Sébastien Libessart évoque son actualité télévisuelle, faite de rôles bien différents !
/image%2F1552669%2F20260524%2Fob_f1fe9c_resize-img-0632.jpg)
Bonjour Sébastien,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !
Votre actualité en cours et à venir est riche et variée. Les téléspectateurs de Disney+ peuvent vous retrouver dans le nouveau programme autour de Lucky Luke. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Carrément ! C’était un joli projet, que l’on a tourné à Almeria, dans le sud de l’Espagne. Pour y aller, on s’arrête à Malaga et, généralement, on doit faire deux heures en voiture, en passant par cette zone où toutes les cultures sont recouvertes d’une espèce de drap blanc, qui vise à les protéger du soleil trop fort.
C’est là où Sergio Leone a tourné tous les westerns spaghettis. Les décors sont en dur et c’est marrant de découvrir, bien caché, en rentrant, un distributeur de canettes, c’est très anachronique. On était avec Alban Lenoir, un gros bosseur, très mutique sur le plateau parce que très concentré. Il a également, sur la série, une casquette de coproducteur donc il voulait un peu tout maîtriser. En tout cas, c’était super, un très beau tournage, en costumes, avec un Lucky Luke un peu vieillissant, qui se découvre une fille et qui va partir à la recherche de sa mère, qui a été kidnappée.
Le concept est sympa : comme ils sont vieillissants, Joe Dalton n’est plus aussi méchant qu’il ne l’était, il aide même Lucky Luke dans sa quête. Donc on est sur une revisite des personnages qui est bien et drôle. Je joue le rôle d’un marshal, sur l’épisode 6. C’est la ville où tout le monde est marshal et où un mec fait la loi pour tout le monde…Donc les marshals s’arrêtent les uns les autres. A un moment, il y a une scène très drôle : on est trois marshals et on se met chacun les menottes parce que l’on fait quelque chose que l’autre n’aime pas…On finit donc tous les trois attachés !
J’ai le plaisir d’arrêter Lucky Luke, ce qui n’est pas rien, c’était sympa à faire. C’était assez symbolique…
Sans doute aussi que le costume a dû être très aidant pour vous glisser dans la peau de ce personnage ?
C’est un rêve d’enfant ! Quand j’étais jeune, je jouais soit au policier et aux voleurs, soit au cow-boy et aux indiens…Surtout, les costumes étaient super bien faits, ils étaient vraiment authentiques. Je crois d’ailleurs que c’est à Madrid qu’il y a le plus grand entrepôt d’Europe de costumes d’époque. On a pu le visiter, c’est vraiment magnifique, il y a près de dix salles, avec plusieurs étages. Cela va de 1600 à notre époque contemporaine…
J’ai pris des photos en veux-tu, en voilà, j’étais vraiment dans l’univers des cow-boys et, en fait, c’est tout le soft power américain que tu prends en pleine figure. Je suis vraiment allé aux Etats-Unis, à Virginia City, une des villes qui reste un peu dans son jus, façon cow-boy et on a exactement la reproduction de cela en Espagne. C’est assez extraordinaire, tu as l’impression de te retrouver dans le désert !
En complément, vous avez tourné, pour France 3, dans un épisode de “Bellefond”...
C’était une très belle aventure humaine avec Stéphane Bern. C’est marrant, j’avais un apriori, qui est tombé très vite, de quelqu’un d’un peu factice mais, en fait, c’est un gros bosseur, qui ne fait pas cela parce qu’on le paie pour faire un épisode, ce que je pensais un peu…Il est très investi, il a un coach qui le fait travailler, il est humainement très gentil et très sympathique, avec une culture formidable. Donc on a eu beaucoup d’échanges très intéressants sur les choses de la vie…Il est très pudique, il ne parle pas beaucoup de lui mais c’est quelqu’un de charmant.
Les deux réalisatrices, les sœurs Barbault, étaient super ! Elles sont très rigolotes et très drôles. L’ambiance était top et, en plus, c’était ma première fois à Marseille, j’ai beaucoup aimé ! On a tourné un peu à part, dans l’université, là où ça se passe et je jouais un professeur aigri, dont l’élève est tuée et qui profite qu’elle soit morte pour récupérer sa brillante thèse.
Je joue encore un meurtrier, encore un méchant, je suis habitué à cela et, d’ailleurs, ça me pèse un peu…Du jour où j’ai arrêté le théâtre, où je ne faisais quasiment que de la comédie, et que je suis passé derrière l’écran, on m’a souvent fait jouer des méchants. Je comprends parce que je peux facilement me fermer et donner ce sentiment négatif, c’est très facile pour moi de le jouer, sans impact psychologique d’ailleurs mais j’en ai un peu marre de n’avoir que cet aspect du comédien. Mais c’était une belle aventure, j’ai adoré, c’était drôle, quelque part, parce que c’est très loin de moi mais j’aimerais que l’on ait un autre regard sur moi. Ça me plairait de jouer, parfois, quelqu’un de drôle, de rigolo, de gaffeur, de lunaire, de plus léger, un peu à la Pierre Richard…
En tant que guest, qui n’a pas forcément de lien avec ce qui s’est passé avant, aimez-vous, en amont du tournage, vous(re)plonger dans les diffusions pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou préférez-vous arriver avec une certaine fraîcheur ?
Il y a les deux…Il arrive, parfois, que j’ai juste lu le scénario. Quand tu es guest, à dire vrai, généralement, tu ne rencontres personne avant et tu découvres les gens sur le set, le premier jour. Mais tu es bien accueilli, parce que ce sont des formules qui fonctionnent bien, avec des équipes rodées…Avant, cela me pesait parce que j’ai vrai un tempérament timide, j’ai toujours un peu d'a priori, quand je ne connais pas les gens j’ai une sorte de méfiance à me livrer et, grâce aux tournages, j’ai appris à être tout de suite ouvert. En plus, maintenant que j’ai un peu de bouteille, je connais souvent au moins une ou deux personnes de l’équipe technique, ou un comédien, ce qui me permet de me détendre. Sur France 3, j’ai retrouvé Anne Caillon…C’est sympa, on est en famille !
Après, il faut dire que je connais déjà bien la plupart des séries dans lesquelles je tourne, parce qu’elles ont déjà un certain nombre d’épisodes et de saisons. En fait, ça dépend aussi des enjeux de mon personnage et des éventuelles interactions qu’il a avec les récurrents. Dans ce cas, j’essaie de regarder certains épisodes, pour voir qui ils sont et savoir comment je vais jouer.
En France, on passe beaucoup, pendant la préparation, par le texte, qui amène l’émotion. Je fais plus l’inverse, je travaille d’abord le physique du personnage, sa façon de marcher, pour articuler mon émotion. Et le texte vient avec ! Comme le disait un maître russe que j’ai eu, “Il faut faire action !”. Pour jouer la colère par exemple, je me demande d’abord comment est mon corps quand je suis en colère…Grâce à mon corps, je vais retrouver cet état mais je ne vais pas me mettre non plus dans une colère intellectuelle…Dès que la scène est coupée, j’arrête ! Cela me permet d’être très factuel… Évidemment que je ne suis pas intact, parce qu’il y a quand même de l’investissement personnel. Dans “Bellefond”, j’ai une très belle fin, où je raconte toute l’histoire. J’ai dû investir une émotion particulière, celle du regret de quelqu’un qui a agi accidentellement. C’était vraiment chouette à travailler et à jouer !
En fin d’année dernière, la minisérie de France 2 “La disparue de Compostelle” a connu un gros succès d'audience, ce qui a certainement dû vous faire chaud au cœur ?
Cela fait chaud au cœur, oui ! Tout le monde, je le sais, a été très content de l’impact que ça a eu…C’est génial, aussi, dans des séries comme celle-ci, d’avoir un début et une fin, on est vraiment sur une tranche de vie. C’était dense, avec beaucoup d’investissement. Pour le coup, là, on avait pu avoir une lecture avec le scénariste, ce qui n’est pas toujours le cas. Cela nous a permis de faire connaissance aussi, c’était chouette.
Ce qui est génial dans notre métier, c’est que l’on peut visiter la France. C’est rare que l’on tourne à Paris même. Je ne connaissais pas Marseille et “Bellefond” m’a permis de découvrir cette ville. J’ai pu me balader sur la Canebière et passer devant le stade Vélodrome. Ce métier nous offre aussi la possibilité de découvrir des lieux complètement à part et de rencontrer des personnes dans la France entière. Pour “La disparue de Compostelle”, nous étions à Saint Guilhem le désert, qui est un des plus beaux villages de notre pays. Il est typique, en Provence, avec, au milieu, son grand arbre bicentenaire. On y arrive par la montagne et c’est d’ailleurs une ville étape pour Saint Jacques de Compostelle. Il y avait un côté village, on a rencontré des gens qui vivent là depuis leur plus jeune âge, tous avaient des histoires à nous raconter, c’était drôle.
Il y avait même un monsieur qui part chaque matin, avec ses chiens, pour chercher la truffe et qui la ramène pour la vendre dans son café tabac. Elle est encore pleine de terre, il l’a à peine grattée et tu peux venir l’acheter. J’avais ramené des truffes fraîches chez moi, moins chères qu’à Paris…C’était vraiment sympa ! C’est la France, j’aime bien…J’ai rencontré, du nord au sud, des gens formidables, d’une grande chaleur. En plus, comme on est en tournage, ils viennent nous voir, ils sont curieux, nous sommes une sorte de vecteur de rencontres, pour resserrer les liens. J’ai de magnifiques souvenirs, avec cette France profonde, qui est riche et qui fait vivre notre pays…
Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !
/image%2F1552669%2F20260715%2Fob_0e8edd_nathalie-marquay-chirurgie-esthetique.png)
/image%2F1552669%2F20260715%2Fob_c90f0c_belkacem-c-celine-nieszawer-scaled-e16.jpeg)
/image%2F1552669%2F20260715%2Fob_df173e_20220616-194401-1-3-scaled.jpg)
/image%2F1552669%2F20260715%2Fob_406c28_173b908c-431a-486e-823e-5936e5dc65c4.png)
/image%2F1552669%2F20260715%2Fob_09db8d_images.jpg)
/image%2F1552669%2F20260519%2Fob_c87245_image1-5.jpeg)
/image%2F1552669%2F20260518%2Fob_805977_whatsapp-image-2026-05-18-at-12-21-13.jpeg)
/image%2F1552669%2F20260518%2Fob_c0db04_whatsapp-image-2026-05-18-at-12-21-12v.jpeg)
/image%2F1552669%2F20260518%2Fob_0bc304_whatsapp-image-2026-05-18-at-12-21-13r.jpeg)
/image%2F1552669%2F20260518%2Fob_829770_whatsapp-image-2026-05-18-at-12-21-12c.jpeg)