moderne. Que j'aimerais bien pousser pour la rentrée.

 

J'ai une petite exclu, je viens de réaliser une série, « Les contes de la street ». J'ai réalisé les deux premiers pilotes et je viens d'obtenir une aide de la SACD et de la CNC pour développer la première saison.

 

6/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Que mes projets réussissent ! Tout ce qui est autours du métier d'acteur me plaît énormément, comme je vous le disais. J'aimerais bien explorer d'autres possibilités.

 

Ce fut un plaisir, Raymond, d'effectuer cette interview en votre compagnie !

Publié dans Télévision, Théâtre

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Jessica Mompiou évoque ses deux pièces de théâtre et ses projets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Jessica,

Quel plaisir de vous retrouver pour une nouvelle interview !

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre de la Clarté, de la pièce «C'est pas gagné !». Quelle histoire y est racontée ? Quelles thématiques sont abordées ?

C'est une création du théâtre de la Clarté. Nous sommes 4 comédiens sur scène. L'histoire met en avant un couple, Hélène que je joue et Louis, interprété par Fabrice Abraham. C'est le jour de l'an, nous sommes chez ma sœur Gwen jouée pas Eléonore Baron et Louis veut me demander en mariage, mais rien ne va se passer comme prévu.

Pierrick qui est interprété par Jean-François Gerlach est le copain de Louis. Inscrit sur Tinder, il passe son temps à rencontrer le plus de filles possible... Il aime les nouvelles technologies.

Il a même un hologramme qui s'appelle Sonia avec qui il passe beaucoup de temps. Il aime discuter avec elle,  cest elle lui prend tous ses rendez-vous, elle lui ouvre même ses applications Tinder.

Après une dispute, Louis sous les conseils de son ami Pierrick va tenter de se faire pardonner. Tout y est bougies, pétale de roses, champagne. Il se bande même les yeux mais, au moment où la porte s'ouvre, il pense que c'est Hélène, sa compagne, alors qu'il s'agit d'un rendez-vous Tinder pour son ami. Cest quasiment a ce moment là que jentre en scène..

Du coup, je suis persuadée qu'il me trompe, qu'il s'est inscrit sur ce site et forcement je le jette comme un mal propre. A ce moment là de la pièce, mon désir de vengeance est tel que je vais également m'inscrire sur cette application pour rencontrer les plus de mecs possible..

2/ Comment présenteriez-vous votre personnage ? Quelles sont principales caractéristiques ?

Hélène a un caractère bien trempé, mais elle aime Louis.

Pendant toute la pièce, on va suivre son parcours son évolutions. Elle est la seule à ne pas être déjantée à avoir de vrais sentiments. Avec louis ils sont le noyau de lhistoire, le fil rouge.

3/ Selon vous, quels sont les facteurs de réussite de cette pièce ?

Il y a une vraie performance d'acteurs. C'est une pièce pendant laquelle on ne respire pas. On chante, on danse, on interprète plusieurs personnages pour ma part, en plus du personnage d'Hélène, jendosse le rôle dAudrey, une roumaine d'un rendez-vous Tinder, une blonde décolorée avec des talons hauts.

Comme je vous le disait, on vit a 200 à lheure, du coup les changements de costumes sont chronométrés. Des spectateurs pensent même que nous sommes six comédiens.

Le régisseur a aussi plus de 160 effets, en son et lumières. Il y a donc un deuxième spectacle dans le spectacle. Avec beaucoup de musiques et d'images. Le décor est quand à lui uniquement constitué de gros cubes lumineux.

C'est  une pièce qui part dans tous les sens, c'est totalement déjanté, ce qui est très plaisant à jouer.

4/ Quelle suite aimeriez-vous lui donner ?

Nous aimerions faire une petite tournée pour continuer à roder le spectacle. Avant ensuite de revenir sur Paris en janvier, dans une belle salle de la capitale.

5/ En parallèle, les spectateurs bordelais peuvent aussi vous retrouver sur scène. Un mot sur ce chouette projet ?

J'y suis depuis décembre. J'adore cette ville, j'ai toujours beaucoup de plaisir à y jouer. La pièce, « Dans la peau de ma femme », est une belle comédie. J'y interprète Roxanne, un peu fleur bleue, des oiseaux plein la tête.

Les spectateurs assistent à une dispute conjugale et Cécile interprété par charlotte Marcoueille dit à son mari Fred joue par Nicolas Payero qu'elle aimerait bien qu'il se mette une seule journée à sa place. S'en suit un noir, avant de retrouver l'homme en nuisette et sa compagne en tenue de footballeur.

Un ami, Christian interprété par Frederick Kneip mon copain dans la pièce, les retrouve pour boire un verre, dans le but notamment de me présenter. C'est le début de la panique, je ne comprends pas pourquoi la femme (qui est alors un homme) me drague. Je ne suis pas très à l'aise mais comme je suis très amoureuse de mon copain, je fais avec.

Je suis en fait assistante sociale et j'apprends alors que le couple d'ami n'arrive pas à avoir d'enfant, qu'ils veulent adopter et qu'il leur manque un test de psychologie pour finaliser le dossier. Que je vais leur faire, alors que ce n'est pas du tout le bon jour pour !

6/ En parallèle, quels sont vos autres projets artistiques ?

Si tout va bien, je devrais avoir un beau projet théâtral sur Paris pour l'hiver prochain. Sans oublier un projet de film pour l'année prochaine.

Merci Jessica pour votre disponibilité !

Publié dans Théâtre

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"Jardins secrets", en juillet au Festival d'Avignon - Les 3 comédiennes nous racontent l'histoire de cette pièce !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Mélodie, Marina et Raphaëlle,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps !

 

1/ Vous êtes actuellement à l'affiche, au théâtre BO Saint-Martin de la pièce « Jardins secrets ». Quelle histoire y est racontée  ? Quelles thématiques sont proposées ?

 

Mélodie  : L'amitié, les femmes et les enfants. Comment fait-on aujourd'hui, à 35 ans, sans avoir vraiment le temps pour gérer simultanément 3 tableaux  : la mère, la femme et la copine  ?

 

Raphaëlle  : Cela raconte l'histoire de 3 femmes qui, à la base, n'ont aucun point commun. En tout cas, très peu. Elles n'auraient pas dû se rencontrer mais vont finir par le faire sur un banc, dans un parc, grâce à leurs enfants. C'est une très belle histoire d'amitié, montrant que les différences sont aussi des atouts dans l'amitié.

 

Marina  : Quelque chose que l'on n'explore pas toujours, l'amitié entre les femmes. Évidemment, elles parlent entre autres aussi d'histoires d'amour.

 

Elles n'ont, à priori, rien à se dire car, socialement et intellectuellement, elles sont un peu différentes. Puis, finalement, une amitié va se construire sur fond de confidences, elles vont comprendre que même si des choses ne sont pas identiques dans leurs idéaux, dans leur façon de voir la vie, elles se ressemblent.

 

2/ Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs ? Quelles sont leurs principales caractéristiques ?

 

Mélodie  : Maryline est dans la lune, elle est cool. Elle a 2 enfants et c'est une vrai gentille. Elle pense toujours aux autres, ne les juge jamais et elle a des histoires compliquées avec les hommes.

 

C'est un peu la fille qui ne prend jamais le bon chemin, qui préférera toujours aller dans la boue plutôt que sur le chemin avec cailloux, car c'est plus sympa.

 

Raphaëlle  : Je suis Sandra, une très grande avocate au barreau de Paris, qui n'a le temps de rien, qui passe son temps à courir, qui est du coup très organisée car sa vie est chronométrée.

 

Elle est un petit peu prétentieuse, un peu dédaigneuse, elle a énormément d'amants pour combler un certain vide mais elle a un grand cœur.

 

Marina  : Anne-Charlotte est une jeune femme un peu naïve. Elle vient de Bretagne, elle a épousé un aristocrate parisien. On comprend que sa belle-famille est très rude avec elle, il y a des codes qu'elle n'a pas. Elle est catho, elle correspondait très certainement à ce que Jean-Eudes attendait pour un modèle féminin à la maison, qui s'occupe des enfants. Mais, du coup, elle a des envies autres, de s'épanouir dans autre chose. Comme elle ne travaille pas, elle ne sait pas trop dans quoi ni comment.

 

L'évolution est très jolie, d'abord très débordée par toutes ses maternités successives. Puis, d'un coup, quelque chose va se passer, elle va parler de son couple, elle va se rendre compte que vraiment elle aime Jean-Eudes, qu'elle voudrait que ça se passe mieux. A la fin, elle va trouver cette histoire, quelque chose qui les dépasse toutes les trois, un drame, qui va la transformer définitivement. Elle va vraiment donner parce qu'elle a envie de donner. Elle est gentille, généreuse, elle va trouver un sens, à qui donner, comment. Cela ressemble à ce qu'elle croit, notamment la famille. Elle va comprendre que l'amour peut aussi exister entre deux hommes et, finalement, c'est bien cela le plus important.

 

Elle est, au départ, coincée dans quelque chose de religieux, elle aimerait comprendre le monde. C'est juste qu'elle n'en a pas eu l'occasion car, en réalité, elle est fatiguée d'avoir eu autant d'enfants. Elle va se confronter à autre chose avec, certes des désaccords, mais surtout de la douceur. Du coup, l'amitié peut naître avec les deux autres personnages parce qu'elles vont chercher à se comprendre.

 

 

3/ La pièce plaît beaucoup aux spectateurs dans la salle. Justement, quelles sont, selon vous, les clés de cette réussite ?

 

Mélodie  : Cela plaît beaucoup aux femmes car elles s'y retrouvent, notamment dans le lien avec les enfants. J'ai des copines maman qui ont trouvé la pièce géniale. Ça plaît aussi aux hommes, qui découvrent et voient les femmes sous un autre jour.

 

Raphaëlle  : C'est une pièce à la fois légère, touchante et profonde, écrite par Béatrice Collas. Je la comparerais un peu à une sorte de comédie romantique. C'est drôle, c'est assez touchant, je pense que les personnages ne sont pas caricaturaux. Ça parle au public.

 

Marina  : C'est positif. Même si l'on aborde le viol d'une femme ou encore l'histoire de Jacqueline Sauvage, on apporte parfois un peu d'humour noir. On est un peu en légèreté alors que, dans le fond, ce sont quand même de vrais sujets.

 

Les spectateurs peuvent forcément se retrouver dans l'un des personnages. Il y a forcément des parents qui sont débordés par leurs enfants. Ou qui sont coincés dans des clichés qu'ils ont sur les autres. Mais cela va s'effondrer assez vite, pour se reconstruire autrement, en amitié.

 

4/ Vous serez au Festival d'Avignon en juillet prochain. Comment se démarquer face aux 1300 autres spectacles proposés ?

 

Mélodie  : Je vais beaucoup parler aux gens, en distribuant des flyers. Je ne fais pas la distribution juste pour faire la distribution. J'en profite pour leur raconter un peu l'histoire.

 

Raphaëlle  : On va essayer de tracter et de parler de la pièce comme nous sommes en train de le faire pendant cette interview. Pour donner envie aux gens, en leur expliquant que c'est une belle histoire d'amitié, touchante.

 

Marina  : Il y a tellement de festivaliers en Avignon qu'il y a toujours des gens ayant envie de voir des comédies romantiques. Donc il y a un public pour cela. On le trouve, on sait où il est. En général, il nous cherche, il nous trouve. Il faut aussi en parler, bien évidemment tracter, ne pas cesser d'en faire la promotion.

 

La mise en scène d'Elza amène des choses qui touchent les gens, qui les fait aussi beaucoup rire. Avec cette légèreté nécessaire également à ce que l'on veut aborder comme sujets. On rigole surtout beaucoup de nous-même, les femmes, parce que, oui c'est vrai, il y a des moments où nous sommes débordées, où l'on ne sait plus comment faire. On doit être à la fois la mère, l'amante, la maîtresse, c'est dur, ça fait beaucoup de choses. Mais on en sourit.

Encore aujourd'hui, des gens de 60 ans ont adoré, ils se sont revus, ils y ont vu leurs enfants. C'est très contemporain, ça parle à tous.

 

5/ Quelle suite aimeriez-vous donner à cette pièce ?

 

Mélodie  : Nous aimerions bien avoir une production qui nous suit, pour avoir une programmation du mardi au samedi. Actuellement, nous jouons une fois par semaine, ce n'est pas évident.

 

Raphaëlle  : Le but est d'essayer de trouver des programmateurs en Avignon pour, pourquoi pas à la rentrée, être sur scène à Paris ou en tournée, voire même les deux. Ça serait génial  !

 

Marina  : Nous aimerions, en Avignon, essayer de vendre des dates de tournée. Peut-être aussi la jouer à Paris pour ensuite l'interpréter en région. J'adore aller en province, je trouve le public très généreux, très sympathique, attentif.

 

6/ Pour conclure, que dire pour inciter, si ce n'est pas déjà fait, nos lecteurs à venir vous voir sur scène ?

 

Mélodie  : Venez, parce que c'est intelligent, parce que l'on rigole, parce que l'on réfléchit. On fait pas mal de choses en même temps, c'est chouette et ça change un peu. Ce n'est pas que du rire pour du rire, il y a un message derrière. Il y a un joli fond, celui de l'amitié entre 3 filles.

 

Raphaëlle  : Vous avez une diversité incroyable sur scène, avec une brune, une blonde et une rousse. Que demande le peuple ?

 

Venez, vous allez passer un bon moment, vous allez rire, vous allez sourire, vous allez peut-être verser votre larme. C'est un ascenseur de plein de jolies choses, de plein d'émotions différentes et nous sommes très contentes de jouer ces personnages !

 

Marina  : C'est un spectacle abouti que nous avons envie de défendre toutes les trois. Parce qu'on défend nos personnages, qui sortent des clichés, nous ne sommes pas dans la caricature, nous avons évité absolument cela je crois.

 

La mise en scène d'Elza est rapide, fraîche, enjouée, pétillante. Donc on sort, je crois, heureux, content. Certes, elles se sont battues, mais tout va bien.  Il y a quelque chose d'hyper positif. Oui, ça rit, mais il y a un fond. On rit de choses profondes, ce n'est pas une pièce en creux, ce n'est pas du rire juste pour du rire, ce n'est pas vulgaire, ça va plus loin. C'est pour cela que l'on a envie de la défendre.

 

Ce fut un plaisir de nous entretenir avec vous !

 

"Jardins secrets"

Une pièce de Béatrice Collas

Mise en scène par Elza Pontonnier

Du 18 au 29 juillet à 12h 30

Relâche le 24 juillet

Au BO Novotel Avignon

Dernière date parisienne le 24 juin à 18h 45

Publié dans Théâtre

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Fanny Lucet : parcours, passions, souvenirs, projets - elle nous raconte tout !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Fanny,

 

Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

1/ Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment sur les planches, en télévision ou bien encore au cinéma. D'où vous vient cette passion pour l'art ?

 

C'est venu à l'adolescence. Vous allez rire mais je crois que Johnny Depp a beaucoup aidé à la chose. J'aime beaucoup sa carrière multi facettes, c'est un comédien qui a fait énormément de choses, tellement différentes. J'apprécie son parcours et un film en particulier. Un jour, je tombe sur «  From hell  », cela a été un déclic.

 

A l'époque, j'avais 12 ans, je faisais de la danse, cela ne me plaisait pas. J'étais déjà sur scène mais je sentais que cela ne prenait pas. J'ai alors voulu faire de la comédie même si j'étais assez timide. J'ai donc pris des cours de théâtre et je me rappelle avoir dit à ma professeur que je voulais en faire mon métier. Au moment où j'ai mis le premier pied sur les planches, le premier jour de la première représentation, j'ai compris que c'était bien ça que je voulais faire et que je ne m'étais pas trompée.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines ?

 

Je ne suis pas sûre. J'aime moins la caméra. C'est quelque chose qui, pour l'instant, à aujourd'hui, m'attire moins. Mais j'aime toujours le jeu qui se créé.

 

Il faut faire attention au théâtre, qui peut être traître par rapport au cinéma car ce n'est pas le même travail. Mais celui de recherche est le même en tout cas. Pour arriver à se mettre dans le personnage, le travail personnel est identique.

 

Contrairement aux États-Unis, le cinéma chez nous est souvent trop proche des comédiens. Certains réalisateurs veulent cela mais, à titre personnel, ce n'est pas que ça me déçoit, simplement je trouve cela moins intéressant. Un comédien a justement envie d'être loin de lui et d'avoir plusieurs personnages différents.

 

3/ Spontanément, une expérience vous a-t-elle plus marquée que les autres ?

 

La première pièce que j'ai faite, «Un crime dans une maison de fous». C'est une pièce de grand guignol, du théâtre horrifique. Ce style est apparu vers 1800, c'est un peu le précurseur des films d'horreur. On venait s'encanailler dans une ancienne chapelle transformée en théâtre. Les gens venaient voir du gord, des tripes, de la perversion et c'était très drôle.

 

Au sortir des cours Florent il y a six ans de cela, dans le cadre des Travaux de Fin d'Etudes, la metteur en scène Karine Jean lance ce projet, auquel je décide de participer. Ce lien dure encore aujourd'hui, elle a créé sa compagnie pour mettre un toit à ce spectacle. Nous l'avons joué deux fois au théâtre des Nouveautés puis à la Folie Théâtre. Cette première expérience, sur deux mois et demi, du jeudi au dimanche, a été assez intensive, avec un personnage qui l'était tout autant. Cela a été très fort, c'est encore très fort pour moi, c'est un souvenir mémorable, hyper jouissif.

 

Je jouais une bossue, dans un duo avec une sœur. Nous tuions une pauvre jeune fille dans un hôpital psychiatrique alors qu'elle n'était pas folle. Nous étions complètement barrées. Nous avions travaillé beaucoup à partir du corps, ce qui était nouveau pour moi. Pour cela, nous étions parties de l'expressionnisme allemand. J'ai eu une évolution très intéressante. Tout était pervers mais très drôle. Une expérience complètement folle !

 

4/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels ?

 

J'aimerais bien être un peu plus dans le théâtre public mais c'est quelque chose qui, malheureusement, vient plus difficilement. Mais, à aujourd'hui, je suis contente des projets qui se présentent. Je fais si cela m'intéresse.

 

Vers quels autres domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

A mon goût, je n'ai pas exploré assez le théâtre classique. En sortant des cours Florent, les envies sont nombreuses mais, à un moment donné, on s'en éloigne car, si on ne se met pas en scène soi-même, ce sont des rôles qui ne viendront peut-être jamais à nous.

 

Cela me manque.

 

5/ Pour finir, que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

Un long métrage, pourquoi pas. Même si le cinéma me fait toujours un peu peur, ce serait top. Mais aussi une pièce visible du plus grand nombre, qui fonctionne, avec un rôle dans lequel je m'éclate à fond en défendant de belles choses.

 

Ce fut un plaisir, Fanny, de nous entretenir avec vous !

Publié dans Théâtre

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Florian Velasco évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Florian,

 

Quel plaisir de nous entretenir avec vous  !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, comme en témoignent vos expériences notamment en comédie, au théâtre ou bien encore dans les publicités. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'art ?

 

Cela remonte à quelques années déjà. A la base, je suis infographiste qui est également un métier de passion. A l'occasion de ces études-là, j'ai pu me faire une idée de l'acting, au travers de quelques scénettes tournées face à la caméra. Cela m'a donné l'envie d'aller plus loin.

 

Quand je suis arrivé sur Paris, j'exerçais donc ma première profession. Au bout de deux ans, j'ai commencé à faire des castings sans avoir pris de cours au préalable. Pour moi, c'était un jeu, je l'ai toujours pris comme cela, comme un bonus de ma vie en cours. Puis y prenant beaucoup de plaisir et ayant des retours très positifs, j'ai commencé à suivre des formations pour me perfectionner.

 

Depuis quelques années cela est devenu beaucoup plus présent dans ma vie qu'un simple bonus mais je garde cet amusement en moi, sans quoi cela ne sert à rien de "jouer".

 

Ce qui me plait la dedans, c'est qu'il n'y a jamais d'ennui, c'est un renouvellement permanent, des possibilités infinies. Chaque nouvelle expérience apporte son lot de surprises, de nouveaux personnages, d'histoires différentes. C'est ce qui fait un peu la magie de l'Acting, nous changeons de peau en changeant de tournage. Nous partons à notre propre exploration en allant chercher des émotions dans des souvenirs heureux comme dans les zones d'ombres. C'est très riche personnellement. L'ouverture d'esprit au monde et aux gens que je rencontre est primordiale. Elle me permet d'appréhender et d'avoir une vision des choses et de l'humain beaucoup plus fine et développée à mesure que j'avance dans mon parcours. On apprend également beaucoup sur soi-même grâce aux autres!

 

2/ Face au rythme soutenu sur un plateau de tournage, comment vous préparez-vous en amont ?

 

On doit connaitre notre texte évidemment mais il ne s'agit pas de réciter. Tout l'acting se joue entre les lignes. 90% du jeu et de ce que l'on veut faire passer se trouvent souvent entre les mots. Les sous entendus, les non-dits, les silences, les regards, le ton, parlent beaucoup plus que de simples mots. Le texte dit une chose et le corps bien souvent une autre! (rires)

 

Il y a donc un gros travail d'analyse de texte pour dégager le caractère du personnage, ses envies, ce qu'il aime, ce qu'il n'aime pas, ses origines, son histoire, sa famille, ses amis, ses amours, ses failles... A partir de cette construction, on peut alors dégager une façon d'interpréter le personnage. C'est un processus plus ou moins long et on n'a malheureusement pas toujours le temps de le faire à 100% selon les contraintes des tournages. Ce qui compte avant tout, c'est de connaître l'objectif principal du personnage dans la scène.

 

3/ Dans les derniers moments, au théâtre, juste avant le levé de rideau, comment vous sentez-vous  ? Dans quel état êtes vous alors ?

 

Je fais peu de théâtre mais les moments où je suis monté sur scène ont toujours été teinté d'adrénaline, de stress et de concentration. Je suis dans mon personnage, je me remémore les grandes lignes de l'action qui va se dérouler.

 

Les premières minutes sont importantes. Passé ce cap, on oublie que l'on est sur scène et c'est juste du plaisir. On vit l'instant et à la fin, on ressort de scène chargé de quelque chose d'inexplicable mais de très agréable! (rires)

 

D'ailleurs j'adorerais remonter sur les planches dans un avenir proche! :)

 

4/ Quels sont vos projets et envies artistiques actuels? Vers quels domaines aimeriez-vous vous tourner ?

 

Comme dit à l'instant, davantage de théâtre! Ci possible orienté Comédie car c'est un domaine qui m'attire mais je ne suis pas fermé non plus aux autres genres au contraire.

 

Cette année j'ai fait quelques pubs dont la nouvelle campagne de OUIBUS et celle de LUMILEDS (pour des phares de voiture). Vous pourrez également me retrouver très prochainement dans une web-série policière "Paris Va Bien" ainsi que sur TF1 dans un épisode de Nos Chers Voisins. :)

 

J'aimerais également continuer à faire des fictions quelles qu'elles soient. J'aime mélanger les genres, j'adore l'humour décalé autant que le drame!

Evidemment mon objectif ultime est d'incarner des personnages complexes au cinéma. Mais je suis patient et motivé, j'aime faire les choses dans le bon ordre, sans griller les étapes. Donc j'avance à mon rythme, et j'arriverais quand j'arriverais (rires)...

 

5/ En conclusion, que peut-on simplement vous souhaiter pour la suite de votre parcours ?

 

Un rôle au cinéma ! (rires)

 

Plus "conceptuellement" parlant je dirais "Accepter". Etant très cartésien et terre à terre, j'ai parfois ce besoin de tout contrôler, donc accepter de lâcher prise parfois, accepter d'être moins dur avec moi-même, accepter de faire des erreurs et surtout continuer à m'épanouir dans ce que je fais! :)

 

Merci Florian pour votre disponibilité  !

 

Si vous souhaitez suivre mon actualité:

PAGE FB: https://www.facebook.com/Florian.Velasco.Acteur

BOOK: https://florianvelasco.book.fr/

INSTA: https://www.instagram.com/flowww_velasco/

Publié dans Télévision, Théâtre

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Guillaume Faure : parcours, passions, projets - il aborde tous les sujets !

Publié le par Julian STOCKY

Bonjour Guillaume,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps   !

 

1/ Vous êtes un artiste aux multiples talents et aux nombreuses expériences, notamment sur scène, au cinéma, en télévision, en musique, mais aussi dans la réalisation et les voix off. Qu'est-ce qui vous plaît tant dans l'exercice artistique ?

 

C'est, avant tout, la possibilité que cela me donne de m'exprimer. On est tous complexes, on a tous de multiples facettes que l'on ne peut pas, que l'on ne veut pas exprimer au quotidien. Très clairement, mon métier le permet.

 

On me distribue souvent sur des rôles de mecs pas forcément super sympas. Je sais que j'ai cela en moi et je suis assez à l'aise avec ça dans mon métier. Cela me plaît beaucoup, probablement parce que je ne me l'autorise pas dans la vie.

 

Il y a également le rythme de vie. Je suis certes dépendant de plein de choses, notamment du désir des autres mais j'ai une certaine liberté. Je suis libre d'accepter, de refuser, de créer, de choisir mon entourage. Il y a forcément des avantages aux inconvénients et vice versa.

 

2/ Retrouvez-vous certaines complémentarités entre ces différents domaines  ?

 

Si je n'avais pas fait de piano et de musique de manière générale, je n'aurais pas fait de théâtre, j'en suis absolument convaincu. En tant que comédien, la musique a été justement très importante. Principalement en France, on retrouve souvent l'idée que ce n'est pas vraiment un métier. Même certaines personnes du milieu le pensent, imaginant qu'un  physique peut suffire. J'ai eu la chance de ne jamais aborder mon métier de cette façon là, grâce au piano qui m'a montré que, sans un travail acharné, on n'avance pas.

 

3/ Êtes-vous davantage attirée par un exercice en particulier ou est-ce la diversité et la complémentarité qui vous attirent le plus  ?

 

J'aime produire quelque chose de manière globale, l'écrire, le réaliser, le jouer. Aujourd'hui, je me sens plus acteur que musicien.Je me bats au quotidien pour mon métier, mais il y a des fils rouges qui traversent les mois et les années. Cela peut être la musique, l'écriture.

 

4/ Retenez-vous un expérience plus qu'une autre  ?

 

Je suis parti il y a quatre ans tourner un film aux Philippines avec un réalisateur américain. Cette expérience a été marquante à plein de niveaux. Je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais, cela a été fait de manière un peu originale.

 

Nous étions vraiment au fin fond des Philippines (nous avons mis 52 heures pour rentrer). Là-bas, j'ai rencontré un réalisateur complètement hallucinant, Max Makowski, avec un charisme, une intelligence, une culture très impressionnants.

 

Nous avons commencé à tourner un film dans le sens chronologique, ce qui est très rare, en impro, avec des informations qui nous étaient données sur la séquence à venir au mieux la veille. Je ne connaissais, en tant qu'acteur, que ce qu'était censé connaître mon personnage, par rapport aux actions et aux autres comédiens qui incarnaient les autres rôles.

 

Artistiquement et d'un point de vue comédie, c'était hallucinant à jouer. D'autant plus que les acteurs étaient les cadreurs, avec des prises qui duraient parfois une heure et quart. Toute la production mettait les comédiens dans une situation où, si notre personnage n'était pas censé connaître ce lieu, nous n'avions pas accès au décor avant la séquence. On découvrait donc les choses au fur et à mesure.

 

Cela a posé quelques problèmes avec certains acteurs sur place. Non seulement c'était dingue artistiquement parlant mais tout ce qui s'est passé autours de ce film dans la vie était encore plus incroyable. Je me suis retrouvé en hélicoptère à essayer de sauver une personne au milieu de l'océan qui avait tenté de se suicider.

 

Nous avons rencontré tellement de problèmes que, au bout de trois semaines, nous avons dû rentrer en France le temps que les aléas soient réglés. Pour revenir en théorie un mois après… pas une minute n’a été tournée depuis. 

 

Émotionnellement, professionnellement, artistiquement, les rencontres faites, j’ai été très marqué. Il n'y a que ce métier pour vivre des choses aussi hallucinantes.

 

5/ Plus généralement, quels sont vos projets et envies artistiques actuels  ?

 

Je tourne la saison 5 de « Chérif » pour France 2. Mon personnage est semi récurrent. Je tourne également en ce moment dans le prochain long-métrage d’Alex Lutz.

 

Il y  beaucoup de types de productions différentes, certaines très carrées, sans surprises où l’on retrouve des personnes avec lesquelles on a déjà travaillé, on est un peu en terrain connu.

 

Et puis à l'inverse, j'ai été contacté par un jeune réalisateur français Matt Beurois qui s'installe aux États-Unis pour un film de zombies en Anglais produit un peu « à l'arrache ». Le tournage débute mi-juin. Mon personnage n'est pas français, ce qui sera un beau challenge. C’est typiquement le genre de tournage qui réserve des surprises, c’est très excitant.

 

J'écris actuellement un long-métrage, mais je ne vais pas trop m'avancer dessus. C'est une chouette histoire, très originale dans le paysage cinématographique français.

 

Ce fut un plaisir, Guillaume, d'échanger avec vous   !

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