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France 2 / Je sais pas : Loïc Bouadla évoque ce programme inédit, ainsi que ses autres actualités et projets !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Loïc,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans “Je sais pas”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Bien sûr ! Encore pour France Télévisions, pour qui j’ai souvent tourné…Donc c’est plaisant de refaire encore un projet pour cette chaine ! D’autant plus que j’ai retrouvé mon amie Lola Dewaere, on avait tourné dans la série “La dernière vague” donc c’était une bonne surprise de la revoir sur ce programme. J’aime bien aussi Fred Grivois comme réalisateur, j’avais vu “L’intervention”, un film sur la première intervention du GIGN. Donc c’était cool de pouvoir se faire diriger par lui !

 

Au-delà du casting que vous évoquiez, ce projet a été l’occasion de tourner dans une chouette région, que vous connaissez bien…

 

On avait même nos loges dans un château…C’était cool ! C’était lors des tournages en forêt, il fallait quand même prendre une voiture pour aller jusque sur le décor mais c’étaient des loges de luxe. Cela m’a permis de découvrir des endroits de la région qui sont un peu cachés. Après, on a fini quand même à Versailles, dans les décors de gendarmerie qui avaient été refaits…

 

Le programme évoque un sujet fort, rarement proposé en prime-time…

 

Bien sûr ! Je pense que France Télévisions ose faire des programmes qui sortent du lot. “Je sais pas” est quand même un truc qui peut être lourd mais qui est bien amené et, en plus, bien tourné. “La dernière vague” était une série fantastique, avec un nuage qui prend des surfeurs, qui reviennent avec des pouvoirs qui les ont changés. Pareil, je trouve que c’est plaisant d’avoir aussi ces propositions-là de la part d’une grosse chaine. C’est sympa, encore plus en prime time sur une chaîne gratuite, c’est cool !

 

Un mot sur votre personnage, le gendarme Moussa ?

 

Il est là pour aider à l’enquête. Après, ça reste un rôle secondaire quand même mais on le voit bien tout le long des quatre épisodes, où c’est un peu, je dirais, non pas le bras droit, mais quasiment, du personnage de Michael. En tout cas, il est là sur des scènes importantes donc c’était plaisant aussi !

 

 

 

 

Avez-vous eu des sources particulières d’inspiration au moment de vous glisser dans sa peau ?

 

Juste moi, parce que je suis gendarme de réserve à côté. Comme cela m’arrive de faire beaucoup de rôles de gendarme, j’ai juste à reprendre ce que je connais, ce qui aide sur le plateau, aussi niveau termes techniques, niveau grades, niveau même manipulation de l’arme. J’aide l’équipe sur ces sujets, quand il n’y a pas de consultant sur place, pour la véracité de l’histoire et pour que ça sonne vrai.

 

Donc c’est un rôle de composition mais sans en être vraiment un …Même les costumières me posent des questions sur comment s’habiller.

 

La palette de jeu a dû, globalement, être très plaisante…

 

Oui, les sujets sont lourds donc il faut le jouer comme dans la vraie vie : à la fois, ne pas montrer la gravité des choses et, en même temps, comprendre les personnes à qui il est arrivé des histoires. Il faut être humain par rapport à cela !

 

J’ai hâte de voir le résultat et d’avoir les retours du public. Je pense que c’est une série qui va plaire. Déjà, Lola et David sont bien connus des téléspectateurs de France Télévisions, ils font partie des têtes d’affiche, le public les aime et veut les voir. Donc ça va marcher ! D’autant plus qu’ils sont super potes…Donc, quand ils jouent un couple, ça marche parce qu’ils se connaissent bien.

 

En complément, vous retrouvez régulièrement les équipes de “Groland”. C’est un peu la famille pour vous…

 

Exactement ! On se retrouve sur le tournage mais aussi en dehors…Ce sont plus que des collègues, ce sont des amis. C’est plaisant ! C’est pour une grosse chaîne mais on travaille comme si on faisait un petit court-métrage entre potes donc l’ambiance est détendue. L’avantage est que l’on se connaît tous donc il n’y a pas de pression. Surtout, Mathieu Felder, le réalisateur, sait comment me diriger. Quand il est en retard, souvent il fait d’abord tourner les comédiens qu’il connaît moins puis il me fait tourner à la fin, parce qu’il sait que je rentre vite les séquences. Je sais ce qu’il veut, il sait ce que je sais faire, c’est plaisant !

 

Les gens sont contents de nous voir. On n’a pas de catering donc on va dans les restos du coin et les gens aiment recevoir les grolandais, c’est toujours sympa !

 

Cette série vous permet sans doute un développement artistique très différent d’un unitaire ou d’une mini-série ?

 

Oui, c’est cela qui est intéressant ! J’ai commencé avec eux en tournant dans “Plus belle l’eau de vie”, c’était mon premier rôle, j’y faisais un publicitaire, aux côtés de Benoît Delépine et Mathieu. Cela a été un coup de foudre au niveau du travail, on s’est bien trouvés. J’ai ensuite pu tourner dans une grosse série, “Télétravailleuses, télétravailleurs”, avec mon ex, Flore Zanni, avec qui on a de très bons rapports. On a fait 25 épisodes, on a vraiment tourné toute une saison avec notre série, où on faisait des grosvillois qui déménageaient à la campagne, où l’on télétravaillait. Je devais faire croire à ma patronne que je télétravaillais toujours à Grosville, alors que j’étais à la campagne. A un moment, j’ai tourné dans une ferme, derrière une table, comme si c’était mon bureau…mais entouré de vaches. C’était très marrant à faire ! J’ai aussi fait “Robin des vignobles”, c’était encore une autre palette. 

 

 

 

 

Ce qui est intéressant avec “Groland”, c’est que l’on peut tout jouer ! C’est sûr qu’au niveau du jeu, je ne vais pas avoir la même interprétation que pour TF1 ou France Télévisions. C’est de la comédie mais en jouant “gras”. Les codes de jeu ne sont pas les mêmes…

 

Vous avez aussi tourné, récemment, dans un court-métrage…

 

“Ma mère est morte en rêvant”, de Behzad Azadi. On a tourné à Poitiers…Lorsqu’il vivait dans un camp d’immigrés, il était tombé sur une personne qui ne parlait que de sa mère, qui ne voyait toute sa vie que sous son prisme. Et elle ne savait pas comment elle allait vivre sans elle…Donc l’histoire commence au moment où la mère meurt et, tout d’un coup, le personnage principal doit apprendre à faire son deuil mais n’y arrive pas forcément. C’est super intéressant ! 

 

Ce sera diffusé sur ARTE et, en attendant, le projet est de le présenter dans de gros festivals. Avec les comédiens, Behzad voulait que ça donne l’impression de gens qui se connaissaient depuis des années. Quand j’ai passé le casting, tout était improvisé…On a même, dans l’équipe, deux talents Adami. L’équipe technique était superbe aussi : notre ingénieur son a participé à un film qui a eu la Palme d’Or en 2024, notre chef opérateur présente des choses aux Oscars donc c’était vraiment une team à festivals et à prix. On verra bien où le projet nous mène mais, en tout cas, c’était une belle expérience. J’ai hâte de tous les revoir, déjà à l’avant-première.

 

En termes de projet, vous écrivez actuellement un long-métrage. C’est encore une autre corde à votre arc artistique…

 

Je pars du principe qu’il ne faut pas se cantonner à ne soit faire que du théâtre, soit ne faire que de la télé. Il faut avoir le maximum de cordes à son arc, déjà pour que ce soit motivant. Là, oui, j’écris un long-métrage sur le tour de France. On est actuellement en recherche de producteurs…Un comédien assez connu nous suit déjà sur le projet, il a accepté un rôle, ça peut aider. En tout cas, le scénario est écrit, le dossier de production est fait, maintenant il faut trouver des producteurs intéressés ! C’est toujours l’inconnue mais j’y crois… Je pense que c’est vraiment un projet qui peut plaire au plus grand nombre, pas uniquement à ceux qui aiment le vélo…Le tour de France parle à tout le monde ! 

 

 

 

 

En plus, c’est un sujet que vous connaissez bien…

 

Le fait d’écrire sur quelque chose que je connais est, effectivement, beaucoup plus facile ! En plus, c’est pour rendre hommage aux gens que je côtoie et au tour de France lui-même, qui m’a appris beaucoup…

 

Merci, Loïc, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Monsieur Parizot : François Guérin, le réalisateur, évoque le troisième épisode, qui sera prochainement diffusé !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour François,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Un nouvel épisode de “Monsieur Parizot”, que vous avez réalisé, sera prochainement diffusé sur TF1. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

J’avais réalisé le deuxième épisode, à Aix-en-Provence, et, là, j’ai donc tourné le troisième, à Nancy. Oui, c’était un vrai plaisir de retrouver Patrick Paroux, alias Christian Parizot, avec qui j’avais déjà tourné sur quelques “Camping paradis” il y a une bonne dizaine d’années. C’est un vrai plaisir de travailler avec lui !

 

 

 

 

Patrick est aussi un grand homme de théâtre et sans doute que le côté très rigoureux, sur le texte, qu’impose cet art est aidant pour lui dans sa façon d’appréhender cette série ?

 

Oui, ce que vous dites est vraiment très important. Ce qui fait la particularité de la série “Monsieur Parizot”, c’est ce que j’appelle le grand final, où Parizot réunit tout le monde dans une même pièce, dans un même lieu et où il passe chacun en revue pour expliquer pourquoi untel aurait pu tuer mais n’a pas tué, pourquoi untel aurait aussi pu tuer mais ne l’a pas fait et pourquoi celui auquel on ne pensait pas a tué. A chaque fois, ce sont vraiment des morceaux de bravoure pour Patrick : ce sont des scènes qui durent une dizaine de minutes, que l’on tourne en une journée et c’est vraiment quasiment du monologue. C’est son personnage qui enchaîne les preuves… et Patrick est extrêmement rigoureux. Cela m’avait surpris sur mon premier : quand on avait fait une lecture une dizaine de jours avant le tournage, il connaissait déjà 70% du dialogue de fin du film. Comme son nom l’indique, lors d’une lecture, normalement on lit, lui récitait et jouait. C’est bluffant ! Et la première fois qu’il avait enchaîné toute sa prise, les autres comédiens avaient applaudi parce que c’est vraiment un exercice peu commun. Ces autres artistes, qui savent le travail que ça représente, avaient été bluffés ! 

 

Vous parliez de théâtre, c’est vrai que le principe de cette série est d’être dans un décor unique. C’est un huis-clos, avec un côté “Agatha Christie” ou “Cluedo”, ce qui fait que l’équipe technique et les comédiens travaillons dans le même lieu tous les jours. Cela permet aussi de pouvoir aller répéter, quelques jours avant, ce fameux grand final par exemple. La manière dont j’aime travailler est similaire au théâtre : j’imagine les déplacements, j’imagine l’emplacement des autres comédiens et ça permet, avec Patrick, d’aller voir, quelques jours avant, pour lui montrer comment ça va se passer. Je lui propose, bien sûr, je travaille avec lui et il me fait des propositions complémentaires. Donc c’est vrai que c’est assez génial de pouvoir répéter, à l’avance, dans le décor, ce qui n’est pas courant. Normalement, dans un film, tu restes deux jours dans un décor, trois jours dans un autre et tu ne peux pas, quinze jours avant, emmener un comédien répéter dans un futur décor…Non, souvent ce dernier n’est pas encore construit ou est loin. 

 

A Nancy, c’était encore plus particulier : on tournait dans les thermes de la ville mais on y logeait aussi donc c’était vraiment un huis-clos dans le huis-clos ! On était vraiment proches les uns des autres, c’était vraiment très sympa !

 

 

 

 

Plus globalement, à partir de quel moment votre travail de réalisateur commence-t-il dans le processus de création d’un nouvel épisode de cette série ?

 

J’étais suffisamment impliqué en amont pour aller voir le décor, avant même que le scénario ne soit écrit. J’y étais avec Richard Berkowitz, le producteur, Olivier Guedj et Mathieu Delarive, ainsi que le scénariste Laurent Mondy. Nous avons visité les lieux, des sous-sols au toit et, comme cela, quand Laurent a écrit, il avait déjà le décor…

 

Sur cette série, la particularité est donc que le scénariste écrit pour un décor. Habituellement, un scénariste écrit une histoire et, après, on cherche le décor…Ici, on choisit le décor et, après, l’écriture se fait. C’est-à-dire que, quand le scénariste dit “Il prend l'ascenseur pour aller de là à là” ou “Il va dans tel bassin” ou “Du bassin, il voit le jardin”, comme sur cet épisode, c’est vrai ! C’est extrêmement reposant pour un réalisateur parce que, d’habitude, c’est l’inverse : on prend un scénario et on se demande comment ça va rentrer dans ce décor…Là, non, et c’est génial ! Sur les deux autres épisodes précédents tournés à Aix, il y avait notamment des passages de porte entre deux chambres et, à la lecture, je m’étais dit que ça allait être compliqué mais c’était hyper facile en fait parce que Laurent Mondy avait écrit pour ce décor. Pour en revenir à Nancy, lorsque j’ai reçu le scénario, j’avais déjà les photos du décor sur mon ordinateur. 

 

 

 

 

Le reste du temps, j’ai envie de dire que le réalisateur est le premier technicien qui lit le scénario et c’est à partir de ce moment-là que je décide dans quels endroits on va tourner, comment ça va se passer et puis, plus tard, comment je vais mettre la caméra et comment vont bouger les comédiens.

 

Sur le plateau, au moment du tournage, qu’est-ce qui prime dans votre approche ? La technique ? La bonne ambiance ?

 

L’un ne va pas sans l’autre ! Je ne crée pas dans la douleur et je ne peux pas travailler dans la douleur. Je n’en vois pas l’intérêt…On fait un beau métier, tout va bien, on ne sauve pas des vies, on essaie de donner du bonheur aux gens et j’ai réussi à avoir une équipe technique assez fidèle, je crois, parce que j’essaie de mettre une bonne ambiance sur le plateau. En plus, c’est une comédie, Patrick Paroux est un homme charmant, on essaie de s’entourer de personnes charmantes. Corinne Touzet était très heureuse d’être là, on était tous heureux d’être là, Aurélien Wiik, Caroline Bourg, Philypa Phoenix…Oui, tout va bien, on est dans un joli endroit, le scénario est sympa, il n’y a pas de raison de créer dans la douleur, en tout cas je n’en ai pas. Après, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moments de tension, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des moments où quelque chose ne marche pas…

 

Pour revenir un tout peu à ma manière de travailler, en fait quand je vois un décor, je pense à certains axes, à certains plans, à certaines choses que j’ai envie de filmer, à certains effets mais je vais surtout commencer, en lisant une séquence, par me demander ce que vont faire les comédiens. Pour moi, c’est la base : quels vont être les déplacements ? est-ce qu’ils vont être statiques ou en mouvement ? dans quel état d’esprit sont-ils à ce moment-là de l’histoire ? Je crois que ce sont d’abord les placements et déplacements des comédiens puis, ensuite, comment la caméra va mettre tout cela en image… avec une espèce de charte graphique que l’on a créée avec le chef opérateur et les producteurs, où on s’est parlés à l’avance de ce que l’on aimerait faire. Cela passe par un moodboard, par des réunions, où on se demande si ce genre d’images et d'étalonnage nous conviennent, et on se met d’accord sur une liste de matériel, avec les enjeux financiers qui vont derrière, bien évidemment. Puis on essaie de créer une ambiance, je ne sais pas si elle est particulière, en tout cas on essaie de donner un look à la série.

 

 

 

 

Certainement aussi que, sur le plateau, beaucoup de ces comédiens expérimentés sont forces de proposition ?

 

C’est exactement ça ! Je prépare à l’avance, je n’arrive jamais sur le plateau en me disant “Alors, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire aujourd’hui ?”. Je crois que cela a existé mais que, maintenant, plus grand monde ne fait ça parce que les temps de tournage se sont réduits. Je dis toujours “Cela est mon idée donc c’est la meilleure…jusqu’à ce qu’il y en ait une meilleure qui apparaisse”. J’arrive avec une base et, de plus en plus, elle est faite pour exploser ! J’ai imaginé les déplacements, j’ai imaginé les choses, j’ai imaginé les places de caméras et puis, si, à un moment,....et c’est arrivé…Je pense à une séquence où j’avais imaginé que Patrick serait debout, il a finalement décidé de s’asseoir et il s’est assis…C’est normal : à un moment, il faut qu’il joue donc, si lui sent quelque chose, il le fait ! 

 

C’est vrai que j’aime qu’il y ait des déplacements dans les séquences, on a souvent des scènes un peu longues et je préfère des walking talks à des gens assis dans un canapé. Je trouve cela plus intéressant, c’est mon avis !

 

Une fois le tournage fini et avant la diffusion, il reste encore tout un travail de l’ombre, dans lequel vous avez sans doute un rôle important…

 

C’est ce que l’on appelle la post-production : cela commence avec le montage images et puis, quand il est validé par le producteur et par la chaîne, à ce moment-là, on arrive à un travail avec le musicien. Même si, souvent, il a commencé un peu en amont pour nous aider pendant le montage images…Et puis, il y a le montage son, ainsi que la post synchronisation de quelques voix, sans oublier l’étalonnage. De plus en plus, il y a aussi une partie trucage numérique, qui devient importante. Par exemple, dans l’épisode de Nancy, à un moment, il y a un gros plan sur un thermomètre qui augmente : aujourd’hui, c’est plus rapide de filmer un thermomètre vide et de faire l’aiguille plus tard, à la post production, en la gérant à la vitesse que l’on veut. Toujours à Nancy, il y avait, derrière, un chantier avec une grosse grue donc, dès que l’on faisait un plan large en drône, c’était moche…Eh ben, on vire la grue ! On ne s’embête plus, c’est assez génial, les progrès faits sont super et c’est assez agréable !

 

 

 

 

Dans quel état d’esprit êtes-vous généralement le soir de la diffusion ?

 

Le soir, je suis content parce que je vais montrer le résultat à tous les gens à qui j’ai parlé du film. Souvent, 80% des personnes qui y ont participé ne l’ont pas vu fini donc j’ai envie de leur montrer ! Du chauffeur de la régie au caméraman, en passant par l’ingénieur du son…Certains en ont vu des morceaux, d’autres ont travaillé sur certaines parties, le musicien ne l’a pas vu avec la vraie image donc c’est le moment où je montre à tout le monde le résultat de leur travail. Aussi aux comédiens…Donc c’est agréable ! 

 

 

 

 

Et puis, je le montre aussi au métier, qui sait que j’ai fait quelque chose mais qui ne sait pas ce que c’est et qui va me juger, évidemment…Mais c’est aussi un moment où je revois le film peut-être un peu plus à froid, où je suis déconnecté. Notamment quand ça fait un peu longtemps, je redécouvre le film : quand tu finis un film, tu as été confronté à tous les problèmes et à tous les défauts, tu ne vois que ces derniers, tu te dis que tu aurais pu et dû faire mieux sur certaines scènes, et, quand je revois mes films, je revis aussi le tournage ! Je sais où, comment et presque l’heure à laquelle la scène a été tournée, je me rappelle que, ce jour-là, le projecteur est tombé en panne ou que, ce jour-là, le comédien était malade…Par contre, quand tu revois le film six mois ou même deux ans plus tard, je trouve que c’est à ce moment-là que c’est le plus agréable parce que je le redécouvre, et j’en oublie les problèmes et les défauts. 

 

Sinon, le moment un peu plus angoissant est à 9h03 le lendemain matin, quand je découvre l’audimat….parce que, bien évidemment, on a tous envie que le film ait trouvé son public ! Ce n’est pas parce qu’un film fait de l’audimat qu’il est bon, ce n’est pas parce qu’un film ne fait pas d’audimat qu’il n’est pas bon mais c’est quand même super agréable quand des gens ont vu ton travail. C’est ce qui s’est passé avec “Monsieur Parizot” : ils en ont fait un, ça a plu…Du coup, ils en ont fait un deuxième…puis un troisième… C’est une série que j’aime, avec des gens que j’aime donc, que je fasse le prochain ou que je ne le fasse pas, j’ai envie que ça continue ! 

 

Justement, que peut-on vous souhaiter, ainsi qu’à toute l’équipe, pour cette diffusion à venir ?

 

On peut souhaiter qu’elle ait le même succès que les deux autres. C’est une série qui trouve son public. C’est une série très jeune mais la difficulté, pour ce genre d’exercice, est que le premier fonctionne bien, suffisamment pour que la chaîne signe…puis que le deuxième s’écroule : les gens sont venus voir par curiosité puis n’y sont pas retournés. Il se trouve que, là, non seulement les gens sont venus mais ils sont revenus donc c’est plutôt vachement satisfaisant ! Donc on peut souhaiter que “Monsieur Parizot” trouve son public et qu’il y en ait d’autres. Longue vie à “Monsieur Parizot”, j’ai envie de dire !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

J’ai beaucoup aimé “Meurtres à Saint-Martin”, que j’avais coécrit et que j’ai tourné il y a déjà quelques temps. J’y avais retrouvé Fabrice Deville, qui était déjà dans le numéro deux, à Aix, de “Monsieur Parizot”. On se connait depuis des années…Quand j’avais discuté avec Richard du casting, je lui avais dit que, pour moi, Fabrice serait parfait dans le rôle de l’écrivain. Cela avait mûri et c’est comme cela que j’avais retravaillé avec Fabrice directement après…

 

 

 

 

Une saga en Martinique verra aussi prochainement le jour, ce sera un 4x52 minutes. 

 

Techniquement parlant, la distance implique-t-elle d’autres contraintes encore ?

 

“Meurtres à Saint-Martin” est un projet que nous avions depuis longtemps et, là aussi, un an avant le tournage, nous avions été sur place, ce qui nous avait aidés à écrire. J’en avais profité pour faire des repérages, ce qui fait que, un an à l’avance, j’avais déjà trouvé la gendarmerie, le lieu du crime, les plages, la ferme…On avait pu écrire, encore une fois, avec les photos devant les yeux, ce qui est quand même génial !

 

Pour la saga, je tourne au printemps et je suis parti en repérages il y a quelques semaines. Mais ce n’est pas plus compliqué : en fait, la source d’un bon tournage est, je pense, la préparation. C’est aussi la source des économies. Il y a trop de tournages où on a les textes au dernier moment et où on est donc obligés de s’adapter au dernier moment, rendant impossible des choses que l’on avait prévues…Quand on prend son temps, je pense que ça ne coûte pas plus cher, ça peut même, parfois, coûter moins cher ! 

 

Merci, François, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / A priori : Lucia Passaniti évoque la deuxième saison de cette belle série, qui sera prochainement à l'image !

Publié le par Julian STOCKY

(c) Fabien Malot

 

 

 

Bonjour Lucia,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront prochainement vous retrouver dans la deuxième saison de la série “A priori”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Ah oui, c’était trop bien ! C’est un projet qui est trop cool, que l’on affectionne tous beaucoup, pour lequel on a beaucoup de tendresse. C’est une équipe que j’aime énormément, je ne travaille qu’avec des acteurs qui sont formidables, hyper humains et hyper doux. Donc c’est toujours un plaisir de savoir que l’on repart pour ces semaines très intenses…Ce sont des tournages qui sont difficiles mais avec des gens que l’on aime donc c’est toujours un bonheur d’y repartir !

 

C’est vrai que ce projet est l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

Oui, tout à fait ! Je trouve qu’en cela, ils ont été très bons à l’écriture…On arrive à très bien les suivre, on suit toute cette ribambelle de personnes folles, au commissariat, tout en gardant vraiment le côté polar. Je trouve que ça fait beaucoup de bien, on a beaucoup de plaisir à voir tous ces policiers fous 🙂.

 

 

(c) Fabien Malot

 

 

…et de tourner dans un cadre magnifique…

 

Je ne vais pas mentir, c’est très agréable de tourner dans le sud de la France, de partir, d’être à Montpellier, au soleil. En plus, cette année Florent et moi, l’année dernière Bruno et moi, avons la chance de sortir du commissariat et d’aller sur des décors qui sont toujours magnifiques et de se balader un peu dans toute la région. Franchement, on a beaucoup de chance, c’est un tournage très agréable !

 

 

(c) Fabien Malot

 

 

Vous y interprétez le personnage d’Iris Villeneuve, qui, pour cette saison 2, accueille Jim…

 

Complètement ! En fait, dans la saison 1 déjà, Iris avait été bien bousculée et on continue à suivre cette évolution de cette femme, qui, jusque là, n’a existé que par les bonnes notes, le côté bon élève, la précision dans tout ce qu’elle faisait…C’est un peu comme si c’était une professionnelle de la profession mais il n’y a pas de côté humain, il n’y a pas d’émotionnel, elle a complètement coupé de ce côté émotionnel, notamment à cause de son père, qui est absolument horrible et de sa mère qui est partie…Mais on va en apprendre plus là-dessus sur la saison 2. En fait, Victor, déjà, avait bien chamboulé Iris et lui avait montré qu’il pouvait y avoir d’autres choses et Jim va venir encore plus appuyer là-dessus, encore plus la troubler, la désarçonner et, du coup, la faire évoluer de manière très positive. Iris évolue énormément dans cette saison 2 !

 

La palette de jeu a, du coup, certainement été très plaisante…

 

Oui ! De toute façon, le personnage d’Iris, comme je l’avais créé en saison 1, sans son évolution, me plaisait déjà beaucoup parce que très loin de moi, parce que très gros rôle à jouer. En fait, c’est très fun à jouer ces personnes qui ont un côté un peu dénudé d’émotion, où il faut trouver les endroits où on va mettre les petites touches. En vrai, c’est très intéressant !

 

En saison 2, c’était très intéressant aussi de trouver le moyen de ne pas déroger à ce personnage. C’est-à-dire qu’elle reste Iris, ça ne peut pas, tout d’un coup, être quelqu’un d’autre mais tout en ouvrant et en laissant l’accès, justement, à toutes ces nouvelles choses. J’espère avoir été à la hauteur de ce défi-là mais c’est vrai que c’était cool, du coup ! C’étaient beaucoup de travail et de recherche dans les petites choses…

 

 

(c) Fabien Malot

 

 

D’ailleurs, avez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Pas pour ça, honnêtement. Les sources d’inspiration, je les ai plus eues en saison 1, avant de créer le personnage. Là, il s’agissait plutôt de chercher en moi et, ensuite, dans ce qui allait en ressortir, comment être au plus juste de ce truc de, pour quelqu’un qui n’a jamais été expansive, qui n’a jamais rien montré ni laissé paraître, comment sortent les émotions les premières fois qu’elles sortent et qu’elle se les autorise.

 

On vous imagine sans doute impatiente et curieuse des retours des téléspectateurs ?

 

Grave ! C’est bon, on a envie que ça arrive…En plus, je n’ai rien vu encore, je n’ai pas vu un seul épisode. On a une avant-première lundi à la Grande-Motte mais, sinon, je n’ai rien vu encore donc, oui, j’ai hâte de voir et d’avoir les retours. Ça va être chouette, je l’espère ! Il y en a pour tous les goûts, j’ai l’impression, en plus, que c’est plutôt bien fait donc c’est cool !

 

 

(c) Fabien Malot

 

 

Sur la première saison, quels principaux retours aviez-vous pu avoir du public ?

 

Cela avait été très bien reçu ! Oui, l’accueil du public avait été très agréable, j’ai le sentiment qu’il avait beaucoup aimé ce duo qu’on avait créé avec Bruno Salomone. Il y avait eu beaucoup de tendresse autour de ce duo, qui était très paradoxal. 

 

Cette nouvelle saison sera aussi source d’émotion pour le public, au moment d’entendre la voix de Bruno…

 

L’émotion va être là, c’est sûr ! De toute façon, je me dis que c’est un dernier hommage très fort…Même quand on avait tourné la saison 2, on était évidemment au courant de ce qui se passait, Bruno est quelqu'un que j’aimais énormément donc j’ai tourné toute cette saison 2 en me disant qu’il fallait que je sois à sa hauteur. On l’entendra, il a des apparitions sonores, sa voix est quelque chose d’énorme et, pour nous, à tourner, c’était très très fort en émotion. Je sais déjà que je ne suis pas prête à voir les images, je sais que ça va être très fort mais je suis très heureuse que l’on ait ça et qu’on puisse lui rendre ce dernier hommage.

 

 

(c) Fabien Malot

 

 

Que peut-on vous souhaiter pour la suite ? Une saison 3 ?

 

Oui, et puis plein d’autres projets ! Evidemment, on attend de savoir si saison 3 il y aura ou pas, cela dépendra du public. En ce moment, je joue au théâtre de la reine blanche, à Paris, le spectacle “Souvenirs de mondes qui ne sont pas les miens”, où on raconte la résistance et que j’apprécie énormément. C’est une comédie héroïque et dramatique, où on joue 16 personnages à deux comédiens donc c’est très cool ! J’ai aussi créé un podcast, “L’art et les manières”, où on parle de la vie d’artiste et de tout ce que ça comporte, les angoisses par lesquelles on passe, les moments où on a envie d’abandonner,...Donc j’ai aussi ces choses-là que je veux faire grandir et j’espère rencontrer plein de nouveaux projets ! On peut me souhaiter plein de pluralité de projets !

 

Merci, Lucia, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Eléonore Grimbert-Barré nous en dit plus sur sa belle et variée actualité artistique !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Eléonore,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Vous serez sur scène, ce 19 mars, dans le cadre d’un événement privé mais ce sera l’occasion, pour vous, de développer une nouvelle technique, où vous associerez les pointes au violon…

 

Récemment, j’ai fait une séance photos avec la grande Mélanie Florentina, qui a voulu faire pointes et violon en même temps. J’avais déjà fait, à l’âge de 13 ans, ce combo pour d’autres photos, qui avaient d’ailleurs été celles de l’affiche de notre spectacle, pendant des années, de l’ensemble Grimbert-Barré. 

 

C’est vrai que, à la base, je travaillais vraiment séparément les pointes parce que c’est très difficile, il faut avoir un équilibre de dingue et être bien sur son axe. C’est une technique que j’avais travaillée énormément avec Wilfride Piollet, une ancienne danseuse étoile de l’opéra de Paris, qui avait créé une autre technique de danse classique, les barres fléxibles. Son mari, Jean Guizerix, est toujours là et je m’exerce énormément avec lui, il a 80 ans et il est incroyable ! A l’occasion seulement, je remets les pointes aussi, parce que l’association violon - danse est tellement difficile que je ne rajoute les pointes qu'exceptionnellement, notamment pour les photos. L’une d’entre elles a eu beaucoup de succès et a fait que, par la suite, des agences m’ont contactée pour faire des performances avec les pointes et le violon en même temps…Je n’en ai pas l’habitude donc c’est un gros challenge. Cela va se faire pour la première fois de ma vie au palais des congrès, devant 6 000 personnes, le 19 mars.

 

Je ne vais pas vous mentir, c’est très difficile mais ça reste dans mon caractère d’oser, de risquer et de ne pas avoir peur. Je pense qu’il faut surmonter ses craintes ! 

 

Techniquement parlant, quels sont les points d’attention à avoir pour réussir ce combo ?

 

La technique des barres flexibles est très importante ! En fait, il faut beaucoup de détente : dès que l’on est tendu ou crispé, je pense, de manière générale, qu’on ne fait pas bien les choses. Ici, il faut trouver son centre de gravité et c’est un gros travail. De trouver un beau son de violon nécessite des années de travail, tout comme de trouver son équilibre sur les pointes donc c’est une combinaison vraiment difficile. Mais que j’aime bien faire …donc je prends le risque !

 

 

 

 

En parallèle, vous continuez à vous diversifier, avec une nouvelle corde à votre arc artistique, celle du chant…

 

Exactement ! J’ai voulu rajouter le chant en plus mais je trouve qu’en fait, cela enrichit finalement tout ce que je fais déjà. En danse ou en chant, notre instrument est notre corps. Cela me permet aussi, tout simplement, d’être complète ! Moi qui était timide avec ma voix, ayant passé tellement d’heures à travailler la danse et le violon, un instrument très difficile, je mettais le chant de côté…mais pourquoi, finalement ? J’aime chanter, je le fais sous ma douche et on me le demande en spectacle donc je me suis inscrite dans une formation de comédie musicale improvisée. On travaille le chant, le théâtre, les textes, la danse et les musiciens sont là, en live, à improviser. C’est quelque chose qui me plaît énormément ! 

 

Ce groupe s’appelle “New - La comédie musicale improvisée”, ses membres sont sur scène, au théâtre des Mathurins, tous les lundis soirs. Je vous conseille d’y aller, c’est vraiment super ! C’est assez exceptionnel : comme c’est de l’improvisation, ce n’est jamais le même spectacle… C’est génial, on passe un merveilleux moment. J’avais vu une représentation et cela m’avait donné envie de travailler cette discipline. 

 

J’aimerais rajouter cela dans mes propres spectacles, que je crée, pour être complète ! 

 

Au printemps, vous retrouverez également un de vos frères, pour un clip puis sur scène…

 

Vous savez que j’ai beaucoup de frères 🙂, on est tous pluridisciplinaires, on joue tous du piano et d’un autre instrument, un est dans la réalisation, beaucoup sont compositeurs…L’un d’eux, Stanislas Grimbert, va sortir un album, “Anomalie”, et je participerai au clip “Dualité”. C’est du jazz atmosphérique, un peu cinématographique. Ce qui est génial, c’est qu’il fait de la batterie avec sa main droite et du vibraphone, en même temps, avec sa main gauche. Du coup, il est un peu comme moi, en fait 🙂 : il fait deux choses en même temps ! 

 

C’est un grand compositeur et, à chaque album, il m’invite pour y faire du violon, du piano et de la danse. On a cette chose en commun ! 

 

Dans cet agenda déjà bien rempli, vous trouvez quand même du temps pour travailler dans d’autres très beaux lieux, aux côtés d’autres grands artistes…

 

C’est vrai que je travaille aussi beaucoup lors de soirées privées, ce qui me permet de rencontrer, parfois, des grands artistes. Par exemple, je fais souvent les défilés de Louis Vuitton, où je joue la musique de Pharrell Williams, qui est présent. Je continue également à voyager partout dans le monde, je me retrouve sur scène parfois avec Ed Sheeran notamment. J’aime bien ces rencontres, elles sont hyper enrichissantes et variées. Je n’oublie pas Gims ou Patrick Bruel. Ces moments restent gravés dans ma mémoire ! 

 

Je suis régulièrement aussi sur la scène de l’opéra de Paris. Je me souviens d’ailleurs de ma première audition : j’y suis allée sans grande conviction et, finalement, j’ai été prise, ce qui a été vraiment une grande joie ! C’est vrai que c’est une maison incroyable ! J’ai la chance d’être sur scène devant un public qui me porte : dès qu’il y a du monde, l’énergie me transporte et ce n’est que du pur bonheur ! J’aime cela…

 

Vous poursuivez, depuis 5 ans maintenant, un autre spectacle, “Tango”, un peu comme une madeleine de Proust…

 

Exactement ! C’est un spectacle de théâtre, où je danse et joue du violon. J’ai donc un texte d’une heure, je passe de l’un à l’autre, c’est hyper physique, on n’est que 2 sur scène mais c’est vrai que je sens maintenant une maturité. Cela fait du bien, je prends le texte autrement, on le comprend autrement et l’expérience fait qu’on le joue autrement. C’est de plus en plus un plaisir, en fait, avec les années qui avancent. C’est intéressant : le jeu change, tout change, en 5 ans, j’ai changé, j’ai évolué, ce qui fait que j’ai l’impression que mon jeu d’acting n’est plus du tout le même mais c’est un peu, en même temps, un retour à la maison. 

 

J’aimerais bien développer encore plus mon côté actrice, je ne suis pas encore allée là-dedans mais cela me plairait énormément, pourquoi pas au cinéma. Cela peut faire beaucoup mais tout se rejoint ! 

 

 

 

 

Parmi vos nombreuses casquettes, vous développez actuellement la suite d’un autre spectacle, “Le choix”…

 

C’est un autre travail que de tout créer et d’être maître de son projet ! J’aime énormément…C’est beaucoup plus de responsabilités, c’est sûr mais l’ayant déjà fait, c’est aussi une excitation parce qu’il y a eu un résultat qui m’a plu et que les gens me l’ont réclamée. 

 

Cela parle du choix mais aussi d’amour, avec un petit côté humoristique. C’est hyper enrichissant, cela me fait du bien. Je ne m’y attendais pas mais des gens qui avaient vu le premier spectacle me disent y penser encore 10 ans après. C’est donc une motivation de créer la suite. J’ai bien avancé dans l’écriture, il faut maintenant le vendre !

 

Ces différentes cordes artistiques sont donc très complémentaires pour vous, à ne presque plus pouvoir vous passer de l’une ou de l’autre…

 

Si, dans une journée, je ne danse pas, je ne me sens pas bien…En faisant de la musique, je suis aussi dans l’improvisation. J’adore me mettre au piano, c’est un instant de bien-être. Avec le violon, il y a un côté “Jouons tous ensemble”, c’est magique aussi ! Oui, je pense que c’est nécessaire pour moi et que ce n’est pas différent. On reste, en fait, dans le même domaine artistique et je ne pourrais plus, je pense, me passer de l’un ou de l’autre. 

 

Tout cumuler, je l’avoue, est parfois difficile : quand on a dansé, on transpire et, quand il faut ensuite prendre son instrument, c’est un challenge…Même dans le spectacle “Tango”, on est essoufflé après avoir dansé et il faut alors jouer…En même temps, je suis remerciée par le public, qui a aimé et qui me fait des retours magiques. C’est un challenge mais c’est aussi un partage avec les spectateurs. C’est également un beau message : quand on veut, on peut ! Si on en a envie, on est capable de faire plusieurs choses. Donc je remercie mon public, qui me motive à continuer, bien entendu !

 

Justement, quelles nouvelles cordes artistiques aimeriez-vous encore acquérir ?

 

J’aime énormément le cinéma donc pourquoi pas…J’aime aussi varier les styles de musiques : le classique, le jazz, …Pareil, j’aime mélanger les styles de danses : hip-hop, latine, tango,...Il y a déjà tellement de choses à faire dans ces milieux-là que je ne me verrais pas faire un autre instrument. En fait, il y aura toujours à apprendre avec mes domaines actuels ! Tout ce que je fais déjà aujourd’hui m’offre naturellement beaucoup de nouveautés ! 

 

 

 

 

Pour terminer, que peut-on vous souhaiter pour tous ces beaux challenges à venir ?

 

Il ne faudrait pas que je tombe avec mon violon, sur mes pointes…Donc priez pour moi, afin que je ne tombe pas 🙂. Oui, que les choses se passent bien et qu’on reste dans de l’optimisme. Dès fois, je trouve que les gens peuvent être dans le côté négatif ou ne pas croire en quelque chose…Il y a beaucoup de jugements mais j’aimerais que l’on puisse se laisser porter par de nouvelles idées et s’y ouvrir. Cela permettrait aux artistes de se développer un peu plus encore…

 

Merci, Eléonore, pour toutes vos réponses !

Publié dans Musique

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France 2 / Apparences : Cyril Gueï évoque son personnage, ainsi que ses autres actualités !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Cyril,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 2 pourront prochainement vous retrouver dans un 4x52 minutes, “Apparences”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, carrément ! D’autant plus que l’on m’a offert le rôle, ce qui était hyper agréable ! C’était une expérience très cool, une équipe super donc j’ai hâte de voir comment le public va répondre à ce nouveau projet. 

 

C’est un thème peu abordé …

 

Effectivement, la chirurgie esthétique est rarement utilisée ou racontée à la télévision. Peut-être plus au cinéma, notamment dans un film, “Comme une image”, pour lequel j’avais fait une petite apparition, aux côtés de Julie Gayet. Où une actrice, qui avait déjà son vécu, se posait des questions sur le temps qui passait sur son visage et essayait de lutter contre. C’était un peu un film fantastique, elle pouvait prendre l’apparence d’une jeune actrice. C’était un beau film !

 

Un mot sur votre personnage dans ce 4x52 minutes ?

 

C’est le directeur d’une agence de presse, qui est surtout dans le journalisme d’investigation et de terrain. Une de ses journalistes, jouée par Hélène de Fougerolles, va choper un fait divers et s’y intéresser, où une jeune femme menace de mort un chirurgien qui a opéré sur elle…Alors que l’opération devait être bénigne, elle a eu des conséquences dramatiques ! 

 

Cette journaliste n’est pas la seule à enquêter sur ce fait divers : une flic, interprétée par Léonie Simaga, fait de même. 

 

Ce projet a donc été l’occasion, pour vous, de côtoyer un chouette casting…

 

Oh oui ! Je ne connaissais pas du tout Hélène donc ça a été vraiment une rencontre. Elle a été ma principale partenaire de jeu, étant donné que son personnage est sous la direction du mien…et, qu’en même temps, ils sont amants ! 

 

Je connaissais Léonie, pour avoir bossé au théâtre ensemble mais nos personnages ne se sont pas croisés.

 

En parallèle, vous serez prochainement dans un autre programme, pour TF1, qui participe d’ailleurs au festival Séries Mania de Lille…

 

C’est sur les traumas alimentaires qu’ont les jeunes ados, dans un institut dirigé par Catherine Frot. J’ai eu la chance d’échanger une scène avec elle, franchement c’est une sublime actrice ! 

 

La série tourne autour d’une bande de jeunes, que l’on va suivre au sein, donc, de cet institut et dans leurs familles respectives. Je suis le père d’une jeune ado, qui a un trouble alimentaire et qui est, en même temps, une sportive de haut niveau, que mon personnage pousse un peu trop. 

 

Certainement que ce programme va parler à tous, aux parents, aux proches et aux ados, chacun pouvant s’y retrouver quelque part…

 

Oui, oui ! C’est un sujet clairement d’actualité. Je crois que les troubles alimentaires se sont accentués ces dernières années. Je pense que la situation nationale, la situation internationale, le Covid et le confinement ont cristallisé pas mal de peurs et d’angoisses donc c’est génial d’en parler ! On peut saluer TF1, qui tente, en fiction, de traiter de problèmes actuels.

 

Cette bande de jeunes acteurs est vraiment très bien donc je pense que ça va être une belle série. J’espère qu’elle va rencontrer son public ! Au-delà du plaisir de jouer, de faire partie de projets qui ont vraiment une nécessité sociétale, ou une nécessité de prise de conscience, est cool ! Donc on a envie que ça fasse sens et que ça ait un impact dans les consciences des uns et des autres.

 

En complément, quels sont vos autres projets et actualités ?

 

Je participe, au cinéma, au dernier “Maigret”. “Compostelle” arrive aussi, en avril, avec Alexandra Lamy. L’histoire est superbe car le réalisateur a vraiment rencontré un mec qui a un parcours assez hallucinant : il est tombé dans une dépression extrême après le décès de sa femme, avec qui il a vécu pendant plus de 40 ans, l’incitant à faire une tentative de suicide. Heureusement, il y a échappé mais ses enfants, voyant cela, l’avaient vraiment engueulé, le poussant à tout faire pour s’en sortir. Et il a eu cette idée de marcher pendant des milliers de kilomètres…Cette marche l’a apaisé et nettoyé à un certain endroit…

 

Il a fini par créer une association qui propose à des personnes, à des jeunes en particulier, au bord de tomber en milieu carcéral, une dernière chance, celle de marcher. C’est simple, ils sont accompagnés d’un adulte, qui n’a que 15 euros par jour et tous doivent se débrouiller. Ce qui est génial avec cette idée-là, c’est qu’il y a 80% de non-récidive ! Donc cela a vraiment des vertus “curatives”, avec une vraie prise de conscience pour le jeune. Cette association est une sublime initiative et le film, je pense, lui rend très bien hommage.

 

Au théâtre, je joue dans ‘Marie Stuart”, mise en scène par Chloé Dabert, une pièce de Schiller, que l’on a créée à Reims et qui est en tournée jusqu’à mi-avril. C’est un drame historique sur les trois derniers jours de Marie Stuart, avant qu’elle ne se fasse décapiter par le pouvoir anglais. Une autre pièce, elle, sera créée à Toulouse, “La nuit des rois”. 

 

Sans oublier des expériences à la réalisation…

 

L’année dernière, j’ai réalisé mon premier court-métrage, qui a été sélectionné au festival de Clermont-Ferrand. C’est très cool ! C’était vraiment un désir profond de pouvoir passer à la réalisation donc que mon premier court soit validé par un tel festival est génial…

 

J’en écris un autre, en même temps qu’un long-métrage. Je suis vraiment à fond dans l’envie d’écrire et de réaliser.

 

On peut imaginer que toutes ces cordes artistiques doivent être très complémentaires pour vous ?

 

Totalement ! C’est vrai que j’ai toujours écrit mais sans aller au bout de mes histoires. C’est vraiment à mes 40 ans que je me suis lancé…C’est un âge emblématique : on a, en théorie, fait la première partie de sa vie et on va dans une deuxième moitié…

 

Dans l’écriture de personnages, on passe par une interprétation un peu plus littéraire et c’est vrai que, quand on revient à l’acting, effectivement, ça nourrit notre jeu de façon totalement différente. J’adore ! Tout cela se répond. D’être simplement le diffuseur d’une pensée, en tant qu’interprète, et d’être soumis à la direction d’un réalisateur, est une chose mais, tout d’un coup, d’être le créateur total d’une histoire, d’être à la mise en place d’un univers, au choix des artistes, d’être avec l’équipe technique pour se demander comment filmer, …est génial ! J’aime cela, être dans le monde du récit et du fictionnel.

 

Ce qui est génial en tant que réalisateur, c’est la responsabilité que l’on a de la pensée que l’on diffuse. Quand on est acteur, l’idée est, déjà, d’en vivre donc on n’a pas forcément le choix des projets que l’on intègre puis c’est de bien interpréter le personnage écrit par le scénariste et imaginé par le réalisateur… mais on n’est qu’un élément, qui est totalement dépendant du regard qu’on nous porte. En tant que scénariste et réalisateur, on se demande, par contre, ce que l’on raconte, comment on le raconte et pourquoi on le raconte. Surtout à notre époque, c’est une responsabilité que j’ai envie de prendre parce que j’ai envie de dire des choses et d’essayer de partager mes espoirs ainsi que ma compréhension du monde. Je trouve que c’est grisant ! Il y a une vraie responsabilité, même politique, c’est intéressant !

 

Merci, Cyril, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Nikon Film Festival : Mégane Chalard nous en dit plus sur le court-métrage qu'elle a réalisé cette année !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Mégane,

 

Quel plaisir d’effectuer cette nouvelle interview ensemble !

 

Dans le cadre du Nikon Film Festival 2026, vous avez récemment mis en ligne “Macaron”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, tout à fait ! Je suis très contente, parce que l’idée de ce film est née suite à une formation de cascadeur que j’ai faite en août dernier au Campus Univers Cascades. À l’issue du stage, on devait créer une séquence d’action. J’ai travaillé avec Coline Le Bellec et, autant dire qu’on a beaucoup ri ! Même si notre scène se voulait sérieuse au départ, on s’est dit que ça pouvait très vite basculer dans quelque chose d'assez ridicule, notamment en crêpage de chignons. 

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

L’idée a germé là : j’ai écrit le scénario, puis monté une équipe autour de ce projet que nous avons tourné dans les mois qui ont suivi. Et c’est évidemment Coline que j’ai choisie comme partenaire-rivale dans "Macaron".

 

Le fait d’avoir écrit et réalisé ce projet, dans lequel je joue également, avec en plus des chorégraphies de combat… J’étais heureuse d’être entourée d'une équipe technique et artistique vraiment au top ! Notre cadreur, Bob Fokoua, nous a aussi aidés à régler la cascade comme c’est un habitué des scènes d’action. Le rendu est au-delà de ce que je pouvais imaginer. Évidemment, en tant que réalisatrice, on a toujours envie de peaufiner certains détails, mais je suis très heureuse du travail que l’on a tous accompli ensemble.

 

 

 

 

En plus d’un temps imparti, le festival impose une thématique, dans laquelle le court-métrage doit s’inscrire…

 

Pour le coup, j’ai eu l’idée avant de savoir le thème du Nikon qui est cette année "La Beauté" et "Macaron" s’inscrit totalement dedans ! Aussi, j’ai deux versions du film : une de 2 minutes 20, la durée imposée par le Nikon film festival et une deuxième un peu plus longue, de 2 minutes 55, qui va partir dans d’autres festivals.

 

 

Comédien Gabriel Laborde

 

 

Notamment, il concourt en ce moment pour la première édition du Festival de la Cascade et de l’Action (FCA). Je suis très contente de participer à cet évènement car, pendant le stage, j’ai vu que la cascade est vraiment une discipline à part entière, qui est fascinante et que l’on oublie souvent de mettre en avant. J’espère que cette première édition sera un succès et que ça continuera !

 

En quelques mots, comment pitcher simplement votre court-métrage, “Macaron” ?

 

« Tout part d'un macaron… Quand un concours de Miss tourne mal ! ». C’est une comédie d’action féminine, drôle et punchy, qui montre que l’ambition de ces jeunes femmes va bien au-delà d’un simple concours de beauté. Elles s'engagent dans une vengeance, un peu mesquine au début, mais qui prend une ampleur démesurée. Ça devient totalement absurde, et c’est précisément ce qui crée la drôlerie de ce court-métrage !

 

 

Affiche du film : photo de Marinelly, graphisme Manimona Djona

 

 

Quels premiers retours avez-vous déjà pu avoir du public ?

 

J’ai eu énormément de retours positifs ! Ça fait toujours peur de montrer le rendu de son travail et celui de toute une équipe, mais je suis très contente. Le projet a fait rire, la fin a surpris, la qualité d’image et le montage ont été appréciés… j’en suis ravie !

 

J’ai également eu de très bons retours sur l’acting. C’est d’autant plus important pour moi que mon métier de base est comédienne, et j'avais vraiment à cœur que le jeu de toutes les actrices, acteur soit juste. J’en suis heureuse car il fallait diriger l’équipe, tout en jouant.

 

Ah et aussi, la magnifique chanson de Miss Rouge, interprétée par Eloïse Marcenac et composée par Colin Sinoussi, reste bien dans la tête ! 

 

 

Photo pendant le tournage avec l’équipe technique : Dorian Levray, Axell Luquet, Bob Fokoua, Virginie Jousset, Antoine Clinet, Mégane Chalard et Coline Le Bellec

 

 

Que retenez-vous de cette expérience ?

 

Le montage ! C’est la première fois que je montais entièrement un film de fiction, et j’ai trouvé ça génial ! J’ai été très bien épaulée par mon équipe technique, qui m’a fait les retours nécessaires. Encore merci à eux !

 

Capter l’attention n’est pas toujours quelque chose d’évident, surtout dans le monde d’aujourd’hui où l’on perd cette attention. Réflexion à part : je me rends compte que, ces dernières années, le montage des films que je regarde est très dynamique, trop parfois…Il manque un peu ces moments de contemplation qu’on avait dans beaucoup de vieux films. J’espère qu’on y reviendra un jour.

 

Après, j’ai quand même voulu rester dans un côté très dynamique pour "Macaron", le rythme jouant avec la comédie. Comme ça fait quelques années maintenant que je joue des pièces de comédie, je pense que c’est un rythme que j’ai bien apprivoisé et que j’aime beaucoup aussi. 

 

 

Avec les comédiennes Marinelly Vaslon, Eloïse Marcenac, Ludmila Barré-Gaillard et Noëlie Servan 

 

 

Sans doute que l’expérience a été particulièrement intense pour vous ?

 

Je connaissais déjà un peu l’envers du décor grâce à d’autres projets, notamment mon premier film, "Jeu Rallie", réalisé en 2020/2021. Il était totalement différent, avec une approche plus personnelle et une équipe ultra réduite en période Covid.

 

Cette année, j’étais mieux préparée. J’ai pu travailler les détails en amont et prendre le temps pour la chorégraphie de combat, pour être sûre que tout soit sécurisé. On a tourné sur deux jours. C’était peu, mais mon assistante réalisatrice, Virginie Jousset, a su organiser le planning pour que tout rentre dans les journées sans dépasser 19h. On commençait tôt, mais on finissait à l’heure pour libérer la salle. C'étaient deux journées éreintantes mais incroyables !

 

 

Photo de toute l’équipe – clap de fin ! Avec Eloïse Marcenac, Marinelly Vaslon, Ludmila Barré-Gaillard, Noëlie Servan, Coline La Bellec, Mégane Chalard, Gabriel Laborde, Bob Fokoua, Vincent Le Chaffoctec, Antoine Clinet, Axell Luquet, Virginie Jousset, Sophie Fauquet et Dorian Levray

 

 

Après la post-production (montage, mixage son, étalonnage), je découvre la diffusion : la vie du film en festivals et tout l'après… et ce n’est pas si simple ! On est actuellement en plein dans les festivals Nikon et FCA, mais il faudra ensuite continuer à faire vivre le film. Ce n'est pas évident car il y a énormément de concurrence, ça demande de l'énergie et des finances. Il faut prospecter, mais aussi savoir cibler, car proposer un film ne veut pas dire être pris dans la sélection.

 

En attendant, ce 17 mars, je suis conviée par Vanina Leroux à une soirée avec d'autres réalisateurs du Nikon Film Festival. On va projeter une trentaine de courts-métrages dans le cinéma parisien Les 5 Caumartin : ce sera l’occasion d’échanger et de les voir sur grand écran !

 

Cette première expérience complète vous donne-t-elle l’envie de renouveler l’exercice ?

 

Totalement ! C’est une énergie que j’aime énormément. J'adore le fait que la création d’un film soit avant tout une rencontre : chaque personne, selon son métier, apporte ses propres idées et sa vision. C’est la mise en commun de tous ces savoir-faire qui permet de créer, ensemble, un beau projet. Oui, j'aimerais continuer à réaliser, c'est certain !

 

Pourquoi pas réitérer l'exercice sur un format un peu plus long, un court-métrage de 15 minutes par exemple.

 

 

Maquillage Sophie Fauquet

 

 

En complément, vous êtes toujours sur scène, dans “Momo, petit Prince des Bleuets”...

 

C’est vrai ! La première avait eu lieu il y a un an, déjà, le 16 mars 2025. On fête donc son anniversaire et quelle plus belle manière de célébrer cette première année que de commencer notre tournée à Monaco ! Nous y étions la semaine dernière dans le beau Théâtre des Muses.

 

Le 1er avril à 15h, nous serons sur la scène du Théâtre Montansier à Versailles. Et ceci n’est pas un poisson d’avril ! C’est une chance de jouer dans cette magnifique salle à l’italienne, d'autant que le Montansier nous a soutenus dès la création du spectacle.

 

Et pour la suite, la pièce repartira au Festival d’Avignon OFF 2026 !



 

Merci, Mégane, pour toutes vos réponses !



 

Votre court-métrage est visible sur le lien suivant :

https://www.festivalnikon.fr/video/2025/778

 

Pour soutenir la version intégrale du film pour le Festival de la Cascade et de l’Action, il suffit d’un like sur la vidéo youtube : https://youtu.be/Ol3CgUr6Umw

 

Pour voir "Momo, petit Prince des Bleuets" à Versailles :

https://www.theatremontansier.com/event/momo-petit-prince-des-bleuets/

Publié dans Télévision, Théâtre

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France 3 / Alex Hugo : Sylvie Ayme, la réalisatrice, évoque l'épisode inédit diffusé ce mardi 17 mars en prime-time!

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Sylvie,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 vont pouvoir découvrir, ce mardi soir, “Le tombeau du poète”, un nouvel épisode inédit de la série à succès “Alex Hugo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

C’est toujours un bonheur de retourner sur “Alex Hugo”, pour retrouver Samuel Le Bihan, qui est un personnage riche d’émotions, qui a sa façon d’être dans son art et son interprétation. Il a des convictions, c’est véritablement un échange artistique qui est très fort.

 

C’est également un bonheur de retrouver les montagnes, de retrouver les équipes France Télévisions de Marseille avec qui, maintenant, j’ai beaucoup tourné et de, chaque fois, retrouver aussi la productrice, Delphine Wautier, accompagnée de Carole Le Berre, qui ont un regard artistique vraiment très fort sur le projet. Donc, oui, c’est toujours un grand plaisir ! J’y retourne encore volontiers cette année, d’ailleurs…

 

Comme pour chaque épisode, cela a été, pour vous, l’occasion de côtoyer un chouette casting de récurrents et de guests…

 

Le casting est un endroit très fort sur “Alex Hugo”, un lieu où, vraiment, on peut exprimer ses désirs et ses souhaits. C’est vrai que Delphine et Carole me laissent vraiment la main sur le casting : on en discute bien sûr, elles aiment partager mes convictions et, à chaque fois, on peut aller vers des comédiens qui viennent du théâtre. Samuel est fort par sa popularité donc on peut aller chercher des comédiens qui sont peut-être moins connus mais qui sont tout aussi talentueux et qui viennent d’horizons très différents. C’est comme ça que l’on a retrouvé Patrick Rocca sur cet épisode, Carole Weyers et Denez Raoul. J’ai adoré ce casting, je l’ai trouvé très fort, très puissant et il y avait aussi la liberté d’aller chercher des comédiens très forts parce que les personnages créés par Charlotte Pons, notre scénariste, le permettaient, et offraient une palette de jeu et d’émotions à venir qui pouvaient aussi les intéresser, pour venir des planches sur les plateaux de télévision dans les hauteurs des montagnes.

 

…mais aussi de tourner dans des endroits magnifiques, permettant de très belles images…

 

On sait maintenant, sur “Alex Hugo”, que la montagne est un des personnages forts qui fait le bonheur des téléspectateurs et qui est devenu aussi une sorte d’adversité. C’est-à-dire qu’il n’y a pas simplement une enquête à mener, il y a aussi la montagne à confronter ou à apprivoiser, ou à se faire apprivoiser par la montagne et à se faire adopter. “Alex Hugo”, pour cela, est super parce que, à chaque fois, on essaie de faire en sorte que la montagne ait vraiment sa place dans les scénarios …et elle l’a de plus en plus ! Là, ça commence avec une avalanche et, ensuite, on a aussi de très grandes scènes, assez spectaculaires, où les comédiens sont emportés et finissent en haut d’une falaise, au-dessus d’un vide abyssal. Oui, c’étaient des scènes éprouvantes et, en même temps, c’est super parce qu’on a un peu l’impression de faire notre “James Bond” à nous. On sait que l’on fait un peu du spectaculaire, ce qui n’est pas toujours le cas, en tout cas on n’a pas toujours forcément cette possibilité sur les polars.

 

Sur place, le fait de tourner en décors naturels implique-t-il quelques contraintes spécifiques ?

 

Oui, complètement, vous avez raison de spécifier cela ! Parce que c’est également tout le bonheur, la joie et l’amusement que l’on a à affronter, aussi techniquement et en termes de logistique, ces hauteurs. On vit quand même avec des camions donc il faut savoir comment on va les amener, comment on va positionner le matériel, comment on va acheminer les équipes, parce qu’on va dans des endroits où les voitures ne passent plus et où il ne faut pas que l’on dépasse un certain temps de trajet pour arriver sur le plateau, où le temps est compté. Donc on a de vrais défis majeurs, en termes de logistique ! Cela nous est déjà arrivé de mener du matériel à dos d’ânes sur des sommets où on ne pouvait pas aller autrement. Donc chaque film a son défi ! Là, le défi était assez majeur, d’aller filmer ces scènes où Alex et Armand se retrouvaient piégés en haute montagne, parce qu’ils avaient glissé sur ce glacier.

 

Ce nouvel épisode sera l’occasion, comme à chaque fois, pour Alex de mener l’enquête…avec, plus que jamais, des méthodes peu orthodoxes…

 

Plus que jamais, oui, c’est vrai ! C’est cela aussi que j’aime chez Alex, c’est que, finalement, l’humain est au centre : il est de plus en plus humain, il essaie vraiment de comprendre non pas des mobiles mais plutôt qui sont ces personnages, qui sont ces gens autour de lui, qu’est-ce qui leur arrive, quels sont leurs secrets…pour, comme cela, arriver à dénouer la vérité.

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir les retours des téléspectateurs ?

 

On a toujours le cœur qui bat à 300 à l’heure quand on sait que c’est l’heure de la diffusion. Même si, aujourd’hui, on est aussi en délinéaire et c’est assez amusant, d’ailleurs, parce que c’est la première année que j’ai des retours de téléspectateurs pour me dire qu’ils ont vu l’épisode en replay. C’est super chouette ! Mais bon, bien sûr, le moment des audiences, de savoir si les gens sont restés, si le film leur a plu, est un moment très important. Comme aussi l’avis des journalistes et des critiques presse. On est très friands de savoir  : “Alors, qu’est-ce que ça donne ?”, “Comment tu as trouvé ?”, “Comment était le rythme ? Comment étaient les images?”, “Comment était le casting?”, “Comment était l’histoire ?”. Oui, bien sûr, on a envie de tout cela, de se dire que l’on a réussi, que l’on a touché le cœur du public, que l’on a réussi à lui donner un moment de bonheur et de divertissement, un moment de réflexion aussi sur ce qu’est finalement l’âme humaine, à travers le regard d’Alex Hugo.

 

D’ailleurs, plus généralement, quels retours pouvez-vous avoir du public ?

 

Les gens qui m’écrivent, généralement, ont aimé. Ils se rendent compte combien les paysages sont importants pour eux. Ils viennent aussi pour ce grand bol d’air…Mais Alex Hugo est l’homme de ces paysages, il incarne aussi, comme la montagne, ce calme et une sorte de majesté de la justice sur le vivant et sur les Hommes, tout en faisant respecter aux uns et aux autres les choses les plus fondamentales. Donc les retours sont plutôt positifs et je sais que les téléspectateurs aiment aussi beaucoup que les personnages soient forts et que les comédiens les interprètent bien, qu’ils y croient complètement. Là, il me semble que l’on croit complètement que Carole Weyers est une athlète paralympique de haut niveau, amputée d’une jambe et qui fait quand même du trail. Il y a eu un gros travail de recherche qui a été fait avec une jeune femme, Sarah Legrand, qui, elle-même, était l’égérie d’une grande marque de sport française et qui nous a permis de travailler, de bien parler des postures, de faire en sorte que le travail que Carole a fait elle puisse vraiment imprégner l’image comme si c’était vrai. Elle a elle-même été la doublure, dans certaines scènes, de Carole… 

 

 

 

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ? 

 

Un autre épisode de “Alex Hugo” va venir, dans un style très différent, alerte, sur l’histoire d’un groupe de randonneurs qui partent dans la montagne, et dont l’un d’eux fait une chute grave…Alex va donc mener son enquête autour de ce groupe et c’est très différent, ce sont des jeunes de milieux très variés, c’est une autre ambiance, c’est encore autre chose, c’est un film choral et c’était aussi un grand plaisir de le faire avec des comédiens extrêmement talentueux également.

 

Par ailleurs, je viens de terminer un “Disparition inquiétante”, avec Sara Martins et Bruno Sanches. Juste avant, j’en avais fait un autre, avec Annelise Hesme et PEF, qui, j’espère, va être bientôt diffusé. Nous l’avons tourné à Cassis et c’est un joli film sur la disparition d’un prêtre…

 

Merci, Sylvie, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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France 3 / Alex Hugo : Patrick Rocca nous en dit plus sur Armand, son personnage dans l'épisode inédit du 17 mars prochain !

Publié le par Julian STOCKY

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

 

Bonjour Patrick,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Les téléspectateurs de France 3 pourront vous retrouver le mardi 17 mars prochain dans “Le tombeau du poète”, un nouvel épisode inédit de la série “Alex Hugo”. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, ça a été un grand plaisir ! Cela a été difficile pour moi parce que j’avais un problème de santé, au genou, qui, à priori, me rendait impossible le tournage mais il s’est avéré que je me suis dit “Il faut que je le fasse !”. Sylvie Ayme, la réalisatrice, le voulait absolument et me disait “Mais non, tu vas voir, on va y arriver” et j’ai trouvé, en fait, une équipe extraordinaire. Ce tournage a été un vrai bonheur !

 

Ce projet a aussi été l’occasion de tourner dans un cadre magnifique…

 

Ah, oui ! C’était la deuxième ou troisième fois que je tournais dans une région montagneuse mais, là, vraiment c’était une première dans ces conditions. On montait très tôt sur les lieux de tournage donc on avait encore une faune qui n’avait pas été dérangée et c’était vraiment vraiment beau. Je ne connaissais pas du tout cette région, je connaissais plus le sud, moi qui ai vécu à Nice. Quand j’étais en troupe à l’opéra, je faisais beaucoup de randonnées alpines, je suis beaucoup monté dans les montagnes proches de cette ville mais pas dans ce coin-là. C’était très beau ! 

 

Quel regard portez-vous sur Armand Vuillermoz, votre personnage ? 

 

C’est un personnage passionné, comme peuvent l’être tous les gens qui ont fait toute leur carrière comme guides de haute montagne. Il est protecteur au niveau de la famille, c’est une espèce de rocher parmi les rochers. C’est peut-être parce que je m’appelle “Rocca” que l’on m’a choisi 🙂…La relation qu’il entretient et tout ce qu’il a gardé pour lui, qu’il a préservé et qu’il continue à préserver, font de lui un homme solide, sur lequel on peut compter. Un de ces hommes dont on dit “Si je devais traverser le désert avec quelqu’un, ce serait avec lui !”.

 

Sans doute vous a-t-il permis une palette de jeu plaisante à défendre ?

 

Oui, cela a été très agréable ! Et puis, encore une fois, c’était vraiment très plaisant de travailler avec Sylvie parce qu’elle est très ouverte aux propositions des comédiens. Je ne pense pas qu’il y ait eu beaucoup de déchets dans ce que j’ai pu apporter au personnage, si tant est qu’il y avait des choses à apporter…Bien sûr, il y en a toujours mais c’était bien écrit. En plus, je ne connaissais pas du tout Samuel, je n’avais jamais tourné avec lui et il s’est avéré que c’est un mec non seulement talentueux mais aussi généreux dans sa relation avec ses partenaires. Cela est extrêmement agréable et ça rend les choses tellement plus faciles à vivre !

 

 

© François LEFEBVRE - France Télévisions

 

 

D’ailleurs, au moment de vous glisser dans sa peau, aviez-vous eu certaines sources particulières d’inspiration ?

 

Il y a des personnages qui m’ont marqué…J’ai eu une jeunesse pas simple, qui ne me permettait pas d’aller au cinéma autant que je le voulais. Donc j’ai découvert le cinéma plus tard, que j’ai eu les moyens de m’acheter une télé et que j’ai vu des rediffusions…Mais le personnage de Gabin dans “La horse” est un personnage qui m’a toujours fasciné. Je me souviens, j’avais fait le rôle principal d’une série pour France 2, il y a pas mal d’années, et, je ne sais pas si c’était très heureux d’ailleurs, on m’avait fait une très belle critique “Patrick Rocca, moitié Gabin, moitié Ventura”. Donc il ne restait pas grand chose pour moi puisqu’il y avait déjà les deux moitiés 🙂 mais bon, c’était quand même assez flatteur. 

 

Je ne sais pas, ce personnage correspond sans doute à mon physique et à mon vécu…Donc je n’ai pas eu beaucoup de mal à me mettre dans sa peau, je n’ai pas eu d’effort à faire !

 

Certainement avez-vous hâte de découvrir le rendu final, ainsi que les retours des fidèles téléspectateurs ?

 

C’est vrai que “Alex Hugo” est une série qui marche très bien et j’espère que ma modeste collaboration ne va pas faire chuter l’audimat 🙂…Au contraire ! 🙂. Mais je ne suis pas seul, j’ai rencontré une jeune comédienne, Carole Weyers, qui est vraiment brillante et extrêmement généreuse sur un plateau…Sylvie sait s’entourer, c’est tellement important…En fait, on n’est jamais aussi bon que quand on joue avec des bons !

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Je suis très content d’avoir participé, même si c’est modestement, à la saison 3 d’une série qui s’appelle “Pax Massilia”, sous la direction de mon ami Olivier Marchal. Je rêvais de cela depuis longtemps…J’avais failli me retrouver dans “Overdose” mais je chantais à l’opéra de Lausanne et il y avait trop de dates qui se chevauchaient…Mais, cette fois-ci, les agendas correspondaient. 

 

Merci, Patrick, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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TF1 / Koh-Lanta : Françoise se remémore son aventure à l'autre bout du monde !

Publié le par Julian STOCKY

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

 

Bonjour Françoise,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

La saison de “Koh Lanta - Les reliques du destin” est actuellement diffusée chaque mardi soir sur TF1.  Justement, les images ravivent-elles en vous certains souvenirs et certaines émotions vécus sur place quelques mois en arrière ?

 

Oui, effectivement, ça réveille pas mal d’émotions et puis c’est aussi, quelque part, le jugement du public que l’on prend en compte une fois que c’est visionné. La famille est toujours bienveillante mais il y a aussi l’avis des proches qui vient se rajouter aux émotions que l’on a déjà.

 

Si l’on en revient à la genèse de votre aventure, quelles principales raisons vous avaient incitée à y participer ?

 

Je suis quelqu'un de très sportive et, en fait, je trouvais que “Koh Lanta” réunissait tout ce qui me fait vibrer dans la vie : le sport, l’aventure, le dépassement de soi et le côté compétition, que j’adore. 

 

Le début d’aventure a été riche en rebondissements. Comment aviez-vous réagi en rejoignant, d’entrée, le conseil et en apprenant l’existence, par Denis, des fameuses reliques du destin ?

 

Je me suis dit que ce serait plus compliqué d’avoir des alliances, parce que, du coup, on arrive forcément moins serein au conseil. Après, je ne suis pas quelqu'un de nature très chanceuse aux jeux donc je me suis dit que ça pourrait me jouer des tours. Et j’espérais que ça puisse être avantageux pour moi, si j’étais éliminée. 

 

Cela s’est vérifié…

 

Comment aviez-vous vécu, ensuite, les premières heures tous ensemble ?

 

Tous ensemble, c’était un peu compliqué parce que j’aime bien être dans l’action et c’est vrai qu’à 20, c’est plus compliqué…On se retrouve vite à 5 ou 6 sur le même sujet, soit l’eau, soit la construction de quelque chose et, dans ces moments-là, j’ai vite le sentiment d’être inutile quand on est 3 à agir et 2 à regarder. Là, je ne suis pas super dans mon élément !

 

Sur le côté humain, je n’ai pas eu de problème à faire ça, j’ai noué des liens. 

 

Après, c’est excitant, on démarre ce pour quoi on a mis beaucoup d’énergie les mois précédents donc on a envie de tout.

 

Par la suite, vous rejoignez la tribu des rouges. Comment se sont passées les premières heures sur le camp ?

 

C’est plus facile parce que j’ai besoin de me sentir utile et, là, je sentais vraiment que j’apportais quelque chose, réellement à l’équipe. Donc c’était effectivement plus facile à ce moment-là qu’à 20.

 

Avec le recul, qu’est-ce qu’il a manqué à votre tribu pour remporter l’épreuve d’immunité et éviter le conseil ?

 

Pour moi, c’est vraiment au moment où on a fait le versement : on ne s’était pas organisés sur cet élément-là et c’est ce qui nous fait défaut parce que, au final, on est quand même bien positionnés dans l’épreuve pendant tout le début et c’est vraiment sur cet élément-là où on n’a pas anticipé…On pensait que ça allait aller tout seul, comme le reste mais, finalement, c’était le moment crucial de l’épreuve !

 

D’ailleurs, en rejoignant ce dernier, dans quel état d'esprit êtes-vous alors ?

 

Par rapport aux votes, je suis assez confiante parce que Lionel avait eu plus de mal à s’intégrer donc ça semblait naturel que les votes aillent vers lui. Après, je savais que j’avais une épée de Damoclès où, s’il allait chercher un duel, j’avais le pressentiment que ce serait effectivement pour moi. 

 

Une fois la relique du duel de riposte découverte par Lionel, tout s'enchaîne : il vous désigne pour l’affronter et vous perdez… 

 

Effectivement ! A ce moment-là, on ne veut évidemment pas quitter l’aventure, ça c’est notre priorité mais je ne voulais pas non plus les décevoir eux parce que je me dis que, finalement, ils me font confiance, en ne me choisissant pas au conseil. Et donc, évidemment, il y a cette pression supplémentaire, où on a envie de gagner pour l’équipe aussi.

 

 

@ A.ISSOCK / ALP / TF1

 

 

Plus globalement, quels resteront vos plus beaux souvenirs de cette aventure à l’autre bout du monde ?

 

C’est énorme, c’est une aventure exceptionnelle ! C’est l’arrivée, c’est de découvrir le camp, c’est le premier conseil où Denis prend la parole. Je suis assez contente que l’on ait quand même pu avoir une épreuve en individuel, comme ça je me dis que j’ai aussi pu vivre quelque chose pour moi. Mais, après, il y a les regrets de ne pas avoir vécu une victoire en équipe, de ne pas avoir de confort non plus. Voilà, il y a un sentiment un peu d’inachevé !

 

A l’inverse, au quotidien, qu’est-ce qui aura été plus compliqué à appréhender ou à supporter ?

 

Sur 3 jours, je pense que l’on a quand même l’excitation, l’envie donc je n’ai pas connu la faim sur ces 3 jours. Oui, on sent l’estomac qui travaille à vide mais je n’ai pas eu vraiment de réelle faim, je n’ai pas eu réellement de fatigue non plus parce que je pense que, quand on est dans l’excitation, il faut le temps que ça redescende un peu. C’est tout cela que j’étais venue chercher et que je n’ai pas eu…La difficulté était peut-être le stress, qui était un peu prédominant chez moi parce que j’avais l’envie de bien faire et le stress de quitter l’aventure trop tôt. Finalement, c’est ce que je redoutais le plus qui s’est produit ! 

 

Pour terminer, votre sac est-il déjà prêt, dans un coin de votre chambre, pour repartir à l’aventure si jamais l’opportunité se présentait ?

 

Ah oui, je ferais tout pour que l’opportunité se présente, c’est clair ! Si je devais partir demain, je ferais la valise de suite. J’espère que j’aurai cette opportunité !

 

Merci, Françoise, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision

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Théo Gerey évoque ses belles actualités, à l'image et sur scène !

Publié le par Julian STOCKY

 

 

 

Bonjour Théo,

 

Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous !

 

Vous êtes un jeune artiste, au parcours déjà riche et varié. A sa genèse, d’où vous vient cette passion ?

 

Cela a commencé très jeune ! A 3 ou 4 ans, je faisais déjà du théâtre et, depuis, je n’ai jamais lâché. Au début, je faisais cela en amateur, dans mon village et, au fil du temps, c’est devenu une évidence ! Quand j’étais gamin, je me posais plein de questions sur ce que je voulais faire plus tard et, en fait, finalement, le théâtre a été une voie naturelle. A la sortie du lycée, je n’ai pas trop eu à me poser de questions, le chemin était tracé… 

 

Vous êtes un homme de scène et de plateau. Sans doute que ces deux domaines, bien que pouvant paraître très différents, restent très complémentaires, artistiquement et humainement ?

 

C’est sûr ! Je suis tellement heureux de faire les deux. A la base, je ne voulais faire que du théâtre, je pensais que la télé et le cinéma étaient inaccessibles et que ce n’était pas le même métier. Par erreur de ma part, parce que je me suis trompé de mail, je me suis retrouvé à passer des essais pour une série et ça l’a fait. Depuis, ça s'enchaîne ! Donc c’est hyper bien et, pour moi, c’est un gros gros bonus ! J’ai envie de continuer le théâtre, je ne peux pas vivre sans et je suis hyper heureux d’avoir les deux, c’est hyper bien. Les deux se nourrissent dans le travail, c’est une super chose !

 

On peut penser que certaines expériences ont été encore plus marquantes que d’autres, pour différentes raisons ?

 

Oui, il y a toujours des choses qui te marquent plus que d’autres…Que ce soit au théâtre ou dans l’audiovisuel…Au théâtre, on a monté un festival, depuis 4 ou 5 ans, c’est vraiment une expérience marquante et ça me construit aussi en tant qu’artiste. Et puis, dans l’audiovisuel, un court-métrage pour Canal m’a marqué, c’était un projet sans trop d’argent mais il y a eu un tel engouement autour qu’il a fini à Clermont, ce qui était énorme. Là, évidemment, l’entrée dans DNA est marquante aussi, c’est une grosse usine qui tourne depuis longtemps, c’est assez impressionnant et les gens sont super. Tout cela permet de se construire !

 

Prochainement, vous ferez une incursion dans l’unitaire “A la vie”, réalisé par Louis Choquette pour TF1…

Le tournage aura lieu fin mars. Je joue un des amis du personnage principal mais je ne peux pas encore trop en dire…

 

Vous l’avez évoqué, les téléspectateurs de “Demain Nous Appartient” vous ont découvert, il y a peu, sous les traits du personnage de Waren. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?

 

Oui, oui, c’est super ! Humainement, ça se passe super bien parce que les gens sont super. On s’entend très bien avec mes partenaires, ça matche très vite donc je suis vraiment très content. C’est une super expérience ! Je commence à me sentir comme un poisson dans l’eau là-bas…Il ne faut pas trop que je prenne la confiance non plus 🙂…

 

Travailler un personnage sur une certaine durée permet aussi, sans doute, une palette de jeu encore plus large et encore plus intéressante ?

 

Oui, oui, la longueur est intéressante mais on ne sait pas non plus ce que les auteurs nous réservent donc on découvre au fur et à mesure. Je trouve cela assez rigolo ! Aussi, c’est un rôle que je n’ai pas trop l’habitude de faire, un personnage un peu feel-good, qui sourit, qui a la tchatche, qui est amoureux…Ce n’est pas mon fond de commerce : c’est vachement bien pour moi, en tant qu’acteur, de pouvoir travailler cela ! C’est super !

 

Ce personnage, mine de rien, est proche de moi : on est sympas tous les deux mais chacun à sa manière, lui est très souriant, hyper avenant, il est commerçant et, pour le coup, je ne suis pas tout le temps très souriant, je n’ai pas la tchatche, je mets du temps à me dévoiler aux gens. C’est un vrai travail parce que, vraiment, je n’ai pas l’habitude d’aller vers ces rôles-là. C’est pour ça que c’est hyper bien de travailler cela et d’avoir à être smooth là-dedans, pour que ça glisse. En même temps, j’essaie aussi, toujours, dans mon travail d’acteur, que ce ne soit jamais tout noir ou tout blanc. Bien qu’il y ait cette limite-là et cette frontière, c’est aussi que ça me définit, de ne pas être ou tout noir ou tout blanc, et de ne pas être tout le temps sympa. Donc j’essaie d’apporter cela…En tout cas, d’avoir ces nuances-là m’intéresse !

 

On le sait, le rythme de tournage est soutenu. Sans doute que votre parcours et vos expériences vous aident ?

 

C’est sûr ! Je connaissais un peu ce rythme parce que j’en avais déjà faits quand même. Il faut être solide : dès le premier jour, j’avais 6 séquences à tourner, ce qui est énorme. En termes de texte et d’énergie, il faut tenir sur la longueur mais, en même temps, c’est tellement formateur parce que, dans une journée, en 6 séquences, tu joues 6 situations différentes et donc 6 choses différentes à interpréter. Il faut aller hyper vite : en général, on tourne une séquence en une heure ou une heure et demie, avec 5 à 6 plans donc ça va hyper vite et il faut être là, tout de suite. En termes de mise en jeu et de mise en route, c’est hyper intéressant et c’est vachement bien. Oui, je le redis, c’est hyper formateur !

 

D’ailleurs, aimez-vous regarder le rendu final, aussi pour capitaliser sur votre propre jeu?

 

Je ne suis pas fan de me regarder. Mais je regarde, évidemment, oui, pour voir ce qui va, ce qui ne va pas mais aussi pour voir comment ça se passe avec mes partenaires à l’écran, d’autant plus que c’est tout nouveau. 

 

En fait, j’apprends surtout des autres, des gens qui me donnent la réplique, avec qui je joue, j’apprends des réals. Je préfère cela !

 

Avez-vous déjà pu avoir des premiers retours des téléspectateurs ?

 

Il y a une grosse communauté de DNA mais je ne suis pas hyper fan des réseaux sociaux donc j'en reste assez loin. Je repartage simplement quelques posts.

 

En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?

 

Il y a toujours du théâtre. Le 14 mars, je joue un spectacle, “La vente”, vers Saint-Etienne. On est aussi en pleine organisation de notre festival “37° C à l’ombre”, qui a lieu les deux derniers week-ends de septembre, à Uzès, dans le Gard. Cette année, il y aura beaucoup de reprises de spectacles et il y en aura des nouveaux. Je jouerai “Yago”, on a aussi une création, “Le vorace”, à partir de l’oeuvre “Les démons”, de Dostoïevski, où ça se passe dans un garage, pendant le confinement. Je monte également un spectacle, “La vie est un songe”, de Pedro Calderon. On va attaquer les répétitions…Rendez-vous fin septembre !

 

Pour terminer, quelles seraient vos envies pour la suite de votre déjà très beau parcours?

 

J’avance vraiment au jour le jour…Je n’avais pas prévu de faire d'audiovisuel et puis ça se passe…Donc on verra ! Mon souhait le plus profond est de continuer le théâtre parce que j’aime trop ça et que l’aventure de groupe que je suis en train de vivre me rend très heureux. Et puis, l’audiovisuel n’est que du bonus et je suis déjà très heureux de ce que j’ai maintenant ! Donc je vais continuer à travailler pour essayer de multiplier les projets et faire en sorte que ça puisse continuer !

 

Merci, Théo, pour toutes vos réponses !

Publié dans Télévision, Théâtre

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