Redoutables, à La Scène Parisienne : Interview croisée avec Sylvie Audcoeur et Juliette Meyniac !
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Bonjour Sylvie, bonjour Juliette,
Quel plaisir d’effectuer cette interview avec vous deux !
Vous êtes actuellement sur scène, avec Ariane Séguillon, chaque samedi après-midi, à 16h 30, dans “Redoutables”, à La Scène Parisienne. A titre personnel, on imagine sans doute la joie que cela doit être pour vous ?
Sylvie : Absolument ! En fait, nous sommes amies dans la vie et nous avons énormément de plaisir à jouer ensemble. C’est très très joyeux de se retrouver sur scène. Nous avons créé la pièce à Avignon, puis nous sommes parties en tournée et maintenant Paris tous les samedis. Notre but est de jouer idéalement quatre fois par semaine, du jeudi au dimanche, à Paris, puis de repartir en tournée !
Juliette : C’est ce qui va se passer, je pense, parce que ça cartonne. Il y a beaucoup de monde, les gens rigolent beaucoup !
Plus concrètement, sans tout en dévoiler, comment pitcher cette pièce ?
Sylvie : C’est l’histoire de trois comédiennes, amies dans la vie, qui jouent, sur scène, un spectacle, qui cartonne tellement qu’il va être adapté en film. Et elles doivent jouer dans le film. Sauf que la veille de la dernière, elles apprennent qu’une star a été engagée pour jouer l’un des rôles : à partir de ce moment-là, c’est la guerre dans les loges !
Pour le spectateur, c’est la joie est de regarder par le petit trou de la serrure trois actrices qui sont redoutables en loge !
Quel personnage avez-vous, chacune, le plaisir d’interpréter ?
Juliette : Ce sont des comédiennes donc elles sont un peu arrivistes… C’est aussi le sujet de la pièce ! Même si elles s’aiment, jouer est ce qu’il y a de plus important donc, dès fois, l’amitié est un peu douteuse. Mon personnage est une femme-enfant, elle cache quand même pas mal de choses et on finit par en apprendre plus. Mais elle adore ses copines, elles sont hyper importantes pour elle.
Sylvie : Mon personnage, Sophie, est l’ex-femme du metteur en scène, auteur de la pièce, avec qui elle a eu un enfant. C’est donc d’autant plus une trahison quand elle apprend que, peut-être, elle va être remplacée par une star. C’est une femme qui est complètement sous l’emprise de sa mère. Depuis sa séparation qu’elle n’a clairement pas digéré, elle vit avec sa mère.
Le personnage d’Ariane Séguillon, Alma est persuadée d’être une star et c’est extrêmement drôle : elle pense que tout le monde la connaît, qu’elle est très très aimée et appréciée, elle est convaincue que c’est elle qui fait le succès du spectacle.
Ces personnages vous permettent sans doute une palette de jeu très plaisante à défendre ?
Sylvie : Absolument ! Il se passe beaucoup de rebondissements, on ne peut pas tout dévoiler, il faut venir voir la pièce mais il y a des situations extrêmement drôles. Les personnages se révèlent au fur et à mesure et autant dire qu’elles sont « redoutables »…
Juliette : C’est vrai qu’on passe un peu par tous les états, ça peut être gentil, horrible, en larmes, …C’est assez intense ! Les gens rigolent beaucoup, c’est très sympa à jouer.
Vous retrouvez-vous dans certaines caractéristiques de votre personnage ou dans certaines situations de la pièce ?
Sylvie : On a écrit cette pièce à 8 mains, avec Isabelle Alexis, autrice. On s’est donné des personnages sur mesure donc ça nous va extrêmement bien. On a écrit avec nos traits de caractères, nos défauts, notre personnalité donc, forcément, on se reconnaît !
Quels principaux retours pouvez-vous avoir du public, notamment à l’issue de la représentation ?
Sylvie : Il faut aller regarder sur Billetreduc, on a 10/10 pour l’instant donc on est hyper contentes et fières. Les gens s’amusent beaucoup, trouvent que c’est un vent frais et passent un moment délicieux parce que joyeux et rigolo. C’est une heure vingt de détente absolue, où on pense à autre chose, en voyant trois nanas en train de se crêper le chignon. Les spectateurs adorent cela !
Juliette : Ce qui est intéressant, c’est que, comme ça se déroule en coulisses, ils ont l’impression d’être, un peu, dans notre intimité de comédiennes et de voir ce qui se passe. Les gens adorent ce côté voyeuriste !
Vous l’avez dit, c’est une écriture à 8 mains. Qu’est-ce qui vous avait donné l’envie d’aborder ce thème-là ?
Sylvie : Nous quatre faisons des dîners, une fois par mois, entre copines et, un jour, l’une de nous est arrivée en racontant quelque chose qui s’était passé dans le milieu théâtral, notamment qu’une comédienne assez connue qui jouait une pièce avait été remplacée pour jouer dans le film adapté de la pièce. Et comme elle jouait avec le metteur en scène, elle était folle de rage et ça tournait au pugilat. Donc on est parties de cette idée-là. On raconte la violence que c’est, pour un acteur, de se faire remplacer parce qu’on n’a pas un nom suffisant ou qu’on a pas fait assez de cinéma.
Juliette : C’est quelque chose qui arrive tout le temps, ce ne sont rarement les comédiens de théâtre qui font la film après….
Le fait d’avoir plusieurs casquettes sur ce projet doit être très complémentaire, artistiquement et personnellement ?
Sylvie : On s’est bien amusées à l’écrire et, maintenant, on s’amuse bien à la jouer. Je suis scénariste, j’écris aussi beaucoup pour la télévision et le théâtre donc c’est dans la continuité…Mais c’était vraiment un travail commun : c’est le fait d’être amies, d’avoir envie de jouer cela, de se raconter nos personnages qui a fait que l’on a pu écrire cette pièce. Isabelle Alexis, qui en a fait la première version, est extrêmement talentueuse, elle a écrit beaucoup de punchlines extrêmement drôles !
Le fait de jouer à 16h 30 est un horaire idéal pour le public…
Sylvie : C’est en matinée et, en sortant, ils peuvent aller prendre l’apéro puis diner. C’est vrai que c’est mieux que de finir à 23 heures, pour eux mais aussi pour nous…
En complément, quels sont vos autres projets en cours ou à venir ?
Juliette : Je répète une autre pièce, de Didier Caron, avec Christian Vadim, Manuel Gelin et Sandrine Quetier. On commence par une tournée, la première a lieu le 1er mars, à La Ciotat. Les dates se goupillent bien avec celles de “Redoutables”, à Paris, je suis contente.
C’est aussi une comédie mais un peu plus sérieuse peut-être, sur le thème du harcèlement scolaire. Deux couples se rencontrent à cause de cela et, comme ce sont des personnages assez hauts en couleurs, ça punche pas mal aussi et ça rigole.
Sylvie : On a aussi un autre projet ensemble, ce n’est pas une comédie, ce sera sur un thème très important pour nous, que je ne peux pas encore révéler. On écrit à 10 mains…On avait joué une pièce en Avignon, “Moms !”, il y a quatre ans. On avait adoré travailler ensemble et on a eu envie de repartir…Ce sera joyeux aussi !
J’ai eu une grosse série sortie il y a peu, “Le Diplôme”, ça a été un gros carton d’audiences, j’en suis très contente. Là, j’ai écrit un unitaire pour TF1 qui part en tournage dans quelques jours, sur les alcooliques anonymes. Ce sera un beau film sur la renaissance après l’alcool. Le film commence à partir du moment où on a posé le verre et cette difficulté de ne pas le reprendre…! Le casting, que je ne peux pas encore dévoilé est magnifique. Cela a été une vraie joie de l’écrire, avec Martyne Visciano, je suis fière de ce projet !
Mon plaisir dans l’écriture est de raconter des thèmes qui me tiennent à cœur. Même “Redoutables”, qui est une comédie pure, fait passer des messages importants…
Merci à toutes les deux pour vos réponses !
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