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Sébastien Libessart évoque son actualité télévisuelle, faite de rôles bien différents !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sébastien,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Votre actualité en cours et à venir est riche et variée. Les téléspectateurs de Disney+ peuvent vous retrouver dans le nouveau programme autour de Lucky Luke. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Carrément ! C’était un joli projet, que l’on a tourné à Almeria, dans le sud de l’Espagne. Pour y aller, on s’arrête à Malaga et, généralement, on doit faire deux heures en voiture, en passant par cette zone où toutes les cultures sont recouvertes d’une espèce de drap blanc, qui vise à les protéger du soleil trop fort. 

 

C’est là où Sergio Leone a tourné tous les westerns spaghettis. Les décors sont en dur et c’est marrant de découvrir, bien caché, en rentrant, un distributeur de canettes, c’est très anachronique. On était avec Alban Lenoir, un gros bosseur, très mutique sur le plateau parce que très concentré. Il a également, sur la série, une casquette de coproducteur donc il voulait un peu tout maîtriser. En tout cas, c’était super, un très beau tournage, en costumes, avec un Lucky Luke un peu vieillissant, qui se découvre une fille et qui va partir à la recherche de sa mère, qui a été kidnappée. 

 

Le concept est sympa : comme ils sont vieillissants, Joe Dalton n’est plus aussi méchant qu’il ne l’était, il aide même Lucky Luke dans sa quête. Donc on est sur une revisite des personnages qui est bien et drôle. Je joue le rôle d’un marshal, sur l’épisode 6. C’est la ville où tout le monde est marshal et où un mec fait la loi pour tout le monde…Donc les marshals s’arrêtent les uns les autres. A un moment, il y a une scène très drôle : on est trois marshals et on se met chacun les menottes parce que l’on fait quelque chose que l’autre n’aime pas…On finit donc tous les trois attachés ! 

 

J’ai le plaisir d’arrêter Lucky Luke, ce qui n’est pas rien, c’était sympa à faire. C’était assez symbolique…

 

Sans doute aussi que le costume a dû être très aidant pour vous glisser dans la peau de ce personnage ?

 

C’est un rêve d’enfant ! Quand j’étais jeune, je jouais soit au policier et aux voleurs, soit au cow-boy et aux indiens…Surtout, les costumes étaient super bien faits, ils étaient vraiment authentiques. Je crois d’ailleurs que c’est à Madrid qu’il y a le plus grand entrepôt d’Europe de costumes d’époque. On a pu le visiter, c’est vraiment magnifique, il y a près de dix salles, avec plusieurs étages. Cela va de 1600 à notre époque contemporaine…

 

J’ai pris des photos en veux-tu, en voilà, j’étais vraiment dans l’univers des cow-boys et, en fait, c’est tout le soft power américain que tu prends en pleine figure. Je suis vraiment allé aux Etats-Unis, à Virginia City, une des villes qui reste un peu dans son jus, façon cow-boy et on a exactement la reproduction de cela en Espagne. C’est assez extraordinaire, tu as l’impression de te retrouver dans le désert !

 

En complément, vous avez tourné, pour France 3, dans un épisode de “Bellefond”...

 

C’était une très belle aventure humaine avec Stéphane Bern. C’est marrant, j’avais un apriori, qui est tombé très vite, de quelqu’un d’un peu factice mais, en fait, c’est un gros bosseur, qui ne fait pas cela parce qu’on le paie pour faire un épisode, ce que je pensais un peu…Il est très investi, il a un coach qui le fait travailler, il est humainement très gentil et très sympathique, avec une culture formidable. Donc on a eu beaucoup d’échanges très intéressants sur les choses de la vie…Il est très pudique, il ne parle pas beaucoup de lui mais c’est quelqu’un de charmant.

 

Les deux réalisatrices, les sœurs Barbault, étaient super ! Elles sont très rigolotes et très drôles. L’ambiance était top et, en plus, c’était ma première fois à Marseille, j’ai beaucoup aimé ! On a tourné un peu à part, dans l’université, là où ça se passe et je jouais un professeur aigri, dont l’élève est tuée et qui profite qu’elle soit morte pour récupérer sa brillante thèse.

 

Je joue encore un meurtrier, encore un méchant, je suis habitué à cela et, d’ailleurs, ça me pèse un peu…Du jour où j’ai arrêté le théâtre, où je ne faisais quasiment que de la comédie, et que je suis passé derrière l’écran, on m’a souvent fait jouer des méchants. Je comprends parce que je peux facilement me fermer et donner ce sentiment négatif, c’est très facile pour moi de le jouer, sans impact psychologique d’ailleurs mais j’en ai un peu marre de n’avoir que cet aspect du comédien. Mais c’était une belle aventure, j’ai adoré, c’était drôle, quelque part, parce que c’est très loin de moi mais j’aimerais que l’on ait un autre regard sur moi. Ça me plairait de jouer, parfois, quelqu’un de drôle, de rigolo, de gaffeur, de lunaire, de plus léger, un peu à la Pierre Richard… 

 

En tant que guest, qui n’a pas forcément de lien avec ce qui s’est passé avant, aimez-vous, en amont du tournage, vous(re)plonger dans les diffusions pour mieux encore vous imprégner de l’atmosphère ? Ou préférez-vous arriver avec une certaine fraîcheur ?

 

Il y a les deux…Il arrive, parfois, que j’ai juste lu le scénario. Quand tu es guest, à dire vrai, généralement, tu ne rencontres personne avant et tu découvres les gens sur le set, le premier jour. Mais tu es bien accueilli, parce que ce sont des formules qui fonctionnent bien, avec des équipes rodées…Avant, cela me pesait parce que j’ai vrai un tempérament timide, j’ai toujours un peu d'a priori, quand je ne connais pas les gens j’ai une sorte de méfiance à me livrer et, grâce aux tournages, j’ai appris à être tout de suite ouvert. En plus, maintenant que j’ai un peu de bouteille, je connais souvent au moins une ou deux personnes de l’équipe technique, ou un comédien, ce qui me permet de me détendre. Sur France 3, j’ai retrouvé Anne Caillon…C’est sympa, on est en famille ! 

 

Après, il faut dire que je connais déjà bien la plupart des séries dans lesquelles je tourne, parce qu’elles ont déjà un certain nombre d’épisodes et de saisons. En fait, ça dépend aussi des enjeux de mon personnage et des éventuelles interactions qu’il a avec les récurrents. Dans ce cas, j’essaie de regarder certains épisodes, pour voir qui ils sont et savoir comment je vais jouer. 

 

En France, on passe beaucoup, pendant la préparation, par le texte, qui amène l’émotion. Je fais plus l’inverse, je travaille d’abord le physique du personnage, sa façon de marcher, pour articuler mon émotion. Et le texte vient avec ! Comme le disait un maître russe que j’ai eu, “Il faut faire action !”. Pour jouer la colère par exemple, je me demande d’abord comment est mon corps quand je suis en colère…Grâce à mon corps, je vais retrouver cet état mais je ne vais pas me mettre non plus dans une colère intellectuelle…Dès que la scène est coupée, j’arrête ! Cela me permet d’être très factuel… Évidemment que je ne suis pas intact, parce qu’il y a quand même de l’investissement personnel. Dans “Bellefond”, j’ai une très belle fin, où je raconte toute l’histoire. J’ai dû investir une émotion particulière, celle du regret de quelqu’un qui a agi accidentellement. C’était vraiment chouette à travailler et à jouer ! 

 

En fin d’année dernière, la minisérie de France 2 “La disparue de Compostelle” a connu un gros succès d'audience, ce qui a certainement dû vous faire chaud au cœur ?

 

Cela fait chaud au cœur, oui ! Tout le monde, je le sais, a été très content de l’impact que ça a eu…C’est génial, aussi, dans des séries comme celle-ci, d’avoir un début et une fin, on est vraiment sur une tranche de vie. C’était dense, avec beaucoup d’investissement. Pour le coup, là, on avait pu avoir une lecture avec le scénariste, ce qui n’est pas toujours le cas. Cela nous a permis de faire connaissance aussi, c’était chouette. 

 

Ce qui est génial dans notre métier, c’est que l’on peut visiter la France. C’est rare que l’on tourne à Paris même. Je ne connaissais pas Marseille et “Bellefond” m’a permis de découvrir cette ville. J’ai pu me balader sur la Canebière et passer devant le stade Vélodrome. Ce métier nous offre aussi la possibilité de découvrir des lieux complètement à part et de rencontrer des personnes dans la France entière. Pour “La disparue de Compostelle”, nous étions à Saint Guilhem le désert, qui est un des plus beaux villages de notre pays. Il est typique, en Provence, avec, au milieu, son grand arbre bicentenaire. On y arrive par la montagne et c’est d’ailleurs une ville étape pour Saint Jacques de Compostelle. Il y avait un côté village, on a rencontré des gens qui vivent là depuis leur plus jeune âge, tous avaient des histoires à nous raconter, c’était drôle. 

 

Il y avait même un monsieur qui part chaque matin, avec ses chiens, pour chercher la truffe et qui la ramène pour la vendre dans son café tabac. Elle est encore pleine de terre, il l’a à peine grattée et tu peux venir l’acheter. J’avais ramené des truffes fraîches chez moi, moins chères qu’à Paris…C’était vraiment sympa ! C’est la France, j’aime bien…J’ai rencontré, du nord au sud, des gens formidables, d’une grande chaleur. En plus, comme on est en tournage, ils viennent nous voir, ils sont curieux, nous sommes une sorte de vecteur de rencontres, pour resserrer les liens. J’ai de magnifiques souvenirs, avec cette France profonde, qui est riche et qui fait vivre notre pays…

 

Merci, Sébastien, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Nathalie Marquay nous présente son dernier livre, qui est déjà un véritable succès !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Nathalie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présente ici ?

 

Bien sûr, bien évidemment ! Et puis, surtout, je sais que c’est Marguerite qui organise ce salon et dès que c’est Marguerite, le salon est très très bien organisé, donc c’est un vrai plaisir de venir rien que pour elle, déjà et, après, bien évidemment, le livre venant de sortir le 5 mai, c’est bien que je puisse avoir les lecteurs. Malheureusement, je n’ai pas pu venir avant, en général, je viens le vendredi, samedi, dimanche et, là, je n’ai pas pu par rapport à mes devoirs professionnels. Donc je n’ai pratiquement pas dormi mais j’ai sauté dans le train ce matin pour être là 🙂.

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur votre nouveau livre ?

 

Le pitch est très simple : c’est une influenceuse, tout va bien et, du jour au lendemain, sa vie bascule, elle perd ses deux parents dans un accident de voiture. D’abord, on pense que c’est un accident mais, après, est-ce que c’est vraiment un accident, est-ce que ce n’est pas un meurtre ? Là, il y a toute une enquête, avec du surnaturel dedans en plus, avec de vrais signes. A savoir que pratiquement tous les personnages sont des gens qui m’ont entourée, c’est-à-dire qu’Angèle, l'héroïne de mon livre, c’est ma fille, donc je me suis inspirée de ma fille, qui est influenceuse. Parce que c’est vrai que, quand on est influenceuse, tout est jugé, commenté, il y a de la violence, il y a de la haine et tout ça, je m’en suis servi après comme des ingrédients pour les incorporer dans mon livre. Donc ça donne encore plus de réalité. Mon fils aussi…J’ai donné le deuxième prénom de tout le monde : il y a Alfred et Marguerite, c’est Jean-Pierre et moi, a famille Dubois, c’est très particulier, c’est parce que, quand on était à l'hôpital pour Jean-Pierre, on ne donnait pas le nom de Pernaut mais le nom de Dubois, pour pas qu’on se fasse embêter par les paparazzis. Voilà, il y a plein plein de clins d'œil à ma vie et, bien sûr, il y a une grande grande enquête. Je laisse une ouverture, à la fin, s’il se vend bien, d’en faire un deuxième, puis un troisième…Après, j’aimerais le faire en téléfilm ou en série, et que ma fille puisse jouer dedans.

 

Quels principaux retours avez-vous déjà pu avoir depuis sa sortie ?

 

Tout ce que je sais pour l’instant, et qui est déjà pas mal, c’est que, sur les 500 Amazon tout mélangé, je suis en place 80. Donc c’est déjà pas mal ! C’est à peine sorti donc je sais qu’il va monter encore. Il est bien parti pour l’instant et tous les journalistes qui l’ont lu pour mes interviews, même en Belgique où j’ai fait le 13h, ce qui est génial, ont tous adoré. Il n’y en a pas un qui m’a dit qu’il n’a pas aimé : “Vraiment, pas besoin d’attendre le deuxième et le troisième, il faut en faire une série, vous pouvez faire tout de suite la série, ça serait génial !”, “Je veux savoir la suite…”. C’est vrai que j’ai déjà 50% de la suite du livre…

 

En complément, quelles sont vos autres actualités du moment ?

 

Il y en a plein. Je suis au théâtre en ce moment, je suis à la radio aussi, tous les matins, de 6h à 10h, j’ai un oracle des défunts qui va sortir au mois d’octobre et le livre “Un signe de toi” va sortir en poche aussi, et il y a normalement une émission que je vais faire, ce n’est pas encore signé…

 

Au théâtre, je suis en tournée avec Laurent Petitguillaume, jusqu’en 2027. Il y a encore un autre projet que j’avais démarré, à écrire une pièce dans laquelle je voulais que Jean-Pierre joue, parce que ça allait parler du 13h, malheureusement il est décédé donc j’ai arrêté l’écriture mais je n’en avais pas encore écrit beaucoup. Ma meilleure amie, qui devait aussi être dans la pièce, m’a dit “Écoutes, si ça ne te dérange pas, je vais l’écrire”, elle a fini et, là, on a encore les confirmations pour celui qui pourrait jouer le rôle de Jean-Pierre. Cette pièce de théâtre sera, bien sûr, un Vaudeville… Donc ça aussi est en prévision pour 2027 ou 2028, à voir.

 

Merci, Nathalie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Florence Belkacem nous parle de son troisième livre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Florence,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présente ici ?

 

Oui, oui ! D’autant que je suis une habituée du salon de Cosne sur Loire. Je trouve que la présidente fait un travail formidable. Il y a vraiment une ambiance chaleureuse, je suis toujours contente de revoir les habitants d’ici, c’est un contact qui est simple, qui est direct. J’ai des lectrices fidèles qui reviennent, qui lisent mes livres. Je n’en ai écrits que trois, parce que je suis quand même journaliste, avant d’être écrivaine, même si, depuis que je suis petite, j’écris. Finalement, avec ces trois livres, dont le dernier, “Cueilleuse de signes”, je n’ai fait que reprendre le fil de l’écriture, depuis l’âge de 9 ans. J’écris sur le thème de ‘Ne croyez pas que la vie s’arrête après la mort. Si vous êtes attentif, vous pouvez capter des signes, des âmes des êtres disparus, que vous avez aimés”. Mon premier livre a été “Coccinelle”, qui surgit à la mort de maman. On l’enterre en Lorraine, il fait 5 degrés, au mois de janvier…J’étais très cartésienne, j’avais très peur de la mort et des morts, tout d’un coup, en pleine cérémonie, une coccinelle surgit sur la rambarde du banc et, évidemment, cette coccinelle a capté notre attention mais, à aucun moment, je ne me suis dit que c’est maman qui nous fait signe. Alors, là, l’histoire commence parce que j’ai eu plusieurs moments où j’attendais des réponses professionnelles et où j’ai eu des signes de maman, de coccinelles, dans des moments improbables. J’ai fini par comprendre que c’était peut-être elle qui faisait signe et qui se manifestait. Mais de dire que maman était réincarnée en coccinelle, non ! Je ne crois pas en la réincarnation mais, en revanche, je suis comme Victor Hugo, je crois à la survie de l’âme. Il disait que “Les âmes sont des libellules de l’ombre”, je suis vraiment dans cette pensée très hugolienne.

 

Quels principaux retours pouvez-vous avoir de vos lecteurs ?

 

Alors, évidemment, parler de la mort reste toujours tabou. Dire que quelquefois, on peut supposer qu’une plume qui tombe à nos pieds, c’est notre grand-père, c’est notre maman, c’est notre fils, c’est notre ami, c’est compliqué à imaginer. Mais force est de reconnaître que beaucoup de gens commencent aussi à ouvrir un peu les yeux, en se disant “Tiens, mon papy aimait les oiseaux…Pourquoi j’ai cette plume, ce matin, devant mes pas ?”. Je trouve que les gens s’interrogent de plus en plus. Quand on ne croit pas en Dieu, quand on ne croit pas dans une quelconque religion, comment est-ce que l’on fait pour supporter le deuil ? J’ai perdu mon meilleur ami en décembre dernier et l’absence est terrible, elle est insupportable. Je pense qu’il est quand même là, qu’il m’envoie des signes et je sens parfois, quand je fais mes émissions, qu’il est là, lui qui a été mon assistant. Tout cela donne de la force, du courage, de la joie…

 

Avez-vous en projet l’écriture d’un quatrième livre ?

 

Oui, oui, oui, l’idée a déjà germé dans ma tête, ce sera une biographie romancée, avec un personnage, je ne sais pas encore si ce sera une femme ou un homme, très sulfureux et qui retiendra, je pense, l’attention. Les gens seront curieux de découvrir qui était ce personnage…C’est en train de travailler dans ma tête, en parallèle de mon émission bi-mensuelle, qui me prend beaucoup de temps, où je reçois des invités et où je parle de leurs ombres et lumières.

 

A la rentrée, j’ai un autre projet, j’ai une autre sollicitation, on verra bien mais, dans tous les cas, je pense que je serai présente sur Youtube, où sont les gens. Le fait d’être sur Youtube permet aussi beaucoup de liberté et des formats beaucoup plus longs. C’est génial ! A la télé, aujourd’hui, il n’y a plus beaucoup d’émissions qui reçoivent, pendant une heure, une personnalité. 

 

Merci, Florence, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Annie Stone évoque ses différents ouvrages littéraires !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Annie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présente ici ?

 

Oui, c’est ça ! J’ai la chance, depuis que j’écris des livres, de faire beaucoup de salons et je rencontre, évidemment, tout le public, et aussi les autres auteurs, avec qui je suis amie, pour certains. Donc c’est toujours un grand plaisir de pouvoir participer à ce genre de salon ! 

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur le livre que vous présentez ici ?

 

J’avais une biographie un peu plus importante, qui a été vendue entièrement hier donc je n’ai plus que les deux derniers livres. A savoir “Ma vie dans tous les sens”, qui est un livre que j’ai écrit sur tous les sujets qui m’intéressent et les rencontres que j’ai pu faire. Également un livre sur les animaux, parce que j’ai eu beaucoup de bêtes, que j’ai toujours, d’ailleurs, et j’ai une amie qui a créé un salon animalier à Périgueux et qui m’a demandé si je voulais écrire un livre là-dessus. Il y a de quoi en dire, on peut raconter beaucoup d’anecdotes à ce sujet donc j’ai écrit ce livre, avec plein de photos, sur les animaux. Et, là, j’en sors un autre à la rentrée, qui sera un roman à part entière, une histoire de fiction, que j’ai écrite parce que mon éditeur me pressait, à me dire que je ne sortais pas du côté où je parle de moi en gros. Là, au moins, j’ai complètement bifurqué vers un autre sujet et ce sera très différent !

 

Avez-vous d’ailleurs eu des sources particulières d’inspiration ?

 

Oui, oui. C’est toujours en fonction des spectacles que je vois. J’en vois beaucoup, je suis curieuse de ce qui se fait au théâtre, au cinéma, à la télévision et j’ai lu beaucoup de livres, parce que je suis une grande lectrice, indépendamment de tout ça. C’est vrai que j’ai profité de toutes ces rencontres que j’ai pu faire, de tous ces spectacles que j’ai vus…Cela m’a nourrit, à partir de là il y avait une base et je me suis dit que je pouvais proposer quelque chose de plausible et, espérons, d’intéressant.

 

C’est une histoire difficile à raconter comme cela…Déjà, c’est l’histoire d’un homme donc je ne suis pas du tout concernée. Cet homme est né dans les années 30 et va traverser, comme cela, le siècle. Je parle, bien sûr, beaucoup de tout ce que je connais, à savoir toutes les avancées qu’il y a eues, tous les drames qu’il y a eus…C’est très actuel ! J’ai pris plaisir à l’écrire, c’est venu au fur et à mesure que je l’écrivais et on verra, j’espère que ce sera bien accueilli !

 

D’ailleurs, de façon plus générale, quels retours pouvez-vous avoir de votre public ?

 

C’est toujours très gentil, très sympathique. C’est une grande chance, il faut reconnaître que la plupart des gens sont des gens de mon âge, des séniors, comme on dit, donc ce sont des gens qui, à l’occasion, sont venus me voir sur scène et qui ont vécu ces belles années, comme on dit, où c’était la jeunesse qui était là, les projets, les ambitions, tout ce que l’on veut. Donc, pour ces gens-là, c’est comme une impression de se retrouver parce que, quelque part, on a fait partie de leur vie. C’était vraiment, en plus, une période joyeuse, où il n’y avait pas les mêmes problèmes que maintenant donc, pour eux, ils gardent cela en mémoire en relation avec la famille, avec les fêtes aussi, les bons moments passés ensemble et tout ça. Donc c’est vrai que, quand il y a des gens qui viennent acheter les livres, il y a toujours un branchement, comme on dit.

 

Pour terminer, quels sont vos éventuels autres projets à venir ?

 

Je ne fais pas de projet à longue échéance, parce que j’estime que ça va, que j’ai bien donné et j’arrive à un âge où j’apprécie de plus en plus la tranquillité, le calme. D’ailleurs, à ce sujet, je n’habite pas très loin d’ici, dans l’Allier, dans la maison de famille et je suis très peu à Paris. J’y vais de temps en temps, bien sûr, mais j’apprécie énormément le charme de la maison, avec le jardin. J’ai six chats, je mets en place des choses pour les animaux, je me rends utile, je fais partie d’associations donc j’aime beaucoup cette vie-là et je ne recherche rien. On m’appelle parce que j’ai la chance de connaître beaucoup de gens et puis, à ce moment-là, je me fis un peu à mon fils ainé qui, lui, est beaucoup plus fort que moi dans tout ce qui est internet et tout ça, et qui gère la partie contrat, discussions, et, selon, on fait des spectacles, ou pas. Mais on ne recherche rien, ça reste vraiment des propositions, quand ça se fait, on est très content, si ça ne se fait pas, ce n’est pas grave…Je suis un peu au ralenti !

 

Merci, Annie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique, Télévision

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Anny Duperey nous parle de toute sa belle actualité !

Publié le par Julian STOCKY

Photo MAXPPP-Nice Matin /Jean François OTTONELLO

 

 

 

Bonjour Anny,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présente ici ?

 

Oui, oui, oui ! C’est vrai que j’ai, au niveau écrivaine, puisqu’on peut le mettre au féminin et que c’est mieux qu’autrice, une longue carrière, puisque ça fait plus de 50 ans que j’écris. Mon premier roman avait été à mes 24 ans et j’ai fait 15 livres. Alors, c’est très mignon parce qu’il y a souvent des gens qui me disent “Ah bon, vous écrivez ?” et, d’autres, notamment une dame qui m’a dit avoir tout lu, ce qui est merveilleux. Donc j’ai un rapport très simple et formidable avec les lecteurs, avec le public. J’avais écrit un livre à propos de la mort de mes parents, qui avait eu un tel succès que, maintenant, et j’en suis très fière, il est étudié souvent en classe, en troisième et en première, dans les classiques de l’autobiographie. Je travaille avec des professeurs qui, souvent, m’envoient les questions des élèves et, en fait, je suis peut-être un des seuls auteurs dont les lecteurs ont changé la vie. J’ai reçu 8 000 lettres, dont certaines m’ont appris ce qui s’était passé vraiment le matin de la mort de mes parents: des anesthésistes, des médecins…et ils m’ont déculpabilisée d’une chose, moi qui gardais la culpabilité vague de ne pas m’être réveillée, de m’être rendormie, paresseusement, je pensais, et que, si j’avais pu ouvrir la porte plus tôt, peut-être que j’aurais pu les sauver. Un jour où un anesthésiste m’a dit “Relisez le texte, vous dites que vous ne pouvez pas bouger un bras ni une jambe, que vous entendez les bruits de manière bizarre…C’est ce que disent tous les gazés. Vous n’y avez jamais pensé mais vous étiez asphyxiée vous-même…” Oh, le jour où j’ai reçu cela, ça m’a fait un tel choc que je suis tombée de ma chaise, ça m’a jetée par terre. Après, plusieurs médecins ont continué et donc ça fait un rapport très spécial, hein ? Je ne vais pas me donner des airs de star, face à des gens qui ont changé ma vie ! Donc, voilà, on a des rapports très agréables.

 

Avez-vous des projets d’autres livres encore ?

 

Oui, j’en ai un nouveau en route, là. Le dernier que j’avais écrit était tellement plaisant à écrire et à lire. On m’avait proposé, évidemment, de faire ma biographie, ce que je ne veux pas parce que je veux continuer à travailler. Si un tome paraît et que je continue à travailler, le deuxième sera de quoi, de dix pages ? C’est ridicule ! Par contre, j’ai pensé aux petites phrases qui m’ont marquée dans ma vie. La première étant celle de ma grand-mère, lorsqu’elle m’emmenait, tous les dimanches, respirer le bon air sur le port, qui puait le gasoil, le poisson pourri, la gargotte frites, et qui pensait que plus ça sentait fort, plus c’était bon, “Respires, c’est de l’iode !”. Donc, comme c’est la première phrase dont je me souviens, j’ai appelé ce livre de la même façon. Il y a 32 petits textes, variés, des drôles, des moins drôles, du métier, du personnel, …En fait, on m’a dit que c’était un véritable autoportrait et je préfère cela à une biographie. Donc je suis en train de faire un deuxième tome de petites phrases qui m’ont marquée. J’en ai notées déjà plus de 40…C’est très agréable d’écrire des petits textes dessus. Je fais aussi des lectures de ça, c’est très marrant à faire !

 

En complément, vous êtes toujours au théâtre…

 

Je reprends “Le duplex” jeudi 28, avec toujours Francis Perrin, Corinne Touzet et un nouveau partenaire, Philippe Lelièvre, qui est merveilleux. On continue !

 

Sans oublier la peinture…

 

Je vais exposer, grâce à Frédéric Julien Bonheur, qui m’a fait faire le salon des indépendants, où j’ai rencontré une adorable galeriste de Barbizon, Lila Rose. Elle va m’exposer, pour la première fois de ma vie ! C’était ma première vocation : j’étais aux Beaux Arts et j’ai bifurqué, au moment d’entrer en section peinture, avec mon maître Robert Savary, que j’adorais. Je crois que l’on en a pleuré ensemble, il m’a dit “Ce n’est pas vrai, tu ne vas pas rentrer dans ma classe..”. J’ai suivi les copains au conservatoire et, en fait, je m’interdisais de montrer mes tableaux par respect pour les peintres qui ont consacré leur vie à leur art. Je ne me sentais pas le droit, moi étant restée amateur, de montrer mes toiles. Frédéric m’a convaincue, je me suis dit qu’après tout, à mon âge, j’allais m’y remettre et reprendre cette vocation.

 

Merci, Anny, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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Olivier Delacroix nous en dit plus sur son nouveau livre !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Olivier,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présent ici ?

 

C’est toujours, de toute façon, où que j’aille en France, très plaisant de rencontrer les lecteurs, parce que c’est vraiment un moment où je ne me contente pas de signer un livre. Pour moi, c’est important de discuter et de pouvoir échanger avec chacun d’entre eux, c’est presque un devoir ! Ces personnes-là s’intéressent à mon travail donc je ne vais pas signer un livre comme ça, en disant “Merci de l’avoir acheté et au-revoir”. J’aime bien savoir pourquoi elles l’ont acheté, pourquoi le sujet les intéresse et, aussi, à la fin de mon livre, il y a toutes les adresses qui leur permettent de me retrouver sur tout l’écosystème digital, que je construis depuis deux ans maintenant, sur Youtube, sur TikTok, sur Twitch et sur Facebook. 

 

J’adore donc faire des salons, pour rencontrer des humains !

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur “Le syndrome de l’imposteur” ?

 

C’est, aux trois quarts, mon histoire ! Ce syndrome concerne, je pense, 60 à 70% de la population. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ont beaucoup de mal à en parler parce qu’il y a beaucoup de gens qui ont tout simplement du mal à parler d’eux. Je pense que le manque de confiance en soi est quelque chose qui habite beaucoup de personnes de cette société, qui devient de plus en plus individualiste, de plus en plus, oui, tendue. Les gens se recroquevillent de plus en plus sur eux donc, du coup, ce syndrome m’a habité tout au long de ma vie : même s’il a eu la vertue de me pousser vers l’excellence, il m’a souvent mis en danger. Mais je pense que ça fait trois à quatre ans que je l’ai un peu plus apprivoisé. Quand on commence à l'apprivoiser, c’est mieux !

 

Comment est venu le déclic d’adapter cette histoire en livre ?

 

Si vous voulez, je suis un amoureux du cinéma d’Audiard et des séries de HBO. Pourquoi ? Parce que c’est toujours un cinéma qui colle à la réalité, il n’y a pas de scènes où vous vous dites que ça ne peut pas marcher. Je pense que la ligne éditoriale de HBO, comme le cinéma d’Audiard, racontent la vraie vie, même si, parfois, elle peut s’avérer violente. Mon livre, par moment, est violent mais ça raconte la réalité de nos vies quotidiennes. Le syndrome de l’imposteur faisait partie de mon quotidien donc, quand j’ai choisi d’écrire mon premier roman, il fallait que je prenne un sujet qui me tenait vraiment à cœur et il m’est apparu de manière très naturelle.

 

D’ailleurs, quels principaux retours pouvez-vous avoir de vos lecteurs ?

 

Les gens me disent que c’est un sujet qui les touche beaucoup, les gens me disent que c’est un sujet dont ils n’ont jamais osé parler et que ce livre va peut-être les aider, d’abord, dans leur quotidien. Et puis, surtout, les retours que j’ai pour l’instant, après trois mois, sont qu’en fait, il y a quelques clés que je donne pour pouvoir lutter contre ce symptôme. Ces retours sont plutôt très positifs pour moi parce que je l’ai aussi écrit pour ça, pour que les gens s’en sortent, en tout cas souffrent moins.

 

Du coup, d’autres projets d’écriture sont-ils déjà en cours ?

 

J’écris un scénario de cinéma pour François-Xavier Demaison et je vais commencer à écrire un nouveau roman, je pense, dès cet été. 

 

Merci, Olivier, pour toutes vos réponses !

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Hervé Pouchol nous parle de sa belle et variée actualité !

Publié le par Julian STOCKY

©HP

 

 

 

Bonjour Hervé,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présent ici ?

 

C’est la troisième année que je viens sur le salon ! Alors, c’est vrai que les lecteurs sont plus des auditeurs de RTL et des téléspectateurs de M6 mais ils sont également lecteurs de livres. J’ai commencé par “La guerre des voisins”, il y a une vingtaine d’années, l’émission dont j’étais le médiateur, sur TF1. Je continue toujours à tourner des reportages, là je suis le négociateur de l’émission. Donc le premier livre était sur les voisins. Il y en a un nouveau qui s’appelle “La guerre des voisins, vingt ans plus tard. Qu’est-ce qui a évolué ?” Il ne m’en reste déjà plus…J’ai écrit des livres sur le thème du baiser, sur le thème du regard - c’est le best seller, celui-là, et le dernier est sur le thème de la voix. C’est un vrai régal de venir dans ce salon à Cosne sur Loire. C’est, pour moi, le plus beau salon, les gens sont absolument adorables et ça fait très plaisir d’être là !

 

Comment vous était venue l’idée de ce dernier ouvrage, sur la voix ?

 

La voix m’a sauvé, ça m’a permis d’exercer ce beau métier, à la radio mais, également, la voix est très importante dans la négociation. C’est vrai que je raconte un petit peu que la voix m’a changé la vie et qu’elle m’a permis, justement, d’exercer ce métier. Mais ce métier, c’est également de l’animation, il faut savoir convaincre et, avec la voix, on peut tout faire…Maintenant, je me mets à chanter et, là, j’ai un album qui va sortir début du mois de juin. C’est un album de reprises de douze grandes chansons françaises, comme “Je reviens te chercher”, de Gilbert Bécaud, “Qui saura ?”, de Mike Brant, “Le premier pas”, de Claude-Michel Schonberg…C’est un nouveau virage qui s’offre à moi ! Il ne faut pas que je m’ennuie, il faut que je me remette en contact avec le public en permanence, c’est grâce au public que l’on existe.

 

Justement, quels retours pouvez-vous avoir de sa part ?

 

Alors, les personnes que je croise me parlent de la télé, elles me parlent de la radio, de RTL.  Souvent, ce sont des personnes qui nous suivent depuis des années et elles me parlent de Julien Courbet, forcément. On est très proches avec Julien, on se connait depuis 38 ans maintenant, on s’est rencontrés à Toulouse, à la radio, il était animateur comme moi, on est devenus les meilleurs amis du monde et c’est un garçon d’une fidélité extraordinaire, qui a énormément d’échos. Je pense que l’on s’est énormément apporté l’un et l’autre, on est toujours très complices, maintenant c’est mon patron en ce qui concerne la radio et la télé, je suis toujours à ses côtés. Donc les gens me parlent de lui…Comme Julien a beaucoup d’humour, il me taquine et il taquine avant tout les gens qu'il aime bien, donc forcément, on me dit “Ah là là, il vous a dit cela…”. Les gens retiennent tout, c’est ça qui est formidable. Donc on parle beaucoup de Julien, on parle de l’équipe de “Ca peut vous arriver” d’une manière générale, on parle de ce que l’on apporte dans l’émission, de toutes les solutions que l’on trouve pour aider les gens.

 

A l’approche de la nouvelle saison, quels sont vos projets ?

 

Il y a pas mal de projets…Le premier, c’est cet été, je vais me retrouver sur la route, avec une voiture RTL, ça va être une 406 Peugeot toute neuve, siglée “RTL sur la route des vacances”. Tous les week-ends, de midi à 16h, je serai à bord de cette voiture et je vais parler avec les gens qui partent en vacances ou qui reviennent de vacances. On va parler des vacances. Il y aura un animateur de midi à 16h et je vais faire le lien, je vais faire le fil rouge. Le soir, je serai dans un camping d’Eden Village, où je ferai une animation sur le thème d’un quizz avant, le lendemain, le dimanche, de repartir sur la route.

 

A la rentrée, il va y avoir un nouveau livre, le titre n’est pas totalement défini. J’ai perdu quasiment 15 kilos, grâce aux protéines, aux légumes et au konjac, une plante japonaise qui permet d’être rassasié. Donc je vais raconter, semaine par semaine, comment on peut perdre tous ces kilos, sans les reprendre. 

 

C’est pas mal, quand même : il y a un disque qui sort, là, début juin, il y a, au mois de juillet, RTL et, au mois de septembre, le livre. C’est pas mal comme projets !

 

Merci, Hervé, pour toutes vos réponses !

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Jérôme de Verdière nous présente son dernier ouvrage !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Jérôme,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Nous nous retrouvons dans le cadre du salon du livre de Cosne sur Loire. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être, pour vous, d’être présent ici ?

 

Oui, parce que, quand tu es écrivain, romancier, t’es à ton bureau, tu ne vois personne, tu es tout seul avec tes personnages, tes histoires donc, effectivement, rencontrer les lecteurs est plaisant…Après, par mon métier, en dehors de ça, c’est-à-dire animateur de télévision, je le rencontre, le public mais c’est vrai que c’est toujours un plaisir, oui, d’être avec les lecteurs. Surtout ceux qui te suivent, c’est-à-dire qu’ils te prennent le dernier, puis ils te disent “J’ai lu celui-là, j’ai bien aimé”, “Celui-là, j’ai moins aimé la fin”...On échange avec les lecteurs et puis, Cosne-sur-Loire est un salon du livre important à mes yeux parce que, quand j’ai sorti mon premier roman, en 2022 de mémoire, le tout premier salon du livre que j’ai fait, c’est Cosne-sur-Loire donc, pour moi, il faut toujours que je commence ou que je finisse, à chaque roman, ma tournée ici. Je me débrouille toujours pour avoir Cosne-sur-Loire dans la liste !

 

Un mot, si vous le voulez bien, sur le dernier ouvrage, que vous présentez ici ?

 

“Corvette” est une tragi-comédie, c’est l’histoire d’un type qui, à 60 ans, découvre qu’il est atteint d’une maladie dégénérative et incurable. A la stupeur de ses proches, il va décider de se faire euthanasier. Un mois avant la piqûre fatale, il se tire sans prévenir personne…En fait, il fuit sa propre décision et on va le suivre en Ecosse, à Saint-Tropez, à Monaco, avant de se faire rattraper par la patrouille. Pour le reste, je n’en dis pas plus, sinon je dévoile tout…

 

Si l’on en revient à la genèse de ce projet, d’où vous en est venue l’idée ?

 

C’est très bizarre à dire comme cela, l’euthanasie me passionne 🙂 mais c’est un peu vrai. Il y a une vingtaine d’années, j’étais tombé un peu par hasard sur un documentaire, “Le choix de Jean”, où on suit, en Suisse, où c’est autorisé, un type qui va se faire euthanasier et où, vraiment, on assiste à tout, jusqu’à la fin. Ce documentaire m’avait, à la fois, bouleversé, remué, parfois j’avais ri parce qu’il y a des situations totalement invraisemblables et, à partir de là, j’ai vu et regardé beaucoup de choses sur l’euthanasie.

 

Un jour, il y a quatre à cinq ans, j’étais avec une amie, on buvait un verre, vous savez c’est le jeu des questions un peu con et on se disait “Tiens, si on connaissait la date et l’heure précise de notre mort, qu’est-ce que l’on ferait entre temps ?”. Est-ce que vous allez faire tout ce que vous n’avez jamais fait ? Est-ce que, au contraire, vous restez avec vos proches ? Je termine cette discussion de comptoir en disant qu’heureusement, personne ne connaît la date et l’heure précise de sa mort. Même les condamnés à mort ne savent pas la veille que le lendemain matin, ils vont y passer…

 

Tout d’un coup, je dis que, si, il y a une catégorie, et une seule, de personnes qui connaissent la date et l’heure précise de leur mort, ce sont les gens qui vont se faire euthanasier. On prend rendez-vous et on sait que, six mois après…Là, je me suis dit que ça y est, j’avais mon roman, j’avais mon histoire !

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir de vos lecteurs ?

 

Très mauvais ! 🙂. Les gens disent que, vraiment, c’est nul… 🙂. On me connait plus pour l’aspect comédie et comique mais, grosso modo, sur mes trois romans, j’ai toujours eu de bons retours de mes lecteurs. Je crois que les meilleurs retours sont, justement, pour celui-là, peut-être parce que le thème, au départ, peut faire dire “Waouh” mais, visiblement, ils passent cet espèce d’obstacle et, une fois l’obstacle passé, d’après ce qu’ils disent, ils sont emmenés dans cette histoire et, souvent, d’ailleurs, les gens me disent “Il fallait que je connaisse la suite”. Donc les retours sont plutôt pas mal !

 

D’autres livres sont-ils déjà en projet pour la suite ?

 

Pour l’instant, je n’ai pas commencé à écrire mais je l’ai dans ma tête, oui…

 

Pour terminer, on peut toujours vous retrouver à l’image…

 

Toujours dans mon émission “La revue de presse”. On va faire la 19è saison, déjà, en septembre. Là, je termine, dans quelques jours, avec la dernière émission de cette saison-ci et donc, en septembre, retour de “La revue de presse” sur Paris Première !

 

Merci, Jérôme, pour toutes vos réponses !

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Manon Giraudon Nicolai évoque sa belle actualité, sur scène et à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Manon,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

vous effectuez la mise en scène d’un autre spectacle, qui sera à l’affiche du festival d’Avignon en juillet prochain…

 

C’est “On ne badine pas avec l’amour”, d’Alfred de Musset, un texte classique absolument merveilleux. Quand j’ai relu la pièce, je l’ai trouvée d’une telle modernité…Elle parle d’un triangle amoureux : Camille et Perdican sont deux cousins qui doivent se marier mais Rosette est également amoureuse de lui…Perdican va en jouer, entre orgueil et égo mal placé. On passe d’une comédie légère, au début, à un drame…

 

Le fait d’être, cette fois-ci, à l’extérieur de la scène doit être très enrichissant pour vous, humainement et artistiquement….

 

C’est passionnant, il y a 7 comédiens et 2 régisseurs, soit 9 personnes…Donc 9 personnalités, 9 humanités différentes, 9 histoires différentes. Évidemment, quand ils se retrouvent sur les planches, il y a une espèce de mise à nu et je dois faire avec les fragilités et les facilités de chacun. C’est une aventure humaine incroyable ! Pour moi, le théâtre, d’autant plus quand il y a beaucoup de comédiens, est une aventure extraordinaire.

 

D’ailleurs, comment vivez-vous alors les premières, sans filet pour vous, à ne plus pouvoir intervenir ou les aider ?

 

Ce n’est pas facile du tout ! Les comédiens jouent leur partition et, quand ils sortent de leur scène, ils restent concentrés mais peuvent souffler un peu…Alors que, moi, j’ai l’impression de jouer les 7 rôles donc je suis, en fait, en tension constante, je suis en apnée. C’est clairement épuisant pour moi : à la fin d’une première, je suis lessivée, c’est comme un accouchement, les émotions sont incroyables.

 

Le festival d’Avignon est la grande fête annuelle du théâtre, à laquelle il doit être très grisant de participer….

 

Ah, oui ! On a eu une chance immense…La dernière fois que l’on a joué cette pièce, le 14 février dernier, au théâtre de l’olivier, je suis montée sur scène, à la fin du spectacle, pour dire que je cherchais un producteur afin de l’amener un peu plus loin. Un couple est ensuite venu me voir, le monsieur n’est absolument pas producteur mais a eu un coup de cœur pour la pièce et, en tant qu’homme d’affaires, il a envie d’investir. De là est née cette coproduction pour le festival d’Avignon ! 

 

C’est une aventure incroyable : on est 10 au total, il a fallu trouver une grande maison et un grand théâtre, tout est décuplé, il a tout fallu faire en grand…

 

En complément, vous êtes actuellement sur scène dans “Le morpion”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Exactement ! Je joue, depuis quatre ans, “L’art du mensonge”, je l’ai interprétée plus de 200 fois, je prends toujours autant de plaisir, c’est vrai mais, au bout d’un moment, on s'essouffle un peu, on ne trouve plus de nouveautés qui redonnent la lumière. Là, quand le producteur m’a donné ce nouveau projet, “Le morpion”, j’y ai vu une nouvelle aventure ! Je suis super contente, d’autant plus que c’est la première fois que je joue avec mon producteur et aussi que je joue une pièce à trois. 

 

Je pense que ce triangle fonctionne vachement bien donc je suis hyper heureuse ! 

 

Plus concrètement encore, comment pitcher ce spectacle ?

 

C’est l’histoire de trois colocataires, avec trois personnalités bien définies. C’est une chiche colocation, ils n’ont vraiment pas beaucoup d’argent. Je joue Sarah, la radine…

 

Sébastien, qui paye 80% du loyer, va trouver un billet de 50 euros sous leur boîte aux lettres et il va se questionner pour savoir à qui il appartient. Toute la question est de savoir ce qu’ils vont faire de ce billet et s’en suivent, évidemment, des péripéties très drôles.

 

Quel regard portez-vous sur Sarah, votre personnage ?

 

Elle est une écrivaine ratée, elle rêve d’écrire un roman mais elle n’a toujours pas le titre, ni même écrit les premières lignes. Elle est également profondément radine…

 

Mon chéri, qui est venu voir la pièce, me disait que c’était rigolo parce que ce personnage est à l’exact opposé de ce que je suis. Je pense, dans la vie, être quelqu’un de quand même assez généreuse, de solaire et d’active, alors que Sarah est une radine qui reste à la maison toute la journée, à regarder CNews. Elle procrastine et, en plus de cela, ne veut rien partager, même pas son tube de dentifrice.

 

Quels premiers retours du public avez-vous déjà pu avoir ?

 

Notre première était le 6 mai, au théâtre de l’olivier, que je dirige et on a eu de belles réactions. Une quinzaine de critiques sur Billetreduc nous indiquent que c’est super et que les gens allaient partager, donc on est très contents ! Disons que c’est de bon augure pour la tournée qui commence prochainement à la Comédie de Tours.

 

Vous l’avez dit, vous dirigez un théâtre, qui a l’originalité d’être dans un lycée….

 

Effectivement ! Il est à l’intérieur du lycée de l’olivier, dans le 12ème, à Marseille. Il a été monté il y a une vingtaine d’années et j’ai récupéré le théâtre il y a deux ans. Je m’occupe de dispenser les ateliers aux élèves de l’option théâtre du lycée, en plus de la programmation, en passant par l’accueil des artistes ou encore la billetterie. Une fois par mois, on y reçoit donc une compagnie, professionnelle ou non…

 

A l’image, vous avez récemment tourné dans “Temps mort”, de Stéphanie Pillonca, qui vous a offert beaucoup de liberté sur le plateau…

 

Tout à fait ! Je ne connaissais pas cette réalisatrice, elle est absolument incroyable. Ce fut une très belle rencontre humaine…Quand je suis arrivée, elle m’a dit “Fais toi plaisir sur le texte, j’ai vu tes essais en casting, repars en impro !”. Je me suis régalée ! J’avoue que, quand on tombe sur des réalisateurs qui nous laissent une telle liberté, c’est une pépite en tant qu’acteur. 

 

Quel rôle avez-vous interprété ?

 

Je joue le rôle d’Hasnah, qui est en couple avec Francky. Je suis interrogée dans le cadre d’une enquête policière, moi la prothésiste ongulaire du sud de la France, qui est complètement barrée et loufoque. Avec Francky, on ne va pas du tout ensemble, si bien qu’en arrivant au salon, les enquêteurs sont étonnés de savoir que je suis sa compagne. Notre couple n’est pas assorti, ce qui est rigolo…

 

Depuis peu, vous accompagnez également les directeurs de casting…

 

C’est tout nouveau. Un de mes meilleurs amis, directeur de casting, m’a proposé d’être son assistante et de donner la réplique, ce que j’ai accepté avec grand plaisir. Cela me permet de voir l’envers du décor, c’est très très intéressant. J’accueille les comédiens avec bienveillance, pour les mettre à l’aise.

 

Toutes ces casquettes doivent probablement être très complémentaires pour vous ?

 

Oui ! Le fait d’avoir toutes ces casquettes-là me permet d’avoir un espèce de liant et de voir tous les tenants et aboutissants. Ce matin, je passais un casting alors que, hier, j’étais moi-même assistante casting. Donc cela m’aide en tant que comédienne, je sais ce qui est attendu. De même, de diriger un théâtre me permet de savoir ce que les producteurs veulent pour Avignon…

 

Pour terminer, quels sont vos projets en cours ou vos envies pour la suite de votre parcours ?

 

J’aimerais bien réaliser “On ne badine pas avec l’amour” en long-métrage, moi qui me suis beaucoup inspirée, pour la mise en scène, du film “Roméo + Juliette”, avec Léonardo DiCaprio. J’ai déjà réalisé plusieurs courts-métrages, soit seule soit en coréalisation et certains de mes films ont été primés, même à l’international, ce dont je suis très contente. 

 

Merci, Manon, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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France 2 / L'or bleu : Sarah Chovelon nous en dit plus sur Solange, son personnage et en profite pour nous partager son actualité théâtrale !

Publié le par Julian STOCKY

@ Antony Rodriguez

 

 

 

Bonjour Sarah,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 peuvent actuellement vous retrouver dans “L’or bleu”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est sûr ! C’est une série chorale, qui m’a permis de rencontrer beaucoup de monde. Notamment des partenaires de jeu car on était souvent très nombreux sur le plateau à se partager les scènes, ce qui est toujours un plaisir. Mais aussi, évidemment, une grosse équipe de tournage. Mes jours se sont étalés sur plusieurs mois, ce qui faisait que c’était toujours un plaisir, quelques semaines après, de retrouver tout le monde.

 

Le cadre de tournage a certainement été très plaisant également…

 

C’était absolument magnifique. Il y a vraiment de très beaux décors, qui ont été très travaillés à l’image pour donner ces trois époques. C’est vrai que, certains jours, on partait en préparation le matin pendant que “l’équipe de 2025” était en train de tourner puis, à la pause déjeuner, tout bougeait pour que l’on puisse ensuite jouer les années 80 dans le même décor. 

 

Cela porte aussi, en tant que comédienne, d’être entourée de si beaux décors !

 

 

 

 

La sécheresse est le point de départ mais c’est aussi un point d’entrée pour d’autres sujets encore…

 

C’est une série très complète et c’est en ça que c’est une véritable saga : entre trahisons, amours, complications, survie économique… Je trouve cela chouette et assez moderne de mettre ce genre de sujets dans un format comme une saga d’été.

 

Vous y interprétez le personnage de Solange, dans les années 80. Quel regard avez-vous porté sur elle ?

 

Un regard d’abord très tendre parce que, quand on aborde un personnage, je pense qu’il faut d’abord l’aimer, peu importe ce qui lui arrive. Ce personnage nous est présenté, dans la série, comme quelqu’un de plutôt joyeux, qui est très loyal, notamment avec Fanny, Mathias et Lucien, dans une position un peu de grande sœur. C’est un personnage qui m’a beaucoup touchée de prime abord, en proie à des questionnements profonds. C’est quelqu’un d’actif, qui récupère la ferme de son père et qui veut en faire quelque chose. Dans les années 80, mon personnage en est au début de cette exploitation-là mais je pense que ça prend sens aussi dans la manière dont Solange se construit en tant qu’adulte, expliquant également ce que l’on voit en 2025.

 

La palette de jeu et de couleurs a été très large…

 

Complètement ! Cela rejoint ce que l’on disait sur la saga, c’est très complet, avec des scènes très joyeuses de cérémonies et de fêtes, mais aussi des scènes plus dramatiques. C’est une série policière donc certaines scènes se rapprochent du thriller, ce que je n’avais encore jamais approché en tant que comédienne. C’était très agréable d’aller aussi dans un registre dramatique et de suspens…

 

 

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Oui ! Un travail a été mené avec le réalisateur, Hippolyte Dard, et Alexandra London à la direction artistique, qui ont voulu faire en sorte que les personnages soient logiques et complémentaires, des années 40 à 2025. En cela, pour ma part, dès que j’ai su que Guilaine Londez allait interpréter le même personnage quelques années plus tard, je suis allée voir comment elle bougeait et comment elle parlait. Pour aussi replacer la série dans la région, on l’entend, la famille Pageon a l’accent du sud donc on m’a demandé de retravailler mon accent puisque, dans la vie, je n’ai pas vraiment d’accent marseillais même si je suis originaire de la région…Il ne fallait pas non plus qu’il soit trop fort ou trop caricatural pour que les petites intonations de Guilaine soient cohérentes dans l’histoire de vie du personnage.

 

Elle a aussi un placement de voix naturellement plus aigu que moi donc j’ai essayé de faire pareil et je suis contente, je trouve qu’on sent une filiation à l’écran. C’était, en tout cas, très agréable à travailler.

 

Le fait aussi de porter des tenues d’époque et d’avoir les coupes de cheveux associées a été aidant à vous plonger dans les intentions de jeu…

 

Tout de suite, on devient le personnage malgré nous, avant même de commencer. J’ai quand même accepté de me couper les cheveux, qui étaient très longs et sans frange. J’ai maintenant une coupe plus courte et je trouve, effectivement, que ça met dans le contexte et que ça plonge dans le personnage.

 

A chaque fois que l’on arrivait sur le set avec les autres comédiens des années 80, on se charriait entre nous pour savoir qui allait avoir la tenue la plus colorée et c’est vrai que mon personnage ressort beaucoup, ce qui est cool. J’ai aussi tourné plusieurs jours avec un faux ventre, ce qui m’a mise dans une certaine posture, forcément.

 

 

 

 

Les épisodes sont déjà tous disponibles sur la plateforme de France Télévisions…

 

J’ai évidemment tout regardé ! Il y a quelques jours, on a aussi fait une projection d’équipe dans les studios de la chaîne. J’étais assise à côté de l’interprète de Fanny, Eléonore Sarrazin, et c’était marrant parce qu’on riait aux mêmes moments et qu’on était tendues aux mêmes instants. Notamment parce que l’on se rappelait d’anecdotes du tournage… C’était très agréable de voir, avec l’équipe, ce que ça rendait puis, chez moi, de découvrir la suite. Je trouve que le rythme est très bien géré : on prend le temps dans les premiers épisodes de montrer, et heureusement parce qu’il y a beaucoup de personnages, de lieux et d’intrigues qui s’entremêlent, avant que tout s’accélère. Donc je salue le montage et la réalisation, je trouve qu’ils aident aussi à créer des personnages avec des enjeux qui ressortent encore plus. 

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours du public ?

 

Oui, j’ai hâte que ce soit sur le linéaire pour avoir les retombées !

 

 

 

 

En complément, vous êtes sur scène, avec votre compagnie, dans un spectacle jeune public, “Zou !”…

 

Ce spectacle, que j’ai coécrit avec une comédienne et un musicien, est à destination des maternelles. On est tous les trois sur scène pour raconter ce voyage un peu farfelu d’animaux de la ferme, qui partent à l’aventure. C’est un spectacle qui me tient beaucoup à cœur, que j’ai créé en mars 2025, à la suite d’une rencontre avec une programmatrice lyonnaise qui avait aimé un autre de mes spectacles et qui m’a fait une commande. C’était un exercice tout nouveau pour moi….Depuis sa création, cette pièce a déjà été jouée plus d’une trentaine de fois et a une jolie vie à venir encore. 

 

C’est un spectacle pluridisciplinaire, mélangeant le concert, le théâtre et la rétroprojection d’images et de papiers découpés. 

 

Ces différentes actualités vous permettent des cordes artistiques variées mais sans doute très complémentaires…

 

Tout se nourrit. Je pense qu’il y a également une question de personnalité : je suis assez dynamique, je ne peux pas rester en place à attendre que l’on m’appelle, je suis très curieuse aussi, ce qui me permet d’avoir des actualités dans des univers assez différents. 

 

Je dirais même que cette complémentarité permet de digérer les projets en quelque sorte. En même temps que je tournais sur “L’or bleu”, j’étais en tournée avec un texte classique en alexandrins. C’est un métier très riche et, pour rien au monde, je ne changerais cette palette très diverse. Ouvrir autant d’univers est, je crois, l’une des choses qui me motive le plus !

 

Pour terminer, quels sont vos projets en cours ou à venir ?

 

Mes prochains projets sont plutôt en théâtre, avec la compagnie L’Autre Rive. Je commence déjà à écrire la prochaine pièce, qui sera une adaptation de roman. Sans oublier la tournée du spectacle jeune public…On pourra aussi me voir sur scène, à partir de novembre, avec une autre compagnie que je viens de rejoindre à Marseille : la compagnie La Dérivante.

 

J’espère aussi que “L’or bleu” va me permettre de densifier mon activité à l’image, qui est assez nouvelle pour moi. C’était une première occasion de défendre un personnage aussi complet dans une série et j’espère qu’il y en aura d’autres !

 

Merci, Sarah, pour toutes vos réponses !

Publié dans Théâtre, Télévision

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