Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Anaïs Gilbert évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Anaïs,

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

Vous êtes une artiste aux multiples cordes, comme en témoigne votre parcours. De l’écriture, du jeu en comédie, du jeu sur des publicités notamment. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît dans votre quotidien artistique ?

J'aime jouer, tout simplement. Que ce soit devant la caméra ou au théâtre. Je n'ai pas l'occasion de souvent jouer sur les planches car je ne fais pas partie de cette famille-là. J'ai commencé par les publicités et le cinéma donc c'est très dur d'intégrer le théâtre, mais j'adorerais.

J'aime cet instant où je m'oublie. C'est comme la méditation, je ne suis plus là moi-même, je suis quelqu'un d'autre.

 

Estimez-vous faire le même métier, quelque que soit le domaine artistique ? Ou y voyez-vous de vraies différences ?

J'y vois une grande différence mais je mets toujours autant d'implication. Quand je fais une pub et qu'il n'y a pas grand-chose, à défendre j'essaie de jouer comme si c’était du Audiard, je vis l'instant à fond. En revanche, quand on défend un rôle dans un film, on a un personnage et un passif, on est quelqu'un d'autre.

Alors que la publicité s'apparente plus à du mannequinat. Les expressions me viennent alors naturellement, je n'ai pas de préparation particulière, pour être tout à fait honnête. Je viens avec ce que je suis. Souvent, on est choisi pour ce que l'on est, on correspond à l'image voulue, à l'inverse du cinéma où l'on incarne un personnage.

 

 

A l'image, en amont du tournage, aimez-vous apprendre votre texte tôt pour réfléchir à quelques propositions ?

Je suis une très grosse traqueuse donc j'apprends le texte à fond, sur le bout des doigts, dès le début. Quand je suis ensuite dans le personnage, comme je vous le disais, je m'oublie et n'ai pas envie d'être bloquée par le texte. J'essaie de m'approprier les mots et, parfois, en accord avec le réalisateur, j'en change quelques-uns.

Je répète, parfois seule, parfois avec des amis. J'aime aussi échanger avec le réalisateur, quand le temps le permet. Dans le cas contraire, c'est parfois un peu compliqué. C'est vraiment au feeling, selon le réalisateur et le projet. Il faut s'adapter.

 

Êtes-vous attirée par un domaine en particulier ? Ou est-ce l'ensemble et les complémentarités qui vous plaisent ?

Je ne refuse jamais rien car on a toujours à apprendre. Même un court métrage étudiant. C'est d'ailleurs dans les projets les plus compliqués que j'ai le plus appris. Il faut parfois gérer plein de choses, la technique, jouer avec des comédiens qu’on découvre le jour même parfois, s’adapter au réalisateur, car ils dirigent tous différemment les comédiens.

Je préfère les longs métrages et même une bonne série, j'aime incarner et défendre un personnage, surtout s'il peut évoluer. Contrairement à une pub où l'évolution se fait sur trente secondes seulement.

 

Parmi vos différentes expériences, l'une plus que les autres vous aurait-elle davantage marquée ?

La série télé « Camping Paradis » m'a marquée, j'ai beaucoup appris. Le rythme soutenu, intégrer une équipe de récurrents qui est là depuis longtemps. C’était une bonne expérience.

Je retiens qu'il faut arriver quand même avec une certaine confiance en soi pour ne pas faire douter les autres. Il faut être gonflé à bloc mais sans prétention. Tout le monde a besoin d'être soudé pour aller de l'avant.

 

 

Pour la suite, quels sont vos projets artistiques ?

J'ai coécrit, depuis un an et demi, un scénario de long métrage, avec Martin Valente, réalisateur et scénariste. Ce fut extraordinaire d'écrire à deux. Au départ, j'avais rédigé en solo un court métrage, un peu autobiographique. Martin, en le lisant, a été séduit par l'histoire et y voyait l'opportunité de l'étendre en un long.

L'écriture est à présent terminée, nous sommes à la recherche de producteurs, nous avons déjà quelques pistes. C'est en cours, en tout cas.

C'est l'histoire d'une femme de 40 ans, qui se rend compte qu'elle est passée un peu à côté de sa vie. Elle a une vie confortable, des enfants et une famille très présente. Du jour au lendemain, elle va annoncer qu’elle veut devenir comédienne. Elle ne va pas être comprise ni de son entourage qui prend sa passion pour une lubie, ni du milieu des comédiens dans lequel elle va débarquer. C'est un personnage assez maladroit, un peu perdu mais toujours volontaire.

On a souvent traité les rêves de jeunes filles qui veulent devenir comédiennes et qui n’ont rien à perdre. Ici, on parle d’une femme qui est prête à renoncer à beaucoup de choses, à tout perdre presque pour suivre ses rêves. On y parle donc des choix d’une femme, de son émancipation, et surtout de sortir des cases dans lesquelles l’entourage a tendance à vous enfermer car cela rassure. Martin et moi connaissons le milieu des comédiens, on a pu rajouter pas mal de comédie.

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies artistiques ?

De jouer, au théâtre, au cinéma, dans des séries, … de jouer ! C’est une telle chance.

 

Ce fut un plaisir, Anaïs, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Demain Nous Appartient : Lorie Pester évoque l'évolution de son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Lorie,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

 

L’aventure « Demain nous appartient » a démarré il y a maintenant 16 mois. A cette heure-là, ce sont plutôt des jeux, c’était donc un vrai pari pour la chaine sur les parts d’audience. Pour autant, c’est un succès. Avec votre recul, comment expliquez-vous cette fidélité des spectateurs ?

 

Ce qui fait le succès, c’est un tout : un travail d’équipe, la production, le casting, les auteurs qui nous surprennent chaque fois, qui entretiennent un suspens incroyable, les réalisateurs, la musique, les équipes techniques…

 

 

Le fait que ce soit à 19h20, en accès prime-time, change-t-il quelque chose à votre jeu ? Est-ce que vous vous dites qu’il faut s’adapter au fait que les gens rentrent du travail et qu’ils vont être plus réceptifs à certaines choses plutôt à d’autres ?

 

Oh non, pas du tout ! Quand tu joues, tu joues, que ce soit pour un 20h50, un 19h20 ou un 8h du matin, quand on me demande de jouer un personnage, je le joue à fond. En revanche, peut-être que les auteurs ont des restrictions du fait de cette horaire. Mais, pour ma part, je cherche juste à être au plus proche de mon personnage.

 

 

Justement, votre personnage est passé par beaucoup de péripéties et a beaucoup évolué depuis le début. Comment le voyez-vous 16 mois après le début ?

 

C’est vrai qu’au début, chaque comédien modelait son personnage. Je trouve que Lucie est un beau personnage, que les gens peuvent s’identifier à elle parce qu’elle est authentique, elle est cash, un peu garçon-manqué, c’est la moins fringuée de toutes les filles, elle est très nature. Et il lui arrive des choses douloureuses.

 

Les auteurs m’ont permis de jouer une grande palette : dans la joie, la tristesse, la colère, le doute, des crises d’angoisse… Elle va péter un câble ! Elle me permet d’aller dans les extrêmes.

 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

 

Est-ce qu’à des moments vous vous retrouvez plus personnellement dans ce personnage ?

 

Oui, quand elle va aider Karim dans ses problèmes perso’, avec Nina… quand elle revient pour l’aider… Et puis quand elle ne lâche pas dans une enquête. Je suis un peu comme ça aussi. Je vais jusqu’au bout des choses.

 

 

Vous évoquiez votre chance d’avoir eu des choses intéressantes à jouer grâce aux scénaristes. Est-ce qu’il y a d’autres sujets que vous aimeriez défendre sur cette série ?

 

Dans cette série beaucoup de thèmes d’actualité sont développés. Quand les auteurs m’avaient demandée ce que j’aimerais jouer, j’avais dit : un peu plus d’action. Justement, quand on est arrivé dans la ville de tournage, j’ai trouvé une salle de boxe et cela fait un an que je m’entraine là-bas. J’avais proposé d’y faire des séquences, pensant que l’endroit était visuellement intéressant et que c’était cohérent avec les personnages : les flics, quand ils sortent du boulot, s’entrainent, il faut qu’ils soient capables de faire face aux exigences physiques de leur métier.

 

Il se trouve, qu’apparemment, on va avoir des scènes d’action un peu plus musclées.

 

 

Par rapport au rythme soutenu du programme, après ces mois d’expérience, avez-vous trouvé votre rythme et surtout votre méthodologie de préparation pour être efficace sur le plateau ?

 

Oui, dès le départ. J’essaye d’avoir mes textes le plus tôt possible et je m’avance sur la mémorisation. Ce sont des 20 à 30 pages de texte, parfois davantage. Je sais que je ne suis pas trop du soir pour le lendemain alors je m’y attèle rapidement, pour avoir le temps de le digérer.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure « Demain nous appartient » ?

 

Que ça reste comme ça parce qu’on est une bonne équipe, bienveillante, et que le programme continue encore longtemps.

 

 

Ce fut une joie, Lorie, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Dominique Guillo évoque sa belle actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Dominique,

 

Quel plaisir d'effectuer cette interview en votre compagnie !

 

Vous êtes un artiste aux multiples casquettes, notamment comédien sur scène et à l'écran mais aussi, entre autres, metteur en scène. De façon générale, qu'est-ce qui vous plaît tant, aujourd'hui, après toutes ces années d'expérience, dans votre quotidien artistique ?

 

En un mot, la réponse est Le Théâtre. Avec une majuscule à chaque mot. Parce que ce que rapporte Le Théâtre à l'artiste que l'on est est vraiment indiscutable, quand on a, comme je pense l'avoir eue, la vocation. Cette envie a commencé à 12 ans, je m'y suis mis un an plus tard, au Conservatoire. J'y suis allé franchement, déjà très décidé et convaincu que ça ne changerait pas.

 

Dans toutes ces activités-là, de mise en scène et de jeu, le théâtre est celle qui répond le plus justement aux attentes et aux fondamentaux, tout le temps. Le théâtre procure les retours les plus beaux, les plus grands, les plus nourrissants, les plus inattendus, et pourtant les plus justes, et les plus adéquats à l'artiste que l'on est.

 

Il répond à une forme de sincérité. C'est impossible de faire du théâtre sans savoir pourquoi on le fait. Ce qui n'est pas le cas à l'écran, on peut jouer juste par plaisir, sans se poser de question. Le théâtre oblige à autre chose, oblige à se justifier davantage, surtout avec le temps qui passe, à soi-même surtout.

 

Retrouvez-vous certains liens et certaines complémentarités entre ces différents domaines artistiques que nous venons d'évoquer ?

 

J'ai vraiment la vision que réaliser un film par exemple et mettre une scène une pièce sont deux métiers bien différents. Ce ne sont tellement pas les mêmes choses. On raconte, certes, une histoire, c'est le seul point commun, pour laquelle on a besoin d'acteurs, de lumières et de costumes.

 

Mais l'image est un art nouveau et récent par rapport au théâtre. J'ai vraiment l'impression d'avoir deux métiers. Ce qui me passionne le plus est de diriger des acteurs, de les mettre en vie, j'adore les amener vers ce qu'ils ne sont pas.

 

Quand je suis metteur en scène, même si je suis souvent sur le plateau, je ne me sens pas du tout acteur. A tel point que, même quand j'essaie de souffler le ton d'une phrase, ce que je fais rarement, je le joue très très mal. Comme si, vraiment, je n'avais jamais joué. C'est fou, je n'arrive pas à interpréter quand je fais de la mise en scène.

 

Ce sont les comédiens devant moi qui jouent. Dès la seconde où je les ai engagés, je les aime aveuglement. C'est une espèce d'amour paternel fulgurant ; même quand ils sont plus âgés que moi. Je les considère comme des enfants, que je protège, avec en premier lieu une grande admiration et une grande reconnaissance.

 

Quand on dirige des acteurs, on arrive d'un coup à démystifier le plateau. J'ai récemment répondu d'ailleurs à un acteur que j'ai moins peur du plateau à présent, tellement j'y vais dessus pour travailler avec les comédiens. Je suis tellement connecté en profondeur avec eux seuls que le plateau, la scène, la salle, me paraissent anecdotiques par rapport à la richesse que nous touchons en travaillant ensemble. Et conséquemment, je trouve la scène moins dangereuse et moins magique que l’acteur.

 

Je suis, du coup, impatient de jouer à nouveau au théâtre car, depuis deux à trois pièces que j'ai mises en scènes, j'ai justement un nouveau rapport avec le plateau. C'est très neuf. Je trouve d'ailleurs les choses de plus en plus simples.

 

A titre plus personnel, l'un de ces domaines vous tient-il encore plus à cœur ? Ou les placez-vous tous sur un même pied d'égalité ?

 

Je pense que les tournages ont toujours existé dans ma vie, j'en fais beaucoup mais je n'ai jamais vraiment couru après. Le premier tournage est un peu arrivé par hasard, avant que cela ne s’enchaîne. J'adore tourner, je m'amuse beaucoup. C'est très reposant d'être acteur, il faut l'admettre.

 

Mais le théâtre me manquerait trop s'il n'y en avait plus. La caméra ne m'a jamais manquée, j'ai eu des moments de longs blancs, ça ne me manquait pas. Contrairement à la scène. Je ne joue pas assez sur scène à mon goût mais je suis rassasié par toutes les mises en scène que je fais, qui me donnent l'impression de jouer tous les rôles. J'ai vraiment la sensation d'un chef d'orchestre, de jouer tous les soirs l’œuvre entière et sur tous les instruments.

 

On peut vous retrouver à 19h 20, sur TF1, dans la série « Demain nous appartient ». Que dire sur cette belle aventure ?

 

La production m'a appelé un jour pour me proposer un rôle un peu ambigu, qui n'allait pas être sympathique, un peu chargé. J'ai trouvé cela amusant, c'était en plus à un moment où je sortais d'une très grosse période de théâtre. Je me suis dit que ça allait être agréable de me laisser porter par un tournage. La fréquence est rapide mais moins que sur d'autres séries, chaque réalisateur tourne dix minutes par jour et trois équipes travaillent en parallèle. C'est très confortable.

 

copyright Fabien Malot

 

Je suis assez content, j'en parlais avec Catherine Allégret, qui interprète ma maman et qui me disait très justement qu'une série comme celle-ci est agréable pour nous car elle permet de jouer plein de choses, beaucoup de situations. Que nous jouons rarement dans des unitaires. C'est surtout très varié et très fourni. C'est très amusant, je me sens très acteur, c'est vraiment agréable car c'est bien, en plus d’être très bien écrit. Je suis très heureux d'en être !

 

copyright Fabien Malot

 

En parallèle, vous venez de finir la mise en scène de la pièce «  Sur la route de Madison  » avec notamment Clémentine Célarié actuellement en tournée. Comment présenter ce projet et cette œuvre ?

 

Clémentine Célarié, Aurélien Recoing et Gérald Cesbron oui, trois magnifiques acteurs…C'est une pièce un peu magique. Monter un spectacle comme celui-ci est toujours très particulier car les spectateurs qui vont venir connaissent l'histoire. Du coup, c'est un challenge de savoir comment la raconter.

 

Nous sommes partis sur quelque chose de réaliste car je voulais que ça touche les gens. Je ne voulais pas prendre le risque que les spectateurs jugent mal l’héroïne car, avec le temps, ils pourraient avoir une réflexion qui n'est pas tout à fait en sa faveur. Ce serait dommage car ça serait trahir la réalité de cette histoire vraie. Je veux donc préserver la finesse et la délicatesse de sa situation. Pour cela, je cherche à suspendre le spectacle dans quelque chose d'un peu magique, intemporel et volé au temps.

 

Cela se passe en plein été 65, dans l'Ohio, c'est désert, c'est agricole, il n'y a personne, il y a de la poussière partout. En fait, personne n’a réellement jamais été témoin de cette histoire, cette femme l'a écrite sur un livre qui a été découvert par ses enfants. La seule question que l'on pourrait se poser est : cette histoire a-t-elle vraiment existé ? Cette femme déracinée italienne qui s’ennuyait toute seule avec un mari agriculteur toujours absent n'a-t-elle pas juste écrit, fantasmé cette histoire car elle était brillante en littérature ? On a le droit d'imaginer cela certes, à partir de là, je ne souhaite pas que l'on remette en question la suite car elle est écrite.

 

 

Datant de 65, j'essaie de la raconter comme un nuage qui passe. Qui est passé. J'ai donné un peu au spectacle cet aspect-là.

 

Merci Dominique pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0

Demain Nous Appartient : Hector Langevin nous parle de son personnage, de son évolution et de la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Hector,

 

Merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour notre blog.

 

 

L’aventure « Demain nous appartient » a commencé il y a 16 mois, c’est un pari pour TF1 à cette heure d’audience-là. Les spectateurs sont au rendez-vous. Vous qui vivez cela de l’intérieur, qu’est-ce qui explique la fidélité des spectateurs ?

 

On défend notre série et nos intrigues du mieux qu’on peut. Je crois que c’est ce qui plaît. C’est une série familiale. Nous sommes une famille, avec les équipes techniques et les comédiens et auteurs, la production, la réalisation. Et nous créons du contenu qui convient à toute la famille.

 

 

Quel regard portez-vous sur l’évolution de votre personnage ?

 

C’est dingue tout ce qui lui est arrivé à mon petit Bart ! C’est mon meilleur ami ! Je vis avec lui tous les jours, je le joue avec beaucoup de bonheur.

 

 

Est-ce que vous osez suggérer des idées aux scénaristes, certains thèmes que vous aimeriez défendre ?

 

Bien-sûr ! On travaille tous ensemble, c’est cela qui est génial sur cette série. Les comédiens peuvent tout à fait contacter les auteurs et proposer des choses. Il arrive que, ponctuellement, je le fasse.

 

 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

 

Auriez-vous des astuces à transmettre à un jeune comédien, une méthodologie de préparation en amont des tournages pour être aussi efficace que possible une fois sur le plateau ?

 

Effectivement, on tourne très vite et, en un an et demi, j’ai dû trouver mes petites astuces pour pouvoir me concentrer très rapidement. Je prends le temps de respirer, ne serait-ce que 20 secondes au calme, un peu comme de la méditation mais sur un temps très court : ça me met dans une bulle de concentration pour tourner. J’ai aussi besoin de me concentrer pour apprendre mes textes parce qu’il y a beaucoup de lignes à apprendre, parfois jusqu’à 40 pages.

 

 

Est-ce qu’il y a des choses que vous aimeriez interpréter à travers Bart ?

 

Je me laisse surprendre par les auteurs, en un an et demi j’ai vécu dans un suspens total (rires) ! C’est dingue que je puisse vivre cela. Chaque fois, c’est très bien ficelé, je leur fais totalement confiance, pas de demande particulière pour le moment.

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?

 

De continuer. Et j’espère que le public pourra me retrouver un jour dans d’autres projets, pour travailler avec d’autres personnes intéressantes et défendre d’autres personnages. Mais, pour l’instant, je souhaite vraiment pouvoir poursuivre dans « Demain nous appartient ».

 

 

Ce fut un réel plaisir, Hector, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Laurence Oltuski évoque sa belle et riche actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Laurence,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

 

Nous allons pouvoir vous retrouver dans la saison 9 de « Profilage » sur TF1, dans laquelle vous incarnerez un capitaine de police.

 

J’interviens dans les deux premiers épisodes de la nouvelle saison. C’était la première fois que j’incarnais un capitaine de police, le tournage était assez poignant.

 

 

Puisque c’était une première justement, est-ce qu’il y a eu un travail particulier pour aborder ce rôle ?

 

A chacun ses méthodes. Je travaille beaucoup sur le rythme du personnage, en général avec des coachs qui me préparent. Je cherche notamment à corriger mon côté speed naturel qui ne correspond pas à tous les personnages. Cette fois, je devais être plus sombre, plus intérieure, dans un rythme plus lent.

 

J’ai évidemment regardé les épisodes de la saison précédente, que j’ai trouvé vraiment très bien, bien jouée, bien filmée, bien éclairée.

 

 

 

D’après vous, qu’est-ce qui pourra plaire aux gens qui regarderont ces épisodes ?

 

Nous sommes dans un univers différent de ce qu’on peut voir. On n’est peu en studio, la lumière joue énormément, les lieux également qui sont choisis. Là, nous étions en Camargue dans les marais salants, il faisait très froid, dans le monde de la tauromachie, de la corrida. Ce sont des choses qui se voient peu.

 

 

En parallèle, vous démarrer le tournage d’une série pour ARTE, franco-israélienne. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

 

Je suis très heureuse parce que je joue en français et en hébreux, avec une équipe internationale israélienne et ukrainienne, et nous tournerons à l’étranger. C’est un projet sur lequel je travaille depuis longtemps. J’ai vécu aux Etats Unis il y a plus de 20 ans et je voulais exploiter mon anglais. Quant à l’hébreu, c’est une langue qui m’est familière de par ma religion. Je savais que je voulais tourner en hébreux. Je me dis que tout cela arrive à point nommé, que je suis assez mûre aujourd’hui pour tourner dans ces deux langues.

 

C’est vraiment très excitant, la série est dingue, très bien écrite : il s’agit d’un garçon qui arrive en France avec sa famille. Il ne parle pas un mot de français. Ils débarquent le jour des attentats du 13 novembre. Lui qui fuyait la guerre dans son pays d’origine se retrouve dans la tourmente.

 

C’est une série un peu dramatique et j’y interprète le seul personnage comique : une professeur de langue, très speed, qui donne des cours de français à ce garçon. Sauf qu’il ne parle pas un mot de français, il lui parle en fait en hébreux sans arrêt (langue qu’elle maîtrise). Ils vont se lier d’amitié.

 

J’adore ce personnage. Il y a quelque chose de pas très net à propos de cette fille, elle dit les choses passionnément, elle fait des grands drames, elle est persuadée que tous les hommes sont amoureux d’elle… bref elle est marrante.

 

 

Comment comptez-vous l’interpréter si c’est le seul personnage comique de la série ?

 

Nous avons déjà commencé à travailler le personnage. Du point de vue de la personnalité je n’ai pas grand-chose à faire, mais c’est du point de vue de la langue que c’est plus délicat. Presque tout mon texte va être en hébreux.

 

 

Quel sera le format de cette série ?

 

Pour l’instant, nous avons 12 épisodes de 40 minutes pour la première saison. Nous commençons le tournage mi-octobre à Kiev.

 

 

 

Vous êtes également en tournage pour le cinéma, sur un long métrage. Pourriez-vous nous en dire plus ?

 

C’est initialement parti d’un court métrage titré « Josée » que j’ai tourné avec une équipe franco-belge il y a 4 ans. Ce film a été assez remarqué, il a reçu des prix.

 

Lorsque les réalisateurs sont passés au long-métrage, ils m’ont recontacté. Au départ, je devais avoir un petit rôle avec un personnage assez excitant, comme j’avais dans le court métrage : une femme un peu vulgaire. Mais, il y a un mois, ils m’ont appelé pour m’apprendre que j’allais changer et prendre le rôle principal.

 

Le long métrage va s’appeler « Music Hole » et mon personnage sera celui de Josée. Je suis détective privée et j’enquête sur la disparition d’une femme en Belgique.

 

Ce nouveau personnage est moins évident pour moi. Le film est une comédie trash, noire, mais je n’incarne pas le comique. Je fais le lien entre tous les personnages et il ne faut pas que je me fasse entraîner par le rythme des autres.

 

 

Vous avez également tourné dans le court métrage « Princesse Suplex ». Qu’en gardez-vous comme souvenir ?

 

J’y ai un petit rôle. C’est sympathique d’endosser le rôle d’une femme qui va sur un ring. J’y ai retrouvé Aurélien Poitrimoult, pour qui j’avais déjà joué dans « Alice Nevers », une série sur TF1. J’ai pris du plaisir à incarner encore un personnage différent.

 

 

J’ai beaucoup de chance parce que joue des personnages très différents et je suis ravie qu’on continue à me proposer des choses aussi variées. Je suis souvent étonnée du rendu. C’est excitant de voyager dans autant d’univers. Cela dit, c’est aussi pour cela que je fais ce métier.

 

 

Ce fut un plaisir, Laurence, d’échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Petit meurtre et Grosse arnaque : Interview croisée de deux des comédiens de la pièce

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Béatrice et Jeff,

 

Merci de nous accorder un peu de votre temps pour répondre à quelques questions.

 

atrice Vernhes (BV) et Jeff Dias (JD), vous êtes actuellement à l’affiche du théâtre des Blancs Manteaux, le mardi soir jusqu’à fin décembre, dans la pièce à succès « Petit meurtre et Grosse arnaque ». Comment décririez-vous ce spectacle ?

 

JD : Je dirais que c’est un spectacle interactif, nous sommes directement connectés avec le public.

 

BV : C’est une comédie très déjantée et originale puisque c’est le public qui vote pour définir la suite de l’histoire. Il intervient à plusieurs reprises : lorsqu’il est consulté, il doit lever un papier bleu ou rouge selon l’option qu’il préfère. C’est ludique et différent chaque fois.

 

 

Sans tout en dévoiler, quels sont les thèmes abordés ?

 

BV : C’est une comédie policière autour d’un meurtre. Qui a commis l’homicide et pourquoi ? Et du côté des coupables, comment vont-ils s’en sortir ? Avec l’aide du public ou pas (rires) !

 

JD : C’est souvent l’aide du public qui leur permet de s’en sortir (rires).

 

BV : Sachant que, dès le début, c’est le public qui décide de la relation entre les personnages. Donc c’est profondément différent à chaque fois.

 

 

Comment présenteriez-vous vos personnages respectifs, sans trop spoiler la pièce ?

 

JD : J’en ai plusieurs. Une policière, sympathique ou non, selon mes envies ! Il y a aussi un personnage qui s’appelle Igor, ou encore Batman. Et, bien sûr, il y a Benoît, qui intervient très peu mais qui est clé.

 

BV : Effectivement, il y a toute une galerie de personnages et c’est ça aussi qui m’amusait dans l’écriture. Chaque comédien joue plusieurs personnages. J’interprète notamment le personnage de Marie, qui est un peu bête, c’est la blonde écervelée, riche héritière.

 

 

La pièce fonctionne plutôt bien – pas terrible cette tournure ? La pièce fonctionne, d’ailleurs vous passez à deux jours par semaine ce mois-ci (les vendredis et samedis à 19h 30 à partir du 19 octobre). D’après vous, quelles en sont les raisons ?

 

BV : Le côté ludique, le concept en lui-même. Le fait que le public intervienne existe, par exemple, dans « Dernier coup de ciseaux », où le public décide de la fin. Dans « Petit meurtre et Grosse Arnaque », le public intervient pour tout et dès le début. C’était d’ailleurs un gros travail d’écriture.

 

C’est aussi une pièce sympa parce que c’est complètement déjanté, très second degré.

 

 

En tant que comédien, comment appréhendez-vous cette singularité des différents scénarios ?

 

JD : C’est amusant même si je suis parfois frustré car il y a des personnages que je fais moins que d’autres ! Quand on fait un personnage plus souvent, on a envie de voir ce que pourrait donner l’autre, c’est naturel.

 

BV : Ça reste du plaisir de se demander quel personnage le public va choisir. Ça a un côté très excitant.

 

 

 

Quelles ont été les envies à l’origine du montage de ce spectacle, Béatrice ?

 

BV : C’est la quatrième pièce que je fais diffuser. J’ai commencé par une comédie musicale puis une pièce de théâtre chantée. Ensuite, il y a eu « Petits secrets de famille », dans laquelle il y a un concept de flash-back. Chaque fois, il y a une originalité. Dans cette comédie, laisser le choix de la suite au public est un concept fort et fondamental. 

 

En termes de rythme et psychologiquement, Jeff, comment passez-vous d’un personnage à un autre ?

 

JD : C’est le travail en amont et c’est aussi ce qu’on apporte au personnage. Nous sommes vraiment dans le travail de comédien pur.

 

BV : Un peu de la même manière que le jeu devant la caméra, au cinéma on doit passer tout de suite dans le personnage quand le réalisateur dit « Action ». Un bon comédien doit être rapidement disponible.

 

JD : J’avoue que c’est ce que je préfère, passer d’un personnage à un autre. On peut se permettre plein de folies avec ces personnages fictifs, bien plus que dans des personnages plus définis, réalistes voir historiques. De plus, je me lâche davantage sur scène quand je joue un personnage très éloigné de ma personnalité, que lorsque je joue un « pseudo-moi ».

 

 

Pour l’instant, vous êtes à l’affiche le mardi soir. Souhaitez-vous donner plus de visibilité à ce spectacle ou êtes-vous satisfaits de ce rythme en considération des autres projets que vous avez  en parallèle ?

 

BV : Bien sûr, nous aimerions que ce soit produit et que cela aille dans de grandes salles. Mais, pour l’instant, cela ne fait que deux mois et demi. Nous sommes encore en phase de test, j’ai d’ailleurs réécrit certains passages.

 

Le spectacle a déjà évolué, comme tous les spectacles d’ailleurs.

 

 

Béatrice, vous êtes en alternance sur la pièce. Est-ce que vous vous enrichissez avec votre doublure, que ce soit en termes de différenciation ou de similarité ?

 

BV : Je suis vraiment pour l’efficacité. Si elle trouve quelque chose qui marche, je le garde et vice versa. Je suis à l’origine de la création, mais en jouant on trouve de nouvelles choses, elle et moi. Il faut réessayer ce qui a fonctionné une fois, et si ça fonctionne encore tout en étant cohérent avec l’histoire et la caractérisation des personnages, on le garde.

 

En conclusion, que dire aux lecteurs du blog pour définitivement les inciter à venir voir ce spectacle ?

 

JD : S’ils viennent une première fois, ils seront pris au piège ! Puisqu’ils auront envie de revenir pour voir un autre déroulement et d’autres personnages. Ils ne pourront qu’avoir envie de participer !

 

BV : Nous prenons beaucoup de plaisir et nous avons envie de le partager. Lorsque les comédiens s’amusent, le spectateur en profite !

 

JD : Nous sommes régulièrement au bord du fou rire, voir complètement dedans !

 

Ce fut un plaisir d'échanger avec vous deux !

 

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Camille Remy nous présente sa nouvelle pièce de théâtre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

Bonjour Camille,

C'est une vraie joie de vous retrouver pour ce nouvel échange  !

 

Depuis le 1er octobre, au moins jusqu'à 19 novembre, on peut vous retrouver sur scène, chaque lundi soir, pour « Le cri du corps ». Au théâtre Darius Milhaud, avec Léa Richard et Holly Khan. Pour commencer et poser un peu le cadre, comment présentez-vous et décrivez-vous ce spectacle ?

C'est un spectacle que je trouve fascinant. Mon avis est très arrêté et peut être un peu biaisé car je l'avais déjà vu en tant que spectatrice. Je l'avais trouvé très prenant, c'était très bien joué et très touchant. On y parle d'une femme, Georgia, la figure du mythe de Médée. Son parcours de femme blessée est retracé, on y parle de ses angoisses, ses espoirs, ses désillusions et ses questionnements face à sa situation amoureuse et familiale qui va s'avérer très compliquée.

On y aborde des thèmes variés, l'amour, la trahison, la maternité. Dans la pièce, les trois personnes au plateau, que ce soit la musicienne ou les deux comédiennes, interprétons toutes le même personnage, ce qui est très riche. Nous jouons toutes des facettes et des moments de la vie de Georgia différents.

Quel moment de sa vie jouez-vous ?

Je suis le moment de sa fin, je connais toute l'histoire avant même que le public l'apprenne. Une des Georgia vit les événements en directs, et l'autre, que j'interprète, les vit par le souvenir, en sachant la conclusion dramatique de l'aventure.

Pour autant, je suis présente dès le début mais nous sommes toutes dans des états différents. Je suis dans un état de « dénouement » - vidée et détruite - et j'ai déjà vécu ce qui va se passer. Alors que l'autre comédienne, Léa, est dans un état du tout début, donc beaucoup plus enjouée, vive et heureuse. 

Selon vous, qu'est-ce qui peut plaire aux spectateurs dans ce spectacle ?

La richesse de ce trio, je pense, fait résonner une même voix. Je trouve cela hyper beau parce que, très vite, on comprend qu'il n'y a finalement qu'un seul personnage. En plus, c'est bien écrit, en prose. C'est touchant car on va droit au but, c’est une écriture ancrée dans le réel, presque quotidienne même, fluide. On s'identifie vite à ce personnage et on comprend le cheminement de cette femme qui s'avère être quelqu'un de très instable et profondément malheureuse, qui va aller jusqu'à faire des actes désastreux pour elle comme pour les autres. Mais on entend sa souffrance et son dilemme intérieur, ce qui se passe dans son corps. Ce sont une colère, une rage et une tristesse tellement immenses que ça se voit même corporellement.

Ajoutons que la mise en scène est très intelligente. Avec peu de choses, on s'imagine tous les endroits : chaque élément du décor est finement choisi, tout est essentiel et participe à une symbolique. On voyage très bien d’un lieu à un autre, tout est très fluide, tout est symbolique et, pourtant, les images sont terriblement fortes. Ce qui rend la pièce parfois même un peu violente dans les images et, surtout, dans ce que l'on ressent. Cela fonctionne très bien, quelque chose nous revient à la figure alors que ce n'était pas forcément prémédité et que ça arrive sans artifice.

Holly, le troisième personnage, est musicienne. Quelle valeur ajoutée cela apporte-t-il au spectacle ?

Cela apporte du corps à l'ensemble et donne tout son sens à la pièce. C’est un spectacle inenvisageable sans la musique, elle fait partie intégrante de la création. L'émotion passe par le texte, par les comédiennes mais la musique d’Holly et son improvisation selon ses ressentis accompagnent nos émotions et les amplifient. La voir en live est magnifique. C’est vraiment un personnage à part entière, elle fait partie de la mise en scène, on la voit en même temps que nous, elle évolue avec nous, nous sommes un trio. Elle a une formation de comédienne aussi donc elle reçoit les informations et les émotions à la fois comme une musicienne mais aussi en tant que une comédienne. Elle joue alors en fonction de ce qui se passe. C'est très fort pour le spectateur et c'est aussi incroyable pour les comédiennes car cela nous permet d'extérioriser d'autres choses. Parfois, grâce à elle, on peut découvrir d'autres enjeux d'une représentation à une autre.

Pour voir la bande annonce du spectacle qui rend compte de l’atmosphère générale, c’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=XH2HCDOGKKI&frags=pl%2Cwn

Vous le disiez, vous avez eu la chance de voir cette pièce en tant que spectatrice. Vous en êtes-vous inspirée pour votre interprétation ? Ou, à l'inverse, avez-vous cherché une touche plus personnelle ?

Je l'ai vue en juillet 2017 et j'ai commencé à travailler un an plus tard. Entre temps, j’ai donc pu oublier un peu le jeu de la comédienne précédente. J'ai également refusé de voir la captation pour trouver mon identité propre et ma place. En plus, on s'est rendu compte, au fur et à mesure du travail, que mes énergies et mon interprétation sont bien différentes de ce qui était proposé précédemment, ce qui permet d’ouvrir de nouvelles possibilités, d’explorer d’autres horizons. La pièce reste la même mais nous offrons une nouvelle version, interprétation.

En parallèle, vous êtes en développement d'une deuxième compagnie. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette autre aventure artistique ?

Nous avons créé, toujours avec Léa, la compagnie « Les p’tites grenouilles », qui a vu le jour en mai dernier. Elle a pour vocation de faire principalement des spectacles jeune publics mais pas uniquement car nous avons aussi d'autres envies.

La première création est un spectacle bilingue, français et anglais, pour les enfants « Give me five ». C'est une sorte de quête initiatique et interactive, avec un personnage principal qui s'appelle Zoé, qui reçoit un cadeau de sa correspondante anglaise. Pour l'ouvrir, il lui faut un code secret que l'on arrive à obtenir qu'en se rendant dans «  The wonderful english world  ». Différentes étapes et aventures doivent y être passées, grâce à l'aide des enfants, leur vocabulaire et ce que l'on va leur apprendre. Les clés obtenues permettent ensuite l'ouverture du trésor. C'est un chouette spectacle, qui allie pédagogique, culture anglaise, et divertissement ! Pour retrouver toutes les informations de cette compagnie et de ce spectacle, vous pouvez visiter notre site internet : www.lesptitesgrenouilles.com !

 

Merci Camille pour cette agréable interview !

Crédits photos : Si Garner

Publié dans Théâtre

Partager cet article
Repost0

Demain Nous Appartient : Samira Lachhab évoque Leila, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Samira,

Merci de nous accorder un peu de votre temps.

L’aventure « Demain nous appartient » a commencé il y a maintenant 16 mois. Les téléspectateurs sont fidèles au rendez-vous. C’est un beau challenge pour vous, pour TF1, à cette heure de diffusion. Qu’est-ce qui explique la fidélité du public ?

Là où je peux trouver une explication, c’est que lorsque nous jouons les scènes, nous ressentons des choses tellement intenses, en retranscrivant ce que l’on vit, que je crois que cela peut toucher le téléspectateur. Sans compter que l’on entre un peu chez lui tous les soirs. Je crois qu’à la diffusion, on peut sans doute ressentir ce que nous nous vivons en interne. Nous prenons plaisir à jouer, les émotions sont vraiment jouées, les rires sont vraiment joués, je ne peux pas moi-même l’expliquer, nous sommes sur un petit nuage.


 

Est-ce que le fait d’être sur TF1 à une heure de grande écoute modifie votre façon de vous adresser au public ?

Oui, absolument. Puisque ce sont des quotidiennes, qui sont écrites au fur et à mesure, nous découvrons les choses petit à petit. Tous les jours, c’est un challenge. C’est un rythme assez rapide, forcément puisque c’est une quotidienne. On ne s’ennuie pas avec l’équipe. Il y a beaucoup de séquences à tourner, avec de nombreux personnages.

C’est vrai que, dans le cadre d’un tournage normal, nous avons des lectures, on modifie éventuellement des éléments de texte, on vérifie les costumes etc… avant le tournage. Dans « Demain nous appartient » tout peut changer en permanence. D’un instant à l’autre, nous pouvons jouer une scène fondamentalement différente. Nous sommes sans arrêt dans la surprise.


 

Au bout de ces 16 mois, avez-vous trouvé votre propre rythme, vos astuces en amont pour être ensuite à l’écoute du réalisateur sur le plateau ?

J’ai envie de dire que, déjà, il faut connaître le personnage par cœur. Pour ce qui est du texte, je crois qu’il faut se l’approprier. Ce n’est pas si compliqué…

Si, bien sûr, quand on joue des émotions fortes pendant longtemps, ça devient difficile, mais dans ces cas-là nous avons toute l’équipe, le sport, la possibilité de voir notre famille, de prendre du temps pour nous et nous ressourcer etc…

En général, c’est assez fluide, on se comprend. Pour l’instant tout va bien.


 

Vous disiez que vous connaissez maintenant assez bien votre personnage. Comment le présenteriez-vous ?

Leïla, au départ, a vécu un deuil assez dramatique : son fils. Elle s’est noyée dans le travail. Elle s’entend très bien avec ses collègues de boulot. Elle est importante, elle remonte le moral des troupes, mais elle est très mystérieuse, elle se confie rarement. On sent que c’est une femme forte, qui aime sa famille, très unie, à laquelle elle tient beaucoup. C’est vraiment la mama. Depuis la perte de son fils, elle a encore plus resserré les liens familiaux avec ses filles notamment.

Maintenant elle devient plus femme, c’est différent. Elle perd un peu pied. On connaissait la mère de famille, désormais on découvre un peu la femme.


 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Est-ce que vous retrouvez des traits de votre personnalité dans ce personnage ?

Il peut y avoir des similarités parfois, mais je ne dirais pas lesquelles ! (rire)


 

Êtes-vous amenée à faire des propositions aux scénaristes ou aux équipes techniques, des suggestions de thèmes qui vous tiennent à cœur ?

Nous sommes très à l’écoute les uns des autres. En général, on ne ma que rarement dit non. Bien sûr, cela reste des petites nuances, on ne cherche pas à influer sur les intrigues. Mais nous avons des auteurs avec lesquels nous pouvons communiquer, qui sont présents dans les studios. On a la possibilité d’aller les voir pour se faire éclaircir des points, pour nous aider à prendre du recul. Nous sommes très bien entourés.


 

Pour la suite, auriez-vous des sujets que vous souhaiteriez défendre au travers de votre personnage ou de son entourage ?

J’espère qu’elle va pouvoir retrouver son groupe de parole relatif aux violences faites aux femmes. Je trouve que c’est intéressant. Puis arrive cette histoire chaotique qu’elle est en train de vivre, qui montre autre chose. Pour le moment, je suis ravie de ce qui se passe, notamment de cette histoire chaotique qui permet de montrer autre chose que son côté infirmière, un peu pansement.

J’espère bien entendu qu’elle continuera à vivre beaucoup de choses différentes.


 

Nous parlions de ce rythme important, et du fait qu’il faille aussi prendre du temps pour soi. Est-ce que pour autant, ça vous laisse l’opportunité de travailler sur d’autres envies artistiques ?

Oui, il est vrai que lorsqu’on a la chance de travailler sur un tel projet, on s’y investit. Pour la suite, je donne ma langue au chat !


 

Très simplement que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure « DNA » ?

Que ça perdure et qu’on s’amuse toujours autant. Nous nous entendons tous bien et nous sommes heureux de jouer ensemble. Nous sommes un peu comme une bande de copains.

Ce fut un plaisir, Samira, d'échanger avec vous !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Publicité

Demain Nous Appartient : Alexandre Brasseur dresse le bilan de ses premiers mois dans la série !

Publié le par Julian STOCKY

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Bonjour Alexandre,

 

C'est un plaisir d'effectuer cet entretien avec vous !

 

« Demain nous appartient » a été lancé il y a un an et 4 mois, c’est devenu un rendez-vous. D’après vous, qu’est-ce qui explique cette fidélité des spectateurs ?

 

Je crois que la série est très addictive, de par sa construction scénaristique. C’est une série qui est très libre, qui nous permet des intrigues policières puissantes, des histoires d’amour, des histoires déchirantes, des histoires de meurtres… la vie en plus fort. Forcément, les gens s’y retrouvent. Nous avons la chance d’avoir une galerie de personnages divers et variés, avec des caractères forts, vers lesquels on a envie de se projeter.

 

Sur la forme plus que sur le fond maintenant, nous avons également un format de 26 minutes, qui me semble parfaitement adapté aux réalités du monde d’aujourd’hui, pour une consommation facile et rapide de la fiction. « DNA » vous pouvez le regarder sur votre iPhone le matin avec d’aller bosser en replay, c’est gratuit.

 

 

Pendant ces 16 mois, votre personnage a fait beaucoup de choses : comment l’avez-vous vu grandir et évoluer ?

 

Je ne fais pas trop de psychologie par rapport à tout cela, je joue les choses telles qu’on me les présente. Je n’aime pas trop savoir à l’avance ce qui va se passer. J’ai eu la chance d’être très gâté comme acteur, en ayant des choses très diverses à jouer : des histoires familiales profondes, des émotions fortes. C’est aussi la force de cette série : les enjeux forts.

 

J’ai juste traversé avec beaucoup de joie ce qui était proposé. On a beaucoup de travail, il faut tenir le choc. Mais si vous êtes bien organisé et bien en forme physiquement, c’est une super expérience.

 

 

Justement, vous parlez d’organisation, est-ce que vous avez une préparation en amont spécifique ?

 

Oui, j’ai ma méthodologie de travail. Je crois qu’il faut utiliser cette faculté fondamentale de l’homme qui est l’adaptation. Vous savez, ce dont vous avez besoin pour avancer, c’est à vous ensuite de l’adapter. J’ai fait des modifications dans ma méthode de travail, de façon à répondre au cahier des charges « DNA ».


 

© Fabien MALOT / TELSETE / TF1

 

Vous évoquez le fait que vous avez été gâté par les scénaristes, est-ce que vous êtes amené à échanger avec eux, à faire des propositions, ou au contraire est-ce que vous préférez découvrir les évolutions du script ?

 

J’aime découvrir. On a évoqué un moment l’ostréiculture. C’était une idée que j’ai eue et eux aussi. Mais je n’ai pas vocation à venir leur soumettre des idées sans cesse, même si on échange volontiers. Je les laisse faire, ils n’ont pas besoin de moi (sourire).

 

 

Pour autant, y a-t-il des thèmes que vous aimeriez voir défendre à travers votre personnage ?

 

Du moment que nous ne sommes pas gnangnan et qu’on garde du conflit, je suis content. Le conflit fait avancer la dramaturgie donc il est nécessaire. J’aime bien les scènes de conflit, à titre personnel.

 

 

Ce rythme intense de tournage vous laisse-t-il le temps d’envisager autre chose ?

 

Pour l’instant, non. J’étais très centré sur ça. Même si j’ai fait un seul en scène et suis parti en tournée jusqu’en février dernier. J’ai aussi tourné pour France 3 dans « La Stagiaire ». Mais je suis quand même très focalisé sur « Demain nous appartient ».

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette aventure DNA ?

 

Je crois qu’il faut nous souhaiter que ça continue, qu’il y ait toujours cette ambiance, qu’on ne perde rien en humanité et en qualité. Nous faisons de belles audiences en ce moment, si les gens sont en plus au rendez-vous, c’est formidable.

 

Merci, Alexandre, pour votre disponibilité !

Publié dans Télévision

Partager cet article
Repost0

Clémence Camus évoque son parcours et ses projets artistiques !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Clémence,

Quelle joie d'effectuer cet entretien avec vous !

Vous êtes une artiste aux multiples casquettes, notamment comédienne et danseuse. Si nous revenons à la genèse, qu’est-ce qui vous a donné l'envie de faire ce métier ?

J’ai commencé toute petite, par la danse, à 3 ans. Cela fait donc 24 ans que je pratique cet art ! Ma mère et ma sœur en avaient déjà fait. J’ai tout de suite accroché. A 10 ans, je disais déjà que je serai danseuse. J’ai alors entrepris de passer des concours. A 13 ans, j’ai été prise au Conservatoire de Montpellier, dans lequel j’ai appris durant une dizaine d’années. J’ai alors suivi un parcours de Sport-études.

Après le BAC, je voulais continuer des études. Je me suis inscrite à la faculté, en économie, mais 6 mois après, j’ai décroché un contrat à l’opéra de Montpellier, dans une production lyrique, « Traviata ». J’ai enchaîné deux à trois contrats. J’ai alors décidé de me consacrer à 100 % à la danse et je suis montée à Paris, en me laissant 3 ans pour percer. Nous sommes 8 ans plus tard. Je travaille souvent à l’Opéra de Paris dans des productions lyriques et dans d’autres compagnies.

Est venue à moi la comédie, via des rencontres, lors de productions de danse. Certains metteurs en scène m’ont encouragée. J’ai alors commencé par des castings relatifs à la danse et je me suis lancée complètement. J’ai démarré par la figuration. Puis, je me suis formée, j’ai fait mon réseau de directeur de casting.

J’en suis arrivée à une grosse transition l’année dernière. C’est très compliqué en France d’être à la fois danseuse et comédienne. Ça faisait déjà 4 ans qu’on pouvait me voir au cinéma mais, dans la tête des gens, j’étais toujours perçue comme une danseuse. Alors, j’ai arrêté de communiquer sur la danse et j’ai fait un stage de comédienne avec le Collectif du libre acteur, Sébastien Bonnabel.

D’un point de vue artistique, qu’est-ce qui vous plaît dans votre quotidien ?

Je suis heureuse parce que chaque jour est différent. Je n’ai jamais rêvé par exemple d’être danseuse étoile à l’Opéra, à cause de la régularité des journées. Dans ma vie actuellement, je vais faire une prise pour «  Les mystères de l’amour  » et, le lendemain, je vais faire un spectacle de danse indienne avec la compagnie Mojgan’arts. C’est vraiment cette variété qui m’épanouit. Je ne pourrais pas me lever tous les matins et faire la même chose.

Retrouvez-vous des liens entre les différentes disciplines que vous pratiquez ? Est-ce que votre expérience de danseuse vous aide sur les plateaux par exemple ?

Bien sûr, notamment la notion d’espace. Lorsqu’il y a des placements très précis par exemple, c’est le quotidien d’une danseuse, donc c’est quelque chose que je vais faire très facilement. Le fait aussi d’avoir un regard périphérique me permet de capter des consignes de jeu dans mon champ de vision pendant que je joue. De même la concentration. C’est sûr aussi que j’ai une aisance dans le corps qui m’aide énormément.

Maintenant que je suis dans la comédie, je me rends compte que ce que j’aimais dans la danse était d’interpréter des rôles. Je n’ai jamais été une grande technicienne, mais c’était ma présence sur scène qui faisait ma force … je dansais comme une comédienne en fait ! J’interprète, je fais passer des émotions.

Sur l’ensemble de votre parcours, y a-t-il un moment plus que les autres que vous retenez ?

Il n’y a pas un seul moment mais pleins ! Je crois que ce qui m’a donné envie de tenter la comédie est cet instant où j’étais à l’Opéra National de Montpellier, sur une production lyrique. Au cours des répétitions, il a fallu interpréter la douleur. En aparté, le chorégraphe et son assistant sont venus me parler et s’étonner que je ne fasse pas davantage de comédie. Je crois que ça a été l’élément déclencheur.

En termes d’actualité, on va pouvoir vous retrouvez à partir de mi-octobre sur TMC, dans « Les mystères de l’amour ». Que dire de ce nouveau rôle ?

Pour la petite histoire, j’avais passé le casting pour la série mais dans un autre rôle pour lequel je n’ai pas été prise ! J’ai été recontactée par la suite pour jouer une policière, ce qui m’a fait très plaisir car j’avais très envie d’en interpréter une. Cette «  flickette  » vient du sud, elle est en remplacement.

Sur le tournage, j’ai apprécié la bienveillance et l’empathie. J’ai aussi aimé le rythme, tout tourne très vite, les séquences sont très rapides, deux prises maximum. Il faut être hyper réactif et investi : cela me paraît être un merveilleux entraînement.

Le fait qu’il y ait plusieurs réalisateurs qui travaillent avec leur propre staff m’a aussi apporté car j’ai dû m’adapter tout de suite à deux équipes totalement différentes. Ça m’a permis de tout le temps être en éveil, c’était presque troublant. Quelque part, en une seule expérience, j’en ai eu deux !

En parallèle de cela, quels sont vos autres projets artistiques et, pour la suite, vos envies ?

Je continue toujours la danse. Je tourne avec différentes compagnies, notamment en événementiel. J’espère ne jamais avoir à arrêter cette partie là.

Pour ce qui est des envies, j’ai envie de jouer plus. Donc, j’ai beaucoup de réseau à faire. Aujourd’hui, tant que je joue, tous les rôles me conviennent, tout est bon à explorer. Ce qui me plaît, c’est d’expérimenter au maximum.

J’espère une grande carrière de comédienne et faire valoir ma pluridisciplinarité.

Merci, Clémence, pour votre disponibilité  !

Publié dans Télévision, Théâtre

Partager cet article
Repost0