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Monsieur l'arbitre : Gilles Veissière nous en dit plus sur le livre qu'il a récemment publié !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Gilles,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez récemment publié le livre “Monsieur l’arbitre”, chez Vaillant. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui ! Le plus beau moment a effectivement été celui d’ouvrir le carton et de récupérer le livre 🙂. C’est un instant particulier, qui est indescriptible : pour moi, cela a été 20 mois de travail acharné ! Comme je le dis dans le bouquin, 20 mois, ça correspond à la gestation d’une éléphant pour avoir son seul petit…J’ai la certitude que ce livre sera aussi le seul pour moi, même si beaucoup de gens qui l’ont déjà lu me demandent un tome 2, tellement, en toute modestie, les anecdotes leur ont fait passer un moment extraordinaire. 

 

En tout cas, c’est la naissance de quelque chose qui vous fait dire que votre vie a été bien remplie !

 

Si l’on revient à la genèse de ce projet, qu’est-ce qui vous en avait donné l’idée et l’envie ?

 

Je vais surprendre beaucoup de gens, je suis chef d’une belle entreprise mais je n’ai jamais voulu d’ordinateur. Quand j’ai été élu de la République, je n’en avais jamais souhaité non plus. Je ne vis qu’avec des carnets et un crayon…Les mails sont le seul sujet “technique” qui vient sur mon téléphone, pour le reste je veux toujours que le cerveau soit en parfaite osmose avec la main et donc la plume qui s’y trouve. C’est pour cela que j’aime écrire ! C’est quelque chose de très fort chez moi…

 

J’avais commencé à écrire une histoire, celle de ce gamin de 14 ans qui se retrouve sur un terrain vague, à qui on oblige d’arbitrer, sous faute d’être puni. Quand j’ai tourné, il y a deux ans, avec M6, l’émission “99 à battre”, je me suis lié d’amitié avec Jérôme Barou, qui est une des plumes qui accompagne le magicien Eric Antoine. Suite à quoi je lui ai demandé de lire le début de mon livre, à lui qui avait écrit des sketchs pour Bigard aussi. Le soir-même, il m’avouait, alors que j’avais les doigts croisés sous la table, qu’il l’avait dévoré ! Il m’a conseillé de foncer, tellement c’est génial, de ne pas me retenir, de lâcher les coups, de me faire plaisir et de tout dire…

 

Gonflé à bloc, je suis allé m’enfermer plusieurs mois au Portugal et je me suis mis à écrire. La finalité représente 700 pages manuscrites, que j’ai données à mon ancienne secrétaire, Michelle, qui est à la retraite et qui a tout retapé petit à petit. Elle qui m’avait connu à la mairie, savait comment j’écrivais. A la fin, cela donne ce joli livre de 277 pages !

 

Plus concrètement encore, ce livre est l’occasion d’évoquer des sujets divers et variés…

 

Les deux premières parties évoquent ce petit garçon de 14 ans. A cet âge-là, dans les années 70, on joue, on n’arbitre pas…Les arbitres sont plutôt des personnes âgées, un peu ventripotentes, qui n’ont pas de gros potentiel footballistique. En plus, il y a très peu d’arbitres, il y a un manque récurrent au niveau des matchs amateurs. Pour les matchs jeunes, c’est toujours un dirigeant visiteur qui prend le sifflet. Donc je suis un extraterrestre parce qu’on avait rarement vu un gamin qui court, qui voit les fautes et qui siffle. Cela avait fait parler, tellement c’était irrationnel ! En rentrant ainsi dans cette aventure, j’avais pris la plus belle décision de ma vie 🙂. Jusqu’à finir en coupe du monde…

 

Dans la troisième partie, un peu comme Jules Verne qui avait fait le tour du monde en 80 jours, je l’ai fait en 32 pays et 101 matchs internationaux. Je ne parle presque plus de football, je parle des belles personnes que j’ai rencontrées, des beaux musées que j’ai pu visiter, mais aussi des chambres à gaz d’Auschwitz qui ont changé ma vie en y rentrant, ou encore de la possibilité incroyable et fantasmagorique d'atterrir au Japon, d’avoir des militaires qui viennent encadrer votre bus et d’aller dans une résidence pour prendre un brunch avec le fils de l’Empereur… Alors que je ne suis que Gilles Veissière, fils de Louis Veissière, livreur et de Solange Veissière, couturière, qui a grandi dans les HLM de Nice. Là, je me suis dit “Mais quels privilèges me donne ce sifflet !”.

 

La quatrième partie met en avant 10 matchs que j’ai choisis, parmi les 1500 que j’ai arbitrés, que j’aime le plus et qui m’ont le plus apporté en matière d’émotions. On a fait quelque chose d’incroyable avec mon éditeur, c’est que l’on a mis un QR code au début des rencontres, ce qui permet de revoir les 7 plus beaux matchs de ma carrière. Notamment un Brésil-Argentine, un PSG-OM, …

 

La dernière partie est mon coup de gueule, c’est du Gilles Veissière dans le texte, avec ma forte personnalité et mon impétuosité. Je parle alors de mon football vintage : ce que j’ai aimé et ce que j’ai traversé en côtoyant des Beckham, des Zidane, des Ronaldo, des Roberto Carlos, des Maldini, des Inzaghi, des Totti, des Buffon…des footballeurs de légende et des faiseurs d’émotions. Je fais la comparaison au football d’aujourd’hui, ce football datas, ce football que j'appellerais de statistiques, j’écratigne un peu tout ce qui me paraît anormal à l’heure actuelle. J’y fais beaucoup de révélations sur la corruption également. Je vous laisserai même découvrir la conclusion…J’espère, en tout cas, que les lecteurs s’apercevront qu’enfin il y a quelqu’un qui dit toute la vérité sur le football !

 

Choisir, c’est parfois renoncer : au moment d’évoquer certaines anecdotes de votre parcours, avez-vous parfois dû en sélectionner certaines plutôt que d’autres ?

 

C’est vrai qu’il y a eu un arbitrage dans ma tête parce qu’il y avait tellement d’anecdotes que je pourrais écrire un deuxième livre. On ne traverse pas 31 ans de passion, avec 1500 matchs, donc avec 1500 rencontres, sans qu’à chaque fois, il y ait une petite anecdote. J’en raconte qui sont incroyables, depuis mes débuts jusqu’à mon dernier match. Et puis, nous étions amateurs donc nous avions des moments libres…Je n’en parle pas dans le livre mais j’avouais encore récemment, en toute confidentialité, quelque chose d’incroyable à un supporter du Stade Rennais : j’arrivais un peu plus tôt au stade pour que le préposé des vestiaires arbitres aille m’acheter une galette-saucisse à la buvette 🙂. C’était ma tradition avant une rencontre là-bas, je m’enfermais même dans le vestiaire pour être tranquille. Idem, je ne commençais pas un match à Bordeaux si je n’avais pas mon café avec mes cannelés 🙂. Je pourrais encore en raconter tellement d’autres…

 

Au moment de vous replonger dans tous ces souvenirs, certainement que beaucoup d’émotions sont alors remontées ?

 

J’ai ri et pleuré, inexorablement. Quand je repensais à la Pologne, je pleurais. Quand je repensais à certaines anecdotes, je rigolais tout seul comme un idiot. On ne peut pas être insensible. J’ai maintenant une affection particulière pour les auteurs car c’est tellement dur d’écrire. J’ai souffert mais j’ai aimé faire ce livre. J’ai tout donné, j’ai beaucoup travaillé, vous découvrirez notamment beaucoup d’approches techniques dans la cinquième partie, où j’ai voulu appuyer mes thèses. 

 

D’ailleurs, dans cette dernière partie, où vous livrez notamment vos coups de gueule, avez-vous dû vous réfréner sur certains ? Ou pas ?

 

La force du livre est que je dis tout ! Il n’y a pas de côté diffamatoire : je pense ce que je dis sur les instances, ce que j’explique peut dès fois faire peur et j’espère que les gens réfléchiront après m’avoir lu. Certes, ça pique mais, si le livre se vend, c’est peut-être parce que c’est Gilles Veissière. J’ai été un des plus grands arbitres de France, j’ai tout croqué (Finale de coupe de France, finale de coupe de la Ligue, finale de Coupe d’Europe, championnat d’Europe, coupe du Monde,...), j’ai été premier arbitre français sept fois consécutives, j’ai arbitré 255 matchs de Ligue 1 et 101 matchs internationaux, donc j’ai une légitimité.

 

J’ai arrêté ma carrière en mai 2025, je sors le livre en 2026, 21 ans se sont passés mais il n’y a jamais eu de casserole sur Gilles Veissière. En arrêtant l’arbitrage, je n’ai jamais cherché à être catapulté ailleurs, je suis sorti complètement du football en faisant d’autres choses. Mon seul plaisir est d’aller voir de temps en temps de jeunes arbitres dans ma région du sud, pour les accompagner et les encourager. Je le fais à titre gracieux et amical, d’ailleurs. Donc peut-être qu’effectivement ma crédibilité et ma légitimité vont en gêner certains 🙂…

 

Quels premiers retours avez-vous d’ailleurs déjà pu avoir de vos lecteurs ?

 

En toute modestie, ils sont extraordinaires ! L’ancien président de l’AS Cannes, Richard Conte, m’a dit que c’est la première fois de sa vie qu’il a passé un dimanche entier de lecture. Après avoir commencé le livre, il ne pouvait pas ne pas le finir, de son propre aveu. Il m’a même dit avoir eu des larmes au moment où j’évoque ma relation avec ma maman, et l’importance qu’elle a eu pour prendre la bonne direction. 

 

D’autres m’ont dit “Je ne lisais plus, tu m’as redonné l’envie de lire ce genre de bouquin”. J’ai également des retours de femmes qui ont piqué le livre à leur mari et qui ont trouvé incroyable l’histoire de ce gamin. 

 

J’ai un bon retour sur ma plume. Je suis quand même autodidacte, j’ai fait le livre tout seul, j’ai eu le support technique de mon ami Bernard Maccario, un écrivain historique, qui m’a expliqué comment le construire. Il m’a bien aidé ! J’ai également eu la grande chance d’avoir une relecture souhaitée par mes éditeurs d’une personne que je remercie aujourd’hui parce que, sans changer le livre, elle m’a apporté une belle continuation dans celui-ci, à savoir Stéphane Nolhart. Il a 250 manuscrits à son actif, c’est une très belle plume et il m’a beaucoup apporté pour romancer le livre dans les temps grammaticaux. Ces deux personnes m’ont vraiment apporté une certaine sécurité à ce que j’avais envie de dire. Je les en remercie infiniment ! 

 

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de livres comme le mien. Franchement, les retours sont incroyables. J’ai eu le courage, à la fin du bouquin, tellement je l’ai écrit pour cela, de mettre mon mail parce que je veux que les gens, une fois qu’ils l’auront lu, n’aient pas peur de m’écrire afin d’échanger. Je suis super fier aussi que la nouvelle génération, qui ne lit plus, achète ce livre. 

 

Si vous aviez arbitré aujourd’hui, en 2026, avec les mentalités actuelles et les nouvelles règles, auriez-vous pris le même plaisir qu’à l’époque ?

 

Je n’aurais pas pu, je n’aurais jamais fait cette carrière, je serais sorti ! Pour moi, le verbatim était important. J’étais amateur donc, sur le terrain, quand un joueur m’embêtait, je lui faisais savoir qu’il n’allait pas le faire longtemps. Je n’avais pas besoin d’un carton ou de quoi que ce soit, c’était frontal. De la même manière qu’un Pierluigi Collina était frontal. On était dans l’échange pour gérer les problèmes et les trublions, l’important était le spectacle, ainsi que la régularité du match. Aujourd’hui, on est sur un arbitrage aseptisé, uniformisé, presque robotisé…C’est normal, ils sont professionnels, ils ont un statut, ils ont pris un ascenseur social mais le prix de ce dernier coûte la liberté ! C’est, là, la force du livre : je revendique que les arbitres d’aujourd’hui sont excellents mais qu’ils ont perdu leur libre-arbitre et j’explique pourquoi. Si Gilles Veissière était là-dedans, il l’aurait perdu aussi, il n’aurait jamais été numéro un et se serait fait manger parce qu’avec sa personnalité, il aurait fait du frontal et aurait explosé. Donc je n’aurais pas fait carrière ! 

 

Entre la VAR, qui est, pour moi, un virus, les instances qui, pour moi, ne sont pas à la hauteur et tout ce que j’explique dans le livre, j’interpelle très fortement le président Diallo dans ma conclusion, et de manière un peu particulière…

 

L’arbitrage français est de plus en plus reconnu à l’international, ce qui doit certainement vous faire chaud au cœur ?

 

Oui ! Pour moi, des garçons comme Clément Turpin et François Letexier, qui ont du mal à s’exprimer en France, sont remarquables à l’étranger. Je le dis dans le livre, c’est quand même incroyable qu’ils finissent à la quatrième ou cinquième place nationale et qu’ils fassent des finales de coupe d’Europe…Cela ne veut pas dire que ceux qui sont devant eux au niveau national ne sont pas bons, mais ça m’interpelle quand même ! Je connais le problème, je sais pourquoi ils sont moins bons chez nous et c’est pour cela, au niveau fédéral, que je pense qu’ils feraient bien de prendre un peu le temps. C’est triste, je l’ai vécu…Vous verrez, en début de saison prochaine, aux premiers coups de grisou sur l’arbitrage, qu’au niveau fédéral, on dira qu’il y a un problème dans l’arbitrage. Le reste du temps, au niveau fédéral, ce sont les trois petits singes : mais sur les oreilles, mains sur les yeux et mains sur la bouche. Tant qu’on n’en parle pas, tant qu’il n’y a pas un penalty qui traine, on essaie de passer à travers les gouttes…L’arbitrage ne sert qu’à ça : ne faites pas d’histoire, ne créez pas d’emmerde, on a déjà assez de soucis avec nos finances, avec nos nominations, avec les médias, avec nos partenaires sportifs donc les arbitres, débrouillez vous pour être à la hauteur ! C’est cela qui ne va pas : on leur a enlevé le dialogue, on leur a enlevé l’échange donc, à partir de là, qu’est-ce qui se passe ? Dès l’instant où tu ne dialogues pas, où tu n’échanges pas, où tu n’ouvres pas la porte, où tu es une caste, dans laquelle tu es mieux payé que le premier ministre et un tout petit peu moins que le président de la République, tu te dois à un devoir d’explication, d’échange et de partage avec les médias notamment et avec les dirigeants. C’est là où ça ne va pas et où ça ne fonctionne absolument pas. Il y a donc beaucoup à faire pour améliorer l’arbitrage mais vous savez, quand vous avez une Ferrari et que vous donnez le volant à quelqu'un qui n’a conduit jusqu’à présent qu’une Clio, il y a des accidents à tous les carrefours…

 

Merci, Gilles, pour toutes vos réponses !

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Lisa Coletti évoque sa belle actualité télévisuelle !

Publié le par Julian STOCKY

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

 

Bonjour Lisa,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview avec vous !

 

Vous avez récemment tourné, pour France 3, dans la série “Tom et Lola”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été pour vous ?

 

Oui ! C’est vraiment une série bon enfant, l’ambiance est super, tous les comédiens sont très bienveillants entre eux, ils sont là pour se soutenir, s’entraider et prendre, ensemble, du plaisir dans le jeu. J’ai beaucoup aimé la rencontre avec Pierre-Yves Bon et Yassine Hitch notamment, ainsi qu’avec toute cette belle bande de comédien(ne)s bien sûr. Le programme a de jolies valeurs et passent de beaux messages d’amitié, d’amour, d’entraide.

 

J’avais eu la chance de rencontrer Delphine Lemoine, la réalisatrice, un petit peu auparavant, donc j’étais très contente de la retrouver sur le plateau. C’était un plaisir d’être dirigée par elle…Dans ce cas-là, on arrive déjà sur le tournage avec de très bonnes prédispositions. On a tourné à la Seyne-sur-mer, c’était magnifique ! Moi qui suis beaucoup dans le sud maintenant, et qui navigue vraiment entre Paris et Marseille, j’étais contente de pouvoir tourner là-bas. Donc, oui, c’était une très belle première expérience en tant que « guest » dans une série, pour France 3 en plus. C’était très chouette !

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur votre personnage et sa place dans l’histoire ?

 

“Tom et Lola” est une série policière, avec des enquêtes donc, à un moment, mon personnage se retrouve suspecté du meurtre…On me voit à plusieurs reprises au cours de l’enquête puisque je suis la directrice du haras dont le gestionnaire a été assassiné. Je passe d’ailleurs de témoin à suspecte dans l’affaire ! 

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Est-ce d’ailleurs un univers qui vous était familier ?

 

Celui du meurtre ou de l’équitation ? “Rire” J’avais fait un petit peu d’équitation, quand j’étais plus jeune, avec ma meilleure amie d’enfance, qui était passionnée. Je m’y étais mise pour l’accompagner mais c’est quand même un domaine où je suis un peu froussarde. Par moment, sur le tournage, je n’étais pas toujours à l’aise avec les chevaux qui m’impressionnent beaucoup, je l’avoue…Mais on a été très bien accueillis dans le haras et les filles qui travaillaient là-bas étaient tout le temps avec nous pour nous aider à diriger le cheval donc ça allait. 

 

En amont du tournage, vous étiez-vous (re)plongée dans les précédents épisodes, pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère du programme ?

 

Oui, oui, j’ai regardé la série. Je trouve que c’est important pour ne pas arriver sur le plateau sans connaître l’univers. Il faut s’imprégner de l’ambiance avant de s’y plonger… 

 

On le sait, le rythme de tournage est intense et l’équipe est rodée. Comment avez-vous fait pour soutenir cette intensité ?

 

Alors, personnellement, je n’ai pas eu énormément de jours de tournage. En revanche, j’appréhende toujours un peu d’arriver dans une équipe rodée comme vous dites, mais vraiment, encore une fois, tous ont été tellement accueillants et bienveillants dans cette série, tous ont été très abordables, des comédiens aux coiffeurs et maquilleurs. Eux-aussi font partie de la famille et doivent également accueillir les nouveaux, ils sont finalement notre premier contact de la journée quand on arrive sur le lieu de tournage. Ils m’ont mise à l’aise de suite. 

 

Et puis, je me rappelle d’une scène qui avait été difficile à tourner pour moi parce qu’il faisait extrêmement chaud, alors que je devais tenir un outil très lourd dans les mains. Pierre-Yves m’a beaucoup aidée, en me rassurant “Ici, personne ne te juge, tu fais ta scène, ne t’inquiète pas, relax !”. Cette bienveillance était très agréable !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Toujours à l’image, sur TF1 cette fois-ci, nous pourrons vous retrouver à partir du 18 juin dans le troisième opus de “Zodiaque”, sous les traits de Mathilde. Justement, qu’est-ce qui vous avait donné envie de rejoindre cette autre belle aventure télévisuelle ?

 

Même si j’étais assez petite - je n’avais que 9 ans, je me souviens, à l’été 2004, de ce programme. A l’époque, il n’y avait pas ce système de plateforme donc on suivait vraiment à l’heure sur TF1, il fallait être ponctuel devant la télé, on allait vite fait chercher son dessert au moment de la pub. En tout cas, on était bien contents d’avoir des sagas d’été et j’avais eu, à l’époque, le droit de regarder alors qu’avant, j’étais trop petite… C’était donc ma première saga, c’est un souvenir puissant pour moi. 

 

Donc, quand on m’a parlé de ce nouveau casting pour ce troisième opus, je me suis dit “Waouh, trop bien !”. J’ai tout de suite eu envie de faire partie de l’aventure…Francis Huster est quand même une figure du cinéma et du théâtre, c’est un très grand acteur donc ça me faisait très plaisir de le rencontrer. Moi qui ai suivi le cours Florent, on me parlait souvent de l’ancien élève qu’il était….Après, j’ai fait aussi plein d’autres belles rencontres comme, d’ailleurs, avec Philypa Phoenix, Blandine Papillon, Emmie Poinsot, des femmes si douces et solaires !

 

C’est un programme choral, qui mélange des comédiens de toutes générations…Ce qui a certainement été très plaisant pour vous ?

 

Oui ! Je pense notamment à Marie-Christine Barrault, une actrice que j’avais vue récemment dans plusieurs autres films. Dont un film italien « Per il mio bene », que j’avais découvert au festival d’Angoulême, et que j’avais vraiment adoré. On en avait même parlé toutes les deux pendant le tournage et cela m’avait évidemment fait très plaisir de jouer avec elle aussi peu de temps après.

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Quel regard portez-vous sur Mathilde, votre personnage ?

 

L'histoire tourne autour d’un mariage et on retrouve la future mariée assassinée…Mathilde est sa couturière. Elle est un tout petit peu plus jeune que moi, je dirais qu’elle est également plus timide. J’ai porté sur elle un regard bienveillant, un peu comme si ça avait pu être moi quelques années auparavant. Quand tu es un peu plus insouciant et naïf, tu te fais plus facilement manipuler…Je ne vous en dirais pas plus 🙂…J’ai eu, sur elle, un regard presque de grande sœur, en me disant “Attention à qui tu fréquentes et à ce qu’on essaie d’obtenir de toi !”. 

 

A un moment donné, mon personnage va aussi se retrouver suspecté…Donc il y a des moments où Mathilde doit un peu se défendre, d’autres où elle doit être un peu plus à l’écoute dans tout ce drame que va traverser le futur mari, dont mon personnage est proche dans la série.

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Pas tant que cela, non. Je me suis plus identifiée, tout simplement, à d’autres périodes de ma vie. Plus jeune, j’ai eu la chance d’aller en vacances dans un château qui appartenait, en partie, au meilleur ami de mon père. Donc j’avais pu, à certains moments, observer comment pouvaient se passer, au sein d’un même univers, les liens entre le cuisinier, la femme de ménage et les propriétaires, plus riches. C’était, du coup, assez simple pour moi de me glisser dans la peau de la couturière, qui est complètement indispensable à la situation et, en même temps, qui est quand même en-dessous socialement. J’ai donc trouvé facilement l’inspiration parce que je voyais exactement ce que ça pouvait donner…. 

 

Les décors et le cadre de tournage ont certainement été très aidants également pour vous plonger dans les intentions de jeu…

 

Ils étaient magnifiques ! On a tourné dans un château sublime, toujours dans le sud d’ailleurs, c’était très agréable. Donc, oui, forcément, ça a participé au plaisir pris.

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

On vous imagine à présent curieuse des retours des téléspectateurs ?

 

Oh oui ! J’ai eu la chance d’être invitée à Cannes Séries, j’y ai vu le premier épisode, qui avait été suivi d’une interview de plusieurs comédiens et de Bruno Garcia, le réalisateur, avec qui j’avais également beaucoup aimé travailler. Il était très à l’écoute, très bienveillant et très professionnel.

 

Dans le public, des personnes étaient là aussi parce qu’elles avaient vu le programme il y a 20 ans et elles étaient contentes, à la fois de voir une suite et de retrouver Francis à l’écran. Mais aussi de découvrir une nouvelle génération de comédiens très prometteurs… 

 

En tout cas, ce nouvel opus ne s’adresse pas uniquement aux téléspectateurs qui ont déjà vu les deux premiers, mais à tous…

 

Oui, parce que, même si on ne connaît pas forcément le programme, on peut facilement se raccrocher au concept. Mais, forcément, ça ajoute quelque chose d’avoir vu les deux premières saisons, il y a un petit goût « Madeleine de Proust ». 

 

En complément, le métier de comédien étant très varié, il vous a permis d’autres belles rencontres en dehors du plateau, vous ayant offert la possibilité de développer d’autres cordes encore…

 

Ces rencontres ont été finalement presque hasardeuses…Les projets ne s'enchaînent pas toujours directement, ce qui nous permet alors de faire d'autres choses. J’ai ainsi pu travailler pour une grande marque italienne, j’étais comédienne en entreprise pour former leur personnel aux nouvelles techniques de vente, en interprétant certains rôles. La marque voulait absolument des comédiens, ce qui est toujours souhaitable parce que ça amène vraiment un côté très vraisemblable aux situations et aux sketchs. J’avais pu faire de superbes rencontres d’autres comédiens également, de théâtre ou de séries. C’était rigolo, cela changeait un peu !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

 

Artistiquement, ces scénettes, aux contextes très variés, ont probablement été très enrichissantes ?

 

Oui, et c’était, pour moi, complètement imprévisible. Je pensais, justement, que ça n’allait pas m’apporter grand chose techniquement mais ça a été, en fait, complètement l’inverse…Comme il s’agissait de sketchs de vente, le regard n’était absolument pas porté sur moi, qui n’étais pas du tout évaluée donc j’ai pu jouer devant une trentaine de personnes mais sans ressentir aucun stress. Je n’aurais jamais pensé jouer devant autant de personnes sans aucune appréhension. Je me suis rendue compte de plein de choses : il suffit de se décentrer et de se dire que ce n’est pas forcément nous que l’on regarde, pour jouer de façon beaucoup plus libre ! Cet autre style m’a donc appris beaucoup de choses au niveau technique !

 

En parallèle, j’ai d’autres projets en préparation, dont je ne peux pas encore parler, mais que j’ai hâte de dévoiler.

 

Merci, Lisa, pour toutes vos réponses !

 

 

@ Alizée Saurat-Croux

 

Publié dans Télévision

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Cindy Maria évoque sa belle et diversifiée actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Cindy,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous serez à l’affiche, en juillet prochain, du festival d’Avignon, avec la pièce “L’affaire Collini”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui ! C’est la deuxième fois que j’y vais en tant que comédienne, après y être allée pendant quinze ans en tant que spectatrice. C’est une expérience à part, c’est un mois dans une bulle remplie d'émotions et de rencontres. J’adore…C’est un rêve, en fait ! Je me revois, il y a six ou sept ans, discuter avec les comédiens de leur vie et me dire que, “jamais, je ne pourrais faire cela car ça manque de sécurité”. Mais, quand, il y a deux ans, je me suis retrouvée à mon premier festival en tant que comédienne, je me suis dit “Waouh, ça y est, j’y suis, j’ai réussi à dépasser mes peurs et à réaliser mon rêve !”. C’était alors avec mon école, c’était le projet de fin d’année donc, même si on était dans les conditions d’une représentation par jour et que l’on flyait, on n’était pas payés. L’enjeu était différent…Cette année, il va falloir ramener du monde en salle ! Et puis jouer sans public, cela n’a pas de sens :)

 

Avec vos mots, comment présenter cette pièce ?

 

A la base, c’est un roman d’un auteur allemand, Ferdinand Von Schirach, dont mon metteur en scène, Franck Bouchet, a obtenu les droits pour pouvoir l’adapter au théâtre. C’est un procès tiré d’une histoire vraie : on sait qu’il y a eu un meurtre et toute la pièce est sur non pas le “est-ce qu’il l’a fait ?” mais sur le “pourquoi il l’a fait ?” En enquêtant sur le dossier, l’avocat du meurtrier va découvrir un gros scandale juridique de l’histoire allemande, et une vérité à laquelle personne ne veut se confronter.

 

 

 

 

 

Quels personnages avez-vous le plaisir de défendre ?

 

C’est un vrai challenge pour moi : j’en incarne trois ! Avec, en plus, des changements très rapides de costumes…Je joue la juge, je joue Johanna, la petite-fille de la personne assassinée et je joue un témoin, une juriste spécialisée dans l’Histoire. Je change de voix pour chaque personnage, c’est nouveau pour moi et cela représente un gros travail. C’est hyper intéressant ! Emotionnellement, c’est un vrai exercice également : en l’espace de trente secondes, je dois passer d’une juge, qui doit être la plus neutre et la plus droite possible, à une Johanna qui vient d’apprendre la mort de son grand-père et qui est donc chargée d’émotions. Passer d’un état à un autre a été le plus difficile pour moi ! 

 

J’ai fait, cette année, une formation passionnante, qui m’a aidée à passer plus facilement d’une émotion à la suivante. Les méthodes y étaient particulières mais hyper enrichissantes.

 

En tout cas, on peut imaginer que cette diversité de personnages vous permet une palette de jeu riche en couleurs ?

 

Ah oui, c’est génial de jouer trois personnages en une pièce, avec des tessitures, des postures et des corps différents. Cette recherche a été passionnante et c’est tellement enrichissant d’avoir tout cela à jouer, cela rend un peu schizo mais c’est un travail très intéressant.

 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de travailler cette pièce, vous étiez-vous renseignée sur le roman ? Ou, au contraire, aviez-vous préféré garder une certaine distance ?

 

Je suis restée focus sur le texte théâtral. Il existe aussi une adaptation télé mais je ne l’ai pas regardée. Quand je joue des pièces, je ne m’intéresse volontairement pas à ce qui a été fait d’autre sur le sujet parce que, sinon, je suis forcément influencée. Sur mes deux premières pièces, je remplaçais une comédienne qui jouait depuis longtemps, j’avais dû apprendre la mise en scène sur vidéo et, pendant très longtemps, je copiais cette comédienne-là plutôt que de m’approprier le personnage…Cela m’avait permis de comprendre qu’il valait mieux éviter ce genre de chose…Donc je suis restée sur le texte de mon metteur en scène et sur sa vision. Même lui m’avait déconseillé de regarder le téléfilm… Une adaptation est une vision propre à celui qui la fait, et qui n’est pas forcément celle de l’auteur initial….et qui ne serait pas forcément la mienne non plus. Je préfère donc rester, ici, sur les directives de Franck 🙂.

 

A quelques semaines de la première, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

 

Avant, dans mon ancienne vie, je serais certainement déjà dans l’anticipation mais, aujourd’hui, ce métier m’a appris à être beaucoup plus dans le moment présent. Ce qui fait que c’est, à la fois, demain et dans un mois. Donc je n’y suis pas encore…Je suis une grosse traqueuse, je sais très bien ce que ça va me provoquer quand on y sera, un mélange d’excitation et de stress. Donc, pour l’instant, je ne suis pas encore connectée à Avignon. J’y vais step by step, pour rester concentrée. 

 

Je sais que la première sera dure : cette pièce, je le disais, est un vrai challenge pour moi, je ne fais pas ce métier depuis très longtemps, c’est le premier drame que je défends sur scène et, en Avignon, le public sera différent de celui devant lequel j’ai l’habitude de jouer, où ce sont plutôt des gens qui viennent s’aérer l’esprit en regardant une comédie. A Avignon, c’est un public de connaisseurs qui enchainent les pièces et qui sont donc beaucoup plus critiques, il faut, du coup, les tenir en haleine. La barre est beaucoup plus haute, l’enjeu est encore différent. 

 

 

 

 

On le sait, ce festival est un moment privilégié d’échanges et de proximité avec le public…

 

Oui…Justement, le challenge sera de ne pas trop se laisser influencer, ni par les bonnes critiques, ni par les mauvaises. D’une personne à l’autre, sur trois semaines, on n’aura jamais les mêmes avis, c’est très subjectif finalement. 

 

On a quand même été rassurés par nos deux premières représentations, les retours étaient bons. En première lecture, la pièce n’est pas forcément facile à comprendre mais les spectateurs avaient bien capté ce qui se jouait. Mon dernier personnage, celui du témoin, explique et dénoue d’ailleurs pas mal de choses par rapport aux lois de l’époque notamment.  

 

Du coup, que peut-on vous souhaiter pour ces trois semaines d’exploitation en Avignon ?

 

De s’éclater sur scène, ensemble, avec le public ! Ce qui est génial aussi avec Avignon, c’est qu’on joue tous les jours donc je sais qu’on va évoluer dans nos personnages. Ce sera l’occasion, très rapidement, de faire grandir la pièce. Je sais déjà qu’entre le 3 juillet et le 25, la pièce va évoluer et …c’est génial ! En moyenne, il est dit qu’on peut se lâcher au bout de 10 représentations, car le texte est là et nous traverse. On peut alors s’amuser à aller chercher de nouvelles choses et jouer avec son personnage…Avignon va nous le permettre, c’est trop bien !

 

Et un peu de monde quand même 🙂 car, sans public, on n’est rien. Cela reste du spectacle vivant…

 

 

 

 

En complément, parmi vos autres casquettes, vous accompagnez la mise en scène d’un spectacle jeune public…

 

Jeune public, oui, mais qui est assez poétique pour être accessible aux enfants et aux grands enfants 🙂. “Les fabuleuses rencontres de Buffito” est un spectacle joué par un comédien, Jean-Philippe Mabbit, qui est également psychologue scolaire en milieu difficile et qui a donc une grande connaissance de l’enfant. Il a voulu travailler sur les objets d’attachement et leurs rôles, notamment des nounours que l’on avait quand on était enfants. Il montre aussi comment, avec rien, on peut trouver la joie…et donc qu’on a besoin de peu pour vivre heureux. La notion de prendre soin est aussi mise en avant.

 

C’est l’histoire d’un clown, qui est balayeur mais qui est un peu tristouille…Pendant son épopée, il va faire des rencontres, avec des objets, entre autres un ours en peluche qui va lui faire voir le monde un peu autrement, de manière un peu plus colorée. On va donc également traverser l’histoire de Boubou, cet ourson, qui a perdu sa petite fille et que notre clown va aider dans sa recherche…Il me paraissait important de montrer que les attributs sont une chose mais, grâce à un jeu de miroir, on finira par se rendre compte qu’on se suffit à soi-même. La notion d’estime de soi est quelque chose d’important.

 

Justement, dans votre travail de mise en scène, quel est l’impact de s’adresser principalement à des enfants ?

 

Les enfants ne réagissent pas aux mêmes choses que les adultes donc c’était un challenge pour moi, qui connais beaucoup plus le public adulte. Avec ma petite fille, on va souvent voir des spectacles de son âge, j’adore cela ! J’aime bien ceux qui parlent autant aux petits qu’aux adultes mais il y en a peu qui y arrivent…C’est vraiment ce que l’on essaie de faire nous aussi, avec un côté poétique qui peut emporter les adultes et avec des répétitions qui plaisent beaucoup aux enfants. Pour le personnage du clown, il est important d’aller au bout de ses mouvements car le corps est quelque chose qui compte. Ses gestes doivent aussi être explicites, plus encore qu’avec les adultes. Donc, oui, les points d’attention sont un peu différents.

 

Pour garder les enfants en éveil, il faut également de l’interaction et éviter la monotonie. Il faut les étonner ! Ils aiment quand c’est multidisciplinaire, ce qui est un peu le cas dans notre spectacle.

 

Plus globalement, ces différentes casquettes artistiques peuvent paraître très éloignées mais, à l’inverse, y trouvez-vous des complémentarités ?

 

Forcément, parce que tu sais ce que c’est que d’être sur scène. Donc je pense que c’est un plus…Cela aide à la connaissance de l’espace scénique également. Je sais aussi mieux ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible de faire. J’ai moi-même fait des expérimentations sur scène et mon expérience me permet d’en suggérer d’autres. En tant que comédienne, j’ai moi-même été mise en scène donc j’ai eu à faire avec des metteurs en scène. 

 

 

 

 

En conclusion, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai beaucoup aimé cette première expérience de mise en scène professionnelle, c’est quelque chose que j’aimerais continuer. Peut-être pas tout de suite mais, à termes, j’aimerais écrire ma propre pièce et la mettre en scène. 

 

Globalement, depuis que j’ai commencé, j’ai beaucoup joué dans des comédies parce que j’adore cela et aussi parce que c’est clairement le registre le plus programmé, on ne va pas se mentir. Mais j’aimerais bien jouer quand même dans des pièces qui me parlent profondément, qui me touchent encore plus…La formation que j’évoquais m’a rappelé pourquoi j’ai choisi ce métier, à savoir pour vivre et faire ressentir des émotions, ainsi que pour faire passer des messages, messages qui ont du sens pour moi. Je n’abandonnerai pas la comédie parce que j’adore cela mais ça me plairait d’avoir du temps pour d’autres projets qui iraient dans ce sens. 

 

Je mets en scène une pièce avec mes élèves, c’est une création avec plein de textes, de théâtre bien-sûr mais pas uniquement, aussi de poésies, de courts-métrages, de chansons,...Le tout sur l’affirmation de soi. Je suis fière de ce que l’on est en train de faire donc pourquoi pas, ensuite, créer ce genre de choses à titre professionnel. 

 

Cette année, mon objectif était aussi de commencer à aller plus vers la caméra. J’aimerais bien expérimenter cela. Le théâtre est mon premier choix de cœur mais l’acting m’attire aussi. Le jeu y est quand même différent…Tout en portant la voix au théâtre, il faut rester dans la sincérité alors que, à l’image, on peut parler plus doucement pour dire la même chose, la caméra et le micro faisant leur travail. 

 

Merci, Cindy, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre

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France 3 / C'est qui le chef ? : Hervé Rey évoque ce petit bijou télévisuel, diffusé ce mardi 9 juin !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Hervé,

 

Quelle joie d’effectuer cet échange avec vous !

 

Le téléfilm “C’est qui le chef ?” sera diffusé ce mardi 9 juin, en prime-time, sur France 3. Y participer sous les traits du personnage de Benoît Debruyne a certainement été très plaisant ?

 

C’était dingue ! Ce tournage a vraiment été un cadeau. Tout d’abord, parce que je trouve que c’est très bien écrit. C’est un très joli unitaire, une délicieuse comédie, avec de bons dialogues, chose à laquelle je suis assez sensible. Ensuite, comme vous le savez, puisque vous l’avez interviewée, j’ai retrouvé Céline Ronté, qui est une amie intime depuis 25 ans, qui jouait ma femme. Donc, pour créer une intimité de couple, tout était déjà là…Et puis, on a rencontré Alice Daubelcour, dont on est tombés raides dingues, l’un comme l’autre. Le coup de cœur à 3 a été immédiat ! Quand elle me laisse des messages, elle m’écrit “Daddy” et je l’appelle “Ma princesse” ou “Ma puce”. J’ai retrouvé aussi Bruno Solo, avec qui j’avais travaillé en doublage et avec qui on s’était très bien entendus. C’était chouette de le revoir ! Enfin, je ne pourrais dire que le plus grand bien, à tous les endroits, d’Aude Gogny-Goubert, la réalisatrice. Elle est brillante, sensible, drôle, …Je ne la connaissais pas du tout, je ne savais même pas qui elle était en fait, j’étais passé un peu à côté du “Palmashow” et de “Golden Moustache”. J’avais découvert son parcours en me renseignant au moment de faire la selftape pour l’audition…Elle a su créer une famille, elle a sû s’entourer de gens qui, humainement et artistiquement, s’entendaient bien. Mon premier jour de tournage était celui de la scène de fin, à plusieurs caméras, avec tous les protagonistes qui étaient là. C’était le premier unitaire d’Aude mais j’étais halluciné de la façon dont elle gérait ce plateau, avec douceur, drôlerie et fermeté. C’était une scène compliquée techniquement et avec plein de comédiens, en petits groupes et je trouve qu’elle a été très bien réalisée !

 

Aude avait un code couleurs sur tout le film. Avec le chef opérateur, Rémi Mestre, ils en avaient 6 et, vous le verrez, elles sont toutes déclinées et cela donne quelque chose que l’on n’identifie pas forcément mais qui donne une grande cohérence esthétique. C’est d’une vraie finesse !

 

Aude comme formidable directrice d’acteurs, l’ambiance, les comédiens… tout était un cadeau ! Je ne connaissais pas vraiment Michel Cymes en tant que comédien mais je l’ai trouvé vachement bien. En plus, il est adorable. 

 

Je n’ai jamais vu, à la télé, une productrice comme Gabrielle Gerin. Elle est très intelligente, accessible, présente pour nous, elle connaît son métier mais aussi celui des autres : elle sait ce que sont les acteurs et les actrices, elle sait ce qu’est une équipe technique, elle est discrète mais elle est hyper présente, et elle est tellement gentille. C’était vraiment idyllique !

 

Je n’oublie pas toute l’équipe technique. C’étaient des gens de la Fabrique France Télévisions, ils font plein de choses mais, comme nous, je crois qu’ils ont été séduits par Aude et sa garde rapprochée. Je pense que, quand le chef de projet est humainement bien et met une super ambiance, tout se passe mieux ! Là, ça a été dingue ! J’avais d’ailleurs vu, dès mon arrivée, que tout le monde était heureux sur le tournage…

 

La cuisine est le point de départ de ce téléfilm, on la retrouve en toile de fond mais elle est aussi un “prétexte” à plein d’autres sujets, familiaux et personnels, dans lesquels s’inscrit pleinement votre personnage…

 

Effectivement, il y a aussi, notamment, cette thématique du secret et du non-dit familial. Je pense que toutes les familles ont leur secret, qu’on le sache ou non. C’est une thématique qui m’est chère : avec ma compagnie, Seizième étage, l’axe fort est la notion de transmission, ce que l’on récupère, comment on se débrouille avec, ce que l’on veut transmettre ou pas, et comment on arrive à le faire ou pas. C’est un sujet un peu vaste mais qui concerne chacune et chacun d’entre nous… Quand on parle de transmission, il y a souvent des secrets qui surgissent.

 

Le film parle aussi de la communication entre les générations et, là encore, ces relations intergénérationnelles sont quelque chose qui me fascine, particulièrement en ce moment, où les gens de ma génération prennent conscience que les choses doivent évoluer. C’est aussi pour ça que je disais que ce téléfilm est très bien écrit. C’est une comédie, qui est bien faite en tant que telle mais, si on a envie de voir tout ce que ça traite derrière, on peut trouver plusieurs couches, qu’Aude a su voir et nous rappeler aux bons moments. Le film est plus profond qu’il n’y paraît de prime abord. Je trouve toujours bien que, dans un divertissement, chacun puisse y prendre ce qu’il veut. Parfois même, le téléspectateur ne prend que la première couche au moment de la diffusion et, un petit peu plus tard, un écho se fait. Là, je pense qu’au-delà d’une comédie de divertissement, c’est un film qui peut accompagner les gens un peu plus que ce qu’ils imaginent. C’est agréable d’être fier, comme cela, de participer à une œuvre. J’aime bien ce que fait France Télévisions en général, je trouve que c’est qualitatif et, là, vraiment, je pense que ce téléfilm est un petit bijou…

 

 

@ Hélène Delfine

 

 

Vous incarnez le papa du personnage joué par Alice et, dès les premières minutes, on sent que votre couple soutient beaucoup sa fille dans ses projets et l’encourage vivement…

 

Oui, oui ! Il y a, effectivement, cette famille, avec des parents aimant, la mère surprotectrice et très volontaire, ainsi que le père qui semble très effacé mais dont on comprendra après que ce n’est pas parce qu’il est un peu en retrait, qu’il est inexistant dans le couple ou dans la famille…Mais je trouve que ce qui était aussi très intéressant, dès l’écriture, c’est qu’on montre également une famille standard, un papa, une maman et une enfant, avec, comme ça existe beaucoup, des polarités qui ne sont pas toujours celles qu’on représente dans les fictions : l’image de l’homme fort et de la femme qui accompagne…Là, c’est un peu l’inverse, ça donne un équilibre, avec un papa qui est plutôt sur la douceur, et une maman qui est plutôt sur la force,  l’autorité et la détermination, ce qui arrive dans énormément de familles mais qui est beaucoup moins représenté. Il existe des familles et des couples de plein de sortes et c'est toujours plus complexe que ça en a l'air…Il me semble que c'est aussi un des atouts du film.

 

Dans l’histoire, notre famille s’aime et notre fille grandit bien, elle est une jeune femme intelligente, sensible, talentueuse, avec des ambitions, que nous laissons, en tant que parents, s’accomplir. C’est une très belle famille, je trouve !

 

D’ailleurs, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration pour votre personnage ?

 

On ne sait pas toujours d’où vient l’inspiration... Je n’ai pas d’enfant mais j’ai autour de moi plein de papas qui correspondent à mon personnage, qui sont des papas doux et tendres et qui ne craignent pas de le montrer. Je pense à deux amis en particulier, qui ont des enfants hyper chouettes. Probablement qu’ils m’ont inspiré, sans que je ne m’en rende compte... en réalité, je trouvais le personnage assez proche de moi. C’est probablement aussi pour cela que j’ai été choisi. Parfois, on a des choses à composer, ce qui est très bien aussi et, parfois, on n’a plus qu’à mettre les chaussons du personnage. Évidemment qu’il y avait quand même un travail personnel à faire avant d’arriver sur le plateau mais je n’ai pas eu à chercher très loin. Tout était à disposition assez facilement, d’autant plus que je me suis retrouvé avec une femme qui est quelqu’un que j’aime.

 

De plus, je ne pense jamais que je vais jouer un personnage : je joue des situations et, quand c’est bien écrit, l'enchaînement des situations fait un personnage. D’autant plus ici, où Aude était une merveilleuse garante de cela. Elle nous a pris en main mais en douceur.

 

 

 

 

Ce genre de tournage est, pour vous, sans doute très complémentaire de vos autres cordes artistiques, que sont notamment le doublage, la mise en scène et la direction d’une compagnie de théâtre ?

 

Absolument ! J’ai fini par comprendre que, si je suis dans une zone de confort, je m’ennuie et je m'éteins. Donc j’ai besoin que ça bouge, j’ai besoin d’apprendre, j’ai besoin de me challenger…alors que je passe ma vie à me dire “mais qu’est-ce que tu serais bien dans ton confort”, parce que c’est de l’angoisse, de la fatigue, des doutes, du découragement…Mais je suis comme ça : si je veux avancer et être heureux, en réalité il faut que je fasse ça ! Donc, oui, j’ai besoin que ces domaines interfèrent consciemment ou inconsciemment, pour m’épanouir et être animé. 

 

En fait, j’ai commencé à tourner à l’âge de 10 ans, parce que je n’ai toujours voulu faire que ça. Puis je me suis post-synchronisé…A 22 ans, j’ai eu envie de faire de la mise en scène mais j’avais très peur. J’aurais mis 30 ans mais je l’ai fait 🙂! A un moment, je me suis senti aussi prêt à faire mes propres gestes artistiques…

 

J’ai eu beaucoup de chance, j’ai fait des choses incroyables, avec des gens qui le sont aussi, et je suis extrêmement fier de tout cela. Que ce soit au théâtre, en doublage ou à l’image, j’ai vraiment été très gâté ! J’ai toujours adoré travailler et quel que soit le sujet, je prends toujours ce même plaisir fou.

 

Encore une fois, j’ai été profondément heureux de jouer dans cette jolie comédie pour France 3, à quelques mois d'intervalle avec un guest sur “HPI” ou sur “A priori”. La caméra est une drogue dure pour moi, c’est un shoot d’existence et d’adrénaline. En parallèle, je mettais en scène la création d'un texte contemporain. Le théâtre est une autre drogue... Toutes ces expériences et ces registres différents se nourrissent et me nourrissent, j'ai besoin de ça.

 

Merci, Hervé, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Yannick Dimont évoque sa belle et variée actualité artistique, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

 

Bonjour Yannick,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous avez une belle actualité, à l’image et sur scène. Les téléspectateurs de France 3 pourront prochainement vous retrouver dans la quotidienne “Un Si Grand Soleil”, sous les traits d’un patron de boîte de nuit. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Absolument ! Déjà, j’aime bien cette série et, sans dénigrer personne, je pense que c’est la série la plus intéressante qu’il y ait dans la région, à tous points de vue. L’équipe est super, l’accueil est génial et le personnage était intéressant. La séquence était plaisante, avec de la tension, ce qu’il y avait à interpréter était vraiment sympa. 

 

Mon personnage a été victime d’un cambriolage mais il est carrément suspecté d’en être l’auteur. Il finit par s’énerver et monter dans les tours, donc c’était intéressant de jouer cette confrontation. Il pourra peut-être revenir dans la série, ce que j’espère, tout s’étant extrêmement bien passé, avec le réalisateur et avec toute l’équipe.

 

Cette série est diffusée depuis huit ans, le tournage est rodé. Comment avez-vous fait pour soutenir le rythme associé ?

 

Je m’adapte ! Il y a toujours une petite tension avant, surtout que j’ai fait partie de la dernière séquence de la journée. On sait que tout le monde veut alors rentrer chez soi et, pour peu qu’il y ait un peu de retard, il faut aller vite…Mais ils ont été très bienveillants et sympathiques.

 

Je pense qu’il faut être rapide et bien, tout de suite, dans le personnage, ce qui n’est pas évident. Il ne faut pas montrer trop son stress, il faut essayer de l’oublier.

 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans la peau de votre personnage, avez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Pas spécialement…Quand j’avais fait le casting, j’avais joué un peu comme je le sentais et la directrice en était contente. Elle sentait la tension sans que je n’ai élevé la voix…Donc le réalisateur m’a simplement donné deux à trois indications supplémentaires, comme le fait de se lever avant de partir. Il était très bienveillant et sympathique, m’expliquant que je pouvais utiliser un mot que je sentais plus, si le sens de la phrase était respecté. C’était une très belle expérience !

 

Vous avez aussi fait d’autres tournages, pour TF1 notamment…

 

Il y aura, cet été, un petit rôle sympathique dans l’épisode “Pâtisserie au paradis” sur “Camping Paradis”. Il y aura aussi “Petits secrets entre voisins”, dans un rôle de tueur en série. C’est un genre de personnage que l’on me propose souvent, du fait de ma carrure et de ma voix, alors que je suis tout l’inverse dans la vie, heureusement. 

 

Pour finir, mon rôle le plus important a été dans un docu-fiction pour France 2, qui passe à 13h 15 le dimanche. J’en avais déjà faits plusieurs et, là, c’est un agent de la CIA, qui faisait passer, de façon illégale, des livres, à l’époque de la guerre froide, de l’autre côté du rideau de fer. Je suis le personnage principal, ainsi que le narrateur, de ces quatre épisodes. C’était très intéressant à faire, avec une superbe équipe. 

 

D’ailleurs, dans votre travail de préparation, aimez-vous vous renseigner également au travers de documents de l’époque par exemple ?

 

Sur les deux précédents, j’avais des rôles particulièrement lourds à porter, ceux du Général de Gaulle et du Général Massu. Ce dernier était extrêmement controversé pendant la guerre d’Algérie, il a amené la torture, en suivant les ordres mais en expliquant qu’il n’y avait pas d’autre solution. C’est un sujet toujours très sensible en France, même 60 ans plus tard…Donc j’ai pas mal stressé pour ces personnages. Mais, en général, malgré tout, comme dans la musique en fait, je fais confiance à mon instinct. Je peux me tromper mais je ne suis pas du genre à me regarder dans la glace, à essayer de faire le personnage.

 

 

 

 

Pour De Gaulle, je me suis dit qu’il ne fallait pas tomber dans la caricature et s’approcher de son phrasé. Ce qui était difficile, c’est qu’on le connaît surtout de façon vindicative, quand il faisait des discours mais on n’a pas de document où il parlait dans la vie privée. Sans doute qu’il ne faisait pas alors de grandes phases…Je l’avais donc joué plus calme. 

 

Évidemment, j’écoute les indications du réalisateur, c’est le plus important et c’est lui qui me dit si c’est bien, si c’est trop ou si ce n’est pas assez.

 

Plus globalement, au moment de la diffusion, aimez-vous regarder le rendu final ?

 

Bien sûr ! Mais toujours avec pas mal d’appréhension…Contrairement à ce que beaucoup de gens imaginent, les artistes n’ont pas un ego surdimensionné et beaucoup ne sont pas sûrs d’eux du tout, n’aiment pas se voir et perçoivent surtout les défauts. On ne se voit jamais comme les autres nous voient…Je ne vois que mes défauts donc j’aime beaucoup demander à mon fils, qui ne me rate pas. C’est mon meilleur critique ! 

 

On peut avoir des surprises aussi, des bonnes comme des mauvaises. Beaucoup de scènes sont coupées au montage, on le sait. Ce qui ne veut pas forcément dire que l’on n’a pas été bon, c’est juste qu’il y a un timing à respecter…Parfois, on pense avoir fait quelque chose de pas terrible mais qui, finalement, rend bien. Cela tient à plein de choses, notamment au montage.

 

Vous êtes également chanteur. De monter sur scène doit être, à chaque fois, un réel plaisir ?

 

Oui, c’est un bonheur absolu ! Je suis chanteur et musicien depuis 30 ans, j’ai fait plus de 3 500 concerts, un peu partout en France et en Europe. Donc cela fait très longtemps que je tourne…Je me suis mis à la composition il y a une dizaine d’années, je ne fais donc plus uniquement des reprises.

 

Depuis le Covid, tout s’est cassé la figure, il y a moins d’endroits pour jouer, les gens sortent moins. C’est comme cela, en fait, que je suis arrivé à la comédie. J’en avais toujours rêvé mais je n’avais pas le temps. Avec 250 concerts par an, c’était impossible…Un jour, complètement par hasard, je suis allé faire une figuration, je n’en voyais pas l’intérêt, je stressais même mais j’ai adoré le milieu, j’ai trouvé cela extrêmement bienveillant, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer. C’est passionnant de découvrir l’envers du décor. 

 

J’ai eu envie d’essayer, on m’a conseillé de commencer par des courts métrages, afin d’avoir des images à exploiter et à envoyer aux directeurs de casting. Je n’avais aucune formation de comédien mais certaines de mes candidatures ont été validées et les gens étaient contents de mon travail. Je me suis dit que, finalement, j’étais peut-être quand même fait un peu pour ça aussi…

 

Depuis, j’ai fait une centaine de courts métrages et, petit à petit, j’ai réussi à décrocher des rôles à la télé. En fait, j’écoute beaucoup ce que les gens me disent et, après, je fais comme je le sens. On est tous différents donc je pense que chacun a sa chance. C’est, je trouve, un métier extraordinaire pour cela … Par contre, il y a, du coup, énormément de concurrence !

 

 

 

 

Quels registres musicaux aimez-vous plus particulièrement interpréter ?

 

J’ai toujours été passionné par le rock’n roll, même celui des années 50. J’aime tout ce qui va autour, la country, le gospel, le blues, …Mais je suis fan également de Serge Gainsbourg et de Renaud, donc ça ne m’empêche pas d’écouter de la musique française.

 

En France, on aime mettre des étiquettes : oui, j’aime la musique américaine des années 50, mais aussi celle des années 60 et des années 70…Il y a des choses qui me plaisent partout !

 

C’est pire encore au cinéma, j’ai pu le remarquer : je suis marrant, je sais faire le clown mais on m’oriente plus facilement vers des rôles de mafieux. 

 

Aller en tournée en province doit être très grisant…

 

Exact ! Il y a même des régions où l’accueil est plus chaleureux que d’autres…Bon, je ne vous dirai pas lesquelles 🙂. Je découvre des coins incroyables de France…Je dois dire qu’à Paris, je sens que le public est habitué, les gens sont à l’écoute, ils aiment venir nous voir.

 

D’alterner entre la scène et le plateau doit être très complémentaire ?

 

C’est ça ! En ayant autant tourné en musique, je commençais quand même à sentir une petite lassitude…Là, effectivement, j’apprécie d’autant plus d’aller faire mes concerts quand, entre temps, j’ai fait des tournages, et vice versa. Je fais aussi beaucoup de pubs donc c’est assez amusant de passer d’une pub où on parle d’assurances, au Général de Gaulle, puis à chanter sur scène du rock’n roll. Je trouve cela extraordinaire ! Parfois, on perd un peu la boule mais c’est bien…C’est super, également, de rencontrer des milieux différents. C’est très étonnant d’ailleurs de voir à quel point les milieux de la musique et du cinéma ne se côtoient pas, c’est vraiment incroyable. Ils ne se connaissent pas, chaque milieu paraît très étranger à l’autre…Contrairement à la culture américaine, c’est très cloisonné. 

 

 

 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

J’ai de plus en plus d’envies dans le cinéma. Pour l’instant, je n’ai eu que des rôles en télévision, pas encore sur grand écran. Comme je le disais, j’aimerais également bien revenir sur “Un Si Grand Soleil”, j’adorerais être récurrent car j’aime beaucoup cette équipe, cette ambiance, ce studio et cette série. 

 

Je sais jouer d’autres choses que des personnages qui font peur. J’aimerais que les directeurs de casting s’en aperçoivent davantage. 

 

Niveau musique, je pense que je suis déjà allé au plus haut de ce que je pouvais faire…Mais sait-on jamais….

 

Merci, Yannick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique, Télévision

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Sébastien Lalanne nous en dit plus sur son actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

@ Nicolas Auproux

 

 

 

Bonjour Sébastien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La série “Lucky Luke” est toujours diffusée sur Disney+. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela a été, pour vous, de participer à ce beau projet ?

 

Oui ! Faire un western, avec des gens que tu aimes beaucoup, Alban, Benjamin, …était, bien sûr, un grand plaisir ! J’ai quand même été bercé, dans mon enfance, par les westerns, j’en étais fan et, là, j’étais dans les décors des westerns spaghetti. C’est immédiatement cinématographique…C’est assez étonnant ! Les costumes étaient incroyables, on était totalement immergés. C’est en cela que le cinéma est génial : on est pris dans un réel qui n’est pas le nôtre ! C’est un grand plaisir.

 

La série est originale, avec des personnages qui ont vieilli, bouleversant les codes…

 

Bien sûr ! C’est le travail des auteurs. A mon avis, c’est très compliqué d’adapter au cinéma une tranche du patrimoine français. “Lucky Luke” est quelque chose qui appartient à chacun donc on se sent tous soit un peu trahis, soit heureux de retrouver des choses que l’on a aimées. En tout cas, c’est agréable d’en faire partie ! J’ai joué un Dalton, un personnage un peu con et un peu agressif, ce qui est toujours agréable et facile à jouer. Ce qui était impressionnant, c’était de voir Alban dans le décor, avec son costume. Je me rappellerai toujours de la première fois que je l’ai vu, c’était fou, il était Lucky Luke ! 

 

Avec les autres Dalton, on était dans une partie parallèle, on était dans notre monde des Dalton, je n’ai pas traversé tous les univers mais c’était super.

 

Au moment de vous glisser dans la peau de ce personnage, aviez-vous eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Non, pas forcément ! Tous les éléments étaient donnés : le décor, le costume et, parfois, le personnage naît en se regardant dans le miroir. Surtout, un Dalton n’est pas un personnage en lui-même, c’est un personnage à quatre. Donc l’idée était de ne pas en faire des personnages séparés : il y a le grand, Averell, le petit nerveux, Joe et, au milieu, c’est un peu une sorte de no-mans-land. Ma théorie est que les Dalton sont quatre, pour faire le nombre mais que les deux du milieu ne sont pas très définis. L’idée a été de créer un binôme avec Mathieu. On savait également que nos visages seraient mixés, pour avoir tous des éléments de Jérôme Niel et qu’on soit des frères, sans être tout à fait identiques. Cette idée est géniale ! En fonction de tous ces éléments, j’ai pu travailler…Ce n’était pas pareil que pour un personnage à part. En même temps, on était assez libres parce que, comme il n’y a pas trop de trace, on pouvait inventer. On en a fait des personnages qui s’engueulent tout le temps. Comme nous n’avions pas d’opposition extérieure, on en a créée une intérieure. 

 

C’est une chance d’être plongé dans un univers comme celui-ci !

 

Quels retours du public avez-vous pu avoir ?

 

J’ai une petite théorie là-dessus : les gens, globalement, sont gentils donc ceux qui te donnent leur avis sont ceux qui ont aimé…Ceux qui n’ont pas aimé ne vont pas te le dire. Donc, oui, j’ai eu des retours positifs sur ce que l’on a fait. Sur la série en elle-même, les retours sont vachement touchants parce qu’ils sont toujours liés à l’enfance de chacun. La série est décalée mais les gens retrouvent leurs souvenirs…Je crois que ça marche super bien ! 

 

En complément, vous avez tourné dans un court-métrage, qui vous tient particulièrement à cœur…

 

C’est un court-métrage d’horreur, réalisé par Victor Cesca, dont une première réalisation avait fait 250 festivals et obtenu 80 prix. C’était une comédie, en comédie musicale, sur un prêtre, dans une église qui fait un battle de piano. Là, il fait de l’horreur…Victor est un gars à suivre, je vous le dis ! 

 

L’histoire se passe dans un ascenseur. C’était une très belle rencontre avec le reste du casting (Mika Abiteboul est un ami très cher) et le réalisateur n’avait pas de limite dans son exigence. Quand on s’amuse beaucoup, c’est une sorte de décompensation. C’était physique, avec de l’engagement, pile comme j’aime ! 

 

Je joue un salaud, un rôle qu’on me donne souvent. Mais, au final, il est un peu victime aussi. J’aime bien faire des cons et des salauds, c’est très agréable, c’est plus savoureux. Tu dois trouver sa raison et il y en a toujours une, c’est intéressant à comprendre. Et le héros a besoin de toi, sinon il n’y a pas de film…Je remercie systématiquement les gens qui me permettent de faire ce genre de choses, comme Fred Grivois dans la série “Machine”. Quel cadeau ! Sans oublier Guillaume Pierret dans “Balle perdue”, un autre bonheur absolu…

 

“Entre chien et loup” est un programme pour France 3, dans lequel vous avez également tourné…

 

Le titre va, d’ailleurs, sans doute changer. C’est un téléfilm policier, tourné en Lozère. C’est une enquête, suite à un meurtre…Ca se passe plutôt à la tombée du jour et je fais une petite intervention un peu particulière, je suis le maire d’un village, qui est confronté à la scission de son village. Je suis souvent dans la mairie, j’ai donc traversé le film d’un point de vue administratif on va dire mais c’était chouette. Chaque tournage est particulier puisque chaque tournage a une identité, souvent celle de son réalisateur. Alors que l’on pourrait croire qu’un téléfilm est quelque chose d’installé, là, Xavier de Choudens faisait en sorte d’avoir quelque chose de très léger. Il était très disponible, il se donnait énormément de marge et de liberté, il réduisait le nombre de plans et donnait plus de responsabilités aux acteurs. Ça change tout ! 

 

Toujours dans l’actualité, la série “France Kbek” est disponible sur TF1+...

 

C’est un truc totalement taré, que j’avais a-do-ré faire ! C’est complètement punk, ça part dans tous les sens, c’est débile, c’est trash ! Quand tu regardes ça, tu as l’impression d’avoir les doigts dans la prise. C’est défoulatoire, c’est tellement débile que ça en devient un manifeste !  Qu’est-ce que j’ai ri là-dessus… 

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

Quand vous demandez à un comédien, il ne travaille jamais assez…J’aimerais tourner plus et faire partie de ces gens qui en ont ras le bol d’être sur un plateau. Je ne suis pas encore de ceux-là mais tout me plait !

 

A côté de cela, j’écris et je fais aussi de la mise en scène, essentiellement de spectacles de cirque. Là, deux spectacles tournent…J’adore cela, ça me remplit de joie. C’est particulier, il y a un engagement physique de la part des gens, c’est dangereux, il y a donc une tension sur le travail. Il y a du bois et du métal à installer, ce n’est pas comme au théâtre, où tu arrives avec une chaise pour jouer. Sur un des spectacles, une structure fait 7 mètres de haut…Sur l’autre, il y a beaucoup de technologies…Donc c’est très intéressant, tu es obligé de bien réfléchir car la vie des artistes en dépend. Ce n’est évidemment pas du bricolage…Et puis, surtout, les Wriggles passent à l’Olympia le 10 octobre 2026 !

 

Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Charles-Eric Petit nous en dit davantage sur son actualité et ses projets, à l'image ainsi que sur les planches !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

 

Bonjour Charles-Eric,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Depuis trois ans maintenant, les téléspectateurs de France Télévisions peuvent vous retrouver dans la série quotidienne “Un Si Grand Soleil”. On imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, effectivement ! Cela commence à être une petite famille, d’autant que je « joue à domicile », moi qui suis un comédien local, comme on dit. 

 

L’aventure “Un Si Grand Soleil” a même, en vérité, démarré pour moi il y a sept ans, en tant que coach d’acteurs sur la série. Ainsi, je suis régulièrement présent derrière la caméra avec le réalisateur ou la réalisatrice et la script. L’air de rien, j’ai beaucoup appris des deux côtés, et l’un a nourri l’autre sans que je m’en rende compte.  

 

Quel regard portez-vous sur Maitre Bauchère, que vous incarnez depuis trois ans ?

 

On pourrait dire que c’est un personnage-fonction. C’est normal, il en faut. Il est avocat commis d’office mais pas uniquement…De temps en temps, il est dit que c’est le meilleur avocat de Montpellier mais, après, on se rend compte qu’il ne gagne quand même pas beaucoup d’affaires… C’est en jouant que je peux donc lui donner un ton et une direction, comme un petit hameçon que je chope au vol pour lui donner.

 

Je me suis dit qu’il était un peu dans la « zone grise ». Il a déjà donné un portable prépayé à quelqu’un, ce qui n’est pas tout à fait légal… Parmi mes influences, il y a Saul Goodman dans la série “Breaking Bad”. En parlant avec le directeur artistique, il me disait qu’il voyait plutôt mon personnage comme quelqu’un d’engagé dans ce qu’il fait et qui est absolument enthousiaste, ce que, peut-être, je renvoie aussi j’imagine. J’ai donc pris cet endroit-là…Peu importe dans le fond, tant qu’il n’est pas développé, j’ai un peu un endroit de liberté. Donc ça se joue beaucoup, finalement, avec mes partenaires.

 

Je défends souvent des méchants, qui sont des personnages de passage, qui ne restent pas, donc j’ai aussi cette fonction de les accueillir et d’être avec eux. Je joue souvent avec Constantin, qui interprète Yann, et avec Malya, qui joue Elise, c’est toujours un plaisir de les retrouver. 

 

Toujours à l’image, vous aviez joué, l’été dernier, Napoléon Bonaparte…

 

Oui, dans deux épisodes du programme “Notre histoire de France”, avec de vraies séquences de jeu. La diffusion a eu lieu en décembre dernier et c’était l’occasion, pour moi, d’un premier rôle, ce qui était une super expérience.

 

Sans oublier “Meurtres à Millau”...

 

C’était un petit rôle, aux côtés d’Elodie Frégé notamment. Cette scène de comédie a été chouette à jouer, cela m’a permis de montrer autre chose.

 

Cette année, vous tournez aussi dans pas mal de courts-métrages…

 

Oui, certains sont même assez ambitieux. L’un est un pilote de série à proposer à Arte, sur l’autre on était 60 dans l’équipe…Les univers sont différents et me plaisent bien. Ces personnages hauts en couleurs me changent un peu des fonctions. Souvent, en région, on a accès plutôt à ces deuxième, troisième… dixième rôles, au cadre limité, qui visent avant tout à servir l’histoire. Quand, tout d’un coup, on a l’occasion de jouer autre chose, cela ouvre un peu le panel de jeu !

 

Vous avez de nombreuses cordes artistiques à votre arc. Notamment, vous tournez un spectacle depuis trois ans…

 

En sortant de l’école, j’ai dirigé une troupe de théâtre. On était une dizaine, j’écrivais, je mettais en scène, j’ai monté une quinzaine de spectacles. 

 

Dans les derniers que j’ai créés récemment, et qui tourne encore, il y a: “Bestiaux !”, écrit, sur, à partir et avec deux anciens footballeurs de l’AS Saint-Etienne, qui se sont rencontrés en 1996. Ces deux numéros 6 étaient, au départ, concurrents mais sont, depuis, devenus meilleurs amis. Ce sont deux destins croisés : l’un était fils d’un footballeur fameux de la grande équipe de 76 mais a fait une carrière un peu dans son ombre, et l’autre était jeune capitaine en équipe de France, à l’époque de Thierry Henry mais s’était gravement blessé aux ligaments croisés à deux reprises. Donc c’est une histoire de blessures, d’amitié, de vie au bout du compte et c’est un spectacle que l’on a beaucoup de plaisir à tourner. C’est un peu plus qu’un spectacle, c’est leur récit de vie, c’est leur bande, c’est l’occasion de retrouver aussi, pour moi, un vieux copain sur scène, avec qui on était rentrés ensemble au conservatoire à Tours. 

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public ?

 

A chaque fois, les gens sont extrêmement touchés et emballés. C’est une forme un peu particulière, c’est musical, avec un récit performatif, on revit un match de 98, on suit cette rencontre depuis le terrain pour l’un des joueurs et depuis la chambre d'hôpital pour l’autre…Dans une rêverie, ça devient même, pour eux, le plus beau match du monde.

 

On rejoue ce spectacle au mois d’août, dans un festival dans le sud-ouest. On aimerait bien le jouer à Paris également…

 

Ce spectacle s’adresse à tous, et non pas uniquement aux initiés du ballon rond…

 

Exactement ! Dans le fond, ça permet de se rendre compte que la vie est plus grande que le foot …Ou que la balle ne va pas toujours là où on veut, que le vent… ça fait dévier les balles.

 

Vous serez également présent au festival d’Avignon 2027, avec un spectacle que vous commencerez à répéter à la rentrée de septembre…

 

Cela fait quelques temps que je tourne autour de la question de la musique et du théâtre. Avant “Bestiaux !”, j’avais créé “Looking for Quichotte”, qui transformait Don Quichotte en chevalier rockeur pour venir sauver le monde avec l’esprit du rock’n roll. Suite à cela, j’avais créé un groupe de reprises de rock, avec lequel on a fait deux concerts. Voyant ça, une metteuse en scène, qui cherchait un comédien qui puisse chanter et jouer de la guitare sur scène, pour interpréter Kurt Cobain, a fait appel à moi ! 

 

Cette pièce s’inspire de ses carnets intimes d’ado, dans une période où elle était amoureuse d’un garçon toxique qui ressemblait à cet artiste. Avant que la violence ne la gagne…Elle voudrait donc mélanger tout cela, elle dans sa chambre et moi interprétant le fantôme de Kurt Cobain. Elle en est à l’écriture et je travaille les partitions. 

 

Quels sont vos autres projets et actualités du moment ?

 

“L’érosion” est un autre spectacle qui continue de tourner, ainsi que “Sans flamme”. Dans ce dernier, j’évoque la difficulté de parler à son fils de l’effondrement ou encore de la crise climatique. Je suis accompagné d’un guitariste mais aussi d’un plasticien, qui crée une peinture en direct. 

 

“R.I.P.” est une rétro comédie morbide de science fiction, qui est pour le moment en lecture et que j’espère pouvoir créer à un moment donné. Je cherche d’ailleurs des financements pour cela…

 

 

 

 

Toutes vos cordes artistiques peuvent paraître très éloignées mais sans doute sont-elles, pour vous, très complémentaires ?

 

Tout se relie, en vérité ! L’écriture m’a donné la possibilité de me nourrir autrement. Le travail de coach permet de côtoyer des acteurs et actrices qui viennent d’horizons différents. En sortant de l’ERAC, j’ai fait énormément de fictions radiophoniques et, déjà là, j’avais été frappé par le fait qu’il y avait des personnes qui venaient du théâtre public, d’autres de la télé ou du cinéma. Je trouvais cela super qu’un espace puisse réunir des gens de formations et d’espaces différents. Je dirais que la quotidienne permet aussi cela. On ne vient pas du même endroit et, pourtant, on est dans la même fabrique. En tant que coach, c’est alors superbe de pouvoir trouver comment on va pouvoir travailler avec les univers et les imaginaires de chacun pour, finalement, arriver à faire qu’ils se rencontrent. C’est un peu la même chose quand je joue : j’ai toujours la sensation d’apprendre, il me semble que c’est infini ! Même dans mon personnage de Bauchère, il y a toujours à chercher…Je m’appuie sur le décor. C’est de la finesse et de l’horlogerie, cela me plait beaucoup.

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre parcours artistique ?

 

Je serais très content que Maître Bauchère soit développé, c’est évidemment à la discrétion des auteurs. Maintenant qu’il est rentré dans le cabinet de Claudine, peut-être que ça arrivera, je ne sais pas…Le personnage de Napoléon m’a plu, c’est quand même chouette d’avoir le premier rôle 🙂.

 

Je vais également travailler, avec des chercheurs, sur la thématique de l’eau, je voudrais m’intéresser à la question des conflits associés qui vont arriver, pour proposer des pièces d’anticipation, en 2050, de manière à jouer un peu les lanceurs d’alerte. Ces spectacles seraient un outil pour faire évoluer les consciences !

 

Merci, Charles-Eric, pour toutes vos réponses !

 

Publié dans Théâtre, Télévision

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TF1 / Koh Lanta : Zakariya fait le bilan de son aventure, qui s'est achevée lors d'une épreuve éliminatoire !

Publié le par Julian STOCKY

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

 

Bonjour Zakariya,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Alors, c’est vrai que, pour le coup, ça m’a ravivé plein de choses dans le sens où, en fait, j’en avais oubliées énormément. Je suis un peu tête en l’air donc il y a plein de choses que j’ai découvertes ou redécouvertes en regardant les émissions. C’est vrai que, limite, les émotions étaient autant décuplées chez moi que sur l'île…Cela m’a rappelé des émotions de joie, quand on a fait le feu, ou de colère. Oui, c’est vrai que, pour le coup, j’ai redécouvert pas mal de choses que j’avais oubliées.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incité à y participer ?

 

J’en ai déjà parlé, il y a deux raisons pour lesquelles j’ai candidaté à “Koh Lanta”. La première, c’est que, quand j’étais jeune, c’est la seule émission que mes parents m’autorisaient à regarder donc ça me rappelait des souvenirs d’enfance que j’ai partagés avec mes mères et mes frères. La deuxième est que, suite au décès de mon meilleur ami, j’avais pris beaucoup de poids. En fait, on regardait “Koh Lanta” ensemble, on en rigolait, on s’était toujours dit que ce serait drôle si un de nous deux arrivait à le faire un jour. Bon, lui, malheureusement, n’est plus là pour le faire…Donc ça m’a aussi permis de finir ce chapitre-là qui n’était pas forcément très rigolo pour moi. Ce sont les deux raisons pour lesquelles j’ai toujours voulu faire “Koh Lanta”.

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Je sais que, chez certains, ça a généré beaucoup de stress parce que c’est quelque chose sur lequel on n’a pas la mainmise. A chaque fois qu’on allait au conseil, du coup, on n’était pas forcément rassurés à 100%. Cela a fait que tu allais à chaque conseil en ayant un peu chaud…Du coup, tu ne pouvais pas te reposer sur tes lauriers. Pour moi, ça a rendu l’aventure encore plus intense, dans le sens où, à chaque fois que tu allais au conseil, tu ne savais pas qui pouvait sortir. Franchement, j’ai kiffé, ça amenait du piquant et du piment !

 

Pour en revenir à l’épisode diffusé cette semaine, on vous sent très marqué après votre nouvelle désillusion sur l’ultime épreuve de confort…

 

Oui, c’est vrai ! On a vu que, malheureusement, on a fait un petit remake des jaunes contre les rouges et, oui, c’est la frustration de se dire que, encore une fois, ce sont les jaunes qui gagnent et pas les rouges. C’est aussi, je pense, une frustration accumulée au fur et à mesure de l’aventure, où on accumule beaucoup de fatigue et de faim. Je ne cherche pas à me trouver d’excuse parce que c’est pareil pour tout le monde mais, à ce moment-là, c’est vrai que c’est plutôt la faim et la fatigue qui ont pris le dessus, parce que j’étais fier, encore une fois, d’avoir fait ce petit match jaunes contre rouges. Mais, passé un certain nombre de jours d’aventure, avec la faim et la fatigue, les émotions sont décuplées donc, malheureusement, on va dire que ça a pris un peu le pas sur le jeu et, du coup, j’ai eu un peu cet accès de colère. 

 

Au moment où vous comprenez que l’épreuve d’immunité est éliminatoire, vous expliquez à Denis que vous préférez vous concentrer sur la notion de plaisir…

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que, dans la vie de tous les jours, je suis un peu un grand enfant : si je ne prends pas de plaisir, je sais que je n’y arriverai pas. C’est un peu bête à dire mais dans tout ce que je fais, même dans mes entraînements quotidiens de crossfit, si je ne prends pas de plaisir, je n’arrive pas à m’investir, en fait. Sur cette épreuve éliminatoire, je me suis dit que si je n’arrivais pas à garder cette notion de plaisir et d’avoir la chance d’être là, je savais que j’allais vriller. Dès fois, je dégoupille un peu, on l’a vu et c’est ce qui s’est passé…

 

C’est ma manière à moi de me concentrer et de rester focus sur l'objectif, qui était de ne pas finir dernier : de prendre du plaisir et de ne pas oublier la chance que l’on a d’être là, de vivre ça. 

 

Avec le recul, qu’est-ce qui vous a manqué pour ne pas finir dernier ?

 

Sur cette épreuve-là, j’aurais bien aimé avoir une de mes deux mères, ou mes frères, qui me disent “Calme toi, calme toi”. Malheureusement, c’est impossible sur “Koh Lanta”. Je pense que ce qui m’a manqué, c’est d’être capable d’être lucide au moment où ça compte en fait. J’avais réussi à le faire sur l’épreuve à quatre, avec Guillaume, Jade et Lola, éliminatoire du duel de riposte et, malheureusement, je pense que ce qui m’a manqué, c’est de la nourriture et du sommeil, en fait. Je me suis énervé très vite et j’ai perdu tout de suite en lucidité. Je ne pense pas que ce soient les plus forts qui gagnent ce genre d’épreuve, je pense que ce sont les personnes qui arrivent à rester le plus lucides et le plus concentrées. Malheureusement, il m’a manqué les deux…J’aurais aimé être plus lucide à ce moment-là !

 

Le fait de partir sur une épreuve où vous aviez votre destin en main atténue-t-il votre déception, comparativement à une élimination au conseil suite aux votes de vos camarades ?

 

Alors, c’est vrai que je préfère mille fois sortir comme ça ! Je me suis sorti tout seul, comme un grand garçon, je n’ai eu besoin de personne donc je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, je n’ai pas subi un coup de stratégie ou autre chose. C’est, allez, une toute petite source d’apaisement on va dire mais ça n’occulte pas le fait que, oui, ça fout un peu la rage parce que je n’étais pas loin de la course d’orientation. Mais je préfère mille fois sortir tout seul, comme un grand garçon, en ayant été nul sur cette épreuve que de me prendre un peu de stratégie.

 

 

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure ?

 

J’ai à le droit à combien ? 🙂 J’en ai deux qui me viennent tout de suite, voire trois. J’avoue qu’avoir été une personne prédominante dans le fait d’avoir du feu sur le camp des rouges a été une vraie fierté pour moi. Cela restera, je pense, un moment marquant de mon aventure ! Ainsi que le confort que l’on a gagné avec les rouges, quand on a eu la chance d’aller sur ce fameux lac. Et ma victoire sur l’épreuve individuelle. Vraiment, cela a été trois virages de mon aventure, ce ne sont pas des choses que j’avais cochées, à part la victoire en individuel mais ce sont vraiment des choses qui resteront gravées dans ma mémoire. Je pense que, si je devais mettre un numéro un, je dirais le confort avec les rouges : ça a vraiment été une bascule dans notre aventure, on restait sur beaucoup de défaites et le fait de partager cela avec des gens qui compteront à jamais pour moi dans ma vie et dans mon coeur n’a, je l’avoue, pas de prix. 

 

A l’inverse, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender au quotidien ?

 

J’avais zéro chose à appréhender sur la survie parce que j’avais zéro connaissance. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, honnêtement. Par contre, je penserais que je gérerais beaucoup mieux le fait de ne pas avoir de nourriture. Je suis quelqu’un qui s'entraîne beaucoup dans la vie de tous les jours, le sport est vraiment quelque chose de prédominant dans ma vie. Avec le fait de ne pas manger, très rapidement, on se rend compte qu’il n’y a plus d’essence dans le moteur et je pensais que j’arriverais à gérer un peu plus ce facteur-là, le fait d’avoir faim en permanence et de ne pas être capable de mettre de l’essence dans le réservoir pour que le corps fonctionne…Je m’attendais à mieux le gérer et j’avoue que ça m’a vraiment surpris. Je sentais que j’avais envie de faire des choses mais que, vraiment, le corps ne répondait pas. 

 

Sur le camp, quelles tâches ou activités aviez-vous plus particulièrement l’habitude de faire ?

 

C’est vrai qu’au départ, chez les rouges, j’étais de ceux qui tapaient le plus de gros bois pour avoir des bûches qui tiennent toute la nuit. Parce que c’est un peu mécanisé, c’est un peu un truc de bourrin, il n’y a pas trop à réfléchir, il faut juste taper fort pendant des heures et ça tombe. Donc c’est vrai que j’aime ces activités où il faut poser le cerveau…Je suis plutôt bon là-dedans. Alors que tout ce qui est travail de minutie et de précision, on l’a vu sur les épreuves, ne fait pas trop partie de mes qualités. Donc j’étais plutôt de ceux qui préféraient aller taper du bois qu’aller chercher des trucs un peu durs à trouver en forêt, ce n’est pas trop ma qualité. 

 

En conclusion, quel bilan tirez-vous de votre aventure ?

 

Ce qu’il faut savoir, c’est que, quand j’ai fait “Koh Lanta”, je ne m’étais fixé aucune date butoir ni aucune épreuve, je ne m’étais pas dit “A partir du moment où j’arrive à atteindre ça, le contrat est rempli et le reste est du bonus”. Je voulais aller le plus loin possible dans l’aventure…

 

Si je dois tirer un bilan à froid, je suis très satisfait de ma performance. J’aurais aimé être un peu plus dominant sur les épreuves mais, maintenant, quand je vois que j’ai quand même réussi à faire 36 jours sur 39, que j’ai réussi à gagner une épreuve, que je suis resté moi-même du début à la fin - les gens qui me connaissent dans la vraie vie me disent que j’ai été le même et que ça fait plaisir que je ne me sois pas inventé de personnalité, que j’étais moi-même, à, dès fois, parler fort ou crier fort, à péter des câbles ou à sourire… ce dont je suis vraiment fier-, je suis très très satisfait de mon aventure. J’aurais forcément aimé aller plus loin mais, en un mot, je dirais que mon bilan est plus que positif : je suis vraiment fier de ce que j’ai réussi à faire et à accomplir à mon petit niveau !

 

Merci, Zakariya, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / C'est qui le chef ? : Céline Ronté nous partage sa vision sur Valérie, son personnage dans ce téléfilm qui sera diffusé ce mardi 9 juin !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Céline,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver en prime-time, ce mardi 9 juin, dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ah oui, ça a été un plaisir à plein de niveaux ! Déjà, de comédienne d’avoir la chance de jouer ce personnage. Ensuite, d’équipe, on s’est tous extrêmement bien entendus, c’était une expérience riche humainement. En plus, j’ai eu la surprise de tourner avec Hervé Rey qui fait mon mari et qui est mon ami depuis 25 ans, et d’être dirigée par Aude Gogny-Goubert, la réalisatrice, avec qui j’adore collaborer. C’est une chance de travailler avec des gens qu’on respecte humainement et artistiquement. Je n’oublie pas Gabrielle Gerin, la productrice, qui est quelqu’un de formidable, de très à l’écoute. C’était joyeux et chaleureux, une expérience incroyable!

 

Quel regard portez-vous sur Valérie, votre personnage ?

 

C’est un personnage à la fois sympathique parce que c’est une maman très attachée à sa fille, qui veut le meilleur pour elle mais, en même temps, sa plus grande qualité devient son plus grand défaut. Elle peut être très étouffante et intrusive, elle vit beaucoup au travers de sa fille. C’était une vraie composition pour moi. C’est un personnage riche, elle est à la fois rassurante et fragile, douce et pleine de caractère, quand il s’agit de défendre sa fille elle peut même être très dure. Elle et son mari partagent beaucoup de non-dits avec leur fille, c’est ce qui n’est pas dit qu’il faut jouer, c’est très intéressant à travailler. Et puis pour jouer une mère, il faut une fille ! Et Alice Daubelcour a été une partenaire précieuse.  

 

Sa palette de couleurs a certainement été plaisante à défendre ?

 

Bien sûr ! Et puis, la chance que, dans chaque scène, elle ait des choses différentes à jouer. C’était très agréable ! Cela va de l’amour inconditionnel, à la méfiance, à la colère, à la déception, à sa relation de couple, aux non-dits dans la famille…Donc, oui, c’était intéressant à jouer, la palette était large. Et la direction d’Aude Gogny Goubert tellement précise, elle nous a vraiment guidés tout au long du tournage. J’avais une confiance entière en son regard, c’est le plus important pour être libre de défendre un personnage.

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Je me suis beaucoup inspirée de ma maman, pour tout vous dire, elle est très « Valérie », elle nous aime plus que tout, on est sa raison de vivre, c’est extraordinaire de recevoir tout cet amour mais ça peut aussi devenir étouffant parfois. Même si tout part d’une bonne intention, on a besoin de s’émanciper. C’est le cœur de la relation entre Alice et Valérie.

 

 

 

 

Découvrir le rendu final avec le reste de l’équipe avait probablement permis de belles retrouvailles ?

 

J’ai déjà vu le film lors de l’avant-première d’équipe et en participant à un festival dans les Charentes. C’était dans de très belles conditions, dans des salles de cinéma, c’était magique de découvrir le film comme ça. Moi qui suis originaire des Charentes, le présenter là-bas a été la cerise sur le gâteau, c’était très émouvant de me retrouver dans le cinéma où j’allais quand j’étais petite. Et de découvrir les réactions en direct du public. On n’a pas cette chance quand ça passe à la télé.

 

Et retrouver l’équipe, Michel Cymes, Bruno Solo, Alice Daubelcour, Gabrielle Gérin et Aude Gogny Goubert, on s’entend très bien. C’est toujours un plaisir d’être ensemble. 

 

Les projections étaient très émouvantes. Surtout de découvrir le travail de tout ce que l’on ne voit pas : le montage, la musique…On ne se rend pas toujours compte de ce que ça va donner quand on est sur le tournage. En cela, Aude, la réalisatrice, a vraiment eu une vision de bout en bout, c’est une directrice d’acteurs exceptionnelle, une artiste qui a une vision et des partis pris forts. Le film est très drôle, très rythmé, l’image est belle. Elle a travaillé sur une palette de couleurs qui donne beaucoup de cohérence à l’ensemble. Donc, oui, c’était très agréable de voir le résultat ! 

 

Certainement avez-vous maintenant hâte des retours des téléspectateurs ?

 

Bien sûr ! C’est toujours un peu le stress mais, maintenant, j’ai hâte que les gens le voient, il est temps qu’il soit rendu au public et qu’il ne nous appartienne plus !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Cet été, je vais jouer une pièce de théâtre, “Volpone”, du 29 juillet au 16 août, au Jardin de Bagatelle, à l’Orangerie. C’est un super projet, que l’on est en train de répéter en ce moment. La mise en scène est de Carine Montag, je me régale bien, c’est très drôle aussi, c’est une comédie dramatique du XVIIe siècle de Ben Johnson. C’est également une aventure géniale, humainement, à tous les niveaux. Le lieu est super étonnant, on joue dans un jardin magnifique, c’est un endroit bucolique pour l’été, je conseille vraiment aux gens de venir. En plus, c’est tout un festival, il y aura plein de pièces de théâtre à voir. 

 

J’ai la chance de partager l’affiche avec Xavier Fagnon, Damien Boisseau, Jean-François Vinciguerra, Cyril Ripoll, Patrick Courtois…On est une joyeuse bande et on s’amuse beaucoup à monter cette pièce pour cet été. 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir sur France 3 ?

 

Qu’il y ait beaucoup beaucoup beaucoup de téléspectateurs 🙂, que les gens aiment le téléfilm pour qu’on en fasse d’autres et qu’on nous réunisse à nouveau, parce que, vraiment, c’est une équipe formidable. Que les gens soient contents, que le public soit ému, qu’il rit et que, du coup, il y ait du monde sur France 3 !

 

Merci, Céline, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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France 3 / C'est qui le chef ? : Oudesh Hoop nous présente Noor, son personnage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Oudesh,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver en prime-time, ce mardi 9 juin, dans le téléfilm inédit “C’est qui le chef ?”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, c’était vraiment une belle surprise qu’on m’ait proposé cela et je me suis beaucoup amusé, dès le départ, au casting et au call-back. Aude Gogny-Goubert, la réalisatrice, m’avait même dit qu’elle riait aux larmes en voyant mes essais. Sur le tournage, il y avait des éclats de rires tout le temps, c’était un vrai bon moment !

 

Si l’on revient à la genèse de cette aventure, qu’est-ce qui vous avait incité à y participer ?

 

J’aime bien les personnages un petit peu lunaires et barrés…Quand j’ai lu le scénario, j’ai vu que c’était mon truc. Je n’aime pas jouer les personnages “normaux”, je préfère les rôles de composition et d’improvisation. Là, je savais que j’allais m’amuser…C’est ce qui m’avait motivé le plus !

 

 

 

 

Ce projet a aussi été l’occasion de côtoyer une chouette distribution….

 

Exactement ! Dès la lecture, j’ai improvisé un petit peu et j’ai vu que Bruno Solo me suivait. Là, je me suis dit que ça allait être génial ! C’est un métier de passionnés et, sur le plateau, j’ai eu, en face de moi, des gens qui répondaient. C’était alors un grand engouement de pouvoir leur donner la réplique ! Mais, le plus impressionnant était d’avoir vu Aude en vrai, car j’étais fan de l’actrice. Je regardais ses scènes de comédie en boucle. Et le jour où je l’ai vue en 3D, ça m’a fait bizarre, je l’avoue. 

 

Quel regard portez-vous sur Noor, votre personnage ?

 

Noor a un passé, il essaie de s’en sortir en étant cuisinier et il fait croire qu’il ne parle pas français…C’est un personnage très complexe ! C’est justement ce qui m’a amusé dans son interprétation.

 

 

 

 

Sa palette de couleurs a certainement été plaisante à défendre ?

 

C’est un personnage haut en couleurs. Il y avait des émotions à jouer. Dès le call-back, il y avait une scène où je devais pleurer et, à la fin, Aude m’avait même demandé d’arrêter car, sinon, j’allais la faire pleurer aussi. Alors que mon personnage est le coup de timbale du film…Il est très drôle et, en plus, il pleure à la fin donc il est assez complet.

 

Au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Ma principale source d’inspiration est Doc, interprété par Christopher Lloyd, de “Retour vers le futur” ! C’est un personnage qui est présent physiquement mais qui, dans sa tête, est déjà très très loin. Il a les yeux grands ouverts, il pense en même temps qu’il parle, il n’est jamais là au bon moment. Je m’inspire souvent de lui pour mes personnages !

 

 

 

 

Vous aviez même pris quelques cours avec un chef, pour maîtriser les bons gestes…

 

Effectivement ! On a été formés par un grand chef, Joseph Fereira, qui nous a bien montré les choses. Comme j’apprends très vite, ma doublure sur le plateau n’a servi à rien tout au long du tournage, puisque j’ai fait toutes les scènes de cuisine moi-même, grâce à Joseph.

 

Découvrir le rendu final avec le reste de l’équipe avait probablement permis de belles retrouvailles ?

 

On a eu une avant-première au Grand Rex, où j’ai pu découvrir le résultat. C’est vraiment un super bon travail ! Dès le générique, tout est bien ficelé et bien monté. L’intrigue est super, j’ai bien aimé ! Mais il faut bien comprendre qu’Aude est la spécialiste du genre. Elle maitrise à la perfection la comédie. Elle a le sens du détail qui fait la différence. 

 

 

 

 

Souvent, entre le tournage et la diffusion, il se passe un an donc c’était l’occasion de se retrouver et de partager ce moment ensemble. On était tous ravis !

 

Certainement avez-vous maintenant hâte des retours des téléspectateurs ?

 

Oui ! Vous savez, on n’attend pas vraiment de résultat, il faut simplement accepter les retours du public, qui sont constructifs, quoi qu’il arrive…Comme on dit, le bonheur est dans le chemin. Pour moi, c’était vraiment un grand plaisir de l’avoir fait…Maintenant, si le téléfilm fonctionne, ce sera encore mieux. De toute façon, je suis impatient de savoir ce que ça va donner. 

 

 

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Au théâtre, je reprends à la rentrée, en tournée, la pièce “Cochons d’Inde”. Elle sera aussi diffusée prochainement sur France 2. En télévision, je tourne, le mois prochain, dans un épisode de “Astrid et Raphaëlle”, où je jouerai le rôle d’un mafieux. J’ai également une apparition dans le prochain “Arsène Lupin”. Au cinéma, j’ai un beau rôle dans “Les talents d’Achille”. Sur le net, il y a “Pire stagiaire / Moniteur d’auto-école”, avec Greg Guillotin, où, là aussi, j’ai dû improviser. En doublage voix, je fais celle de Mallick dans le dernier “Superman”, qui est maintenant disponible sur toutes les plateformes, après avoir été au cinéma il y a quelques temps.

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour cette diffusion à venir sur France 3 ?

 

Nous proposons du divertissement aux gens, après une dure journée de labeur, pour se changer les idées. Nous travaillons très dur pour apporter de l’amour et de la joie dans le cœur des gens. C’est notre mission et j’espère sincèrement qu’elle sera accomplie. 

 

Merci, Oudesh, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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