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Koh Lanta : Julie, ancienne aventurière, évoque la saison en cours de diffusion sur TF1 !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Julie,

C’est toujours une réelle joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

La saison de « Koh Lanta, les armes secrètes » est actuellement en diffusion tous les vendredis soirs sur TF1. Pour vous l’ancienne aventurière, qui a participé à deux éditions, on imagine le plaisir que ce doit être de retrouver ce programme et de suivre attentivement ce qui s’y passe ?

Oh oui, tout à fait. Pour moi, c’est un grand plaisir de suivre toutes les saisons et finalement tous les nouveaux aventuriers qui ont suivi juste après mes saisons. J’avoue que j’ai autant d’émotions qu’eux à vivre et à suivre leurs aventures. Ça me fait vraiment plaisir de les découvrir et j’ai toujours hâte que la saison se termine pour pouvoir les rencontrer et partager avec eux toutes les émotions que l’on a pu vivre sur ce même genre d’aventure.

Comme son nom l’indique, cette saison est marquée par l’apparition des armes secrètes qui, on l’a déjà vu à plusieurs reprises, créent de réels rebondissements….

J’avoue, c’est inédit, ces armes secrètes changent toutes les perspectives d’un « Koh Lanta » que l’on peut connaitre. « Koh Lanta » a toujours de grandes surprises mais, là, avec les armes secrètes, c’est de l’inédit. Du coup, ça change tout ce que l’on pourrait envisager et c’est croustillant.

A titre personnel, de quel(s) aventurier(s) vous vous sentez-vous la plus proche ?

Sans aucune hésitation, c’est Vincent. Je l’adore, il est tellement naturel, tellement sincère et tellement vrai. Il est fidèle à ses valeurs. Vraiment, oui, je me réfère à lui, il me fait penser à moi. Je trouve qu’il a beaucoup de courage de rester lui-même, je le félicite pour ça. D’ailleurs, j’ai entendu dire, dans ses interviews, que je l’avais inspiré et que je lui avais donné l’envie de s’inscrire à cette grande et belle aventure. Je suis très fière de cela. C’est incroyable et c’est très beau.

Vraiment, j’ai beaucoup de respect pour lui car il est fidèle à ce qu’il est. Bravo à lui !

 

 

Jusqu’à présent, quels moments vous ont le plus marquée ?

Je vais plutôt parler de l’épisode de la semaine dernière car c’est celui qui m’a fait rappeler beaucoup de choses, par rapport à ce que j’ai vécu moi-même. Il y a notamment l’épreuve où Vincent justement est sur une plateforme sur l’eau et où il faut ramener des bouées. Il arrive le dernier et, pour ma part, c’était l’épreuve en 2016 qui m’avait faite sortir du jeu puisque c’était une épreuve à élimination directe. Ça m’a rappelé ma première sortie.

Egalement, il y a eu l’épreuve de confort où il y a eu la création d’une équipe, même si on est à la réunification et que, normalement, c’est chacun pour soi. Ça m’a fait penser à ce que j’avais vécu dans le passé où mon ancienne équipe ne m’avait pas choisie. J’étais restée toute seule sur une ile et j’avais crié mon fameux « Je suis le maitre du monde », emblématique puisque les gens se souviennent de cela. J’avais dû rallumer du feu toute seule aussi. Mais, à la fois, ça m’avait rappelé un petit peu le fait que « Koh Lanta » est dur quand même car mon équipe ne m’avait pas choisie pour partager ce confort finalement. Et je me suis rappelée, un petit peu comme Lucie, que « Koh Lanta », finalement, ce n’est pas les bisounours, que c’est un petit peu comme ça dans la vie de tous les jours, que parfois on est rejetés aussi. Mais c’est une expérience qui m’a rendue beaucoup plus forte donc je suis quand même contente de l’avoir vécue. 

Un peu comme Lucie cette année, cette décision fait réfléchir et incite à se rapprocher de l’équipe adverse….

Tout à fait, je me suis retrouvée toute seule sur le camp et l’équipe adverse, qui a perdue, m’a rejointe. C’est à ce moment-là que je me suis rapprochée d’eux et plus exactement de Jérémy qui avait été adorable parce qu’il avait été à mon écoute et il m’avait consolée, soutenue. C’est vrai que c’est quand même difficile quand on est rejetée par son équipe avec laquelle on a vécu de nombreux jours d’aventure. Mais, à la différence de Lucie, qui, apparemment, compte s’allier et faire des stratégies avec l’équipe adverse, à l’époque, j’étais quand même restée proche de la mienne. Car j’ai des valeurs et j’estime que quand on a fait une aventure avec une équipe de base, il faut quand même rester proche d’elle, même si elle vous a rejetée. Bon, c’est vrai que j’ai ce côté-là, bienveillant en fait. Même s’ils m’avaient rejetée, j’avais quand même voulu les soutenir donc j’étais restée proche d’eux.

 

 

Contrairement à vous, Lucie a l’avantage d’avoir eu un indice pour trouver une arme secrète….

Complètement ! Disons qu’elle a les pouvoirs de faire basculer tout le jeu. D’ailleurs, ces fameuses armes secrètes rendent le jeu très intéressant cette année. Elles donnent plein de rebondissements. A l’époque, je n’avais pas eu ces avantages-là mais, là, du coup, c’est ce qui fait que « Koh Lanta » est très intéressant. D’ailleurs, chaque année est très intéressante car il y a toujours des nouveautés. J’avoue que la production, à chaque fois, se surpasse et trouve des idées très intéressantes, c’est ce qui fait que l’on suit chaque année.

Sur l’édition de « l’ile au trésor », vous étiez ambassadrice pour votre équipe, lors de la réunification, face à Jérôme, où vous étiez allés jusqu’à la boule noire. Cette saison, on l’a vu, un ambassadeur secret a complétement bouleversé la donne. Comment auriez-vous réagi dans pareille situation ?

Je ne peux pas l’imaginer puisque je ne l’ai pas vécu. En tous les cas, je pense que je serais restée fidèle à mes valeurs, c’est-à-dire que je n’aurais pas éliminé quelqu’un de mon équipe, quoi qu’il en soit. Même, j’avoue, je confie que je n’aurais pas osé éliminer quelqu’un de l’équipe adverse non plus car ça fait partie de moi, j’ai tendance à protéger les autres personnes, quitte à mettre mon propre jeu en péril. Pourtant, dans « Koh Lanta », c’est chacun pour soi puisqu’il n’en reste qu’un à la fin. Mais je serais quand même restée fidèle à mon cœur, à Savoir soutenir les autres.

 

 

Quel regard portez-vous sur le choix de Vincent d’avoir éliminé Shanice, sa camarade d’aventure, au détriment d’un ex rouge ?

C’était sa décision à lui et je suis très fière de lui car il est resté fidèle à sa parole. Je trouve ça très beau, très fort et très courageux de sa part car, quand on dit quelque chose, il faut le maintenir. J’avoue que je l’ai personnellement félicité via Facebook. Quand on promet quelque chose à quelqu’un, il faut tenir sa promesse. Il avait assuré à Maxine de la protéger, il lui a dit et, en plus, il a été le porte-parole de toute l’équipe, tous s’étaient concertés. Donc, quand à un moment donné, on dit que l’on va protéger quelqu’un, il faut tenir sa parole et il l’a fait jusqu’au bout. Les autres ont changé d’avis, je peux aujourd’hui dire que l’ensemble des fans sont fiers de lui parce qu’il a été droit avec lui-même. Pour ça, je le félicite. 

A ce stade-là du jeu, où chaque vendredi réserve son lot de surprises, comment voyez-vous la suite de l’aventure ?

Je pense que l’épisode de cette semaine va être très croustillant, ça promet car il y a l’épreuve en binôme qui a été annoncée. On sait qu’elle peut tout bouleverser car il y a une élimination à deux en général. En fonction des binômes qui seront créés, tout peut arriver. Le fameux duo qui n’a pas été éclaté et que tout le monde cherche à éclater, c’est le duo de Maxine et Laure. Si elles sont séparées lors de la constitution des binômes, il y aura un risque et, là, tout peut changer encore une fois. Donc j’ai vraiment hâte de découvrir le prochain épisode. Je pense que ça va chambouler cette saison de « Koh Lanta ».

 

 

Enfin, l’édition anniversaire marquant les 20 ans du jeu est actuellement en tournage. On peut penser que vous avez hâte de suivre cette saison-là qui s’annonce, elle aussi, palpitante ?

Effectivement, les noms des aventuriers ont été annoncés. D’après ce que j’ai lu, ce sera une liste d’aventuriers très très forts sportivement. D’ailleurs, je pense que c’est pour ça que l’on ne m’a pas appelée cette année. Ce sera d’un gros niveau sportif. Bien sûr que je vais suivre ces aventuriers parce que j’en connais forcément certains que j’ai pu rencontrer dans des regroupements entre aventuriers. Certains ont même fait l’aventure avec moi, que ce soit en 2016 ou en 2018. Donc j’ai vraiment hâte de les découvrir et je sens que ça va être fort en émotions.

Plus personnellement, malgré la situation sanitaire que l’on connait tous, quels sont vos projets du moment ?

J’en ai deux. Au niveau personnel, je suis toujours célibataire et je compte bien trouver l’amour de ma vie. Car j’espère bien encore avoir un enfant. Donc je vais m’atteler à cela cette année. Et puis je suis en train de terminer une formation professionnelle sur le bien-être, afin de pouvoir travailler en thalassothérapie, dans les massages plus exactement. Donc mes deux objectifs sont de réussir mon examen pour trouver un travail qui permettra mon épanouissement de femme et, surtout, surtout, surtout, de trouver l’amour de ma vie. C’est le plus grand rêve à réaliser.

A noter qu’il y aura peut-être de nouvelles aventures télévisées…

Merci, Julie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Frédéric évoque son élimination aux ambassadeurs !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Frédéric,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

On l’a vu il y a quelques jours, vous avez été éliminé de « Koh Lanta » suite à la réunion des ambassadeurs. A titre personnel, comment aviez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images avaient-elles ravivé en vous certains souvenirs ?

Complètement ! Quand Maxine est partie aux ambassadeurs, je ne savais pas qu’elle serait rejointe par Laure donc j’ai découvert cela lors de leur retour en bateau sur le camp des réunifiés. Oui, effectivement, le fait de revoir cet épisode m’a fait reprendre un peu en plein visage les grandes déceptions que j’ai eues lors de l’annonce de ma sortie. Je m’étais beaucoup entrainé pour la suite, la première partie d’aventure est un peu les réglages pour l’équipe puis, quand vous arrivez à la réunification, c’est là où ça bagarre. On voulait sortir les jaunes puis se bagarrer sur les poteaux entre rouges. Donc, oui, ça m’a rappelé de mauvais souvenirs sur cet épisode-là, après il en reste plein de bons…

Au moment du retour des trois aventuriers sur le camp réunifié, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Inquiet pour votre avenir ou plutôt serein et confiant ?

Dans « Koh Lanta », il y a toujours ce risque potentiel, lors d’un conseil ou quand les autres choisissent votre destin, vous avez toujours un doute. Il est tout le temps présent je pense, après il est plus ou moins marqué. C’est vrai que, quand Maxine est partie aux ambassadeurs, j’étais assez confiant, je ne me sentais pas spécialement en danger. En face, il y avait Vincent mais je ne le connaissais pas donc, du coup, je ne savais pas s’il allait être meilleur qu’elle en négociations. Donc j’étais assez confiant, oui, après j’aurais préféré négocier seul mon destin.

A froid, avec le recul, quel regard portez-vous sur la décision qui avait été prise de désigner votre nom ?

Je suis un garçon qui est très très très compétiteur. C’est frustrant pour moi parce que « Koh Lanta », même si je le voyais comme une compétition, n’en est pas une : pour une compétition, vous vous entrainez, vous vous fightez avec les autres et c’est le meilleur qui gagne. Là, du coup, on ne m’en a pas laissé la possibilité, c’est très très très frustrant. Oui, je suis en colère, en plus elles étaient deux contre un et je me dis qu’à deux, on est plus fort que seul. Comme elles avaient de toute manière décidé de me sortir, elles le disaient sur l’épisode d’avant, c’était une bonne excuse pour elles. Elles ont joué, c’est leur façon de jouer, pas la mienne, je dois l’accepter.

Selon vous, quelles en sont les principales raisons ?

On m’a donné de fausses raisons selon moi, en l’occurrence que j’avais changé, ce qui n’était pas le cas, j’ai posé la question à la plupart de mes équipiers qui m’ont dit que non. Après, elles parlent de vengeance mais je pense que c’est leur stratégie d’éliminer des gens qui peuvent leur faire peur, preuve en est elles ont dit préférer me sortir parce que Frédéric sans Hervé était encore un risque, moins le contraire. Elles ont décidé de me sortir parce que je pense que j’étais dangereux pour elles après, chose qui n’était pas le cas, je n’ai jamais voté contre elles. Pour moi, je l’ai dit dans l’émission, on avait la bonne équipe pour arriver face aux jaunes, il n’y avait plus personne à enlever, on avait fait tous les régales, évacué toutes les tensions qui pouvaient être éventuellement un problème. Non, elles avaient envie de me sortir, il faut le dire et l’assumer, c’est tout.

Cette élimination est différente d’une sortie lors d’un conseil car elle est le résultat d’une décision de 3 personnes seulement. Quels sentiments cela procure-t-il du coup ?

C’est ce qui est vraiment frustrant. Quand on sort à un conseil, je pense que ce n’est pas facile mais c’est un esprit général, c’est le collectif. Mais quand ce ne sont que deux personnes qui vous sortent, c’est de la vengeance, ce n’est pas du collectif. C’est très dur à encaisser, surtout quand on ne vous donne pas les bonnes raisons. J’aurais préféré que l’on me dise « voilà, tu nous fais peur, on te sort parce que l’on a peur que tu nous élimines ». J’aurais répondu que ça n’aurait pas été le cas puisque ça ne l’avait pas été jusqu’alors. Voilà, c’est un jeu, c’est leur façon de faire, pas la mienne, que je suis obligé d’accepter.

On l’a vu lors de l’épisode suivant, c’est Hervé qui vous rejoint en premier dans le jury final. En avez-vous été étonné ?

En fait, quand je l’ai vu arriver, j’étais très étonné. Parce qu’il les avait vraiment rassurées en leur montrant qu’il se battait pour elles, de manière à gagner des épreuves. Lorsque l’on était au cochon pendu, il leur a vraiment dédié la victoire. Donc je n’ai pas compris sur le coup. Après, j’ai compris, elles voulaient, encore une fois, enlever des personnes qui étaient fortes physiquement, chose que l’on avait montré sur les épreuves. C’est leur stratégie à ce moment-là, elles l’avaient déjà commencé entre filles dès le début, en faisant du tri entre elles. Marie qui, à mon avis, est une compétitrice, gênait un petit peu donc ça les a bien arrangées quelque part. C’est une stratégie d’éliminer les plus forts de leur équipe donc j’ai été très étonné pour Hervé mais, après coup, j’ai compris. J’étais très déçu pour lui parce que c’est un super compétiteur qui ne les a jamais lâchées. Elles n’avaient pas de risque potentiel, il ne les menaçait pas mais, comme moi, je pense qu’elles le voyaient comme dangereux à un moment donné, dans l’individuel après la réunification. On ne les dérangeait pas en équipe mais ensuite, oui, en individuel potentiellement. C’était plus risqué pour elles. C’est mon analyse en tout cas, on verra plus tard quand on pourra en parler en face à face mais c’est comme ça que je le vois.

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Toute la première partie où vous créez du collectif. Vous rencontrez de manière très rapide mais très intense les candidats. Puisque avec la faim, avec le sommeil un peu abimé, les sentiments sont exacerbés donc vous rencontrez des futurs amis, pour la plupart en tous les cas puisque l’on se revoit beaucoup après le jeu. C’est le feu de camp le soir, où vous cuisinez tous ensemble. C’est une petite vie de famille à l’autre bout du monde, sans portable, sans attache, sans les problèmes d’argent, sans les enfants qui courent et qui crient partout. C’est canon. A 50 ans, c’est irréel pour moi.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, certaines choses ont-elles été plus compliquées à supporter et/ou à appréhender ?

Je suis un ancien militaire, dans les troupes d’élite de montagne. Tout ce qui est survie et vie en collectivité sont des choses auxquelles je suis relativement aguerri dans des conditions extrêmes. Donc rien pour ma part. Après, la faim, oui, on aimerait manger un peu plus gras, un peu plus sucré, avec plus de saveurs. Mais on a réussi à bien se débrouiller, on a réussi à faire des risottos avec du lait de coco, à un confort on a même gagné de la vanille. On a pu cuisiner des choses avec ce que l’on trouvait, cocos, bulots, tous les produits de la mer, hors poisson parce que l’on n’avait pas de harpon. Mais on a toujours réussi à faire de grosses soupes, des diners où on avait le ventre plein en tout cas, mais sans beaucoup de calorie, ni dans la coco ni dans le cœur de palmier. Pour ma part, comme en plus j’ai un restaurant, j’ai l’habitude de vivre beaucoup en collectivité, à manger tous ensemble. Pour certains, peut-être que ça a été dur mais pour moi, pas du tout.

Sur le camp, au quotidien, quelles tâches aimiez-vous plus particulièrement effectuer ?

Cuisiner parce que j’étais un peu le cuistot de la bande. J’essayais de varier un peu les textures, les saveurs, je leur ai fait gouter des oursins que l’on avait pêchés, aussi différents coquillages. C’était vraiment la cuisine qui me plaisait bien. Après, contrairement à ce que j’ai pu voir dans d’autres « Koh Lanta » où certains restaient sur le sable à rien faire, là où d’autres râlaient parce qu’ils faisaient tout, on avait une belle cohésion, tout le monde participait. Quand on disait que l’on devait aller chercher du bois, tout le monde y allait et ce n’était pas une demande d’Hervé, de moi ou de qui que ce soit, c’était collectif. On avait même des moments où on se disait d’aller chercher chacun de son côté les colliers ou armes secrètes, comme ça ça ne générait pas de recherche dans le dos des autres. On ne cherchait pas côte à côte mais on essayait de tout faire tous ensemble, ce qui a donné cette belle cohésion. Ce qui a relativement bien marché pendant un bon moment.

Quelle place, quel rôle diriez-vous avoir eus dans la tribu des rouges ?

Ils m’ont un peu appelé le papa de la bande parce qu’un peu plus âgé donc un peu plus posé. Je ne suis pas quelqu’un de très expansif, j’ai un peu ce côté chef d’entreprise et ancien militaire, du coup je sais que mon habitude fait que je suis beaucoup en observations, je ne m’impose pas et j’essaie d’aider quand il faut aider et de laisser faire les gens qui savent faire quand il faut faire. C’est comme ça que ça marche, vous valorisez les gens qui savent faire et vous aidez ceux qui n’y arrivent pas et, là, vous avez une belle cohésion.

Si l’on revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à candidater à « Koh Lanta » ?

La principale raison a été mon fils, en fait. On a un héritage familial qui n’est pas facile, on est « dys », dyspraxie, dyslexie et dysorthographie. Enfant, la scolarité a été très compliquée pour moi et, là, c’est un peu pareil pour mon fils. Donc la seule chose qui m’a permis d’être maintenant chef d’entreprise, d’avoir fait plein de choses, beaucoup de sports extrêmes notamment, c’est le dépassement de soi. Donc j’ai voulu montrer à mon fils que l’on pouvait tout faire si on en avait envie, que même si le format de l’école n’était pas facile et même si l’on n’y arrivait pas forcément, on pouvait quand même y arriver dans la vie. Comme il regardait « Koh Lanta » avec des grands yeux écarquillés, je lui ai dit « tiens, pourquoi papa n’irait pas le faire pour te montrer qu’à l’âge qu’il a, il peut aller faire l’aventure lui aussi et que, à tout âge, à tout moment, en étant dys, toi aussi tu peux tout faire. Tu as une sensibilité différente mais tu sauras t’intégrer, tu sauras faire des choses, tu peux y arriver ». Voilà, c’est pour mon fils.

Merci, Frédéric, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Mathieu nous raconte son départ suite à un duel face à son ami Thomas !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Mathieu,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez été éliminé de « Koh Lanta » dans l’épisode diffusé vendredi dernier, suite à un duel imprévu et inattendu face à votre ami Thomas. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de cet épisode ? Les images ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Oui, je vous avoue que, quand j’ai vu l’épisode, je ne le pensais pas, j’ai été un peu triste en fait. Parce que j’ai revu les images du duel avec Thomas ainsi que mes camarades d’aventure. Donc je ne vous le cache pas, ça m’a fait quelque chose. Je ne pensais pas, ça m’a fait un petit truc. Après, ça me fait surtout remonter que de bons souvenirs parce que « Koh Lanta » est une aventure vraiment incroyable. Je ne retiens que le positif. C’est vrai que quand je vois Thomas et moi face à face puis quand je vois Thomas qui pleure, forcément ça me rend triste. Au jour d’aujourd’hui, c’est mon ami. Donc, oui, forcément, ça me fait remonter des souvenirs mais c’était une belle fin. Dans l’ensemble, je suis très très content, même par rapport à la diffusion en général. Ce ne sont que de bons souvenirs, rien de négatif.

Au moment de votre élimination, qu’avez-vous ressenti ? Elle est en effet différente d’une élimination au conseil, où l’on voit son nom sur les bulletins….

Déjà, j’étais fier…on ne m’a pas éteint mon flambeau et il n’y a jamais eu personne qui a voté contre moi. C’était une fierté, je ne sais pas si les gens m’ont aimé, en tout cas, ils m’ont respecté. Après, c’est sûr que quand on quitte l’aventure, on est forcément triste. Tout le monde veut aller le plus loin possible dans « Koh Lanta » mais, pour moi, c’était une belle fin. Je ne voulais pas d’une fin banale, moi qui déteste tout ce qui est banal. Moi-même, je ne le suis pas du tout. Au final, je le prends plutôt bien et c’est pour ça qu’il y a quelques personnes qui ont été surprises de ma réaction. Je me dis que c’était mon destin. De finir comme cela face à Thomas, j’ai vite accepté la chose en fait. C’était un combat que l’on a joué à fond tous les deux, il ne pouvait en rester qu’un, c’était lui et tant mieux. Forcément, j’étais triste mais, d’un autre côté, j’étais heureux, c’est paradoxal. Un mélange de sentiments on va dire.

Selon vous, avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué dans ce duel, où il fallait empiler les trois petites boules ?

En fait, déjà, si l’on revient à la première épreuve, qui est statique, quoi qu’il arrive, ça aurait été pareil parce que Thomas tombe juste après moi. Même s’il était tombé en premier, je l’aurais affronté dans ce duel. Donc j’ai accepté la chose. Après, sur l’épreuve, on le voit, à un moment donné c’est moi qui passe devant, après c’est lui, après c’est moi à nouveau et vice versa. Donc ça a été compliqué. Je pense que ce qui m’a manqué, c’est juste à la dernière boule, où il fallait mettre l’espèce de bout de bois droit face à la boule et, en fait, à force de faire, je m’énervais et je le mettais toujours penché vers le haut, alors qu’il fallait le laisser horizontal. On ne dirait pas mais l’épreuve a duré assez longtemps. Je n’ai pas réussi et c’est Thomas qui a compris le coup à la fin, ce qui lui a permis de remporter l’épreuve. Mais c’était très serré, c’est pour ça, je pense, que ça a été une belle épreuve.

Sur l’épreuve collective en elle-même, que s’est-il passé ? Vous êtes tombé le premier….

On a tout de suite vu que les épreuves de patience et les épreuves statiques n’étaient pas du tout pour moi. Dès que j’arrive en fait sur l’ile de l’épreuve et que je vois l’épreuve au loin, déjà je comprends que je vais être de suite en difficulté. Quand, en plus, Denis annonce que celui qui tombe le premier va avoir un désavantage, je sais que ça va chauffer pour mes fesses. De toute façon, je savais que ça allait se jouer entre moi, Thomas et Arnaud. Je tiens sept minutes et les deux autres tombent juste après moi. Malheureusement, je tombe le premier mais, comme je vous l’ai dit, ça n’aurait rien changé, Thomas étant le deuxième. Je pense que Jonathan aurait fait les mêmes choix, c’était écrit comme ça, c’était le destin. Il faut savoir l’accepter.

Sans ce départ inattendu, pensez-vous que votre alliance à quatre vous emmenait tout droit à l’orientation ?

Oui, oui, oui… pour nous, le calcul était très simple dans nos têtes, c’était l’autoroute pour nous, on était en supériorité numérique et on était une équipe soudée. C’est sûr qu’il y avait moi, Thomas, Myriam et Shanice mais il ne faut pas oublier qu’il y avait aussi Vincent et Flavio avec nous aussi. J’étais moins proche des autres filles. C’était l’autoroute pour nous mais on a vu que, au final, elle s’est transformée en chemin très compliqué. Je saute puis c’est au tour de Shanice. Ca redistribue toutes les cartes. Comme quoi, sur « Koh Lanta », un rien peut se transformer en tout, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, à ce que l’on fait. Même moi, avant l’épreuve, je dis que je ne me sens pas du tout en danger, ce qui était la vérité si on allait au conseil mais je suis arrivé sur une épreuve pratiquement éliminatoire et chao…On ne sait jamais ce qui va se passer sur « Koh Lanta » mais c’est ce qui fait aussi la particularité de cette émission, les rebondissements la rendent top.

Juste avant, lors de l’épreuve de confort du tic à l’arc, comment avez-vous vécu les choix à faire et les décisions prises pour les noms d’aventuriers se voyant leur flèche être cassée ?

En fait, si on m’avait cassé ma flèche, je l’aurais compris parce que, de toute façon, il ne pouvait en rester qu’un. Même si elles sont parties à deux, ce que nous ne savions pas, on croyait que c’était juste pour une seule personne. Quand je devais casser une flèche à quelqu’un, je savais que ça ne me poserait aucun problème, comme vous avez pu le voir, je suis quelqu’un de très franc, j’assume tout ce que je dis. Peu importe si quelqu’un l’avait mal pris. Après, je me suis retrouvé dans la situation où il restait quand même Magalie qui était rouge, mais c’est une maman et je respecte cela, jamais de la vie j’aurais privé l’appel d’un enfant pour sa maman. Il ne restait que les jaunes, je l’ai fait à l’affect tout simplement, la personne avec qui je ne suis pas proche du tout, c’est Laetitia, j’ai cassé sa flèche, sans aucun remord. Apparemment, elle n’a pas compris mais ce n’est pas grave, j’ai fait ce que j’avais à faire.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de « Koh Lanta » ?

Il y a plein plein plein de souvenirs. Il y a les pratiquement onze jours sans feu qui ont été onze jours de galère. Mais, au final, ce sont les plus beaux souvenirs, c’est là que l’équipe des jaunes s’est créée, c’est là où on a su créer une forte forte forte alliance. En fait, on a évolué dans la galère constante, c’est ce qui a fait notre plus grande force. Mais mon plus beau souvenir reste ma sortie, c’est paradoxal c’est mon pire souvenir mais c’est aussi mon plus beau parce que j’ai vu que tous mes camarades étaient là pour moi. Surtout, j’ai vu, même si je le savais, que l’amitié que j’avais avec Thomas était vraiment réelle et très très très forte. Pour que Thomas pleure, je peux vous dire qu’il en faut. Il a versé sa larme pour moi, ça m’a touché. Après, j’ai fait un beau discours et ça a scellé ma fin.

A l’inverse, qu’est-ce qui a été le plus difficile à supporter ?

C’est un peu tout, la fatigue forcément, la nourriture aussi. Le manque de nourriture est très compliqué à gérer. Mais le plus dur, pour moi, a été la pluie, c’était un enfer. Il pleuvait tous les soirs, on était tout le temps trempés, c’était horrible. Moi qui habite sur une ile, je sais comment ça se passe. Le soir, quand il faisait encore jour, juste avant le coucher du soleil, à savoir 18h, j’allais de l’autre côté de l’ile et je regardais au large. A chaque fois, je voyais que, au large, c’était saturé et chargé et que, donc, la nuit, on allait prendre la sauce. Au début, je le disais à mes camarades mais moins ensuite pour ne pas non plus plomber le moral.

Ca ne loupait jamais, on était au lit à 18h, on entendait dès 19h ou 20h les premières gouttes tomber sur le toit de palmier puis c’était la sauce et on était trempés. Déjà que j’ai le sommeil léger, je ne vous explique même pas pour dormir. La pluie était le plus dur pour moi, c’était une catastrophe.

Sur le camp, quelles tâches aimiez-vous faire plus particulièrement ?

Franchement, j’ai adoré aller chasser avec le harpon, une fois que l’on avait eu le kit de pêche. C’était vraiment top parce que c’est un moment où on voit sous l’eau, c’est magnifique, les poissons, les coraux sont magnifiques. C’est un moment aussi où on relâche tout, où on ne pense à rien si ce n’est à pêcher le poisson. J’y allais souvent, en plus, avec Thomas ou Flavio, mes potes de l’aventure donc c’étaient des moments de rigolade, ils permettent vraiment d’évacuer la pression du reste du jeu. Après, il fallait aussi chercher du bois, on s’occupait. Mais le harpon était vraiment un moment de détente, où l’on oubliait tout, notamment les stratégies, on kiffait le moment, tout simplement.

Au quotidien, avez-vous vu des changements dans la vie sur le camp depuis la réunification ?

Ah oui, clairement. Déjà, il fallait pêcher plus car il avait plus de « gueules » à nourrir. Le feu aussi devait être plus alimenté mais ce qui est bien, c’est qu’il y a plus de personnes, donc on peut se relayer, créer des chaines. D’ailleurs, on l’a vu, on n’était pas très enchantés de recevoir les rouges, dans nos têtes à Thomas et moi, mais on a vu que, quand il y a la grosse grosse pluie, on se met main dans la main, on déplace la cabane, on en construit une autre. Oui, il y a plein de choses qui changent sur le camp quand il y a plus de gens, c’est sûr et certain mais, dans l’ensemble, ça s’est bien passé, j’étais content, ça m’a permis de découvrir d’autres personnes. C’est dans la difficulté que l’on voit qu’il faut se serrer les coudes et c’est là que l’on voit les personnes que l’on a en face de nous. J’en garde de très bons souvenirs mais, forcément, ça change les choses, oui.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a incité à candidater ?

En fait, ça part de rien. Je déteste la vie de tous les jours, il me faut toujours quelque chose d’excitant ou qui me sorte de ma zone de confort. Là, je me cherchais un défi particulièrement costaud. J’ai postulé et, grâce à Dieu, ça ma marché. Je voulais vivre cette expérience pour me mettre dans le dur, j’adore me confronter à moi-même et aux éléments naturels. Je voulais un défi vraiment vraiment extrême et, pour le coup, j’ai trouvé ce que j’étais venu chercher.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Je sais que, quand je pars, mes camarades sont très très touchés. Je savais que ça aillait leur mettre un coup derrière la tête. Après, je ne savais évidemment pas que Shanice allait partir. Je me disais que l’on avait une équipe soudée et que ça allait aller. Que, bien sûr, ils avaient pris un coup derrière la tête mais qu’ils allaient très rapidement surmonter cela parce que, au début, on avait connu pas mal de galères, ce qui faisait notre force pour la suite de l’aventure, on sortait toujours sorti la tête de l’eau, on ne s’était jamais laissés abattre. Voilà, je me suis dit qu’ils avaient pris un petit coup, qu’ils avaient un genou à terre mais qu’ils n’étaient pas KO et qu’ils allaient se relever.

Merci, Mathieu, pour toutes vos réponses !

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Koh Lanta : Shanice évoque son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Shanice,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de la saison de « Koh Lanta » actuellement en diffusion sur TF1. Comment avez-vous vécu la diffusion des images de votre départ ? A-t-elle ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

En effet, voir les épisodes a forcément ravivé des émotions que j’ai vécues en Polynésie avec mes camarades. Mais c’est vrai que ça a été différent cette fois-là parce que je l’ai vécu en famille donc j’ai vécu cet épisode à travers leurs yeux et notamment leurs yeux plein de fierté. Donc j’ai extrêmement bien vécu cet épisode, même si c’était celui de ma sortie.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Vous sentiez-vous réellement en danger suite au doute émis par Vincent quant à son vote ?

En fait, à ce moment-là, comme on le voit sur les images, c’est vrai qu’il y a des incompréhensions. On est à cinq minutes du conseil, c’est une grosse erreur de notre part, en tant qu’équipe jaune, de faire la stratégie à ce moment-là. Forcément, on est dans la précipitation, du coup on est stressés. J’ai toujours voulu protéger les jaunes, du coup j’ai toujours voulu protéger Vincent mais je ne lui ai pas fait comprendre de cette manière. Quand il me demande si ce sont des menaces et que je lui réponds oui, que c’est pour lui, en tout cas je ne lui fait pas comprendre que j’ai peur que, la semaine prochaine, le reste de l’équipe jaune lui en veuille. Du coup, comme on part au conseil directement après cette altercation, si je peux l’appeler comme cela, je ne sais pas s’il a compris, je ne sais pas s’il est remonté. Forcément, c’est la première fois que je me sens réellement en danger. Au premier papier que je vois avec mon nom, je sais que c’est la fin, je sais que Vincent a voté contre moi et, du coup, m’a trahie. Je sais aussi que les rouges m’aimaient beaucoup et que je n’étais pas la jaune qu’ils avaient envie de voir sortir.

On imagine beaucoup de déception au moment de voir votre nom sur le dernier bulletin, décisif pour l’issue du conseil ?

Evidemment, il y a énormément de déception, j’avais envie d’aller beaucoup plus loin. Surtout, je me dis que si on avait eu cinq ou dix minutes de plus, on aurait pu se parler tranquillement et calmement avec Vincent et rien ne se serait passé comme ça s’est passé. Donc ma déception est couplée à cela. C’est vraiment dommage. Après, voilà, c’est le jeu. C’est aussi un jeu où il y a beaucoup beaucoup d’émotions. On venait de perdre Mathieu…Je n’ai aucun regret mais je sais très bien que, si on avait eu cinq ou dix minutes de plus avec Vincent, on aurait pu se mettre non pas forcément d’accord sur les votes, il aurait pu voter Magalie comme il le voulait, mais on aurait pu trouver une solution pour, en tout cas, partir au conseil tous les jaunes sereinement.

Le départ de Mathieu quelques heures auparavant avait notamment affaibli la supériorité numérique des ex-jaunes sur le camp réunifié….

Exactement ! C’est vrai que quand je pars, évidemment que je suis triste pour moi parce que mon aventure personnelle s’arrête mais je suis très triste aussi parce que je sais que, pour les jaunes, ça va être plus difficile que prévu. Je sais que j’étais très aimée dans cette équipe, que j’aimais beaucoup cette équipe et que je lui dois énormément. Du coup, je me dis que ça va être dur pour eux de surmonter cette trahison mais j’espère, au plus profond de moi, qu’ils vont le faire. J’espère que les prochains à sortir seront les rouges. Bien entendu à ce moment-là du jeu, même s’il a voté contre moi, je ne veux absolument pas que Vincent sorte. Parce que je veux que les jaunes aillent le plus loin possible.  

C’est d’autant plus dommage que vous sembliez vous quatre très soudés pour aller le plus loin possible dans l’aventure. Les images montrent d’ailleurs que vous aviez une place importante parmi les ex aventuriers jaunes….

C’est vrai que cette place, encore aujourd’hui, me touche beaucoup parce que ce sont, en effet, mes coéquipiers qui me l’ont donnée. Ça m’a toujours beaucoup touchée qu’ils aient tous confiance en moi. Après, il faut bien comprendre que, dans ma tête, l’espèce de quatuor jaune n’a jamais existé. C’est-à-dire qu’à aucun moment, avec Mathieu, Thomas et Myriam, on ne s’est posés en se disant que l’on irait tous les quatre au bout, ce n’est jamais arrivé. Dans ma tête, c’étaient les jaunes. Déjà, on me demandait de penser deux à trois coups à l’avance, j’essayais, pour l’équipe. Mais dix, je ne pouvais pas. Donc je n’ai pensé qu’aux jaunes mais jamais plus à Thomas qu’à Vincent ou plus à Myriam qu’à Laetitia. Parce que j’étais très très proche de Vincent et de Laetitia. Mais c’est vrai que ce n’est pas du tout ce qu’on leur a fait ressentir. Encore une fois, c’est une erreur de notre part, j’aurais dû y faire un peu plus attention, là en l’occurrence j’aurais dû faire plus attention à Vincent parce que je n’avais pas du tout capté qu’il se sentait en danger, qu’il se sentait à l’écart ou cinquième roue du carrosse comme il le dit. Je n’ai pas fait attention à cela, moi qui ai quand même un métier social, c’est quand même une grosse erreur.  

Cet épisode était riche en émotions pour vous, on vous a vu partager avec Myriam le confort, sur un bateau particulièrement agréable…

Oui, bien sûr….Encore une fois, je ne la remercierais jamais assez. Parler à ma famille à ce stade du jeu était, pour moi, un must. Il fallait absolument que ce soit le cas car je sais que ça m’aurait boostée pour la suite de l’aventure. Par contre, comme j’ai beaucoup regardé « Koh Lanta » et que je suis fan de cette émission, je sais aussi que, quand on part en confort, on se met en danger. On est un jour voire un jour et demi en dehors du camp, ça laisse la place aux autres pour parler derrière nous et pour monter des stratégies, comme l’ont très bien fait les rouges auprès de Vincent. Evidemment que l’altercation que l’on a eue et la pression qu’a mise le groupe sur Vincent ont eu lieu, c’est indéniable et on est chacun responsables mais il ne faut pas oublier que les rouges ont extrêmement bien joué sur ce coup-là puisqu’ils ont monté la tête de Vincent pendant un jour et demi, en mon absence.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Plus généralement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

C’est bizarre, je pense que les premiers jours de galère avec toute l’équipe jaune resteront toujours dans ma tête. Parce que sans feu pendant dix jours, c’était vraiment dur et ça a soudé aussi parce que les victoires étaient encore plus belles pour nous qui n’étions pas du tout à égalité avec les rouges en termes d’apport nutritionnel. Donc ça restera toujours. Evidemment les discussions autour du feu, toutes les victoires et, bien entendu, ce confort avec Myriam, qui restera toujours gravé.

A l’inverse, quels auront été les moments les plus compliqués ?

Pour moi, le plus difficile était vraiment la nuit. C’était très difficile à supporter parce que, on l’a vu, il a beaucoup plu. Il faisait aussi très très froid et l’on n’avait qu’un seul pull. Les cabanes, au début, c’était difficile. La nuit, les crabes nous montent sur la tête parce que l’on est quand même sur leurs lieux. Donc ce n’était pas simple. Je dirais que le pire souvenir de mon « Koh Lanta » était le départ de Mathieu. Pour le coup, j’étais vraiment très très proche de lui, c’était mon binôme du début d’aventure, on a commencé ensemble sur la première épreuve donc, forcément, c’était difficile.

On pense aussi à cette pluie dantesque dans l’épisode de vendredi dernier, ayant obligé la tribu réunifiée à reconstruire dans l’urgence une cabane.

Oui, exactement. En fait, on avait un sol qui n’était pas propice à recevoir des cabanes. A chaque fois qu’il pleuvait, le sol était trempé malgré le sable et malgré toutes les techniques que l’on a essayé de mettre en place. Après, c’est un jeu d’aventure, on a signé pour cela et je suis très très contente de l’avoir vécu mais ce n’était pas simple.

Sur le camp, quelles étaient vos activités préférées ?

J’aimais beaucoup aller chercher le bois, le couper et, évidemment, pêcher. Le harpon est quelque chose que je n’avais jamais appréhendé, je n’avais jamais essayé avant et c’est vrai que j’ai adoré le faire. Après, il faut savoir que c’est très très long. On n’avait pas de plage donc, forcément, on n’allait pas bronzer et je n’étais pas venue là pour ça mais c’est vrai que l’on se posait quand même en équipe et l’on discutait les uns les autres de nos vies. « Koh Lanta » est un jeu mais ce sont aussi des rapprochements, des personnes que l’on découvre, des personnes qui deviennent des amies. Vraiment, je dirais aussi que le fait de se raconter nos vies avec les autres aventuriers a beaucoup marqué mon aventure.

D’ailleurs, après la réunification, les habitudes du quotidien ont-elles changé ?

Il fallait forcément se réadapter, déjà il fallait agrandir la cabane. Mais c’est vrai que les rouges sont arrivés avec beaucoup de connaissances donc c’était hyper agréable, on a mangé du palmier, on a découvert d’autres mets. Pareil, c’était deux fois plus de personnes à comprendre, à analyser, à connaitre et, pour moi, c’est toujours ça le plus intéressant et le plus important dans « Koh Lanta », ce sont les gens. Donc j’étais ravie de les accueillir. Evidemment, il faut s’adapter et, en plus, on est dans un jeu de stratégie donc on n’a pas eu peur de, d’emblée, leur dire que notre stratégie était de les éliminer. En tout cas, je leur ai dit que je ferai tout pour protéger les jaunes, c’est ce que j’ai essayé de faire jusqu’au bout. Mais c’était quand même hyper intéressant de les connaitre tous, en tout cas d’apprendre à les connaitre.

En conclusion, pour boucler la boucle et revenir à la genèse de votre aventure, quelles raisons vous ont incitée à candidater ?

En fait, j’ai perdu mon papa en décembre 2019, évidemment c’est une épreuve qui est difficile et j’avais besoin de me prouver que j’étais capable de faire des choses sans qu’il soit mon guide, sans qu’il me dise ce qu’il faut faire, ne pas faire, ce qui est bien, ce qui est moins bien. Voilà, j’avais besoin de me prouver cela. C’est pour cela que j’ai postulé, je suis très très contente de ce qui s’est passé, très fière de mon aventure. On ne peut pas tout voir, les images sont forcément coupées, j’aurais aimé qu’on voit que j’essaie de protéger Vincent plus que de le menacer, c’est le seul petit point noir à cette belle aventure qui restera gravée pour toujours dans ma tête.

Merci, Shanice, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Serge Gisquière évoque la sortie de son livre, Hors Séries !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Serge,

Quel plaisir d’effectuer ce nouvel entretien avec vous !

Vous publiez actuellement « Hors Séries », un livre de 276 pages d’entretiens et de photos personnelles. Comment le présenteriez-vous ?

On va dire que l’idée était la suivante : on se connait tous depuis 20 ans mais on ne se connait pas vraiment. A certains moments, ça m’avait un petit peu démangé de savoir ce que tout le monde avait été avant de se rencontrer par le biais de cette série. J’ai donc demandé à tout le monde s’ils étaient prêts à répondre à quelques questions. Ils ont tous dit oui. Pour résumer ce bouquin, je pense que c’est une sorte de recueil de confidences que l’on donne tous aux gens qui nous suivent, qui nous aiment et qui voulaient peut-être un petit peu plus savoir ce que l’on est dans le quotidien, derrière l’écran. Je dirais que c’est un livre un peu confidence, collectif, même si c’est moi qui ai tenu la plume.

Au moment d’effectuer ces entretiens, on imagine que votre longue amitié avec les personnes interrogées vous a aidé à une certaine sincérité et une certaine authenticité ?

Je pense, oui. Nous sommes tous très proches, ce n’est pas exagéré de dire que l’on forme vraiment une sorte de tribu, presque de famille. Je pense que c’est ce qui fait aussi que tout le monde s’est prêté à l’exercice, notamment ceux qui sont parfois les plus réticents pour se confier, je pense par exemple à Hélène. Je dirais presque que c’étaient des discussions entre potes, où on se parlait, où moi-même je confiais mes expériences d’enfance quand j’essayais de recueillir les leurs. Cela a vraiment été des conversations très agréables, menées effectivement en toute amitié, en toute confiance surtout. Il était évident que je n’allais pas essayer de chercher la petite bête quelque part et que tout ça se ferait dans le respect que l’on se porte déjà depuis tant d’années. Il n’y avait pas de raison que le livre trahisse cela. Donc ce fut des entretiens qui ont été très agréables pour tout le monde, pour moi évidemment qui les ai recueillis mais aussi pour les gens qui se sont confiés.

 

 

Nombre de fois, ils m’ont dit après « ah ça fait du bien de parler », à tel point que Laly m’a dit qu’elle avait tellement aimé qu’elle aimerait le faire avec moi. C’est elle qui a du coup guidé mon entretien. Mais d’autres personnes m’ont dit qu’elles aimeraient bien savoir de moi ce qu’elles me confiaient sur elles. Ce qui a été très drôle, comme chacun n’avait relu que son passage, c’est que tout le monde était très très curieux de lire le passage des autres. Parce que, finalement, de l’aveu général, on se connait tous mais on ne se connait pas bien. On se connait depuis des années, ça fait plus de 20 ans, voire même 30 pour certains, que l’on travaille ensemble mais, à de rares exceptions près, on ne connait pas ceux que l’on était avant. Ou ceux que l’on est encore maintenant, dans le présent : quels sont nos sentiments sur ce qui se passe actuellement, sur la vie en générale, sur ce que l’on aime, sur ce que l’on n’aime pas, sur ce qui nous tient à cœur, sur les valeurs et les principes que l’on défend….voilà, il s’agissait en fait de faire un peu le tour de tout cela. C’est vrai, pour le coup, que la complicité que l’on se porte, et l’amitié pour certains, a beaucoup aidé à ce que ces entretiens soient authentiques, honnêtes et, surtout, très détendus. Certaines personnes qui ont lu le bouquin m’ont dit « c’est drôle, on a l’impression d’être là pendant que vous en parlez ». C’étaient vraiment des discussions de potes en fait, c’est ce que j’ai essayé de retranscrire aussi dans les mots, en toute simplicité.

D’ailleurs, vous le dites, certains des comédiens avouent s’être, eux aussi, un peu plus découverts….

Oui, qu’il s’agisse des autres comédiens ou d’eux-mêmes parfois. Il y a certaines réflexions d’Hélène qui étaient drôles, elle me disait « c’est incroyable, je me rends compte maintenant que j’ai passé mon temps à essayer de fuir ce que l’on me proposait ». D’autres aussi, comme Philippe Vasseur, qui faisait des confidences, lui qui est quelqu’un d’assez réservé, d’assez taciturne, là il s’est pris au jeu à dire des choses que, finalement, il ne pensait pas pouvoir dire ou qu’il n’a jamais pu dire dans sa vie en général. Ca fait aussi la richesse, je pense, de ce livre et la richesse de ce moment que j’ai vécu avec eux. C’est un vrai moment d’amitié, de complicité, c’était bien. Je pense que l’on était tous contents, au final.

Justement, pour préparer ces moments, avez-vous eu une méthodologie particulière en amont ?

Il y avait une logique à suivre, d’où l’on venait, où on était né, comment on avait grandi, quels étaient nos rêves d’enfance,….Tous ont commencé, à de rares exceptions près, très très jeunes dans ce métier. Non, il n’y a pas eu de méthodologie, je pense qu’il y avait un fil conducteur qui consistait à faire les choses de manière à peu près chronologique mais c’était agréable car, justement, on se connait tellement bien que je pouvais aussi rebondir sur des silences notamment. Ca a aidé à ce que ce ne soit pas formaté, au sens journalistique du terme. Evidemment, il y a avait une logique, une chronologie et, à la fin, il y avait ce petit portrait chinois où je posais de petites questions rapides. Ce qui a de drôle, ce n’est pas tant pour ce qu’ils disent sur les couleurs, les animaux, les sentiments ou autres, c’est que, parfois, des questions comme celles-ci, jetées très rapidement, font ressortir quelque chose auquel on ne pense pas. Tout d’un coup, on a abordé des chapitres que l’on n’aurait pas pu aborder peut-être par le biais d’une question classique parce que l’on n’y aurait pas pensé.

J’avais à peu près en tête ce que je voulais savoir d’eux mais ce n’était pas du tout formaté, ça s’est fait, on va dire, au fil de la discussion.

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir suite à la parution de ce livre, de la part des comédiens interrogés ou des lecteurs ?

Pour les comédiens, comme je le disais, ils étaient tous très curieux de savoir ce que l’autre avait pu dire, à quoi l’autre ressemblait aussi, quelles confidences il avait pu faire. C’était plutôt drôle.

Côté lecteurs, il y a un petit peu de tout, des gens qui avouent ne pas lire beaucoup ont reconnu s’être jetés là-dessus, ça fait toujours plaisir de savoir que l’on peut amener des gens à la lecture par ce biais-là. Les commentaires sont toujours très émouvants, ils disent « ne pas imaginer que quelqu’un ait pu être comme cela ». Ca rapproche encore, je pense, les comédiens des téléspectateurs qui les regardent toutes les semaines. Parce que, finalement, ils s’identifient à tel ou tel personnage et, là ils peuvent aussi s’identifier à telle ou telle personne. Cela devient très drôle.

D’autres retours aussi m’ont fait bien plaisir car ce n’était pas le but premier de ce bouquin, certaines personnes m’ont dit « tiens, c’est marrant, c’est au-delà du portrait des gens, c’est un peu le portrait d’une époque où tout était finalement peut-être un peu plus simple que maintenant ». Aujourd’hui, on a à notre disposition des tas de choses qui nous ouvrent sur le monde et, finalement, on se rend compte que l’on fait peut-être beaucoup moins que ce que l’on pouvait faire à l’époque. Ce livre est une sorte de madeleine de Proust, ce sont les sentiments d’enfance qui rejaillissent.

Il y a des tas de gens d’horizons très différents qui ont atterri dans cette aventure, ça a été on va dire le coup de génie de Jean-Luc Azoulay, d’avoir réuni des gens qui venaient de tous bords, qui se sont entendus à merveille et qui ont créé cette ambiance, qui fait que la série dure encore maintenant. Sinon, je pense que ça fait longtemps que ça aurait explosé.

Vous l’avez dit, vous êtes, vous aussi, passé de l’autre côté, au travers de l’échange avec Laly. Quelles sensations, quels sentiments cela vous a-t-il procurés ?

J’ai éprouvé ce que les autres m’avaient dit avoir éprouvé, c’est-à-dire la joie de se confier à des gens que l’on aime, que l’on côtoie souvent et qui n’en savent pas beaucoup sur nous finalement, sur notre passé ou sur nos pensées. Ça m’a surpris aussi de me prendre au jeu, de me raconter. Je l’ai fait avec Laly, une personne avec qui je suis extrêmement proche, avec qui je m’entends à merveille, c’était pareil, c’était une discussion où l’on rebondissait, où on se taquinait. Le fait de se moquer gentiment de l’autre amène aussi un ton. C’était vraiment une discussion agréable.

Les entretiens, plus généralement, duraient entre une heure à deux heures et demie. Parce que, au-delà de ce qui est retranscrit dans le bouquin, on parlait de tout. C’était un moment qui était consacré à cela, sans qu’il n’y ait autre chose pour l’interrompre. C’était drôle….

 

 

Cette parution vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’expérience, peut-être même dans un registre bien différent ?

J’ai un certain goût pour l’écriture. Par le biais aussi des scénarios, j’aime bien écrire. Oui, pourquoi pas, j’ai des tas de choses qui sont en gestation, ou bien des scénarios, ou bien des synopsis, ou autres et je me dis parfois que ce serait drôle d’en faire un roman.

En parallèle, quels sont vos autres projets en ce moment ?

Comme mon personnage est un peu entre parenthèses parce qu’il est parti en vacances à l’autre bout du monde et qu’il n’est pas revenu, Jean-Luc Azoulay m’a gentiment proposé de réaliser des épisodes. J’ai commencé il y a un peu plus d’un mois, c’est un exercice qui me plait vraiment beaucoup, ce n’est pas de tout repos mais j’ai aimé. C’est très dense, autant qu’on est comédien, on fait uniquement ses scènes, autant un réalisateur fait les scènes de tout le monde. C’est un exercice que j’ai apprécié et que je vais recommencer le mois prochain. Si tout se passe bien, je devrais le refaire plus souvent.

Pour le reste, des tas de choses avancent en parallèle. Et mon personnage n’est vraiment pas à l’abri d’un retour, il peut revenir d’un moment à l’autre.

Merci, Serge, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Koh Lanta : Hervé évoque son élimination au premier conseil de la réunification !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Hervé,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1, à l’issue du premier conseil de la réunification. A titre personnel, comment avez-vous vécu la diffusion de ces images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs et certaines émotions ?

Des souvenirs et des émotions, oui. Parce que j’ai quand même la faculté de me souvenir énormément de ce que je vis, en tout cas de ce qui me passionne. Je dois avoir une mémoire un peu sélective, c’est-à-dire que ce qui ne m’intéresse pas, je le mets de côté et ce qui vraiment marque, reste. Cet épisode-là, je m’en souvenais presque dans les moindres détails donc ça a ravivé pas mal d’émotions, des bonnes et des mauvaises bien entendu mais c’était plutôt un épisode que j’attendais énormément, surtout à cause du moment du parcours du combattant.

Au moment de rejoindre le conseil, on a cru comprendre que vous vous sentiez déjà en danger, notamment depuis le départ de Frédéric lors des ambassadeurs ?

Je le savais plus que je ne le savais. J’étais certain que l’équipe jaune voulait ma tête, c’était même un peu calculé d’avance depuis que l’on était partis de notre ile. Puisque, en fait, on voulait concentrer les votes sur moi pour que je puisse jouer le collier d’Arnaud et éliminer un jaune. Par contre, quand j’arrive au conseil, je sais que le plan n’a pas fonctionné à 100% et que c’est sûr que c’est moi qui sort ce soir-là, c’est sans surprise.

On l’a vu, Arnaud vous avait même cédé initialement son collier d’immunité. On imagine que ce geste fort de sa part vous avait particulièrement touché ?

Bien sûr ! Qu’Arnaud me donne son collier, ça m’a touché. C’était convenu depuis qu’il l’avait trouvé. Il l’avait dit à l’un d’entre nous. En arrivant sur le camp des jaunes, on avait vraiment en tête que je l’utilise moi. Donc ce n’était pas une surprise qu’il me le donne puisque c’était calculé. Ce qui n’était pas calculé, c’est que je sois obligé de lui rendre puisque Magali nous avait court-circuité le plan à la dernière minute.

A froid, avec le recul, selon vous, quelles principales raisons expliquent votre élimination ?

En tout cas, j’espère que j’étais, parmi les rouges, celui qui faisait le plus peur, physiquement. Le fait que je sois le chef d’équipe des adversaires me mettait inévitablement en danger et je le savais depuis le départ. Le fait peut-être aussi qu’Aurélien me connaissait d’un autre « Koh Lanta »… il ne m’avait certainement pas fait de cadeau dans son équipe. Comme moi je ne lui avais pas fait de cadeau dans la mienne. Et puis après il s’est ajouté à cela des filles rouges qui n’étaient plus en confiance malgré tout ce que je leur disais, et ça a été peut-être le coup de trop, ce qui a fait tout basculer.

D’ailleurs, pour en revenir aux ambassadeurs, avez-vous compris le choix qui avait été fait de sortir Frédéric ?

Cela m’a plus ou moins étonné parce que l’on s’y attendait un petit peu. On les sentait un petit peu amers vis-à-vis de nous mais, par contre, déçu parce que je pensais vraiment que le plus important était d’avancer en équipe. Depuis le début, j’essayais de fédérer une équipe et se rendre compte que, en fait, l’équipe se désolidarise comme ça, d’un coup, était le plus difficile à encaisser…En même temps déçu que ce soit Frédéric et, en même temps, heureux que ce ne soit pas mon tour.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Le premier jour, quand on arrive. Déjà, c’est magique d’arriver sur l’ile, de voir Denis Brogniart et de comprendre que ça y est, « Koh Lanta » commence vraiment. Dans les premières minutes où il nous parle, on comprend tout de suite que ça y est, le rêve devient réalité. Après, je dirais gagner la première épreuve. Devenir chef d’équipe est magique parce que c’est une place que je voulais. C’était important pour moi d’avoir cette place-là parce que je voulais me tester ailleurs dans ce que je fais tous les jours. Et puis après un évènement qui, pour moi, est le plus grand, c’est de gagner le parcours du combattant. En plus, je viens d’apprendre que je détiens le record du plus âgé qui gagne cette épreuve donc ça rajoute encore un plaisir à cette victoire qui est mythique, c’est top.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été particulièrement compliqué à supporter ?

Il n’y a pas eu grand-chose qui, pour moi, était difficile à supporter. Je crois que le plus difficile à supporter pour moi, ce n’était pas la faim, ce n’était pas la fatigue, ce n’était pas la vie de camp, ce n’était pas la vie en groupe, tout ça se passait super bien, en tout cas ça me plaisait, c’est peut-être l’attente sur l’ile quand on n’avait plus grand-chose à faire ou que l’on avait un coup de mou. Le moins évident à vivre était cette attente parce que je ne suis pas quelqu’un qui aime rester sur place, à attendre et à ne rien faire. Pour moi, c’était ça le plus lourd.

Au premier jour, vous devenez co-capitaine des rouges. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ? Quel capitaine avez-vous essayé d’être ?

Comme je l’ai dit, c’était vraiment une place que je voulais. J’ai l’habitude dans mon métier, je côtoie et je dirige une trentaine de personnes tous les jours, ils ont tous les âges, du jeune au plus âgé. C’était vraiment une place que je voulais, c’était pour moi l’occasion de me tester avec d’autres personnes dans une configuration qui y ressemble, même si le lieu était complètement différent. J’ai essayé de diriger mon équipe de la même manière, en étant posé, en essayant d’éviter les clashs entre les gens, en essayant de les lier un maximum, j’espère avoir réussi. A ce que j’entends, à ce qu’ils disent, ils étaient plutôt contents de ce que j’ai fait. Les messages que j’ai des gens, qui disent que j’étais un bon capitaine et que ça s’était vu, me rendent positif sur ce que j’ai fait. Mais, au final, quand je vois que l’on vote quand même contre moi, je me pose des questions, je me demande ce que j’ai loupé.

Sur le camp, au quotidien, quelles étaient vos activités favorites ? Quelles tâches aimiez-vous particulièrement effectuer ?

Déjà, je m’étais engagé à faire une belle cabane puisque je m’étais entrainé chez moi pour une armature et des nœuds. Cette cabane me tenait à cœur, ça a été rondement mené. Après, j’aimais bien partir à la pêche, on ramenait souvent des bénitiers. Cette partie de pêche qui nourrissait pas mal la tribu était aussi un moment où l’on s’évadait, c’était sympa.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, quelles principales motivations vous ont incité à candidater ?

En fait, « Koh Lanta » c’est plusieurs choses qui se mettent en place en même temps. C’est du sport, de l’adrénaline, une vie en collectivité, une vie dans un milieu hostile, une vie sans luxe, sans superflu…C’est un peu cet ensemble-là qui m’attirait, c’est ce que j’avais envie de vivre au moins une fois dans ma vie.

Au moment de votre départ, quel regard portez-vous sur la suite de l’aventure ?

Quand je pars, très franchement, je suis très en soucis pour mes camarades rouges, je suis un peu cartésien, pour moi 8 jaunes contre 6 rouges, ça ne peut pas passer. Donc ça m’inquiète un petit peu parce que je me dis qu’ils vont se faire décimer les uns après les autres. Je m’attends tout à fait à voir mes coéquipiers garçons arriver en premier. Bien sûr, je leur souhaite d’y arriver, je leur souhaite des retournements de situations mais je suis particulièrement inquiet pour eux.

Merci, Hervé, pour toutes vos réponses !

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Plus Belle La Vie : Interview croisée avec Tim Rousseau et Florian Lesieur, qui interprètent les personnages de Killian et de Noé !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Tim, bonjour Florian,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vous avez tous les deux rejoint la grande et belle famille de « Plus Belle La Vie » il y a quelques mois maintenant. On imagine le plaisir et la joie que ce doit être pour vous de faire partie de cette belle aventure ?

Florian : Oui, complètement, à fond ! Parce qu’on sait tous que c’est l’une des séries les plus regardées de France. J’ai découvert, en jouant dans « Plus Belle La Vie » que c’était une formation de folie et que le fait qu’il y a un rythme hyper intense me forge vachement. Je suis très content d’avoir rejoint la grande famille « Plus Belle La Vie ». C’est vraiment cool !

Tim : Bien évidemment, cela va de soi ! On ne peut pas le nier, ça nous a changé la vie à tous les deux. A ce stade-là, oui, ça nous a apporté beaucoup de joie, beaucoup de très bonnes choses, beaucoup de confiance, beaucoup d’expérience.

Avec vos propres mots, comment caractérisez-vous chacun votre personnage ?

Tim : Je dirais que Killian est chevelu J (la blague est validée), très impulsif pour les choses qui lui tiennent à cœur, surtout la famille (sa sœur ou sa mère). Ensuite, il est bien évidemment assez drôle, on ne va pas se le cacher, ou du moins j’essaie de le faire paraitre. Dans la série, de base, comment il est écrit, il n’est pas censé être très très drôle, c’est plutôt moi pour le coup qui ait amené cette touche d’humour et qui ait essayé d’amener un dérivé du personnage. De base, il était vraiment censé être un voyou….Sinon, la bonne humeur, la joie, il est vraiment border avec la ligne de l’énervement on va dire. Il peut très vite devenir colérique.

Florian : Noé, je dirais que, au premier abord, c’est un mec assez timide, même très timide. Il est vachement protégé par sa maman et son papa, du coup il est dans une sorte de cocon où il est vachement poli, vachement réservé et timide. Sauf qu’il y a certaines personnes avec lesquelles il se sent vraiment à l’aise, comme avec Killian justement, où, du coup, je trouve qu’il a un côté vachement drôle, assez taquin et vachement colérique aussi. Mais colérique différemment de Killian, ce n’est pas un mec qui va aller brûler un bar ou frapper quelqu’un mais c’est quelqu’un qui va être très désagréable. On l’a vu dans certaines scènes avec Lola, où je n’ai jamais été aussi désagréable de ma vie, où des paroles impensables sont sorties de la bouche de Noé. Donc je dirais qu’il est vachement colérique sur les bords, il faut juste apprendre à le connaitre, c’est un mec très sympathique, assez romantique aussi, vu qu’il a eu quand même deux copines depuis le début, des histoires assez belles, surtout avec Lola. Je dirais que c’est aussi un mec assez mature, qui dirige souvent Killian, même si, de base, dans le script, c’était censé être l’inverse, c’était moi qui étais censé admirer Killian.

Pour l’interprétation de votre personnage, avez-vous ou avez-vous eu chacun des sources particulières d’inspiration ?

Florian : Je ne pense pas que j’ai une source d’inspiration précise, juste j’essaie de prendre le maximum de choses de gens que j’admire. Par exemple, même ça m’arrive de prendre des mimiques ou des répliques de Tim ou de Marie, tout comme ça pourrait être de Di Caprio que je vois dans « Shutter Island ». Vraiment, ça varie, je me m’imprègne pas d’un mec ou d’une idole mais plutôt de chaque petite fonction qui pourrait enrichir mon jeu d’acteur.

Tim : Moi, je pense que je pars un petit peu sur la même base que lui mais, avant tout, je m’inspire de qui je suis moi dans la vraie vie et j’essaie de faire ressortir mes côtés les plus rigolos, mes petites mimiques où on peut vite s’attacher à cela. Elles font sourire, sont reconnaissables de mon personnage et je m’inspire de cela avant tout. J’aime bien aussi, dans la série « Soda », Slimane, ah je kiffe, j’admire vraiment son jeu, ce mec est assez incroyable, il me fait beaucoup rire.

Quelques mois en arrière, avant de rejoindre pour la première fois le plateau, vous étiez-vous plongés ou replongés dans les épisodes en cours de diffusion pour pleinement vous imprégner de l’atmosphère, de l’ambiance artistique ?

Florian : Je pense que ça s’est vu…non ! On voit bien sur mes premières séquences que non. Je crois que j’avais regardé les huit épisodes qui précédaient mon apparition, je n’étais pas au courant de l’intrigue et, ensuite, quand je m’y suis mis, j’ai plutôt bien aimé et j’ai continué à regarder. Mais, du coup, quand je suis arrivé sur le plateau, je n’étais pas encore imprégné du tout du style de « Plus Belle La Vie ».

Tim : Moi, je pense que je ne me suis pas non plus vraiment inspiré du style de « Plus Belle La Vie » mais on a essayé, plus ou moins tous les jeunes, d’apporter notre touche de fraicheur parce que c’est comme ça qu’on a vendu les rôles, on nous a dit que « vous êtes des ados, vous allez faire une vague de fraicheur, il faut rajeunir un peu le côté des viewers ». On s’est dit que l’on n’allait pas tant s’inspirer de « Plus Belle La Vie », je ne vais pas cracher sur le mode mais ce n’est pas un mode, à la télé, que je regarde. Mais, du coup, on essaie d’y apporter, à notre façon, quelque chose de nouveau. Pour l’instant, ça plait j’ai l’impression, ça ne dérange pas grand monde donc c’est cool.

Même si ce n’est jamais un exercice très facile, regardez-vous le rendu final pour capitaliser les points forts et les axes d’amélioration ?

Florian : Bien sûr, bien sûr, complètement !

Tim : Oh ben oui. Au début, c’est difficile de se regarder parce que ça fait bizarre mais, après, on se rend compte que l’on en a besoin, tout simplement, pour avancer, pour essayer d’être toujours en recherche, pour travailler, pour avoir un regard sur soi, un petit peu de recul, sinon on ne se rend pas compte.

Florian : Et puis, même, à des moments, c’est aussi pour se flatter. Il y a des séquences où les gens ne se rendent pas compte mais, moi, quand je regarde les séquences que je fais, je vois directement chaque défaut ou truc qui ne va pas dans ce que je fais. Une scène qui peut paraitre très bien aux yeux des gens va vraiment paraitre horrible pour moi parce que je vais m’attarder sur un truc qui va vraiment me déranger. Du coup, il y en a peu mais il y a des scènes qui sont parfaites à mes yeux, où, quand je les regarde, je peux les regarder trois, quatre, cinq, six fois, je me dis « ça, c’est dingue », je me dis « mec, tu as réussi à faire ça et c’est cool ». Généralement, je les poste en stories…

Tim : La même chose, carrément !

On voit de nombreuses séquences à l’antenne où vous êtes tous les deux ensemble. On peut imaginer, on le ressent déjà depuis le début de cette interview, que cette belle complicité que vous avez à l’image se retrouve aussi en dehors du tournage et du plateau ?

Florian : Carrément ! La preuve, je suis en train de manger des burgers chez lui…

Tim : C’est un très très bon ami !

Florian : On s’entend très bien. D’ailleurs, on va partir ensemble surement deux à trois mois au Costa Rica l’année prochaine. On a plein de projets en commun, on fait de la musique aussi à côté et on se rejoint beaucoup sur nos ambitions à travers le cinéma et le théâtre. Donc ça nous rapproche vachement !

 

 

On le sait, le rythme de tournage sur une quotidienne est plutôt soutenu, le nombre de minutes utiles à défendre au quotidien est élevé. Justement, est-ce que, au fur et à mesure de ces mois d’expérience, vous peaufinez votre méthodologie de travail ?

Tim : Pour ma part, il faut savoir que, au début, j’étais un petit branleur qui n’apprenait pas vraiment ses textes, j’y allais plutôt en improvisation. J’ai vite compris que ça ne collait pas vraiment avec le système « Plus Belle La Vie ». Ma méthode ne marchait pas, j’ai donc remis cela en question, je m’y suis pris par d’autres moyens, maintenant je relis quand même mes textes mais j’essaie toujours toujours toujours de chercher, je suis toujours en recherche. Même quand on ne nous demande pas, même quand je n’ai pas une phrase à dire, je finis la séquence en étant équipé au son parce que j’ai quand même réussi à trouver quelque chose à dire. Ça peut aussi être une petite mimique…j’essaie toujours de trouver quelque chose, d’être dans la spontanéité. Voilà, ma méthode de travail, c’est la spontanéité.

Florian : Je dirais que, en tout cas, cette méthodologie de « Plus Belle La Vie » m’a été hyper bénéfique, ce sont même plusieurs directeurs de casting qui m’ont dit que les gens qui venaient de la télé étaient beaucoup plus prêts, à l’écoute, ils peuvent facilement se mettre dedans. Parfois, on a des scènes hyper compliquées, que l’on doit jouer en une heure et tu n’as pas le choix que d’être bon et que d’être dedans. Sinon, c’est toi qui passe à l’image et ça fait un peu « chier » de donner une mauvaise image de soi. Concernant ma méthode, je lis à voix haute plusieurs fois les textes et, en les lisant, j’ai un jeu qui vient directement. Ça veut dire que je lis mon texte et très vite, j’ai une intonation qui me vient, j’ai un geste, un mot à rajouter, une phrase à changer. Donc, en fait, je dirais que j’ai un rôle, ce n’est pas moi qui rentre dedans mais c’est le rôle qui rentre en moi. Du coup, c’est moi qui incarne le rôle mais c’est Florian à travers ce mec. C’est moi qui lui donne la gestuelle, la manière de parler. Je m’inspire de mon personnage, qui est moi dans la vraie vie. Après, il y a un intermédiaire, si je dois jouer un mec qui s’appelle Sébastien, je n’ai pas envie que ce soit Florian à l’écran.

Les thèmes abordés au travers de vos deux personnages sont divers et variés, ils ne se limitent pas du tout à l’aspect scolarité, bien au contraire. On l’a vu, il y a des problèmes familiaux, sociétaux, environnementaux qui sont abordés. Pour vous aussi, ces sujets-là vous tiennent sans doute à cœur ?

Tim : J’ai été effectivement plongé en plein dans le sujet du cadre familial avec le rôle de Killian au début de la série. Il faut savoir que je ne voyais pas les choses sous cet aspect, je venais à peine d’arriver, c’était mon premier projet, mon premier tournage, je n’avais pas assez de recul pour me dire « waouh, mec, là Tim, tu abordes un sujet assez important », j’étais surtout dans le « waouh, je tourne, je gagne de l’argent, waouh il y a de grosses caméras en face de moi ». Maintenant, j’ai pris un peu plus de recul, notamment sur le thème de l’écologie. Je défends le frère jumeau qui n’en a un peu rien à foutre de l’écologie mais c’est dommage, pour le coup, j’aurais bien aimé jouer quelqu’un pour l’écologie parce qu’il se trouve que, dans la vraie vie, je suis vraiment pour l’écologie.

Florian : On a abordé, tous les deux, des sujets assez différents, même si on rejoignait toujours parce que l’on est meilleurs potes dans la série. J’ai eu quelques histoires d’amour, plus l’écologie, c’est quand même vachement centré sur l’écologie depuis peu. J’aimerais dire que je suis écolo mais ce serait manquer de respect aux vrais écolos, en tout cas je suis dans un internat qui est vachement écolo, j’essaie de faire attention à ce que je mange. Je fais toujours en sorte de ne jamais salir la planète, jamais je ne jette de déchets par terre, quand je vois des mégots, je les ramasse, je fais le stricte minimum à mon échelle on va dire.

Vous êtes beaucoup à l’image en ce moment, avec une belle arche. On peut penser que cette visibilité se poursuivra par la suite ?

Florian : Ah oui, là, on a reçu nos calendriers pour juin à août, ils sont bien blindés, sur un nouveau sujet qui va beaucoup plaire. Ça va être cool !

En complément, quels sont vos autres projets, sinon envies artistiques pour la suite de votre parcours ?

Tim : Je suis déscolarisé, donc je n’avais pas beaucoup de choix qui s’offrent à moi, c’était l’art, le théâtre, le rap ou le cinéma. Oui, j’espère, on va tenter bien évidemment tous les deux les entrées des grandes écoles supérieures d’art dramatique à Paris. Ensuite, on a des projets mais plutôt personnels. Je fais d’ailleurs plus de théâtre que de cinéma ou de télé. D’autres castings tombent, vous allez bientôt me voir dans d’autres séries dont je ne citerai pas le nom, notamment sur Netflix.  

Florian : On a quand même un projet en commun, qui fait partie de la branche cinématographique, c’est un gros projet.

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour la suite de cette belle aventure sur France 3 qu’est « Plus Belle La Vie » ?

Tim : Sur France 3, on peut nous souhaiter de rejouer avec Roland, alias Michel Cordes parce que j’adore cette personne, j’adore tourner avec lui, c’est incroyable.

Florian : Un max de séquences, une intrigue avec de l’action, du sang.

Tim : Oui, oui, oui, une intrigue avec que des ados et de l’action, limite fiction.

Florian : On nous a bien servis déjà sur l’arbre avec Lola mais qu’est-ce que j’aimerais avoir une équipe de folie.

Tim : On veut des Ferrari, des pistolets, des sabres, des aliènes, …Mais quelque chose qui ciblerait surtout le public jeune.

Florian : Un peu un truc à suspens, comme ce que font Boher, Nebout. Je trouve leurs intrigues très cool et j’aimerais bien avoir plus d’action.

Merci à tous les deux pour vos réponses !

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Eurosport : Louis-Pierre Frileux évoque la coupe de France de football, à l'antenne cette semaine !

Publié le par Julian STOCKY

 

Bonjour Louis Pierre,

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

Les 20 et 21 avril prochains, Eurosport 2 diffusera les ¼ de finale de la coupe de France de football. On imagine votre joie et votre plaisir de retrouver cette belle compétition, quelques jours seulement après les 1/8è ?

C’est vrai que tout s’enchaine cette année. Le 1/8è de finale entre le Psg et Lille avait été avancé mais les tours s’enchainent, on a l’impression d’avoir du foot pratiquement tous les quinze jours cette saison, avec le calendrier et le format de la compétition qui ont été un peu modifiés. Tout s’enchaine et c’est un vrai plaisir parce que, dès qu’un tour se termine, on sait que, quinze jours plus tard, on se retrouve tous sur le terrain pour vivre un nouveau tour de coupe. Franchement, cette année, c’est une grande joie, avec un format un peu particulier mais qui nous permet aussi de raconter des histoires un peu différentes et de retrouver des équipes. Je pense notamment à Canet en Roussillon, que l’on retrouve face à Montpellier et que l’on avait eu la chance de voir face à l’OM il y a quelques semaines.

Tout le monde n’est pas fan du format de la compétition mais ça reste malgré tout une très belle coupe de France, une très belle édition. En tout cas, nous nous régalons tour après tour et on sait que l’on va à nouveau se régaler pour les ¼ de finale.

Le dispositif pour ces quatre rencontres est assez classique avec notamment « Soir de coupe »…

Exactement ! On aura la chance d’être sur deux matchs avec toute l’équipe de « Soir de coupe ». On sera mardi soir à Perpignan, au stade Gilbert Brutus, pour Canet en Roussillon – Montpellier. On avait vécu une sacrée soirée sous la pluie, il y a quelques semaines de cela, lorsque Canet en Roussillon avait battu l’OM, c’était une ambiance complètement folle, c’était vraiment l’ambiance coupe de France je dirais. Avec des scènes de joie à la fin qui étaient tout simplement dingues, qui étaient tout ce que l’on aime dans la coupe de France. Le lendemain, nous serons au Parc des Princes puisque la rencontre entre le Psg et Angers sera à suivre en exclusivité sur Eurosport 2. Nous prendrons l’antenne à 18h 15. Ce sont vraiment deux histoires très différentes.

D’ailleurs, il y aura également le match entre GRA Rumilly-Vallières et Toulouse qui sera juste avant nous. On aura vraiment les deux équipes de niveau inférieur mardi et les deux chocs mercredi avec Psg – Angers puis Lyon- Monaco, tous à suivre sur Eurosport 2.

Comment qualifierez-vous la touche Eurosport sur cette compétition ?

J’ai la chance de présenter « Soir de coupe » depuis quatre saisons maintenant. Je prends un plaisir monstre, vraiment. J’ai commencé par le cyclisme, où j’ai la chance de présenter depuis quelques saisons maintenant « Les rois de la pédale ». C’est vrai que c’est un ton particulier, assez léger, sans prise de tête, sans course au scoop. On n’est pas à la recherche du sensationnel et on a réussi, je trouve, à instaurer un petit peu le même ton, assez léger, parfois décalé, que l’on a dans « Les rois de la pédale » sur « Soir de coupe ». Les joueurs et les coachs savent qu’ils vont passer un bon moment.

J’ai plein d’exemples en tête, je me rappelle de chacune des fois où l’on recevait Thomas Tuchel. La saison dernière, on avait l’immense privilège de travailler avec Gérard Houiller et c’est vrai que les coachs restaient toujours une dizaine de minutes. Parfois, en arrivant, on nous dit que l’on aura droit à seulement trois questions mais les coachs restent et ce sont même eux qui relancent la conversation. On a toujours des échanges qui sont très sympas, qui sont dans la bonne humeur, avec le sourire. On est sur de l’humain avant tout et c’est, je pense, ce qui fait la force de « Soir de coupe ».

Plus récemment, on a fait Red Star – Lyon, au tour précédent, on nous avait demandé de faire rapide avec Rudi Garcia parce qu’il devait repartir mais, finalement, il a échangé pendant plusieurs minutes avec Alain Boghossian et Benjamin Nivet. Il est resté au total une dizaine de minutes avec nous. On a vraiment réussi à faire que les acteurs viennent avec plaisir dans l’émission.

Quelle est votre méthodologie de préparation en amont d’une prise d’antenne pour un nouveau tour ?

C’est assez simple. Je travaille d’abord sur chaque club. Sur l’historique du club, les performances, la saison du club dans sa globalité, les résultats, les dynamiques, je récolte ainsi un maximum de données sur le club en championnat. Puis en coupe, pour savoir le parcours, les résultats,…je note un maximum d’informations que je synthétise ensuite. Je cherche aussi à connaitre le passé des clubs, leur historique, les épopées en coupe de France notamment et les éventuelles confrontations entre les deux équipes. Ensuite, je me focalise aussi sur les joueurs.

On a la chance d’avoir une très belle équipe, Thomas Bihel qui commente les matchs va aussi les préparer très minutieusement, notamment les joueurs. Erwan Geloen, notre responsable d’édition, est un maillon plus qu’essentiel, il fait un travail monstre également en amont des tours. Il va aller ressortir des archives, il va retrouver une image d’un joueur lorsqu’il avait joué son premier match en coupe. On arrive comme cela à retrouver plein de petites histoires et à les raconter, parfois même avec les acteurs. C’est vrai que l’on a des joueurs qui arrivent parfois sur le plateau en pensant aller simplement répondre à trois questions et, au final, ils ont le sourire car on arrive toujours, grâce à Erwan et à l’équipe, à leur montrer la petite image sympa de leur début en pros ou de leur premier but en coupe de France. On a toujours des moments très chouettes grâce à cela.

Cela demande beaucoup de préparation, beaucoup de synthèse aussi mais pour un super résultat.

Sportivement parlant, selon vous, à quoi peut-on s’attendre pour ce nouveau tour de la compétition ?

On a vraiment deux journées très très différentes, avec le mardi les deux clubs de Nationale 2. Honnêtement, au niveau des surprises, je pense que Canet en Roussillon est capable de le faire à nouveau. Ils ont battu l’OM et, récemment, Boulogne. Je pense que, face à Montpellier, ils vont jouer comme ils l’ont fait les tours précédents, sans la moindre retenue. C’est une équipe qui a beaucoup de talent, qui a des individualités mais aussi un collectif solide. Pour faire tomber l’OM et pour confirmer au tour suivant, il faut quand même avoir des ressources. Je pense que le club est capable d’aller chercher une place dans le dernier carré. Maintenant, Montpellier sera prévenu aussi, ce sera plus difficile pour Canet en Roussillon.

Toulouse est troisième de Ligue 2 actuellement, je me dis que c’est la montée qui va les préoccuper évidemment en cette fin de saison. Mais aller chercher une demi-finale de coupe de France est quelque chose qui va les intéresser aussi donc je pense que ce sera compliqué pour GFA Rumilly Vallières. Le lendemain, on a les quatre clubs de Ligue 1 qui s’affrontent. A voir dans quel état d’esprit sera le Psg face à Angers. Ils ont encore évidemment le titre en ligne de mire et la double confrontation face à City en Ligue des Champions se profile. Malgré cela, je pense que, face à Angers, les parisiens, au parc des princes, auront à cœur de faire un match référence. Je pense que l’on a tous compris qu’ils ont envie de faire une grosse fin de saison. Le titre est loin d’être acquis donc la coupe de France reste, je pense, très importante. On l’avait d’ailleurs compris dans « Soir de coupe », Mauricio Pochettino nous l’avait dit à plusieurs reprises, la coupe de France est très très importante pour le club. Le dernier match est très difficile à pronostiquer, entre Lyon et Monaco. Parce que Monaco fait une année 2021 incroyable. C’est très très séduisant à regarder jouer, on avait eu la chance de les faire face à Nice et face à Metz. C’est très plaisant, c’est tactiquement au point, Niko Kovac fait un travail incroyable. Difficile, honnêtement, de pronostiquer cette rencontre mais je pense que l’on va avoir un très très beau match parce que Lyon a bien compris également que la coupe de France est très importante. Rudi Garcia ne cesse de le répéter. Ce seront vraiment des rencontres sympas, je pense que l’on est vraiment gâtés par toutes ces affiches.

A titre plus personnel, quels sont vos plus beaux souvenirs, de passionné de ballon rond, dans cette belle épreuve ?

C’est très simple, c’est un match qui s’est joué en 2003, un Laval – Psg, puisque c’est le premier match que j’ai eu la chance d’aller voir. J’étais tout jeune, j’avais 12 ans, c’était mon premier match dans un stade de foot, en plus à Laval, d’où je suis originaire. Si je ne dis pas de bêtise, c’était en 1/8è de finale, il y avait un gros niveau d’écart et, pourtant, Laval avait tenu tête au Paris Saint Germain. Il y avait une ambiance complètement dingue au stade Francis Le Basser. Pour moi, c’était fou, avec Ronaldinho sur la pelouse, Jérôme Alonzo dans le but, Gabriel Heinze jouait aussi, tout comme Mauricio Pochettino, que j’ai maintenant la chance de rencontrer dans « Soir de coupe ». C’est aussi ça la coupe de France, je suivais Laval en championnat bien sûr mais voir le Psg se déplacer chez nous était quelque chose d’incroyable, dans un stade plein à craquer. C’était une vraie ambiance de coupe.

Ça reste mon plus beau souvenir de coupe de France. Après, j’ai eu la chance d’en vivre également beaucoup professionnellement. Quand Rennes bat le Psg en finale il y a deux ans, c’était quelque chose de grand aussi. On a eu la chance de suivre les exploits des Herbiers, de Chambly, ce fut de grands moments également, on a vraiment vibrés avec ces équipes, on les retrouvait tour après tour et c’était forcément particulier. On a plein de souvenirs comme ça….j’avais eu la chance de faire aussi des matchs en bord de terrain où je me suis également régalé. Saison après saison, la coupe de France nous offre des émotions incroyables.

Merci, Louis-Pierre, pour toutes vos réponses !

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N'oubliez pas les paroles : Elodie évoque le concert en streaming du 17 avril ainsi que la sortie de son nouveau titre !

Publié le par Julian STOCKY

@aurelia_c_photographies sur instagram / www.mesplusbeauxsouvenirs.com

 

Bonjour Elodie,

C’est toujours une joie de vous retrouver pour un nouvel entretien !

Ce samedi 17 avril, à 20h 30, vous participerez, aux côtés de vos amis maestros, à un concert diffusé en streaming. On imagine votre joie et votre plaisir de vous retrouver pour proposer ce spectacle au public ?

Oui, effectivement, ça a été une grande joie d’avoir été invitée sur ce projet. D’une part parce que je suis toujours flattée et honorée de pouvoir faire partie de cette équipe malgré ma place au classement, qui descend d’année en année. C’est une preuve de confiance de la part des organisateurs, Dorian et son épouse Mérav, et ça me touche, par conséquent. J’étais d’autant plus heureuse parce que c’était une nouvelle expérience de concert que je n’avais pas vécue avant. Comme beaucoup d’artistes je pense, qui innovent en ces temps particuliers. Donc c’était l’occasion d’expérimenter une nouvelle formule, d’expérimenter un nouveau rapport à la chanson, cette fois-ci face à des caméras et des techniciens. Voilà, c’était complètement différent de concerts classiques.

En plus de cela, ça a été un peu comme un soulagement par rapport aux autres concerts reportés. Plusieurs concerts avaient été reportés au fur et à mesure, moralement c’était difficile, on le savait, on le voyait arriver mais, bon, on s’accrochait parce qu’il y avait certains concerts qui avaient réussi à passer entre les mailles du filet. Alors quand on a su qu’il y avait cette organisation qui nous était proposée, l’opportunité a été saisie. Cette nouvelle expérience a été très positive.

Même si le format est différent, du fait du contexte sanitaire du moment, il présente l’avantage d’être accessible au public aux quatre coins de la France….

Exactement ! C’est vrai que chaque maestro, dès qu’il partageait un petit extrait de concert ou dès qu’il partageait une information au sujet d’un concert à venir, recevait des petits commentaires sous les publications, du genre : « mais quand est-ce que nous aurons un concert dans notre coin ? ». On a eu des réclamations notamment du côté de Saint-Etienne et d’Orléans, dans des endroits où il était très compliqué d’organiser des évènements. On était toujours un peu gênés de ne pas pouvoir répondre présents au près des spectateurs qui souhaitent nous voir et des gens qui nous suivent. Là, ça a été avec une grande joie que l’on a annoncé que tout le monde pourrait suivre ce concert.

 

 

Sans tout en dévoiler, comment présenteriez-vous cet évènement ? Quels registres musicaux seront proposés, sous quels formats ?

Je vais faire attention de n’oublier personne, il y aura Margaux, Kévin, Jérémy, Gauthier, Alessandra, Hervé, Franck, Dorian et Violaine. Nous allons chanter des chansons de répertoires assez variés, puisqu’il y aura des chansons récentes et des chansons plus classiques, plus anciennes, qui font partie du répertoire traditionnel français. Et puis nous aurons aussi des chansons de variété internationale. Voilà, un petit peu de tout même si, évidemment, la dominante sera quand même la chanson française puisque c’est « N’oubliez pas les paroles » qui nous a, à la base, réunis sur cette aventure. Mais on se permettra de faire aussi des chansons en anglais pour le plaisir de pouvoir écouter de la variété internationale et de pouvoir l’interpréter.

Nous avons enregistré le concert au Studio GSL. C’est via leur plate-forme internet qu’il sera diffusé.

Sur combien de titres pourrons-nous vous retrouver, en solo ou accompagnée ?

Je pense que je chante sur cinq morceaux. Après, il y a plusieurs autres morceaux sur lesquels je suis choriste ou alors figurante, avec un petit rôle visuel, sur certaines chansons plus accessoirisées, sous forme de petits tableaux. On a aussi des collégiales, des trios et des duos.

 

 

Nous évoquions ce format spécifique. Justement, quelles adaptations, dans la préparation et sur scène, implique-t-il ?

On a des avantages et des inconvénients. Sur cette forme de concert, les gens peuvent nous voir de près parce que l’on a vraiment différents points de vue, différentes caméras, on a notamment une caméra un peu girafe qui se balade autour de nous. On a de jolis points de vue, des plans variés qui rendent plus dynamiques que quand, je pense, on est au fond d’une salle de concert. On a l’avantage de pouvoir régler plus facilement les balances, il y a moins de problèmes techniques sur ce genre d’organisation. Il y a un montage qui est fait, les aléas du direct sont moins gênants.

L’inconvénient du studio est évidemment et avant tout l’interaction avec le public, que nous n’avons pas. C’est ce qui m’a manqué le plus. Après, en contrepartie, j’ai donc donné deux fois plus dans les yeux des personnes avec qui je chantais parce que j’ai besoin d’une interaction. C’est très difficile d’en avoir une avec une caméra, alors j’ai plongé mes inspirations d’interprétation dans les yeux de mes camarades. Un autre inconvénient aussi que nous avions était que nous étions tenus par le temps, le concert a été tourné en une courte journée, nous n’avions la possibilité que de faire une fois une répétition puis la suivante était enregistrée. S’il y a des couacs, tant pis, c’est dans la boite. Donc il y a finalement un côté un peu direct qui ne nous laissait pas trop le droit à l’erreur et, d’ailleurs, il y aura parfois, je pense, de petits sourires en coin de choses qui n’étaient pas forcément prévues, sur lesquelles nous avons rebondi, un peu comme lors d’un concert en fait. C’est un peu ça aussi le jeu quand on veut donner l’impression d’être en direct. Là, c’est un peu ce qui s’est passé….

Comme il n’y avait pas de public, nous avons fait le choix de transitions entre chaque chanson parce qu’on ne se voyait pas utiliser de faux applaudissements ou de faux cris de spectateurs, ni laisser de gros blancs sonores. Alors les organisateurs ont eu l’idée de nous faire un peu raconter notre vie à chacun, il y aura donc de petites anecdotes qui seront racontées par les maestros, sous forme d’interviews, entre chaque chanson, pour en savoir un peu plus sur les petites anecdotes du plateau et sur celles des concerts.

 

 

En tout cas, on imagine que vous avez hâte de pouvoir retrouver vos fans en live, dans une salle de concert remplie ?

Oh là là, oui ! Qu’est-ce que l’on a hâte ! On a tellement hâte ! Le prochain concert qui est maintenu est celui de Loudun, en mai. On prie pour pouvoir y participer. Evidemment, la première raison est parce que l’on a envie de retrouver notre public. On a vraiment la chance qu’il soit fidèle, on a eu déjà des surprises incroyables lors de certains concerts avec des gens qui ont parcouru la France pour venir nous voir, et ce n’est pas arrivé qu’une seule fois. On a beaucoup de chance d’avoir des gens si fidèles. Ils nous manquent beaucoup. Je suis quelqu’un qui a vraiment besoin d’être en interaction avec un public quand je chante, c’est vrai que, là, ça nous manque énormément. En plus de cela, ça nous manque aussi parce que l’ambiance d’un concert est particulière entre les maestros, il y a, à chaque fois, quelque chose qui nous rapproche et qui enrichit notre histoire, notre vécu. Il y a une adrénaline qui est tellement particulière sur scène que ça nous crée toujours de nouveaux liens encore plus forts et c’est vrai que la scène nous manque à tous, vraiment. Donc on a vraiment hâte de pouvoir remonter sur scène, de pouvoir faire le concert de Loudun et les suivants. On croise les doigts.

En parallèle, vous avez dévoilé il y a peu votre nouveau titre « Ca suffira ». Quels thèmes y sont abordés dans cette chanson pleine de douceur et de tendresse ?

Pour raconter un peu son histoire, je voulais au départ une chanson qui changeait un peu. Je venais d’en enregistrer une assez douce qui n’est pas encore sortie d’ailleurs et, à l’issue, j’avais appelé Dorian en lui disant que je souhaiterais quelque chose de dynamique, quelque chose qui donne envie de danser, avec un message positif dans cette ambiance un peu morose actuelle. Je voulais répandre de la bonne humeur. Commande passée et puis voilà que Dorian m’envoie cette chanson, « Ca suffira », toute douce, toute légère. Alors double réaction : « ce n’est pas du tout ce que j’ai commandé » et, en même temps, « mais qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est mignon ». J’étais très émue car je sentais bien que chaque phrase me correspondait et qu’elle avait été écrite pour moi. Elle fait vraiment partie de mon quotidien, par exemple j’ai toujours un petit flacon d’huiles essentielles sur moi, comme dans la chanson. C’était vraiment inspiré de choses de mon quotidien, cela m’a beaucoup touchée.

Du coup, j’ai repassé cette commande à Dorian pour avoir cette chanson dynamique mais je lui ai bien dit que je ne pouvais pas laisser passer non plus « Ca suffira ». J’aurais eu du mal à l’entendre chanter par quelqu’un d’autre que par moi car je sais que l’on parle de moi dedans. Cela m’a énormément touchée, j’insiste car cela a montré à quel point Dorian me connaissait et connaissait ma vie. En même temps, ça a été une très bonne surprise…

Il y a un côté répétitif et assez entêtant, sur le « oh oh oh » qu’avait imaginé Dorian et je me suis dit que ça ferait super joli d’y ajouter des voix d’enfants. M’est venue l’idée d’une petite chorale d’enfants. En décembre, j’ai lancé un appel au casting pour enregistrer ces cœurs. Tout le monde avait, le jour J, des paillettes dans les yeux autant que moi. Au moment de la répétition guitare-voix, quand j’ai entendu ces enfants chanter ma chanson, j’ai eu les larmes aux yeux, vraiment. Ca procure une telle émotion d’entendre plein d’enfants qui chantent un titre pas encore sorti ni connu. Entendre des voix aussi pures et aussi douces chanter en cœur le texte de ma chanson a été une immense émotion. Il a fallu que je reprenne mes esprits avant de passer à l’enregistrement, on a alors passé une demi-journée à enregistrer ces cœurs. C’était une superbe aventure, j’étais aussi émue que les enfants en fait, ça a été un très très beau partage. Je suis très heureuse du rendu que ça donne grâce à eux, je les remercie encore d’ailleurs de leur participation. Je ferai prochainement un making-of pour montrer leurs jolies visages lors de leur participation parce qu’ils méritent vraiment qu’on voit leur investissement.

Le clip est un peu unique aussi….

Tant qu’à faire, je me suis dit « soyons complètement fous ». On est sur une chanson très simple, pure, qui parle du quotidien donc je voulais un clip dans ce même esprit. J’ai demandé à Jérémy, qui fait mes clips depuis le départ, à ce que, cette fois-ci, il n’y ait pas de stabilisateur, ni de drone non plus. Je voulais qu’il y ait des secousses tout le temps. En plus, sur la qualité de l’image, je voulais qu’elle fasse très vieille, très ancienne, presque 0 qualité. Complètement en décalage et à l’opposé de ce que l’on peut connaitre d’habitude. J’ai toujours de drôles d’idées….

On a innové, il fallait trouver un moyen de coller la caméra sur les yeux de mon conjoint. On voit ses mains dans le clip et Jérémy fixait la caméra sur ses yeux pour donner vraiment l’impression que la caméra était mon conjoint et que donc, du coup, les gens qui regardent ce clip s’immiscent dans ma vie intime. C’est vraiment cette impression que je voulais donner. Je voulais vraiment que ceux qui regardent ce clip aient la sensation d’avoir piqué mes vidéos de caméscope cachées dans mon placard pour regarder à quoi ressemble mon quotidien.

Voici d’ailleurs le lien direct pour le visionner : https://www.youtube.com/watch?v=MzdwG269aK4

Quels premiers retours avez-vous déjà pu en avoir ?

J’ai eu plein de retours très positifs. Je m’attendais à en avoir vraiment beaucoup par rapport aux chœurs d’enfants, j’en ai eus effectivement. Les deux autres points très positifs mis en avant sont au sujet du clip et des paroles de la chanson. J’ai beaucoup de gens qui m’ont dit que cet appel au quotidien est un moment hors du temps, apaisant, où ils avaient l’impression de passer une bonne journée en ma compagnie. J’ai une de mes amies qui m’a écrit : « ça y est, ça donne envie de vivre avec toi maintenant, je pense que je vais m’installer chez toi ». J’ai senti que le bien-être du quotidien transmis dans cette chanson a réussi à avoir des conséquences pendant quelques secondes sur leur bien-être à eux, cela m’a beaucoup touchée. Je pense que les paroles de Dorian y sont pour beaucoup. Le clip a bien plu aussi parce que c’est du bonheur en tout simplicité, finalement il ne faut pas de grands éléments fastueux pour faire du bonheur, les petits bonheurs du quotidien suffisent à faire un grand bonheur dans la vie, c’est un peu ça l’idée de cette chanson et c’est ce que les gens m’ont renvoyé.

La chanson a pu les ressourcer et ça me touche énormément quand ils me transmettent leurs émotions une fois qu’ils l’ont écoutée. C’est le plus beau des cadeaux quand une chanson a des conséquences sur leur bonheur à eux, c’est génial quand une chanson peut faire du bien aux autres. Les retours sont très positifs, je suis ravie aussi du nombre de vues du clip, je suis dans une période où je ne suis pas du tout diffusée sur France 2 et on approche les 6 000 vues, c’est un très bon départ, je suis vraiment contente de l’évolution de cette chanson et des retours très positifs que j’en ai.

D’autres titres sont-ils déjà en préparation ?

Oui, tout à fait ! J’en ai enregistré deux autres depuis, que je ne sortirai pas tout de suite. Je laisse le temps à mes chansons de vivre un peu. L’air de rien, faire des clips, travailler sur la communication sont des choses qui prennent du temps. Entre deux, il y aura le making-of que j’évoquais. J’en ai aussi deux autres en préparation, qui sont écrites et composées, je suis en travail sur l’arrangement. L’une a été écrite par Coralie, la maestro de « N’oubliez pas les paroles », qui est une auteure extraordinaire, qui écrit depuis des années des textes sublimes et qui va d’ailleurs bientôt sortir son EP. Voilà, ces cadeaux, forcément, m’ont beaucoup touchée.

Du coup, quand je commence à faire le calcul, je me dis que j’en ai déjà sorties 5, que 2 sont enregistrées et que 2 à 3 vont arriver. On s’approche de la dizaine. Les choses se faisant progressivement, je pense que je suis en train de me diriger vers un album. Je vais faire attention car j’ai bien conscience que je chante des chansons complètement différentes à chaque fois, d’un point de vue musical on est sur des styles bien variés. Je veille toujours, lors des enregistrements et des arrangements, à ce que l’on retrouve mon identité vocale. C’est important pour moi qu’on puisse me retrouver dans ma façon d’articuler les mots ou dans ma façon d’interpréter une chanson ou même dans ma façon de porter ma voix. C’est vraiment une priorité pour moi, je suis quelqu’un de très pluriel, pourtant j’ai envie que l’on reconnaisse quelque chose qui m’appartient.

 

 

Pour terminer, aura-t-on la chance de vous retrouver dans le tournoi 2021 des maestros de « N’oubliez pas les paroles » ?

Malheureusement pour moi, je n’y serai pas. Effectivement, inconsciemment, pendant quelques mois après les derniers masters, une petite voix me chuchotait que j’étais censée ne pas y aller l’an dernier mais que j’y étais allée, que j’étais censée ne pas être non plus au tournage des masters mais qu’ils se sont passés sur une formule à 32 donc peut-être qu’il y aura encore un autre changement ? Mais non, ils ont bien maintenu la formule à 18 pour les associations. Cette année, je n’y ai donc pas participé. J’ai transmis toutes mes bonnes ondes à mes amis qui m’ont aussi d’ailleurs envoyé toutes leurs pensées, ce qui m’a beaucoup touchée.

Je serai ravie de revenir pour les masters 2021 avec la formule à 32. Je suis encore 25è donc, normalement, je serai encore dans le classement. Ce sera un immense plaisir de revenir.

Merci, Elodie, pour cet échange très agréable !

Publié dans Télévision, Musique

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Koh Lanta : Aurélien revient sur son aventure et son rôle de capitaine !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Bonjour Aurélien,

Quelle joie d’effectuer cette interview avec vous !

Vendredi dernier a été le théâtre de votre élimination de « Koh Lanta », actuellement en diffusion sur TF1. Personnellement, comment avez-vous vécu la diffusion des images ? Ont-elles ravivé en vous certains souvenirs de ce qui s’était passé en Polynésie ?

Non, c’était plus l’occasion d’une remise en question. J’avais vraiment plus regardé comme une analyse, en me demandant où est ce que ça a « merdé », qu’est-ce que je n’ai pas fait comme il fallait, à quel moment je n’ai pas été bon parce que pas assez à l’écoute de ce qui pouvait se passer sur le camp. J’en ai plus profité pour faire mon autocritique que pour remuer le couteau dans la plaie ou autre, ce n’est pas du tout comme cela que je fonctionne. Mon élimination était déjà digérée depuis un petit moment, forcément. Ça n’a pas ravivé de souvenirs désagréables, je l’ai intégrée, je l’ai acceptée, ça fait partie du jeu. Mais, voilà, j’ai plus essayé de me dire : regarde bien à quel moment tu as laissé échapper ta continuité d’aventure.

Au moment de rejoindre le conseil, dans quel état d’esprit étiez-vous ? Sentiez-vous un risque d’être éliminé ? Ou étiez-vous totalement confiant ?

Je pense que je ne connais personne, ou alors c’est qu’il est totalement fou, qui peut dire qu’il est allé à un conseil les mains dans les poches, sans avoir amené son sac parce qu’il savait qu’il ne partirait pas. Ça reste « Koh Lanta » et, en ça, c’est génial aussi à vivre et à regarder, tout peut arriver. Donc, évidemment, que je n’étais pas serein à 200%. Par contre, je pense que je paie un excès de confiance, je sentais bien qu’avec Shanice, le vent commençait un peu à tourner mais je ne pensais pas qu’elle réussirait. Dans mes calculs, elle ne pouvait pas aller chercher autant de personnes. Après, ce n’est pas non plus une élimination écrasante, ça reste un 5 contre 4. Mais, là où ça m’a le plus surpris, c’est vrai, c’est le vote de Thomas. C’est celui sur lequel je n’avais absolument pas tablé et c’est celui qui fait la différence. Je m’étais dit que 3 votes seraient envisageables, Vincent peut-être, Myriam potentiellement et Shanice je comptais dessus. Je m’étais fixé aux alentours de 3 mais, en aucun cas, je ne pensais que je pourrais en avoir 5 contre moi.

Selon vous, quelles principales raisons sont à l’origine de votre départ ?

Je pense qu’il y a une chose qui, à mon avis, mais une fois de plus ce n’est que mon ressenti, est primordiale, c’est le fait que l’on se rapprochait quand même dangereusement de la réunification. Certains se sont dit que, de toute façon, ce n’est pas trop grave de retirer l’élément central de la nourriture parce que, d’un autre côté, il est aussi très fort sur les épreuves, il est assez fort sur la logique, il a l’équilibre, il a le mental. Je l’avais montré sur l’épreuve juste avant, du paresseux, où l’on tient, Flavio et moi, vraiment au mental parce que, à partir de dix minutes, ça devient insupportable. Donc je pense qu’il y avait aussi une idée de se dire que ce serait peut-être le moment de tenter un putsch et d’enlever Aurélie de l’équation.

Après, je ne peux pas nier que, en effet, j’avais tendance à être un peu, je ne dirais pas directif, mais dynamique sur le camp. C’est en tout cas comme cela que je le voyais. Je voulais vraiment que l’on vive le mieux possible sur le camp, que toute l’équipe se sente bien, que l’on soit dans la meilleure forme possible avec ce qui nous était possible de chasser ou de pêcher. Certains l’ont vu comme une volonté de se mettre en avant alors que absolument pas, c’était juste la volonté de faire vivre mon équipe de la meilleure façon qui soit.

On l’a vu vendredi soir, l’épreuve d’immunité du paresseux a été particulièrement compliquée, avec des conditions climatiques dantesques. Racontez-nous ces instants de résistance sans doute extrême…

Ce n’est pas compliqué, au bout de dix minutes, mon corps a commencé à me signifier que la douleur était tellement insupportable dans les bras qu’il fallait lâcher. J’ai eu cette chance, c’est que mon cerveau a pris le relai et m’a dit « mais non, c’est impossible que tu lâches à ce moment-là, ce n’est pas même envisageable donc tu tiens ». Le sang a commencé à quitter progressivement les jambes et les bras, de façon à ce que, au moment, où vous lâchez, vous ne sentez plus vos membres. Il faut savoir qu’il y a un petit moment, quand je descends, où je ne sens quasiment plus mes mains. C’est assez désagréable d’ailleurs comme sensation.

C’est vraiment la tête qui a pris le relai. Toutes les deux à trois minutes, je jetais un petit coup d’œil sur les rouges qui restaient encore en place et je me disais que je devais me débrouiller, trouver une solution pour pousser un peu plus loin. Malheureusement, ça ne l’a pas fait. Je crois que l’on a tenu, de mémoire, quelque chose comme 45 minutes. Les 35 dernières minutes n’ont été que souffrance.

 

@ Alain ISSOCK / ALP / TF1

 

Au premier jour de l’aventure, vous devenez co-capitaine des jaunes. Comment avez-vous appréhendé ce rôle ? Cela vous a-t-il fait plaisir de l’endosser ?

Pas du tout ! Absolument pas ! En fait, dans mon idée, je m’étais dit que, en arrivant sur « Koh Lanta », il faudra quand même réfléchir au fait de ne pas être chef, faire en sorte de ne pas endosser ce rôle-là. Qui est trop compliqué, trop exposant. Si vous n’êtes pas assez directif, on va vous le reprocher parce que certains ont besoin que vous leur donniez des directives. Si, au final, on est trop directif, certains vont dire « pour qui il se prend à me donner des ordres comme cela ? » donc ça ne va pas le faire. Au fur et à mesure de l’aventure, on le voit bien d’ailleurs. Parce que, au départ, ils sont très très contents d’apprendre plein de choses avec moi, de discuter de tout ce qui fait la vie d’un aventurier, d’avoir de petites astuces,… Au fur et à mesure, je continue sur cette idée-là mais eux, finalement, ça finit par les saouler, par les gaver. On voit bien donc que c’est un rôle hyper compliqué. Moi, en arrivant, je m’étais dit « surtout, surtout, pas de chef de tribu, on sera un peu plus en sous-marin et on verra ce qui se passe ».

Voilà, je deviens chef par la force des choses parce que l’on remporte la première épreuve avec Laetitia. En fait, ce qui se passe, c’est que cette victoire-là est presque maudite, à plusieurs aspects. Je deviens chef alors que j’avais prévu de ne surtout pas l’être. Je deviens chef avec Laetitia, en discutant avec elle je me rends compte qu’elle n’est pas vraiment portée sur la stratégie et le fait de voir loin, ce n’est pas vraiment son domaine de prédilection. On le voit bien d’ailleurs avec ma sortie où elle ne se dit pas que, au final, elle perd aussi la puissance du talisman contre les rouges. En outre, je me retrouve avec un talisman qui, en plus de pouvoir servir en tant que collier, peut aussi servir en tant qu’attaque, c’est-à-dire un double pouvoir. Il faut imaginer un peu dans ma tête comment ça part dans tous les sens en me demandant un peu quels sont les différents chemins possibles. C’est un peu comme ce livre dont vous êtes le héros où, en fait, vous prenez les décisions au fur et à mesure. C’est exactement la même chose, je tournais de page en page, j’essayais de voir un peu loin mais j’avais un peu l’impression d’avancer seul dans ce domaine.

On vous voit particulièrement actif sur le camp et lors des épreuves, en plus d’être bon conseiller pour vos camarades. D’ailleurs, quelles étaient les activités sur le camp que vous adoriez tout particulièrement faire ?

Très franchement, je n’avais pas d’activité qui me déplaisaient. Aller chasser les crabes, aller pêcher au harpon, aller chercher du bois, aller chercher à manger aussi dans la forêt, aller chercher de la canne à sucres, c’est vraiment des trucs qui me passionnaient. De toute façon, j’étais là pour ça, j’étais là pour vraiment vivre l’aventure à 200%. Je m’étais dit, entre le moment où je mets le pied sur l’ile et celui où je la quitte, il faut que chaque minute soit la plus remplie possible. C’est un peu comme cela que je fonctionne d’ailleurs dans la vie, je fais en sorte de toujours être très actif, à toujours lancer 10 000 dossiers en même temps. J’ai besoin de cela pour me sentir vivant. Donc j’ai vraiment appliqué cela sur l’ile aussi. Je n’ai du coup pas franchement eu d’activités qui me déplaisaient. Par contre, c’est vrai que j’avais une forme de fierté de nourrir mon équipe. Quand on s’est mis en tête, avec Flavio, de ramener un poisson par personne, c’était vraiment quelque chose d’hyper agréable.

Les premiers jours ont été vécus sans le feu pour les jaunes. Comment se sont-ils passés ?

On le voit bien, on est quand même dans des conditions qui sont beaucoup beaucoup plus dures que celles des rouges. Ils sont dans une forme qui est forcément meilleure que la nôtre. C’est vrai que ça nous a quand même, malgré tout, soudés tous parce qu’on avait vraiment vécu des phases très très difficiles. Tant mentalement que physiquement. On le voit bien avec mon passage à l’infirmerie après la rencontre avec Gabin, c’est bien représentatif de la difficulté que l’on avait à se nourrir sur le camp et à être dans de bonnes conditions physiques.

Donc c’est sûr que quand on a vu les deux allumettes brandies par Denis au moment de l’épreuve de l’élastique et de la visée, ça nous a redonné une énergie phénoménale. On savait qu’il nous fallait absolument ce feu pour pouvoir changer un peu notre façon de vivre dans l’aventure.

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

Je pense que mon meilleur souvenir est mon tout premier poisson, au harpon. Dans l’aventure, ça a une saveur vraiment particulière d’être le premier, d’être celui qui avait réussi à attraper le premier poisson, même si je savais qu’on allait en avoir beaucoup d’autres. A titre personnel, ce que j’avais potassé là-dessus a payé, les différentes choses que j’ai pu lire sur comment bien pêcher au harpon, comment bien se positionner ont payé. C’est vraiment mon plus beau souvenir on va dire. Après, pareil, le moment de l’annonce d’une victoire sur une épreuve est quelque chose d’incroyable à vivre.

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été particulièrement difficile à appréhender et/ou à supporter ?

Je dirais que, globalement, la vie en communauté, lorsque vous avez faim, lorsque vous ne dormez pas très très bien, lorsque vous sentez que votre organisme est loin d’être au top, est quelque chose d’un peu plus compliquée à vivre. C’est vrai que, mine de rien, dans mon éviction, il y a certaines choses qui ont pu être dites ou faites qui me restent un peu en travers de la gorge. Je n’ai pas de véhémence, je ne garde pas de griefs envers mes petits camarades mais c’est vrai que mon éviction me laisse un gout amer.

Pour en revenir à la genèse de votre aventure, qu’est-ce qui vous a motivé à candidater ?

En fait, je me suis dit, de façon un peu présomptueuse, que je peux y aller parce que je représente un peu tous les éléments qui pourraient faire de moi un bon aventurier. Le côté sportif, le côté logique, le côté stratégique / tactique. Pour le côté survie, je me disais que c’était quelque chose d’appréhendable, en tout cas je comptais aussi un petit peu sur un retour de la jugeote que l’on peut avoir dans la vie de tous les jours qui peut nous être utile en mode survie. C’est ce qui m’a fait dire que c’était peut-être le bon moment pour aller se frotter à cette expérience incroyable qu’est « Koh Lanta ».

Vous êtes-vous préparé d’une façon particulière ?

Oui, physiquement, je me suis vraiment entrainé sur ce que je pensais être mes lacunes. J’ai beaucoup beaucoup bossé sur l’équilibre, la force statique et puis j’ai essayé de travailler aussi un peu le mental pour supporter des moments désagréables. C’est-à-dire de tenir par exemple avec un haltère de 10 à 15 kilos au-dessus de la tête le plus longtemps possible. Après, d’un point de vue survie, c’était essentiellement beaucoup de lecture, aussi des tutos sur internet, pour essayer d’avoir des premiers éléments une fois arrivé sur l’ile.

A ce stade-là du jeu, comment voyez-vous l’horizon pour vos anciens camarades jaunes ?

Au moment où je sors, je n’ai aucune idée de l’instant exact où arrivera la réunification. Mais je me dis « quelle hérésie, quelle bêtise, quelle connerie de me sortir à ce moment-là ». Dans la logique de « Koh Lanta », qui n’était pas forcément la leur, on ne vire surtout pas un élément « fort » (sur les épreuves, le camp, l’esprit de groupe, la nourriture,….) avant la réunification. Après la réunification, ça devient en mode solo, à la limite j’aurais pu être un fusible pour les ambassadeurs. Mais, au moment où je sors, je me dis que ça va être galère pour eux. Je me dis aussi que, comme ce n’est pas une sortie à 8 votes contre 1, ça peut peut-être générer chez eux une distension et ne pas permettre à l’unité de se maintenir.

Merci, Aurélien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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