Ariane et Béatrice Massenet nous en disent plus sur leur nouveau livre !
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_fa26d9_02817ff1b8f9626817ff1b8f98a817v-960x64.jpg)
Bonjour Ariane, bonjour Béatrice,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !
Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Saint-Germain-des-Prés, en plein cœur du quartier littéraire de Paris. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présentes ici ?
Ariane : Ce qui est très agréable, c’est que ce salon est à taille humaine ! Ce n’est pas un salon immense où, finalement, tout le monde est un peu perdu, avec des gens qui sont là mais sans savoir vraiment pourquoi ils sont là. On sent que ce sont des gens qui, vraiment, ont envie de lire, d’acheter des livres, on les voit, ils ont toujours un ou deux ouvrages sous le bras. Voilà, il y a une proximité et un côté très très sympathique et très bien organisé. Effectivement, en plein cœur de Saint-Germain-des-Prés, c’est quand même idéal !
Béatrice : C’est vrai que c’est plutôt très agréable de rencontrer des gens qui viennent véritablement pour la lecture et pour rencontrer leurs auteurs préférés. Donc c’est vrai que c’est toujours un moment d’échanges assez agréable !
Un mot, si vous le voulez bien, sur le livre que vous présentez ici, au salon ?
Ariane : C’est un ouvrage que nous avons cosigné avec ma sœur Béatrice. On avait sorti un premier ouvrage, il y a une vingtaine d’années, sur le même thème et on s’est dit que, vingt ans après, c’était intéressant de voir comment la société avait évolué, ce qui s’était passé, si les rapports avaient changé entre 2005 et 2026…On s’est aperçues qu’effectivement, la parole s’était libérée : les femmes parlent beaucoup plus facilement …
Michel Cymès : …de sexe … et de ménopause !
Ariane : Alors, ça c’est Michel Cymès, qui est mon voisin de salon. Je n’ai pas choisi, on ne m’a pas demandé mon avis 🙂…Il est médecin, il parle toujours de ménopause et de choses comme ça…
Michel Cymès : Oui, ça m’intéresse beaucoup, la ménopause… 🙂
Ariane : Quels sont tes symptômes, Michel ?
Michel Cymès : J’ai beaucoup de bouffées de chaleur et j’ai, surtout, une sécheresse vaginale…
Ariane : J’étais sûre qu’il allait dire ça 🙂. Non, n’achetez pas son livre, ça ne vaut rien ! 🙂 Tout ça pour vous dire que les relations mère - fille ont évolué dans la mesure où les femmes et leurs filles ont de plus en plus envie de se parler et de dire les choses. Si ces mères ont vécu des épisodes dramatiques, elles sont, aujourd’hui, aptes et elles ont envie de traiter ces sujets face à leurs filles, que ce soient des violences conjugales, le handicap, l’exil, l’homophobie, la grossophobie…Les paroles se sont libérées et les relations entre mère et fille sont peut-être plus fusionnelles, avec les filles qui encouragent leurs mères à s’exprimer et à dire tout ce qu’elles pensent.
Béatrice : On se rend compte que, finalement, les problèmes que peut rencontrer une femme, une mère, sont les mêmes, que l’on soit connue ou pas. C’est-à-dire que ces femmes connues, ces personnalités, ont exactement les mêmes problèmes que les personnes non connues. Donc cela fait écho, si vous voulez, à la vie de chacune des lectrices. C’est intéressant !
Ariane : Il faut préciser que ce sont quinze couples de personnalités, avec leur mère ou leur fille, qui échangent sur le lien familial. Donc il y a Valérie Damidot et sa fille, Ingrid Betancourt et sa fille, Michèle Bernier et sa fille, Inès Reg et sa mère, Noémie Merlant, Sarah Poniatowski,...Quinze couples de mère et fille qui se sont confiées à nous.
Globalement, quels principaux retours pouvez-vous avoir de vos lecteurs ?
Béatrice : C’est justement ce dont on parlait tout à l’heure, c’est-à-dire que chaque lectrice peut trouver un écho à sa propre histoire, dans chacun de ces entretiens, parce qu’on se rend compte que tout le monde peut être confronté, un moment ou à un autre dans sa vie, à, effectivement, le handicap, la grossophobie,...Mais il y a aussi beaucoup d’humour et de tendresse…Je pense que ça fait écho à l’histoire de chacune ! Cela nous touche à chaque fois qu’une lectrice nous en parle. Souvent, d’ailleurs, quand on les retrouve après, elles nous disent “J’avais acheté votre premier livre, votre deuxième, votre troisième…” donc ça fait plaisir !
Ces quinze duos ont-ils facilement accepté de se prêter à l’exercice ?
Ariane : Facilement, ce n’est pas le terme parce qu’en fait, on ne se pose jamais avec sa mère ou avec sa fille, pour parler de sa propre relation. On leur demande quand même que l’entretien ait lieu chez l’une des deux, on leur demande d’accepter la présence d’un photographe qui est là pendant tout l’entretien et on passe entre deux heures et trois heures avec elles, donc c’est quelque chose qui se réfléchit…Il faut l’accord des deux, et qu’elles aient des choses à se dire…Donc il y a besoin de réflexion ! Et puis, souvent, quand on les rencontre, dès la première fois elles sentent qu’elles peuvent nous faire confiance, d’abord parce qu’on a déjà fait un premier livre et le fait, je pense, que nous soyons sœurs avant d’être journalistes donne un petit côté familial à l’entretien. Mais c’est un travail de longue haleine parce que ce n’est pas une décision facile à prendre d’accepter de figurer dans ce livre. Mais je pense qu’elles veulent toutes laisser une trace, en fait, de leur relation…
Pour terminer, avez-vous l’envie de refaire encore un nouveau livre ensemble ?
Béatrice : Vous savez, on n’avait pas prévu d’en faire un nouveau donc l’envie vient quand on en a envie…
Ariane : Pas tout de suite mais je pense que, dans quelques temps, on se dirigera vers un livre consacré aux sœurs…
Merci à toutes les deux pour vos réponses !
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_e669b6_actu-une-jp-daguerre.jpg)
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_1864d5_23ab82c8-777b-4087-a22a-26e9746c4f1a.png)
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_e39586_13c02cee-dd75-4f89-9719-e435283274b7.png)
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_801d01_macha-meril-e-combe.jpg)
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_bf3577_images.jpg)
/image%2F1552669%2F20260713%2Fob_09060a_thomasfersen-l1250891-webhead-vincentd.jpg)